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Chapitre I : ALIMENTAION EN EAU FROIDE

I.1. BESOINS DES BATIMENTS EN EAU FROIDE


Les besoins des bâtiments en eau froide dépendent de plusieurs facteurs dont :
- Le nombre des appareils sanitaires installés ;
- Le régime d’alimentation en eau ;
- Le mode de vie des consommateurs ;
- Le climat ;
- Le nombre des usagers.

I.1.1. Besoins des bâtiments civils et industriels


Des normes concernant les équipements sanitaires ont été établies et dont il existe une
certaine proportionnalité entre le nombre des usagers et celui des appareils sanitaires :
𝑁𝑖 = 𝑓(𝑛)
Où :
Ni : nombre d’appareils sanitaires
n : nombre des usagers
Cette proportion ou relation est fonction du sexe et du type de bâtiment à alimenter.
Comme il existe, pour les bâtiments normalement conçus, une proportionnalité entre le
nombre des appareils sanitaires consommant l’eau et le nombre des occupants, les besoins de
ces bâtiments doivent être directement calcules en fonction du nombre des usagers.
Exemple :
Les besoins exprimés par usagers et par foyers varient selon les limites suivantes :
- Pour les installations d’eau alimentant les campagnes, les besoins sont de 80 à 120 l / habitant
par jour ;
- Pour les installations d’eau alimentant les villes n’ayant pas de consommation organisée d’eau
chaude sanitaire, les besoins sont de120 à 160 l/habitant par jour ;
- Pour les installations d’eau alimentant les grandes villes ayant une consommation d’eau
chaude sanitaire organisée, les besoins sont de 200 l/habitant par jour ;

I.1.2. Variation des besoins


Il existe deux types de variation dans les besoins : variation saisonnière et variation journalière :
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I.1.2.1.variation saisonnière

Le débit représenté ci-dessus est destiné pour une certaine agglomération, qui est une
moyenne pouvant avoir des niveaux de pointe plus élevés dans certaines périodes.

I.1.2.2.variation journalière
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𝐺𝑚𝑎𝑥
𝐾𝑗 = = 1,4 → 1,6
𝐺𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛
La variation journalière est caractérisée par le coefficient « Kj » qui est appelé
coefficient de non-conformitéjournalière. Il représente le rapport entre le débit de
consommation correspondant le jour de pointe et le débit moyen. Ce coefficient résulte des
statistiques par la prise en considération des facteurs discutes auparavant.
Il faut noter que les heures de pointe varient selon le régime de consommation et les
statistiques en question sont valables pour les bâtimentsà usage d’habitation ou industriels et
dépendent du régime de fonction de l’installation.
𝐺𝑚𝑎𝑥 ,ℎ = 𝐾ℎ ∗ 𝐺𝑚𝑜𝑦 ,ℎ
𝐺𝑚𝑎𝑥 ,ℎ 𝐺𝑚𝑜𝑦 ,ℎ
𝐺𝑚𝑜𝑦 ,ℎ = 𝐾 = 𝐾𝑗
24 24
𝐾ℎ
𝐺𝑚𝑎𝑥 ,ℎ = 𝐺𝑐𝑎𝑙 𝐺𝑐 = 𝐾𝑗 𝐺
24 𝑚𝑜𝑦 ,ℎ
Dans cette relation « Gmoy» journalier est connu pour certains types de bâtiments et le
climat respectif.
« Kj » dépend aussi du climat et surtout des mois correspondant le programme des
employés ..etc.
Pour les branchements et le réseau intérieur, le débit de calcul (G C) du réseau peut être
défini d’après des estimations en tenant compte des appareils sanitaires installés.

I.2. QUALITE DE L’EAU


L’eau consommée doit respecter certaines règles de qualité concernant les paramètres
physico-chimiques suivants :
- Limpidité, où l’eau doit être claire;
- Turbidité, où l’eau doit être incolore;
- pH de l’eau, où l’eau doit avoir un pH=7 (neutre);
- Impureté, où l’eau doit répondre à certaines règles (normes) concernant l’impureté contenue
dans l’eau ;
-Pollution, où l’eau doit aussi à certaines normes concernant la pollution chimique.
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I.3. DEBIT DE CALCUL « Gc » SPECIFIQUE EQUIVALENT


La première donnée nécessaire pour la définition du diamètre d’un réseau est
représentée par le débit d’un fonctionnement normal de ce réseau et qui est appelé débit de
calcul. En général, le débit calculé est le débit maximum demandé, car le réseau doit
normalement fonctionner dans n’importe quelle condition.
I.3.1. Débit de base (spécifique)
Le débit spécifique représenté le débit nécessaire pour assurer un bon fonctionnement
de n’importe quel appareil sanitaire ou technologique. Chaque appareil sanitaire consomme, à
travers son ou ses robinets une certaine quantité d’eau mesurée en litres ou en m 3 pendant
une unité de temps mesurée en secondes ou en heures ou en jours.
Un évier, par exp, équipé d’un robinet de 15 mm consomme environ 0,2 litres / seconde
où le même appareil ayant un robinet de 20 mm consomme environ 0,3 litres / seconde. Le
tableau 1 donne le débit de base pour chaque appareil sanitaire, complété avec les diamètres
courants du commerce. Ils sont à respecter impérativement dans toutes les installations.

I.3.2. Débit probable


Le débit probable dans un réseau de tuyauteries est le débit maximal estime pour
alimenter les appareils raccordes a ce réseau. La difficulté est d’évaluer la simultanéité de
fonctionnement des appareils installes.
Les débits de base doivent être minorés à l’aide d’un coefficient appelé ‘’coefficient de
simultanéité’’ : nous l’appellerons Y.

Débit de base X coefficient de simultanéité = débit probable


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I.3.3. Coefficient de simultanéité


On effectue la somme des appareils installés, et on calcule le coefficientde simultanéité
à partir de la formule :
0,8
𝑌=
𝑋−1
dans laquelle x est le nombre d’appareils lorsque x > 5.
Si le nombre d’appareils est inférieur à 5, on utilise la méthode « distributionindividuelle ».
On peut effectuer une lecture directe sur la figure 1.

Figure 1. Coefficients de simultanéité en fonctiondu nombre d’appareils installés pour les


distributions collectivesd’eau froide ou d’eau chaude
On trouvera dans le tableau 2 les valeurs approchées des coefficientsde simultanéité.

Tableau 2. Valeurs approchées des coefficients de simultanéité


Ce coefficient est utilisable pour les immeubles d’habitation collective,les bureaux, les
hôpitaux, les maisons de retraites.
Pour les hôtels, on multiplie généralement ce coefficient par 1,25, uneétude est
nécessaire.
Pour les stades, les écoles, les casernes, les gymnases..., il faut considérerque tous les
lavabos ou douches peuvent fonctionner en même tempsou utiliser la formule :
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2
𝑌=
𝑋−1
Pour les robinets de chasse (moins utilisés de nos jours) qui ne fonctionnentque
pendant quelques secondes, il faudra respecter les règlessuivantes. On ne prend en compte
que :
• 1 robinet pour 3 installés ;
• 2 robinets pour 4 à 12 installés ;
• 3 robinets pour 13 à 24 installés ;
• 4 robinets pour 25 à 50 installés ;
• 5 robinets pour 50 ou + installés.

I.3.4. Exemple de calcul du débit probable

Lorsqu’une tuyauterie alimente une production d’eau chaude et unedistribution d’eau froide,
on ne compte les appareils qu’une seule fois.
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La formule utilisée dans ce tableau pour le calcul des coefficients desimultanéité est :
0,8
𝑌=
𝑋−1
Pour C 1 : on ne tient pas compte de la production d’eau chaude.
Pour C 2 : on alimente en eau froide la colonne B3 (12 appareils) eten eau chaude les appartements
de la colonne A3 (8 appareils), onpourra garder le même diamètre que C 1 ou le réduire.
Pour C 3 : tous les appareils ne sont pas alimentés en eau chaude,on a 4 appareils (douche,
lavabo, évier et lave main) par appartementF2 :
– débit de base = 0,70 l/s.
– soit pour 4 F2 : 16 appareils, un débit de base de 2,8 l/s.
– débit probable = 2,8 × 0,207 = 0,578 l/s.

I.3.5. Détermination des diamètres des tuyauteries


Pour déterminer le diamètre de la tuyauterie, il faudra prendre en compte le plus souvent :
• la vitesse de l’eau maximale autorisée,
• le débit calculé précédemment.
I.3.5.1. Vitesses maximales de l’eau dans les tuyauteries
Les vitesses maximales préconisées par le DTU et celles recommandées sont :
• 2 m/s : tuyauteries en sous sol ou vide sanitaire.
• 1,5 m/s : colonnes montantes.
• 1 m/s : branchement d’étage ou alimentation appareil d’un débit supérieur à 3 l/min soit 0,05 l/s
(zone d’habitation).
• 0,2 à 0,5 m/s : tuyauteries de retour d’eau chaude (en l’absence de soutirage).
• 0,2 m/s : débit minimum pour rester en régime turbulent (qui évite les dépôts dans les
tuyauteries).
I.3.5.2. Abaques
À partir de ces deux valeurs et des abaques, on pourra lire les pertes de charge linéaires
pour un diamètre de tuyauterie donnée.
Les pertes de charge totales permettront de calculer la pression disponible au point le plus
défavorisé afin de vérifier si la pression minimale est suffisante (0,3 bar à 1 bar).
Pour les installations collectives, le DTU 60.11 précise que, pour calculer les pertes de
charge en fonction du diamètre et de débit de l’eau, les formules suivantes sont à utiliser :
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Pour l’eau froide : 𝑗 = 0.0014 × 𝐺1.75 × 𝐷 −4.75


Pour l’eau chaude : 𝑗 = 0.0007 × 𝐺1.75 × 𝐷 −4.75
𝜋 𝐷2
Avec : j en mCE/m ; G en m3/s et D en m et Sachant que : 𝐺 = 𝑆 × 𝑣 = ×𝑣
4

On peut traduire ces formules sous la forme d’abaques dont l’usage est plus pratique (Figure 2 et 3).
Il existe différentes manières et formules pour calculer les diamètres et les pertes de
charge (Flamand, Colebrook…). On préfère de garder les formules préconisées par le DTU 60. 11.
Pour les tuyauteries d’eau chaude, il faudra prendre en compte l’entartrage prévisible,
ce qui augmentera les pertes de charges.

Figure 2. Abaque pour le dimensionnement des tuyauteries d’eau froide


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Figure 3. Abaque pour le dimensionnement des tuyauteries d’eau chaude


Les pertes de charge de ces abaques seront les pertes de charge d’une tuyauterie en acier. Elles
seront plus faibles pour une tuyauterie en cuivre (de 10 à 15 %), en PVC (de 15 à 20 %), en matériaux
de synthèse... En cas de doute, on utilisera des abaques fournis par les fabricants de tuyauterie.
I.3.5.3. Dimensionnement d’une tuyauterie
À partir du débit désiré et de la vitesse maximum autorisée, on détermine le diamètre
intérieur minimum de la tuyauterie. Dans l’exemple tracé sur l’abaque d’eau froide (figure 2), si
l’on souhaite un débit de 0,30 l/s dans une zone d’habitation (vitesse maximum 1 m/s), le
diamètre minimum intérieur de la tuyauterie devra être de 20 mm.
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I.3.5.4. Calcul des pertes de charges


À partir du débit souhaité et du diamètre de la tuyauterie sélectionnée (en respectant
les vitesses conseillées), on pourra calculer la perte de charge linéaire de la tuyauterie. En
connaissant la pression à l’origine, on pourra donc calculer la pression au point de puisage.
Dans l’exemple tracé sur l’abaque d’eau froide (figure 2), la perte de charge pour une
tuyauterie en cuivre 22 × 1 sera de 0,075 mCE/m, soit, pour une tuyauterie de 20 m, une perte
de charge totale de 1,5 mCE = 0,15 bar.
Si la pression à l’origine est de 1 bar, la pression au point de puisage (non compris les
pertes de charge de la robinetterie) sera de : 1 – 0,15 = 0,85 bar.
I.3.5.5. Contrôles d’une vitesse
Lorsque l’on souhaite contrôler la vitesse dans l’installation (en cas de
dysfonctionnement : coup de bélier…) à partir du débit mesuré à la robinetterie et de son
diamètre extérieur, on pourra lire sur l’abaque la vitesse à l’intérieur de la tuyauterie.
Sur l’abaque d’eau froide (figure 2), pour un débit mesuré de 0,30 l/s, la vitesse dans
une tuyauterie de diamètre intérieur 12 (cuivre 14 × 1) sera de 2,7 m/s, ce qui est beaucoup
trop pour une tuyauterie située à l’intérieur).
I.3.5.6. Détermination d’un débit
Lorsque la tuyauterie est suffisamment longue et la prise de pression suffisamment
précise, ou dans le cas de vannes d’équilibrage, on pourra, à partir de la mesure des pertes de
charge et des diamètres de la tuyauterie (ou de la vanne), connaître le débit et la vitesse dans la
tuyauterie.
Dans l’exemple tracé sur l’abaque d’eau froide (figure 2), si l’on mesure une perte de
charges de 0,3 bar sur une tuyauterie de diamètre intérieur 20 mm (cuivre 22 × 1) et de
longueur 40 m, la perte de charge linéaire sera de 0,0075 bar, soit 0,075 mCE/m. On pourra en
déduire le débit, de 0,30 l/s, et la vitesse dans la tuyauterie, de 0,95 m/s.
Lorsque l’on a déterminé le diamètre intérieur des tuyauteries, il faut s’assurer que la
pression disponible au point le puisage le plus défavorisé reste acceptable (1 bar à l’entrée d’un
appartement ou d’un immeuble, 0,3 bar à la robinetterie, plus pour des équipements particuliers).
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I.4. PRESSION D’UTILISATION « Hu »


Les consommateurs d’eau froide ou chaude n’ont pas seulement besoin d’un débit
d’eau mais aussi d’une pression suffisante afin de bien utiliser l’eau avec un objectif spécifique.
Cette pression, nécessaire pour le fonctionnement de n’importe quel appareil sanitaire, est
appelée pression d’utilisation.
Les normes donnent pour chaque processus technologique et pour chaque appareil la
valeur de la pression d’utilisation :
- Pour un lavabo, par exemple, Hu= 2 mètres colonnes d’eau ;
- Pour un WC, Hu = 3 mCE ;
- Pour un chauffe-eau, Hu = 10 mCE (1 bar).

I.4.1. Vérification de la pression au point le plus défavorisé


Pour connaître la pression au point le plus défavorisé, il faut connaître la pression à
l’origine (pression au point de raccordement sur le réseau).
La compagnie qui a en charge le réseau de distribution fournira les renseignements
nécessaires. Lorsque le réseau est « faible » ou présente une pression irrégulière (vieux réseaux
sous-dimensionnés), il est souhaitable de placer un enregistreur de pression pendant au moins
24 heures (de préférence pendant une semaine) pour déterminer l’heure à laquelle la pression
est la plus faible du réseau.
Il faudra dimensionner l’installation pour que la pression au point de puisage reste
suffisante dans les conditions les plus défavorables. Si malgré tout, la pression reste
insuffisante, il faudra installer des surpresseurs pour augmenter la pression.
En cas de trop forte pression (supérieure à 4 bar), il suffira de poser un détendeur
(réducteur de pression) au point d’alimentation.
En règle générale on considère qu’une pression à l’origine est convenable si elle dépasse
de 1 à 1,5 bar la pression nécessaire pour atteindre le dernier étage du bâtiment (pression
statique) en tenant compte des pertes de charge du réseau.
Porigine = Pstatique + PdC + 1,5
Dans l’exemple tracé sur l’abaque d’eau froide (figure 2), la perte de charge pour une
tuyauterie en cuivre 22 × 1 sera de 0,075 mCE/m, soit, pour une tuyauterie de 25 m, une perte
de charge totale de 1,87 mCE = 0,187 bar.
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Si le point le plus défavorisé se trouve au dernier étage d’une villa de 2 étages (hauteur
statique 7 m), la pression à l’origine (au compteur) devra être de : 0,7 + 0,187 + 1,5 = 2,38 bar.
La pression au point de puisage (non compris les pertes de charge de la robinetterie) sera de :
2,38 – 0,7 – 0,187 = 1,5 bar.
En reprenant l’exemple précédent, si on considère :
• que la pression à l’entrée de chaque F2 doit être d’au moins 1 bar ;
• que l’appartement le plus défavorisé est celui situé au bout de la colonne B1 ;
• que les longueurs de tuyauteries sont : A1/B1 = 4 m, A2/B2 = 1 m, A3/ B3 = 3 m, C1 = 6 m, C2
= 10 m, C3 = 3 m ;
• que la vitesse de l’eau devra être inférieure à 1,5 m/s dans les colonnes et 2 m/s dans les
sous-sols ;
• que la pression statique nécessaire pour atteindre le dernier étage doit être de 0,8 bar.
On pourra, à l’aide de l’abaque (figure 2) trouver, pour chaque partie de l’installation,
les diamètres minimaux et les pertes de charge par mètre en fonction de la vitesse maximum
de l’eau et du débit probable. Les résultats obtenus sont résumées dans le tableau suivant:

Pour l’appartement le plus défavorisé, la perte de charge sera :


PdC C1 + PdC C2 + PdC B3 + PdC B1 = 0,54 + 0,8 + 0,54 + 0,52 = 2,4 mCE soit 0,24 bar
La pression minimum nécessaire à l’entrée de l’immeuble sera donc :
P origine = P statique + P minimum d’écoulement + PdC = 0,8 + 1 + 0,24 = 2,04 bar
Il faudra tenir compte des pertes de charge singulières (détendeur, vannes, coudes…).
On peut voir dans cet exemple que la formule simplifiée peut s’appliquer :
P origine = P statique + PdC + 1,5 = 0,8 + 0,24 + 1,5 = 2,54 bar
Cela laisse 0,5 bar pour les pertes de charge singulières.
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L’abaque permet donc de choisir les diamètres des tuyauteries et de contrôler les pertes
de charges et les vitesses.
Dans le cas particulier des immeubles de grande hauteur (plus de 10 étages), il faudra
prévoir l’installation de détendeurs dans les étages inférieurs pour limiter la pression à 4 bar ou
une gestion des pressions par zones.

I.5. CONSOMMATION INDUSTRIELLE


La consommation de l’eau dans les industries est définie en fonction de la qualité et du
débit de cette eau. Ce débitest souvent donné par le spécialiste qui conçoit la technologie et
c’est à l’ingénieur d’établir, avec ses connaissances, la répartition de la consommation durant la
journée.
Concernant la qualité de l’eau utilisée dans l’industrie, sa potabilité ou non dépend du
type d’industrie utilise. Cependant, dans le cas des industries alimentaires, l’eau doit être plus
traitée, particulièrement du point de vue chimique.

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