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E. N. S. I. de Sidi-Beℓ-Abbès.
Cycle Préparatoire Intégré
Première année Module : Algebre1
Responsables du module : A. E. K. Gheriballah, M. M echab .
Fiche de T . D. N o 3
2014/15

Relations Binaires

Dans les solutions de ces exercices, il peut y avoir des erreurs de frappe ou d’inattention, nous serons
reconnaissants aux lecteurs de bien vouloir nous avertir par e-mail :
Abdalkader Gheriballah <gheribaek@gmail.com> ou Mechab Mustapha <mustapha.mechab@gmail.com>

Exercice 1. Soit E = {1, 2, 3, 4} et la relation binaire R sur E dont le graphe est

ΓR = {(1, 1), (1, 2), (2, 1), (2, 2), (3, 3), (3, 4), (4, 3), (4, 4)}

1. Vérifier que la relation est une relation d’équivalence.


2. Faire la liste des classes d’équivalence distinctes et donner l’ensemble quotient E/R.

Réponse.
I. R est une relation d’équivalence.
( )
i) Réflexivité : On sait que R est réflexive⇐⇒ ∀x ∈ R, xRx .
D’après le graphe de R, on remarque que (1, 1), (2, 2), (3, 3), (4, 4) ∈ ΓR , c’est à dire
( ) ( ) ( ) ( )
1R1 , 2R2 , 3R3 , 4R4 .

donc chaque élément de E est en relation avec lui même et on conclut que R est réflexive.
( )
ii) La Symétrie : On sait que R est symétrique ⇐⇒ ∀x, y ∈ R, xRy =⇒ yRx .
On a :
[ ] [( ) ( )] [ ] [( ) ( )]
(1, 2), (2, 1) ∈ ΓR =⇒ 1R2 ⇐⇒ 2R1 et (3, 4), (4, 3) ∈ ΓR =⇒ 3R4 ⇐⇒ 4R3 .

donc R est symétrique. ( )


iii) Transitivité : On sait que R est transitive ⇐⇒ ∀x, y, z ∈ R, (xRy) ∧ (yRz) =⇒ xRz .
On a :
[ ] [( ) ]
(1, 2), (2, 1), (1, 1) ∈ ΓR =⇒ (1R2) ∧ (2R1) =⇒ (1R1)
[ ] [( ) ]
(2, 1), (1, 2), (2, 2) ∈ ΓR =⇒ (2R1) ∧ (1R2) =⇒ (2R2)
[ ] [( ) ]
(3, 4), (4, 3), (3, 3) ∈ ΓR =⇒ (3R4) ∧ (4R3) =⇒ (3R3)
[ ] [( ) ]
(4, 3), (3, 4), (4, 4) ∈ ΓR =⇒ (4R3) ∧ (3R4) =⇒ (4R4)

donc R est transitive.


De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence.

II. Les classes d’équivalence sont : 1̇ = {1, 2}, 3̇ = {3, 4}, donc E/R = {1̇, 3̇}.
2

Exercice 2. Dire si les relations suivantes sont réflexives, symétriques, antisymétriques, transitives :
1. E = N et xRy ⇐⇒ x = −y ;
2

2. E = R et xRy ⇐⇒ cos2 x + sin2 y = 1 ;


3. E = N et xRy ⇐⇒ ∃p, q ∈ N∗ , y = pxq
Quelles sont parmi les exemples précédents les relations d’ordre et les relations d’équivalence ?
Réponse : ( )
I. E = N et ∀ x, y ∈ N, (xRy) ⇐⇒ x = −y .
D’après la définition de la relation,
( ( ) )
∀ x, y ∈ N, xRy ⇐⇒ (x = −y) ⇐⇒ (x = y = 0) ,

donc le graphe de la relation est ΓR = {(0, 0)}, d’où on déduit que R est symétrique, antisymétrique et
transitive mais elle n’est pas réflexive.
( )
II. E = R et ∀ x, y ∈ E, xRy ⇐⇒ cos2 x + sin2 y = 1 .
( )
i) Réflexivité : On a : R est réflexive ⇐⇒ ∀x ∈ R, xRx .
( ) ( )
Sachant que ∀ x, y ∈ R, cos2 x + sin2 x = 1 , on déduit que ∀ x, y ∈ R, xRx donc R est réflexive.
( )
ii) Symétrie : On a : R est symétrique ⇐⇒ ∀x, y ∈ R, xRy =⇒ yRx .
Soit x, y ∈ R, alors :
xRy ⇐⇒ cos2 x + sin2 y = 1
⇐⇒ (1 − sin2 x) + (1 − cos2 y) = 1
⇐⇒ 2 − (cos2 y + sin2 x) = 1
⇐⇒ (cos2 x + sin2 y) = 1
⇐⇒ yRx
ce qui entraîne que R est symétrique.
( )
iii) Transitivité : On a : R est transitive ⇐⇒ ∀x, y, z ∈ R, (xRy) ∧ (yRz) =⇒ (xRz) .
Soit x, y, z ∈ R, alors :
{
cos2 x + sin2 y = 1 . . . (1)
(xRy) ∧ (yRz) ⇐⇒
cos2 y + sin2 z = 1 . . . (2)
(1)+(2)
=⇒ (cos2 x + sin2 y) + (cos2 y + sin2 z) = 2
=⇒ cos2 x + (sin2 y + cos2 y) + sin2 z = 2
=⇒ cos2 x + 1 + sin2 z = 2
=⇒ cos2 x sin2 z = 1
=⇒ xRz
ce qui montre que R est transitive.
De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence.
( )
III. E = N et ∀ x, y ∈ E, xRy ⇐⇒ ∃p, q ∈ N∗ , y = pxq .
( ) ( )
i) Réflexivité : Soit x ∈ N, alors ∃ p = 1, q = 1; x = p.xq , ce qui implique que ∀ x ∈ N, xRx ,
et par conséquent R est réflexive.
( [ ])
ii) Symétrie : On a : R est antisymétrique ⇐⇒ (xRy) ∧ (yRx) =⇒ (x = y) . Soit x, y ∈ N,
alors ( ) ( ′
)
(xRy) ∧ (yRx) ⇐⇒ ∃p, q ∈ N∗ y = pxq ∧ ∃p′ , q ′ ∈ N∗ x = p′ y q .
( ′
) ( ′
)
=⇒ ∃p, q, p′ , q ′ ∈ N∗ x = p′ y q ∧ y = p(p′ )q y qq
On voit que :
Si (y = 0) ∨ (y = 1), alors x = y.
Si y ∈ N∗ \{1}, alors :
′ ′
( ) ( ′ )
y = p(p′ )q y qq =⇒ p(p′ )q y qq −1 = 1 =⇒ p(p′ )q = 1 ∧ y qq −1 = 1
( ) ( )
=⇒ (p = 1) ∧ (p′ )q = 1 ∧ qq ′ − 1 = 0
=⇒ (p = 1) ∧ (p′ = 1) ∧ (qq ′ = 1)
=⇒ (p = 1) ∧ (p′ = 1) ∧ (q = q ′ = 1)
3
( ′
)
et comme x = p′ y q , on déduit que x = y, donc R est antisymétrique.
iii) Transitivité : Soit x, y, z ∈ N, alors
( ) ( ) ( ) ( ′
)
xRy ∧ yRz ⇐⇒ ∃p, q, p′ , q ′ ∈ N∗ ; y = pxq ∧ z = p′ y q
( ′
)
=⇒ ∃p, q, p′ , q ′ ∈ N∗ ; z = p′ (pxq )q
( ′ ′
)
=⇒ ∃p, q, p′ , q ′ ∈ N∗ ; z = p′ (p)q y qq

( )
=⇒ ∃p” = p′ (p)q , q” = qq ′ ∈ N∗ ; z = p”xq”
=⇒ xRz

ce qui montre que R est transitive.


De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’ordre. 2

Exercice 3. Soit P∗ l’ensemble des nombres premiers strictement supérieurs à 2. On considère la relation
p+q
binaire R sur P∗ , définie par : ∀ p, q ∈ P∗ , pRq ⇐⇒ ∈ P∗ .
2
R est-elle réflexive, symétrique, transitive ? Est-elle anti-symétrique ?

Réponse :
p+p
I. R relation réflexive ? Soit p ∈ P∗ , alors = p ∈ P∗ , donc :
2
( )
∀ p ∈ P∗ , pRp

ce qui montre que R est réflexive.

II. R relation Symétrique ? De la commutativité de l’addition dans R on déduit que


( ) p+q q+p ( )
∀ p, q ∈ P∗ , pRq ⇐⇒ ∈ P∗ ⇐⇒ ∈ P∗ ⇐⇒ qRp
2 2
donc R est symétrique.
(p + q ) (q + j
III. R relation Transitive ? Soient p = 7, q = 3 et j = 11 ∈ P∗ , alors = 5 ∈ P∗ ∧ =
) (p + j ) 2 2
7 ∈ P∗ donc (pRq) ∧ (qRj) mais =9∈ / P∗ , donc :
2
( ) ( )
∃ p, q j ∈ P∗ ; (pRq) ∧ (qRj) ∧ (pRj)

ce qui montre que R n’est pas Transitive.

IV. R relation Anti-symétrique ? R n’est pas anti-symétrique, car


( )
∃ p = 3, q = 7 ∈ P∗ ; (pRq) ∧ (qRp) ∧ (p ̸= q).

Exercice 4. Soit R une relation binaire symétrique et transitive sur un ensemble


( non vide E. Déceler
)
l’erreur dans le raisonnement suivant : Soit x ∈ E, R étant symétrique, alors xRy =⇒ yRx donc
( )
(xRy) ∧ (yRx) ; comme R est transitive, on déduit que xRx, ce qui montre que R est réflexive.

Réponse :
L’erreur : On a supposé que xRy est vraie, or il est(possible que x )ne soit en relation avec aucun y.
En fait si R est symétrique alors l’implication xRy =⇒ yRx est vraie mais on ne sait pas si les
( ) ( )
propositions xRy et yRx sont vraies ou fausses.
2
4

Exercice 5. On considère dans R, la relation binaire R définie par :

∀ a, b ∈ R, aRb ⇐⇒ a3 − b3 = a − b.

Montrer que R est une relation d’équivalence. Déterminer la classe d’équivalence de a ∈ R.


Réponse :
I. R relation d’équivalence.
a) Réflexivité : Soit x ∈ R, alors (x3 − x3 = 0) ∧ (x − x = 0) donc :
( )
∀ x ∈ R, x3 − x3 = 0 = x − x = 0 ,

c’est à dire : ( )
∀ x ∈ R, xRx ,

ce qui montre que R est Réflexive.

b) Symétrie : Soient x, y ∈ R, alors :


( ) ( )
xRy ⇐⇒ x3 − y 3 = x − y ⇐⇒ −(x3 − y 3 ) = −(x − y) ⇐⇒ y 3 − x3 = y − x ⇐⇒ yRx

ce qui montre que R est Symétrique.

c) Transitivité : Soient x, y, z ∈ R, alors :


( ) { 3
x − y3 = x − y (1) (1)+(2)
(xRy) ∧ (yRz) ⇐⇒ =⇒ x3 − z 3 = x − z =⇒ (xRz)
y3 − z3 = y − z (2)

ce qui montre que R est Transitive.

De a), b) et c) on déduit que R est une relation d’équivalence sur R.


·
( )
II. Les classes d’équivalence. Soit a ∈ R, comme a = {x ∈ R; xRa} et xRa ⇐⇒ a3 − x3 = a − x ,
alors le problème est de trouver les solutions de l’équation : a3 − x3 = a − x (⋆).
Il est clair que x = a est une racine de P (x) = a3 − x3 et P (x) = (a − x)(a2 + ax + x2 ), donc :

(⋆) ⇐⇒ (a − x)(a2 + ax + x2 ) − (a − x) = 0 ⇐⇒ (
(a − x)(x2 +
) ax(+ (a − 1)) = 0
2
)
⇐⇒ a − x = 0 ∨ x2 + ax + (a2 − 1) = 0
( )
Le discriminant de l’équation du second degré x2 + ax + (a2 − 1) = 0 est ∆ = a2 − 4(a2 − 1) = 4 − 3a2 ,
donc :
2
i) Si |a| > √ , alors ∆ < 0 et la seule solution de (⋆) est x = a, donc : ȧ = {a}.
3 {
2 a · a}
ii) Si a = ± √ alors ∆ = 0 et les solutions de (⋆) sont x = a et x = − , donc : a = a, − .
3 2 √ 2
2 −a ± 4 − 3a2
iii) Si |a| < √ alors ∆ > 0 et les solutions de (⋆) sont x = a et x = , donc :
3 2
{ √ √ }
· −a − 4 − 3a2 −a + 4 − 3a2
a = a, , .
2 2

2
Exercice 6. Soit R, la relation binaire définie sur R par :
( )
∀ x, y ∈ R, xRy ⇐⇒ (x3 + 2)(y 2 + 1) = (y 3 + 2)(x2 + 1)

Montrer que R est une relation d’équivalence et déterminer la classe d’équivalence de tout x ∈ R.
5

Réponse :
I. R est une relation d’équivalence.
a) R est réflexive. Soit x ∈ R, alors (x3 + 2)(x2 + 1) = (x3 + 2)(x2 + 1) donc xRx, ce qui montre
que R est réflexive.
b) R est symétrique. Soit x, y ∈ R, alors :
xRy ⇐⇒ (x3 + 2)(y 2 + 1) = (y 3 + 2)(x2 + 1)
⇐⇒ (y 3 + 2)(x2 + 1) = (x3 + 2)(y 2 + 1) , car "=" est symétrique
⇐⇒ yRx
ce qui montre que R est symétrique.
c) R Transitive. Soit x, y, z ∈ R, alors


 (x3 + 2) (y 3 + 2)
 (x3 + 2)(y 2 + 1) = (y 3 + 2)(x2 + 1) ⇐⇒ 2
= 2 (1)
(x + 1) (y + 1)
(xRy) ∧ (yRz) ⇐⇒

 (y 3 + 2) (z 3 + 2)
 (y 3 + 2)(z 2 + 1) = (z 3 + 2)(y 2 + 1) ⇐⇒ = 2 (2)
(y 2 + 1) (z + 1)
3 3
(x + 2) (z + 2)
=⇒ 2
= 2 =⇒ (x3 + 2)(z 2 + 1) = (z 3 + 2)(x2 + 1)
(x + 1) (z + 1)
=⇒ xRz
ce qui montre que R est Transitive.

De a), b) et c) on déduit que R est une relation d’équivalence sur R.


·
II. Les classes d’équivalence. Soit a ∈ R, comme a = {x ∈ R; xRa} et
xRa ⇐⇒ (x3 + 2)(a2 + 1) = (a3 + 2)(x2 + 1) ⇐⇒ (x3 + 2)(a2 + 1) − (a3 + 2)(x2 + 1) = 0
alors le problème est de trouver les solutions de l’équation : (x3 + 2)(a2 + 1) − (a3 + 2)(x2 + 1) = 0 (⋆).
·
Sachant que a ∈ a, alors x = a est une racine de l’équation (⋆) et P (x) = (x +2)(a +1)−(a +2)(x +1)
3 2 3 2

est divisible par (x − a).


En faisant la division euclidienne de “P (x) = (a2 + 1)x3 − (a3 + 2)x2 − (a3 − 2a2 )” par (x − a), on obtient :
( )
P (x) = (x − a) (a2 + 1)x2 + (a − 2)x + (a2 − 2a)

donc : ( ) ( )
(⋆) ⇐⇒ x − a = 0 ∨ (a2 + 1)x2 + (a − 2)x + (a2 − 2a) = 0
( )
On résoud l’équation du second degré (a2 + 1)x2 + (a − 2)x + (a2 − 2a) = 0 . Son discriminant est
( ) ( )
∆ = (a − 2)2 − 4(a2 + 1)(a2 − 2a) = (a − 2) (a − 2) − 4a(a2 + 1) = (a − 2) − 4a3 − 3a − 2
1 ( )
On cherche alors le signe de ∆. On remarque que pour a = − , − 4a3 − 3a − 2 = 0 , en faisant la
( ) 2
( ) 1
division euclidienne de − 4a − 3a − 2 par a +
3
on obtient
2
[ ( ) ]
( ) 1 ( )
− 4a − 3a − 2 = a +
3
−4a + 2a − 4
2
2
( ) ( 1)
et le discriminant de − 4a2 + 2a − 4 est δ = −60 < 0, donc les racines de ∆ sont a1 = 2 et a2 = − .
( ) ( )( ) 2
Comme δ < 0, alors − 4a2 + 2a − 4 > 0 et sachant que ∆ = (a − 2) a + 12 −4a2 + 2a − 4 , on déduit
que : { }
1 a−2
i) Si a = 2 ou a = − , alors ·a = a,
] [ 2 2(a2 + 1)
1
ii) Si a ∈ − , 2 , alors ȧ = {a}.
2 {
] [ ] [ √ √ }
1 (2 − a) − ∆ (2 − a) + ∆
iii) Si a ∈ −∞, − ∪ 2, +∞ , alors ȧ = a, , .
2 2(a2 + 1) 2(a2 + 1)
2
6

Exercice 7. Soit E = {1, 2, 3, 4, 5,(6, 7, 8}. On définit sur l’ensemble produit E × E la relation binaire )R
par : ∀ (p, q), (p′ , q ′ ) ∈ E × E, (p, q)R(p′ , q ′ ) ⇐⇒ ( p − p′ est pair ) ∧ ( q − q ′ est divisible par 3 )
1. Vérifier que R est une relation d’équivalence.
2. Donner la liste des classes d’équivalence .
3. Déterminer le cardinal de chaque classe d’équivalence. En déduire le cardinal de E × E.

Réponse :
I. R est une relation d’équivalence. ( )
i) R est Réfléxive. Soit (p, q) ∈ E, alors (p − p = 0) et (q − q = 0), donc (p − p) est pair ∧
( )
(q − q) est divisible par 3 , ce qui montre que

∀ (p, q) ∈ E × E, (p, q)R(p, q)

donc R est Réflexive.


ii) R est Symétrique. Soit (p, q), (p′ , q ′ ) ∈ E, alors :
( ) ( )
(p, q)R(p′ , q ′ ) ⇐⇒ (p − p′ ) est pair ∧ (q − q ′ ) est divisible par 3
( ) ( )
⇐⇒ (p′ − p) est pair ∧ (q ′ − q) est divisible par 3
⇐⇒ (p′ , q ′ )R(p, q)

ce qui montre que R est Symétrique.


iii) R est Transitive. Soit (p, q), (p′ , q ′ ), (p”, q”) ∈ E, alors :
 ( ) ( )
( ) ( )  (p − p′ ) est pair ∧ (q − q ′ ) est divisible par 3 (1)
(p, q)R(p′ , q ′ ) ∧ (p′ , q ′ )R(p”, q”) ⇐⇒ ( ) ( )
 (p′ − p”) est pair ∧ (q ′ − q”) est divisible par 3 (2)
(1)+(2)
( ) ( )
=⇒ (p − p”) est pair ∧ (q − q”) est divisible par 3
( )
=⇒ (p, q)R(p”, q”)

De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence sur E.
• { }
II. Les classes d’équivalence. 1 Pour p, q ∈ E, si on note p = p′ ∈ E; (p − p′ ) est pair et
◦ { }
q = q ∈ E; (q − q ′ ) est divisible par 3 , alors :

• ◦
(p, q) = p × q

Par ailleurs :
• • (• • • •) (• • • •)
1 = {1, 3, 5, 7}, 2 = {2, 4, 6, 8}, avec 1 = 3 = 5 = 7 et 2 = 4 = 6 = 8 .
◦ ◦ ◦ (◦ ◦ ◦ ) (◦ ◦ ◦) (◦ ◦)
1 = {1, 4, 7}, 2 = {2, 5, 8}, 3 = {3, 6}, avec 1 = 4 = 7} , 2 = 5 = 7 et 3 = 6
D’où on déduit que :
{ . . . . . . }
E/R = (1, 1), (1, 2), (1, 3), (2, 1), (2, 2), (2, 3)

III. Nombre
( . ) d’éléments des classes d’équivalence.
(• ◦) (•) (◦)
– Card (1, 1) = Card 1 × 1 = Card 1 · Card 1 = 4.3 = 12
( . ) (• ◦) (•) (◦)
– Card (1, 2) = Card 1 × 2 = Card 1 · Card 2 = 4.3 = 12
( ) ( )
1. Il est évident que (p − p′ ) est pair et (q − q ′ ) est divisible par 3 sont des relations d’équivalence.
7
( . ) (• ◦) (•) (◦)
– Card (1, 3) = Card 1 × 3 = Card 1 · Card 3 = 4.2 = 8
( . ) (• ◦) (•) (◦)
– Card (2, 1) = Card 2 × 1 = Card 2 · Card 1 = 4.3 = 12
( . ) (• ◦) (•) (◦)
– Card (2, 2) = Card 2 × 2 = Card 2 · Card 2 = 4.3 = 12
( . ) (• ◦) (•) (◦)
– Card (2, 3) = Card 2 × 3 = Card 2 · Card 3 = 4.2 = 8

Comme [E × E]/R forme une partition de E × E, on déduit que le cardinal de E × E est la somme
des cardinaux des éléments de [E × E]/R , donc : Card(E × E) = 64.
2
Exercice 8. On définit sur R2 la relation binaire R par :
( )
∀ p1 = (x1 , y1 ), p2 = (x2 , y2 ) ∈ R2 , (p1 Rp2 ) ⇐⇒ (x1 .y1 = x2 .y2 ) .

Montrer que R est une relation d’équivalence et construire


( les classes d’équivalence. )
On désigne par S la relation définie par : p1 Sp2 ⇐⇒ (x1 .y1 = x2 .y2 ) ∧ (x1 .x2 ≥ 0) .
S est-elle une relation d’équivalence ?.
Réponse :
I. R relation d’équivalence.
i) R est réflexive. Soit p = (x, y) ∈ R2 , alors xy = xy donc :

∀ p ∈ R2 , pRp

ce qui montre que R est une relation réflexive.


ii) R est symétrique. Soit p = (x1 , y1 ), q = (x2 , y2 ) ∈ R2 , alors :

pRq ⇐⇒ x1 y1 = x2 y2 ⇐⇒ x2 y2 = x1 y1 car “ =′′ est symtrique


⇐⇒ qRp
ce qui montre que R est une relation symétrique.
iii) R transitive. Soit p = (x1 , y1 ), q = (x2 , y2 ) et ℓ = (x3 , y3 ) ∈ R2 , alors :

(pRq) ∧ (qRℓ) ⇐⇒ (x1 y1 = x2 y2 ) ∧ (x2 y2 = x3 y3 ) ⇐⇒ x1 y1 = x3 y3 car “ =′′ est transitive


⇐⇒ pRℓ
ce qui montre que R est transitive.
De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence sur R.

II. Les classes d’équivalences. Soit p = (a, b) ∈ R2 , alors



p = {q = (x, y) ∈ R2 ; pRq} = {q = (x, y) ∈ R2 ; ab = xy}

(
On va déterminer ) en fonction
ces classes ( de a et b. )
i) Si a = 0 ou b = 0 , alors ab = xy ⇐⇒ xy = 0 ⇐⇒ (x = 0) ∨ (y = 0) , donc :

˙
(a, b) est la réunion des deux axes de coordonnées (x = 0) et (y = 0).
( ) ( ab )
ii) Si a ̸= 0 et b ̸= 0 , alors ab = xy ⇐⇒ y = , donc :
x
· ( ab )
(a, b) est l’hyperbole d’équation y = .
x
III. Il est évident que S est réflexive (et symétrique,
) ( ) mais elle n’est(pas )transitive, car :
Pour p = (1, 0), q = (0, 1) et ℓ = (−1, 0), pSq ∧ qSℓ est vraie mais pSℓ est fausse, ce qui montre
que S n’est pas transitive, donc : S n’est pas une relation d’équivalence sur R2 .
2
8

Exercice 9. Soient E un ensemble , R1 ( et R2 deux relations d’équivalence sur E,)on définit la relation
composée de R1 et R2 par : ∀ x, z ∈ E xR1 ◦ R2 z ⇐⇒ ∃y ∈ E; xR2 y et yR1 z .
Montrer que R1 ◦ R2 est une relation d’équivalence si et seulement si R1 ◦ R2 = R2 ◦ R1 .

Réponse :
=⇒ (Condition nécessaire)
Supposons que : R1 ◦ R2 est une relation d’équivalence .
Montrons que : R1 ◦ R2 = R2 ◦ R1 .

Soit x, z ∈ E, on a

xR1 ◦ R2 z ⇐⇒ zR1 ◦ R2 x( ) ( ) car R1 ◦ R2 est symétrique


⇐⇒ ∃y ∈ E, zR2 y ∧ yR1 x
( ) ( )
⇐⇒ ∃y ∈ E, yR1 x ∧ zR2 y
( ) ( )
⇐⇒ ∃y ∈ E, xR1 y ∧ yR2 z car R1 , R2 sont symétriques
( )
⇐⇒ xR2 ◦ R1 z .

On conclut que R1 ◦ R2 = R2 ◦ R1 .

⇐= (Condition suffisante)
Supposons que : R1 ◦ R2 = R2 ◦ R1 .
Montrons que : R1 ◦ R2 est une relation d’équivalence .

i) Réflexivité. Soit x ∈ E, R1 et R2 étant réflexives, donc


( ) ( )
∃ y = x ∈ E; xR2 y ∧ yR1 x
( )
ce qui montre que xR1 ◦ R2 x et que R1 ◦ R2 est réflexive.

ii) La Symétrie. Soit x, z ∈ E , alors :

xR1 ◦ R2 z ⇐⇒ xR2 ◦ R1 z,
( ) ( ) car R1 ◦ R2 = R2 ◦ R1
⇐⇒ ∃y ∈ E, xR1 y ∧ yR2 z
( ) ( )
⇐⇒ ∃y ∈ E, yR2 z ∧ xR1 y
( ) ( )
⇐⇒ ∃y ∈ E, zR2 y ∧ yR1 x car R1 et R2 Symtriques
( )
⇐⇒ zR1 ◦ R2 x.

ce qui montre que R1 ◦ R2 est symétrique.

iii) Transitivité. Soit x, y, z ∈ E, alors


( ) ( ) ( ) ( )
xR1 ◦ R2 y ∧ yR1 ◦ R2 z ⇐⇒ ∃ u, v ∈ E, (xR2 u) ∧ (uR1 y) ∧ (yR2 v) ∧ (vR1 z)
( )
⇐⇒ ∃ u, v ∈ E, (xR2 u) ∧ (uR1 y) ∧ ((yR2 v) ∧ (vR1 z)
( )
⇐⇒ ∃ u, v ∈ E, (xR2 u) ∧ uR2 ◦ R1 v ∧ (vR1 z)
( )
⇐⇒ ∃ u, v ∈ E, (xR2 u) ∧ uR1 ◦ R2 v ∧ (vR1 z), car R2 ◦ R1 = R1 ◦ R2
( )
⇐⇒ ∃ u, v ∈ E, (xR2 u) ∧ ∃w ∈ E, (uR2 w) ∧ (wR1 v) ∧ (vR1 z)
( ) ( )
⇐⇒ ∃ u, v, w ∈ E, (xR2 u) ∧ (uR2 w) ∧ (wR1 v) ∧ (vR1 z)
( ) ( )
=⇒ ∃ w ∈ E, xR2 w ∧ wR1 z car R1 et R2 transitives
=⇒ xR1 ◦ R2 z
9

ce qui montre que R1 ◦ R2 est une relation transitive.

De i), ii) et iii), on déduit que R1 ◦ R2 est une relation d’équivalence.


2

Exercice 10. Soit n ∈ N∗ et R la relation binaire définie sur Z par :

∀x, y ∈ Z, xRy ⇐⇒ ∃k ∈ Z; x − y = kn .

Montrer que R est une relation d’équivalence et déterminer l’ensemble quotient Z/R, qu’on note Z/nZ.

Réponse :
I. R relation d’équivalence. ( )
i) R est Réflexive. Soit x ∈ Z, alors x − x = kn, avec k = 0, donc : ∀ x ∈ Z, xRx , ce qui
montre que R est réflexive.
ii) R est Symétrique. Soit x, y ∈ Z, alors

xRy ⇐⇒ ∃ k ∈ Z; x − y = kn ⇐⇒ ∃ k ∈ Z; y − x = −kn = (−k)n


=⇒ ∃ k ′ = (−k) ∈ Z; y − x = k ′ n
=⇒ yRx

ce qui montre que R est une relation symétrique.


iii) R est Transitive. Soit x, y, z ∈ Z, alors
{
∃ k1 ∈ Z; x − y = k1 n (1)
(xRy) ∧ (yRz) ⇐⇒
∃ k2 ∈ Z; y − z = k2 n (2)
(1)+(2)
=⇒ ∃ k1 , k2 ∈ Z; x − z = (k1 + k2 )n
=⇒ ∃ k = (k1 + k2 ) ∈ Z; x − z = kn
=⇒ xRz

ce qui montre que R est une relation d’équivalence sur Z.


De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence sur Z.

Les classes d’équivalence. Soit p ∈ Z, alors la classe d’équivalence de p est :


.
p = {x ∈ Z; xRp} = {x ∈ Z; ∃ k ∈ Z, x − p = kn}

Pour p ∈ Z, en faisant la division euclidienne de p par n alors il existe q ∈ Z et r ∈ {0, 1, . . . , n − 1}


(uniques) tels que : p = qn + r, donc :

∀ p ∈ Z, ∃ r ∈ {0, 1, . . . , n − 1}, ∃ q ∈ Z; p − r = qn

ce qui est équivalent à dire que :

∀ p ∈ Z, ∃ r ∈ {0, 1, . . . , n − 1}; pRr


( . .) ( . .)
sachant que pRr ⇐⇒ p = r , on déduit que ∀ p ∈ Z, ∃ r ∈ {0, 1, . . . , n − 1}; p = r donc :
{. . . }
L’ensemble quotient : Z/R = 0, 1, . . . , n − 1 .

Exercice 11. On considère sur E = Z × Z∗ la relation binaire R définie par :

∀(p, q), (p′ , q ′ ) ∈ E; (p, q)R(p′ , q ′ ) ⇐⇒ pq ′ = qp′

Montrer que R est une .relation d’équivalence, et que pour tout x ∈ E, il existe p et q premiers entre eux
.
dans Z tels que x = (p, q).
10

Réponse :
I. R relation d’équivalence.
i) R est Réflexive. Soit X = (p, q) ∈ E, la multiplication étant commutative dans R on déduit
que pq = qp donc (p, q)R(p, q) et par suite :
( )
∀ X ∈ E, XRX

ce qui montre que R est une relation réflexive.

ii) R est Symétrique. Soit X = (p, q), Y = (p′ , q ′ ) ∈ E = Z × Z∗ , alors :


( )
XRY ⇐⇒ pq ′ = qp′ ⇐⇒ q ′ p = p′ q car la multiplication est commutative dans R
⇐⇒ p′ q = q ′ p car “ =” est symétrique
′ ′
⇐⇒ (p
( , q )R(p,
) q)
⇐⇒ Y RX

ce qui montre que R est une relation Symétrique.

iii) R est Transitive. Soit X = (p, q), Y = (p′ , q ′ ), Z = (p”, q”) ∈ E = Z × Z∗ , alors :
 p p′
{ ′ ′

 = ′ car q, q ′ ∈ Z∗
pq = qp q q
(XRY ) ∧ (Y RZ) ⇐⇒ ⇐⇒ ′
p′ q” = q ′ p” 
 p = p”

car q ′ , q” ∈ Z∗
q q”
p p”
=⇒ = car “=” est transitive
q q” ( )
=⇒ pq” = qp” =⇒ XRZ

ce qui montre que R est une relation Transitive.


De i), ii) et iii) on déduit que R est une relation d’équivalence.

II. Les classes d’équivalence. Soit a = (j, k) ∈ Z × Z∗ .


Si j = 0, alors
(j, k)R(x, y) ⇐⇒ j.y = kx ⇐⇒ kx = 0 ⇐⇒ x = 0,
donc .
.
a = {(0, y); y ∈ Z∗ } = (0, 1)
Si j ̸= 0, Sachant que k ̸= 0, si on note d = PGCD(j, k) ̸= 0, alors il existe p, q ∈ Z∗ , uniques, tels
que : (j = dp) ∧ (k = dq) et p et q premiers entre eux, donc : ∀ (x, y) ∈ Z × Z∗ ,
.
(x, y) ∈ (j, k) ⇐⇒ (x, y)R(j, k) ⇐⇒ xk = yj
⇐⇒ x(dq) = y(dp) ⇐⇒ xq = yp car d ̸= 0
.
⇐⇒ (x, y)R(p, q) ⇐⇒ (x, y) ∈ (p, q)
. .
ce qui montre que (j, k) = (p, q).
2
Exercice 12. Soient f : E −→ F une application
( et R une relation
) d’équivalence sur F . On définit la
relation R1 dans E par : ∀ x, x′ ∈ E, xR1 x′ ⇐⇒ f (x)Rf (x′ ) .
Montrer que R1 est une relation d’équivalence.
Réponse :
I. R1 relation d’équivalence. ( )
i) R1 est Réflexive. Soit x ∈ E, comme f est une application alors f (x) = f (x) , sachant que
R est une relation d’équivalence, on déduit que f (x)Rf (x) donc :

∀ x ∈ E, xR1 x
11

ce qui montre que R1 est une relation réflexive.

ii) R1 est Symétrique. Soit x, y ∈ E, alors :

xR∞ y ⇐⇒ f (x)Rf (y)


⇐⇒ f (y)Rf (x) car R est symtrique
⇐⇒ yR1 x
ce qui montre que R1 est une relation Symétrique.

iii) R1 est Transitive. Soit x, y, z ∈ E, alors :


( ) ( ) ( ) ( )
xR1 y ∧ yR1 z ⇐⇒ f (x)Rf (y) ∧ f (y)Rf (z)
( )
=⇒ f (x)Rf (z) car R est transitive
( )
=⇒ xR1 z

ce qui montre que R1 est une relation Transitive.

De i), ii) et iii) on déduit que R1 est une relation d’équivalence.


2
Exercice 13. Soient (E, ≼) et (F, ≪) deux ensembles totalement
( ordonnés et ≤ la relation)binaire définie
′ ′ ′ ′ ( ′) ( ′)
sur E × F par : ∀ α = (x, y), α = (x , y ) ∈ E × F, α ≤ α ⇐⇒ x ≼ x ∧ y ≪ y .
La relation ainsi définie est elle une relation d’ordre sur E × F ? Si oui, l’ordre est-il total ?
Réponse.
i)
( Réflexivité. Soit ) (x, y) ∈ E × F , comme
( ≼ et ≪ sont) des relations d’ordre, alors
(x ≼ x) ∧ (y ≪ y) , ce qui montre que (x, y) ≤ (x, y) et que ≤ est réflexive.

ii) L’Anti-Symétrie. Soit (x, y), (x′ , y ′ ) ∈ E × F , alors :


( ) ( ) ( ′ ′
) ( )
(x, y) ≤ (x′ , y ′ ) ∧ (x′ , y ′ ) ≤ (x, y) ⇐⇒ (x ≼ x ) ∧ (y ≪ y ) ∧ (x′ ≼ x) ∧ (y ′ ≪ y)
( ′
) ( ′
)
⇐⇒ (x ≼ x ) ∧ (x′ ≼ x) ∧ (y ≪ y ) ∧ (y ′ ≪ y)
=⇒ (x = x′ ) ∧ (y = y ′ ) car ≼ et ≪ Anti − Symtriques
=⇒ (x, y) = (x′ , y ′ )
ce qui montre que ≤ est anti-symétrique.

iii) Transitivité. Soit (x, y), (x′ , y ′ ), (x′′ , y ′′ ) ∈ E, alors :


( ) ( ) ( ′ ′
) ( )
(x, y) ≤ (x′ , y ′ ) ∧ (x′ , y ′ ) ≤ (x′′ , y ′′ ) ⇐⇒ (x ≼ x ) ∧ (y ≪ y ) ∧ (x′ ≼ x′′ ) ∧ (y ′ ≪ y ′′ )
( ′
) ( ′
)
⇐⇒ (x ≼ x ) ∧ (x′ ≼ x′′ ) ∧ (y ≪ y ) ∧ (y ′ ≪ y ′′ )
( )
=⇒ (x ≼ x”) ∧ (y ≪ y ′′ ) , car ≼ et ≪ transitives.
=⇒ (x, y) ≤ (x”, y”)
ce qui montre que ≤ est transitive.
De i), ii) et iii), on déduit que ≤ est une relation d’ordre.
(
IIa. Si E ou F est un singleton, alors l’ordre est total. En effet, si E = {x0 }, alors ∀ X, X ′ ∈
)
E × F, ∃ y, y ′ ∈ F ; X = (x0 , y), X ′ = (x0 , y ′ ) et comme ≼ est reflexive et ≪ est une relation d’ordre
( ) ( )
totale, on déduit que (x0 ≼ x0 ) ∧ (y ≪ y) ∨ (y ′ ≪ y) , donc (X ≤ X ′ ) ∨ (X ′ ≤ X) , ce qui montre
que ≤ est une relation d’ordre total.
Le même type de raisonnement est valable si F = {y0 }.
12
( ) ( )
IIb. Si E et F ne sont pas des singletons, alors ∃ x0 , x1 ∈ E; x0 ̸= x1 et ∃ y0 , y1 ∈ E; y0 ̸= y1 ,
( )
comme ≼ et ≪ sont des relations d’ordre total, alors x0 etx1 sont comparables par rapport à ≼ et
( )
y0 ety1 sont comparables par rapport à ≪ . Supposons que (x0 ≼ x1 ) et (y0 ≪ y1 ), alors en prenant
X = (x0 , y1 ), X ′ = (x1 , y0 ) ∈ E × F on voit que X et X ′ ne sont pas comparables par rapport à ≤, ce
qui montre que l’ordre est partiel.
2

Exercice 14. Soient E = {a, b, c, d}, A = {{a}, {a, b}{a, d}} et B = {{b}, {a, c}, {d}}. Déterminer :
1. L’ensemble des majorants et des minorants de A et l’ensemble des majorants et des minorants de
B dans (P(E), ⊆), les bornes supérieures et les bornes inférieures de A et de B.
2. Le plus grand et le plus petit élément (s’ils existent) de A et de B.
3. Les éléments minimaux et maximaux de A et ceux de B.

Réponse.
Ia. L’ensemble des majorants de A et de B dans (P(E), ⊆). On sait que
( ) ( )
∀ X ⊂ E, X majorant de A ⇐⇒ ∀ Y ⊂ E, Y ⊂ X

Sachant que E = {a, b, c, d}, A {= {{a}, {a, }


b}{a, d}} et B = {{b}, {a, c}, {d}}, on déduit que
{ }l’ensemble
des majorants de A est MA = {a, b, d}, E et l’ensemble des majorants de B est MB = E .

Ib. L’ensemble des minorants de A et de B dans (P(E), ⊆). On sait que


( ) ( )
∀ X ⊂ E, X minorant de A ⇐⇒ ∀ Y ⊂ E, X ⊂ Y
{ } { }
donc l’ensemble des minorants de A est MA = ∅, {a} et l’ensemble des minorants de B est MB = ∅ .

Ic. Les bornes supérieures de A et de B. La borne supérieure de A est le plus petit des majorants
de A, donc :
sup(A) = {a, b, d} et sup B = E
Id. Les bornes inférieures de A et de B. La borne inférieure de A est le plus grand des minorants
de A, donc :
inf(A) = {a} et inf(B) = ∅
II. Les plus grands et les plus petits éléments de A et de B.
Comme sup(A) ∈ / A, alors le plus grand élément de A n’existe pas et comme inf A ∈ A, alors le plus
petit élément de A est {a}.
De même comme sup(B) ∈ / B et inf(B) ∈/ B, on déduit que : Le plus grand et le plus petit élément
de B n’existent pas.

III. On dit qu’un élément de A est minimal s’il n’y a pas dans A d’élément plus petit que lui et On
dit qu’un élément de A est maximal s’il n’y a pas dans A d’élément plus grand que lui, donc :
1) {a} est le seul élément minimal de A
2) Les éléments maximaux de A sont {a, b}, {a, d}
3) Les éléments minimaux de B sont {b}, {a, c}, {d}
4) Les éléments maximaux de B sont {b}, {a, c}, {d}
2

Exercice 15. Dans N∗ , on définit la relation ≪ par :


( )
∀ m, n ∈ N∗ , m ≪ n ⇐⇒ ∃k ∈ N∗ ; n = km .

1. Montrer que ≪ est une relation d’ordre partiel sur N∗ .


2. L’ensemble N∗ possède-t-il un plus grand élément ? un plus petit élément ?
13

3. Soit A = {4, 5, 6, 7, 8, 9, 10}. Déterminer l’ensemble des majorants et l’ensemble des minorants de
A. A possède-t-il un plus grand élément ? Un plus petit élément ?

Réponse :
I. ≪ est une relation d’ordre. ( )
i) ≪ est une relation Reflexive, car ∀ n ∈ N∗ , ∃k = 1 ∈ N∗ ; n = k.n , donc

∀ n ∈ N, n≪n

ce qui montre que ≪ est une relation Reflexive.

ii) ≪ est une relation Anti-Symétrique, car : ∀ n, m ∈ N∗ ,


( ) ( ) ( ) ( )
n≪m ∧ m≪n ⇐⇒ ∃k1 ∈ N∗ ; m = k1 .n ∧ ∃k2 ∈ N∗ ; n = k2 .m
( ) ( )
 ∃k1 ∈ N∗ ; m = k1 .n ∧ ∃k2 ∈ N∗ ; n = k2 .m
=⇒ ( )
 ∧ m = k1 k2 .m
( ) ( )
 ∃k1 ∈ N∗ ; m = k1 .n ∧ ∃k2 ∈ N∗ ; n = k2 .m
=⇒ ( )
 ∧ k1 k2 = 1, car m ̸= 0
( )
=⇒ m = n, car ∀ k1 , k2 ∈ N∗ , k1 k2 = 1 =⇒ k1 = k2 = 1

donc ( ) ( )
∀ n, m ∈ N∗ , n ≪ m ∧ m ≪ n =⇒ m = n

ce qui montre que ≪ est Anti-symétrique.

iii) ≪ est une relation Transitive, car : ∀ n, m, p ∈ N∗ ,


( ) ( ) ( ) ( )
n≪m ∧ m≪p ⇐⇒ ∃k1 ∈ N; m = k1 .n ∧ ∃k2 ∈ N; p = k2 .m
=⇒ ∃ k1 , k2 ∈ N∗ ; p = k2 (k1 n))
(
=⇒ ∃k = k1 k2 ∈ N; p = k.n
=⇒ n≪p

ce qui montre que ≪ est Transitive.


De i) , ii) et iii) , on déduit que ≪ est une relation d’ordre.

II. L’ordre est partiel, car si on considére n = 2 et m = 3, alors n et m ne sont pas comparables.
(Ceci est aussi vrai pour tous les couples d’entiers premiers entre eux.)

III. Pour cette relation d’ordre, N∗ a-t-il un plus petit élément ou un plus grand élément ?

i) Il est clair que 1 est le plus petit élément de N∗ , car

∀ n ∈ N∗ , ∃k = n ∈ N∗ ; n = k.1

donc
∀ n ∈ N∗ , 1≪n

ii) N n’a pas de plus grand élément, car :

∀ n ∈ N∗ , ∃m = 2.n ∈ N∗ ; n≪m

V. Pour A = {4, 5, 6, 7, 8, 9, 10}. Déterminer l’ensemble des majorants et l’ensemble des minorants
de A. A possède-t-il un plus grand élément ? Un plus petit élément ?
i) L’ensemble des minorants de A. Soit m ∈ N∗ , alors m est un minorant de A s’il divise tous
les éléments de A, or le seul entier naturel qui divise tous les éléments de A est m = 1 donc l’ensemble
des minorants de A est MA = {1}.
14

ii) L’ensemble des majorants de A. Soit M ∈ N∗ , alors M est un majorant de A si tous les
éléments de A le divisent, c’est à dire M est un mutiltiple de tous les éléments de A. Comme d =
PPMC {4, 5, 6, 7, 8, 9, 10} = 2520, alors l’ensemble des majorants de A est MA = {p.d; p ∈ N∗ } =
{2520p; p ∈ N∗ }.
iii) A ne possède ni de plus petit ni de plus grand élément, car tous les majorants et tous les
minorants de A n’appartiennent pas à A.
2
Exercice 16. Dans N∗ , on définit la relation ≼ par :
( )
∀ m, n ∈ N∗ , m ≼ n ⇐⇒ ∃k ∈ N∗ ; n = mk .

1. Montrer que ≼ est une relation d’ordre partiel sur N∗ . (comparer m = 1 et n = 2)


2. Donner les éléments minimaux et les éléments maximaux de N∗ .
3. L’ensemble N∗ possède-t-il un plus grand élément ? un plus petit élément ?
4. Soit A = {2, 4, 16}. Déterminer le plus grand élément et le plus petit élément de A.
Réponse :
I. ≼ est une relation d’ordre. ( )
i) ≼ est une relation Reflexive. Soit m ∈ N∗ , alors ∃ k = 1 ∈ N∗ ; m = mk , donc :

∀ m ∈ N∗ , m ≼ m

ce qui montre que ≼ est une relation reflexive.

ii) ≼ est une relation Transitive. Soit m; n; p ∈ N∗ , alors :


(m ≼ n) ∧ (n ≼ p) ⇐⇒ (∃ k1 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (∃ k2 ∈ N∗ ; p = nk2 )
=⇒ (∃ k1 , k2 ∈ N∗ ; p = (mk1 )k2 )
=⇒ (∃ k = k1 , k2 ∈ N∗ ; p = mk )
=⇒ m≼p
ce qui montre que ≼ est Transitive.

iii) ≼ est une relation Anti-symétrique. Soit m, n ∈ N∗ , alors


(m ≼ n) ∧ (n ≼ m) ⇐⇒ (∃ k1 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (∃ k2 ∈ N∗ ; m = nk2 )
=⇒ (∃ k1 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (∃ k2 ∈ N∗ ; m = mk1 k2 )
=⇒ (∃ k1 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (∃ k2 ∈ N∗ ; mk1 k2 −1 = 1)
=⇒ (∃ k1 , k2 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (k1 k2 − 1 = 0, (si m ̸= 1)
=⇒ (∃ k1 , k2 ∈ N∗ ; n = mk1 ) ∧ (k1 = k2 = 1) (si m ̸= 1)
=⇒ m = n
( ( ) )
Si m = 1, alors (m ≼ n) =⇒ n = mk =⇒ (n = 1) =⇒ (n = m) , d’où on déduit que :
( ) ( )
∀ m, n ∈ N∗ , m ≼ n ∧ n ≼ m =⇒ (m = n)

ce qui montre que ≼ est une relation Anti-symétrique.


De iii), iii) et iii) on déduit que ≼ est une relation d’ordre sur N∗ .
I2. L’ordre est partiel. On compare m = 1 et n = 2. On a
( ) ( )
∀ k ∈ R, 2k ≥ 2 ∧ ∀ k ∈ N∗ , 1k = 1

d’où on déduit que ( ) ( )


∀ k ∈ R, 1 ̸= 2k ∧ ∀ k ∈ N∗ , 2 ̸= 1k
( ) ( )
ce qui montre que 2 ̸≼ 1 et 1 ̸≼ 2 , donc 1 et 2 ne sont pas comparables par rapport à la relation
d’ordre ≼, par suite l’ordre est partiel.
15

IIa. Les éléments minimaux. On dit que m ∈ N∗ est un élément minimal dans N∗ s’il n’y a pas
d’autre élément dans N∗ plus petit que lui, c’est à dire :
( ) ( )
m ∈ N∗ est un élément minimal dans N∗ ⇐⇒ ∀ p ∈ N∗ , (p ≼ m) =⇒ (p = m)
( ) { }
Sachant que (p ≼ m) ⇐⇒ (∃ k ∈ N∗ ; m = pk ) , en notant P = pk ; p, k ∈ N∗ \ {1} et M = N∗ \ P
on voit que M est l’ensemble des éléments minimaux dans N∗ , car si m ∈ M, alors
∀ p ∈ N∗ , (p ≼ m) ⇐⇒ (∃ k ∈ N∗ ; m = pk )
=⇒ (∃ k ∈ N∗ ; m = pk ) avec (p = 1) ∨ (k = 1) car m ∈
/P
=⇒ (m = 1) ∨ (m = p)
et pour m = 1, on a :
( ) ( )
∀ p ∈ N∗ , p ≼ m ⇐⇒ (∃ k ∈ N∗ ; m = pk ) ⇐⇒ (∃ k ∈ N∗ ; pk = 1) ⇐⇒ (p = 1) ⇐⇒ p = m

par suite : ( )
∀ m ∈ M, ∀ p ∈ N∗ , (p ≼ m) ⇐⇒ (p = m)
ce qui montre que M est l’ensemble des éléments minimaux de N∗ .

IIb. Les éléments maximaux de N∗ . On dit que M ∈ N∗ est un élément maximal dans N∗ s’il
n’y a pas d’autre élément dans N∗ plus grand que lui, c’est à dire :
( ) ( )
M ∈ N∗ est un élément maximal dans N∗ ⇐⇒ ∀ p ∈ N∗ , (M ≼ p) =⇒ (p = M )

Pour M = 1
( ) ( )
∀ p ∈ N∗ , M ≼ p ⇐⇒ (∃ k ∈ N∗ ; p = M k ) ⇐⇒ (p = 1) ⇐⇒ p = M

ce qui montre que


( M = 1 est un élément maximal.
)
Si M ̸= 1, alors ∀ k ∈ N∗ \{1}, M k > M , donc
( ) ( )
∀ M ∈ N∗ \{1}, ∃ p = M 2 ; M ≼ p ∧ p ̸= M

d’où on déduit que le seul élément maximal de N∗ est M = 1.

III. Plus grand et plus petit élément de N∗ .

IIIa. N∗ n’a pas de plus petit élément, car :


( )
∀ p ∈ N∗ \{1}, ∃ q = p2 ; (p ≼ q) ∧ (q ̸= p)

et comme p = 1 est un élément maximal, alors il ne peut pas être inférieur à d’autres éléments de N∗ ,
donc N∗ n’a pas de plus petit élément dans.

IIIb. N∗ n’a pas de plus grand élément, car : le seul élément maximal est M = 1 qui est en
même temps minimal.

IV. Le plus grand élément et le plus petit élément de A = {2, 4, 16}.


Le plus petit élément de A est m = 2 et le plus grand élément de A est M = 16.

Remarque : Si on prend B = {2, 3, 4, 16}, alors B n’a pas de plus petit élément et n’a pas de plus grand
élément, car p = 3 ∈ B n’est pas comparable aux autres éléments de B.
2
Exercice 17. Dans R2 , on définit la relation ≪ par : ( )
∀ (x, y), (x′ , y ′ ) ∈ R2 , (x, y) ≪ (x′ , y ′ ) ⇐⇒ (x < x′ ) ∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ )
16

1. Montrer que ≪ est une relation d’ordre. L’ordre est-il total ?


2. Donner l’ensemble des majorants et des minorants du singleton {(a, b)} et représenter les dans R2 .
3. Soit X = {(a, b), (c, d)}. Déterminer sup X et inf X.

Réponse :
I. ≪ est une relation d’ordre. ( )
i) ≪ est une relation Reflexive. Soit X = (x, y) ∈ R2 , alors (x = x) ∧ (y ≤ y) donc X ≪ X, ce qui
montre que ≪ est reflexive.

ii) ≪ est une relation Transitive. Soit X = (x, y), Y = (x′ , y ′ ), Z = (x”, y”) ∈ R2 , alors :

(X ≪ Y ) (∧ (Y ≪ Z) ⇐⇒ ) (
( ( ))
⇐⇒ (x < x′ ) ∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x”) ∨ (x′ = x”) ∧ (y ′ ≤ y”)
[ ( ( )]
⇐⇒ (x < x′ ) ∧ (x′ < x”) ∨ (x′ = x”) ∧ (y ′ ≤ y”) ∨
[( ) ( ( ) )]
∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x”) ∨ (x′ = x”) ∧ (y ′ ≤ y”)
[( ) ( ( ))]
⇐⇒ (x < x′ ) ∧ (x′ < x”) ∨ (x < x′ ) ∧ (x′ = x”) ∧ (y ′ ≤ y”) ∨
[( ) ] [( ) ( )]
∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x”) ∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ = x”) ∧ (y ′ ≤ y”)
[ ( )] [ ] [ ]
=⇒ (x < x”) ∨ (x < x”) ∧ (y ≤ y ′ ) ∨ (x < x”) ∧ (y ≤ y ′ ) ∨ (x = x”) ∧ (y ≤ y”
[ ] [ ] [ ]
=⇒ (x < x”) ∨ (x < x”) ∧ (y ≤ y ′ ) ∨ (x = x”) ∧ (y ≤ y” car : P ∨ (P ∧ Q) ⇐⇒ P
[ ] [ ]
=⇒ (x < x”) ∨ (x = x”) ∧ (y ≤ y” car : P ∨ (P ∧ Q) ⇐⇒ P
=⇒ X ≪ Z

ce qui montre que ≪ est Transitive

iii)≪ est une relation Anti-Symétrique. Soit X = (x, y), Y = (x′ , y ′ ) ∈ R2 , alors :
( ( )) ( ( ))
(X ≪ Y ) ∧ (Y ≪ X) ⇐⇒ (x < x′ ) ∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x) ∨ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y)
[ ( ( ))]
⇐⇒ (x < x′ ) ∧ (x′ < x) ∨ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y) ∨
[( ) ( ( )]
∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x) ∨ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y)
[( ) ( ( ))]
⇐⇒ (x < x′ ) ∧ (x′ < x) ∨ (x < x′ ) ∧ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y) ∨
[( ) ]
∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ < x) ∨
[( ) ( )]
∨ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y)
[( ) ( )]
⇐⇒ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (x′ = x) ∧ (y ′ ≤ y)
( ) ( )
car les propositions (x < x′ ) ∧ (x′ < x) , (x < x′ ) ∧ (x′ = x)
( )
et (x = x′ ) ∧ (x′ < x) sont fausses.
( )
=⇒ (x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∧ (y ′ ≤ y)
=⇒ X = Y

ce qui montre que la relation ≪ est Anti-Symétrique.


De i), ii) et iii) on déduit que ≪ est une relation d’ordre dans R2 .

Ib. L’ordre est total, car pour X = (x, y), Y = (x′ , y ′ ) ∈ R2 ,


1) Si (x < x′ ) alors X ≪ Y
2) Si (x′ < x) alors Y ≪ X
3) Si (x = x′ ), (R, ≤) étant totalement ordonné, alors (y ≤ y ′ ) ou bien (y ′ ≤ y) donc :
( ) ( )
(x = x′ ) ∧ (y ≤ y ′ ) ∨ (x = x′ ) ∧ (y ′ ≤ y) , c’est à dire (X ≪ Y ) ∨ (Y ≪ X),
17

ce qui montre que X et Y sont comparables, par suite ≪ est une relation d’ordre total.
II. Majorants et Minorants. On sait que
( )
M = (x, y) est majorant de {(a, b)} ⇐⇒ (a, b) ≪ (x, y) ⇐⇒ (a < x) ∨ (x = a) ∧ (b ≤ y)

donc l’ensemble des majorants de l’ensemble {(a, b)} est


( )∪( )
M{(a,b)} = ]a, +∞[×R {a} × [b, +∞[

c’est à dire la réunion du demi-plan (Pa )+ =]a, +∞[×R et de la demi-droite parallèle à l’axe des ordon-
nées d’extrémité (a, b), (∆(a,b) )+ = {a} × [b, +∞[.

De même,
( )
m = (x, y) est un minorant de {(a, b)} ⇐⇒ (x, y) ≪ (a, b) ⇐⇒ (x < a) ∨ (x = a) ∧ (y ≤ b)

donc l’ensemble des minorants de l’ensemble {(a, b)} est


( )∪( )
M{(a,b)} = ] − ∞, a[×R {a}×] − ∞, b]

c’est à dire la réunion du demi-plan (Pa )− =] − ∞, a[×R et de la demi-droite parallèle à l’axe des ordon-
nées d’extrémité (a, b), (∆(a,b) )− = {a}×] − ∞, b].

IIIa. Borne Sup de X. Par définition, sup X est le plus petit des majorants de X. Comme X =
{(a, b), (c, d)}, alors pour tout M ∈ R2 , M est un majorant de X si et seulement si M est un majorant
de {(a, b)} et de {(c, d)}, donc :

MX = M ( {(a,b)} M{(c,d)}) ∩ ( )
= (Pa )+ ∪ (∆(a,b) )+ (Pc )+ ∪ (∆(c,d) )+
[( ) ] ∪ [( ) ]
= (Pa )+ ∪ (∆(a,b) )+ ∩ (Pc )+ (Pa )+ ∪ (∆(a,b) )+ ∩ (∆(c,d) )+
[( ∩ ) ( ∩ )] ∪ [( ∩ ) ( ∩ )]
= (Pa )+ (Pc )+ ∪ (∆(a,b) )+ (Pc )+ (Pa )+ (∆(c,d) )+ ∪ (∆(a,b) )+ (∆(c,d) )+

Si on note e = max(a, c) et ℓ = max(b, d), alors :

i) Si a =∩ c, alors a = c = e et on a :
+
(P
( a ) (Pc )+ = (P)e )+ ( )
∩ ∩
(∆(a,b) )+ (Pc )+ = (Pa )+ (∆(c,d) )+ = ∅,
( ∩ ) ( ∩ )
(∆(a,b) )+ (∆(c,d) )+ = (∆(e,b) )+ (∆(e,d) )+ = (∆(e,ℓ) )+ ,
donc
MX = (Pe )+ ∪ (∆(e,ℓ) )+ et sup(X) = (e, ℓ)

ii) Si a <∩c, on a :
+
(P
( a) (Pc )+ = (P)c )+ ,

(∆(a,b) )+ (Pc )+ = ∅,
( ∩ )
(Pa )+ (∆(c,d) )+ = (∆(c,d) )+ ,
( ∩ )
(∆(a,b) )+ (∆(c,d) )+ = ∅
donc
MX = (Pc )+ ∪ (∆(c,d) )+ et sup(X) = (c, d)

iii) Si a > c, on trouve :

MX = (Pa )+ ∪ (∆(a,b) )+ et sup(X) = (a, b)

IIIb. Borne Inf de X. On sait que inf X est le plus grand des minorants de X.
18

Comme X = {(a, b), (c, d)}, alors pour tout m ∈ R2 , m est un minorant de X si et seulement si m est
un minorant de {(a, b)} et de {(c, d)}, donc :

MX = M ( {(a,b)} M{(c,d)} ) ∩ ( )
= (Pa )− ∪ (∆(a,b) )− (Pc )− ∪ (∆(c,d) )−
[( ) ] ∪ [( ) ]
= (Pa )− ∪ (∆(a,b) )− ∩ (Pc )− (Pa )− ∪ (∆(a,b) )− ∩ (∆(c,d) )−
[( ∩ ) ( ∩ )] ∪ [( ∩ ) ( ∩ )]
= (Pa )− (Pc )− ∪ (∆(a,b) )− (Pc )− (Pa )− (∆(c,d) )− ∪ (∆(a,b) )− (∆(c,d) )−
Si on note h = min(a, c) et k = min(b, d), alors :

i) Si a = ∩ c, alors a = c = h et on a :

(P
( a ) (Pc )− = (P)h )+ ( )
∩ ∩
(∆(a,b) )− (Pc )− = (Pa )− (∆(c,d) )− = ∅,
( ∩ ) ( ∩ )
(∆(a,b) )− (∆(c,d) )− = (∆(h,b) )− (∆(h,d) )− = (∆(h,k) )− ,
donc
MX = (Ph )+ ∪ (∆(h,k) )+ et inf(X) = (h, k)
ii) Si a <∩c, on a :

(P
( a) (Pc )+ = (P)a )− ,

(∆(a,b) )− (Pc )− = (∆(a,b) )− ,
( ∩ )
(Pa )− (∆(c,d) )− = ∅,
( ∩ )
(∆(a,b) )− (∆(c,d) )− = ∅
donc
MX = (Pa )− ∪ (∆(a,b) )− et inf(X) = (a, b)
iii) Si a > c, on trouve :

MX = (Pc )− ∪ (∆(c,d) )− et inf(X) = (c, d)


2
Exercice 18. Soit f : R −→ R une application injective et ≼ la relation binaire sur R définie par :
∀ x, x′ ∈ R, x ≼ x′ ⇐⇒ f (x) ≤ f (x′ )
Montrer que ≼ est une relation d’ordre. L’ordre est-il total ou partiel ?
Réponse :
I. ≼ est une relation d’ordre. ( ) (
Ia. ≼ est Réflexive. Soit x ∈ R, comme f est une application alors f (x) = f (x) donc f (x) ≤
) ( )
f (x) , par suite x ≼ x , ce qui montre que ≼ est Réflexive.
Ib. ≼ est Transitive. Soit x, y, z ∈ R, alors
( ) ( ) ( ) ( )
(x ≼ y) ∧ (y ≼ z) ⇐⇒ f (x) ≤ f (y) ∧ f (y) ≤ f (z) =⇒ f (x) ≤ f (z) =⇒ x ≼ z

ce qui montre que ≼ est une relation Transitive.


Ic. ≼ est Anti-Symétrique. Soit x, y ∈ R, alors :
( ) ( ) ( ) f injective
(x ≼ y) ∧ (y ≼ x) ⇐⇒ f (x) ≤ f (y) ∧ f (y ≤ f (x) =⇒ f (x) = f (y) =⇒ (x = y)

ce qui montre que ≼ est anti-symétrique.


De Ia., Ia. et Ia. on déduit que ≼ est une relation d’ordre.
( )
II. L’ordre est total, car R, ≤ étant totalement ordonné, alors pour tous x, y ∈ R, f (x) et f (y)
( ) ( )
sont comparables, c’est à dire : (f (x) ≤ f (y)) ∨ (f (y) ≤ f (x)) donc (x ≼ y) ∨ (y ≼ x) , ce qui montre
que x et y sont comparables.
2

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