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Résistance des

matériaux
discipline de la mécanique des milieux
continus

La résistance des matériaux (RDM) est une discipline particulière de la mécanique des
milieux continus, permettant le calcul des contraintes et déformations dans les structures
des différents matériaux (machines, génie mécanique, bâtiment et génie civil).

Essai de compression sur une éprouvette de béton, une pression croissante est appliquée verticalement sur
l'échantillon pendant que deux appareils mesurent les déformations longitudinales et transversales de l'éprouvette.
À l'issue du test, l'éprouvette s'est rompue. Notez la cassure longitudinale.

La RDM permet de ramener l'étude du comportement global d'une structure (relation entre
sollicitations — forces ou moments — et déplacements) à celle du comportement local des
matériaux la composant (relation entre contraintes et déformations). L'objectif est de
concevoir la structure suivant des critères de résistance, de déformation admissible et de
coût financier acceptable.

Lorsque l'intensité de la contrainte augmente, il y a d'abord déformation élastique (le


matériau se déforme proportionnellement à l'effort appliqué et reprend sa forme initiale
lorsque la sollicitation disparaît), suivie parfois (en fonction de la ductilité du matériau) d'une
déformation plastique (le matériau ne reprend pas sa forme initiale lorsque la sollicitation
disparaît, il subsiste une déformation résiduelle), et enfin rupture (la sollicitation dépasse la
résistance intrinsèque du matériau).

Histoire
Discours concernant deux sciences nouvelles, de Galilée.

Illustration extraite du livre de Galilée.

En 1638, Galilée publie Discorsi e Dimostrazioni matematiche intorno à due nuove scienze
attenenti alla mecanica e i movimenti locali (Discours concernant deux sciences nouvelles).
Dans ce discours, Galilée étudie et est le premier à théoriser la résistance des matériaux et le
mouvement des corps. Il s'intéresse à la résistance d'une poutre en console soumise à
l'action d'un poids situé à son extrémité. Il montre que le fonctionnement de la poutre-
console pouvait être assimilée à un levier coudé s'appuyant au droit de l'encastrement.
L'action de la partie du levier comprise entre la section d'encastrement et la charge est
équilibrée par la partie du levier correspondant à la section d'encastrement. Cette approche
va permettre de changer la manière d'aborder les problèmes de résistance des structures.
Cependant Galilée commet une erreur car il admet que la contrainte de traction dans toute la
hauteur de la section d'encastrement est uniforme[1].

En 1678, Robert Hooke énonce la loi qui porte son nom (loi de Hooke) qui indique que la
déformation d'un corps sous une contrainte inférieure à la limite d'élasticité est
proportionnelle à l'effort exercé.

Edme Mariotte reprend les études de flexion des poutres. Il montre que la résistance estimée
à partir de la théorie de Galilée pour une poutre en console était exagérée. Il montre dans ses
essais que la fibre inférieure de la poutre en console est comprimée, que la fibre supérieure
est tendue et que la valeur de la résistance en compression et en traction sont identiques.
Cette étude de la flexion des poutres est publiée en 1686 après la mort de Mariotte par
Philippe de La Hire.

Jacques Bernoulli étudia la déformation de l'elastica, ligne élastique qui se déforme en


flexion sans contraction ni extension, et montra que le moment de flexion est proportionnel à
la courbure correspondante de la tige. Vers 1750, Leonhard Euler émit la première théorie des
poutres. Daniel Bernoulli écrivit l'équation différentielle pour l'analyse vibratoire. L'étude de
l'elastica l'a conduit à la théorie de la stabilité élastique.

Charles-Augustin Coulomb, appliquant la loi de Hooke pour une section finie de poutre,
proposa une théorie de la flexion.

Thomas Young a reconnu que le cisaillement était une déformation élastique et remarqua
que la résistance élastique au cisaillement était différente de la résistance élastique à la
traction-compression pour une même substance. Il introduisit le concept de module
d'élasticité d'une substance, devenu le module de Young.

Le 14 mai 1821, Henri Navier présenta le Mémoire sur les lois de l'équilibre et du mouvement
des corps solides élastiques[2] à l'Académie des sciences dans lequel il recherchait les
équations d'équilibre des solides élastiques en utilisant une « théorie de mécanique
moléculaire ». En supposant le milieu isotrope, il aboutissait à des équations d'équilibre pour
des solides élastiques. Il ne faisait intervenir qu'une seule constante semblable au module de
Young. Navier était professeur suppléant de mécanique appliquée à l'école des ponts et
chaussées en 1819 et est devenu professeur titulaire en 1831. Siméon Denis Poisson s'est
opposé à la théorie de Navier entre 1828 et 1829.

En 1822, Augustin Louis Cauchy, dans une communication à l'Académie des sciences,
introduisit le concept de contrainte et explicitait la notion de déformation décrite par ses six
composantes ou par les axes principaux des déformations et les extensions principales qui
leur correspondaient. Cauchy écrivit les équations d'équilibre en contraintes et souhaitait
aboutir aux déplacements correspondant à cet état d'équilibre d'un solide supposé élastique.
Il supposa que les matériaux étaient isotropes et ayant une relation contrainte-déformation,
que les directions principales des contraintes et des déformations coïncidaient. Il introduisit
deux constantes matérielles pour écrire les équations d'équilibre d'un corps élastique
exprimées en déplacements.

C'est George Green qui introduisit une approche énergétique pour écrire les équations
d'équilibre.

Adhémar Barré de Saint-Venant présenta à l'Académie des sciences plusieurs mémoires sur
la résistance, la flexion et la torsion des corps solides.

La théorie mathématique de l'élasticité des corps solides a été développée par Siméon Denis
Poisson (1812), Augustin Louis Cauchy (1823), Gabriel Lamé (1833-1852).

Le premier cours de Résistance des Matériaux est donné par August Wöhler à l'université de
Göttingen en 1842[3]. À la suite d'expériences, Wöhler montre l'influence des charges
répétées et alternées sur la résistance des matériaux.

Karl Culmann va développer le principe du calcul des systèmes réticulaires dans l'hypothèse
des nœuds articulés en 1852 pour aboutir à la statique graphique. Maurice Lévy développe
cette méthode de calculs.

Émile Clapeyron, à partir de la théorie de l'élasticité établit les équations de Clapeyron pour le
calcul des poutres continues en 1857 et écrit en 1858 son mémoire sur le travail des forces
élastiques.

En 1864, James Clerk Maxwell énonce le principe de réciprocité des déplacements des
points d'application des forces extérieures, cas particulier du théorème de réciprocité de
Maxwell-Betti.

Emil Winkler développe la méthode de calcul des lignes d'influence et le calcul des efforts
secondaires dans les systèmes réticulaires (1860-1867).

Menabrea établit le principe du travail élastique minimum, en 1868.

Christian Otto Mohr établit le calcul des systèmes articulés à barres surabondantes par
application du travail virtuel (1874).

Castigliano démontre le théorème des dérivées du travail (1875).


La théorie de l'arc élastique est développée à partir de la théorie de Culmann et des
équations de Bresse.

Démarche générale

Démarche de calcul manuel avec la théorie des poutres.

La résistance des matériaux est utilisée pour concevoir des systèmes (structures,
mécanismes) ou pour valider l'utilisation de matériel. On se place dans le cas d'une
déformation réversible : une déformation irréversible (déformation plastique ou rupture)
rendrait la pièce inopérante. Il faut donc vérifier deux choses :

1. Que l'on reste bien dans le domaine élastique, par l'application d'un critère de ruine :
c'est la vérification de l'état limite ultime (ELU).

2. Que la déformation élastique sous charge est compatible avec la fonction de la pièce :
c'est la vérification de l'état limite en service (ELS).

Pour effectuer les calculs de validation, il faut passer par une étape de modélisation :

étude statique : détermination des efforts extérieurs auxquels est soumise la pièce
étudiée ;

modélisation du matériau : cela consiste à déterminer des valeurs caractéristiques du


matériau par des essais mécaniques, en particulier l'essai de traction ; on s'intéresse en
général à la limite d'élasticité pour l'ELU, et au module de Young pour l'ELS ;

modélisation de la pièce : pour des calculs à la main, on utilise des modèles simples
(poutre pour des pièces élancées, plaques ou coques pour des pièces minces) ; le calcul
par ordinateur (éléments finis) utilise un modèle numérique de la structure (dans un
logiciel de CAO).
L'application des lois de l'élasticité permet de déterminer le tenseur des contraintes. On
compare ensuite les valeurs des contraintes avec les limites d'élasticité du matériau, en
utilisant un « critère de ruine », pour valider ou invalider à l'ELU.

Les lois de l'élasticité permettent également de déterminer le champ de déplacement, ce qui


permet de valider ou d'invalider à l'ELS.

Hypothèses de la résistance des matériaux

Dans son utilisation courante, la RDM fait appel aux hypothèses suivantes :

Le matériau est :

élastique (le matériau reprend sa forme initiale après un cycle chargement déchargement),

linéaire (les déformations sont proportionnelles aux contraintes),

homogène (le matériau est de même nature dans toute sa masse),

isotrope (les propriétés du matériau sont identiques dans toutes les directions).

Le problème est :

en petits déplacements (les déformations de la structure résultant de son chargement


sont négligeables et n'affectent pratiquement pas sa géométrie),

quasi statique (pas d'effet dynamique),

quasi isotherme (pas de changement de température).

Ces simplifications permettent de faire des calculs simples et rapides, automatisés (par
ordinateur) ou à la main. Elles sont toutefois parfois inadaptées, en particulier :

on utilise fréquemment des matériaux fortement hétérogènes ou anisotropes, comme les


matériaux composites, le bois, le béton armé ;

certaines applications impliquent des déformations élastiques importantes, notamment


avec des matériaux souples (matériaux composites, polymères), on n'est alors plus dans le
domaine linéaire ni dans celui des petits déplacements.

Notons enfin que la déformation plastique est un « mécanisme de protection » contre la


rupture, en dissipant l'énergie de déformation. Sa prise en compte dans les aciers permet de
concevoir des structures métalliques plus légères (par exemple Annexe 80 des Règles de
calcul des constructions en acier CM66) ; ceci appartenant encore au cadre non linéaire et
des grands déplacements.
La déformation reste néanmoins toujours limitée ; le domaine des très grandes déformations
appartient plutôt au cadre de la rhéologie.

Notion de poutre

Article détaillé : Théorie des poutres.

L'ingénieur utilise la résistance des matériaux avant tout pour déterminer les dimensions des
éléments de construction et vérifier leur résistance et leur déformation. L'un des éléments
structurels le plus fréquent est la poutre, c'est-à-dire un objet de grande longueur par rapport
à sa section, chargée dans son plan moyen de symétrie.

Sollicitations

Sollicitations élémentaires

Type Commentaire Exemple

Allongement longitudinal, on tire de


Traction Barre de remorquage
chaque côté

Raccourcissement, on appuie de
Compression Poteau supportant un plancher
chaque côté

Cisaillement Glissement relatif des sections Goujon de fixation

Rotation par glissement relatif des


Torsion Arbre de transmission d'un moteur
sections droites

Flexion Fléchissement sans allongement des


Planche de plongeoir
simple fibres contenues dans le plan moyen

Flexion pure Fléchissement sans effort tranchant Partie de poutre entre deux charges
ou circulaire dans certaines zones concentrées ou soumise à un couple

Principes fondamentaux de la théorie des poutres

Deux des dimensions de la poutre sont petites par rapport à la troisième. En d'autres termes
les dimensions de la section droite sont petites par rapport à la longueur de la poutre. Ce
principe permet d'approximer la poutre par une ligne (droite ou courbe) et des sections
droites.
En général, une longueur ou une distance de l'ordre de deux à trois fois la plus grande
dimension de la section droite est considérée suffisante pour appliquer le modèle RDM.

Le principe de Saint-Venant précise que le comportement en un point quelconque de la


poutre, pourvu que ce point soit suffisamment éloigné des zones d'applications des forces et
des liaisons, est indépendant de la façon dont sont appliquées les forces et de la façon dont
sont physiquement réalisées les liaisons ; le comportement dépend alors uniquement du
torseur des forces internes en ce point. La conséquence est que les contraintes produites par
un système de forces dans une section éloignée du point d'application de ces forces ne
dépendent que de la résultante générale et du moment résultant du système de forces
appliquées à gauche de cette section[4].

Le modèle RDM n'est plus valide lorsque le principe de Saint Venant n'est pas satisfait, c'est-
à-dire à proximité des liaisons, des appuis ou des points d'application des forces. Dans ces
cas particuliers, il faut appliquer les principes de la mécanique des milieux continus.

Le principe de Navier-Bernoulli précise que les sections droites le long de la fibre moyenne[5]
restent planes après déformation. Les déformations dues à l'effort tranchant montrent que
les sections droites ne peuvent pas rester planes mais subissent un gauchissement. Pour
tenir compte de ce fait l'énoncé de ce principe peut prendre la forme suivante: deux sections
droites infiniment voisines deviennent après déformation deux sections gauches
superposables par déplacement. Comme ce déplacement est petit, on peut considérer que
les allongements ou raccourcissements de tout tronçon de fibre sont des fonctions linéaires
des coordonnées de la fibre dans le plan de la section[4].

La loi de Hooke précise que, dans le domaine élastique du matériau, les déformations sont
proportionnelles aux contraintes.

Le principe de superposition permet de décomposer toute sollicitation complexe en une


somme de sollicitations élémentaires dont les effets sont ensuite additionnés. Ce principe
est directement lié à l'hypothèse de linéarité de la loi de Hooke.

L'équilibre statique d'un système exige que :

La somme des forces extérieures en tout point est égale au vecteur nul :
.

La somme des moments calculés en tout point est égale au vecteur nul :
.

Le théorème de Castigliano définit le déplacement du point, lieu d'application d'une force, par
la dérivée du potentiel élastique par rapport de cette force.
Quelques notations et définitions

La terminologie employée suivant la grandeur étudiée dépend du point de vue par rapport à la
pièce étudiée.

Grandeur Point de vue extérieur Point de vue intérieur

Mécanique Efforts Contraintes

Géométrique Déplacements[6] Déformations

Les efforts (ou chargement) regroupent les forces (en multiples du newton (N)) et les
moments (en multiples du newton mètre (N m)). Les déplacements sont l'ensemble des
translations (en unités de longueur compatibles avec celles utilisées pour les moments) et
des rotations (en radians).

Contraintes mécaniques élémentaires

Loi de Hooke simplifiée à une seule dimension

La contrainte normale est proportionnelle à l’allongement relatif et un facteur constant


désigné sous le nom de module d'élasticité ou encore module de Young (valable uniquement
pour les petits déplacements) :

est une contrainte qui s'exprime le plus souvent en MPa ou N/mm2 ;

est homogène à une contrainte ;

est sans dimension.

L’allongement relatif est le rapport entre l'allongement ( - ) et la longueur initiale  :

Traction / Compression

Cette contrainte est dite contrainte normale due à la force de traction. est égale à
l'intensité de la force divisée par l'aire de la surface normale à cette force :

avec la section initiale (avant déformation). est aussi appelée contrainte PK1.
Le critère de résistance est rempli lorsque la contrainte maximale reste inférieure à la
contrainte limite. La première correspond à la contrainte calculée ci-dessus, éventuellement
multipliée par divers facteurs tels que :

un facteur de concentration de contraintes qui dépend de la géométrie de la poutre


(ex : pour une vis à filets triangulaires ) ;

un facteur d'amplification dynamique ;

divers autres facteurs de sécurité (sur les sollicitations).

La contrainte limite correspond généralement à la limite élastique , éventuellement


divisée par des facteurs de sécurité (sur la résistance) (ex : pour les gaines d'un ascenseur
).

Flexion

Sous l'effet du moment de flexion (en N m), la contrainte de flexion à une distance
(en m) de la fibre neutre s'exprime en fonction du moment quadratique (en m4) de la
section étudiée par la relation :

avec

le moment quadratique, qui est habituellement désigné par inertie de la section par rapport à
l'axe du moment de flexion.

Pour une section rectangulaire de base et de hauteur  :

Pour une section circulaire de diamètre  :

Le théorème de Huygens permet de calculer le moment quadratique d'une section coupée en


plusieurs morceaux. Pour chaque morceau, son moment par rapport à un axe arbitraire
dépend de son moment par rapport à l'axe de gravité parallèle à , à sa section et la
distance entre les axes et selon l'expression :

.
Cisaillement

avec le module de cisaillement (homogène à une contrainte)

Pour avoir la contrainte tangentielle maximale :

pour une section rectangulaire :

pour une section circulaire :

Torsion

Ce qui suit concerne uniquement les poutres à sections circulaires.

où est l'angle unitaire de torsion (en rad/m). La rotation de la barre en un point d’abscisse
est donc .

Le moment quadratique polaire de la section est donné par :

La contrainte de cisaillement maximale est

Étude de la déformation d'une poutre fléchie

On peut obtenir l'allure de la déformée de la poutre en flexion à partir de l'équation


différentielle

En intégrant 2 fois, et en déterminant les constantes selon les conditions aux limites, il est
possible de trouver la forme de la déformée de la poutre en flexion.
Références théoriques

La contrainte normale  : contrainte

L’allongement relatif  : tenseur des déformations

Le déplacement latéral relatif  : tenseur des déformations

Le module d’élasticité longitudinal ou module de Young : module de Young

Le module de cisaillement ou le module d’élasticité tangentiel ou encore module de


glissement : module de cisaillement

Le coefficient de Poisson  : coefficient de Poisson

Dans la résistance des matériaux, les contraintes normales ne sont dues qu'à l'effort normal
et aux moments de flexion. Dans la théorie des poutres, les contraintes normales dans une
section droite sont calculées dans un repère Gxyz où G est le centre de gravité de la section
droite, l'axe Gx est tangent à la fibre neutre de la poutre, les repères Gy et Gz sont les axes
principaux d'inertie.

Les contraintes normales dans ce repère peuvent être ramenées à des calculs simples ne
faisant intervenir que les caractéristiques géométriques de la section droite :

Superposition des contraintes de flexion en flexion déviée.

la surface de la section droite, notée S

les inerties calculées par rapport aux deux axes principaux Gy et Gz : Moment
quadratique plus couramment appelé moment d'inertie ou inertie calculé dans chaque axe
principal d'inertie, notés IGy ou Iy et IGz ou Iz.

Pour une section droite symétrique par rapport à un axe principal d'inertie Gy, l'axe Gy est en
général l'axe vertical. Il est possible de calculer les contraintes maximales en ne faisant
intervenir que les distances maximales du contour de la section droite aux axes principaux
d'inertie du repère Gyz.

Contraintes mécaniques composées

Type Commentaire Exemple

Flexion et torsion Arbre de transmission

Flexion et traction Vis

Le flambage provoque les mêmes


Flexion et compression Poteau d'angle
effets

Cisaillement et Pile de pont en rivière


compression navigable

Cisaillement et traction Boulon précontraint

Cas simple d'une poutre uniformément chargée : réactions aux appuis, efforts tranchants (V(x)) et moments
fléchissants (M(x)).

La poutre est généralement composée d'un matériau isotrope homogène et chargée dans
son plan moyen, vertical le plus souvent. Dans ces conditions, l'ensemble des efforts
extérieurs appliqué d'un côté d'une section droite quelconque se ramène à :

un effort longitudinal de compression ou traction : l'effort normal ;


un effort normal de cisaillement : l'effort tranchant ;

un moment fléchissant.

Ce sont les éléments de réduction des charges extérieures au droit de la section considérée.

Un cas simple est constitué par une poutre droite, horizontale, de section constante, chargée
uniformément et reposant sur deux appuis simples. Si on désigne par la charge constante
et linéaire, et par la longueur de la poutre, la détermination des éléments de réduction des
efforts tient en quelques formules simples :

la réaction à chaque appui est une force verticale, égale à la moitié de la charge totale soit

l'effort tranchant varie linéairement de à avec une valeur nulle en milieu de


travée. On doit vérifier que la contrainte de cisaillement au voisinage de l'appui reste
inférieure à la résistance au cisaillement du matériau,

Le moment fléchissant est nul sur appui et maximum en milieu de travée où il vaut . On
doit vérifier que les contraintes dans la section à mi-travée ne dépassent ni la résistance à
la compression, ni la résistance à la traction du matériau.

Notion de plaque

Article détaillé : Théorie des plaques.

Notes et références

1. « Histoire des Essais mécaniques » (https://www.dmoz.fr/references/histoire/histoire-des


-essais-mecaniques/)  [archive], sur Dmoz.fr (consulté le 14 juillet 2017).

2. Lire en ligne : Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France. 1816-1949,


tome VII, p. 375, 1827 (http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-
3222)  [archive].

3. Pierre-Richard Crocy, De la Déroute à l'Accomplissement: Humanisme & Science


Authentiques, crossworlds, 1er janvier 2022 (ISBN 978-2-9573031-4-4, lire en ligne (https://
books.google.fr/books?id=F3FWEAAAQBAJ&pg=PA74&lpg=PA74&dq=1842+wohler+resist
ance+materiaux&source=bl&ots=zISp49amSU&sig=ACfU3U3TjJptFRTj1nTWIG2VIRpJAJcz
VA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjQ6MDnzMr1AhVNz4UKHeg_BlI4ChDoAXoECBMQAw#v=on
epage&q=1842%20wohler%20resistance%20materiaux&f=false)  [archive])

4. M. Albigès & A. Coin, Résistance des matériaux, Éditions Eyrolles 1969.


5. Ce principe est aussi valable pour les plaques et coques, la fibre moyenne est remplacée
par plan moyen.

6. Pour l'utilisateur de la structure, le mot déplacement sera le plus souvent remplacé, à juste
titre pour lui, par le mot déformation.

Bibliographie
Henry Lossier, Les progrès des théories de la résistance des matériaux et leur application à
la construction des ponts, p. 183-189, Le Génie civil, Numéro spécial du Cinquantenaire
1880-1930, Novembre 1930 (lire en ligne) (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6488555
j/f189.item.zoom)  [archive].

Albert Caquot, Idées actuelles sur la résistance des matériaux, p. 189-192, Le Génie civil,
Numéro spécial du Cinquantenaire 1880-1930, Novembre 1930 (lire en ligne) (https://gallic
a.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6488555j/f195.item.zoom)  [archive].

(en) Stephen Timoshenko, History of strength of materials, Dover publications, New York,
1983 ; p. 452 (ISBN 0-486-61187-6).

Annexes

Articles connexes
Mécanique (industrie)

Matériau

Essai mécanique

Statique du solide

Mécanique statique

Mécanique des milieux continus

Indicateurs de volume et de déplacement d'une structure architecturale

Liens externes
RDM : cours d'initiation en pdf (https://www.4geniecivil.com/2019/07/rdm-cours-dinitiatio
n-en-pdf.html)  [archive].

Calculs simples en ligne (http://www.pats.ch/formulaire/resmat/resmat4.aspx)  [archive].

Dates clef de l'histoire de la RdM (http://iut.univ-lemans.fr/ydlogi/histoire.html)  [archive],


Y. Debard.

Logiciel libre pyBar (http://open.btp.free.fr/?/pyBar/)  [archive].


Introduction à la résistance des matériaux (http://cel.archives-ouvertes.fr/cel-00594957/
fr/)  [archive].

Calcul statique linéaire pour poutres (http://www.icab.fr/guide/valid/ssll.html)  [archive],


Guide de validation des progiciels de calcul de structure, ICAB.

[1] (http://www.raymondnicolet.ch/resmat/resistancemateriaux.pdf)  [archive], Cours


résistance des matériaux G. R. Nicolet.

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