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CONCLUSION

 Au début de cette étude nous avancions l'idée que lemythe des
cigales dans le Phèdre était comme un résumé des opinions de Platon
sur la musique. Au cours des pages qui suivirent, nous avons essayé
de dégager et de préciser la part de la légende et celle de la réalité
dans les idées du philosophe, ainsi que de distinguer certaines
couches d'influences et certains plans et niveaux sur lesquels s'opère
l'ensemble de la réflexion musicale platonicienne. Ayant suivi dans
notre recherche l'ordre qui semblait convenir le mieux à notre but,
nous pouvons, après avoir parcouru l'œuvre de Platon, en retracer ici
les principaux thèmes apparus, les classer et, comme nous en avons,
croyons-nous, déjà expliqué la formation, les apprécier.
INTRODUCTION
À la naissance de Platon, en 428 avant notre ère, Athènes est en
guerre contre les Spartiates et leurs alliés depuis trois ans, elle
compte encore les morts d’une terrible épidémie de peste qui a
emporté plus du quart de sa population en 430-429. L’année de sa
mort, en 347, alors que l’Empire athénien n’est plus qu’un lointain
souvenir, le roi Philippe de Macédoine est officiellement admis dans
le concert des puissances grecques dont il sera bientôt le maître.
Platon ne s’est pas attaché à la description et à l’analyse de ce
crépuscule de la démocratie athénienne ; il a tenté plutôt de le hâter.
À cet effet, il n’a emprunté aucune des deux voies qui étaient offertes
à un honnête homme athénien éduqué et hostile à la démocratie,
celle de l’engagement idéologique conservateur et celle de la critique
constitutionnelle savante, mais il leur a préféré celle de la
philosophie et de la pensée politique.
Résumé de criton

Le dialogue a lieu dans la cellule de Socrate, où il attend son exécution, à la suite de


sa condamnation à mort. Son ami Criton lui rend visite pour l'informer qu'il a organisé son
évasion et son exil d'Athènes. Socrate apparaît toutefois vouloir rester en détention pour
attendre l'exécution de la sentence qui doit avoir lieu le lendemain, et Criton avance alors
une série d'arguments destinés à persuader Socrate de s’enfuir.

Criton avance que la mort de Socrate aurait pour conséquence de peiner et de déshonorer sa
famille et ses amis, qui seront perçus comme n'ayant pas tenté de le sauver. Par ailleurs,
rester en prison à attendre la mort alors que la possibilité lui est offerte de s'évader
équivaudrait, d'une part, à choisir de priver ses fils d'un père, donc à agir de manière
indigne, et d'autre part à donner raison aux ennemis qui l'ont condamné à tort, donc à
commettre lui-même une injustice.

Socrate répond, dans un premier temps, que l’opinion publique est inconséquente et que les
seules opinions qui importent sont celles des gens qui se préoccupent de la vérité, en
conséquence de quoi Criton ne devrait pas craindre la calomnie, mais bien plutôt et
seulement s’évertuer à agir conformément à la justice. La seule question qui vaille, pour
Socrate, est celle de savoir s'il serait juste de tenter de s'enfuir : s'il est juste de s'évader, il
suivra Criton ; autrement, il restera en prison et attendra la mort. Dans un second temps, et
pour résoudre le problème ainsi posé, Socrate demande à Criton d'imaginer ce que lui
diraient les Lois d'Athènes si elles le voyaient s'enfuir. Les lois étant solidaires les unes des
autres, en violer une équivaudrait à les enfreindre toutes, et Socrate ferait alors une offense
considérable à la cité. Offense d’autant plus inacceptable que les lois obligent les citoyens de
la même manière que les parents obligent les enfants, et le maître l’esclave. Les Lois ainsi
personnifiées par Socrate présentent les droits et devoirs du citoyen à la manière d'un
contrat social : en choisissant de vivre à Athènes, un citoyen accepte implicitement de se
soumettre à ses lois. Or, Socrate plus qu'aucun autre citoyen devrait souscrire à ce contrat,
puisqu'il a vécu grâce à lui heureux pendant soixante-dix ans à Athènes.

Si Socrate devait à présent s'évader, enfreignant par là même les lois qu’il a si longuement et
invariablement approuvées, il se mettrait effectivement hors la loi et n'aurait plus sa place
dans aucune cité civilisée pour le reste de sa vie. Criton approuve le raisonnement et le
dialogue prend fin.

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