Vous êtes sur la page 1sur 34

Rhéologie

Définition :
La rhéologie est l’étude de la déformation et de l’écoulement de la matière
sous l’effet d’une contrainte dans le but d’analyser le comportement de
matériaux viscoélastiques que ne peuvent décrire les théories classiques :
> Etude des solides déformables : élasticité
> Etude des écoulements pour les fluides visqueux : mécanique des fluides

→ Rappels mécanique du solide


1) Hypothèses fondamentales sur le matériau :
On définit un vecteur contrainte :
Avec :
> σ traduit les actions surfaciques locales de tension normale au sein de la
matière
> τ traduit les actions surfaciques locales de cisaillement (tangentielle) au
sein de la matière
2) Relation contrainte de cisaillement τ / déformation σ :
On définit la loi de Hooke pour le cisaillement :
Avec :
> G : le module de cisaillement
En cisaillement, cette loi est valable tant que τ < τe avec τe la limite
d’élasticité en cisaillement
Le module de cisaillement peut s’exprimer ainsi :
Avec :
> E : le module de Young
> ν : coefficient de Poisson
3) Déformation sous contrainte constante :
Lorsqu’un matériau est soumis à l’action d’une charge longue durée, il se
comporte comme un matériau viscoélastique.
En appliquent à partir d’un instant t0 un échelon de contrainte, le matériau
présente une déformation instantanée suivie d’une déformation différée :
phénomène de fluage.
➔ La température est un facteur qui peut influencer le fluage
→ Mécanique des fluides :

Définition :
On appelle fluide parfait un fluide dont la viscosité est nulle. Dans le cas
contraire, on parle de fluide réel.
1) Fluides réels Newtoniens :
Si l’écoulement se fait avec une vitesse suffisamment faible
alors le fluide peut être décomposé en fines plaques glissant
les unes sur les autres.

Une plaque a une vitesse d’autant plus


élevée qu’elle est éloignée de la paroi, on
définit ainsi la vitesse de cisaillement (ou de
déformation) :

Avec :
> S la surface de la lame en m^2
> F la norme de la force appliquée tangentiellement à la lame supérieure
du fluide
Remarque :
La plaque en contact avec la paroi adhère à celle-ci et a une vitesse nulle
Pour les fluides usuels à température constante, le modèle de Newton
postule une proportionnalité entre la contrainte de cisaillement (ou
tangentielle) et la vitesse de cisaillement :

➔ Le coefficient de proportionnalité est appelé viscosité dynamique


η et est exprimé en Pa.s
Avec :
> τ (=F/S) : contrainte de cisaillement en Pa (kg.m^-1.s^-2)
> ϒ point la vitesse de cisaillement en s^-1
Remarque :
La viscosité dynamique est parfois exprimée :
> En poiseuille : 1 Pl = 1 Pa.s
> En poise : 1 Po = 0,1 Pl = 0,1 Pa.s
La viscosité du fluide newtonien est indépendante de l’intensité et
la durée de l’application de τ

On définit la fluidité comme l’inverse de la viscosité


dynamique.

Lorsque la viscosité dépend fortement de la masse volumique (cas des


huiles par exemple), on introduit la viscosité cinématique du fluide :

Avec :
> ν : viscosité cinématique en m^2.s^-1
> ρ : masse volumique en kg.m^3
> η : viscosité dynamique en Pa.s
La viscosité cinématique peut aussi s’exprimer :
> En Stokes : 1 St = 10^-4 m^2.s^-1
2) Fluides non newtoniens :
Présence dans le fluide de structures de grande taille par rapport à
l’échelle atomiques comme des macromolécules (polymères,
tensioactifs…etc.)
3) Influence de la température sur la viscosité :
Pour les liquides :
La viscosité diminue avec la température ➔ Loi empirique :
Avec :
> A et B : constantes dépendant du liquide
> T : température en K
Pour les gaz :
La viscosité provient de la collision des molécules et donc augmente
quand la température augment (gaz à pression constante)
→ Mécanique des fluides complexes : Rhéologie
1) Ecoulement – déformation :
a) Ecoulement de la matière :
Définition :
Le nombre de Deborah (De) permet de caractériser la
fluidité d’un matériau
Avec :
> t : temps de relaxation du fluide suite à une déformation (propriété
intrinsèque de la matière)
> tobs : temps d’observation entre 10^-2 et 10^3 secondes
➔ Si t>>tobs alors De>>1 : solide, comportement élastique (loi de Hooke)
Système vitreux (verres colloïdaux) : 10^3 s<t<infini
➔ Si t<<tobs alors De<<1 : fluide, comportement visqueux (loi de Newton)
Eau : t=10^-12 s
➔ Si t=tobs alors De=1 : fluide complexe, comportement viscoélastique
Polymères, tensioactifs : t=10^-2 s
b) Déformation de la matière :
Pour les fluides complexes ou non newtoniens, la contrainte de
cisaillement n’est pas proportionnelle à la vitesse de cisaillement

On définit l’équation rhéologique suivante :


La viscosité dynamique dépend de la vitesse
de cisaillement ➔

c) Ordre de grandeur de la vitesse de cisaillement (exemples) :


→ Différents comportements :
1) Comportement indépendant du temps :
a) Rhéogrammes :

b) Equations rhéologiques ou équations constitutives : loi en


puissance
c) Viscosité :

d) Autres lois :
e) Exemples de différents fluides :
> Fluides à seuil :
Avec :
> τseuil=τ0 : Contrainte seuil au-dessous de
laquelle le fluide ne s’écoule pas
Si n=1, on retrouve le modèle du fluide de Bingham

> Fluide rhéofluidifiant :


La viscosité apparente diminue au fur et à
mesure que l’on augmente le taux de cisaillement
auquel le fluide est soumis.

> Fluide rhéoépaississant :


La viscosité apparente augmente lorsque
l’on augmente le taux de cisaillement
auquel le fluide est soumis.
2) Comportement dépendant du temps :
Souvent, le comportement des fluides non newtoniens dépend du temps car
les modifications de structures microscopiques ne sont pas instantanées.
a) Thixotropie :
Définition 1 :
Un fluide ou matériau est dit thixotrope si sous contrainte constante, sa
viscosité apparente diminue au cours du temps.
Définition 2 :
On qualifie de thixotropes les fluides qui ont la propriété de passer de l’état
solide à l’état liquide et l’état liquide à l’état solide.
➔ Ce comportement concerne les fluides rhéofluidifiants et les
corps plastiques (rarement les rhéoépaississants)
Remarque :
Pour les corps plastiques nous pouvons avoir modification ou non de la
contrainte seuil.
→ Rhéogrammes :
Pour les fluides thixotropes nous pouvons observer un phénomène
d’hystérésis en faisant croître puis décroître régulièrement la vitesse de
cisaillement afin de revenir à la valeur initiale.
➔ On réalise une « charge » puis une « décharge »
→ Viscosité :
A viscosité maximale, le matériau à une structure correspondant à un état
de gel du aux liaisons intermoléculaires. Sous l’action d’un cisaillement
prolongé, ces liaisons sont rompues et ça aboutit à un état de sol à viscosité
minimale.
➔ La transition sol-gel est réversible, la
structure se reconstitue sous l’action du
mouvement Brownien au bout de temps de
régénération caractéristique du matériau

→ Rhéodestruction :
Semblable à la thixotropie mais avec destruction irréversible de la structure.
b) Rhéopexie :
Définition :
Propriété qu’ont certains fluides non newtoniens de voir leur viscosité
apparente augmenter avec le temps lorsqu’ils sont soumis à une contrainte
de cisaillement constante.
Au repos, des liaisons intermoléculaires ne peuvent pas se créer du au
rapprochement impossible des molécules du matériau. Sous agitation, la
structure tridimensionnelle peut alors se développer.

➔ Passage réversible, structure


détruite sous l’action du mouvement
Brownien qui écartent les molécules les
une des autres

Remarque :
Certains matériaux ne peuvent pas être caractérisés par une mesure unique
de viscosité car cette dernière peut dépendre de plusieurs facteurs :
sollicitation, t, niveau de structuration, T…)
Viscoélasticité linéaire

→ Introduction :
La réponse d’un fluide non newtonien à une déformation présente à la fois :
> Un aspect visqueux (τ proportionnel à ϒ point)
> Un aspect élastique (τ proportionnel à ϒ)
On parle alors de viscoélasticité. Lorsque la déformation totale (ϒ ici) d’un
matériau peut être décomposée comme la somme des termes élastiques et
des termes visqueux alors on parle de viscoélasticité linéaire.
Remarque :
Expérimentalement, le comportement viscoélastique peut être mis en
évidence en examinant l’évolution temporelle de la réponse du matériau
fluide.
➔ 3 types d’expériences : le fluage et la relaxation de contrainte (sur un
temps long=régime transitoire) et la sollicitation oscillante (sur des temps
plus courts=régime oscillatoire)
Si le matériau n’est ni solide, ni liquide alors il est viscoélastique et possède
des propriétés mécaniques intermédiaires.
Définition :
La fonction fluage, f(t), est la déformation subie par le matériau lorsqu’on
impose à ce dernier une contrainte d’amplitude unité au temps t=0 et
maintenue constante.
Définition :
La fonction relaxation, g(t), est la contrainte résultant de l’application d’une
déformation d’amplitude unité à l’instant t=0 et maintenue constante au
cours du temps.
1) Comportements idéaux :
a) Comportement élastique :
> Solide de Hooke :
La déformation est instantanée dès qu’une contrainte est appliquée et est
réversible :
Le solide emmagasine l’énergie mécanique fournie et la restitue
intégralement et instantanément à l’arrêt de la contrainte ➔ c’est un retour
à l’équilibre.
Suit la loi de Hooke :

Relaxation :
Déformation imposée et constante
➔ on suit la contrainte
On suit l’évolution de G plutôt que
celle de la contrainte :
Module de relaxation ou de
cisaillement G(t) :
G(t)=τ(t)/ϒ=cste
Fluage :
Contrainte imposée et constante ➔ on suit la déformation
On suit l’évolution de J plutôt que celle de la déformation :
Complaisance J(t) : J(t)=ϒ(t)/τ=cste
➔ La loi de Hooke impose une réponse proportionnelle à l’excitation

Remarque :
> J=1/G
> Graphique :

b) Comportement visqueux :
> Liquide de Newton :
La déformation se produit dans le temps et est
irréversible :
Le fluide s’écoule indéfiniment, l’énergie est entièrement
dissipée ➔ il n’y a pas d’état d’équilibre.
Suit la loi de Newton :
Relaxation :
Déformation imposée et fixe ➔ on suit la contrainte :
Fluage :
Contrainte imposée et fixe ➔ on suit la déformation :
➔ La déformation donne une réponse linéaire
2) Différents
modèles :
a) Modèle de Maxwell :
Cas d’un modèle en série composé : ressort + amortisseur
Par définition, on a :
> Pour le ressort : τ1 = G ϒ1
> Pour l’amortisseur : τ2=η ϒpoint2

Comme on en série, on a le système suivant :


Par résolution, on obtient :

> Fluage :
Contrainte imposée et fixe ➔ on suit la déformation : complaisance !
Si contrainte fixe alors τ=τ0=cste et donc :

→ t ∊ [0 ; t0 [ :

→ t > t0 :
Finalement :
Aux temps longs, le comportement est celui d’un fluide visqueux newtonien
car la déformation augment linéairement avec le temps.
➔ la différence avec un fluide newtonien est la présence d’une élasticité
isntantanée donnée par la composante élastique.

➔ G et η sont facilement déduits de la courbe en déformation et vont


être les paramètres décrivant le liquide de Maxwell

b) Modèle de Kelvin Voigt :


Cas d’un modèle en parallèle : ressort+amortisseur
> Pour le ressort : τ1 = G ϒ1
> Pour l’amortisseur : τ2=η ϒpoint2
En parallèle, nous avons le système suivant :
Par résolution, on obtient l’équation :

> Fluage :
Contrainte imposée et fixe ➔ on suit la déformation
Résolution de l’équation pour t ∊ [0 ; t0 [ donne :
Résolution de l’équation pour t>t0 donne :

Exponentielle croissante et asymptote


horizontale :
Le comportement élastiue aux temps
longs après un régime transitoire de
durée θ, on a une élasticité retardée
par la présence de l’élément visqueux.

c) Autres modèles :
3) Expériences de fluage et de relaxation pour un polymère :
a) Complaisance de fluage :
A température constante, la complaisance augmente avec le temps. On
note quatre régions :
> Domaine vitreux :
Le comportement du matériau est similaire à celui du verre. La
complaisance est constante et note Jg la complaisance de plateau vitreux.
> Domaine de transition :
La complaisance augmente et le comportement
dépend du temps de relaxation θ.
> Domaine caoutchouteux :
Le comportement du matériau est similaire à
celui d’un élastomère. La complaisance est
constante et on note Jn la complaisance de
plateau caoutchouteux.
> Domaine d’écoulement ou terminal :
La complaisance augmente et le polymère
s’écoule.

b) Module de relaxation :
A température constante, le module de relaxation diminue en fonction du
temps. On retrouve les quatre régions :
> Domaine vitreux :
Le module est constant et on note Gg le
module de plateau vitreux
> Domaine de transition :
Le module diminue rapidement.
> Domaine caoutchouteux :
Le module est constant et on note G 0,N la
complaisance de plateau caoutchouteux.
> Domaine d’écoulement :
Le module diminue et le polymère s’écoule.
4) Analyse mécanique dynamique (DMA) :
La DMA permet :
> De déterminer des propriétés mécaniques du module et l’amortissement
> De mettre en évidence des mouvements moléculaires
> Des temps d’observation courts
> Faciliter les calculs en utilisant les nombres complexes

Remarque :
Ces mesures sont effectuées en imposant au matériau une déformation
alternée sinusoïdale : ϒ=ϒ0 sin(ωt)
Avec : ϒ0 l’amplitude de la déformation et ω la pulsation
a) Différents comportements :
> Idéalement élastique :
En phase avec la déformation ➔
> Idéalement visqueux :
Déphasé de Pi/2 avec la déformation ➔
> Comportement viscoélastique :
Si purement élastique ➔ angle de déphasage = 0 :

Si purement visqueux ➔ angle de déphasage = Pi/2 :


La réponse réelle d’un matériau viscoélastique est
retardée d’un angle δ par rapport à la sollicitation :
Représentation de Lissajous :

Diagramme de Lissajous :
b) Module de cisaillement dynamique G :
On se place dans le domaine complexe :
> Déformation complexe : ϒ*= ϒ0 exp(iωt)
> Contrainte complexe : τ*= τ0 exp[i(ωt+δ)]
> Cisaillement complexe : G*= τ*/ϒ* = (τ0/ ϒ0) exp(iδ)
Définition :
On définit le module de cisaillement complexe comme : G*=G’+iG’’
Avec :
G’ le module élastique (ou de conservation), aptitude du matériau à stoker
l’énergie fournie
G’’ le module visqueux (ou de perte), aptitude du matériau à dissiper
l’énergie
Ici : G* = G’+iG’’= (τ0/ ϒ0) exp(iδ) = (τ0/ ϒ0)[cos(δ)+isin(δ)]
Donc : G’= (τ0/ ϒ0)cos(δ) et G’’= (τ0/ ϒ0)sin(δ)

Remarque :
Si solide élastique parfait alors δ=0, G=G’ et G’’=0
Si liquide visqueux newtonien alors δ=Pi/2, G’=0 et G=G’’

Définition :
Le facteur de perte ou d’amortissement qui est l’énergie dissipée lors d’un
cycle de sollicitation s’exprime : tan(δ)=G’’/G’
Comportements intermédiaires :
> Si G’>G’’ alors δ « petit » : comportement majoritairement élastique
> Si G’’>G’ alors δ tend vers Pi/2 : comportement majoritairement visqueux
→ Module de cisaillement dynamique dans le modèle de Maxwell :
Rhéométrie et techniques de mesures

Introduction :

Principe de base :
> Test CSR : Controlled Shear Rate
La vitesse de cisaillement est imposée, la contrainte de cisaillement est mesurée.
Cette méthode est non adaptée pour les fluides à seuil et est utilisée lorsque η doit
être évaluée à un ϒpoint précis.

> Test CSS : Controlled Shear stress


La contrainte de cisaillement est imposée, la vitesse de cisaillement est mesurée.
C’est une méthode classique pour déterminer le seuil d’un fluide de Bingham.

1) Rhéomètres à régime permanent :


Le matériau étudié est soumis à un mouvement laminaire de cisaillement
indépendant du temps pour obtenir la courbe
a) Rhéomètre à disques ou à aiguilles de type Brookfield :
Rhéomètre de type rotatif, mesure la force nécessaire pour faire tourner un mobile
dans un fluide ➔ rotors de mesure normalisés : 0,1 à 20 s^-1
b) Rhéomètre de type Couette :
Cisaillement entre deux cylindres (ou plaques) l’une au repos et
l’autre mobile. Les rhéomètres peuvent être plans ou rotatifs
cylindriques ➔ viscosité de 1 mPa.s à 1 kPa.s
> Cas du rhéomètre rotatif cylindrique avec entrefer étroit :
Si entrefer étroit alors : e=R2-R1 ➔ [R2-R1]/R1<<1

Détermination de τ(r) :
Pour la contrainte, on obtient : τ = M/(2ϖhr^2)
Entrefer petit, on peut supposer que τ reste constant dans l’entrefer : τ= τ(R2)
ainsi : τ=M/(2ϖ(R2)^2
Détermination de ϒpoint(r) :
Pour la vitesse de cisaillement, on obtient :

Pour la viscosité apparente, on a :


> Cas du rhéomètre rotatif à plan/plan
c) Rhéomètre de type Poiseuille dit « capillaire » :
L’écoulement est dû à une différence de pression aux extrémités d’un tube
cylindrique
> Ecoulement dû à la pesanteur : rhéomètre capillaire de type Ostwald ou
de type d’Ubbelohde
Sous l’effet de la pesanteur g, le liquide de masse volumique ρ s’écoule à l’intérieur
d’un étranglement capillaire de rayon R. On mesure la durée d’écoulement Δt d’un
volume fixe V compris entre A et B :
Avantages : méthode rapide
Inconvénients : Utile uniquement pour les fluides à caractère newtonien

> Ecoulement forcé Melt Index ou Indice de fluidité ou Grade :


Appareil composé d’un rhéomètre capillaire opérant à température fixe surmonté
d’une masse M amovible. Le matériau de masse volumique ρ contenu dans un
cylindre vertical de rayon Rp est extrudé à travers une filière de rayon Rf et de
longueur L au moyen d’un piston chargé.
On mesure le Melt Flow Index (MFI):
Avec Q le débit en fonction de l’indice de fluidité

d) Viscosimètre à bille :
Soit un bille sphérique de rayon R, de masse m et de masse volumique ρbille
lâchée sans vitesse initiale dans un fluide de masse volumique ρfluide et de
viscosité η ➔ pour les fluides newtoniens et transparents
On mesure le temps de chute Δt de la bille entre les deux repères distants de L
fixée.
La viscosité du fluide est donnée par la relation :

Remarque :
> Le premier repère est placé de manière à ce que une fois atteint, la bille ait
atteinte sa vitesse de chute limite Vlimite
> Connaissant Vlimite, on peut connaître η
e) Granulométrie et sédimentation :
Définition :
Si on laisse tomber dans un fluide, de viscosité connue et sans vitesse initiale, de
petits grains quasi sphériques alors on pourra déterminer leur rayon ➔ c’est la
granulomètrie
2) Rhéomètre à régime transitoire :
a) Rhéomètre à fluage :
> Cas du rhéomètre à fluage cylindrique et à cône/plateau :
L’entrefer étant petit, on obtient les mêmes résultats pour ces deux rhéomètres
dans le régime transitoire que dans le régime permanent.

4) Rhéomètre dynamique ou à oscillations :


a) Rhéomètre à oscillations forcées :
b) Rhéomètre à oscillations libres :
Rhéomètres utilisés pour les matériaux newtoniens de faible viscosité pour lesquels
la mesure de l’amortissement est plus aisée que la mesure du couple.
Facteurs influençant la viscosité des polymères

1) Vitesse de cisaillement :
> Faible vitesse de cisaillement :
Le comportement est newtonien, la viscosité est alors
constante ➔ η0 la viscosité limite à cisaillement nul « plateau
newtonien »
> Intermédiaire vitesse de cisaillement :
Le comportement est modélisé par une loi en puissance
> Forte vitesse de cisaillement :
Le comportement redevient newtonien, la viscosité redevient
constante : ηinfini

2) Température :
L’augmentation de la température d’un matériau diminue sa viscosité en
engendrant un écartement des chaines dû à la dilation thermique volumique et
donc à la diminution de la friction et de l’accrochage entre macromolécules
Equivalence temps-température :
Superposition des cournes à différentes températures sur une des courbes
choisie comme référence (ici T0) par translation horizontale d’un facteur :
ln(aT/T0) ➔ ce facteur est appelé facteur de translation thermique
a) Loi de Williams, Landel et Ferry : WLF
Le facteur suit une loi de la forme :
Avec :
T0 : température de référence
C1,0 et C2,0 : constantes dépendant de la nature du polmyère et de la
température de référence

Remarque :
> En prenant comme T0 la température de transition vitreuse Tg, les constantes
deviennent universelles et donc indépendantes de la nature du polymère :
➔ Cg,1 = 17,44°C et Cg,2 = 51,6°C
> Le domaine d’application de la loi WLF est Tg<T<Tg+100°C

b) Théorie du bolume libre : loi de Doolittle


La viscosité s’écrit :
c) Loi d’Arrhénius :

3) Masse moléculaire :
L’évolution de la viscosité η en fonction de la masse moléculaire moyenne Mw
s’écrit : η=CxMn,w
Avec C un coefficient de proportionnalité et n un exposant
Si molécules de faible poids moléculaire : M<Mc et n voisin de 1
Si molécules de fort poids moléculaire : M>Mc et n voisin de 3,4
4) Autres :
La viscosité dépend aussi de la charge du polymère et de ses ramifications. Pour
un faible taux de charge, l’augmentation de la viscosité est importante.

Vous aimerez peut-être aussi