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PLAN

DU COURS –INPG 2018 – CPP2A

PARTIE I - La cellule et le concept du vivant


La grande histoire de la cellule
Les origines de la vie et des cellules
Les cellules contemporaines, unités structurales et fonc8onnelles du vivant

PARTIE II - Vie et mort d’une cellule eucaryote – le concept d’homéostasie cellulaire
Les cellules souches
Les morts cellulaires

PARTIE III - Physiologie des grands organismes animaux – Le principe d’homéostasie
Organisa8on générale du corps humain
L’équilibre physiologique du corps humain, l’homéostasie
Physiologie des sens. Exemple de l’audi8on.

PARTIE IV - Introduc@on aux neurosciences
Organisa8on générale du système nerveux
Exemples de fonc8ons nerveuses supérieures : le sommeil – les mémoires



PARTIE IV
INTRODUCTION AUX NEUROSCIENCES

INTRODUCTION

Neurosciences : de nombreuses Plusieurs échelles d’études :


disciplines
•  Molécules
•  Neurophysiologie / électrophysiologie •  Cellules
•  Neurobiologie cellulaire •  Réseau de neurones
•  Neuroanatomie / imagerie •  Individu
•  Neurosciences cogni8ves (langage, •  Popula8on
mémoire, émo8on, …)
•  Neurosciences computa8onnelles
(réseaux de neurones)

hNp://lecerveau.mcgill.ca/

Plusieurs compétences ßà plusieurs mé8ers

2
A. Organisa@on générale du système nerveux

Le SN est un ensemble de cellules de types et de fonc@ons très différents.


Ces cellules interagissent fortement entre elles.

neurone 10-20% des cellules neuronales !


Transmission de l’influx nerveux
microglie
astrocyte
Cellules
immunitaires du
système nerveux

capillaire
Parenchyme
espace entre les
Cellules
cellules
épendymaires
barrière hémato-
encéphalique
oligodendrocyte
Forme une gaine de myéline
autour des axones ; facilite la
transmission de l’influx
Ventricule
nerveux

3
A. Organisa@on générale du système nerveux

cellules « en étoile »
astrocyte Les plus abondantes des cellules gliales

Contact avec un
neurone « pied »
astrocytaire en
(régula8on de
contact avec
l’ac8vité
un capillaire
synap8que)

Fonc@ons mul@ples & très importantes :


ü  Régula@on de l’excitabilité et de la transmission. Les astrocytes enveloppent les synapses, capturent des
neurotransmeNeurs, sont excitables chimiquement et communiquent avec d’autres astrocytes (via une
vague de Ca2+).
ü  Filtre vasculaire, via les contacts entre les « pieds » astrocytaires et les vaisseaux sanguins. Captent
notamment le glucose qu’ils métabolisent en lactate (glycolyse), la source principale de C pour les neurones.
Rôle de filtre au niveau de la barrière hémato-encéphalique.

4
A. Organisa@on générale du système nerveux

Les neurones forment un réseau de neurones dont la fonc@on première


Définition système nerveux/ 2.1 Principe de fonctionnement
est de réguler les interac@ons de l’organisme avec l’environnement
(interne et externe) afin de maintenir son équilibre général et sa survie

Composantes intégratives
=SNC
Mémorisation, Analyse,Décisions

Composantes Composantes motrices


sensorielles = SNP
= SNP Réponse de l’organisme:
Réception de l’information • Organes
Milieu intérieur • Muscles
Environnement

SNP = Système Nerveux Périphérique


SNC = Système Nerveux Central

5
A. Le SN 1. Le SN périphérique (SNP)

encéphale
Système nerveux
central
Moelle épinière

Système nerveux
nerfs périphérique

12 p. nerfs crâniens
32 p. nerfs spinaux

SNP relie le SNC avec le reste de l’organisme



à  Transport d’informa8ons :
•  Neurones SENSITIFS = des organes vers le SNC
•  Neurones MOTEURS = du SNC vers les organes

Nerf = faisceau d’axones neuronaux. Les corps cellulaires des neurones sont souvent regroupés dans des ganglions nerveux.
Axone = prolongement du neurone qui conduit le signal électrique vers les synapses 6
A. Le SN 1. Le SN périphérique (SNP)

Les 31 paires de nerfs spinaux mixtes

Nerfs
cerveau organes
crâniens

8 nerfs cervicaux
(C1-C8)

12 nerfs
thoraciques (T1-
T12)
Moelle Nerfs
organes
épinière spinaux

5 nerfs lombaires Queue de Nerfs spinaux : nerfs


(L1-L5) cheval mixtes (moteurs et
sensi8fs) qui émergent de
5 nerfs sacrés la moelle épinière
(S1-S5)

1 nerf coccygien 7
A. Le SN 1. Le SN périphérique (SNP)

Topologie des nerfs spinaux (dermatome)

8
A. Le SN 2. Le SN central (SNC)

encéphale
Système
Moelle nerveux central
épinière

Système nerveux
nerfs
périphérique

12 p. nerfs crâniens
32 p. nerfs rachidiens

Le SNC relie les régions du SNP


  Traite les informa8ons
  COMMUNICATION

9
A. Le SN 2. Le SN central (SNC)

10
A. Le SN 2. Le SN central (SNC)

SNC/ 4.1 Organisations anatomique & fonctionnelle


Développement du cerveau humain

Adulte
1200-1300g
1 an
1000g

Naissance
300-400g
Vie fœtale

11
A. Le SN 2. Le SN central (SNC)

ré8ne

Hémisphères
cérébraux
ENCÉPHALE
cervelet

Tronc cérébral

Moelle épinière/
spinale

12
A. Le SN 2. Le SN central (SNC) 2.1. L’encéphale

Les hémisphères cérébraux forment les par8es les plus L’encéphale est subdivisé en 4 lobes
volumineuses du cerveau. associés à des fonc8ons.
Hémisphère droit + hémisphère gauche (« cerveau
droit « et « cerveau gauche »).

Vue du dessus AVANT ARRIÈRE

Hémisphères
cérébraux

ventricules (4)

Principales fonc@ons des lobes cérébraux.


Coupe médiane ü  Lobe frontal : très développé dans l’espèce humaine.
Planifica8on, mémoire de travail, traitement du temps, évalua8on
cervelet émo8onnelle, langage, mouvements volontaires.
ü  Lobe pariétal. Intégra8on des informa8ons sensorielles telles
que le toucher et la douleur. Intégra8on des signaux visuels et
audi8fs pour les meNre en rela8on avec nos souvenirs. Percep8on
Vue de côté de l’espace. ANen8on.
ü  Lobe temporal. Aires audi8ves primaires (dis8nc8on de
l’intensité et de la tonalité des sons). Nombreuses fonc8ons
cogni8ves dont le langage, la mémoire explicite, les processus
émo8onnels.
ü  Lobe occipital (en arrière de la tête) : principalement décodage
Corps calleux : ruban de ma8ère blanche des informa8ons visuelles. Analyse des formes, des couleurs, des
reliant les 2 hémisphères mouvements des objets.
Ventricules : 4 cavités remplies de liquide
cérébro-spinal
13
A. Le SN 2. Le SN central (SNC) 2.1. L’encéphale

Rat

Lapin
10 cm

Rat Chat

Lapin

Le cerveau humain est Mouton


très différent de celui des Chat

autres animaux Dauphin


•  Plissures Mouton

•  Front développé

Chimpanzé
Chimpanzé

Homme
Homme

Dauphin

14
A. Le SN 2. Le SN central (SNC) 2.1. L’encéphale

L’encéphale est fortement vascularisé

environ 610 mL/min

Encéphale

2% de la masse corporelle

MAIS

15 % du débit cardiaque
25% du glucose
20% O2

15
A. Le SN 2. Le SN central (SNC)

ré8ne

Hémisphères
cérébraux

cervelet ENCÉPHALE

Tronc cérébral

Moelle épinière/
spinale

16
A. Le SN 2. Le SN central (SNC) 2.2. La moelle épinière

SNC/Organisations anat & fctelle/4.1.2 Moelle épinière

Coupe transversale de moelle épinière

La moelle épinière est le prolongement du tronc cérébral ; elle se termine au niveau de L2.
Fonc@ons :
•  Lien entre l’encéphale et tous les organes liés aux nerfs spinaux
•  Intégra8on de certaines fonc8ons : réflexes simples 22
De plus, son canal central laisse circuler le liquide cérébrospinal (LCS).
17
4.2.1 Méninges
4.2.2 Liquide cérébrospinal (LCS)
A. Le SN 2. Le SN central (SNC) 2.3. Les systèmes de protec@on du SNC

1. les méninges
SNC/Organisations anat & fctelle/4.2.1 Méninges
3 couches protectrices qui recouvrent le SNC Méninges spinales
(encéphale et moelle épinière)
•  La dure-mère
•  La membrane arachnoïde
•  La pie-mère Pie mère

SNC/Organisations
BearC07.qrk(167-204).ps anatPage
11/30/05 1:31 PM & fctelle/4.2.1
174 Méninges

Arachnoïde

Dure mère
174 CHAPTER 7 • THE STRUCTURE OF THE NERVOUS SYSTEM

Dure-mère
Dura mater

Subdural
space
Dure mère
Arachnoid
Membrane
membrane
Arachnoïde
arachnoïde
Subarachnoid
Piespace
mère Organisation générale du système nerveux
Pie-mère
Pia mater

Artery

Méninges de l’encéphale Brain


4. Système nerveux central (SNC) 18
(a) (b) 4.1 Organisations anatomique & fonctionnelles
FIGURE 7.6
4.1.1 Encéphale
The meninges. (a) The skull has been removed to show the tough outer meningeal
A. 2. Le SN central (SNC) 2.3. Les systèmes de protec@on du SNC

2. le liquide cérébro-spinal (LCS)


3
1.  Produit dans les ventricules par le plexus
choroïde
1 2.  S’écoule dans l’espace sous-arachnoïdien (entre
la pie-mère et la dure-mère) autour de tout le
SNC (encéphale & moelle)
3.  Est réabsorbé par des granula8ons
arachnoïdiennes et retourne à la circula8on
2 veineuse.

§  Vol LCS = 140 mL


§  Renouvelé en totalité plusieurs fois par jour (sinon
hydrocéphalie infan8le ou hypertension crânienne adulte)


FONCTIONS :
•  Réduc8ons des chocs (protec8on mécanique)
•  Réduc8on de la pression à la base de l’encéphale (qui
« floNe » sur le liquide)
•  Protec8on contre les infec8ons (con8ent des an8corps et des
lymphocytes)
•  Apport de nutriments et élimina8on de déchets

19
L2

20
A. 2. Le SN central (SNC) 2.3. Les systèmes de protec@on du SNC
CSF
Blood 3. Les barrières entre le sang, le LCS et les @ssus du cerveau
Brain parenchyma (liquide
inters88el (LI) & liquide Barrière hémato-encéphalique
intracellulaire (sang / 8ssus nerveux)

Barrière hémato-encéphalique : due à


des jonc8ons serrées entre les cellules qui
forment les parois des capillaires.
Barrière sang – LCS : due à des jonc8ons
serrées entre les cellules du plexus
choroïdes (qui produisent le LCS).

La présence de ces barrières permet de
contrôler les échanges entre le sang et les
liquides du cerveau (LCS, liquide
inters88el entre les cellules et liquide
intracellulaire). En effet seules les
Barrière sang - LCS molécules pour lesquelles il existe un
Fig. 1 Schema8c representa8on of the brain’s fluid compartments and barriers. The fluid compartments in the brain consist of
système de transport sélec8f peuvent
intracellular fluid (ICF) (60–68 %), inters88al fluid (ISF) (also known as extracellular fluid) (12–20 %), blood (10 %) and the circuler entre le sang, le LCR et les 8ssus
cerebrospinal fluid (CSF) (10 %). Blood is separated from the CSF and inters88al fluid by the blood brain barrier (BBB) and inters88els. Ainsi le cerveau est protégé
blood- CSF barrier, respec8vely. Tight junc8ons between the blood endothelial cells cons8tute the BBB, restric8ng
macromolecules to move freely from the blood into the brain parenchyma. Fluid and solutes diffuses into the brain
des toxines et divers agresseurs (bactéries
parenchyma from the perivascular space located between endothelial cells and astrocy8c endfeet that expresses the water par ex) qui circuleraient dans le sang.
channel aquaporin-4 (AQP4). The blood-CSF barrier is formed by 8ght junc8ons between the choroid plexus epithelial cells.
Macromolecules from the blood can move freely between the fenestrated endothelial cells to the inters88al fluid but is
restricted by 8ght junc8ons in the choroid plexus epithelial cells, which therefore are believed to be the main players in
determining CSF composi8on
From Jenssen et al. (2015) The glympha;c system: a
beginner’s guide. Neurochem Res 40:2583

21
CSF = Cerebro-spinal Fluid (LCS)
A. 2. Le SN central (SNC) 2.3. Les systèmes de protec@on du SNC

4. Le statut immunitaire du cerveau


Le cerveau dispose d’un statut immunitaire privilégié (il rejeNe pas ou très lentement des 8ssus greffés). Il possède :
•  Des microglies, cellules immunitaires NON circulantes, présentes dans le parenchyme
•  Un réseau lympha@que spécifique (découvert en 2015) localisé dans les méninges et connecté au réseau
lympha8que général
•  Un système glympha@que qui permet de renouveler le LCR grâce à l’interven8on des cellules gliales spécifiques,
les astrocytes (d’où le nom)

Le système lympha@que méningé

Le système glympha@que. Le LCR circule dans le cerveau


dans des espaces le long des artérioles (periarterial space). Il est
ensuite échangé avec le liquide inters88el (ISF) grâce à des pores
à eau spécialisés (aquaporines AQP4) localisés sur les astrocytes
qui bordent l’espace péri-artériel. La circula8on globale du CSF
génère un flux de convec8on du liquide inters88el et des solutés,
qui circulent alors dans l’espace inters88el. Ils sont finalement
Vaisseaux et ganglions lympha8ques collectés par l’espace péri-veineux et rejoignent la circula8on
Liquide Cephalo Rachidien générale.
From Louveau et al. (2017). J. Clin. Inves;ga;on 127(9):3210
22
A. Organisa@on générale du système nerveux CONCLUSION

•  Le système nerveux est composé de plusieurs types cellulaires, dont les neurones (transfert de
l’influx nerveux) et les astrocytes (régula8on de l’ac8vité synap8que ; drainage du LCS et du
liquide inters88el).
•  Le système nerveux est subdivisé en SN central (encéphale et moelle épinière ; intégra8on des
informa8on et coordina8on des réponses) et du SN périphérique (nerfs et ganglions nerveux ; lien
entre l’environnement interne et externe et le SNC).
•  Le SNC est très fragile et est doté de systèmes de protec8on spécifiques.
•  Les fluides circulant dans le SNC (liquide céphalo-rachidien ; liquide inters88el du parenchyme du
cerveau) sont drainés par des systèmes lympha8que et glympha8que spécifiques, ce qui confère
au cerveau un statut immunitaire très par8culier.

Rque : la découverte récente des systèmes glympha8que et lympha8que du cerveau ainsi que les avancées
sur leur fonc8onnement ouvrent de nouvelles perspec8ves thérapeu8ques sur des maladies aujourd’hui
difficilement soignées.
Exemples :
•  Immunothérapie contre les glioblastomes (cancer du cerveau aujourd’hui quasi incurable)
•  S8mula8on du drainage du liquide inters88el où s’accumulent des protéines agrégées dans de
nombreuses maladies neuro dégénéra8ves comme la maladie d’Alzheimer. On sait que pendant le
sommeil ce drainage est très ac8f ; on peut donc le s8muler en cas de pathologies.

23
B. Fonc@ons supérieures du cerveau : sommeil & vigilance

24
B. Sommeil & vigilance 1. Généralités

Qu’est-ce que le sommeil ?

1. Etat nécessaire correspondant à une altéra@on de la conscience ou inconscience


par@elle à laquelle on peut meere fin par une s@mula@on, à la différence du coma par
ex.
2. Le sommeil possède un mécanisme de rebond, cad que lorsqu’un organisme est
empêché de dormir, il tente de retrouver le sommeil « perdu » à caractéris8ques
homéostasiques
3. L’alternance veille / sommeil est cyclique, ajustée au rythme circadien de l’organisme

Du point de vue électrophysiologique = ondes cérébrales spécifiques

Pendant le sommeil, l’ac8vité du cortex cérébral diminue bien que certaines fonc8ons
subsistent (régula8on de la respira8on, de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, etc).

25
B. Sommeil & vigilance 1. Généralités

QUI DORT ? QUI RÊVE ?

Des travaux récents montrent que des animaux très différents (méduse, mouche,
vers, poissons, mammifères) ont un cycle d’ac8vité aNénuée s’apparentant au
sommeil (cad régulée par le cycle circadien et présentant un phénomène de rebond
après un manque ; voir la suite du cours)

MAIS
Seuls les vertébrés supérieurs (oiseaux & mammifères), qui sont des animaux
homéothermes (T interne stable maintenue par une produc8on de chaleur interne)
rêvent. On n’a jamais détecté d’ac8vité onirique chez les vertébrés inférieurs (poissons, amphibiens,
rep8les) poïkilothermes (la T du corps dépend de la T externe)…mais on n’a pas testé tous les animaux !

à Le sommeil est apparu très tôt dans le règne animal et semble indispensable à tous les
animaux pluricellulaires pour leur main8en (ex chez la mouche, un manque de sommeil
conduit à une diminu8on de la durée de vie) mais le rêve semble être apparu plus tard dans
l’évolu8on avec l’émergence d’un cerveau (et donc d’une forme de « conscience »)

hLp://sommeil.univ-lyon1.fr/
hLps://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-18- 26
novembre-2017
B. Sommeil & vigilance 2. Physiologie du sommeil

Il y a différents états d’éveil…

Éveil agité Éveil calme

et de sommeil

Sommeil léger (lent) Sommeil profond (paradoxal)

A chacun de ces états correspond une ac8vité cérébrale spécifique


27
B. Sommeil & vigilance 2. Physiologie du sommeil

Qu’est ce qui caractérise une personne endormie/éveillée ?

Enregistrement polygraphique du sommeil

EEG = Electro-encéphalogramme
(ac8vité du cortex cérébral)

EOG = Electro-oculogramme
(mouvements des yeux)

EMG = Electromyogramme
(tonus musculaire)

28
B. Sommeil & vigilance 2. Physiologie du sommeil

SLEEP AND WAKEFUL


Des ondes électriques cérébrales, spécifiques de chaque stade du sommeil,
enregistrées par électro-encéphalogramme (EEG).
BOX 28( (rontinued)
(8)
EEG electrode
\I

and Giuseppe Moruzzi show


reticular activating system in
stem is also important in mo
EEG activity. For example, ac
of the reticular fonnation cha
cortical alpha rhytlun to beta
in association with greater be
alertness. In the 1960s, Per A
and his colleagues in Sweden
advanced these studies by sh
that virtually all areas of the c
participate in these oscillator
which reflect a feedback loop
neurons in the thalamus and
Figure 28.11).
The cortical origin of HEG
axons
has been clarified by animal s
which have shown that the s
the current that causes the fl
29
scalp potential is primarily th
humans (albeit somewhat arbitrarily). it is somehow linked to visual process- dal neurons and their synapt
The alpha rhytlun is typically recorded ing, as was first proposed in 1935 by tions in the deeper layers of t
in awake subjects with their eyes the British physiologist Ed.gar Adrian. (see Figures Band C). (This c
closed. By definition, the frequency In fact, evidence from large numbers of was reached by noting the lo
B. Sommeil & vigilance 2. Physiologie du sommeil

Caractéris8ques polygraphiques des sommeils

Sommeil Sommeil
éveil
léger paradoxal
Ac8vité
électrique

mouvements
des yeux

tonus
musculaire

Eveil et sommeil profond : ac8vité cor8cale (EEG) et mouvements oculaires (EOG) comparables ! Mais l’individu
est totalement atonique (EMG quasi plat) à sommeil paradoxal (Michel Jouvet, 1958)

sommeil paradoxal : importants mouvements des yeux (REM sleep = Rapid Eye Movements)
≠ sommeil lent : NREM sleep (Non Rapid Eye Movements)

30
B. Sommeil & vigilance
832 CHAPTER 28
2. Physiologie du sommeil

Un cycle de sommeil
Awake
Eveil Sleep spindle

Stage I Sommeil lent profond Sommeil


Stade I
paradoxal
Stage II (REM
Stade II sleep)
Stagefil
Stade III

Stade IV
StageIV

0 10 20 30 40 50 60 70
Tune (min)

FIGUREéveil
lL& EEG recordings Sommeil à ondes lentes (basses fréquences)
during the ftrst: hour of sleep. seconds. Stages Ill and IV of non-REM Sommeil
sleep are characterized by
The waking state with the eyes open is characterized by high-
frequency (15--60 Hz), low-amplitude activity (-30 µV) activity. This paradoxal
slower waves (also called delta waves) at 0.5-4 Hz (100-150 µV).
After reaching this level of deep sleep, the sequence reverses and
pattern is called beta activity. Descent into stage I non-REM sleep a period of rapid eye movement sleep, or REM sleep, ensues. REM
Is characterized by decreasingStade I : hallucina8on – recherche du sommeil.
EEG frequency (4-8 Hz) and Increas- Sommeil paradoxal :
sleep Is characterized by low-voltage, high-frequency activity similar
called theta waves. Descent Into stage
ing amplitude (50-100 µVJ, Puis progressivement (IIà III à IV) •  who
to the EEG activity of individuals EEG iden8que éveil
are awake. Although diagram
II non-REM sleep is diaracterized by 10-12 Hz oscillations (50-150
respira8on de + en + régulière
•  periodically •  Grands mouvements
makes it appear that the amounts of sleep in each stage are about
µV) called spindles. which occur and last for a few tlie same, the is not so (see text). (Adapted from Hobson, 1989.)
•  Respira8on de + en + lente oculaires (REM sleep)
•  Respira8on de + en + profonde •  Aucun tonus musculaire
•  Mouvements oculaires rares (NREM sleep) •  Rêves
•  Tonus de base faible
BOX 28C Electroencephalography é  Rythme cardiaque
é  PA
Although electrical acti.v- (A) Electroencephalographic • TheRespira8on irrégulière
31
major advantage of electro-
ity recorded from the exposed leads encephalography, which involves
cerebral cortex of a monkey the application of a set of electrodes
was reported in 1875, it was not to standard positions on the scalp
SLEEP AND WAKEFULNESS 635

B. Sommeil & vigilance


(A) REM REM REM REM REM
2. Physiologie du sommeil
In summary, the typical 8 hours of sleep
SLEEP AND
experienced WAKEFULNESS
each night 635
actually comprise
Awake several cycles that alternate between
.,
Stage! Le sommeil a un rythme ultradien non-REM and REM sleep, and the brain
is quite active during much of this suppos-
(A) Stagell REM REM REM REM REM edlyIndormant,
summary,restful
the typical
time.8The
hours of sleep
amount of
experienced each night actually
daily REM sleep decreases from about 8comprise
.,
Stage III
Awake « Train de sommeil » = succession de
several
hours at cycles
birth to that alternate
2 hours between
at 20 years to only
Stage IV
Stage! cycles de sommeil
non-REM and REM sleep, and the
about 45 minutes at 70 years of age.brain
is quite active during much of this
The
reasons for this change over thesuppos-
human
edly

-
Stagell dormant,
lifespan are not restful
known.time. The amount of
REM= sommeil paradoxal ; sa durée
daily REM sleep decreases from about 8

• •
(B)
Stage III
hours at birth to 2 hours at 20 years to only
EOG
Stage IV 1111 I Physiological Changes
augmente au cours de la nuit
about 45 minutes at 70 years of age. The
in Sleep States
reasons for this change over the human
I I1111Mnll
-
EMG
111111 111 1 11111111 I 1 11111111 I I 1 1ll1•11•1I lifespan
A variety are of
notadditional
known. physiological

• •
(B) changes take place during the differ-
EOG 1111 I Mouvements oculaires
Physiological Changes
ent stages of sleep (Figure 28.7). Stage
(Q
in Sleep
I sleep
Tonus States by slow, rolling
is characterized
EMG
75
111111 111 1 11111111 I 1 11111111 I I I I1111Mnll 1 1ll1•11•1I eye movements followed by decreases in
musculaire
A variety of additional physiological
muscle tone, body movements, heart rate,
changes
breathing,take place
blood during
pressure, the differ-
metabolic
ii 65 rate,
(Q ent stages of sleep (Figure 28.7). Stage
QJ
::c and temperature. All these parameters
75 Rythme cardiaque I sleep is characterized by slow, rolling
reach their lowest values during stage IV
eye movements
55 sleep. Periods offollowed by decreases
Endormissement 15 min
REM sleep, in
in contrast,
muscle tone, body movements, heart rate,
are accompanied by increases in blood
pressure,Stade IV après 25 min
breathing, blood pressure, metabolic rate,
ii 65 heart rate, and metabolism to
QJ
26 and temperature. All these parameters
::c
reach their SOL (sommeil ondes lentes) ≈ 1h
levels almost as high as those found in the
lowest values during stage IV
awake state. REM sleep, as the name im-
]01
55
22
Puis SP de 10 à 30 min (de + en + long)
sleep. Periods
plies, is also
of REM sleep, in contrast,
characterized by rapid, ballis-
·=
are accompanied by increases in blood
tic eye movements, pupillary constriction,
pressure, heart rate, and metabolism to
paralysis of many large muscle groups
Ill; 26
18 Respira8on 4 à 5 cycles/nuit
levels almost as high as those found in the
(although obviously not the diaphragm
] awake state.
and other 1 cycle = 90-100 min
REM sleep, as the name im-
muscles used for breathing),
22 plies, is also characterized by rapid, ballis-
01
and the twitching of the smaller muscles
·= 14
tic eye movements, pupillary constriction,
in the fingers, toes, and the middle ear.
8 paralysisDans 1 nuit :

A r\
Ill; 30 of many large muscle groups
Spontaneous penile erection also occurs
i 18
20 (although obviously not the diaphragm
during REM SOL léger (st I & II) ≈ 55%
sleep, a fact that is clinically

tM
QJ
and other muscles used for breathing),
..!l

8
10
14
0
h important in determining whether a com-
plaint ofSOL profond (st III & IV) ≈ 20%
and the twitching of the smaller muscles
impotence has a physiological or
in the fingers, toes, and the middle ear.
SP ≈ 17-23%

A r\
30 0 1 2 3 4 5 6 7 8 psychological basis. REM sleep has been
Spontaneous penile erection also occurs
i 20 Time (hours) observed in all mammals and in at least
during REM sleep, a fact that is clinically 32
tM
UNE NUIT DE SOMMEIL (Hypnogramme)
QJ
some birds; certain reptiles also have peri-
..!l 28.7
FIGURE 10

od. (A) The0duration


0 of
Physiological

1 REM sleep
h
changes during the various sleep states.
Physiological status was tracked in a volunteer subject over a typical 8-hour sleep peri-
2 increases
3 from 410 minutes5 in the first
6 cycle 7to up to 8
important in determining whether a com-
ods of increased brain activity during sleep
plaint of impotence has a physiological or
that are arguably homologous to REM
psychological basis. REM sleep has been
50 minutes in the final cycle; note that slow-wave (stage IV) sleep is attained only in the sleep in mammals.
Time (hours) observed in all mammals and in at least
vated during a spatial memory task are reactivated during 170). Their work implied that wakef
subsequent sleep, and by experiments in humans that show ized activating circuitry-that is, wak
a sleep-dependent improvement in learning. result of adequate sensory experien
A quite different idea is that dreaming has evolved to time, the Swiss physiologist Walter H
dispose of unwanted memories that accumulate during lating the thalamus in an awake ca
B. Sommeil & vigilance 3. Contrôle du sommeil
the day. Francis Crick, for example, suggested that dreams pulses produced a slow-wave sleep
might reflect a mechanism for expunging "parasitic" modes key experiments showed that sleep
of thought that would otherwise become overly intrusive, teraction between the thalamus and

Qu’est-ce qui contrôle le sommeil ?


as occurs in compulsive thought disorders. Finally, some
experts such as Allan Hobson have taken the more skeptical
Further evidence was provided b
underlying REM sleep. The saccad
view that dream content may be "as much dross as gold, that define REM sleep are now kno
the absence of external visual stimu
Le sommeil dépend de l’ac@vité de neurones spécifiques as much cognitive trash as treasure, as much informational
noise as a signal , principalement situés dans des régions
of something." erated signals from the pontine re
profondes du cerveau (noyau suprachiasma8que), et possédant des projec8ons neuronales étendues dans
Adding to the uncertainty about the purposes sleep and transmitted to the motor region of t
dreaming is the fact that depriving human subjects of REM
tout le cerveau. Elles ont des ac8vités s8mulant l’éveil ou le réprimant.
sleep for as much as 2 weeks has little or no obvious effect
As described in Chapter 20, collicu
the paramedial pontine reticular f
452 UNIT 3 Regulation and Integration of the Body on their behavior. Furthermore, patients taking serotonin the rostral interstitial nucleus, wh
reuptake inhibitors for depression have markedly less REM and direction of eye movements. R
Radiations synaptic
sleep.activity
The at the surface
apparent of the cortex,ofrather
innocuousness REM than
sleepbydepriva-
action acterized by EEG waves that origin
to cerebral potentials in the white matter.
cortex tion contrasts markedly with the devastating effects of to- ticular formation and propagate thro
Each of usdeprivation
tal sleep has a brainmentioned
wave pattern that isThe
earlier. as unique as ourof
implication late nucleus of the thalamus to the
fingerprints. For simplicity, however, we can group brain waves
into the four frequency classes shown in Figure 12.18b. Each
Reticular activating
wave is a continuous train system
of peaks and troughs, and the wave
frequency, expressed in hertz _S_tim_uJa_te......
(Hz), is the number (A)of peaks in
Asleep Awake
one second. A frequency of 1 Hz means that one peakendormi occurs éveillé
each second.
The amplitude or intensity of any wave is represented by how ...... FIGURE 28.9 Acti
high the wave peaks rise and how low the troughs dip. The am- neural drmits lrig
plitude of brain waves reflects the synchronous activity of many Stimulation fulness. (A) Electrica
neurons and not the degree of electrical activity of individual linergic neurons nea
(B) Awake Asleep
neurons. Usually, brain waves are complex and low amplitude. éveillé endormi and mldbraln (the re
During some stages of sleep, neurons tend to fire synchronously, causes a sleeplng ca
S8muli
Visual producing similar, high-amplitude brain waves. electrical stlmulatlon
impulses
visuels S8muli ■ Alpha waves (8–13 Hz) are relatively regular and rhythmic,
an awake cat to fall a
Auditory recordings before an
audi8fs
impulses Thalamus
low-amplitude, synchronous waves. In most cases, they indicate Stimulation (After Magoun, 1952
Reticular formation a brain that is “idling”—a calm, relaxed state of wakefulness.
Nerfs sensi8fs
Ascending general Descending ■ Beta waves (14–30 Hz) are also rhythmic, but less regular
sensory tracts
ascendants (toucher, motor projections than alpha waves and with a higher frequency. Beta waves
(touch, pain, temperature) to spinal cord
douleur, Temp.) occur when we are mentally alert, as when concentrating on
some problem or visual stimulus.
Figure 12.17 The reticular formation. This functional brain
system extends the length of the brain stem. Part of this formation, ■ Theta waves (4–7 Hz) are still more irregular. Though com-
the reticular activating system (RAS), maintains alert wakefulness mon in children, theta waves are uncommon in awake adults
of the cerebral cortex. Ascending blue arrows indicate sensory but may appear when concentrating.
input to the RAS. Purple arrows indicate reticular output (some ■ Delta waves (4 Hz or less) are high-amplitude waves seen
12 via thalamic relays) to the cerebral cortex. Descending red arrow during deep sleep and when the reticular activating system 33
represents motor output involved in regulating muscle tone.
is damped, such as during anesthesia. In awake adults, they
indicate brain damage.
Higher Mental Functions Brain waves change with age, sensory stimuli, brain disease,
B. Sommeil & vigilance 3. Contrôle du sommeil

Contrôle mixte du sommeil : circadien et homéostasique

Rythme circadien = horloge biologique interne située dans le cerveau (mais pas
seulement !), contrôlée géné8quement (clock genes) et par des facteurs internes
(ex: mélatonine).
Correspond à des neurones (env 20 000) ayant une ac8vité cyclique proche de
24h.
Contrôle l’alternance veille-sommeil, mais aussi le cycle de la température
interne (le sommeil coïncide avec le min. thermique) et le cycle des ac8vités
cogni8ves (vigilance intellectuelle).
Ac8vité des neurones : très sensibles à la lumière, donc à l’alternance jour/nuit.
Rq : Pour bien s’endormir il faut diminuer les lumières 1 à 2h avant de s’endormir, et jour nuit
tout par;culièrement les lumières bleues de type LED, car elles dérèglent l’horloge
biologique. Depuis l’avènement de l’électricité et des ampoules, l’homme a perdu
presque 2h de sommeil !

Contrôle homéostasique : assure un quota journalier de sommeil par


une balance entre la durée et l’intensité du sommeil et de l’éveil. repos
Pendant l’éveil, la balance penche (+/- fortement) vers le sommeil et
l’individu accumule une deee de sommeil. CeNe deNe est éliminée (+/-
complètement) par le sommeil. ac8vité
Un éveil prolongé génère une importante deNe de sommeil. Dans ce cas,
jour nuit
la période de sommeil suivante sera plus longue et plus réparatrice
(sommeil profond). C’est le mécanisme de rebond.

hNp://www.inserm.fr/index.php/layout/set/print/thema8ques/neurosciences-sciences-cogni8ves-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-
34
informa8on/chronobiologie-les-24-heures-chrono-de-l-organisme
B. Sommeil & vigilance 3. Contrôle du sommeil

Le double balancier du sommeil

éveil sommeil
veille sommeil

Situa@on normale : concordance rythme ac8vité/repos &


alternance du jour/nuit
à balanciers « circadien » & « homéosta8que » en phase
à Bonne qualité de sommeil et de veille.

Lumière
Chaleur
Repas
mo@va@on

jour nuit ac@vité repos

Balancier circadien Balancier de Pic de fa8gue


pendant le jour
l’homéostasie
Déséquilibre : décalage rythme ac8vité/repos & jour/nuit (ex:
horaires de nuit, adolescence, malvoyants,…)
à balanciers « circadien » & « homéosta8que » déphasés
à Altéra8on de la qualité des ac8vités lors de la veille.

hNp://lecerveau.mcgill.ca/ 35

B. Sommeil & vigilance 3. Contrôle du sommeil

Les facteurs hypnogènes (qui favorisent le sommeil).

  L’hypothèse la plus répandue est que le déclenchement du sommeil serait dû à


l’accumula@on de facteurs dans le cerveau pendant la veille.

•  Adénosine : s’accumule pendant l’éveil dans le cerveau jusqu’à un certain seuil qui finit par inhiber
l’ac8vité cérébrale et déclencher le sommeil. L’adénosine est ensuite éliminée pendant le sommeil
et un seuil bas provoque le réveil.
Le café́ ou le thé bloquent les récepteurs à l’adénosine et main@ennent donc éveillé́.
•  NO

  Pendant la nuit, les systèmes de neurones qui main@ennent l’éveil seraient inac@vés pour
permeere le sommeil. Ils u8lisent plusieurs neurotransmeeeurs, notamment la sérotonine et la
dopamine, la noradrénaline, cibles d’ac8on des amphétamines.

  L’obscurité. L’ac8vité des neurones contrôlant l’horloge biologique interne est très sensible à la lumière
(informa8ons reçues par la ré8ne), notamment la lumière bleue.
  La température interne. Les varia8ons de T interne sont en phase avec le cycle du sommeil, avec un
min de la T corporelle concomitant à une forte pression de sommeil (très forte baisse de la vigilance entre
2h et 5h du ma8n et pic de somnolence vers 14h!).

36
B. Sommeil & vigilance

37
B. Sommeil & vigilance
626 CHAPTER 28
4. A quoi sert le sommeil ?

(A) (B}

.' .'' '


,,...,,
24
I
, \
Awake
' '
:: \
\
•'
I
•''
I
I''
•''
I
•' Asleep

;
4.5 6.5 8.5
Sleep length (hours)
10.5 -1 t
Conception
0
Birth
1
Age in years
10 20 100
Death

FIGURE 28.1 The duration of sleep. (A) In adults, the dura-


tion of sleep each night is normally distributed with a mean ofexpended to keep warm were we nocturnally active. Hu-
7.5 hours and a standard deviation of about 1.25 hours. Thus, man body temperature has a 24-hour cycle (as do many
each night about two-thirds of the population sleeps between
Rque 1 : L’homme dort beaucoup (30% de son temps) , mais il n’est pas le seul !
other indices of activity and stress; Figure 28.2), reaching a
6.25 and 8.75 hours. (B) The duration of daily sleep as a function
minimum at night and thus reducing heat loss. Metabolism
of age. (After Hobson, 1989.)
Les champions = tatou, opposum : 18h/j measured by oxygen consumption decreases during sleep.
Another plausible reason is that humans and many other

to contribute to more than 100,000 highway accidents each animals that sleep at night are highly dependent on visual
…on peut donc supposer qu’il s’agit d’une fonc8on importante.
year, resulting in some 70,000 injuries and 1,500 deaths.
Sleep (or at least a physiological period of quiescence) is
information to find food and avoid predators. A recent idea
about the advantage of sleep proposes that memories, in
a highly conserved behavior found in animals ranging from the form of changes in the strength of synaptic connections
fruit flies to humans (Box 28A). Despite this prevalence, induced by experiences during waking hours, are consoli-
why we L’homme possède la caractéris8que d’avoir un sommeil monophasique, c'est-à-dire
sleep is not well understood. Because an animal dated while we sleep.
is particularly vulnerable while sleeping, there must be In mammals, sleep is evidently necessary for survival.
qu’il effectue différents cycles de sommeil sans interrup8on, à l’opposé des animaux possédant un sommeil
evolutionary advantages that outweigh this considerable Sleep-deprived rats lose weight despite increased food in-
polyphasique (notamment les rongeurs) qui effectuent un cycle de sommeil puis un épisode d’éveil, ceci tout
disadvantage. From a perspective of energy conservation, take and progressively fail to regulate body temperature, as
au long des 24 heures d’une journée.
one function of sleep is to replenish brain glycogen levels, their core temperature increases several degrees. They also
which fall during the waking hours. In addition, since it is develop infections, suggesting some compromise of the im-
generally colder at night, more energy would have to be mune system. Rats completely deprived of sleep die within

38
Evolution du somme
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?
l’âge
(B}

.', .'' '


,,...,,
Heures dans la journée
24
I \
Awake
' '
:: \
\ éveillé
•'
•I''
I
I''
•''
I
•' endormi
Asleep

;
8.5 10.5 -1 t 0 1 10 20 100
(hours) concep8on
Conception Birth
naissance
Age in years Death
mort
on of sleep. (A) In adults, the dura-
ormally distributed with a mean of expended to keep warm were we nocturnally active. Hu-
viation of about 1.25 hours. Thus,
of the population sleeps between
man body temperature has a 24-hour cycle (as do many Sommeil Paradoxal (REM) :
other indices of activity and stress; Figure 28.2), reaching a
duration of daily sleep as a function
minimum at night and thus reducing heat loss. Metabolism 50% naissance à 17-22% adulte
)
measured by oxygen consumption decreases during sleep.
Rque 2 : L’homme dort de moins en moins avec l’âge
Another plausible reason is that humans and many other
n 100,000 highway accidents each animals that sleep at night are highly dependent on visual
0,000 injuries and 1,500 deaths. information to find food and avoid predators. A recent idea
siological period of quiescence) is about the advantage of sleep proposes that memories, in
ior found in animals ranging« pe8t dormeur » = 6h
from the form of changes in the strength of synaptic connections
« gros dormeur » = 10h
ox 28A). Despite this prevalence, induced by experiences during waking hours, are consoli-
l understood. Because an animal dated while we sleep.
e while sleeping, there mustNeNe réduc8on du sommeil lent profond après 40 ans
be In mammals, sleep is evidently necessary for survival.
that outweigh this considerable Sleep-deprived rats lose weight despite increased food in-
rspective of energy conservation, take and progressively fail to regulate body temperature, as
o replenish brain glycogen levels, their core temperature increases several degrees. They also
king hours. In addition, since it is develop infections, suggesting some compromise of the im-
, more energy would have to be mune system. Rats completely deprived of sleep die within 39
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

Rque 3 : Le manque de sommeil est fortement associé à une mortalité accrue


(B) Experimental animals
Experimental
rat

Control
-REM sleep
rat
tal rat triggers
ent

0 7 14 21
Days of sleep deprivation

Insomnie familiale fatale (très rare) : encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) humaine caractérisée par
FIGURE 21.:s Consequences of total sleep deprtn-
l'associa8on d'une insomnie rebelle (avec rêves et hallucina8ons), de troubles végéta8fs, de difficultés motrices et
tion In rats. (A) In this apparatus, the experimental rat Is
d'une démence qui peut être tardive. L'âge de début moyen est 51 ans. La maladie évolue vers une issue fatale en
kept awake because the onset of sleep (detected by electro-
6 à 32 mois. encephalography) triggers movement of the cage floor. The
control rat (brown} can thus sleep intermittently, whereas
the experimental animal (white) cannot. (8) After 2-3 weeks
Agrypnie (absence totale et prolongée de sommeil) : très rare. Cas d’un homme de 27 ans soufrant de la Chorée
of sleep deprivation, the experimental animals begin to lose
de Morvan. Il n’a pas dormi pendant 269 jours (record). L’évolu8on de l’agrypnie est toujours mortelle (ce qui
weight, fail to control their body temperature, and eventual-
n’est pas le cas de l’insomnie).
Motor ly die. (After Bergmann et al., 1989; data from Hobson, 1989.)

hLp://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK19961/ 40

Cycle of 1
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

Les fonc8ons du sommeil, et des rêves, restent mal comprises. Les études sont
réalisées sur un nombre limitées d’espèces animales, n’ayant pas forcément les
mêmes fonc8onnements cérébraux que les humains !

Pour comprendre le sommeil, les médecins étudient les effets de la priva8on ou de
la fragmenta8on du sommeil, ainsi que les pathologies associées à des troubles du
sommeil (narcolepsies, insomnies, apnées du sommeil, troubles moteurs du
sommeil, etc).

Voici ce qu’ils observent chez l’homme…

41
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

La priva@on de sommeil génère des troubles cogni@fs

•  Allongement du temps de réac8on


•  Augmenta8on des erreurs
•  Perte de la vision latérale
•  Troubles des fonc8ons exécu8ves
– Sélec8on de la réponse
– Trouble du jugement
– Capacité́ à prendre des décisions,
viscosité́ dans la transmission
– Persévéra8ons

Rque : de nombreuses maladies neuro-dégénéra;ves


s’accompagnent de d’importants troubles du
sommeil. Des travaux cherchent à savoir si améliorer
le sommeil des pa;ents pourrait aLénuer les troubles
cogni;fs de ces pathologies. On sait notamment que
durant le sommeil, la circula;on des fluides
cérébraux (LCS et liquide inters;;el) est très
fortement augmentée. C’est une piste promeLeuse
Effect of sleep depriva8on on surgeons’ dexterity on pour favoriser l’élimina;on de toxines et protéines
laparoscopy simulator. Taffinder and coll (1983) The Lancet agrégées du cerveau des pa;ents.
42
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

Une deee chronique de sommeil altère le métabolisme


en perturbant certaines fonc@ons endocriniennes

•  Forte occurrence de pathologies cardio-vasculaires (hypertension, crise


cardiaque, AVC)à le sommeil permeNrait la mise au repos du système cardio-
vasculaire
•  Baisse de la tolérance au glucose (situa8on de pré-diabète) à fort risque
d’évolu8on vers le diabète (Spiegel, Arch Med Int, 2004)
•  La réduc8on du temps de sommeil dans la popula8on générale est
significa8vement associée à l’obésité. (Spiegel, Arch Med Int, 2004)
Dormir moins augmente l’appé8t…
•  Le manque de sommeil est associé à des états dépressifs et paranoïaques (Van
der Helms, Sleep, 2010)
•  Le manque de sommeil favorise les états pro-inflammatoires…mais cela semble
réversible en faisant la sieste ! (Vgontzas et al., 2007) Liste non exhaus8ve…

Le manque de sommeil agit généralement en perturbant l’ac8on des hormones régulant ces processus
métaboliques (hormones de la glycémie, hormones de la sa8été, hormones de croissance chez l’enfant,
…)

43
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

Sommeil et mémoires
Le sommeil est indispensable à la consolida@on des informa@ons mémorisées pendant l’éveil.
Il est donc largement impliqué dans l’appren@ssage récent.
Une personne qui s’endort sur une tâche tout juste apprise améliore sa mémorisa8on de 30 %
(passage Mémoire Court Terme à Mémoire Long Terme).

Improvement from last training trial (s)


Jeu (test) Les étudiants qui
ont fait une sieste
(NREM imposé)
avant les tests et
qui ont rêvé du jeu
réalisent les
Carte visuelle à meilleures
mémoriser performances.
(niveau 3)

Repos éveillé Jeu (après Wake sleep


Entrainement
ou avec sieste 5h)
(45 min)
(NREM)
Wamsley et al. (2010) Curr Biol

Ccl : Ce lien entre sommeil (surtout NREM, ie sommeil léger, à ondes lentes) et cogni8on est prouvé mais les
mécanismes cérébraux impliqués ne sont pas clairs. Ce qui est sûr, c’est qu’une restric@on de sommeil à
moins de 5 heures par nuit entraîne des défauts majeurs d’appren@ssage.
44
B. Sommeil & vigilance 4. A quoi sert le sommeil ?

Sommeil et mémoires
Le sommeil est indispensable à la consolida8on des informa8ons mémorisées pendant l’éveil.

ON NE PEUT PAS APPRENDRE EN DORMANT !!!

45
B. Sommeil & vigilance Que retenir de tout cela ?

Le sommeil est un précieux atout de bonne santé physique et mentale.


Prenez-en soin !

Un manque de sommeil, chronique ou ponctuel, a des effets néfastes reconnus :


•  Dormir moins augmente l’appé8t à risque accru de surpoids
•  Dormir moins rend parano
•  Dormir moins diminue les performances intellectuelles
•  Dormir trop peu accentue les risques de maladies neurologiques
•  …
Le bon sens s’impose !
•  DORMIR environ 7h/nuit (23hà 7h)
•  Faire une pe8te sieste à la pause déjeuner (sommeil léger uniquement)
•  Eviter les écrans avant de s’endormir (ou au moins se protéger des lumières bleues)
•  Se méfier des périodes où la pression de sommeil est forte à ne pas prendre le volant seul
entre 2h et 5h du ma8n
•  Eviter les perturbateurs du sommeil (stress, excitants, T trop élevées, bruit,…)

Pour aller plus loin

hNp://sommeil-mg.net/

VIDEOS :
I. ARNULF hNps://www.youtube.com/watch?v=kuNqK1tFwHk
Perrine RUBY hNps://www.franceculture.fr/conferences/palais-de-la-
hNp://lecerveau.mcgill.ca decouverte-et-cite-des-sciences-et-de-lindustrie/pourquoi-les-r
%C3%AAves-nous-aide-%C3%A0-mieux-nous-conna%C3%AEtre

“A la recherche des origines du sommeil” (nov &


dec 2017)
Emission#1 : sommeil et évolu8on, #2 régula8on du
hNp://www.inserm.fr/dossiers-d-informa8on/sommeil sommeil ; #3 : système glympha8que (a par8r de 30 min
env)
C. Les mémoires

48
C. Les mémoires 2. Défini@on

La mémoire = capacité du cerveau à enregistrer, stocker et récupérer


des informa@ons, à u@liser des connaissances acquises antérieurement.

ü  Toute percep8on/expérience sensorielle ou cogni8ve implique de la mémoire.


ü  Il existe plusieurs formes de mémoire (à court terme, à long terme, séman8que,
épisodique,…).

Fonc@ons mnésiques :
1.  Appren8ssage / encodage = première étape du processus de
mémorisa8on
2.  Consolida8on = mise en persistance des données
3.  Récupéra8on = rappel, reconnaissance
4.  Oubli

49
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Appren@ssage : processus permeNant de conserver des informa8ons acquises, des états affec8fs
et des impressions capables d'influencer le comportement.

-  principale ac8vité du cerveau i.e. modifier constamment sa structure pour mieux


refléter les expériences rencontrées.
-  L'appren8ssage correspond à l'encodage, première étape du processus de
mémorisa8on.

Du point de vue physiologique : apprendre pour le cerveau, c’est créer et


stabiliser des réseaux de neurones.

ü  On perçoit quelque chose, notre cerveau relie la forme, la couleur, l'odeur, le son, etc. d'un
objet. C'est la rela8on entre ces assemblées de neurones répar8es à différents endroits dans
le cerveau qui cons8tue notre percep8on de ceNe chose. Même processus pour le souvenir :
nous devons reconstruire à chaque fois ces rela8ons pour se rappeler ceNe chose.
ü  Dans nos systèmes mnésiques, les informa8ons isolées se mémorisent moins bien que les
informa8ons associées à des connaissances existantes. Plus il y a d'associa8ons entre
nouveautés et ce qui est déjà connu, meilleur est l'appren8ssage.
50
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Facteurs suscep8bles d'influencer le fonc8onnement mnésique

•  Le degré de vigilance, d’aeen@on et de concentra@on


Votre pire ennemi = distracteur (votre voisin qui parle, une musique,
votre téléphone portable,…)

51
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

L’aeen@on : les distracteurs

La par8e droite de votre cerveau essaye de dire la couleur (c’est votre objec8f),
alors que la par8e gauche insiste pour lire le mot (car vous êtes distrait par votre
capacité quasi réflexe à lire un mot).
Seule l’aNen8on, fixée sur l’objec8f, permet de s’en sor8r

52
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Facteurs suscep8bles d'influencer le fonc8onnement mnésique

•  Le degré de vigilance, d’aeen@on et de concentra@on


Votre pire ennemi = distracteur (votre voisin qui parle, une musique,
votre téléphone portable,…)

Etre aeen@f, c’est difficile et demande un effort.


Votre cerveau est con8nuellement occupé à noter des choses (ex le bruit de la
tondeuse dans la pelouse sous les salles de cours ; …) ; il ne fait pas tri. Il est d’autant
plus aàré par quelque chose que cela ac8ve le circuit de la récompense (bien-être ou
peur notamment).
Exemple : vous êtes en cours, portable en veille mais visible car posé sur votre table.
Votre regard et votre aNen8on sont forcément aàrés par cet objet que vous adorez...
De la même façon si vous travaillez à vos cours en écoutant de la musique, votre
aNen8on sera distraite par ceNe musique qui vous procure du plaisir.
Etre aeen@f, ça s’apprend. Pour être aNen8f, il faut donc :
-  Se fixer des objec8fs clairs et aNeignables
-  Se connaître pour reconnaître les signes de perte d’aNen8on

Rque : il est presque impossible d’être aNen8f sur des périodes prolongées, il faut donc
développer des stratégies pour être en équilibre entre aNen8on renforcée et aNen8on
légère (voir par exemple le travail de concentra8on des musiciens ou des spor8fs de
haut niveau dans les sports techniques).

53
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Facteurs suscep8bles d'influencer le fonc8onnement mnésique

•  Le degré de vigilance, d’aeen@on et de concentra@on


Votre pire ennemi = distracteur (votre voisin qui parle, une musique,
votre téléphone portable,…)

•  L’intérêt, la force de mo@va@on, le besoin ou la nécessité


Certains re8ennent bien mieux les résultats spor8fs de leur sport favori
que les règles d’orthographe !

•  L’état émo@onnel
« Ce qui touche le cœur se grave dans la mémoire » (Voltaire)

•  Le contexte (lieu, éclairage, couleur,…)


Ces éléments contextuels sont des « indices de rappel » car ils sont toujours enregistrés avec ce
que l’on apprend (ex : une image pour illustrer une no8on).

54
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Tâche = résoudre un problème de mathéma8que (permuta8on)


Groupe 1 : 1 séance de 10 exercices
Groupe 2 : 2 séances de 5 exercices, espacées d’une semaine

10 exos 1 semaine Test 1 Test 2


4 semaines

5 exos 5 exos Test 1 Test 2

75%

Performance (%)
70%
Performance (%)

64%

32%

Test après 1 semaine Test après 4 semaines

Rohrer & Taylor (2006) Applied Cogni;ve Psychology

ESPACER :
Travailler par pe8tes séquences
Se laisser le temps d’oublier, de rendre les choses difficiles et d’échouer
hLps://www.youtube.com/watch?v=c0IsvrSpcx4 55
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

La courbe de l’oubli

…sans rappel intermédiaire …avec rappels intermédiaires


Res8tu8on (%)

•  Revoir au moins 4 fois chaque informa8on.


•  Pour retenir sur le long terme, il est plus efficace de travailler
souvent et peu longtemps que beaucoup d’un seul coup…

56
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Tâche = apprendre un texte


Procédure : 4 périodes de travail espacées de 2 min, soit pour étudier le texte (5 min) soit pour tester sa
mémoire (10 min pour écrire tout ce dont ils se souviennent)

EEEE (4x 5 min d’étude du texte)


Performance de res8tu8on

EEET (3x 5 min d’étude du texte, puis 10 min de test


de connaissance)
ETTT (1x 5 min d’étude du texte, puis 3x10 min de
test de connaissance)

Roediger et al. (2006) Psychol Sci

RECONSTRUIRE :
Faire travailler sa mémoire. U8liser plusieurs fois les informa8ons
57
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

Test
Salle A Ccl : On res8tue d’autant mieux que l’on se
souvient dans un environnement comparable
Etude A > B à celui dans lequel on a appris

>
Salle A … ce qui est rarement possible !!!
Test
Salle B

Etude Test
Salle A Salle A Ccl : Apprendre dans des
Etude environnements différents permet

>
Salle A C > A de s’affranchir de la dépendance
du contexte sur la qualité de la
Etude Test res8tu8on.
Salle B Salle C

VARIER :
Ne pas être dépendant du contexte. Adapter ses méthodes,
diversifier les lieux.

Smith et al. (1978) Memory & Cogni;on


58
C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

APPRENDRE
=
S’entrainer à reconstruire les informa@ons

à Espacer, reconstruire, varier

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C. Les mémoires 2. Mémoires & appren@ssage

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C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

Mémoire sensorielle
s8mulus

Organes sensoriels
(ouïe, vue, gout, odorat, toucher)
percep8on

Mémoire sensorielle
Capacité de stockage ∞
Durée de stockage : msec – 1 sec

ü  Mémoire « automa8que »
ü  Sensibilité variable sq individus / espèces
ü  = mémoire iconique (vision) et mémoire échoïque (audi8on)

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C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

MLT / MdT

Mémoire sensorielle
Capacité de stockage ∞
Durée de stockage : msec – 1 sec

aNen8on

Mémoire à court terme (MCT)


répé@@on Mémoire de travail (MT)
Capacité de stockage = empan mnésique
Durée de stockage 20 - 100 sec

ü  MCT = capacité de garder en mémoire une informa8on pendant ≈ 1 min et de la res8tuer


pendant ce délai (ex : retenir un N° de tel le temps de le noter).
ü  MT = permet d’effectuer des traitements cogni8fs sur des informa8ons stockées
temporairement (ex : res8tuer dans l’ordre inverse une liste qui vient d’être énoncée, traduire
un discours en train d’être prononcé)

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C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

Calculez votre empan mnésique


(capacité de mémoire à court terme)

Essayez de retenir un nombre maximal de noms de fruits issus de la liste lue.


INTERDICTION de noter, mais toute autre astuce de mémorisa8on est autorisée

1.  Pomme 9.  Orange


2.  Banane 10. Fraise
3.  Poire 11. Litchi
4.  Ananas 12. Cerise
5.  Kiwi 13. Goyave
6.  Mangue 14. Papaye
7.  Pêche 15. Raisin
8.  Pamplemousse 16. Citron

7 ± 2
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C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

7, le nombre magique de la mémoire de travail



Nombre d’éléments pouvant être mémorisés simultanément à court terme (marge ± 2
événements).

Exemple :

la suite [7, 9, 6, 4, 0, 9, 2] représente 7 chiffres. Elle peut aussi se lire [796, 409, 2] ce qui n’en
représente plus que 3 (et laisse la possibilité de retenir quatre autres items).

De même, une suite de mots longs et compliqués comme [perroquet, colibri, araignée,
diplodocus, chimpanzé, kangourou, ornithorynque] représente 7 mots que l’on peut retenir, bien
qu’elle soit composée d’un bien plus grand nombre de leNres.

Divers procédés mnémotechniques u8lisent ceNe propriété de notre cerveau pour élargir les
capacités de la mémoire de travail.

hNp://www.inserm.fr/thema8ques/neurosciences-sciences-cogni8ves-
neurologie-psychiatrie/dossiers-d-informa8on/memoire 64
C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

Mémoire à long terme

Mémoire à court terme (MCT) OUBLI


répé@@on Mémoire de travail (MT) Tout ce qui ne passe
Capacité de stockage = empan mnésique pas dans MLT
durant le délai
Durée de stockage 20 - 100 sec

•  Encodage
•  consolida8on
récupéra@on

OUBLI
Mémoire à long terme (MLT) (impossibilité de
Capacité de stockage = ∞ récupérer les
Durée de stockage : jours, mois, années souvenirs)
Tout ce qui n’a pas été
correctement encodé

ü  MLT = mémoire des faits récents, fragiles & mémoires de faits anciens
consolidés.
ü  Succession de 3 processus de base : encodage à stockage ß res8tu8on
ü  La res8tu8on de la MLT passe par la MCT 65
C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

Mémoires à long terme


ü  La mémoire séman@que
Permet l’acquisi8on de connaissances générales sur soi (son histoire, sa personnalité) et le monde (géographie,
poli8que, actualité, nature, etc). C’est la mémoire du savoir et de la connaissance. Elle concerne des données
personnelles accessibles à notre conscience et que l’on peut exprimer. Exemple : on sait ce qu’est un triangle
mais on ne sait plus quand / comment on l’a appris.


ü  La mémoire épisodique
C’est une forme de mémoire explicite. Elle permet de se souvenir de moments passés (événements
autobiographiques) et de prévoir le lendemain. En effet, lorsqu’on demande à une personne d’évoquer un
souvenir qui s’est déroulé au cours des derniers mois ou de penser aux prochaines vacances afin d’imaginer ce
qui va s’y passer, ce sont les mêmes circuits cérébraux qui sont ac8vés. Les détails des souvenirs épisodiques se
perdent avec le temps. Les traits communs aux différents événements vécus s’amalgament les uns aux autres
pour devenir des connaissances qui ne sont plus liées à un événement par8culier. La plupart des souvenirs
épisodiques se transforment donc, à terme, en connaissances générales.

ü  La mémoire procédurale
La mémoire procédurale est la mémoire des automa@smes. Elle permet de conduire, de marcher, de faire du
vélo ou du ski sans avoir à réapprendre à chaque fois. CeNe mémoire est par@culièrement sollicitée chez les
ar@stes ou encore les spor@fs pour acquérir des procédures parfaites et aNeindre l’excellence. Ces processus
sont effectués de façon implicite, c’est à dire inconsciente. La personne ne peut pas vraiment expliquer comment
elle procède, pourquoi elle 8ent en équilibre sur ses skis ou descend sans tomber. Les mouvements se font sans
contrôle conscient et les circuits neuronaux sont automa8sés. Ceee mémoire est peu sujeee à l’oubli.

© Inserm, G. Auzias/S. Baillet/O. Colliot


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C. Les mémoires 3. Mémoire sensorielle, MCT et MLT

Comment améliorer la qualité de l’encodage ?

Encodage = processus qui permet d’associer une empreinte mnésique à un


événement, un mot, une percep8on,…
Plus l’encodage est de qualité, plus la mémorisa8on sera bonne et la res8tu8on
possible.

•  Répé88on
•  Etre aNen8f, concentré sur la tâche & éviter les distracteurs. Il n’est pas
possible d’écouter son voisin, de lire ses textos et d’écouter l’enseignant en
même temps !
•  Frac8onner l’appren8ssage
•  Enrichir / encoder les données (les associer entre elles, faire des cartes
logiques, les associer à des représenta8ons mentales, …)
•  …

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C. Les mémoires Quelques astuces

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C. Les mémoires Quelques astuces

1. Ecrire une défini8on pour


chacune des paires de mots.

1.  abeille – guêpe 6.  cobra – vipère


2.  8gre – panthère 7.  poule – dinde
3.  gorille – macaque 8.  thon – sole
4.  aigle – épervier 9.  chien – chat
5.  baleine - dauphin 10. âne - jument

Exemple :
Souris – rat : pe8ts rongeurs fuyant les chats

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C. Les mémoires Quelques astuces

2. Noter les N° des paires dont


les mots riment

1.  lune - prune 6.  paon - pharaon


2.  examen - abdomen 7.  travers - graviers
3.  ivre - livre 8.  quo8ent - balbu8ent
4.  malheur - coeur 9.  fier - barrière
5.  chef - clef 10. arbre - tarte

Exemple :
Maison – chanson / parent - sortent

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C. Les mémoires Quelques astuces

3. Noter les N° des paires dont les mots


sont écrits de la même façon

1.  porte – cinq 6.  rupture - tulipe


2.  violet - orange 7.  lobotomie - vélo
3.  sport - histoire 8.  profit - avoine
4. mouton - vache 9.  poire - rose
5.  maison - correct 10. éléphant - souris

Exemple :
papiers - gigot / maman - nuit

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C. Les mémoires Quelques astuces

4. Retournez votre feuille et écrivez l’alphabet à l’envers Z à A


5. Sans regarder vos notes, écrivez les mots dont vous vous souvenez.
1.  abeille – guêpe 1.  lune - prune 1.  porte – cinq
2.  8gre – panthère 2.  examen - abdomen 2.  violet - orange
3.  gorille – macaque 3.  ivre - livre 3.  sport - histoire
4.  aigle – épervier 4.  malheur - coeur 4.  mouton - vache
5.  baleine - dauphin 5.  chef - clef 5.  maison - correct
6.  cobra – vipère 6.  paon - pharaon 6.  rupture - tulipe
7.  poule – dinde 7.  travers - graviers 7.  lobotomie - vélo
8.  thon – sole 8.  quo8ent - balbu8ent 8.  profit - avoine
9.  chien – chat 9.  fier - barrière 9.  poire - rose
10.  âne - jument 10.  arbre - tarte 10.  éléphant - souris

RESULTATS MOYENS
ü  EXO 1 (défini8ons) : + de 80% de res8tu8ons
ü  EXO 2 (rimes) : 20% au mieux
ü  EXO3 (typographie) : res8tu8on quasi-nulle !
Rque : tout le monde connaît par cœur l’ordre des leLres dans l’alphabet, ie l’ordre dans lequel il a
été appris. L’appren;ssage par cœur n’est adapté que si l’on doit res;tuer l’informa;on telle
qu’elle a été apprise. 72
C. Les mémoires Les représenta@ons mentales

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C. Les mémoires Quelques astuces

LA REPRESENTATION MENTALE

Bibliothèque d’images mentales = Se créer un image mentale


(sous la forme d'une photo ou d'un dessin) qui représente de
manière interac8ve les éléments à mémoriser)

Exemple : mémoriser une liste de mots associés 2 par 2



•  pomme – clou
•  compas – chausseNes
•  serpent – cartable
•  pantalon – ciseaux
•  canon – ananas
•  escargot – valise
•  bière – chaussure

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C. Les mémoires Quelques astuces

LA REPRESENTATION MENTALE

Exemple : mémoriser une liste de mots


associés 2 par 2

•  pomme – clou
•  compas – chausseNes
•  serpent – cartable
•  pantalon – ciseaux
•  canon – ananas
•  escargot – valise
•  bière – chaussure

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C. Les mémoires Quelques astuces

LA REPRESENTATION MENTALE

76
C. Les mémoires Quelques astuces

Jean est le père de René et de Paul.


René est le père d’André.

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C. Les mémoires Quelques astuces

78
C. Les mémoires Quelques astuces

Compter le nombre de « F »
en une seule fois !!!!

FINISHED FILES ARE THE RE-


SULT OF YEARS OF SCIENTIF-
IC STUDY COMBINED WITH
THE EXPERIENCE OF YEARS

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C. Les mémoires Quelques astuces

FINISHED FILES ARE THE RE-


SULT OF YEARS OF SCIENTIF-
IC STUDY COMBINED WITH
THE EXPERIENCE OF YEARS
La plupart des personnes dont l’anglais est la langue maternelle trouvent 3 ; 4 est
plutôt rare. Elles sont généralement trompées par le F de OF, qui ressemble
phoniquement à un V.

Si vous êtes non-anglophones, vous devriez mieux vous débrouiller…à moins que
votre anglais soit excellent !

80

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