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CPGE Ibn Ghazi

Cours
Fonctions
Vectorielles á
variable réelles

Classe MP*2
Table des matières

1 Dérivation d’une fonction vectorielle á variable réelle 5


I Dérivation d’une fonction vectorielle . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II Classe d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1 Fonction vectorielle de classe 𝐶 𝑘 sur un intervalle de R . . 8
2 Fonction vectorielle de classe 𝐶 𝑘 par morceaux sur un
intervalle de R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III Notion de courbe paramétrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1 Quelques généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2 Classification d’un point birégulier d’une courbe plane . . 13

2 Intégration sur un segment d’une fonction vectorielle continue par


morceaux 16
I Définition et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
II Sommes de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
III Intégration et dérivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1 Fonction intégrale dépendant d’une borne . . . . . . . . . 19
2 Notion de primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . . . . . . . 21
4 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
IV Primitives de fonctions numériques usuelles (Rappels) . . . . . . . 24
1 Fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2 Fractions rationnelles en cos 𝑥 et en sin∫𝑥 . . . . . . . . . 27
3 Fractions rationnelles en 𝑐ℎ𝑥 et en 𝑠ℎ𝑥 𝑅(𝑐ℎ𝑥, 𝑠ℎ𝑥) 𝑑𝑥 . 29
√︂
𝑎𝑥 + 𝑏
4 Fractions rationnelles en 𝑥 et en : . . . . . . . . 29
√ 𝑐𝑥 + 𝑑
5 Fractions rationnelles en 𝑥 et en 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 . . . . . . 30
6 Tableau des primitives des fonctions classiques . . . . . . 31

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Cours Table des matières

Liste des résultats remarquables

1.1 Théorème : de caractérisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6


1.1 Exemples : Dérivabilité d’une fonction matricielle . . . . . . . . . 6
1.4 Corollaire : Caractérisation d’une fonction dérivable constante . . 7
1.2 Définition : Dérivabilité à droite et à gauche . . . . . . . . . . . . 7
1.5 Théorème : de caractérisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6 Propriétés : Opérations sur les fonctions dérivables . . . . . . . . 7
1.7 Théorème : de caractérisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.8 Corollaire : Structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Définition : Subdivision d’un segment [𝑎, 𝑏] de R . . . . . . . . . 10
1.5 Définition : Fonction en escalier sur un segment . . . . . . . . . . 10
1.6 Définition : Fonction de classe 𝐶 𝑘 par morceaux . . . . . . . . . . 10
1.9 Théorème : de caractérisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.10 Corollaire : Structures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.11 Théorème : Approximation uniforme par des fonctions en escalier 12
1.2 Exemples : d’étude d’une courbe plane paramétrée . . . . . . . . . 14
1.3 Exercice : Construire les courbes paramétrées suivantes . . . . . 15
2.1 Théorème : et définition de l’intégrale d’une fonction vectorielle
𝑐.𝑝.𝑚 sur un segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.1 Définition : Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2 Définition : Subdivision pointée d’un segment . . . . . . . . . . . 18
2.3 Définition : Sommes de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.3 Théorème : de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 Définition : Intégrale fonction de sa borne d’en haut . . . . . . . . 19
2.5 Propriétés : Principales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.8 Théorème : fondamental d’intégration . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.10 Corollaire : de prolongement de la dérivée . . . . . . . . . . . . . 21
2.11 Corollaire : Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.13 Corollaire : Formule de Taylor avec reste intégral . . . . . . . . . 22
2.14 Corollaire : Inégalité de Taylor Lagrange . . . . . . . . . . . . . . 22
2.15 Corollaire : Formule de Taylor-Young . . . . . . . . . . . . . . . . 22

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Dérivation d’une fonction
vectorielle á variable réelle
chapitre 1

Dans ce chapitre 𝐹 désigne un K.𝑒.𝑣 de dimension finie 𝑝 ∈ N∗ muni de l’une


de ses normes k·k . 𝐼 désignera un intervalle non trivial de R.

I
Dérivation d’une fonction vectorielle

Définition 1.1

Soient 𝑓 une fonction définie sur un intervalle non trivial 𝐼 de R à valeurs


1
dans 𝐹 et 𝑡 0 ∈ 𝐼 . On dit que 𝑓 est dérivable en 𝑡 0 si lim (𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑡 0 ))
𝑡 →𝑡 0 𝑡 − 𝑡 0
1
existe dans 𝐹 . Dans ce cas le vecteur de 𝐹 : lim (𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑡 0 )) est dit
𝑡 →𝑡 0 𝑡 − 𝑡 0
𝑑𝑓
vecteur dérivé de 𝑓 en 𝑡 0 et est noté 𝑓 0 (𝑡 0 ) ou (𝑡 0 )...
𝑑𝑡
𝑑𝑓
La fonction dérivée de 𝑓 notée 𝑓 0 ou est la fonction qui à chaque point
𝑑𝑡 0
𝑡 ∈ 𝐼 oú 𝑓 est dérivable associe le vecteur 𝑓 (𝑡). Le domaine de 𝑓 0 s’appelle
domaine de dérivation de 𝑓 . On dit que 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 est dérivable s’elle
est dérivable en tout point de 𝐼 . On dit que 𝑓 est dérivable sur un sous
intervalle 𝐽 non trivial de 𝐼 si 𝑓 |𝐽 est dérivable.

Remarque 1.1

Les définitions ci-dessus sont indépendantes du choix de la norme de 𝐹 .

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

remarque 1.1 (suite)

Notons aussi que la dérivabilité est une notion locale et hériditaire.

Théorème 1.1 de caractérisation :

Soit C = (𝜀 1, 𝜀 2, ..., 𝜀𝑝 ) une base de 𝐹 et soit 𝑓1, 𝑓2, ..., 𝑓𝑝 les fonctions coordon-
nées de 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 . Alors on a : 𝑓 est dérivable en 𝑡 0 ∈ 𝐼 si et seulement si 𝑓𝑘 est
𝑝 0
dérivable en 𝑡 0, pour tout 1 6 𝑘 6 𝑝. Et dans ce cas 𝑓 0 (𝑡 0 ) =
Í
𝑓𝑘 (𝑡 0 )𝜀𝑘 . En par-
𝑘=1
ticulier, les fonctions coordonnées de la fonction dérivée 𝑓 0 sont 𝑓10, 𝑓20, ..., 𝑓𝑝0
dont le domaine commun est bien le domaine de dérivation de 𝑓 .

Exemples 1.1 (Dérivabilité d’une fonction matricielle)

Soit 𝐴 : 𝐼 → M𝑛,𝑝 (K) tel que pour tout 𝑡 ∈ 𝐼, 𝐴(𝑡) = (𝑎𝑖 𝑗 (𝑡)) 16𝑖 6𝑛 . Alors on
16 𝑗 6𝑝
a : 𝐴 est dérivable en 𝑡 0 ∈ 𝐼 si, et seulement si, pour tout 𝑖, 𝑗 𝑎𝑖 𝑗 est dérivable
en 𝑡 0 et dans ce cas :
𝐴 0 (𝑡 0 ) = (𝑎𝑖0𝑗 (𝑡 0 )) 16𝑖 6𝑛
16 𝑗 6𝑝
 
cos 𝜃 − sin 𝜃
En particulier : 𝜃 ∈ R ↦−→ 𝑅𝜃 = est dérivable et on a :
sin 𝜃 cos 𝜃

𝑑
𝑅𝜃 = 𝑅 𝜋
𝑑𝜃 𝜃+
2

Corollaire 1.2

𝑓 est dérivable en 𝑡 0 ∈ 𝐼 si, et seulement si, il existe un vecteur 𝑣 de 𝐹 et une


fonction vectorielle 𝜀 : 𝐼 → 𝐹 telle que

∀𝑡 ∈ 𝐼, 𝑓 (𝑡) = 𝑓 (𝑡 0 ) + (𝑡 − 𝑡 0 )𝑣 + (𝑡 − 𝑡 0 )𝜀 (𝑡)

avec lim 𝜀 (𝑡) = 0 et dans ce cas le vecteur 𝑣 = 𝑓 0 (𝑡 0 ). On dit qu’alors 𝑓 est diffé-
𝑡 →𝑡 0
rentiable en 𝑡 0 ce qui revient aussi à dire que 𝑓 admet en 𝑡 0 un développement
limité à l’ordre 1.

Corollaire 1.3

Si 𝑓 est dérivable en 𝑡 0 alors 𝑓 est continue en 𝑡 0 .

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

Corollaire 1.4 Caractérisation d’une fonction dérivable constante

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 une fonction dérivable. Alors 𝑓 est constante si et seulement si


𝑓 0 est nulle sur 𝐼 .

Définition 1.2 Dérivabilité à droite et à gauche

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 et soit 𝑡 0 ∈ 𝐼 qui ne soit pas l’extrémité droite de 𝐼 . On dit


1
alors que 𝑓 est dérivable à droite de 𝑡 0 si lim (𝑓 (𝑡) − 𝑓 (𝑡 0 )) existe dans
𝑡 →𝑡 0 𝑡 − 𝑡 0
>
𝐹 . On le note alors 𝑓𝑑0 (𝑡 0 ). De manière similable on définit la dérivabilité à
gauche de 𝑡 0 .

Théorème 1.5 de caractérisation :

𝑜
Si 𝑡 0 ∈ 𝐼, alors on a : 𝑓 dérivable en 𝑡 0 si et seulement si 𝑓 est dérivable à droite
et à gauche de 𝑡 0 et 𝑓𝑑0 (𝑡 0 ) = 𝑓𝑔0 (𝑡 0 ). Si 𝑓 est dérivable à droite et à gauche en
𝑡 0 et 𝑓𝑑0 (𝑡 0 ) ≠ 𝑓𝑔0 (𝑡 0 ) alors on dit que 𝑓 admet en 𝑡 0 un point anguleux.

Propriétés 1.6 Opérations sur les fonctions dérivables

1 Somme : Soient 𝑓 , 𝑔 : 𝐼 → 𝐹 deux fonctions dérivables en 𝑡 0 ∈ 𝐼 . Alors


𝑓 + 𝑔 est dérivable en 𝑡 0 avec (𝑓 + 𝑔) 0 (𝑡 0 ) = 𝑓 0 (𝑡 0 ) + 𝑔 0 (𝑡 0 )
2 Multiplication par une fonction scalaire : Soient 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 et 𝜆 : 𝐼 → K
une fonction toutes les deux dérivables en 𝑡 0 . Alors 𝜆𝑓 est dérivable
en 𝑡 0 avec (𝜆𝑓 ) 0 (𝑡 0 ) = 𝜆 0 (𝑡 0 )𝑓 (𝑡 0 ) + 𝜆(𝑡 0 )𝑓 0 (𝑡 0 )
3 Composition : Soit 𝑓 : 𝐼 → R une fonction réelle dérivable en 𝑡 0, 𝐽 un
intervalle non trivial de R et 𝑔 : 𝐽 → 𝐹 une fonction vectorielle telles
que 𝑓 (𝐼 ) ⊂ 𝐽 et 𝑔 est dérivable en 𝑓 (𝑡 0 ). Alors 𝑔 ◦ 𝑓 est dérivable en 𝑡 0
avec (𝑔 ◦ 𝑓 ) 0 (𝑡 0 ) = 𝑓 0 (𝑡 0 )𝑔 0 (𝑓 (𝑡 0 )).
4 Composition avec une application linéaire : Soit 𝐺 un autre K.𝑒.𝑣
de dimension finie et soit 𝑢 une application linéaire de 𝐹 dans 𝐺 et
soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 une fonction vectorielle dérivable en 𝑡 0 ∈ 𝐼 alors :
𝑢 ◦ 𝑓 : 𝐼 → 𝐺 est dérivable en 𝑡 0 avec

(𝑢 ◦ 𝑓 ) 0 (𝑡 0 ) = 𝑢 (𝑓 0 (𝑡 0 ))

Exemple : Soit 𝐴 : 𝐼 → M𝑛 (K) une fonction dérivable. Montrer que


la fonction 𝑡𝑟 (𝐴) est dérivable de 𝐼 dans K et déterminer l’expression
de sa dérivée.

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

propriétés 1.6 (suite)

5 Composition avec une application bilinéaire : Soient 𝐺 et 𝐻 deux


autres K.𝑒.𝑣 de dimensions finies et soit 𝜑 une application bilinéaire
de 𝐹 × 𝐺 dans 𝐻 et soient 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 et 𝑔 : 𝐼 → 𝐺 deux fonctions
𝐼 →𝐻
vectorielles dérivables en 𝑡 0 ∈ 𝐼 alors : 𝜑 (𝑓 , 𝑔) :
𝑡 ↦−→ 𝜑 (𝑓 (𝑡), 𝑔(𝑡))
est dérivable en 𝑡 0 avec

(𝜑 (𝑓 , 𝑔)) 0 (𝑡 0 ) = 𝜑 (𝑓 0 (𝑡 0 ), 𝑔(𝑡 0 )) + 𝜑 (𝑓 (𝑡 0 ), 𝑔 0 (𝑡 0 ))

Exemple : Soient 𝐴, 𝐵 : 𝐼 → M𝑛 (K) deux fonctions dérivables. Mon-


trer que la fonction 𝐴𝐵 est dérivable de 𝐼 dans M𝑛 (K) et déterminer
l’expression de sa dérivée.

Exercice 1.1
Soit 𝐴 : 𝐼 → M𝑛 (K) une fonction dérivable. Montrer que la fonction det(𝐴)
est dérivable de 𝐼 dans K et déterminer l’expression de sa dérivée.

II
Classe d’une fonction

II.1 Fonction vectorielle de classe 𝐶 𝑘 sur un intervalle de R


Définition 1.3

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 . On dit que 𝑓 est de classe 𝐶 0 pour exprimer que 𝑓 est continue.
Si 𝑓 est dérivable sur 𝐼 et si 𝑓 0 est continue, alors 𝑓 est dite de classe 𝐶 1 .
De même pour tout 𝑘 ∈ N∗ et par récurrence, 𝑓 est dite de classe 𝐶 𝑘 si 𝑓 est
`
de classe 𝐶 1 et 𝑓 0 est de classe 𝐶 𝑘−1 on définit alors la dérivée 𝑘 𝑖𝑒𝑚𝑒 de 𝑓 par :

𝑓 (𝑘) = (𝑓 0) (𝑘−1)

Ce qui revient à dire que 𝑓 est dérivable 𝑘 fois sur 𝐼 et que 𝑓 (𝑘) est continue.
On dit que 𝑓 est 𝐶 ∞ s’elle est infiniment dérivable. 𝑓 est dite de classe 𝐶 𝑘 sur
un sous intervalle non trivial 𝐽 de 𝐼 si 𝑓 |𝐽 est de classe 𝐶 𝑘 .
Notation : L’ensemble des applications de 𝐼 dans 𝐹 qui sont de classe 𝐶 𝑘 est

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

noté C𝑘 (𝐼, 𝐹 ).

Théorème 1.7 de caractérisation :

Soit C = (𝜀 1, 𝜀 2, ..., 𝜀𝑝 ) une base de 𝐹 et soit 𝑓1, 𝑓2, ..., 𝑓𝑝 les fonctions coor-
données de 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 . Alors on a : 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘 (sur 𝐼 ) si et seule-
ment si 𝑓 𝑗 est de classe 𝐶 𝑘 sur 𝐼 pour tout 1 6 𝑗 6 𝑝. Et dans ce cas
𝑝
∀𝑡 ∈ 𝐼, 𝑓 (𝑘) (𝑡) = 𝑓 𝑗(𝑘) (𝑡)𝜀𝑘 .
Í
𝑗=1

Corollaire 1.8 Structure

Pour tout 𝑘 ∈ N ∪ {∞} :


1 C𝑘 (𝐼, 𝐹 ) est un sous espace vectoriel de F(𝐼, 𝐹 ) et on a : C𝑘+1 (𝐼, 𝐹 ) ⊂
C𝑘 (𝐼, 𝐹 )
2 Si 𝑓 : 𝐼 → 𝐽 intervalle non trivial de R et 𝑔 : 𝐽 → 𝐹 sont de classe 𝐶 𝑘
alors 𝑔 ◦ 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘
3 Si 𝑢 est une application linéaire de 𝐹 dans 𝐺 et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 de classe 𝐶 𝑘
alors l’application 𝑢 ◦ 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘 .
4 Si 𝜑 est une application bilinéaire de 𝐹 × 𝐺 dans 𝐻 et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 et
𝑔 : 𝐼 → 𝐺 sont des fonctions vectorielles de classe 𝐶 𝑘 alors 𝜑 (𝑓 , 𝑔) est de
classe 𝐶 𝑘 avec :
𝑘
∑︁
(𝑘)
∀𝑡 ∈ 𝐼, (𝜑 (𝑓 , 𝑔)) (𝑡) = 𝐶𝑘𝑗 𝜑 (𝑓 ( 𝑗) (𝑡), 𝑔 (𝑘−𝑗) (𝑡))
𝑗=0

Exercice 1.2
Retrouver la formule de Leibnitz pour la dérivation d’un produit de fonctions
réelles.

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

II.2 Fonction vectorielle de classe 𝐶 𝑘 par morceaux sur un inter-


valle de R
Définition 1.4 Subdivision d’un segment [𝑎, 𝑏] de R

Soit [𝑎, 𝑏] un segment de R tel que 𝑎 < 𝑏. On appelle subdivision de [𝑎, 𝑏]


toute suite finie 𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) formée de points de [𝑎, 𝑏] tel que 𝑎 = 𝑎 0 <
𝑎 1 < ... < 𝑎 𝑁 = 𝑏. Soient 𝜎 et 𝜎 0 deux subdivisions de [𝑎, 𝑏]. On dit que 𝜎 est
plus fine que 𝜎 0 si tous les points de 𝜎 0 sont parmi ceux de 𝜎. On note alors
𝜎 0 ⊂ 𝜎.
La subdivision (𝑎, 𝑏) est la subdivision la moins fine de [𝑎, 𝑏]. Si 𝜎 et 𝜎 0 sont
deux subdivisions de [𝑎, 𝑏] alors on forme la subdivision notée 𝜎 ∪ 𝜎 0 des
points de 𝜎 et de 𝜎 0 en les réarrangeant dans l’ordre strictement croissant.
Notons qu’alors 𝜎 ∪ 𝜎 0 est une subdivision plus fine que 𝜎 et que 𝜎 0 .

Définition 1.5 Fonction en escalier sur un segment

Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 . On dit que 𝑓 est en escalier s’il existe une subdivision
𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) de [𝑎, 𝑏] et des vecteurs constants 𝐶 0, 𝐶 1, ..., 𝐶 𝑁 de 𝐹 tel
que :
∀1 6 𝑘 6 𝑁 , ∀𝑡 ∈ ]𝑎𝑘−1, 𝑎𝑘 [ 𝑓 (𝑡) = 𝐶𝑘
On dit aussi que la subdivision 𝜎 est adaptée à 𝑓 . Notons que si 𝑓 est en
escalier associée à une subdivision 𝜎 alors toute subdivision plus fine que 𝜎
est adaptée à 𝑓 . E( [𝑎, 𝑏], 𝐹 ) désignera l’ensemble des fonctions en escalier sur
[𝑎, 𝑏].

Définition 1.6 Fonction de classe 𝐶 𝑘 par morceaux

Soit 𝑘 ∈ N ∪ {∞}.
On dit qu’une fonction 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 est de classe 𝐶 𝑘 par morceaux
s’il existe une subdivision 𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) de [𝑎, 𝑏] tel que ∀1 6 𝑘 6
𝑁 , 𝑓 |]𝑎𝑘−1,𝑎𝑘 [ est prolongeable en une fonction de classe 𝐶 𝑘 sur [𝑎𝑘−1, 𝑎𝑘 ]. On
dit aussi que la subdivision 𝜎 est adaptée à 𝑓 . Si 𝑓 est 𝐶 𝑘 par morceaux asso-
ciée à une subdivision 𝜎 alors toute subdivision plus fine que 𝜎 est adaptée à
𝑓.
Soit 𝐼 un intervalle non trivial de R et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 . On dit que 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘
par morceaux si 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘 par morceaux sur tout segment contenu
das 𝐼 .
1
Exemples : L’application 𝑡 ↦−→ sin est de classe 𝐶 ∞ sur ]0, +∞[ mais l’appli-
𝑡

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

( 1
sinsi 𝑡 > 0
cation 𝑡 ↦−→ 𝑡 n’est pas continue par morceaux sur [0, +∞[ ,
0 si 𝑡 = 0
𝑡𝐸 𝑡1 si 𝑡 ≠ 0
 
de même l’application 𝑡 ∈ [0, 1] ↦−→ n’est pas 𝑐.𝑝.𝑚 sur
1 si 𝑡 = 0
[0, 1] mais elle l’est sur ]0, 1] .
L’ensemble des applications définies de 𝐼 dans 𝐹 qui sont de classe 𝐶 𝑘 est noté
C𝑘 M(𝐼, 𝐹 ).

Théorème 1.9 de caractérisation :

Soit C = (𝜀 1, 𝜀 2, ..., 𝜀𝑝 ) une base de 𝐹 et soit 𝑓1, 𝑓2, ..., 𝑓𝑝 les fonctions coordon-
nées de 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 . Alors on a :
1 𝑓 est en escalier sur [𝑎, 𝑏] si et seulement si 𝑓 𝑗 est en escalier pour tout
1 6 𝑗 6 𝑝.
2 𝑓 est 𝐶 𝑘 par morceaux sur [𝑎, 𝑏] si et seulement si 𝑓 𝑗 est 𝐶 𝑘 par morceaux
pour tout 1 6 𝑗 6 𝑝.

Corollaire 1.10 Structures

1 Toute fonction en escalier sur [𝑎, 𝑏] est bornée.


2 Toute fonction en escalier sur un segment est 𝐶 ∞ par morceaux
3 C𝑘 M(𝐼, 𝐹 ) des fonctions 𝐶 𝑘 par morceaux de 𝐼 dans 𝐹 est un K.𝑒.𝑣
contenant les applications de classe 𝐶 𝑘 et on a :

C∞ M(𝐼, 𝐹 ) ⊂ ... ⊂ C𝑘+1 M(𝐼, 𝐹 ) ⊂ C𝑘 M(𝐼, 𝐹 )... ⊂ CM(𝐼, 𝐹 )

4 C𝑘 M(𝐼, K) est une K algèbre.


5 Toute application 𝑐.𝑝.𝑚 sur un segment est la somme d’une fonction
continue et d’une fonction en escalier
6 L’ensemble E( [𝑎, 𝑏], 𝐹 ) des fonctions en escalier de [𝑎, 𝑏] dans 𝐹 est un
K.𝑒.𝑣.
7 E([𝑎, 𝑏], K) est une K algèbre.

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

Théorème 1.11 Approximation uniforme par des fonctions en escalier

Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 une application continue par morceaux sur le seg-


ment [𝑎, 𝑏]. Alors, il existe une suite de fonctions en escalier (𝑓𝑛 ) sur [𝑎, 𝑏]
convergeant uniformément vers 𝑓 , c’est à dire tel que lim k 𝑓𝑛 − 𝑓 k ∞ = 0 où
k𝑔k ∞ = sup k𝑔(𝑡) k.
𝑡 ∈ [𝑎,𝑏 ]

Corollaire 1.12

E( [𝑎, 𝑏], 𝐹 ) est dense pour la norme de la convergence uniforme dans


C𝑘 M([𝑎, 𝑏], 𝐹 )

III
Notion de courbe paramétrée

III.1 Quelques généralités

Dans la suite 𝐸 désigne un espace affine euclidien de dimension 𝑛 muni d’un repère
−−→
orthonormé (𝑂, 𝜀 1, 𝜀 2, ..., 𝜀𝑛 ). Un point 𝑀 ∈ 𝐸 sera confondu au vecteur 𝑂𝑀 ∈ R𝑛 .
Dans la pratique 𝑛 = 2 ou 𝑛 = 3.
Définition 1.7

On appelle arc paramétré ou courbe paramétrée de 𝐸, une application 𝑓 :


𝐼 →𝐸
où 𝐼 est un intervalle non trivial de R. Γ =
𝑡 ↦−→ 𝑓 (𝑡) = 𝑀 (𝑥 1 (𝑡), ..., 𝑥𝑛 (𝑡))
{𝑀 = 𝑓 (𝑡) tel que 𝑡 ∈ 𝐼 } s’appelle support de l’arc ou l’arc géométrique
associé, (𝐼, 𝑓 ) est dit paramétrage de Γ. Γ est dit de classe 𝐶 𝑘 si 𝑓 l’est. Il
est dit simple lorsque 𝑓 est injectif. Un point 𝑀 ∈ Γ est dit multiple lorsque
𝑐𝑎𝑟𝑑 (𝑓 −1 {𝑀 }) > 1.
Soit (𝐽, 𝑔) un arc paramétré. On dit que c’est un paramétrage admissible
de Γ s’il existe un 𝐶 𝑘 -difféomorphisme 𝜃 de 𝐽 sur 𝐼 tel que 𝑔 = 𝑓 ◦ 𝜃 . On
remarque que le support de (𝐽, 𝑔) est Γ. 𝜃 est dite la fonction du changement
de paramétre.

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

Remarque 1.2

En cinématique, on utilise les arcs paramétrés pour étudier le mouvement


d’un point mobile 𝑀 en fonction du paramètre temps. Ainsi 𝑓 (𝑡) désigne
−−→
la position du mobile à l’instant 𝑡 notée aussi 𝑀 (𝑡) ou encore 𝑂𝑀 (𝑡).
−−→
0 𝑑 𝑂𝑀 (𝑡)
𝑓 (𝑡) = représente s’il existe la vitesse instantanée du mobile et
𝑑𝑡
la dérivée seconde son accélération.

Définition 1.8

Soit Γ un arc paramétré et (𝐼, 𝑓 ) un paramétrage de classe 𝐶 𝑘 . Soit 𝑡 0 ∈ 𝐼 et


𝑀0 = 𝑓 (𝑡 0 ) ∈ 𝐼 . On suppose qu’il existe des entiers 𝑝 1, 𝑝 2, ..., 𝑝𝑛 tel que :

𝑝 1 = inf { 𝑗 > 0 tel que 𝑓 ( 𝑗) (𝑡 0 ) ≠ 0} et pour 1 < 𝑘 6 𝑛,


𝑝𝑘 = inf { 𝑗 > 𝑝𝑘−1 tel que (𝑓 (𝑝 1 ) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑝 2 ) (𝑡 0 ), ...𝑓 (𝑝𝑘−1 ) (𝑡 0 ), 𝑓 ( 𝑗) (𝑡 0 )) est libre}

alors (𝑓 (𝑝 1 ) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑝 2 ) (𝑡 0 ), ...𝑓 (𝑝𝑛−1 ) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑝𝑛 ) (𝑡 0 )) est une base de 𝐸. les entiers


𝑝 1, 𝑝 2, ..., 𝑝𝑛 s’appellent les entiers fondamentaux de 𝑓 au point 𝑀0 de pa-
ramétre 𝑡 0 . La droite 𝑀0 + R𝑓 (𝑝 1 ) (𝑡 0 ) passant par 𝑀0 et dirigée par le vecteur
𝑓 (𝑝 1 ) (𝑡 0 ) est la tangente à Γ au point 𝑀0 = 𝑓 (𝑡 0 ). Si 𝑛 > 3, le plan passant
par 𝑀0 et dirigé par les vecteur 𝑓 (𝑝 1 ) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑝 2 ) (𝑡 0 ) est le plan osculateur à
Γ au point 𝑀0 = 𝑓 (𝑡 0 ).
𝑀0 est dit régulier si 𝑝 1 = 1 (c’est à dire que 𝑓 0 (𝑡 0 ) ≠ 0) sinon il est dit
stationnaire ou singulier. Il est dit birégulier lorsque (𝑓 0 (𝑡 0 ), 𝑓 ”(𝑡 0 )) est
libre. Γ est dit régulière lorsque tous ses points sont réguliers, birégulière
lorsque tous ses points sont biréguliers.

III.2 Classification d’un point birégulier d’une courbe plane

On suppose que 𝐸 est un plan affine euclidien muni d’un repére orthonormé
(𝑂, 𝑒 1, 𝑒 2 ) qu’on peut confondre à R2 . Soit Γ une courbe plane de clase 𝐶 𝑘 𝑘 > 2
admettant un paramétrage (𝐼, 𝑓 ) oú 𝑓 (𝑡) = (𝑥 (𝑡), 𝑦 (𝑡)) = 𝑥 (𝑡)𝑒 1 + 𝑦 (𝑡)𝑒 2 . Soit
𝑀0 = 𝑓 (𝑡 0 ) un point de Γ d’entiers fondamentaux 𝑝, 𝑞 : i.e (𝑓 (𝑝) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑞) (𝑡 0 )) est
une base de 𝐸 et (𝑀0, 𝑓 (𝑝) (𝑡 0 ), 𝑓 (𝑞) (𝑡 0 )) est un repére affine de 𝐸. La tangente á Γ
au point 𝑀0 est dirigée par 𝑓 (𝑝) (𝑡 0 ). La position de Γ par rapport á cette tangente

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au voisinage de 𝑀0 est résumée dans le tableau suivant :


𝑝 impair 𝑝 pair

𝑞 pair

𝑞 impair

Définition 1.9

La droite passant par 𝑀0 et perpendiculaire à la tangente de Γ en ce point


s’appelle normale à Γ en 𝑀0

Exemples 1.2 (d’étude d’une courbe plane paramétrée)

1 Déterminer une droite qui soit à la fois tangente et normale (c’est


à dire perpendiculaire à une tangente) à l’arc (𝛾) définit par :
𝑥 (𝑡) = 3𝑡 2
𝑦 (𝑡) = 2𝑡 3
𝑥 (𝑡) = 𝑡 3 − 𝑎𝑡

2 Soit (𝛾) la courbe de paramétrisation
𝑦 (𝑡) = 𝑡 2 − 𝑏𝑡
Déterminer l’ensemble des couples de réels (𝑎, 𝑏) tels que (𝛾)
ait un point double (préciser les coordonnées du point double).
Déterminer alors l’ensemble des couples de réels (𝑎, 𝑏) tels que
les tangentes au point double soient perpendiculaires.
Quel est l’ensemble des points doubles ? Le tracer.
𝑎



 𝑥 (𝑡) = 𝑡 2 +
3 (𝛾) la courbe de paramétrisation 𝑡
2 𝑏
 𝑦 (𝑡) = (𝑡 + 1) +

 𝑡
Soit 𝜆 ∈ R∗ . Déterminer 𝑎 et 𝑏 de sorte que (𝛾) admette un point de

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Cours Dérivation d’une fonction vectorielle á variable

exemples 1.2 (d’étude d’une courbe plane paramétrée) (suite)

rebroussement au point de paramétre 𝜆. Tracer alors le lieu de ce


point de rebroussement lorsque 𝜆 décrit R∗ .
 𝑡3
 𝑥 (𝑡) = 2


𝑡 −1

4 Soit l’arc paramétré plan définie par :
𝑡4 − 𝑡2 + 1
 𝑦 (𝑡) =


 𝑡2 − 1
Montrer que 𝑀 (0) est un point stationnaire. Déterminer sa na-
ture.
Montrer que la courbe admet un axe de symétrie et préciser le
domaine d’étude.
Déterminer les asymptotes à la courbe et la position de la courbe
par rapport aux asymptotes.
Dresser le tableau des variations de 𝑥 (𝑡) et de 𝑦 (𝑡) puis tracer
le support de l’arc.

Exercice 1.3 Construire les courbes paramétrées suivantes

 𝑥 (𝑡) = 3𝑘𝑡



1 1 + 𝑡2 3 𝑘 > 0 (le folium de Descartes)
 𝑦 (𝑡) = 3𝑘𝑡 3

 1+𝑡
𝑥 (𝑡) = 𝑘 cos3 (𝑡)

2 𝑘 > 0 (paramétrisation d’un astroïde)
𝑦 (𝑡) = 𝑘 sin3 (𝑡)

𝑥 (𝑡) = sin(2𝑡)
3 (Courbe de Lissajoux)
𝑦 (𝑡) = sin(3𝑡)
 2𝑡
 𝑥 (𝑡) =


1 −2 𝑡 2 ;

4
 𝑦 (𝑡) = 𝑡

1 − 𝑡2




 2
 𝑥 (𝑡) =

 cos(2𝑡) − cos(𝑡)
5 4 ;
1
𝑦 (𝑡) = sin(2𝑡)



 4

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Intégration sur un segment d’une
fonction vectorielle continue
par morceaux
chapitre 2

I
Définition et propriétés

Dans cette section [𝑎, 𝑏] désigne un segment non trivial de R ce qui signifie que
𝑎, 𝑏 ∈ R et 𝑎 < 𝑏.
et définition de l’intégrale d’une fonction vectorielle 𝑐.𝑝.𝑚 sur un
Théorème 2.1
segment
Soit 𝑓 ∈ CM( [𝑎, 𝑏], 𝐹 ) et soit C = (𝜀 1, 𝜀 2, ..., 𝜀𝑝 ) une base de 𝐹 . Le vecteur
𝑝 ∫ 
𝜀 𝑗 ne dépend pas du choix de la base C. On l’appelle
Í
de 𝐹 : [𝑎,𝑏 ]
𝑓 𝑗
𝑗=1 ∫ ∫
intégrale de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏] noté [𝑎,𝑏 ] 𝑓 ou [𝑎,𝑏 ] 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡 .

Propriétés 2.2

1 Soit 𝑓 ∈ E( [𝑎, 𝑏], 𝐹 ) et soit 𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) une subdivision adaptée


à 𝑓 et 𝐶 1, ..., 𝐶 𝑁 les constantes associées prises par 𝑓 . Alors
∫ 𝑁
∑︁
𝑓 = (𝑎𝑘 − 𝑎𝑘−1 )𝐶𝑘
[𝑎,𝑏 ] 𝑘=1
.
∫𝑏 CM([𝑎,
∫ 𝑏], 𝐹 ) → 𝐹 est linéaire.
2 Linéarité : L’application :
𝑎 𝑓 ↦−→ [𝑎,𝑏 ] 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡
3 Majoration : Soit k.k une norme sur 𝐹 et 𝑓 ∈ CM([𝑎, 𝑏], 𝐹 ), alors

page 15 / 30
Cours Intégration sur un segment

propriétés 2.2 (suite)

[𝑎, 𝑏] → R
l’application k𝑓 k : ∈ CM([𝑎, 𝑏], R) avec
𝑡 ↦−→ k𝑓 (𝑡)k
∫ ∫


𝑓 6
k𝑓 k .
[𝑎,𝑏 ] [𝑎,𝑏 ]

4 Inégalité de la moyenne : Si 𝑓 ∈ CM([𝑎, 𝑏], 𝐹 ), alors





𝑓 6 (𝑏 − 𝑎) sup k 𝑓 (𝑡) k .
[𝑎,𝑏 ] 𝑡 ∈ [𝑎,𝑏 ]

5 Additivité ou relation de Chasles : Soient 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ R tel que 𝑎 < 𝑐 < 𝑏


et 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹, alors on a : 𝑓 est 𝑐.𝑝.𝑚 sur [𝑎, 𝑏] si, et seulement si,
𝑓 est 𝑐.𝑝.𝑚 sur [𝑎, 𝑐] et sur [𝑐, 𝑏] et dans ce cas on a
∫ ∫ ∫
𝑓 = 𝑓 + 𝑓.
[𝑎,𝑏 ] [𝑎,𝑐 ] [𝑐,𝑏 ]

Définition 2.1 Généralisation

Soit 𝐼 un intervalle non trivial quelconque de R et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 𝑐.𝑝.𝑚. Alors


𝑓 est 𝑐.𝑝.𝑚 sur tout segment contenu dans 𝐼 . Pour tout 𝑎, 𝑏 ∈ 𝐹, on défini
∫𝑏 ∫𝑏
l’intégrale de 𝑓 entre 𝑎 et 𝑏 notée 𝑎 𝑓 ou 𝑎 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 par
∫𝑏
𝑓 = 0 si 𝑎 = 𝑏,



 ∫𝑏 𝑎 ∫


𝑓 = [𝑎,𝑏 ] 𝑓 si 𝑎 < 𝑏,

 ∫ 𝑏𝑎 ∫


𝑎
𝑓 = − [𝑏,𝑎] 𝑓 si 𝑎 > 𝑏.

Remarque 2.1
∫ ∫𝑏
Les propriétés de [𝑎,𝑏 ]
s’adaptent à celles de 𝑎
en particulier la relation de
Chasles devient : ∫ ∫ ∫
𝑏 𝑐 𝑏
𝑓 = 𝑓 + 𝑓,
𝑎 𝑎 𝑐

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Cours Intégration sur un segment

remarque 2.1 (suite)

pour tout 𝑓 𝑐.𝑝.𝑚 sur un intervalle 𝐼 contenant 𝑎, 𝑏 et 𝑐. Alors que le théorème


de majoration prend la forme suivante : Pour tout 𝑎, 𝑏 ∈ 𝐼

𝑏 ∫ 𝑏
𝑓 6 k𝑓 k .


𝑎 𝑎

II
Sommes de Riemann

Définition 2.2 Subdivision pointée d’un segment

Soit [𝑎, 𝑏] un segment de R, 𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) une subdivision de [𝑎, 𝑏] et


𝜏 = (𝑡 1, ..., 𝑡 𝑁 ) une suite de points de [𝑎, 𝑏] tel que ∀1 6 𝑘 6 𝑁 , 𝑡𝑘 ∈ [𝑎𝑘−1, 𝑎𝑘 ].
Alors le couple (𝜎, 𝜏) est dit une subdivision pointée de [𝑎, 𝑏]. Exemples
𝑏 −𝑎
pratiques : On prend 𝜎 une subdivision régulière i.e ; 𝑎𝑘 = 𝑎 + 𝑘 et on
𝑁
prend 𝑡𝑘 = 𝑎𝑘 ou 𝑡𝑘 = 𝑎𝑘−1 .

Définition 2.3 Sommes de Riemann

Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 continue, (𝜎, 𝜏) une subdivision pointée de [𝑎, 𝑏] tel que :
𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) et 𝜏 = (𝑡 1, ..., 𝑡 𝑁 ). On appelle somme de Riemann de 𝑓
associée à la subdivision pointée (𝜎, 𝜏) le vecteur de 𝐹
𝑁
∑︁
(𝑎𝑘 − 𝑎𝑘−1 ) 𝑓 (𝑡𝑘 ).
𝑘=1

Théorème 2.3 de Riemann

Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 continue (ou juste continue par morceaux). Alors pour
tout 𝜀 > 0, il existe un réel 𝛿 > 0, tel que pour toute subdivision pointée (𝜎, 𝜏)
de [𝑎, 𝑏] : 𝜎 = (𝑎 0, 𝑎 1, ..., 𝑎 𝑁 ) et 𝜏 = (𝑡 1, ..., 𝑡 𝑁 ) vérifiant de plus |𝜎 | 6 𝛿 on a :

𝑏 ∑︁𝑁
𝑓 − (𝑎𝑘 − 𝑎𝑘−1 )𝑓 (𝑡𝑘 ) 6 𝜀.


𝑎
𝑘=1

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Cours Intégration sur un segment

Corollaire 2.4

Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 continue. Alors


𝑛 ∫ 𝑏 𝑛−1
𝑏 − 𝑎 ∑︁ 𝑏 −𝑎 𝑏 − 𝑎 ∑︁ 𝑏 −𝑎
lim 𝑓 (𝑎 + 𝑘 )= 𝑓 = lim 𝑓 (𝑎 + 𝑘 ).
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑎 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛
𝑘=1 𝑘=0

Exercice 2.1
𝑛
Í 1
1 Calculer lim sin ...
𝑘=1 𝑛 + 𝑘
2 Soit 𝑓 : [0, 1] → R une application continue. Pour tout 𝑥 ∈ [0, 1] on pose
2𝑛 −1
1 ∑︁ 𝑥 + 𝑘
𝑓𝑛 (𝑥) = 𝑛 𝑓 ( 𝑛 ).
2 2
𝑘=0

Montrer que la suite de fonctions (𝑓𝑛 ) converge simplement vers une fonction
𝑔 à déterminer.

III
Intégration et dérivation

III.1 Fonction intégrale dépendant d’une borne

Définition 2.4 Intégrale fonction de sa borne d’en haut

Soit 𝐼 un intervalle non trivial quelconque de R et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 𝑐.𝑝.𝑚. On se fixe


un point 𝑎 dans 𝐼 et on défini Φ : 𝐼 → 𝐹 par
∫ 𝑥
∀𝑥 ∈ 𝐼, Φ(𝑥) = 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡 .
𝑎

On dit que Φ est une fonction intégrale de 𝑓 dépendant de sa borne d’en


haut.

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Cours Intégration sur un segment

Propriétés 2.5 Principales

1 Φ est lipschitzienne sur tout segment contenu dans 𝐼 .


2 Φ est continue sur 𝐼 .
3 Φ est dérivable en tout point 𝑥 oú 𝑓 est continue avec dans ce cas
Φ0 (𝑥) = 𝑓 (𝑥).
4 Pour tout 𝑘 ∈ N ∪ {∞} si 𝑓 est de classe 𝐶 𝑘 alors Φ est de classe 𝐶 𝑘+1 .

III.2 Notion de primitive

Définition 2.5

Soient 𝑓 et 𝜙 deux fonctions de 𝐼 dans 𝐹 . On dit que 𝜙 est une primitive de


𝑓 (sur 𝐼 ) si 𝜙 est dérivable et 𝜙 0 = 𝑓 .

Proposition 2.6

Deux primitives sur un intervalle 𝐼 d’une même fonction 𝑓 différent d’une


constante de 𝐹 .

Théorème 2.7

Si 𝑓 est continue sur 𝐼 alors pour tout 𝑎 ∈ 𝐼, l’application Φ :


𝐼 ∫→ 𝐹
𝑥 est la primitive de 𝑓 qui s’annulle en 𝑎 et toute autre
𝑥 ↦−→ 𝑎 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡
primitive de 𝑓 se déduit de Φ par l’ajout d’un vecteur constant de 𝐹 .

Notations

Par 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 on désigne une primitive quelconque d’une fonction continue
𝑓 sur un intervalle 𝐼 .

Théorème 2.8 fondamental d’intégration

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 continue et soit 𝜙 une primitive de 𝑓 . Alors pour tout 𝑎, 𝑏 ∈ 𝐼


∫𝑏
on a : 𝑎 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡 = 𝜙 (𝑏) − 𝜙 (𝑎) noté [𝜙]𝑏𝑎 .

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Cours Intégration sur un segment

Remarque 2.2
   
 2𝑡 sin 1 − cos 1 si 𝑡 ≠ 0


𝑓 
La fonction 𝑡 ∈ R↦−→ 𝑡 𝑡 admet la fonction
0 si 𝑡 = 0


 

 𝑡 2 sin 1
si 𝑡 ≠ 0
𝜙 

𝑡 ∈ R↦−→ 𝑡 pour primitive et pourtant 𝑓 n’est pas 𝑐.𝑝.𝑚
0 si = 0


 𝑡
En fait on montre que pour qu’une fonction 𝑐.𝑝.𝑚 admette une primitive il
faut et il suffit qu’elle soit une fonction continue.

III.3 Inégalité des accroissements finis

Théorème 2.9

On muni 𝐹 d’une norme k.k et soit 𝑓 une fonction vectorielle définie sur un


 𝑎 <𝑏
 𝑓 continue sur [𝑎, 𝑏]


segment [𝑎, 𝑏] de R à valeurs dans 𝐹 tels que

 𝑓 de classe 𝐶 1 sur ]𝑎, 𝑏 [
 𝑓 0 bornée sur ]𝑎, 𝑏 [


alors
k 𝑓 (𝑏) − 𝑓 (𝑎) k 6 (𝑏 − 𝑎) sup k𝑓 0 (𝑡) k
𝑡 ∈]𝑎,𝑏 [

Corollaire 2.10 de prolongement de la dérivée

Soit 𝐼 un intervalle non trivial de R et soit 𝑎 ∈ 𝐼 et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 tels que





 𝑓 continue sur 𝐼
𝑓 de classe 𝐶 1 sur 𝐼 − {𝑎} alors 𝑓 est de classe 𝐶 1 sur 𝐼
 𝑓 0 admet une limite finie en 𝑎

Corollaire 2.11 Généralisation

Soit 𝐼 un intervalle non trivial de R, 𝑘 un entier naturel et soit 𝑎 ∈ 𝐼 et


𝑓 : 𝐼 \{𝑎} → 𝐹 de classe 𝐶 𝑘 tels que ∀0 6 𝑗 6 𝑘, lim 𝑓 ( 𝑗) (𝑡) existe dans 𝐹 .
𝑡 →𝑎
Alors 𝑓 admet un prolongement de classe 𝐶 𝑘 sur 𝐼 .

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Cours Intégration sur un segment

III.4 Intégration par parties

Théorème 2.12
∫𝑏
Soient 𝑢 : [𝑎, 𝑏] → K et 𝑣 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 de classe 𝐶 1 alors on a : 𝑎
𝑢 0𝑣 =
∫𝑏
[𝑢𝑣]𝑏𝑎 − 𝑎 𝑢𝑣 0

Remarque 2.3

Le théorème ci-dessus reste valable si 𝑢 et 𝑣 sont continues et 𝐶 1 .𝑝.𝑚.

Corollaire 2.13 Formule de Taylor avec reste intégral

Soit 𝐼 un intervalle non trivial de R et 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 une application de classe


𝐶 𝑛+1 (𝑛 ∈ N) alors on a :
𝑛
(𝑥 − 𝑎)𝑘 (𝑘)
∫ 𝑥
∑︁ (𝑥 − 𝑡)𝑛 (𝑛+1)
∀𝑎, 𝑥 ∈ 𝐼 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑎) + 𝑓 (𝑡)𝑑𝑡
𝑘! 𝑎 𝑛!
𝑘=0

Corollaire 2.14 Inégalité de Taylor Lagrange

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 de classe 𝐶 𝑛+1 (𝑛 ∈ N) alors on a



𝑛
∑︁ (𝑥 − 𝑎)𝑘 (𝑘) |𝑥 − 𝑎|𝑛+1
∀𝑎, 𝑥 ∈ 𝐼 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑎) 6 sup 𝑓 (𝑛+1) (𝑡)

𝑘! (𝑛 + 1)! 𝑡 ∈ [𝑎,𝑥 ]
𝑘=0

Corollaire 2.15 Formule de Taylor-Young

Soit 𝑓 : 𝐼 → 𝐹 et soit 𝑎 ∈ 𝐼 tel que 𝑓 soit de classe 𝐶 𝑛 sur un voisinage de 𝑎


(𝑛 ∈ N) alors 𝑓 admet un développement limité à l’ordre 𝑛 en 𝑎 donné par
𝑛
∑︁ (𝑥 − 𝑎)𝑘 (𝑘)
∀𝑥 ∈ 𝐼 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑎) + (𝑥 − 𝑎)𝑛 𝜀 (𝑥)
𝑘!
𝑘=0

oú 𝜀 : 𝐼 → 𝐹 est telle que lim 𝜀 (𝑥) = 0𝐹 . La fonction (𝑥 − 𝑎)𝑛 𝜀 (𝑥) est notée
𝑥→𝑎
𝑜 ((𝑥 − 𝑎)𝑛 )
𝑥→𝑎

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Cours Intégration sur un segment

Remarque 2.4

Les opérations sur les développements limités telles que la somme, la multi-
plication par une fonction scalaire, la dérivation et l’intégration s’obtiennent
de la même façon que pour les fonctions numériques.

III.5 Changement de variables

Théorème 2.16

Soit
 𝑓 : [𝑎, 𝑏] → 𝐹 et soit 𝜑 : [𝛼, 𝛽] → R de classe 𝐶 1 tel que
𝜑 (𝛼) = 𝑎, 𝜑 (𝛽) = 𝑏
Alors
𝑓 continue sur [𝑎, 𝑏]
∫ 𝑏 ∫ 𝜑 (𝛽) ∫ 𝛽
𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = 𝜑 0 (𝑡)𝑓 (𝜑 (𝑡))𝑑𝑡
𝑎 𝜑 (𝛼) 𝛼

Remarque 2.5

𝑓 𝑐.𝑝.𝑚 sur [𝑎, 𝑏]
Le résultat reste valable si on a
𝜑 de classe 𝐶 1 et strictement monotone sur [𝛼,
∫𝑏
Dans la pratique : Soit à calculer 𝑎 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 par changement de variables.
Le théorème s’applique dans deux situations différentes :
∫𝑏 ∫𝑏
Premier cas : On arrive à écrire 𝑎 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = 𝑎 𝜑 0 (𝑥)𝑔(𝜑 (𝑥))𝑑𝑥, 𝜑 étant de
classe 𝐶 1 sur [𝑎, 𝑏]. Le théorème précédent s’applique en posant : 𝑢 = 𝜑 (𝑥),
∫𝑏 ∫ 𝜑 (𝑏)
𝑑𝑢 = 𝜑 0 (𝑥)𝑑𝑥 et alors 𝑎 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = 𝜑 (𝑎) 𝑔(𝑢)𝑑𝑢
∫ 𝜋 2 ∫ 𝜋
Exemples : Calculer 4 1 + tan 𝜃 𝑑𝜃 et 1
𝑑𝑥
2
0 cos 𝜃 0 1 + cos 𝑥
Deuxième cas : On dispose d’un changement de variables 𝑥 = 𝜑 (𝑡) tel que
𝜑 soit de classe 𝐶 1 strictement monotone sur un segment d’extrémités 𝛼 =
∫𝑏 ∫ 𝜑 (𝛽)
𝜑 −1 (𝑎) et 𝛽 = 𝜑 −1 (𝑏) alors le théorème donne 𝑎 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = 𝜑 (𝛼) 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 =
∫𝛽
𝛼
𝑓 (𝜑 (𝑡))𝜑 0 (𝑡)𝑑𝑡
𝜋 𝜋
∫1
2 sin 𝑡 𝑑𝑡 = 2 cos𝑛 𝑡 𝑑𝑡 𝐹𝑡. Calculer
∫ ∫
Exemples : Montrer que 0
𝑛
0 (1 − −1
𝑥 2 )𝑛𝑑𝑥

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Cours Intégration sur un segment

IV
Primitives de fonctions nu-
mériques usuelles (Rappels)

IV.1 Fractions rationnelles



Il s’agit de déterminer les primitives 𝑅(𝑥) 𝑑𝑥 d’une fraction rationnelle 𝑅 à une
variable et à coefficients dans R ou dans C.

1 Existence : 𝑅(𝑥) 𝑑𝑥 est défini sur chaque intervalle 𝐼 non trivial ne conte-
nant aucun pôle réel de 𝑅. Selon le contexte, elle est définie à une constante réelle
ou complexe près.
2 Calcul :
1
Cas oú 𝑅 est de la forme : 𝑅(𝑥) = oú 𝑧 ∈ C, Deux cas se présentent :
𝑥 −𝑧
— ∫
𝑅(𝑥) 𝑑𝑥 = ln |𝑥 − 𝑧| + 𝑐𝑡𝑒

et 𝐼 est un intervalle contenu dans R − {𝑧}.


— 𝑧 ∈ C − R, en écrivant 𝑧 sous sa forme algébrique : 𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖, 𝑏 ≠ 0 on
obtient
∫ ∫
1 (𝑥 − 𝑎) + 𝑖𝑏
𝑑𝑥 = 𝑑𝑥
𝑥 −𝑧 (𝑥 − 𝑎) 2 + 𝑏 2
𝑥 −𝑎
= ln |𝑥 − 𝑧| + 𝑖 arctan + 𝑐𝑡𝐹
𝑏
Remarque : On pourra vérifier que
𝜋
 arg (𝑥 − 𝑧) + si 𝑏 > 0

𝑥 −𝑎 

arctan = 𝜋2
𝑏  arg (𝑥 − 𝑧) − si 𝑏 < 0

 2
1
Cas oú 𝑅 est de la forme 𝑅(𝑥) = oú 𝑧 ∈ C et 𝑘 > 1 Alors sur
(𝑥 − 𝑧)𝑘
tout intervalle 𝐼 de R ne contenant pas 𝑧, on a :

1 1
𝑅(𝑥) 𝑑𝑥 = + 𝑐𝑡𝑒
1 − 𝑘 (𝑥 − 𝑧)𝑘−1
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Cours Intégration sur un segment

𝛼𝑥 + 𝛽
Cas oú 𝑅 est de la forme 𝑅(𝑥) = oú (𝛼, 𝛽) ∈ R2 −
(𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞)𝑘
{(0, 0)}, 𝑘 ∈ N∗ et (𝑝, 𝑞) ∈ R2 tel que : Δ = 𝑝 2 − 4𝑞 < 0
∫ ∫ 𝛼𝑥 + 𝛽
Alors 𝑅(𝑥)𝑑𝑥 =  𝑘 𝑑𝑥 en effectuant le changement de va-
𝑝
(𝑥 − 2 ) 2 + 𝛿 2
𝑝
∫ 𝛼 0𝑡 + 𝛽 0 ∫ 𝑡
riable 𝑥− 2 = 𝛿𝑡, on est amené à déterminer 𝑑𝑡 . Or : 𝑑𝑡 =
(𝑡 2 + 1) 𝑘
(𝑡 2 + 1)𝑘
1
ln(𝑡 2 + 1) + 𝑐𝑡𝐹 si 𝑘 = 1


1

2

 ∫
1 1 . D’autre part le calcul de 𝐽𝑘 (𝑡) =
2
(𝑡 + 1
 2(1 − 𝑘) (1 + 𝑡 2 )𝑘−1 + 𝑐𝑡𝐹 sinon


 ∫ 𝑡
s’effectue par récurrence, en effet : en écrivant 𝐽𝑘+1 (𝑡) = 𝐽𝑘 (𝑡)− 𝑡 𝑑𝑡
(𝑡 2 + 1)𝑘+1
1 𝑡 1
et en inégrant par parties, on obtient 𝐽𝑘+1 = 𝐽𝑘 (𝑡) + 2
− 𝐽𝑘 de
2𝑘 (1 + 𝑡 ) 𝑘 2𝑘
sorte que
𝑡
2𝑘 𝐽𝑘+1 = (2𝑘 − 1)𝐽𝑘 +
(1 + 𝑡 2 )𝑘
Cas général : On décompose 𝑅 en somme d’éléments simples dans R[𝑋 ]
ou dans C[𝑋 ].
Exemples 2.1

2𝑥 − 4
Déterminons les primitives de 𝑓 (𝑥) = .
3 (𝑥 3 + 1)
2𝑥 − 4
La décomposition en éléments simples dans R est : =
3 (𝑥 3 + 1)
2𝑥 − 2 2
− , 𝑓 admet des primitives sur les intervalles
3 (𝑥 2 − 𝑥 + 1) 3 (𝑥 + 1)
∫ 1 ∫ 2𝑥 − 2
]−∞, −1[ et ]−1, +∞[ . 𝑑𝑥 = ln |𝑥 + 1| + 𝑐𝑡𝑒; 𝑑𝑥 =
(𝑥 + 1) (𝑥 2 − 𝑥 + 1)
∫ 1
ln 𝑥 2 − 𝑥 + 1 −

2
𝑑𝑥
(𝑥 − 𝑥 + 1)
1 1 √
3
∫ ∫ 1
𝑑𝑥 = 𝑑𝑥, on pose 𝑥 − 2 = 2 𝑡 et 𝑑𝑥 =
(𝑥 2 − 𝑥 + 1) (𝑥 − 12 ) 2 + 34

3
2 𝑑𝑡 alors  
∫ 1 2 ∫ 𝑑𝑡 2 2 2𝑥 − 1
𝑑𝑥 = √ = √ arctan 𝑡 +𝑐𝑡𝑒 = √ arctan √ +
(𝑥 2 − 𝑥 + 1) 3 𝑡2 + 1 3 3 3
𝑐𝑡𝑒

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Cours Intégration sur un segment

exemples 2.1 (suite)

finalement, sur l’un des intervalles ]−∞, −1[ et ]−1, +∞[ on a :


∫  
2𝑥 − 4 2 1 2  2 2𝑥 − 1
𝑑𝑥 = − ln |𝑥 + 1|+ ln 𝑥 − 𝑥 + 1 − √ arctan √ +𝑐𝑡𝑒
3 (𝑥 3 + 1) 3 3 3 3 3
2𝑥 2
Déterminons les primitives de 𝑓 (𝑥) = .
(𝑥 2 − 1) 2 (𝑥 2 + 1) 2
Ces primitives sont définies sur les intervalles : ]−∞, −1[ , ]−1, 1[ et sur
]1, +∞[ .
Décomposons en éléments simples 𝑓 (𝑥) dans R. On remarquera que 𝑓 est
paire, on obtient
2𝑥 2 1 1 1 1 1
2
= − + + −
(𝑥 2 − 1) 2 (𝑥 2 + 1) 2 2
8 (𝑥 + 1) 8 (𝑥 − 1) 8 (𝑥 − 1) 8 (𝑥 + 1) 2 (𝑥 + 1) 2
2

Or, de la relation de récurrence établie ci-dessus, on a :



1 1 𝑥 1 𝑥
2
𝑑𝑥 = 𝐽2 = 𝐽1 + 2
= arctan 𝑥 + + 𝑐𝑡𝑒
2
(𝑥 + 1) 2 2(1 + 𝑥 ) 2 2(1 + 𝑥 2 )
On déduit aisément que :
2𝑥 2

1 𝑥 + 1 1 2 1 𝑥
2
𝑑𝑥 = ln + ln 𝑥 − 1 − arctan 𝑥− +𝑐𝑡𝑒
2 2 2
(𝑥 − 1) (𝑥 + 1) 8 𝑥 −1 4
4 4(1 + 𝑥 2 )
𝑥 +1
Déterminons les primitives de 𝑓 (𝑥) =
(𝑥 2
− 𝑥 + 1) 2
𝑓 est un élément simple du second espéce, les primitives de 𝑓 sont définies
sur R.
∫ ∫ ∫
𝑥 +1 2𝑥 − 1 3
𝑑𝑥 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑥
(𝑥 2 − 𝑥 + 1) 2 2(𝑥 2 − 𝑥 + 1) 2 2(𝑥 2 − 𝑥 + 1) 2

1 3 𝑑𝑥 1
= ln(𝑥 2 − 𝑥 + 1) +  √  2  2 , (avec 𝑥 − 2
2 2

(𝑥 − 12 ) 2 + 23
√ ∫
1 2 4. 3 𝑑𝑡
= ln(𝑥 − 𝑥 + 1) +
2 3 (𝑡 2 + 1) 2
∫ 𝑑𝑡
calculé dans l’exemple précédent, on déduit que
(𝑡 2 + 1) 2
∫ √
𝑥 +1 1 2 2. 3 2𝑥 − 1 1 2𝑥 − 1
2 2
𝑑𝑥 = ln(𝑥 −𝑥 +1)+ arctan √ + 2 +𝑐𝑡𝑒
(𝑥 − 𝑥 + 1) 2 3 3 2𝑥 −𝑥 +1

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Cours Intégration sur un segment

IV.2 Fractions rationnelles en cos 𝑥 et en sin 𝑥



Il s’agit de déterminer des primitives de la forme : 𝑅(cos 𝑥, sin 𝑥) 𝑑𝑥 où, 𝑅 est
une fraction rationnelle à deux variables.
𝑥
1 Méthode générale : en effectuant le changement de variables 𝑡 = tan , on
2
∫ 1 − 𝑡 2 2𝑡 2
est amené à calculer 𝑅( , ) 𝑑𝑡
1 + 𝑡2 1 + 𝑡2 1 + 𝑡2
Exemples 2.2
∫ 𝑑𝑥
Calculer 𝐹 (𝑥) = sur l’intervalle [−𝜋, 𝜋] puis sur R.
2 + cos(𝑥)
𝑥
Sur ]−𝜋, 𝜋 [ , le changement de variables 𝑡 = tan est valide (puisque de
2
classe 𝐶 1 ), on obtient
∫ ∫
𝑑𝑥 2𝑑𝑡 2 𝑡
𝐹 (𝑥) = = 2
= √ arctan √ + 𝑐𝑡𝐹
2 + cos(𝑥) 3+𝑡 3 3 3
𝑥 
tan

2
= √ arctan √ 2 + 𝑐𝑡𝑒, ∀𝑥 ∈ ]−𝜋, 𝜋 [
3 3 3
Ensuite, en remarquant que les applications obtenues se prolongent par
continuité sur [−𝜋, 𝜋], on déduit que
2  𝑥
tan 2
 𝐹 (𝑥) = √ arctan √3 + 𝑐𝑡𝑒, ∀𝑥 ∈ ]−𝜋, 𝜋 [



3 3

𝜋 −𝜋

 𝐹 (𝜋) = √ + 𝑐𝑡𝑒 et 𝐹 (−𝜋) = √ + 𝑐𝑡𝑒
3 3 3 3


1
D’autre part, et comme l’application 𝑥 ↦−→ est continiue sur R,
2 + cos 𝑥
elle admet des primitives sur R tout entier. Il suffit d’en déterminer une,
les autres s’obtiennent par addition d’une constante. Soit 𝐹 0 la primitive de
1
s’annulant en 0. 𝐹 0 est définie sur [−𝜋, 𝜋] par
2 + cos 𝑥
2  𝑥
tan 2
(𝑥) arctan ∀𝑥 ∈ ]−𝜋, 𝜋 [


 𝐹 0 = √ √
3
3 3


𝜋 −𝜋

 𝐹 0 (𝜋) = √ et 𝐹 0 (−𝜋) = √
3 3 3 3


Nous allons déterminer 𝐹 0 sur les intervalles du type [−𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝜋 +
2𝑘𝜋]. Fixons 𝑘 ∈ Z.

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exemples 2.2 (suite)

1
Comme 𝑥 ↦−→ est 2𝜋 périodique, l’application 𝑥 ↦−→ 𝐹 0 (𝑥 − 2𝑘𝜋)
2 + cos 𝑥
est aussi une primitive, et donc il existe une constante 𝐶𝑘 telle que ∀𝑥 ∈
R, 𝐹 0 (𝑥 − 2𝑘𝜋) = 𝐹 0 (𝑥) + 𝐶𝑘 , on déduit que pour 𝑥 ∈ [−𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝜋 + 2𝑘𝜋],
2  𝑥
tan 2
(𝑥) arctan − 𝐶𝑘 ∀𝑥 ∈ ]−𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝜋 + 2𝑘𝜋 [

 𝐹
 0
 = √ √
3
3 3

𝜋 −𝜋

 𝐹 0 (−𝜋 + 2𝑘𝜋) = √ − 𝐶𝑘 et 𝐹 0 (𝜋 + 2𝑘𝜋) = √ − 𝐶𝑘
3 3 3 3


Reste à déterminer les valeurs de 𝐶𝑘 . Pour cela il va falloir utiliser la conti-
−𝜋
nuité de 𝐹 0 aux points particuliers 𝑥𝑘 = 𝜋 + 2𝑘𝜋; puisqu’on a √ − 𝐶𝑘 =
3 3
𝜋
𝐹 0 (𝑥𝑘− ) = 𝐹 0 (𝑥𝑘+ ) = √ −𝐶𝑘+1, on obtient la relation de récurrence entre les
3 3
2𝜋
𝐶𝑘 : 𝐶𝑘+1 = √ + 𝐶𝑘 et sachant que 𝐶 0 = 0, on déduit (par raisonnements
3 3
2𝑘𝜋
par récurrence) que pour tout 𝑘 ∈ Z, 𝐶𝑘 = √ . Ainsi,
3 3
 𝑥
2 tan
2 ª 2𝑘𝜋



 ∀𝑘 ∈ Z, ∀𝑥 ∈ ]−𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝜋 + 2𝑘𝜋 [ , 𝐹 0 (𝑥) = √ arctan ­ √3 ® − √
 ©

3 3 3 3

« ¬

 (2𝑘 + 1)𝜋
∀𝑘 ∈ Z, 𝐹 0 ((2𝑘 + 1)𝜋) = − √




 3 3
Les autres primitives sont de la forme 𝐹 0 + 𝑐𝑡𝑒, sur R.

2 Régles de Bioche : On pose l’élément différentiel 𝜔 (𝑥) = 𝑅(cos 𝑥, sin 𝑥) 𝑑𝑥,


Alors :
si 𝜔 (−𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = cos 𝑥
si 𝜔 (𝜋 − 𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = sin 𝑥
si 𝜔 (𝜋 + 𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = tan 𝑥
Exemples 2.3
∫ sin 𝑥 ∫ cos 𝑥 ∫ tan 𝑥
Déterminer les primitives suivantes, 𝑑𝑥; 𝑑𝑥;
1 + sin2 𝑥 1 + sin2 𝑥 1 + sin2 𝑥

3 Méthode de linéarisation :

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Exemples 2.4
∫ ∫
Déterminer les primitives cos2 𝑥 𝑑𝑥, sin2 𝑥 cos2 𝑥 𝑑𝑥, ...


IV.3 Fractions rationnelles en 𝑐ℎ𝑥 et en 𝑠ℎ𝑥 𝑅(𝑐ℎ𝑥, 𝑠ℎ𝑥) 𝑑𝑥

Il s’agit de primitives de la forme : 𝑅(𝑐ℎ𝑥, 𝑠ℎ𝑥) 𝑑𝑥, où, 𝑅 est une fraction ration-
nelle à deux variables.
𝑥
1 Méthodes générales : en effectuant le changement de variables 𝑡 = 𝑡ℎ ou
2
𝑡 = 𝑒 𝑥 , on est amené à calculer les primitives d’une fraction rationnelle en 𝑡 .
Exemples 2.5
∫ 𝑑𝑥
Calculer
2 + 𝑐ℎ(𝑥)

2 Régles de Bioche : On pose l’élément différentiel : 𝜔 (𝑥) = 𝑅(cos 𝑥, sin 𝑥) 𝑑𝑥,


Alors
si 𝜔 (−𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = 𝑐ℎ𝑥
si 𝜔 (𝜋 − 𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = 𝑠ℎ𝑥
si 𝜔 (𝜋 + 𝑥) = 𝜔 (𝑥) il est conseillé d’effectuer le changement de variables 𝑡 = 𝑡ℎ𝑥
Exemples 2.6
∫ 𝑠ℎ𝑥 ∫ 𝑐ℎ𝑥 ∫ 𝑡ℎ𝑥
Déterminer les primitives suivantes, 𝑑𝑥; 𝑑𝑥; 𝑑𝑥;
1 + 𝑠ℎ 2𝑥 1 + 𝑐ℎ 2𝑥 1 + 𝑡ℎ 2𝑥

3 Méthode de linéarisation :
Exemples 2.7
∫ ∫
Déterminer les primitives 𝑐ℎ 2𝑥 𝑑𝑥, sin2 𝑥𝑐ℎ 2𝑥 𝑑𝑥, ...

√︂
𝑎𝑥 + 𝑏
IV.4 Fractions rationnelles en 𝑥 et en :
𝑐𝑥 + 𝑑
√︂ !
∫ 𝑎𝑥 + 𝑏
Il s’agit de calcul des primitives de la forme :
𝑅 𝑥, 𝑑𝑥, avec 𝑎𝑑−𝑏𝑐 ≠ 0.
𝑐𝑥 + 𝑑
√︂
𝑎𝑥 + 𝑏
On effectue le changement de variable 𝑡 = .
𝑐𝑥 + 𝑑
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Exemples 2.8
√︂
∫ 1 𝑥 −1
Calculer 𝑑𝑥
𝑥 𝑥 +1


IV.5 Fractions rationnelles en 𝑥 et en 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐

∫  √ 
Il s’agit de calcul des primitives de la forme : 𝑅 𝑥, 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 𝑑𝑥, tel que
𝑏 Δ
𝑎 ≠ 0 et Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 ≠ 0. On écrit alors 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑎(𝑥 + ) 2 −
2𝑎 4𝑎
Un changement de variables√affine nous√ améne au calcul√des primitives d’une
fraction rationnelle en 𝑡 et en 1 − 𝑡 2 ou 1 + 𝑡 2 ou encore 𝑡 2 − 1 et selon les cas
un autre changement de variable du type : 𝑡 = cos 𝑢 ou 𝑡 = sin 𝑢 pour le premier
cas ou 𝑡 = 𝑠ℎ 𝑢 pour le deuxième cas ou 𝑡 = 𝑐ℎ 𝑢 dans le dernier cas ramène le
problème à l’une des primitives usuelles précédentes..

Exemples 2.9
∫ 𝑥 ∫ 1 ∫ √
Déterminer √ 𝑑𝑥, √ 𝑑𝑥, et 𝑥 −𝑥 2 + 3𝑥 − 2𝑑𝑥
𝑥2 + 𝑥 + 2 𝑥 2 − 3𝑥 + 2

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IV.6 Tableau des primitives des fonctions classiques


fonction une primitive domaine de validité : 𝐼
 𝐼 = R si 𝛼 ∈ N
𝑥 𝛼+1



𝑥 𝛼 , 𝛼 ∈ R − {−1} 𝐼 = R∗+ ou 𝐼 = R∗− si 𝛼 ∈ Z− − {0, −1
𝛼 +1
𝐼 = R∗+ sinon



cos 𝑥 sin 𝑥 𝐼 =R
sin 𝑥 cos 𝑥 𝐼 =Ri 𝜋 h
𝜋
tan 𝑥 − ln |cos 𝑥 | 𝐼 = − + 𝑘𝜋, + 𝑘𝜋
2 2
cot 𝑎𝑛𝑥 ln |sin 𝑥 | 𝐼 = ]𝑘𝜋, (𝑘 + 1)𝜋 [
1 i 𝜋 𝜋 h
tan 𝑥 𝐼 = − + 𝑘𝜋, + 𝑘𝜋
cos2 𝑥 2 2
1
− cot 𝑎𝑛𝑥 𝐼 = ]𝑘𝜋, (𝑘 + 1)𝜋 [
sin2 𝑥
1 𝑥 𝜋  i 𝜋 𝜋 h
ln tan + 𝐼 = − + 𝑘𝜋, + 𝑘𝜋

cos 𝑥 2 4 2 2

1 𝑥 
ln tan 𝐼 = ]𝑘𝜋, (𝑘 + 1)𝜋 [

sin 𝑥 2

1 𝑥 
√ , 𝑎>0 arcsin 𝐼 = ]−𝑎, 𝑎[
𝑎2 − 𝑥 2 𝑎
1 1
𝑥 
, 𝑎≠0 arctan 𝐼 =R
𝑎2 + 𝑥 2 𝑎 𝑎
𝑐ℎ𝑥 𝑠ℎ𝑥 𝐼 =R
𝑠ℎ𝑥 𝑐ℎ𝑥 𝐼 =R
1
𝑡ℎ𝑥 𝐼 =R
𝑐ℎ 2𝑥
1
− coth 𝑥 𝐼 = R∗+ ou 𝐼 = R∗−
𝑠ℎ 2𝑥
1
2 arctan(𝐹 𝑥 ) 𝐼 =R
𝑐ℎ𝑥
1 𝑥 
ln 𝑡ℎ 𝐼 = R∗+ ou 𝐼 = R∗−

2

𝑠ℎ𝑥
𝑡ℎ𝑥 ln (𝑐ℎ𝑥) 𝐼 =R
coth 𝑥 ln |𝑠ℎ𝑥 |   𝐼 = R∗+ ou 𝐼 = R∗−
𝑥
1 arg 𝑠ℎ ou
√ , 𝑎>0  √𝑎  R
𝑥 2 + 𝑎2 ln 𝑥 + 𝑥 2 + 𝑎 2
𝑥 
1 𝜀 arg 𝑐ℎ ou
√ , 𝑎>0 √𝑎 𝐼 = ]−∞, −𝑎[ ou 𝐼 = ]𝑎, +∞[
𝑥 2 − 𝑎2 ln 𝑥 + 𝑥 2 − 𝑎 2

1 𝑥 − 𝑎
1
, 𝑎≠0 ln 𝐼 = ]−∞, −𝑎[ ou 𝐼 = ]−𝑎, 𝑎[ ou 𝐼 =

𝑥 − 𝑎2
2 2𝑎
𝑥 +𝑎

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