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ISSN 0335-3931

NF P 40-201
Mai 1993

Référence DTU 60.1

Travaux de bâtiment
Plomberie sanitaire pour bâtiments
à usage d´habitation
Cahier des charges

E : Building works } Sanitary plumbing in residencial buildings }


Technical specifications
D : Bauarbeiten } Sanitärinstallationen in Wohngebäuden }
Technische Vorschriften

Norme française homologuée par décision du Directeur Général de l´afnor


le 5 avril 1993 pour prendre effet le 5 mai 1993.
Norme reprenant le DTU 60.1 d´octobre 1959 et ses additifs 1 de juillet 1969,
4 de février 1977, 5 de décembre 1979 avec son erratum d´avril 1980 et le
chapitre IV de novembre 1981. Les annexes I et II sont données à titre
informatif. Le cahier des clauses spéciales de l´additif 4 propose les clauses
administratives spéciales à insérer dans un marché privé de bâtiment. Le
mémento joint à l´additif 4 et son annexe sont donnés à titre informatif.

correspondance À la date de publication de la présente norme, il n´existe pas de norme ou de


projet de norme européenne ou internationale sur le sujet.

analyse La présente norme propose les clauses techniques à insérer dans un marché
d´installations neuves de plomberie destinées à la distribution de l´eau et à
l´évacuation des eaux usées pour la partie à l´intérieur des bâtiments, dans un
marché d´installations et sanitaires d´usage individuel dans les bâtiments
d´habitation et de bureaux.

descripteurs Thésaurus International Technique : bâtiment, bâtiment résidentiel, robinette-


rie d´eau pour le bâtiment, plomberie, tuyauterie, robinetterie sanitaire, spéci-
fication, tube en acier, raccord de tuyauterie, canalisation, essai, marquage.

modifications

corrections
éditée et diffusée par l´association française de normalisation (afnor), tour europe cedex 7 92049 paris la défense } tél. : (1) 42 91 55 55
diffusée par le CSTB 4, av. du recteur-poincaré 75782 paris cedex 16 } tél. : (1) 40 50 28 28

afnor 1993 © afnor 1993 1er tirage 93-05


MEMBRES DE LA COMMISSION D´ÉTUDE DU CAHIER DES CHARGES
DE PLOMBERIE SANITAIRE POUR BATIMENTS A USAGE D´HABITATION

M. BALAS, Union Nationale des Patrons Installateurs et Couvreurs de France.


MM. GUILLAUD, PARION, PIOLLET, Chambre Syndicale de la Couverture
Plomberie.
MM. AULANIER, DE LA FOURNIÈRE, Syndicat National des Fabricants de
Céramique Sanitaire.
MM. SEGUIN, MORISSEAU, Chambre Syndicale des Fabricants de Robinet-
terie.
M. GREZEL, Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics.
M. PERCHERON, SYNTEC.
M. ROUSSAN, Bureau Veritas.
M. SOMME, SOCOTEC.

LES REPRÉSENTANTS DES GRANDS SERVICES TECHNIQUES PUBLICS


LE CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT

Le DTU 60.1 date d´octobre 1959.


La présente mise à jour au 1er janvier 1987 incorpore :
} le chapitre IV (novembre 1981 ) du Cahier des charges qui annule le chapitre IV de juillet 1969.
} l´additif n° 1 Mise en œuvre des canalisations traversées des planchers, murs et cloisons (juillet 1969).
} (les additifs 2 et 3 sont supprimés).
} l´additif n° 4 Installations de distributeurs d´eau en tubes d´acier à l´intérieur des bâtiments (février 1977) modifié par
l´additif n° 5 de décembre 1979. Cet additif n° 4 comporte un cahier des clauses spéciales et un mémento.
PLOMBERIE SANITAIRE
POUR BATIMENTS A USAGE D´HABITATION

SOMMAIRE

CHAPITRE PREMIER

1. PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES
1,1 Domaine d´application 3 1,3 Caractéristiques techniques des installations 3
1,2 Caractéristiques des fournitures 3 1,4 Percements et scellements

CHAPITRE II

2. PRESCRIPTIONS TECHNIQUES CONCERNANT LES MATÉRIAUX


2,1 Tubes et raccords 5 2,41 Cabines de douches amovibles 12
2,11 Tuyaux en plomb 5 2,42 Supports d´éviers 12
2,12 Tubes en cuivre 5 2,43 Appareils en fonte brute de moulage 12
2,13 Tubes en acier 5 2,44 Dessus de cuvettes de W.-C. (abattants) 12
2,131 Galvanisation 6
2,14 Raccords 6 2,5 Robinetterie 12
2,15 Soudure et brasure 6 2,51 Pression d´essai 12
2,16 Tuyaux en fonte 6 2,52 Robinetterie de bâtiment 12
2,17 Tuyaux en amiante-ciment 6 2,53 Robinetterie sanitaire 13
2,18 Tuyaux en grès 6 2,531 Robinets simples 13
2,19 Tubes et raccords en matière plastique 7 2,532 Robinets mélangeurs 13
2,532.1 Mélangeur de lavabo 13
2,2 Appareils sanitaires 7 2,532.2 Mélangeur d´évier 13
2,21 Prescriptions générales 7 2,532.3 Mélangeur de baignoire 13
2,211 Trop plein des bidets 7 2,54 Pression d´épreuve de la robinetterie pour eau
2,212 Dispositifs anti-vides 7 forcée 13
2,22 Appareils sanitaires en céramique 7 2,55 Qualité de la robinetterie et des accessoires 14
2,221 Choix des appareils 7 2,551 Robinetterie de bâtiment 14
2,221.1 Classement des défauts 7 2,552 Robinetterie sanitaire 14
2,221.2 Importance des défauts 8
2,221.21 Défaut entraînant le rebut 8 2,56 Siphons 14
2,222 Classement des choix 9 2,57 Vidages d´appareils ménagers et sanitaires 14
2,223 Qualités de la céramique 10 2,571 Vidage de lavabos et bidets 14
2,23 Appareils sanitaires en fonte émaillée 10 2,572 Vidage d´évier 15
2,231 Qualité de la fonte 10 2,572.1 Evier ordinaire 15
2,232 Qualité de l´émail 10 2,572.2 Evier profond 15
2,233 Classement 11 2,572.21 Bonde à grillon en laiton chromé 15
2,572.22 Bonde à bouchon 15
2,24 Appareils en acier inoxydable 11 2,572.23 Bonde à tube de trop plein 15
2,25 Appareils en tôle émaillée 2,573 Vidage de baignoire 15
2,26 Appareils normalisés 11 2,573.1 Bonde à bouchon 15
2,3 Appareils ménagers de production d´eau 2,573.2 Bonde à clapet 15
chaude 11 2,574 Vidage de receveur de douches 15
2,574.1 Bonde à grille en laiton chromé 15
2,31 Appareils à combustible gazeux (gaz de ville, 2,574.2 Bonde à tube de trop-plein 15
gaz naturel, butane, propane) 11 2,575 Vidage de bac à laver pouvant servir de rece-
2,32 Chauffe-eau électriques 12 veur de douches 16
2,4 Appareils divers 12 2,58 Réservoirs de chasse et accessoires 16
2 60 } PLOMBERIE

CHAPITRE m
3. PRESCRIPTIONS TECHNIQUES CONCERNANT LE MODE D´EXÉCUTION DES TRAVAUX
ET LA MISE EN ŒUVRE DES MATÉRIAUX
3,1 Code des conditions minima 16 3,231 Horizontalité 20
3,2 Prescriptions complémentaires 16 3,232 Scellements 20
3,21 Prescriptions générales relatives aux canalisa- 3,232.1 Fixation au mur 20
tions 16 3,232.2 Fixation au sol 20
3,211 Nettoyage. 16 3,233 Encastrements 20
3,212 Joints de raccordements 17 3,234 Adossement à une paroi et juxtaposition de 20
3,213 Pose de canalisations 17 blocs. 20
3 214 Traversée des parois et planchers 17 3,235 Étanchéité des joints de robinetterie sur la
3,214.1 Fourreaux 17 céramique
3,215 Engravures 17 3,24 Prescriptions particulières à la pose des chauffe-
3,215.1 Parcours horizontaux 17 eau électriques 20
3,215.2 Cas de l´eau chaude 17 3.241 Vidange des appareils 20
3,216 Propagation des bruits 18 3,242 Chauffe-eau muraux 21
3,22 Prescriptions particulières à certaines canali- 3,242.1 Espaces libres 21
sations 18
3 221 Tuyaux en plomb 18 3,242.2 Fixation des appareils 21
3 222 Tubes en cuivre 18 3,242.21 Chauffe-eau instantanés 21
3,223 Tubes en acier 18
3,224 Tuyaux en fonte 19 3,242.22 Chauffe-eau de 8, 15, 30 et 50 litres 21
3,225 Tuyaux en amiante-ciment 19 3,242.23 Chauffe-eau de capacité supérieure à 501 21
3,226 Tuyaux en grès 19 3,243 Chauffe-eau sur socle 21
3,227 Raccordements de tuyaux d´écoulement de
différentes natures 20 3,244 Raccordement électrique 21
3,23 Prescriptions générales pour la pose des appa- 3,25 Prescriptions particulières relatives aux réser-
reils sanitaires 20 voirs de chasse hauts 21

CHAPITRE IV
4. CONTROLE ET ESSAIS
4,1 Généralités 23 4,22 Fonctionnement 24
4,221 Généralités 24
4,2 Contrôles et essais à réaliser 23
4,222 Fonctionnement des appareils pris séparé-
4,21 Etanchéité 23 ment 24
4,211 Réseaux de distribution 23 4,223 Fonctionnement des dispositifs de production
4,212 Réseaux d´évacuation 24 et de distribution collective d´eau chaude 25

ANNEXES
I. Table analytique 26 II. Liste des normes françaises à consulter 27

ADDITIF N° 1
Mise en œuvre des canalisations, traversées des planchers, murs et cloisons 28

ADDITIF N° 4
Installations de distribution d´eau en tubes d´acier à l´intérieur des bâtiments 47
Cahier des Clauses Spéciales relatif à l´Additif n° 4 66
Mémento relatif à l´Additif n° 4 68
60 } PLOMBERIE 3

Commentaires CHAPITRE I
à l´usage des architectes
et des entrepreneurs 1. PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES

1,1. Domaine d´application.


En conséquence ne sont pas traités Le présent Cahier des Charges s´applique aux travaux neufs de plom-
dans ce document : berie et d´installations sanitaires destinés à équiper les bâtiments à
} les travaux de plomberie de gaz ; usage d´habitation ou de bureau. Les travaux de plomberie comprennent
} la production centrale d´eau
chaude ; la distribution de l´eau, l´évacuation des eaux usées pour la partie à
} les réseaux d´adduction d´eau; l´intérieur du bâtiment et les installations sanitaires d´un usage individuel
} les réseaux d´assainissement; Ces travaux doivent respecter les règlements d´hygiène en vigueur.
} les canalisations d´eaux pluviales;
} les installations sanitaires à usage
collectif (établissements scolaires,
bains-douches, etc.);
} les conduits de fumée et de ven-
tilation.
1,2. Caractéristiques des fournitures.
A défaut d´indication précise du Les caractéristiques de qualités qui ne résultent pas des prescriptions
marché sur la date de livraison des techniques imposées par ce document et les documents annexes doivent
plans et notes, la bonne règle veut
que ces documents soient remis être précisées dans un document particulier propre à l´opération.
avant l´exécution du gros œuvre.

Le devis descriptif et les plans 1,3. Caractéristiques techniques des installations.


permettent à l´Entrepreneur d´éta-
blir le projet d´exécution. Les ren- L´Entrepreneur doit fournir les notes de calculs, les caractéristiques du
seignements donnés par ces docu- matériel dont les dispositions ne sont pas précisées au marché et les plans,
ments sont les suivants : coupes et schémas nécessaires à l´exécution des travaux, notamment
Le devis descriptif parcours des canalisations en plan et en élévation à chaque niveau, avec
indication des regards, vannes d´arrêt, clapets de retenue, soupapes
a) Distribution d´eau: dispositifs anti-béliers.
1° La pression de service du réseau
de distribution d´eau en un point
situé à moins de 20 mètres de l´em-
placement fixé pour le branchement.
2° La nature de l´eau distribuée :
pH et degré hydrotimétrique.
3° Les locaux où seront logés éven-
tuellement le compteur général, le
dispositif de surpression ou de
détente ainsi que les dispositifs
particuliers tels que clapet de rete-
nue, poste de neutralisation, etc.
4° Le régime de distribution de l´eau
à l´intérieur des constructions :
ceinture générale, nourrice, colon-
nes montantes, compteurs division-
naires, colonnes spéciales aux robi-
nets de chasse, etc.
5° La pression résiduelle au point
le plus défavorisé de l´installation.
6° Les précautions à prendre contre
le gel : calorifugeage, point de
vidange, profondeur des canalisa-
tions enterrées.
7° Les emplacements des robinets
d´arrêts.
8° Le régime de distribution collec-
tive de l´eau chaude à l´intérieur des
constructions (ceinture générale,
colonnes montantes, compteurs divi-
sionnaires, canalisations de retour,
circulation, pompes, calorifugeage,
etc.).
4 60 } PLOMBERIE

9° Le point d´alimentation en eau


des installations de chauffage et de
production collective d´eau chaude.
10° Les dispositions prévues pour
le service d´incendie, le cas échéant.
11° La nature et la tension du cou-
rant électrique distribué.
b) Eaux usées
1° Le système d´évacuation et d´as-
sainissement des eaux pluviales et
ménagères.
2° Le système d´évacuation des eaux
usées à l´intérieur de la construction,
chute unique ou chutes différenciées.
30 Le système de relèvement des
eaux ne pouvant être évacuées
directement (éjecteur à air com-
primé ou pompe).
40 Les cotes de raccordement des
évacuations sur le réseau public.
Les plans.
Les plans doivent situer les empla-
cements suivants :
1° Locaux de service, compteurs,
transformateurs, machinerie d´as-
censeurs, etc.
2° Passages obligatoires de canali-
sations : sous-sol, galeries de cana-
lisations, gaines de colonnes mon-
tantes, passages enterrés, etc.
En outre dans le cas de canalisa-
tions enterrées, les plans indique-
ront les emplacements et les encom-
brements des fondations.
3° Boîtes de coupure du courant
électrique. 1,4. Percements et scellements.
Le Cahier des Prescriptions Tech- Les dessins établis par l´Entrepreneur de plomberie, conformément
niques Particulières ou à son défaut à l´article 1,3, indiquent les passages à travers les ouvrages de gros
toute autre pièce du marché doit
spécifier l´entreprise qui a la charge œuvre (planchers, murs et ossature). Ces passages sont composés uni-
des percements et scellements dans quement de trous cylindriques à base circulaire ou rectangulaire.
le gros œuvre. Les percements et les scellements ne doivent pas nuire à la résis-
En l´absence d´indications, l´on tance des éléments porteurs.
retiendra que l´usage courant est le
suivant : c´est l´entrepreneur de gros La nature des scellements ou bouchements doit être appropriée aux
œuvre qui exécute lespercements et ouvrages qui les subissent.
scellements. En particulier dans les sous-sols, caves, chaufferies et dans tous les
Lorsqu´il s´agit de percer des lieux humides, les scellements et les bouchements doivent être faits
trous ou d´exécuter des scellements
dans des matériaux non traditionnels, au mortier de ciment.
cet entrepreneur peut, soit deman- Il est interdit de faire des perceme ts ou des scellements dans des
der au fournisseur le mode de travail ouvrages comportant une étanchéité.
et de pose ne risquant pas de dété-
riorer les matériaux, soit faire exé-
cuter les trous et scellements dans
ces matériaux par l´entreprise char-
gée de la mise en œuvre des dits
matériaux.
Dans le cas où des percements
non indiqués aux plans remis par
l´entreprise de plomberie avant
l´exécution du gros œuvre, doivent
être exécutés, ils sont mis à la charge
de l´entrepreneur de plomberie sauf
s´ils résultent de modifications appor-
tées par le Maître d´œuvre posté-
rieurement à l´exécution du gros
œuvre.
En tout cas, les percements, bou-
chements et scellements dans les
cloisons (parois non porteuses
d´épaisseur inférieure à 15 cm) ainsi
que les bouchements sont à la charge
de l´entrepreneur de plomberie
60 } PLOMBERIE 5

CHAPITRE II

2. PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
CONCERNANT LES MATÉRIAUX
2,1. Tubes et raccords.
2,11. Tuyaux en plomb.
Le plomb doit correspondre aux spécifications de la norme NF A 55-505.
Il est utilisé en deux qualités :
1re catégorie : « plomb doux raffiné à 99,9 % pour eau sous pression et
gaz » pour les alimentations.
2e catégorie : « plomb refondu dulcifié » pour les évacuations.
Les diamètres intérieurs et les Les tuyaux ont une section circulaire d´épaisseur uniforme sur toute
épaisseurs caractérisant les tuyaux leur longueur. Les traits de filage peu profonds sont acceptés. Les
sont donnés par la norme NF A 65- tolérances sur les dimensions et les essais sont ceux prévus à la norme
571.
NF A 55-505.
On considère comme peu profond
un trait de 0,5 mm de profondeur.
2,12. Tubes en cuivre.
Les diamètres extérieurs y com- Les surfaces extérieures et intérieures des tubes sont lisses, exemptes
pris ceux de la série complémentaire de rayures, pailles, soufflures, criques, cendrures, piqûres, doublures.
pour le bâtiment etles tolérances sont
donnés par la norme NF A 68-201. Toutefois un défaut localisé intéressant moins du dixième de l´épaisseur
est toléré. Toute trace de limage en partie rectiligne ou courbe est une
cause de refus.
Les tubes sont parfaitement cylindriques et d´épaisseur uniforme. Ils
doivent satisfaire aux essais de traction sur tube et de rabattement de
collerette définis au chapitre IV.

2,13. Tubes en acier.


Les tubes utilisés peuvent être Les tubes en acier doivent avoir une épaisseur et un diamètre uniformes,
livrés suivant leur emploi noirs, et satisfaire aux essais de pression définis au chapitre IV. Les tubes
galvanisés à chaud, revêtus d´un
enduit bitumineux ou d´un complexe galvanisés doivent satisfaire aux essais sur galvanisation et aux essais
bitume-voile de verre. d´aplatissement. Les tubes admis sont :
1° Tubes filetés dits « tubes gaz » soit :
La norme NF E 29-027 concerne le a) Soudés par rapprochement conformes à la Norme NF E 29-027.
tarif n° 1 des fabricants. Cette norme,
qui sera révisée, ne prévoit les dia- Diamètre admis : 8/13 à 102/114.
mètres que jusqu´à 50-60.
La norme NF E 29-025 concerne le b) Sans soudure conformes à la norme NF E 29-025.
tarif n° 3 des fabricants. Cette norme,
qui sera révisée, prévoit les dia- Diamètre 8/13 à 102/114.
mètres jusqu´à 156-165.

La technique de façonnage et de 2° Tubes en acier soudés lisses série extra-légère conformes à la


raccordement de ces tubes est parti- norme NF E 29-028.
culière, elle exige des raccords
spéciaux et une brasure spéciale. Diamètre nominal de 10 à 60.
La norme NF E 29-028 concerne le
tarif standard 41 spécial des fabri-
cants.
La norme actuelle, qui sera révi-
sée, ne prévoit les diamètres que
jusqu´à 50.

La norme NF A 48-002 concerne le 3° Tubes en acier sans soudure laminés à chaud conformes à la
tarif n° 10 des fabricants. norme NF A 48-002.
Pression d´épreuve 75 kg/cm2.
6 60 } PLOMBERIE

2,131. Galvanisation.
La norme A 91-141 sur la fabrica- La galvanisation est faite à chaud par immersion dans le zinc en fusion.
tion des tubes est en cours d´étude à Le revêtement doit être homogène, sans solution de continuité et sans
l´AFNOR. tache. La cristallisation doit être régulière. Le poids de zinc par unité de
surface doit être supérieur à 4 g/dm2.
2,14. Raccords.
Les raccords suivant la qualité du Ils sont exempts de fentes, criques, soufflures et autres défauts. Les
tube sont en fonte malléable, en raccords filetés ou taraudés doivent satisfaire aux conditions suivantes :
acier doux ou en alliage de cuivre filetages entiers, calibrés et axés sur la pièce elle-même. Les raccords en
alliage de cuivre sont conformes aux prescriptions du Cahier des Charges
n° 9 de la Robinetterie du Bâtiment (1) (sauf § 5, nos 6, 8).
Les raccords en fonte malléable doivent satisfaire aux essais de pres-
sion intérieure et de déformation.
2,15. Soudure et brasure.
La soudure d´étain utilisée dans les travaux de plomberie ne doit pas
contenir en poids moins de 24 % d´étain. La brasure employée pour les
travaux sur tube en cuivre est à base d´argent ou d´un alliage de métaux
d´apport dont le point de fusion (environ 800°) est inférieur à celui du
cuivre.
La soudo-brasure employée pour les travaux sur tubes d´acier noir ou
galvanisé est ordinairement à base d´argent. Elle peut être constituée par
du laiton au silicium ou au phosphore.
2,16. Tuyaux en fonte.
La norme NF A 38-011 s´applique en La fonte des tuyaux et raccords doit être conforme aux spécifications
principe aux canalisations sous pres- de la norme NF A 38-011.
sion; on peut exiger la même qualité
de métal pour la fonte dite mince. Toute pièce doit rendre un son clair au choc, tout défaut dissimulé sous
(Norme française en préparation). du mastic de fonte ou toute autre matière entraîne le refus de la pièce.
Les éléments de canalisation en Dans une section droite le diamètre doit être constant et l´épaisseur
fonte épaisse sont plus particulière- uniforme.
ment destinés aux conduites sous
pression.
Les éléments de canalisation en L´épaisseur nominale des tuyaux en fonte mince en fonction du dia-
fonte mince dont les diamètres nomi- mètre, est donnée par le tableau suivant :
naux vont de 50 à 150 mm sont réser-
vés à l´écoulement des eaux usées.

Ces épaisseurs sont susceptibles d´une tolérance de } 15 %.


Pour les diamètres commerciaux l´épaisseur est celle du diamètre nomi-
nal le plus proche.
Les tuyaux en fonte épaisse sont Les tuyaux en fonte épaisse doivent pouvoir résister à une pression de
réservés en principe aux fluides 30 kg/cm2. Ils sont conformes aux spécifications des normes NF A 48-551
sous pression. et suivantes pour les éléments de la série « Standard » et NF A 48-501 et
suivantes pour les éléments de la série « à brides ».
2,17. Tuyaux en amiante-ciment.
Les tuyaux en amiante-ciment sont conformes aux spécifications des
normes :
Les dimensions normalisées des NF P 41-301 : Canalisations sous pression en amiante-ciment.
canalisations sous pression sont don-
NF P 16-301 : Canalisations sans pression. Ils sont obligatoirement de la
nées par les normes NF P 41-401 à
NF P 41-404. série renforcée ; norme NF P 16-412 à 16-416.
2,18. Tuyaux en grès.
Les tuyaux en grès vernissé (anti-acide) doivent :
1° Avoir une surface intérieure lisse, sans reliefs ou cavités suscep-
tibles de gêner l´écoulement des eaux polluées et chargées de
déchets solides.
1. Édité par le Syndicat des Industries Mécaniques et Transformatrices des Métaux.
60 } PLOMBERIE 7

2° Avoir une texture compacte, homogène, sans feuilletages.


En particulier les bouchements après cuisson donnent lieu à refus
3° Rendre un son clair au choc.
4° Permettre une coupe franche, sans fêlure.
5° Etre revêtus d´un vernis au sel marin faisant corps avec la masse du
grès et ne présentant ni gerçures, ni craquelures.
6° Etre inattaquables aux acides dans leur masse et leur vernis, notam-
ment aux acides chlorhydrique fumant, acétique et lactique.
7° Résister à une pression intérieure de 5 kg/cm2.
8° Supporter une charge extérieure de 1 500 kg par mètre de longueur
appliquée suivant la génératrice.
9° Présenter un coefficient d´absorption d´eau en poids au plus égal
à 3 %.
10° Etre pourvus à l´intérieur du collet et l´extrémité du bout mâle, de
cannelures assurant la bonne tenue du joint.
11° Etre d´une seule venue, c´est-à-dire que les collets ne doivent pas
être rapportés après coup mais pressés en une seule opération avec
le tuyau, sauf pour les « jonctions » simples ou doubles.
12° Etre droits, avoir une section circulaire et une épaisseur constantes.
La tolérance d´ovalisation entre deux diamètres perpendiculaires est
de:
3 mm pour les diamètres de 50 et 75 mm.
4 mm pour les diamètres de 100 et 125 mm.
5 mm pour les diamètres de 150 et 175 mm.
6 mm pour les diamètres de 200 mm.
Il est rarement utilisé de diamètre La tolérance sur la longueur utile est de ± 2 %.
supérieur à 200 mm dans le bâti-
ment. La flèche maximum est inférieure ou égale à 1/100 de la longueur utile.
Les tuyaux et raccords portent en creux et en caractères lisibles la
marque du fabricant.
2,19. Tubes et raccords en matière plastique.
Les tubes en matière plastique utilisés doivent avoir obtenu l´agrément
du C.S.T.B.

2,2. Appareils sanitaires.


2,21. Prescriptions générales.
L´intercommunication entre le réseau d´eau potable et le réseau d´eau
usée doit être impossible.
2,211. Trop-plein des bidets.
La préférence doit être donnée La section minimum est celle indiquée à la norme NF D 11-107.
aux appareils dont la disposition du
trop- plein permet un nettoyage aisé
2,212. Dispositifs anti-vides.
Les dispositifs anti-vides destinés à remplacer des ventilations secon-
daires ne sont admis qu´à l´extérieur des constructions.
2,22. Appareils sanitaires en céramique.
2,221. Choix des appareils.
Le devis descriptif propre à chaque opération doit définir le choix des
appareils. Ce choix résulte du nombre et de l´importance des défauts
définis ci-après.
Définition des défauts. 2,221.1. Classement des défauts.
1° Défauts nuisant à la mise en
œuvre.
Le gauche est le rapport de la
distance maximum entre une arête
ou une surface réelle et sa position
théorique, à la longueur de cette
arête ou à la plus grande dimension
de cette surface.
8 60 } PLOMBERIE

2° Défauts concernant l´utilisation.


Ils concernent surtout le vidage
qui doit être assuré, qu´il s´agisse
de lavabos, bidets, receveurs de
douches ou d´éviers. Pour les appa-
reils à siphon incorporé, le vidage
ne doit être entravé par aucune
aspérité.

3° Défauts intéressant l´hygiène.


Filage, écaillage, tressaillage,
bouillonnage, piqûres, manque d´é-
mail, grains de chaux.
Filage : fêlures très fines intéres-
sant l´épaisseur de l´appareil.
Écaillage : écailles d´émail qui se
détachent généralement aux angles
vifs.
Tressaillage : légères fentes su-
perficielles n´intéressant que l´émail.
Bouillonnage : petits cratères en
relief dans l´émail ou boursouflures
de l´engobe (grès).
Piqûres : trous sans relief dans
l´émail généralement de petites
dimensions et rarement isolés.
Manque d´émail : se manifeste par
un manque de brillant.
Grains de chaux : grains de cal-
caire incorporés accidentellement à
la pâte pouvant provoquer à plus ou
moins longue échéance un éclat de
forme tronconique.

4° Défauts intéressant l´aspect.


Coulure d´émail, grains de four,
manque d´engobe, moutonnage,
tache.
Coulure d´émail : excès d´émail
ayant coulé au cours de la cuisson.
Grains de four: petites aspérités
formées par des grains de pâte ou
de réfractaire tombés sur la pièce
avant ou après émaillage.
Manque d´engobe : couche d´en-
gobe insuffisante faisant transparaitre
la pâte.
Moutonnage : ondulation de la sur-
face de l´émail.
Taches: généralement provoquées
par des aels ou oxydes minéraux.
2,221.2. Importance des défauts.
Les défauts intéressant l´hygiène et l´aspect ne sont considérés que
s´ils sont situés sur une face vue ou mouillée, trop-plein compris.

2,221.21. Défaut entraînant le rebut.


} Écaillage, filage, fêlures provoquées par grains de quartz (à la pose
ou en service) ;
} Tolérances dimensionnelles supérieures à 3%.
2,221.22. Défauts admissibles suivant le classement des appareils.
L´importance de chaque défaut suivant le choix est donnée par le tableau
ci-après :
60 } PLOMBERIE 9

Choix A : pièces ne comportant


qu´un petit nombre de défauts
très peu visibles, c´est-à-dire au plus
deux défauts de nature I ou m
et deux défauts de la nature IV.
2,222. Classement des choix.
Choix B : pièces ne comportant Les choix sont déterminés par le nombre de défauts et suivant le tableau
qu´un petit nombre de défauts ne
nuisant pas à la bonne présentation, ci-dessous ;
c´est-à-dire au plus deux défauts
de nature I et III et trois défauts
de la nature IV.

Choix C : pièces comportant défauts


ne nuisant pas au bon usage, c´est-
à-dire au plus trois défauts de
nature I, II ou III et trois défauts de la
nature IV.
10 60 } PLOMBERIE

L´indication du choix doit autant Toute pièce doit porter l´indication du choix dans lequel elle est classée.
que possible rester visible après la Cette indication doit être indélébile.
pose.

Provisoirement pendant une durée Toute pièce ne comportant pas d´indication de choix est considérée
qui n´excédera pas douze mois comme déclassée.
l´indication du choix n´est pas impé-
rative.

2,223. Qualités de la céramique.


Définitions : Les appareils sanitaires en céramique sont fabriqués soit en faïence
émaillée, soit en grès émaillé, soit en porcelaine vitrifiée.
La faïence est constituée par une La céramique doit satisfaire aux essais ;
pâte blanche cuite à 1200°, puis
recouverte d´un émail déposé par } de résistance aux variations de température ;
trempage et fondu au four à 1 000°. } de dureté de l´émail ;
Étant donné son retrait la faïence ne } de continuité de la couche d´émail définis en 4,22
permet d´exécuter que des pièces
de petites dimensions.
Le grès émaillé est constitué par
une pâte jaunâtre recouverte d´un
épiderme imperméable formé de
plusieurs couches d´une porcelaine
opaque dite « engobe » et d´un émail
transparent dit « couverte ».
L´ensemble est cuit en même
temps que la pâte à 1 300°.
Étant donné le faible retrait le grès
permet d´exécuter des pièces de
grandes dimensions.
La porcelaine vitrifiée est cons-
tituée par une pâte blanche recou-
verte d´un émail dit « couverte »
et cuite à 1 400°. Il se produit une
vitrification complète de la pâte, qui
devient imperméable dans la masse
Le retrait assez élevé limite
l´emploi de la porcelaine vitrifiée
aux pièces de dimensions moyennes

2,23. Appareils sanitaires en fonte émaillée.

2,231. Qualité de la fonte.


La fonte doit être de la qualité Ft 14 de la norme NF A 32-101 et avoir
les caractéristiques mécaniques et physiques définies à cette norme. Les
réparations des défauts ne sont tolérées que pour les surfaces non suscep-
tibles de venir en contact avec l´eau (pieds de baignoire par exemple).
Les bords des trous et les épaulements destinés à la pose ou à la fixation
d´autres pièces doivent être plans et bien dégagés.
Les parties non émaillées doivent être recouvertes d´une couche de
masse ou d´une peinture antirouille venant d´usine.

2.232. Qualités de l´émail.


L´émail est appliqué et cuit en L´émail doit recouvrir toutes les surfaces susceptibles d´être mouillées.
2 couches successives après déca- Il doit être lisse, brillant, opaque de couleur régulière, sans soufflures.
page de la surface. Son épaisseur
varie avec le procédé de fabrica-
tion.
Pour les éviers et bacs à laver, la couche de couverte doit pouvoir résis-
ter à l´attaque des acides et des alcalis et aux produits d´entretien compati-
bles avec la dureté de l´émail qui doit correspondre au degré 4-5 de
l´échelle de Mohs.
L´émail doit satisfaire aux essais définis à l´article 4,24.
60 } PLOMBERIE 11

2,233. Classement.
Les appareils en fonte émaillée Les éclats d´émail entraînent le rebut de l´appareil.
sont classés suivant les mêmes prin-
cipes que ceux en céramique.
2,24. Appareils en acier inoxydable.
Les nuances d´acier inoxydable admises sont soit des aciers ferritiques
à 17% de chrome; soit des aciers austénitiques du type chrome-nickel
18/8.
Les appareils sont livrés polis (satinés ou brillants) sans traces de cor-
don de soudure ni de griffures provoquées par l´outillage de conforma-
tion. Ils doivent avoir subi en usine après formage un traitement de déferri-
sation et de passivation
Il est recommandé en première L´épaisseur du métal est fonction de la plus grande dimension de la
installation de revêtir les pièces pièce :
d´un enduit plastique pelable et de
maintenir cet enduit en bon état jus- jusqu´à 800 mm épaisseur : 0,8 mm ;
qu´à la mise en service de l´instal- de 800 mm à 1 200 mm : 0,9 mm ;
lation. de 1 200 mm à 1 400 mm ; 1 mm.
Au-dessus l´épaisseur dépend du profil de l´appareil.
Tolérances d´épaisseur : sur embouti } 10%, sans limitation au-dessus.
Les paillasses et les égouttoirs indépendants ou incorporés doivent être
insonorisés.
Toutes les pièces en acier inoxydable doivent être marquées au rou-
leau pour identifier la nuance et au poinçon pour indiquer le nom du trans-
formateur.

2,25. Appareils en tôle émaillée.


Les faibles rayons de courbure La tôle émaillée qui constitue tout ou partie de l´appareil sanitaire ou
sont à éviter : aux endroits où cette ménager doit satisfaire aux conditions suivantes :
disposition ne peut être respectée Les 2 faces de la tôle sont entièrement émaillées, toutefois, les parties
ainsi que sur les bords des tôles,
il est recommandé de laisser appa- non apparentes ne comportent qu´une couche de masse.
raître la couche noire de masse Les qualités de l´émail doivent être les mêmes que pour les appareils
parce qu´elle résiste beaucoup
mieux aux chocs que l´émail blanc en fonte ; il doit notamment satisfaire aux essais définis à l´article 4,24.
L´épaisseur normale des 2 couches d´émail varie entre 0,15 et 0,40 mm
et exceptionnellement 0,50 mm. Cette épaisseur est mesurée par l´essai
défini à l´article 4,243.
La couche de couverte d´émail des appareils en contact direct avec
l´eau doit satisfaire à l´essai de résistance aux acides défini à l´article 4.244.
Pour être admissibles ces défauts Le moutonnage ou peau d´orange et les points noirs ou dorés ne sont
ne doivent pouvoir être décelés que tolérés que s´ils sont pratiquement invisibles.
par un examen attentif de l´appareil.
2,26. Appareils normalisés.
Seuls sont normalisés les appareils suivants :
Éviers : caractéristiques générales, NF D 10-101.
Lavabo en céramique : NF D 11-101.
Éviers en céramique : NF D 11-102.
Cuvette de W.-C. en céramique : (Siphon caché) NF D 11-105.
Cuvette W.-C. en céramique : (Siphon apparent) NF D 11-106.
Les côtés d´interchangeabilité de ces appareils ainsi que les tolérances
sont obligatoires. Les autres cotes sont seulement préférentielles.

2.3 Appareils ménagers de production d´eau chaude


2,31. Appareils à combustible gazeux (gaz de ville } gaz naturel }
butane } propane).
Ces appareils sont traités dans le Cahier des Charges de Plomberie.
Gaz (1).
1. A l´étude.
12 60 } PLOMBERIE

2,32. Chauffe-eau électriques.


Ces appareils doivent être conformes aux normes :
NF C 73-106 et additif pour les chauffe-eau à accumulation ;
NF C 73-117 pour les chauffe-eau à chauffage accéléré ;
NF C 73-139 pour les chauffe-eau instantanés ;
et porter l´estampille NF-USE-APEL ou USE-APEL suivant le type d´appa-
reil.

2.4 Appareils divers.


2,41. Cabines de douches amovibles.
Ces installations ne font pas partie du présent Cahier des Charges,
elles sont soumises à la procédure d´agrément du C.S.T.B.
2,42. Supports d´éviers.
Les supports d´éviers en bois ou en tôle sont protégés contre l´action de
l´eau : humidité et condensation par des revêtements efficaces : peintures
laquées ou émaillage.
Ces matières peuvent être par Les charnières, paumelles et organes de verrouillage sont en matières
exemple du laiton, de l´acier inoxy- résistant à la corrosion.
dable, des matières plastiques, etc,
2,43. Appareils en fonte brute de moulage.
La fonte doit être de la qualité FE 14 de la norme NF A 32-101.
Les surfaces intérieures et extérieures de ces appareils sont revêtus
d´une couche primaire de peinture anti-rouille à la livraison.
2,44. Dessus de cuvettes de W.-C. (abattants).
Les dessus de cuvette dits « fermés » doivent être conformes en dimen-
sions à la norme NF D 11-109, les dessus ouverts dits « non contact » doi-
vent respecter autant que possible les dimensions de la norme ci-dessus.
En cas où il est prévu un dessus Les dessus peuvent être soit en bois verni, soit en matière synthétique.
de couvercle, l´ensemble est de la Dans le second cas la matière utilisée doit résister au choc et à la flexion
même matière et de la même cou-
leur. en service même en l´absence d´un ou plusieurs tampons.
Le vernis ou la matière synthétique doit résister sans se ternir ni changer
d´aspect à l´action des produits courants d´entretien ou de désinfection.

2,5. Robinetterie.
Définitions : 2,51. Pression d´essai.
La robinetterie doit satisfaire à l´essai d´étanchéité sous 20 kg/cm2 défini
La robinetterie utilisée couram-
ment dans le bâtiment comprend les à l´article 4,23.
robinets d´arrêt et de puisage
connus sous le nom de « robinetterie
de bâtiment » et la robinetterie sani-
taire destinée à alimenter en eau
froide et en eau chaude les divers
appareils sanitaires.

2,52. Robinetterie de bâtiment.


Dimensions et terminologie.
La terminologie fait l´objet des Les dimensions et le marquage sont conformes aux normes suivantes :
normes suivantes
} robinet d´arrêt à soupape : } Têtes de robinets à soupape d´arrêt et de puisage : NF E 29-141.
NF E 29-064. } Robinets d´arrêt à tête droite à 2 manchons taraudés : NF E 29-144.
} robinet de puisage à soupape : } Robinets d´arrêt à tête droite à 2 raccords « Union » NF E 29-145
NF E 29-065. } Robinets de puisage, corps : NF E 29-146.
Les diamètres nominaux vont } Robinets de puisage, ensemble : NF E 29-147.
de 8 à 40 pour les robinets d´arrêt,
8 à 25 pour les robinets de puisage } Robinets à nez d´arrosage, corps : NF E 29-148.
ordinaires et 12 à 40 pour les robi- } Robinets à nez d´arrosage, ensemble : NF E 29-149.
nets de puisage à nez d´arrosage.
60 } PLOMBERIE
13

2,53. Robinetterie sanitaire.


2,531. Robinets simples.
Seuls sont normalisés les appa- La manœuvre de ces robinets doit être facile à l´ouverture ou à la ferme-
reils suivants : ture.
} robinets d´alimentation se fixant
sur la tablette horizontale d´un
lavabo NF D 18-101 ;
} robinet d´alimentation dans la
céramique pour bidet NF D 18-
105.
Ces robinets sont munis d´un file-
tage de la queue de 15/21 gaz et
dans tous les cas d´un disque plas-
tique pour eau chaude. La com-
mande de clapet peut se faire par
cabochon ou par croisillon.

2,532. Robinets mélangeurs.


Ce type de robinet est utilisé Ces robinets doivent être conçus pour assurer un mélange d´eau chaude
sur les lavabos, les éviers, les bai- satisfaisant pour des pressions pouvant différer jusqu´à 2 kg/cm2.
gnoires et les douches.

2,532.1. Mélangeur de lavabo.


Les raccords sont en 15/21 et Le bec verseur doit assurer un écoulement sans éclaboussure. Lorsque
12/17. le mélangeur est combiné avec un vidage extérieur le joint de la tige de
Le bon écoulement peut être commande doit être parfaitement étanche.
obtenu, soit par la constitution même
du bec, soit par l´emploi d´un brise-
jet démontable.

2,532.2. Mélangeur d´évier.


Les raccords sont au minimum Le mélangeur doit assurer un écoulement sans éclaboussure et être à
15/21. joint étanche s´il est muni d´un bras orientable. La saillie du bras doit être
Le bon écoulement peut être telle que l´impact du jet se produise au moins à 8 cm du bord de la cuve.
obtenu soit par la constitution même Pour les mélangeurs sur applique l´écartement des 2 manœuvres doit être
du bec soit par l´emploi d´un brise- au moins de 11 cm.
jet démontable.

2,532.3. Mélangeur de baignoire.


Les raccords pourront être soit La saillie doit être telle que l´impact du jet se produise sur le fond de la
en 15/21 pour les baignoires à faible baignoire ou au minimum sur la gorge de raccordement avec les parois,
volume d´eau dites « baignoires l´écartement des 2 manœuvres doit être au moins de 11 cm.
sabots » soit en 21/27 pour les bai-
gnoires normales. Le diamètre du
filetage de départ est le même que
celui des raccords.
Lorsque le mélangeur est muni d´un inverseur pour l´alimentation d´une
pomme de douche, les positions de la manette doivent être indiquées
d´une façon claire et explicite, la manœuvre de la manette doit se faire à
frottement doux,

2,54. Pression d´épreuve de la robinetterie pour eau forcée.


Par dérogation aux normes ci-dessus, toute la robinetterie sanitaire doit
être essayée à la pression d´épreuve de 20 kg/cm2.
En outre, il doit être vérifié que pour une pression de service comprise
entre 3,5 kg et 4,5 kg/cm2, le fonctionnement ne donne lieu à aucun bruit
gênant ni aucune vibration, et pour des vitesses d´écoulement inférieures
à 2 m/s.
60 } PLOMBERIE
14

2,55. Qualité de la robinetterie et des accessoires.


2,551. Robinetterie de bâtiment.
Provisoirement pendant une durée Les articles de robinetterie de bâtiment en bronze et en laiton doivent
qui n´excédera pas quinze mois, il être munis de la marque de qualité S.G.M. du Syndicat Général des Indus-
pourra être fait usage d´articles non tries Mécaniques et transformatrices des métaux.
munis de la marque de qualité.
Dans l´indication du revêtement : En conséquence, qu´il s´agisse d´articles normalisés ou non, ils doivent
a) Pour le nickel, le chiffre repré- être conformes aux conditions du Cahier des Charges n° 9 pour la robinet-
sente en microns l´épaisseur nomi-
nale. terie du Bâtiment. Toutefois, par dérogation aux termes de ce Cahier des
Charges, les revêtements électrolytiques doivent être soit du type CR 2
b) Pour le chrome, le chiffre repré-
sente en 1/10 de microns l´épaisseur sur N 5 de la Norme A 91-101, soit du rype CR 6.
minimum moyenne quotient du En outre, les robinets de puisage et d´arrêt à soupape sont soumis aux
volume de métal par l´aire de la sur- conditions du Cahier des Charges n° 9b et de plus dans le cas où ils sont
face du dépôt. normalisés à celles du Cahier n° 9a.
2,552. Robinetterie sanitaire.
En l´absence de marque de qualité pour la robinetterie sanitaire, celle-ci
doit répondre aux conditions du Cahier des Charges n° 9 précité en ce qui
concerne la qualité du métal (bronze ou laiton), l´usinage, les filetages, les
dimensions, les mécanismes et les portages. Les revêtements électrolyti-
ques sont du type indiqué à l´alinéa précédent.
2,56. Siphons.
Conformément à la Norme P 41-201, tous les siphons doivent présenter
une garde d´eau d´au moins 50 mm.
Le Cahier des Charges n° 9 est applicable aux siphons en ce qui concerne
la qualité du métal et les revêtements électrolytiques sont du type indiqué
au paragraphe précédent (2,55). Les parois intérieures doivent être lisses,
la section de la veine liquide doi être sensiblement constante et voisine
de la forme circulaire pour éviter les dépôts savonneux.
Les siphons tubulaires à sortie horizontale pour lavabos et bidets doi-
vent être conformes aux normes suivantes :
} Siphons pour lavabos et bidets : (dimensions d´interchangeabilité)
NF D 18-103.
} Siphons pour lavabos : (éléments de raccordement) NF D 18-104.
Les autres modèles de siphons pour lavabos et bidets doivent répondre à
la même section de passage que les modèles ci-dessus soit 700 mm2.
Les siphons pour éviers, plonges, bacs à laver et cabines de douches
doivent avoir une section d´écoulement correspondant à un diamètre de
40 mm soit une section de passage de 1 200 mm2 environ. Pour les autres
appareils les diamètres doivent être également conformes à ceux de la
Norme P 41-201.
2,57. Vidages d´appareils ménagers et sanitaires.
Les systèmes sont différents lors Les dispositifs de vidage permettent un montage et un réglage faciles ;
qu´il s´agit d´un lavabo ou bidet le clapet amovible peut être guidé mais n´est jamais solidaire du dispositif
d´un évier, d´une baignoire ou d´un de manœuvre.
receveur de douche.
2,571. Vidage de lavabos et bidets.
Les dispositifs peuvent être à 1° Vidage intérieur: les dimensions des bondes pour lavabos et bidets
tirette ou à bascule. L´orifice de à vidage intérieur doivent être conformes à la Norme NF D 18-102 avec
30 mm de diamètre correspond au orifice de 30 mm. Les pertes d´eau par la bonde ne doivent pas excéder
tube acier 33/42. 0,1 litre par minute.
2° Vidage extérieur : l´ensemble du vidage doit avoir les mêmes carac-
téristiques que le vidage intérieur, le joint de pénétration de la tringlerie
dans la bonde doit être étanche, la tringlerie doit être protégée contre la
corrosion ou inoxydable et l´articulation doit être indéréglable.
3° Bondes à bouchon : l´obturation par le bouchon doit être étanche, la
chaînette de retenue doit être protégée contre la corrosion et résister à
une traction de 5 kg sans déformation.
60 } PLOMBERIE 15

La forme doit être telle qu´il ne puisse former de nœuds susceptibles


de provoquer la rupture en service.
2,572. Vidage d´évier.
Les dimensions des trous pour bondes doivent étre conformes à la
Norme NF D 10-101.
2,572.1. Évier ordinaire.
Par bonde à grille en laiton blanchi.
2,572.2. Évier profond.
Le vidage peut se faire par bonde à grille, par bonde à bouchon ou par
bonde à tube de trop-plein.
2,572.21. Bonde à grille en laiton chromé.
2,572.22. Bonde à bouchon.
La bonde à bouchon n´est admise Bonde à grille amovible en laiton chromé ou en acier inoxydable, bou-
que s´il existe un trop-plein ou chon en matière plastique retenu par chaînette métallique protégée
une deuxième cuve munie d´une
bonde à grille en tenant lieu contre la corrosion ou inoxydable et rattachée par un anneau à l´appareil
ou munie d´une boule flotteur métallique protégée contre la corrosion.
Le bouchage doit être étanche. La chaînette doit résister à une traction
de 5 kg sans déformation.
La forme doit être telle qu´il ne puisse se former de nœuds susceptibles
de provoquer la rupture en service.
2,572.23. Bonde à tube de trop-plein.
Tube en métal de 35 mm de diamètre protégé contre la corrosion, avec
anse de levage.
2,573. Vidage de baignoire.
Le vidage de baignoire peut être obtenu par bonde à bouchon ou bonde
à clapet.
2,573.1. Bonde à bouchon.
Bonde à bouchon de 35 mm de diamètre minimum en laiton chromé avec
siphon à raccord de 40/49, bouchon en matière plastique ou en métal avec
chaînette.
2,573.2. Bonde à clapet.
Pour les canalisations en chlorure Bonde à clapet, de 40 mm en laiton chromé, reliée à la tubulure de trop-
de polyvinyle, il y a lieu de se repor- plein, en tube de laiton de 30 mm de diamètre minimum extérieur dans
ter au Cahier des Charges de mise lequel se loge le dispositif de commande. Le laiton peut être remplacé
en œuvre des tubes en chlorure de
polyvinyle rigide. par un autre matériau ayant sensiblement les mêmes qualités requises
pour cet usage.
Manœuvre par levier ou par cabochon tournant commandant la tige,
ou par la tirette agissant sur la chaînette.
Les pertes d´eau par la bonde ne doivent pas excéder 0,15 litre minute.
Le joint entre la bonde et le siphon doit être étanche et facilement démon-
table pour le nettoyage de ce dernier. La section de la ventouse et de la
tubulure du trop-plein doit permettre d´évacuer la totalité des débits des
robinets d´alimentation sans risque de débordement.
2,574. Vidage de receveur de douches.
Le vidage de receveur de douche peut se faire par bonde à grille ou par
bonde à tube de trop-plein.
2,574.1. Bonde à grille en laiton chromé.
De 35 mm de diamètre, débouchable sur le dessus.
2,574.2. Bonde à tube de trop plein.
Tube de 35 mm avec anse de levage.
16 60 } PLOMBERIE

2,575. Vidage de bac à laver pouvant servir de receveur de douches.


Bonde à bouchon de 35 mm de diamètre en laiton chromé avec siphon
raccord de 40/49.
Bonde et chaînette comme ci-dessus (vidage d´évier). La longueur de la
chaînette doit être supérieure à la hauteur d´eau maximum de la cuve,

2,58. Réservoirs de chasse et accessoires.


En attendant l´homologation de la norme D 1-301, la cuve du réservoir
doit porter la marque ou la contremarque du fabricant. La capacité utile
doit être de 9 litres, les portées destinées à la fixation des raccords
doivent être renforcées, dressées et meulées.
Le robinet flotteur ainsi que le dispositif de fermeture et d´ouverture
de chasse d´eau (cloche siphon } soupape } levier de déclenchement)
doivent permettre à tous moments le remplissage normal et le vidage du
réservoir.
Dans les réservoirs à cloche le mécanisme ne doit pas déplacer
sensiblement l´axe du culot. Les culots doivent être en laiton ou en bronze,
à l´exclusion de la fonte.
La boule flotteur peut être en matière moulée ou emboutie (métal ou
autre matériau). Son dispositif de fixation sur le levier du robinet ne doit
pas pouvoir se dérégler en service. L´ensemble du mécanisme doit être
interchangeable sans que le montage soit gêné. La chaîne de tirage et
l´esse de raccord doivent être protégés contre la corrosion et résister
sans déformation à un effort de 10 kg en position verticale. La poignée
doit être en bois ou en toute autre matière pourvu qu´elle soit protégée
contre les chocs.
Le guidage de la chaîne de tirage est obligatoire si une traction oblique
sur celle-ci risque de nuire au bon fonctionnement du mécanisme.

CHAPITRE III

3. PRESCRIPTIONS TECHNIQUES CONCERNANT LE MODE


D´EXÉCUTION DES TRAVAUX ET LA MISE EN ŒUVRE
DES MATÉRIAUX

3,1. Code des conditions minima.


Les travaux de plomberie et d´installations sanitaires doivent être exé-
cutés conformément aux normes NF P 41-201 à NF P 4-204, formant le
code des conditions minima d´exécution des travaux de plomberie et
installations sanitaires urbaines.

3,2. Prescriptions complémentaires.


Les travaux doivent être également exécutés conformément aux pres-
criptions complémentaires suivantes et satisfaire aux essais d´ensemble
définis à l´article 4,3.
3,21. Prescriptions générales relatives aux canalisations.
3,211. Nettoyage.
Avant la mise en œuvre les canalisations sont nettoyées de tout corps
étranger : grès de façonnage, bouchons, ébarbures de coupe. Leurs sec-
tions d´extrémité sont alésées au diamètre réel.
60 } PLOMBERIE 17

3,212. Joints de raccordements (1).


Aucun joint de tuyauteries ou nœud de soudure ne doit être placé dans
la traversée des murs, cloisons et planchers, à l´exception des joints de
pipe de raccordement des cuvettes de W.-C. Les joints en fibre, cuir,
caoutchouc etc... sont découpés régulièrement d´un seul morceau et leur
diamètre intérieur doit correspondre après serrage au diamètre intérieur
de la canalisation.
Les matières utilisées pour assurer l´étanchéité des joints filetés ou des
pièces de raccord en laiton sur les appareils sanitaires doivent toujours
permettre un démontage facile.
3,213. Pose de canalisations.
Les canalisations doivent être bien alignées dans les parties droites et
correctement façonnées pour éviter les flexions ou torsions à la pose. Le
cintrage à chaud des tubes en acier galvanisé est interdit. Dans les parties
à allure horizontale, dans les locaux habités, les canalisations d´eau forcée
sont posées avec une légère pente environ 0,002 par mètre et les canali-
sations d´eaux usées avec une pente minimum de 0,020 m par mètre.

3,214. Traversée des parois et planchers (1).


Les fourreaux doivent être gou- Conformément aux termes de la norme NF P 41-201 dans la traversée
dronnés intérieurement en cas de des murs et planchers, les canalisations, à l´exception de la fonte doivent
contact nuisible avec les canalisa- être protégées par les fourreaux.
tions.
3,214.1. Fourreaux (1).
Le diamètre intérieur doit être supérieur d´au moins 1 cm au diamètre
extérieur de la canalisation qu´il protège. La longueur du fourreau doit
permettre une saillie de 0,5 cm au moins sur le parement du mur, traversé
ou du plafond et de 3 cm sur le niveau du revêtement de sol : parquets,
carrelage, dallage...
L´emploi de matières plastiques Les fourreaux sont obligatoirement en cuivre ou en amiante-ciment dans
peut être accepté pourvu que les le cas de dallage magnésien.
conditions de la norme NF P 41-20-
soient respectées.
3,215. Engravures.
Lorsque les canalisations d´eau sous-pression et les évacuations sont
posées dans une engravure, elles sont obligatoirement en métal protégé
efficacement contre la corrosion des matériaux de contact. En outre, les
canalisations véhiculant de l´eau chaude doivent être établies en vue de
ménager les effets de la dilatation (voir 3,215.2). La pose est interdite dans
les cas suivants :
Cette clause a pour but d´élimi- } murs en béton caverneux ;
ner les risques de gel pendant les } vide intérieur de parois composites ;
heures d´arrêt de chauffage.
} murs extérieurs de bâtiments d´épaisseur inférieure à 20 cm.
3,215.1. Parcours horizontaux.
L´engravure horizontale est interdite sur une longueur supérieure à
1,60 m dans le cas de cloisons pleines ou creuses d´épaisseur inférieure
à 8 cm.
En outre quelle que soit l´épaisseur de la paroi, la pose horizontale est
interdite à moins de 50 cm au-dessous des appuis de poutres ou solives
d´un plancher.
3,215.2. Cas de l´eau chaude.
Derrière un revêtement cérami- Sauf pour les parcours engravés inférieurs à 1,00 m, des précautions
que, la canalisation doit être de pré- spéciales sont à prendre pour assurer la dilatation dans la maçonnerie.
férence isolée thermiquement. La
1. Attention, voir l´additif n° 1 ci-après, qui apporte des précisions sur la mise en œuvre des
canalisations, traversées de planchers, murs et cloisons (NDLR)
60 } PLOMBERIE
18

transmission des bruits est évitée ou 3,216. Propagation des bruits.


affaiblie par les bouchements en
matériaux inertes entre les fourreaux L´installation de plomberie sanitaire ne doit être la cause, ni de la pro-
et tuyaux dans la traversée de murs duction, ni de la propagation de bruits dans le bâtiment.
et de planchers, par serrage des
tuyaux au moyen de colliers munis
de matière inertes, compressibles,
par la fixation des pompes, éjec-
teurs, etc., au moyen de dispositifs
spéciaux (socles antivibratiles) et par
l´interposition de joints souples
dans le raccordement de ces engins
sur les canalisations.
3,22. Prescriptions particulières à certaines canalisations.
3,221. Tuyaux en plomb.
L´emploi des tuyaux en plomb Le plomb est interdit pour les canalisations d´eau chaude.
n´est pas recommandé pour les Les jonctions soudées sont faites sur des tuyaux ou des raccords bien
pressions supérieures à 8 kg/cm2.
emboîtés. Les jonctions plomb sur cuivre ne sont exécutées qu´après
étamage du cuivre.
Sur les canalisations d´eaux usées, les empattements sont biais.

3,222. Tubes en cuivre.


Les tubes sont approvisionnés Les tubes devant être travaillés par soudure autogène brasés ou chauffés
en longueurs droites (tubes écrouis) pour recuit local sont en cuivre désoxydulé (qualité U6 C ou U6 D de la
ou en couronnes (tube recuit ou très norme NF A 56-501).
légèrement écroui).
Seules sont recuites les parties Sur les canalisations d´eau usées, les empattements sont biais. A proxi-
devant être façonnées : coudes mité non immédiate des ionctions et raccordements, on dispose un collier.
emboîtements et collets si cela est
jugé nécessaire.
Les jonctions et les empattements
sont exécutés de la façon suivante :
a) par assemblage des tubes matri-
çage et emboîtage soudé ;
b) par raccords en alliage cuivreux
à collets, à bague ou à soudure capil-
laire, dans ce dernier cas les rac-
cords peuvent être également en
cuivre pur.
3,223. Tubes en acier.
Cet article ne s´applique pas aux Les canalisations d´eau forcée du bâtiment sont exécutées avec des
canalisations enterrées. Les des- tubes galvanisés à chaud, les canalisations d´eaux usées et les ventilations
centes pluviales et les ventilations
d´eaux usées et d´eau vannes sont secondaires pouvant être exécutées avec des tubes noirs protégés inté-
de préférence goudronnées inté- rieurement. Les filetages sont propres et conformes à la norme NF E 03-
rieurement, le produit de protection 004 (pas du gaz). Tous les tubes doivent être nets et proprement affran-
ne devant pas couler à une tempéra- chis aux deux extrémités.
ture de 80°C.
Les joints sont exécutés avec de la filasse fine et sont graissés par une
Les assemblages se font : pâte exempte de céruse.
} par raccords en fonte malléable
taraudés. Les raccords noirs peu-
vent laisser des traces de rouille
sans importance pour la qualité
de l´exécution,
} par brides taraudées ou folles
avec collet battu sur tubes,
} par soudure autogène sur les
tubes noirs,
} par soudo-brasure sur les tubes
galvanisés,
} par raccords lisses en fonte
malléable à brasage capillaire
pour les tubes acier série extra
légère. Ce brasage s´effectue
à 800° au moyen d´une baguette
en laiton et après décapage à la
pâte à braser.
60 } PLOMBERIE 19

3,224. Tuyaux en fonte.


Les tuyaux en fonte épaisse pour Les tuyaux en fonte épaisse pour eau forcée sont assemblés par joint
fluides sous pression sont goudron- métallique ou par joint plastique.
nés en usine. Les tuyaux en fonte Le joint métallique est coulé au plomb après matage de corde gou-
mince pour écoulement libre sont
peints d´une couche anti-rouille en dronnée et est maté à refus.
usine. Le joint plastique est à base de caoutchouc et sa composition varie
suivant le fluide véhiculé.
Les assemblages des tuyaux en fonte mince se font par joints au mortier
de ciment, au plomb fondu ou au mastic bitumeux, après matage de
corde gourdonnée au fond de l´emboîtement dans tous les cas, si l´espace
annulaire le permet.
3,225. Tuyaux en amiante-ciment.
Les descentes pluviales extérieu- Les tuyaux sont enduits intérieurement d´un enduit convenant à l´éva-
res peuvent être réalisées en élé- cuation des eaux usées.
ments non enduits.
Les tuyaux doivent toujours pouvoir se dilater librement ; en conséquence
ils ne doivent pas être bloqués ni dans les murs ni dans les planchers, les
joints doivent toujours être apparents.
Dans le cas où les tuyaux en amiante-ciment sont posés horizontalement,
il y a lieu de placer 2 colliers par élément de 3,00 m et au-dessus, le
premier collier étant fixé à proximité du joint après le collet et le deuxième
à mi-longueur du bout.
Les tuyaux sont assemblés avec les emboîtements tournés vers le haut
en ménageant un jeu de 5 mm entre le bout mâle et le fond de l´emboîte-
ment.
Les joints peuvent être exécutés Les joints sont réalisés à l´aide de produits plastiques appliqués à froid
de la façon suivante : à partir du ou à chaud.
fond de l´emboîtement 1/3 en corde
goudronnée, matée, destinée à cen-
trer le bout mâle, 1/3 en produit
plastique de qualité résistant à la
chaleur dans le cas d´évacuation de
gaz brûlés, 1/3 en mortier de ciment
dosé à 250 kg de ciment artificiel
CPA ou CPB par m3 de sable fin.
3,226. Tuyaux en grès.
Les tuyaux sont alignés, bien centrés de façon que le profil d´écoule-
ment soit sans ressauts. Le centrage par pierres ou cales de bois est
interdit.
Ils sont fixés :
} en pose verticale par des colliers galvanisés à raison de 1 par élé-
ment. Ces colliers sont : soit conformes à la norme NF P 37-406 jusqu´au
diamètre intérieur du tuyau de 100 mm, soit en plats de 25 × 3 à dou-
ble scellement pour les diamètres supérieurs ;
Le type de corbeau doit être pré- } en pose horizontale par des corbeaux en fer carré ou par une dalle
cisé au devis descriptif. en béton armé prise en console avec un calage de béton.
Les tuyaux en grès vernissé uti- Les joints sont exécutés au mortier de ciment artificiel et dosé à
lisés pour l´évacuation des eaux usées
sont de préférence posés en faible 500 kg par m3 de sable fin.
pente enterrés ou en élévation. Leur Si les eaux sont acides, les joints sont des joints au bitume.
emploi comme chute ou descente
doit être évité. Les joints sont exécu-
tés de la façon suivante :
Joint au bitume :
1/3 en corde goudronnée destinée
à ménager un jeu de 5 mm en fond
d´emboîtement ; 2/3 en bitume coulé
dans l´intervalle annulaire en pre-
nant les mêmes précautions que
pour le joint coulé au plomb.
Joint au ciment :
1/3 en corde goudronnée ; 2/3
en mortier de ciment maté à refus et
formant solin sur l´emboîtement.
20 60 } PLOMBERIE

3,227. Raccordements de tuyaux d´écoulement de différentes natures.


Cette clause interdit en particulier Dans tous les cas toutes dispositions doivent être prises pour s´opposer
tout emploi même partiel de matière au fluage du joint tant au moment de la pose qu´en service.
putrescible ou oxydable.
3,23. Prescriptions générales pour la pose des appareils sanitaires.
3,231. Horizontalité.
Les appareils sanitaires sont toujours posés de niveau. Le niveau étant
constaté :
1° Pour les lavabos par l´horizontalité du bord antérieur de la cuve;
2° Pour les éviers et les baignoires par un bon écoulement obtenu par
réglage à la pose;
3° Pour les bidets et les cuvettes des W.-C. par l´horizontalité des
gorges latérales de la cuve.
3,232. Scellements.
Les appareils sanitaires sont fixés soit au mur, soit au sol.
3,232.1. Fixation au mur.
Cette fixation se fait sur consoles (norme NF D 11-110) par goujons
filetés, à contre écrou et scellement ou directement par vis sur taquets
scellés ou chevilles tamponnées. Les chevilles sont toujours en matière
imputrescible.
Les scellements dans le béton et le béton armé sont exécutés au mortier
de ciment. Les têtes de vis ou les écrous sont isolés de la céramique par
des rondelles en plomb ou en caoutchouc.
Les consoles doivent être munies d´un dispositif immobilisant l´appareil
3,232.2. Fixation au sol.
Lorsqu´un appareil est fixé au sol, cette fixation est réalisée par des vis
en métal inoxydable fixées sur des chevilles imputrescibles. Les têtes de
vis sont isolées de la céramique comme ci-dessus. Lorsque l´appareil est
accolé à une paroi verticale, il doit être fixé à celle-ci pour éviter les
décollements.
3,233. Encastrements.
Lorsque la forme de l´appareil exige l´encastrement, celui-ci doit
assurer le ruissellement des eaux de la paroi verticale sur le bord de
l´appareil pour qu´il y ait écoulement dans la cuve.
3,234. Adossement à une paroi et juxtaposition de blocs.
Le joint peut être collé sur la Un joint plastique doit assurer l´étanchéité entre l´appareil et la paroi
paroi verticale. ou entre les blocs : ce joint ne doit pas comporter de coupure sur la lon-
gueur ou la largeur d´un appareil, il doit résister sans déformation à une
température de 150° dans les cuisines et 100° dans les salles d´eau et ne
pas être détérioré par les produits d´entretien courant.
3,235. Étanchéité des joints de robinetterie sur la céramique.
Pour assurer sur la céramique l´étanchéité des joints de robinets,
bondes ou raccords, ces joints sont exécutés uniquement avec des ron-
delles de caoutchouc toilées ou non, bien calibrées, dont le gonflement au
serrage est obtenu par une rondelle galvanisée à cuvette.

3,24. Prescriptions particulières à la pose des chauffe-eau électriques


3,241. Vidange des appareils.
Cette purge peut être assurée Les appareils doivent être installés conformément à la norme NF C 15-100,
par des appareils dits « Groupes de article 160. Ils doivent pouvoir être purgés par un dispositif formant
sécurité » à condition qu´ils soient solution de continuité ou siphon avant raccordement à la conduite d´eaux
prévus pour cet usage, c´est le cas
des appareils portant l´estampille usées.
NF-USE-APEL.
60 } PLOMBERIE 21

3,242. Chauffe-eau muraux.


3,242.1. Espaces libres.
Espaces libres à réserver autour des appareils placés en position verti-
cale. Cet espace est :
a) De 10 cm entre le dessus du chauffe-eau et le plafond ;
b) De 40 cm au-dessous du chauffe-eau ;
c) De 12 cm entre la paroi du chauffe-eau et la cloison, lorsque l´appareil
est placé dans un angle.
3,242.2. Fixation des appareils.
3,242.21. Chauffe-eau instantanés.
La pose se fait par vis sur taquets scellés ou chevilles tamponnées.
3,242.22. Chauffe-eau de 8,15, 30 et 50 litres.
Les chauffe-eau sont fixés dans les murs de 20 cm d´épaisseur minimum
par 4 boulons de scellements de longueur nécessaire et 10 mm de dia-
mètre,
Il est recommandé lorsque cela est Dans le cas de parois de matériaux creux (blocs de ciment, briques,
possible de fixer les appareils sur béton carveneux) ceux-ci sont bouchés au mortier de ciment et il est créé
les poteaux d´ossature au moyen
de consoles, les chevilles de fixation un véritable ancrage dans les trous des matériaux.
des vis ne doivent pas être suscep- Dans les cloisons de 12 à 20 cm d´épaisseur, les boulons (sauf pour les
tibles de prendre du jeu dans les chauffe-eau de 15 litres au maximum) doivent traverser la cloison et être
trous.
solidarisés par deux contre-plaques métalliques.
Dans les cloisons minces (carreaux de plâtre ou briques pleines posées
de champ) le procédé de la contre-plaque doit être adopté pour les chauffe-
eau de 8 à 15 litres. Les appareils de 30 à 50 litres ne doivent pas être
On pourra par exemple fixer fixés directement sur la cloison.
l´appareil sur des profilés métalli-
ques ou des potelets en béton armé
encastrés dans le sol et le plafond.

3,242.23. Chauffe-eau de capacité supérieure à 50 litres.


Ces appareils ne doivent être fixés par boulons à scellement que sur
des murs pleins de moins de 20 cm d´épaisseur.
Dans le cas de murs creux de 20 cm ou de cloisons pleines de 12 à
20 cm d´épaisseur, les boulons doivent traverser la paroi et être solidarisés
2 à 2 par des contre-plaques métalliques.
Les appareils ne doivent pas être fixés directement sur une cloison
mince.
3,243. Chauffe-eau sur socle.
Pour répartir la charge on peut, Il convient de ménager un espace libre de 75 cm en avant du capot du
par exemple, installer l´appareil dispositif de chauffage. Lorsque la capacité de ces appareils dépasse
sur des fers profilés, perpendicu-
laires aux solives du plancher. 150 litres, il faut s´assurer que le plancher a été calculé pour recevoir la
surcharge de l´appareil en service,
3,244. Raccordement électrique.
Il doit être conforme à la norme NF C 15-100.
3,25. Prescriptions particulières relatives aux réservoirs de chasse hauts.
Le culot de la bonde doit se trouver à une hauteur minimum de 1,50 m
au-dessus du bord supérieur de la cuvette.
Les joints doivent être exécutés en matériaux inaltérables à l´eau. Le
diamètre du tuyau de chasse doit être de 0,030 à 0,035 m intérieur. Les
réservoirs de chasse sont posés de niveau, c´est-à-dire que les bords de
la caisse sont situés dans un plan horizontal.
membres de la commission d´étude de la
révision du chapitre IV « Contrôles et es-
sais » du DTU n° 60.1 « Travaux de plom-
berie sanitaire pour bâtiments à usage
d´habitation »

M. SIEGRIST représentant l´Ordre des Architectes.


M. LEPRETRE représentant l´AFNOR.
MM. PIOLLET, ANGOT, DESTOUCHES et QUARTIER représentant l´Union
Nationale des Chambres Syndicales de couverture-plomberie
M. GARCIA représentant le CATED
M. CHINCHOLE représentant le Syndicat national des Fabricants de tubes et
de raccords en PVC non plastifié.
M. DESLANDRES représentant l´Union Technique Interfédérale du Bâtiment
et des Travaux Publics.
M. LANOY représentant le bureau VERITAS.
M. POTIN représentant la SOCOTEC.
M. BESANVAL représentant le Ministère de l´Agriculture, section technique
centrale des services publics ruraux.
M. LUTTON représentant la SCIC.
M. PERCHERON représentant le SYNTEC-ICO-FRANCE
M. PIETRI représentant le bureau CEP
M. SUBRA représentant l´ANAH
MM. DUJARRIC et MOREAU, experts
M. LELIEVRE représentant la CICF
M. JARDRY représentant le Centre National d´Études Techniques de l´UNFO
HLM
LE CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BÂTtMENT
60 } PLOMBERIE

chapitre IV
contrôles et essais

4,1. généralités

Les documents particuliers du Marché pour- Les essais et contrôles du présent chapitre ont pour objet de vérifier la
ront exiger pour les matériaux et appareils ne conformité des travaux aux exigences du présent cahier des charges
faisant l´objet d´aucune normalisation ou cer-
tification des essais permettant de vérifier les
performances exigées, à réaliser par un labo-
ratoire indépendant.
Les frais des opérations de contrôle non pré-
vus à l´origine mais qui sont demandés par
écrit par le maître d´ouvrage ou le maître
d´œuvre sont à la charge du maître d´ouvra-
ge.
Ces essais et contrôles sont exécutés le plus souvent à la fin des travaux,
lors des opérations de réception
Toutefois, pour les parties, sous-ensembles ou appareils fabriqués ou
préfabriqués en usine ou en atelier de chantier, des essais réalisés en
usine ou en atelier de chantier, prouvant des performances au moins
équivalentes à celles spécifiées dans le présent cahier des charges, peu-
vent s´y substituer
De même, en ce qui concerne les parties de canalisations des réseaux
de distribution comportant au moins un assemblage et destinées à être
rendues inaccessibles, les contrôles et essais doivent être effectués
avant qu´elles ne soient inobservables, sauf pour les parties de canalisa-
tion non soumises à l´esa d´étanchéité à 10 bars ou 1,5 fois la pression
de service (voir § 4.211)

4,2. contrôles et essais à réaliser

4,21. étanchéité
4,211. réseaux de distribution (eau chaude et froide)

La partie du réseau essayée est remplie d´eau froide et purgée Les robi-
nets d´arrêt situés dans cette partie sont maintenus ouverts
L´essai peut être effectué en une seule fois sur l´ensemble du réseau, ou
en plusieurs fois, sur des parties pouvant être isolées
1 bar = 0,1 MPa. La pression d´essai est de 10 bars ou de 1,5 fois la pression de service si
le résultat du calcul donne une valeur supérieure à 10 bars
Des réajustements de la pression sont possi- Elle est appliquée et maintenue à l´aide d´une pompe d´épreuve ou de
bles en cours d´essai. tout autre système équivalent
La durée du maintien à la pression d´essai est égale au temps nécessaire
à l´inspection de l´ensemble du réseau, avec un minimum de 30 minutes
Fait l´objet de cet essai l´ensemble des canalisations de distribution
d´eau chaude et d´eau froide
En sont exclus
} les parties apparentes des canalisations à usage privatif.
} les parties inaccessibles des canalisations à usage privatif ne compor-
tant aucun assemblage ou comportant un ou plusieurs assemblages
par emboîtures ou par raccord mécanique, réalisés après mise en œu-
vre de la dalle ou de la paroi et situés au voisinage de la ou des sor-
ties.
24 60 } PLOMBERIE

} les appareils protégés par une soupape dont la pression de tarage est
inférieure à la pression d´essai ;
} les parties de canalisations modifiées ou ajoutées à une installation
existante, si leur longueur développée est inférieure ou égale à 3 m.
Les parties de canalisation exclues ci-avant font l´objet d´un essai d´étan-
chéité à la pression de distribution générale de l´eau au moment de l´es-
sai, après réglage des surpresseurs et réducteurs éventuels, l´installation
étant alimentée par les branchements définitifs en eau et en énergie.
Un examen visuel de la canalisation en essai doit permettre de ne déce-
ler aucune fuite d´eau.

4,212. réseaux d´évacuation (eaux usées et eaux vannes)

Fait l´objet de cet essai l´ensemble des canalisations d´évacuation des


eaux usées et des eaux vannes.
L´essai consiste à faire s´écouler l´eau dans chacun des appareils raccor-
dés au réseau et à observer visuellement la partie visible de la canalisa-
tion d´évacuation le desservant.
Lorsque le réseau comporte des exutoires, la De plus, les collecteurs d´allure horizontale, d´un diamètre intérieur supé-
pression de mise en charge est limitée à la rieur à 110 mm seront mis en charge en eau froide, à une pression voisi-
pression autorisée par la hauteur desdits exu- ne de 0,1 bar (1 m de colonne d´eau), pendant le temps nécessaire à leur
toires, au-dessus du collecteur. inspection.
Aucune fuite ne doit être décelée.

4,22. fonctionnement
4,221. généralités

Dans l´attente de la rédaction d´un CCS préci- Les essais de fonctionnement sont effectués à la pression de distribution
sant en particulier ce point, il y a lieu de con- générale de l´eau au moment de l´essai, après réglage des surpresseurs
sidérer que ces essais nécessitent les condi- ou réducteurs éventuels, l´installation étant alimentée par les branche-
tions suivantes : ments définitifs en eau et en énergie.
} les branchements définitifs sont en place,
} le maître d´ouvrage fait son affaire des
consommations nécessaires aux essais et
de l´exploitation des installations après es-
sais.
Ces essais n´ont pas pour but de vérifier la conformité aux exigences
acoustiques.

4,222. fonctionnement des appareils pris séparément

Il faut entendre par appareil : Font l´objet de cet essai tous les appareils que comporte l´installation.
} les appareils d´utilisation en général,
} les surpresseurs, réducteurs,
} les appareils de production d´eau chaude
etc.
En ce qui concerne les appareils d´utilisation en général (sauf WC), il est
vérifié qu´en manœuvrant le ou les robinet(s) et le dispositif de vidage,
les alimentations en eau chaude et en eau froide, l´étanchéité de la bon-
de lorsqu´elle existe, et la vidange sont réalisées.
En ce qui concerne les WC, une observation du réservoir et de la cuvette
permet de vérifier l´absence de fuite et une manœuvre du système de
chasse permet de vérifier que son fonctionnement est possible et que
l´eau s´évacue.
En ce qui concerne les surpresseurs, les réducteurs, les appareils de pro
duction d´eau chaude, etc., les vérifications sont purement qualitatives
sauf pour :
} le contrôle des valeurs de pression après détente ou´surpression, à
l´exception des matériels préréglés en usine ;
} le contrôle des valeurs mesurées, indiquées par les appareils de me
sure installés à demeure (températures, pressions, débits ...).
60 } PLOMBERIE
25

4,223. fonctionnement des dispositifs de production et de distribu-


tion collective d´eau chaude

Font l´objet de cet essai les appareils de production d´eau chaude et les
circuits de distribution d´eau chaude dans le cas d´une production cen-
tralisée et d´une distribution bouclée.
En l´absence de puisage, l´appareil de production d´eau chaude étant en
régime établi, et la pompe de circulation en service, il est procédé aux
mesures suivantes :
} mesure de la température de l´eau à l´aval immédiat de l´appareil de
production et au retour de boucle,
} mesure de la température de l´eau au retour de distribution, à chaque
pied de colonne et de la température de l´eau au départ de chaque
colonne si la température de l´eau au retour ne permet pas de conclu-
re.
L´examen des valeurs mesurées permet de juger du fonctionnement de
l´installation.
60 } PLOMBERIE
26

ANNEXE
TABLE ANALYTIQUE

A L
Laboratoires 4.20
Abattants de cuvette 2.44
Adossement à une paroi 3.234 M
Anti-vides 2.212
2.532
Appareils sanitaires : Mélangeurs
} prescriptions générales 2.21
} en céramique : choix 2.221 N
classement 2,222 Nettoyage des canalisations 3.211
Appareils sanitaires en fonte émaillée :
} qualité de la fonte 2,231 P
} qualité de l´émail 2.232
Percements 1.4
} classement 2.233
Pose des canalisations 3.213
Appareils en acier inoxydable 2.24 Pression d´épreuve de la robinetterie 2.54
Appareils en tôle émaillée 2.25 Production d´eau chaude 2.3
Appareils normalisés 2.26 Propagation des bruits 3.216
Appareils ménagers de production d´eau
chaude 2.3
Appareils en fonte brute de moulage 2.43 R
Raccords pour tubes en acier 2.14
Raccords en matières plastiques 2.19
B Raccordement des tuyaux d´écoulement de diffé-
Brasure 2.15 rentes natures 3.227
Raccordement électrique des chauffe-eau 3.244
Réservoirs de chasse hauts : qualités 2.58
C Réservoirs de chasse hauts : pose 3.25
Cabine de douches amovible 2.41 Robinetterie de bâtiment : dimensions 2.52
Robinetterie sanitaire : dimensions 2.53
Caractéristiques techniques des installations.. 1.3
Céramique sanitaire : qualités 2.223 Robinets mélangeurs 2,532
Robinetterie : qualité 2.55
Céramique sanitaire : essais 4.22
Chauffe-eau électriques muraux 3.242
Chauffe-eau électriques sur socle 3.243 S
Contrôle, généralités 4.10 Scellements 1.4
Contrôle et essais des installations 4.3 Scellement des appareils sanitaires 3.232
Contrôle des matériaux et appareils 4,1 Siphons 2.56
Soudure 2.15
D Supports d´éviers 2.42
Défauts de la céramique :
} classement 2.221.1
T
} importance 2.221.2 Traversée des parois et planchers 3.214
Domaine d´application du Cahier des Charges. 1.1 Trop-plein des bidets 2.211
Tuyaux en plomb:
E } caractéristiques 2.11
} pose 3.221
Encastrement des appareils sanitaires 3.233 Tubes cuivre :
Engravures 3.215 } caractéristiques 2.12
Essais des matériaux et appareils 4.2 } pose 3.222
Essais des installations 4.3 Tubes en acier :
} caractéristiques 2.13
} pose 3.223
F Tuyaux en fonte :
Fixation au mur des appareils sanitaires 3.232.1 } caractéristiques 2.16
Fixation au sol des appareils sanitaires 3.232.2 } pose 3.224
Fixation des chauffe-eau muraux 3.242.2 Tuyaux en amiante ciment :
Fourreaux 3.214 } caractéristiques 2.17
Frais afférents aux opérations de contrôle 4.12 } pose 3.225
Tuyaux en grès :
} caractéristiques 2.18
G } pose 3.226
Galvanisation des tubes en acier 2.131 Tuyaux en matières plastiques 2.19

H V
Horizontalité des appareils sanitaires 3.231 Vidages :
} lavabo et bidet 2.571
} évier 2.572
J } baignoire 2.573
Joints de raccordement des canalisations 3.212 } receveur de douches 2.574
Joints de robinetterie sur la céramique 3.235 } bac à laver 2.575
60 } PLOMBERIE E 27

ANNEXE II
LISTE DES NORMES FRANÇAISES A CONSULTER

D 18-104 Siphon pour lavabos.


Classe A D 18-105 Robinet d´alimentation dans la céramique pour
A 03-801 Essai d´aplatissement sur tubes. bidets.
A 32-101 Pièces moulées en fonte grise.
A 38-011 Éléments de canalisation en fonte. Classe E
A 48-002 Tubes en acier sans soudure laminés à chaud.
Dimensions usuelles. E 03-004 Filetage au pas du gaz.
A 48-501 à Éléments de canalisation en fonte série à brides E 29-025 Tubes filetés dits « tubes gaz ».
48-515 dite BR. E 29-027 Tubes filetés dits « tubes gaz » série réduite.
A 48-551 à Éléments de canalisation en fonte série standard E 29-028 Tubes en acier soudé lisses série extra légère.
48-567 dite ST. Robinetterie de bâtiment.
A 53-501 Tubes ronds en cuivre (essais seulement). E 29-141 Tête de robinet à soupape d´arrêt et de puisage.
A 55-505 Fourniture du plomb en saumons. E 29-144 Robinets d´arrêt à tête droite et à 2 manchons
A 65-571 1 Dimensions normales des tuyaux de plomb. taraudés.
A 68-201 Tubes de section circulaire. Dimensions. Cui- E 29-145 Robinets d´arrêt à tête droite et à 2 raccords
vre. « Union ».
E 29-146 Robinets de puisage : corps.
Classe C E 29-147 Robinets de puisage : ensemble.
E 29-148 Robinets à nez d´arrosage : corps.
C 73-106 Chauffe-eau à accumulation. E 29-149 Robinets à nez d´arrosage : ensemble.
C 73-117 Chauffe-eau à chauffage accéléré.
C 73-139 Chauffe-eau instantané.
Classe P
Classe D P 16-301 Canalisations sans pression en amiante ciment,
D 10-101 Éviers. Caractéristiques générales. Tuyaux et raccords : qualité.
D 11-101 Lavabo en céramique. P 16-412 à Canalisations sans pression en amiante ciment.
D 11-102 Évier en céramique. P 16-416 Tuyaux à emboîtement : série renforcée.
D 11-105 Cuvette de W.-C. en céramique à chasse directe P 41-201 à Code des conditions minima d´exécution des
et siphon caché. P 41-204 travaux de plomberie et installations sanitai-
D 11-106 Cuvette de W.-C. en céramique à chasse directe res urbaines.
et siphon apparent. P 41-301 Canalisations sous pression en amiante ciment.
D 11-107 Bidet en céramique. Tuyaux : qualités.
D 11-109 Dessus de cuvette de W.-C. P 41-401 à Canalisations sous pression en amiante ciment.
D 11-110 Consoles de lavabo. P 41-404 Tuyaux et raccords : coudes, cônes de jonc-
D 11-116 Bacs profonds en céramique. tion.
D 18-101 Robinet d´alimentation se fixant sur la tablette
horizontale d´un lavabo. Casse Q
D 18-102 Bonde pour lavabos et bidets.
D 18-103 Siphon pour lavabos et bidets. 34-001 Papier hygiénique.
28

MEMBRES DE LA COMMISSION D´ÉTUDES de l´ADDITIF N° 1


au Cahier des Charges de Plomberie Sanitaire
concernant les traversées de planchers, murs et cloisons

MM. DANIS, représentant l´ordre des Architectes.


PIOLLET, DELACOMMUNE, GEOFFRAY, DEBARLE, HUET, repré-
sentant l´Union Nationale des Chambres Syndicales de Couverture et
Plomberie.
ROURE, représentant l´U.T.I. (Direction Technique de l´Orientation et
de la Réglementation).
GIGOU, représentant l´Association Française de Normalisation.
CHATEL, FONTAINE, OGET, représentant le Centre d´Études des
Fontes de Bâtiment.
BRIGNARD et KISNER, représentant la Société des Fonderies de
Pont-à-Mousson.
de TORCY, représentant la Société des Fonderies de Bayard.
BOLZINGER et WOLFFSHEIM, représentant les Établissements
DURENNE et du VAL-d´OSNE,
COUTANT, HULIN, PROUST, VOTION, représentant le Syndicat de
l´Amiante-Ciment.
MONTEL, représentant le Syndicat des Tubes et Raccords en chlorure
de polyvinyle.
PHILIPPON et JEZ, représentant l´Office Public des Habitations à
Loyer modéré.
LABARDE, représentant la Société COGIFRANCE.
HÉBANT, représentant la SOCOTEC.
PRÉVOST, représentant le Bureau VÉRITAS.
BERBESSON, représentant le Centre Technique des Tuiles et Briques.
LE CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT

PREAMBULE
Il est apparu depuis plusieurs années certaines difficultés d´application du Cahier des
Charges D.T.U. n° 60. 1 Plomberie Sanitaire (Octobre 1959) en ce qui concerne les traversées
de planchers et parois par des canalisations, notamment pour l´évacuation des appareils sanitaires.
Le présent Additif est destiné à apporter les précisions nécessaires dans ce domaine.
Il annule les articles et sous-articles suivants du D.T.U. 60.1 :
} Art. 3,212. Joints de raccordement (première phrase);
} Art. 3,214. Traversée des parois et planchers entièrement, y compris
} Art. 3,214. 1. Fourreaux les commentaires

Les prescriptions concernant la mise en œuvre des canalisations dans les diverses situations
(apparentes, enrobées, encastrées, ou placées dans des gaines) feront l´objet d´un document
ultérieur.
29

JUILLET 1969

ADDITIF n° I
MISE EN OUVRE DES CANALISATIONS
TRAVERSÉES DES PLANCHERS, MURS ET CLOISONS

SOMMAIRE

1. GÉNÉRALITÉS
1,1. Objet 30
1,2. Domaine d´application 30

2. TRAVERSÉES DE PLANCHERS
2,1. Canalisations d´eau avec pression 30
2,11. Stabilité du gros œuvre 30
2,12. Prescriptions d´ordre géométrique 30
2,13. Assemblages placés dans la traversée 31
2,14. Assemblages placés à proximité de la traversée 31
2,2. Canalisations d´évacuation 31
2,21. Stabilité du gros œuvre 31
2,22. Prescriptions d´ordre géométrique 32
2,23. Assemblages placés dans la traversée 32
2,24. Assemblages placés à proximité de la traversée 32
2,25. Évacuations de certains appareils sanitaires 32
2,251. W.C. à l´anglaise, vidoirs 32
2,252. Siège à la turque, siphons de sol 32
2,253. Receveurs de douches 33
2,3. Protection extérieure 33
2,31. Prescriptions générales 33
2,32. Protections spéciales 33
2,33. Fourreau 33

3. TRAVERSÉES DE PAROIS VERTICALES OU INCLINÉES


3,1. Généralités 34
3,2. Prescriptions d´ordre géométrique 34
3,3. Assemblages placés dans la traversée 34
3,4. Assemblages placés à proximité de la traversée 35
3,5. Protection extérieure (matériaux d´enrobage, revêtements, four-
reaux) 35

ANNEXE:
Tableau récapitulatif des prescriptions 36

ANNEXE II
Types d´assemblages pour canalisations d´évacuation 37
30 60 } PLOMBERIE

1. GÉNÉRALITÉS
1,1. Objet.
Le présent document a pour objet de définir les prescriptions à observer
lorsqu´une canalisation traverse un plancher ou une paroi verticale (mur
ou cloison) ou une paroi inclinée.
Il concerne toutes les canalisations quelle que soit leur destination :
distribution d´eau (froide ou chaude) avec pression, évacuation d´eaux
usées ou d´eaux ménagères (y compris ventilations primaires et secon-
daires).
Il concerne les canalisations exécutées en tous matériaux, sous réserve
des prescriptions propres à chacun d´entre eux, qui figurent dans le
D.T.U. n° 60.1 (art. 3,22).

1,2. Domaine d´application.


Les travaux de plomberie sanitaire visés par le présent document sont
de deux sortes :
} travaux exécutés dans des immeubles neufs, donc non encore livrés
aux utilisateurs,
} travaux de rénovation, d´aménagement ou d´entretien portant sur des
installations existantes, ou exécutés dans des bâtiments en service.
Plusieurs articles du document établissent certaines distinctions entre
les deux cas visés ci-dessus.
Lorsque le document ne le précise pas, les prescriptions s´appliquent
aux deux cas.

2. TRAVERSÉES DE PLANCHERS

Les prescriptions suivantes s´appliquent quelle que soit la constitution


du plancher traversé.

2,1. Canalisations d´eau (froide ou chaude) avec pression.


2,11. Stabilité du gros œuvre.
En particulier, dans les planchers Si un percement est pratiqué pour le passage de la canalisation, il ne
nervurés ou les planchers à pou- doit pas compromettre la stabilité du gros œuvre.
trelles préfabriquées, le percement
ne doit en aucun cas, être effectué
au droit d´une nervure ou d´une
poutrelle.

2,12. Prescriptions d´ordre géométrique.


2,121. 1er cas : enrobage ou trou réservé.
(Canalisation installée avant exécution du gros œuvre, ou dans un pas-
sage préparé au moment de la construction.)
Dans la traversée du plancher, la canalisation peut être verticale ou
oblique (sans limitation de l´obliquité).
Elle peut éventuellement comporter une partie d´allure horizontale,
Si cette partie horizontale a une longueur supérieure à 0,60 m, elle est
soumise aux prescriptions ccncernant les canalisations enrobées.
2,122. 2e cas : percement.
(Canalisation installée dans un bâtiment neuf après exécution du gros
œuvre.)
Dans la traversée, la canalisation ne doit comporter aucun coude, ni
déviation.
Elle est généralement verticale.
Elle peut aussi être oblique, à condition que la longueur de la partie
noyée dans le gros œuvre (mesurée suivant l´axe de la conduite) ne
dépasse par 0,40 m.
60 } PLOMBERIE 31

2,123. 3e cas : travaux de rénovation, d´aménagement ou d´entretien.


(Canalisation installée postérieurement à la construction du bâtiment.)
La canalisation ne doit pas comporter plus de deux coudes dans la
traversée.
La longueur de la partie noyée danz le gros œuvre (mesurée suivant
l´axe de la conduite) ne doit pas dépasser 1,00 m. Si cette longueur était
supérieure à 1,00 m, la canalisation serait considérée comme encastrée (ou
enrobée).

2,13. Assemblages placés dans la traversée.


Il est interdit de placer un assemblage dans la traversée d´un plancher.
Toutefois, les assemblages rigides des types : soudé (ou brasé ou
soudo-brasé) ou collé, placés dans la traversée sont autorisés dans les
limites fixées par les prescriptions particulières aux divers matériaux
constituant les tuyauteries.

2,14. Assemblages placés à proximité de la traversée.


Lorsqu´un assemblage de quelque type que ce soit est placé à proximité
de la traversée d´un plancher, la distance doit être suffisante pour permettre
la confection ou le montage de cet assemblage.

2,2. Canalisations d´évacuation (eaux usées, eaux vannes,


eaux ménagères).
2,21. Stabilité du gros œuvre.
En particulier, dans les planchers Si un percement est pratiqué pour le passage de la canalisation, il ne
nervurés ou les planchers à pou- doit pas compromettre la stabilité du gros œuvre.
trelles préfabriquées, le percement
ne doit en aucun cas, être effectué
au droit d´une nervure ou d´une
poutrelle.

2,22. Prescriptions d´ordre géométrique.


En dehors des cas visés par l´article 2,25, les prescriptions sont les
suivantes :
2,221. 1er cas : enrobage ou trou réservé.
(Canalisation installée avant exécution du gros œuvre ou dans un
passage préparé au moment de la construction.)
Dans la traversée du plancher, la canalisation peut être verticale ou
oblique. Elle peut même comporter un ou deux coudes.
2,222. 2e cas : percement.
(Canalisation installée dans un bâtiment neuf après exécution du gros
œuvre.)
Dans la traversée du plancher, la canalisation doit être rectiligne (tout
coude est interdit).
Son axe peut être vertical ou oblique, à condition que :
} l´obliquité (1) ne dépasse pas 50°,
} la longueur de canalisation noyée dans le gros œuvre ne dépasse pas
0,40 m.
2,223. 3e cas : rénovation, aménagement ou entretien.
(Canalisation installée postérieurement à la construction du bâtiment.)
Dans la traversée, la canalisation ne doit pas comporter plus de deux
coudes.
La longueur de la partie noyée dans le gros œuvre (mesurée suivant
l´axe de la conduite) ne doit pas dépasser 1,00 m. Si cetie longueur était
supérieure à 1,00 m la canalisation serait considérée comme encastrée
(ou enrobée).

J. L´obliquité est définie par l´angle α entre la verticale et l´axe de la canalisation


32 60 } PLOMBERIE

2,23. Assemblages placés dans la traversée.


Les termes désignant les divers En dehors des cas visés par l´article 2,25, aucun assemblage par joint
types d´assemblages pour canalisa- « bourré » ne doit se trouver dans la traversée.
tions d´évacuation sont définis à Les autres types d´assemblages (par joints coulés, par joints préformés
l´annexe II. ou comprimés, par brasage, ou soudo-brasage, par collage) sont admis
dans les limites fixées par les prescriptions particulières aux divers maté-
riaux constituant les tuyauteries.

2,24. Assemblages placés à proximité de la traversée.


Lorsqu´un assemblage, de quelque nature que ce soit, est placé à
proximité de la traversée d´un plancher, la distance doit être suffisante
pour permettre la confection ou le montage de cet assemblage.

2,25. Évacuation de certains appareils sanitaires.


Pour l´évacuation de certains appareils sanitaires, lorsque la présence
d´un assemblage dans le plancher ne peut être évitée, les dispositions
décrites ci-dessous sont admises :

2,251. Évacuation des cuvettes de W.C. à l´anglaise et des vidoirs


d´hôpitaux.
Le raccordement peut être réalisé par l´une des méthodes suivantes :

2,251.1. Cas du montage direct (sans pipe intermédiaire).


Si la sortie de l´appareil est raccordée directement sur la canalisation
d´évacuation, l´assemblage peut être obtenu soit au moyen d´un joint
préformé, soit au moyen d´un joint bourré au mastic bitumineux, oléorési-
neux ou de résine synthétique.
La profondeur du joint dans le plancher doit être la plus faible possible.
En aucun cas, la distance entre la surface du sol fini et le bord de l´em-
boîtement ne doit dépasser 0,10 m.

2,251,2. Cas du montage comportant une pipe.


Une autre solution admise est celle L´assemblage supérieur (entre la sortie de l´appareil et la pipe) peut
du montage par bride de sol, dans être obtenu par un joint préformé ou par un joint au mastic bitummeux,
lequel une rondelle compressible oléorésineux ou de résine synthétique.
forme joint entre la sortie à axe Exceptionnellement, il peut être obtenu par un joint collé ou un joint
vertical et une pipe en plomb s´ap- comprimé, si la pipe assure elle-même la souplesse nécessaire à la liaison
puyant sur la bride, l´ensemble étant entre l´appareil et la canalisation.
serré par des boulons. Le joint supé-
rieur est donc au-dessus du plancher L´assemblage inférieur (entre la pipe et la canalisation) peut être obtenu
le joint inférieur peut être soit dans par l´un des types de joints suivants :
la traversée, soit au-dessous du } joint au mastic bitumineux, oléorésineux ou de résine synthétique,
plancher. } joint au mortier de ciment,
} joint préformé,
} joint comprimé,
} joint brasé ou soudo-brasé,
} joint collé,

2,252. Évacuation des sièges à la turque et des siphons de sol.


Pour ces appareils, les dispositions suivantes sont admises :

2,252.1. L´assemblage entre l´appareil et le siphon et l´assemblage entre


le siphon et la canalisation d´évacuation peuvent être réalisés avec des
joints de type quelconque, y compris les joints bourrés, sans limitation de
nature du matériau constituant le joint.

2,252.2. Une tubulure de raccordement d´allure horizontale est tolérée, à


condition que cette tubulure soit d´une seule pièce et que sa longueur
ne dépasse pas 1,00 m.
Si le plancher comporte une dalle pleine, la tubulure doit être : soit
incorporée au coulage, soit placée dans une trémie réservée pour le
passage de la canalisation et rebouchée après sa mise en place.
L´assemblage entre l´appareil et la tubulure peut être d´un type quel-
conque, mais l´assemblage entre la tubulure et la canalisation d´évacuation
doit être conforme aux prescriptions de l´article 2,23.
60 } PLOMBERIE 33

2,253. Évacuation des receveurs de douches.

2,253.1. L´assemblage entre le siphon et la canalisation d´évacuation peut


être obtenu soit au moyen d´un joint préformé, soit au moyen d´un joint
bourré au mastic bitumineux, oléorésineux ou de résine synthétique.
2,253.2. Une tubulure de raccordement d´allure horizontale est tolérée
dans les conditions prescrites à l´article 2,252.2.

2,3. Protection extérieure.


L´article 2,3 concerne les canalisations pour toutes les destinations
(eau avec pression-évacuation) traversant un plancher.

2,31. Prescriptions générales.


Les matériaux visés sont notam- 2,311. Les matériaux placés au contact direct de la canalisation pour
ment : constituer l´enrobage, le rebouchage ou le calfeutrement, doivent être
sans aucune action chimique sur cette canalisation.
} des mortiers de ciment ou de
plâtre,
} des bétons,
} des adjuvants du béton ou des
mortiers.
Ils doivent assurer à la tuyauterie une protection convenable contre
l´humidité, si le matériau de cette tuyauterie l´exige.
L´emploi de béton caverneux est interdit pour cet usage, quel que
soit le matériau de la canalisation.
2,312. Lorsque les mouvements propres à la canalisation en service
(dilatation, vibration) ou les mouvements du bâtiment l´exigent, la canali-
sation doit être isolée du gros œuvre par un fourreau.

2,313. Contacts entre éléments métalliques.


Si la canalisation est métallique, elle ne doit être en contact dans la
traversée du plancher, ni avec une autre canalisation métallique, ni avec
une armature du béton ou une ossature métallique.
Le matériau qui la sépare de ces éléments doit être électriquement
isolant.

2,32. Protections spéciales.


Si les matériaux entourant la canalisation ne satisfont pas aux prescrip-
ions de l´article 2,311, elle doit être protégée :
} soit par un revêtement approprié (bande adhésive, brai, peinture...),
} soit par un fourreau,
} soit simultanément par un revêtement et par un fourreau.

2,33. Fourreau.
Dans tous les cas où un fourreau est installé, il est soumis aux prescrip-
tions suivantes :
2.331. Le fourreau doit faire saillie de 10 mm au moins sur la surface du
sol fini, et de 5 mm au moins sur la surface du plafond fini.
2,332. Si le local peut être momentanément mouillé ou inondé (salle
d´eau, cuisine) la saillie au-dessus du plancher doit être portée à 30 mm.

Ce rebouchement peut être égale- 2,333. S´il existe un risque de condensation importante sur la tuyauterie,
ment nécessaire lorsqu´une isola- l´espace annulaire entre fourreau et canalisation doit être rendu étanche
tion acoustique est demandée par à l´eau par une matière imputrescible et non hygroscopique placée à sa
le Cahier des Charges particulier. partie supérieure.
2,334. En cas de dallage magnésien, le fourreau ne doit pas être en métal
ferreux.
34 60 } PLOMBERIE

3. TRAVERSÉES DE PAROIS VERTICALES


OU INCLINÉES

3,1. Généralités.
Notamment la traversée (excep- Les prescriptions de l´article 3 concernent les canalisations pour toutes
tionnelle) d´une paillasse d´escalier destinations (eau froide ou chaude avec pression, évacuation traversant
peut entrer dans le cas des parois une paroi verticale (mur ou cloison) ou une paroi mchnée.
inclinées.
3,11. Stabilité du gros œuvre.
Si un percement est pratiqué pour le passage de la canalisation, il ne
doit pas compromettre la stabilité du gros œuvre.

3,2. Prescriptions d´ordre géométrique.

3,21. 1er cas : enrobage ou trou réservé.


(Canalisation installée avant exécution du gros œuvre ou dans un
passage préparé au moment de la construction.)
La canalisation peut être soit perpendiculaire à la paroi, soit oblique,
sans limitation de l´obliquité, ni de la longueur de la traversée, sous
réserve de ne pas nuire à la stabilité de l´ouvrage.

3,22. 2e cas : percement.


(Canalisation installée dans un bâtiment neuf après exécution du gros
œuvre.)
La canalisation doit être rectiligne dans la traversée.
Si l´épaisseur de la paroi dépasse 0,15 m la canalisation doit être per-
pendiculaire à la paroi ou présenter une obliquité (1) maximale de 50° et
la longueur noyée dans le gros œuvre ne doit pas dépasser 0,60 m.

3,23. 3e cas : travaux de rénovation, aménagement ou entretien.


(Canalisation installée postérieurement à la construction du bâti-
ment.)
Si le mur est porteur, la canalisation doit être rectiligne dans la traversée
et la longueur de la partie noyée ne doit pas dépasser 1,00 m (au delà
de 1,00 m, elle serait considérée comme encastrée ou enrobée).
Si la canalisation emprunte un remplissage, cette longueur n´est pas
limitée.

3,3. Assemblages placés dans la traversée.


3,31. Canalisation d´eau avec pression.
Il est interdit de placer un assemblage dans la traversée d´un mur,
d´une cloison ou d´une paroi inclinée.
Toutefois, les assemblages rigides des types : soudé (ou brasé ou
soudo-brasé) ou collé placés dans la traversée sont autorisés dans les
limites fixées par les prescriptions particulières aux divers matériaux
constituant les tuyauteries.

3,32. Canalisations d´évacuation.


Voir définitions à l´annexe II. Aucun assemblage par joint « bourré » ne doit se trouver dans la
traversée.
Les autres types d´assemblages (par joints coulés, par joints préformés
ou comprimés, par brasage ou soudo-brasage, par collage) sont admis
dans les limites fixées par les prescriptions particulières aux divers maté-
riaux constituant les tuyauteries.

1. L´obliquité est définie par l´angle β entre la perpendiculaire a la paroi et l´axe de la cana-
lisation.
60 } PLOMBERIE 35

3,4. Assemblages placés à proximité de la traversée.


Lorsqu´un assemblage, de quelque nature que ce soit, est placé à
proximité de la traversée d´une paroi verticale ou inclinée, la distance
doit être suffisante pour permettre la confection ou le montage de cet
assemblage.

3,5. Protection extérieure.


L´article 3,5 concerne les canalisations pour toutes destinations (eau
avec pression, évacuation) traversant une paroi verticale ou inclinée.

3,51. Prescriptions générales.


3,511. Les matériaux placés au contact direct de la canalisation pour
constituer l´enrobage, le rebouchage ou le calfeutrement doivent être
sans aucune action chimique sur cette canalisation.

Ils doivent assurer à la tuyauterie une protection convenable contre


l´humidité, si le matériau de cette tuyauterie l´exige.
L´emploi de béton caverneux est interdit pour cet usage, quel que soit
le matériau de la canalisation.
3,512. Lorsque les mouvements propres à la canalisation en service
(dilatation, vibration) ou les mouvements du bâtiment l´exigent, la cana-
lisation doit être isolée du gros œuvre par un fourreau.

3,513. Contacts entre éléments métalliques.


Si la canalisation est métallique, elle ne doit être en contact, dans la
traversée, ni avec une autre canalisation métallique, ni avec une armature
du béton ou une ossature métallique.
Le matériau qui la sépare de ces éléments doit être électriquement
isolant.

3,52. Protections spéciales.


Si les matériaux entourant la canalisation ne satisfont pas aux prescrip-
tions de l´article 3,511, elle doit être protégée :
} soit par un revêtement approprié (bande adhésive, brai, peinture...).
} soit par un fourreau,
} soit simultanément par un revêtement et par un fourreau.

3,53. Fourreau.
Lorsqu´une isolation acoustique Dans tous les cas où un fourreau est installé, il peut soit faire saillie
est demandée par le Cahier des de quelques millimètres sur la surface du mur fini, soit être arasé au nu de
Charges particulier, l´espace annu- cette surface.
laire entre le fourreau et la canalisa-
tion doit être rendu étanche à l´air
par un matériau de faible résistance
mécanique pour permettre le dé-
montage de celle-ci.
36 60 } PLOMBERIE

ANNEXE I
RÉSUMÉ DES PRINCIPALES PRESCRIPTIONS

NOTA 1. Les numéros indiqués entre parenthèses renvo)ent aux articles du document.
2. Dans tous les cas
} la longueur noyée est mesurée suivant l´axe de la tuyauterie,
} l´obliquité est l´angle entre l´axe de la tuyauterie et la perpendiculaire à la paroi.
60 } PLOMBERIE 37

ANNEXE II
TYPES D´ASSEMBLAGES POUR CANALISATIONS D´ÉVACUATION

Le tableau ci-dessous est destiné à classer et caractériser les principaux types d´assemblages utilisés pour les canali-
sations d´évacuation, sans prétendre établir une liste exhaustive de tous les assemblages possibles.

1. Plusieurs des matériaux indiqués dans les catégories 1 et 2 peuvent être associés dans le même assemblage.
2. Défini dans le D.T.U. 39.1 (Travaux de vitrerie).
38

MEMBRES DE LA COMMISSION D´ÉTUDE DE L´ADDITIF N° 4

MM. GEOFFRAY et MUET, représentant l´Union Nationale des Chambres


Syndicales de Couverture et Plomberie.
GARDES, représentant l´Union Technique Interprofessionnelle (UTI).
DUREL et POTIN, représentant la SOCOTEC.
LECLERC et LANOY, représentant le Bureau VERITAS.
SABATIER, représentant le Centre d´Études de Prévention (CEP).
FOUCAULT et DAUVERGNE, représentant le Centre Expérimental
de Recherches et d´Études du Bâtiment et des Travaux Publics (CEBTP).
THIN, représentant le Comité Scientifique et Technique de l´Industrie
du Chauffage et de la Ventilation (COSTIC).
BERTIN, représentant le Syndicat des Fabricants de Tubes d´Acier.
HARTHE, MAYET, RAYNAUD, représentant la Chambre Syndicale
Nationale des Entreprises et Industries de l´Hygiène Publique.
MUNCH, POURREZ, représentant le Syndicat National des Produits
de traitement et d´assainissement de l´eau.
SUBRA, représentant l´OTH.
LE CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT

Ont été consultés et/ou ont assisté à certaines séances de travail :


MM. DARRIULAT, représentant l´Ordre des Architectes.
POIRIER.
LEGRAND, représentant la Direction des Services Industriels et com-
merciaux de la Préfecture de Paris.
LECURET, représentant le Bureau SECURITAS.
FESTY, représentant le Laboratoire d´Hygiène de la Ville de Paris.
le docteur COIN.
DESCROIX et DEVILLERS, représentant le Syndicat Professionnel des
Distributeurs d´eau.

Le présent additif n° 4 annule et remplace l´Additif n° 3 au Cahier


des Charges D.T.U. n° 60.1 portant le même titre et publié en mars 1970.
39

FÉVRIER 1977

ADDITIF n° 4

INSTALLATIONS DE DISTRIBUTION D´EAU EN


TUBES D´ACIER A L´INTÉRIEUR DES BATIMENTS

SOMMAIRE

PRÉAMBULE 48 CHAPITRE III


PRESCRIPTIONS SPÉCIFIQUES
CHAPITRE I DE PROTECTION CONTRE LA CORROSION
GÉNÉRALITÉS
3,1. Conditions d´emploi des tubes en acier 54
1,1. Objet et domaine d´application 49
3,2. Conditions d´installation d´un procédé de
1,2. Normalisation et Avis Technique 49 traitement contre la corrosion } Moyens de
contrôle 54
3,21. Eau froide 54
CHAPITRE II
3,22. Eau chaude 55
NATURE ET QUALITÉ DES MATÉRIAUX
3,23. Procédés de traitement contre la corrosion 55
2,1. Tubes d´acier 50
3,24. Tubes-témoins 55
2,11. Caractéristiques générales } Filetage 50
3,241. Emplacements des tubes-témoins 55
2,111. Tubes filetables 50
3,242. Constitution et mode d´installation des tubes-
2,112. Tubes à extrémités lisses 50 témoins 55
2,12. Tubes galvanisés 50 3,25. Prises d´eau pour contrôle 56
2,121. Galvanisation en usine 50
3,26. Notice d´exploitation 56
2,122. Galvanisation après façonnage 50
2,123. Diamètres lisses 50 3,3. Température de l´eau chaude dans les tubes
2,124. Revêtements externes exécutés sur chantier 50 d´acier galvanisés 56

2,13. Marquage des tubes 51 3,4. Purges de gaz 57


2,131. Tubes galvanisés chez le fabricant 51
3,5. Surpresseurs 57
2,132. Tubes galvanisés « à façon » 51
3,6. Coexistence d´éléments en cuivre ou métaux
2,2. Pièces d´assemblage et de raccordement des cuivreux avec des tubes d´acier galvanisés. 57
tubes d´acier galvanisés 51
3,61. Définitions 57
2,21. Classement et principes d´assemblage 51
3,62. Situation relative 57
2,22. Raccords taraudés et/ou filetés 51
2,221. Raccords en fonte malléable 51
2,222. Raccords filetés en acier 51
2,223. Raccords filetés en bronze 52
2,23. Raccords en acier pour soudo-brasage 52
2,24. Raccords à bagues 52
2,25. Raccords spéciaux 52
2,26. Brides et accessoires (collets, joints) 52 CHAPITRE IV
2,261. Brides rondes 52
DÉTERMINATION DES DIAMÈTRES
2,262. Collets 53 DES CANALISATIONS
2,263. Brides ovales 53
2,264. Revêtements des brides et collets 53 4,1. Tuyauteries de distribution 58
2,265. Joints d´étanchéité 53 4,2. Tuyauteries de retour d´eau chaude 58
40 60 } PLOMBERIE

CHAPITRE V 6,3. Canalisations placées dans des gaines et


galeries techniques, derrière des coffrages
MISE EN ŒUVRE DES TUBES D´ACIER GALVANISÉS ou des faux-plafonds ou dans des vides sani-
taires 62
5,1. Façonnage des tubes d´acier galvanisés 59
6,31. Gaines et galeries techniques 62
5,10. Généralités 59 6,32. Coffrages, faux-plafonds 62
5,11. Coupe 59 6,33. Vides sanitaires 62
8,12. Filetage 59 6,34. Calorifugeage 63
5,13. Cintrage 59 6,35. Calfeutrement 63
5,14. Perçage 59
6,4. Canalisations non apparentes et non acces-
5,15. Nettoyage et finition 60 sibles 63

5,2. Assemblage des tubes d´acier galvanisés 60 6,41. Canalisation placée dans un élément porteur 63
6,411. Principes de mise en œuvre 63
5,21. Assemblages des tubes galvanisés entre eux 60
6,412. Modes d´assemblages 63
5,211. Assemblages vissés 60
6,413. Remplissage 63
5,212. Soudo-brasage, soudage, brasage 60
5,213. Assemblages par raccords à bagues 60 6,414. Cas de l´eau chaude (protection externe,
piquages) 63
5,214. Assemblages par brides 61
6,42. Canalisation placée dans un élément non porteur. 63
5,215. Piquages 61
6,421. Principes de mise en œuvre 63
5,22. Assemblages des tubes d´acier galvanisés avec 6,422. Modes d´assemblages 63
des tubes ou tuyaux en matériaux différents 61
6,423. Piquages 64
5,221. Assemblages vissés 61
6,424. Protection externe 64
5,222. Assemblages par raccords à bagues 61
6,425. Remplissage 64
5,223. Assemblages par brides 61
5,224. Piquages 61 6,43. Sorties de planchers 64
6,431. Tuyauterie d´eau froide 64
5,23. Assemblages de tubes d´acier galvanisés avec
des appareils de robinetterie ou autres (pompes, 6,432. Tuyauterie d´eau chaude 64
compteurs, ballons, filtres,...) 61
6,5. Traversées de planchers 64

6,6. Traversées de murs ou de cloisons 64

CHAPITRE VI 6,61. Tuyauterie d´eau froide 64

PRESCRIPTIONS RELATIVES A LA SITUATION 6,62. Tuyauterie d´eau chaude 64


DES CANALISATIONS EN ACIER GALVANISÉ

6,1. Objet 62

6,2. Canalisations apparentes 62


ANNEXE
6,21. Canalisations installées dans les locaux communs 62
6,22. Calfeutrement 62 DÉFINITIONS DE QUELQUES TERMES 65

PRÉAMBULE

On constate actuellement de nombreux cas de corrosion des tubes d´acier


dans les installations de distribution d´eau chaude et d´eau froide des bâti-
ments d´habitation.
Le présent document vise à définir les prescriptions qui paraissent les
plus aptes, dans l´état actuel de la technique, à s´opposer à ces désordres dans
les installations neuves.
La poursuite des recherches en cours et l´expérience de tous les intéressés
(maîtres d´ouvrage, architectes, bureaux d´études, ingénieurs-conseils, fabri-
cants, entrepreneurs, services de distribution d´eau) qui ont déjà conduit à
modifier ces prescriptions, doivent permettre de les améliorer encore, de
façon à réaliser des installations aussi satisfaisantes que possible.
60 } PLOMBERIE 41

Commentaires CHAPITRE I
GÉNÉRALITÉS

1,1. Objet et domaine d´application

La durabilité de l´installation ne 1,11. Le présent document est destiné à compléter le Cahier des Charges
peut être assurée que si elle est de plomberie sanitaire (D.T.U. n° 60.1) en ce qui concerne les installations
entretenue et si son utilisation est de distribution d´eau froide et d´eau chaude en tubes d´acier à l´intérieur
normale. des bâtiments.
L´article 4 du « MÉMENTO »
joint au présent document indique
les moyens de surveillance de l´ins-
tallation et les conditions d´exploi-
tation qui répondent à ces préoccu-
pations.
1,12. Ce document ne concerne ni les installations de production d´eau
chaude sanitaire, ni les canalisations d´évacuation en tubes d´acier.

1,13. Les articles ci-dessous du D.T.U. n° 60.1, dans la mesure où ils s´appli-
quaient aux canalisations en acier pour distribution d´eau, sont annulés :
Chapitre II } Matériaux
2,13. Tubes en acier
2,131. Galvanisation
2,14. Raccords
2,15. Soudure et brasure.
Chapitre III } Mise en œuvre
3,21. Prescriptions générales relatives aux canalisations
3,223. Tubes en acier.
Chapitre IV } Contrôles et essais
4,212. Tubes en acier
4,213. Raccords en fonte malléable.

1,2. Normalisation et Avis Technique

1,21. Matériels normalisés


Lorsqu´un matériel ou produit faisant partie d´une installation de dis-
tribution d´eau en tubes d´acier a fait l´objet d´une ou plusieurs normes
françaises, il doit être conforme à ces normes dans leur dernière édition.

1,22. Matériels non normalisés } Avis Technique


Lorsque un matériel ou produit faisant partie d´une installation de dis-
tribution d´eau en tubes d´acier n´a pas fait l´objet d´une norme française,
il doit :

1,221. Soit être conforme aux dispositions prévues par les articles du
présent document le concernant.

1,222. Soit avoir fait l´objet d´un « Avis Technique » délivré par la Com-
mission instituée par l´arrêté interministériel du 2 décembre 1969.
Ce matériel ou produit doit alors satisfaire aux spécifications de cet
Avis Technique. Dans ce dernier cas, les conditions d´emploi et de mise en
œuvre doivent être conformes aux dispositions de l´Avis Technique.
42 60 } PLOMBERIE

CHAPITRE II

NATURE ET QUALITÉ DES MATÉRIAUX

2,1. Tubes d´acier

2,11. Caractéristiques générales } Filetage

Les tubes d´acier utilisés pour les canalisations de distribution d´eau


doivent être conformes à l´une des normes citées ci-dessous :

2,111. Tubes « filetables »


NF A 49-115 Tubes sans soudure filetables finis à chaud.
NF A 49-140 Tubes soudés filetables.
NF A 49-145 Tubes soudés filetables finis à chaud.
Les extrémités de ces tubes peuvent être filetées ou lisses.

2,112. Tubes à extrémités lisses


NF A 49-111 Tubes sans soudure à extrémités lisses du commerce
pour usages généraux à moyenne pression.
NF A 49-112 Tubes sans soudure à extrémités lisses laminés à chaud
avec conditions particulières de livraison.
NF A 49-141 Tubes soudés à extrémités lisses du commerce pour
usages généraux à moyenne pression.
NF A 49-142 Tubes soudés à extrémités lisses avec conditions parti-
culières de livraison.
Les extrémités de ces tubes ne peuvent être filetées que si leur épais-
seur est au moins égale à celle des tubes de la série légère (NF A 49-140
et NF A 49-145) de même diamètre extérieur.

2,12. Tubes galvanisés

2,121. Galvanisation en usine


Les tubes galvanisés doivent comporter un revêtement de zinc inté-
rieur et extérieur obtenu par immersion dans le zinc fondu.
Ce revêtement doit être conforme à la norme NF A 49-700 « Tubes
d´acier } Galvanisation à chaud } Spécification du revêtement des
tubes ».

2,122. Galvanisation après façonnage


Un ensemble comportant des tubes et des raccords peut être galvanisé
après façonnage et assemblage.
Le revêtement obtenu doit être conforme à la norme NF A 91-121
Il y a lieu de se référer aussi au « Galvanisation à chaud } Propriétés caractéristiques et méthodes d´es-
fascicule de documentation : NF A sais ».
91-122 « Produits finis en acier gal-
vanisés à chaud ».
2,123. Diamètres limites
Les tubes galvanisés de diamètre extérieur inférieur à 21,3 mm
sont interdits.
2,124. Bandes adhésives ou imprégnées utilisées comme revêtements
externes exécutés sur chantier
Voir article 6,424.1. Lorsqu´il est prévu l´utilisation de bandes adhésives ou imprégnées
en tant que revêtement externe exécuté sur chantier, ces produits doivent
être conformes aux normes expérimentales ci-dessous :
P 41-303 Protection externe des canalisations métalliques } Bandes
adhésives.
P 41-304 Protection externe des canalisations métalliques } Bandes
imprégnées.
60 } PLOMBERIE 43

Le marquage est en général 2,13. Marquage des tubes


composé du sigle du fabricant suivi
de l´indice de la norme ou des trois 2,131. Tubes galvanisés chez le fabricant
derniers chiffres de cet indice.
Dans ce cas, les tubes conformes aux normes NF A 49-115 et NF A 49-
Ex. : ... } 115 pour la norme 145 doivent être marqués suivant les dispositions prévues dans ces nor-
NF A 49-115. mes.
Les tubes conformes aux autres normes (voir art. 2,11) doivent porter
de façon indélébile le sigle du fabricant et la référence à la norme du tube.

2,132. Tubes galvanisés « à façon »


Ces dispositions sont conformes Si la galvanisation est effectuée dans un atelier indépendant du fabri-
à celles de la norme citée. cant, les tubes doivent porter de façon indélébile la marque du galvanisa-
teur et la référence à la norme NF A 49-700 (galvanisation des tubes).

2,2. Pièces d´assemblage et de raccordement des tubes


d´acier galvanisés
Les prescriptions concernant les
tubes d´acier non galvanisés sont
mentionnées dans les Avis Techni-
ques correspondants.

2,21. Classement et principes d´assemblage

Les pièces ou éléments permettant l´assemblage des tubes sont classés


dans le tableau ci-après, d´après le principe sur lequel reposent l´étan-
chéité et la résistance mécanique.

Les accessoires tels que : raccords


flexibles, manchettes souples, com-
pensateurs de dilatation relèvent de
l´Avis Technique (voir art. 1,22).

2,22. Raccords taraudés et/ou filetés

2,221. Raccords en fonte malléable


2,221.1. Types et dimensions
Les pièces de raccord en fonte malléable doivent être conformes à
la norme NF E 29-801 (Raccords en fonte malléable filetés au pas du gaz).
2,221.2. Revêtement
Suivant les fabricants, le filetage Les raccords en fonte malléable doivent être galvanisés. Le revête-
peut être exécuté avant ou après la ment obtenu doit être conforme à la norme NF A 91-121 (déjà citée).
galvanisation.
2,221.3. Marquage
Les raccords en fonte malléable doivent porter des marques indélé-
biles permettant d´identifier le fabricant et indiquant le diamètre nominal
(ou les diamètres nominaux).

2,222. Raccords filetés en acier


} Les manchons filetés en acier doivent être conformes à la norme NF A
49-190. Ils doivent être galvanisés.
} Toutefois, les manchons ayant servi à la protection des extrémités
filetées des tubes (dits « manchons bouts de barre ») sont interdits
dans les installations relevant du présent document.
44 60 } PLOMBERIE

2,223. Raccords filetés en bronze


Ces raccords ne sont pas normali- Ces raccords (manchons, mamelons, tés, coudes) sont filetés ou tarau-
sés et ne font pas l´objet d´Avis dés au pas du gaz, conformément aux normes NF E 03-004 (Filetage gaz
Technique. avec étanchéité dans le filet } Filetage conique, taraudage cylindrique)
ou NF E 03-005 (Filetage gaz sans étanchéité dans le filet } Filetage et
taraudage cylindriques).

2,23. Raccords en acier pour soudo-brasage

2,231. Les courbes, réductions, fonds en acier doivent être conformes


aux normes ci-dessous :
} Courbes à souder en tubes d´acier } série courante :
NF A 49-180 Modèle dit 2d
NF A 49-181 Modèle dit 3dg
NF A 49-182 Modèle dit 3d
NF A 49-183 Modèle dit 5d.
} Réductions concentriques à souder en tubes d´acier } série courante :
NF A 49-184.
} Fonds à souder pour tubes d´acier } série courante : NF A 49-185.

2,232. D´autres raccords en acier (tés...) de fabrication similaire peuvent


être utilisés, à condition que leurs diamètres et leurs épaisseurs soient
les mêmes que ceux des « courbes » normalisées mentionnées ci-dessus.

2,233. Raccords en acier pour soudo-brasage

Tous ces raccords en acier (art. 2,231 et 2,232) doivent être glavanisés :
} aux conditions de la norme du produit lorsque celle-ci prévoit
la galvanisation,
} aux conditions de la norme NF A 91-121 lorsque la norme du pro-
duit ne prévoit pas la galvanisation.

Les raccords à bagues, destinés


à assembler des tubes non filetés, 2,24. Raccords à bagues
ne sont pas normalisés et ne font pas
actuellement l´objet d´Avis Techni-
que.
Des raccords mixtes permettant Les raccords à bagues doivent être en acier galvanisé, en fonte mal-
d´assembler un tube lisse à un tube léable galvanisée, en bronze, en acier inoxydable.
fileté peuvent aussi être utilisés. L´étanchéité est obtenue par compression ou déformation d´une bague.

2,25. Raccords spéciaux


Cet article concerne les raccords Ces raccords doivent être en fonte malléable galvanisée, en acier
destinés à remplir une fonction galvanisé, en bronze, en acier inoxydable.
particulière : facilité de démontage,
rattrapage de jeu, etc.
L´assemblage des différentes parties du raccord peut faire intervenir
des surfaces coniques ou sphériques.
L´étanchéité sur le tube est obtenue soit par vissage, soit par bague,
soit par les deux principes simultanément.

2,26. Brides et accessoires (collets, joints)

2,261. Brides rondes


2,261.1. Les dimensions de raccordement des brides rondes (diamètre
extér eur, trous de boulons) doivent être conformes à la norme NF 29-
201.
60 } PLOMBERIE 45

2,261.2. Les brides en acier et en fonte doivent être conformes, suivant


leur type et la pression nominale, à l´une des normes figurant dans le
tableau ci-dessous, qui indique :
} les types de brides rondes utilisées dans les installations visées par le
présent document,
} les normes françaises correspondant aux pressions nominales PN 10,
PN 16 et PN 25,
} la matière des brides.

2,261.3. Les brides en bronze sont admises. (Elles ne sont pas actuelle-
ment normalisées).

2,262. Collets
Les collets à souder pour brides tournantes doivent être fabriqués en
usine et conformes aux normes suivantes :

2,263. Brides ovales


Les brides ovales doivent être conformes à la norme NF E 29-202
(Gabarits de raccordement des brides ovales).
Elles doivent être, en outre, conformes aux normes indiquées ci-
dessous, selon leur type et leur pression nominale :

2,264. Revêtement des brides et collets


Les brides en acier ou en fonte, à l´exception des brides tournantes,
ainsi que les collets à collerette doivent être galvanisés.
Le revêtement de zinc doit être conforme à la norme NF A 91-121
(déjà citée).

2,265. Joints d´étanchéité


Les joints d´étanchéité pour brides rondes ou ovales doivent être
conformes, quant aux dimensions, à la norme NF E 29-911.
Pour les canalisations d´eau chaude, ces joints doivent pouvoir sup-
porter, sans perdre leurs qualités, le contact de l´eau à des températures
comprises entre 0° et 110 °C
46
60 } PLOMBERIE

CHAPITRE III
PRESCRIPTIONS SPÉCIFIQUES
DE PROTECTION CONTRE LA CORROSION

3,1. Conditions d´emploi des tubes en acier

Les tubes en acier utilisés pour les canalisations de distribution d´eau


peuvent être :
} soit des tubes en acier galvanisé :
les tubes en acier galvanisé doivent répondre aux conditions du pré-
sent Cahier des Charges et notamment aux articles 2,12 } 2,13 }
3,2} 5,1 et 5,2 ;
} soit des tubes en acier noir :
L´emploi de tubes en acier noir les tubes en acier noir ne peuvent être utilisés que s´ils sont employés
sans traitement spécifique est inter- en liaison avec un traitement de protection contre la corrosion spécifique
dit. de cet emploi ayant fait l´objet d´un Avis Technique (voir § 1,222) ;
} soit des tubes en acier comportant un revêtement autre qu´un revête-
ment de zinc ou ayant subi un traitement de surface particulier.
Dans ce cas, le tube doit avoir fait l´objet d´un Avis Technique en défi-
nissant les caractéristiques ainsi que les conditions d´emploi et de
mise en œuvre (voir § 1,222).

3,2. Conditions d´installation d´un procédé de traitement


contre la corrosion } Moyens de contrôle
Les problèmes spécifiques de
l´entartrage des canalisations, et
surtout des appareils de production
d´eau chaude, ne sont pas traités
dans le présent document. Ils feront
l´objet d´un document ultérieur.

3,21. Eau froide


Une installation de distribution d´eau froide doit être protégée contre
la corrosion si l´eau véhiculée, considérée à 20 °C, se trouve dans une ou
plusieurs des conditions figurant dans le tableau ci-après.

TABLEAU 1
Le MÉMENTO joint au présent
document prévoit l´analyse de l´eau
et donne un modèle de bulletin
d´analyse.
60 } PLOMBERIE 47

3,22. Eau chaude

} Une installation de distribution d´eau chaude doit être protégée contre


la corrosion si l´eau véhiculée, considérée à 20 °C, se trouve dans une
ou plusieurs des conditions figurant dans le tableau II ci-après.

TABLEAU II

3,23. Procédés de traitement contre la corrosion

Le Cahier des Clauses Spéciales La protection contre la corrosion peut être obtenue soit par un traite-
(§ 2,13) précise les conditions dans ment de l´eau véhiculée, soit par un traitement de l´installation.
lesquelles les appareils et produits Le procédé utilisé doit répondre aux spécifications de l´article 1,2 ci-
de traitement font partie des tra- dessus.
vaux de l´entreprise de plomberie.
A la date de parution du présent
D.T.U., une procédure d´Avis Tech-
nique applicable aux procédés
de traitement d´eau est en cours.
Dans le cas d´une installation de distribution d´eau chaude, lorsque la
protection de cette installation contre la corrosion est réalisée par un trai-
tement de l´eau et lorsque l´eau chaude distribuée est obtenue par mé-
lange, la totalité des eaux destinées à être mélangées doit être traitée.

Les tubes-témoins ont pour but de 3,24. Tubes-témoins


permettre un examen de l´état
intérieur des canalisations. L´exa-
men régulier des tubes-témoins est
prévu par le Mémento (§ 4,22).

3,241. Emplacements des tubes-témoins


Les tubes-témoins doivent être installés en des points facilement
accessibles.
Leurs emplacements sont les suivants :
3,241.1. Si un traitement de l´eau est pratiqué dans l´immeuble, un tube-
témoin doit être installé en aval des appareils de traitement et aussi près
que possible de ces appareils.
3,241.2. Si aucun traitement de l´eau n´est pratiqué, un tube-témoin doit
être disposé près de l´entrée de l´installation (à proximité et en aval du
compteur).
3,241.3. Sur un circuit d´eau chaude bouclé, un tube-témoin doit être
installé sur le retour d´eau, à l´extrémité du bouclage, en amont du clapet
anti-retour.

3,242. Constitution et mode d´installation des tubes-témoins


Un tube-témoin est constitué d´un élément démontable, de même
nature et de même diamètre que la tuyauterie située immédiatement en
aval.
48 60 } PLOMBERIE

Schéma n°1 3,242.1. Sur un circuit d´eau froide, le tube-témoin a la forme d´un coude
à 90° prolongé par une partie droite de longueur minimale 0,50 (voir
schéma n° 1). L´ensemble doit être placé dans un plan vertical, la partie
droite étant horizontale et située au-dessous du by-pass. Le sens de cir-
culation de l´eau est indifférent.
Le schéma n° 1 indique le mode d´installation du tube-témoin, des
vannes et de la dérivation permettant le passage de l´eau quand le tube-
témoin est déposé.

1 En service normal :
vannes 1 et 2 ouvertes
vanne 3 fermée.
2 Quand le tube-témoin est déposé :
l´inverse.

Schéma n°2 2 3,242.2. Sur un retour d´eau chaude en circulation, le by-pass n´est pas
exigé. Le tube-témoin, de longueur minimale 0,50 m, est disposé horizon-
alement suivant le schéma n° 2.

Dans ce cas, il est nécessaire


d´arrêter la circulation d´eau chaude
pour démonter le tube-témoin.

3,25. Prises d´eau pour contrôle

Ces contrôles sont prévus par Deux prises d´eau doivent être placées l´une en amont, l´autre en aval
le Mémento (§ 4,22). de chaque appareil de traitement, pour permettre les contrôles par pré-
lèvement.
Dans un circuit d´eau chaude bouclé, une prise d´eau supplémentaire
doit être placée sur le retour d´eau pour permettre également des prélè-
vements.

3,26. Notice d´exploitation


Cette notice est généralement Une notice d´exploitation doit être affichée à proximité de chaque
fournie par le fabricant de l´appareil. appareil de traitement, de façon à être facilement lisible.

3,3. Température de l´eau chaude dans les tubes d´acier


galvanisés
Les prescriptions concernant les
tubes d´acier non galvanisés sont Les tubes d´acier galvanisés ne doivent pas être parcourus par de
mentionnées dans les Avis Techni- l´eau à une température supérieure à 60 °C.
ques correspondants.
Si l´eau chaude est produite à une température plus élevée, un dispo-
La partie de l´installation située sitif abaisseur de température doit être interposé. Ce dispositif doit être
en amont de l´abaisseur de tempé- placé le plus près possible de l´appareil de production d´eau chaude
rature est considérée comme faisant
partie du système de production et dans le même local. Il peut, toutefois, être placé dans un local contigu,
d´eau chaude. Elle n´est donc pas à condition que la longueur développée de la tuyauterie reliant l´appareil
visée par le présent DTU (voir § de production d´eau chaude et l´abaisseur de température ne dépasse
1,12). pas 15 m.
60 } PLOMBERIE 49

3,4. Purges de gaz


Toute diminution de pression ou Des dispositifs de purge de gaz doivent être installés aux points sui-
élévation de température de l´eau, vants du réseau de distribution d´eau :
en libérant une partie des gaz dis- } points où la pression de l´eau dans la tuyauterie en acier galvanisé
sous, peut être une cause de cor-
subit une diminution brusque de 3 bars ou plus,
rosion.
} point haut d´un dispositif de réchauffage par mélange ou par échange,
Le mémento (art. 4,4) prévoit un
contrôle régulier du fonctionne- } points hauts des colonnes montantes d´eau chaude,
ment des dispositifs de purge. } point de retour d´un circuit d´eau chaude raccordé sur une tuyauterie
d´eau froide.
Ces dispositifs de purge peuvent être automatiques ou manuels ; ils
doivent comporter une chambre de réduction de vitesse.
Ils doivent être facilement accessibles.

3,5. Surpresseurs

Si un dispositif de surpression comporte un ballon à matelas d´air


installé en série sur la canalisation, ce ballon doit comporter une membrane
de séparation entre l´air et l´eau.

3,6. Coexistence d´éléments en cuivre ou métaux cuivreux


avec des tubes d´acier galvanisés
Les prescriptions concernant les
tubes d´acier non galvanisés sont
mentionnées dans les Avis Techni-
ques correspondants.
Les dispositions prévues ont pour
but de s´opposer à des corrosions
dues à la présence, dans une même
installation, d´éléments en cuivre
ou métaux cuivreux et de tubes
d´acier galvanisés.

3,61. Définitions

Les « métaux cuivreux » visés dans le présent article 3,6 sont le laiton
et le bronze, quelle que soit leur teneur en cuivre (à l´exclusion du « cupro-
nickel »).
Les types d´éléments visés sont notamment :
} les tuyauteries,
} les parties des appareils de production d´eau chaude placées en
contact avec l´eau distribuée.
Par contre, ne sont pas visés :
} les appareils de robinetterie et de comptage,
} les pièces de raccord,
} les métaux d´apport des soudo-brasures.

3,62. Situation relative

Par contre, des éléments en cuivre 3,621. Aucun des éléments en cuivre ou métal cuivreux spécifiés ci-
ou métal cuivreux peuvent être dessus ne doit être placé en amont des tubes d´acier galvanisés.
placés en aval des tubes d´acier
galvanisés, sous réserve de cer-
taines précautions pour l´exécution
des piquages (voir art. 5,224).

Il appartient au Maître d´ouvrage 3,622. Aucun élément en acier galvanisé ne doit être placé en aval d´élé-
de fournir à l´Entrepreneur les ments en cuivre ou métaux cuivreux intérieurs ou extérieurs au bâtiment
renseignements sur l´existence
éventuelle de canalisations en cuivre
extérieures (voir Mémento, art
2,12).
50 60 } PLOMBERIE

CHAPITRE IV

DÉTERMINATION DES DIAMÈTRES


DES CANALISATIONS

4,1. Tuyauteries de distribution


La détermination des diamètres intérieurs des tuyauteries de distribu-
tion d´eau froide et d´eau chaude en acier doit être effectuée à partir de
Les données de base et les règles vitesses théoriques de l´eau ne dépassant pas les valeurs ci-dessous :
de calcul applicables sont : soit
} tuyauteries en sous-sol ou en vide sanitaire : 2,00 m/s
celles de la norme NF P 41-201,
soit celles du REEF (volume II, } colonnes montantes : 1,50 m/s
chapitre E 6 « L´hydraulique dans } branchement d´étages et d´appareils :
le bâtiment »). - débit supérieur à 0,5 1/s,
- débit inférieur ou égal à 0,5 1/s : psa de limite,

4,2. Tuyauteries de retour d´eau chaude


Le choix de la vitesse théorique, Dans chaque tuyauterie horizontale de retour d´eau chaude, la vitesse
compte tenu de la chute de tempéra- théorique de l´eau, calculée en l´absence de soutirage, doit être au moins
ture le long du circuit, permet de de 0,20 m/s.
déterminer les diamètres des tuyau-
teries et les caractéristiques de la
pompe de circulation.
60 } PLOMBERIE 51

CHAPITRE V

Les prescriptions concernant les MISE EN ŒUVRE DES TUBES D´ACIER GALVANISÉS
tubes en acier non galvanisés sont
mentionnées dans les Avis Techni-
ques correspondants.

5,1. Façonnage des tubes d´acier galvanisés


5,10. Généralités
Le façonnage des tubes galvanisés comprend les opérations sui-
vantes, exécutées en atelier ou sur chantier : coupe des tubes, filetage,
cintrage, perçage, finition.

5,11. Coupe
Dans le cas d´utilisation d´un La coupe des tubes peut être exécutée par sciage, par tronçonnage
coupe-tube à molettes, il est préféra- ou au moyen d´un coupe-tube, à molettes ou à couteaux.
ble d´adopter un appareil compor-
tant une seule molette et deux
rouleaux.
L´emploi du chalumeau oxycoupeur n´est autorisé que pour les tubes
de diamètre extérieur supérieur ou égal à 108 mm et à condition que le
revêtement de zinc intérieur et extérieur soit reconstitué après coupe,
par métallisation après brossage.

5,12. Filetage
Les tubes ne peuvent être filetés que dans les conditions prévues à
l´article 2,11 (caractéristiques générales ; filetage).
Le filetage doit être conforme à l´une des normes suiovantes :
NF E 03-004 Filetage gaz avec étanchéité dans le filet (filetage conique
et taraudage cylindrique).
NF E 03-005 Filetage gaz sans étanchéité dans le filet (filetage et tarau-
dage cylindriques).
Les filets obtenus doivent présenter un profil régulier, sans arrache-
ment de métal. Le filetage intérieur (ou taraudage) des tubes est interdit.

5,13. Cintrage
Les machines à cintrer doivent Le cintrage doit être effectué mécaniquement et uniquement à froid.
être conçues de façon à limiter La machine à cintrer comporte une forme à gorge torique dont le profil
l´ovalisation des tubes. coïncide avec la demi-section extérieure du tube. Le contact doit être
continu le long de la forme.
Après cintrage, le coefficient d´ovalisation dans une section quelcon-
que, défini par :

doit être inférieur à 0,20 (DM et Dm étant les diamètres extérieurs maximal
et minimal mesurés dans cette section).

5,14. Perçage
L´emploi d´une machine à percer Le perçage des tubes en vue d´un piquage doit être effectué à froid.
est recommandé. Toutefois, l´emploi d´un chalumeau est provisoirement autorisé pour
les tubes de diamètre extérieur supérieur ou égal à 108 mm, sous réserve
que :
} le trou obtenu soit d´un diamètre égal ou supérieur à 40 mm,
} le revêtement de zinc intérieur et extérieur soit reconstitué après
perçage comme indiqué à l´article 5,11.
52 60 } PLOMBERIE

5,15. Nettoyage et finition


Après façonnage, les bavures et limailles doivent être éliminées.
Les tubes doivent être examinés avant montage pour contrôler le bon
état du revêtement intérieur au voisinage des extrémités et celui du
revêtement extérieur sur toute la longueur.
Si le revêtement intérieur présente un défaut de continuité, il doit être
remis en état comme indiqué à l´article 5,11.
Si cette remise en état est impossible, le tube doit être rebuté.

5,2. Assemblages des tubes d´acier galvanisés


L´assemblage des tubes par col- 5,21. Assemblages des tubes galvanisés entre eux
lage à froid, qui est encore au stade
expérimental, n´est pas traité dans
le présent document. Il pourra faire
l´objet d´Avis Techniques.

5,211. Assemblages vissés


5,211.2. Les tubes d´acier galvanisés filetés sont assemblés au moyen
de pièces de raccord en fonte malléable galvanisées ou de pièces de
raccord en bronze conformes aux prescriptions des articles 2,221 et
2,223.
Les manchons filetés en acier conformes à l´article 2,222 peuvent être
utilisés, à condition qu´ils soient galvanisés intérieurement et extérieure-
ment.
5,211.2. Les matériaux suivants peuvent être utilisés dans l´exécution des
assemblages vissés (cette liste n´étant pas limitative) :
} pâte à joints à base de produits non corrosifs, avec ou sans filasse,
} bande de polytétrafluoréthylène.
5,212. Soudo-brasage, soudage, brasage
5,212.1. Soudo-brasage
5,212.11. Les tubes d´acier galvanisés peuvent être assemblés par soudo-
brasage, soit directement, soit par l´intermédiaire de raccords en acier
galvanisés conformes aux prescriptions de l´article 2,23.
La disposition relative des pièces (tubes ou raccords) peut être l´une
des suivantes ;
} assemblage bord à bord : les diamètres extérieurs des deux pièces
doivent être égaux, avec une tolérance de 3 mm,
} assemblage par emboîtement (slip-joint),
} assemblage angulaire (piquages) (voir art. 5,215).
Il est rappelé que la température 5,212.12. La température de fusion du métal d´apport doit être comprise
de volatilisation du zinc est voisine entre 500 °C et 875 °C. Elle doit être indiquée sur les baguettes de soudo-
de 910° C. brasure ou sur leur emballage,
5,212.13. Le matériel et les fournitures utilisés ainsi que le mode d´exécu-
tion du soudo-brasage, doivent s´opposer à la formation d´oxydes.
5,212.14. Après exécution, le cordon de soudo-brasage doit se raccorder
sans angle vif sur les pièces assemblées ; la surface intérieure de l´assem-
blage ne doit présenter ni saillie, ni cavité, ni porosité.
5,212.2. Soudage autogène
La température atteinte en cas Le soudage autogène est interdit pour l´assemblage des tubes gal-
de soudage autogène détruirait le vanisés, quel que soit le mode de chauffage.
revêtement de zinc.

5,212.3. Brasage capillaire


Le calibrage des tubes ne pourrait Les assemblages par brasage capillaire sont également interdits.
pas être assez précis pour réaliser
un brasage capillaire satisfaisant.
5,213. Assemblages par raccords à bagues
L´assemblage des extrémités non filetées des tubes peut être effectué
au moyen de raccords à bagues (art. 2,24). Si ces raccords sont en fonte
ou en acier, ils doivent être galvanisés intérieurement et extérieurement.
60 } PLOMBERIE 53

5,214. Assemblages par brides


Les brides rondes ou ovales des divers types, ainsi que les collets et
les joints correspondants, doivent être conformes aux prescriptions de
l´article 2,26, compte tenu de la pression de service en chaque point de
l´installation.
Les brides « à souder » et les collets « à souder » doivent être assem-
blés uniquement par soudo-brasage. Le soudage autogène est interdit.
5,215. Piquages
Cet article concerne uniquement Les assemblages par piquage doivent respecter les prescriptions des
les piquages « directs » réalisés articles 5,14 (perçage) et 5,212.1 (soudo-brasage).
sans interposition d´une pièce spé-
ciale (té, collier de prise).
Les tubes ne doivent former aucune saillie à l´intérieur l´un de l´autre
La surface intérieure dans la zone de raccordement doit être régulière
et sans aspérités.

5,22. Assemblages des tubes d´acier galvanisés avec des tubes ou


tuyaux en matériaux différents
Les matériaux envisagés sont principalement : le cuivre, le plomb,
le polychlorure de vinyle non plastifié (PVC), le polyéthylène, la fonte,
l´amiante-ciment.
Les modes d´assemblage sont les suivants :

5,221. Assemblages vissés


Les assemblages avec des tubes en matières plastiques (PVC ou
polyéthylène) peuvent être effectués par des raccords mixtes comportant,
pu côté du tube d´acier, un filetage de type courant. Du côté du tube en
datière plastique, l´assemblage est conforme aux prescriptions concer-
mant chaque matériau.
5,222. Assemblage par raccords à bagues
Les raccords à bagues peuvent être utilisés pour assembler des tubes
d´acier galvanisés avec tubes ou tuyaux en cuivre, en PVC, en polyéthy-
lène, en fonte ou en amiante-ciment.

5,223. Assemblage par brides


Ce mode d´assemblage peut convenir avec les tubes et tuyaux en tous
matériaux.
Les prescriptions de l´article 5,214 s´appliquent à la bride montée sur
le tube galvanisé.

5,224. Piquages
5,224.1. Le piquage direct d´un tube de cuivre sur un tube d´acier gal-
vanisé peut être réalisé par soudo-brasage dans les conditions prévues à
l´article 5,212.1.
Toutefois, le raccordement d´un tube de cuivre sur un circuit boucle
en acier galvanisé faisant partie d´une distribution d´eau chaude ne doit
pas être réalisé par piquage direct : il est nécessaire d´interposer soit une
pièce de raccord (té par exemple), soit une tubulure en acier galvanisé
de longueur minimale 0,05 m.
5,224.2. Le piquage d´un tube d´acier galvanisé sur un tuyau en fonte,
en amiante-ciment, en plomb, en PVC ou en polyéthylène, peut être réa-
lisé au moyen d´une pièce de raccord ou d´un « collier de prise en charge ».

5,23. Assemblages de tubes d´acier galvanisés avec des appareils de


robinetterie ou autres (pompes, compteurs, ballons, filtres...)
Ces assemblages peuvent être réalisés :
} par vissage (soit directement, soit par l´intermédiaire de raccords
taraudés ou filetés),
} par brides, conformément aux prescriptions de l´article 5,214,
} par raccords à bagues,
} par raccords spéciaux.
54 60 } PLOMBERIE

CHAPITRE VI

PRESCRIPTIONS RELATIVES
A LA SITUATION DES CANALISATIONS
EN ACIER GALVANISÉ

6,1. Objet

Les prescriptions concernant les Le chapitre VI a pour objet de définir les prescriptions concernant les
canalisations d´acier non galvanisées canalisations en acier galvanisé en fonction de leur situation par rapport
sont mentionnées dans les Avis au gros œuvre.
Techniques correspondants.
Lorsqu´il n´est pas donné de précision sur la température de l´eau,
chaque prescription s´applique aussi bien aux canalisations d´eau froide
que d´eau chaude.

6,2. Canalisations apparentes

6,21. Canalisations installées dans les locaux communs

A défaut de cette protection, la Dans les locaux communs, s´il existe un risque de condensation sur les
condensation pourrait provoquer canalisations, une protection doit être appliquée sur les parties des cana-
une corrosion. sations où le revêtement de zinc fait défaut ou a été endommagé.
Les parties des canalisations visées
sont par exemple : les parties
apparentes des filetages, les zones
voisines des soudo-brasages, les
endroits où le revêtement de zinc
aurait été détérioré par un outil.
Cette protection peut être réalisée :
soit au moyen d´une couche de peinture antirouille compatible avec le
zinc du revêtement,
} soit au moyen d´une bande adhésive ou d´une bande imprégnée
conforme aux normes P 41-303 et P 41-304.

6,22. Calfeutrement
Un calorifugeage n´est pas consi- Le calfeutrement entre une canalisation apparente et une paroi est
déré comme un calfeutrement. interdit : l´espace compris entre la canalisation et la paroi doit rester libre.

6,3. Canalisations placées dans des gaines et galeries techni-


ques, derrière des coffrages ou des faux-plafonds ou dans
des vides sanitaires

6,31. Gaines et galeries techniques

Le Mémento donne des indica- Une canalisation ne doit être installée dans une gaine ou galerie techni-
tions sur les gaines et galeries que qu´à la condition que celle-ci comporte au moins un élément démon-
techniques, les coffrages, les faux- table ou une trappe de visite à chaque niveau et ou dans chaque local.
plafonds, les vides sanitaires.
6,32. Coffrages, faux-plafonds

Une canalisation ne doit être installée derrière un coffrage ou un faux-


plafond (même si cet ouvrage est seulement prévu au projet) que s´il
comporte des éléments démontables ou des trappes de visite.

6,33. Vides sanitaires


Une canalisation ne doit être installée dans un vide sanitaire que si
celui-ci comporte des trappes d´accès et présente au droit de la canalisa-
tion une hauteur libre minimale de 0,60 m.
60 } PLOMBERIE 55

6,34. Calorifugeage

A défaut de cette protection, la Une canalisation d´eau froide installée dans une gaine ou galerie
condensation pourrait provoquer technique non ventilée, ou derrière un faux-plafond non ventilé, ou dans
une corrosion. un vide sanitaire non ventilé, doit recevoir un calorifugeage ou une pro-
tection équivalente.

6,35. Calfeutrement
Les prescriptions concernant le calfeutrement (art. 6,22) sont applica-
bles aux canalisations placées dans une gaine ou galerie technique, der-
rière un coffrage ou un faux-plafond, ou dans un vide sanitaire.

6,4. Canalisations non apparentes et non accessibles

6,41. Canalisation placée dans un élément porteur


6,411. Principes de mise en œuvre
Voir à l´annexe, la définition de Dans un élément porteur vertical, une canalisation ne doit être mise en
quelques termes importants. œuvre que par encastrement.
Dans un élément porteur horizontal, elle doit être mise en œuvre par
encastrement ou enrobage.
Les mises en œuvre par engravure sont interdites dans tout élément
porteur.
Dans tous les cas, la canalisation ne doit pas être en contact avec une
armature ou une ossature métallique.
6,412. Modes d´assemblage
Les assemblages doivent être réalisés par soudo-brasage.
Les assemblages vissés et les assemblages mécaniques sont interdits.

6,413. Remplissage
Le matériau de remplissage doit être un béton au dosage minimal de
300 kg de ciment par mètre cube en place.
Les adjuvants contenant des chlorures, iodures ou dérivés ammonia-
caux sont interdits.
Le béton de remplissage doit être homogène, compact et sans solution
de continuité.
Le recouvrement doit avoir une épaisseur minimale de 0,02 m du côté
de la surface de l´élément porteur.

6,414. Cas de l´eau chaude (protection externe, piquages).


Un gainage isolant thermiquement Une canalisation d´eau chaude encastrée dans un élément porteur doit
peut jouer le rôle de calorifugeage. être munie d´un gainage.
Dans un élément porteur horizontal, aucun piquage ne doit être réalisé
sur une canalisation d´eau chaude.

6,42. Canalisation placée dans un élément non porteur


6,421. Principes de mise en œuvre
6,421.1. Une canalisation placée dans un élément non porteur peut être
enrobée, encastrée ou engravée. Elle ne doit pas être en contact direct
avec une armature ou une ossature métallique.
6,421.2. Elle peut aussi être placée dans un ravoirage, ou dans une forme
en mortier placée sous le mortier de pose d´un carrelage ou dallage.
L´emploi du sable de mer est interdit.
6,421.3. Par contre, la canalisation ne doit pas être placée dans le mortier
de pose lui-même.

6,422. Modes d´assemblages


Les assemblages doivent être réalisés par soudo-brasage ou vissage
Les assemblages mécaniques sont interdits.
56 60 } PLOMBERIE

6,423. Piquages
Les piquages sont admis, sauf sur une tuyauterie d´eau chaude placée
dans un élément horizontal.

6,424. Protection externe


6,424.1. Eau froide
Dans les cas prévus en 6,421.2, la tuyauterie doit recevoir soit une pro-
tection au moyen d´une bande imprégnée ou adhésive (conforme aux
normes P 41-303 et P 41-304), soit un gainage.
6,424.2. Eau chaude
La tuyauterie doit recevoir une protection par gainage,

6,425. Remplissage
6,425.1. Dans les cas prévus en 6,421.1 (enrobage, encastrement, engra-
vure) l´enrobage ou le remplissage doit être exécuté de façon entièrement
conforme à l´article 6,413 (dosage, adjuvants, épaisseur de recouvre-
ment...).
6,425.2. Dans le cas de pose dans une forme en mortier (art. 6,421.2), les
prescriptions concernant les adjuvants (6,413) sont applicables.

6,43. Sorties de planchers

Les prescriptions suivantes s´appliquent aux points d´entrée ou de


sortie d´une tuyauterie noyée dans un plancher :
6,431. Tuyauterie d´eau froide
La sortie de la tuyauterie doit être protégée par un fourreau pénétrant
au minimum de 0,02 m au-dessous de la surface du sol fini, et émergeant
au minimum de 0,03 m au-dessus de cette surface.

6,432. Tuyauterie d´eau chaude


L´extrémité du gainage doit être protégée par un fourreau installé
dans les conditions prévues à l´article 6,431.

6,5. Traversées de planchers

Il est rappelé que le passage d´une tuyauterie de distribution d´eau


à travers un plancher doit être exécuté conformément à l´Additif n° 1 au
D.T.U. n° 60.1 (art. 2,1).
Le fourreau est obligatoire pour une tuyauterie en acier galvanisé.
Il doit être conforme aux prescriptions de l´article 2,33 de l´Additif n° 1
précité.

6,6. Traversées de murs ou de cloisons

Il est rappelé que le passage d´une tuyauterie de distribution d´eau à


travers un mur ou une cloison doit être exécuté conformément à l´Additif
n° 1 au D.T.U. n° 60.1 (art. 3).
Les prescriptions complémentaires ci-dessous sont applicables, sui-
vant le cas :

6,61. Tuyauterie d´eau froide

Le fourreau est facultatif.


L´espace entourant la tuyauterie ne peut être calfeutré qu´après inter-
position d´un matériau inerte vis-à-vis de la tuyauterie et du fourreau
(ou de la maçonnerie).

6,62. Tuyauterie d´eau chaude


Le fourreau est obligatoire.
60 } PLOMBERIE 57

ANNEXE A L´ADDITIF n° 4
DÉFINITIONS DE QUELQUES TERMES

Il est apparu nécessaire de préciser la signification donnée à quelques


termes importants employés dans le chapitre VI.

1. Situation des canalisations

1,1. Canalisations enrobées


Il s´agit du cas où la canalisation est noyée dans un élément du gros
œuvre, la mise en place du matériau (béton généralement) ayant lieu après
a pose de cette canalisation.

1,2. Canalisations encastrées


Cas où la canalisation est mise en place dans un emplacement réservé
au moment de l´exécution du gros œuvre, le remplissage étant effectué
ensuite au moyen d´un matériau de même nature que le matériau voisin.
1,3. Canalisations engravées
Cas où une saignée est pratiquée dans un ouvrage existant pour y
installer la canalisation, le remplissage étant effectué ensuite au moyen
d´un matériau de même nature que le matériau voisin.
1,4. Ravoirage
Terme employé dans certaines régions pour désigner une forme dis-
posée entre un plancher support et un revêtement de sol pour y installer
une canalisation. Cette forme peut être réalisée en matériaux divers
(sable, gravillons, pouzzolane, mâchefer...) éventuellement stabilisés par
du ciment.

2. Élément porteur
Tout élément du gros œuvre (vertical, horizontal ou autre) qui contribue
à la stabilité du bâtiment.

3. Gainage
Enveloppe continue, non fendue, non solidaire de la tuyauterie, ayant
pour but de permettre une dilatation de celle-ci et d´assurer son isolement
vis-à-vis de l´humidité ou d´un liquide extérieur.

4. Fourreau
Élément de tube, dans lequel une tuyauterie est placée à la traversée
d´un plancher, d´un mur ou d´une cloison, en vue de désolidariser la
tuyauterie du gros œuvre et cu du remplissage et d´empêcher un contact
entre cette tuyauterie et un liquide extérieur.
58

FÉVRIER 1977

CAHIER DES CLAUSES SPÉCIALES


RELATIF A L´ADDITIF N° 4 AU CAHIER DES CHARGES
INSTALLATIONS DE DISTRIBUTION D´EAU EN
TUBES D´ACIER A L´INTÉRIEUR DES BATIMENTS

1. Objet 2,13. Par application de l´article 3,2 de l´additif :


Le présent document a pour objet de définir les } la fourniture, la mise en œuvre et le réglage des
clauses administratives spéciales aux marchés privés appareils éventuellement nécessaires pour le
de travaux pour les installations de distribution d´eau traitement de l´eau ou de l´installation ;
en tubes d´acier à l´intérieur des bâtiments, marchés } la fourniture des produits et réactifs nécessaires
régis par l´Additif n° 4 au Cahier des Charges D.T.U. pour ce réglage, mais non pour l´exploitation
n° 60.1 (1). courante ;
} la fourniture et la mise en œuvre des accessoires
pour le contrôle de l´installation (tubes-témoins,
prises d´eau).
2. Consistance des travaux
Sous réserve des dérogations spécifiées dans les
documents particuliers du marché, la consistance des
travaux exécutés par l´entrepreneur de plomberie 2,2. Les travaux ne comprennent pas :
sanitaire est la suivante :
2,21. Les terrassements pour mise en œuvre de
canalisations.
2,1. Les travaux comprennent :
2,22. Les ouvrages accessoires en maçonnerie, tels
2,11. Les études de détail, calculs et plans nécessai- que caniveaux, socles, supports divers, regards
res à l´exécution des installations définies par le pour compteurs.
marché.
2,23. Les ouvrages accessoires dissimulant des
tuyauteries (gaines ou galeries techniques, coffrages
2,12. La fourniture et la mise en œuvre, conformé- faux-plafonds) avec leurs trappes de visite.
ment aux documents particuliers du marché :
} des tuyauteries et accessoires, 2,24. Les réfections de parquets ou de revêtements
} des appareils de robinetteire, de sol ou de parois (carrelages, enduits, peintures...)
nécessitées par des percements, encastrements ou
} des autres appareils et accessoires visés par le scellements de tuyauteries ou d´appareils.
D.T.U. n° 60.1, notamment :
appareils destinés à modifier ou régulariser la 2,25. La peinture des canalisations, à l´exception
pression, appareils sanitaires, appareils de chauf- des cas prévus par l´additif (art. 6,21).
fage de l´eau, collectifs ou individuels.
2,26. Le traitement de l´eau ou de l´installation, si
le maître d´ouvrage n´a pas fourni l´analyse de l´eau
1. Désigné dans le présent document par : « l´Additif ». prévue par l´article 2,11 du Mémento.

Ce Cahier des Clauses Spéciales annule et remplace le Cahier des Clauses Spéciales
joint à l´Additif n° 3 au Cahier des Charges D.T.U. n° 60.1 publié en mars 1970.
60 } PLOMBERIE
59

3. Caractéristiques techniques des fournitures 4. Coordination avec les autres entrepreneurs


et des installations
La coordination entre l´entrepreneur de plomberie
Les prescriptions du Cahier des Charges D.T.U. sanitaire et les autres entrepreneurs, prévue par la
n° 60.1 sont précisées et complétées de la façon norme NF P 03-001, porte notamment sur les points
suivante : suivants :
4,1. Avec les entrepreneurs de maçonnerie, menui-
serie, isolation
3,1. L´entrepreneur indique sur les plans d´exécution
ou dans une note annexe : Mise en place des canalisations dans des gaines ou
} les matériaux prévus pour les tuyauteries, et les galeries techniques, derrière des coffrages ou des
types d´assemblage, faux-plafonds, ou dans des passages réservés.
} la situation des tuyauteries par rapport au gros
œuvre, 4,2. Avec les entrepreneurs de gros œuvre,
maçonnerie, plâtrerie, carrelage
} les protections extérieures éventuelles,
} les appareils prévus éventuellement pour le trai- Observation des prescriptions du chapitre VI de
tement de l´eau, ou de l´installation, avec l´indi- l´Additif concernant les canalisations placées dans
cation du numéro de l´Avis Technique, le gros œuvre ou traversant des planchers ou des
parois.
} les dispositifs de purge de gaz,
} les appareils destinés à modifier la pression de 4,3. Avec les entrepreneurs chargés d´autres
l´eau (surpresseurs, réducteurs de pression). canalisations
Disposition relative des canalisations voisines, en
3,2 Avant de donner l´ordre d´exécution, le Maître vue de :
d´œuvre s´assure auprès des entreprises concer- } respecter les distances nécessaires pour la sécu-
nées : rité, le bon fonctionnement et la durabilité des
} que les percements, enrobages, encastrements installations,
ne peuvent nuire à la résistance mécanique des } faciliter les réparations éventuelles.
éléments porteurs ou non porteurs,
} que la réparation ou le remplacement de tout ou 4,4. Avec l´entrepreneur chargé des équipements
partie d´une tuyauterie enrobée ou encastrée sera de production d´eau chaude (s´il s´agit d´une
possible sans nuire à cette résistance. entreprise différente).
Recherche des renseignements concernant la
nature des surfaces d´échange placées au contact
2. Cf. § 3,622 du Cahier des Charges. de l´eau chaude sanitaire (2).
60

FÉVRIER 1977

MÉMENTO
POUR LA RÉDACTION DES DOCUMENTS PARTICULIERS D´UN MARCHÉ
POUR LE FONCTIONNEMENT ET L´ENTRETIEN DE L´INSTALLATION

RELATIF A L´ADDITIF N° 4 AU CAHIER DES CHARGES


INSTALLATIONS DE DISTRIBUTION D´EAU EN
TUBES D´ACIER A L´INTÉRIEUR DES BATIMENTS

1. Objet 2. Documents et informations à fournir par le


Maître de l´ouvrage à l´entrepreneur
Le présent Mémento concerne les travaux visés
par l´Additif n° 4 au Cahier des Charges D.T.U. 2,1. Pour que l´entrepreneur puisse établir vala-
n° 60.1 (1). blement une proposition, en particulier en ce qui
Il a pour objets : concerne un traitement éventuel de l´eau (voir Addi-
tif, art. 3,2), le dossier d´appel d´offres fourni par
} de rappeler au Maître d´ouvrage les documents le Maître d´ouvrage doit comprendre les documents
et informations qu´il doit fournir à l´Entrepreneur et informations ci-après :
et qui sont nécessaires à celui-ci pour établir
une proposition relative à une installation de dis- } analyse de l´eau distribuée (voir § 2,11),
tribution d´eau en tubes d´acier à l´intérieur d´un } nature des canalisations placées en amont de
bâtiment (art. 2) ; l´installation projetée (voir § 2,12).
} de préciser au Maître d´œuvre certaines règles
à respecter dans la conception des ouvrages de 2,11. 1er document : Analyse de l´eau
maçonnerie, de menuiserie ou d´isolation dissi- L´analyse de l´eau qui alimentera le bâtiment doit
mulant des canalisations : gaines ou galeries résulter d´un prélèvement exécuté dans les trois
techniques, coffrages, faux-plafonds, vides sani- mois précédant l´appel d´offres.
taires (art. 3) ;
Elle doit comprendre les indications mentionnées
} d´indiquer aux futurs usagers les moyens de sur- dans le modèle donné ci-après (§ 2,2) (2).
veillance à adopter et les conditions d´exploita-
Elle est complétée par des informations, obtenues
tion à respecter pour ne pas nuire au bon état et
au bon fonctionnement de l´installation (art. 4) ; auprès du Service de Distribution d´eau, sur les
variations probables des valeurs des principales
} de donner au Maître d´ouvrage une indication caractéristiques de l´eau (3).
sur les problèmes d´adoucissement d´eau (art. 5).
2,12. 2e document : Nature des canalisations placées
à l´amont de l´installation
Ce document doit signaler la présence éventuelle
de canalisations en cuivre ou en métaux cuivreux à
l´amont de l´installation projetée (voir Additif, art. 3.6).

1. Désigné dans le présent document par : « l´Additif ». 2. Certains éléments tels que les produits tensio-actifs
(détergents notamment), qui peuvent subsister dans l´eau
livrée à la consommation, n´ont pas pu être pris en compte
dans ce document, faute d´informations précises sur leur
influence et sur les moyens d´y remédier.
3. Il est rappelé que l´eau provenant d´une distribution
publique est déclarée potable par les Services d´Hygiène
concernés. Elle est réputée conforme aux prescriptions du
Code de la Santé Publique et des textes complémentaires,
notamment à l´arrêté du 10 août 1961 et à la circulaire minis-
térielle du 15 mars 1962, qui définissent les qualités d´une
eau potable et fixent les concentrations maximales de cer-
tains éléments contenus dans l´eau.

Ce Mémento annule et remplace le Mémento joint à l´Additif n° 3 au Cahier


des Charges D.T.U. n° 60.1, publié en mars 1970 et modifié en avril 1971.
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2,2. Modèle de bulletin d´analyse d´eau (4)

Origine de l´eau (ex. : puits, forage, barrage, rivière) (5)


Température de l´eau au moment du prélèvement ;
Lieu (Ville, rue, n°)
Prélèvement Date :
Effectué par :
Lieu :
Analyse Date :
Effectuée par :

OBSERVATIONS:

BILAN IONIQUE (6)

4. Le bulletin d´analyse suit les directives de la norme NF T 90-000 « Essais des eaux } Guide pour l´établissement des
bulletins d´analyse ».
5. Suivant l´origine de l´eau, il peut être utile de compléter ces analyses par une recherche de ferro-bactéries, de bactéries
productrices d´H2S et réductrices des sulfates.
6. Voir tableau de conversion en annexe.
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3. Conception de certains ouvrages dissimulant 4,12. Si l´une de ces analyses fait apparaître un chan-
des canalisations gement important des caractéristiques de l´eau, cela
doit entraîner un nouvel examen de la décision prise
3,1. L´attention du Maître d´œuvre est attirée sur au moment de la mise en service, concernant le trai-
les précautions à prendre pour la conception de tement de l´eau, ou de l´installation, en application
certains ouvrages de maçonnerie, de menuiserie de l´article 3,2 de l´Additif: existence d´un traitement,
ou d´isolation dissimulant des canalisations d´eau en nature du traitement, dosage des produits.
acier galvanisé : gaines ou galeries techniques,
coffrages, faux-plafonds, vides sanitaires (7).
4,2. Contrat de surveillance et d´entretien

3,2. Les gaines ou galeries techniques doivent 4,21. Si un équipement de traitement de l´eau ou de
comporter à chaque niveau ou dans chaque local l´installation a été mis en œuvre, il est indispensable
des trappes de visite ou des éléments démontables que cet équipement, ainsi que l´ensemble de l´ins-
permettant de localiser à 3 m près une fuite éventuelle. tallation, fassent l´objet d´une surveillance régulière.
A cet effet, il est nécessaire de confier, par contrat,
à une entreprise compétente, dès la mise en service
3,3. Coffrages, faux-plafonds du traitement, la surveillance et l´entretien.
Les coffrages et les faux-plafonds doivent, si leurs
parois ne sont pas démontables, comporter des 4,22. Ce contrat comporte notamment :
éléments amovibles répondant aux mêmes impéra-
tifs que ci-dessus. 4,221. L´exécution des analyses d´eau prévues par
l´article 4,11 ci-dessus.
4,222. La dépose des tubes-témoins (voir art. 3,24 de
3,4. Les vides sanitaires doivent être conçus pour l´Additif), l´examen de leur état intérieur, puis leur
permettre la surveillance et les réparations des remise en place, éventuellement leur remplacement
canalisations. par des tubes-témoins neufs.
A cet effet, ils doivent : 4,223. Des prélèvements d´eau, suivis d´analyses,
} présenter au droit des canalisations une hauteur en amont et en aval de chaque appareil de traitement
libre minimale de 0,60 m, et sur le retour de tout circuit d´eau chaude bouclé
} comporter des trappes d´accès laissant un pas- (voir art. 3,25 de l´Additif).
sage libre minimal de 0,60 m2 et dont la plus petite Les opérations décrites en 4,222 et 4,223 sont
dimension soit au moins 0,50 m. exécutées au moins une fois par an.

4,23. Chaque visite effectuée en application du contrat


de surveillance et d´entretien donne lieu à un compte
rendu auquel le responsable peut ajouter les obser-
vations qu´il estime nécessaires. Ces comptes rendus
font l´objet d´un classement centralisé au siège de
l´entreprise titulaire du contrat, un duplicata pouvant
4. Surveillance de l´installation et conditions être remis à l´usager.
d´exploitation

4,1. Analyse de l´eau et adaptation du traitement 4,3. Température de l´eau chaude

4,11. Lorsque l´installation est en service, il est néces- Il est rappelé que la température de l´eau chaude
saire que l´usager s´assure régulièrement que les circulant dans les canalisations en acier galvanisé
caractéristiques de l´eau qui lui est fournie au doit être limitée en permanence à 60° C (art. 3,3
point d´arrivée ne se sont pas modifiées. de l´Additif).
Ces modifications peuvent être dues :
} à l´utilisation d´une eau d´origine différente, 4,4. Purges de gaz
} à une modification naturelle de la composition Il y a lieu de contrôler régulièrement le fonctionne-
de l´eau, ment des dispositifs de purges de gaz (voir art. 3,4
} à un changement du traitement appliqué par le de l´Additif).
service de distribution.
Si l´usager a connaissance d´une modification de
l´un de ces facteurs, il fait analyser l´eau qui lui est
livrée après cette modification.
5. Le Cahier des Charges ne traite pas des problèmes
En outre, des analyses systématiques sont à effec- de prévention de l´entartrage qui feront l´objet d´un
tuer : document ultérieur.
} tous les 3 mois, pendant la 1re année après la Dans l´attente, il est toutefois déconseillé, sau
mise en service, cas exceptionnels (installation industrielle, eau très
} tous les ans, par la suite. dure...) d´installer un adoucisseur sur la distribution
d´eau froide, alors qu´il peut s´avérer nécessaire,
en raison du procédé de production d´eau chaude,
d´installer un adoucisseur sur l´alimentation des
7. En outre, des prescriptions relatives au calorifugeage réchauffeurs.
et au calfeutrement des canalisations placées dans certains
de ces ouvrages sont prévues par les articles 6,34 et 6,35 Dans les deux cas, l´installation d´un adoucisseur
de l´Additif. doit être complétée par un traitement anticorrosion
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ANNEXE
TABLEAU DE CONVERSION
1 degré français vaut 0,2 meq/1
1 meq/1 vaut 5 degrés français (5° ⊗).

* 1 meq/l d´ion H Si 03- correspond à 60,08 mg/l de SiO2


** 1 meq/l d´ion H PO4- correspond à 35,49 mg/l de P2O5.

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