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~AYONS DE SANTÉ
M'"e E.-G. WH I TE

Rayons de Santé

LES SIGNES DES TEMPS


Libraires - Editeurs
Paris .. Lyon :. Strasbourg :. Lausanne ;, Bruxelles :. Alger

INFIRMIERE DE LA CROIX ROUGE ------------------------------~-------------------------~


L'url de soigner les malades tendrement et intelligemment est une · des
plus belles acquisitions de la femme.
?JRÉFACE

Le monde est affaibli physiquement, moralement, spirituel-


lement. L'humanité est profondément atteinte dans ses forces
vives, et partout abondent le péché et la souffrance.
Malgré les progrès de la médecine et de la chirurgie ; malgré
l'armée de gardes-malades qui lutte avec compétence c:ontre la
maladie et la mort ; - dans tous les pays civilisés, la maladie
gagne rapidement du terrain.
L'ouvrage de Madame White, dont nous offrons aujourd'hui
au public la traduction, indique l'origine de la souffrance et de
la maladie : la transgression des lois naturelles et des lois mo-
rales. J1 montre comment une longue série d'abus et de fautes
durs 1'1 l'i gnornncr ont clél.rnqué la machine humaine, en impo-
sant nux orgnnes merveilleux de notre corps un régime con-
traire à Iety· objet et à leur pérennité.
Le rem~de apparait alors simple, naturel, infaillible. D'abord
il faut connaître les lois de notre être et le but que le Créateur
a assigné à notre existence et ensuite il faut obéir loyalement
à ces lois et poursuivre ce but. '
Le lecteur trouvera dans ce volume une foule d'aperçus nou-
veaux et de renseignements précieux sur la vie et ses lois, sur
la santé et ses exigences, sur la maladie et ses remèdes. Il y
apercevra l'entrée d'une voie nouvelle, qui, à travers les ombres
de la douleur et des larmes, est illuminée des rayons de l'amour
de Dieu et de l'espoir qui guérit. Il y trouvera la possibilité
d'une vie meilleure, plus simple mais plus douce, plus remplie
de joie calme et lumineuse, de cette joie qui c-onsiste « bien plus
ù donner qu'à recevoir ».

(7)
8 PRÉFACE

Ce livre est dédié à ceux qui s'efforcent de soulager les


souffrances de l'humanité : aux médecins, aux infirmières, aux
mères surlout, ces gardes-malades naturelles dont J'amour ac-
complit tant de miracles. Quoique de langue anglaise, l'auteur
'
TABLE DES MATIERES
pensait à lons c:cnx qui, dans le monde entier, vivent loin de
Jésus-Chi·isl, la Source dr- la santé ct du bonheur. Elle a eu
la salisfac:tion de voir traduits dans cie nombreuses langues les Pages
ouvr·agcs qu'cliP a 6c~ ril.s nu conr·s de sa longue carrière, toute
La Coopération de la Divinité et de l'Humanité 17
consncTée ù r(•pandrc la Bonne Nouvelle de la guérison des
Le Rôle éducateur du Médecin 30
corps cl des :\mes.
Si nous pouvons conll'ibuer, par cette traduction française, Enseignement et Guérison1 . 43
au réconfort de quelques cœurs, au soulagement de quelques A ceux qui sont tentés . 65
sou!Irauccs, au bonheur de quelques désespérés, ce sera pour L'OEuvre en faveur des Intempérants. 74
nous la plus douce des récompenses. L'Assistance aux Chômeurs el aux Sans-asile. 85
LES ÉDITEURS. Les 1ndigents . 103
L'OEuvre en faveur des Riches 111
La Chambre du Malade 119
La Prière pour les Malades 12:i
L'Usage des Remèdes 135
Guérison de l'Esprit 141
En CoJttact avec la Nat11re 157
Hygiène générale . . . . 165
L'Hygiène c?,ez les Israélites 171
Le Vêtement . . . . . . 179
L'Alimentation et la Santé 187
La Viande comme Aliment 203
Les Extrémistes de la Réforme alimentaire 210
Stimulants et Narcotiques . 217
La· Vente des Liqueurs et la Prohibition 227
Le Ministère de la Famille . . . 237
Les Fondateurs du Foyer . 243
Le Choix et l'/ nstallation de la Mais on . 250
La Mère 259
L'Enfant • , 267
(9}
10 TABLE DES MATIÈRES

Pages
1nfluences familiales . 276 '
L'Education et les Missions 283
La véritable Connaissance de Dieu 297
Dang er des Sciences spéculatives 314
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Le Vrai el le Faux . 326
La véritable Science 339
A 1'1\cofe de l'fl'critrzrc sainte 345 Pages
L'Aide dans la Vie journahère. 355
Une garde-m alade 4
Les Relations avec fe Prochain 369
383 Le Conseiller invisible 16
Développement el Service .
389 Le vrai chef de la profession médicale 18
Une plus haute Expérience.
Celui qui sauve . 26
Le médecin dans les familles 37
Christ et la Samaritaine 42
On amenait les malades 44
Prier pour les malades 45
Les gardes-ma/arles m.issio11naire.~ 49
L'apôtre Paul fabriq11ail des l entes 58
La liberté des champs 64
Le Bon B'rger . . . 66
Des arbres qui ne sont pas vigoureux 68
Un arbre transplanté . 69
Elisée était laboureur . . . 87
La glanteuse 89
Le cultivateur . 91
A f.a ville et à la campagne 102
Il faut aider aux pauvres 110
La maladie est l'œuvre d'une puissance adverse 118
Une chambre sombre 120
Une chambre claire 121
D es aliments savoureux 122
C'est Dieu qui opère et gu_érit 124
(li)
12 TAULE DES ILLUSTRATIONS
'l'A.l3U: bES ILLUSTh\1·toN$ 13
Pages
Pages
Ezéchias guéri. 131
Agréable à voir el bon à manger 216
De la boue sur les yeux 132
Le thé 218
Seul dans les champs 134
L_a , cueille/le dtt café 219
La promenade litt grand air. 139
Des rayons bienfaisants . .
Le tabac . 221
148
L'habitation idéale, c'est la campagne 236
Les travaux ri e campagne. 156
La famille est le cœur de la société 238
M etions nos malades a tt grand air 158
netot;r des champs 244
/,cs h(lpitaux à la campagne 159
Le jardinage .
Dan:s la quiétude de la nature 251
161
Pour la santé . 252
Sorts les arbres . 162
Dieu aime ce qui est beau 255
l111 sein de la nal11re 165
Joies maternelles 256
Les gardes-malades ont besoin d'exercice 166
Figure antique 258
Des ténèbres à sa m erveilleuse lumière 170
La joie des enfants 262
Dans des tentes de verdure. 175
La leçon de coulure 264
Le nérwfar blanc ou lis des étangs 181
Jésus enfant 266
Etablissem ent hydrothérapique La Lignière 186
La moisson .
Les beautés de la '~alur e 272
188
Pas de mains oisives . 273
La récolte des fruits . ·. . . 189
La prière du malin el du soir 277
Un rameau d'olivier· chargé' de fruits 190
Une rizière . 192
L'aïeule . l· . . 278
Un jeune Infant . 279
La récolte du riz 193
L'ange gardien 281
Un verger de pruniers en fleurs 196
Jésus instruit par sa mère 287
La de"ssicaiion des· prunes . 197
Vêtu comme un ouvrier 288
L'anan'lls à i'état na.t urel . 200
Pour rendre service . 289
L'o;ranger 201
Une famille de missionnaires 293
Un troupeau de moutons 204
La terre est encore pleine de merveilles. 296
Vaches au pâturage 205
Un orage 299
La banane est un aliment parfait . 206
Les montagnes 300
Le cocotier et son fruit . 207
[ e coucher du soleil 306
La fraise 212
Sn/urne el ses anneaux 312
Sous la treiUe 213
Jacob endormi 322
Un champ de courges 214
L'échelle de Jacob . 323
Un champ de blé 215
La nature parle de Dieu. 328
14 1'AULE DES ILLCSTnAT!ONS
Pages

Les semences du mal . 332


Le bon grain; . 333
Une seule chose esl néces saire 338
Sources vivi{tantes . 347
Abraham atlendail la cilé céle ste. 352
Jésus à l' école de la vce. 3.54
Le forgeron : 356
Le potier 357
Moïse berger 3G1
Pierre cl ses compagn ons quillenl leurs {tlets. 366
Srriil dan s la grolle où David était caché 368
J.ai sse::-les croître 379
Le sentier étroit. 382
Les disciples endormis. 394
Paul devant Agrippa . 399
« Voici, je me tiens à la porte >J. 401

)
La Coopération de la Divinité
el de l'Humanité

D \1\'S son œuvre de guérison, le médecin doit être le colla-


liornlcur du Christ. Le Sauveur avait coutume de prendre
~oin à la fois du corps et de l'âme. L'Evangile qu'Il ensei-
g nait était un message de vie spirituelle et de rétablissement
phy~>iquc . Il unissait par des liens étroits la délivrance du
prrhé cl la guérison des maladies. Le même mini<>tère est
confié aujounl'lllli aux médecins qui craignent IJieu : ils doi-
VPJIL imiter le Christ en faisant face aux besoins spirituels
IIIJssi bi!~ll c~1u'aux besoins corporels de leurs semblables. Ils
doivent être )OUr les malades des messagers de miséricorde,
!'l leur app rter à la fois le remède du corps et celui de
l'lime.
1,e Christ est le vrai chef de la profession médicale. En
sa qualité de Médecin suprême, Il se tient aux côtés de tout
praticien croyant occupé à soulager la souffrance humaine.
Toul en se servant des remèdes de la nature pour guérir les
n~~tlndies physiques, le médecin rappellera à son malade Celui
qui peul guérir tout ensemble les maux de l'âme et ceux du
corps. l .cs résultnts qu'il tente d'obtenir, c'est le Christ qui
1!'!-i produit ; l'un est l'aide, le collaborateur de la nature dans
l'll'uvre de la guérison ; l'autre, Celui qui, véritablement,
giH1 rit ; celle vie que le médecin s'efforce de préserver, le
( "li rist, Lui, la crée" et la dnnne.

2 (17)
Le Conseiller invisible
18 RAYONS DE SANTÉ C.OOI'(mATION DE LA DIVINITÉ ET DE L'HUl\'IANITÉ 19

La Source de la Guérison d1~ A:tnté. Mais cc qui agit réellement par ces moyens naturels,
Le Sauveur a fait éclater clans ses miracles la pmssance c:'c•Hl la pttissotJJCe de Dieu. Toute puissance vivifiante. provient
qui opère constamment en faveur des hommes pour les sou- de~ Lui . Lorsqu'un être humain recouvre la santé, c'est que
tt·nir el pnnr !Ps guérir. Par le moyen des agents naturels, llit'u ln gu<)ril.
l.n maladie, la souffrance et la mort sont les œuvres
cl'tnJ<~ puissance adverse. Satan est le destructeur c'est
1l1c •u qui est le rcstnurateur.
l.cs paroles qu'Israël entendit autrefois sont encore vraies
uujour·d'hui pour cêux qui retrouvent la santé du corps ou
c•nllo do l' :1 rue : « J c suis l'Eternel qui te guérit. >>
Lo désir· de !lieu à l'égard de tout être humain est exprimé
dllttH <:<~s paroles : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères
t'tl loulns dwscs cl que la santé de ton corps soit aussi bonne
'l"'' c:t'llc dt~ Lon :îmc. » 1
( ;•c·st 1lic·u qui « pnrdonnc tou les tes iniquités, qui guérit
l~>ulc•H IPs ittfinnités, qui arrnche tu vie au tombeau, qui te
c'PIIl'Otllll' dt· hon lé cl de miséricorde. » 2
/, 1' l'<'l'iu', ( 'u11s1' <11· lu Mrr/(((/ie
1.llt'"'l"'' lt- ( ' ltri ~ t glle'•ri s!':til. lc•s malades, il leur donnait
"'"'e'ttl e·••l 11\'e•rlr "e'ttll 'lll : « Ne· p<\('he plus, de peur qu'il
nt• t'un·J~·· '~"''''"''' dto'1 <' de• pi l't' . »" Il montrait ninsi que ces
rnnludt·K .,·"' llt'Jtl <'tl\ JJIL!tl<'s :tlliré la maladie en transgres-
mal lnH lo 1-l de: Dic:11, ct que désormais ils ne pourraient
c•onht'I'Vt'J' ln sant<\ que par l'obéissar.ce.
1·" nt<'·de·<'Îll devrait enseigner à ses malades qu'ils doivent
• onpc1ri'J' nvc•e lli u dans son œuvre de restauration. Il a
l'•u'l'n s tott de: rornprcndre toujours mieux que la maladie ré-
•llillt• dtt pck lt . 11 sait que les lois de la nature, comme les
Le Christ est le vrai ('ll''lrripliolls du déc;llogue, sont divines, et que seule l'obéis-
che[ de la profession
médicale ... Il se tient aux côté.< lltu'•' ù c' c!S lois peut rendre la santé ou la préserver. Il voit
de tout praticien croyant. de norlllln'II SCS personnes souffrir parce qu'elles s'adonnent
Dieu Lr<n c~tlle, jour .après jour, heure par heure, instant après 11 "'' pr·nl iq III'S pernicieuses, alors qu'elles pourraient recou-
instant, à _nous maintenir en vie, à nous faire croître et à \ r1 r ln ~o~ nttlt1 par des efforts personnels faits en vue de leur
11'! 1dtl1 'lc'tti<'Hl. Il faut enseigner à ces mnlades que toute
nous guérir. Lorsqu'une partie quelconque de notre corps
est atteinte, aussitôt une œuvre de guérison commence ; les prllftqnt• qni détruit les énergies physiques, mentales et spiri-
agents de la nature se mettent à l'œuvre pour rétablir Fétat ltlc•ll"" ''Hl uu péché, et que la santé ne peut être obtenue que
20 RAYONS DE SANTÉ
COOI'h1ATION DE LA DIVINITÉ ET DE L'UUJ\IANITÉ 21
dans l'obéissance aux lois établies par Dieu pour le bien de Il noliS <klll:llldc de choisir _c e qui est bien, de nous mettre
toute l'humanité. t'li r!'lntion avl'c les agt'nts du ciel, d'adopter les principes
Lorsqu'un médecin se rend compte qu'un malade souffre q11i n•stat1rrr·ont en nous l'imnge divine. Dans sn Parole
en conséquence de sa fnçon de manger, de boire, ou par Sttite ,lnilt•, ainsi que dans le grand livre dr la Nature, Il nous a
d'autres lwbitudes mauvaises, s'il néglige de l'en avertir, il n'•1 tl!ù ks principes de la vie. C'est à nous qu'il appartient
fait du tort à son prochnin. Le spectncle des ivrognes, cks tt' .u'<(lléri r ln con na issa nee de ces principes, et, par notre
aliénés, des nvariés constitue pour le médecin une invitation uh 11iHsancc, de coopérer avec Dieu dans le rétablissement de
à proclam er bien hn11l que la soufl"rance résulle du pé~hé.
lu Hu nté de notre corps et de notre âme.
Ceux qui comprenncr1t les principes de la santé devrarent
s'employer avec zèle à luller contre toutes les causes de mnla- 1 ' t~· , ,t,ruile de la Santé
dies. Témoin de la l11lle continuelle contre la douleur, tra- l .t•s hommes ont besoin d'apprendre que les bienfaits qui
vaillant conslnmrnent à soulnger la soufl"rance, commt'nl le drlt·oldt•nl de l'obéissnnce ne peuvent leur appartenir dans
médecin pc11t-il sc tnire ? Est-il charitable et compatissant, lt-nr· rMniludt' que s'ils nccrptent la griice du Christ. C'es~
s'il néglige de proclnmer la Lcmvérance comme le remède ,.,.,,,, '-'rl)c·c~ qui donn e à l'homme la p11issnnce d'obéir à la loi
contre la rrwlndie ? ,],. 1IÎ1•11. C'rst f'llr qtiÎ lui permet de brisPr les liens de ses
Les Lois divines de la Vie llldlll'lli'4c•s hahil11drs. P:llc constitue la sr11lr puissnnce capable
tl• k Jol:trl"l" Slll" le bon elwrnin Ct de l'y rnaii1tcnir.
Il fnul cxpliqurr clnirement que le chemin drs commnnde- 1 nr..,qtll' 1"1-:vllllf..:iiP <'si ncerpté dans sn purt'té et toute sa
menls de Diru f'st n11ssi le chemin Je la vie. C't'st Dieu qui
1 ~ 11111"1', il ,r,.,.i,·rll lt• 1"1'1111\do d!'s rn:-~lndi<·s issues du péché.
11Ε
a établi les lois de ln nnture ; mnis Cf'S lois ne sont pas ries 1 • "]
J l' -.,t>lt•d dt• Jll 111'1' , l' lt\VI' 11\'1'1" (( 1 ;1 g tl l l"I SOll SO\IS SOS <li CS.>>
6
exigences arbitrain' s. Toute défense d'ordre phyrique ou d'or- ll~t•rl dl' toul . l"t' IJIII' lt· IIHIIHIP <dï'r'l' nr pr11t ~ruérir un cœur
dre mornl implique une promesse. Si nous y obéissons, nous
lllt"lll'lr·i, ,. ,ll~llliiiiiÎtJIII_'r lu pnix :\. l"flmf', cli:sipl'r les soucis
recevrons certnirwmcnt la bénédiction promise. Dieu ne nous 1111 1·11illl"l"l' f:1 ru:tlotdH·. L;1 eéléhnté, le t:rénre, le tnlent sont
oblige jamais à birn agir, mais il cherche à nous délivrer du IIII'IIJIIIhi•·H dt~ nljouir un cœur souffrnnt ou de rétabli~ un~
mal et à nous cond11ire vers le bien. llllltl rllltllrPlanlo. Le seul espoir de l'homme, c'est la ·vie qm
Il importe d'attirrr l'ntlcntion sur les lois données aux 1 1 t'JI 1) it•tJ .
Israélites. Dieu y m·ait incorporé rles instmrtions précisf's l.'nrnntlr que le Christ répnnd dnns l'être tottt entier est
concernant leur mnnière de vivre. Il leur avait fait connnître 111r•• JIIII SH:I II<:e vivifiante. Il pénètre dans tout l'orgnni!lme
les lois qui assurent le bien-être à !a fois physique et spirituel ],, 1·,•·trr, Il' eervt'a u, les nerfs, en reçoivent la · guérison.
de l'homme, et en ens d'obéissance, cette promt'sse leur était < '" t Jill!' lr1i que les plus nobles énergies de l'être sont mises
faite : « L'Eternel détournera de loi toute mnlarlie. >> 4 , 11 rll" livi lll . Il libère l'lime de sa culpabilité et de sa tristesse,
« Prenez à cœur tous les préceptes que je vous donne dt " nnxi11Jés ct de ses sottcis déprimnnts. Avec lui viennent
aujourd'hui, ct quf' je vous adjure de pr·escrire à vos enfants. » J, t'lllllll' 1'1. !:1 sérénité. Il met dans l'âme une joie que rien
« Car ils sont la Yie de ceux qui les trotivent, et la santé de dt• IPII t'" !t'l' ne peut détruire, une joie spirituelle qui est une
tout leur corps. >> 5 111111 l' dl' vi<! el de santé.
Dieu désire que nous parvenions au degré de perfection 1 t pnr•ol,•s du Snuveur : « Venez à moi ... , et je vous don-
qü'il nous a rendus capables d'atteindre par le don du Christ li' r 1t1 rln n•pos », 7 sont une prescription pour la guérison de
22 RAYONS DE SANTÉ OOPJ::nATION DE LA DIVINITÉ ET DE L'HUMANITÉ 23

tous les maux, physiques, mentaux ou spirituels. Quoique p•·ntJc•rn toujours plus habile. Il faut encourager les médt•cins
les hommes se soient attiré la souffrance par leurs erreurs, chrétiens de talent, possédant une vaste expérience profes-
Jésus les contemple avec pitié. Il s'ofl"re à les secourir. Il est ~ ionncllc à sc mettre au servictl de Dieu dans des institutions
disposé à faire de grandes choses en faveur de ceux qui se où ils pourront former des missionnaires médicaux.
confient en Lui. 1.c médecin devrait recueillir dans son âme la lumière de
Quoique pendant des siècles le mal ait affermi son empire ln Parole de Dieu, et crottre constamment en gr!lce. Pour
sur la race humaine ; quoique par l'erreur et la tromperie lui, la religion ne devrait pas être simplement une influence
Satan ail répandu les ténèbres sur la Parole de Dieu et ait dP plus ajoutée aux autres, mais une influence dominant
incité les hommes à douter de sa bonté, la miséricorde et Ioules les autres. Il doit se laisser. inspirer par les mohiles
l'amo ur de notre Père n'ont pas cessé d'être abondamment rl!l'vés et saints que peut seul lui communiquer Celui qui a
déversés sur la terre. Si les humains voulaient tourner leur donné sa vic pour nous revêtir de la puissance de surmonter
âme vers le ciel, en reconnaissance pour tous les dons de IP mal.
Dieu, ils obtiendraient la guérison pleine et entière. Si le médecin s'efforce avec zèle ct persévérance de deve-
llir hahile dans sa profession, s'il sc consacre au service du
L'Importance d'une Préparation sérieuse 1·t.rist, s'il prend le temps de sonder son propre cœur, il
Le médecin qui désire devenir un ·bon collaborateur du r~omprl'nclra le caractère sacré de sa voca tion. Il pourra s'ins-
Christ s'efforcera d'acquérir de l'expérience dans toutes les truire et se discipliner de telle façon que tous ceux qui se
branches de son art. Il étudiera avec ardeur afin de se qua- trouvent d:ms le cercle de son influence verront l'excell<'nce
lifier pour les responsabilités de sa profession, et cherchera <le l'éducntion et de la sagesse que l'on peut obter.ir en comrnu-
constamment à atteindre un niveau plus élevé de connais- ni:wt avec le Dieu de toulr sagesse ct de toute puissance.
sances, d'habileté et de discernement. Tout médecin devrait
comprendre qu'un travail inconsisl:mt fait du tort non seu- l.r Consei/1('1' illl;isible
lement à ses malades, mais aussi à ses confrères. Le médecin La nécr)sité d'une communion intime avre le \hrist se
qui se contente de connaissances théoriques et pratiques mé- rail sentir â'une manière particulièrement impérirusc dnns le
diocres ne jette pas seulement le discrédit sur son art : il travail du médecin. S'il veut s'ncqu~ltcr fidèlement de ses cle-
déshonore Jésus-Christ, le grand Médecin. voirs, il devra vivre en chrétien chaque jour et à chaque
Le jeune docteur qui se découvre impropre à l'œuvre mé- ll(•ure du jour. La vie du malade est entre ses mains. Un diag-
dicale· devrait s'engager dans une autre voie. Par contre, celui uostic fait à la légère, une prescription inexacte dans un
qui a toutes les aptitudes requises pour se vouer aux malades, <'us grnvc, un mouvement maladroit au cours d'une opération,
mais dont les connaissances médicales sont insuffisantes, fe- d une vic peut être sacrifiée, une âme précipitée dans l'éter-
rait bien de se contenter d'exercer son art sous la direction nité ! Quelle pensée solennelle ! Combien il importe que le
d'un praticien expérimenté, en qualité de garde-maJade : docteur soit toujours guidé par le grand Médecin !
par un travail consciencieux et persévérant, et en saisissant Le Sauveur est disposé à aider tous ceux qui lui deman-
toutes les occasions de s'instruire, il finira par acquérir la dt>nl la sagesse et la lucidité dont ils ont besoin . Et à qui
compétence qui lui manquait. ~-;ugPsse et lucidité sont-elles plus indispensables qu'au méde-
L'intention de Dieu à notre égard est que nous tendions r'lll, dont les décisions ont une telle importance ? - negarde
toujours plus haut. Le vrai médecin missionnair~ deviendrp. up a11 l; hrist avec foi, toi qui cherches à prolonger une vie ! Il
1
24 RAYONS DE SANTÉ 1 COOPÉRATION DE LA DIVINITÉ ET DE L'HUMANITÉ 25
t'aidera dans chacun de tes mouvements. Il te donnera du tact pnssez quelques instants en prière avec le mnlade. Dites à
et rie lïntellif!encc dans tous les cas difficiles !lieu votre reconnnissance de ce qu'une vie a été épargnée.
Les malades ct ceux qui souffrent se confient plus volon- Et lorsque le m01la•Je vous exprime sa gratitude, renvoyez à
tiers à un médl'cin dont ils connaissent l'amour pour Dieu. Dieu ses louangrs et ses actions de griice. Dites au mnlade
Ils se fient à ce qu'il leur dit. Sa présence et ses soins leur que sa vie a été sauvée parce que vous étiez sous la protection
communiCJIICnt une impression de douce sécurité. du Médecin céleste.
Doctcm ehrétirn, tu as le privilège d'inviter Jésus, par Le médecin qui agit ainsi conduit son malade à Celui qui
la prière, à être pr·éscnt dans ·ta ch:1mbre de ton malade. est l'arbitre de sa vie, à Celui qui peut sauver parfaitement
thnnt de procéder à une opér-ation délicate, requiers le secours tous ceux qui vont à Lui.
du gTand 1\Téderin. Donne à celui qui souffre l'assurance que
Dieu prut le fnire passer snin et sauf à travers la crise, et Les Soins de l'Ame
que, dnns la détresse, Il est un refuge paisible pour ceux L'œuvre médicale missionnaire devrnit être cnractérisée
qui sc confient en Lui. Le méclecin qui ne peut faire cela par un profond amour pour les times. Aux médecins comme
perdra un cas après l'autre, tandis que le succès aurait pu aux ministres de l'Ev:Jngile, a été confiée la ch:1rge la plus
couronner ses efforts. S'il pouvnit faire naître la foi en un haute qu'il existe : qu'il s'en rende compte ou non, le médecin
SauvN1r compatissant qui conn:1ît toutes nos détresses, s'il a charge d'âmes.
pouvait Lui présenter l':îme du malade, le moment critique Occupés à lutter contre la malndie et la mort, les médecins
serait moins souvent fatal. perdent trop souvent de vue les réalités de la vie future. Dans
Seul Celui qui lit dans les cœurs peut savoir avec quelle leur effort pour écarter les périls qui mcn<tcent le corps, ils
appréhension ct quelle terreur bien des malades consentent oublient ceux a11xquels l'âme est exposée. Ce mnlade qu'on
à suhir une opération. Ils comprennent ie danger qui les entoure de soins en est peut-être à son dernier combat avec
menace : bien qu'ayant conÎiance en l'hahileté du chirurgien, la mort... B_i)entôt il sera trop tard pour secourir son :lme.
ils savent qu'il n'est pas infaillible. Mais s'ils voient le chi- ~t cependany, le médecin la retrouvera devant lui au jour du
rurf!ien se mettre à genoux pour demander le secours de Dieu, JUgement.
ils retrouvent le ca !me et la confiance. La reconnaissance et Nous nous privons souvent des bénédictions les plus pré-
l'ahandon ouvrrnt leur cœur à la puissance guérissante de cieuses en négligeant de prononcer une parole en temps op-
Dieu, les énerf!ics de l'être tout entier sont vivifiées, et les portun. Si nous ne profitons pas des occasions, nous ne les
forces de la \'ie triomphent. retrouverons plus. Aucune discussion, religieuse ou autre, ne
C'est aussi pour le médrcin lui-même que la présence du devrait avoir lieu au chevet du malade: Au lieu de cela, pieu-
Sauveur est un élément de force. Ses responsahilités lui font sement, avec amour, dirigez l'ii me qui est en suspens entre
quelquefois envisager l'avenir avec crainte. L'incertitude et la vie et la mort vers Celui qui sauve tous ceux qui viennent
l'appréhension feraient trembler sa main. Mais le sentiment à Lui avec foi !. ..
que le Consriller divin est à ses côtés, le guidant et le Le médecin qui a lui-même éprouvé la sécurité du refuge
soutenant, lui donne du calme et du courage. Le contrôle du que le Seigneur nous offre, et qui sait que le Christ est son
Christ communique à la main du médecin dextérité, assu- Sauveur, sait aussi comment agir avec les âmes tremblantes
rance et force. et coupables qui lui demandent de l'aide. Il sait comment
Lorsque la crise est passée et que le succès est constaté, répondre à la question : « Que ferai-je pour être sauvé ? »
26 RAYONS DE SANTÉ COOPÉRATION DE LA DIVINITÉ ET DE L'HUMANITÉ 27

Il peut raconter l'histoire de l'amour du Rédempteur. Il peut arrivera fréquemment qu'ils prendront le médecin pour confi-
parler par expérience d'une puissance de repentance et de foi. dent de leurs secrètes appréhensions. C'est alors que. se pré-
Il sail comment présenter à Dieu par la prière les besoins sente l'occasion de faire connnitre à ces êtres affligés Celui
d'une âme, et peut engager le malade à demander lui-aussi, qui a invité ceux qui sont fatigués et chnrgés à venir à Lui.
ct à accepter la miséricorde d'un Sauveur compatissant. Tan- Souvent, une prière peut être adressée, avec ces personnes et
en leur faveur, à Celui qui guérit tous les maux, qui apaise
toutes les souffrances.
Les Promesses cle Dieu
Le médecin rencontre des occasions précif'uses de fairE:'
connaître les promesses de la Parole de Dieu. Pour ce-la
il faut qu'il étudie cette Parole avec soin afln qu'il en
retienne les promesses et qu'il répète les pnroles réconfor·
tantes que le Christ prononça pendant son ministère tcrrestrfl.
lorsqu'Il enseignait et qu'il guérissait les malades. Il df'vrait
parler des œuvres de guérison accomplies par le Christ, de
sa tendresse et de son amour. Il ne devrait jamais omettre
de conduire la pensée de ses malades vers le grand ~lédccin .
La même puissance que Jésus a exercée lorsqu'il était sur
la terre se trouve aujourd'hui dans sn Parole. C'est pnr sa
parole que Jésus guérissait les mnlades ct chnssnit les dé-
mons ; c'est pnr sa parole qu' il calma la mer et ()ll'il ressll'l-
cita les moyrs. Il prononçait les paroles de Dif'n, commP il
l'avait fait par tous les prophètr·s de l' i\Dcien Tf'stament. La
Dirigez l"dme qui est en suspens entre la vie et la mort ver1 Celui
Bible tout entière est une manifestntion du Christ.
qui sauve tous ceux qui vierwent à Lui avec (o,. Nous devons recevoir les Ecritures non seulement comme
un document, mais surtout comme étant la Parole que Dieu
dis qu'il s'efforce ainsi d'aider son malade et de le récon- nous adresse personnellement. Lorsque des êtres affligés sol-
forter par ses paroles, · le Seigneur travaille avec lui et par licitaient son aide, il voyait en eux tous ceux qui, dans les
son moyen. La pensée du malade est dirigée vers le Sauveur, siècles à venir, viendraient à Lui avec les mêmes besoins et
la paix du Christ remplit son cœur, et la santé spirituelle la même foi. Lorsqu'il dit au paralytique : « Mon enfant, tes
qui en résulte est un moyen dont Dieu se servira pour réta- péchés te sont pardonnés »·8 ; lorsqu'il dit à la femme de
blir la santé du corps. Capcrnaüm : « Ma fille, ta foi t'a guérie : va en paix, » 9
Au cours de son travail, le médecin trouvera souvent l'oc- il parlait aussi pour les âmes affligées qui, plus tard, recher-
casion de faire du bien aux amis de ses malades. Leur cœur cheraient son secours.
est attendri, tandis qu'ils veillent celui qu'ils aiment, car ils JI en est ainsi de toutes les promesses de la Parole de
se voient incapables de lui épargner une seule angoisse. Il Dieu. Il nous parle par elles d'une manière individuelle,
COOPÉRATION DE LA DIVINITÉ ET DE L' HUl\IANITÉ 29
28 RAYONS DE SANTÉ

un moment, dans le déchaînement de ma colère ; mars, dans


comme si nous pom·ions réellement entendre sa voix . C'est
rna miséricorde éternelle, j'ai eu compassion de toi, dit ton
dans ces Jll'om css<'s crue le Chri st nous communique sn grâce
Hédcmpteur, l'Etern el. » 16
Pt sa puis:-;nnce. Elles sont des fruill c s de cet arbre C(tti sert
<< Que votre cœ ur ne se trouble point. » << Je vous laisse
à << la gu é rison d es nations >> . 10 !1PÇII<'S, assimilées, elles de-
la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas
vit?nnent la force du car·<lcl èrc, l'inspiration et le soutien de
comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble pas
la vie . Hi e n ne peul ronferm cr un e plus grande puissance de
cl qu'il ne craigne point. » u
guérison. Hi <' n ne fH' uL mi eux ins pire r· le courage et la foi,
<< Chacun d'eux sera c· mme un abri contre le vent et un
sources d'énerg ie vitale pour l'être tout enlier.
refuge contre l'orage, corr.me des ruisseaux d'eau dans u ne
A Ce lui qui sc tr;~în c, tremblant, au bord de la tombe,
terre. aride, comme l'ombre d'un grand rocher dans un pays
à l'il me ,fa 1ig urc du fa rd cau de la souffrance et du péché,
désolé. » 18
répétez ces paroles du Sauveur, car c'est Lui qui les a toutes
<< Les affligés ct les mt sérables cherchent des eaux et
inspirées :
n'en trouvent point, et leur langue est d esséchée par la soif ;
« i\e c rnins point cn r je l'ni rncheté . Je l' ai appelé par
mais moi, l'Eternel, je les exaucerai ; moi, le Dieu d'Israël,
Inn nom ; 111 cs à moi . Quand tu traverseras les caux je serai
je ne les abandonnerai pas. >> 19 •
a\·rc loi ; qunnd lu franchirns les fkuvrs ils ne l'engloutiront
<<· Je répandrai des eaux sur le sol altéré, et des ruisseaux
pninl. Qu;JtHl 111 pn ss<'rns nu mili('ll du feu tu ne se,~ns point
sur la terre desséchée . Je répandr:.~i mon esprit sur ta pos-
hn)lé, el la fl a mm e ne le consurn c rn pa s. Car moi, l'Eternel,
tér ité , cl ma bénédiction sur ceux qui sortiront de toi. » 20
je suis lon llieu, le Saint d'l~raël, lon Sauveur. >> << C'est moi,
<( Tournez-vous vers m oi el soyez sauvés, vous tous qui
moi-même, qui efface les forf;tits pour l'amour de moi · et
je n~ me _sotn·icndrai plus de les péchés. >> (( l\'e crains p;int,
ha bitez les extré mités d e la terre ! >> 21
« II a pri s lui-mêm e nos infirmit és cl il a port é nos mnla-
car je SUIS aVl'C loi . >> 11
d ies . )) (( lzl a é té meurtri n ca use de nos péchés, brisé à
<< Comme un père est ému de compassion envers ses
ca use de .no. iniq.uit és . ~~c chtt tim enl crui nous donne la paix
enfants, l'E!Prncl est ému de compassion <'nv<'rs ceux qui le
est tombe ur !ur , ct c est p a r ses m eurtrissures que nous
crnignent. Car il sail de q110i nous sommrs faits ; il se sou-
avo ns la gué ri son. » 22
vient que nous ne s omm es que poussière ! >> 12
« Seulement reconnais la faute : tu as été infidèle à l'Eter-
nel ton Dieu. » << Si nous confessons nos péchés, il est fidèle
et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de
toute inicruité. » 13
« J 'ai e ffacé tes transgressions comme une nuée épaisse. et
les péchés comme un nuage. neviens à mor, car je t'ai ra-
cheté. » 14
« Qu:1nd vos péchés seraient comme le cramoisi, ils devien-
dront blancs comme la neige ; quand ils serai ent rouges corn-
me l'écarlate, ils deviendraient blancs comme la laine. » 1 5
<< Je t'ai aimé d'un amour éternel ; c'est pourquoi j'ai
conservé pour toi ma miséricorde. » << Je t'ai coché ma face
l.E RÔLE ÉDUCATEUR DU MÉDECIN 31
mais le plus grand nombre pèchent de plein gré et malgré
des connaissances dont ils ne com!Jrennenl pas assez .J'impor-
tunee pour y conformer leur vie. Le médecm a de nombreuses
occasions d'enseigner les principes de la santé, et de montrer
la nécessité de les pratiquer. Il peut faire beaucoup par ses
bons conseils, pour corriger les erreurs qui font un si grand
tort à l'humanité.

1.' lJ sage des 1\fédicaments

Le Rôle éducateur du ~édecin L'usage courant de médicaments toxiques est une pratique
r1ui engendre une multitude de maladies, et de maux d'ordres
E bon médecin est un éducateur. Il sait qu'au delà des divers plus graves encore. Beaucoup de gens ne recherchent
L rn;d;1dcs qu'ils soigne, sa responsabilité s'étend à la société pus la cause réelle de leurs malaises : leur unique préoccu-
pation est de se débarrasser de leurs souffrances et des inévi-
• Jans laqu elle il vil. li est aussi bien le gardien de la santé
morale que de la santé physiqttc. Il s'efforce non seule.ment lnbles incommodités qui en résultent. Pour y parvenir, ils
d'enseigner les méthodes thérapeutiques, mais aussi d'incul- rt!Courent à des drogues dont ils ne connaissent que très mal
quer de bonnes habitud es ct de répandre la connaissance des lns propriétés réelles, ou s'adressent au médecin pour lui
lois de la vie. demander un remède qui neutralise les effets de leurs erreurs,
mais sans penser le moins du monde à changer leurs habitu-
Nécessité d'enseigner les Principes de la Santé dfls nêfastes, cause de tout le mal. S'ils n'obtiennent pas l'a-
L'enseignement des principes de la santé n'a jamais été mélioration immédiate, ils essaient une autre médecine, puis
plus nécessaire qu'aujourd'hui . Malgré le confort croissant et uuc autre enc;ore. Ainsi, le mal sc perpétue.
les commodités dont on entoure la vic mode.rne, malgré les Il faut e,iseigner aux gens que les drogues ne guérissent
progrès remarquables de l'hygiène ct de la thérapeutique, le pns. S'il est vrai qu'elles apportent parfois un soulagem1·nt
déclin de ln vigueur physique et de la puissance d'endurance momenta né et que la guérison paraisse ré su Hcr de leur em-
est alarmant. Ce fait est digne de fixer l'attention de tous ploi, c'est parce que la nature a des forces vitales suffisantes
ceux qui ont à cœur le bien-être de leurs semblables. pour éliminer le poison et pour combattre les causes de la
Favorisées par notre genre de vie artificielle, des prati- malad ie. C'est en dépit des médicaments que la santé est
ques pernicieuses s'implantent partout au détriment des prin- •·ûtnblie. Mais dans la plupart des cas, les drogues ne font que
cipes de la snnté. Les mœurs et la mode combattent la na- l'!utnger la forme ou le siège de la maladie Souvent le poison
ture : les pt·atiques qu'elles imposrnt, les excès qu'elles excu- pnralt être inoffensif pendant quelque temps, mais en réalité
.;pnt affaihlissrnt pru à pru les forces phvsiques et intrllec- 1! reste à l'état latent dans l'organisme et peut y causer plus
tuelles, el ruinent la race. Il en résulte partout l'intempérance lnnl des troubles graves.
et le crime, la maladie' et la misère. Bien des maladies chroniques sont ducs à l'usage de mé-
Dien des gens, il est vrai, transgressent les lois de la dtenments toxiques, et nombre de vies sc sont ét~intes qui
santé parce qu'ils les ignorent, et ont besoin d'en être avertis ; • IIHsenl été préservées par l'emploi des méthodes naturelles
cie traitement. Les poisons contenus dans beaucoup de soi-
(30)
32 RAYONS DE SANTÉ
LE RÔLE ÉDU CATEUR DU l\IÉDECI N 33
disant remèdes créent des accoutumances et des besoins qui
La Préservation de la Santé
ruinent l'âme et le corps. Beaucoup de panacées populaires,
ou de spécialités ph armaceutiques, et même quelques-uns des On accorde généralement trop peu d'attention à la préser-
médicaments prescrits par les médecins, sont directement res- vation de la santé et on oublie que mieux vaut prévenir que
ponsables de la formation d'habitudes d'alcoolisme, d'opio- guérir.
manie ou d e morphinomanie, ces fléaux de l'humanité. Le devoir de chacun, envers soi-même et envers l'huma-
nité, est de s'enquérir des lois de la vie et de s'y conformer
La Puissance restauratrice de la Nature consciencieusement. Tous devraient se familiariser avec le plus
Le se ul espoir d'améliorer cet état de choses réside dans remarquable de tous Jes organismes, le corps humain, com-
le développement de l'éducation populaire à l'égard des lois pr endre les fonctions des différents organes, leurs relations
de la santé. Les médecins devraient enseigner que la puis- réciproques en vue de l'action harmonieuse de l'ensemble et
sance d e guérison ne se trouve pas dans les médicaments, étudier l'influence de l'esprit sur le corps, du corps sur i·es-
mais dans la nature. La maladie est l'effort de l'organism e prit, et les lois qui gouvernent l'un et l'autre.
pour réta blir un équilibre rompu par la violation des lois de
la santé. E n ca s de maladie, la cause doit d'abord être re- Entraînement aux Luttes de la Vie
cherchée ; les conditions insalubres doivent être écartées, et La santé ne dépend pas du hasard ; elle résulte de l'obéis-
les mauvaises habitud es corrigées. Ensuite on aidera la nature sance à des règles précises. Les athlètes le reconnaissent
à éliminer les impuretés et à rétablir l'état normal dans l'or- puisqu'ils se préparent avec le plus grand soin, se soumettant
gamsme. à un sérieux entr::lînement et à un e discipline sévère. Chacune
de leurs habitudes physiqu es est soigneusement réglée, car
Remèdes naturels ils savent fort bien qu e la négligence, les excès, ou le défaut
L'air pur, le soleil, la tempérance, le repos, l'exercice, de soins, e~ affaibli ssant ou. paral~s::mt l'un ou . l'autre des
une alimentation judicieuse, l'emploi de l'eau, la confiance organes de ; eur corps, occaswnnera1ent leur défatte.
en la puissance divin e, - tels sont les seuls vrais remèdes. Combien sont plus importantes encore les précautions à
Chacun d evrait les connaître et savoir s'en servir. Il est essentiel prendre pour obtenir le succès dans les luttes de la vie 1 Ce
de posséder la connaissance des principes thérapeutiques et n'est pas à un simulacre de bataille que nous prenons part :
d'avoir en même temps une expérience de leur application nous soutenons une lutte dont les résultats sont éternels. Nous
judicieuse. avons à nous mesurer avec des ennemis invisibles. Les mau-
L'emploi des remèdes naturels demande, il est vrai, des vais a nges combattent pour obtenir la domination sur chaque
précautions et des efforts qui rebutent bien des personnes. Nre humain. Tout ce qui fait tort à la santé affaiblit non seu-
La façon dont la nature gu érit et r econstitue est graduelle ; IPment la vigueur physique, mais aussi les énergies mentales
elle partiit lente aux impatients. D'autre part, l'abandon des C'L morales. La satisfaction habitu elle d es penchants malsains
plaisirs malsains exige un sacrifice. Mais ceux qui persévè- n•nd plus difficiles le discernement du bien ct du mal et la
rent découvrent bientôt que la nature, quand on cesse de la ri'·:;istancc aux influences mauvaises. Elle multiplie pour nous
contrecarrer, fait son œuvre avec sagesse el leur obéissance IP!-1 risq ues de défaite et de chute.
à ses lois est récompensée par un retour à la santé du corps « Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous
et de l'âme. wlu·c nt , mais qu' un seul remporte le prix ? » 1 Dans la lutte
a
34 RAYONS DE SANTÉ LE RÔLE ÉDUCATEUR DU MÉDECIN 35
où nous sommes engagés, la victoire est acq~ise à t~us ~e~x Il ne peut y avoir de progrès réel que si cette puissance est
qui sauront s'imposer la discipline d'une obé1ssan~e 1~ph~lte reconquise.
aux principes divins. Mais trop souvent, hélas, l apphcatwn Le corps est le seul intermédiaire par lequel l'esprit et
de ces principes aux détails de la vie est considérée _comme l'âme se développent pour former le caractère. De là les ten-
étant d'une importance secondaire et indigne d'attentwn. Et tations de l'adversaire des âmes en vue d'affaiblir et de dé-
cependant, si nous considérons l'enjeu de la lutte. engagée, grader nos forces corporelles. Son succès dans ce domaine
rien de cc qui nous concerne ne nous paraîtra négh_geable. lui assure la chute de l'être tout entier. Nos tendances nous
Chaque acti on jcllc son poids dans la balance, so1t dans le <!ntratnent avec certitude à la ruine et à la mort, à moins
plateau de ln victoire , soit dans celui · de la défaite. L'Ecri- qu'une puissance supérieure ne les maîtrise.
ture nous dit : « Courez donc de manière à remporter le Le corps doit être dominé pnr les plus nobles énergies de
prix. >> 2 l'at re. La volonté doit contrôler les passions et se soumettre
Le résultat d'un désir intempérant fut, pour nos premiers t•llc-mêmc à Dieu. La puissance royale de la raison, sanctifiée
parents, la perle de l'Eden. La tempérance en toutes choses par la grâce divine, est instituée pour tenir le sceptre dans
joue, en vue de notre rétablissement en Eden, un rôle plus 1101 re vie.
considéra.blc qu'on ne le pense généralement. Il faut que les exigences de Dieu pénètrent profondément
Faisant allusion aux sacrifices consentis par ceux qui par- dans la conscience, que les hommes et les femmes comprcn-
ticipaient aux anciens jeux grecs, l'apôtre Paul écrit.= « Tous tlf'nt leur devoir de se dominer soi-même, d'être purs ct affran-
ceux qui combattent s'imposent toutes sortes d'abstmences ; chis de toul appétit dépravé ct de toute habitude dégradante.
et ils le font pour une couronne corruptible, mais nous, nous Ils ont besoin d'être pénétrés du fait que toutes les énergies
le faisons pour une couronne incorruptible. Ainsi donc, je •noral<·s d phyRi<(II<'S Aont 1111 don de Dieu cl doivent être
cours, et ce n'est pas à l'aventure ; je frappe, et c~ n'est _pas <:ouRc·•·véos uvpc: so llicitude JHHII' son service.
en l'air, mais je traite durement mon corps et Je le t1e~s lla11 s 1• ritu ·1 ancien, qui n'étnit autre qu'un symbole de
assujetti, de peur qu'après avoir prêché aux autres je ne so1s l'Evangi le, ~ufune offrande tarée ne pouvait être apportée à
moi-même rejeté. » 3 l'autd de ])~. Le sacrifice qui représentait Jésus-Christ de-
vait être sans tache. L'Ecriture Sainte en fait une illustration
Les Bases de la Ré{orme dP <:c que doivent être les enfants de Dieu, - « un sacrifice
Pour être viable, une réforme doit avoir comme point de \tvant, saint, agréable à Dieu. »'
départ la perception nette d'une vérité fondamentale. Si, d'une
Nh·c•ssilé de la Puissance divine
part, un danger se cache dans la philosophie étroite et dans la
froide orthodoxie, d'autre part le libéralisme insouciant pré- Aucune vraie réforme ne peut être accomplie sans la
sente un danger plus grand encore. Le fondem~nt de toute puisRa ncc divine. Les barrières humaines contre les tendances
réforme durable, c'est la loi de Dieu. Nous . devons faire com- nolurellcs ct acquises ne sont que des digues de sable contre
prendre d'une manière claire et distincte la nécessité d' ob_éir 1111 torrent. Tant que la vie de Christ ne vivifie pas nos exis-

à cette loi. Ses principes, aussi éternels et absolus que D1eu 1' nn~s. nous ne pouvons résister aux tentations qui nous assail-
lui-même, doivent être rendus manifestes à tous. lt·nl du dehors et du dedans.
L'un des plus déplorables effets du péché originel fut de Christ vint dans ce monde et vécut selon la loi de Dieu
faire perdre à l'homme sa puissance de contrôle personnel. pott!' que l'homme pû.t avoir une maîtrise parfaite sur les incli-
36 RAYONS DE SANTÉ
LE RÔLE ÉDUCATEUR DU MÉDECIN 37

nations naturelles qui corrompent son âme. Médecin de l'âme aux coutumes néfastes et accepteraient les principes divins
et du corps, Il donne la victoire sur les désirs ennemis. Il de la vie.
pourvoit l'homme dè toutes les facilités nécessaires à l'acqui- La Puissance de l'Exemple
sition d'un caractère parfait.
Le ~édecin est appelé, par sa profession, à pénétrer dans
Lorsqu'on se soumet à Christ, l'esprit se place sous le con-
I(~S famrlles, à veiller au chevet des malades ; il calme leurs
trôle de la loi royale qui proclame la liberté de tous les cap-
alarmes, leur rend la santé alors qu'ils touchaient au bord
tifs. En s'unissant à Christ, l'homme devient libre. La soumis-
sion à la volonté de Christ, c'est la restauration de l'humnnité
parfaite
Obéir à la loi de Dieu, c'est être libéré de l'esclavage du
péché cl délivré des passions humaines. L'homme peut, en
obéissnnt, sc dominer soi-même, dompter ses propres incli-
nations cl vaincre les « princes de cc monde de ténèbres »
cl les « esprits méchnnls qui sont dans les lieux célestes. >> 5 .
1

L'Enseignem ent dans la Famille

C'est sans contredit dans la famille que ces instructions


sont le plus nécessaires, et qu'elles accompliront le plus de
bien. Les parents contribuent à poser les fondements Ùl l carac-
tère et des bonnes habitudes. Le mouvement de réforme doit
débuter en leur faisant comprendre que les principes de la
loi de Dieu engendrent la santé physique aussi bien que la
santé morale. Montrez-leur que l'obéissance à la Parole de
Dieu est notre seule sauvegarde contre les maux qui entraî-
nent le monde à la destruction. Mettez en évidence la respon-
sabilité des parents, non seulement envers eux-mêmes, mais
/ ,r 111 t deci11 .7 ui
aussi envers leurs enfants. Ce sont eux qui offrent à leurs r «l upp c l~ par sa
wn{t·~·sio" à pét~é-
enfants un exemple d'obéissance ou de transgression. La des- ,,.,.r dat18 les familles, ....
tinée de leur famille est déterminée par leur exemple et leurs 1/11(/ 11 1' UÎIISÎ leur COfl·
(111111'1' el l eur af(eclion.
enseignements. Les enfants seront ce que les parents les ont
faits .
de· la lo_m b_e, ou leur parle d'espoir s'ils sont . mourants ; 11
Si les parents pouvaient êtr e amenés à considérer par eux-
•.• gJCP :unst, . dans leur confiance et leur affection, une place
mêmes les conséquences de leurs actions, et à voir comment
leur propre vie et reur influence perpétuent et acCroissent la ~ .''I(JIH:Ilc b_rcn peu sauraient prétendre. Le prédicateur de
1 l •.vr~JC gtlc. lur -même ne dispose pas de facilités aussi grandes,
puissance du péché ou la puissance de la justice, un chan-
111 d uuc mfl uence aussi étendue.
gement se produirait certainement. Beaucoup renonceraient
38 RAYONS DE SANTÉ LE RÔLE ÉDUCATEUR DU MÉDECIN 39

L'exemple du médecin, comme son e?seignement, doit êt;.e dénoncer à ses malades la cause de leurs souffrances. Mais
une puissance positive en faveur du bten. La réforme qu tl s'il emploie lui-même ces poisons pernicieux, quelle valeur
s'agit d'accomplir a besoin d'hommes et de femmes dont 1~ ses paroles auront-elles ? Conscient de ses propres faiblesses,
conduite offre un exemple d'empire sur soi-même. Ce qm n'hésitera-t-il pas à signaler le danger qui compromet la vie
donne du poids aux principes que nous inculquons,. c'es~ la de son malade ? En usant lui-même de ces choses, comment
façon dont nous les pratiquons. Le monde a besom d ~ne pourra-t-il convaincre la jeunesse de leur malfaisance ?
démonstration vivante de cc que peut faire la grâce de Dteu Un médecin peut-il être dans la société un exemple de
pour rétnhlir l'homme dans· sa royauté perdue et lui ~onner pureté et d'empire sur soi-même, peut-il travailler avec effi-
l'empire sur lui-même. Il n'y a rien de plus nécessaire au cacité en faveur de la tempérance, s'il se laisse aller lui-même
monde que 1:~ connaissnncc de la puissance salutaire de à de funestes habitudes ? Peut-il accomplir son œuvre auprès
l'Evan gile, révélée dans la vie des imitateurs du Christ. des malades et des mourants lorsque sa propre haleine est
Le médecin csl· continuellement en relation avec des gens empestée de l'odeur des liqueurs et du tabac ?
qui ont besoin d'être fortifiés et encouragés par un bon En troublant son système nerveux et en obscurcissant son
exemple. 13eaucoup sont faibles de caractère ; ils manquent cerveau par l'usage des 1\arcotiques, peut-il mériter la con-
d'cm pi re sur eux-mêmes ct sont facilement vaincus par la fiance de ceux qui le croient médecin de talent ? Il ne peut
tentation. Le médecin ne peut venir en aide à ces âmes que discerner rapidement et agir avec précision.
si sa propre conduite révèle une fermeté de principes qui. ~ui S'il n'observe pas les lois qui gouvernent son être, s'il
permellc de triompher des habitudes funestes et _des dest~s préfère les plaisirs égoïstes · à la vigueur du corps et de
malsains. Sa vie doit manifester l'œuvre d'une pmssance dt- l'esprit, ne sc déclare-t-il pas ainsi indigne de se voir confier
vine. S'il manque en cela, quelque persuasives que soient ses des vies humain es dont il soit responsable ?
paroles, son influence s'exercera en .faveur du mal. .
Découragement
Bien des gens recherchent les soms et les conset!s du mé-
decin une fois que leurs mauvaises habitudes en ont fait des Quelque c'o nsciencieux et expérimenté que soit un médecin,
épaves. Ils sont faibles, meurtris, brisés ; ils compren~ent il rencontre beaucoup de décourngcmcnts ct d'insuccès appa-
leur folie et leur incapacité de la vaincre. Il ne devrait . y rents. Souvent ses efforts ne le conduisent pas au but qu'il
avoir, dans l'entourage de ces personnes, rien ~ui entretienne voudrait atteindre. Quoique ses malades recouvrent la sa~té,
les pensées et les sentiments auxquels elles dotvent leur état. il n'en résulte parfois aucun bien, ni pour eux ni pour le
Elles ont besoin d'une atmosphère pure et de pensées nobles monde. Beaucoup ne se rétablissent que pour commettre à
et élevées. Qu'elle est terrible la responsabiiité de ceux qui nouveau les erreurs qui leur ont attiré la mnladie et J•Our
devraient leur donner le bon exemple et qui, asservis eux- s'aba ndonner avec la même nrdeur nu tourbillon des plaisirs
mêmes à des habitudes pernicieuses apportent à la tentation égoïstes ct insensés. Les efforts du médecin semblent perdus.
une force nouvelle ! Le Christ a fuit la même expérience ; Il ne cessa cependant
de travailler en faveur des âmes souffrantes. Des dix lépreux
Le Médecin et la Tempérance qui furent purifiés, un seul apprécia la valeur du don qui
Beaucoup de ceux qui consultent le médecin ruinent leur lui avait été fait ; ct c'était un étranger, un Snmaritain. Mais
corps et leur âme par l'usage du tabnc et des boissons pour l'amour de cehii-là, le Christ guérit aussi les neuf au-
cnivrnntes. · Le médecin qui comprend ses responsabilités doit tres. Si le médecin n'a pas plus de succès que le Sauveur, .
4.0 RAYONS DE SANTÉ LE RÔLE ÉDUCATEUR DU MÉDECIN 41

qu'il prenne une leçon du grand Médecin dont il est écrit : ennoblie par la fermeté d'intention que l'on ne trouve qu'en
«Il n'aura ni défaillance ni découragement,» et <dl contem- Dieu. Il doit exemplifier l'excellence du caractère divin. Jour
plera le fruit de ses labeurs et Il en sera rassasié de joie. »a . après jour, heure après heure, instant après instant, il doit
Quand bien même une seule âme eût accepté la Bonne Nou- vivre comme en la présence d'un monde invisible. Comme
velle de sa grf\cc, le Christ aurait quand même consenti, pour Moïse, il doit agir «comme s'il voyait Celui qui est invisible>>.
la sauver, à vi vre tmc vic de labeur et d'humiliation et à La justice vient de la divinité. Aucun homme ne peu t
mourir sur la croix. Si, pat· nos efforts, un seul être humain mener devant ses semblables une vie pure, si cette vie n'est
peut être élevé, ennobli ct rendu digne de briller dans les cachée avec le Christ en Dieu. Plus son activité est grande
cours célestes, n'est-cc pas déjà un résultat réjouissant ? parmi les hommes, plus intime doit être la communion du
cœur avec le ciel.
Besoins personnels et Périls du Médecin Plus ses devoirs sont urgents et ses responsabill.tés éten-
Les devoirs du médacin sont ardus et fatigants. Pour dues, plus aussi le médecin a besoin de la puissance d'en-
s'en acquitter avec succès il lui faut une forte constitution cl haut. Il doit consacrer moins de temps aux choses temporelles
une santé robuste. Un homme faible et maladif ne peut sup- pour en accorder davantage aux choses éternelles. Il doit
porter le tr;:~vail pénible qui incombe au médecin. Celui qui résister à un monde exigeant qui voudrait l'occuper assez
manque d'un parfait contrôle sur soi-même n'est pas qualifié pour le séparer de la source de sa force. Plus que tous les
pour s'occuper de tous les genres de maladies. hommes, il doit, par la prière et l'étude des Ecritures, se
Souvent troublé dans son sommeil, obligé parfois de né- placer sous l'égide de Dieu. Il doit vivre en communion cons-
gliger de se nourrir, privé dans une large mesure des dis- tante avec les principes de vérité, de justice et de grâce qui
tractions sociales et des privilèges religieux, le médecin pa- sont pour l'âme la révélation des attributs de la divinité.
rait astreint à un genre de vie bien morne. Les afflictions Dans la mesure où la Parole de Dieu est acceptée et mise
qu'il rencontre, la pusillanimité des uns, la rlépravation des en pratique, elle empreint de sa puissance et de sa vie chaque
autres, attristent son cœur et ébranlent sa confiance dans principe d'action et chaque trait du caractère. Elle purifie
l'humanité. chaque pensée et règle chaque désir. Ceux qui se fondent
La lutte contre la maladie et la mort mobilise chaque éner- sur la Parole de Dieu se conduisent comme des hommes et
gie jusqu'à sa limite d'endurance. La réaction de ce terrible sont forts. Ils s'élèvent au-dessus des choses basses dans une
effort éprouve intensément le caractère : c'est alors qu'il est atmosphère exemple de toute im pureté.
le plus accessible à la tentation. Plus que quiconque le méde- Si l'homme ést en communion avec Dieu, les principes iné-
cin a besoin de contrôle sur soi-même, de pureté d'esprit et branlables qui préservèrent Jose ph et Daniel de la corruption
d'une foi vivante. Pour l'amour des autres et dans son propre des cours païennes, lui font une vie parfaitement p.urc. Son
intérêt, il- ne peut sc permettre de méconnaître les lois phy- caractère est sans tache ; la lumière de Christ brille de tout
siques. L'insouciance dans ce domaine l'amènernit bien vite son éclat dans son existence. L'étoile du matin se lèvera sur
à l'insouciance au point de vue moral. lui dans toute sa gloire.
Une telle vie est une barrière contre le mal, une sauve-
-La seule Sauvegarde garde pour ceux qui sont tentés, une lumière pour ceux qui
La seule sauvegarde du médecin dans toutes les circons- cherchent leur route à travers les difficultés et les décourage-
.t~nces, c'est l'action conforme aux principes divins fortifiée et ments : elle est une force incalculable au service de la société.
Ünseignement et G uérison
ORSQUE le Christ envoya ses apôtres faire leur pre-
L mière tournée missionnaire, Il leur dit : « Sur votre route,
prêchez et dites : Le noyaume des cieux est proche. Guéris-
sez les malades, ressuscitez les morts, nettoyez les lépreux,
chassez les démons ; vous avez reçu gratuitement, donnez
'
gratuitement. »1
Aux soixante-dix disciples envoyés plus tard, Il dit : « Dans
quelque ville que vous entriez... guérissez les malades qui
s'y trouveront et dites-leur : Le noyaume de Dieu s'est appro-
ché de vous. » 2 .La présence ét la puissance du Seigneur étaient
avec eux, « et les soixante-dix revinrent avec joie, disant :
Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton
nom. »3
Après l'ascension du Christ, la même œuvre fut poursui-
vie. Les scènes de son ministère se répétèrent. « Le peuple
des villes voisines venait aussi en foule à Jérusalem, amenant
des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs
ct tous étaient guéris. »4
Et les disciples « étant partis, prêchèrent en tous lieux
le Seigneur agissait avec eux. >> 5 « Philippe étant descendu
dans la ville de Samarie, y annonça le Christ. La foule était
unanime à écouter avec attention ce que disait Philippe. Car
des esprits impurs sortaient d'un grand nombre de possédés,
Au puits de Jacob, Jésus, fatigué d'un long voyage, parle à la
conscience d'une Samaritaine oublieuse de ses devoirs. et beaucoup de paralytiques et d'impotents étaient guéris. Ce
fut une grande joie dans cette ville. »6
(42)
(43)
44 RAYONS DE SANTÉ
ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON
L'OEuvre des Disciples
Ses succès comme médecin lui valurent de nombreuses occa--
Luc, l'auteur de l'Evangile qui porte son nom, fut un sions de prêcher le Christ parmi les pnïcns.
missionnaire médical. Dans les Ecritures il est appelé « le
· Le plon de Dieu est que nous imitions les disciples dans
médecin bi en-aimé >>. 7 L'apôtre Paul entendit parler de son
leur méthode de travail. La guérison physique est liée à la
talent comme médecin ct comprit que le Seigneur lui avait proclamation de l'Evangile. Dans l'évangélisation, l'enseigne-
ment et la guérison ne doivent jamais être séparés.
La tâche des disciples était de répandre la connaissance
de l'Evangile. La proclamation au monde entier des bonnes
nouvelles que le Christ
avait apportées a!tX
hommes leur fut con-
fiée. Ils s'en acqmtlô-
rent fidèlement enven
leurs contemporains
en une seule _généralioi; .
l'Evangile fut annont:é
dans le monde enlier
Tous ceux qui crai-
gnent le nom de Dien
sont, eux aussi, tcn us
d'annoncer l'Evangile nt t
monde. L'Evangile est le
.seul _ antidote contre le
péché et la misère. Faire
Le peup.le ... venait en
connaître à l'humamté
{oule amenant des malades. entière le Message de
.grâce qui vient de Dieu,
voilà le premier devoir L'apôtre Paul soignait les malades, et
de ceux qui en connats- priait ensuite que la puissance gué-
de la ·tombe, ou leur parle d'espoir s'ils sont mourants ; - il rissante de Dieu reposât sur eux
sent la puissance de guérison.
pendant quelque lemps, son compagno~ de voyage. Ensuite,
Paul laissa Luc à Philippe, en Macédoine, où il continua à
Nécessité de l'Evangile
exercer la médecine pendant plusieurs années tout en · prê-
chant l'Evangile. Il soignait les malades, et priait ensuite pour Lorsque le Christ envoya ses disciples en mission, la foi
que la puissance guérissante de Dieu reposât sur les affligés. en Dieu et en sa Parole s'était presque retirée de la ·terre.
Ainsi le chemin était ouvert à la proclamation de l'Evangile Parrrii le peuple juif, qui prétendait connaître Jéhovah, les
-Saintes Ecritures' avaient été mises· de côté en faveur de's tra'-
46 RAYONS DE. SANTÉ ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON 47
ditions et des spécui<llions humaines. Les ambitions égoïstes, une activité croissante, à égarer et à corrompre les esprits, à
le désir de paraître, l'amour du gain, absorbaient les pensées. souiller et à détruire les corps ?
A mesure que la crainte de Dieu disparaissait, la compassion Et tandis que le monde est submergé par ces maux, l'Evan-
envers les hommes s'en allail. L'égoïsme régnait et Satan gile est trop souvent présenté d'une manière si indifférente
triomphait dans son œuvre de dégradation et de misère. qu'il n'influence que fort peu la conscience et la vie des hom-
Les agents sataniques prirent possession de l'homme. Son mes. Il y a partout des cœurs qui, épris d'idéal, soupirent
corps, destiné à être le temple de Dieu, devint le repaire des après la puissance qui les libérera du péché et du mal sous
démons. Les sens, les nerfs, les organes, influencés par des toutes ses formes , et leur donnera la santé, la vie et la paix.
forces Sttruaturclles, sc laissèrent dominer par les passions Beaucoup de ceux qui ont autrefois connu la puissance de la
les plus viles . L'empreinte des démons semblait avoir été Parole de Dieu s'en sont écartés au contact de ceux qm ne
appo. é sur les visages des hommes, ct leurs traits repro- craignent point Dieu, mais soupirent maintenant après la pré-
duisaient l'ex pres ion ùcs légions diaboliques dont ils étaient sence divine.
possédés. Il y a dix-neuf siècles, le monde avait besoin de la révé-
Quelle csl la condition actuelle elu monde ? La foi en la lation du Christ ; il en a besoin aujourd'hùi encore. Une ré-
Diblc n'est-ell e pns aussi bien détruite aujourd'hui par la forme complète est indispensable, et seule la grâce du Christ
haute critique cl les hypothèses scientifiques qu'elle ne l'était peut accomplir au triple point de vue physique, intellectuel
au temps elu Chr·ist par la tradition et le rabbinisme ? L'avi- et moral l'œuvre de restauration qui s'impose.
dité, l'ambition ct l'amour du plaisir n'ont-ils pas sur le cœur
de l'homme une emprise aussi forte qu'autrefois ? Dans le La Méthode du Christ pour atteindre les Ames
monde soi-disant chrétien, au sein même des églises qui por-
tent ce nom, ils sont rares ceux que gouvernent les principes La méthode du Christ pour atteindre les âmes est la seule
chrétiens ! Dans le domaine des affaires, de la société, de la qui réussisse. Le Sauveur se mêlait aux hommes pour leur
famille, ct même de la religion, combien peu dirigent leur vie faire du bien, Il leur témoignait sa sympathie, prenait soin
de chaque jour selon les enseignements du Christ ! N'est-il d'eux et gagnait leur confiance ; puis Il leur disait : « Suivez-
pas vrai que « la justice s' est tenue loin de nous .... la droiture moi».
ne peut trouver accès .... quiconque s'écarte du mal est en De même, il nous faut entrer en rapport intime avec les
butte aux attaques des méchants » ?8 gens par des efforts personnels. Si l'on accordait moins de
Nous vivons au milieu d'une épidémie de crime, devant temps aux sermons et davantage au travail personnel, de plus
laquelle les hommes qui craignent Dieu sont frappés d'hor- g rands résultats seraient obtenus. Il faut soulager les pauvres,
reur. La corruption prévaut au-delà de tout ce qu'une plume soigner les malades, réconforter les souffrants, instruire les
humaine peut décrire. Chaque jour apporte des nouvelles de ignorants et conseiller les inexpérimentés ; nous devons pleu-
conflits politiques, de cor ru plions et de fraudes . Chaque jour rer avec ceux qui pleurent et nous réjouir avec ceux qui se
fournit sa liste écœurante de violences et de désordres, d'in- réjouissent. Accompagnés de la puissance que donnent la con-
différence aux souffrances h11maines, de meurtres atroces com- viction, la prière et l'amour, cette œuvre ne saurait en aucun
mis avec une diabolique férocité. Chaque jour est témoin des cas rester stérile.
progrès de la folie, du crime et du suicide. Qui oserait nier Souvenez-vous toujours que le -but du travail missionnaire
que les agents de Satan travaillent parmi les hommes avec médical est de conduire les malades au divin Crucifié qui ôte
4.8 RAYONS DE SANTt ENSEIGNEMENT ET GU ÉUIS O!'> 4 !)

les péchés du monde. En Le contemplant ils seront transfor- leu r npporle. Leur cœur est touché lorsqu'ils sc voient visités
més à son image. Encouragez les malades et les souffrants avec un entier désintéressem ent pa r cette personne qui vient
à regnrder à Jésus et à vivre ; présentez constamment Jésus, soigner les malades , nourrir les a ffam és, hnbiller ceux qui
le grand Médecin, à ceux que la maladie de l'âme ou du sont sans vêlements, consoler les nffligés, et diriger avec
-corps décourage ; pnrlez-leur de Celui qui peut compatir à do uceu r les r egards de chncun vers Celui dont elle est la
leurs faiblesses . Encouragez-les à se remettre entièrement en- lll cssagèrc d'amour ct de pitié. Leur gratitude s'éveille, leur
tre les mains de Celui qui est mort pour que nous ayons la foi s'allume : Ils
vie élcmcllc. Parlez de son amour, et de sn puissance pour comprennent que
sauver. Dieu prend soin
Tel est le devoir solennel et le précieux privilège du mis- d'eux et se pré-
sionnaire médical ; le ministère personnel en prépnre le che- parent à écoute·
min. Dieu touche souvent les cœurs par nos efforts à soulager sa Parole.
les souffrances physiques. Que ce soit
L'œuvre missionnaire médicale vient en -tout premier lieu dans les missions
dans l'évangélisation ; elle coopère intimément avec l'œuvre lo intain e s , ou
du ministère proprement dit à la propagation de l'Evangile da ns son propre
par la prédication ct par l'exemple.
pays, chaque mis-
sionnaire , hom-
Le Travail de la Garde-Malade missionnaire me ou femme,
trouvera plus fa-
Il y a pnrtout des gens qui n'entendent jamais la Parole de cilement le che-
Dieu et n'assistent à aucun service religieux. Pour que l'Evan- min des cœurc;,
gile leur parvienne, il faut le leur porter. Or il se trou've rt se rendra
que le soulagement de leurs souffrances physiques offre sou- ht'a ucoup ,Plus
vent un moyen de les aborder. Les gardes-malades mission- uli le, s'il est ca-
naires, au cours des soins qu'elles donnent dans les familllcs, pable de soigner
ou des visites qu'elles font aux pauvres, trouveront bien des l<'s malades. Les
occasions de prier, de lire quelques portions de la Parole femm es qui vont
de Dieu, et de parler du Sauveur. Elles peuvent intercéder en ("Omme miSSIOn-
faveur de ceux qui n'ont aucune force de volonté pour contrô- L es gardes -ma lades m issionnaires tro11vc -0nt bien des
ll alrcs dans les occasion s de lire quelqu es portions de lu T' 1role de Dieu.
ler leurs passions, ·apporter un rayon d'espérance dans la vie
pnys païens peu-
des désolés et des· vaincus, et témoigner par des actes de
l' t'Ill ainsi trouver le moyen de parler de l'Evangile aux femmes
bonté une affection qui rendra plus fncile à ces êtres souffrants
dr• l'es pays, tandis que toute autre porte resterait fermée. Tous
la croyance à l'amour du Christ.
J, r'·vangélistes devra ient savoir donner des traitements sim-
Beaucoup ne croient plus en Dieu et ont perdu leur con-
p lr· qu i sont si précieux pour calmer la douleur et pour
fiance en l'homme. Toutefois ils savent reconnaitre et appré- H111'•ri r.
cier la sympathie véritable qu'on leur témoigne et l'aide qû'on
RAYONS DE SANTÉ
ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON 51
50
L' Enscignemc11l des Principes de la Santé Tous les serviteurs de l'Evangile devraient considérer la
propagation des principes de la santé comme faisant partie
Ceux qui annoncent l'Evangile devraient être_ capables d'en- intégrante de leur mission. Le monde a grand besoin de leur
seigner les principes de l'hygiène. La m~la~re e_st_ partout, activité dans ce sens, et partout les portes leur sont ouvertes.
mais dans la plupart des cas elle pourrait etre e:llée par
l'obéissance aux lois de la santé. Les gens ont besom de com- Le Travail individuel
prend re l'influence de ces lois sur lc~r bi~_n-être, pour celte La tendance à substituer les œuvres · collectives à l'effort
vie et pour la vie à venir, et de sav01r q~ 1ls devront rendre personnel ·se rencontre partout. L'esprit humain aime centra-
compte de la manière dont ils auront traité _leu_r corps, car liser, édifier de grandes églises et de puissantes institutions.
Dieu l'a constitué en vue d'en faire son habitatiOn et Il leur :\insi des quantités de gens abandonnent à ces institutions les
demande d'en prendre soin. Cette vérité des Sainte~ Ecr~tures œuvres de bienfaisance ; ils renoncent à entrer eux-mêmes en
doit les inspirer : « Nous sommes le temple du ~1eu VI~a.nt, contact avec le monde, et leurs cœurs s'endurcissent. Ils ne
comme . Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au m1heu s'intéressent qu'à leur propre personne, deviennent indiffé-
d'eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. ~>
9
rents, et leur amour pour les âmes et pour Dieu périt.
Des milliers de gens ignorent les moyens de soigner . les Le Christ a confié à ses disciples un travail personnel, que
malades simplement, sans médicaments toxiques, et serarent l'on ne peut faire par procuration. Apporter aux malades et
heureux de les connaître. Le besoin de connaissances concer- aux pauvres ce dont ils ont besoin, proclamer l'Evangile à
nant la réforme alimentaire, se fait grandement sentir. Les ceux qui se perdent, sont des tâches qui ne doivent pas être
mauvais principes diététiques et l'emplo~ d'alime~t~ nuisibles abandonnées à des comités ou à des œuvres de bienfaisance.
sont responsables de la plus grande partie des _m1seres et des L'Evangile éveille le sentiment des responsabilités personnel-
crimes qui font de notre terre un monde maudit. les, il exige des efforts individuels, le sacrifice de soi-même.
En enseignant les principes de la santé, ayez toujours e.n « Va dans .les chemins et le long des haies », ordonne J é-
vue l'objet essentiel de la réforme : assurer le ~lus haut de- sus, « et cont?{ins les gens d'entrer afin que ma maison s01t.
veloppement du corps, de l'esprit et de l'âme . . Faites co~pr~n­ remplie. »10 Le Seigneur met ses serviteurs en relation directe
dre que les lois de la nature étant celles de Dieu_, sont etablies avec ceux qu' l veut secourir. « Recueille dans ta maison les
pour notre bien ; que PDtre soumission à ces lois nous donne malheureux sans asile, revêts ceux qui sont nus, >> dit le
le bonheur dans cette vie et nous aide à nous préparer en vue Seigneur. « Ils imposeront les mains aux malades, et ceux-ci
de la vie à venir. seront guéris. >> 11 Les bénédictions de l'Evangile ne peuvent
Encouragez les gens à étudier les manifestations de l'a~our être communiquées que par un ministère personnel.
et de la sagesse de Dieu dans ~es œuvres de_ la I~ature~ ~Iles­
To us à l'OEuvre
leur d'étudier le corps hum am, ce merveilleux orgamsme,
ainsi que les lois qui le gouvernent. Ceux qui verront l'amour Pour instruire son peuple d'Israël, Dieu ne s'est pas servi
de Dieu, qui apercevront quelque chose de la _sage~se et de d'u ne classe privilégiée, à l'exclusion de toute autre : Daniel
la bonté de ses lois, comprendront leurs dev01rs dune ma- 1\lait un prince de Juda ; Esaïe appartenait aussi à la famille
nière toute différente. Au lieu de regarder l'obéissance aux royale ; David, par contre, était un berger, Amos, un pâtre.
lois de la santé comme un sacrifice, un renoncement doulou- Zacha rie, un captif de Babylone, et Elisée, un laboureur. Le
reux, ils l'accepteront comme une bénédiction inestimable . Seigneur a choisi pour le représenter des prophètes et des
ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON
52 RAYONS DE SANTÉ

princes, des -nobles et des gens du peuple, et leur a enseigné sen t le monde. Beaucoup seraient disposés à se mettre à l'œu-
les vérités qu'ils devaient transmettre au monde. vre si on leur montrait comment ils doivent s'y prendre. Ils
Dieu ordonne à chacun de ceux qui ont part à sa grâce ont besoin d'être enseignés et encouragés. Chaque église est
de se mettre à l'œuvre pour en sauver d'autres. Nous devons une école d'ouvriers chrétiens. Ses membres doivent apprendre
individuellement nous lever là où Dieu nous a placés, et dire : à expliquer la Bible dans les familles, à diriger des classes
« Me voici, envoie-moi ! >> 12 Une responsabilité repose sur de Bible dans l'église, à secourir les pauvres, à soigner les
tous, prédicateurs de. l'Evangile, gardes-malades missionnaires, malades et à travailler en faveur des inconvertis. Il devrait v
médecins et chrétiens de toutes conditions, qu'ils soient corn- avoir des écoles d'hygiène, des écoles de cuisine et des cla;-
merçants ' o'u fermiers, qu'ils exercent une profession libérale ses qui enseignent les différentes branches du service chrétien.
ou qu'ils travaillent de leurs mains. Notre tâche est de révéler J\1ais l'enseignement seul ne suffirait pas ; il faut aussi un
aux hommes l'Evangile de leur salut. Tout ce que nous entre- travail effectif sous la direction de maîtres compétents. Que
prenons dans la vie doit être un moyen de l'accomplir. ceux-ci montrent l'exemple en travaillant en faveur des néces-
Ceux qui s"acquittent de leur devoir ne seront pas seuleme:-:.t siteux , et d'autres, se joignant à eux, apprendront à les Imi-
en bénédiction aux autres, ils seront bénis eux-mêmes. · Le ter. Un seul exemple vaut plus qu'un grand nombre de p ré-
sentiment du devoir accompli aura une h~ureuse influence sur ceptes.
leur âme. Le découragé oubliera son abattement, le faible de- Que chacun fasse tout ce qui dépend de lui pour cultiver
viendra fort, l'ignorant intelligent, et tous trouveront une aide ses forces physiques et mentales et les mettre au service de
infaillible en Celui qui les a appelés. Dieu là où sa providence l'appellera. La même grâce qui des-
cendit sur Paul et sur Apollos et qui les distingua à caust>
L'Eglise est une Ecole de leur excellence spirituelle, sera. donnée aujourd'hui aux
L'Eglise de Christ est organisée pour le service. So~ ~ot missionnaires chrétiens dévoués. Dieu désire que ses enfants
d'ordre est : Servir. Ses membres sont des soldats qm sen- soient instrui~ et intelligents, afin que sa gloire soit révélée
rôlent sous les ordres du Capitaine de leur salut. Les pasteurs, dans le mo"e avec clarté et puissance.
les médecins, les professeurs, ont une tâche plus étendue
Les Ouvriers qui ont le plus de Succès
qu'ils ne le pensent peut-être. Ils ont non seule~ent à se rendre
utiles, mais à apprendre aux autres à être utiles à leur tour. Les ouvriers qui se consacrent à Dieu peuvent servir, s'ils
Ils doivent non seulement faire connattre les principes divins, sont instruits, dans des occasions bien plus variées et faire
mais enseignP.r aux autres à les répandre. La vérité qui n'est un travail bien plus étendu que ceux qui ne le sont pas. La
pas vécue, qui n'est pas transmise à d'autres, per~ ~a puis~ discipline intellectuelle à laquelle ils se sont soumis les place
sance vivifiante et sa vertu guérissante. Les bénédtetwns qm sur un terrain avantageux. Mais ceux qui n'ont ni gran ds
l'accompagnent ne peuvent être possédées que si elles sont talents, ni instruction soignée, peuvent aussi se rendre utiles.
J)ieu accepte à son service tous ceux qui désirent s'y employer.
partagées. . . .
Il faut bannir toute monotomte de notre mamère de servir Ce n'est pas toujours le travail des personnes les mieux douées
Dieu. Chaque membre de l'Eglise doit s'engager dans une qui produit les résultats les plus importants et les plus dura-
branche de travail pour le Maitre. Les uns peuvent accom bles. Les ouvriers qui ont le plus de succès sont ceux qui ré-
plir beaucoup, d'autres moins, mais chacun . doit ~aire s?n pondent à cette invitation : « Chargez-vous de mon joug, et
possible pour combattre la détresse et les maladies qm envahis- apprenez de moi. >> 13
54 RAYONS DE SANTÉ ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON

Les missionnaires dont on a besoin sont ceux qui se sen- amène plus d'une âme à Dieu. Leur travail est une démons-
tent une véritable vocation . Celui qui a reçu l'appel de Dieu tration de ce que des milliers d'autres pourraient faire s'ils
est ému de compassion envers les infortunés qui ont toujours le voulaient.
ignoré son amour ; il souffre à la pensée de leur état, il s'en
Une Vie plus utile
afflige. Envoyé de Dieu, inspiré par Lui, il se met en route,
prêt à risquer sa vie s'il le faut, pour · s~ consacrer à une Rien n'éveille mieux le zèle missionnaire, rien n'élargit et
œuvre à laquelle les anges puissent coopérer. ne ~ortifie mieux le caractère que le travail en faveur du pro-
Si les possesseurs de grands talents intellectuels usent de cham. Beaucoup de soi-disant chrétiens ne pensent qu'à eux-
leurs dons d'une manière égoïste, après un temps d'épreuve mêmes lorsqu'ils demandent à faire partie d'une église. Ils
ils seront mis de côté et Dieu se servira d'hommes qui parais- désirent se créer des relations agréables, et s'assurer les soins
sent moins doués, qui sont moins confiants en eux-mêmes ; d'un pasteur. Ils deviennent membres d'une église prospère
Il les affermira et fera à leur place ce qu'ils savent ne pouvoir et se contentent de ne faire que peu de choses pour leurs
faire par eux-mêmes. Dieu acceptera leur service el comblera semblables. Ils se privent ainsi des bénédictions les plus pré-
lui-même leurs lacunes. cieuses. Beaucoup auraient tout à gagner en renonçant à leurs
Le Seigneur a souvent choisi pour collaborateurs des hom- relations attrayantes et faciles, et en allant là où leurs éner-
mes qui n'avaient pu bénéficier que d' un e instruction scolaire gies seront enrôlées au service du Christ, et où ils pourront
limitée. Ces hommes ont cependant travaillé activement et apprendre à porter leurs responsabilités.
le Seigneur a récompensé leur fidélité et leur diligence à son Les arbres qui croissent trop près les uns des autres ne
service et étanché leur soif de connaissances. Il a vu leurs deviennent pas vigoureux. Le jardinier les transplante dans
larmes et entendu leurs prières. de même que ses bénédictions un lerrain où ils auront ·assez de place pour se développer
descendaient sur les captifs des cours de Babylone, de même normalement. Un tel procédé serait favorable à beaucoup de
aujourd'hui Il donne la sagesse et la connaissance à ses ou- membres des ;grandes églises . Leur vi e spirituelle s'étiole
vners. pa rce qu'ils ?'fe se consacrent pas au service du prochain.
Des holllmes manquant d'instruction et appartenant aux T ransplantés dans un champ missionnaire, ils deviendraient
classes humbles de la société, ont eu quelquefois par la grâce fo rts et vigoureux.
du Christ le privilège de gagner de nombreuses âmes au Mais p ersonne ne devrait attendre l'appel des missions
Sauveur. Leur secret, c'était leur confiance en Dieu. Chaque lointain es p.our commencer à secourir les autres. Les portes
jour ils recevaient les instructions de Celui qui est admirable du service sont ouvertes partout. Ceux qui ont besoin de nous
en sagesse et puissant en force. sont toul près. Il y a partout des veuves et des orphelins,
De tels ouvriers doivent être encouragés. Le Seigneur les des malades et des mourants, des découragés, des ignorants
met en relation avec ses serviteurs plus habiles, pour combler rt d es exilés.
les . lacunes qui existent dans le travail de ces derniers. Nous devrions comprendre que notre devoir le plus pres-
Leur promptitude à voir ce qui doit être fait, leur empres- sant est de travailler pour ceux qui vivent dans notre voisi-
sement à venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, leurs nage. Etudiez comment vous pouvez le mieux aider à ceux
paroles aimables et leurs actions bienveillantes, ouvrent des qui ne prennent aucun intérêt aux choses religieuses . Quand
portes qui resteraient fermées autrement. Ils s'approchent de vous visitez vos voisins et vos amis, dites-leur que vous vous
ceux qui souffrent, el l'influence persuasive de leurs paroles rntéressez à leur prospérité spirituelle comme à leur bien-être
56 RAYONS DE SANTÉ ENSEIGNEMENT ET GUÉniSON

matériel. Parlez-leur du Christ comme d'un Sauveur qui par- Dans les contrées où les conditions sont si difficiles et s1
donne. Invitez-les à venir chez vous, et avec eux, lisez ln décourageantes que peu de personnes consentent à .v aller
Bible et les livres qui expliquent ln vérité. Engagez-les à se travailler, des changements remarquables ont été opé;és par
joindre à vous dans le chant et la prière. Dans ~es , petites les efforts d'ouvri.ers décidés à se sacrifier à la cause. Ils ont
assemblées, Christ lui-même sera présent, comme 11 l a pro- travaillé avec persévérance, ne s'appuyant sur aucune puis-
mis, et les cœurs seront touchés par sa grâce. sance humaine, mais sur Dieu, et sa grâce les a soutenus.
Les membres de l'église doivent s'exercer à accomplir cette La somme du bien ainsi accompli ne sera jamais connue
œuvre. Elle est aussi importante que d'aller au secours des dans cc monde, mais les résultats bénis en seront visibles dans
â~es enténébrées des pays étrangers. Tandis que quelques- le grand au-delà.
uns sc sentent appelés au loin, que ceux qui restent chez eux
comprennent au même degré leur responsabilité envers les Missionnaires non rétribués
âmes précieuses qui ·sont autour d'eux et qu'ils travaillent En bien des endroits , un missionnaire indépendant peut
avec autant de zèle à leur salut. travailler avec succès. L'apôtre Paul n'était pas rétribué lors-
Beaucoup déplorent l'étroitesse de leur existence. Ils peu- qu'il répandait la connaissance du Christ à travers le monde.
vent cependant faire de leur vie quelque chose de large et ~out en prêchant l'Evangile chaque jour dans les grandes
d'influent. S'ils aiment Jésus de tout leur cœur, de toute leur villes d'Europe et d'Asie, il travaillait à ln fabrication des
pensée et de toute leur âme, et leur prochain comme eux- tentes po;1r subvenir à ses besoins et à ceux de ses compa-
mêmes, ils ont devant eux un champ immense dans lequel gnons. Les paroles qu'il prononça en prenant conQ"é des an-
ils peuvent exercer leurs talents et leur influence. ciens de l'église d'Ephèse, contiennent de précieus~s instruc-
tions pour tous les prédicateurs de l'Evangile :
Les petites Occasions . « Vous )~avez, » dit-il, « de quelle manière je mc suis tou-
Ne négligez pas les petites occasions de faire le bien sous JOurs condmt avec vous ... Vous savez qu e je n'ai pas négligé
prétexte de rechercher un travail plus important. Vos menus de vous annoncer tout cc qui était utile, sans vous en rien
efforts peuvent réussir, tandis que vous pourriez échouer dans cacher ; que je vous ai instruit en public ct de maison en
de grandes entreprises et en être découragés. C'est en fai- maison ... Je n'ai désiré ni l'argent, ni l'or, ni le Yêtcment rJc
sant de votre mieux ce que vous trouvez à faire que vous dé- personne. Vous le savez vous-mêmes, les mains que voilà ont
velopperez vos facultés en vue d'une œuvre plus importante. po urvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. J<> vous
C'est en prêtant peu d'attention aux petites oc.casions que ai toujours montré que c'est en travaillant ainsi qu'il faut
beaucoup de chrétiens deviennent stériles et languissants. ven ir en aide aux faibles ct se souvenir des paroles du Sei-
Ne comptez pas sur l'assistance humaine. Hcgardez, au- gneu r Jésus, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à·
delà, à Celui qui veut, de la part de Dieu, porter nos peines, donner qu'à recevoir. )) 14
se charger de nos tristesses, et subvenir à nos besoins. Comp- Beaucoup pourraient aujourd'hui accomplir une œuvre
tant sur les promesses divines, commencez où vous trouvez semblable s'ils étaient animés du même esprit de s~crifice
quelque chose à faire, et marchez de l'avant ~vec u~e foi iné- l>cux,.
ou plusieurs
.
ensemble, pourraient évanrréliser
b '
visiter ,.
branlable. C'est la foi en la présence de Christ qm donne ln rnse1gner, pner, chanter, expliquer les Ecritures et soigner·
force et la constance. Travaillez avec dévouement, avec coll- los malades. Les uns peuvent subvenir à leurs besoins en
rage, avec persévérance . <'olportant. D'autres, comme l'apôtre, peuvent exercer un mé-
58 nA YONS DE SANTÉ ENSEIGNEhtENT ET G UÉHIS0:\1 59

lier ou accomplir n'importe quel autre travail. En persévérant Mais celte œuvre demande le sacrifice de soi même. Pen-
malcrré le sentiment de leur faiblesse, en se mettant hu~ble­ dant que beaucoup attendent ln disparition des difficultés, le
men~ sous la dépendance divine ils passe_nt par une expénenc_e travail qu'ils pourraient faire ne se fait pns et des multitudes
bénie. Le Setgneur Jésus les pre- meurent sans espérance et sans Dieu. Quelques-uns s'aventu-
cède ct ils trouvent chez les riches rent dans ces sombres régions pour y acquérir des avantages
et chez les pauvres la commerciaux ou des connaissances scicnLi fîques, surmontant
bienveillance et l'aide pour cela les plus grandes difficultés et consentant aux pires
dont ils ont besoin. souJïrances ; mais il y en a bien peu qui soient disposés, pour
Ceux qui se sont . l'amour de leurs semblables, à se rendre avec leur famille
préparés comme dans les pays qui ont besoin d'entendre la prédication de
missionnaires médi- l'Evangile !
caux devraient se Atteindre les gens, où qu'ils soient et quelle que soit leur
re nd re sans dé la i condition, ct leur aider de toutes les manières possibles, voilà
dans leur champ de le vrai ministère . .Par de tels efforts vous pouvez gagner les
travail et commencer cœurs et ouvrir la porte du salut aux âmes qui périssent.
leur œuvre tout en Souvenez-vous dans toutes vos occupations, que vous êtes
apprenant la lan~JIP. liés à Christ et que vous avez votre rôle à jouer dans le
Ils seraient bientôt à plan de la tédemption. L'amour du Christ doit jaillir de votre
même d'enseigner les vie en un ;fourant qui apporte la guérison et la vie. Tandis
simples vérités que vous cherchez à attirer les autres dans le cercle de son
de la Parole de amour, que votre langage élevé, votre service désintéressé,
Dieu. votre air joyeux, soient un témoignage rendu à la puissance
Le monde en- de sa grâce. neprésentez le Seigneur d'une manière si pure
tier a besoin ries et si juste que chacun Le contemple dans sa beauté .
messagers de ln Tact et Sympathie
St. Paul grâce. Dieu ap-
travaillait à la
pelle les familles Ce n'est pas en critiquant les défauts des autres que nous
fabrication des tentes,
pour subvenir à ses chrétiennes à sc parviendrons à les réformer. Une telle méthode ferait souvent
besoins et à ceux de
rendre dans les plus de mal que de hien. Dans la conversation avec la femme
ses compagnons.
pays étrangers samaritaine, au lieu de dénigrer le puits de Jacob, Christ lui
présenta quelque chose de meilleur. Il lui dit : « Si tu con-
où règne l'erreur, afin d'apprendre à connaitre les besoins
nais~ais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-
de leurs scmulablcs et de travailler pour la cause du Maître.
moi à boire, tu lui aurais demandé toi-même à boire et il
Si de telles fnmillcs se fixaient ainsi où les gens sont plongés
t'aurait donné une eau vive. » 15 Il dirigea ainsi la conversation
dans les ténèbres spirituelles et faisaient resplendir la lumière
sur le trésor dont Il voulait lui faire part, offrant à la femme
de la vie du Christ, quelle · œuvre magnifique pourrait être
quelque chose de meilleur que ce qu'elle possédait : l'enu
accomplie ! vive, la joie ct l'espérance de l'Evangile.
60 RAYONS DE SANTÉ ENSEIGNEMENT ET GUÉRISON 1)]

Ceci illustre la méthode à suivre. Nous devons offrir aux contemplent. Par des paroles cl des actions aimables, ils s'cr-
hommes quelque chose de meilleur que ce qu'ils ont : la paix force ront, à leur tour, d'aplanir le chemin devant' les pieds
de Christ qui dépasse toute intelligence. Nous avons à leur lassés et meurtris.
parler de la sainte loi de Dieu, qui exprime son caractère, et
révèle l'idéal qu'Il voudrait voir atteint par chacun d'eux. Paroles à propos
Il nous incombe de leur montrer combien la gloire impérissa- « Le Seigneur l'Eternel m'a donné une langue bien exercée,
ble du ciel est infiniment supérieure aux plaisirs inconstants pour que je sache fortifier par la parole celui qm est
du monde, de leur parler de la liberté et du repos que l'on abattu. » 18
trouve dans le Christ. « Celui qui boira de l'eau que je lui Il y a des affligés partout autour de nous. Cherchons ces
donnerai n'aura plus jamais soif, » 16 dit Jésus. âmes souffrantes cl sachons les consoler par des paroles dites
Exaltez Jésus et vous écriez : « Voici l'agneau de Dieu qm à propos. Soyons toujours comme des canaux répandant les
ôte les péchés du monde. » 11 Lui seul peut satisfaire les eaux rafraîchissantes de la compassion.
désirs du cœur et donner la paix de l'âme. Nous devrions toujours nous souvenir qu'il y a dans la
Parmi tous les humains, les réformateurs doivent être les vie des autres des secrets qu'aucun être humain n'a le droit
mieux disposés à s'oublier, les plus affables et les plus cour- de pén~trer. Le livre de la mémoire contient des pages pro-
tois. La véritable bonté doit se manifester dans leur vie par fondément tristes qui sont jalousement soustraites aux regards
des acles désintéressés. Le serviteur de Dieu qui manque de curieux. Là SOflt enregistrées les longues, les dures batailles
courtoisie, qui s'impatiente devant l'ignorance ou la perversité avec l'adversité! ou encore les difficultés de famille qui, jour
des autres, qui parle et agit sans avoir réfléchi, peut si bien après jour affJi'blissent le courage, la confiance et la foi. Ceux
r~butcr ceux qui l'entourent que leur cœur lui sera désormais pour lesquels la vie n'est qu'un dur combat peuvent être for-
inaccessible. tifiés ct encouragés par de délicates prévenances qui ne coû-
Que les paroles qui invitent les hommes à se détourner tent souvent qu'un effort affectueux ; une poignée de main .
de leurs erreurs soient empreintes de toute la douceur avec par exemple, donnée par un ami sûr, vaut parfois plus que
laquelle la rosée mal in ale tombe sur les plantes flétries et les l'or ou l'argent. Des paroles bienveillantes sont · aussi précieu-
ranime après une période de sécheresse. ses que le sourire des anges.
Le plan de Dieu est d'atteindre d'abord les cœurs. Nous Puis il y a la foule de ceux qui luttent contre la pauvreté.
devons parler de la vérité avce amour, comptant sur Dieu Ils doivent travailler beaucoup pour gagner peu ; ils ne peu-
pour Lui donner la puissance de réformer les vies. Le Saint- vent faire face aux exigences les plus élémentaires de la
Esprit fera pénétrer jusqu'à l'âme les mots prononcés avec vie. Le dur labeur, les privations et le désespoir appesantis-
amour. sent .leur fardeau ; la douleur et la maladie le rendent souvent
Nous sommes par nature égocentriques ct présomptueux. pr·esque insupportable. Accablés de soucis, ils ne savent pas
Mais en apprenant les leçons du Christ, nous participons à où se tourner pour obtenir du soulagement. Sympathisez avec
sa nature et nous vivoris de sa vie. L'exemple admirable de eux dans leurs difficultés, leurs épreuves et leurs déceptions ;
Jésus, la tendresse incomparable avec laquelle il éprouvait cela vous ouvrira la porte de leur cœur. Parlez-leur alors des
les sentiments des autres, pleurant avec ceux qui pleuraient, promesses de Dieu, priez avec eux et pour eux, et ranimez en
se réjouissant avec ceux qui étaient dans la joie, doit avo1r eux l'espérance.
une profonde influence sur le caractère de lous ceux qui le Oes paroles d'encouragement prononcées lorsque l'âme est
RAYONS DE' SANTÉ ENSEIGNEMENT ET GUÉHISO~
62
malade cl le courage abattu, sont estimées par le Sauveur Dieu veut accomplir de grandes choses par eux et pour eux.
comme si elles lui étaient adressées, et les anges du ciel se Il veut travailler sur l'esprit des hommes de manière à _ce que
réjouissent lorsque les cœurs sont affermis. dans ce monde déjà on puisse voir s'accomplir les promesses
concernant notre état futur.
Fraternité divine
Au cours des siècles, le Seigneur s'est efforcé de réveiller Le désert et le pays aride se réjouiront ;
dans les âmes humaines le · sentiment de leur fraternité di- La solitude s'égaiera et fleurira comme un narcisse
Elle se couvrira de fleurs et tressaillera de joie
vine : soyez ses collaborateurs. Tandis que la méfiance et Avec chants d'allégresse et cris de triomphe
l'indifférence règnent dans le monde, les disciples du Christ La gloire du Liban lui sera donnée ;
doivent manifester l'esprit qui règne dans le ciel. La magnificenc:e de Carmel et de Saron.
Parlez comme le Christ aurait parlé, agissez comme Il Ils verront la gloire de 1'Eternel,
aurait agi. Révélez constamment la douceur de son caractère. La magnificence de notre Dieu.
Montrez la richesse de l'amour qui est à la base de tous ses Fortifiez les mains languissantes,
enseignements et de tous ses actes. Les plus humbles de ses Et affermissez les genoux qui chancellent
serviteurs peuvent, en coopérant avec Lui, toucher des cordes Dites à ceux qui ont le cœur troublé
dont les vibrations résonm:ront jusqu'aux extrémités de la Prenez courage, ne craignez point :
terre et feront entendre leur mélodie à travers les siècles Voici votre 'eu ...
éternels.
Les intelligences célestes sont prêtes à coopérer avec les Alors s'ouvriront les yeux des aveugles,
S'ouvriront les oreilles des sourds ;
_instruments humains, afin de révéler au monde _ce que les Alors le boiteux sautera comme un cerf,
hommes peuvent devenir, et ce qui peut être fait, en commu- Et la langue du muet éclatera de joie. -
nion avec Dieu, pour le salut des âmes qui périssent. Il n'y a Car des eaux jailliront dans le désert,
pas de limites à l'utilité de celui qui, s'oubliant soi-même, Et des ruisseaux dans la solitude.
laisse de la place dans son cœur pour l'action du Saint-Esprit,
et consacre entièrement sa vie à Dieu. Tous ceux qui consa- Le sol brûlé se changera en étang
Et la terre desséchée en sources d'eau ;.....
crent à son service leur corps, leur âme et leur esprit, rece- Il y aura là un chemin frayé, une route
vront constamment une mesure nouvelle de force physique, Qu'on appellera la voie sainte ;
mentale et spirituelle. Les ressources inépuisables du ciel sont Nul impur n'y passera ; elle sera pour eux seuls.
à leur disposition. Le Christ leur donne le souffle de son Ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s'éga-
[rer.
Esprit, la vie de sa vie. Le Saint-Esprit déploie ses plus hau-
Sur cette route, point de lion ;
tes énergies pour agir sur les esprits et dans les cœurs. Pat· Nulle bête féroce ne la prendra.
la grâce qui nous est donnée, nous pouvons remporter des Nulle ne s'y rencontrera ;
victoires qui nous avaient paru impossibles à cause de nos Les délivrés v marcheront.
opinions erronées, de nos préjugés, de nos défauts de cara,: - Les rachetés ·de 1'Eternel retourneront,
Ils iront à Sion avec chants de triomphe,
tère et de la petitesse de notre foi. Et une joie éternelle couronnera leur tête
A tous ceux · qui s'offrent sans réserve pour Le servir, le L'allégresse et la joie s'approcheront,
Seigneur donne la puissance d'obtenir des résultats illimités. La douleur et les gémissements s'enfuiront. 19
A ceux qui sont tentés
C E n'est pas parce que nous l'avons aimé le premier que
le Christ nous aime, car c'est alors que nous étions
encore pécheurs, qu'il ]est mort pour nous. Au lieu de n~us
traiter selon ce que r,rùus méritons, malgré la condamnatiOn
qu'attirent sur nous nos péchés, Il supporte avec une patience
inlassable notre faiblesse et notre ignorance, notre ingratitude
cl notre obstination. Malgré nos erreurs, notre dureté de cœur,
notre négligence envers Sa Sainte Parole, Sa main secourable
est encore tendue.
La grâce est un allribut de Dieu manifesté en faveur des
êtres qui ne la méritent pas. Sans que nous la cherchions elle
est venue à nous. Dieu est heureux de répandre Sa grâce sur
L'Eternel a nous, non parce que nous en sommes dignes, mais précisé-
oint Jésus- ment parce que nous en sommes indignes. Le seul droit que
Christ «pour nous puissions faire valoir c'est le besoin urgent que nous en
annoncer aux avons.
captifs la li Le Dieu du ciel tend constamment la main, par Jésus-
berté, et aux <:hrist, aux pécheurs et à ceux qui sont tombés. Il désire les
p ri so nmers I'<'CCvoir tous. Il leur souhaite à tous la bienvenue. Il met Sa
l'ouverture de gloire à pardonner les plus grands péchés. Il fait descendre
leur prison.» la chaîne d'or de Sa grâce jusqu'aux profondeurs de la misè-
n· humaine, et en ramène l'âme avilie et contaminée par le
p<1ché.
Celui qui a donné Sa vie pour ramener les hommes à
llicu aime chaque êtte humain. Il prend soin des Ames cou-
(64)
'65)
RAYONS DE SANTÉ A CEUX QUI SONT TENTÉS 67
66
P.a.bles, exposées à la mort à cause des séductions de Satan, verrons la nécessité de travailler pour nos semblables, afin
comme un berger des brebis de son troupeau. de les élever jusqu'au trône de Dieu.
L'exemple du Sauveur nous en- La drachme perdue dont il est question dans une para-
seigne la manière d'agir en faveur bole du Sauveur, quoique étant tombée clan.s la poussière et
de ceux qui sont tombés dans la ten- les balayures, n'en était pas m(Jins une pièce d'argent, et sa
tation et clans l'erreur. Nous devons propriétaire la chercha à cause de sa valeur. Ainsi, chaque
témoigner aux autres le même intérêt, fl me, quelque dégradée qu'elle soit par le péché, est précieuse
la même tendresse, la même patience. aux yeux de Dieu. Comme la pièce de monnaie portait l'effigie
« Comme je vous ai aimés, » dit-il, ct le nom du gouvernement qui l'avait émise, de même l'hom-
« vous aussi aimez-vous les uns les me portait l'image et le nom de Dieu lorsqu'il fut créé. Quoi-
autres». 1 Si le Christ habite en nous, q ue effacées et confuses à cause elu péché, les traces de cett·e
nous aimerons avec désintéressement inscription demeurent sur chaque âme. Dieu désire retrouver
tous ceux avec qui nous avons affaire. cette âme et tracer à nouveau sur elle Sa propre image de
Quand nous verrons des hommes el justice et de sainteté.
des femmes avoir besoin de sympa- Notre Manque de Compjsiôn
thie , nous ne dirons pas : « En sont-
ils dignes ? » mais « Que puis-Je C~mme nous communions peu avec le Christ en ce qui
faire en leur faveur? » devrait établir entre Lui et nous le lien le plus fort : la com-
Les riches et les passion pour les âmes dépravées, coupables et souffrantes,
pauvres, les hauts pla- mortes clans leurs offenses et dans leurs péchés ! L'inhumanité
cés et les humbles, de l'homme envers l'homme est notre plus grand péché. Beau-
les hommes libres et cou~ prétendent représenter la justice de Dieu alors qu'ils
les esclaves, sont l'hé- néghgent de représenter Sa tendresse et Son grand amour.
ritage de Dieu. Celui So uvent, ceux envers lesquels ils se montrent sévères sont
qui a donné Sa v1e sous la puissance de la tentation. Satan lutte avec ces âmes
pour racheter les hom- d des paroles dures et désagréables les découragent et en
mes évalue chaque être l'ont une proie facile pour le tentateur.
humain à un prix ( 'o mmenl atteindre les Cœurs
inestimable. C'est le
1 mystère et la gloire de
La cure d'âmes est une œuvre extrêmement délicate. Seul
1:elui qui peut .lire dans les cœurs sait comment les amener
la croix qui nous ren-
:'1 la repentance. Seule Sa sagesse peut vous donner le moyen
seignent sur la valeur
d'une âme à Ses yeux. de sauver ceux qui sont perdus. Si vous vous redressez avec
Si nous a pp re non s '"'?ucil en ?ensant : « Je suis pliJ!D saint que toi, >> quelle que
Le Bon JJeryer . 'iO!l la logique de votre raisonnement ou la véracité de vos
cette leçon, nous com-
prendrons que les êtres humains ont trop coûté, quelque avilis paroles, vous ne toucherez jamais le cœur de votre interlo-
qu'ils soient, pour être traités avec froideur ou mépris. NouB l'llleur. L'amour du Christ seul, manifesté dans les paroles
A CEUX QUI SONT TENTÉS 69
RAYONS DE SANTÉ
68
un esprit qui presse, qui supplie les hommes et les femmes
et dans les adions, trouvera le chemin des âmes, tandis que
de venir à Christ. Nous devons pour cela saisir tol}tes les
la répétition des préceptes ou des arguments n'aboutirait à
occasions, en public et en particulier, présenter tous les argu-
nen. ments, insister sur leur valeur infinie, pour attirer les hom-
Nous avons besoin d'éprouver plus de sympathie chré-
mes au Sauveur. Nous devons les supplier de toutes nos for-
tienne ; il nous en faudrait non seulement envers ceux qui
ces de regarder à Jésus et d'accepter Sa vie de renoncement
nous paraissent irréprochables, mais encore envers les pau-
.à soi-même et de sacrifice. Nous devons leur montrer que
vres âmes qui souffrent et qui luttent, qui pèchent et se repen-
nous attendons d'eux qu'ils réjouissent le cœur du Christ en
tent, qui sont vaincues par la tentation et se sentent découra-
employant chacun de Ses dons pour l'honneur de Son nom.
gées. Comme notre miséricordieux Souverain Sacrificateur,
nous devons nous approcher ·de nos Sauvés en Espérance
semblables émus de compassion pour . « C'est en espérance que \nous sommes sauvés. » 2 Il faut
leurs faiblesses. fmre comprendre à ceux r i sont
Le Christ appelait les proscnts, tombés qu'il n'est pas trop tard pour
les publicains et les pécheurs, les se relever. Le Christ a honor<'
méprisés des nations, et les attirait l'homme de sa confiance. Il a de la
à Lui par Son amour. La seule classe considération même pour les plus
qui n'eut jamais son approbation fut bas-tombés. Le contact avec la haine
celle des propres justes qui se te- la dépravation et l'impureté, étài~
. naient à l'écart dans leur orgueil ct pour Lui une souffrance continuelle
considéraient les autres avec mépris. mais il ne prononça jamais un~
« Va dans les chemins et le long parole qui montrât que Sa sensibilité
des haies, » dit le Seigneur, « et était choquée ou Ses goûts offensés.
invite-les à entrer, afin que ma mai- Quels que fussent les mauvaises habi- ·
son soit remplie. » Pour obéir à ce: ludes, les préjugés tenaces ou les
paroles, nous devons aller vers les passions impérieuses des êtres hu-
Les arbres qui croissent
trop près les uns des autres
païens qui sont tout près de nous mains, Il s'approchait d'eux avec pitié
ne deviennent pas vigoureux. et vers ceux qui sont au loin. Les et tendresse. Si nous sommes animés Le jardinier les transplante
« publicains et les péagers » doivent de Son esprit, nous regarderons tous dans un terrain où il.~ auront
assez de place pour se déve-
entendre l'invitation du Sauveur. Par la bonté et la patience les hommes comme nos frères, ayant lopper normalement.
de Ses messagers, l'invitation devient une puissance pour rele- les mêmes tentations et les mêmes
ver ceux qui sont le plus enfoncés dans le péché. épreuves que nous. tombant souvent et essavant de se relever
Les principes chrétiens exigent que nous travaillions avec cn~ore, luttant contre le découragement .et les difficultés
une ferme détermination, un ·intérêt toujours renouvelé, une avides d'aide et de sympathie. Alors nous irons à eux e~
insistance croissante pour le~ âmes que Satan cherche à dé- pre_nant garde de ne jamais les décourager ou les repousser,
truire. Rien ne doit refroidir l'ardeur de notre zèle pour le mais en nous e_fro:ç_ant au contraire d'éveiller l'espérance dans
salut de ceux qui périssent. leurs cœurs. AinSI Ils pourront dire avec confiance : « Ne te
Voyez comment, à travers toute l'Ecriture, se manifeste
70 RAYONS DE SANTÉ A CEUX QUI SONT TENTÉS 71
réjouis pas à mon sujet, ô mon ennemi ! Si je suis tombé, je << C'est dans une grande affliction, en effet, le cœur serré,
me relèverai ; si Je suis assis dans les ténèbres, l'Eternel sera ct avec beauco up de larmes que je vous ai écrit, et cela non
ma lumière. » Il « défendra ma cause et mc rendra justice. pour vous attrister, mais pour vous faire connaître l'affection
Alors, il me ramènera à la lumière et mc fera contempler toute particulière que j'ai pour vous. )) 9 « Si je vous ai attristés
son salut. » par ma lettre, je ne le regrette pas ; ct si je l'ai regretté .. ,
Du haut de sa demeure, Dieu observe maintenant je me réjouis, non pas de ce que vous avez été
Tous les habitants de la terre. attristés, mais de cc que votre tristesse vous a por tés à la re-
C'est Lui qui a formé le cœur de chacun d'eux. 3
pentance ... Voyez, en effet, quel empressement cette tristesse
Lorsque nous avons affaire à ceux qui sont tentés ou qui selon Dieu a fait naître en vous ! Que clis-je ? Quelles excuses !
sont dans l'erreur, le Seigneur nous dit : « Prends garde à QueUe indignation ! Quelle crainte ! Quelle ardeur ! Quel
toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. »' Ayant zèle ! Quelle sévérité ! Vot~· avez montré à tous égards que
le sentimf'nt de nos propres faiblesses, nous compatirons aux vous étiez purs dans celle a faire .. . Voilà ce qui nous a con-
faiblesses des autres. solés. )) 10
« Car de qui vient la différence entre toi et un autre ? « J e mc r éjou is de cc qu'en toutes choses je puis avoir
Qu'as-tu, que tu ne l'aies r eçu ? » 5 « Vous n'avez qu'un seul confiance en vous. )) 11 « J e rends grâces à mon Dieu toutes
Maître, ct vous êtes tous frères. )) 6 « Mais toi, pourquoi les fois que je mc souviens de vous, et, dans toutes les prières
juges-tu ton frère ? Et toi. de ton côté, pourquoi méprises-tu que je fais pour vous tous, je prie toujours avec joie, à cause
lon frère ? )) 7 « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, de la part que vous avez prise aux progrès de l'Evangile, de- ·
mais pren~z plutôt la résolution de ne pas mettre devant puis le premier jour jusqu'à maintenant, - étant persuadé
votre frère une pierre d'achoppement, et de ne pas être pour que celui qui a commencé en vous celle bonne œuvre en pour-
lui une cause de chute. )) 8 suivra l'achèvement jusqu'au jour de Jésus-Christ. Il est bien
juste que j'éprouve au sujet de vous lous de tels sentiments, car
La Réprimande
je vous porte clans mon cœur. )) 12 « Ainsi don c, mes bien-ai-
Il est toujours humiliant d'être repris. Que personne n'y més et très chers frères, ma joie ct ma couronne, demeurez
ajoute encore l'amertume d'une censure inutile. Le blâme n'a fermes dans le Seigneu r, mes bien-aimés. )) 13 « Car nous
jamais corrigé quiconque, mais il a endurci bien des cœurs, \·ivons maintenant, puisque vous demeurez fermes dans le
en leur enlevant le désir de reconnaître la ·faute commise. Seigneur. )) 14
Des dispositions affectueuses, une attitude aimable, bienveil- Dans ses lettres, P aul appelait ses frères des « saints en
lante, peuvent sauver le pécheur et couvrir une multitude de Jésus-Christ)) ; mais il ne s'adressait pas à des gens qui étaient
péchés. parfaits. Il écrivait à des hommes ct à des femmes qui lut-
L'apôtre Paul pensait qu'il était nécessaire de blâmer le taient contre les tentations, et qui étaient exposés à tomber.
mal, mais que de soins il prenait pour montrer qu'il était Il les guidait vers le « Dieu de paix, qui a ramené du milieu
l'ami des pécheurs ! Avec quelle sollicitude il leur explique des morts notre Seigneur Jésus,..... le grand pasteur des
pourquoi il les réprimande ! Il leur faisait comprendre à brebis. )> Il leur affi r·mc que, par le snng d'une alliance éter-
quel point il souffrait d'être obligé de les attrister. Il montrait nelle, >) il veut les « rendre capables de toute bonne œuvre,
de la confiance et de la sympathie à ceux qui luttaient pour pour l'accomplissement de sa volonté, opérant en eux cc
obtenir la victoire. qui lui est agréable, par J ésus-Christ )). 15

11

l
72 HAYONS DE SANTÉ A CEUX QUI SONT TENTÉS 73
Lorsqu'un pécheur prend conscience de son erreur, ayez de ce que beaucoup sont lents à répondre aux efforts que
soin de ne pas détruire son respect envers lui-même. Ne le nous faisons pour les conduire plus haut ?
découragez pas par votre indifférence ou votre méfiance. Ne Souvent, une fois acquis à l'Evangile, ceux qui paraissent
dites pas : « Avant de lui accorder ma confiance, j'attendrai le plus grossier, le plus mal disposés, deviennent ses adhé
de voir comment il se conduit. >> Cette méfiance est souvent rents et ses défenseurs les plus loyaux. Ils ne sont pas èom-
une cause de chute pour celui qui est tenté. p lètement corrompus. Sous des apparences peu engageantes,
Nous devrions chercher à comprendre la faiblesse des on peut découvrir de bonnes intentions. Beaucoup ne se res-
autres. Nous savons peu de choses des épreuves de ceux qui saisiraient jamais sans une main tendue pour les aider ;
ont été retenus dans les chaînes du péché et qui manquent mais des efforts patients réussissent à les r elever . De telles
de résolution et de force morale. Celui qui souffre de remords âmes ont besoin de paroles affectueuses, d e considération bien-
est particulièrement digne de pitié : il est comme celui qui veillante et d'aide tangible. Il le~r faut des conseils qui ne
chancelle et qui tombe, étourdi, dans la poussière. Il ne peut risquent pas de leur faire perdri le peu de coura~e qu'elles
rien voir clairement. Son esprit est obscurci, et il ne sait pas ont encore. Que ceux qui entrent en relatïon avec elles
quelle attitude il doit prendre. Beaucoup d'âmes sont incom- méditent ces choses.
prises dans leur détresse et dans leur agonie, comme de On rencontre des esprits depuis si longtemps avilis, qu'ils
pauvres brebis égarées. Elles ne peuvent pas trouver Dieu et ne deviendront jamais dans ·cette vie ce qu'ils aurnient pu
cependant désirent ardemment le pardon et la paix. être grâce à des circonstances plus favorables. Mais les rayons
Oh ! ne prononcez aucune parole qui causerait une souf- ardents du Soleil de justice peuvent briller dans leur âme.
france plus profonde. Présentez le Sauveur compatissant à Semez dans ces esprits des pensées qui élèvent et ennoblis-
l'âme fatiguée d'une vie de péché, qui ne sait où trouver le sent. Que l'exemple de votre vie leur démontre avec évidence
soulagement. Prenez-la par la main, aidez-lui à s'élever, par- la différence entre le vice et la vertu, les ténèbres et la lumière.
lez-lui de courage et d'espérance. Faites-lui saisir la main du Faites-leur voir ce que cela signifie que d'être un chrétien.
Sauveur. Dieu peut relever les plus grands pécheurs de telle sorte qu'ils
soient reconnus d e tous comme étant ses enfants, destinés à
Ne vous découragez pas entrer avec le Christ en possession de l'héritage impérissable.
Par le miracle de la grâce divine, la vie d'un grand nombre
Nous nous décourageons trop promptement lorsqu'une âme
peut devenir utile. Les méprisés el les délaissés, ceux qui sont
ne répond pas de suite à nos efforts. Nous ne devrions jamais
entièrement découragés, peuvent paraître indifférents et stu-
cesser de travailler en sa faveur tant qu'il y a une seule lueur
pides, mais sous l'influence du Saint-Esprit cette stupidité
d'espoir. Les âmes ont trop de valeur, elles ont coûté' à notre
qui parait rendre leur relèvement si problématique disparaîtra
nédempteur un sacrifice trop grand pour être inconstdéré-
ct ils s'éveilleront à une vie nouvelle. L'homme sera libéré de
ment abandonnées à la puissance du tentateur.
l'esclavage du péché et du vice, et l'ignorance sera vaincue.
Nous devons nous mettre à la place de ceux qui sont ten-
Par la foi agissante par l'amour, le cœur sera pnrifié et l'es-
tés. Pensez à la puissance de l'hérédité, à l'influence des mau-
prit illuminé.
vaises compagnies et des circonstances défavorables, à la force
des mauvaises habitudes. Pouvons-nous être surpris qu'on se
dégrade sous de telles influences. Devons-nous nous étonner
L'OEUVRE EN FAVEUR DES INTEMPÉRANTS 75
Parmi les victimes de l'intempérance, il y a des gens
de toutes classes et de toutes professions. Des hommes émi-
nents par leurs talents ou leur savoir ont cédé aux ·appétits
mauvais jusqu'à désespérer de résister jamais à la tentation·.
Quelques-uns étaient riches, et sont maintenant sans famille,
sans amis, dans la souffrance, la misère, la maladie et la
dégradation. Ils ont perdu le contrôle sur eux-mêmes. A moins
qu'une main secourable ne leul soit tendue, ils s'enfonceront
toujours plus bas. Pour ces ens, l'abandon aux passions
L/Œuvre en fave ur des 1nlempéranls n'est pas seulement un péché oral ; c'est une maladie phy-
stque.
~raie En venant en aide aux intempérants, nous devons souvent,
C 11/\QUE réforme a sa place clans l'évangélisation
ct tend à élever l'ümc vers une vie plus noble. L'œuvre comme le faisait fréquemment le Christ, considérer d'abord
en faveur de la lem pérance exige tout particulièrement le leur condition physique. Ils ont besoin d'une nourriture saine,
concours des chrétiens. Ils devraient lui accorder leur attention exempte de tout stimulant et de tout ce qui est indispensable
ct assurer son triomphe. Partout ils devraient expliquer aux à la propreté des vêtements ct du corps. Ils doivent être entou-
gens les principes de la vraie tempérance ct les amener à rés d'une atmosphère réconfortante, et placés sous l'influence
prendre l'engagement de s'abstenir de toute boisson enivrante. salutaire du christianisme. Dans chaque ville, un lieu devrait
De vigoureux efforts devraient êlrc tentés en faveur de ceux être aménagé, où les flsdavcs de la boisson puissent recevoir
qui sorit esclaves de mauvaises habitudes. l'aide dont ils ont besoin pour briser les chaînes qui les em-
Il y a partout une œuvre à faire pour les vicf~mes de l'in- prisonnent. Beaucoup considèrent les boissons fortes comme
tempérance. Au sein des églises, clans les institutions reli- le seul soulagement à leurs peines, mais cela ne serait pas
gieuses, et même clans les familles soi-elisant chrétiennes, si, au lieu de jouer le rôle du prêtre et du lévite, les soi-disant
beaucoup de jeunes gens choisissent le chemin qui mène à la chrétiens voulaient suivre l'exemple du bon Samaritain de la
ruine. Par leurs habitudes intempérantes ils se rendent ma- parabole.
lades et arrivent à commcllrc des actes déshonnêtes pour SE> Dans nos relations avec les victimes de l'intempérance,
procurer l'argent nécessaire à la satisfaction de leur passion nous devons nous souvenir que nous n'avons pas affaire avec
coupable. Ils ruinent ainsi leur santé et leur caractère. Eloi- des hommes sains d'esprit, mais avec des hommes qui sont
gnées de Dieu, proscrites par la société, ces pauvres âmes com- temporairement sous la domination d'un démon. Soyez patients
prennent qu'il n'y a plus d'espoir pour elles, ni dans cette et indulgents envers eux. Ne pensez pas à leur apparence re-
vic ni clans la vic à venir. Le cœur de leurs parents est brisé. poussante, mais à leur vie précieuse pour le rachat de laquelle
Les hommes estiment que leur cas est désespéré ; mais Dieu le Christ est mort. Lorsque le buveur comprend l'état de dé-
ne le pense pas. Il comprend les circonstances qui les ont gradation dans lequel il est tombé, prouvez-lui que vous êtes
amenés là, et Il les considère avec pitié. Ils constituent une son ami. Ne lui faites aucun reproche, ne lui témoignez aucune
classe qui a besoin de secours. Ne leur donnez jamais l'occa- aversion .Il est bien probable que le pauvre homme se maudit
sion de dire : « Personne ne prend soin de mon âme. 1> assez lui-même. Aidez-lui à reprendre courage. Dites-lui des
choses qui feront renaître l'espoir dans son cœur. Cherchez
(74)
76 RAYONS DE SANTÉ
L'OEUVRE EN FAVEUR DES INTEMPÉRANTS 77
à renforcer tous les bons côtés de son caractère. Apprenez-
lui à s'élever. Montrez-lui qu'il peut vivre de manière à con- Souvenez-vous que vous ne travaillez pas seul. Les anges se
quérir le respect de ~es semblables. Aidez-lui à comprendre joignent à tous les enfants de Dieu sincères. Le Christ est
la valeur des talents que Dieu lui a confiés, mais qu'il a Celui qui guérit. Le Grand Médecin Lui-même se tient aux
négligé de faire valoir. côtés de ses fidèles serviteurs, et dit à l'âme repentante :
Quoique sa volonté ait été déviée et affaiblie, il y a encore « Mon enfant, tes péchés le sont pardonnés. >> 1
de l'espoir pour lui : le Christ éveillera dans son cœur de Beaucoup de dévoyés saisiront l'espérance qui leur est
plus nobles impulsions et de plus saints désirs. Encouragez- offer.te par l'~vangile et enlreron~ ?ans le Royaume. des cieux,·
le à mettre sa confiance dans l'espoir que lui présente l'Evan- tand1s que d autres, dont les prlvllèges et la lumière ont été
gile. Lisez la Bible à ceux qui sont tentés et .qui luttent, en grands, mais qui ne s'en sont pas servis, seront laissés dans
insistant sur les promesses de Dieu. Ces promesses seront pour les ténèbres du dehors.
eux comme les feuilles de l'arbre de vie. Continuez patiem- Aide-toi toi-même
ment vos efforts, jusqu'à ce que la main tremblante saisisse
avec reconnaissance l'espoir de la rédemption par Jésus-Christ. Les victimes des mauvaises habitudes doivent être infor~
Vous devez persévérer auprès de ceux auxquels vous mées de la nécessité de faire des efforts personnels pour s'en
essayez d'apporter de l'aide, sinon vous n'aurez jamais la affranchir. Que d'autres personnes s'efforcent de les relever,
victoire. Le mal les tentera continuellement. Le désir de pren- que la grâce de Dieu leur soit offerte gratuitement, que le
dre des boissons fortes les fera tomber bien des fois ; mais Christ intercède, que les anges interviennent : tout sera en
n'en continuez pas moins vos efforts. vain si eux-mêmes ne se lèvent et n'entreprennent la lutte
Ils ont décidé de vivre pour le Christ, mais leur volonté libératrice.
est affaiblie et ils doivent être soigneusement entourés par Les derniers inots de David à Salomon, jeune encore, et
ceux qui veillent sur les âmes comme devant en rendre compte. qui allait hériter de la couronne d'Israël, furent : Fortifie-toi
Ils ont perdu leur virilité et doivent la reconquérir. Beaucoup et sois un homme ! » 2 A chaque être humain qui recherche
ont à lutter contre de fortes tendances héréditaires au mal ; ils une couronne impérissable ces mots inspirés sont répétés :
ont hérité à leur naissance des besoins contraires à la nature « Fortifie-toi et sois un homme ! »
des impulsions sensuelles dont ils ne peuvent triompher qu; Ceux qui se complaisent dans leurs passions doivent être
par une vigilance constante. Au dedans et au dehors, le bien amenés à voir et à sentir qu'une grande rénovation morale
ct le mal luttent pour la suprématie. Ceux qui n'ont pas est nécessaire s'ils veulent être des hommes. Dieu leur de-
eu de telles expériences ne connaissent pas la puissance mande de se lever et de regagner la virilité qu'ils ont perdue
presque irrésistible des appétits ni la violence du conflit entre à cause de leur indulgence coupable.
les habitudes mauvaises et la détermination d'être tempérant . Entraînés par la puissance terrible de la tentation et par le
en toutes choses. C'est une lutte à recommencer maintes fois. désir qui les pousse au mal, beaucoup s'écrient, désespérés :
Un grand nombre de ceux qui sont attirés au Christ n'au- « -~ e · ne puis pas résister . » Dites-leur qu'ils p euvent, qu'ils
ront pas le courage moral de continuer la lutte contre les dOivent résister. Il se peut qu'ils aient été maintes fois vain-
appétits et les passions. Mais cela ne doit pas décourager cus, mais il n'est pas nécessaire qu'ils le soient toujours.
le messager du Seigneur. Ceux qui reculent ne sont, hélas, Ils sont faibles moralement, asservis aux habitudes d'une vie
pas toujours ceux qui ont été arrachés du vice le plus grossier. de péché. Leurs promesses, leurs résolutions sont comme des
murs de sable. Le. souvenir des promesses oubliées et des
78 RAYONS DE SANTÉ L'OOUVHE EN FAVEUR DES INTEMPÉRANTS 79

engagements rom pus affaiblit leur confiance en leur propre humaine, faible cl chancelante, à la volonté toute-puissante
sincérité ct leur fait croire que Dieu ne peut ni les accepter et inébranlable de Dieu.
ni les aider. Mais ils ne doivent pas désespérer.
Une Connaissance des Principes de la Santé
Ceux qui mettent leur confiance dans le Christ ne sont
asservis à aucune habitude ni à aucune tendance mauvaise, Ceux qui luttent contre la tyrt nie des tendances de la
héréditaire ou acquise. Au lieu d'être soumis à leur nature chair, devraient apprendre les pri cipes d'une vie saine. Il
·inférieure, ils commandent à leurs appétits et à leurs passions. faut leur montrer qu e la violalio des lois de la santé, en
Dieu n'a pas laissé entre nos mains impuissantes le sort de créant un terrain propice à la maladie ct des besoins con-
la lulle contre le mal. Quelles que soient nos tendances au traires à la nature, pose le fondement de l'alcoolisme. C'est
mal, innées ou acquises, nous pouvons les vaincre par la seulement en obéissant à ces lois qu'ils peuvent espérer résis-
puissance qu'Il est disposé à nous communiquer. ter victorieusement à leur soif de stimulants artificiels. Tout
en comptant sur Dieu pour briser les liens qui asservissent,
La Puissance de la Volonté il faut coopérer avec Lui en obéissant à Ses lois morales el
physiques.
Ceux qui sont tentés ont besoin de comprendre la force
réelle de la volonté. Elle est la puissance qui gouverne la Un Gagne-pain
nature de l'homme, la puissance de décider, de choisir. Tout Ceux qui essaient de se réformer devraient être pourvus
dépend de l'action juste de la volonté. Le désir d'être Lon et d'un emploi. Aucun de ceux qui peuvent travailler ne devrait
d'être pur est légitime en lui-même ; mais si nous nous arrê- s'attendre à recevoir gratuitement la pension, le logement et
tons là, il n'a aucune valeur. ·Beaucoup vont à la ruine com- le vêtement. Dans son propre intérêt aussi bien que dans
plète tout en espérant ct en désirant vaincre leurs tendances celui des autres, des arrangements devraient être faits
au mal. Ils ne soumettent pas leur volonté à Dieu. Ils ne pour qu'il produise l'équivalent de ce qu'il r eçoit. Encou-
décident pas de le servir. ragez-le à subvenir lui-même à ses besoins. Cela développera
Dieu nous a donné la faculté de choisir. Nous ne pouvons en lui le sentiment de sa dignité personnelle ct le goût d'une
pas changer nos cœurs, nous ne pouvons pas contrôler nos noble indépendance. L'occupation du corps et de l'esprit à
pensées, nos impulsions, nos affections. Nous ne pouvons pas un travail utile est une sauvegarde indispensable contre la
nous purifier pour nous r endre dignes de servir Dieu, mais tentation.
nous pouvons décider de le servir, nous pouvons Lui sou-
mettre notre volonté. Alors Il opèrera en nous le vouloir et Déceptions et Dangers
le faire selon Son bon plaisir, et notre nature tout entière De nombreuses déceptions attendent ceux qui s'occupent
sera soumise au Christ.
li Un grand changement peut être opéré dans la vie par
de cette œuvre de relèvement. Beaucoup de ceux qui promet-
tent de se réformer ne changent que superficiellement. Ils
l'exercice normal de la volonté. En soumettant cette dernière obéissent à l'impulsion du moment, et paraissent, pendant un
au Christ, nous contractons un e alliance avec la puissance certain temps, avoir complètement changé ; mais la trans-
divine. Nous recevons d'En-IIaut le pouvoir de tenir ferme. formation n'a pas atteint leu::- cœur. Ils conservent le même
Une vie noble ct pure, une vie de victoire sur les désirs et égoïsme, le même goût des plaisirs insensés, la même indul-
les passions est possible à quiconque veut unir sa volonté gence pour leurs passions. Ils ignorent en quoi consiste la
...
80 RAYONS DE SANTÉ L'OEUVRE EN FAVEUR DES INTEMPÉRANTS 81
formation du caractère, et il est impossible de compter sur et repentants. Quels qu'aient été leurs péchés, quelque bas
eux comme sur des hommes de principes. Ils ont altéré leurs qu'ils soient tombés, lorsque la contrition les amène à Christ,
forces mentales et spirituelles en s'abandonnant à leurs pas- Il les reçoit. Donnez-leur alors quelque chose à faire pour
sions et à leurs appétits, et cela les a rendus faibles, irrésolus, Lui. S'ils désireut travailler en faveur de ceux qui sont encore
inconstants. Leurs impulsions les poussent à la sensualité, dans l'abîme du péché d'où ils o~t eux-mêmes été retirés,
et ils sont souvent un danger pour les autres. Etant consi- permettez-leur de le faire. Mettezrfes en relation avec des
dérés comme guéris et désormais dignes de confiance, on les chrétiens expérimentés, afin qu'ils acquièrent de la force spiri-
appelle à des emplois où leur influence ?orrompt les inno- tuelle. Remplissez leur cœur et leurs mains de travail pour le
cents. Maître. ·
Ceux même qui ont le désir sincère· de se réformer. cou- Lorsque la lumière a pénétré dans l'âme, ceux qui étaient
rent le danger de retomber. Ils ont besoin d'être traités avec jadis les plus grands pécheurs se trouveront parfois être des
beaucoup de sagesse et d'affection. La tendance que l'on a messagers particulièrement heureux dans le travail en faveur
à flatter et à exalter ceux qui ont été retirés de l'abîme du de ceux qui suivent encore le chemin qu'ils ont abandonné.
péché, est s~uvent pour eux la cause d'une nouvelle chute. Par la foi au Christ, quelques-uns parviennent à assumer de
La coutume d'inviter ces hommes et ces femmes à relater en lourdes ·responsabilités dans l'œuvre du salut des âmes. Ils
public les expériences de leur vie de péché, est pleine de savent où gît leur propre faiblesse, ils comprennent la dépra-
dangers, à la fois pour celui qui parle et pour ceux qui vation de leur nature, ils connaissent la force du péché et la
écoUlent. S'étendre sur des scènes de péché corrompt l'âme puissance des mauvaises habitudes. Ils se sentent incapa-
et l'esprit, ct la notoriété procurée ainsi à ceux qui ont été bles de vaincre sans l'aide du Christ, et ils s'écrient à cha-
relevés, leur est néfaste. Beaucoup sont amenés à croire que que inslnnt : « Je ~els mon espérance en Toi. >>
leur ancienne vie de désordre leur vaut une certaine célébrité, Ceux-là peuvent aider aux autres. Celui qui a été tenté,
et à cultiver un esprit de confiancè en eux-mêmes qui leur dont" l'espoir était presque évanoui, mais qui a été sauvé en
est fatal au point de vue spirituel. C'est en se méfiant d'eux- écoutant un message d'amour, celui-là peut comprendre la
mêmes et en comprenant leur besoin de la grâce de Dieu science de sauver les âmes. Celui dont le cœur est rempli
qu'ils peuvent rester debout. d'amour pour le Christ sait comment chercher ceux qui sont
Les Rescapés doivent aider aux autres perdus : le Seigneur ne l'a-t-il pas cherché lui-même et ramené
à la bergerie ?..... Il peut conduire les pécheurs à l'Agneau
Tous ceux qui font preuve d'une converswn réelle de- de Dieu. Il s'est donné lui-même sans réserve à Dieu et a été
vraient travailler en faveur des autres. Que personne ne dé- accepté en Jésus-Christ. La main que, dans sa faiblesse, il
tourne du travail une âme qui cesse d'appartenir à Satan pour tendait pour appeler à l'aide a été saisie par le Sauveur. Par
servir Dieu. Lorsqu'il est évident que l'Esprit de Dieu tra- le ministère de tels hommes, beaucoup d'enfants prodigues
vaille dans un homme, encouragez-le à entrer au service du seront ramenés au Père.
Seigneur. Ceux qui possèdent la sagesse que Dieu donne,
verront des âmes qui ont besoin d'aide, sincèrement repen- Christ, l'Espérance de ceux qui sont tentés
tantes, mais qui ont de la peine à espérer faute d'être encou-
Pour chaque âme qui essaie de passer d'une vie de péché
ragées. Le Seigneur mettra au cœur de Ses serviteurs de
à une vie pure, la puissance transformatrice réside en Celui
souhaiter la bienvenue dans leurs ran(!s à c~s êtres craintifs
dont le nom est le seul « qui ait été donné aux hommes par
6
1

82 RAYONS DE SANTÉ L'OEUUlE E;>< FAVELI\ OES 11'\TE\Il'ÉRANTS 83

lequel nous devions être sauvés ». 3 « Si quelqu'un a soif >> Le Sauveur a pris sur Lui les infirmités de l'humanité et
d'espérance, s'il désire être délivré du mal, dit Jésus, « qu'il a vécu sans péché, afin que l'homme ne craigne pas ·que la
vienne à moi et qu'il boive ». 4 La grâce et la puissance du faiblesse de sa nature ne l'empêche de vaincre. Le Christ est
Christ sont les seuls remèdes contre le vice. venu pour nous rendre « participants de Sa nature divine »,
Les bonnes résolutions qui s'appuient sur les forces hu- et Sa vie prouve que l'humanité unicj à la divinité ne pèche
maines ne valent rien. Tous les engagements du monde ne pas. /
peuvent briser une mauvaise habitude. Les hommes ne prati- Le Sauveur a vni11cu pour montrer à l'homme comment il
queront jamais la tempérance· en toutes choses si leur cœur peut vnincrc. Le Chr·ist a résisté à toutes les tentations de
n'est renouvelé par la grâce divine, car, par nous-mêmes, Satnn par la Pnrole de Dieu. En comptant sur les promesses
nous ne pouvons nous préserver du péché pendant un seul divines, Il reçut la puissance d'obéir aux commandements de
instant. Nous dépendons entièrement de Dieu pour cela. Dieu, ct le tcntnteur ne put obtenir aucun avantage. A chaque
Une vraie réforme commence par la purification de l'âme. tentation, le Sauveur répondait : « Il est écrit. .. » Ainsi Dieu
Notre œuvre pour ceux qui sont tombés ne réussira que si la nous a donné Sa Parole avec laquelle nous pouvons résister
grâce du Christ réforme le caractère et si l'âme est mise en au mal. Nous avons été mis en possession des plus précieu-
relation intime avec Dieu. ses ct des plus grandes promesses, « afin C[HC par leur moyen
Le Christ a vécu duns l'obéissance parfaite à la loi de nous devenions participants de la nature divine en fuyant
Dieu et a donné un exemple à tous les êtres humain5. Nous la co rruption qui règne clans le monde par la convoitise. » 5
devons vivre comme Lui, soutenus par Sa puissance ct guidés Que celui qui est tenté ne regarde pas aux circonstances,
par Ses instructions. . l1l à sa propre r~liblcssc, ni à la force de la tentation, mais à
En travaillant pour ceux qui sont tombés, notre premier la puissance de la Pnrolc de Dieu. Toute sa force est à nous.
soin doit être de présenter les exigences de la loi de Dieu et « J'ai serré Tn Parole cl~ms mon cœur, elit le Psalmiste, afin
la nécessité de Lui être fidèle. Ne manquez jamais de montrer de ne pas pécher contr·c loi. » « Pour obéir à la parole de
qu'il y a une différence marquée entre celui qui sert Dieu et ta bouche, je me suis éloigné des voi,)S dr l'homme violent. »6
celui qui ne le sert pas. Dieu est amour, mais Il ne peut pas Encouragez les pécheurs ; présentez--les à Dieu dans vos
excuser l'insouciance volontaire à l'égard de Ses comman- prières. Beaucoup parmi ceux que la tentation subjugue sont
dements. Ses décrets sont tels que les hommes n'échappent humiliés de leurs chutes ct croient que c'est en vain qu'ils
pas aux conséquences de la désobéissance. Dieu ne peut ho- s'approchent de Dieu ; mais cette pensée est une suggestion
norer que ceux qui l'honorent. La conduite de l'homme dans de l'ennemi. Lorsqu'ils ont péché ct qu'ils ne peuvent plus
ce monde décide de sa destinée éternelle. Il récoltera ce qu'il prier, dites-leur que c'est bien alors le moment de prier. Ils
a semé ; l'effet suivra nécessairement la cause. peuvent être. honteux ct profondément humiliés, mais s'ils
L'obéissance parfaite est seule conforme aux exigences confessent leurs péchés, Celui qui est fidèle et juste les leur
divines. Dieu n'a rien laissé de vague et d'indécis dans Ses pardonnera el les purifiera de toute iniquité.
lois. Il n'a rien demandé qui ne soit nécessaire pour mettre Hien n'est, en npparencc, plus faible, ct rien cependant
les hommes en harmonie avec Lui. Nous devons indiquer aux n'est plus invincible que ntmc qui comprend son néant et qui
pécheurs quel est le caractère idéal selon Dieu, et les con- se repose entièrement sur les mérites du Sauveur. Par la
(luire au Christ dont la grâce seule permet d'atteindre cet prière, par l'étude de Sa Parole, par la foi en Sa présence,
idéal. le plus faible des êtres humains peut vivre en contact avec
84 ll.AYONS DE SANTÉ

hi Sauveur vivant et être tenu par une mam qui ne l'abandon-


nera jamais.

Précieuses Promesses
Tous ceux qui vivent en communion avec le Christ pour-
ront s'approprier les paroles suivantes comme exprimant les
sentiments de leur cœur :
Mais moi, je tournerai les regards vers l'Eternel ;
Je mettrai mon attente dans le Dieu de mon salut L 'Assistance aux Chômeurs el aux
Mon Dieu m'exaucera.
Ne te réjouis pas à mon sujet, ô mon ennemi
Si je suis tombé, je me relèverai ; Sans. . Asile
Si je suis assis dans les ténèbres,
L'Eternel sera ma lumière.
Il aura encore pitié de nous
Il mettra sous ses pieds nos iniquités.
1Lqui aétudient
y des hommes et des femmes au cœur généreux qm
le paupérisme avec inquiétude, et recherchent
les moyens d'y porter remède. Comment procurer aux chômeurs
Uui, tu jetteras lous leurs péchés au fond de la mer. 7
et aux sans asile les commodités les plus ordinaires de l' exis-
L'Eternel a fait cette promesse : tence et les moyens de vivre selon les plans de Dieu à l'égard
Je ferai qu'un mortel sera plus précieux que l'or fin, de l'humanité? telle est la question qu'ils s'efforcent de ré-
Et un homme plus que l'or d'Ophir. 8 soudre.
Mais ils sont rares, même parmi les hommes d'Etat et les
Quand bien même vous vous seriez reposés parmi les chenets, éducateurs, ceux qui comprennent les causes profondes de
. Vous serez comme une colombe aux ailes d'argent ;
Au plumage couleur jaune d'or. 9 l'état présent de la société. Les gouvernements sont incapables
de résoudre les problèmes du paupérisme, de la criminalité
Ceux auquels le Christ a le plus pardonné l'aimeront le croissante et de l'insécurité des transactions commerciales.
plus. Cc sont eux qui au dernier jour, se tiendront le plus Si les hommes étaient attentifs aux enseignements de la
près de son trône . « Ils verront sa face, et son nom sera écrit Parole de Dieu, ils trouveraient une solution à ces problèmes
sur leurs fronts. » 10 qui les mettent dans la perplexité~ L'Ancien Testament leur
apprendrait bien des choses concernant le travail et l'assis-
tance aux pauvres.
Le Plan divin
Le plan de Dieu à l'égard de son peuple d'Israël était que
chaque famille possédât une maison et des terres cultivables
assez étendues pour assurer sa subsistance. C'est ainsi qu'é-
taient fournis raisons et moyens de mener une v1e active,
(85)
86 RAYONS DE SANTÉ ASSISTANCE Al: X CHÔ~IEUHS ET AUX SANS- ASILE 87
utile et indépendante. Aucune organisation humaine ne peut Enseignement industriel
améliorer ce plan. La pauvreté et la misère de la société
En Israël l'enseignement industriel ét t regardé comme un
actuelle sont dues en grande partie à l'abandon de ces con-
devoir. Chaque père de famille était tenu d'enseigner à ses
seils divins.
fils un métier. Les hommes les plus éminents d'Israël avaient
Lorsqu'Israël s'établit en Canaan, le pays fut partagé entre
tous appris à se servir utilement de leurs mains. Quant aux
tous, et les Lévites seuls, comme ministres du sanctuaire, ne
femmes, il était essentiel qu'elles connussent tous les devoirs
reçurent point de part. Les tribus furent divisées en familles,
et un héritage fut accordé à chaque famille selon le nombre
de ses membres. Chacun était libre de vendre son bien, mais
à titre temporaire seulement ; nul ne pouvait aliéner définiti-
vement l'héritage de ses enfants. Lorsque le vendeur était en
mesure de racheter son champ, il pouvait le faire à n'im-
porte quel moment. Les dettes étaient remises tous les sept
ans, et la cinquantième année, ou année du jubilé, toute pro-
priété immobilière revenait à son premier propriétaire.
« La terre ne sera point vendue à perpétuité, >> ordonnait Elisée était
le Seigneur ; « car la tene est à moi ; car vous êtes chez moi labo ure ur. L es
hommes les plus
comme des étrangers et des gens en séjour. Dans tout le éminents d'Israël
apprenaient à se servir
pays que vous posséderez, vous accorderez un droit de rachat ttlilement de leurs mains.
pour la terre. Si ton frère devient pauvre et vend une partie
de ce qu'il possède, celui qui a le droit de rachat, son proche
parent, viendra et rachètera ce que son frère a vendu. Si un
homme ... se procure lui-même de quoi faire son rachat, ... il la maîtresse de maison, el l'habileté
rentrera dans sa propriété. Mais s'il ne trouve pas ce qu'il dans le travail domestique était un honneur
faut, ... la terre vendue sera jusqu'à l'année du jubilé entre même pour celles de la plus haule condition.
les mains de celui qui l'aura achetée. Elle sortira des mains Différents métiers étaient enseignés dans les
de celui-ci au jubilé, et le vendeur rentrera dans sa posses- écoles des prophètes, et beaucoup d'étudiants pou rvoyaient à
sion. » 1 leurs besoins par leur travail manuel.
« Vous sanctifierez la cinquantième année, et vous publie-
L'Assistance aux Pauvres
rez la liberté dans le pays pour tous ses habitants. Ce sera
pour vous le jubilé ; chacun de vous rentrera dans sa pro- Ces arrangements, cependant, ne supprimaient pas com-
priété, et chacun retournera dans sa famille. » 2 plètement la pauvreté. Tel n'était pas le dessein de Dieu, car
C'est ainsi que le patrimoine de chaque famille était pro- la pauvreté est un moyen dont Il se sert pour l'éducation du
tégé, et cette sage mesure constituait une sauvegarde contre caractère. « En effet, il y aura toujours des pauvres dans le
les extrêmes de la richesse et de la pauvreté. · pays ; c'est pourquoi je tc donne ce commandement : Ouvre
ta main à ton frère, à l'indigent et au pauvre, qui sera dans
ton pays. » s
88 RAYONS DE SANTÉ ASSISTANCE AUX CHÔMEURS ET AUX SArS-ASILE 8!)

« S'il y a chez toi l'un de tes frères qui soit pauvre, vivant ou d'un orphelin, cl lu ne prendras point /our gage le vêle-
dans l'une de tes villes, dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, ment d'une veuve. » 9 _

te donne, tu n'endurciras point ton cœur, et tu ne fermeras « Si: tu fais à lon prochain un prêt quelconque, tu n'en tre-
pas ta main à ton frère pauvre. Mais tu lui ouvriras ta main, ras pas -dans sa maison pour r ecevoir son gage ; tu attendras
et tu lui prêteras ce dont il aura besoin dans son indigence. » 4 dehors, et l'homme à qui tu auras prêté t'apportera le gage
« Si ton frère qui est près de toi devient pauvre et que sa hors de chez lui. Si cet homme est pauvre, tu n'iras pas te
main s'affaiblisse, tu le soutiendras, quand même il serait coucher en gardant avec toi son gage. >> 10 « Si tu prends en
un étranger ou un hôte, afin qu'il vive auprès de toi. » 5 gage le vêtement de ton prochain, tu le lui r end ras avant_ le
« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, vous ne coucher du soleil, car c'est là sa seule couverture ... Sur quoi
couperez pas les épis jusqu'au bord de votre champ. » 6 coucherait-il ? » 11 « Si vous
« Quand tu feras la moisson dans ton champ, si tu as ou- faites une vente à votre pro-
blié une poignée d'épis dans le champ, tu ne retourneras chain, où si vous achetez
point pour la prendre... Quand tu auras secoué tes oliviers, quelque chose à votre pro-
tu ne reviendras pas pour passer en revue chaque branche .. . chain, que nul de vous ne
Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne cueilleras pas les grap fasse tort à son frère. » 12
pes qui y seront restées. Elles seront pour l'étranger, pour « Vous ne commettrez
l'orphelin et pour la veuve. » 7 poi nt d'injustice, soit pour ju-
Nul ne devait craindre d'être mis dans le besoin par sa ger, soit pour mesurer, pe-
libéralité. L'obéissance aux commandements de Dieu appor- ser ou évaluer la capacité des
tait toujours la prospérité. « Car à cause de cela, l'Eternel ton objets. » 13 « Tu n'auras point
Dieu te bénira dans toutes tes œuvres et dans tout ce que dans ton sac deux sortes de
ln main entreprendra. » « Tu prêteras à beaucoup de nations pierre à peser, une grande
et tu n'emprunteras point toi-même ; tu domineras sur beau- et une petite . Tu n'auras
coup de nations et elles ne domineront pas sur toi. » 8 point dans ta maison deux sor
tes d'épha, un grand et un
Principes commerciaux
petit. >> 14 « Vous aur ez des
La Parole de Dieu ne permet aucune transaction enrichis- balances justes, des poids
sant une classe de personnes par l'oppression ou la souffrance ~ustes, un épha juste et un
des autres. Elle nous apprend à nous mettre, dans toutes
nos transactions commerciales, à la place de ceux avec les-
.
1 hin juste . » 15
« Donne à celui qui te demande et ne te détourne pas
quels nous avons commerce, à ne pas regarder qu'à nos pro- de celui qui veut emprunter de toi. » 1 6 << Le méchant emprunte
pres intérêts, mais aussi à ceux des autres. Celui qui prend et ne rend pas, mais le juste a compassion et il donne. »
17

avantage de l'infortune des autres pour faire un bénéfice, ou « Donne-nous un conseil, sois notre arbitre. Etends sur
qui tire profit de la faiblesse ou de l'incompétence de son nous en plein jour ton ombre protectrice comme la nuit :
prochain, transgresse à la fois les principes et les préceptes cache les exilés ; ne trahis pas les fu gitifs ! P ermets aux
de la Parole de Dieu. exilés... de séjourner chez toi ! Sois pour eux une retraite
« Tu ne porteras pas atteinte aux droits d'un étr'a nger, contr'e le dévastateur ! » 11
90 RAYONS DE SANTÉ ASSISTAN CE A UX CUÔMEUHS ET AUX SAN J ASILE 91

La manière de vivre que Dieu avait indiquée à Israël lés, affamés, ils vivent au milieu du vice et de la dé peavation
devait être un exemple pour toute l'humanité. Si ces prin- dont ils subissent le contact avilissant, et dont lem caractère
cipes étaient appliqués aujourd'hui, combien le monde serait portera l'empreinte. Les enfants n'entendent le nom de Dieu
différent ! que dans des blasphèmes. Un langage grossier, des impré-
cations et des injmes, remplissent leurs oreilles ; le relent
Pour les Sans-abri
des liqueurs et du tabac, les exhalaisons malsaines, la dé-
Dans les vastes limites de la nature, il y a encore de la gradation morale, pervertissent leurs sens. Et ainsi, des lé-
place pour que ceux qui souffrent et sont dans la misère puis- gions d'enfants sont lancés dans la voie du crime, ct devien-
sent trouver un abri. Il y a dans son sein des ressources suf- nent des ennemis de la société qui les a abandonnés à la
fisantes pour les alimenter. Des bénédictions sont cachées misère.
dans les profondeurs de la terre, pour tous ceux qui ont le
courage , la volonté et la persévérance de les recueillir.
La culture du sol, tâche que Dieu avait autrefois assignée
à Adam, permet à des multitudes d'assurer leur subsistance.
Confie-toi en l'Eternel et fais le bien ;
Alors tu habiteras le pays, et tu seras nourri. 19

C'est par dizain es et par centaines de milliers que les gens


se pressent dans les villes, pour n'y gagner souvent qu'un
salaire dérisoire, alors qu'ils pourraient travailler la terre.
"Celui qui cultive sa terre sera r·assasié d e pain.»
Et dans bien des cas, leur gain, quelque minime qu'il soit, ne «Et chacun reçoit selon l'œuvre de ses mains. o
leur sert pas même à acheter du pain, mais passe dans la
caisse du cabaretier en échange de boissons qui détruisent
le corps et l'âme. Tous les pauvres des bas-fonds des grandes villes ne sont
Beaucoup regardent le travail comme une corvée, et es- pas dans des conditions morales aussi tristes. On y trouve
sayent de gagner leur vie au moyen d'expédients plutôt que des hommes et des femmes qui craignent Dieu et qui ont
par un labeur honnête. Cette manière d'agir ouvre la porte été plongés dans la misère par la maladie ou par les pro-
toute grande à la misère, aux vices et au crime. cédés malhonnêtes de ceux qui vivent aux dépens de leur
prochain. Beaucoup de gens intègres et bien intentionnés de-
Les Bas-Fonds de nos grandes Villes viennent pauvres parce qu'ils n'ont point de métier. Lem
Dans les grandes villes, il y a de nombreux êtres humains ignorance les rend incapables de lutter avec les difficultés de
qui reçoivent moins de soins et de considération que les ani- la vie. Attirés par la grande ville, ils n'ont p as su trouver
maux. Pensez aux familles entassées dans de misérables tau- d'emploi. Et les voilà exposés à de terribles tentations par
dis humides et sales, où les rayons du soleil ne pénètrent l'exemple du vice qu'ils coudoient journellement. Mêlés à la
jamais. C'est là que des enfants naissent, grandissent et meu- lie de la population, et souvent confondus avec elle, ils ne
rent. Ils ne voient rien des beautés de la nature que Dieu a réussissent à éviter la déchéance que par une lutte surhu-
créées pour charmer les sens et pour élever l'âme. Déguenil- humaine, et grâce à la puissance qui vient d'En-Haut. Beau-
92 RAYONS DE SANTÉ
ASStSTANCE AUX CHÔMEURS ET AUX SANS-ASILE 03
coup m::untwnncnt leur intégrité, préférant la souffrance au Il est des pays où la nécessité d'un tel enseignement ne
péché. C'est celte classe qui a particulièrement besoin d'aide, se fait pas sentir dans les villes seulement ; à la campagne
de sympathie ct d'encouragement. même, où cependant la vie est plus facile, les pauvres abon-
dent et leurs besoins sont grands. Des villages entiers ont
Le Retour à la Terre
besoin d'éducation professionnelle et de l'enseignement des
Si les pauvres, entassés aujourd'hui dans les villes, trou· principes élémentaires de l'hygiène. Des familles entières, lo-
vaient à se loger à la campagne, non seulement ils pourraient gées dans des chaumières à peine meublées, manquent de
y gagner leur viel, mais ils y trouveraient la santé et le vêtements, d'outils, de livres ; elles sont privées de tout con-
bonheur qui leur sont inconnus maintenant. Un travail ardu, fort physique ct tout progrès intellectuel leur est impossible.
une nourriture frugale, une économie rigoureuse, des diffi- Des esprits obtus, des corps faibles et difformes trahissent
cultés et des privations parfois, seraient leur lot, mais quelle les misères de l'hérédité et les mauvaises habitudes. L'instruc-
bénédiction pour eux que de quitter la ville, ses incitations tion de ces gens doit commencer par les éléments. Ils ont
au mal, sa confusion et ses crimes, sa misère ct sa malpro- mené une vie indolente et corrompue et il leur faut contracter
preté, pour vivre dans la quiétude, la paix et la pureté ! des habitudes de travail ct de pureté. ·
Pour beaucoup clc ceux qui, habitant la ville, n'ont pas Comment peuvent-ils comprendre la nécessité du progrès ?
un pouce d'herbe verte sur quoi poser le pied, qui, année Comment peuvent-ils ·concevoir un idéal plus élevé ? Comment
après année, ont pour toul horizon les rues étroites, les cours peut-on leur aider à se relever ? Que peut-on faire où la pau-
sales, les murs et les pavés, ct pour ciel des nuages de vreté prévaut et doit être combattue à chaque pas ? L'œuvre
poussière et de fumée, la vie à la campagne, au milieu des est certainement difficile. La réforme nécessaire ne s'accom-
prés verdoyants, parmi les bois et les collines, sous un ciel pÎira jamais, à moins que ceux qui l'entreprennent ne soient
resplendissant de clarté, dans une atmosphère pure et vivi- assistés d'une puissance supérieure. Dieu désire que riches
fiante, ne serait-elle pas un avant-goût du ciel ? ct pauvres soient étroitement unis par les liens de la sympa-
Loin des hommes, indépendants, séparés des maximes per- thie et de l'entr'aide. Ceux qui ont des moyens, des ta.lents
verses et des excitations corruptrices, ils se rapproche'raient et des capacités, doivent les employer à soulager leurs sem-
des sentiments que suggère la nature. La présence de Dieu blables.
leur serait plus sensible, et beaucoup apprendraient à comp~
ter sur Lui. Ils entendraient Sa voix parler à leur cœur de Une OEuvre qui incombe aux Fermiers chrétiens
paix et d'amour, et leur être tout entier corps, âme et esprit Les fermiers chrétiens peuvent faire une véritable œuvre
répondrait à l'appel de Celui qui guérit et qui vivifie. missionnaire en aidant n ux pauvres à trouver des maisons à
la campagne el en leur apprenant à trnvailler la terre, à ln
Nécessité d'une Education profession-nelle
rendre productive, à se servir des instruments agricoles, à
Pour devenir capables de gagner leur vie, beaucoup ont cultiver les différents produits du sol et à prendre soirl. des
besoin qu'on les assiste, qu'on les encourage et qu'on les ins- arbres fruitiers.
truise. Il y a des multitudes de pauvres familles pour les- Beaucoup de cultivateurs, dans certains pays, n'obtiennent
quelles aucun travail missionnaire ne pourrait être plus pro- pas une récolte satisfaisante parce qu'ils sont négligents. Ils
fitable que de leur apprendre à travailler lA terre et à lui ne soignent pas convenablement leurs vergers, ils ne sèment
faire produire ce dont elles ont besoin. pas au moment · voulu et ne travaillent la terre que superfi-
94 RAYONS DE SANTÉ ASSlSTA:\'CE AUX CITÔ~IEURS ET AUX SANS- ASILE

ciellemcnt. Ils accusent la stérilité du sol de leur insuccès. cl, délivrés de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveu-
Ainsi, une fausse accusnlion est portée contre la terre, alors gles verront. Les débonnaires trouveront en l'Eternel une
qu'elle aurait richement récompensé un travail sufflsanl. Il source abondante de joie, et les plus misérables parmi les
faut absolument renoncer aux projets mesquins ct s'empresser hommes trcssailleront d'allégresse en invoquant le Saint d'Is-
d'étudier et de pratiquer les meilleures méthodes de culture. raël. » 20
Enseignez à ceux qui désirent les pratiquer les meilleurs
<< Aide-toi, le Ciel t'aidera »
moyens de rendre le sol productif. Si quelqu'un méprise vos
conseils, donnez-lui une leçon silencieuse. Contentez-vous de Nous pouvons souvent aider aux pauvres d'une manière
cultiver avec soin votre propre terre. Instruisez vos voisins efficace en leur apprenant quelque chose de pratique. D'une
quand vous le pouvez, mais laissez votre récolte être l'argu- façon générale, ceux qui n'ont pas appris à travailler man-
ment le plus puissant en faveur de ln nouvelle méthode. Dé- quent d'initiative, de persévérance, d'économie et de renonce-
montrez cc qui peut être fait lorsque la terre est bien travnilléc. ment à soi-même. Ils ne savent pas se tirer d'embarras. Sou-
vent, par manque de soins ct de jugement, ils gaspillent ce
Fonclalions incluslricllcs qui suffirait à assurer l'aisance ct le confort de leur fnmille.
On devrnit fnirc des plans pour établir des industries va~ << Le champ défriché par le ·pauvre lui donne abondance de
riécs, afin que les familles pauvres puissent y trouver un em- nourriture ; mais il y a des hommes qui périssent faute de
ploi. Les charpentiers, les forgerons cl tous ceux qui sont jugement. » 21 ·

versés clans l'exercice d'un métier utile, devraient sentir leur En donnant aux pauvres il arrive que nous leur faisons
responsabilité ct instruire les ignorants el les . chômeurs et du tort car nous leur apprenons à compter sur les autres. De
leur venir en aide. tels bienfaits encouragent l'égoï mc ct la faiblesse. Ils con-
Les cuisinières, les ménagères, les couturières, les gardes- duisent souvent à la paresse, à la prodigalité cl à l'intem-
malades pèuvcnt enseigner aux femmes ct aux membres des pérance. Personne n'a le droit de dépendre des autres pour
familles pauvres à cuisiner, à bien tenir leur maison, à faire sa subsistance s'il peut la gagner lui-même. Ceux qui préten-
et à raccommoder leurs vêlements, à soigner les malades. Aux dent que le seul fait d'exister l<:;ur donne le droit d'exiger que
garçons ct aux filles, on apprendra un métier utile. la société subvienne à leur entretien excusent par là même
le mensonge, la fraude et le vol. Le monde ne doit aucune
Familles missionnaires aide à un homme qui est assez fort pour travailler, et qui
Des familles missionnaires devraient s'installer dans les pourrait gagner sa vie.
lieux incultes. Des fermiers, des financiers, des entrepreneurs, La véritable charité consiste à aider aux hommes à pour-
et d'autres artisans devraient aller dans les pays négligés voirJ eux-mêmes à leurs moyens d'existence. Si quelqu'un
pour améliorer le sol, établir des industries, préparer d'hum- frappe à notre porte ct demande du pain, nous ne devons
bles maisons pour eux-mêmes ct aider à leurs voisins. pas le laisser avoir faim ; sa pauvreté peut résulter du mal-
Dieu a mis un attrait dans les lieux les plus sauvages de heur. Mais la vraie bienfaisance consiste en autre chose qu'en
la nature, en plaçant des choses magnifiques parmi les plus de simples dons. Elle exige que nous nous intéressions sincè-
laides. Les lieux déserts de la terre peuvent devenir comme rement à la prospérité des autres, que nous cherchions à com-
les jardins de Dieu. prendre les besoins de ceux qui sont dans la détresse et à
<< En cc jour-là les sourds entendront les paroles du livre ; leur apporter l'aide qui leur est le plus nécessaire. Donner
ASSISTANCE AUX CHÔMEURS ET AUX SANS-ASiLE 97
96 RAYONS DE SANTÉ

son lemps, ses efforts, sa pensée, coûte bien plus que de don découragés. Si cela est nécessaire, donnez des preuves tan-
ner simplement de l'argent. Mais telle est la véritable charité. gibles de votre intérêt en aidant à ceux qui sont -dans le
Ceux auxquels on enseigne à gagner ce qu'ils reçoivent, besoin. Les privilégiés de la vie doivent se souvenir qu'ils se
apprennent plus aisément à en tirer le meilleur parti. En trompent eux aussi, et que s'entendre faire des remontrances
comptant sur eux-mêmes, ils n'acquièrent pas seulement de ou proposer des exemples, sont choses fort pénibles. Souve-
quoi pourvoir à leurs besoins, mais ils deviennent capables nez-vous que la bonté fait plus que la censure. En essayant
d'aider aux autres. Enseignez l'importance dès devoirs de la d'instruire les autres, faites-leur comprendre que vous dési-
vie à ceux qui laissent passer les occasions de bien faire. rez leur voir atteindre le plus haut idéal et que vous êtes
1\Ionlrcz-leur que la religion de la Bible ne fait pas de l'hom- prêts à leur venir en aide. S'ils se trompent en quelque chose,
mc un oisif. Le Christ a toujours encouragé le travail : ne vous hâtez pas de les condamner.
« Pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour sans rien faire ? » Simplicité ; Abnégation .
Et, s'adressant aux indolents : « Tandis qu'il fait jour, je dois
accomplit· les œuvres de Celui qui m'a envoyé ; la nuit vient Les leçons de simplicité, de renoncement, d'économie qu'on
dans laquelle personne ne peut travailler. » 22 est parfois obligé d'enseigner aux pauvres parce qu'elles leur
sont indispensables, sont difficiles à donner, et quelquefois
Leçons de Choses mal reçues, L'exemple et l'esprit du monde encouragent cons-
Tous ont le privilège d'offrir au .monde par leur conduite, tamment l'orgueil, la vanité, les plaisirs égoïstes, la prodiga-
leurs haLitudes d'ordre, leur vie de famille exemplaire, une lité et la paresse. Ces maux entrainent des milliers de gens
démonstration de ce que l'Evangile peut faire en faveur de au dénûment et en empêchent des milliers d'autres de sortir
ceux qui le pratiquent. Le Christ est venu dans le monde de la misère et de la dégradation. Les chrétiens doivent encou-
pour nous donner un exemple de ce que nous pouvons deve- rager les pauvres à résister à ces influences.
nir. Il s'attend à ce que ceux qui le suivent soient des modèles Jésus est venu dans ce monde avec humilité. Il était de
ùans toutes les affaires de la vie et désire que le doigt divin naissance obscure. La Majesté du ciel, le Roi de gloire, le
y soit visible. Chef des armées angéliques s'humilia jusqu'à revêtir la nature
Nos propres familles devraient être des exemples vivants humaine et choisit une vie de pauvreté. Il n'eut aucun privi-
qui enseignent le chemin du progrès, afin que le travail, la lège que les pauvres ne puissent aussi avoir. Les labeurs, les
propreté, le bon goût, le raffinement, prennent la place de souffrances et les privations étaient son lot de chaque jour.
l'imlolc~cc, de la malpropreté, du désordre et de la grossiè- « Les renards ont des tanières, dit-il, les oiseaux du ciel ont
t·eté. Par nos vies et notre exemple, nous pouvons aider aux des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa
autres à discerner ce qui est encore déplaisant en eux ou tête. » 23
autour d'eux, et avec beaucoup de courtoisie chrétienne nous Jésus n'a pas recherché les applaudissements ou l'admi-
pouvons les encourager à progresser. En leur témoignant de ration des hommes. Il n'a commandé à aucune armée. Il
l'intérêt, nous pourrons trouver l'occasion de leur aprendre n'a régné sur aucun des royaumes de ce monde. Il n'a
à dépenser leur énergie pour les choses les plus utiles. pas courtisé les riches et les puissants pour en obtenir des
Espoir el Courage faveurs. Il n'a pas revendiqué une position parmi les chefs
Nous ne pouvons rien faire sans courage et sans· persé- de sa nation. Il se plaisait parmi les humbles. Il réduisit à
vérance . . Parlez de courage et d'espoir aux pauvres et aux néant les distinctions artificielles de la société. Les nobles,
98 RAYONS DE SA.NTÈ ASSISTANCE AUX CHÔMEURS ET AUX SANS - ASILE 99
les riches les hommes de talent, les personnes de condition Ils ambitionnent la prééminence mondaine et sacrifient à cela
à
n'avaient ses yeux aucune importance particulière. . . le vrai but de l'existence. Les meilleures choses de la vic, -
Il était le Prince des cieux el cependant Il ne chotstl pas la simplicité, l'honnêteté, la véracité, l'intégrité, la pureté,
Ses disciples parmi les docteurs de la loi, les chefs du peu~le, - ne peuvent s'acheter ni se vendre. Elles sont aussi gratui-
les scribes ou ies pharisiens. Il les ignora tous, au contratre, tes pour l'ignorant que pour le savant, pour le modeste ouvrier
parce qu'ils sc glorifiaient de l: urs connaissances. ~t de leur que pour l'homme d'Etat comblé d'honneurs. Dieu di~pense à
position, cl qu'ils étaient .remph.s d.e leurs superstitions et . d.e chacun des plaisirs auxquels riches et pauvres peuvent pré-
leurs traditions. Celui qut savait hre dans les cœurs chotslt tendre : la joi~ que procurent la pureté de la pensée et le dé-
d'humbles pécheurs, disposés à se laisser enseigner. Il s.e sintéressement de l'action, le plaisir qu'on éprouve à témoigner
mettait à table avec les pécheurs et les publicains et se ~êlatt ·Il de la sympathie et à faire du bien autour de soi. Une lumière
au colllmun peupl e, non pas pour s'abaisser à leur mveau, divine se dégage de ceux qui accomplissent un tel service,
mais pour communiquer à tous, par l'enseignement et par resplendit dans les existences assombries et en chasse les
l'exemple, les principes du bien, et les arracher à la monda- ténèbres.
nité et à la dégradation. .
Jésus s'efforça de corriger les notions qu'on avat~. aut~ur Dieu donnera le Succès
de lui sur ce qui constitue la valeur de l'homme. Il s tdenttfln En secourant les pauvres dans les choses temporelles, ayez
avec les nécessiteux afin de soustraire la pauvreté à la répro- toujours en vue leurs besoins spirituels. Que votre propre vie
bation avec laquelle on la considérait. Il l'a soust~aite pour témoigne de la puissance protectrice du Sauveur. Que votre
toujours au mépris insultant du monde, et Il a bém les pau- caractère révèle le modèle élevé que tous p euvent copier.
vres, les faisant héritiers de Son royaume. Enseignez l'Evangile en l'appliquant aux menu s incidents de
Et maintenant, Il nous montre le chemin qu'Il a smvt, el la vie journalière. Que tout ce qu e vous avez à faire soit une
nous dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce leçon d'éducation du caractère.
à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il Si humbles et si faibles que soient ceux qui s'occupent
me suive. >> u des travaux les plus obscurs, ils peuvent coopérer avec Dieu,
Les chrétiens doivent prendre les gens tels qu'ils sont et et recevoir le réconfort de Sa présence et le soutient de Sa
leur enseigner, non pas à se croire quelqu'un , mais à ~t:e grâce. Il ne faut pas qu'ils se laissent miner par les tracas
quelqu'un par le caractère. Montrez-leur comment l~ Chnst et les inquiétudes. Qu'ils travaillent au jour le jour, accom-
a travaillé et s'est sacrifié. Aidez-leur à mettre en pratique les plissant avec fidélitë la tâche que la Providence divine leur
leçons d'abnégation qu'Il donne, et mettez-les en garde contre assigne, et Dieu prendra soin d'eux. Il leur dit :
toute indulgence pour soi-même, inévitable lorsqu'on veut se « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute occasion, pré-
conformer aux usages du monde. La vie est trop précieuse et sentez vos demandes à Dieu par des prières et des supplica-
trop pleine de responsabilités solennelles el sacrées pour être tions, avec des actions de grâces. Et l~ paix de Dieu, qui
gaspillée égoïstement. surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées
en Jésus-Christ. >> 25
Les meilleures Chos es de la Vie La protection du Seigneur s'étend à toutes Ses créatures.
Les hommes et les femmes comprennent difficilement le Il les aime toutes et ne fait entre elles aucune différence, si
but de la vie. Ils ne sont attirés que par ce qui brille et paratt. ce n'est par la pitié plu8 tendre qu'Il a pour celles qui doivent

1
ASSISTAI"\CE A UX CHÔME U RS ET AUX SANS-ASILE 101
100 RAYONS DE SANTÉ
ligence pour l'œuvre à laquelle Il l'appelle. Il donnera de la
supporter les plus lourds fardeaux de la vie. Les enfants de sagesse à ceux qui luttent pour accomplir leur devoir cons-
Dieu ont à rencontrer des érrcuves et des difficultés, mais ils ciencieusement et intelligemment. Celui qui possède le monde
doivent accepter· leur sort avec courage, se souvenant que tout est riche en ressources et bénira tous ceux qui cherchent
ce que le monde leur refuse, Dieu le leur rendra au centuple. à être en bénédiction aux autres.
C'est lorsque nous sommes à un tournant difficile que Dieu Nous avons besoin de regarder en haut avec foi. Les in-
révèle Sa puissance et Sa sagesse en répondant à notre hum- succès apparents ou les résultats tardifs ne doivent pas nous
ble prière. Ayez confiance en Lui, car Il entend et Il exau~e. décourager. Nous devons travailler courageusement, avec es-
Vous le trouverez disposé à vous aider dans toutes les cir- poir et gratitude, convaincus que la terre contient en son sein
constances. Celui qui a créé l'homme, qui lui a donné ses pour l'ouvrier fidèle, des trésors plus précieux que l'or ou
merveilleuses facultés physiques, mentales et spirituelles, ne que l'argent. Les montagnes et les collines se modifient, la
refusera pas ce qui est nécessaire au soutien de la vie qu'Il a terre vieillit comme un vêtement" ; mais la bénédiction de Dieu
communiquée. Celui qui nous a donné Sa Parole - . les qui dresse une table pour Ses enfants dans le désert, ne ces-
feuilles de l'Arbre de Vie - ne nous cachera pas la mamère sera jamais.
dont nous devons nous y prendre pour procurer à ses enfants
la nourriture dont ils ont besoin.
Comment celui qui tient la charrue et conduit les bœufs
peut-il obtenir la sagesse ? - « En la cherchant comme
l'argent, en la recherchant soigneusement, comme un trésor.
« C'est son Dieu qui lui enseigne la règle à suivre et qui l'ins-
truit. » 26 « Ainsi procède, lui aussi, l'Eternel des armées, qui
est admirable en ses desseins et merveilleux dans les moyens
qu'il emploie. >> 21 ·
Celui qui apprit à Adam et à Eve à cultiver le jardin d'Eden
désire encore instruire les hommes aujourd'hui. Il tient en
réserve de la sagesse pour celui qui conduit la charrue et
répand la semence. Dieu tracera un chemin devant ceux qui
Lui obéissent et se confient en Lui. Qu'ils avancent courageu-
sement, confiants en Celui qui répond à leurs besoins selon les
richesses de Sa bonté.
Celui qui a nourri la multitude avec cinq pains et deux
poissons peut aujourd'hui nous donner le fruit de notre labeur.
Celui qui a dit aux .pécheurs de la Galilée : « Jetez vos filets »
et qui les remplit de poissons jusqu'à les déchirer, désire que
Ses enfants voient en cela une image de ce qu'Il peut faire
pour eux aujourd'hui. Le Dieu qui donna la manne du ciel
aux enfants d'Israël dans le désert, vit et règne encore au-
jourd'hui. Il conduira Son peuple et lui donnera de l'intel-
Si !es pauvres, entas-
sés aujourd'htâ dans
les villes , trouvaient à
se loger à la campa-
gne.

Les 1ndigenfs
UAND _on a tout fait pour aider aux pauvres à subvenir
Q eux-mêmes à leurs besoins, il reste cependant les veuves P.t
les orphelins, les vieillards, les infirmes et les malades à
assister. Il ne faut jamais les négliger. Ils sont confiés par
Dieu lui-même à la compassion, à l'amour et aux soins dé-
voués de tous ceux qu'il a établis sur la terre comme dispen-
sateurs de Ses biens.

Les Frères en la Foi


« Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, faisons
du bien à tous, mais principalement à nos frères en la foi. >> 1
Christ a confié à Son église le devoir particulier de pren-
dre soin de ses membres nécessiteux. Il permet qu'il y ait des
pau.vres dans chacune de Ses églises - n'a-t-Il pas dit qu'il
y en aurait toujours ? - et Il tient chaque membre respon-
sable des soins dont il y a lieu de les entourer.
De même que les membres d'une famille digne de ce nom
:s'entr'aident les uns les autres, se soignant quand ils sont
malades, soutenant les faibles, instruisant les ignorants, en-
tourant de leurs conseils les inexpérimentés, ainsi les « frères
en la foi » doivent prendre soin de ceux des leurs qui sont
dans le besoin. Aucune considération ne peut les en dispenser
Les V eu v es el les Orphelins
Les veuves et les orphelins sont les objets des soms parti-
culiers du Seigneur :
(102)
(103)
104 RAYONS DE SANTÉ LES INDIGEN:_rS 105
Il est le père des orphelins et le défenseur des veuves, Il faut penser aussi à la multitude d'enfants qui ont été
Le Dieu qui réside dans sa demeure sainte. l entièrement privés de la direction de leurs parents . et de
Car ton époux, c'est celui qui t'a créée. l'influence d'une famille chrétienne. Que les chrétiens ouvrent
Son nom est : l'Eternel des armées. leurs cœurs et leurs maisons à ces infor tunés! Cette œuvre
Ton Rédempteur est Ie Saint d'Israël ; personnelle ne devrait pas être abandonnée à quelque institu-
Il s'appelle le Dieu de toute la terre. 3 i
tion de bienfaisance ou aux hasards de la charité publique.
1
Abandonne tes orphelins ; c'est moi qui les ferai vivre Si ces enfants n'ont personne parmi leur parenté qui puisse
Et que tes veuves mettent leur confiance en moi ! " prendre soin d'eux, il incombe aux membres de l'église de
leur trouver un asile . Celui qui nous a créés a ordonné que
Plus d'un père, appelé à quitter ses bien-aimés, est mort nous fussions groupés en familles, car c'est dans l'atmosphère
conflnnt dans la promesse que Dieu a faite de prendre soin aimante d'un intérieur chrétien que la nature de l'enfant peut
d'eux. Le Seigneur pourvoit aux besoins de la vêuve et de le mieux se développer.
l'orphelin , non pns en leur donnant la manne du ciel, ni· en Beaucoup de ceux qui n'ont point d'enfants pourraient faire
envoyant des corbeaux pour les nourrir, mais en bannissant une bonne œuvre en prenant soin d e ceux des autres. Au lieu
miraculeusement l'égoïsme des cœurs humains et en faisant de passer leur temps à soigner des animaux qu'ils dorlotent
jaillir les sources de l'nmour chrétien. Il confie à Ses enfants, et auxquels ils prodiguent leur affection, qu'ils s'occupent
en dépôt précieux, ceux qui sont dans le deuil et l'affliction . plutôt de petits enfants dont ils peuvent former le caractère
Ils ont le droit le plus absolu à notre sympathie." à la ressemblance divine . Qu'ils portent leur amour sur les
Il y a dans les maisons pourvues de tout le confort dési- déshérités de la famille humaine, et s'efforcent de les élever
rable, dans les greniers chargés de récoltes abondantes, dans « en les instruisant et en les avertissant selon le Seigneur ».
les magasins remplis d'étoffes et de vêtements, dans les ca- Beaucoup se feraient ainsi un grand bien à eux-mêmes.
veaux où sont entassés l'or et l'argent, les moyens de subsis-
tance que Dieu tient en réserve pour les nécessiteux. Il nous Les Vieillards
demande seulement d'être les auxiliaires de Sa bonté. Il Les vieillards eux aussi ont . besoin des influences bienfai-
Bien des mères, restées veuves, luttent bravement pour santes de la famille. Ils peuvent trouver dans la maison de
porter leur double fardeau, travaillant souvent au-delà de leurs frères et de leurs sœurs en Christ la consolation d'avoir
leurs forces, pour garder près d'elles leurs chers petits enfants perdu leur propre foyer . Si vous leur permettez de prendre
et subvenir à leurs besoins. Elles ont bien peu de temps à un intérêt aux activités de la famille, et de participer aux
consacrer à leur éducation, bien peu d'occasions de les entou- occupations du ménage, ils comprendront que leur utilité n'est
rer des heureuses influences qui égayeraient leur vie. Elles pas en~ore à son terme et qu'ils peuvent encore faire quelque
ont besoin d'encouragement, de sympathie et d'aide matérielle. chose pour leurs semblables. Faites-leur sentir que vous appré-
Dieu nous appelle à remplacer dans la mesure du possible ciez leur aide ; cela réjouira leur cœur et donnera un but
auprès de ces petits le père qui n'est plus. Au lieu de nous nouveau à leur existence.
tenir à l'écart el de nous plaindre de leurs fautes et du déran- Ceux que leurs cheveux blancs et leur démarche incer-
gement qu'ils peuvent nous causer, aidons-leur de toutes les taine désignent comme devant bientôt descendre dans la tombe
manières possibles. Cherchons à soulager la mère rongée df> devraient autant que possible trouver un asile parmi leurs amis,
soucis. Allégeons son fardeau. dans un lieu qui leur soit familier. Ils pourront y adorer
1
106 RAYONS !ilE SANTÉ LES INDIGENTS 107

Dieu en compagnie de ceux qu'ils connaissent et qu'ils chéris- notre amour pour Lui . Négliger ces devoirs, c'est se déclarer
. sent. Que des mains tendrement affectueuses prennent soin faux disciples, étranger au Christ et à Son amour .
d'eux.
Les Orphelins
Les membres d'une famille devraient considérer comme un
privilège d'aider à leurs parents. Lorsque cela n'est pas pos- Même si l'on faisait tout ce qui est possible pour placer
sible, cette tâche incombe à l'église et devrait être acceptée à les orphelins dans des familles, il en resterait encore beaucoup
la fois comme un honneur et un devoir. Tous ceux qui possè- dont il y aurait lieu de s'occuper. Bon nombre d'entre eux ont
dent l'esprit du Christ auront un regard de tendresse pour les hérité des tares qui les rendent pervers et peu attrayants. Mais
faibles e t pour les vieillards. le Christ les a rachetés par Son sang, et à Ses yeux ils sont
La présence sous notre toit de l'un de ces délaissés est une aussi précieux que nos propres enfants. A moins qu'une main
occasion précieuse de coopérer avec le Christ dans son œuvre secourable ne leur soit tendue, ils croîtront dans l'ignorance
de miséricorde et de développer des traits de caractère sem- ct seront entraînés au vice et au crime. Beaucoup de ces enfants
blables nux siens. Une bénédiction repose sur l'association des pourraient être sauvés par le moyen des orphelinats.
vieux et des jeunes. Les jeunes peuvent apporter un rayon de Pour que de telles institutions soient efficaces, elles doivent
soleil dans le cœur et dans la vie des vieillards, et ces derniers, ressembler le plus possible à une famille chrétienne. Au lieu
au moment où ils sentent que la vie va bientôt leur échapper, de vastes établissements groupant un grand nombre d'enfants,
ont besoin d'un tel contact avec l'enthousiasme et l'optimisme il faut préférer plusieurs petites institutions dispersées. Elles
des jeunes. En retour, les jeunes gens retireront du bien des devraient être .installées à la campagne, de manière à disposer
leçons de sagesse et d'expérience que pourront leur donner leurs de terrain cultivable où les enfants pourraient être mis en
aînés. Ils apprennent surtout avec eux à servir d'une manière contact avec la nature et bénéficieraient d'une éducation pro-
désintéressée. La présence d'un être qui a besoin de sympa- · fessionnelle.
thie, d'indulgence serait pour bien des familles une bénédiction Ceux qui ont la responsabilité d'une telle institution de-
inestimable. Elle adoucirait et affinerait la· vie de famille, vraient être des hommes et des femmes cultivés, magnanimes
et ferait naître chez les j' nnes ·et chez les plus âgés les grâces ct oublieux d'eux-mêmes, qui entreprennent cette œuvre par
chrétiennes qui les illumineraient d'une beauté divine et les amour pour le Christ. Entourés de tels soins, beaucoup d'en-
enrichiraient des trésors impérissables du ciel. fants négligés et sans famille peuvent devenir des membres uti-
les de la société, être en honneur au Christ, et soulager à leur
Une Epreuve du Caractère tour la misère des autres.
« Vous avez toujours les pauvres avec vous, » dit Jésus,
Economie ; Abnégation
« et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien . » 5
« La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père, con- Beaucoup méprisent l'économie en la confondant avec l'ava-
siste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, rice Gt l'étroitesse. Mais l'économie est compatible avec la plus
et à se préserver des souillures du monde . . >> 6 large libéralité ; en fait, sans économie il ne peut y avoir-
Le Christ éprouve ceux qui font profession de le suivre de véritable libéralité. Nous devons épargner afin de pouvoir
en plaçant parmi eux les faibles et les pauvres afin qu'ils dé- donner.
pendent de leurs soins. Par notre amour et notre dévouement Personne ne peut pratiquer la véritable bienfaisance sans
pour Ses enfants dans le besoin nous prouvons la sincérité de abnégation. Ce n' est qu'en vivant avec simplicité, dans le
108 RAYONS DE SANTÉ
LES INDIGENTS 109
renoncement et l'économie, qu'il est possible d'accomplir l'o:·u-
vre dont nous sommes chargés comme représentants du Chrisl. et votre savoir-faire. Montrez-leur comment s'habiller simple
L'orgueil et les aspirations mondaines doivent être bannis de ment mais avec goût. Plus d'une femme n'ose se rendre à la
nos cœurs. Le désintéressement du Christ doit nous inspirer maison de Dieu parce que son vêtement usé et déformé serait
dans tout ce que nous faisons. On devrait pouvoir lire sur les en contraste trop frappant avec celui des autres. P lus d'une
murs de nos maisons ct sur tout ce qu'elles contiennent : âme sensible est ainsi amèrement humiliée et souffre de l'in-
« Recueill e dans ta maison les malheureux sans asile ; » sur justice de ce contraste. Pour . cette raison, beaucoup de per-
nos armoires à linge, comme écrit par le doigt de Dieu : sonnes en viennent à douter de la religion et endurcissent -leur
« Revêts ceux qui sont nus ; » ct sur notre table, chargée d'une cœur à l'Evangile.
nourriture abondante : « Partage ton pain avec l'affamé. » 1 Le Christ a dit : « Ramassez les morceaux qui restent afin
Des quantités d'occasions de nous rendre utiles nous sont que rien ne se perde. » Tandis que chaque jour la famine,
offertes. Nous déplorons souvent la faiblesse des ressources l'épée, le feu et la maladie font des milliers de victimes, le
dont nous disposons, mais si not~s étions des chrétiens zélés, devoir de ceux qui aiment leurs semblables est de veiller à ce
nous pourrions les multiplier mille fois. Ce qui est un obstacle que rien ne se perde ni ne se dépense inutilement dont un être
à notre utilité, c'est notre égoïsme et notre habitude de nous humain puisse bénéficier.
écouter. Le gaspillage de notre temps et de nos pensées est un
Que d'argent l'on dépense pour des choses dont on se fait péché. Chaque instant que nous accordons à l'égoïsme est
des idoles, des choses qui absorbent les pensées, du temps perdu. Si nous réalisions la valeur d'un moment, et si nous
ct des forces qui devraient être mieux employés. Que d'argent en faisions un emploi judicieux, nous aurions du temps pour
gaspillé en achat de maison et de meubles coùteux, en plaisirs tout ce que nous avons à faire pour nous et pour le monde.
égoïstes, en aliments recherchés et malsains, en satisfaction Que chaque chrétien demande à Dieu de le guider dans l'em-
dangereuse. Que de prodigalités, sous forme de cadeaux qui ploi de son argent, de son temps et de ses forces. « Si l'un
ne font de bien à personne ! Les soi-disant chrétiens dépensent de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne
bien plus aujourd'hui pour des choses inutiles, souvent même à tous libéralement, sans rien reprocher ; et · elle lui sera
nuisibles, que pour arracher les âmes au tentateur. donnée. » 1
Beaucoup de prétendus chrétiens dépensent tellement pour
leurs vêtements qu'il ne leur reste rien pour ce dont les autres Donnez et l'on vous donnera
ont besoin. Ils se procurent des ornements ou des atours « Faites elu bien ct prêtez sans rien espérer en retom. Vo lrr
coûteux, et ne pensent même pas à ceux pour lesquels l'achat récompense sera grande, et vous serez les Fils du · Très-Haut,
des vêtements les plus ordinaires entraine d'inévitables pri- parce qu'il est bon pour les ingrats et les méchants. »'
vations. « Celui qui donne au pauvre n'aura point de disette ; mais ·
Mes sœurs, si vous vous conformiez aux règles établies par celui qui en détourne les regards sera couvert de malédic-
la Bible dans la façon de vous vêtir, vous auriez en .abon- tion. » 10
dance de quoi venir en aide à vos sœurs plus pauvres. Non « Donnez et on vous donnera ;· on versera clans votre sem
seulement vous pourriez leur donner de votre argent, mais une bonne mesure , pressée; secouée, débordante. » 11 •
aussi de votre temps. Elles en ont tout particulièrement besoin .
Vous pourriez en aider beaucoup par vos conseils, votre tact
l~ 'Œu"Vre en /a"Veur des Riches
C OH.NEILLE,
appartenant
le centurion romain, était un homme riche et
une famille noble. Il occupait une position
à
de responsabilité et d'honneur. Païen par sa naissance et son
éducation, il avait connu le vrai Dieu en entrant en relation avec
les Juifs, et il l'adorait, montrant la sincérité de sa foi par sa
compassion envers les pauvres. « Il faisait beaucoup d'au-
mônes au peuple et priait Dieu continuellement. » 1
Corneille ne connaissait pas l'Evangile tel qu'il est révélé
dans la vie et dans la mort. du Christ, et Dieu lui fit parvenir
un message direct, tandis qu e, par un autre message, il ordon-
nait à l'apôtre Pierre de le visiter et de l'instruire. Corneille
ne s'était pas raLLaché à une église juive ; les rabbins l'auraient
considéré comm e un païen, un homme impur. Mais Dieu vit
la sincérité de son cœur, et de son trône, il envoya des mes-
sagers pour qu'ils coopèrent avec ses serviteurs sur la terre
en vue de faire connaître l'Evangile à cet officier romain.
De même aujourd'hui Dieu recherche des âmes parmi le~
riches comme parmi les pauvres. Il y a dans le monde beau-
coup de Corneilles qu'Il désire rattacher à Son Eglise. Leurs
sympathies sont acquises au peuple de Dieu, mais les liens
qui les unissent au monde les retiennent. Il faut à ces hommes
beaucoup de courage moral pour prendre rang parmi les hum-
bles. Des efforts spéciaux devraient être tentés pour ces âmes
qui sont en si grand danger à cause de leurs responsabilités
et du milieu dans lequel elles vivent.
On a beaucoup parlé de 'nos devoirs envers les pauvres.
Ne devrait~on pas aussi parler de nos devoirs envers les riches?

( lll)

Quand on a tout. [ail pour aider au x pauvres à s ubvenir à leurs besoins ,


il resle cepe ndant les vieillards et les in[irm Ps à a ssister
ll2 RAYONS DE SANTÉ L'ŒUVRE EN FAVEUR DES RICHES 113

Il en est qui semblent tenir pour vains les efforts qm sont faits d'une manière étroite ou arbitraire, mais à la lumière du plan
en faveur des riches, et ils ne font personnellement que peu de que Dieu a conçu à l'égard de l'humanité. Si les principes de la
choses pour éclairer ceux qui, éblouis, aveuglés, par la gloire waie tempérance pouvaient leur être présentés ainsi, béaucoup
du monde et ses pompes, ont perdu de vue l'éternité. Des mil- d 'hommes des hautes classes de la société reconnaîtraient leur
liers d'hommes riches sont descendus dans la tombe sans être valeur et les accepteraient de tout leur cœur.
avertis. Malgré une indifférence apparente, l'âme de beaucoup Nous devons montrer à ces personnes le résultat des jouis-
de riches est tourmentée. « Celui qui aime l'argent ne jouit sances malsaines qu'ils s'accordent, et la diminution des éner-
jamais de son argent, et celui qui aime les richesses n'en retire gies physiques, mentales et morales qui en résulte. Aidons-leur
aucun profit. » 2 Celui qui dit à l'argent : « Tu es ma sécurité » à comprendre leur responsabilité comme économes des dons
a «renié le Dieu d'en-haut». 3 «Ils se confient en leurs biens; de Dieu. Montrons-leur le bien qu'ils pourraient faire avec
ils se glorifient de la grandeur de leurs richesses. Mais l'homme l'argent qu'ils dépensent maintenant pour ce qui ne leur fait
ne saurait racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon. » 4 que du mal. Enseignons-leur l'abstinence et demandons-leur de
Les richesses et les honneurs du monde ne peuvent satis- consacrer les sommes qu'ils dissipaient en achats de liqueurs,
faire l'âme. Bien des riches désirent ardemment connaître les de tabac ou d'autres choses mauvaises, au soulagement des
certitudes sur lesquelles est fondée notre foi, et posséder eux- malades pauvres ou à l'éducation des enfants et des jeunes
aussi la bienheureuse espérance. Ils voudraient voir cesser gens. Peu de personnes refuseraient d'écouter un tel appel.
la monotonie de leur vie sans but. Beaucoup de ceux qui rem- Il existe un autre danger auquel les riches sont particuliè-
plissent des fonctions officielles sentent qu'il leur manque quel- rement exposés, et là aussi s'ouvre un vaste champ mission-
que chose ... Peu d'entre eux vont à l'église, car ils n'en retirent naire médical. Beaucoup de ceux qui font leur chemin dans le
que peu de bien ; les enseignements qu'ils y reçoivent ne tou- monde et qui ne s'abaissent jamais aux formes habituelles du
chent pas leurs cœurs. Ne leur adresserons-nous pas un appel vice sont cependant conduits à la perdition par l'amour des ri-
personnel ? chesses. Une coupe vide est facile à porter ; remplie jusqu'au
Parmi les victimes de la misère et du péché on trouve des bord elle ne peut, au contraire, être déplacée qu'avec précau-
gens qui étaient riches autrefois. Des hommes haut placés sont tion. L'affliction et l'adversité causent le désappointement et
tombés dans la dégradation par l'usage des boissons enivrantes la tristesse, mais c'est la prospérité qui met le plus en danger
et par la recherche du plaisir. Tout en nous occupant de ces la vie spirituelle.
êtres déchus qui ont besoin d'aide et de pitié, ne devrions-nous Ceux qui soüffrent sont comme le buisson du désert que
pas penser à ceux qui ne sont pas encore descendus dans ces Moïse vit en feu sans qu'il se consumât. L'ange de l'Eternel
profondeurs du mal, mais qui posent déjà les pieds sur le che- se tenait au miheu du buisson. De même, dans les privations
min qui y conduit ? et l'affliction, la gloire de la Présence invisible est en nous pour
Des milliers d'hommes, occupant de hautes positions, cul- nous réconforter et nous soutenir. On sollicite souvent nos
tivent des habitudes désastreuses pour leur corps et pour leur prières pour ceux qui souffrent par la maladie ou l'adversité,
âme. Des ministres de l'Evangile, des hommes d'Etat, des écri- mais elles seraient bien plus nécessaires aux hommes prospè-
vains, des hommes riches et doués d'une grande capacité de res et influents. ·
travail, sont en péril parce qu'ils ne voient pas la nécessité de Celui qui passe dans la vallée de l'humiliation comprend
la maîtrise personnelle en toutes choses. Ils ont besoin qu'on ses lacunes et ses besoins ; il laisse Dieu guider ses pas et est
attire leur attention sur les principes de la tempérance, non relativement en sécurité. Mais les hommes qui se tiennent
8
114 RAYONS DE SANTÉ
L'ŒUVRE EN FAVEUR DES RICHES 115
comme sur un piédestal et qui croient. que leur position l~ur Quelques chrétiens sont particulièrement aptes à travailler
confère une grande sagesse, sont dans le plus grand pénl ; dans la haute société. Ceux-là devraient rechercher la sagesse
à moins qu'ils n'apprennent à dépendre de lJicu, ils tomberont de Dieu pour apprendre à attemdre ces personnes et pour
sûrement. avoir avec elles non seulement des relations occasionnelles
La Bible ne condamne aucun homme parce qu'il est riche, mais des conversations intimes q.ui leur révèlent les besoins
s'il a gagné sa fortune honnêtement. Cc n'est pas l'argent, de leur âme et les conduisent à la connaissance de la vérité
mais l'amour de l'argent qui est la racine de tous les maux. telle qu'elle est en Jésus.
C'est Dieu qui met les hommes à même de gagner de l'argent ; Beaucoup supposent que pour atteindre les classes élevées
et entre les mains de celui qui se conduit en économe fidèle, on doit se mettre à leur niveau et adopter une manière de
la richesse est une bénédiction à la fois pour le monde et pour vivre et une méthode de travail qui conviennent à leurs goûts
celui qui la possède. Mais beaucoup de gens, occupés de le~rs délicats. Ils préconisent les édifices coûteux, les vêtements
tr6sor·s terrestres, deviennent insensibles aux appels de Dieu luxueux, la conformité aux coutumes mondaines, le vernis de
et aux besoins de leurs semblables. Ils regardent leurs riches- la haute société, la cultu-re classique, les grâces de l'éloquence,
ses comme une gloire personnelle. Ils ajoutent maison à mai- et les croient indispensables. C'est une erreur. Les méthodes
son, domaine à domaine, remplissent leurs demeures d'objets mondaines ne sont pas les moyens dont Dieu se sert pour
luxueux, tandis que tout autour d'eux rè?nent la misère ~t le atteindre les hautes classes. Ce qui · les touchera vraiment,
crime la maladie ct la mort. Ceux qm passent leur v1e à c'est la présenta Lion désin léressée et fidèle du véritable Evan::-
s'occ~per d'eux-mêmes développent en eux non pas les attri- gile du Christ.
buts de Dieu, mais de Satan. L'expérience de Paul devant les philosophes athéniens con-
Ces hommes ont besoin de l'Evangile. Il faut qu'ils dé- tient ·une leçon pour nous. En présentant l'Evangile devant
tournent les regards des choses matérielles et vaines pour con- l'Aréopage, Paul répondit à la logique par la logique, à la
templer la valeur des richesses éternelles. Ils ont besoin de science par la science, ct à la philosophie par la philosophie.
connaître toute la joie qu'on éprouve à donner et toutes les Les plus sages de ses auditeurs furent étonnés et · réduits au
bénédictions que reçoit celui qui coopère avec ~icu. silence : ses àrguments étaient irrécusables. Mais très peu
Le Seigneur nous dit : « Recommande aux riches de ce acceptèrent l'Evangile. Dorénavant Paul résolut d'adopter une
monde de n'être point orgueilleux et de ne point mettre leur manière de travailler différente. Il évita · les arguments com-
espérance dans les richesses incertaines, mais de la placer en pliqués et la discussion des théories, et annonça simplement
Dieu, qui nous fournit toutes choses en abondance pour que Jésus-Christ, le Sauveur des pécheurs. Ecrivant aux Corin-
nous puissions en jouir. Hecommande-leur de faire du bien. thiens au sujet de son travail parmi eux, il dit : « Pour moi,
d'être riches en bonnes œuvres, prompts à donner ct à faire frères, quand je suis venu chez vous, je n'y suis pas venu
part de ce qu'ils possèdent, amassant ainsi pour l'avenir un pour vous annoncer le témoignage de Dieu avec le prestige
bon et solide trésor afin d'obtenir la vie véritable .» 5 du langage et de la sagesse. Car je n'ai pas jugé que je dusse
Ce n'est pas sur le hasard qu'il faut compter pour amener savoir- parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésùs-
au Christ ces adorateurs du monde : ils sont généralement dif- Christ crucifié... Et ma parole et ma prédication n'ont pas
ficiles à aborder. Des efforts personnels doivent être faits en consisté dans des discours persuasifs de la sagesse, 'mais
leur faveur par des hommes et des femmes remplis de courage dans une démonstration d'esprit et de puissance, - afin que
et de détermination, et pénétrés d'esprit missionnaire. votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais
116 RAYONS DE SANTÉ
L ' OE UVRE EN FAVE UR DES RICHES 117
sur la puissance de Dieu. )) Il dit encore dans la lettre aux
6
Une fois convertis, beaucoup deviendront . des instruments
Romains : « En effet, je n'ai pas honte de l'Evangile, parce entre les mains de Dieu pour travailler en faveur · d'autres
qu'il est la puissance de Dieu pour le salut de tout croyant, personnes de leur condition. Ils sentiront que l'Evangile leur
du Juif premièrement, et aussi du Grec. )) 7 a été confié pour qu'ils l'annoncent à ceux dont l'espérance
Que ceux qui travaillent dans les classes élevées se com- est terrestre. Ils consacreront leur temps et leur argent à
portent avec dignité et se souviennent que les anges les ac- Dieu et emploieront leurs talents et leur influence à l'œuvre
. compagnent. Que le trésor de leur esprit et de leur cœur du salut des âmes.
soit rempli de citations de l'Ecriture sainte et que les paroles L'éternité seule révélera ce qui a été accompli par .ce minis-
du Christ soient particulièrement présentes à leur mémoire : tère spécial, et combien d'âmes en proie au doute et fatiguées
elles devraient être considérées comme étant beaucoup plus du monde ont été amenées à Celui qui désire sauver tous ceux
précieuses que l'or ou que l'argent. qui viennent à Lui
Le Christ a dit qu'il est plus facile à un chameau de passer
par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le
royaume des cieux. Dans l'œuvre parmi cette classe de per-
sonnes, on rencontrera beaucoup de déceptions. Mais tout est
possible avec Dieu. Il peut et veut agir par Ses serviteurs sur
les esprits des hommes dont le seul but est de gagner de
l'argent.
La vraie conversion accomplit des miracles que l'on ne
discerne pas immédiatement. Les plus grands hommes de la
terre ne sont pas plus grands que la puissance de Dieu. Si
Ses collaborateurs accomplissent leur devoir fidèlement, et
avec cm1ra!:re Dieu convertira des hommes haut placés, intd-
ligents, influ~nts. Par la puissance du Saint-Ésprit, beaucoup
apprendront à connaîtrr les principes divin s c l seront condnils
à les accepter.
Lorsque ces hommes riches auront compris que le Seigneur
désire les voir soulager les souffrances de l'humanité, beau-
coup répondront à cet appel, et, avec sympathie, disposeront
d'une partie· de leur argent en faveur des pauvres. Ainsi affran-
chis de l'égoïsme, leur cœur se soumettra au Christ. Ils asso-
cieront avec joie leur influence et leur fortune à l'œuvre bien-
faisante de l'humble missionnaire dont Dieu s'est servi pour
les convertir. Par un usage judicieux de leurs biens terrestres,
ils s'amasseront dans les cieux un trésor qui ne manque ja-
mais, dont le voleur n'approche pas, et qùe les vers ne détrui-
sènt · point.
La Chambre du Malade

EUX qui . soignent les malades doivent comprendre l'im-


C portance des lois de la santé. L'obéissance à ces lois
tl'est jamais plus impérieuse que dans la chambre du malade
!\lulle part la fidélité dans les plus petites choses n'a de plus
grandes conséquences. Lorsqu'il s'agit d'une maladie grave,
la moindre négligence, la plus légère inattention aux besoins
du malade ou aux dangers particuliers à son cas, toute mani-
festation de crainte, de nervosité, d'impatience ou même d'in-
différence peuvent faire pencher le fléau qui oscille encore
entre la vie et la mort, · et provoquer un dénouement fatal,
alors que la guérison eût été possible.
Le succès de la garde-malade dépend en grande partie de
sa vigueur physique. Plus elle est robuste, mieux elle peut
endurer la fatigue et mieux elle peut réussir dans l'accomplis- .
sement de ses devoirs. Ceux qui soignent les malades doivent
bien s'alimenter, être propres, respirer de l'air pur et prendre
de l'exercice. Des précautions semblables prises par les mem~
bres de la famille du malade leur permettront d'endurer la
fatigue supplémentaire qui leur est occasionnée, et contribue-
ront à les préserver de la maladie.
Lorsque la maladie est grave et exige la présence d'une
garde-malade jour et nuit, le travail devrait être partagé entre
(IlS) de 1JX personnes compétentes au moins, de façon à ce que
(119)
LA GllAMBfi E DU 1\IALADE
j ~j
120 RAYONS DE SANTÉ

..:hacune puisse se reposer et prendre de l'exercice au grand Le Régime


air. Ceci est particulièrement important dans les cas où il Une partie importante des devoirs de 1:1 garde-malade con-
est difficile d'aérer suffisamment la chambre du malade. Sou- siste à prendre soin de l'alimentation de son patient. Il ne
vent, l'importance de l'air étant ignoré, on limite la venti- faut ni laisser le malade souffrir ou s'affaiblir par manque
lation, et la vie du malade, et même celle de ceux qui l~ de nourriture, ni charger à l'excès ses organes digestifs affai-
soignent, est compromise. blis. Il faut lui présenter des aliments savoureux et adaptés,
Des précautions convenables suffiront, le cas échéant, pour en quantité ·et en qualité, à ses besoins. Pendant la conva-
mettre l'entourage du malnde à l'abri de la contagion. On de- lescence, alors que l'appétit est vif et que les organes digestifs
vra adopter des habitudes saines, et débarrnsser la chambre n'ont pas retrouvé toutes
du mnlnde des leurs forces, on est en
germes morbi- danger de commettre de
des par une graves erreurs.
propreté méti
culeuse et une Les devoirs de l'entourage
nération app-ro - Les gardes-malades et
priée. Si ces tous ceux qui entrent dans
conditions sont ln 0hambre du malade ,
r e mplies, la doivent être ~ais, calmes,
guérison sera et conserver leur sang-
Une chambre trop 8ombre rendue plus cer- froid. Il faut éviter l' em-
taine, et, dans pressement maladroit et la
la plupart des cas, les autres membres de la famille seront confusion. Les portes doi-
prémunis contre les atteintes du mal. vent être ouvertes et fer-
mées sans bruit et toute
Soleil, Aération et Température
la maison doit être tran-
Pour placer le malade dans les conditions les plus favo quille. En cas de fièvre.
rables à la guérison, a faut lui donner une grande chambre, des soins spéciaux sont né- Une chambre de malade doit être gaie,
· gaie, claire, pourvue de moyens efficaces d'aération. On choi- cessaires au commence- claire et bien aél·ée.
sira pour lui la meilleure pièce dont on dispose. Bien des ment et à la fin des accès;
maisons ne se prêtent pas à une aération suffisante, mais tout une surveillance constante est souvent de rigueur à ces
ce qui est possible doit être fait pour qu'un courant d'air moments-là. L'ignorance et la négligence ont causé la mort
pur traverse la chambre du malade jour et nuit. de beaucoup de malades qui auraient vécu s'ils avaient reÇu
Autant que possible, une température égale doit être main- les soins judicieux d'une garde-malnde intelligente.
tenue, et pour cela il importe de consulter le thermomètre.
Ceux qui soignent les malades étant fréquemment privés de Les Visites aux Malades
soleil, ou réveillés la miit par le malade, sont souvent frileux, C'est un usage abusif, une fausse idée de l'étiquette , qui
et ne sauraient juger de la température réelle de la chambre amène tant de visiteurs aux malades. Ceux qui sont très
122 RAYONS DE SANTÉ LA CHAMBHE DU MALADE 123
faibles ne devraient pas recevoir. L'excitation qm accompagne par leurs paroles et par leurs actions, ils attireront les mala-
la réception des visiteurs épuise le malade à un moment où des au Sauveur.
il a particulièrement besoin de repos et de tranquillité. Tout en administrant des traitements, l'infirmière chrétienne
Il est agréable à un convalescent ou à celui qui souffre attirera avec affabilité l'attention du malade sur le Christ,
d'une maladie chronique de savoir qu'on se souvient de lui Celui qui guérit l'âme aussi bien que le corps. Quelques mots
avec affection ; mais un prononcés çà et là auront leur influence ; les gardes-malades
message de sympathie d'un certain âge sont particulièrement hien qualifiées pour
ou 1m petit cadeau fe · parler du Christ toutes les fois que l'occasion s'en présente.
ront souvent plus de Elles devraient toujours être prêtes à associer la guérison de
bien qu'une visite per- l'âme à celle du corps.
sonnelle, sans présenter Les infirmières chrétiennes doivent enseigner avec bonté
les mêmes dangers. et tendresse que celui qui désire être guéri doit cesser de
transgresser la loi de Dieu, de vivre délibérément dans le
Responsabilité des Gar- péché. Dieu ne peut pas bénir celui qui persiste à s'attirer
des-Malades la maladie et les souffrances en violant volontairement les lois
du ciel. Mais le Christ, par le Saint-Esprit, vient guérir ceux
Dans les hôpitaux et qui cessent de faire le mal et apprennent à faire le bien.
les sanatoriums où les Ceux qui n'aiment pas Dieu agissent toujours contraire-
gardes-malades ont à ment aux intérêts les mieux compris de leur âme et de leur
s'occuper d'une grande corps. Mais ceux qui en viennent à reconnaître la valeu r de
quantité de patients, il la soumission à Dieu dans cc monde de péché seront disposés
leur faut faire des ef- Des aliments savoureux. à renoncer à toute mauvaise habitude. La gratitude et l'amour
forts pour être toujours remplissent leur cœur. Ils savent que le Christ est leur ami,
joyeux et aimables et pour se montrer prévenants dans et le sentiment qu'ils ont de cette amitié céleste fait plus pour
leurs paroles et leurs actions. Dans ces institutions, il est de leur guérison que les meilleurs soins. Mais ces deux phases
la plus haute importance que les gardes-malades s'efforcent de l'œuvre d'une garde-malades sont essentielles : elles doi-
d'nccomplir leur tâche convenablement et avec sagesse. Elles vent être appliquées simultanément.
doivent se souvenir constamment que l'accomplissement de leur
devoir est une manière de servir le Seigneur Jésus.
Les malades ont besoin qu'on leur parle avec sagesse.
Ceux qui les soignent doivent étudier les Saintes-Ecritures
chaque jour, afin de savoir dire Ù('S paroles qui encouragent
et qui fassent du bien. Des anges cie · Dieu sont cl:ms .]es
chambres des malades, et l'atmosphère où vit l'âme de celui
qui donne les soins doit être suave ct pure. Les médecins ~t
les gardes-malades devraient tenir en haute estime les prin-
cipes du Christ et manifester Ses vertus dans leur vie. Alors,
La Prière pour les Malades
'ECRITURE dit qu'il faut « prier toujours, sans jamais
L se lasser ». 1 Si jamais les hommes sentent le besoin de
prier, c'est bien lorsque leurs forces les abandonnent et que
leur vie paraît leur échapper. Ceux qui se portent bien oublient
souvent les bénédictions merveilleuses dont ils sont les objets
jour après jour, et ne rendent pas à Dieu la louange qui Lui
est due. Mais lorsque vient la maladie, ils se souviennent
de Dieu. Que les forces viennent à lui manquer , et l'homme
ne tarde pas à éprouver le besoin de l'assista nce divin e. Et
jamais notre Dieu compa tissant ne se dé tourne de l'âme qui
sincèrement implore Son aide : Il est notre refu ge dans la
maladie comme dans la santé.

Comme un père est ému de compassion envers ses enfants,


L'Eternel est ému de compassion envers ceux qui le craignent;
Car Il sait !;lien de quoi nous sommes faits :
Il se souvient que nous ne som·mes que poussière L.. 2

Insensés qu'ils étaient ! Ils portaient la peine


De leurs transgressions et de leurs iniquités
Ils avaient en horreur toute nourriture ;
Ils touchaient aux portes de la mort...

Alors ils ont crié vers l'Eternel dans l·eur détresse


Dieu opère la gnérison des malades. Et Il les a délivrés de leurs angoisses.
Il a envoyé Sa Parole ; Il les a guéris
(124) Et Il les a retirés de leurs tombeaux. 3
(125)
126 RAYONS DE SANTÉ LA PRIÈRE POUR LES MALADES 127

Dieu est maintenant disposé à rendre la. santé aux mnlades dez quelque chose en mon nom, je le ferai >> 5 , et encore :
comme Il l'était lorsque le Saint-Esprit inspira ces paroles « Si quelqu'un mc sert, mon Père l'honorera. » 6 Si nous
au Psalmiste. Le Christ est aujourd' hui le même Médecin vivons en conformité avec Sa Parole, chacune de Ses pré-
compatissant que pendant son ministère terrestre. Il v a en cieuses promesses s'accomplira en notre faveur. Nous som-
Lui un baume pour chaque maladie, une puissance de gué- mes indignes de Sa grâce, mais si nous nous donnons à
rison pour chaque infirmité. Ses disciples actuels doivent Lui, Il nous accepte. Il opère en faveur de ceux qui le sui-
prier pour ·la guérison des malades comme l'ont fait ses dis- vent et par leur moyen.
ciples d'autrefois, et la guérison s'ensuivra, car « la prière
Conditions d'Exaucement
de la foi sauvera -le malade ». Nous avons la puissance du
Saint-Esprit et une foi pleine et entière qui peut se prévaloir Nous ne pouvons réclamer l'accomplissement des promes-
des promesses de Dieu. Et cette assurance donnée par le Sei- ses de la Parole que si nous obéissons à ses enseignements.
gneur : « Ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci Le Psalmiste dit : Si j'avais eu dans le cœur quelque intention
seront guéris , » 4 est tout aussi digne de confiance aujourd'hui coupable, le Seigneur ne m'aurait point exaucé. » 1 Si notre
qu'aux jours des apôtres. Elle nous indique quel est l'un des obéissance est incomplète, et consentie comme à regret, ses
pr·ivilèges des enfants de Dieu, ct notre foi devrait se l'appro- promesses ne s'accompliront point en notre faveur.
prier dans tout cc qu'elle comporte. Les serviteurs du Christ La Parole de Dieu contient des instructions relatives à la
sont ses instruments ct c'est par eux qu'Il désire manifester prière en faveur des malades, mais l'offrande d'une telle prière
sa puissance de guérison. Notre tâche est de présenter à est un acte solennel et ne devrait être faite qu'après mûres
Dieu, dans les bras de notre foi, les malades et ceux qui souf- réflexions. Dans bien des cas de prière pour la guérison
frent, et de nous efforcer de leur apprendre à croire au grand des malades, ce qui est appelé foi n'est rien d'autre que de
Médecin. la présomption.
Le Sauveur désire que nous encouragions les malades, les Bien des· personnes s'attirent la maladie par leur habitude
affligés, les désespérés, à se saisir de Sa force. Par la foi Je s'écouter. Elles n'ont pas vécu conformément aux lois natu-
et la prière, la chambre du malade peut être transformée en relles et aux principes de la pureté. D'autres ont négligé les
un l3éthel. (1) Par leurs paroles et leurs actions, les médecins lois de la santé dans le boire ct le manger et dans la façon
et les gardes-malades peuvent dire avec une clarté indiscu de se vêtir ou de travailler. Souvent, la faiblesse du corps
table : « Dieu est présent dans cc lieu >> pour sauver et non ou de l'esprit provient d'un vice. Si ces personnes recevaient
pour détruire. Le Christ désire manifester Sa présence dans la la bénédiction de la santé, beaucoup d'entre elles continue-
chambre du malade et remplir les cœurs de la douceur de ra~enl à transgresser avec insouciance les lois de Dieu, tant

Son amour. Si la vie de ceux qui soignent le malade est telle naturelles que spirituelles, concluant de leur guérison qu'elles
que le Christ puisse les accompagner au chevet du patient, sont libres de persévérer dans leurs erreurs et de satisfaire
celui-ci sera convaincu de la présence d'un Sauveur miséri- sans restriction leurs désirs pervers. Si Dieu faisait un miracle
cordieux, et cette assurance aidera puissamment à la guéri- pour rétablir de tels malades, Il encouragerait le péché.
~on de l'âme et du corps. Il est inutile de faire connaître Dieu comme Médecin su-
Dieu entepd les prières. Le Christ a dit : « Si vous deman- prême sans enseigner aux gens à mettre de côté toute habi-
tude malsaine . . Avant d'obtenir son aide, en réponse à leurs
(1) Maison de Dieu.
prières, ils doivent cesser de faire le mal, apprendre à faire
128 RAYONS DE SANTÉ LA PRIÈRE POUR LES MAI ADES 129

le bien; assainir leur ambiance, corriger leurs erreurs et vivre <'L lu maladie. S'ils veulent faire trève à leurs sentiments dé-
en harmonie avec les 'lois naturelles et spirituelles de Dieu. primants cl bannir la tristesse, les chances de guérison seront
plus grandes, car « l'Eternel a les yeux sur ceux qui le crai-
Con[ession des Péchés g nent, sur ceux qui espèrent en Sa grâce. )) 11
Il faut faire comprendre à ceux qui soll~cite~t la priè~e
pour le rétablissement de leur santé q~~ la vwlatwn des l01.s Soumission à la Volonté de Dieu
divines, qu'elles soient physiques ou spmtuelles, est un péch~, Dans la prière pour les malades, il faut se souvenir que
et que pour recevoir les bénédictions d'En-ha~t, ce péché dOit « nous ne savons pas ce que nous devons demander pour prier
être confessé et pardonné. L'Ecriture nous dtt : « Confessez <;omme il faut. )) 12 Nous ne savons pas si . la bénédiction que
donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les nous sollicitons est ce qu'il y a de meilleur pour nous ; c'est
8
autres afin que vous soyez guéris. » • • pourquoi nos prières devraient toujours contenir cette pensée :
Dites à celui qui demande qu'on prte pour lm : « No_us ne « Seigneur, tu connais tous les secrets de l'âme. Tu connais
pouvons lire dans votre cœur ; vous êtes seul, avec Dwu, à les personnes pour lesquelles nous prions. Jésus, leur Avocat,
connaître les secrets de votre vie. Si vous vous repentez a donné Sa vie pour elles. Son amour pour elles est plus
de vos péchés, votre devoir est de les confesser. ».Tout péché grand que le nôtre. C'est pourquoi, si c'est pour Ta gloire
secret doit être confessé au Christ, le seul médtateur entre et pour le bien de ces êtres affligés, nous Te demandons au
Dieu et l'homme, car « si quelqu'un a péché, nous avons un nom de Jésus que leur santé soit rétablie. Si telle n'est pas
avocat auprès du Père, Jésus-Christ. le Jus te .. » ~ o~t péché
9
Ta volonté, nous ~upplions que Ta grâce les réconforte et que
constitue une offense à l'égard de Dteu, et doll Lm etre con- Ta présence les soutienne dans leurs souffrances. ))
fessé par le Christ. Chaque péché commis publiquement d~it Dieu voit la fin de toutes choses dès le commencement ;
être confessé publiquement. Le tort causé à notre pr?chat~ Il connaît le cœur de tous les hommes ; Il lit tous les secrets
doit être réparé par devers celui qui a été offensé. S~ celm de l'âme. Il sait si ceux pour lesquels on prie sont capables
qui demande la guérison s'est rendu coupable de médisance, ou non d'endurer les épreuves par lesquelles ils passeraient
s'il a semé la discorde dans sa famille, dans son vo1smage s'ils devaient continuer à vivre. Il sait si leur vie doit être
ou dans l'église, s'il a attisé les rancunes et les. haines, si, une bénédiction ou une malédiction pour eux et pour le monde.
ù'une façon ou d'une autre, il a induit son procham en tenta- C'est une raison pour nous de dire, même dans nos prières
tion, ces choses doivent être confessées devant Dieu et devant les plus instantes : « Que ta volonté soit faite, et non · la
ceux qui ont été offensés. « Si nous confessons nos péchés, Il mienne. )) 13 Jésus donna cette preuve de soumission à la sa-
I!St fidèle et juste pour nous les · pardonner et pour nous gesse et à la volonté de Dieu après avoir dit dans le jardin
purifier de toute iniquité. )) 10 de Gethsémané : « ·Mon Père, s'il est possible, que cette
Quand les torts auront été réparés nous pourrons présenter coupe passe loin de moi ! )) 14 Si ces paroles convenaient au
au Seigneur les besoins du malade avec une foi calme et selon Fils de Dieu, combien plus doivent-elles se trouver sur les
les indications du Saint-Esprit. Il connaît chacun par son lèvres d'hommes faibles et mortels.
nom et prend soin de lui comme s'il était le seul pour lequel Ce que nous avons de mieux à faire, c'est de confier nos
Il eût donné Son Fils bien-aimé. Ce grand amour, cette bonté désirs à notre Père Céleste, et de compter sur Lui en toute
fidèle de Dieu devraient encourager les malades à mettre leur confiance. Nous savons que Dieu nous entend si nos requêtes
tonfiance en Lui et à. être joyeux. L'anxiété amène la faiblesse sont conformes à Sa volonté. Mais il n'est pas bien d'insister
9
130 RAYONS DE SANTÉ
LA PRIÈRE POUR LES MALADES 131
sans esprit de soumission. Nos prières doivent revêtir non
pas la forme d'un ordre, mais celle d'une supplication. envers les amis qui peuvent leur survivre, ni l'emploi des
remèdes naturels pour le rétabli ssement de leur santé".
Dans certains cas, Dieu opère la guérison des malades . Il Y a là e~ effet un danger. Convaincus que la guérison
d'une manière visible . et immédiate. Mais tous ne sont pas suivr~ leu:s pn~res, que.lques-uns craignent de faire quoi que
guéris : Il permet souvent qu'il y en ait qui s'endorment en cc sor~ qm paraisse tralu.r un manque de foi . Ils devraient au
Jésus. Jean, le Voyant de Patmos écrivait : « Heureux dès co~trmre mettre ordre à leurs affaires comme s'ils s'atten-
à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit daient à mourir. Ils ne devraient pas craindre no.n plus d'en-
l'Esprit, car ils sc reposent de leurs travaux et leurs œuvres ~ourager et ~e consoler leurs bien-aimés, comme ils le feraient
les suivent. >> 15 Ceci nous montre que si des malades ne sont a leurs dermers moments.
pas ramenés à la santé, ils ne doivent pas, pour autant, être
considér·és comme manquant de foi. Les Remèdes. Exemples bibliques
Nous désirons tous des réponses directes et immédiates à Ceux qui recherchent la guérison par la prière ne devraient
nos prières, et nous sommes tentés de nous décourager lors- pas négliger d'employer
que la réponse est différée ou nous parvient d'une manière les remèd es naturels
imprévue. Mais Dieu est trop sage et trop bon pour nous qui sont à leur portée
exaucer de la manière ct au moment que nous avons choisis. Ce n'est pas manquer
Il veut faire pour nous bien plus et bien mieux que réaliser de foi que d'user
tous nos désirs, et parce que nous pouvons avoir confiauce des moyens que
en Sa sagesse et en Son amour, nous ne devrions pas Lui Dieu a préparés
demander de nous exaucer selon notre volonté, mais chercher pour diminuer la
plutôt à comprendre Ses projets et à les accomplir. Nos désirs souffrance et pour
et nos projets devraient sc fondre dans l'accomplissement de aider la n a tu re
Sa volonté. Ces expériences qui éprouvént notre foi sont dans son œuvre de
pour notre bien. A leur occasion nous manifestons si notre restauration, de
foi est sincère, si elle repose uniquement sur la Parole de coopérer avec · Dieu
Dieu .ou si elle est incertaine, chancelante et dépendante des rt de s e p lacer
circonstances. La foi est affermie par l'usage qu'on en fait dans les condi-
et notre devoir consiste à attendre patiemment, nous souvenant tions l es plus
que les Ecritures contiennent de précieuses promesses pour favorab l es à la
ceux qui s'attendent au Seigneur. guérison. Puisque
Tous ne comprennent pas ces principes. Beaucoup de ceux Dieu nous a per--
qui sollicitent la miséricorde guérissante du Seigneur pensent Ezéchias appril, en reponse à ~a prière, que q uinze
. mis de connaître
qu'ils doivent recevoir ·une réponse directe à leurs prières, ans seraienl ajoulés à s a nie les lois de la vie
sinon ils doutent de leur foi . C'est pourquoi ceux qui sont . c'est pour que'
nous nous en s~rvwns. Nous devrions donc user de Ghaque
affaiblis par la maladie ont besoin de sages conseils afin d'agir
avec discernement. Ils ne doivent négliger ni leurs devoirs moy~n de guéns~n, nous préval?ir de tous les avantages
possibles et travmller en harmome avec les lois naturelles.
132 RAYONS DE SANTÉ LA PRIÈRE POUR LES MALADES 133

Lorsque nous avons prié pour la guérison des malades, nous vres. Mais si la santé est rendue, n'oublions pas que celui
pouvons agir avec d'autant plus d'énergie, remerciant Dieu qui a été l'objet d'une telle grâce doit la via· pour la seconde
du privilège que nous avons de coopérer avec Lui et Lui fois à son Créateur. Lorsque les dix lépreux - furent purifiés,
demandant de bénir Lui-même lrs remèdes qu'Il met à nolrc un .seul d'entre eux retourna vers Jésus pour Lui rendre gloire.
disposition. Qu aucun de nous ne ressemble aux neuf ingrats dont les
La Parole de Dieu autorise l'usage cœurs n'avaient pas été touchés par la miséricorde de Dieu.
des remèdes. naturels. Lorsque Ezé- « Toute grâce excellente et tout don parfait viennent d'en-haut
chias, roi d'Israël, était malade et et descendent du Père des lumières, en qui il n'v a aucune
variation, ni aucune ombre de changement. » 18 "
qu' un prophète de Dieu lui
annonça sa mort, · il cria à
l'Eternel, et apprit, en ré-
ponse à sa prière, que quinze
ans seraient ajoutés à sa vic. (
Un seul mot de Dieu aurait
suffi pour guér·ir Ezéchias Je ne demande pas, ô Seigneur, que ma vie
instanlnnément. Mais des in- / &'écoule sans douleurs
dications spéciales lui furent \ Ni que je foule en paix une rou'te fleune,
D'ombre et de clairs ruisseaux par ta main embellie,
données. « Qu'on prenne un
Sans répandre de pleurs.
gâteau de figues, qu'on
l'étende sur l'ulcère, et le Je ne demande pas. qu'à l'abri des orages,
roi guérira. » 16 Mon esqmf chancelant
~ogue sur des flots bleus, sous un ciel sans nuages,
Dans une certaine occa-
Et ne heurte jamais, jusqu'aux célestes plages,
sion, le Christ oignit les De . récif menaçant...
yeux d'un aveugle avec de la
boue et lui dit : « Va, lave- Je demande, ô Jésus ! une part dans ta grâce,
toi au réservoir de Siloé. » 17 Une place en ton sein
La guérison aurait pu être Jésus-Christ oignit les yeu:t Ta main pour me guider, le regard de ta face,
d'un aveugle avec de la boue Un rayon de !'.amour que jamais rien ne lasse,
opérée par la seule puissance Pour luire en mon chemin.
du grand Médecin, et cepen-
dant le Christ fit usage des moyens naturels. Bien que ne
recommandant pas l'emploi des médicaments, il sanctionna
l'usage des simples remèdes que la nature nous offre.
Lorsque nous avons prié pour la guérison d'un malacle,
quoi qu'il en résulte, ne perdons pas notre foi en Dieu. Si
nous sommes désappointés, acceptons la coupe amère, nous
souvenant que c'est la main d'un Père qui 1::~ porte à nos lè-
L 'Usage des 1?_emèdes
A maladie a toujours une cause: La négligence des lois
L de la santé en prépare le chemm. Beaucoup souffrent à
cause des transgressions de leurs parents. Quoique n'étant
pas responsables des actions de ces derniers, leur devoir est
néanmoins de s'assurer qu'ils ne violent en rien les lois de la
santé, d'éviter les mauvaises habitudes de leurs parents et de
se placer dans de meilleures conditions par une façon de
'· vivre rationnelle.
Le plus grand nombre cependant souffrent par leur propre
faute. Ils négligent les principes de la santé dans leur façon
de manger, de boire, de sc vêtir et de travailler, et ces erreurs
sont suivies de conséquences inéluctables. Lorsque la maladie
les surprend, ils n'en recherchent pas la cause véritable, mais
murmurent contre Dieu auquel ils attribuent leurs afllictions.
Dieu n'est pourtant pas •responsable des souffrances qm pro-
Seul, dans les viennent de la transgression des lois natmelles.
champs et dans
les bois. Dieu nous a donné une certaine force vitale. Il a formé
en nous· des organes capables d'assurer les diverses fonctions
de la vie et son dessein est qu'ils travnillent avec harmonie.
Si nous conservons notre force et si nous maintenons en bon
état le mécanisme délicat du corps, la santé en résulte ; mais
si nous dépensons trop rapid ement cette force , le système
nerveux en emprunte à ses réserves, et lorsqu'un organe est
malade, tous sont affectés. La nature supporte beaucoup d'abus
(134)
(135)
L'USAGE DES REMÈDES 137
136 RAYONS DE SANTÉ

sans révolte apparente ; mais un jour vient oü elle cherche, loin des complications et des soucis de la vie, et au milieu
par un effort déterminé, à se débarrasser des effets des mau- des. c~oses de la nature. Errer dans les champs. et les bois,
cu~Ilhr des fleurs, écouter le chant des oiseaux est pour eux le
vais traitements qu'elle a subis. C'est ce que nous appelons
la maladie, laquelle se manifeste par la fièvre, les malaises ou meilleur des remèdes.
les douleurs. L'Emploi de l'Eau
Les Remèdes rationnels Pour les malades et pour les gens bien portants, l'eau
Lorsqu'on abuse de la santé au point de provoquer la pure est une des plus précieuses bénédictions du ciel. Son
maladie, celui qui est atteint peut souvent faire pour lui-même e~ploi judicieux procure la santé. Elle est le breuvage dont
cc que nulle personne ne peut faire à sa place. Il faut d'abord Dieu a. pourvu les hommes. et les animaux. Buvez beaucoup.
s'assurer de la nature exacte de la maladie, et agir intelli- Cela mele la nature à résister à la maladie. L'application
gemment pour en faire disparaître la cause. Si le fonctionne- ext:rn? de l'eau est l'un. des moy~ns les plus faciles et les plus
ment harmonieux du système a été compromis par le surme- sat~sfmsants de régulanser la circulation du . sang. Un bain
nage, les excès de table ou d'autres irrégulantés, n'essayez froid ou neutre est un excellent tonique. Les bains chauds
pas de tourner la difflculté en prenant des médicaments toxi- ou~rent les por~s et facilitent l'élimination des impuretés.
ques. ~ris chauds ou tièdes, les bains calment les nerfs, et régula-
risent la circulation du sang .
La Cure alimentaire
. Ma.is hie~ des gens n'ont jamais appris par expérience les
Les excès dans le manger sont souvent une cause de ma- b1e~faits qu Ils peuvent retirer de l'usage de l'eau, et ils la
ladie, et ce dont la nature a le plus besoin, c'est d'être déli- cra1gn~nt. ~es traite~ents hydr·othérapiques ne sont pas assez
vrée de la charge excessive qu'on lui a imposée. Dans bien ~ppréc1és .; Il est vrm que, pour les appliquer dans les règles ,
des cas, le meilleur remède est de supprimer un ou deux Il ~aut faire un effort que beaucoup se refusent à fournir.
repas, afin que les organes digestifs surmenés puissent se ~ai~ personne ne ?evrait rester dans l'ignorance ou dans
reposer. Une cure de fruits à laquelle on s'astreint pendant lmd1fférence à ce SUJet. Les modes d'application de l'eau, pour
plusieurs jours a souvent fait beaucoup de bien aux travail- soulal?er et pour combattre la maladie, sont nombreux. Chacun
leurs intellectuels. Dans bien des cas une courte période de devr.alt .être initié. au moins aux plus simples. Les mères en
jeûne complet, suivi d'un régime si~ple ct modéré conduit partiCulier, devraient savoir comment prendre soin des mem-
à la guérison par les propres efforts de la nature. Un mois bres de leur famille, qu'ils soient en santé ou qu'ils soient
ou deux d'un régime frugal persuaderaient bien des gens que malades.
le chemin de l'oubli de soi-même est aussi celui de la guérison.
Les Bienfaits de l'Exercice
La Cure de Repos
Quelques-uns se rendent malades par surmenage. Pour ceux- L'actio~ est la loi. de notre être. Chaque organe du corps
là le repos complet, loin de tout souci, accompagné d'un genre a sa fonctiOn détermmée dont dépend sa force et son déve-
de vie très simple est chose essentielle. Ceux dont le cerveau l~ppement. L'action normale de tous les organes donne de la
est fatigué et dont les nerfs sont ébranlés par un labeur séden- vigueur tandis que l'inaction mène à la débilité et à la mort
taire continuel seront soulagés par un séjour à la campagne, Essayez d'immobiliser un bras pendant quelques semaines:
138 RAYONS DE SANTÉ L'USAGE DES REMÈDE!> 139

puis r<'ncr<'z-lui sa liberté, et vous verrez qu'il est plus faible affaiblis. Il importe de s'y adonner de tout cœur. Le travail
que celui dont vous vous êtes servi modérément p<'ndant le manuel ne doit jamais dégénérer en une corvée dés!)gréablc .
même temps. L'inaction produit le même effet sur tout le Lorsque des invalides n'occupent pas leur temps et leur
système musculaire, c'est pourquoi elle es~ une ca~se fr~qu ente attention, leurs pensées se concentrent sur eux-mêmes, et ils
de maladie. L'exercice active et régulanse la ctrculatwn du deviennent maladifs et irritables. Ils sc complaisent à broyer
sanrr tandis que l'inaction ralentit, et entrave les transforma- du noir jusqu'à croire que leur état est pire qu'il n'est en
o• .
twn s qui doivent se produire dans le sang et qm sont néces- réalité et qu'ils sont incapables de faire quoi que ce soit.
saires à la vie et à la santé. La peau devient paresseuse. Les
impuretés ne sont pas éliminées aussi complètement que lors-
que la circulation est activée par un exercice vigoureux, que
la peau est maintenue dans une condition saine et qu e les pou-
mons sont remplis d'air pur. Cet état de choses double le
travail des organes excréteurs, el la maladie en résu l~e. .
Il ne fuut pas conseiller aux invalides de rester macttfs.
Le repos absolu peut éloigner une maladie sérieuse dans cer-
tains cas de surmenage intense, mais dans les cas d'invalidité
chronique il est rarement nécessaire de suspendre toute acti-
vité.
Les surmenés intellectuels devraient chasser de leur esprit
toute pensée fati gante, mais ils ne devraient pas en arriver
à s'interdire toute activité mentale. Beaucoup ont une tendance
à rerrarder leur condition comme plus mauvaise qu' elle n' est
en r~a lilé. Cet état d'esprit est défavorable à la guérison et
ne doit pas être encouragé.
Les pasteurs, les professeurs, les étudiants et les autres On ne devrait pas neyliger les avantages de la promenade uu yrand air
travailleurs de l' esprit son t souvent malades d'un surmenage
intellectuel qui n'est pas tempéré par l' exercice physique. Ces Dans tous les cas, un exercice physique bien dirigé serait
personnes ont besoin d'une vie plus active.. Des habitu?es un remède efficace ; souvent, il est indispensable à la gué-
strictement tempérantes., jointes à des exerctces appropnés, rison. La volonté s'accroît en proportion du travail manuel
assureraient à tous les travailleurs de l'intelligence la vigueur accompli, et ce dont ces malades ont surtout besoin, c'est de
mentale et physique, et l eur donneraient une grande puis- force de volonté. Lorsque la volonté est affaiblie, l'imagina-
sance d'endurance. tion devient anormale et la résistance à la maladie est impos-
Ceux qui ont été épuisés par des travaux physique<· ne sible.
devraient pas être encouragés à abandonner entièrement tout L'inaction est le plus grand malheur qu'un invalide puisse
travail manuel. Mais leur travail, pour être bienfaisant, doit redouter. Un emploi facile et utile, qui n'éprouve ni l'esprit
être systématique et agréable. L'exercice en plein air est le ni le corps, a une heureuse influence sur tous les d eux. Il
meilleur et doit être fait de manière à fortifier les organes fortifie les muscles, améliore la circulation et donne à l'invalide
140 ' RAYONS DE SANTÉ

la satisfaction de savoir qu'il n'est pas entièrement inutile dans


ce monde affairé. Au début, il ne pourra peut-être pas faire
beaucoup, m:lÏs il verra ses forces augmenter rapidement et
un travail plus pénible pourra lui être confié.
L'exercice est favorable aux dyspeptiques, car il commu-
nique une saine émulation aux organes digestifs. Tout travail
céréhrnl intense et tout exercice physique violent après le
repas, entraven t la digestion ; mais une courte promenade,
la tête droite et les épaules rejetées en arrière, est extrême-
ment profitable.
Malgré tout ce qui a été dit et écrit concernant l'importance
Guérison de l'Esprit
de l'exercice physique, beaucoup le négligent encore. Plu-
sieurs prennent de l'embonpoint parce que leur système est
embarrassé de déchets qui ne sont pas éliminés. D'autres s'af- L.
ES relations qui existent entre l'esprit et le corps sont
très intimes. Lorsque l'un est affecté, l'autre sympathise
faiblissent ct maigrissent parce que leurs forces vitales sont avec lui. L'état d'esprit influe sur la santé beaucoup plus
épuisées par les efforts nécessaires à l'assimilation d'un excès qu'on ne le croit. Bien des maladies sont elues à la dépression
de nourriture. Le foie est surmené dans son rôle de purifica- mentale. Le chagrin, l'anxiété, le mécontentement, le remords,
teur du sang, el la maladie s'en suit. ' la culpabilité, la méfiance, tendent à briser les forces vives
Ceux dont l'existence est sédentaire devraient prendre de et à provoquer l'affaiblissement et la mort.
l'exercice chaque jour en plein air, hiver comme été, lorsque L'imagination produit quelquefois, ct aggrave très souvent,
le temps le permet. La marche est préférable à la bicyclette la maladie. Beaucoup restent invalides toute leur vie, qui
ou à la voiture parce qu'elle met en mouvement un plus grand pourraient être en bonne santé si seulement ils croyaient qu'ils
nombre de muscles ; elle oblige mieux les poumons à respirer le sont. Beaucoup s'imaginent que chaque petit courant d'air
profondément, car il est impossible de marcher rapidement provoquera un e maladie, et le mal vient, en effet, parce qu'il
sans les remplir d'air. était attendu. Beaucoup meurent de maladies dont les causes
Un tel exercice serait souvent meilleur qu'un remède. Les sont tout imaginaires.
docteurs ordonnent quelquefois un voyage sur l'océan, une Le courage, l'espérance, la foi, la sympathie, l'amour,
saison aux eaux, un changement de climat, -alors qu.e, dans donnent la santé et prolongent la vie. « Un cœur joyeux est
bien des cas, une nourriture frugale et un exercice agréable un bon remède ; mais un esprit abattu dessèche les os. » 1
et sain rendraient la santé au malade, tout en lui épargnant Dans le traitement du malade, l'effet des influences me~­
du temps et de l'argent. tales ne doit pas être négligé. Bien employées, elles sont un
des agents les plus efficaces pour combattre la maladie.
In[luence de l'Esprit sur l'Esprit
Il y a cependant une forme de psychothérapie qui constitue
l'un des plus forts agents du mal. Par cette prétendue science,
(141)
RAYONS DE SANTÉ
GllÉRISON DE L'ESPRIT 143
142
un esprit contrôle un autre esprit, de telle façon que l'indivi- plus dangereuse, point qui réussisse mieux à séparer l'homme
dualité du plus faible se trouve submergée par celle du plus de Dieu. Quelque innocente qu'elle puisse paraître, elle amène
fort et que la volonté de l'un commande à cell~ d.e l'au.tre. la destruction et non la guérison des malades . .Elle ouvre
On prétend que le cours des pensées peut être amst n:odtfié, une porte par laquelle Satan entre pour prendre possession
que des tendances à la guérison peuvent être commumquée~, à la fois de l'esprit qui est soumis à un autre et de l'esprit qui
et que les malades deviennent capables de résister à la maladte soumet l'autre.
Une puissance redoutable est donnée par ce moyen aux
et de la vaincre.
Cette méthode de traitement a été employée par des per- hommes et aux femmes dont les intentions sont coÛpables.
sonnes icrnoranles de sa nature réelle et qui croyaient à son Quelles belles occasions pour ceux qui vivent de la faiblesse
cfficac.ilé~ Mais cette prétendüe science s'appuie sur de faux ou de la sottise des autres ! Gambien ont trouvé par la domina-
principes. Elle est étrangère à la nature et à l'esprit de Christ: tion qu'ils ont exercée sur des esprits faibles et maladifs un
Elle ne conduit pas à Celui qui est la vie et le salut. CelUI moyen de satisfaire leurs passions impures et leur cupidité !
qui domine sur l'esprit d'autrui en l'atlii a nt à lui-même, l'éloi- Il y a pour nous quelque chose de mieux à faire que de
gne de la source de la véritable Puissance. chercher à dominer l'humanité par l'humanité. Le médecin
Dieu ne veut pas qu'un être humain soumette sa pensée devrait apprendre
.
aux gens à détourner les reaards
0
de ce qui
el sa volonté à celle d'un autre et devienne ainsi un instrument est humam pour regarder à ce qui est divin. Au lieu d'ensei-
entre ses mains. Personne ne doit laisser son individualité se gner aux hommes à compter sur leurs semblables pour les
confondre avec celle d'un autre. Nul ne doit regarder u.n soins de leur âme et de leur corps, il doit les conduire à
être humain comme étant la source de la guérison ; il ne Celui qui peut sauver parfaitement tous ceux qui viennent à
faut compter que sur Dieu seul. Respectueux de ce don divin Lui. Celui qui a fait l'esprit de l'homme sait ce dont il a
qu'est sa dignité d'homme, chacun doit ~tre ~ouverné par. le besoin. Dieu seul peut guérir. Ceux dont le corps et l'esprit
Créateur Lui-même et jamais par une mtelhgence humame sont malades devraient considérer le Christ comme étant le
Restaurateur. « Parce que je vis, dit~il, \OUS vivrez aussi. » 2
quelconque.
Dieu désire placer l'homme en relation directe avec Lui. Telle est la vie qui doit être présentée aux malades, en leur
Mnis il n'en respecte pas moins le principe de la responsabi- disant que s'ils ont foi au Christ, s'ils coopèrent avec Lui en
lité personnelle. Il s'efforce de développer le sentiment de no- obéissant aux lois de la santé et en recherchant la sanctifi-
tre dépendance de Lui, et .de nous convaincre de notre besoin cation dans sa crainte, Il leur communiquera Sa vie. En leur
d'un Guide sûr dans les affaires de la vie. Il désire associer faisant connaître le Christ sous • cet aspect, nous leur com-
l'humanité à la divinité afin que l'homme soit transformé à muniquons une force, une puissance précieuse, car elle vient
la ressemblance de Dieu. Mais Satan cherche à contrecarrer d'en-haut. Telle est la véritable science de la guérison du
ce plan, et à encourager chez l'homme la confiance personnelle. corps et de l'esprit.
Quand les esprits se détournent de Dieu, c'est alors que le La Sympathie
tentateur peut les amener sous sa loi et gouverner l'humanité.
La théorie de la pensée qui commande à la pensée vient de Il faut beaucoup de sagesse pour soigner les malades de
Satan, lequel cherche à substituer la philosophie humaine à la l'esprit. Un cœur blessé, affligé, un esprit découragé, ont
philosophie divine. De toutes les erreurs qu'ont acceptées les besoin d'être traités avec, douceur. Souvent, des difficultés de
soi-disant chrétiens, il n'en est point de plus trompeuse et de famille rongent l'âme comme un cancer et affaiblissent la
144 RAYONS DE SAN1É GUÉRISON DE L'ESPRIT

vitalité. D'autres fois, c'est le remords qui mine la constitution une bienveillance constante et une patience inlassable. Si la vé-
et dérange l'esprit. C'est par beaucoup de sympathie que l'on rité était dévoilée à ces malades, ils se sentiraient offensés ;
peut faire du bien à cette classe de malades. Le docteur doit certains même en seraient découragés. Le Christ a dit à ses
d'abord gagner leur confiance, puis les amener au Grand disciples : « J'ai encore plusieurs choses à vous dire, mais
Médecin. S'ils peuvent avoir foi en Lui, et se persuader qu'Il elles sont maintenant au-dessus de votre portée. » 3 Mais quoi-
s'occupe de leur cas, leur esprit sera soulagé, et souvent la que la vérité ne puisse pas être dite entièrement dans tous
guérison du corps en résultera. les cas, il n'est jamais nécessaire ni excusable de mentir. Ce-
La sympathie et le tact feront généralement plus de bien lui qui ment sc place sur un terrain où Dieu ne peut plus
au malade que les traitements les plus savants administrés l'assister ; et en perdant la confiance des malades, il renonce
d'une manière froide et indifférente. Lorsqu'un médecin s'ap- à .. la coopération humaine la plus efficace en faveur de la gué-
proche d'une manière distraite et indifférente du lit d'un ma- nson.
lade, l'examine sans intérêt, et lui donne l'impression que son
cas n'est pas digne de beaucoup d'attention, il lui fait un tort La Puissance de la Volonté
immense. Le doute et le découragement que produit son indif- La puissance de la volonté n'est pas appréciée comme elle
férence neutraliseront souvent l'effet salutaire des remèdes qu'il le devrait. Une volonté toujours en éveil et bien dirigée, com-
a prescrits. munique de l'énergie à l'être tout entier et préserve merveil-
Si les médecins se mettaient à la place de celui qui, l'es- leusement la santé. Elle est aussi une force dans la lutté
prit abattu et la volonté affaiblie, soupire après quelques pa- contre la maladie. Exercée dans la bonne direction, elle con-
roles de sympathie et de réconfort, ils comprendraient mieux trôle l'imagination ct devient un moyen puissant de résistance
son état d'âme. Quand l'amour et la sympathie du Christ sont aux maladies du corps et de l' esprit. En faisant acte de volonté,
joints à la science médicale, alors ta· seule présence du méde- pour adhérer aux principes de la vie, les malades peuvent
cin est une bénédiction. coopérer avec le médecin en vue de leur guérison. Des mil-
La franchise inspire confiance aux malades et favorise leur liers pourraient retrouver la santé par l'exercice de leur volonté
rétablissement. Il y a des médecins qui pensent être sages en Le Seigneur ne veut pas qu'ils soient malades ; Il aime les
leur cachant la nature et la cause de la maladie. Craignant voir bien portants et heureux ; ce qui leur manque, c'.e st la
d'exciter ou de décourager le malade en disant la vérité, ils volonté de recouvrer la santé et de la conserver. Les invalides
entretiennent en lui de faux espoirs de guérison et le laissent peuvent souvent résister à la maladie en refusant de céder à
même descendre dans la tombe sâns l'avertir. Tout cela est leurs souffrances ct de r ester inactifs. En dominant leurs malai-
peu sage. Il peut ne pas être prudent ou opportun de tout dire ses et leurs douleurs, et en s'adonnant à un travail utile, adapté
m.1 malade, de peur de l'~larmcr, de retarder ou même d'em- à leurs forces, ils pourraient, avec l'aide du soleil et du grand
pêcher sa guérison . .Toute la vérité ne saurait non plus être air, retrouver la vigueur et la santé.
dite à ceux dont la maladie est surtout imaginaire : les mala-
Les Principes bibliques
des de ce genre sont parfois déraisonnables ~t sont habitués
à s'écoutèr beaucoup ; ils sont sujets à avoir des lubies, ou Pour ceux qui désirent préserver ou retrouver leur santé,
des idées fixes sur les autres et sur eux-mêmes, et ce sont là, cette parole de l'Ecriture contient une leçon : « Ne vous enivrez
pour eux, des choses très réelles et très importantes ; c'est point de vin, car le vin porte à la dissolution. Mais soyez rem-
pourquoi ceux qui les soignent ont besoin de leur témoigner plis de l'Esprit. »' Ce n'est pas par l'excitation ou l'oubli que
10
:RAYONS DE SANTÉ GUÉJUSON DE J;.' E;SP'll.IT
146
produisent les stimulants artificiels ou malsains, ni par l'ipdul- sent que tout est perdu, qu'ils sont les plus malheureux des
gence envers les appétits et les passions inférieures, que l'on humains, et que la misère les guette certainement. ils se .rendent -
trouve la véritable guérison du corps et de l'âme. Beaucoup de misérables par leurs soucis et jettent une ombre sur tout ce
malades sont sans Dieu et sans espérance. Ils souffr:ent de dé- qui les entoure. La vie elle-même leur devient un fardeau . Et
sirs inassouvis, de passions désordonnées, et des reproches de cependant, il pourrait en être autrement. Il faudrait un e(fort
leur propre conscience. Ils perdent leur confiance en cette vie déterminé pour changer le cours de leurs pensées, mais ce
et leur espérance en la vie à venir. Que ceux qui soignent les changement n'est pas impossible. Leur bonheur dans cette vie
malades n'espèrent pas leur faire du bien en leur permettant des ct dans la vie à venir dépend de l'attachement de leur esprit à
plaisirs frivoles et excitants. Ces choses ont été le malheur de des choses joyeuses. Qu'ils cessent de considérer les ombres
leur vie. L'âme qui a soif souffrira aussi longtemps qu'elle cher- imaginaires du tableau de la vie et qu'ils contemplent les bien-
chera à se désaltérer à cette source. Ceux qui boivent à li! foh- faits que Dieu a répandus sur leur chemin, ici-bas déjà, et les
tainc du plaisir égoïste sont déçus. Ils prennent l'hilarité. pour bénédictions invisibles et éternelles qu'Il leur réserve dans un
de la force, et lorsque l'excitation cesse, et que l'entram les monde meilleur.
abandonne, ils retombent dans le mécontentement et· le déses- Dieu a pourvu à un remède pour tous les maux. Lorsqu'Is- ~
porr. _ l'aël, errant dans le désert, arriva aux eaux amères de Mara,
La paix, le repos d'esprit, n'ont qu'une seule source, ·c elle Moïse cria à l'Eternel ; l'Eternel ne lui envoya pas un remède
que Jésus indiquait dans cette promesse :. « Je VO]lS laisse l~ inconnu : Il attira simplement son attention sur les ressources
paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la _donne pas · comn;J,e. dont il disposait; le bois d'un certain arbuste croissant près de
le monde la donne ; >> 5 et dans ce conseil : « V enez à moi 1 vous là devait être jeté dans l'eau, pour la purifier et la rendre douce.
6
tous qui êtes fatigués ct chargés, et je vous soulagerai. » Cette C'est cc qui fut fait, et le peuple put boire de cette eau et s'en
paix ne peut être obtenue séparément ; elle est dans le Christ, désaltérer. Si, dans chacune de nos épreuves, nous recherchons
et nous ne pouvons la recevoir qu'en Le recevant. le Christ, Il nous viendra en aide. Nos yeux s'ouvriront et dis-
Le Christ est la source de la vie. Ce dont beaucoup cerneront les promesses de guérison contenues dans Sa Parole.
ont besoin, c'.est de Le connaître plus intimement; patiemment, Le Saint-Esprit nous montrera comment nous approprier cha-
avec douceur mais avec conviction, il faut leur apprendre com- que bénédiction qui peut servir de baume à nos blessures. La
ment ils · peuvent soumettre l'être entier aux influences guéris- coupe d'amertume présentée à nos lèvres pourra, elle aussi,
santes du ciel. Lorsque le soleil de l'amour de Dieu dissipe les ê~re adoucie par le rameau bienfaisant qui nous apporte la gué-
ténèbres de l'âme, la lassitude et le mécontentement cessent, et rrson. ·
une joie réconfortante l'envahit, apportant à l'esprit la vigueur Nous ne devons pas admettre que l'avenir, avec ses problèmes
et au corps l'énergie et la santé. ardus et ses horizons incertains, accable nos cœurs fasse
chanceler nos genoux et retomber nos mains. « Ayez ;ecours
Un Appui dans l'Epreuve à ma protection et faites la paix avec moi, ~> 7 dit le Seigneur.
Nous sommes dans un monde de souffrances. Les difficultés,. Ceux qui soumettent leur vie à la direction du Tout-Puissant
les épreuves ~t les tristesses nous attendent tout le long du che- et la donnent à Son sérvice ne seront jamais placés dans une
min qui conduit à la patrie céleste, mais beaucoup doublent les situation pour laquelle Il n'ait rien prévu. · En toutes circons-
fardeaux de la vie en vivant dans une appréhension continuell~. tances, si nous obéissons à Sa Parole, nous avons un Guide
S'ils rencontrent l'adversité ou le désappointement, ils · pen- indéfectible ; quelle que soit notre perplexité, nous avons un
RAYONS DE SANTÉ
GUÉRISON DE L'ESPRIT 149
148
sûr Conseiller ; quelle que soit notre tristesse, notre deuil
ou notre solitude, nous avons un Ami compatissant . .
Si notre ignorance nous fait faire de faux pas, le Seigneur
ée qu'est .:a lumière ne nous abandonne pas. Nous ne devrions jamais avoir l'im-
du soleil pour un pression que nous sommes seuls. Les anges sont nos com-
oryan e u{[aibli, tels pagnons . Le Consolateur que le Christ a promis fl!l'envoyer
sont pour l'dme an
uoissée el repentante
en Son nom demeure avec nous. Sur le chemin qui conduit
les rayons vivifiants à la cité de Dieu, il n'est pas de difficulté qui ne puisse être
du Soleil de justice. vaincue par la confiance en Lui. Il n'est pas de danger auquel
nous ne puissions échapper ; il n'est aucune tristesse, aucune
faiblesse qui n'ait un remède.
Personne ne doit se laisser aller aU découragement et au
'désespoir. Satan, toujours implacable, peut venir à vous avec
cette insinuation : « Ton cas est désespéré ; tu ne peux être
racheté. » Mais il y a pour vous de l'espoir en Christ. Dieu
ne nous demande pas de vaincre avec notre ' propre force ;
Il nous demande de nous tenir tout près de Lüi. Quelles que
soient les difficultés qui nous assaillent, et qui pèsent sur notre
âme et sur notre corps, Il désire nous en libérer.
Celui qui s'est fait homme sait comment sympathiser avec
nos souffrances. Non seulement le Christ connaît chaque âme,
ses besoins particuliers et ses épreuves, mais Il sait tout ce
qui est de nature à lui causer de l'impatience ou de la per-
plexité. Sa main est tendue avec pitié à chaque enfant qui
souffre. Plus la douleur . est grande, plus Sa tendresse est
vive. Nos infirmités l'émeuvent, et Il désire que nous nous
déchargions de toutes nos peines et que nous les déposions
à Ses pieds.
Il n'est pas sage de regarder à nous-mêmes et d'étudier
nos sentiments. Si nous le faisons, l'ennemi nous présentera
des difficultés, nous suggérera des tentations, qui affaibliront
notre foi et détruiront notre courage. Se laisser guider par
ses émotions ou par ses sentiments, c'est s'exposer au doute,
c'est aller au-devant de la perplexité. Détournons les regards
de nous mêmes, et portons-les sur Jésus.
Lorsque les tentations nous assaillent, lorsque les soucis,
l'incertitude, les ténèbres environnent notre âme, pensons a1,1
GUÉRISON DE L'ESPRIT 151
·tM RAYONS DE SANTÉ

ilieu' ·où pour la dernière fois nous avons vu la: lumière. Comp·· Puisque nous sommes en route pour le ciel, comment ressem-
tons sur .l'amour du Christ ct pL:tçons-no'.lS sous Sa protection·. blerions-nous à un convoi funèbre, nous lamentant et nous
Lorsque le péché èherche à dominer le cœur, lorsqu'il oppresse plaignant' tout le long du chemin qui conduit à la maison du
!'.âme et charge · la conscience, lorsque le doute assombrit Père ?
l'esprit, souvenons-nous que la grâce du Christ suffit pour Les prétendus chrétiens qui geignent toujours et qui font
vaincre ~ péché et bannir les ténèbres. En communiant avec comme si la joie et le bonheur étaient un péché, ne sont pàs
le Sauveur, nous entrons dans le royaume de la paix. véritabrement pieux. Ceux qui prennent i..m plaisir lugubre
à ·tout ce qui est mélancolique dans le monde, qui préfèrent
consitlérer 'les feuilles mortes plutôt que de cueillir les belles
'Promesses de Guérison
fl eurs épanouies, qui ne trouvent aucunr; beauté aux cimes
L'Eternel rachète l'âme de ses serviteurs ; majestueuses de nos montagnes ou à noe; vertes vallées, qui
,Et tous ceux qui cherchent en Lui leur refuge n'écoutent pas la voix joyeuse de la nature, si douce et si
Sont à l'abri du châtiment. 8 musicale à l'oreille attentive, ceux-là ne sont pas des chrétiens.
Celui qui craint l'Eternel a un appui solide, Ils se complaisent dans les tenèbres et la désolation, alors
Ses enfants trouvent en lui un asile. 9 qu'ils pourrai(mt jouir du soleil de justice qui porte la guéri-
Sion avait dit : L'Eternel m'a abandonnée ; sari dans sès rayons. -
Le Seigneur m'a oubliée. Votre esprit peut être assombri par la souffrance. Ne cher-
La femme peut-elle oublier l'enfant qu'elle allaite chez pas alors à penser. Vous savez que J ésus vous aime et
Et n'avoir pas pitié du fils de ses entrailles ? , qu' Il comprend votre faiblesse. Reposez-vous simplement dans
Même si elle venait à l'oublier, moi je ne t'oublierai pas.
J'ai gr~vé ton nom sur les paumes de mes mains. 10 Ses bras.
Une loi naturelle veut qu e les sentim ents ct les pensées
Ne crains point, car je suis avec toi ; que nous exprimons se r enforcent par la· parole. Si les mots
Ne t'effraie pas, car je suis ton Dieu !
Je t'affermis et je viens à ton aide ; suivent le's pensées, il est vrai aussi qu'ils les font naître. Si
Je te soutiens de ma droite vengeresse. 11 nous exprimions dava ntage notre foi , si n01JS nous réjouissions
davantage des bén édictions que nous avons r eçu es, nous au-
Ecoutez-moi..... rions plus de foi et plus de joie. Aücune langue ne peut expri-
Vous dont je me suis chargé dès le sein maternel,
Que · fai portés dès votre naissance. mer, aucun esprit ne peut concevoir les bén édictions qui résul-
Jusqu'à votre vieillesse, je serai le même ; tent de l'appréciation de la bonté et de l'amour de Dieu.
Jusqu'à votre blanche vieillesse, je vous porterai. Même sur la terre, nous pouvons avoir une source de joie
, Je .l'ai déjà fait et je C'ontinuerai à vous soutenir. intarissable, parce qu'alimentée par les flots qui découlent du
Je, vous porterai et vous sauverai. 12
trône ' de Dieu. ·
'Apprenons donc à nos cœurs et à nos lèvres à louer Dieu .
Gratftude et Louange
Enseignons à nôs âm0s à espérer et à vivre dans la lumière
Rien ne dispose mieux à la santé du corps et de l'âme de la croix du Calvaire. N'oublions jamais que nous somme~
qu'un esprit reconnaissant. Notre devoir strict est de résister des -enfants · du ' Roi céleste, des fils et des filles de l'Eternel
à la mélancolie, aux pensées et aux sentiments de mécontente- des armées. Nous avons le privilège de pouvoir rester calmes
ment ; c'est un devoir aussi impérieux que celui prier. de ~n Dieu.
152 RAYONS DE SANTÉ GUÉRISON DE L'ESPRIT 153
« Que la paix du Christ, ..... règne dans vos cœurs. Soyez Célébrez l'Eternel ; car II est bon
reconnaissants. » 13 ~n oubliant nos difficultés et nos soucis, Et sa miséricorde dure éternellement !
louon s Dieu pour l'occasion qu'Il nous donne de vivre pour Ainsi parleront les rachetés de l'Eternel,
Ceux qu'Il a rachetés de la main de l'oppresseur ! 14
la gloire de Son nom. Que les bénédictions nouvelles de cha-
que jour fassent tressaillir nos cœurs de louange pour les ma- Chantez, psalmodiez en son honneur
nifestations de Son amour. Le matin, lorsque vous ouvrez les Parlez tous de ses merveilles !
Glorifiez-vous de son saint nom ;
yeux, remerciez Dieu de vous avoir gardé pendant la nuit. Que ceux dont le cœur recherche l'Eternel se réjouissent ! 15
nem erciez-le pour Sa paix dans votre cœur. A midi et le soir,
que votre gratitude, telle un encens, s'élève' vers le ciel. Car il a rassasié l'âme altérée
Et comblé de biens l'âme affamée.
Lorsque quelqu'un vous demande comment vous allez, ne D'autres habrtaient dans les ténèbres
cherchez pas à faire une réponse dolente afin de gagner sa Et dans l'ombre de la mort,
symp:ühie. Ne parlez pas de votre manque de foi, de vos afflic- Ils étaient captifs et gémissaient dans les chatnes.... .
tions, de vos souffrances. Le ttntateur se réjouit lorsqu'il Alors ils ont crié vers l'Eternel dans leur détresse
entend de telles paroles, car c'est le glorifier que de s'entre- Et il les a délivrés de leurs angoisses. .
Il les a tirés des ténèbres et de l'ombre de la mort ;
tenir de sujets attristants. Nous ne dev0ns pas insister sur la II a brisé leurs chaînes.
grande puiss:mce de Satan. Souvent, nous nous plaçons ainsi Qu'ils célèbrent donc la bonté de l'Eternel
.:ntre ses mains. Entretenons-nous au contraire de la puissance Et ses miracles en faveur des enfants des hommes ! 16
infinie que Dieu déploie pour nous garder parce que nous Pourquoi t'abats-tu, mon âme
sommes à Lui. Parlons de celle du Christ et de Sa gloire. Tout Et pourquoi frémis-tu en moi ?
le ciel s'intéresse à notre salut. Les anges de Dieu, par mil- Espère en Dieu ;
liers de milliers et myriades . de myriades sont envoyés pom Car je le célébrerai encore :
Il est mon salut
servrr les héritiers du royaume à venir. Ils nous gardent du Et mon Dieu ! u
mal et repoussent les puissances des ténèbres qUi s'acharnent
à nous détruire. N'avons-nous pas raison d'être reconnaissants « Rendez grâces pour toutes choses, car telle est la volonté
à chaque instant, même lorsque des difficultés apparentes se de Dieu à Yolre égard en Jésus-Christ. » 18
dressent sur notre chemin ? Ce commandement nous assure que même les choses qui
paraissent être contre nous sont pour notre bien. Dieu ne nous
Les Chants de Louange demanderait pas d'être reconnaissants pour ce qui pourrait
nous nmre .
Les louanges et la reconnaissance devraient s'exprimer par
L'Eternel est rna lumière et rna délivrance
des cantiques. Lorsque nous sommes tentés, au lieu de donner De qui aurais-je peur ?
libre cours à nos sentiments, chantons les louanges de Dieu. L'Eternel est le rempart de rna vie ;
Le chant est une arme dont nous pouvc,ns toujours user contre De qui au~ais-je de la crainte ? 19
le découragement. En ouvrant ainsi nos cœurs à la présence Car il m'abritera dans sa tente au jour du malheur ;
du Sauveur, not.ls recevrons la santé avec Sa bénédiction. II me cachera dans le lieu le plus secret de son tabernacle ;...
J'offrirai dans son tabernacle des sacrifices avec des c:ris
[de ,ioie
Je chanterai et je psalmodierai à la gloire de l'Eternel. 20
RAYONS DE ' SANTÉ
1 GUÉRISON DE L'ESPRIT 155

J·'ai fermement attendu l'Eternel ; Et ta guérison avancera promptement ;


Il s'est incliné vers moi, il a entendu mes cris. Ta justice marchera devant toi
Il m'a fait remonter de la fosse de destruction, du bourbier Et la gloire de l'Eternel Sl')ra ton arrière-garde.
Il a posé mes pieds sur le .roc, [fangeux, Alors tu appelleras, et l'Eternel répondra ·
Il a aiTermi mes pas. Tu crieras et Il dira : Me voici ! '
Il a mis dans ma bouche un chant nouveau, Si tu bannis du milieu de toi toute opression,
Un hymne à la louange de notre Dieu. H Tout geste menaçant et toute parole injurieuse
L'Eternel est ma force et mon bouclier. Si tu fais part de ta nourriture à l'affamé
Mon oœur s'est confié en Lui et j'ai été secouru Et si tu rassasies l'âme défaillante,
Aussi mon cœur est-il plein d'allégresse Ta lumière se lèvera au sein de l'obscurité
Et je loue l'Eternel dans mes C'antiques. 22 Et la nuit se changera . pour toi en clarté de midi.
L'Eternel sera continuellement ton guide ;
Faire le Bien Il te rassasiera au milieu des déserts les plus arides
Il donnera de la vigueur à tes membres
L'une des plus sûres e'ntraves à la guérison d'un malade Et tu seras C'omme un jardin bien arrosé,
c'est la concentration de l'attention sur soi-même. Beaucoup Comme une source dont les eaux ne tarissent jamais. 2 3
d'invalides croient que chacun leur doit de l'aide et de la sym-
pathie, tandis qu'en réalité, ce dont ils ont besoin c'est de Les bonnes actions sont une double bénédiction, car elles
détourner leur attention d'eux-mêmes et de penser aux autres. profitent à la fois à celui qui donne et à celui qui reçoit. Le
On sollicite souvent nos prières pour les affligés et pour les sentiment du devoir accompli est une des meilleures méde-
Jlécouragés, et c'est avec raison. Nous devrions demander à cines pour les corps ct les esprits malades. La satisfaction, la
Dieu d'illuminer l'âme décoùragée, de consoler le cœur meur- joie d'avoir accompli son devoir et d'avoir apporté un peu de
tri. Mais Dieu ne répond aux prières qu'en faveur de ceux qui bonheur aux autres communique une nouvelle vie à l'être en-
tier.
se placent sur le chemin de Ses bénédictions. En priant pour
ces êtres attristés, nous devrions les encoùrager à venir en Que l'invalide essaie de donner de la sympathie au lieu
aide à ceux qui sont plus malheureux qu'eux-mêmes. Les ténè- d'en chercher constamment. Qu'il fasse r eposer le poids de
bres de leur cœur se dissiperaient s'ils essayaient d'aider :\ sa faiblesse sur le Sauveur. Qu'il ouvre son cœur à Son amour
autrui. En cherchant à réconforter les autres comme nous et en fasse part aux autres. Chacun a de dur es épreuves à
l'avons été nous-mêmes, les bénédictions que nous leur com- supporter, de grandes tentations à vaincre. Vous qui souffrez,
vous pouvez faire quelque chose pour alléger les fardeaux de
muniquons reviennent sur nous.
Le cinquante-huitième chapitre d'Esaie est une véritable votre prochain. Exprimez votre gratitude pour les bénédictions
prescription pour les maladies du corps et de l'âme. Si nous que vous recevez ; faites voir que vous appréciez les attentions
désirons la santé et le bonheur, nous devons mettre en prati- dont vous êtes l'objet. Que votre cœur soit constamment rem-
pli des précieuses promesses de Dieu, afin que vous puissiez
que les règles données dans ce chapitre. Le Seigneur dit du
prendre dans ce trésor des paroles qui réconfortent. Vous
1>ervice qu'Il accepte et des bénédictions qu'Il. confère
se.rcz ainsi entouré d'une atmosphère encour ageante, enno-
Partage ton pain avec l'aiTamé, bhssante. Ayez pour but d'être en bénédiction à ceux qui vous
Recueille dans ta maison les malheureux sans asile, entourent, et vous trouverez des moyens d'être secourables
Revêts ceux qui sont nus
· Et ne te détourne jamais de ceux qui sont ta propre chair. aux me~bres de votre famille et aux autres personnes qui
Alors ta lumière se lèvera comme l'aurore ont besom de vous.
En contact alJec la :J\[ature

L E Créateur avait choisi pour nos premiers parents l'am-


biance la mieux adaptée à leur santé et à leur bonheur.
Il ne les avait pas placés dans un palais, ni entourés du luxe
et des ornements artificiels que tant de monde r echerche au-
jourd'hui. Il les avait mis en contact intime avec la nature et
en r elation directe avec les saints habitants du ciel.
Dans le j a rdin que Dieu avait préparé pour être la demeure
de Ses enfants, des arbustes gracieux et des flems délicates
charmaient partout les r egards . Il y avait des arbres de tou tes
les variétés, dont beaucoup étaien t char·gés de fruits délicieux
et parfumés. Dans leurs branches, les oiseaux chanta ient la
gloire de Dieu. Sous leurs ombrages les créatu res de la terre
s'ébattaient ensemble sans aucune crainte. ,
Adam et Eve, dans leur pureté sans tache s c réjouissaient
de cc qu'i ls voyaient et de ce qu'ils entendaient en Eden. Di eu
avait fixé leur Lâche dans le jardin ; ils d evaient « le cultiver
1
et le garder ». Chaque jour de travail leur a p portait la santé
el la joie, et le couple heureux saluait avec bonheur les visi-
tes de son Créateur, lorsqu'à la tombée clc la nuit Il venait et
s'entretenait avec lui. Cha que jour Dieu lui enseignait ses
leçons.
Le plan de Dieu à l'égard du genre de vie de nos premiers
parents contient des leçons pour nous. Quoique le péché ait
jeté son ombre sur la terre, Dieu désire qu e Ses enfants se

(157)
(156)
158 RAYONS DE SANTf: EN CONTACT AVEC LA NATURE 159
réjouissent des œuvres de Ses mains. Plus nous nous confor- abondent en dangers. Les malades qui ont à vaincre des appé-
mons à ce plan , plus merveilleuse sera son œuvre de restaura- tits "contraires à la nature y sont continuellement_ exposés à la
tion de l'humanité souffrari.te. Les malades ont besoin d'être tentation. Ils ont besoin d'être placés dans des circonstances
placés au milieu de la nature. Une vie en plein air, à la où le courant de leurs p ensées soit changé, sous des influences
campagne, ferait des miracles, même pou~ les incurables. entièrement différentes de celles qui ont brisé leur existence.
Le bruit et la confusion des villes, l'existence artificielle Transportez-les pendant quelque temps dans une atmosphère
qu'on y mène, épuisent les malades. L'air, chargé de fumées, plus pure, loin de ces influences qui éloip-nent de Dieu. •

J\letlons nos malades au grand air


Les lt6pilaux devraient i!lre à la campagne

de poussières, de gaz emp-o isonnés et de germes morbides, met Les maisons où l'on soigne les malades seraient bien plus
la vie en péril. Les malades, enfermés pour la plupart entre utiles si elles pouvaient être étaÇlies loin des villes. Autant
quatre murs, finis-sent par se sentir prisonniers dans leur que possible, ceux qui recherchent la santé devraient . aller
chambre. Lorsqu'ils regardent par la fenêtre, ils voient des à la campagne pour bénéficier de la vie en -plein air. La
maisons, des pavés, une foule pressée, mais peut-être pas nature est le médecin de Dieu. L'ex ercice à l'air pur, en plein
même un coin de ciel bleu, pas un rayon de soleil, pas un brin se\leil, parmi les fleurs et le.s arbres, les vergers et les vigno-
d'herbe, pas de fleurs ni d'arbres. Ainsi enfermés, ils méditent bles, · donne la santé et la vie.
sur leurs souffrances et deviennent la proie de leurs tristes ; Les médecins et les gardes-malades devraient encourager
pensées. leurs patients à vivre beaucoup en plein air. La vie au grand
Pour ceux dont la force morale est chancelante, les villes air est souvent le seul remède nécessaire. Elle guérit mflr-
160 RAYONS DE SANTÉ EN CONTACT AVEC LA NATURE 161
veilleusement les maladies qui résultent des excès de la VIe que autre travail facile et agréable, leur attention sera détour-
moderne, destructrice des énergies du corps, de l'esprit et de née d'eux-mêmes et de leurs soufl'rances .
l'âme. . Plus le malade sera dehors, moins il aura besoin de soins.
Ce que rêvent les malades fatigués de vivre en ville, las Plus les alentours seront agréables, plUs il aura d'espoir. En-
de l'aveuglante clarté de ses lumières et de l'assourdissant va~ fermé dans une maison, quelque élégamment meublée qu'elle
carme de ses rues, n'est-ce pas la quiétude et la liberté de soit, · il devient fatalement sombre et de mauvaise humeur.
la cam{wgne ? Avec quelle joie ils contempleraient _les scèn~s Entourez~le des beautés de la na-
de la nature ! Comme ils seraient heureux de s'asseoir en plem ture ; placez-le où il puisse voir
air, de jouir du soleil et de respirer le parfum des arbre~ et ~clore les fleurs et entendre
des fleurs. Il y a des propriétés vivifiantes dans les émanatiOns chanter les oiseaux, et son cœur
des pins, dans l'odeur des cèdres et des sapins. D'autres se mettra à l'unisson de ces har-
arbres ont aussi des propriétés guérissantes. monies. Le corps et l'âme se-
En cas de maladie chronique, rien ne rétablit mieux la ront soulagés, l'intelligence éveil-
santé et le bonheur que la vie au sein d'une nature agréable. lée, · l'imagination s ti rn u lé e et
Là, les plus malades peuvent s'asseoir ou être couchés au l'esprit préparé à apprécier la '
soleil ou à l'ombre des grands arbres. Ils n'ont qu'à lever les beauta de la Parole de Dieu
yeux pour voir leur feuillage magnifique. Un doux sentiment On peut toujours trou-
de repos et de bien-être les enveloppe lorsqu'ils écoutent les ver dans la nature de
murmures de la brise. Les idées noires se dissipent. Les for- quoi détourner l'attention
ces qui s'évanouissaient reviennent peu _à peu. L'~sprit s'apaise, des malades d'eux-mê-
et le- pouls fiévreux devient calme et régulier. Pms, les malade_s mes et la diriger vers
s'aventurent à faire quelques pas et à cueillir des fleurs magm- Dieu. Entourée de ses
fiques, ces messagèr es précieuses de l'amour de Dieu pour œuvres merveilleuses, leur
l'humanité souffrante. âme s'élève des choses vi-
Il faut s'arranger pour que les malades puissent rester sibles aux choses invisi-
dehors. Donnez quelque occupation agréable à ceux qui peu- bles. Les beautés de la
L' exercice en plein air doit étre
prescrit comme une nécessité vitale.
vent t~availler. Faites-leur comprendre combien le travail en nature les amènent à pen- Donnez au malade des plates-bandes
plein air est sain. Encouragez-les à remplir leurs poumons à soigner.
ser à la patrie céleste, où
d'air pur. Apprenez-leur à r.e spirer profondément et à exercer
il n'.y aura plus de taches, plus de destructions, ou plus rien
leurs muscles abdominaux en parlant et en respirant. Cette ne causera la maladie ou la mort.
éducation . aura beaucoup de valeur pour eux.
Que les médecins et les gardes-malades tirent des choses
L'exercice en pl((in air doit être prescrit comme une néces-
de la nature des leçons qui fassent connaître Dieu. Qu'ils par-
sité vitale. Pour de tels exercices, rien ne vaut la culture du
lent au malade de Celui dont la main a fait les arbres élancés,
sol. Donnez aux malades des plates-bandes à soigner, ou fai-
le brin d'herbe et les fleurs, et les encouragent à voir dans
tes-les travailler dans le verger ou dans le jardin potager. En
chaque bouton de fleur une expression d'amour pour Ses
les amenant ainsi à q~itter leur chambre et à passer une partie
·enfants. Celui qui prend soin des oiseaux et des fleurs pren-
de leur temps en plein air à cultiver des fleurs ou à faire quel-
dra soin aussi des êtres formés à Son image.
11
RAYONS DE SANTÉ EN CONTACT AVEC LA NATLR.E
162
C'est dehors, parmi les choses que Dieu_ a créées, que l'on des et à ceux qui souffrent le cournge, l'espérance, la joie et
peut parler le mieuX aUX malades de la VIC nouvell: dans le la paix. Dans de telles conditions les malades sont double-
Christ et lire la Parole de Dieu. C'est là que la lumière de ~a ment bénis, et beaucoup retrouvent la santé. La démarche
justice de Dieu peut le mieux briller dans les cœurs assombns traînante reprend son élasticité, l'œil redevient brillant, le dé-
par le péché. . sespéré se prend à espérer, celui qui était abattu est rempli
C'est ainsi que des hommes et des femmes ay~nt besom de de joie, la voix plaintive devient joyeuse.
guérison physique et spirituelle peuvent être m1s en contact En · retrouvant la santé physique, les hommes et les fem-
mes sont mieux à même d'exercer cette foi au Christ qui
assure la santé de l'âme. Il y a une "paix, une joie, et un repos
inexprimables dans le sentiment du pardon obtenu. L'étoile
de _l'espérance reparaît au ciel du chrétien. Ces paroles décri-
vent son expérience :
« Dieu est pom· nous· un refuge, un rempart, un secours
dans nos détresses : on trouve aisément accès auprès de
Lui. » 2
« Même ·quand je marcherais dans la vallée de l'ombre de
la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es avec moi. C'est
ton bâton et ta houlette qui me rassurent. » 3
« Il donne de la force à celui qui est fatigué. Il accroit la
vigueur de celui qui est défaillant. » 4

Les patients oùlige•


de garder Le li! ne doivenl
pas être privés du grand air

avec ceux dont les paroles ct les aclions les attireront au


Christ, et, placés sous l'influence du_ G:and Médecin q~i peut
guérir à la fois l'âme et le corps, Ils comprendront lamour
du Sauveur, et accepteront le pardon librement accordé à
tous ceux qui lui confessent leurs péchés.
Sous de telles influences, beaucoup d'êtres souffrants se-
ront conduits dans le chemin de la vie. Les anges du ciel
coopèrent avec les instruments humains ct apportent aux mala-
Hygiène générale

L A pensée que l'homme devrait être le temple de Dieu, une


habitation où se révèle Sa gloire, doit nous stimuler à
prendre soin de nos forces physiques et à les développer. Le
Créateu r a fait de notre corps un chef-d'œuvre, et Il nous de-
mande d'en étudier la structure, d'en comprendr e les besoins
et de le p réserver de tou te atteinte et de toute souillure.
La Circulation du Sang
,.-K
Pour avoir une bonne santé, il faut que le sang soit pur,
car il est le courant vivifiant de l'organisme. Il répare et nour-
rit le corps. Lorsqu'il contient les éléments nutritifs convena-
bles et qu'il est purifié et vivifié par le bon air, il porte la
vigueur et la vie partout. Plus la circulation est parfaite, plus
ce travail s'accomplit normalement.
A chaque pulsation du cœu r , le sang doit pouvoir se rendre
facilement et rapidement dans toutes les parties du corps. La
taille serrée, les vêtements étroits, ou la protection insuffi-
sante des extrémités, en un mot tout ce qui empêche la circu-
lation, oblige le sang à séjourner dans les organes vitaux et
les congestionne. Il en résulte souvent des maux de tête, de
la tou x, des palpitations de cœur ou des indigestions.
La Respiration
Pour avoir un sang pur, nous devons respirer convenable-
ment. Les inspirations profondes d'air pur, en remplissant

(115)
lôû RA YO!I:S DE SA:\'TÉ HYGIÈNE GÉNÉRALP. 167
les poumons d'oxygène, purifient le sang. Il devient d'un rouge place ; les muscles abdominaux qui doivent aider à la respira-
vif et est envoyé comme un courant de vie dans toutes les par- tion ne peuvent pas jouer librement, et les poumons . sont gê-
tigs du corps. nés dans leur expansion. La quantité d'oxygène reçue de cette
Une bonne respiration calme les nerfs, stimule l'appétit, manière est insuffisante, le sang circule lentement, les déchets
facilite la digestion et assure un sommeil calme et réparateur. toxiques qui doivent être éliminés par les poumons sont rete-
On devrait laisser aux poumons la plus grande liberté nus, et le sang devient impur. Et ce ne sont pas les poumons
seuls qui souffrent de cet état de choses, mais encore l'estomac,
le foie et le cerveau. La peau devient jaune, la digestion est
ralentie, le cœur est affaibli, le cerveau obscurci ; les pensées
sont confuses, el l'esprit est envahi p::tr des idées nOires;
tout le système est inactif ct devient particulièrement sujet à
la maladie.
L'Air pur
Les poumons éliminent constamment des impuretés et doi-
vent être pourvus d'air pur en abondance. L'air impur n'ap-
porte pas la quantité suffisante d'oxygène, et le sang passe
dans le cerveau et dans les autres organes sans être vivifié.
On comprend donc la nécessité d'une ventilation parfaite.
C'est affaiblir l'org~nisme tout entier que de vivre dans des
chambres fermées, mal aérées, où l'air est vicié. Il devient
particulièrement sensible au froid ; le moindre courant d'air
détermine une mn ladie. Dien des femmes sont pâles et faibles
parce qu'elles restent enfermées. Elles respirent plusieurs fois
le même air, jusqu'à ce qu'il soit saturé de substances toxiques
éliminées par les pores et les poumons ; ainsi, les impuretés
retournent dans le sang.
Les gardes-malades elles·m~mes ont besoin d'exercice.
Aération et Soleil
possible. Leur capacité s'accroît lorsqu'ils peuvent agir libre-
ment ; elle diminue s'ils sont gênés ou comprimés. De là les Dans la construction des édifices publics ou privés, on
mauvais effets de la pratique si courante, surtout dans les devrait tout disposer pour que le soleil et l'air puissent entrer
travaux sédentaires, de se tenir penché sur son travail. Dans librement. Les églises et les salles d'école sont souvent défec-
cette position il est impossible de respirer profondément. La tueuses à cet égard. Le manque de ventilation convenable expli-
respiration superficielle devient bientôt une habitude et les que l'assoupissement qui détruit parfois l'effet des meilleurs
poumons perdent leur élasticité. La compression de la taille sermons et rend la tâche des maîtres si pénible et .si ingrate.
agit de même. La partie inférieure des poumons manque de Autant que possible, les bâtiments d'habitation devraient
être placés sur la hauteur et dans des endroits secs, . ce qui
.168 RAYONS DE SANTÉ HYGIÈNE GÉNÉRALE 169

préviendrait le danger des maladies causées par l'humidité des et confortables. La vigueur décline à mesure que les années
et les miasm es. Celte question est trop souvent considérée passent, laissant moins de vitalité pour résister aux influences
à la légère. La mauvaise santé, les maladies sérieuses, et bien malsaines ; c'est pourquoi il faut aux vieillards beaucoup de
des décès résultent de l'humidité des lieux bas et mal drainés. soleil et d'air pur.
Que chaque pièce de la maison ail en abondance de l'air
La Propreté
el du soleil, et tout particulièrement les chambres à coucher.
Il ne faut pas dormir dans une pièce où l'air et le soleil n'ont La propreté méticuleuse est essentielle à la santé du corps
pas libre accès chaque jour. Dans la plupart des pays, il faut et de l'esprit. La peau élimine constamment les impuretés du
aussi pourvoir à des moyens de chauffage suffisants pour tem- sang. En l'absence des soins de propreté nécessaires, ses
pérer ou assainir la chambre par temps froid ou humide. millions de pores se bouchent rapidement, et les impuretés
La chambre à coucher des visites doit être aussi bien qui auraient dû passer par la peau vont surcharger les autres
soignée que celles que l'on occupe tous les jours. Comme les organes éliminateurs.
autres, elle doit avoir de l'air et du soleil, et doit être munie Bien des personnes se feraient beaucoup de bien en pre-
de moyens de chauffage pour chasser l'humidité qui s'accu- nant, chaque jour, matin ou soir, un bain froid ou tiède. Pris
mule toujours dans une pièce que l'on n'J:>abite pas habituelle- convenablement, un tel bain préserve du froid, parce qu'il accé-
ment. Quiconque dort dans une chambre sans soleil, ou occupe lère la circulation du sang qu'il amène à la surface de la peau.
un lit qui n'a pas été parfaitement séché et aéré, expose sa et il fortifie l'esprit et le corps. Les muscles deviennent plus
santé, et peut-être sa vie. souples et l'intelligence plus lucide. Le bain exerce une action
Dans bien des maisons on a une place spécialement réser- sédative sur les nerfs ; il aide aux fonction s des reins, de l'es-
vée aux plantes et aux fleurs ; la serre ou la fenêtre qui leur tomac et du foie, donnant à chacun la santé et l'énergie, et il
est destinée est chaude et ensoleillée, car on sait bien que active la digestion.
sans air, sans soleil et sans chaleur, les plantes ne pourraient Il importe aussi que les vêtements soient propres. Ils se
pas vivre et fleurir. Si ces conditions sont nécessaires à la vie souillent des impuretés rejetées par les pores de la peau ;
des plantes, combien plus le sont-elles à notre santé et à celle s'ils ne sont pas fréquemment changés et lavés, ces impuretés
de notre famille et de nos hôtes. sont de nouveau absorbées dans le sang.
Si nous désirons que la santé et le bonheur règnent dans Toute malpropreté expose à la maladie. Les germes mor-
nos maisons, situons-les au-dessus des brouillards qui règnent bides abondent dans les coins obscurs et négligés, dans les
dans les lieux en contre-bas, et donnons libre entrée aux agents rebuts putrescibles, dans l'humidité et la moisissure. Aucun
vivifiants du ciel. Supprimons les lourds rideaux, ouvrons les débris végétal , aucun tas de feuilles mortes, ne devraient être
fenêtres et les volets. Ne laissons aucune vigne grimpante, abandonnés près de la maison. Dans des villes considérées
quelque belle qu'elle soit, faire de l'ombre aux fenêtres, et ne comme parfaitement salubres, bien des épidémies ont été dues
tolérons aucun arbre si près de la maison qu'il ne la prive de à des matières en putréfaction laissées aux environs de la
soleil. Le soleil peut faner les draperies et les tapis, il peut demeure par quelque personne négligente.
ternir les cadres des tableaux, mais il mettra les roses de la La propreté parfaite, l'abondance du soleil, le plus grand
santé sur- les joues des enfants. respect pour les principes sanitaires sont essentiels à la gué-
Ceux qui ont des personn es âgées à soigner doivent se rison et au maintien de la santé et du bonheur des habitants
souvenir qu'elles ont particulièrement besoin de chambres chau- de la maison.
L'Hygiène chez les lsraèliles

D ANS les instructions données Israël, Dieu s'occupa par-


à
ticulièrement de la santé de son peuple. Sorti de l'escla-
vage , habitué à la malpropreté et à l'absence d'hygiène, ce
peuple devait être soumis à une discipline très rigoureuse
avant d'entrer dans le pays promis. Les principes de la santé
lui furent enseignés, et des lois sanitaires furent promulguées.

Prophylaxie
La distinction entre les choses pures et impures n'était
pas observée dans le service religieux seulement, mais aussi
dans toutes les affaires de la vie quotidienne. Tous ceux qui
avaient à soigner des maladies contagieuses étaient isolés du
camp et ne pouvaient y rQtourner qu'après un nettoyage par-
fait de leur personne et de leurs vêtements.
Dans le cas d'une personne affligée d'une maladie conta-
gieuse, les instructions suivantes étaient données :
« Tout lit sur lequel » il « couchera .. ... sera souillé et tout
meuble sur lequel il s'assiéra sera souillé. Celui qui touchera
son lit lavera ses vêtements, se baignera dans l'eau, et sera
5ouillé jusqu'au soir. Celui qui s'assiéra sur le meuble où
s'est assis l'homme malade ..... lavera ses vêtements, se bai-
gnera dans l'eau et il sera souillé jusqu'au soir. Celui qui
« Des ténèbres, à sa merveilleuse lumière. »
touchera le corps de ce malade lavera ses vêtements, se bai-
gnera dans l'eau, et il sera souillé jusqu'au soir ..... Quiconque
touchera un objet qui aura été placé sous le malade sera
5ouillé jusqu'au soir ; celui qui transportera cet objet lavera

(170) ( 171)
172 RAYONS DE SANTÉ L'HYGIÈNii: CHEZ LES ISRAÉLITES 173
ses vêtements, se baignera dans l'eau et sera souillé jusqu'au exposait le contrevenant à · la peine de mort. Aucune impureté
soir. Celui que le malade aura touché, sans s'être lavé les ne devait être tolérée en présence de Dieu.
mains dans l'eau, lavera ses vêtements, se baignera dans l'eau Quoique les Israélites; pendant leur séjour dans le désert,
et il sera souillé jusqu'au soir. Tout vase de terre touché par fussent presque continuellement en plein air, où la malpro-
cet homme sera brisé et tout vase de bois sera lavé dans preté aurait eu moins Je conséquences que dans des maisons,
l'eau. » 1 la plus stricte propreté était exigée à l'intérieur et à l'extérieur
La loi concernant la lèpre illustre la minutie avec laquelle des tentes. Aucune ordure ne devait rester dans le camp ou aux
ces règles devaient être appliquées : . environs. Le Seigneur dit : « Car l'Eternel, ton Dieu, marche
« Tout le temps que durera le mal, il sera souillé. Etant au milieu du camp pour te protéger et pour te livrer tes
souillé, il demeurera seul, et sa demeure sera hors du camp. ennemis. Ton camp devra donc être sain, de peur que l'Eter-
- Quand la lèpre se montrera sur un vêtement, vêtement de nel ne voie chez toi quelque chose d'impur et qu'il ne se dé-
lain e ou vêtement de lin, sur un tricot ou sur un tissu de tourne de toi. »4
lin ou de laine, sur du cuir ou sur un ouvrage quelconque
fait de cuir ... .. le sac ri ûcateur examinera la tache ..... Si celle- Les Aliments
ci s'est étendue sur le vêtement, sur le tricot ou sur le tissu, La distinction entre ce qui était pur et ce qui était souillé
sur le cuir ou sur l'ouvrage fait en cuir, c'est la lèpre ron- existait également pour les aliments : « Je suis l'Eternel votre
geante : l'objet est souillé. Il brûlera donc le vêtement, le Dieu qui vous ai séparés des autres peuples. Vous distin-
tricot, le tissu de laine ou de lin, ou tout objet en cuir, sur guerez donc les animaux purs de ceux qui sont souillés, les
lequel sera la tache, car c'est la lèpre rongeante . L'objet sera oiseaux impurs de ceux qui sont purs ; et vous ne vous souil-
brûlé au feu. » 2 lerez pas en mangeant des animaux, des oiseaux, ou des rep-
De même, tout immeuble présentant des symptômes qui tiles qui rampent sur la terre et que je vous ai appris à distin-
le rendaient impropre à être habité devait ·être détruit. Le guer comme impurs. » 5
sacrificateur elevait faire « abattre la maison, ses pierres, ses Beaucoup de comestibles employés librement par les païens
bois et tout le mortier de la maison, puis on transportera le étaient interdits aux Juifs. Ce n'était pas là une distinction
·tout hors de la ville dans un lieu souillé. Celui qui sera entré arbitraire ·: les choses défendues étaient malsaines. Et le fait
dans la maison pendant le temps qu'elle devait rester fermée qu'elles étaient déclarées impures enseignait que l'usage d'ali-
sera soui.llé j.u squ'au soir. Celui qui aura couché dans la mai- ments · nuisibles souille l'homme. Ce qui corrompt le corps
son la~era ses vêtements. Celui qui aura mangé dans cette tend à corrompre l'âme ct rend impropre à la communion avec
maison lavera ses vêtem(;lnts. » ~ Dïeu et au saint service qui Lui est dû.
Règles et Privilèges
Soins de Propreté
En Canaan, la discipline du désert fut appliquée dans des
La nécessité de la propreté personnelle était enseignée de circonstances favorables à la formation de bonnes habitudes.
la ma~ière · la plus impressionnante. Avant de se grouper au Les habitants n'étaient pas groupés en grand nombre dans les
pied du Mont Sinaï pour écouter la voix de Dieu proclamer villes, .mais chaque famille possédait des terres qui lui assu-
Sa ioi, · il fut ordonné aux enfants ü'Israël de laver leur raieilt les · bénédictions salutaires d'une vie naturelle.
personne et leurs vêtements ; toute infraction à cet ordre Le Seigneur déclare au sujet des coutumes cruelles et
174 RAYONS DE SANTE L'HYGIÈNE CHEZ LES ISRAÉLITES 175

licencieuses des Cananéens qu'Israël chassa devant lui : « Vous palmier ct des rameaux d'arbres touffus, pour faire des tentes,
ne suivrez pas les préceptes des nations que je vais chasser ainsi que cela est prescrit. Alors, le peuple étant sorti, rap-
devant vous ; car ils ont commis tous ces crimes et je les ai porta des rameaux.
pris en aversion. » 6 lis se firent des ten-
Dans toutes les affaires de leur vie journalière, les Israé- tes sur les toits de
lites recevaient les leçons du Saint-Esprit : « Ne savez-vous leurs maisons, dans
pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu leurs cours, dans les
habile en vous ? L'homme qui détruit le temple de Dieu sera parvis de la mm-
détruit lui-même par Dieu ; car le temple de Dieu est saint. son de Dieu, sur la
el vous êtes saints vous aussi. » 7 place de la porte

Les Réjouissances
« Un cœ ur joyeux est un bon remède. » 8 La gratitude, la
joie, la bienveillance, la confiance en l'amour de Dieu, telles
sont les sauvegardes de la sa nté. Tout cela devait êtr·,~, pour
les Israélites, l'idéal de leur vie.
Le voyage que l'on accomplissait trois fois par an pour
assister aux fêtes annuelles à J érusalem, la semaine de séjour
sous des tentes pendant la Fête des Tabernacles, étaient des
occas_ions de récréation en plein air et de fréquentation sociale.
Ces fêtes, rendues plus agréables et plus touchantes par l'ac-
cueil hospitalier que l'on offrait aux étrangers, aux Lévites
et aux pauvres, mettaient tout le peuple en joie.
« Tu te réjouiras, avec le Lévite et l'étranger qui · sera au
milieu de toi, de tous les biens que l'Eternel, ton Dieu, t'aura
accordé à toi et à ta maison. >> 9
Il en ftJt ainsi plus tard encore, lorsque la loi de Dieu fut
lue à Jérusalem aux captifs revenus de Babylone, et que le
peuple pleura à cause de ses transgressions ; ces pa~oles de
grâce furent alors prononcées : « Ne vous affligez pas ....
Allez, mangez des viandes grasses, buvez des boissons douces
et envoyez-en à ceux qui n'ont rien de préparé, car ce jour lis ~e firent des terLles de verdure sur les toits de leurs maisons, dans
leurs cours et dans les places publiques.
est consacré à notre Seigneur. Ne soyez pas affligés, car la
joie que donne l'Eternel, voilà votre force ! » 10 On publia des Eaux, et sur la place de la porte d'Ephraim. L'assemblée
« dans toutes les villes et à Jérusalem, l'avis suivant : Allez tout enti.ère, tous ceux qui étaient revenus de la captivité,
à la montagne et rapportez-en des rameaux d'olivier cultivé ayant fmt des tentes habitèrent dans ces tentes... Il y eut
et d'olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de donc alors de très grandes réjouissances. >> 11
176 RA. YONS DE SANTÉ
L'UYGIÊNE CHEZ LES ISRAELITES 177
Les Résultats de l'Obéissance à la Loi de Dieu
« \' oici toutes les bénédictions qui reposeront sur toi et
. Dieu donna à Israël des instructions concernant tous les qui seront lon partage, si tu obéis à la voix de l'Eteniel, ton
principes essentiels à la santé physique et morale, et les com- Dieu : Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les
mandements suivants s'appliquent aussi bien à ces principes champs. Béni sera le fruit de tes entrailles , le fruit de ton sol,
qu'à ceux de la loi morale. . . , . le fruit de Lon bétuil, ainsi que les portées de tes vaches et
« Les commandements que je te prescns aujourd hm seront de tes brebis ; bénies seront ta corbeille et La huche ! Tu seras
gravés dans ton cœ ur. Tu les inculqueras à tes enfants et tu béni à ton arrivée, tu seras béni à ton départ. >> 16
en parleras quand tu te tiendras dans ta maison, quand tu « L'Eternel feru entrer la bénédiction dans tes greniers et
seras en voyage, quand tu te coucheras, et quand tu te lève- dans toutes tes entreprises ; et il te bénira dans le pays que
ras. Tu les attacheras sur ta main pour te servir de signe et l'Eternel, ton Dieu, te donne. L'Eternel te fera subsister et
tu les porteras en fronteau entre tes yeux. Tu les inscriras tu seras le peuple qui · Lui est consacré, ainsi qu'Il te l'a juré,
aussi sur les poteaux de La ma1son . et sur tes por t es. » 12 à la condition que tu gardes les commandements de l'Eternel,
« Quand un jour ton enfant t'interrogera , en disant : Qu'est-ce ton Dieu, et que tu marches dans ses voie.s. Alors tous les peu-
que ces commandements, ces lois et ces préceptes que l'Eternel, ples de la terre verront que le nom de l'Eternel est invoqué
notre Dieu, vous a prescrits ? - tu répondras à ton enfant :... sur toi, et ils tc craindront. L'Eternel, ton Dieu, te comblera
L'Eternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces de biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de
lois et de craindre l'Eternel, notre Dieu, afin que nous soyons ton bétail et le fruit de ton sol, dans le pays que l'Eternel
toujours heureux et qu'Il nous conserve la vie, comme Il l'a a juré à tes pères de te donner. L'Eternel ouvrira, pour toi, le
fait jusqu'ici. >> 13 ciel, son bon trésor, pour donn er à la terre la pluie dans
Si les Israélites avaient obéi aux in!iltructions qu'ils rece- la saison favorable, et pour bénir to utes les œuvres de tes
vaient, et s'ils avaient mis à profit les avantages qu'elles pro- mains. L'Eternel Le mettra au premier rang et non au dernier.
curent, ils auraient été pour le monde un exemple vivant de Tu seras toujours à· la tète des nations sans jamais déchoir,
santé et de prospérité. Si, comme peuple, i-ls avaient vécu en si tu obéis aux commandements de l'Eternel, ton Dieu, que
conformité avec le plan de Dieu, ils auraient été préservés des je te prescris aujourd'hui d'observer et de mettre en prati-
maladies qui affligeaient les autres nations. Plus que tous les que. >>~1r
autres peuples, ils auraient possédé la force physique et la Les directions suivantes furent données à Aaron, le Grand-
vigueur intellectuelle. Ils auraient constitué la nation la plus Prêtre et à ses fils :
puissante de la terre. Dieu dit : Voici comment vous bénirez les enfants d'Israël. Vous leur
« Tu seras béni plus que tous les peuples. >> 14 Que J'Eternel le .bénisse et te garde ! [direz :
Que l'Eternel fasse resplendir sa facl;l sur toi
« L'Eter""nel t'a fait promettre aujourd'hui que tu seras pour Et t'accorde Sa grâce !
Lui un peuple qui Lui appartiendra en propre, comme Il te Que l'Eternel tourne Sa face vers toi
l'a déclaré, et que tu observeras tous ses commandements. Il Et te donne la paix !
veut te donner sur toutes les nations qu'Il a créées, la préémÎ'- C'est ainsi que mon nom reposera sur les enfants d'Israël ;
Et moi, je les bénirai. 1s
nence en gloire, en renom et en splendeur, de sorte que tu
seras un peuple consacré à l'Eternel, ton Dieu; comme Il t'a Et ta sécurité durera autant que tu vivras.
Nul, ô Israël, n'est semblable au Dieu
dit. )) 16
Qui vient. à ton seeours environné de majesté,
12
RAYONS DE SA.NTÉ
178
Porté sur les cieux et sur les nues.
Le Dieu de tous les siècles est ton sûr asile
Ses bras éternels te soutiennent.
Israël est en sécurité dans sa demeure.
La source de Jacob jaillit solitaire
Dans un pays riche en blé et en vin, ,
Sous des cieux qui lui versent la rosee.
Que tu es heureux, ô Israël ! Qui est, comme toi,
Un peuple sauvé par l'Eternel
Ton bouclier protecteur, 19
L'épée qui te donne la victoire ?
Les Israélites refusèrent souvent cl':iccomplir la :olonté Le Vêtement
divine el sc privèrent ainsi des bénédictions q.u'ils auraient pu
recevoir. Mais Joseph et Daniel, Moïse et Ehsée et beaucoup A Bible enseigne la modestie dans le vêtement. « Je veux
d'autres encore, nous offrent de nobles exemples. de ce ~ue L aussi que les femmes s'habillent d'une manière décente,
peut accomplir la fidélité à _l'idéal. divi? ~e la VIC humame. qu'avec pudeur et modestie elles se parent ..... » 1 Ceci inter-
Une telle fidélité peul prodmre auJourd hm les mêmes résul- dit l'ostentation clans la toilette, la profusion des ornements,
tats Il est écrit : « Mais vous, vous êtes la race élue, le sacer- les couleurs voyantes. Tout ce que l'on fait à ses habits
doc~ royal, la nation sainte, le peuple que. Die~ S'est acquis, pour attirer l'attention sur soi, ou pour exciter l'admiration
afin que vous annonciez les vertus de Celm qm vous a appe- est exclu du vêtement modeste que la Parole de Dieu enjoint.
20
lés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière. » Notre mise doit être simple, - ni « or », ni « perles », ni
Béni soit l'homme qui se confie en l'Eternel, « vêtements somptueux ».
Et dont l'Eternel est l'espérance. 21 L'argent est un dépôt que Di eu nous a confié ; il ne nous
Les justes croîtront comme ,le palmier.; appartient pas pour satisfaire notre orgueil ou notre ambi-
Ils s'élèveront comme le cedre du L1ban ... tion. Entre les mains des enfants de Dieu, il est la nourriture
Plantés dans la maison de l'Eternel, des affamés, le vêtement de ceux qui sont nus, la défense des
Dans les parvis de notre Dieu, opprimés, la santé des malades, la prédication de l'Evangile
Ils se c:ouvriront de fleurs. aux pauvres. Vous pourriez réjouir bien des cœurs en em-
Ils porteront encore des fruits dans la blanche vieillesse
Ils seront vigoureux et verdoyants. 22 ployant sagement les moyens dépensés maintenant pour satis-
Que ton cœur garde mes commandements : faire votre vanité. Considérez la vie elu Christ, étud iez Son
Ils t'assureront de longs jours, caractère et partagez Ses sentiments d'abnégation.
Des années de vie et de bonheur ..... Dans le monde soi-disant chrétien on dépense en bijoux
Alors tu marcheras avec assurance dans ton chemin et en vêtements coûteux assez d'argent pour nourrir ceux qui
Et ton pied ne bronchera pas. ont faim ct pour habiller ceux qui sont nus. La mode frustre
Si tu te couches tu n'auras point de frayeur ;
Et quand tu ser~s couché, ton sommeil sera ?oux. les pauvres et les sou ffrants de l'argent qui pourrait les récon-
Tu n'auras pas à craindre les terreurs soudames, forter cl les soulager. Elle soustrait au monde l'Evangile de
Ni la tempête qui fondra sur les méchants ; l'amour du Sauveur. Les missions sont languissantes ; des
Car en -l'Eternel sera ta confiance, multitudes périssent parce qu'elles ne connaissent pas les en-
Et il gardera lon pied de toute embûc:he. 1! 3
(179)
LE VÈTE~I EYI' 181
180. DA YO!'\S DE SANTÉ
comme l'un d'eux. >> 5 C'est ainsi que, par les choses de la
seignerncnls du Christ. Autour de nous et dans les pays étran-
nature, le Christ illustre la beauté que le ciel appréc_ie : la
ger, des païens sont laissés dans l'ignorance et ne connaissent
gr~ce ~odeste, la simplicité, la pureté, l'à-propos d'une mise
pas le salut. Etant donné que Dieu a rempli ln terre de Ses qm Lm est agréable.
bontés, qu'Il nous a donné si libéralement la connaissance Les ornements, Il veut que nous
salutaire de sa vérité, quelle excuse pouvons-nous avancer pour les portions dans notre cœur. Au-
bisser monter jusqu'au ciel les cris des veuves, des orphelins, cune parure extérieure ne peut
de ceux qui souffrent, des ignorants et de ceux qui sont
êtr~ comparée en valeur à celle
perdus ? Au jour de Dieu, lorsque nous serons face à face
d'un « esprit doux et paisible >>
avec Celui qui a donné Sa vic pour ces êtres infortunés, com- d' un « si grand prix >> 6 à ses'
ment ceux qui ont dépensé leur temps et leur argent pour des
yeux . Pour ceux qui se conduisent
plaisirs que Dieu a défendus se disculperont-ils? Dieu ne leur
selon les principes du Sauveur
c?mbien cette promesse est pré~
dira-t-il pas : « J'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à
manger ; j'ai cu soif, ct vous ne m'avez pas donné à boire ;
creuse : « Et quant au vêtement
j'étais nu et vous ne m'avez pas vêtu ; malade ct en priso'n,
pourquoi vous en inquiétez-vous ?
et vous ne m'avez pas visité ? >> 2 •
Si Dieu revêt ainsi l'herbe des
Mais notre vêlement, quoique modeste el simple, doit être
champs, qui est aujourd'hui, et qui
de bonne qualité, de couleur convenable ct être adapté à nos
demain sera jetée au four, combien
occupations. Il doit être choisi pour durer, plutôt que pour
plutôt vous revêtira-t-il, ô gens de
paraître. Il doit être chaud ct confortable. La femme sage,
peu de foi !. .. Ne vous mettez donc
décrite clans les Proverbes « ne craint point la neige pour sa
3 point en souci, elisant :... De quoi
famille ; car toute sa famille est vêtue de laine cramoisie. >ll
serons-nous vêtus ?... Car ... votre
Nos vêtements doivent être propres. La malpropreté est
Père Céleste sait que vous avez
malsaine et souille le corps et l'âme. « Ne savez-vous pas que
b~soin de tout cela. Cherchez pre-
vous êtes le tcm plc de Dieu ?. . . .. L'homme qui détruit le
mièrement Son royaume et Sa
temple de Dieu, sera lui-même détruit par Dieu, car le temple ' . f
Justice, el toutes ces choses vous ·
de Dieu est saint. )) 4
seront données par-dessus. >> 7 [l!cnu[ar
Nous devrions nous habiller d'une mnnière snine, à tous blanc ou
« A celui dont le cœur est
égnrds. Dieu désire que la « santé de notre corps >> soit aussi lis des
ferme.' tu assures la paix, une paix étangs.
bonne que celle de notre « âme . Car nous sommes, avec
parfarte, parce qu'il se confie en
Lui, des ouvriers de la santé du corps et de celle de l'âme. 8
toi. >>
Or les deux sont favorisées par une mise conforme aux princi-
pes de l'hygiène. L'Empire de la Mode
Le vêtement doit avoir ln grâce cl la beauté de la simplicité. . Le contraste n'est-il pas frappant entre la paix: qui résulte
Le Christ nous a mis en garde contre l'orgueil de la vie, de la co~fiance en .ces promesses ct la fatigue, l'inquiétude
mais non contre ce qui en fait la grâce, la beauté naturelle. la maladre et la m1sèrc qui résultent de la soumission à 1~
Parlant des fleurs ct des lis des charp.ps, il dit : « Je vous dis mode ? Le genre de vêtements portés en obéissance aux e.xi-
que Salomon même, duns toute sa gloire, n'a pns été vêtu
182 RAYONS DE SANTÉ LE VÊTEMENT 183
genees de la mode est souvent en contradiction flagrant? a.vec pourvoir à leurs besoins intellectuels et spirituels, ni de sym-
les principes des Saintes Ecritures. Pensez à cc qm s est pathiser avec eux dans leurs petites déceptions et dans leurs
porté au cours des dern iers siècles, ou même ~endant les épreuves enfantin es, ni de s'intéresser à ce qui les occupe.
dernières décades : que de styles seraient déclarés Immodestes Presque aussitôt après leur naissance, les enfants sont sou-
une fois que la mode en serait passée ; et quel grand nombre mis à l'influence de la mode. Ils entendent parler de vêtements
parmi e ux seraient messéanls pour une femme ra[(inéc, une bien plus que de leur Sauveur. Ils voient leur mère négliger
femme qui se respecte, une chrétienne, pour tout dire ! la Bible p01,1r consulter les journa ux de mode. L'apparence
Les changements apportés à nos vêtements dans ~e but du vêtement est considérée comme étant d'une importance
unique de nous conformer à la mode ne sont pas sanctiOnnés supérieure au développement du caractère. Les parents et les
par la Parole de Dieu . Les genres qui sc succède~lt, les orne- enfants sont privés ainsi de ce qn'il y a de meilleur, de plus
ments coûteux dissipent le temps et l'argent des nches et gas- doux ct de plus vrai dans la vie. Pour l'amour de la mode, ils
pillent les énergies de l'esprit et de l':'1me. Aux classes moyen~ sont frustrés de leur préparation à la vie à venir. ·
nes et pauvres, ils imposent une lourde charge. Beaucoup. de
ceux qui gagnent leur existence avec peine et qui. pourrat.ent Eltets physiques des V !2lements anti-hyg.iéniqucs
faire eux-mêmes leurs vêlements, si la mode les voulmt plus Sim- C'est l'adversaire de tout bien qui est l'instigateur de l'in-
ples, sont obligés de s'adresser au tailleu r s'ils v~ulcnt porter constance de ln mode. Il ne désire rien tant que faire tort à
« ce qui se fait ». Plus d'une pauvre fille s'est 1~nvée de sou~­ Dieu et Le déshonorer en ca-usnnt la misère et la ruine des
vêtements chauds ct a payé sa vanité cje sa VIe, pour avoir êtres humains. L'un des moyens par lesquels il réussit le mieux ,
une robe à la mode. Plus d'une autre, convoitant le faste et c'est la mode, qui affaiblit le corps, paralyse l'esprit et amoin-
l'élégance des riches s'est engagée dans des sentiers ma~hon­ drit l':îmc.
nêtes et honteux pour parvenir à les imiter. Dien des mm sons Les femm es sont sujettes à des maladies sérieuses ct leurs
ont été privées de confort, bien des hommes ont été e~traînés souffrances sont beaucoup augmentées par leur façon de se
aux malversations et à la faillite pour satisfaire aux exigences vêtir. Au lieu de garder leur santé pour lr.s circonstances·
extravagantes de leur femme ou de leurs cnfnnts. pénibles qui surviendront sûrement, elles sacrifient trop sou-
Plus d'une femm e, obligée de confectionner pour elle- vent par leurs mauvaises habitudes, non seulement leurs forces,
même ou pour ses enfants, d es costumes à la mode, doit s'im- mais aussi leur vic, et laissent à leurs enfants un héritag-e de
poser un labeur de tous les instants. Plus d'u~e mère dont malheur, une constitution ruinée, des habitudes perverties ct
les nerfs sont irrités et les doigts tremblants veille tard dans des idées fausses concernant la vic. ·
la nuit pour ajouter aux vêtements de ses enfants des orne- Une erreur grnve, qu e les femmes commettent souvent,
ments qui ne contribuent en rien à l'hygiène, au confort, ou c'est de porter des jupes sou ten ues par les hanches. Leur
à la beauté réelle. Elle sacrifie à la mode sa santé cl sa pa- poids, pressant sur les organes, tend à les faire descendre :
tience, dont èlle a tant besoin pour conduire sagement ses il affaiblit l'estomac, produit un sentiment de lassitude ct
enfants. L'éducation de l'esprit et du cœur est négligée . L'âme entraîne un affaiblissement des épaules et de la poitrine grâce
csl racornie. nuque! les poumons, déjà à l'étroit, sont encore plus compri-
La mère, ainsi occupée, n'a pas de temps à consacrer à més ct ne peuvent plus r espirer normalement.
l'étude du développement physique de ses enfants, ni aux soins Depuis bien des nnnées, les dangers qui .résultent de ln
à donner à leur santé. Elle n'a pas le temps, non plus, de compression de la taille ont été si clairement exposés qur
184 RAYONS DE SANTÉ LE VÊTEMENT 185
bien peu les ignorent encore ; cependant, la puissance de dies, tandis qu'elles auraient pu vivre en bonne s~mté tout le
la mode est si grande, que le mal continue. Par cette pratique, lemps assigné à leur existence si elles s'étaient vêtues selon
les femmes ct les jeunes filles se font un tort incalculable. les principes de l'hygiène et si elles avaient vécu au grand air.
Il est essentiel à la santé que la poitrine ait toute la place Pour nvoir un vêtement hygiénique, les besoins de chaque
qu'il lui faut pour permettre la libre expansion des poumons. partie du corps doivent êlrc étudiés attentivement. Le climat,
Lorsque ceux-ci sont comprimés, la quantité d'oxygène qu'ils les circonstances, l'état de santé, l'âge ct l'occupation doivent
reçoivent est diminuée, le sang n'est pas vivifié convenable- être considérés. Chaqu c vêtement doit être de la taille voulue
ment, ct les déchets toxiques qui devraient être éliminés pnr et n'empêcher ni la circulation du sang, ni la respiration libre,
les poumons sont retenus. De plus, la circulation elu sang est complète ct naturelle. Tout ce que l'on porte doit être si
gênée ct les organes internes sont si serrés qu'ils en sont ample qu'en élevant les bras tout soit soulevé.
déplacés cl ne peuvent pas jouer leur rôle convcnableme11t. Les femmes dont la santé est chnncehnte peuvent se forti-
Une taille serrée n'augmente pas la beauté. L'un des élé- fier benucoup en portant un vêtement convenable ct en faisant
ments essentiels de la santé physique est la symétrie, la pro- de l'exercice en plein air, modérément d'nbord, puis en l'aug-
portion harmonieuse des formes. Le modèle du développement mentant aulnnt qu'elles le peuvent supporter.
physique ne sc trouve pas clans les images dessinées par les
L'Indépendance vis-à-vis de la Mode
créateurs de la mode, mais dnns la forme humaine, développée
selon la natmc des lois de Dieu. Dieu est l'auteur de toute Que les femmes elles-mêmes, au lieu de se tuer à satis-
beauté, et ce n'est qu'en nous conformant à son idéal que nous faire les exigences de la mode, aient le courage de s'habiller
nous approcherons de l'idéal de la beauté véritable. simplement ct hygiéniquement. Au lieu de devenir l'esclave
Un autre mnl que la mode favorise, c'est la distribution de son ménnge, que l'épouse et la mère prenne le temps de
inégale des vêtements, d'où il résulte que certaines parties lire, de se tenir au courant de ce qui se pnsse, d'être une
elu corps sont plus couvertes qu'il ne le faut, t:mclis 6JUe d'au- compagne po,u r son mari et de suivre le développement de
tres le sont insuffisamment. Les pieds et les jnmbcs, étant éloi- l'intelligence de ses enfants. Qu'elle prenne le temps de faire
gnés des organes vitaux, doivent être pnrliculièrement pré- de son Sauveur un compagnon de chaque jour et un ami intime,
servés du froid par des vêlements abondants. Il est impossible d'étudier Sa Pnrolc, d'aller dans les champs avec ses enfants,
de jouir d'une bonne santé lorsque les extrémités sont habi- ct de recevoir de Dieu les instructions que donne la beauté de
tuellement froides, car s'il s'y trouve trop peu de sang, c'est Ses œuvres.
qu'il y en a . trop clans les autres parties du corps. La santé Qu'elle s.oit toujours joyeuse et énergique. Au lieu de con-
parfaite exige une circulation parfaite, mais celle-ci ne peut sncrer chaque instant à une interminable coulure, que la soi-
être obtenue s'il y a trois ou quatre fois plus de vêtements sur rée soit une agréable récréation, une réunion de famille nprès
le tronc que sur les pieds ct les jambes. l'accomplissement des devoirs du jour. Ainsi, bien des hommes
Une multitude de femmes sont nerveuses et accablées de préfércrn ient de beaucoup la société de leur f;=nHille à celle
soucis parce qu'elles se privent du grand air qui purifierait elu cercle ou elu café ; plus d'un garçon serait préservé des
le sang et de la liberté de mouvements qui enverrait les mnuvaises influences de la rue ; plus d'une fille scrnit gnrclée
courants sanguins clans les artères, ct donnerait la santé, la des associations frivoles ct corruptrices. L'influence de la
vie et l'énergie. l3ien des femmes ont contracté des troubles famille serait pour les parents et les enfants ce que Dieu désire
incurables ou sont mortes de consomption o~ d'autre" mala- qu'elle soit : une bénédiction pour toute la vic.
L'Alimentation el la Santé

Nos corps sont constitués par les éléments renfermés dans


la nourriture que nous absorbons. Nos tissus sont
soumis à une usure constante ; le moindre mouvement d'un
organe y produit une détérioration, ct la répnration s'en effec-
tue grâce à l'ingestion d'aliments. Chaque organe requiert
donc sa part de nutrition : le cerveau, les os, les muscles, les
nerfs exigent chacun la leur. Il est merveilleux, ce procédé
par lequel nos aliments sont transformés en sang, et ce sang
employé à la r econstruc tion des pa rlies usées de notre corps ;
mais il n'en continue pas moins jour et nuit, inlassablement,
apportant vie et force à chaque nerf, muscle et tissu.
Le Choix des Aliments
Les aliments que nous devons choisir sont ceux qui four-
nissent les éléments nécessaires au corp s. L'appétit n'est pas
capable à lui seul de guider ce choix ; il peut être perverti
par de mauvaises habitud es alimentaires. Il lui arrive sou-
ven~ de réclamer des nlimcnts qui font du tort à la santé et
qui affaiblissent au lieu de fortifier. On ne peut pas dav:m-
tagc se fier aux coutumes de la société, car la maladie et la
souffrance qui prévnlent partout sont dues surtout aux erreurs
populaires commises dans la fa çon de s'alimenter.
Afin de savoir quels sont .lei5 meilleu rs aliments, nous de-
vons élndier le plan que Dieu avait conçu à l'origine pour ln
nourriture de l'homme. Celui qui a créé l'homme ct qut corn-

(187)
188 . RAYONS DE SANTÉ
L'ALBIENTATION ET LA SANTÉ 189
prend ses besoins, avait indiqué à Adam cc dont il devait se
nourrir. « Et Dieu dit : Je vous donne toute herbe portant les adapter à la saison, au climat dans lequel nous vivons
semence,... et lous les arbres et à nos occupations. Des aliments excellents en éerlainc::.
rruitiers avec leur semence pour saisons· ou sous certains climats peuvent ne plus convenir
les reproduire ; ce sera votre dans d'autres circonstances. De même aussi, tel aliment qui
nourriture. » 1 En quittant le peut être pris avantagcusément par ceux qui · se livrent à un
jardin d'Eden pour gagner son travail physique pénible, ne convient pas à des personnes
pain en cultivant le sol maudit, dont les occupations sont sédentaires ou intellectuelles. Dieu
l'homme reçut aussi la permis- nous a donné une ample variété d'aliments sains, ct chacun,
sion de manger « l'herbe de !.1 guidé par l'expérience et le bon sens, doit choisir ceux qui
terre. » 2 conviennent le m1eux à ses besoins.
Les grains, les fruits, les
noix ct les légumes constituent
les aliments choisis pour nous
par notre Créateur. Ces ali-
ments, préparés d'une manière
aussi simple ct aussi na tu relie
que possible, sont les plus
hygiéniques et les plus
nourrisants. Ils donnent
une force, une puissance
d'endurance ct une vigueur
intellectuelle
qu'une nourriture
plus compliquée
et plus stimulante /: « Et tout ar/;re qui pur:c du [ruil. "
ne pourrait ja-
mais fournir. La nature donne en abondance des fruits el des· grains, et
Mais tous le~ chaque année, les produits de tous les pays sont mieux dis-
aliments, sains en tribués, grâce aux facilités croissantes de transport. Il en
eux-mêmes, ne résulte que beaucoup d'aliments regardés autrefois comme
sont pas égale- coûteux et luxueux peuvent être employés par tous aujourd'hui.
ment bons dans Tel est le cas en particulier des fruits secs et conservés.
t o u te s l e s cir- Les fruits oléagineux sont employés de plus en plus en
constances. Il remplacement des aliments carnés. On peut leur adjoindre des
raut prendre soin grains, des fruits et quelques racines, pour obtenir des ali-
« Je vous ai donn~ toute herbe portant semence. » ments sains et nourrissants. On doit veiller cependant à ne
de les choisir, de
pas en consommer de trop grandes quantités ; ceux qm les
L'ALIMENTATION ET LA SANTÉ 191
190 RAYONS DE SANTÉ

supportent mal pourront, dans bien des cas, éviter tout-malaise Il est possible, avec un peu dB prévoyance et de méthode,
en en usant avec plus de prudence. Il faut se souvenir aussi de se procurer dans tous les pays ce qui est le plus fàvorablc
que certains fruits oléagineux sont meilleurs que d'autres ; à la sauté. Les diverses préparations de blé, d e riz, d e maïs
les amandes sont préférables aux arachides, mais celles-ci €t d'avoine s'expédien t partout, ainsi que les haricots, les pois
en quantité limitée et employées avec des céréales, sont nour- et les lentilles. En y ajoutant les fruits du pays ou de l'étran-
ger, et les légumes qui croissent dans la localité, on a tout
rissantes et digestibles.
Convenablement prépa- ce qu'il faut pour s;e passer de viande.
r-ées, les olives, comme les Partout où les frui ts sont abondants, on doi t en préparer
noix, remplacent le beurre une provision pour l'hiver, en les mettant dans des bocaux
et la viande. Elles contien- ou en les faisant sécher. Les petits fruits tels que les groseilles,
nent une huile bien préfé- les fraises, les framboises et les mûres, peuvent être cultivés
rable à la graisse animale. avantageusement en bien des endroits où ils sont peu employés
L'huile d'olive est laxative : et où leur culture est négligée.
son emploi est favorable Pour la conservation domestique, les bocaux doiv'-'nt être
aux tuberculeux et peut préférés autant que possible aux boîtes de fer blanc. Il est
guérir les estomacs irrités indispensable que les fruits mis en conserve soient en bonne
ou ulcérés. condition. Employez peu de sucre et ne cuisez les fruits que
Les personnes qui sont juste assez pour assurer leur conservation. Ainsi préparés ils
accoutumées à une alimen- I'emplacent très bien les fruits frais.
tation riche et très stimu- Partout où l'on peut sc procurer à des prix modérés des
lante ont le goût perverti, fruits secs, tels que raisins, pnmeaux, pommes, poires, pêches
et ne peuvent au premier et abricots, on verra qu'il est possible de les employer dans
abord s'accommoder des la nourriture de chaque jour et qu'on en obtient les meilleurs
aliments simples. Il faut résultats pour la santé et la vigueur de toutes les classes de
du temps pour que leurs travailleurs.
goûts deviennent normaux Il ne devrait pas y avoir une grande variété d'aliments au
et que leur estomac se même repas, car cela incite à manger trop et dispose à l'indi-
remette des abus dont il a Un rameau d' o livier chargé de fruits.
gestion.
souffert. Mais celles qui persévèrent dans l'emploi des aliments Il n'est pas bon de manger des frui ts et des légumes au
hygiéniques finissent par apprécier leur goût délicieux et les même repas. Si la digestion est difficile, l'emploi des deux
mangent avec plus de plaisir que les friandises malsaines. Et ensemble peut provoquer un embarras gastrique et rendre dif-
l'estomac, sain désormais, et exempt de toute inflammation et ficile tout effort cérébral. Il vaut mieux manger les fruits à un
de tout surmenage, pourra avec facilité s'acquitter de sa tâche. repas et les légumes à un autre.
Variété Les repas devraient être variés. Les mêmes m ets préparés
de la même manière ne devraient pas parattre sur la table
Pour subvenir aux besoins du corps, il faut une quantité
repas après repns, jo•1r après jour. Les repas sont pris avec
suffisante d'aliments sains et nourrissants.
RAYONS DE SANTÉ L'ALIMENTATION ET LA SANTÉ 193
192
plus de plaisir et l'organisme est mieux nourn lorsque l'ali- que le pain à l'eau et fermente plus rapidement dans l'estomac.
mentation est variée. Le pain doit être léger et l'on ne doit pas y tolérer le moin-
dre soupçon d'aigreur. Les miches devraient être petites et
Préparation des Aliments bien cuites, de manière à ce que tous les germes de levain
Il n'est pas bon de manger simplement pour flatter le palais. soient détruits. Consommé chaud ou frais, le pain levé se
mais il ne faut pas non plus considérer avec indifférence ln digère difficilement ; il ne doit donc pas parattre sur la table.
qualité des aliments et ~a manière . d_e l~s préparer.. Si _les Cependant, cette règle ne s'applique pas au pain sans levain.
aliments ne sont pas pns avec plaisir, Ils sont moms bien Les petits pains frais de farine de froment, sans levain, et
assimilés. Ils devraient être choisis avec soin et être apprêtés cuits dans un four bien chaud sont à la fois sains et savou-
avec intelligence et adresse. ' reux.

Une rizière. La r eco lLe du riz .

Pour faire le pain, ln fine farine n'est pas la meilleure. Les grains dont on fait le porridge ou les différentes sortes
Son emploi n'est ni sain ni économique. Le pain de fleur de de bouillies devraient être cuits pendant plusieurs heures.
farine manque des éléments nutr1tifs que l'on trouve dans le Les aliments secs sont plus sains que les aliments liquides,
pain de farine complète. Il est une cause fréquente de consti- ca r ils exigent plus de mastication. Les biscottes sont un ali-
pation et d'autres malaises. ment très digestible et très savoureux. Coupez du pain ordi-
L'emploi de soude ou de poudre-levure dans la fabrication naire en tranches et faites-le sécher au four jusqu'à ce qu'il
du pain est nuisible. La soude irl'ite l'estomac ct empoisonne soit parfaitement sec, et doré de part en part. Placé dans un
souvent l'organisme entier. Bien des ménagères pensent qu'el- lieu sec, ce pain peut être conservé bien plus longtemps que
les ne peuvent faire un bon. pain sans en employer, mais c'est le pain ordinaire. Il suffit de le chauffer avant de le manger
une erreur. Si elles apprenaient à améliorer leur méthode, pour qu'il soit aussi frais que s'il venait d'être cuit.
leur pain serait plus sain et plus savoureux. D-ans certains pays on emploie beaucoup trop de sucre
Pour le pain levé, il ne faut pas remplacer l'eau par du dans les aliments. Les gâteaux, les puddings sucrés, les pâtis-
lait. C'est une dépense superflue qui diminue les qualités series, les gelées, les confitures, sont des causes fréquentes
hygiémques du pain. Le pain au lait s'aigrit plus facilement d'indigestion. Les crèm€s composées d'œufs, de lait et d~
13
194 1\AYONS Di': SANTÉ L'ALIMENTATION ET LA SANTÉ L95

sucre sont particulièrement nuisibles. L'usage du _lait et ~u Les mères qui ne savent pas faire la cuisine hygiénique,
sucre pris ensemble doit être évité. Si l'on emplo1e du ~ait, devraient se décider à apprendre un art aussi indispensable
il doit être parfaitement stérilisé. Grâce à celte précautiOn, au bien-être de leur famille. En maint endroit des classes
il y a moins de danger de contracter une maladie en le ~uvant. de cuisine hygiénique permettent de s'instruire dans cette bran-
Le beurre est moins nuisible en tartine que dans les aliments, che. Quant aux femmes qui n'ont pas cet avantage, elles de-
mais il vaut mieux en principe s'en passer tout à fait. Quant vraient se placer sous la direction d'une bonne cuisinière et
aux fromages fermentés, ils sont tout à fait impropres à persévérer dans leurs efforts jusqu'à ce qu'elles soient maî-
l'alimentation. tresses de l'art culinaire.
Des aliments insuffisants et mal cuits appauvrissent le sang
et dérangent l'organisme tout entier. Ils déterminent un état Rég.ularité des Repas
maladif avec son cortège d'irritabilité et de nervosité. Les
victimes d'une mauvaise cuisine ne se comptent pas. On pour- La régularité des repas est d'une importance vitale. JI
rait graver sur bien des tombes, en guise d'épitaphe, cette doit y avoir une heure fixée pour chaque repas. A ce moment,
inscription : « Tué par une mauvaise cuisine », ou « Mort que chacun mange selon ses besoins et ne prenne rien de plu.~
des mauvais traitements infligés à son estomac ». jusqu'au repas suivant. Il y en a beaucoup qui mangent lors-
C'est un devoir sacré pour ceux qui font la cuisine, d'ap- que leur organisme n'a pas besoin de nourriture, à des inter-
prendre à préparer les aliments d'une manière hygiénique. valles irréguliers ou entre les repas, parce qu'il n'ont pas une
Bien des âmes se perdent à cause d'une mauvaise cuisine. Il force de volont6 suffisante pour résister à celle inclination.
faut des soins et de la réflexion pour faire du bon pain ; Certaines personnes, lorsqu'elles voyagent, sont constamment
mais il y a aussi dans une miche de bon pain, plus de religion en train de grignoter quelque chose. Cela leur fait du tort. ~i
que beaucoup ne le pensent. En réalité, il y a peu de bonnes elles mangeaient régulièrement des aliments simples et nour-
cuisinières. Les jeunes femmes pensent quelquefois que la rissants, elles ne se sentiraient pas si lasses et seraient moins
cuisine et les soins du ménage sont autant de corvées, et pour faci lement incommodées.
cette raison, bien des jeunes filles qui se marient et ont à Une autre habitude mauvaise consiste à manger au moment
faire fonctions de maîtresses de maison n'ont pas la moindre de se coucher. On a fait ses repas habituels, mais on ressent
idée des devoirs qui leur incombent comme épouses et comme une certaine faiblesse, et on prend encore quelque nourriture.
mères. Si l'on s'écoute, cette pratique devient une habitude si invé-
La cuisine n'est pas une science inférieure ; elle est au térée qu'il semble impossible de s'endormir sans avoi~ mangé.
contraire l'une des plus importantes de la vie pratique. C'est Le résultat de ces soupers tardifs est que la digestion a lieu
une science que: toutes les femmes devraient apprendre, et pendant le sommeil en sorte que celui-ci est souvent troublé
l'enseignement devrait en être adapté aux besoins des classes de cauchemars ; au matin on s'éveille sans être reposé et sans
pauvres. Il faut du talent pour préparer des aliments appétis- goût pour le déjeuner. Le travail de l'estomac doit être ter-
sants et cependant simples et nourrissants, mais cela est possi- miné lorsqu'on se couche, c'est-à-dire que cet organe doit jo~ir
ble. Les cuisinières devraient savoir préparer des aliments du repos comme tout le reste du corps. Pour les personnes
simples d'une manière hygiénique, mais en s'y prenant de sédentaires les soupers tardifs sont particulièrement nuisibles.
telle sorte qu'ils paraissent d'autant plus savoureux et sains Les troubles qu'ils engendrent chez elles sont souvent l'origine
qu'ils auront été préparés avec plus de simplicité. d'une maladie mortelle.
196 11A YONS DE SANTÉ L'ALIMENTATION ET LA SANTÉ 197

Dans bien des cas, la faiblesse qui provoque le désir de tion puisse commencer. N'employez pas trop de sel, évitez les
manger avant de se coucher provient de ce que les organes conserves au vinaigre et les aliments épicés. ·Mangez des _fruits
digestifs ont été surmenés pendant la journée. Or, après avoir en abondance, et l'irrit:ltion de l'estomac qui cause la soif
digéré un repas, ils ont besoin de repos. Cinq ou six heures pendant le repas, disparaîtra presque entièrement.
au moins devraient s'écouler entre les repas, et bien des Il faut manger lentement et bien mâcher ce qu'on mange,

La dessicalion des prunes.


Un uc ruer de pruniers en {letli'S.

personnes, après l'avoir essayé, trouveront que deux repas par pour que la salive soit mélangée intimement avec les aliments
jour valent mieux que trois. et que les sucs digestifs puissent entrer en action.
Une autre erreur consiste à manger après un exercice vio-
Habitudes ci Conditions à éviter lent, lorsqu'on est épuisé ou en transpiration. Le commence-
Les aliments ne devraient jamais être pris très chauds ou ment de la digestion met à réquisition les énergies nerveuse&,
très froids ; pris ft-oids les forces de l'estomac sont employées et lorsque l'esprit ou le corps sont surmenés juste avant ou
à. les réchauffer avant que la digestion puisse avoir lieu. Les juste après le repas, la digestion en est empêchée. Lorsqu'on
boissons froides sont mauvaises pour celte raison, tandis que est excité, anxieux ou pressé, il vaut mieux ne pas manger
l'usagé habituel de boissGns chaudes est débilitant. En . fait, avant d'avoir retrouvé le calme et le repos.
plus . on: prend de liquide au repas, plus la digestion est diffi- L'estomac est étroitement relié au cerveau et lorsqu'il est
cile, car les liquides doivent être absorbés avant que la diges- malade, il appelle à son aide la force nerveuse de · celui-ci.
198 RAYONS DE SANTÉ
L'ALIMENTATION ET LA SANTÉ 190
Lorsque ces appels sont trop fréquents, le cerveau se conges- Ces symptômes désagréables proviennent du déploiement
tionne. C'est pourquoi les travailleurs intellectuels, qui man- considérable el déplacé de forces vitales nécessité par une
quent d'exercice physique, devraient veiller à n'user qu'avec digestion laborieuse. L'estomac, fatigué à l'extrême, crie :
sobriété même des aliments les meilleurs. Pendant les repas, « Donnez-moi du repos ! » Mais ses appels souven.t sont mal
oubliez les soucis et les anxiétés, ne soyez pas pressés, mais interprétés ; on croit qu'il s'agit d'une demande de nourriture,
mangez lentement et avec joie, le cœur rempli de gratitude et au lieu de lui laisser le repos qu'il demande, on accroit
envers Dieu pour toutes ses bénédictions. encore sa tâche, Il en résulte que les organes digestifs sont
épuisés de fatigue au moment où leur activité serait le plus
Trop manger nécessaire.
Beaucoup de ceux qui renoncent à la viande et à d'autres Comment se nourrir pendant le Jour du Repos
aliments malsains pensent que parce que leur nourriture est
simple et saine, ils peuvent satisfaire leur appétit sans res- On ne devrait pas préparer pour le jour du repos une plus
triction et ils mangent avec excès. C'est une erreur. Les orga- grande quantité ou une plus grande variété d'aliments que
nes digestifs ne doivent pas être surchargés d'aliments que pour les autres jours. Au contraire, les aliments devraient
l'organisme ne s'approprie qu'en s'affaiblissant. être plus simples, et on devrait manger moins, afin que l'es-
prit soit mieux disposé à ·comprendre les choses spirituelles.
La coutume veut que les plats soient servis les uns après
Un estomac surchargé implique un cerveau engourdi. On peut
les autres. Ne sachant pas ce qui va suivre, il peut arriver
entendre de précieuses paroles et cependant ne pas en profiter
qu'on mange à satiété d'un aliment qui n'est peut-être pas
parce que l'esprit est obscurci par suite d'une alimentation
celui qui convient le mieux. Enfin lorsque le dessert tentateur
incorrecte. En mangeant trop à l'occasion du jour du repos,
est apporté, on se permet souvent de dépasser les limites.
beaucoup se privent d'une manière insoupçonnée des béné-
Si tous les mets étaient placés sur la table au commencement
dictions que ce jour apporte.
du repas, chacun pourrait faire le choix qui lui convient.
Il faut éviter de cuire pendant ce jour, mais il n'est pas
Quelquefois, le résultat de la suralimentation se fait sentir
nécessaire pour cela de manger froid. En hiver, les aliments
aussitôt. Dans d'autres cas il n'y a point de sensation doulou-
préparés la veille doivent être réchauffés. Que les repas, quoi-
, reuse, mais les organes digestifs sont affaiblis, et les forces
que simples, soient appétissants et attrayants. Dans les fa-
physiques sont minées lentement.
milles où il y a des enfants, il est bon de mettre sur la table
Les excès alimentaires encombrent l'organisme et donnent quelque chose qui soit un régal, quelque ..chose que la famille
naissance à un état maladif et fébrile. Ils appellent à l'esto- n'ait pas l'habitude de manger chaque jour.
mac une quantité anormale de sang, déterminant ainsi le re-
froidissement des extrémités. Ils surmènent les organes diges- La Réforme alimentaire
tifs, et lorsque ceux-ci ont accompli leur tâche, il subsiste un Lorsque de mauvaises habitudes alimentaires se sont im-
sentiment de faiblesse et de langueur que ceux qui mangent plantées, on ne devrait pas tarder à les réformer. Si les abus
trop confondent souvent avec la faim ; mais cette s~nsation ont provoqué une dyspepsie, on doit préserver les forces qui
est due à l'état d'épuisement des organes en question. Un autre restent en évitant toute charge inutile. L'estomac peut ne ja-
phénomène concomitant est parfois l'engourdissement du cer- mais se rétablir, lorsqu'on en a abusé trop longtemps ; mais
veau, et la répulsion pour tout effort mental ou physique. une alimentation convenable le préservera d'une plus grande
200 RAYONS DE SANTÉ L'ALIMENTATION ET !.A SANTÉ :!OJ
faiblesse et le guérira peut-être plus ou moins complètement Chaque jour des hommes qui occupent des postes de
Il n'est pas facile de prescrire des règles qui s'adaptent à confiance ont à prendre des décisions importantes, Ils sont
chaque cas, mais en faisant attention aux principes d'une ali- appelés à penser rapidement, et ne p euvent le faire avec
mentation saine, de grands changements peuvent être faits succès que s'ils pratiquent une stricte tempérance. L'esprit se
et la · cuisinière n'au r a fortifie par 1' exercice
pas besoin rle chercher rationnel des énergies
continuellement à tenter physiques et mentales.
l'appétit. Si l'effort n'est pas trop
La récompense de la épuisant, toute lassitude
sobriété dans l'alimenta- ressentie . apporte une nou-
lion c'est la vigueur men- velle vigueur ; mais sou-
tale et rn orale , et le vent, le travail de ceux
contrôle sur les passions. qui ont des plans impor-
La suralimentation est tnnts à considérer et des
particulièrement nuisible décision s urgentes à
?J ceux dont ·le tempéra- ·prendre se ressent défa-
ment est apathique. Ceux- vorablement d'une ali-
là doivent avoir une mentation défectueuse.
nourriture frugale, et Un estomac en désordre
prendre beaucoup d' exer- produit un état d'esprit
cice physique. Il y a des indécis et rend souvent
hommes et des femmes irritable, dur et injuste .
particulièrement doués qui Plus d'une œuvre qui eût
n'accomplissent pas la été une bénédiction pour
moitié de ce qu'ils pour- le monde a été abandon-
raient faire s'ils savaient née et plus d'une mesure
dominer leur appétit. injuste, oppressive et
Nombreux sont les crue Ile a été prise à L'oranoer porte à la {ois feuilles, fleurs
écrivains et les orateurs cause d'un état morbide el fruils.
qui p è c h e n t en cela : dû à de 'mauvaises habitudes alimentaires.
après un repas copieux, Voici un conseil pour tous ceux dont le travail est séden-
L'ananas à l'état natur~l.
ils se mettent au travail, taire, ou surtout mental ; que tous ceux qui ont suffisamment .
lisant,_ étudiant ou écrivant sans se permettre un seul instant de courage moral et de volonté en fassent l'essai : à chaque
d'exercice physique. Il en résulte que les idées et les mots ne repas, prenez seulement deux ou trois sDrtes d'aliments sim-
leur viennent que difficilement ; ils ne peuvent pas écrire ou ples, et ne mangez pas plus qu'il ne faut pour apaiser la
parler avec la force et la puissance indispensables pour attein- faim. Prenez de l'exercice chaque jour et voyez si vous ne
dre les cœurs. Leurs efforts sont ternes et stériles. vous en trouve~ pas bien.
202 - RAYONS DE SANTÉ

Les hommes forts, occupés à un travail physique actif,


ne sont pas obligés d'être aussi attentifs à la quantité et à la
qualité de leurs aliments, mais ils n'en jouiraient pas moins
d'une meilleure santé s'ils pratiquaient la maîtrise personnell<'
dans le manger et dans le boire.
Certaines personnes demandent parfois qu'on leur pres-
crive le régime alimentaire qu'elles doivent suivre. Ce sont
surtout celles qui se suralimentent, puis qui le regrettent.
en sorte qu'elles pensent constamment au manger et au boire. La Viande comme filiment
Mais cela ne devrait pas être ; nul ne peut, sur un sujet sem-
blable, faire la loi aux autres. Chacun doit se servir de A nourriture prescrite à l'homme au commencement ne
son bon sens et se conformer aux principes de l'hygiène, tout
en faisant acte de mattrise personnelle.
L comportait point d'aliment d'origine animale. Ce n'est
qu'après le déluge, lorsqUe toute la verdure de la terre eût
Nos corps appartiennent au Christ parce qu'Il les a rachetés, été détruite, que l'homme reçut la permission de manger de
et nous ne s0mmes pas libres d'en faire ce que nous voulons. la viande.
Tous ceux qui connaissent les lois divines de la santé devraient En assignant à l'homme sa nourriture en Eden, l'Eternel
comprendre que l'obéissance à ces lois est un devoir personnel. lui in~iquait réellement quelle sorte d'aliments lui convenait
Nous subissons la peine de notre désobéissance, et nous de- le mieux. Plus tard, Il donna une le~on semblable au peuple
vrons personnellement rendre compte à Dieu de nos habitudes d'Israël dans le désert. Son but, en faisant sortir les Israélites
et de nos manières d'agir. C'est pourquoi la question que nous du pays d'Egypte était de les instruire et d'en faire son peuple
devons nous poser n'est pas : « Quelle est la coutume du particulier ; Il désirait qu'ils fussent en exemple et en bénédic-
monde ? » mais « Comment traiterai-je l'habitation que Dieu tion au monde. Et Il leur fournit l'aliment le mieux adapté
m'a donnée 7 » au but à atteindre, non pas la viande, mais la manne, le « pain
du ciel ». Ce ne fut qu'à cause de leur mécontentement et de
leurs récriminations à l'égard des « potées de viandes » d'E-
gypte que la nourriture animale leur fut accordée, mais pour
ttès peu de temps, car son usage amena la maladie et la mort
au milieu des Israélites. Cependant, l'alimentation non carnée
ne fut jamais acceptée de bon cœur. Elle continua à provoquer
le murmure ouvert ou caché et ne fut pas maintenue à l'état
d'institution permanente.
Une fois en Canaan, la viande fut permise aux Israélites,
mais avec des restrictions pour en diminuer les conséquences
fâcheuses. L'usage de la viande de porc fut défendu, ams1 que
(203)
204 RAYONS DE SANTÉ LA VIANDE COMME ALIMENT 200
celui d'autres viandes de mammifères, d'oiseaux et de poissons Les Raisons d'écarter la Viande
dont la chair fut déclarée impure. La graisse et lg sang des
viandes permises furent strictement interdits. Ceux qui consomment de la viande absorbent en réalité
Les seuls animaux que l'on pouvait manger devaient être les éléments contenus dans les légumes et le'> végétaux, car
en bon état. Aucun animal déchiré ou mort de sa mort naturelle. l'animal se nourrit de ces choses La vie qui était dans les
ou dont le sang n'avait pas été parfaitement écoulé, ne pouvait arains et dans les végétaux passe dans celui qui les mange
être mangé. ~t nous la recevons par la viande de l'animal. Ne serait-il pas
préférable
de la pren-
dre directe-
ment dans
les aliments
que Dieu a
désignés
pour notre
usage ?
La vian-
de n'a ja-
mais été le
meilleur
aliment,
mais elle
tlst double-
ment mau-
. . et non pas à servir d'aliments.
vmse mam-
lenant que les maladi es des animaux sont si fréquentes. Ceux
Leur mission primitive consistait à nous procurer la laine et le cuir .
nécessaires à nos vétements, qui mangent de la via nde ne sont pas sûrs de ce qu'ils
mangent. S'ils pouva ient voir l'animal vivant et connaître la
En s'écartant des directions divines concernant leur ali- qualité de sa chair, ils s' en détourneraient avec dégoût. Les
mentation, les Israélites perdirent beaucoup. Ils voulurent une gens mangent constamment de la viande r emplie de germes
alimentation carnée, mais ils en supportèrent les conséquen- de la tuberculose et du cancer, et c'est ainsi que ces maladies,
ces. Ils n'atteignirent pas le caractère idéal qu e Dieu leur avait et d'autres également dangereuses , se communiquent.
proposé, et n'accomplirent pas Ses desseins. L e Seigneur Les tissus du porc abondent en parasites. Dieu dit du
«· accueill}t favorabl em ent leur dema nde, mais il envoya parmi porc : « Vous le tiendrez pour souillé. Vous ne mangerez pas
eux la mortalité. >> 1 Ils évaluèrent les choses terrestres au - de leur chair et vous ne topcherez pas leur cadavre. >> 2 Ce
dessus des choses spirituelles, aussi n'atteignirent-ils pas la commandement fut donné parce que la viande de porc est
prééminence sacrée que Dieu voulait leur accorder. impropre à l'alimentation. Les porcs n'ont été créés que pour
206 RAYONS DE SANTÉ LA VIANDE COMME ALIMENT 20 r

se nourrir de rebuts. Leur viande n'a jamais été destinée à pure, ils risquent de causer la maladie et la mort de ceux qui
servir de nourriture à l'homme. Il est impossible que la chair ne suspectaient pas le danger.
d'une créature vivante quelconque soit saine lorsque la mal- Les mauvais effets de l'alimentation carnée peuvent ne pas
propreté est son élément naturel et qu'elle se nourrit de toutes apparaitre aussitôt, mais ce n'est pas une preuve de sa valeur.
sortes de détritus. Bien peu arrivent à la conclusion que c'est la. viande qu'ils
Souvent, les animaux sont amenés au marché et vendus ont mangée qui a empoisonné leur sang et causé leurs souf-
alors qu'ils sont si malades que leur propriétaire craint de les frances. Beaucoup meurent de maladies dues entièrement à
garder plus longtemps. l'usage de la viande,
Parfois le moyen même alors que ni eux ni les
de les engraisser les autres ne s'en rendent
rend malades. Enfer- compte.
més loin de la lumière Les méfaits du régi-
et privés d'air pur, me carné au point de
respirant l'atmosphère vue moral ne sont pas
empestée des étables, q1oms marqués que ses
se nourrissant peut- mconvénients physiques.
être d'aliments en dé- La viande fait tort à la
composition, le corps santé, et tout ce qui nuit
entier ne tarde pas à au corps produit un
être contaminé. effet correspondant sur
Les animaux sont l'esprit et sur l'âme.
souvent amenés de Pensez à la cruauté
loin et souffrent beau- envers les animaux
coup avant d'arriver qu'implique l'action de
au marché. Pris dans manger de la viande et
Le cocotier et son fruit.
La banane est un aliment parfait. de verts pâturages, ils représentez-vous les
parcourent de longues effets de cette cruauté
distances sur des routes chaudes et poudreuses ; ou bien, ils sur ceux qui l'infligent et sur ceux qui en sont témoins. Comme
sont entassés dans des wagons ·malpropres, où, privés pendant elle détruit la tendresse que nous devrions avoir pour ces
de longues heures d'eau et d'aliments, ils sont enfiévrés et créatures de Dieu !
épuisés. C'est alors que ces pauvres créatures sont conduites L'intelligence que manifestent beaucoup d'animaux se rap-
à la mort et les êtres humains font des festins de leurs cadavres. proche souvent étrangement de celle de l'homme. Les animaux
En bien des endroits, les poissons sont si contaminés par voient, entendent, aiment, ont peur et souffrent. Ils font usage
les choses malpropres dont ils se nourrissent, qu'ils deviennent de leurs organes d'une façon bien plus fidèle que bien des
une cause de maladie, surtout s'ils vivent dans une eau polluée êtres humains. Ils manifestent de la sympathie envers leurs
par les égoû.ts des grandes villes. Quoique pouvant ensuite compagnons de souffrance. Beaucoup d'animaux témoignent
se rendre beaucoup plus loin, et être pêchés dans de l'eau à ceux qui les soignent une affection bien supérieure à celle
208 RAYONS DE ~ANTÉ LA VIANDE COMME ALIMENT

qui règne entre certains hommes . Il ont pour l'homme un mal a propos. Personne ne doit être obligé de clwngcr de
attachement qui ne peut parfois être brisé qu'au prix des plus rég imc brusquement. La viande doit pouvoir être rem placée
grandes souffrances. par des al.iments sains ct qui ne coûtent pas trop cher. C'est
Quel est l'homme de cœur qui voudrait livrer des animaux de la cuisinière que dépend, en grande partie, la solution du
domestiques au couteau du boucher après avoir pris soin problème. Avec des soins et du talent, elle peut préparer des
d'eux et vu dans leurs yeux la confiance et l'affection ? Com- mets qui seront à la fois nutritifs et appétissants et qui pour-
ment pourrait-il se réjouir en mangeant leur chair ? ront dans une large mesure prendre la place de la viande.
Dans tous les cas, éduquez la conscience, affermissez la vo-
Changement de Régime
lonté, fournissez des aliments sains et bons, et le besoin de
C'est une erreur de croire que la force musculaire dépend viande cessera bientôt.
de l'emploi de la viande. Les besoins de l'organisme peuvent Le temps n'est-il pas venu où chacun rlcvrait c:.~ pas:::n de
être mieux satisfaits et on peut jouir d'une santé plus robuste viande ? Comment ceux qui désirent la pureté et la sainteté,
sans en faire usage. Les céréales, les fruits, les noix et les et qui recherchent la compagnie des anges du ciel, peuvent-
légumes contiennent tous les éléments nutritifs nécessàires ils continuer à user d'un aliment qui agit au détriment de
à la formation d'un sang généreux. La viande, par contre, ne l'âme et du corps ? Comment peuvent-ils enlever la vie aux
les fournit pas nvcc ln même abondance ; c'est la raison pour créatures de Dieu pour se délecter de leur chair ? Qu'ils
laquelle le Créateur ne l'a pas comprise dans le régime ali- retournent plutôt aux aliments délicieux donnés à l'homme
mentaire prescrit à l'homme au commencement. au commencement, ct qu'ils pratiquent et enseignent à leurs
Lorsqu'on abandonne l'usage de la viande, on éprouve enfants à pratiquer la co,mpassion envers les ammaux que
souvent un sentiment de faiblesse. Pour beaucoup, c'est là Dieu a faits et a placés sous notre domination.
une indication de l'absolue nécessité d'une alimentation car.:.
née ; mais c'est bien plutôt parce que les ali'11enl5 de r.e genre
sont stimulants, parce qu'ils enfièvrent le sang et excitent
les nerfs qu'ils font ainsi défaut. Il est aussi difficile à quel-
ques-uns d'abandonner la viande qu'il ne l'est au buveur de
délaisser son petit verre ; mais en persévérant, ils verront que
ce changement est pour leur bien.
Lorsqu'on renonce à la viande, il faut la remplacer par
une variété de céréales, de noix, de légumes et de fruits qui
soient à la fois nourrissants et appétissants. Cela est particu-
lièrement nécessaire pour ceux qui sont faibles et fatigués
par un travail continuel. Dans certaines contrées pauvres, la
viande est l'aliment le meilleur marché. Un changement d'ha-
bitudes y sera donc plus difficile ; mais il ne sera pas impos-
sible. Nous devons toutefois avoir égard à la eituntit)n ries
gens et à la puissance d'une habitude qui a duré toute la vie,
et prendre garde de ne pas imposer une idée, même juste,
14
LES EXTRÉMISTES DE LA RÉFORME ALU.IENTAIHE 211

ment' en maintenant leur point de vue mais en cherchant à


l'imposer à leur famille et à leurs vo,isins. L'application de
cette réforme · tronquée a des effets désastreux sur leur santé
et leurs efforts pour l'imposer autour d'eux donnent à beau~
coup une fausse idée de la réforme alimentaire et les amènent
à la rejeter complètement.
Ceux qu_i comprennent les lois de la santé, et qui s'y con-
forment évitent les extrêmes. Ils choisissent leurs aliments
Les Extrémistes de la Ré/orme non pour satisfaire _leur _appétit, mais pour fortifier leur corps.
Ils cherchent à mamtenrr toutes leurs énergies dans le meil-
alimentaire leur état possible pour les mettre au service de Dieu et dës
hommes. Leur appétit est sous le contrôle de leur raison et

T ous ceux qui font profession de croire à la réforme ali-


mentaire ne sont pas de vrais réformateurs. Pour bien
des personnes , la réform e consiste simplement à écarter cer-
de leur conscience, ct ils ont pour récompense la santé du
corps ~t celle de l'âme. Tout en ne faisant pas une propa-
gande Importune auprès des autres, leur exemple rend témoi-
tains aliments malsains. Elles ne comprennent pas clairement gnage en faveur de leurs principes. Ces personnes exercent
les principes de la santé, et leur table, encore chargée de autour d'elles une influence bienfaisante.
friandises indigestes sont loin d'être un modèle de tempérance Il Y a vraiment beaucoup de bon sens dans la réforme ali-
chrétienne et de modération . menta_ire. -~e sujet devrait être étudié à fond, et personne ne
Une autre classe, dans l'intention - de montrer l'exemple, devrart crrllquer les autres parce que leur manière de faire
verse dans l'extrême opposé .. Quelques-uns ne peuvent pas ~'est p_as en tous points en harmonie avec la sienne. II est
se procurer les aliments désirables, et au lieu d'employer les Impossible d'ét~blir une_ règle in_var!able pour chacun, et per-
choses qui combleraient le mieux le vide, adoptent un régime sonne ne devrart se croire le crrtérmm auquel les · autres doi-
déficitaire. Leur alimentation ne leur apporte pas les éléments vent se conformer. Tous ne peuvent pas manger des mêmes
nécessaires à la formation d'un sang riche. Leur santé. en choses. Des aliments sains et appétissants pour les uns peu-
souffre, leur activité est compromise, et leur exemple parle vent être désagréables et même nuisibles pour d'autres. Ouel .
plutôt contre la réforme qu'en sa faveur. ques-uns ne peuvent pas boire de lait, tandis qu'il réussit-· très
D'autres pansent que puisque la santé exige une alimenta- bien à_ d'autres. Quelques personnes ne peuvent pas digérer
tion simple, il n'y a pas besoin de choisir et de préparer les les pors et les haricots ; d'autz~es les supportent très bien.
aliments avec soin . Quelques-uns se restreignent à une ali- Pour les uns, les préparations les plus ordinaires de céréales
mentation très sommaire, ne présentant pas une variété d'élé- sont bonnes, tandis que d'autres ne peuve~t pas en faire
ments nutritifs suffisante pour répondre aux besoins du corps, usage.
et ils en souffrent. . Ceux q_ui vivent dans des pays pauvres ou peu accessibles,
Ceux qui ne comprennent qu'imparfaitement les principes ou les frmts sont rares, ne devraient pas être tenus d'exclure
de la réforme sont souvent les plus inflexibles, non seule- les œufs et le lait de leur ordinaire. Il est vrai que les per-
sonnes c?rpulente~ et de tempérament sanguin devraient évi-
(210) ter les aliments stimulants. Les œufs, en particulier, devraient
212 RAYONS DE SANTÉ LES EXTRÉMISTES DE LA RÉFORME ALIMENTAIRE 213

être évités dans les familles où il y a des enfants ayant des Certaines personnes vivent dans une crainte constante que
tendances à la sensualité. Mais les personnes dont le sanf: leurs · aliments, quelque simples et sains qu'ils soient, ne leur
est appauvri ne devraient pas écarter en~ièrernent le lait et fassent mal. Je leur dirai : N'ayez pas cette crainte; n'y pen-
les œufs surtout s'il ne leur est pas possible de se procurer sez même pas. Mangez selon votre jugement, et, après avoir
d'autres 'aliments également riches en é·léments nutritifs. Il demandé à Dieu de bénir vos aliments pour qu'ils fortifien!
faut prendre soin cependant d'obtenir du .lait de. vach~s bien votre corps, croyez qu'Il a entendu votre prière, et soyez tran-
portantes et des œufs de poules bien nour~ICS ct ~Ien soignées. quilles.
Les œufs devraient être cuits de la mamère qm les rend le En principe, nous devons écarter de notre table tout ce qm
plus digestibles. est de nature à irriter l'estomac et nuire à la santé ; mais

et le raisin par l'excellence de so n j us.

La fraise nous ravit par son arôme


nous devons nous souvenir aussi qu'une alimentation insuf-
La réforme alimentaire doit · être progressive. A mesure fisante appauvrit le sang. Des cas de maladies très difficiles
que les maladies des animaux augmenten:, l'emploi d'es œufs à guérir peuvent en . résulter. Le système n'est pas suffisam-
et du lait devienC de plus en plus malsam. Il faut s efforcer ment nourri ct il s'ensuit la débilité générale et la dyspepsie.
de les remplacer par d'autres aliments sains et bon marché. Ceux qui s'alimentent insuffisamment n'y sont pas toujours
Les gens devraient apprendre à faire la cuisine sans œufs, contraints par pauvreté, mais· le font par ignorance, par né-
autant que possible, mais en veillant cependant à ce que les gligence, ou pour obéir à leurs idées erronées de réforme.
aliments soient hygiéniques et de bon goût. · . Dieu n'est pas honoré lorsque nous négligeons notre corps,
La méthode de prendre deux repas par jour est générale- ou que nous én abusons, le rendant ainsi incapable de Le
ment favorable à la santé. Cependant, dans certaines con- servir. Prendre soiri du corps en lui fournissant des aliments
ditions, certaines personnes ont besoin d'un trois~ème repas. savoureux ct nourrissants est un des premiers devoirs de la
Ce repas devrait être léger. Les biscuits, ·les b1s~ottes, le.s maîtresse de maison. Il vaut bien mieux dépenser moins pour
fruits ou le café de céréales torréfiées sont les meilleurs ah- les vêtèments et l'ameublement que · d'économiser sur la nour-
rnents pour le repas du soir. ri ture. ' .
214 RAYONS DE SANTÉ LES EXTflÉhll STES DE LA RÉF OIHIE ALIMENTAIRE 215

'Quelques maîtresses de maison rationnent leur fainille aux mangeant trop, mais ne vous privez pas des aliments sams
·r epas afin de pouvoir offrir à leurs visiteurs un menu dispen~ 'et nécessaires à la santé.
dieux: Cela est peu sage. Il faut apprendre à exercer l'hospi- Les idées étroites de quelques prétendus réformateurs ont
hllilé avec plus de simpficité, et pourvoir avant tout aux be- fait un grand tort à la cause de l'hygiène. Les hygiénistes
soins de sa famille. Une économie déplacée ct les coutumes devraient se souvenir que la réforme diététique sera jugée
artificielles empêchent souvent d'exercer l'hospitalité, · lors- surtout d'après leur propre régime alimentair~, . et au lieu
qu'elle serait nécessaire ct bénie. Nos tables devraient être d'agir d'un manière qui discrédite leurs principes, ils devraient
les pratiquer d'une façon si exemplaire que tous les esprits

ec aussi ce cham p de blé.

impartiaux en reçoivent une imp ression favorable Une classe


nombreuse de p ersonn es s'opposera toujours à une r éforme
quelconque, même raisonnable, si elles doivent , pour s'y con-
Admirez c.e champ de courges, former, sc priver de ce qu'elles aiment. Elles consultent leurs
goûts au lieu de consulter la raison ou les lois de la santé.
régulièrement pourvues d'aliments suffisants pour que Je visi- Ces personnes traiteront toujours de fanatiqu es ceux qui quit-
teur inattendu puisse être accueilli sans charger la maîtresse tent les sentiers battus de la coutume et qui se font les avocats
de maison d'un travail supplémentaire. d'une r éform e, quelque jus ti fiés qu'ils soient dans leur nou-
Tout le monde devrait savoir ce qu'il faut manger et com- velle manière d'agir. Pour que ces personnes n'aient aucune
ment le cuire. Les hommes, aussi bien que les femmes, ont critique à faire, les hygiénistes ne devraient pas chercher à
besoin de savoir préparer les aliments ·d'une manière simple accentuer les divergences entre eux et les autres, mais à se
et hygiénique. Leurs affaires les appellent · souvent où ils ne rapprocher d'eux le plus possible, sans toutefois sacrifier
peuvent obtenir une nourriture saine, mais leurs connaissan- leurs principes.
ces .de l'art culinaire leur permettra de se tirer d'affaire. Lorsque les avocats de la réforme sanitaire tombent dans
Considérez soigneusement votre alimentation. Etudiez cha- les extrêmes, il n'y a rien d'étonnant à ce que beaucoup de
que cause, recherchez~ en les effets ; maintenez l'appétit sous personnes qui les regardent comme de véritables représentants
le contrôle de la raison . N'abusez pas de votre estomac .en des principes de l'hygiène rejettent entièrement la réforme .
~16 RAYONS DE SANTÉ

Ces extrêmes font souvent plus de mal en p eu de temps que


n'en peul réparer une vie entière de scrupuleuse application
'de ces principes.
· La réforme sanitaire est basée sur des principes larges et
à longue portée, et nous ne devrions pas la rapetisser par des

Stimulan ts el ;J\[arcotiques

OUS le nom de stimulants et de narcotiques se classent une


S grande variété de produits qui, employés comme 1liments
ou boissons, irritent l'estomac, empoisonnent le sang et exci-
tent les nerfs. Leur usage est un danger positif. Les hommes
recherchent l'excitation des stimulants parce qu'ils s'en trou-
vent bien tout d'abord, mais une réaction se produit toujours.
Le goût des stimulants artificiels conduit aux excès, et constitue
un agent actif de la dégénérescence physique.

Les Condiments
·~'-o-~.:~ ~- .
Ce qui est agréable à voir et bon à manger. En notre siècle de vitesse, moins les aliments sont excitants,
mieux cela vaut. Les condiments sont nmsihles pa.r eux-mêmes.
vues étroites. Mais personne ne devrait s'en laisser détourner La moutarde, le poivre, les épices, le vinaigre, les conserves
par l'opposition, le ridicule' ou le désir de . faire plaisir aux au vinaigre et les autres choses similaires irritent l'estomac
autres. Ceux qui sont guidés par des principes marcheront et échauffent le sang. On représente souvent l'inflammation de
d'une manière ferme et décidée dans le droit chemin ; cepen- l'estomac d'un buveur pour illustrer l'effet des liqueurs alcoo-
dant, ils manifesteront dans toutes leurs relations un esprit liques ; mais cet exemple pourrait tout aussi bien représenter
généreux, chrétien et modéré. l'action des condiments. Bientôt les aliments ordinaires ne
satisfont plus l'appétit; on ressent comme une sensation de
faim : l'organisme exige quelque chose de plus stimulant.
l,e Thé et lè Café
l,e thé est un stimulant et produit même un certain degr~
ci'ivresse. L'action du café et de certains autres breuvages de
même nature est identique. Le premier effet ressenti 'e st une

(217)
218 RAYONS DE SANTÉ STIMULANTS ET NAI1COTIQUES 219
sensation de gaîté : les nerfs de l'estomac sont excités, cette en sorte que rien ne s'oppose plus à l'obtention de l'excitant
excitation est transmise au cerveau qui, ·à son tour, la commu- désiré. Des doses toujours plus fortes sont nécessair~s pour
mque au .cœur-; ce derriier bat. plus vite et .l'organisme tolit produire l'effet voulu, jusqu'au jour où, exténué et incapable
·enlier en reçoit une impulsion réelle bien que passagère. La d'effort, l'organisme cesse de répondre.
fatigue est oubliée, les forces
semblent revenir ; l'esprit est Le Tabac
ranimé et ' l'imagination devient
plus vive ... Le tabac est un
·poison lent· et in-
En présence de tels résultats,
·sidieux, ma'is très
beaucoup croient que le thé ou
dangereux. Sous
le café leur font beaucoup de
que!'que forme
hien, mais ils se trompent. Ces
qu'on l'emploie il
hoissons ne nourrissent pas le
ébranle la -consti-
corps, car leur effet se produit
tution. Il ~st d'au-
nvant le temps nécessaire à la
tant plus dange-
diges tion ct à l'assimilation. Ce
reux que ses effets
qui _paraît être de la force
sont lents et à
n'est qu'une excitation
peine perceptibles
nerveuse. Lorsque l'in-
tout cl' ab ci rd. Il
fluence du stimulant cesse,
excite, puis para-
le:; forces disparaissent
lyse les nerfs.. Il
et il en résulte un degré
affaiblit le cerveau
correspondant de lassitude
Le thé et obscurcit la pen-
et de langueur.
es! un des excitants habtlucls le.< sée. Souvent, il
·plus consommés. · · ~ L'usage continu de ces affaiblit les nerfs
excitants qui épuisent. les d'une façon plus La cueille!le du ca fé.
forces vitales; s'accompagne de bien des malaises :maux de tête, puissante que les
insomnie, palpitations, indigestions, tremblements ... Le~ nerfs, La consommation du cat i es! devenue huit {o is
boissons enivran- plus grande en ces cinquante dernières années,,
quand ils sont fatigués, ont besoin ,de repos plutôt que de tes. · Il est plus
stimulation ct de surmenage. La natur:c ·a besoin d'un certain subtil, et ses effets sont plus difficiles à vaincre. Son emploi
temps pour récupérer ses énergies épuisées. Lorsque ses forces provoque la soif des boissons fortes, et dans bien des cas
sont aiguillonnées par l'usage des stimulants, elle accomplit pose le fondement de l'alcoolisme. L' usage du tabac est coû-
davantage pendant un certain temps; mais tùlé fois rorganismc teux, malpropre ; celui qui s'y .adonne se souille lui-même ét
affaibli, il est de plus en plus difficile d'arriver au résultat gêne les àutrcs. Ses fidèles sc rencontrent par.tout. Il est ·rare
désiré. Le besoin de stimulants devient de plus en plus irrésis 7 de se trouver clans une :foule sans qu'un fumeur né vous souffl-e
lib le, et la volonté ne tarde pas à capituler . devant la passion, au visage son haleine empestée. Il est gênant et inills:Ün de

1 -: ;
220 RAYONS DE SANTÉ
STHIIULANTS ET NARCOTIQUES 221
-rester dans un wagon de chemin de fer ou dans une pièce
A vez-vous pensé à vos responsabilités comme économes de
dont l'atmosphère est chargée des fumées du tabac auxquelles
Dieu, à l'égard des moyens qu'Il a placés entre vds mains ?
vient parfois s'ajouter le relent des liqueurs. On peut com-
Quelle proportion de cet argent que le Seigneur vous confie
prendre que ces hommes persislcnt à employer ces poisons
dépensez-vous habituellement pour vous procurer du tabac ?
pour eux-mêmes ; mais quels droits ont-ils de salir l'air que
A .combien se monte la somme ainsi dépensée depuis que vous
d'autres doivent respirer ? .
avez commencé de fumer ? Quelle comparaison pouvez-vous
Chez les enfants et les jeunes gens, l'usage du tabac cause
faire entre cette somme, em-
un mal incalculable. Les pratiques malsaines des générations
ployée à vous procurer un
passées affectent les enfants et les jeunes gens d'aujourd'hui.
plaisir dégradant, et celle
La débilité mentale, la faiblesse physique, le désordre des
que vous avez consacrée au
nerfs, et des besoins contraires à la nature sont légués aux
soulagement des pauvres et
enfants par leurs parents, et ces mêmes pratiques continuées
à la propagation de l'Evan-
par les enfants, augmentent et perpétuent ces conséquences
gile ?
déplorables. C'est à cela qu'incombe en grande partie la res-
ponsabilité de la dégénérescence physique, mentale ct morale Aucun être humain n'a
qui devient une véritable cause d'alarme. besoin de tabac ; mais des
Les pelis garçons commencent très tôt à fumer. L'habitude multitudes périssent qui eus-
ainsi formée, alors que l'esprit et le corps sont particulièrement sent pu être secourues par
sensibles à ses effets, entrave la crois~ance, mine la force l'emploi judicieux des fonds
physique, alourdit l'esprit et corrompt la moralité. consacrés à son achat. Ne
Mais que peut-on faire pour apprendre aux enfants cl aux vous êtes-vous pas rendus
jeunes gens les méfaits d'une action dont leurs parents, leurs coupables de détournement
maîtres et leurs pasteurs leur donnent l'exemple ? On rencontre de ce qui apparüent à Dieu,
de petits garçons qui ont déjà la cigarette à la bouche. Si on commcllant ainsi un vol en- Le tauac était inconnu de l'ancien
vers Lui et envers votre pro- monde a vant la dé couverte de l'Améri·
leur fai~ un reproc~e, ils. répondent avec raison : « Mon père qu e ; main tenant les [ume1trs son! au
f~me bwn ! >> pms désignant le pasteur qui passe, · ou Je
chain ? Ne savez-vous pas nombre de 600 millions.
dtrect~ur ~~ ~'école du dimanche : « Un tel fume : quel mal
« gue vous n'êtes point à
y a-t-tl à ltmllcr ? >> Beaucoup d'hommes qui travaillent pour vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand pnx.
la cause de la tempérance sont adonnés à l'usage du tabac. Glorifiez donc Dieu dans votre corps. >> 1
Quelle i?fluence peuvent-ils exercer contre l'intempérance ? Les Boissons enivrantes
Je fats appel à ceux qui professent de croire ct d'obéir à
la Parole de Di_eu. Pou~P.z-vous, comme chrétiens, vous per- Le vin est moqueur, la cervoise est tumultueuse
Et quiconque en fait excès n'est pas sage. 2 '
mettre une habitude qm paralyse votre intelligence et vous
ôte la faculté de contempler les réalités éternelles ? Pouvez- Pour qui le cri : Malheur à moi ? Pour qui : Hélas ?
vous consentir à. frustrer Dieu chaque jour du service qui lui Pour qui les querelles ? Pour qui la plainte ?
est ~ù, et à pnver votre prochain de l'exemple que vous Pour qui les blessures sans raison ? Pour qui les
devnez lui donner ? [yeux rouges '1
222 . · RAYONS DE SANTÉ STIMULANTS ET NARCOTIQUES .223

· . Pour ceux qui s'attardent auprès du vin, de nombreuses vies humaines ?_ On ne peut vraiment compter
Qui vont déguster le vin parfumé. que · sur ceux qui s'abstiennent de toute boisson eJ;J,ivra_ntc.
·Ne regarde pas le vin, à la couleur vermeille,
Quand il brille dans la coupe, Les Boissons fermentées
Et qu'il coule aisément.
A la fin, il mord comme un serpent Les personnes qui ont un penchant pour les stimulants
Et pique comme un basilic. 3 . ne devraient jamais avoir sous leurs yeux ou à leur portée
de vin, de bière ou de .cidre, car ce serait les mettre en
·Jamais une main humaine n'a tracé un portrait aussi vivant présence de la tentation . Ueaucoup ne se font aucun scrupüle
de l'avilissement et de l'esclavage des victimes de l'alcool. d'acheter du cidre doux, le considérant ·comme inoffensif ;
Asservies, dégradées, même lorsqu'elles comprennent leur mais il ne reste doux que peu de temps, et ne tarde pas à
misère, elles n'ont pas la force de briser leurs chaînes. Elles fermenter. Le goût piquant qu'il acquiert alors le rend d'autant
disent : « J'irai boire encore. » • plus agréable à certains palais, et celui qui en boit n'admet
Point n'est besoin d'arguments pour démontrer les effets pas volontiers qu'il soit fermenté.
pernicieux de l'alcool sur les buveurs. Ces infortunés aux Il .y a du danger à employer du cidre doux produit selon
yeux rouges, à l'air hébété, ces âmes pour lesquelles le Christ la méthode ordinaire. Si les gens pouvaient voir au rr,icroscopé
est mort, cependant, et sur lesquelles les anges versent des ce que contient le cidre qu'ils boivent, bien peu voudraient
larmes, ces tristes épaves humaines, se voient partout. Elles en goûter. Souvent les fabricants de cidre ne sont pas difficiles
font tache dans notre orgueilleuse civilisation. Elles sont la quant à l'état du fruit employé et pressent des pommes véreuses
honte, la malédiction et le péril de tous les pays. et corrompues. Ceux qui ne voudraient à aucun prix se servir
Et qui peut dépeindre l'agonie, la misère et le désespoir de ces pommes d'une autre façon, consentent à en boire le
qui se cachent dans la maison de l'ivrogne. Pensez à la femme jus et le trouvent délicieux. Mais le microscope montre que
intelligente, cultivée parfois, unie à un homme dont la boisson même au sortir du pressoir, et avant que la fermentation
fait un ivrogne ou un démon. Pensez aux enfants, privés de ait commencé, ce breuvage si agréable est impropre à la
èonfort et d'éducation, vivant dans la terreur de celui qui consommation.
devrait être leur soutien et leur joie, et lancés dans le mondé Le vin, la bière et le cidre intoxiquent aussi réellement que
avec les stigmates de la honte et souvent la malédiction héré- les boissons plus fortes. Leur usage éveille le goût pour ce
ditaire d'une soif de buv~ur. qui est plus fort el c'est ainsi que s'établit l'habitude de boire
Pensez aux accidents épouvantables qui se produisent chaque des liqueurs. L'usage modéré des boissons fermentées est
jour et dont la boisson est responsable. Quelque employé de l'école qui prépare les hommes à la carrière d'ivrognes. Cepen-
chemin de fer néglige de prendre garde à un signal ou com- dant l'influence de ces boissons est si insidieuse que leurs
prend mal un ordre : une collision se produit et de nombreuses victimes s'engagent da.n s le chemin de l'alcoolisme avant même
vies sont perdues. Ou bien c'est un navire qui fait naufrage et qu'elles n'aient suspecté le danger. l

se perd corps et biens. Lorsqu'on recherche les causes de Quelques buveurs ne sont jamais ivres, mais toujours sous
l'accident, on découvre presque toujours qu'un homme placé l'influence des boissons fermentées. Ils sont fiévreux, instables,.
à un poste important était sous l'influence de l'alcool. Jusqu'à mal équilibrés. Se croyant sûrs d'eux-mêmes, ils persévèrent
quel point peut-on boire et se voir confier la responsabilité dans leur mnnière de faire, jusqu'à ce qu'ils ne connaissent
224 RAYONS DE SANTÉ
STIMULANTS ET NARCOTIQUES .225
plus de retenue et que les principes les plus respectables
Respdnsabilité des Parents.
soient sacrifiés. Les plus fermes résolutions sont alors sans
force, et les considérations les plus élevées sont incapables L'intempérance commence souvent à la maison. Les .o rganes
de soumellre la passion au contrôle de la raison. de la digestion s'affaiblissent par l'usage d'aliments lourds
La Bible ne sanctionne nulle part l'emploi du vin fermenté. et malsains,, et il se forme un besoin d'alim ents plus stimulants .
Le vin que le Christ fit ayec de l'eau, aux noces de Cana, était On ne tarde ·pas à prendre goût aux condiments et aux stimu-
du pur jus de la grappe. Il était le « jus que l'on trouve lants, et le besoin s'en fait sentir toujours plus fréquemmen t
dans la grappe » dont l'Ecriture dit : « Ne la détruis pas, et ph-1s impérieusement. L'organisme se charge p l us ou moins
~ar ce qui reste de ce fruit est précieux »
5 de substances toxiques et plus il est affaibli, plus il exige de
C'est le Christ qui donne cet avertissement aux Isra élites de stimulants. Un ,pas dans la mauvaise direction prépare le
l'Ancien Testament:« Le vin est moqueur, les boissons fermen- second. Beaucoup de ceux qui ne voudraient jamais · mettre
tées sont tumultueuses: quiconque s'y adonne n'est pas sage.» 6 sur leur table du vin ou des liqueurs, y placent des aliments
Lui-même n'en but jamais. Satan incite les hommes à se qui créent une soif si intense pour les boissons fortes qu'il
permettre des plaisirs qui obscurcissent la raison el la per- devient presque impossible de lutter contre la tentation. De
ception spirituelle, mais le Christ nous enseigne à assujettir mauvaises habitudes dans le manger et dans le boire détruisent
la nature inféri eure. Il ne place jamais de tentation devant les la santé et préparent le chemin à l'ivrognerie .
hommes. Toute sa vie fut un exemple d'abnégation. C'était Les campagnes en faveur de la tempérance deviendraient
pour briser la puissance de l'appétit que , lors de son jeûne vite inutiles si on inculquait des principes de tempérance à la
de quarante jours dans le désert, il se soumit à la plus terrible jeunesse, cet espoir de la société. Que les parents commencent
épreuve que l'humanité puisse _endurer. Ce fut le Christ qui à combattre l'intempérance dans leur propre demeure par les
prescrivit que Jean-Baptiste ne devait boire ni vin ni boisson principes qu'ils inculquent à leurs enfants, et ils pourront
enivrante. C'est Lui également qui fit la même recomo{andation espérer le succès.
à la femme de Manoah, la mère de Samson. Christ n'a jamais L'une des tâches de la mère est d'aider à ses enfants à
contredit Ses propres enseignements. Le vin non fermenté qu'il contracter de bonnes habitudes et des goûts simples. Eduque~
donna au.x invités des Noces de Cana était une boisson saine l'appétit, enseignez aux enfants à avoir horreur des stimulants ;
et rafraîchissante. C'est de ce vin que le Sauveur et ses disciples mettez-les à même d'acquérir la force morale de résister au
se servirent à la sainte table, pour symboliser le sang du mal qui les environne. Apprenez-leur qu'ils ne doivent pas
Sauveur. Ce sacrement étant établi pour rafraîchir l'âme et être conduits par les autres, qu'ils ne doivent pas céder aux
donner la vie , les symboles employés doivent être au-dessus influences si puissantes soient-elles, mais qu'ils doivent
de tout reproche. influencer les autres pour le bien.
Eclairés par ce que les Ecritures, la nature et la raison
enseignent concernant l'usage des boissons fermentées, com- Responsabilité personnelle
ment des chrétiens peuvent-ils cultiver du houblon en vue On fait de grands efforts pour vaincre l'intempérance, mais
d'en faire de la bière, ou de faire du vin. ou du cidre ? S'ils bon nombre de ces efforts portent à faux. Les avocats de la
aimaient leur prochain comme eux-mêmes, comment oseraient réfor~e devraient comprendre le mal qui résulte de l'usage
ils placer sur son chemin ce qui lui fait du tort ? des aliments malsains, des épices, du thé et du café. Nous
souhaitons bon succès à tous les champions de la tempérance,
15
RAYONS DE SANTÉ
226
mais nous les exhortons à étudier plus profondément les causes
du mal · qu'ils combattent et à s'assurer qu'ils sont conséquents
dans leur réforme.
Il faut enseigner aux gens que l'harmonie des forces men-
talcs cl morales dépend à un haut degré du bon fonctionnement
de l'organisme physique. Tous les narcotiques et les stimulants
qui affniblissent ct dégradent la nature physique tendent à
abaisser le niveau de l'intelligence ct de la moralité. L'intem-
pérance est à la base même de la dépravation morale du
monde. En se livrant à ses goûts pervertis, l'homme perd sa La Vente des Liqueurs
puissance de résistance à la tentation. et la Prohibition
Pour cc qui concerne le thé, le café, le tabac et les boissons
alcooliques, la seule attitude qui convienne est celle qui est
M
AI~ l-IE UH à c~lui. qui bâtit so.n palais sans observer les
résumée en ces paroles: « Ne prends pas, ne touche pas, ne regles de la JUStice ct sa ma1son en oubliant les lms de
goûte pas. >> Le thé, le café et les autres breuvages similaires l'équité ... , qui dit : « Je me bâtirai une vaste demeure avec
tendent à produire les mêmes résultats que les liqueurs, et » des salles spacieuses » ; qui s'y fait percer des fenêtres
dans bien des cas, il est tout aussi difficile de s'en passer qui _l'orne de lambris de cèdre, et la fait peindre au vermillon:
qu'il ne l'est pour J'ivrogne de laisser la bouteille. Ceux qui Crois-tu q~'il suŒse, pour être roi, de construire les plus
abandonnent les excitants en souffrent pendant quelque temps. beaux palms de cèdre ?... Mais tu n'as des yeux el un cœur
Mais s'ils persévèrent ils en perdront le goût et cesseront ~ue pour satisfaire ta cupidité, pour r épandre le sang des
bientôt d'en sentir le besoin. Il faut du temps à la nature pour mnoccnts ct pour exercer l'oppression et la violence. >> 1
se remettre des abus dont elle a souffert; mais donnez-lui
l'occasion de le faire, et elle accomplira à nouveau sa tâche L'OEuvre né[asle du Marchand de Liqueurs
noblement et avec toute la perfection désirable. . Ces paroles qualifient l'œuvre de ceux qui fabriquent et
qm vendent les liqueurs enivrantes. Leurs affaires reposent
su: un vol déguisé~ ce qu'ils donnent en échange de l'argent
qu,?TI le.ur remet na pas une valeur véritable. Chaque franc
qu 1ls aJoutent à leur bénéfice a été en malédiction à celui
qui l'a dépensé.
Dieu a répandu d'une main libérale ses bénédictions sur
le~ hommes. Si ces dons étaient employés avec sagesse, la
misère et la détresse seraient bien rares. C'est la méchanceté
des hommes qui transforme ces bénédictions en malédictions.
C'est par ~upidité et par perversion du goût, que des céréales
et des frmts donnés pour notre subsistance sont transformés
en poisons qui causent la misère et la ruine.
(227)
228 RAYONS DE SANTÉ LA VENTE DES LIQUEUnS ET LA PROIJIBITION 229
Chaque année, des millions de litres de liqueurs sont La fabricafion et la vente de gâteaux et de bonbons où
consommés, et des millions de francs sont dépensés pour entre_ de l'alcool permet d'éveiller le goû.t des enfants pour
acheter . le malheur, la pauvreté, la maladie, la dégradation, les hqueurs fortes. Quelques-uns de ces bonbons ou de ces
la débauche, le crime et la mort. Par amour du gain, le 'gâteaux . donnés à . propos par le marchand de vin lui assurer~t
marchand de liqueurs distribue à ses victimes ce qui corrompt pour plus tard ùne clientèle fidèle.
et détruit l'esprit et le corps, et il condamne la famille du . Cette <:~vre. néfaste se .continue.ainsi jour après jour, mois
buveur à la pauvreté ct à la ruine. après mors, ·année après année. Les pères, les maris et les
Lorsque sa victime est morte, les exactions du cabaretier f~è~es, le soutien, l'espoir et l'orgueil de la nation, entrent
ne cessent pas. Il dépouille la veuve et réduit ses enfants à la assrdû.ment ~u ·café et en sortent ruinés et perdus. ;
mendicité. Il n'hésite pas à faire enlever à la pauvre famille les ~lus ternbl~ . encore, la plaie frappe le cœur même de la
cho-ses les plus nécessaires à la vie pour payer la nole que son famrlle .. De plus ~n plus, · les femmes . s'adonnent aux ·liqueurs.
client n'a pas réglée avant de mourir. Les cris des enfants qui Dans bien.. des marsons, de petits enfants, même dans J'impui~­
souffrent ct de la mère qui pleure ne font que l'exaspérer. ~a?ce, et l rnnoccncc de la première enfance, sont chaque jour
Que loi importe qu'ils meurent de faim, qu'ils soient voués expdsés ~u danger par la négligence, les mauvais traiiements
à la dégradation et à la ruine, pourvu qu'il s'enrichisse, lui, ?u ,la · dure_té d'une mère ivre. Les fils et les filles grandissent
aux dépens de ceux qu'il conduit à la -perdition. a: 1 ombre de ces maux terribles. Quelles perspectives ont.- ils,
Les maisons de prostitution, les repaires du vice, les srnon de tomb~r _encore plus bas que lturs parents ?
cours d1assises, les prisons, les hospices, les asiles d'aliénés, Les ~ays so1-drsan~ chrétiens, exportent cette peste dans les
les hôpitaux sont remplis en grande partie grâce à l'œuvre du ~a ys par ens. 0~ · ensergne aux sauvages ignorants l'usage des
marchand de liqueurs. Comme la Babylone mystique de hqueurs .. II Y a. même parmi les iclolûlres, des hommes ·intelli-
l'Apocalypse, il trafique de « corps et d'âmes d'hommes ». ge~ts qur protestent contre ce poison mortel ; mais ils cherchent
Derrière le marchand de vin se tient le puissant destructeur V? 1~?ment à pro~éger leur pays contre ses ravages. Les nations
des âmes, qui emploie tous les arts que peuvent inventer la c_rvllrsées con.traigne~t les indigènes à acheter: d'elles tabac,
terre et l'enfer pour perdre l'homme. Dans la ville et à la liqueurs f?rtes et oprum .. Les passions du sauvage, stimulées
campagne, dans les trains et sur les paquebots, dans les lieux ~nr ~a borsson, le conduisent ù une dégradation qtl'il n'avait
où l'on traite les affaires, dans les salles de plaisir, dans pmars . con~tie, ct -la tâche -des missionnaires clans ces pays
les salles de traitement des hôpitaux, jusque dans les églises, est rendue à peu près impossible. . . '
à la table sainte, ses pièges sont tendns. Rien n'est négligé Pa,r . leur c~ootact avec Jes peuples qui auraient dû. leur
pour créer et pour entretenir le besoin de boissons enivrantes. ap~rcnclr~ , à; conna.~t~e .Dieu, les paï~ns sont initiés à des .viçes
A presque tous les coins de rue on rencontre des cafés. qm ~léln~I.s.ent leurs tqb1,1S ct leurs races. Et dans les ~égions
avec leurs lumières b-rillantes ·et · leur aspect · engageant,· qui enlén~brecs de .la , terr:e, les hommes. civilisés sbnt hars · à
invitent les ouvriers, . les riches oisifs et les jeunes gens inex- cause de la malédiction qu'ils ont apportée.
périmentés à entrer . .
Dans les salons et aux rendez-vous à la mode, on sert aux Les Responsabilités de l'Eglise
femmes, des liqueurs douces qui sont de vrais poisons. Pour
les malades et les ·affaiblis, il y a les· «· amers », qui . font .tant .. ·L'industrie et le,eommerce des liqueurs sont ùn'e ·puissancé
de réclame et qui consistent principalement en alcool. dans le monde . . Ils ont . pour se soutenir les· forces combinécc:
RAYONS DE SANTÉ LA VENTE DES LIQU EUnS ET LA PnOIIIIJITION 231
230
de l'argent, de l'habitude et de la passion. Leu~ i~flu~nce qui prend soin des passereaux et qui revêt. l'herbe des champs.
se fa il sen tir j usquc dans l'Eglise. Des hon:mes ennchrs drrec- ne sc détourn era pns d e ceux qu'Il a formés à sa propre image ,
tement ou indirectement par le trafic de~ liqueurs en sont des rachetés de son sang, et Il entendra leurs cris. Dieu enregistre
membres jouissant de l'estime de leurs frères. ~eaucoup d'entr_e toutes les actions mauvaises qui tendent à entretenir le enmc
eux donnent libéralement aux œuvres de chanté. L~urs contri- et la misère.
butions aident aux entreprises de l'Eglise et soutiennent ses Le monde et l'Eglise peuvent approuver l'homme qui s'est
pasteurs. Ils s'attirent la considération· qu'inspire _la riches~e. enrichi en avilissnnt l'âme humaine. Ils peuvent sourire à celui
Les Eglises qui acceptent de tels membres soutiennent vrr- par lequel des hommes ont été amenés pns à pas à la honte
tuell~ment le trafic des liqueurs. Trop souvent, le pasteur n'a et à la dégradation. Mais Dieu prend note de ces actes ei ju(!C
pas le courage de s'élever contre le mal. Il ne dit pas à ses avec justice. Le monde peut dire du mnrchand de vin qu'il
auditeurs ce que Dieu a déclaré concernant l'œuvre du_ n:ar- s'y connnît en affaires, mais le Seigneur dit : « l\falhcur à
chand de vin, car parler librement serait offenser son audltorrc, lui. » Il sera responsable de la misère, du désespoir ct t!e la
faire fi de sa popularité et perdre son traitement. . souffrance causés dans le monde par le trafic des liqueurs. Il
Mais plus haut que le tribunal de l'E?lise se ti~nt le tri- devra rendre compte du malheur des mères ct des enfnnts
bunal de Dieu. Celui qui déclara au premrer meurtner : « La qui ont souffert du manque d'nliments, de vêlements ct d'abri,
2
voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi », et qui ont renoncé à tout espoir ct à toute joie. Il devra readre
n'accepte pas sur son autel les offrandes du marchand de compte des âmes qu'il a envoyées dnns l'éternité sans all·Piles
liqueurs. Sa colère s'embrase contre ceux qui voudraient cou- y fussent préparées. Et ceux qui soutiennent cet homme dans
vrir leurs fautes du manteau de la libéralité. Leur ar~ent est son œuvre sont ses complices. Dieu leur dit : « Vos mains
taché de sang. Une malédiction repose sui lui. sont pleines de sang. »

Que m'importe .l a multitude de vos sacrifices, dit l'Elernel .?•.. Les Lois sur les Licences
Quand vous venez vous présenter devant ma .
face,
?
Qui vous a demandé de fouler mes pa~vrs . Beaucoup prétendent que les licences auxquelles Je com-
Cessez de m'apporter des offrandes vames ...
merce des liqueurs est soumis, tendent à restreindre l'alcoo-
Quand vous étendez vos mains, .
Je voile mes yeux pour ne pas voir- lisme. l'viais les licences placent au contraire cc commerce sous
Quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas : la protection de la loi. Le gouvernement snnctionne ninsi son
Vos mains sont pleines de sang. 3 existence ct entretient le mal qu'il prétend réprimer. Gr.îcc à
L'ivrogne est capable d'une meilleure conduite. Des t~le~ts leur licence, les brasseries cl les distilleries s'instnllent dans
lui ont été confiés pour honorer Dieu et être en bénédrctwn tout le pays, et le marchand de vin a Je droit ù"cxcrccr son
au monde · mais ses semblables ont tendu un piège à son commerce à côté même de notre porte.
âme ct se' sont enrichis grâce à sa dégra.dation. Ils ont vécu Il est défendu, il est \Tai, de servir à boire à un homme
dan~ le luxe tandis que les pauvres victimes qu'ils pépouil- en état d'ébriété; mais cela n'empêche pns d e former des
laient vivaie~r dans le dénûment et la misère. Mais Dieu ivrognes pnrmi les jeunes gens. L'avenir de la corporntion
demandera des comptes à celui qui a accéléré la chute du exige qu'on éveille en eux le goût des liqueurs fortes . . On
buveur. Celui qui règne dans les cieux n'a pas perdu de vue l~ t'mploie toutes sortes de moyens pour les tcriter, et les amener
cause première ni la conséquence ultime de l'ivrognerie, CelUI à contracter cette habitude qui ensuite exige d'être sntisfnitc
RAYONS DE SANTÉ LA VENTE DES LIQUEURS ET LA PROlllniTION 233
232
à tout pnx. Il serait moins dangereux de donner des liqueurs qui rend un homme fou, puis ils sont obligés d'~nvoyer cel
à un ivrogne invétéré, .d ont la ruine est déjà déterminée, homme en prison ou à l'échafaud, tandis que souvent, sa
du moins dans bien des cas, que de tolérer le complot dressé femme et ses enfants sont laissés dans le dénûment et · devien~
contre la fleur de notre jeunesse et qui ne vise à rien moins nent une charge pour la société.
qu'à l'cntrainer à la destruction au moyen de cette funeste A ne considérer la chose que sous -son aspect financ,i er,
habitude. quelle folie que de tolérer un tel commerce ! Quel reyenu
L'autorisation accordée au trafic des liqueurs, fait que la pourra jamais compenser la perte dé la raison · hurn~in:e, la
tentation reste constamment devant ceux qui cherchent à se déformation et l'effacement de l'image de D~eu en l'homme,
réformer. Des institutions ont été fondées pour aider :'J.UX la ruine des enfants, réduits à la pauvreté et à l'avitisseJU~nt;
victimes de l'intempérance à se relever, et' c'~st là une noble et qui transmettront à leur tour à leurs · enfants les tendance!)
entreprise ; cependant, tant que la loi .sanctionne. 1a vente des dégradantes de leur père ivrogne ?
liqueurs, Fintempérant reçoit peu de bren des asrles pour bu-
La Prohibition
veurs. Il ne peut y rester à demeure. Le moment vient où il doit
reprendre sa place dans la société. ~c goût des bo!ssons alcoo- L'homme qui s'adonne aux boissons enivrantes est dans une
liques, quoique dominé, n'est pas cnllèr~ment détrmt; et lor.sque situation désespérée. Son cerveau est malade et sa v~lonté
]a tentation l'assaille, comme cela a heu de tous côtés, rl e.n chancelante. Il n'a pas )a force. de résister à sa passiO'n_;
devient facilement la proie. impossible de lui faire entendre raison; impossible de l'amene~
L'homme qui possède un animal vicieux, et qui, connaissant à se corriger. Il prendra peut-être la résolution de ne plu~
ses dispositions, le laisse en liberté, est rendu responsable par boire, mais dès qu'il aura franchi le seuil d'un de ces bouges,
la loi de tous les méfaits qu'il commet. Dans les .lois données à et que ses lèvres auront effleuré le poison maudit, c'en sera
Israël, l'Eternel prescrivit que si une hête reconnue vicieuse fait de ses promesses et de ses serments : le dernier vestige
causait la mort d'un homme, la mort du propriétaire de la de volonté l'abandonnera ; une simple gorgée du breuvage de
bête serait le prix de sa négligence ou de sa malveillance. mort lui ' en fera oublier toutes les conséquences. Oublié, le
D'après le même principe, Je gouvernement qui donne des cœur brisé de sa compagne !. . . Oubliés, ses enfants dégue-
licences aux marchands de liqueurs devrait être tenu pour nillés et affamés !. .. En autorisant le commerce des ;spiritueux,
responsable des résultats de ce trafic. Si c'est un crime .di~ne la loi sanctionne cette déchéance de l'âme, -et refuse
• '
de•. mettre
,, J

de mort que de laisser en liberté un animal dangereux, combren un terme au trafic qui remplit le monde de misère ·et de maux.
plus grand est le crime de sanctionner le métier du marchand Cela doit-il continuer ? Pour obtenir .la victoire, les âm~s·
de liqueurs. uuront-elles toujours à lutter avec, devant elles, les portes
Les licences sont accordées sous prétexte qu'elles rap- larges ouvértes de la tentation ? La malédiction de -l'intemr
portent au trésor public. Mais qu'est ce revenu, lorsqu'on le pérance, telle une flétrissure, reposera-t-elle toujours sur Ïe
compare aux frais énormes occasionnés par les criminels, les monde civilisé ? P.ermettrons-nous qu'elle continue à détruire
aliénés et les indigents qui sont devenus tels grâce au trafic chaque année des milliers de foyers 'heureux·. ? Lorsqu'un·
des liqueurs ? Un homme, sous l'influence de l'alcool, commet navire fait naufrage en vue de la côte; on ne sc bo_rpe pas *·
un crime ; il comparait devant ses juges, et ceux· qui ont le regarder ; on risque sa vie p·our arracher les naufragés aux
légalisé le trafic des bôissons ont devant eux la conséquence flots de la mer. Combien ne devraient-ils pas êlre plus· grands,,
de leur propre travail. Us ont autorisé la vente d'une boisson les' efforts tentés pour arracher le :buveur à s9n· triste sort 1 ·
RAYONS DE SANTÉ LA VENTE DES LIQUEURS ET LA PROIIIUITION 23f>

Ce n'est pas le buveur el sa famille seulement qui. sont en pour boire du vin )) et pour « mêler les boissons enivrantes )),
péril à cause du commerce des spiri~ue~x, et l'accr01ssemenl « qui appellent le mal bien et le bien mal )), « qui justifient
de nos charges fiscales n'est pas le prmctpal danger dont nous le coupable pour un présent et refusent aux justes de leur faire
soyons menacés. Nous sommes tous solidaires les uns des droit )). A de tels hommes, Dieu dit : « Malheur à eux. ))
autres, en ce monde, et le malheur qui atteint une partie
de l'huma11ilé met l'autre en péril. De même que le feu dévore le chaume,
Dien des hommes qui, par cupidité ou égoïsme, ont refusé Et que la paille est consumée dans la flamme,
Ainsi leur racine tombera en pourritnre ·
(le prendre part à la lulle contre l'alcool, sc sont . a~erçus, Et leur· fleur s'en ira en poussière ;
trop tard , hélas ! qu'ils en étaient eux-mêmes les vtctlmes à Car ils ont rejeté la loi de l'Eternel des armées ;
maints écrards. Ils ont vu leurs propres enfants plongés dam Ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël. 4
l'ivrognc~ic cl ruinés. Le mépris des lois ~st à l'ordre _du
jour. La propriété est en danger. La vie n:es~ plus en sécun_té. L'honneur de Dieu, la prospérité de la nation, le bien-être
Les accidents sur terre cl sur mer se mulllphcnt. Les maladie!> de la société, de la famille et de l'individu, exigent que tous
qui couvc11t dans les taudis infects se f~ayent un chemin les efforts possibles soient tentés pour faire comprendre aux
jusque dans les demeures qpulentcs des nches. Les mœurs gens les méfaits de l'intempérance. Les ravages de ce fléau
crapuleuses quittent les antres du vice pour chercher leurs se manifesteront bientôt avec une intensité que nous ne soup-
victimes parmi les enfants des fnmillcs les plus raffinées, çonnons pas actuellement. Qui s'efforcera d'arrêter l'œuvre de
les plus cultivées. . . destruction ? La lutte commence à peine. Formons une armée
Il n'y a aucun homme dont les intérêts ne smcnt pas mts pour empêcher la vente des liqueurs empoisonnées qui rendent
en péril par l'alcoolisme. Personne ne devrait s'abstenir de les hommes fous. Que le danger soit dénoncé, ct qu'une
prendre part à la lutte engagée en vue de le détruire, s'il veut opinion publique soit créée, qui en exige la prohibition.
assurer sa propre sauvegarde. Donnez à l'ivrogne l'occasion d'échapp er à son esclavage. Que
Par-dessus toul, les assemblées législatives et les tribunaux la voix de la nation demande à ses législateurs qu'un terme
devraient être à l'abri de tolite suspicion d'intempérance. Les soit mis à ce trafic infâme.
ministres, les sénateurs, les députés, les juges, tous ceux qui
font les lois ct qui veillent à leur exécution, ceux qui ont Délivre ceux qu'on entraine à la mort
Et sauve ceux qui vont en chancelant au supplice.
en leurs mains la vic, l'honneur et les biens de leur prochain, ~ tu dis : « Nous n'en avons rien su »
devraient pratiquer une stricte \empéranc_c . Cc n'est qu'à celte Celu~ qu~ pè~e les cœurs ne Je discerne;a-t-il point ?
cond ition que leur esprit sera lucide pour discerner entre' le CelUI 9m veil!'.! sur ton âme ne Je saura-t-il point ? s
bien ct le mal, qu'ils possèderont la fermeté de principe el ln Que diras-tu. dP. ce qu'II te châtie ? 6
sa o·esse nécessaires pour r endre la justi ce ct exercer la misé-
ric0ordc. ~lais que se p::i.ssc-t-il en réalité ? Combien de ces
hommes ont l'esprit obscurci, le sentiment du bien el du mal
faussé pur la boisson ! Que de mesures opprC'ssi,·cs ont été
édictées, que d' innocents condamnés à mort par l'injustice
de' législateurs, de témoins, de jurés, d'avocats ct même de
jugJs ·adonnés à la boisson ! Nombreux sont les « intrépides
Le Ministère de la Famille
L A restauration et le relèvement de l'humanité commencent
dans la famille. L'œuvre des parents est à la base de
toutes les autres. La société est composée de familles; elle est
ce que la font leurs chefs. C'est du cœur que procèdent « les
sources de la vie, » 1 et le cœur de la société, de l'Eglise ou
de la nation, c'est la famille. Le bien-être de la société, le
succès de l'Eglise, la prospérité de la nation, dépendent des
influences familiales.
L'importance et les avantages de la vie de famille sOnt
illustrés par la vie de Jésus. Celui qui vint du ciel pour être
notre exemple et notre Maitre passa trente ans de sa vie
terrestre dans sa famille à Nazareth. Les déclarations ' de la
Bible concernant cette période sont très brèves. Aucun miracle
remarquable n'attira l'attention de la multitude. Aucune fqule
avide ne suivit ses pas pour entendre ses paroles. Cependa~t,
Il n'accomplit pas moins sa mission divine, pendant ces lon-
gues années. Il vivait comme J'un de nous, . particip~nl à la
vie de famille, se soumett~nt à sa discipline, s'acquittant de
ses devoirs, supportant ses fardeau;oç. Sa demeure était humble,
ses expÛi~nces ne différaient p~s des nôtres, et cependant,
Il « croissait en sagesse, en stature ~t en grâce. devant Dieu
et . devant les hommes ». 2 ·

Au cours des année~ qu'Il passa. au sein de .sa fq.~ill~, Il


fut, pour tous ~eu~ qui l',approçh,aient, un modèle de. sy,mp~Ù1ie
et. de. . serviabilité.
. Son
~
dévoue.q1ent et !?a · ' persévérance, .sol)
'

(236)
(237)
LE MINISTÈRE DE LA FAMILLE 239
RAYONS DE SANTÉ
238
travailler au relèvement de leurs semblables. Aucune sphère
courage et sa fidélité, sa résistance à 1~ te.nta~ion, sa paix
d'action n'est plus importante que celle qui est confiée aux
constante et sa joie tranquille étaient une msptratwn. Il appo~­
fondateurs et aux gardiens du foyer. Parmi les responsabilité~
tait dans la famille une atmosphère pure et douce, et sa vte
qui incombent aux êtres humains, il n'en est pas qui entratne
était comme un levain opérant parmi les éléments de la société.
des conséquences plus étendues et plus decisives que celles
Personne ne disait qu'Il avait accompli un miracle, cependant,
qui reposent sur un père ct une mère de famille .
des vertus - celles de l'amour qui guérit et qui vivifie -
La jeunesse d'aujourd'hui détermine ce que sera la société
de demain, et l'avenir de nos enfants et de nos jeunes gcn:s
dépend de la famille . Les maladies, la mi.s èrc et les crimes
dont souffre de plus en plus l'humanité, proviennent en bonne
partie du manque d'éducation familiale. Si la vic de famille
était pure et saine, si les enfants qui en sortent étaient pré-
parés aux responsabilités et aux dangers de la vie, quel
changement sc produirait dans le monde !
On tente de grands efforts,· on dépense sans compter du
temps, de l'argent et des forces pour fonder des institutions
où l'on cherche à réformer les victimes du vice; mais ces
entreprises ne suffisent pas à tous les besoins, et les résultats
obtenus sont minimes.
Beaucoup de personnes soupirent après une vie meilleure,
mais elles manquent de courage el de résolutions pour briser
la puissance de l'habitude. Elles ruinent leur vie par crainte
de l'effort et du sacrifice. Ainsi, des êtres intelligents, doués,
aux aspirations élevées, adaptés par la nature et l'éducation
à de hautes fonctions, sc dégradent et se perdent pour celte
vie et pour la vie à venir.
Le cœur de la socié té, de l'Eglise ou de la nation, c'est la famille. Ceux qui sc réforment doivent lutter âprement pour recon-
quérir leur dignité d'hommes ; beaucoup récoltent pendant toute
sortaient de Lui en faveur des tentés, des malades et des leur vie · le fruit de ce qu'ils ont semé : une constitution
découragés. D'un e manière discrète, dès sa plus tendre enfance, ébranlée, une volonté chancelante, une intelligence altérée.
ll servait les autres, et c'est pourquoi beaucoup l'écoutèrent Combien les résultats eussent été plus satisfaisants si le mal
avec joie lorsqu'Il commença son ministère. avait été combattu dès son · origine !
Les premières années de la vie du Sauveur sont plus Cette œuvre repose en grandé partie sur les parents. Si
qu'un exemple pour la jeunesse : elles sont une leçon, et on leur apprenait à former le caractère de. leurs enfants et à
devraient être un encouragement pour tous les parents. Le leur inculquer de bonnes habitudes, on ferait cent foi5 plus
cercle de la famille et son voisinage immédiat sont le premier de bien que n'en font toutes les tentatives actuelles pour lutter
terrain où doivent s'exercer les efforts de ceux · qui désirent contre l'intempérance et les autres fléaux qui rongent la société.
LE MINISTÈRE DE LA FAMILLE 24.1
RAYONS DE SANTÉ
24.0
sionnaire. Ils étaient les hôtes du peuple à l'occasion de toutes
L'habitude, qui est u~~ force si :terrible pour le mal, se met:
les réjouissances sociales et religieuses, et on prenait soin
trait, .sous leur influence, au service du bien; car leurs jeunes
d'eux avec sollicitude s'ils étaient malades ou dans le besoin.
enfants sont comme des ruisseaux qui prennent naissance
Ce .sont des gens tels que ceux-là que nous devrions recevoir
sous leurs yeux : à eux, parents, d'en diriger sagement le
dans nos familles. Combien ces invitations encourageraient
cours pendant. qu'il en est encore temps. . les gardes-malades missionnaires ou les instituteurs, les mères
, Il est possible aux purents de poser, po_ur leurs enfants,
chargées de soucis et accablées de travail, les 'faibles et les
les fondements d'une vie de santé ct de bonheur. Ils peuvent,
vieillards sans famille et luttant contre la pauvreté et le
s'ils le veulent, les voir quitter la maison en possession d'un
découragement !
caractère moral,. d'un courage et d'une puissance suffisants
pour résister .à la tentation, et résoudre avec succès les pro- ,. L~ Christ dit : << _ Qua~d .tu donnes un dîner ou un souper,
blèmès de . la vie. Ils peuvent leur insp~rer un idéal et déve- n I_n~Ite ~as tes am1s, m tes frères, ni tes parents, ni des
vo1sms nches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour, et ne
lopper en eux ' la détermination de consacrer leur vie à hon'~rer
te rendent la pareille. Mais quand tu fais un festin, convie des
Dieu et à être en bénédiction au monde . Ils peuvent gl!lder
pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles. Tu se·r as
leurs pas dans le d~oit sentier qui, aux jours ensoleillés comme
heureux parce qu'ils ne peuvent pas te le rendre ; et cela te
aux heures les plus sombres~ les conduira aux sommets glo-
sera rendu à la résurrection des justes. » 3
rieux de la Patrie éternelle. Il Y a des hôtes qu'il .vous sera facile de recevoir sans
grand dérange~ ent. Il ne sera pas nécessaire de leur préparer
Une Leçon de Choses des me_ts compliqués et coûteux. Nul besoin de vous préoccuper
La mission de la famille ·s 'étend au-delà de ses membres. de temr votre· ra_n g avec eux. La chaleur de votre récepLion,
Le foyer chrétien doit être une leçon de .choses et· illustrer une pl~c~ au com du feu, un siège à votre table, le plaisir
l'excellence pratique des principes du bien. Un tel exemple de participer à votre heure de prière, seraient pour beaucoup
sera une · puissa:nèe salutaire dans le monde, ct influencera comme un rayon des cieux.
les cœurs et les existences bien plus que le plus beau sermon. Nos sympathies doivent dépasser les limites du « moi · »
Après avoir quitté une telle famille, les enfants font part des et de la maison qui abrite la famille. De précieuses occasions
leçons qu'ils ont reçues, ils introduisent des principes plus se pr~s~ntent à ceux qui désirent que leur foyer soit une
nobles dans d'autres familles, et une influence ennoblissante bénédictiOn ~our les autres. L'influence sociale est une puis-
opère dans la société. sance mervelllet_Ise. Nous pouvons en faire usage, si nous le
voulons, pour arder à ceux qui nous entourent.
L'Hospitalité Notre maison d~vrait être un lieu de refuge pour la jeunesse
exposée aux tentatiOns. Beaucoup de jeunes gens se tiennent
Nos familles doivent. être en bénédiction' non seulement à
au carrefour de ?eux chemins. Chaque influence, ch::Jique
ceux qui la composent, mai~ à d'autres encore. Les invitations
i~pression, détermme le choix qui fixe leur destinée pour la
qu,e· nçms adressons ne devraient pas être dictées par la cou-
VIe présente et pour la vie à venir. Le mal les invite · il
tut:ne, roais par J'Esprit du Christ .et les enseignements de sa
revêt pour eux les form es les plus attrayantes. Tout au;our
·P~ro,le. Dans toutes lèJJrs fêtes, les Israélites invitaièn~ I.e
de. nous, il y a d~s jeunes gens qui n'ont point de famille, ou
pa1.1,~re, !:étranger et le lévite, qui était à la fois assistan~ du
qm ont une famille dont ils ne reçoivent point de secours
p~être dans le sa'n ctuaire, un conducteur religieux et un mis-
16
242 RAYONS DE SANTÈ

spirituel, et ils tombent d;:ms les pièges de Satan. Ils courent


à la ruine à l'ombre même de nos demeures.
Ils ont besoin qu'on leur tende la main avec sympathie.
De bonnes paroles elites simplement, de petites attentions qui
ne coûtent rien, chasseront les nuages de la tentation qui
enveloppent leur âme. L'expression vraie d'une sympathie
inspirée par le ciel a le pouvoir d'ouvrir les cœurs qui ont
besoin du cloux parfum de paroles chrétiennes et de l'influence
aimable et discrète de l'Esprit et de l'amour du Christ•. Si nous Les Fondateurs du Foyer
exprimions l'intérêt que nous portons à la jeunesse, si nous
invitions les jeunes à venir chez nous, si nous les entourions,
si nous les encouragions, il y en a beaucoup qui dirigeraient cl~una
leurs pas avec joie dans le sentier qui mène En-haut. C ELUI :1ui Eve pour compagne Adam, accomplit son
à
à
premwr mrracle un repas de noces. C'est clans la salle
de fête où des parcnls ct des ~unis se réjouissaient, qu'Il com-
Les Privilèges de la Vie mença son. ministère public. ll sanctionna ainsi le mariage.
le reconnarssant comme une institution qu'Il avait Lui-même
Nous ne passons dans ce monde qu'une seule fois et nous
établie. Il avait ordonné que les hommes et les femmes fussent
n'y séjournons que peu de temps. Faisons donc rendre à la unis par les liens sacrés du mnriage, p~ur former des familles
vie son maximum. L'œuvre à laquelle nous sommes appelés dont les membres , couronnés d'honneur, fussent. reconnus
n'exige pas la richesse, une position sociale élevée ou de comme membres de la Famille céleste.
grands talents. Elle demande un esprit de bonté et de sacrifice,
Le ~hrist honora le mariage en en faisant un symLole de
et un but bien arrêté. Une lampe, même très petite, peut
son unwn . avec les rachetés. Il est l'Epoux; l'épouse c'est
servir à allumer d'autres lampes en grand nombre, si elle
l'Eglise qu'Il s'est choisie, cl à laquelle Il elit : <1 Tu c~
brûle fidèlement. Notre sphère d'influence peut paraître
parfaitement belle, ô ma bien-aimée, ct aucune tache ne dépare
étroite, nos talents minimes, nos occasions rares, notre acquis
la beauté. » 1
limité; cependant, nous pouvons fnire de grandes choses si
nous mettons fidèlement à profit les occasions que fait naître , « Le Christ a .a imé l'EgLise et s'est livré lui-même pour elle,
la vie de famille. Si nous ouvrons nos cœurs et nos demeures a:rn de la sancllficr, après l'a voir purifiée par le baptême
~ c~u et p.ar la Parole, pour faire paraître elevant Lui cette
aux principes divins de la vie, nous deviendrons à notre tour
des dispensateurs de la puissance vivifiante. Il s'échappera Eghsc plemc de gloire, sans tache, ni ride, ni rien de sem-
de nos mnisons des rayons de guérison apportant la vie, la b~aLlc, mais sainte ct irrépréhensible. De même, le mari doit
beauté et la fertilité, là où règnent maintenant la stérilité et armer sa femme comme son propre corps. » 2
Les liens de famille sont les plus étroits, les plus tendres
la mort.
ct. l~s. p~us sacrés qu'il soit. Ils ont été établis pour être en
b~n~drct10n à l'humanité. Le mariage est, en effet, une béné-
drctwn, chaque fois qu'il est contracté sagement, dans la

(243)
LES FONDATEURS OU FOYER 245
RAYONS DE SANTÉ
244.
tue! deR parents et des enfants, afin que tous ensemble puissent
crainte de Dieu ct avec le sentiment des responsabilités qu'il
honorer leur Créateur et être en bénédiction à leurs semblables.
entraîne. Ava nt d'assumer les responsabilités du mariage, les jeunes
Ceux qui désirent se marier doivent considérer quels seront
gens et les jeunes · filles devraient avoir une expérience sufli-
le caractère et l'influence du foyer qu'ils vont fonder. Lors-
sante des choses pratiques de la vie pour être préparés à ses
qu'ils deviennent père et mère, un dépôt sacré leur est confié .
devoirs et à ses fardeaux. Les mariages précoces ne doivent
Le bien-être de leurs enfants dans ce monde et leur bonheur
pas être encouragés. Des relations aussi importantes que celles
du mariage, et ayant des répercussions aussi étendues, ne
devraient pas être formées avec hâte, sans prépara.tion suffi-
sante, et avant que les forces physiques et mentales soient bien
développées.
Les fiancés peuvent être dénués de toute fortune, mais ils
devraient avoir la santé, qui est le plus précieux de tous les
biens. Une grande différence d'âge devrait être exception-
nelle : toute négligence à cet égard peut altérer la santé du
plus jeune des conjoints; et souvent, les enfants d'un tel
mariage sont dépourvus de force mentale et physique. Ils
ne peuvent pas recevoir d'un parent âgé les soins qu'exige
leur jeune vie, et la mort peut les priver de leur père ou de
leur mère à l'âge où ils ont le plus besoin d'être guidés et
aimés.
Cc n'est qu'en Christ qu'un mariage peut être conclu avec
sécurité. L'amour humain doit être inspiré jusque dans ses
manifestations les plus intimes par l'amour divin. Ce n'est
que là où le Christ règne que peut s'épanouir une affection
profonde, véritable et désintéressée.
Debal Ponsan Retour des champs.
,avoir· L'amour est un don précieux que nous recevons de Jésus.
Les é poux peuvent être dénués de toute fortune, mais ils devraient
la sanlé, qui es / le plus prérie ux de lous les biens. L'affection pure et simple n'est pas un sentiment; elle est un
principe. Ceux qui sont poussés par l'amour vrai ne sont
dans le monde à venir dépendent d'eux en grande partie. ~ls ni aveugles ni déraisonnables. Enseignés du Saint-Esprit, ils
déterminent l'empreinte physique et morale que ces chers pellts aiment Dieu avant tout, et leur prochain comme eux-mêmes.
êtres recevront. C'est du caractère de la famille que dépend Que ceux qui désirent se marier pèsent chaque sentiment
l'équilibre m.oral de la société ; le poids de l'influence qu'exerce et surveillent chaque manifestation du caractère de celui à
chaque famille contribue à faire pencher la balance. du côté qui ils pensent unir leur destinée. Que chaque pas vers le
du bien ou du côté du mal. mariage 'SOit caractérisé par la modestie, la simplicité, la
Le choix du compagnon de sa vie doit être arrêté .d_e sincérité, et le désir ardent de plaire à Dieu et de l'honorer.
telle sorte qu'il assure le bien-être physique, mental et spm- Le mariage influe sur la vie présente et sur la vie future.
:24ü DAYONS DE SANTÉ LES FONDATE URS DU FOYER 247
Un chrétien sincère ne formera pas de projets que Dieu ne çoivent l'un chez l'autre des faiblesse s et des défauts insoup-
puisse approuver. . . çonnés; mais les cœurs que l'amour a unis discerneront aussi
Si vous avez le bonheur de posséder des parents qm crai- les choses excellentes jusqu'alors méconnues. Cherchons tous
gnent Dieu, sollicitez leurs conseils. Exp?sez-~e:Ir vos plans à découvrir celles-ci plutôt que ceux-là. Souvent, c'est notre
et apprenez les leçons qu'ils ont reçues de l expe~ICnce, et vo~s propre attitude, l'atmosphère qui nous entoure, qui déterminent
éviLerrz bien des chagrins. Par-dessus tout, falles du ChnsL ce qui nous sera révélé de l'autre. Il y en a beaucoup qui
votre conseiller, et étudiez Sa Parole avec prière. considèrent l'expression de l'amour comme une faiblesse et
Ou'un e jeune fille n'accepte pour époux qu'un jeune homme qui observent une réserve qui repousse les autres. Cet esprit
dont le caractère soit pur et viril, qui soit diligent, entreprenaat empêche la sympathie de se manifester. Lorsqu'on réprime
et honnête, qui aime Dieu et le craigne . Qu'un jeune homme les sentiments de sociabilité et de dévoûment, ils s'atrophient
choisisse pour femme une personne qui sache porter sa part et le cœur devient aride et froid. Nous devons nous garder
des fardeaux de la vie, dont l'influence l'ennoblisse et le de cette erreur. L'amour ne peut pas exister sans être exprimé.
raffine et qui le rende heureux par son amour. Ne laissez pas le cœur qui est uni au vôtre souffrir par manque
'
« Une femme prudente est un don de l'E terne l . >> « Le
3
de bonté et de sympathie.
cœur de son mari se confie en elle ... Elle lui fait du bien tous
les jours de sa vie et jamais du mal.. . Elle ouvre la bouche « Vous supportant les uns les autres. »
avec sagesse, et des instructions aimables sont sur ses lèvr~s.
Quoique des difficultés, des perplexités et des décourage- ·
Elle surveille ce qui se fait dans sa maison, et ne mange pomt
ments puissent survenir, qu e ni le mari ni la femme n'entre-
le pain de la paresse. Ses enfants se lèvent et la déclarent
ti~nnent la pensée que leur union est une erreur. Soyez déter-
bienheureuse ; son mari se lève aussi pour célébrer ses louan-
mmés à être l'un pour l'autre tout cc que vous pouvez être.
ges : Plusieurs femmes ont agi avec vaillance ; mais toi', tu
Continuez à vous prodiguer les attentions des premiers jours.
les surpasses toutes. » 4 Celui qui possède une telle femme
De toutes manières, encouragez-vous mutuellement dans le
« a trouvé le bonheur ». 5 combat de la . vie. Appliquez-vous à augmenter le bonheur l'un
de l'autre. Ayez de l'amour réciproque et de J'indulgence l'un
Les Années qui suivent pour l'autre. Le mariage sera alors le commencement de
De quelque soin et de quelque sagesse qu'ait é~é entou.ré l'amour, au lieu d'en être la fin. La chaleur de l'amitié véri-
un mariage, peu de couples connaissent une harmome parfaite table, l'amour qui unit deux cœurs, est un avant-goût des
dès les premiers jours de leur vie à deux. L'union . réelle ne joies du ciel.
se produit que dans les années qui suivent. Il Y a a~tour de chaque famille un cercle sacré qui ne doit
Lorsque la vie se présente aux nouveaux mariés avec ses pas être bnsé et dans lequel personne n'a le droit de pénétrer.
perplexités et ses soucis, la poésie dont l'imagination avait Que le mari ou la femme ne permettent à personne de partager
enveloppé le mariage disparaît. Le mari et la femme appren- les confidences qui n'appartiennent qu'à eux seuls.
nent à se connaître tels qu'ils sont réellement, chose impossible Que chacun donne de l'amour au lieu d'en exiger. Cultivez
jusqu'alors. C'est la période la plus critique de leur expérience. ce qu'il Y a de plus noble en vous, et soyez empressés à
Le bonheur et le succès de toute leur vie future dépendent reconnaître les bonnes qualités l'un de l'autre. Le sentiment
du chemin qu'ils prendront à ce moment. Souvent, ils aper- d'être apprécié est une satisfaction et un stimulant merveilleux.
RAYONS DE SANTÉ LES FONDATEURS DU FOYER 249
248
La sympathie et le respect encouragent la _ l~tte_ pour l'e_xcel- Les paroles et les actions de tous ceux qui vivent la vie
lence, et l'amour lui-même augmente lorsqu'Il mc1te à attemdre du Christ sont empreintes d'indulgence et d'abnégation. En
un idéal touj ours plus noble. cherchant à vivre comme Lui, à faire taire votre égoïsme, et à
Ni le mari, ni la femme, ne devraient perdre leur indivi- pourvoir aux besoins des autres, vous remporterez victoires
dualité ou la laisser absorber par celle de l'autre. Chacun sur victoires. Ainsi, votre influence sera une bénédiction dans
est en' communion personnelle avec Dieu. Chacun doit Lui le monde. ·
demander : « Qu'est-ce qui est bien ? Qu'est-ce qui est mal ? » Les hommes et les femmes peuvent atteindre l'idéal que
« Comm ent puis-je le mieux remplir le but de ma vie ? » Dieu a formé pour eux, s'ils prennent le Christ pour leur aide.
Que votre affection monte vers Celui qui a donné sa vie pour Ce que la sagesse humaine ne peut faire, sa grâce l'accomplira
vous. Que le Christ soit en toutes choses votre première et pour ceux qui se donnent à Lui avec confiance. Sa Providence
votre dernière pensée, votre unique préoccupation . Tandis que peut unir les cœurs par des liens célestes; l'amour ne sera
votre amour pour Lui gagnera en profondeur et en puissance, pas alors un simple écha nge de paroles douces et flatteuses.
votre amour l'un pour l'autre sera purifié et affermi. Le métier à tisser du ciel entrelace la chaîne et la trame avec
Les époux doivent s e témoigner les mêmes sentiments que bien plus de finesse et de solidité que celui de la terre, et il
le Christ nous témoigne à nous-mêmes : « Marchez dans la en r ésulte un tissu qui supporte les frottements , le s tira ille-
charité, à l'exemple du Christ qui vous a aimés. Ainsi, de ments et les épreuves. Les cœurs seront unis par les fils d'or
même que l'Eglise est soumise au Christ, les femmes doivent d'tm amour éternel.
l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes
comme le Christ a aimé l'Eglise et s'est livré lui-même pour
elle. )) 6
Ni le mari ni la femme ne devrait chercher à exercer sur
son conjoint un contrôle arbitraire. N'essayez pas de vous
obliger mutuellement à céder à vos propres désirs. Vous ne
pouvez pas faire cela et conserver l'amour réciproque. Soyez
bons, patients, indulgents, aimables et courtois. Par la grâce
de Dieü vous pouvez réussir à vous rendre heureux mutuelle-
ment, selon la promesse que vous vous êtes faites le jour de
votre mariage.

Le Bonheur par le Don de soi-même


Mais souvenez-vous que vous ne trouverez pas le bonheur
en vous enfermant l'un avec l'autre, satisfaits de concentrer
toute votre affection l'un sur l'autre. Saisissez chaque occasion
de contribuer au bonheur de ceux qui vous entourent. Souve-
nez-vous que la joie véritable ne se trouve que dans un service
désintéressé,
LE CHOIX ET L'INSTALLATION DE LA MAISON .25]

Chaque jour apporte le récit de nouvelles violences, de vols,


de meurtres, de suicides et de crimes innommables~
La vie y est anormale et arlificielle. L'âpreté au gain, le
tourbillon des plaisirs et des sensations, la soif de luxe et
d'extravagance sont des forces qui détournent la pensée de
la foule des hommes du but véritable de la vie. Elles ouvrent
la porte à des milliers de maux, et exercent sur la jeunesse
une pu issance presque irrésistible.
L'uue des tentations les
L;e Choix et l'1nstallation nlus sub tiles cl les plus
clan gcreuses
de la /Xeaison
'EV J\NGILE simplifie merveilleusement les problèmes de la
L vie. Ses in.slruclions, si elles étnienl suivies, nous tireraient
de plus d'une perplexité, et nous préservernient de plus d'une
erreur. Il nous apprend à estimer les choses à leur juste valeur
et à réserver notre ardeur pour les èhoses qui en sont dignes,
pour celles qui sont clurnbles. Celte leçon est nécessaire à ceux
sur qui repose la responsabilité de choisir une habitation.
Il ne faut pas qu'ils se laissent détourner du but véritable de
la vie, mais qu'ils se souviennent, au contraire, que notr~
.-:lemeure terrestre doit n'être pour nous qu'un symbole : celm
de notre demeure céleste, en vue de laquelle elle doit nous
préparer. La vie est une école dans laquelle parents et enfants
doivent conquérir leurs . diplômes en vue d'entrer à l'école
supérieure des demeures célestes. En choisissant une habita- qui assaillent les enfants ct la jeunesse des villes, c'est
tion, que cette pensée dirige votre choix. Ne cédez pas à la l'amour des plaisirs. Les jours de vacances sont nombreux,
soif des richesses, aux instances de la mode ou aux coutumes et les courses et les jeux les attirent loin des sobres devoirs
de la société, mais considérez ce qui favorisera le plus la de la vie. L'argent qui aurait dû être épargné pour un meilleur
simplicité, la pureté, la santé, le développement moral. usage est gaspillé pour des amusements.
Dans le monde entier, les villes deviennent les foyers du Les groupements de patrons et d'ouvriers, les lock-out et
vice. De toutes parts on y voit et on y entend le mal. Partout les grèves qui en résultent ·rendent les conditions de la vie
on y trouve des incitations à la sensualité et à la dissipation. urbaine de plus en plus aléatoires. Des difficultés sérieuses
La marée de la corruption et dn crime monte constamment. sont devant nous et bien des familles seront obligées de quitter
(250) les villes.
252 HAYONS DE SANTÉ LE CITOIX ET L'INSTALLATION DE LA MAISON

Les conditions physiques dans les villes sont souvent un de la Gallilée ; une famille vivant grâce à un travail honn8lo
danger pour la santé. Le contact toujours possible avec des et respectable ; une vie simple ;. des conflits journaliers avec
malades, la prévalence du mauvais air, de l'eau impure, des les difficultés et les privations; l'abnégation, l'économie et
aliments malsains, des logements sorpbrcs, insalubres, et le service patient et joyeux; l'heure d'étude aux côtés de sa
surpeuplés, sont quelques-uns des maux qu'on y rencontre. mère, avec le rouleau des Ecritures déployé ; le calme de
Le plan de Dieu n'était pas que les hommes se réunissent l'aurore et du crépuscule dans la vallée verdoyante; les saines
en foule dans les villes. Au commencement, Il avait placé nos occupations au grand air; l'étude de la création et de la
premiers parents au milieu des Providence et la communion de l'âme avec Dieu, telles furent
scènes champêtres dont les conditions des premières am1ées de la vie de Jésus.
Il voudrait Il en fut ainsi pour la plupart des hommes de Dieu de tous
les siècles. Lisez l'histoire d'Abraham, de Jacob, de Joseph,
de Moïse, de David et d'Elisée. Etudiez la vie des hommes qui
ont vécu plus tard et qui ont rempli avec la plus grande
compé tence des postes de confiance et de responsabilité, des
hommes dont l'influence a été la plus féconde pour le relève-
ment du monde. Vous verrez que la plupart de ces hommes
o~ t été élevés à la campagne. Ils ne connuren.t le luxe que de
lom. Ils ne dépensèrent pas leur jeunesse dans les amusements.
Beaucoup furent contraints de lutter contre la pauvreté ct les
difficultés. Ils apprirent de bonne heure à travailler, et leur
vie active_ en plein air donna la vigueur et la souplesse à
La santé et un
caractère noble valent toutes leurs facultés. Obligés de compter sur leurs propres
mielLX qu'une fortune . ressources, ils apprirent à surmonter les obstacles et à deve-
nir courageux et persévérants. Ils apprirent à ne compter que
sur eux et à se dominer. Préservés des mauvaises associations
les plaisirs naturels et les saines compagnies les satisfaisaient:
nous faire jouir aujourd'hui. Plus nous nous rapprocherons du Ils étaient simples dans leurs goûts et tempérants claus leurs
plan originel de Dieu, plus il nous sera facile d'obtenir la habitudes. Ils étaient guidés par des principes, et ils grandi-
santé du corps et de l'esprit. rent purs, forts et véridiques. Appelés à ce qui devait être
Des maisons coûteuses, des meubles de luxe, l'élégance et · le travail de leur vie, ils y apportèrent à la fois la force
les aises, ne constituent pas les conditions essentielles d'une physique et mentale, la vivacité d'esprit, la rapidité de déci-
vie heureuse et utile. Jésus vint sur la terre pour accomplir sion et d'exécution, la fermeté contre le mal et ils furent dans
l'œuvre la plus considérable qui ait jamais été faite parmi les le monde une f?rce décisive en faveur du bien.
hommes. Il vint comme ambassadeur de Dieu pour nous mon- Vous donnerez à vos enfants mieux qu'une fortune, si vous
trer comment vivre afin d'obtenir de la vie ses meilleurs leur formez un corps sain, un esprit vigoureux et un caractère
résultats. Quelles furent les conditions que le Père céle!te noble . .Ceux qui ont découvert le secret du succès dans la vie
choisit pour Son Fils ? Une maison isolée dans les collines ne seront pas pris au dépourvu dans le choix d'une habitation

RAYONS DE SANTÉ LE CHOIX ET L'INSTALLATION DE LA MAISON

car ils se laisseront guider par la connaissance qu'ils ont qu'elle fait encore dans la maison pour obéir à la mode, qu1
acqmse de l'influence qu'elle exercera sur le bonheur de leur remplit la vie de la mère de famille d' un labeur incessant.
famille.
Au lieu d'habiter là où l'on peut voir les œuvres des hom-
mes, à portée des scènes et des bruits suggestifs de pensées
mauv:ùscs, au sein de l'agitation cl de la confusion qui appor-
tent fatigue ct malaises, nllez où vous pourrez contempler
les œuvres de Dieu. Trouvez le repos de J'esprit dans la beauté,
1:-~ quiétude cl la paix de la nature. Que la vue repose sur les
champs verdoyants, les hosqucls ct les collines. ncgardez le
ciel bleu, libre des poussières ct des fumées . de la ville et
l'cspircz l'air vivifinnt. Eloignez-vous du tumullc et des dis-
tr:-~clions de la vic des villes ct devenez les compagnons de
vos enfants là où vous pourrez leur apprendre à connaître
Dieu par ses œuvres cl à vivre clans l'intégrité ct l'abnégation.

Sirnplicilé de l'Ameublement
Nos habitudes artificielles nous privent de bien des béné-
dictions et de bien des joies, ct nous empêchent de vivre le
plus utilement possible. Un ameublement recherché cl coûteux
n'est pas seulement un gaspillage d'argent, m:'IÏs de quelque
chose de mille fois plus précieux : il exige dans la maison
des soins ct des lra\'aux multiples ct est une cause de soucis
constants.
Dans bien des maisons, même parmi celles où les res-
sources sont limitées ct où le travail du ménage incombe
surtout à la mère, les meilleures pièces sont meublées avec
une recherche qui dépasse les moyens de ceux qui les occupent,
ct qui les rend peu propres à leur bien-être. Il y a des tapis
coûteux, des meubles richement sculptés ou garnis d'étoffes Dieu aime ce qui est beau, et Il prend plaisir à voir ses C1. [an l~

splendides et des tentures de prix. Des bibelots et des orne- se réjouir des c hoses q u'Il a faites.
ments divers couvrent les 'tables, les manteaux de cheminées.
et accaparent tous les espaces libres. Les murs disparaissent Dans bien des maisons la mère n'a pas le temps de lire,
sous des tableaux dont la vue finit par fatiguer les regards de sc tenir au courant de ce qui se passe, d'être un e compagne
Que de travail il faut pour maintenir toutes ces choses en ordre pour son mari, de suivre le développement de l'intelligence
et en parfait état de propreté ! C'est cela. sans parler de ce de ses enfants. Elle n'a pas le temps de faire de son Sauveur
LE CHOIX ET L' INSTALLATION DE LA ~IAISON 257
256 RAYONS DE SANTÉ

talion agrénble. Assurez-vous les commodités qui all égeront


un ami intime et précieux. Peu à peu, elle devient une simp~e
votre travail et vous procureront la snnté et le confort. Faites
esclave de son ménage et sa force et son temps sont absorbes
des plans pour recevoir les hôtes que le Christ vous élemande
par les choses qui passent. Et lorsqu' e~lè découvr~ qu'elle est
d'accueillir et dont il dit : « En vérité, je vous le dis, en tant
presque une étrangère dans sa maison, tl est parfms trop tard.
que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères,
vous me l'avez fait à moi-même. » 1
Meublez votre maison d'objets simples, durables qui puis-
sent être facilement tenus propres et remplncés à pen de frais .
En exerçant votre goût, vous pouvez meubler une hnbitation de
façon simple, mais agréable et attrayante, si l'amour ct le con-
tentement s'y trouvent.
De beaux Alentours
Dieu aime ce qui est beau. Il a revètu de beauté ln terre
et les cieux, et de son œil paternel Il prend · pl<lisir à voir
ses enfants se réjouir des choses qu'Il a faites . Il désire
que nous entomions nos maisons de la beauté des choses
naturelles.
Presque tous les habitants de la campagne, quelqu e pau-
vres qu'ils soient, peuvent avoir autour de lem· mnison une
pelouse, l'ombre de quelqu es arbl'es , le parfum de quelques
fleurs . Et cela leur procure le bonheur bi en plu s que les
ornements artiOcicls. Ces choses introduisent dans la vic de
famille une iufluence qui adoucit et qui affine, qui renfol'ce
l'amour pour la nature ct attil'e les membres d e la famille
r plus près les uns des autres ct plus près d~ Dieu.

Joies maternelles.
Cc délicieux tableau es t de Debat-Ponsan, peintre français né en 1847.

Les occasions précieuses qu'elle avait et qu'elle a négligées,


d'orienter ses chers enfants vers une vie toujours plus élevée,
sont passées pour toujours.
Vous qui fondez une f am1' Il e, prenez la résolution de vivre
plus sagement. Que votre premter · som· soit d'avoir une habi-

La ~ère
C Edequechoses
sont les parents, les enfants le seront aussi, à peu
près. Les conditions physiques des purents,
leurs dispositions et leurs goûts, leurs tendances intellectuel-
les ct morales, sont plus ou moins reproduits chez leu1·s
enfants.
Plus l'idéal des parents sera noble, plus leu rs talents in-
tellectuels et spirituels seront élevés, plus leurs énergies phy
siques seront développ ées, ct rnic ux leurs <•nl'nlll s s<• r·o,, t <1 q11i
pés en vue de la lutte de l'existence. En cultiv<tnt cc qu 'il
y a de meilleur en eux, les parents exercen t un e influence
qui forme la société et qui édifie les générations futures.
Les pères et les mères ont besoin de comprendre leur
responsabilité. Le monde est rempli de pièges pour les jeunes
gens. Innombrables sont ceux qu'attire une vie de plaisirs
égoïstes et sensuels. Ils ne peuvent discerner les dangers
cachés ni la fin effrayante du sentier qui paraît les conduire
au bonheur. Ils gaspillent leurs énergies par indulgence pour
leurs goûts et leurs passions, et des millions de jeunes vies
se perdent pour ce monde et pour le monde à venir. Les
parents doivent se souvenir que leurs enfants rencontreront
forcément ces tentations et que la préparation qui leur per-
mettra de les combattre avec succès doit commencer dès avant
leur naissance.
Cette responsabilité repose spécialement sur la mère. Celle
(258) Figure antique Roger Lionel
dont le sang nourrit l'enfant et forme son corps, lui transmet

(259)
RAYONS Dt SANTÉ 261
280 LA MÈRE

aussi les dispositions mcntnlcs et spirituelles qui forment son . t:ails


. de caractère. Le commandement défendant à 1 è
esprit ct son caractère. C'est Jokébecl, la mère juive, qui l usuge du vm · ét ai't très expliCite.
. . '
Chaque goutte d . ab .m re
poussée par une foi invincible ne se laisse pas « effrayer fermentée qu'elle prend pour satisfaire ses goûts e m~IlSS~~
par les ordres du roi », 1 et son fils Moïse fut le libérateur <l:lltgcr la santé physique, mentale et morale de s~n enf t
d'Israël. C' est Anne, la femme de prière et d'abnégntion, ct est un péché tlircct contre son Créateur. . an '
qui donne naissa nce à Samuel, l'enfant instruit du ciel, le
dés~:au~o~? co7eillent aux mères de satisfaire tous leurs
juge incorruptible, le fondateur des écoles sacrées d'Israël.
; e ,.user_ Jbrcment de n'importe quel aliment, uel ue
C'est Elisabeth, apparentée par les liens du sang et de J'Esprit
à Marie de Nazareth, et qui fut la mère du précurseur du
n:a~sam qu Il soit .. De tels conseils sont déraisonnables qet ;er-
niCieux.
· Les besoms
. physiques de la' me' r e ne d mvent
. certes
Sauveur. pas :tre négligés. Deux vies dépendent d'elle . ses dé .
Temp érance el Maîtrise de soL. devraient être considérés avec tendresse et ses b' . sl_rs
faits a é é · ' esoms sahs-
Le soin avec lequel la mère doit prendre garde à sa q d vec Ilg nd rosité.
. .~lais pendant ce temps ' plus que n ,.Importe
manière de vivre est enseigné dans les Ecritures. Lorsque uan ' e e oit . ~v't?r . dans son alimentation et en toutes
l'Eternel voulut susciter Samson pour délivrer Israël, un ange ~hloses,Ltout ce qm d!mmuerait ses forces physiques et men-
instruisit sa mère concernant sa façon de vivre et d'élever a es. e commandement de Dieu lui-même 1
l'obligation solennelle de se d ommer. . a place sous
son enfant. « Maintenant donc, ne bois ni vin ni boisson
2
enivrante, et ne mange rien d'impur. » Surmenage
Bien des parents tiennent les influences prénatales pour
négligeables, mais le Ciel en a décidé autrement. Le message Les f?rces de_ la mère doivent être ménagées
grand A 1 avec le plus
apporté deux fois de la manière la plus solennelle par un on dev~:~~-la ~o~~: ~~ la laisser s'~puiser à un trava il pénible,
ange de Dieu est digne de toute notre attention. fard S f? ~ le plus possible de ses soncis et de ses

b
Les paroles adressées à Manoach sont pour toutes les ~aux: on man Ignore souvent les lois de la nature
mères de tous les siècles : « Elle observera tout ce que je lui 1e len-etre de sa fa miïl e exigerait
. . qu ,.Il connût S . que
a b·sorbé par la lutte pour la VIe, . ' .
ou par l appât du oucicux,
· ï
ai prescrit. >> Le bien-être de l'enfant dépend beaucoup des
1msse reposer sur sa femme à . . . gam, 1
habitudes de sa mère. Ses goûts et ses passions doivent être char es . . ' une pénode cnllque des
soumis à des principes. Si elle adopte le plan de Dieu à son g . qm dépassent ses forces et causent la fai' bl ' 1
maladie . esse et a
égard à l'occasion de la grossesse,· elle devra éviter telle ou
telle chose, et lutter contre telle ou telle autre. Si elle s'écoute, . Plus
d d'un mari pourrm·t tirer
· une leçon utile de 1 11'
si elle est égoïste, impatiente et exigeante avnnt la nnissance citu
d' e qu'on trouv 1 b . . a so I-
e c lez un erger consciencieux. Jacob oblirré
de son enfant, ces traits de caractère se retrouveront dans
les dispositions · du petit être. C'est ainsi que bien des enfants
en~:~t:r:~~~r~é~;:at:o:v~~~ ~apicle ct clifflcile, ~léclarn
; « L~s
qui allaitent. si on ;sJ n:énagcr les brebis et les vaches
ont reçu à leur naissance des tendances presque insurmontables périrait J'~, 1 . pressait un seul jour, tout le troupeau
au mal. qui est .d.cva~;~c~rmt tout doucement, au pas du troupeau
Mais si la mère s'attache fermement à de bons principes, D < 01 • e au pas des enfants »a
si elle pratique la tempérance et l'abnégation, si elle est bonne, ans le chemin de la vie 1 . .
en « avançant d ' que e père con cl mse toutes choses
aimable, elle peut transmettre à son enfant ces mêmes précieux oucement », de manière à ce que sa compagne
262 RAYONS DE SANTÉ
LA MÈRE
de voyage puisse supporter la roule. Quelque. entraîné qu'Il 263
uisse être par le monde à la poursuite des richesses et du
~ouvoir,
Que le mari aide à sa femme par sa sympathie et son
qu'il apprenne à arrêter ses pas pour réconforter et affection inaltérable. Sil désire la voir heureuse ei douce
aider celle qui est appelée à marcher à ses côtés. comme un rayon de soleil dans sa maison, qu'il lui aide dans
sa tâche. La bonté et la courtoisie qu'il lui témoignera seront
La Joie · f · pour elle des encouragements précieux et le bonheur qu'il lui
La mère doit cultiver des dispositions joyeuses et satis _ailes. donnera apportera la paix et la joie dans son propre cœur. ·
Chaque effort dans cette direction sera abondamment recom- Le mari morose, égoïste et autoritaire ne ::;e rend pas
seulement malheureux Iui-mPme, mais il jette un froid
sur toute la famille. Il moissonnera ce qu'il aura semé en
voyant sa femme découragée et maladive, et ses enfants animés
des dispositions antipathiques dont il leur a donné. l'exemple.
Si la mère est privée des soins et du confort qu'elle devrait
avoir, si on laisse le surmenage, l'anxiété et la tristesse épuiser
ses forces, ses enfants seront privés de la vitalité, de la sou-
plesse menta le. et des dispositions joyeuses dont ils devraient
hériter. Il vaut la peine de procurer à la mère une existence
heureuse, de la mettre à l'abri du besoin, du travail pénible
et des soucis déprimants, afin que les enfants héritent d'une
bonne constitution, et qu'ils puissent faire leur chemin dans
la vie, grâce à leur énergie personnelle. L'honneur qui est
fait au père et à la mère de famille est un honnei.Ir insigne,
et lourde est la responsabilité qui repose sur eux : les parents
tiennent la place de Dieu auprès de leurs enfants. Leur carac-
tère, leur vie de chaque jour, leur méthode d'éducation, sont
pour les petits des indications de ce que la Parole de Dieu
enseigne. Leur influ ence peut gagner la confiance des enfants
aux promesses du Seigneur ou au contraire la faire disparaître.
Devoirs des Parents

Ils sont heureux les parents dont la vie rdlète le caractèra


divin de telle sorte que les promesses et les commandements
L'e,;priL joyeu.c du pere eL de la mere amenera le I.Jo~tlteur. de Dieu suscitent la gratitude et le respect chez leur enfan t;
ils sont heureux, ceux dont la justice et la patience font
é r la be lle santé et le bon caractère de ses enfants. comprendre à l'enfant l'amour, la justice et la patience de
pens pa 11 t ·
Un esprit joyeux amènera le bonheur dans la fami e, e Dieu, et qui en apprenant à l'enfant à les aimer, à compter sur
améliorera beaucoup la santé de la mère. eux et à leQr obéir, lui appren~ent à avoir les mêmes sentiments
envers son Père Céleste. Les .parents qui inculquent cela à
LA MÈRE
RAYONS DE SANTÉ
264
tout sc passe normalement dans la maison; souvent fatiguée
leurs descendants leur lèguent un trésor plus préc~~é~x ~~e et perplexe, elle a essayé de parler à ses enfants ave·c bonté,
toutes les richesses du ·monde, car il dure autant que . erm 't elle les a occupés et maintenus heureux, et a guidé leurs
. Lorsque Dieu confie un enfant à sa mère, .celle-cl reçol premiers pas dans le bon chemin. Il lui semble qu'elle n'a
une t:îche sncrée : « Prends ce fils, celte rille », dJt-Il, « élève-le rien fait. Mais elle se trompe. Les anges du ciel veillent sur
our Moi, donne-lui un caractère façonné à la ressemblance la mère surmenée et prennent note des fardeaux qu'elle porte
~ivine, pour qu'il puisse briller à toujours dans les cours du jour après jour. Sou nom peut être ignoré du monde, mais
Seigneur » . il est écrit dans le livre de vie de l'Agneau.

Les Devoirs de la Mère


Il y a au ciel un Dieu dont la lumière el la gloire reposent
sur la mère fidèle qui cherche à affermir ses enfants contre
le mal. Aucune œuvre n'est aussi importante que la sienne.
Elle n'a pas, comme l'artiste, à représenter la beauté sur une
toile, ni comme le sculpteur, à la ciseler dans le marbre:
elle n'a pas, comme l'écrivain, à exprimer une noble pensée
en termes choisis, ni comme le musicien à enfermer dans une
mélodie un beau sentiment. Il lui appnrtient, avec l'nide de
Dieu, de développer dans une âme humaine la ressemblance
de la divinité.
La mère qui comprend sa tâche la regarde comme infini-
ment précieuse. Elle cherche avec zèle à montrer à ses enfnnts,
dans son propre carnctère et dans sa méthode d'éducation,
l'iùénl le plus élevé. Patiemment, courageusement, elle aug-
mente ses cnpncités, afin d'user avec sagesse des plus hautes
énergies de l'esprit dans l'œuvre qui lui est conÎiée. A
chaque pas, elle se demande : « Qu'est-ce que Dieu a dit ? >i
Elle étudie sa Parole assidûment; elle a le regard fixé sur
La mère apprend à ses enfants à se rendre utiles. Jésus, afin que la façon dont elle s'acquitte de ses humbles
devoirs quotidiens réfléchisse fidèlement le caractère de Celui
La mère a souvent l'impression que s~ tâche est ~e~ utile. qui est la \'ie.
Son travail est, en effet, rarement apprécié. Ceux qm .1 entou-
rent comprennent mal ses soucis et ses fa~deau~. Ses JOUrnées
sont remplies d'une foule de pe~its devmrs exigeant tous un
effort patient, la maîtrise de sm, du tact, ~e .la sagesse et
de l'abnégation. Cependant, rien d'extraordm:u:e ne paratt
résulter de ce qu'elle a fait. Elle a seulement veillé à ce que
L'En/anf-
ES instructions de l'ange aux parents hébreux ne concer-
L naient pas seulement les manières de vivre de la mère, mais
aussi l'éducation de l'enfant. Il ne suffisait pas que l'enfant
qui devait délivrer Israël reçût à sa naissance de bonnes
dispositions héréditaires ; il devait aussi être élevé avec soin.
Dès l'enfance, il devait être amené à contracter des habitudes
de stricte tempérance.
Des instructions semblables furent données concernant
Jean-Baptiste. Avant sa naissance, son père reçut cc message
de la part de Dieu : « Il sera pour toi un sujet de joie et
d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car
il sera grand devant le Seigneur; il ne boira ni vin ni cervoise,
et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère. » 1
En parlant des hommes de Dieu, le Sauveur déclara qu'il
n'y en avait point de plus grand que Jean-Baptiste. L'œuvre
qui lui fut confiée n'exigeait pas seulement de l'énergie et de
l'endurance, mais les plus hautes qualités de l'esprit et du
cœur. De saines h:-~bitudes physiques comme préparation à
cette œuvre étaient si importantes que l'ange le plus puissant
du ciel fut envoyé à ses parents avec des instructions co'ncer-
nant leur fils.
Les conseils de Dieu aux Israélites nous apprennent que
rien de ce qui concerne le bien-être physique de l'enfant ne
doit être négligé. Dans ce domaine, rien n'est insignifiant.
Chaque influence qui affecte son corps retentit sur son esprit
et sur son caractère
Jésus entant (267)
(266)
269
RAYONS DE SANTÉ
268
Les Soins aux Nouveaux-nés.
On ne peut donner trop d'importance. à l'éducation des
jeunes enfants. Les leçons apprises, les h?b1tuJes formées p~n­ Plus la vic d'un enfant est simple el paisible, plus elle
dant la première enfance, ont plus à fn1re avec l~ forma_twn est favorable à son développement physique ct mental. l.a
du caructère ct r orientation ·de la vie que toutes les mstructwns mère doit rester, à chaque instant, calme et maîtresse d'elle-
même. Bien des enfants sont extrêmement susceptibles aux
données plus tard. .
Il faut que les parents pensent à cela. Ils dev_ra~ent excitations nerveuses et les manières douces et posées de la
comprendre les principes sur lesquels reposent les soms et mère auront une influence apaisante sur eux.
l'éducation des enfants. Ils devraient être capables de les Les bébés ont besoin de chaleur, mais c'est une grave
élever dans la santé physique, mentale et morale. L'étude dr•s er1·eur que de les garder dans des chambres surchauffées
lois de la nature est obligatoire pour des parents. Il L_ur privés d'air pur. Il n'est pas bon de couvrir le visage d~
est indispensable de connaître les organes du corps h~mam, l'enfant pendant qu'il dort, car cela entrave la respiration.
leurs fonctions propres et leur dépendance mutuelle ; 1l faut Le bébé doit être préservé de toutes les influences qui
qu'Ùs soient au courant des relations qui existent entr?. les tendent à àffaiblir owà empoisonner le svstème. Il faut veiller
forces menUtles e.t les forces physiques, et des conchtwns scrupuleusement à ce que tout ce qui i·entourc soit propre
requises pour le jeu normal de chacune d'ell~s. C'est commettre Quoiqu'il soit nécessaire de le protéger des chnn~emenls
un péché que de vouloir fonder une famille sans une tdle brusques de température, il faut s'assurer que, jour et nuit.
éveillé ou endormi, il respire un air· pur et vivifiant.
préparation. .
On ne recherche pas assez les causes de la mortalité, de Le Vêlement de l' En[ant
la maladie et de la dégénérescence qui se constatent aujour-
d'hui même dans les pays les mieux civilisés et les plus Il faut rechc_rcher le confort, la commodité el l'hygiène
favor,isés. La race humaine est en décadence. Plus d'un tiers dars la confectiOn de la layette du nouveau-né, avant de
des humains meurent pendant l'enfance. Ceux qui attei!Znent songer à la mode ou au désir de provoquer l'admiration. La
l'âge ad11lte souffrent pour la plupart d'une malnciie quelcon- mère ne doit pas passer son temps à des broderies ou à des
que, et bien peu parviennent aux limites de la vic humai~e. travaux de fantaisie destinés à embellir les petits vêlements.
La plupart des maux qui apportent à notre race ln misère Elle se créerait ainsi Ùn travail inutile, aux dépens de sa
et la ruine pourraient être évités, et l'initiative à cet é~n~d propre santé et de celle de l'enLmt. Elle ne devrait pas se
appartient en grande partie aux parents. Ce ~·est pas 11~ destm pencher sur des travaux de lingerie fine qui fatiguent les
mvstérieux qui enlève les petits enfants. D1eu ne dés1re pas yeux et les nerfs, à un moment où elle a besoin du maximum
le~r mort. Ils sont donnés aux parents pour que ces derniers de r_epos et d'exercice agréable. Elle doit comprendre son
leur apprenn<'nt à se renrlre utiles ici-hns, et les préparent devOir de préserver ses forces afin de faire face aux exigences
pour le ciel. Si les pères et les mères faisaient ce qu'ils peuvent futures.
pom transmettre à leurs enfants une hérédit~ irréprochnh~c, Si le vêtement de l'enfant est à la fois chawi et confortable,
puis s'ils s'efforçaient par des soins approprtés de rcméch_er une des causes principales d'irritation et d'énervement sera
aux conditions défavorahles qui ont pu· accompagner la nms- évitée. Le ?ébé se portera mieux et la mère ne trouvera pas
sance, on verrait dans le monde un changement immense se que les soms qu'elle lui donne exigent tant de temps et de
fatigue.
produire:
1
L ENFANT 271
RAYONS bi<: SANtÈ .
270 être une mère stlils cœur pour se libérer du devoir si doux de
Les bandes dont on enserre la taille e~pêchent l'action d_11 nourrir son enfant afin de conserver ses aises et sa liberté.
cœur et des poumons et doivent être évitées. Au~une pa:tie La mère qui tolère qu'une autre femme nourr{sse son
du corps ne devrait être gênée par un vêlement qlll compnmc enfant, doit se souvenit· que la nourrice transmet plus ou
un organe ou restreigne sa liberté de mouvement. Les vête- moins à l'enfant qu'elle allaite son propre tempérament et
ments de tous les enfants doivent être assez amples pour son propre caractère.
permettre la libre expansion des poumons, et arrangés de L'importance qu'il y a à donner aux enfants de bonnes
manière à ce que leur poids soit supporté par les épaules. habitudes diététiques ne peut être exagérée. Tout petits, ils
Il est de coutume dans quelques pays de laisser nue_s doivent apprendre qu'ils mangent pour vivre, et non qu'ils
les épaules et les jambes des jeunes enfant_s. On ne . saurait vivent pour manger. Cette éducation-là doit commencer alors
s'élever trop sévèrement contre une telle pratique. Les. Jam,bes, que l'enfant est dans les bras de sa mère. Il ne faut lui donner
étant éloignées du centre de la circulation, ont besom d être à manger qu'à des intervalles réguliers, ct moins fréquemment
mteux protégées que les autres parties du co~ps. Les gross_es à mesure qu'il grandit. Il ne faut pas lui donner des bonbons
artères, qui conduisent le sang aux extré~t~és en quantité ni des aliments qui conviennent aux personnes plus âgées.
sufflsantc pour assurer la chaleur et la nutntwn,_ se contrac- Les soins et la régularité dans l'alimentation des enfants ne
tent, de même que les veines, lorsque les J_ambes _sont leur communiquent pas seulement la santé, le calme et la
insufflsamment vêtues ; il en résulte que les parltes senstbles douceur du tempérament, mais leur font également prendre
du corps se refroidissent, et la circulation est entravée. des habitudes qui plus tard seront pour eux une bénédiction.
Chez les enfants qui grandissent, les forces de la na~ure A mesure que les enfants grandissent, des précautions
ont besoin des conditions les plus favorables pour travatller sérieuses doivent être prises pour former leurs goûts et leurs
au développement normal du corps. Mais si ~cs }?mbes sont appétits. On leur permet souvent de manger ce qu'ils veulent ,
insufflsamment protéfrées, les enfants, et p~rtlcuherement l~s quand ils veulent, sans égard pour la santé. Les peines et
fillettes, ne peuvent pas jouer dehors, à moms que la . tempe- l'argent si souvent prodigués pour des gourmandises malsaines
rature ne soit douce. On les empêche donc de sortir pour laissent croire aux enfants que le but de la vie et la soürce du
qu'ils ne prennent pas froid. ~andis que, s'ils sont chaudement véritable bonheur, c'est d'être à même de satisfaire ses appétits.
habillés, il n'y a rien de meilleur p~ur eux que de prendre Cette éducation conduit à la gloutonnerie puis à la maladiè,
leurs ébats en plein air, été comme hiVer. bientôt suivie de l'emploi des médicaments toxiques.
Les mères qui désirent voir leurs garçons et_ leurs ~lles Les parents ne devraient pas permettre à leurs enfants
pos:,éder la vigueur de la santé, doi_venl les h~blll~r ratson- des aliments malsains ; mais dans nos efforts pour régler leur
nablement et les laisser le plus posstble en plem mr. Il faut régime, nous devrions prendre soin de ne pas exiger d'eux
un effort, il est vrai, pour se libérer de l'~sclava?e de l_a qu'ils mangent ce qui ne leur plaît décidément pas, ou qu'ils
coutume et pour élever les enfants d'une mamère same, mats absorbent plus de nourriture qu'il ne leur en faut. Les enfants
ont des droits, des préférences, et lorsque ces préférences
le résultat récompensera la peine qu'on s'est donnée.
sont raisonnables, elles doivent être respectées.
La Nourriture des En[ants On .doit manger à intervalles réguliers. Tiien ne doit être
pris entre les repas : pas de pâtisserie; pas de noix, pas de
Le meilleur aliment polfr le bébé est celui que. la nature · fruits. L'irrégularité dans le manger est préjudiciable au bon
lui prépare. Il ne doit pas en être privé sans nécessité. Il faut
~ RAYONS DE SANTÉ L'ENFANT 273
272
fonctionnement des orga- bont.é.. Que. le repas soit pris avec gatté, avec entrain. En
nes digestifs, et altère la parllcipant JOyeusement aux dons dè Dieu faisons monter nos
santé générale et la bonne louanges à Celui qui nous les donne. '
humeur. Et lorsque les
enfants viennent à ta ble, Soins aux Enfants malades
ils n'ont point d'appétit Dans bien des cas, les maladies des enfants proviennent
pour les aliments sains, d'une imprudence ou d'une erreur. L'irrégularité dans les
et manifestent des préfé-
rences pour ce qui leur
fait du tort.
·~ Les mères qui satisfont les
désirs de leurs enfants aux dé-
pens de leur santé et de leur te~­
pérament, jettent une mauvaise
) semence qui lèvera el portera du
fruit. L'habitude de s'écouter grandit
à mesure que l'enfant se développe,
et la vigueur mentale et physique
est sacrifiée. Les mères qui ap:issen.t
ainsi moissonnent avec amertume
ce qu'elles ont semé. Elles s'aper-
çoivent que leurs enfants grandis-
sent, mais que leur esprit et leur
caractère les rendent inaptes à
jouer un rôle utile et noble dans la
Ne laissez pas des mains oisives.
société ou dans la famille. Lems
En.•eiynez aux en['.tnls à énergies intellectuelles et physiques
repas, l'insuffisance des vêtements lorsqu'il fait froid le rn . _
q~~ d'exerci~e
apprécier les ber:utés de
la nalu'e. ont souffert des effets d'une nour-
qui favorise la stagnation du sang, 'le déf::t
riture mals'line . Leur conscience est endormie, et leur sus- d.~Ir. pur . qm empêche la vitalisation, sont autant de causes
ceptibilité aux bonnes impressions est émoussée. d md1spositwn. Les parents doivent s'efforcer de découvrir ces
En apprenant aux enfants à dominer leur appétit et à causes de maladie, et y porter remède dès que possible.
manger conformément aux lois de la santé, faites-leur com- Tous les parents sont à même d'apprendre bien des choses
prendre qu'ils ne sacrifient que ce qui leur est préjudiciable, conce~nant la manière de prévenir et même de soigner · la
qu'ils renoncPnt simplement à des choses nuisibles pour en m~lad1e. La mère devrait particulièrement être au courant des
choisir de meilleures. Rendons notre table attrayante, et char- ~oms à do~ner au.x membres de sa famille dans les cas bénins.
geons-la des bonnes choses que Dieu nous a données dans sa Elle devrait savoir comment soigner son enfant malade. Son
18
274 RAYON!;> DE SANTÉ
L'ENFANT
276
amour et son sens intuitif lui permettront de rendre des services
auxquels on ne saurait s'attendre de la part d'un étranger. Parents, laissons le soleil de l'amour, de la joie et du
bonl;eur, entrer dans nos cœurs, et que son influence douce
L'Elude de la Physiologie s~. repande dans notre maison. Manifestons un esprit de bonté
Les parents devraient intéressèr de bonne heure leurs d m?ulgence, et encourageons nos enfants à faire de même : .
enfants à l'étude de la physiologie, et leur en enseigner les cult~vons toutes les grâces qui puissent illuminer la vie d~
principes élémentaires : comment préserver leurs énergies phy- ~~~rlle. L'atmo~phère ainsi créée sera pour les enfants ce que
siques et intellectuelles, et comment user de leurs dons pour arr et le s~lerl sont pour les végétaux, et entretiendra la
que leur vie soit en bénédiction aux autres et en honneur à Dieu. santé et la vrgueur de l'esprit et du corps.
La connaissance des choses qui concernent la vie et la santé est
précieuse pour eux, car elle est plus importante que la connais-
sance de bien des sciences enseignées dans les écoles.
Les ·parents devraient vivre davantage pour leurs enfants,
et moins pour la société. Etudiez les sujets qui concernent
la santé, et mettez en pratique vos connaissances. Apprenez
à vos enfants à raisonner de cause à effet. Dites-leur que s'ils
désirent la santé et le bonheur, ils doivent obéir aux lois de
la nature. Quoique vous puissiez ne pas voir des progrès La vie est courte comme un jour
aussi rapides que vous le désireriez, ne vous découragez pas, Dont le soir suit de près l'aurore .
continuez votre œuvre avec persévérance. L'heure fuit, le couchant se dore, '
Dès le berceau, apprenez à vos enfants à pratiquer l'abné- Le temps s'envole sans retour.
gation et la maîtrise personnelle. Apprenez-leur à jouir des
beautés de la nature, et à exercer systématiquement leur corps Les saisons pleurent, tour à tour,
et leur esprit par des travaux utiles. Elevez-les de façon à ce S•ur les fleurs qu'elles font éclore ·
La vie est courte comme un jour '
qu'ils aient une bonne constitution, des dispositions joyeuses
et un tempérament doux . Faites comprendre à leur jeune Dont le soir suit de près l'aurore.
esprit que Dieu ne veut pas que nous ne vivions que pour
les satisfactions de la vie présente, mais pour notre bien à Il fa~t en faire un doux séjour,
Un: md familier et sonore ·
venir. Apprenez-leur que céder à la tentation, c'est être faible
et méchant; qu'y résister, c'est être noble et ·viril. Ces leçons Où quelque chose chante 'encore
seront" comme une semence jetée dans un bon terrain, et Après la jeunesse et l'amour...
La vie est courte c-omme un jour.
porteront des fruits qui réjouiront vos cœurs.
Par-dessus tout, que les parents entourent leurs enfants HENRY WARNERY.
d'une atmosphère de joie, de courtoisie et d'amour. Une mai-
son où l'amour habite et où il est exprimé dans les regards,
les paroles et les actions, est un lieu où les anges aiment à
manifester leur présence.
INFLUENCES FAMILIALES 2ï7
trouver des occasions favorables de corriger leurs mauvaises
habitudes ou de réprimer leur égoïsme ou leurs passions. Un
conseil ou un reproche en temps opportun a une grande
valeur. Avec de la patience et de l'amour elle peut diriger les
esprits de ses enfants dans la bonne voie et cultiver en eux
des traits . de caractère beaux et attrayants.

1nfluences familiales
E foyer de•JruiL êlre pour l'enfant le lieu le plus attray an~ du
L monde, ct ln présence de la mère sa plus grande altractwn.
Les enfants .ont une nature sensible et aimante ; ils sont faci-
lement joyeux et facilement malheureux. Par une discipline
aimable, des mots et des actes de sympathie, la mère peul
s'attacher ses enfants par des liens indestructibles.
Les jeunes enfants aiment la compagnie et peuvent rare-
ment avoir du plaisir tout seuls. Ils recherchent la sympathie
et la tendressse. Ils pensent que ce qui leur plaît plaît aussi
à maman, et il est naturel pour eux d'aller à elle avec leurs
petites joies ct leurs pc'tils chagrins. La mère ne devrait pas
blesser leur cœur sensible en traitant avec indifférence les
choses qui sont pour elle des bagatelles, mais qui ont pour Que la famille s'unisse matin et soir pour offrir à Dieu une prière de
eux une grande importance. Un regard approbateur, un encou- reèonnaissance et un chant de louange.
ragement, un éloge, seront pour leur cœur comme un rayon
de soleil, et suffiront parfois pour les rendre heureux toute Les mères doivent veiller à ce que leurs enfants ne soient
pas exigeants et constamment occupés d'eux-mêmes. Ne faites
une journée.
Au lieu d'éloigner d'elle ses enfants, pour ne pas être rien qui leur laisse croire qu'ils sont le centre et que tout
déranrrée par leur bruit ou par leurs petites exigences, la mère doit graviter autour -d'eux. Quelques parents consacrent. beau-
devra~ employer l'activité de leurs mains et de leurs esprits coup de t~mps et d'attention à l'amusement de leurs enfants,
à un jeu ou à un travail facile. En s'abaissant à leur niveau, mais ceux-ci doivent apprendre à s'amuser eux-mêmes et à
en prenant part à leurs distractions et en dirigeant leur exercer leur propre ingéniosité et leur savoir-faire . . Ainsi ils
activité, la mère peut gagner la confiance de ses ·enfants, et apprendront à _être satisfaits des plus simples piaisirs. On
devrait leur apprendre à supporter bravement leurs petits dé-
(276)
278 RAYONS DE SANTÉ INFLUENCES FAMILIALES 279
sappointements et lèurs petites épreuves. Au lieu d'attirer leur pas le Christ, qui aimait les enfants, les comprenait et sympa-
attention sur les moindres égratignures ou autres bobos thisait avec eux dans leurs plaisirs el dans leurs peines.
insignifiants, distrayez--les et apprenez-leur à ne pas y faire
attention. Efforcez-vous de les amener à penser aux autres La Responsabilité du Père
avant de penser à eux-mêmes. Le père est le chef de la famille. La mère s'attend à trouver
Pourtant, ne les négligez pas. Accablés de soucis, la mère en lui l'amour, la sympathie et l'aide dont elle a besoin pour
sent quelquefois qu'elle ne peut prendre patiemment le temps élever les enfants ; et cela est juste. Les enfants sont à lui
de les instruire et de leur aussi bien qu'à elle, et
témoigner de l'amour et de il est également inté-
la sympathie. Mais elle doit ressé à leur bien-être.
se souvenir que si les en- Quant aux enfants, ils
fants ne trouvent pas chez cherchent en leur père
leurs parents et dans leur un soutien et un guide,
famille de quoi satisfaire il doit donc avoir une
leur besoin d'affection et de conception juste de l:l
compagnie, ils chercheront vie, des influences et
à d'autres sources, où l'es- des associatiOns qui
prit et le caractère peuvent doivent entourer sa
être en danger. famille ; par-dessus
Par manque de temps tout il doit agir dans
ou de réflexion, plus d'une l'amour et la crainte de
mère refuse à ses enfants D i eu et sel on les
quelque plaisir innocent, enseignements de sa
tandis que ses doigts et ses Parole, afin de pouvoir
yeux fatigués poursuivent guider les pas de ses
avec assiduité un travail chers enfants dans le
de broderie ou de garni- chemin étroit qui mène
ture qm ne sert souvent qu'à faire naître la vanité dans les à la vie. Inculquez à l'enfant la douceur et l'éneryie.

jeunes cœurs. En approchant de l'âge adulte, ces leçons portent Le père est le législateur de la famille, et, comme Abraham, ·
des fruits d'orgueil et d'indignité morale. La mère déplore il doit faire de la loi de Dieu la règle de sa maison. Dieu
alors les fautes de son enfant, · mais ne se rend pas compte dit d'Abraham : « Je l'ai choisi afin qu'il commande à ses
que c'est elle-même qui a semé ce qu'elle moissonne. enfants et à sa maison. » 1 Il n'y aura chez lui, aucune
Quelques mères ne sont pas logiques dans leur façon négligence coupable dans la répression du mal; aucun favo-
d'élever leurs enfants. Tantôt elles leur permettent des choses ritisme veule et imprudent, aucun compromis entre la convic-
mauvaises et tantôt leur refusent un plaisir inoffensif qui tion . du devoir . et les exigences d'une affection mal placée.
comblerait de joie leur cœur innocent. En cela elles n'imitent Abraham ne donnerait pas , seulement de justes instructions,
280 RAYONS DE SANTÉ INFLUENCES FAMILIALES 281
mais il maintiendrait l'autorité des lois équitable~ de Dieu de . Dieu ; implorez la protection des saints anges sur votre
Dieu a donné des règles pour nous guider. On ne doit pas maison. Souvenez-vous que vos chers enfants sont exposés aux
laisser les enfants errer à l'abandon loin des sentiers tracés tentations. Jeunes et vieux sont chaque jour assaillis par les
par la Parole de Dieu, vers des chemins ouverts de tous côtés ennemis et les épreuves ; ceux qui veulent vivre avec patience,
et conduisant à la perdition. Avec bonté, mais fermement, amour et joie, doivent prier. Ce n'est qu'en recevant constam-
par des efforts persévérants et par la prière, leurs mauvais ment l'aide de Dieu que nous pouvons gagner la victoire sur
désirs doivent être réprimés el leurs inclinations combattues. nous-mêmes.
Le père devrait inculquer à sa famille les plus austères Le foyer doit être un lieu où habitent la joie, la courtoisie
verlus : l'énergie, l'intégrité, l'honnêteté, la patience, le cou- et l'amour; et là où sont ces grâces, là se trouvent le bonheur
rage, l'activité et l'initiative féconde. Ce qu'il demande de et la paix. Des difficultés peuvent survenir, mais elles sont
ses enfants, il devrait le pratiquer lui-même, en donnant par le lot de l'humanité. Que la patience, la gratitude et l'amour
sa conduite virile, l'exemple des vertus qu'il exige chez les brillent dans vos cœurs, même aux jours les plus sombres
siens. de notre vie. C'est
'toutefois, pères, ne découragez pas vos enfants. Joignez dans de telles famil-
l'affection à l'autorité, la bienveillance et la sympathie à la les que les anges
fermeté. Donnez quelques-unes de vos heures de loisir à vos de Dieu aiment :1
enfants ; faites connaissance avec eux, associez-vous à eux habiter.
dans leurs travaux et dans leurs jeux, et gagnez leur confiance . Que le mari el
Gagnez leur amitié, particulièrement celle de vos fils ; de la femme cherchenl
cette manière vous aurez une grande et bienfaisante influence à se rendre mutuel-
sur eux. lement heureux ;
Le père doit contribuer pour sa part au bonheur de la qu'ils ne manquefll
famille ; quels que soient ses soucis et ses perplexités, l'atmo- jamais à se témoi-
sphère de la famille ne doit pas en être obscurcie. Le père gner ces attention s
devrait t;entrer chez lui avec des sourires et des paroles délicates, ces peti-
agréables. t es prévenances
Dans un sens, le père est le prêtre de la maison, offrant aimables qui égayent
sur l'autel de la famille les sacrifices du matin et · du soir. et e rn b e Il isse n t la
Mais la femme et les enfants devraient se joindre à la prière vie. Une con.fiancc
et aux chants de louange. Le matin , avant de quitter la maison parfaite devrait exis-
pour son travail, que le père rassemble ses enfants autour de ter entre eux.. En-
lui, et qu'à genoux devant Dieu, il les confie à la garde du semble ils devraient
Père céleste. La journée finie, que la famille s'unisse pour envisager leurs res-
offrir une prière de reconnaissanr.e et un chant de louange ponsabilités et tra-
pour la protection divine dont elle a joui. vailler pour le plus
Pères et mères, quelque pressantes que soient vos affaires, grand bien de leurs
ne· manquez pas de réunir votre famille autour de l'autel enfants. Ils ne de-
282 RAYONS D-E SANTÉ

vraienl jamais se critiquer l'un l'autre ou se faire des reproches


en présence des enfants. Que la femme soit attentive à n~t
pas compliquer la tâche de son mari à l'égard des enfants.
D'autre part, que le mari collabore avec sa femme, en lui
donnant de sages conseils et des encouragements affectueux.
Aucune barrière ne devrait s'élever entre parents et
enfants; l'intimité doit être complète. Que les parents entre-
tiennent des relations d'implicite confiance avec leurs enfants,
se mettant à leur portée, cherchant à comprendre leurs goûts
et leurs dispositions, et s'efforçant à pénétrer les pensées de
leurs cœurs.
Parents, montrez à vos enfants que vous les aimez et L'Education el les Missions
ql.le vous êtes disposés à faire tout ce que vous pouvez pour
les rendre heureux. Ainsi, vos recommandations auront à leurs
yeux une bien plus grande valeur. Dirigez vos enfants avec
tendresse et compassion, vous souvenant que « leurs anges
LA véritable éducation est un apprentissage missionnaire.
. . Cha~ue fils et chaque fille de Dieu est appelé à être un
dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père, qui misswnnmre, à servir Dieu et son prochain. Le but de notre
est dans les cieux. » 2 Si vous désirez que les anges fassent ~ducation devrait être de nous préparer à ce service.
pour vos enfants l'œuvre dont Dieu les a chargés, coopérez
avec Lui de toutes vos forces et par tous les moyens. La Préparation pour le Service
Elevés sous la direction sage et aimante d'une vraie famille,
les enfants n'ont aucun désir de chercher ailleurs les plaisirs Ce but doit toujours être présent à la pensée des parents
et la compagnie. Le mal ne les attire pas. L'esprit qui prévaut et des éducateurs. Nous ne savons pas dans quel domaine
à la maison façonne leur caractère ; ils prennent des habitudes nos e~fants pourroqt se rendre utiles. Ils passeront peut-être
et des principes qui les défendront avec force contre la ten leur v1e dans le cercle de la famille ; ou bien ils embrasseront
tation lorsqu'ils auront quitté la maison et pris leur place une carrière ; ou encore, ils iront annoncer l'Evangile dans
dans le monde. les pays païens. Mais tous sont appelés indifféremment à être
Les enfants, aussi bien que les parents, ont des devoirs des ~issi~nnaires pour Dieu et des ministres de sa grâce.
importants à remplir dans la famille. On doit leur enseigner Dieu aime les enfants et les jeunes gens, avec leurs talents
qu'ils font partie de l'association. Ils y sont nourris, vêtus, tout neufs, leur énergie et leur courage, leur sensibilité tou-
soignés et aimés, et ils devraient reconnaître ces nombreux j~u:s en éveil. Il désire les mettre à l'unisson avec ses agents
bienfaits en portant leur part des fardeaux de la famille et divms par une éducation qui leur permette de servir le Christ
en aidant de leur mieux à la rendre heureuse. d'une manière désintéressée. Le Christ dit de ses enfants
Les enfants sont quelquefois tentés de s'impatienter sous de tous les temps comme de ses premiers disciples : « Comme
le mors; mais plus tard, ils béniront leurs parents pour les tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans
soins fidèles et la vigilance éclairée qui les ont gardés et le monde,.» 1 pour être des représentants de Dieu, pour révéler
guidés dans leurs années d'inexpérience, son Esprit, pour manifester son caractère, pour accomplir
son œJ.IVre.

(283)
284 RAYONS DE SANTÉ L'ÉDUCATION ET LES MISSION~!> 285
Nos enfants se tiennent, pour ainsi dire, à la croisée des qu'elle devienne tout ce qu'Il a voulu qu'elle pût devenir, et
chemins. De tous côtés les attirances du monde les invitent qu'elle fasse de son mieux avec les forces qu'Il lui q données.
à ·l'indulgence envers eux-mêmes et tendent à les éloigner du La vie est mystérieuse et sa-
sentier tracé aux rachetés du Seigneur. Le choix qu'ils font crée ; elle est la manifestation de
dtt:ermine si leur vie doit être une bénédiction ou une malé- Dieu lui-même, la source de toute
diction. Débordants d'énergie, anxieux d'essayer leurs forces, vic. Les occasions qu'elle offre
ils doiyent trouver une issue à leur vie surabondante. Ils seront sont précieuses et devra ient être
actifs, soit pour le bien soit pour le mal. mises à p rofit avec zèle. Une fois
La Parole de Dieu ne réprime pas l'activité, mais la guide. passées, elles sont perdues pour
Dieu ne demande pas à la jeunesse d'être moins ambitieuse. toujours.
Les traits de caractère qui mènent au succès et aux honneurs Dieu place devant nous 'l'éter-
parmi les hommes - le désir irrésistible d'un bien plus grand, nité avec ses réalités solennelles
une volonté indomptable, une application passionnée, une per- et Il nous permet d'entrevoir des
sévérance infatigable - ne doivent pas être découragés. Par certitudes immortelles, impérissa-
la grâce de Dieu, ils doivent être dirigés vers un but aussi bles. Il nous offre des vérités
élevé au-dessus des intérêts de ce monde que les cieux sont ennoblissantes, afin que nous avan-
élevés au-dessus de la terre. cions dans un chemin sûr, à la poursuite d'un objet digne de
C'est .à nous, parents et chrétiens, qu'il incombe de mettre tous nos efforts.
nos enfants sur la bonne voie. Nous devons les guider avec Dieu voit dans la toute petite semence qu'Il a lui-même
sagesse et tendresse dans les sentiers du ministère chrétien. formée, la fleur magnifique, l'arbuste ou l'arbre immense. Il
Nous avons contracté avec Dieu l'obligation sacrée de former voit de même les possibilités de cha-
n!Qs enfants à Son service. Notre premier devoir est de les que être humain. Nous sommes · ICI-
entourer d'influences qui les amènent à choisir une vie de bas pour atteindre un but. Dieu · nous
service et de leur donner les instructions nécessaires. « Dieu a révélé le plan se- Ion lequel Il:. veut
a tant aimé ... qu'Il a donné, » « donné son Fils unique » afin que nous vi vions, et II nous d c rn ande
que nous ne périssions point, mais que nous ayons la vie d'atteindre le plus haut développement.
éternelle. 2 Le « Christ.. . nous a aimés ... et s'est donné Lui- Il désire que nous accroissions sans cesse notre sainteté
même; .. pour nous. » 3 Si nous aimons, nous donnerons. « Non notre bonheur et notre utilité. Nous avons tous des talents'
pour être servi, mais pour servir, » ~ telle est la grande leçon dons sacrés, que nous devons app rendre à apprécier comm~
que nous devons apprendre et enseigner. venant de Dieu, et à faire fructifier convenablement. Il veut
Que ·la jeunesse soit pénétrée de la pensée qu'elle ne que la jeunesse cultive ehaque puissance de son être et exerce
s'·a ppartient pas; elle appartient au Christ; elle est rachetée activement chacune de ses facultés. II désire qu'elle jouisse
par son sang, gagnée par son amour. Elle vit parce que sa de tout ce qui est utile et p r écieux dans la vie,
puissance la soutient. Son temps, ses forces, ses capacités vivant dans le bien, faisant le bien, et s'amassant
soht siennes, pour être développées et employées à son service. un trésor céleste pour la vie à venir.
Après. les anges, la famille humaine, formée à l'image L'ambition de la jeunesse devrait être d'excel-
divine, est la plus noble des œuvres de Dieu. Dieu désire ler en tout ce gui est élevé, noble et désintéressé.
286 RAYONS DE SANTÉ L'ÉDUCATION ET LES MISSIONS 287
Que le Christ soit le modèle auquel elle veut se conformer, Jésus fut instruit à la maison. Sa mère fut son premier
qu'elle chérisse la sainte ambition que révéla sa vie, celle éducateur. C'est de sa bouche et des écrits des prophètes qu'il
de laisser le monde meilleur pour y avoir vécu. Telle est apprit les choses célestes. Il vivait dans une famille d'artisans
l'œuvre à laquelle elle est appelée. et prenait joyeusement et
fidèlement sa part des far-
Un large Fondement deaux de la famille. Lui
qui avait gouverné les cieux
La plus haule de toutes les sciences, c'est celle du salut fut un serviteur dévoué, un
des âmes. L'œuvre la plus élevée à laquelle l'homme puisse fils obéissant et aimant. JI
aspirer est celle de gagner des âmes du péché à la sainteté. apprit un métier, et travailla
Pour accomplir cette œuvre, il faut poser des ifondations de ses mains, avec
larges et profondes, avoir des connaissances étendues et une Joseph, dans un ate-
.éducation qui exige des parents et des maîtres des pensées lier de charpentier.
et des efforts que la simple instruction dans les sciences cou- Vêtu comme
rantes ne demande pas. Il faut quelque chose de plus que la un ouvner,
culture de l'intelligence. L'éducation n'est pas complète si le il passait
corps, l'esprit et le cœur ne sont pas aussi éduqués. Le carac- dans les rues
tère doit être soumis à une discipline qui le développe pleine- de la petite
ment. Les facultés intellectuelles et physiques doivent être ville, en al-
cultivées et exercées judicieusement. C'est un devoir de culti- lant à son
ver et d'exercer toutes les puissances qui nous permettent d'être travail et en
pour Dieu des ouvriers plus efficaces. rentrant chez
La véritable éducation s'adresse à l'être tout enlier; elle lui.
enseigne le véritable usage que l'on doit faire de soi-même; Les gens
elle nous permet de tirer le meilleur parti possible du .cerveau, de cette épo-
des os, des muscles, du corps, de l'esprit ct du cœur. Les que éva-
facultés de l'esprit étant les puissances dominantes, doivent luaient les
gouverner le corps. Les appétits naturels et les passions .doi- choses par
vent être soumis à la conscience et aux affections spirituelles. leur appa-
Le Christ se tient à la Lêle de l'humanité, et son désir est de rence exté-
La mère de Jésus [ut son premier instructeur.
nous conduire, si nous Le servons, dans les sentiers élevés rieure. La
et saints de la pureté. Par l'opération merveilleuse de sa religion, ayant décliné en puissance, avait augmenté en pompe.
grâce, nous devenons parfaits en Lui. L'esprit de l'homme est
mis en contact avec l'Esprit de üieu, et ce qui est limité est Il Les éducateurs de ce temps cherchaient à s'attirer le respect
par l' Gstentation et le faste. La vie de Jésus offrait un contraste
mis en relation avec l'infini. L'effet d'une telle communication complet avec cet état d'esprit, elle démontrait la vanité de ces
sur le corps, sur l'esprit et sur l'âme, dépasse toute compré- choses que les hommes regardaient comme essentielles. Il ne
hension. fréquenta pas les écoles de son temps, qui magnifiaient ce qui
288 RAYONS DE SANTÉ L'ÉDUCATION ET LES MlSSIONS :âl9
est petit et ~apetissaient ce qui est grand. Son éducation avait L'Ecole
été obtenue aux sources indiquées par le ciel, dans un travail
·utile, dans l'étude des Ecritures ou de la nature, dans les L'éducation dans la famille doit être complétée par elle
expériences de la vie, tous livres divins, débordant d'enseigne- de l'école. Le développement de l'être tout entier, physique,
ments pour ceux qui s'en servent : mental et spirÏLuel, doit être constamment en vue.
i< Le petit enfant grandissait et se Le don de soi-même pour le -service des autres, par amour
fortiflait; il était rempli de sagesse, et pour le Christ, même s'il s'agit des petites choses de la vie
la grâce de Dieu était sur lui. » 5 est la puissance qui peut le mieux former le caractère et
Ainsi préparé, il s'engagea dans sa orienter la vie vers un but utile et désintéressé. Eveiller cet
mission · en exerçant sur les hommes esprit, l'encourager, le diri-
avec lesquels il entrait en contact une ger, voilà quelle est la lâche
influence bénissante et une puissance des parents et des maîtres de
de transformation dont le monde n'avait l'enfant. Aucune œuvre plus
jamais encore été témoin. importante ne pouvait leur
être confiée. L'esprit de ser-
L'Education à la Maison vice est l'esprit du Ciel, et
les anges coopèrent à tous
La maison est la première école de les efforts qui cherchent à
l'enfant, et c'est là que doivent être le développer.
posées les bases d'une vie de service.
Une telle éducation doit
Les principes n'en seront pas enseignés
être fondée sur la Parole de
en théorie seulement ; ils doivent for-
Dieu. Elle seule en donne
mer le fonds même de tout ce qu'~n
les principes dans toute leur
apprend pendant la vie.
plénitude. La Bible doit être
On devrait enseigner très tôt à l'en- On devrait assigner à l'entant des
la base de l'étude et de l'en- devoirs dans la m aison.
Jésus passait dans les fant à se rendre utile. Aussitôt que s~
rues, o~;;rer. comme un force et sa raison ·sont a:;sez . dévelop· seignement. La connaissance
essentielle est la connaissance de Dieu et de Celui qu'Il a
pées, on doit lui assigner des devoin
envoyé.
dans la maison. Il doit être encouragé
Chaque enfant devrait connaître l'habitation physique que
à aider à son père ou à sa mère, à faire passer les joies el
Dieu lui a donnée et les lois qui président à son maintien en
les préférences des autres avant les siennes, à rechercher les
état de santé. Tous doivent avoir de solides notions des prin-
occasions d'encourager et d'assister ses frères, ses sœurs, et
cipales branches de la connaissance humaine. On devrait aussi
ses camarades, et à témoigner de la bonté aux vieillards, aux
leur apprendre un métier, afin d'en faire des hommes et des
malades et aux infortunés. Plus l'esprit de service sera répandu
femmes de sens pratique, préparés pour les devoirs de la vie
dans la famille, plus il se développera dans la vie des enfants.
journalière. A cela il faut ajouter un enseignement théorique
Ceux-ci apprendront à trouver de la joie dans le service et
et pratique des différentes branches de l'œuvre missionnaire.
dans le sacrifice pour le bien des autres.
19
L'ÉDUCATION ET LES !\liSSIONS 291
RAYONS DE SANTÉ
290
Beaucoup de ceux qui vont à l'école pour se préparer à
Apprendre en enseignant un ministère d'abnégation se laissent absorber par de.s études .
profanes, et finissent par ambitionner les distinctions scolaires
Que les jeunes gens avancent aussi vile ct aussi loin que
et une position et des honneurs dans le monde. Ils perdent
possible dans l'acquisition des connnissanccs. Elargissez leur
champ d'études pour l'adapter à leurs capacités intellectuelles. de vue le but pour lequel ils sont entrés à l'école, et ils
Tout en apprenant, qu'ils fassent part de leurs connaissances. consacrent leur vic à des tr·avaux égoïstes· et mondains. Souvent,
C'est ainsi que leur esprit s'affermira et se disciplinera. C'est ils acquièrent des habitudes qui ruinent leur vie présente et
l'usage que l'on fait de ses connaissances qui détermine la future.
valeur de l'éducation reçue. Dépenser beaucoup de temps à En général, les hommes et les femmes qui ont des idées
l'étude, sans s'efforcer de communiquer ce qu'on a appris, est larges, des buts altruistes, de nobles aspirntions, doivent ces
plus souvent un obstacle qu'une aide au dévelop?ement ré:l. caractéristiques aux influences auxquelles ils ont été soumis
Il faut apprendre à la maison et à l'école la mamère de fa~re pendant leur jeune âge, et aux fréquentations qui ont contribué
part des connaissances acquises. Quelle que soit sa vocation, au développement de ces qualités. Dieu avait fait comprertdre
l'homme doit être toute sa vie un étudiant et un maître. à Israël l'importance de surveiller attentivement les compagnies
Ainsi, il pourra avancer continuellement, comptant . sur Celui que choisissent les enfants. Toutes les ordonnances relatives à
qui est infini en sagesse, qui peut révéler les seercts et la vie civile, religieuse et sociale avaient en vue de préserver
résoudre les problèmes les plus di[(]ciles, lorsqu'on s'adresse les enfants des mauvaises influences et de les instruire dans
les principes et les préceptes de la loi de Dieu. Les exemples
à Lui avec foi.
donnés à la nation au commencement de son existence étaient
de nature à impressionner profondément tous les cœurs. Avant
1nfluence des Compagnies
que le dernier jugement ne fondit sur les Egyptiens et ne fît
La Parole de Dieu prête une grande importance à l'in- mourir leurs premiers-nés, Dieu commanda à ses adorateurs
fluence des compagnies, même chez les adultes. Combien plus de réunir leurs enfants dans leurs propres maisons. Les lin-
puissante n'est-elle pas sur l'esprit et le caractère des enfants teaux des portes devaient être mnrqués de sang, et tous devaient
et de la jeunesse· ! La compagnie qu'ils fréquentent, les prin- se placer sous la protection de cc signe. De même aujourd'hui, .
cipes qu'ils adoptent, les hal:itudes qu'ils forment décideront les parents qui aiment ct craignent Dieu doivent garder leurs
de leur utilité ici-bas et de leurs intérêts éternels. enfants sous le « signe de l'alliance », la protection des
C'est un fait déplorable et qui devrait émouvoir le cœur influences sacrées du sang rédempteur du Christ.
des parents, que dans la plupart des écoles et des collèges,
où l'on envoie les enfants pour qu'ils y acquièrent une culture Séparation
et une discipline intellectuelle, les influences qui prévalent
déforment le caractère, détournent l'esprit des buts réels de Le Christ dit de ses disciples : « Je leur ai donné ta Parole
la vie et dégradent la moralité. Par le contact avec des cama- et... ils ne sont pas du monde' comme je ne· suis pas d~
rades incrédules, dissipés et corrompus, beaucoup de jeunes monde. >> 6
gens perdent leur simplicité et leur pureté, leur foi en Dieu (( Ne VOliS conformez pas au présent siècle, )) no'u s recom-
et l'esprit d'abnégation que des parents chrétiens leur avaient mande le Seigneur, « mais soyez transformés par le renouvel-
inculqué avec persévérance et prière. lement de votre esprit. » 1
29~ RAYO:\'S DE SANTÉ L'ÉDUCATION ET LES MISSIONS 2!)3
« Ne vous mettez pas sous un joug étranger en vous Le Christ dit de ses premiers disciples et de tous ceux qui
unissant aux infidèles. Car quelle association peut-il y avoir croiraient en Lui par leur parole : « Je leur ai donné la gloire
entre la justice et l'iniquité ? Que peut-il v avoir ùe ~o~mun que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un, comme nous sommes
entre la lumière et les ténèbres ?... Et comment reumr le un : moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaits dans
temple de Dieu ct les idoles ? Car nous sommes le temple d~ l'unité, et que le monde connaisse que c'est toi qui m'as
Dieu vivant comme Dieu l'a dit : « J'habiterai et je marcherai envoyé, ct que lu les as aimés, comme tu m'as aimé. >> 15
~u milieu d;eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ... Merveilleuses paroles, presque au-dessus de la portée de
C'est pourquoi, la foi ! Le Créateur de tous les mondes aime ceux qui se
donnent à son service comme Il aime son propre Fils. Ici
Sortez du milieu d'eux, séparez-vous d'eux
Et ne touchez point à ce qui est impur...
Et je vous accueillerai :
Je serai "otre Père
Et vous serez mes fils et mes filles,
Dit le Seigneur tout-puissant. 8

Bénédictions promises
« Réunissez les enfants. » 9 « J c fais connaître les ordres
de Dieu et ses lois. » 10
« C'est ainsi que mon nom reposera sur les enfants d'Israël;
et moi, je les bénirai. » 11
« Alors tous les peuples de la terre verront que le nom
12
de l'Eternel est invoqué sur toi, et ils te cràindront. » Une fam ille de missionnaires.

La partie survivante de Jacob sera, au milieu de même, et maintenant, sa faveur repose sur nous en mesure
[nombreux peuples,
Comme une rosée qui vient de l'Eternel, abondante. Il nous a donné la lumière et la majesté du ciel,
Comme les gouttes de pluie sur le gazon, ct Il en a répandu tous les trésors en nous donnant Jésus.
Lequel n'attend rien de l'homme, i\on seulement Il nous a promis des choses merveilleuses pour
Et n'espère rien des enfants des hommes. 13 la vic à venir, mais Il nous fait dans cette vie des dons prin-
ciers. Comme sujets de sa grâce, Il désire nous voir jouir de
Nous somm es considérés comme appartenant à Israël. tout ce qui ennoblit et élève nos caractères. Il désire revêtir
Toutes les instructions qui lui furent données autrefois concer- la jeunesse de la puissance d'En-Haut, afin qu'elle puisse
nant l'éducation des enfants, toutes les promesses de béné- prendre rang sous la bannière sanglante de Christ, pour tra-
diction faites à ceux qui seraient soumis sont pour nous. vailler comme Il a travaillé, pour conduire les âmes dans de
C'est à nous que Dieu dit : « Je te bénirai, ... et tu seras sûrs sentiers, pour affermir les pas de beaucoup sur le Rocher
une bénédiction. >> 14 des siècles.
2ü4 RAYONS DE SANTÉ L'ÉDUCATION ET LES MISSIONS 295
Je donnerai fidèlement à mes fils la rétribution qui leur
Déclarations divines Et je ferai avec: eux une alliance éternelle. . [est due
Leur race sera renommée parmi les nations
Tous ceux qui cherchent à travailler en harmonie avec le Et leur postérité parmi les peuples ;
plan d'éducation de Dieu jouiront continuellement de sa grâce Tous ceux qui les verront reconnaîtront
et de sa puissance protectrice. Il dit à chacun : « Portifie-toi et
Qu'ils sont une race bénie de l'Eternel...
prends courage. Ne t'épouvante pas et ne t'affraie point; car En effet, de même que la terre fait pousser les plantes,
l'Eternel, ton Dieu, est avec toi. » « Je ne te laisserai point De même qu'un jardin fait germer ses semences,
et je ne t'abandonnerai point. >> 16 Ainsi le Seigneur, l'Eternel, fera germer la justice
Et la louange à la face de toutes les nations. 111
De même que la pluie et la neige, Au lieu que tu étais délaissée,
Une fois descendues des cieux, n'y retournent pas Haïe et solitaire,
Avant d'avoir arrosé et fécondé la terre, Je ferai de toi l'orgueil des siècles,
Et d'en avoir fait pousser les germes, La joie de toutes les générations ...
Pour donner de la semenc·e au semeur et du pain à celui Et tu sauras que moi, Jéhovah, je suis ton Sauveur,
[qui mange, Et que le Puissant de Jacob est ton Rédempteur...
Ainsi en est-il de ma parole : une fois qu'elle est sortie de
Elle ne revient pas à moi sans effet, [ma bouche Et. je te donnerai pour gouverneurs la paix,
Sans avoir réalisé ce que j'ai voulu Pour magistrats la justice.
Et accomplir l'œuvre pour laquelle je l'ai envoyée. On n'entendra plus parler de violenc-e dans le puys,
Car vous reviendrez pleins de joie ; De ravage ni de ruine dans tes frontières
C'est dans la paix que vous serez ramenés de l'exil. Tu appelleras tes murailles, Salut,
Devant vous, montagnes et collines éclateront en cris Et tes portes, Louanges.
[d'allégresse,
Et tous les arbres des champs battront des mains. Le soleil ne sera plus ta lumière pendant Je jour,
Là où croissaient les buissons s'élèvera le cyprès, Et la ~June ne t'éclairera plus de son flambeau
Et à la place de l'épine croîtra le myrte. Jéhovah sera pour toi une lumière éternelle,
Ce sera pour l'Eternel un titre de gloire, · Et ton Dieu sera ta gloire.
Un monument éternel, qui ne sera jamais détruit. 17 Ton soleil ne se couchera plus ;...
Et les jours de ton deuil seront passés.
Dans le monde entier la société est en désordre, et une
Ton peuple ne comptera que des justes,
transformation radicale s'impose. L'éducation donnée à notre Et ils posséderont le pays pour toujours,
jeunesse est le seul remède efficace à la disposition de la Eux le rejeton que j'ai planté,
20
société. L'ouvrage de mes mains, créés pour ma gloire.

Ils rebâtiront les ' antiques ruines ;


Ils relèveront les décombres du pas'sé
Ils rétablir(mt les · villes. détruites, ·
Les décombres des anciens âges. ·
On vous nommera les ministres de notre Dieu ;.. .,
Et v~us obtiendrez pour lot une JOie éternelle.
Car moi, l'Eternel, j'aime la droiture. 18
La véritable Connaissance de Dieu

COMME notre Sauveur, nous sommes dans ce monde pour


servir Dieu, pour Lui ressembler dans notre carnclère et
pour Le révéler au monde par notre vie. Si nous voulons être
ouvriers avec Dieu, et devenir semblables à Lui, il est indis-
pensable que nous Le connaissions tel qu'Il est, c'est-à-dire tel
qu'Il se révèle Lui-même.
La connaissance de Dieu est le fondement de toute vraie
éducation et la base de tout vrai service. Elle est la seule
sauvegarde réelle contre la tentation. C'est elle seule qui
harmonise notre caractère avec celui de Dieu.
Cette connaissance est nécessaire à tous ceux qui travaillent
pour le relèvement de leurs semblables. La transformation du
caractère, la pureté de la vie, l'efficacité du service, la fidélité
à des principes rationnels, tout cela dépend d'une connaissance
exacte de Dieu. Cette connaissance constitue la préparation
essentielle à cette vie et à la vie à venir.
« Le commencement de la sngesse est la crnintc de
l'Eternel. » 1
En connaissant Dieu, nous recevons « tout ce qui regarde
à la vic ct à la piété. » 2
« C'est ici la vie éternelle, dit Jésus, qu'ils te connaissent,
toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.» 3

{297)

298 UAYONS DE SANTÉ
LA VÉRITABLE CONNAISSANCE DE DIEU 299
Ainsi parle l'Eternel :
Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse ;
Que le fort ne se glorifie pas de sa force,
Et que le riche ne se glorifie pas de sa richesse.
Mais que celui qui se glorifie, se glorifie
De ce qu'il a de l'intelligence et de ce qu'il me connaît,
Moi, l'Eternel, qui exerce la miséric·orde,
Le droit et la justice sur la terre ;
Car c'est dans cette science-là que je mets mon plaisir,
[dit l'Eternel. 4

Nous avons besoin d'étudier les révélations que Dieu a


ionnées de Lui-même.

Réconcilie-toi donc avec lui ;


Tu seras en paix et le bonheur te sera rendu.
Reçois de sa bouche l'instruction
Et recueille ses paroles dans ton cœur...
Le Tout-Puissant sera ton or...

Oui, alors tu feras tes délices du Tout-Puissant


Et tu pourras élever ton visage vers Dieu.
Le roulement même du tonnerre proclame les louanges de Dieu.
Tu supplieras, et il t'exaucera
Et tu t'acquitteras de tes vœux.
Si tu formes un dessein, il te réussira, l'ouvrage du Grand Artiste. Où que nous nous tournions, nous
Et la lumière resplendira sur ta route. pouvons entendre la voix de Dieu ct voir des prcuv.cs de sa
Quand on aura humilié quelqu'un, tu diras : « Qu'il
[soit élevé ! » bonté.
Dieu viendra au secours de celui qui avait les yeux baissés. 5 Du roulement solennel du tonnerre et du mugissement
incessant de l'océan, jusqu'aux chants joyeux qui remplissent
Dieu révélé dans la Nature la forêt de mélodies, les mille voix de la nature chantent ses
louanges. Sur la terre, dans la mer et dans le ciel, dans la
« Ses perfections . invisibles, sa puissnnce éternelle ct sa variété des teintes et des couleurs, dans les contrastes splen-
divinité se voient comme à l'œil depuis ln créntion du monde, dides ou les nuances harmonieuses, nous contemplons sa
qunnd on les considère duns ses ouvrages. » 6 gloire. Les collines éternelles nous parlent de sa puissance.
Les choses de ln nature que nous contemplons maintennnt, Les arbres, qui agitent au soleil leur vert feuillnge, et les
ne donnent qu'une faible idée de ln gloire de l'Eden. Le péché fleurs d'une benuté délicate, révèlent le Créateur. Le tapis
n défiguré la bcnuté de la terre ; sur toutes choses on en peut d'herbe qui couvre le sol parle des soins de Dieu pour ses
voir les stigmates. Cepcndnnt, il reste beaucoup de merveilles. plus humbles créatures. Les profondeurs de la terre et de ln
Ln nnture témoigne qu'un Elre infini en puissnncc, grnnd en mer découvrent ses trésors.· Celui qui a placé les perles dans
bonté et en nmour, n créé la terre ct l'a remplie de vie ct de l'océan et les pierres précieuses parmi les rochers, aime la
bonheur. Même dans leur flétrissure, toutes; choses révèlent beauté. Le soleil qui s'élève dans les cieux représente Celui
LA VÉRITAilLE CONNAISSANCE DE DIEU 301
300 RAYONS DE SANTÉ

quelques savants le pensent, un principe omhipréscnt ou une


qui est la vic cl la lumière de tout ce qu'Il a fait. Toute la
énergie agissante. Dieu est un esprit ; cependant IL est un
beauté qui orne la terre ct illumine le ciel parle de Dieu.
être personnel; car c'est ainsi qu'Il se révèle Lui-même :
Sa splendeur illumine les c:ieux. 1
Mais l'Eternel est le vrai Dieu ;
La terre est pleine de tes richesses. 8 Il est le Dieu vivant, le Roi éternel...
Ils disparaîtront de dessus la terre et de dessous les cieux,
Le jour en parle au jour, Ces dieux qui n'ont fait ni les cieux, ni la terre.
Et la nuit en donne connaissance à la nuit.
Ce n'est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Il n'en est pas ainsi de celui qui est l'héritage de Jac:ob,
On n'entend pas leur voix ... Car c'est Lui qui a créé toute chose.
î.epcndant leurs accords parcourent la terre entière
El leurs nccenls vont jusf]u'aux extrémilés r11 1 mnndf'. g
C'est l'Eternel qui a créé la terre par sa puissance,
Affermi Je monde par sa sagesse,
Etendu les cieux par son intelligence. 10

La Nature n'est pas Dieu


L'ouvrage de Dieu dans la nature n'est pas Dieu lui-même.
Les choses de la nature expriment la puissance et le caractère
de Dieu, mais nous ne devons pas les confondre avec Dieu
lui-même. Les talents artistiques de l'homme produisent de
belles œuvres, qui réjouissent les yeux et nous révèlent un
peu de la pensée de Celui qui les a faites; mais l'œuvre n'est
pas l'artiste. Ce n'est pas l'œuvre, mais c'est l'artiste qu'on
félicite. De même, bien que la nature soit une expression de
la pensée divine, ce n'est pas la nature mais le Dieu de la
nature qui doit être loué.

Venez, prosternons-nous, inclinons-nous ;


Fléchissons les genoux devant J'Eternel, qui nous a créés. 11

En sa main sont les abîmes de la terre ;


!\. lui sont les montagnes les plus élevées.
Les collines éternelles nous parlent de sa puissance. A lui appartient la mer, - car c'est lui qui l'a créée
Ainsi que la terre, qui est l'œuvre de ses mains. 12
Toutes choses parlent de ses soins paternels ct de son
L'Eternel a créé les Pléïades et Orion ;
désir de voir ses enfants heureux. Il change en aurore du matin les plus sombres ténèbres
Et le jour en nuit profonde. 13
Un Dieu personnel
C'est lui, en effet, qui a c:réé les montagnes et qui a
La puissance extraordinaire qui opère dàns la nature et [créé le vent.
qui fait subsister toutes choses n'est pas simplement, comme C'est lui qui fait coimaître à l'homme sa propre pensée. 14
302 RAYONS DE SANTÉ LA VÉRITABLE CONNAISSANCE DE DIEU 303
Le Seigneur a bâti ses sublimes demeures sur la vot1le mises en action. Le cœur, les artères, les veines, la langue,
[des cieux,
Dont les fondements reposent sur la terre. les mains, les pieds, les sens, les facultés de l'esprit, tout
s'anima, et fut assujetti à certaines lois. L'homme devint une
Il appelle les eaux de la mer âme vivante. Par le Christ, la Parole, un Dieu personnel créa
Et les répand sur la surface de la terre l'homme et le revêtit d'intelligence et de force.
L'Etgrnel est son nom. 15
La substance dont nous avons été constitués dans le secret
La Création de la Terre ne lui a pas été cachée. Ses yeux l'ont vue, alors qu'elle
n'était encore qu'un embryon, et tous nos membres furent alors
La création ne peut être expliquée par la science. Quelle inscrits dans son livre, a lors qu'aucun d'eux n'existait encore.
science pourra jamais sonder le mystère de la vie ? Dieu ordonna qu'au-dessus des espèces inférieures, l'homme,
« C'est par la foi que nous savons que le monde a été le couronnement de la création, exprimât sa pensée et révélât
formé par la parole de Dieu ; en sorte que les choses qui se sa gloire. Mais l'homme ne doit pas s'exalter comme Dieu.
voient ne proviennent pas de choses visibles. » 16
Faites monter vos cris d'allégresse jusqu'à l'Eternel !
C'est moi qui produis la lumière, et qui crée les ténèbres ... Vous tous, habitants de la terre !
C'est moi, l'Eternel, qui ai fait toutes choses ... Servez l'Eternel avec joie ;
C'est moi qui ai fait la terre Venez devant lui avec des cris d'allégresse.
Et qui ai créé l'homme qui l'habite ;
Ce sont mes mains qui ont déployé les cieux Sachez que l'Eternel est Dieu :
Et c'est moi qui commande .à leur armée. 17 C'est Lui qui nous a créés ; nous sommes à Lui .
Nous sommes son peuple et le troupeau dont il est
Je les appelle, et les voici qui paraissent tous ensemble. u [le berger.

Pour créer la terre, Dieu ne se servit pas d'une matière Entrez dans son temple avec des actions de grâces,
Dans ses parvis avec la louange
préexistante. « Car il parle, et la chose existe ; il commande, Célébrez-le, bénissez son nom. 2 o
et elle paraît. >> 19 Toutes choses, matérielles ou spirituelles, se
présentèt;ent à la yoix du Seigneur et furent créées pour le Exaltez 1'Eternel, notre Dieu,
Et prosternez-vous devant sa montagne sainte ;
but qu'Il s'était proposé. Les cieux et toute leur armée, la terre Car l'Eternel, notre Dieu, est saint. 2 1
et tout ce qu'elle contient vinrent à l'existence par le souffle
de sa bouche. Les Lois de la Nature, Servantes de Dieu
Dieu maintie.nt et emploie cons.t amment à son service les
La Création de l'Homme
choses qu'Il a faites. Il opère par les lois de la nature en les
L'action d'un Dieu personnel se manifesta à la création de employant comme ses instruments. Ces lois n'agissent pas par
l'homme. Lorsque Dieu eut fait l'homme à Son image, la elles-mêmes. Les œuvres de la nature témoignent de la présence
forme humaine était parfaite, mais elle était sans vic. Alors, intelligente et active d'un Etre qui fait mouvoir tontes choses
un Dieu personnel, existant par Lui-même, sou rfla dans cette au gré de Sa volonté.
forme un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant et
0 Eternel,
intelligent. Toutes les parties de l'organisme humain furent Ta parole subsiste à toujours dans les cieux
304 RAYONS DE SANTÉ LA VÉRITABLE CONNAISSANCt: DE DIEU 305
Ta fidélité dure d'âge en âge. L es Soins providentiels
Tu as fondé la terre, et elle demeure ferme.
Tout subsiste aujourd'hui selon tes lois La Bible nous montre Dieu dans un lieu saint et' élevé,
Car toutes choses te servent. 22 non pas dans un état d'inactivité, non pas dans le silence et
L'Eternel fait tout ce qui lui plaît la solitude, mais entouré de myriades d'anges qui attendent
Dans les cieux et sur la terre, l'expression de ses volontés. Par ses messagers, Il se tient en
Dans les mers et dans tous les abîmes. 23
communication active avec toutes les parties de son royaume .
Il est partout présent par Son Esprit. Par l'intermédiaire de
Il a commandé, et elles ont été créées. ccl Esprit el de ses anges, Il vient en nide aux enfants des
II les a établies pour toujours, à perpétuité ,
Il leur a donné une loi qu'elles ne violeront point. 24 hommes.
Il est assis sur son trône, au-dessus de l'agitation de notre
Ce n'est pas en vertu d' une puissance inhérente que la terre terre ; toutes choses sont exposées à sa vue ; et du haut de
procluil chaqnc année ses r écoltes et continue sa marche autour sa majestueuse et sereine éternité, Il ordonne ce que sa pro-
du soleil. La main de l'Elre Infini b guide constamment. C'est vidence voit de meilleur.
la puissance de Dieu, s'exerçant continuellement, qui main- La voie de l'homme ne dépend pas de lui
tient la position et la rotation de la terre. C'est Dieu qui fait Et il n'est pas au pouvoir de l'homme qui marche de
lever le 5oleil. C'est Lui qui ouvre les fenêtres des cieux [diriger ses pas. 2 r
pour donner la pluie. Confie-toi en l'Eternel de tout lon cœur ;...
Pense à Lui dans toutes tes entreprises,
Il fait tomber la neige comme de la laine, Et Il aplanira tes sentiers. 2s
Et répand le givre comme de la cendre. 25 L'Eternel a les yeux sur ceux qui le craignent
Au son de sa voix, les eaux s'amassent dans les cieux Sur ceux qui espèrent en sa grâce ; '
Il fait monter les nuages de l'extrémité de la terre, Aussi les délivrera-t-Il de la mort :
Il fait brill~r les éc:lairs au milieu de la pluie ; II les fait vivre, même en temps de famine. 2v
II tire les vents de ses trésors. 26
0 Dieu, que ta bonté est précieuse !
C'est par Sa puissance que la végétation croît, que chaque Aussi les fils des hommes se réfugient-ils à l'ombre
[de tes ailes. 3 o
feuille apparaît, que chaque fl eur s'épa nouit et que chaque
fruit se développe. Heureux l'homme qui a le Dieu de Jacob pour appui
Le fonctionnement du corps humain ne peut être entière- Et qui met son espoir en l'Eternel son Dieu ! 31
ment compris. Il présente des mystères que les plus intelligents 0 Eternel, la terre est pleine de ta bonté u
ne peuvent éclaircir. Ce n'est pas grâce à un mécanisme qui,
une fois mis en action, poursuit son travail, que le pouls bat Tu aimes Ia justice et l'équité. 3J

et que la respiration se produit. C'est en Dieu que nous Tu es l'espoir des extrémités de la terre et des mers
vivons et que nous avons notre être. Le cœur, le pouls, chaque [lointaines !. ..
nerf et chaque muscle d e l' organisme vivant sont maintenus C'est Dieu qui soutient les montagnes par sa force ·
Il est ceint de puissance. '
en ordre et en a ctivité par la puissan1~e d'un Dieu toujours Il apaise le grondement des mers, ...
présent. Et le tumulte des peuples. 3~
20
LA VÉR!TAllLE CONNAISS.\NCE DE DIEU 307
3oe RAYONS DE SANTÉ
parmi les hommes, afin de leur faire connaître leur Créateur
sans qu'ils fussent consumés. Depuis que le péché a mis une
barrière entre l'homme et son Dieu, personne n'a jamais vu
de Dieu que sa manifestation en Christ.
« Moi ct le Père, nous sommes un. » 39 « Nul ne connaît
le Fils si cc n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est
le Fils si ce n'est le Père, et nu 1 ne con nnîl le Père si ce n'est
Le Christ vint pour enseigner ce que Dieu désirait que
les humains connussent. Dans les cieux, sur la terre, dans les
eaux de l'océan, nous voyons les œuvres de Dieu. Toutes les
choses créées témoignent de sa puissance de sa sagesse et
de son amour. Cependant, les étoiles ou l'océan ne nous
apprennent pas à connaître la personne de Dieu telle qu'elle
est révélée en Christ.
Dieu vit qu'une révélation plus claire que celle de la nature
Jéhovah "[a iL tressaillir d'allégresse le Levant eL le Couchant». était nécessaire pour faire connaître sa personnalité et son
caractère. Il envoya son Fils dans le monde pour manifester
Tu fais tressaillir d'allégresse le Levant et le Couchant. autant que les hommes pourraient le supporter, la nature et
Tu couronnes l'année de tes biens les attributs du Dieu invisible.
35
Et, sur sa route, ton char répand l'abondance.
Révélé aux Disciples
L'Eternel soutient tous ceux qui tombent Etudions les paroles prononcées par le Christ dans la
Et il redresse tous ceux qui sont courbés ...
Toutes les créatures ont les regards tournés vers toi chambre haute la veille de la crucifixion. Son heure d'épreuve
Et tu leur donnes en temps opportun leur nourriture. approchait et Il cherchait à réconforter Ses disciples qui
Tu ouvres ta main devaient être si cruellement tentés et éprouvés.
36
Et tu rassasies à souhait tout être vivant. « Que votre cœur ne se trouble point, >> dit-Il ; (< croyez
en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures
La Personnalité de IJieu révélée en Christ dans la maison de mon Père; si cela n'était pas, je vous
Dieu s'est révélé en son Fils comme un Etre personnel. l'aurais dit. Je vais vous préparer une phcc . ..
Le rayonnement de la gloire du Père, est « l'empreinte même « Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas;
de sa personne. » 37 Jésus vint dans le monde, et remonta au comment en saurions-nous le chemin ? Jésus lui dit : Je suis
ciel comme un Sauveur personnel. C'est comme Sauveur per- le chemin, la vérité ct la vie; personne ne vient au Père que
sonnel qu'Il intercède en notre faveur dans les cours célestes par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon
devant le trône de Dieu. Il y ressemble « à un Fils de Père; et dès à présent, vous le connaissez, et vous l'avez vu ...
<< Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et
l'homme. » 38
• Le Christ, Lumière du monde, mit un voile sur la splendeur ce~a nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je

éclatante de sa divinité, et vint habiter comme un homme sms avec vous et tu ne m'as pas connu Philippe ! Celui qui
308 RAYONS DE SANTÉ
LA VÉRITABLE CONNAISSANCE DE DIEU 309
m'a vu a vu le Père. Comment dis-lu : Montre-nous le Père ?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en Le Témoignage de l'Ecriture
moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi- Les Ecritures indiquent clairement les relations qui existent
même· le Père qui demeure en moi, c'est lui qui accomplit entre Dieu et le Christ et font ressortir la personnalité de
ses pr~pres œu,vres. » n ' chacun.
Les disciples ne comprirent pas cependant les paroles de « Après avoir autr~fois parlé à nos pères, à plusieurs
Jésus relatives à son union avec Dieu. Beaucoup de ses ensei- reprises et de plusieurs manières, par les prophètes, Dieu
gnements étaient encore obscurs pour eux. Le Christ désirait ~ous a parlé dans ces derniers temps par le Fils .._., celui qui,
qu'ils eussent de Dieu une connaissance plus claire et plus étant le rayonnement de sa gloire et l'empreinte même de sa
distincte. Il dit : « L'heure vient où je ne vous parlerai plus personne, et soutenant toutes choses par sa Parole puissante,
2
en similitude, mais où je vous p::lrlerai du Père ouvertement.» ~ et, qui après avoir accompli _la purification des péchés, s'est
· Au jour de la Pentecôte., lorsque les disciples reçurent le assis à la droite de la majesté divine, dans les lieux très
Saint-Esprit, ils compr-irent plus complètement les vérités que hauts; au.ssi est-il devenu ainsi d'autant supérieur aux anges,
le Christ avait exprimées dans ses paraboles. Beaucoup de qu'il a hérité d'un nom plus éminent. que le leur. Auquel des
ses enseignements, qui avaient été jusqu'alors des mystères, anges, en effet, Dieu a-t-il jnmais dit :
furent éclaircis. Mais les disciples ne virent pas, même alors,
Tu es mon Fils,
l'accomplissement complet de la promesse du Christ. Ils reçu - Je t'ai engendré aujourd'hui ... ?
rent toute la connaissance de Dieu qu'ils pouvaient supporter; Et encore :
mais l'accomplissement parfait de la ·promesse, que Jésus leur Je serai son Père
manifesterait le Père ouvertement, était encore pour l'avenir. Et il sera mon Fils ... ? u
Il en est de même aujourd'hui. Notre connaissance de Dieu est La personnalité du Père et du Fils ainsi que l'unité qui
partielle et imparfâite. Lorsque le · conflit sera terminé et que existe entre eux sont ~eprésentées au dix-septième chapitre
Jésus-Christ reconnaîtra devant Son Père ceux qui Lui amont de l'Evangile selon St-Jean, dans la prière sacerdotale : « Ce
été fidèles, et qui, dans un monde de péché, Lui auront rendu n'est pas seulement pour eux que je prie, mais aussi pour
témoignage, ils comprendront clairement ce qui est aujour- ceux qui croiront en moi par leur parole ; afin que tous soient
d'hui un mystère. un, comme toi, Père, tu es en moi, et que je suis en toi : afin
Le Christ prit avec Lui dans le ciel son humanité glorifiée. qu'eux ·aussi soient un en nous, pour que le monde croie que
A ceux qui Le reçoivent, Il donne la faculté de devenir les c'csl toi qui m'as envoyé. » 4 5
enfants de Dieu, pour que Dieu puisse enfin les recevoir L'unité qui existe entre le Christ et ses disciples ne détruit
comme siens et leur permettre d'habiter avec Lui pendant la personnalité d'aucun d'eux. Ils sont un, en intention, en
l'éternité. Si pendant cette vie ils sont loyaux devant Dieu, esprit, en caractère, mais non en personne. C'est ainsi que
ils pourront à la fin « voir sa face, et son nom sera sur leurs Dieu et le Christ sont un.
fronts. » 43 Et quel est le grand bonheur du ciel, sinon de
voir Dieu ? Quelle joie plus grande .peut avoir le pécheur Le Caractère de Dieu révélé en Christ
sauvé par la grâce de. Christ, sinon celle de contempler le En re~êla.r1t l'humanité, le Christ s'est unifié · a:vec' elle et
visage de Dieu et de Le connaître comme un Père ? a · fait connaître en même temps le Père Céleste aux pécheurs.
Celui qui avait été en la présence du Père dès le commence-
:no RAYONS DE SA:'\TÉ LA VÉRITADLE CONNAISSANCE DE DIEU 311

ment, qui devait être l'image même. du Dieu immortel, était La Gloire de la Croix
seul capable de révéler à .l'humanité le carnctère de la divinité. La plus sublime révélation de l'amour de Dieu se· trouve
Il fut en toutes choses scmblnble à ses frères. Sa chair était dans la croix. La langue ne peut dire sa signification pro-
comme la nôtre. Il eut fnim ct soif, et fut fatigué. Ses forces fonde. La plume ne peut la décrire , ni l'esprit de l'homme
se réparaient comme les nôtres par la nourriture et le som- la concevoir. En regardant à la croix du calvaire, on peut
meiL Il partngea le lot de l'humanité, et cependant Il était dire seulement : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a
le Fils innocent de Dieu. Il était sur la terre un étranger et donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne
un voyageur. Il était dans le monde, mais non pns du monde; périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. )) 5 "'
tenté et éprouvé comme les hommes et les femmes d'aujour- Le Christ, crucifié pour nos péchés, le Christ ressuscité
d'hui , mais vivnnL ce pendnnt snns péché. Tendre, compatissant, des morts, le Christ monté au ciel, telle est la science du
sympnthique, toujours rempli de · prévenance à l'égard des salut que nous devons apprendre et enseigner.
autres, Il représentait le caractère de Dieu et servait constam-
ment Son Pèr·e cl les hommes.
Ce fut le Christ...
Car l'Eternel m'a oint, dit-Il, Ce fut Lui qui, « étant en forme de Dieu, n'a pas voulu
Pour porter la bonne nouvelle aux humbles. se prévaloir de son égalité avec Dieu, mais qui s'est anéanti
Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, lui-même, prenant la forme d'un serviteur, et devenant sem-
Pour annoncer aux captifs la liberté, 46
blable aux hommes. Ayant paru comme un simple homme, il
s'est abaissé lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort,
EL le rec.o uvrement de la vue aux aveugles ; 47
même jusqu'à la mort de la croix. )) 55
Pour proclamer, de la part de l'Eternel, une année
« Jésus-Christ est celui qui est mort; bien plus, il est
[de grâce ;... ressuscité, il est à la droite de Dieu. )) 56 « Et c'est pour cela
Pour consoler les afiligés. 48 qu'il peut sauver parfnitement ceux qui s'approchent de Dieu
par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.)) 57
<< Aimez vos ennemis )), dit-Il, « et priez pour ceux qm << Nous n'avons pas un Souverain Sncriflcnteur qui ne
vous persécutent, afin que vous soyez les fils de votre Père puisse compatir à nos faiblesses, puisqu'Il :1 été tenté comme
qui est clans les ciet1x. >> 49 « Parce qu'Il est bon pour les nous en toutes choses, sans commettre nucun péché. >> " 8
ingrats ct pour les méchants. )) 50 « Car il fait lever son soleil Voici donc la sagesse infinie, l'amour infini, la justice
·sur les méchants et sur les bons, ct il fait pleuvoir sur les infinie, la miséricorde infinie, - la profond eur cio l:1 richesse,
justes et sur les injustes. )) 51 « Soyez miséricordieux comme de ln sagesse, ct de la connaissnnce de Diou. 59
votre Père est miséricordieux. )) 52
Le Don ineffable
Car les entrailles de la miséricorde de notre Dieu se C'est par le don du Christ que nous recevons chaque
[sont émues, bénédiction. C'est par son sacrifice que nous vient chaque jour
Et le &oleil levant nous a visités d'en haut, le flot intarissable de la bonté de Dieu. Chaque fleur, avec
Pour éclairer eeux qui sont assis dans les ténèbres et
[l'ombre de la mort, son -coloris délicat et son parfum, nous est donnée pour notre
Et pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. » 53 agrément à cause de · ce don ineffable. Le soleil et la lune
312 RAYONS DE SANTÉ . LA VÉRITABLE CONNAISSANCE DE DIEU 313
ont été faits par Lui. Il n'y a point d'étoile scintillant au « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme
firmament qui n'ait .été faite par Lui. Chaque goutte de pluie, dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transfor-
chaque rayon de lumi~r:e, déversés sur notre ingratitude, témoi- més' à son image, de gloire en gloire. >> 62
gnent de l'amour de Dieu en Christ. Nous recevons toutes Le Sauveur dit de sa propre vie : « J'ai gardé les com-
choses par le don ineffable du Fils unique de Dieu. Il fut mandements de mon Père. >> 63 « Il ne m'a pas laissé seul,
cloué à la. croix afin que toutes ses bontés pussent être répan- parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » 64 Ce que
dues sur les ouvrages de Dieu. Jésus a été dans la nature humaine, nous devons l'être aussi;
« Voyez quel amour le Père nous . a témoigné, que nous par 5a force, nôus devons vivre la vie noble et pure que le
soyons appelés enfants de Dieu. » 80 Sauveur a vécue.
Jamais on n'a appris, jamais oreille n'a entendu dire « C'est à cause de cela, >> dit Paul, « que je fléchis les
Jamais œil n'a vu qu'un autre Dieu que toi genoux devant le P .è re, duquel toute famille, dans les cieux
Püt accomplir des prodiges en faveur de ceux qui espèrent et sur la terre, tire son nom, lui demandant que, selon les
[en LuL ' .1 richesses de sa gloire, il vous donne d'être puissamment for-
tifiés par son Esprit dans votre être intérieur ; en sorte que
le Christ habite dans vos cœurs par la · foi, et qu'étant enra-
cinés et fondés dans l'amour, vous puissiez comprendre, avec
tous les saints, quelle en est la largeur, la longueur, la pro-
fondeur et la hauteur, et connaître l'amour du Christ, qui
surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de
toute la plénitude de Dieu. >> 65
« Nous ne cessons de prier pour vous, et de demander à
Dieu que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté
avec toute sorte de sagesse et d'intelligence spirituelle, - afin
que vous vous conduisiez d'une manière digne du Seigneur,
pour lui plnire en toutes choses, produisant toute espèce de
bonnes . œuvres, croissant dans la connaissance de Dieu, et
étant fortifiés à tous' égards par sa force glorieuse, pour tout
supporter avec patience et avec joie. >> 66
Telle est la connaissance que Dieu nous invite à recevoir
Saturne et ses anneaux.
et en dehors de laquelle tout est vanité et néant.
La Connaissance qui trans[orme
La connaissance de Dieu révélée en Christ doit être pos-
sédée par tous ceux qui sont sauvés. C'est la connaissance qui
transforme le caractère. Une fois reçue, cette connaissance
recrée l'âme à l'image de Dieu. Elle communique à l'être
entier une puissance spirituelle qui est divine.
0 .\1'\G E R DES SCIENCES SPÉCULATIVES 31 5

Cette leçon est pour nous. Le lerrain sur lequel Satan


conduisit nos premiers parents est le même que celui_ où il
s'efforce de nous attirer aujourd'hui. Le père du mensonge
inonde le monde de fables intéressantes. Par tous les moyens
dont il dispose, il tente les hommes à spéeuler sur Dieu. Il
cherche ainsi à les empêcher d'obtenir la connaissance vrai-
ment salutaire de Dieu.
Le, Panthéisme
Il s'infiltre aujourd'hui dans les établissements d'enseigne-
ment et dans les Eglises des doctrines spiritualistes qui minent
la foi en Dieu et en sa Parole. La théorie selon laquelle Dieu
Vanger des Sciences spéculati1Jes est en tout, qu'Il est pour tout une essence immanente, est
acceptée par · beaucoup de ceux qui prétendent croire aux
Saintes Ecritures ; mais cette théorie est une déception des
'UN des plus grands dangers qui accompagnent la recher-
L che de la connaissance, c'est la tendance d'exalter la rai-
son humaine au-dessus de sa valeur réelle ct hors de sa propre
plus dangereuses. Elle ne représente pas Dieu tel qu'Il est,
ct constitue une insulte à sa grandeur et à sa majesté. Elle
tend non seulement à tromper l'homme, mais à l'avilir. Les
sphère. Beaucoup cherchent à émettre des jugements. sur le
ténèbres sont son élément, et la sensualité sa sphère. L'accep-
Créateur et sur ses œuvres en se servant de leurs connaissances
ter, c'est se séparer de Dieu, c'est courir à la ruine éternelle.
personnelles et imparfaites de la science ; ils essayent de
La condition dans laquelle le péché nous a placés n' est pas
déterminer la nature, les attributs et les prérogatives de Dieu,
naturelle, et la puissance qui doit nous rétablir. doit être sur-
ct spéculent sur l' Etre infini. Ceux qui s'engagent dans cette
naturelle, sinon elle est sans valeur. Il n'y a qu'une puissance
branche d'études, foulent un terrain défendu. Leurs recherches
capable de faire cesser l'emprise du péché sur le cœur des
ne peuvent aboutir à aucun résultat valable, et ne seront
hommes : c'est la puissance de Dieu manifestée en Jésus-Christ.
poursuivies qu'au péril de leur âme .
Seul le sang du Crucifié efface nos péchés. Sa grâce seule nous
Nos premiers parents furent amenés à pécher en cherchant permet de combattre et ' de vainc.re les tendances de notre
à ·satisfaire leur désir de connaître ce que Dieu leur avait nature déchue. Or, les théories spiritualistes concernant Dieu
caché. En cherchant à acquérir cette connaissance, ils perdi- annulent les effets de sa grâce. Si Dieu est une essence
rent tout ce qui valait la peine d'être possédé. Si Adam et Eve répandue dans toute la nature, Il habite donc dans tous les
n'avaient jamais touché au fruit défendu, Dieu leur aur::~it hommes, et pour atteindre la sainteté, l'homme n'aurait qu'à
communiqué une connaissance sur laquelle n'aurait pas reposé développer les puissances qui sont en lui.
la malédiction du péché eL qui leur aurait procuré une joie Ces théories, suivies dans leurs conclusions logiques, dé-
éternelle. Tout ce qu'ils gagnèrent en écoutant le tentateur, truisent entièrement le christianisme. Elles suppriment la
fut l'expérience du péché et de se~ résultats. Par leur déso- nécessité de la purification et font de l'homme son propre
béissance, Dieu devint étranger à l'humanité ct la terre fut Sauveur. Ces théories sur Dieu rendent impuissante Sa Parole
séparée du ciel. ct ceux qui les acceptent sont en grand danger de considérer
(314)
DANGER DES SCIENCES SPÉCULATIVES 317
316 RAYONS DE SANT~

Peux-tu sonder les profondeurs de. Dieu


finalement toute la Bible comme une fiction . Ils peuvent regar- El atteindre les limites du Tout-Puissant ?
der la vertti comme préférable au vice; mais aynnt enlevé à Elles ont la hauteur des cieux : que pourrais-tu donc faire ?
Dieu sa position souveraine, ils comptent sur les forces Elles sont plus profondes que J-e séjour des morts : eommen l
humaines, qui, sans Dieu, sont nulles. La volonté humaine n'a [les connaîtrais-tu ?
Leur étendue est plus vaste que la terre,
vas b puissance ·de résister au · mai et de ie surmonter. Les · Plus large que la mer. 4
défenses de l'âme sont brisées ; l'homme n'a plus de bouclier
contre le péché. Une fois l'autorité de la Parole de Dieu et de Mais la sagesse, où la trouver ?
Quel est le lieu où réside l'intelligence ?
Son Esprit rejetée, nous ne savons pas dans quel abtme de L'homme n'en connaît pas le prix ;
péché nous pouvons tomber. Elle ne se trouve pas sur la terre des vivants.
Toute parole de Dieu est éprouvée ; L'abîme dit : « Elle n'est pas dans mon sein >>
DiE)u est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui leur Et la mer dit : « Elle n'est pas chez moi ».
N'ajoute rien à ses paroles, [refuge. Elle ne se vend pas pour de l'or fin ;
De peur qu'il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé Elle ne s'achète pas au poids de l'argent.
[menteur. 1 On ne la met pas en balane~ avec l'or d'Ophir,
Le méchant sera pris dans ses iniquités, Avec l'onyx précieux .ou avec le saphir.
Et sera retenu dans les liens de son péché. 2 Ni l'or ni le verre ne peuvent lui être comparés.
On ne l'échange pas pour des vases d'or pur.
Sonder les Mystères divins Le corail et le cristal ne sont rien auprès d'elle ;
La possession de la sagesse a plus de prix que les perles.
« Les choses cachées appartiennent à l'Eternel, notre Dieu ; On ne peut lui comparer la topaze d'Ethiopie
mais les choses révélées sont pour nous et pour nos enfants On ne peut la mettre en balance avec de l'or le plu s fln.
à jamais. >> 3 La révélation que Dieu a donnée de Lui~même D'où vient donc la sagesse ?
dans sa Parole est destinée à être étudiée et comprise, mais Quel est le lieu où réside l'intelligence ?.. .
Le gouffre et la mort disent :
nous ne pouv.ons pas nous aventurer au-delà. La plus haute « Nos oreilles ont entendu parler d'elle ».
intelligence peut se fatiguer jusqu'à 'l'épuisement dans ses C'est Dieu qui en sait le chemin ;
conjectures concernant la nature de Dieu ; ses efforts n'en C'est lui qui connaît sa dem~ure ;
seront pas moins stériles. Ce problème n'a pas été posé pour Car Il regarde, lui, jusqu'aux extrémités du monde
Il voit tout ce qui est sous les cieux ...
que nous le résolvions . Aucun esprit humain ne peut compren- Quand il donnait à la pluie ses lois
dre Dieu; personne ne doit sc 'permettre de spéculer sur Et qu'il traçait la route aux éclairs et à la foudre,
sa nature . Dans cc domaine, le silence vaut mieux que l'élo- C'est alors qu'il vit la sagesse et qu'il la mit en évidence.
quence . L'Etre omniscient est au-dessus de toute discussion. Il lui assigna une demeure, il la sonda jusqu'au fond ;
Puis il dit à l'homme :
Les anges eux-mêmes ne purent pas assister aux conseils « La cTainte du Seigneur, voilà la sagesse ;
que tinrent le Père et le Fils lorsque le plan de la nédemption S<e détourner du mal, voilà l'intelligence ! ll 5
fut élaboré. Les êtres humains ne doivent pas davantage s'iil-
troduire dans les secrets du Très-Haut. Nous sommes aussi Ce n'est pas plus en cherchant à percer le m ystère de la
nature de Dieu, qu'en nous efforçant de sonder les profondeurs
ignàrnnts à l'égard de Dieu que de petits énfants; mais comme
eux, nous pouvons L'aimer el Lui obéir. Au lic'u de raisonner de la terre, que nous rencontrons la sagesse. On la trouve
p lutôt-' en recevant humblement les révélations que Dieu a
sur sa nature ct ses attributs ou ses prérogatives, prcnon~
bien voulu nous faire et en conformant notre vie , à sa volonté.
g:-trcle aux paroles qu'Il a prononcées
318 RAYONS DE SANTÉ DANGER DES SCIENCES SPÉCULATIVES 319

Les Mystères de la Nature Ne savez-vous pas qui a fondé la terre ?


C'est celui qui siège au-dessus du globe de cette terre,
Les hommes les plus intelligents ne peuvent compreudre Dont les habitants sont à ses yeux comme des sauterelles.
les mystères de Jéhovah tels qu'ils sont. révélés dans la nature. C'est lui qui a étendu les cieux comme un voile
L'inspiration divine pose cependant bien des questions aux- Et qui les a déployés comme une tente pour y habiter.. .
quelles les plus grands savants ne peuvent répondre. Aussi A qui donc pourriez-vous me comparer ?...
Dit le Saint ?
bien, n'ont-elles pas été posées pour que nous y répondions, Levez les yeux en haut et regardez :
mais pour attirer notre attention sur les profonds mystères Qui a créé ces choses ?
de Dieu, cL pour nous apprendre que notre sagesse est limitée; C'est celui qui fait marcher leurs armées en bon ordre
que tous les jours, nous rencontrons des objets qui dépassent Et qui les appelle toutes par leur nom.
Telle est la grandeur de son pouvoir et de sa force souveraine
l'entendement des êtres finis. Que pas une ne refuse de lui obéir.
Les sceptiques refusent de croire en Dieu parce qu'ils ne Pourquoi donc dirais-tu, ô Jacob,
peuvent comprendre la puissance infinie par laquelle Il se Et pourquoi, ô Israël, parlerais-tu ainsi :
révèle. Mais Dieu peut être • aussi bien connu par ce qu'Il « Mon infortune est cachée à l'Eternel,
Et mon Dieu ne soutient plus mon droit ? ,
cache de Lui-même que par ce qu'Il révèle à notre compré- Ne le sais-tu pas ?
hension limitée. Dieu a placé dans la révélation divine et dans Ne l'as-tu pas entendu ?
la nature, des mystères qui exigent l'exercice de notre foi. L'Eternel est le Dieu d'éternité,
Cela doit être ainsi. Nous pouvons chercher toujours, étudier Qui a créé les extrémités de la terre.
Il ne se lasse pas, il ne se fatigue point,
toujours, cL cependant ne jamais atteindre l'infini qui est au- Et sa sagesse est insondable. 6
delà.
Qui a mesuré les eaux dans Je creux de sa main La Grandeur de notre Dieu
Et qui a pris à l'empan les dimensions des cieux ? Cherchons à connaître la grandeur de Dieu par les révé-
Qui a mesuré au boisseau la poussière de la terre ?
Qui a pesé au crochet les montagnes lations que le Saint-Esprit en a données aux prophètes. Esaïe
Et les collines à la balance ? écrit : « L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur
Qui a mesuré l'Esprit de l'Eternel, assis sur un trône placé à upe très grande hauteur, et les pans
Ou qui a été son conseiller pour lui donner des leçons ?... de son vêtement remplissaient le temple. Des séraphins sc
Sachez que les nations sont à ses yeux comme une goutte
[qui tombe d'un seau, tenaient au-dessus de lui ; chacun d'eux av<:~it six ailes, dont
Comme un grain de poussière dans une balance ; deux couvraient leur face, deux couvraient leurs pieds et deux
Pour lui, les îles sont comme la poussière qui vole. leur servaient à voler. Ils criaient, s'adressant l'un à l'autre :
Le Liban ne suffirait pas pour alimenter le feu de son autel «Saint, saint, saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre
Et les animaux qui y habitent ne suffiraient pas pour
[l'holocauste. est pleine de sa gloire ! » Les portes furent ébranlées jusque
Toutes les nations sont devant l'Eternel comme rien- dans leurs fondements par la voix de Celui qui criait, et la
Elles sont à ses yeux moins que néant et vanité. maison fut remplie . de fumée.
A qui donc pourriez-vous comparer Dieu ? Alors je dis : « Malheur à moi ! je suis p erdu ! Car je
Et par quelle image pourriez-vous Je représenter ?.. .
Ne comprendrez-vous pas ? suis un homme dont les lèvres sont impures, et je demeure
N'écouterez-vous donc: pas ? au milieu d'un peuple dont les lèvres sont souillées ; et mes
Ne vous l'a-t-on pas appris dès le commencement ? yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées ! Mais l'un des
320 IL\\ ONS DE SANTÉ IJAJ\GI::R DBS SCIEl\CES SPÉCULATIVES 321
séraphins vola vers moi, tenant à la main un charbon ardent Dieu n'est-il pas là-haut dans les cieux ?
qu'il avait pris sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma Regarde le front des étoiles : comme elles sont élevées ! u
bouche, et il dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est Ses armées ne sont-elles pas innombrables ?
enlevée, et ton péché est expié. » 7 Sur qu; sa lumière ne se lève-t-elle pas ? 19

Nul n'est semblable à toi, ô Eternel I 1 accol[)plit de grandes choses· que nous ne . pouvons
Tu cs grand · [comprendre.
Et grand aussi est lon nom, à cause de ta puissance. Il dit à la neige : « Tombe sur la terre ! »
Qui ne te craindrait, Roi des nations ? 8 Il envoie les ondées et les pluies torrentielles.'
Il engourdit les mains de tous les hommes
Eternel, tu m'as sondé et tu m'as connu. Afin que toutes ses créa tunes apprennent à . le ..connaître ...
Tu sais quand je m'assieds et" quand je me lève ; Il disperse les nuages qui por.ten1 la f-oüdre
Tu découvres de loin ma pensée. Et qui, sous sa conduite, errent dans tous ..les· senJ> ··'
Tu m'observes, soit que je marche, soit que je me couche ; Pou l' exécuter ses ordres sur la ~urfacc. de ; la . terre.
Tu as une parfaite connaissance de toutes mes actions. II envoie aussi les nuages tantôt pour cMtier ~es. cré~,~.tures,
Même aYant que la parole soit sur ma langue, Tantôt pour leur apporter ses bienfaits.
Déjà, ô Eternel, tu la connais tout entière. Prêle l'oreille tl ces paroles...
Tu es à mes côtés; et par derrière et par devant ; Arrête-toi et considère les œuvres merveilleuses de Dieu.
Tu poses ta main sur moi. Sais-lu comment Dieu acpmplit ses merveii.Je's,
Une telle science est trop merveilleuse pour moi, Comment il fail resplendir : Péëlat de ses nuées ?
Trop élevée pour que je puisse y atteindre ! 9 Sais-tu comment se bala ncent . les nuages.,
OEuv.re merveilleuse de celui dont la science est pal'faite ?..
« Notre Seigneur est grand, cl grande est sa puissunce Pourrais-tu, comme Dieq, étendre les cieux
son intelligence est infinie. >> 10 Et les rendre fermes comme un miroir de métal ?
Apprends-nous donc ce que· nous devons . lui 'dire ;
« Car l'Eternel a les yeux fixés sur les voies de l'homme,
Car nous ne saurions, dans notre . ignorance, lui adresser
et il observe tous ses sentiers. >> 11 [la parole.
« C'est lui qui révèle les choses profondes et . cachées. Il Personne ne peul regarder le soleil quand il resplendit
connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière réside avec . ' [dans res cieux
A près qu'un vent a passé el les ' a puri.fiés. ·
lui. >> 12
l'or nous Yient du SP-plentl;ion . ;
« De tout temps, Dieu connaît toutes ses œuvres. >> 13 Mais Dieu, dont la majesté est redoutable,
« Qui a connu la pensée du Seigneur ou qui a été son Lui, le Tout-Puissant, nous ne pouvons l'atteindre
conseiller ?... Qui lui a donné le premier, pour recevoir quel- Il est grand par la force et par le droit · ·
que chose en retour ? C'est de lui, et par lui, et pour lui, que Et il ne fait pas fléchir la parfaite justice.
Que les hommes donc J.e craignent ! 20
sont toutes choses. A lui soit la gloire dans tous les siècles ! » 14
« Au Hoi des siècles, immortel, invisible, >> 15 « qui seul (lui est semblable à l'Eternel, notre Dieu ?
possède l'immortalité et qui habite une lumière inaccessible, 11 habile dans les lieux très hauts
Et il abaisse ses regards ·
Celui que nul homme n'a vu ni ne peut voir, et à qui appar-
S11r le c-iel et sur la terre. 2 1
tiennent l'honneur et la puissance éternelle ! 16 L'Eternel marche dans l'ouragan et dan.s la tempête
I .es nuées sont comme la poussière <=le ses pieds. 22
Sa majesté vous épouvantera,
Et sa terreur s'abattra sur vous. 17
L'Eternel est grand et , digne de toute louange;
21
322 DANGER DES SCIENCES SPÉCULATIVES

Et J'on n'è 'p eut sonder sa grandeur... S(/inlelé de la Présence de Dieu


Une génération dira la gloire de tes œuvres
A l'autre génération, Lorsq ue Moïse, ne reconnais-
lEt •eJil·es proclameront ta puissance. s;ml pas la présence de Dieu
J·e méditerai la splendeur glorieuse de ta majesté cl ans le buisson ardent; s'écarta
'Et de tes actions merveilJeuses.
On célébrera tes œuvres puissantes et redoutables de son chemin pour voir ce
Et je raconterai ta grandeur. s pectacle mer veilleux, il reçut
On publiera la mémoire de ta grande bonté ec comma ndement :
Et 1'on proclamera la justice... « N'a p proche point d'ici.
Eternel, toutes tes œuvres te célébreront Ote tes sou liers de tes pieds ;
Et tes fidèles te béniront. car le lieu où lu te tiens est
'lis diront la gloire de ton règne une terre sa in te ... Alors Moïse
Et ils raconteront ta puissance, res anges de
Pour faire connaître aux fils des hommes tes prodiges cacha son visage ; car il crai- Dieu montaient
el desc endaient le
Et la · glorieuse majesté de ton règne. g nait de fixer ses regards sur long de celle échelle.
Ton règne est un règne de tous les siècles Dieu . )) 24
Et ta domination dure d'âge en âge.
Ma bouche publiera la louange de l'Eternel, « Jacob partit de I3éer-Séba et s'en alla à Ca ran. Il arriva
Et toute créature bénira son saint nom, dan!' un 0n rlroif où il passa la nuit, parce que le soleil était
ElernelJemenl, à perpétuité. ~ 3 couché. Il y
prit une pierre
Avertissements contre la Présomption
qui sc trouvait
En étudiant toujours mieux ce que Dieu est, et ce que là, il en fit son
nous sommes à ses yeux, nous en viendrons à craindre et à chevet. cl il se
trembler devant Lui. Que le mnlheur qui , dans les temps couc h a dans
anciens, a frappé ceux qui ne prirent pas garde à ce que cet endroit. Il
Dieu avait déclaré sacré, soit un avertissement pour les hom- -Y eut un songe . :
mes d'aujourd'hui. Lorsque les Israélites poussèrent l'irrévé- « II vit une
rence jusqu'à ouvri"r l'arche revenue du pays éclw ll e posée
des Philistins, ils furent punis d' une manière su r la fe n e, et
exemplnire. don! le sommet
Sous le r ègne de David, lorsqu e . .) touchnit aux cieux;
l'arche fut transportée à J érusalem / el voici les anges de
Uzah avança la main pour la rete- Dieu montaient et des-
nir. A cause de ce geste pré- Dans son songe, Jacob vit une éc helle allant
de la terre jusq u'au ciel. cendairnt le long de
somptueux, à l'égard du celle éclwllfl. L'Eternel
symbole de la présence de se tena it au sommet et il disait Je suis J' Eternel, le Di eu
Dieu, il fut frappé d'une d'A braham, ton père, el le Dieu d' l sanc; cette terre su r laquelle
·mort soudaine. Jacob s'endort sur un oreiller de pierre tu es couch é, je la donnerai à toi et à ta postérité. O ui, je
324 RAYONS DE SANTÉ
325
DANGER DES SCIENCES SPÉCULATIVES

suis avec toi; j~ tc garderni partout où tu iras. Je te ramènerai


Ses yeux observent,
dans ce pays; cnr je ne t'nbandonnerai pas avant d'avoir fait Ses regards sondent les fils des hommes. 21

ce que je t'ai promis.


« J{lcob s'éveilla de son sommeil, et il dit : Certainement Du haut de sa demeure sainte,
Et, du haut des cieux, l'Eternel jettera les yeux sur
l'Eternel est présent dans ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! [la terre. 30
Puis, saisi de crainte, il reprit : Combien ce lieu est redoutable !
C'est bien ici la maison de Dieu ; c'est ici la porte des Du lieu de sa demeure il observe
Tous les habitants de la terre.
cieux ! » 25 C'est lui qui a formé le èœur de chacun d'eux
Dans le sanctuaire du tabernacle dressé dans le désert, Et qui observe toutes leurs actions. 31
ainsi que dans le temple, qui étaient les symboles terrestres
Que toute la terre craigne l'Eternel ! ·
de l'habitation de Dieu une chambre était consacrée à Sa Que tous les habitants du monde le redoutent lu
présence. Le voile orné de chérubins brodés qui en fermait
l'entrée, ne devait être soulevé que par la main d'un seul L'homme ne peut pas trouver Dieu par ses propres recher-
homme. L'écarter, et s'introduire sans permission dans le ches. ' Que personne n'avance une main pr-ésomptueuse pour
mystère sacré du lieu très saint, c'était la mort : car, au- lever le voile qui cache sa gloire. « Que ses jugements sont
dessus du propitiatoire, se tenait la gloire du Saint des saints, impénétrables et ses voies incompréhensibles ! » 33 II prouve
gloire qu'aucun homme ne peut regarder sans mourir. Au jour sa miséricorde en cachant sa puissance, car si le voile était
fixé . pour le ministère dn ns le lieu très saint, le grand-prêtre levé, ce serait la mort pour nous. Aucun esprit mortel ne
entrait tout tremblant en la présence de Dieu, tandis que des peut pénétrer le secret dans lequel le Tout-Puissant habite cl
nuages d'encens voilaient la gloire à ses yeux. Dans les parvis opère. Nous ne pouvons comprendre de Lui que ce qu'II
du temple, tout bruit s'éteignait. Aucun prêtre n'officiait aux consent à nous révéler pour notre bien. La raison doit recon-
autels; la foule silencieuse et prosternée des adorateurs, naître une autorité qui lui est supérieure. Le cœur et l'intelli-
implorait la miséricorde divine. gence doivent s'incliner devant le grand JE SUIS.
« Ces événements ont une signification typique et ils ont
été rapportés · pour nous avertir, nous qui touchons à la fin
des temps. » 26

Mais l'Eternel est dans son saint temple


Que toute la terre fasse silenc·e devant lui 121

L'Eternel règne ; les peuples tremblent !


Il a son trône au-dessus des chérubins
La terre est ébranlée !
L'Eternel est grand dans S•ion ;
Il est élevé au-dessus de tous les peuples.
(,}u 'on célèbre son nom grand et redoutable
Dieu est saint ! 2 B

L'Eternel a son trône dans les cieux.


l.E VRAI ET LE F .>\UX 327
C'est parce que le ccrur humain est enclin au mai qu ·I{ _est
si dangereux de semer le scepticisme dans les jeunes espnt~ .
Tout ce qui affaiblit la foi en Dieu dérobe à l'âme une partte
de sa force de résistance à la tentation, et détruit la seule
sa uveo-arde réelle contre le péché. Nous avons besoin d'écoles
où l'~n enseigne à la jeunesse que la véritable grandc~r
consiste à honorer Dieu en révélant son caractère dans la v1e
de chaque jour. Nous avons besoin de nous laisser enseigner
par Dieu au moyen de sa Parole et de ses œuvres, afin d'at-
teindre dans notre vie le but qu'Il nous propose.

Les Auteurs profanes ·


Beaucoup pensent qu'il est essentiel à la culture intellec-
Le Vrai et le Faux tuelle d'étudier les écrits des auteurs profanes, parce que ces
œmTes contiennent beaucoup de bonnes pensées. Mais quelle
est la véritable origine de ces pensées ? Dieu seul, car Il est
la source de 'toute lumière. Pourquoi donc serions-nous
L E chef des armées du mal s'efforce constamment de dissi-
muler la Parole de Dieu et de mettre en évidence les
obligés de passer au crible des erreurs sans nombre pour
n'y découvrir que quelques vérités intellectuelles, alors q~e
opinions des hommes. Il espère intercepter la voix qui elit : toute la vérité est à notre disposi Lion ?
« C'est ici le chemin , suivez-le. » 1 Par d'insidieuses méthodes Comment sc fait-il qu e des hommes, qui luttent contre le
d'enseignement, il fait tout son possible pour jeter un voile ~ouvcrncmPnt de Dieu soient aussi remarCJuahlcs par leur
sur la vérité divin e .
s cience et leur saf!esse ? C'est que Satan lui-même fut instruit
La spéculation philosophique et la rech erche sci entiflque d ans les cours célestes et qu'il connaît le bien comme le mal.
dans lesquelles Dieu n'a pas de place font des sceptiques par [) mêle ce qui est beau et pur avec ce qui est vil, et c'est ce
milliers. Dans les écoles d'aujourd'hui, les conclusions aux- ,qui lui permet de tromper. Mais parce que Satan s'est paré
quelles les savants sont arrivés au cours de leurs invesli~wtions .d'atours d'une céleste beauté, le recevrons-nous comme un
scientifiques sont enseign ées avec soin et expliquées en · détail ; :a nge de lumière ? Le tentateur a ses a~ents, éduqués selon
l'impression distincte qui en r esle, c'est que si ces savants ont ·s e~ méthodes, iMpirés par son esprit, ndaptés à son cruvre.
raison, la Dihle a tort. Le scepticisme attire l'esprit humain. Coopérerons-nous avec eux ? Accepterons-nous leurs écrits
La jeunesse y voit une indépendance qui captive l'ima~:!ination, comme essentiels à l'acquisition d'une éducation ?
et qui la séduit. Satan triomphe. Il cultive chaque semence rle Si le temps et les efforts employés à s'assimiler les pensées
doute, qui tomhe da ns le cœur des jeunes gens. Il la rait lumin euses des auteurs profanes étaient consacrés à étudier
crortre et porter du fruit, el en récolte bientôt une moisson les vérités précieuses de la Parole de Dieu, des milliers de
abondante d'incrédulité. personnes assises maintenant dans les ténèbres et dans l'o~bre
(326) de la mort, se réjouiraient dans la gloiro de la Lumière de vifl ,
328 HAYONS DE SANTÉ LE VllAI ET LE FAUX 329
Sciences historiques et théologiques de prophètes. On y montrait l'intervention divine daüs l'histoire
des nations. C'est à ce point de vue également que nous devons
Beaucoup pensent que pour se préparer à l'évangélisation, étudier l'histoire aujourd'hui. Nous devons y voir l'accom,-
il est essentiel d'acquérir une conna1ssance étendue des écrits
plissement de la prophétie, y étudier l'œuvre de la Providence
historiques et théologiques.
dans les grands mouvements de réforme et comprendre lc_s
Ils supposent que cette con-
événements qui amèneront au dernier conflit "de la grande
naissance leur aidera à en-
controverse.
seigner l'Evangile. Mais leur
étude laborieuse des opinion~ .. Une telle étude élargit les vues sur la vie, et nous aide à
humaines tend à affaiblir comprendre comment' nous so~mes liés à la·· grande famille
leur ministère, plutôt qu'à humaine, et jusqu'à quel point la cruauté ou la dégradation
le renforcer. Lorsque je voil" de l'un de ses membres fait souffrir tous les autres.·
des bibliothèques remplie~ Mais on étudie communément l'histoire au point de vue
d'ouvrages volumineux sur des hauts faits accomplis par les hommes, des victoires qu'ils
l'histoire et la théologie, je ont remp~rtées, des succès qu'ils ont obtenus et de la gloire
pense : « Pourquoi dépenser qu'ils ont conquise. L'intervention divine y est perdue de vue .
lant d'argent pour un pain Dien peu étudient l'accomplissement des desseins de Dieu
qui ne nourrit pas ? » Le dans la grandeur et la décadence des. nations.
sixième chapitre de l'Evan- De plus, la théologie, telle qu'on l'étudie et qu'on l'enseigne,
gile selon St-Jean nous en n'est qu'une revue des spéculations humaines et ne réussit qu'à
dit bien plus long que toul « oL:;curcir les desseins >> de ·Dieu \< par des discours s:ms
ce qu'on peut trouver dans di-scernement >>. Trop souvent, ·Je motif qui fait accumuler ces
ces ouvrages. Le Christ dé- nombreux livres n'est pas tant le désir de nourrir l'esprit ou
clare : « Je suis le pain de l'âme que de satisfaire l'ambition de connaître les philosophes
vie ; eelui qui vient à moi et les· théologiens, et de présenter le christianisme en des
n'aura jamais faim, et celui termes érudits.
qui croit en moi n'aura ja- · Tous les livres réunis· ne suffisent pas aux besoins· d'une
mais soif. » 2 « Je suis le vie sainte. << Apprenez de moi », disait lé divin Maitre ' ;
pain vivant qui est descendu «· Chargez-vous de mon joug, ct apprenez de moi la· douceur
du ciel ; si quelqu'un mang<' cl l'humilité. » Votre orgueil intellectuel ne vous aidera pas
de ce pain, il vivra éternel- à entrer en communion avec les âmes qui périssent parce
lement. » 3 « Celui qui croit qu'elles n'ont pas le pain de vie . En étudiant ces ouvrages,
a la vie éternelle. )) 4 « Les Nou-• avons besoin de cortna!lre Dieu vous leur laissez prendre la place des leçons pra'tiques qùe
par sa Parole el par ses œuvres.
paroles que je vous ai dites vous devriez recevoir du Christ. Vous ne pouvez ·pas nourrir
sont esprit et vie. » · 5
les âmes du· fruit de vos études. Ces recherches, si fatigantes
Certain ès ·études histo~iques ne doivent cependant pas être pour resprit, ne fournissent pas grand' chose d'utile . à c'elui
condamnées. . L'histoire sacrée était · enseianée
b
dans les écol~s qtû V~!Jt réussir à gagner des âmes au Sauveur: . ·
330 flAYO!\'S DE SA:XTÉ LE \'lt.\1 ET LE FAUX 331
Le Christ est venu « pour annoncer la bonne nouvelle aux D'une façon générale, la connaissance du grec et du latin
pauvres. » 6 Dans ses enseignements, il employait les termes n'est pas néccssnirc. L'étude des langues mortes doit passer
les plus simples el les comparnisons les plus claires. Il est dit après celle des branches qui enseignent l'usage rationnel de
qu' « une grande foule prenait plaisir à l'écouter ». 7 Ceux qui toutes les énergies du corps et de l'esprit. C'e"st une folie que
cherchent à faire son œuvre aujourd'hui ont besoin de connaître de consacrer du temps à acquérir une langue morte ou des
plus à fond les leçons qu'Il a données. connaissances livresques , et de négliger de se préparer aux
Les Paroles du Dieu vivant constituent la plus haute des devoirs pratiques de la vie.
éducations. Ceux qui travaillent au salut des âmes ont besoin Qu'est-ce que les étudiants emportent de leurs années
de se nourrir du pain de vie. Il leur donnera la force· spiri- d'études ? Où vont-ils ? Que vont-ils faire ? Ont-ils des connais-
tuelle pour accomplir leur mission dans toutes les classes de sances qui leur permettent d'enseigner aux autres ? Ont-ils
la société. appris à être de bons pères et de bonnes mères de famille ?
Les Langues classzques Sauront-ils, plus tard, conseiller, diriger, instruire leurs
enfants ? La seule éducation digne de ce nom est celle qui
Dans les collèges et les universités , des milliers de jeunes
amène les jeunes gens et les jtmnes filles à r essembl er au
gens consacrent une grande partie de leurs meilleures années
Christ, qui les rend capables d 'affronter les responsahilités de
à l'étude du latin et du grec . Cette discipline forme leur esprit
la vie et de se tenir à la tête de leur famille. Ce n'est p::ts
et leur caractère selon les sentiments païens de cette littérature
par l'étucle des classiques païens qu'on peut acquérir une telle
dont la lecture est généralement regardée comme essentielle
éducation.
pour l'étude de ces langues.
Ceux qui les connaissent déclarent que « les tragédies
Lecture des Feuilletons
grecques sont remplies d'incestes, de meurtres et de sacrifices
humains à des dieux vindicatifs et sensuels >>. Il serait bien Beaucoup de publications populaires modernes sont rem-
préférahle que le monde se dispensât d'une instruction puisée plies d'histoires sensationnelles, qm a pprenn ent la perversité
à de telles sources .- « Qu elqu'un peut-il marcher sur la braise à la jeunesse et la conduisent à sa perte. Des enfants en bas
sans que ses pieds soient brûlés ? » 8 « Q ui peut tirer la i'tf:!e sont déjà vieux quant à leur connaissance du crime. Les
pureté de la souillure ? - Personne. » 9 Pouvons-nous nous histoires qu'ils lisent les excitent au mal. Ils répètent en
attendre à ce que la jeunesse acquière un caractère chrétien, imaginntion les exploits qui leur sont décrits, et peu à peu
alors que son éducation est basée sur les enseignements de ils ambitionnent d e se lancer, eux aussi, dans la voie du crim e
ceux qui nient les principes de la loi de Di eu ? pour voir jusqu'à quel point ils pourraient éviter d'être punis.
En rejetant toute contrainte, et en se plongeant dans l'insou- Pour l'esprit actif des enfants , les scènes imaginaires que
ciance, les nmusemcnts, la dissipntion cl le vice . les étudiants ces feuillrtons situent clans l' avenir d evienn ent des r énlités.
ne font que suivre ce que leurs études leur sug~èrent. Il y a Des révofutions sont prédites, peut-être , et toutes sortes de
des voc::~tions pour lesquelles une connaissance du ~rec et du p éripéties sont rncontées au cours cl e:".qu e!les la loi est foulée
latin est nécessaire. Qu elqu es-tms doivent étudier ces· lnn~ues, aux pieds et toute contrainte disparaît : nom hreux sont ceux
mais ils pourraient en apprendre tout ce qui est essentiel au qui entrent d:ms l'esprit de telles descriptions. Ils sont concluits
point de vue pratique, sans en étudier la littérature corrompue à des crim es pires, si possihle, que ceux dont ils ont lu le
et corruptrice. récit. De telles influences démoralisent la société et y sèment
LE VRAI ET LE FAUX 333
332 RAYONS DE SANTÉ

Le bon gram.
L es sP.mences du mal.
détruire la vigueur et la concentration de la pensée et empê-
le désordre. Personne ne doit s'étonner qu'il en résulte une chent l'âme de coutempler les grands problèmes du devoir et
moisson de crimes. de la destinée .
Les Romans En entretenant le goû t des amusemen ts, la lecture d es
fictions inspire de l'antipathie pour les devoirs p ratiques de
Les romans, les histoires frivoles et excitantes, sont aussi la vie. L'excitation morbide qu'elle provoque est u ne cause
un fléau pour le lecteur. L'àuteur peut prétendre enseigner fréquente de maladies mentales et physiques. Nombr~ux ·sont
une leçon morale, il peut mêler à son œuvre des sentiments les ménages pauvres et négligés, les invalides chromques et
religieux ; tollt cela ne sert bien souvent qu'à voiler la folie les internés dans les asiles d'aliénés, qui doivent leur état à
et le néant du reste.
l'habitude de lir~ des romans. On conseille q uelquefois d e
Le monde est inondé de livres qui sont des tissus d'erreurs donner à la jeunesse des fictions d'un ordre plus élevé, pour
insidieuses. La jeunesse accepte pour vrai ce que la Bi])l~ la détourner de la lecture des fictions de bas étage . C'est comme
signale comme faux, et elle s'attache à des tromperies qui si l'on essayait de guérir u n ivrogne en lui donna~t, au lie~
ruinent son âme. d'cau-de-vie et de liqueu rs fo r tes, de simples bOissons em-
Les Fictions vrantes telles que le vin , la bière ou le cidre. L'usage de ces
boissons ne ferait qu' entretenir le besoin de stimulants plus
Il existe des œuvres de fiction écrites pour enseigryer la
forts. La seule sauvegarde pour l'alcoolique comme pour
vérité ou pour dévoiler le mal. Quelques-unes de ces œuvres
l' homme tempér:ltü, c'est l'abstinence totale. La même règle
ont fait du bien. Cependant, elles ont aussi fait beaucoup de
doit être appliquée aux fictions ; il faut les supprimer tout
tort. Elles contiennent des déclarations et des descriptions qui
à fait.
excitént l'imagin:-Jtion, ct font nnîlre des pensées crui mettent
tout pnrticulièrement l:-1 jeunesse en d:mger. De telles lectures Mythologie et Contes de Fées
aveulissent l'esprit, l'empêchent de s'exercer sur les choses
On donne aujourd'hui dans l'éducation des enfa nts une
spirituelles et détruisent l'intérêt que l'on prend à la Bible.
place considérable à la mythologie et aux contes de fées. Des
Les choses du ci el n'occupent guère les pensée~ Lorsque
livres de ce genre sont employés dans les écoles , et on en
l'esprit s'arrête sur des scènes d'impureté, la passion est
trouve da ns bien des maisons. Comm ent des parents chrétiens
éveillée et le péché en résulte.
peuvent-ils permettre que leurs enfants emploient des '!ivres
Même les fictions qui ne contieiment au cune . su~r~estion
ainsi remplis de choses fausses ? Lorsque les enfants s'en quiè-
impure et qui sont destinées à enseigner n'excellents principes,
rent du sens de ces histoires si contraires à l'enseignement
sont' nuisibles. Elles encouragent la lecture hâtive ..et supe~fi­
de leurs parents, on leur répond bien que ces histoires ne
cieUé, faite simplement pour l'histoire. Elles t6ndent ainsi à
034 RAYONS DE SANTÉ LE VRAi Et i..E FAUX 335
sont pas vraies; mais cette réponse n'effac~ pas la mauvaise Noùs ràèonlerons à la génération future les œuvres
influence qui a été produite. Les idées présentées dans ces [glorieuses de l'Eternel,
livres déroutent les enfants, faussent lcni' appréciation de la Et sa puissance, et les merveilles qu'Il a accompliés. 13
vie et provoquent l'amour de l'irréel. Pour qu'elle fût connue de la génération suivante,
Des enfants qui naitraient,
L'emploi général de tels livres de n0s jours est une des Et qui viendraient à leur tour la r aconter à leurs enfants.
ruses de Satan. Il cherche à détourner l'attention de tous, Ils apprendraient ainsi à mettre en Dieu leur
jeunes et vieux, de l'œuvre de la formation du caractère. Il [confiance. ~~
espère qtte nos enfants seront ébranlés par la tromperie qlli C'est la bénédiction de l'Eternel qui enrichit
Et le tourment d'esprit n'y ajoute rien. 15
détruit l'âme et dont il remplit le monde. C'est pourquoi il
cherche à détourner les esprits de la Parole de Dieu et à les Les Enseignements du Christ
empêcher ainsi de connaître les vérités qui seraient leur sau-
vegarde. C'est ainsi que le Christ présenta dans l'Evangile les prin-
On ne devrait jamais placer entre les mains des enfants cipes de la vérité. Nous pouvons nous y désaltérer aux eaux
et des jeunes gens des livres qui .dénaturent la vérité. Ne les plus pures qui coulent du trône de Dieu. Le Christ aurait
permellons pas qu'en vue de leur éducation nos enfants reçoi- pu communiquer aux hommes des connaissances qui auraient
vent des idées qui sont des semences de péché. Quant aux su rpassé toutes les révélations précédentes el laissé en arrière
adultes, à l'esprit mûr, s'ils rejetaient eux aussi ces livres, ils toutes les autres découvertes. Il aurait pu dévoiler mystère après
augmenteraient leur sécurité, et leur exemple et leur influence mystère et concentrer autour de ses révélations merveilleuses
·pour le bien seraient une sauvegarde plus efflcace pour la la pensée active des générations futures jusqu'à la consommation
Jeunesse. des siècles; mais il ne voulut pas s'arrêter un seul instant
d'enseigner la science du salut. Il considérait son temps, ses
Une Source plus pure facultés et sa vic comme n'ayant qu'un but : travailler au salut
Nous avons en abondance cc qui est réel et divin. Ceux des âmes des hommes. Il était venu pour chercher et pour
qui ont ~oif de connaissance n'ont pas besoin d'aller à des sauver cc qui était perdu, et il refusa de se laisser détourner
sources corrompues. Le Seigneur dit : de sn tâche ; il ne permit à rien de l'en distraire.
Le Christ n'enseignait que les vérités qui pouvaient être
Prête l'oreille et écoute les paroles des sages utilisées. Les instructions qu'Il donnait étaient limitées aux
Applique frm cœur à ma science .. .
besoins personnels et à la vie pratique de ceux à qui Il parlait.
C'est toi que je veux instruire aujourd'hui,
Afjn que ta confiance soit en l'Eternel. 10 Il n'accueillait pas ceux qui, poussés par la curiosité, venaient
à Lui avec des questions indiscrètes, mais 11 se servait ùes
N'ai-je pas déjà écrit pour loi occasions qu'ils Lui offraient pour faire retentir ses appels les
Avec réflexion et discernement,
· Pot; t' t'enseigner des choses certaines, des paroles de vérité, plus solennels, les plus pressants, les plus importants. A ceux
Afin que tu répondes par des paroles vraies à ceux qui qui venaient avec empressement dans le but de cueillir quelque
[t'envoient ? 11 fruit de l'arbre de la connaisance, Il offrait le fruit de l'arbre
Il fit de Jacob le dépositaire de Ms révélations ; de vie. Ceux-là trouvaient toutes les avenues fe rmées, sauf celle
Il établit en Israël une loi, qui conduit à Dieu. De toutes les sources auxquelles ils espé-
Qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants. 12
raient boire, une seule s'offrait à eux : celle de la vie éternelle !
336 Rl\YONS DE ·SANTÉ
LE VRAI ET LE FAUX 337
Notre Sauveur n;encourageait persom~e à suivre les cours
des _écoles rabbiniques de son temps, parce qu'Il savait bien Le temps et l'argent que beaucoup dépensent pour appren-
que l'esprit y serait corrompu par les mots constamment dre des choses relativement inutiles devraient être cônsacrés
répétés : « Ils disent » ou « Il a_ été dit ». Pourquoi donc à s'instruire pour devenir capables de porter les responsabilités
accepterions-nous comme profondément sages les paroles de la vie. Une telle instruction serait de la plus grande valeur.
inconstantes des hommes, alors que la sagess.e , absolue est à Education du Cœur
notre _disposition ?
Ce que j'ai vu des choses étefnelles et ce que j'ai vu de . Ce qu'il nous faut c'est la connaissance qui affermit l'es-
la faiblesse de l'humanité a profondément impressionné mon prit et l'âme, et qui fait de nous des hommes et des femmes
esprit el influencé l'œuvre de ma vie. Je ne voip rien qui meil~eurs. L'éducation du cœur est bien plus importante que
permette à l'homme de se glorifier. Je ne vois aucune raison la Simple étude des livres. Il est bon, essentiel même, de
d'avoir confiance dans les opinions des soi-disant grands hom- connattre le monde que nous habitons, mais si nous perdons
mes d~ ce monde. Comment ceux qui ' sont dépourvus de de vue l'éternité, nous irons au-devant d'un insuccès dont on
lumière divine peuvent-ils avoir des idées · correctes sur les ne se relève jamais.
plans et les idées de Dieu ? Ou bien ils Le nient, et mécon~ Un étu_d iant peut ~onsacrer toutes ses forces à acquérir
naissent son existence, ou bien ils limitent sa puissance selon des connaissances, mais à moins qu'il ne connaisse Dieu et
leurs propres conceptions bornées. Choisissons · donc d'être q~'il n'obéisse aux lois qui gouvernent son être, il se détruit
instruits par Celui qui a créé les cieux et la terre, qui a lm-mê~e. Les mauvaises habitudes lui font perdre la faculté
placé les étoiles dans le ciel, et qui dirige le soleil et la lune de se JUger el de se dominer. Il devient incapable de raisonner
dans leur course:_ corr~cteme_nt sur les ~uestions qui le concernent le plus. Il
est msoucwnt et déraisonnable dans la façon dont il traite
La Connaissance utilisable son corps et son esprit. Par sa négligence à cultiver les bons
prin~ipes, !1 se ruine pour ce monde et pour le monde à venir .
Il est bon que la jeunesse sente qu'elle doit atteindre le . SI les Jeunes gens comprenaient leur faiblesse, ils trouve-
plus haut -développement de ses facultés mentales. Nous ne rat~nt. leur f_orce en Dieu. S'ils cherchent à être instruits par
·voudrions pas restreindre l'instruction, à laquelle Dieu n'a L~r,_ Ils deviendront sages et leur vie sera féconde en béné-
point fixé de limites. Mais nos · acquisitions n'ont aucune valeur dtchons pour le monde. Mais s'ils livrent leur espdt aux
si nous ne nous en servons pas pour la gloire de Dieu et étude_s p~rement mondaines et spéculatives, se séparant ainsi
pour· le bien de l'humanité. Il n'est pas bien d'encombrer de Dieu, Ils perdront tout ce qui enrichit la vie.
l'esprit de connaissances, qui exigent une application intense,
mais dont on ne se sert pas dans la vie pratique. Une telle
instruction est une perte pour l'élève, car ces éludes di~inuent
son désir d'apprendre ce qui le rendrait capable d'être utile
et de faire face à ses responsabilités. Une éducation pratique
·a beaucoup plus de valeur que toutes les théories du monde.
Il n'est pas suffisant de savoir; il -faut être capable de se
-servir de sa science pour le bien.
22
La véritable Science
U milieu du grand conf!it dans lequel nous somme~ enga-
A gés, nous avons besom de comprendre plus clatremcnt
:Juels sont les résultats à atteindre. Il nous faut saisir plus
·entièrement la valeur des vérités de la Parole de Dieu et
craindre le danger de laisser le grand tentateur en détou rner
notre esprit.
La valeur infinie du sncrifi ce qu'a exigé no tre rédempti on
démontre que le péché est un mal terrible. P ar lui, l'orga-
nisme humain est troublé, l'esprit perverti, l'imagination
corrompue. Le péché a dégradé les facultés de l'âme. Les
tentations font vibrer les cordes du cœur, el les pas sc dirigent
imperceptiblement vers le mal.
De même que le sacrifice en notre faveur a été complet,
notre affranchissement des souillures du péché doit être com-
plet. La loi de Dieu n'excuse aucune méchanceté ; aucune
injustice n'échappe à sa condamnation. La morale de l'Evan-
gile ne reconnaît pour idéal que la perfection du caractère
divin. La vie du Christ fut une parfaite obéissance à tous
les préceptes de la loi. Il dit : « J'ai gardé les commandem~nts
de mon Père. » 1 Sa vie est pour nous un exemple d'obéissance
et de service. Dieu seul peut renouveler le cœur : « C'est Dieu
qui opère en vous et la volonté et l'exécution, en vertu de
son bon plaisir. » Mais Il n,o us dit : « Travaillez à votre
Un e se ule chose est nécessaire. salut. ,, •
(338) (339)
340 RAYONS DE SANTÉ LA VÉRITA\3LE SCIENCE 34.1

Personne ne peut être élevé au-dessus de sa nature sans


L'OEuvre à laquelle nous devons penser
efforts persévérants. Tous doivent s'engager pour eux.-mêmes
Aucune réforme de notre conduite ne peut être obtenue par dans la lutte ; personne ne peut lutter pour nous. Nous sommes
quelques efforts intermittents. Former un caractère n'est pas individuellement responsables des résultats du combat ; quand
l'œuvre d'un jour, ni d'une année, mais de la vie entière. même Noé, Job et Daniel se trouveraient dans le pays, ils ne
La lutte pour se vaincre soi-même et pour conquérir la sain- pourraient sauver, par leur justice, ni fils ni fille.
teté el le ciel doit durer toute la vie. Sans activité constante ..
La Science à acquérir
on ne peut progresser ni obtenir la couronne de victoire.
La preuve que l'homme est déchu d'une condition plus Il y a une science du christianisme, et c'est celle-là qu'il
élevée, c'est la peine qu'il éprouve à la reconquérir. Il ne peul faut acquérir. Elle dépasse les sciences humaines en profon-
y revenir qu'en luttant ardemment, heure après heure. En un deur, en largeur et en hauteur de toute la distance qui sépare
instant, un acte inconsidéré et précipité peut le placer sous la terre du ciel. L'esprit doit être discipliné, éduqué, formé;
la puissance du mal. Mais il faut plus d'un instant pour briser car le service exigé par Dieu n'est pas conform~ à nos incli-
nos chaînes el attendre une plus grande sainteté. On peut en nations naturelles. Les tendances au mal, héréditaï'res ou
prendre la résolution, y travailler ; mais pour l'accomplir, il faut acquises, doivent être surmontées. Souvent, Il faut renoncer
du temps, de la persévérance, de la patience et du sacrifice. à l'éducation reçue pendant toute t1ne vic , pour se mettre à
Nous ne pouvons pas nous permettre d'agir selon nos l'école du Christ. Nos cœurs doivent apprendre à s'affermir
impulsions, ni cesser un seul instant de veiller. Assiégés de en Dieu. Nous devons nous habituer à être maitres de nos
tentations sans nombre, nous devons résister fermement ou pensées de façon à pouvoir résister à la tentation. Il nous
être vaincus. Si la mort nous surprenait avant l'achèvement faut savoir regarder en haut. Les principes de la Parole de
de notre tâche, nous serions éternellement perdus. , Dieu - aussi élevés que le ciel, aussi vastes que l'éternité -
La vie de l'apôtre Paul était un conflit constant avec ·lui- doivent avoir une influence sur notre vie de tous les jours.
même. Il dit : « Il n'y a point de jour que je ne meure. >> 3 Sa Chaque acte, chaque parole, chaque pensée, doit être d'accord
volonté et ses tendances s'opposaient chaque jour à son devoir avec eux. Tout doit être en harmonie avec le Christ et lui
et à la volonté de Dieu, mais au lieu de suivre ses inclinations, être soumis.
il accomplissait la volonté divine, quelles que fussent les pro- Les grâces précieuses du Saint-Esprit ne se développent
testations de sa chair. pas en un moment. C'est une longue expérience couvrant des
A la fin de sa vie, regardant à ses luttes et à ses triomphes, années, qui nous permet d'acquérir le courage, la douceur,
il pouvait dire : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la la foi, et une confiance implicite en la puissance salutaire
course, j'ai gardé la foi. Et maintenant la couronne de justice de Dieu. Par une vie d'efforts consacrés et de ferme attache-
m'est réservée. Le Seigneur, juste juge, me la donnera en ce ment au bien, les enfants de Dieu doivent sceller leur destinée.
jour-là. >> •
Point de Temps à perdre
La vie du chrétien est une marche et une bataille où il n'y
a ni trève ni repos. C'est par des efforts continuels que nous Nous n'avons p~s un ins;tant à perdre. Nous ne savons pas
pouvons demeurer victorieux sur les tentations de Satan. L'in- quand le temps de grn.ce prendra fin pour nous. Les plus
tégrité chrétienne doit être recherchée avec une énergie irré- privilégiés n'ont, en somme, qu'un temps très court à passer
sistible, et maintenue avec une fermeté inébranlable. ici-bas, avant d'être fauchés par la mort. L'éternité est devant
LA VÉRITABLE SCIENCE 313
342 RAYONS DE SANTB
pas résister aux effets de l'indulgence envers nous-mêmes,
nous. Le voile qui nous en sépare est prêt à être écarté. Quel-
de l'amour de soi et de la tentation.
ques courtes années encore, et pour ceux qui sont parmi les
vivants, retentira la proclamation : « Que celui qui est injuste Pour recevoir l'aide du Christ, nous · devons comprendre
soit encore injuste ... que celui qui est juste pratique encore la nos besoins, et nous connaître tels que nous sommes. Christ
justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. » 5 ne peut sauver que celui qui se sait pécheur. Ce n'est qu'en
Sommes-nous prêts ? Avons-nous fait connaissance avec avouant notre propre impuissance, et en cessant de compter
Dieu, le ' Maitre du ciel, le Législateur, et avec Jésus-Chru:t sur nos propres forces, que nous pourrons nous emparer de
qu'Il a envoyé dans le monde pour le rcprésen~cr ? Lorsque la puissance divine. Ce n'est pas seulement au commencement
notre vie sera finie, pourrons-nous dire comme le Christ, notre de la vie chrétienne que l'on doit renoncer à soi-même, mais
modèle : « Je l'ai gloriGé sur la terre; j'ai achevé l'œuvre à chaque pas fait vers le ciel. Toutes nos bonnes actions
que tu m'avais donnée à faire ... J'ai manifesté Ton nom>>? 6 dépendent d'une puissance extérieure à nous-mêmes ; c'est pour-
Les anges de Dieu cherchent à nous arracher à nous-mêmes quoi notre cœur doit s'élever constamment à Dieu dans la
et aux choses de la terre. Ne les laissez pas travailler en vain. confession du péché, et dans l'humiliation de notre âme devant
Les esprits indécis doivent se ressaisir : « Vous donc, 11yant Lui. Nous sommes entourés de dangers, et nous ne sommrc;
ceint les reins de votre esprit, étant sobres, attendez avec une en sûreté qu'en comprenant notre faiblesse et en saisissant avec
parfaite espérance la grâce qui doit vous être dispensée, lors- foi le secours de notre puissant Libérateur.
que Jésus-Christ paraîtra. Comme des enfants obéissants, ne Le Christ, Source de toute Connaissance
vous conformez pas aux convoitises qui régnaient autrefois en
Nous devons nous détourner de mille objets qui sollicitent
vous, au temps de votre ignorance. Mais de même que Celui
notre attention. Il est des questions qui absorbent du temps et
qui vous a appelés est saint, vous aussi, soyez saints dans toute
provoquent des recherches, mais qui n'aboutissent à rien . Détour-
votre conduite, puisqu'il est écrit : « Soyez saints, car je sms
nons-nous de ces détails, comparativement insignifiants, et
saint. » 7
reportons l'attention soutenue et les efforts qu'ils nous auraient
Dieu devrait occuper toutes nos pensées. Nous devons sur-
coûtés, sur des sujets d'un ordre plus élevé et plus important.
monter les tendances mauvaises de notre cœur naturel. Nos
L'acceptation de nouvelles théories, n'apporte pas en elle-
efforts, notre abnégation et notre persévérance, doivent être
même une vie nouvelle à l'âme. Nous avons besoin de com-
proportionnés à la valeur infinie de l'objet que nous poursui-
prendre notre devoir de donner à nos âmes des aliments qui
vons. Ce n'est qu'en étant vainqueurs comme le Christ l'a
nourrissent et stimulent la vie spirituelle.
· été que nous pourrons gagner la couronne de vie.
En prêtant l'oreille à la sagesse,
Nécessité de l'Abnégation En inclinant ton cœur à l'intelligence .. .
Si tu la recherches .comme J'argent
Le plus grand danger auquel l'homme soit exposé, c'est Et si tu la recherches soigneusement comme un trésor,
la . méconnaissance de son véritable état spirituel, la propre Alors tu c·omprendras la crainte de l'Eternel
suffisance, et la séparation de Dieu, la source de sa force. Et tu trouveras la connaissance de Dieu ...
Alors t~ connaîtras la justice et l'équité,
Nos tendances naturelles, à moins que le Saint-Esprit de Dieu La droiture et tous les sentiers qui conduisent au bien.
ne les corrige, contiennent les germes de la mort. A moins Quand la sagesse viendra dans ton cœur
que nous soyons étroitement reliés à Dieu, nous ne pouvons Et que la science fera les délices de ton âme,
344 RAYONS DE SANTÉ

La prudence veillera sur loi,


Et la raison sera ta sauvegarde. 8
La sagesse est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent
Et ceux qui savent la garder sont bienheureux. •
La question qui se pose à nous est celle-ci : « Qu'est-ce
que la vérité, _:_ la vérité qui doit être recherchée, aimée,
honorée et suivie » ? Les zélateurs de la science ont échoué et
se sont découragés dans leurs efforts pour découvrir Dieu.
Ce qu'ils doivent se demander aujourd'hui, c'est : « Quelle
est la vérité qui nous permettra de gagner le salut de nos
ames ? »
Que pensez-vous du Christ ? telle est la question la
plus importante. L'acceptez-vous comme un Sauveur personnel?
fi l'6cole de l'6criture sainte
Il donne à tous ceux qui le reçoivent la puissance de devenir
enfants de Dieu.
'ECRITURE sainte est une révélation de la gloire de
Le Christ révéla Dieu à ses disciples d'une manière qui
accomplit dans leur cœur une œuvre particulière comme celle
L Dieu en Christ. Lorsqu'elle est acceptée, crue et obéie,
elle est l'instrument le plus puissant pour la transformation
qu'il désire accomplir dans nos cœurs. Il y en a beaucoup qui, du caractère. Elle est la force qui stimule, qui contraint, qui
en faisant porter tous leurs efforts sur la théorie, ont perdu vivifie les facultés physiques, mentales et spirituelles. et
de vue la puissance vivante de l'exemple du Sauveur. Ils ont dirige la vie dans le bon chemin.
perdu de vue en Lui l'ouvrier humble et plein d'abnégation.
La raison pour laquelle la jeunesse, et même les adultes,
Ce dont ils ont besoin, c'est de contempler Jésus. Il nous
sont si facilement induits en tentation, et succombent, c'est
faut chaque jour une nouvelle révélation de sa présence.
qu'ils n'étudient pas les Saintes Ecritures ct ne les méditent
Elle nous est nécessaire cette expérience que Paul a connue
pas comme ils devraient. Le manque de volonté ferme et
et dont il dit : « J'ai été crucifié avec Christ : si je vis, ce
n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; et si je vis décidée, que manifestent leur vie et leur ca ractère, résulte. de
encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui la négligence des instructions sacrées de la Parole de Dieu:
m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. » 10 Ils ne font pas d'effort pour diriger leur esprit ;vers ce qm
leur inspirerait des pensées pures et saintes, et les détour-
La connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, révélée dans
le caractère, confère une élévation qui dépasse tout ce que la nerait de ce qui est impur et faux. Il y en a bien peu qui,
terre et le ciel peuvent offrir. Elle est l'éducation la plus haute, imitant Marie, choisissent la bonne part, et s'assoient aux
la clef qui ouvre les portes de la cité céleste. Le dessein de pieds de Jésus pour être instruits. Bien peu serrent ses paroles
Dieu est que tous ceux qui revêtent Christ la possèdent. dans leur cœur et les mettent en pratique dans leur vie. Les
vérités de la Bible, une fois reçues, élèvent l'esprit et l'âme.
Si la Parole de Dieu était appréciée comme elle le devrait,
jeunes et vieux posséderaient une ~ectitude et une_ force de
principes qui leur permettrait de résister à la tentatiOn.
(345)
346 RAYONS DE SA.NTÉ
A L' ÉCOLE DE L' ÉCRIT URE SAI NTE 347
Enseignons, oralement et par écrit, les choses précieuses
Une Connaissance ex périmentale
des Saintes Ecritures. Appliquons rios pensées, nos aptitudes,
notre pénétration intellectuelle à l'étude des pensées divines. Ainsi, par la foi, la jeunesse en vient à avoir de Dieu une
N'étudions pas les spéculations de la philosophie humaine, connaissance expérimentale. Après avoir éprouvé par elle-
mais étudions la philosophie de Celui qui est la vérité. Aucune
autre littératur~ ne peut se mesurer avec elle.
Un esprit mondain ne trouve aucun plaisir dans la médi-
tation de la Parole de Dieu ; mais pour celui qui est régénéré
par le Saint-Esprit, une beauté divine et une lumière céleste
émanent de toutes les pages sacrées. Ce qui, pour l'esprit ter-
restre, était un désert aride, devient· pour l'homme spirituel
un pays de sources vivifiantes.
La connaissance de Dieu telle qu'elle est révélée dans sa
Parole, doit être donnée à nos enfants. Dès les premières
lueurs de la raison, ils devraient être familiarisés avec le
nom et la vie de Jésus. Leurs premières leçons devraient leur
enseigner que Dieu est leur Père. Leur première éducation
devrait être celle de l'obéissance aimante. Que la Parole de
Dieu leur soit lue et répétée avec révérence et tendresse, dans
ses passages les mieux adaptés à leur compréhension, et les
plus propices à leur intérêt. Par-dessus tout, qu'ils apprennent
à connaître l'amour révélé en Christ et la grande leçon qu'il
contient.
« Si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous
aimer les uns les autres. » 1
même la réa-
Jeunes gens, faites de la Parole de Dieu l'aliment de votre lité oe sa Parole,
esprit el de votre âme. Que la croix du Christ devienne la la véracité de ses
science de toute éducation, le centre de tout enseignement et promesses, elle sait que
de toute étude. Qu'elle s'insère dans l'expérience journalière le Seigneur est bon.
de la vie pratique. C'est ainsi que le Sauveur deviendra pour Jean, le disciple bien-aimé,
vous un compagnon et un ami de chaque jour, et que chaque avait de ces choses une con-
pensée sera .amenée captive à l'obéissance du Christ. Avec naissance expérimentale. Il ·.,
l'apôtre Paul elle pourra dire : « Pour moi, Dieu me garde pouvait rendre ce témoignage Ce qui,
de me glorifier, si ce n'est en la croix de notre Seigneur pour l'esprit
« Ce qui était dès le commen- terrestre, était
Jésus-Christ par laqu elle le monde a été crucifié à mon . égard cement, ce que nous avons entendu, un désert aride,
et moi à l'égard du monde. » 2 devient po w· l'homm e s pirituel
que nOliS avons vu de nos yeux, ce u11 pays ete sources vivifiantes .
348 RAYONS DE SANTÉ
A L'ÉCOLE DE L'ÉCRITURE SAINTE
que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concer-
nant la Parole de vie ; - car la vie a été manifestée; nous Mais pour ceux qui reçoivent la lumière de la vie dt Christ,
l'avons vue, et nous lui renclons témoignage, et nous vous la nature est à nouveau illuminée. A la lumière de la croix,
annonçons la vie éternelle qui était aupr~s du Père, qui nous nous pouvons interpréter avec certitude les enseigneme1ds de
a été -manifestée; - ce que nous avons vu et entendu, nous la nature.
vous l'annonçons à vous aussi, afin que vous soyez vous- Celui qui connaît Dieu et sa Parole par expérience
mêmes en communion avec nous. Or nous sommes en commu- personnelle, possède une foi absolue en la divinité des Saintes
nion avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. » 3 Ecritures. Il a expérimenté que la Parole de Dieu est la vérité,
Ainsi, chacun peut être capable, par sa propre expérience, et il sait que la vérité ne peut jamais se contredire. Il ne juge
de « confirmer que Dieu est vrai. » " Il peut rendre témoi- pas la Bible d'après les idées scientifiques des hommes ; il
gnage de ce qu'il a lui-même entendu et senti de la puissance soumet au contraire ces idées à l'épreuve de la pierre de
du Christ. Il peut dire : « J'avais besoin d'aide, et je l'ai touche infaillible. Il sait que dans la véritable science, il ne
trouvée en Jésus. Chaque lacune a été comblée; la faim de pèut rien y avoir de contraire aux enseignements de la Parole ;
mon ·ttme a été apaisée ; la Bible est pour moi la révélation car toutes deux ont le même Auteur. Une compréhension
du Christ. .Je crois en Jésus, car Il est pour moi un Sauveur correcte de toutes les deux établira qu'elles sont en harmonie.
divin. Je crois à la Bible parce que j'ai trouvé en elle la voix Tout ce qui est soi-disant scientifique et qui contredit le témoi-
de Dieu parlant à mon âme. » gnage de la Parole de Dieu est du domaine des hypothèses
émises par l'esprit humain.
Une Aide dans l'Etude de la Nature La recherche scientifique ouvre à celui qui étudie ainsi un
vaste champ de méditation et d'exploration. En contemplant
Celui qui connaît Dieu et sa Parole par une expérience les choses de la nature, il acquiert une perception nouvelle
personnelle, esl prêt à s'engager dans l'étude des sciences de la vérité. Le livre de la nature et la Parole écri te s'éclairent
naturelles. Il est écrit du Christ : « En lui était la vie · et la mutuellement. Ils lui font connaître toujours mieux le Créa-
. . '
vie était la. lumière des hommes. >> 5 Avant le péché, Adam teur en lui dévoilant son caractère et les lois par lesquelles
et Eve étaient entourés en Eden d'une lumière éclatante et Il opère.
admirable : la lumière de Dieu. Cette lumière illuminait tout
ce d.ont ils approchaient. nien ne pouvait obscurcir leur per- L'Expérience du Psalmiste
ception du caractère ou des œuvres de Dieu. Mai~ lorsqu'il!' L'expérience du Psalmiste peut être celle de tous ceux qm
cédèrent au tentateur, la lumière qui leur révélait la nature reçoivent les enseignements de Dieu par la nature et la révé-
leur ~u~ enl~vé~. En perdant leur sainteté, ils perdirent nussi lation : ·
ce qui Illummait la nature. Ils ne purent plus lire en elle avec
certitude, ni discerner le caractère de Dieu dans ses œuvres. 0 Eternel, tu m'as rempli de joie par la grandeur de tes
[œuvres
De même aujourd'hui, l'homme ne peut de lui-même découvrir Je célèbre avec allégresse les ouvrages de tes mains. '
l~s .leço?s de la nature. A moins d'être guidé par la sagesse
divme, Il exalte la nature et ses lois au-dessus du Dieu de la Eternel, ta bonté atteint jusqu'aux cieux
Et ta fidélité jusqu 'aux nues.
nature .. C'est ~ourquoi les idées humaines concernant la science Ta justice est pareille aux montagnes de Dieu
contredisent si souvent les enseignements de la Parole de Dieu. Tes jugements sont comme l'immense abtme ...
0 Dieu, que ta bonté est précieuse ! r
350 RAYONS DE SANTÉ A L'ÉCOLE DE L'ÉCRIT U R E SAINTE 351

Aussi les fils de l'homme se réfugient-ils à l'ombre Tes paroles sont une révélation qui éclair e ;
[de tes ailes ... Elles donnent de l'intelligence aux simples. 15

Et tu les abreuves au fleu ve de tes délices.


Car la source de la vie est en toi · Tes commandements me rendent plus sages q ue mes
C'est par ta. lumière que nous voyons 1~ lumière. a [ennemis,
Parce qu'ils sont toujours présents à mon espr it.
Heureux ceüx dont la conduite est intègre J'ai surpassé en sagesse t.ous ceux qui m'avaient instruit ;
Et qui suivent la loi d e l'Eternel ! ' Car tes enseignements sont l'objet de mes méditations.
He•n~ux ceux qui obéissent à ses enseignements Je suis plus intelligent que les vieillards eux-mêmes ;
\iui le recherchent de tout leur cœur. ' Car j'ai gardé tes commandements.
Comr!~ent 'le jeune homme r endra-t-il pure sa conduite ? Tes commandements m' instruisent ;
C est en restant fid èle à ta Parole... C'est pourquoi je hais tous les sentiers tro mpeu r s.
J'ai choisi la voie de la fid élité · Tes enseignements sont pour tou jours mon hér itage ;
J 'ai mis tes jugements dev~nt mes yeux. 9 Ils sont la joie de mon cœu r. 1 6
J'ai serré ta Parole dans mon cœur
A fin de ne pas pécher contre to'i. 10
Révélation plus claire de Dieu
Nous avons le privilège d e pouvoir obtenir une révélation
Je marcherai d'un pas libre,
toujours plus complète du caractère de Dieu . L orsqu e Moïse
Car j'ai à cœur de suivre tes commandements. 11
17
priait : « Je t'en prie , fais-m oi voir ta gloire », le S eig neur
Dessille mes yeux, afin que je contemple ne le repoussa pas, mais l'exauça. Dieu déclara à son servi-
Les merveilles de ta loi. teur : « Je ferai passer devant toi toute ma bon té, et je procla-
Oui, tes enseignements font mes délices 18
Ils sont mes meilleurs conseillers. merai devant toi mon vrai n om : l' E ternel. »
Les enseignements de ta bouche sont plus précieux pour mo·. C'est le péché qui a ssom b rit notre esp rit et obscurcit notr e
Q?e d.~s. milliers de pièces d 'or et d 'argent. perception. Lorsqu'il e st exp ulsé de nos cœurs, la lumière
Combren J arme ta loi !
de la connaissa nce de la g loire d e Dieu sur le visage d e
Tout .le jour, je rn 'applique à la méditer .
Tes ensergnements sont admirables Jésus-Christ illumine sa P arole et, réfléchie par la na tu r e, le
Aussi mon âme les met-elle en' pratique. u déclare de plus en plus abondamment « m i:;éricordieux el
19
compatissant, lent à la colère, riche en g r â ce et en fidélité . »
Tes préceptes sont le sujet de mes cantiques
. Dans la maison où j'habite en étranger. A sa lumière, nous verrons la lumière , jusqu'à ce que n otre
Ta parole est parfaitement pure esprit, notre cœur et notre âm e ::;oient changés à l'ima ge de
Aussi est-elle chère à ton serviteur. sa sainteté.
Ta parole tout entière n'est que vérité
Et tous les arrêts de ta justice sont éternels Pour ceux qui comptent s ur les promesses de la P arole, il
Que . mon âme vive, afin qu'elle te loue y a des possibilités m erveilleuses . Devant eux s'étendent de
Et que tes jugements soient mon appui ! u vastes champs d e vérités, d e vastes . sources de puissance. Des
Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi, choses glorieuses doivent être r évélées, des p r ivilèges et des
Rien ne peut les faire chanceler. devoirs qu' ils ne sus pectent m ême p as se manifesteront dans
0 Eternel, j'attends ta délivrance la Bible. Tous ceux q ui marchent da ns le sentie r de l'hu mble
Et je pratique tes commandements. obéissance, accomplissant ses d esseins , connaîtront de mieux
Mon âme obéit à tes enseignements
Et je les aime d'un grand amour: 14 en mieux les oracles divins.
A L'ÉCOLE DE L'ÉCRITURE SAINTE 353
352 RAYONS DE SANTÉ
avancer comme lui dans toutes les branches de -la connais-
Que les étudiants prennent la Bible pour guide et adhèrent sance. Ayant un esprit pur, ils auront un esprit fort. C?acune
fermement à ses principes, et ils pourront ainsi aspirer aux de leurs facultés intellectuelles sera vivifiée. Ils pourront s' édu-
succès les plus glorieux. Toutes les philosophies humaines quer et se discipliner de manière à être en exemple dans leur
ont conduit à . la confusion et à la honte lorsque :r;>ieu n'a · sphère d'influence de ce que l'homme peut être et de ce qu'il
pas élé reconnu comme étant tout en tous. Mais la foi pré- peut faire lorsqu'il est en communion avec le Dieu de toute
cieuse, inspirée de Dieu, communique la force et la noblesse sagessB et de toute puissance.
du caractère. En méditant sur
sa bonté, sa miséncorde el L'Instruction dans la Vie éternelle
Abraham
attendait la son amour, la perception de Notre vie d'ici-bas est une préparation à la vie éternelle.
cité dont
Dieu est la vérité deviendra de plus L'éducation commencée ne peut se compléter sur cette terre;
l'.4rchilecle en plus claire, et plus
el te Co ns·
elle continuera pendant toute l'éternité, toujours progress~ant,
lruc teur. saint et plus haut aussi jamais terminée. De plus en plus la sagesse et l'~mour
le désir d'avoir un cœur de Di~u seront révélés dans le Ç>lan de la rédemption. Le
pur et un espnt lucide. Sauveur, en conduisant ses çnfants aux fontaines de l'eau
vive, leur dorme ra de précieuses C<-mnaissances. Jour après
jour, les œuvres merveilleuses de Di0u, les évidences de sa
puissance créatrice et de celle qu'Il déploie pour soutenir
l'univers, se présenteront à nos yeux avec une beauté renou-
velée. A la lumière qui jaillit du trône divin, les mystères
seront dévoilés, et l'âme sera surprise de la simplicité des
choses qu'elle n'avait jamais comprises auparavant.
Aujourd'hui nous voyons comme dans un miroir, confu-
sément : alors nous verrons face à face ; maintenant nous
connaissons imparfaitement : alors nous connaîtrons comme
nous avons été connus.

L'âme qui respire l'atmosphère pure des saintes pensées


est transformée par la communion avec Dieu clans l'étude de
sa Parole. La vérité est si vaste, si profonde, si large que
l'on s'y perd soi-même de vue. Le cœur est attendri et devient
humble, bon, aimant.
La sainte obéissance augmente les facultés naturelles. Les
étudiants peuvent acquérir, grâce à l'étude de la Parole de
vie, un esprit large, élevé et noble. S'ils sont comme Daniel,
auditeurs et pratiquants de la Parole de Dieu; ils pourront
L'Aide dans la Vie journalière

L A vie conséquente et paisible d'un vrai chrétien est bien plus


éloquente que des mots. Ce qu'un homme est a plu~
d'influence que ce qu'il dit.
Les agents qui avaient été envoyés pour se saisir de Jésus
revinrent en disant que jamais homme n'avait parlé comme
cet homme, mais le secret de sa puissance oratoire résidait
dans le fait que jamais homme n'avait vécu comme Il vivait.
Une autre manière de vivre ne lui aurait pas permis de parler
comme Il le faisait. Ses paroles étaient convaincantes, parce
qu'elles venaient d'un cœur pur et saint, plein d'amour et de
sympathie, bienveillant et véridique.
C'est notre caractère et notre expérience qui ·déterminent
notre influence sur les autres. Afin de convaincre les autres
de la puissance de la grâce du Christ, nous devons avoir
éprouvé cette puissance dans notre propre cœur et dans notre
propre vie. L'Evangile que nous présentons pour le salut des
âmes doit être celui. qui sauve notre propre âme. Ce n'est
que par une foi vivante en Christ comme Sauveur personnel
· qu'il est possible de faire sentir notre influence dans un monde
incrédule. Si nous voulons retirer les pécheurs du torrent qui
les entraîne, nos propres pieds doivent être affermis sur le
Rocher, Jésus-Christ.
(355)
L'AIDE DANS LA VIE JOURNALIÈRE 357
356 RAYONS DE SANTf.:
C'est précisément parce que Dieu les conduit que ces choses
. Le signe du christianisme n'est pas extérieur. Il ne consiste leur arrivent. Les épreuves et les obstacles sont les méthodes
pas à porter une croix ou une couronne ; mais il se révèle de discipline choisies du Seigneur, et constituent les échelons
par l'union de l'homme avec Dieu. Par la puissance de sa du succès. Celui qui lit dans les cœurs des hommes connatt
grâce, manifestée dans la transformation du caractère ' le. mieux qu'eux-mêmes leur caractère. Il voit que quelques-uns
monde doit être convaincu que Dieu a envoyé Son Fils pour on_t des facultés et des possibilités qui, bien dirigées, pour-
le racheter. Aucune influence n'a plus de puissance sur l'âme ratent être employées à l'avancement de son œuvre. Dans sa
humaine que celle d'une vie providence, Il place ces person-
désintéressée. Le plus fort nes dans des situations différentes
argument en faveur de l'Evan- et dans des circonstances variées
gile, c'est un chrétien aimant afin qu'elles puissent découvrir
et aimable. dans leur caractère les défauts
qui leur ont été cachés. Il leur
La Discipline de l'Epreuve donne l'occasion de se corriger
et de se rendre capables de Le
Pour vivre une telle vte, servir. Il permet souvent qu'elles
pour exercer une telle m- soient soumises au feu de l'afflic-
fluence, il faut à chaque pas tion, afin d'être purifiées.
des cff orts, de l'abnégation, Le fait que nous sommes
de la discipline . C'est parce appelés à supporter l'épreuve,
que beaucoup ne le compren- montre que le Seigneur voit en
nent pas, qu'ils se découra- nous quelque chose de précieux
gent si facilement dans la vie qu'Il désire mettre en valeur. \
chrétienne. Beaucoup de ceux S'Il ne voyait rien en nous par
qui consacrent sincèrement quoi Son nom pût être glorifié,
leur vie au service de Dieu Il ne perdrait pas son temps à Le potier prend l'argile et la
sont surpris el désappointés nous épurer. Il ne jette pas de façonne selon sa volonté.

Le forgeron mel au feu le {cr


de se trouver environnés pi~rres sans valeur dans sa fournaise : c'est le minerai précieux
et l'acier afin d'en éprouver la comme jamais auparavant qu Il affine. Le forgeron place le fer et l'acier dans le feu
afin d'en ~prouver la résistance. Le Seigneur permet que Se~
résistance
d'obstacles, assaillis d' épreu-
ves eL· de perplexités. Ils prient pour que leur caractère enfants sotent dans l'affliction pour leur donner l'occasion de
ressemble à celui dn Christ, pour devenir capables de faire montrer de quelle trempe ils sont, et de prouver qu'ils peuvent
l'œuvre du Seigneur, et cependant, ils sont placés dans des être formés à Son service.
circonstances qui semblent provoquer la malice de leur nature. Le ?otier prend l'argile et la façonne selon sa volonté. Il
Des fautes leur sont révélées dont ils n'avaient jamais soup- la pétnt et la travaille ; il la divise puis la rassemble · il
çonné l'existence. Comme l'Israël d'autrefois , ils demandent : l'humecte, puis la sèche ; il la laisse ensuite de côté quel~ue
« Si Dieu rions conduit, pourquoi toutes ces choses nous temps sans la toucher. Enfin, lorsqu' elle est parfaitemei}t mal-
arrivent-elles? »
358 RAYONS DE SANTÉ
359
L'AIDE DANS LA VIE JOURNALIÈRE
léable, il en fait un vase. Il lui demne une forme et la polit
Souvenons-nous que notre travail, même s'il n'est pas de
au tour. Il la sèche au soleil et la met au four pour la cuisson
notre choix, doit être accepté comme ayant été choisi pat Dieu.
finale. Elle devient alors un vase prêt à servir. C'est ainsi que
Qu'il nou·s plaise ou nous déplaise, nous devons nous acquitter
le Maître-Artiste désire nous modeler et nous façonner. Nous
du devoir qui se présente. « Tout travail que tes mains trouvent
devons être entre ses mains cc qu'est l'argile entre les mains
à accomplir, fais-le selon ton pouvoir ; car on ne peut plus
du potier. Notre devoir n'est pas d'essayer de nous façonner
ni agir ni penser : il . n'y a ni science ni sagesse, dans le
nous-mêmes, mais d'être malléables dans la main de Celui
séjour des morts où tu vas descendre. » 2
qui nous façonne.
Si le Seigneur désire que nous portions un message à
« Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d'être dans la
Ninive, Il ne lui sera pas agréable que nous nous rendions à
fournaise de l'épreuve, comme s'il vous arrivait quelque chose
Joppé ou à Capernaüm. Il a des raisons pour nous envoyer
d'extraordinaire. Mais réjouissez-vous dans la mesure même
là où nos pas ont été dirigés. Peut-être y a-t-il là quelqu'un à
où vous avez part aux souffrances du Christ, afin que, le
s~courir. Celui qui envoya Philippe au ministre éthiopien,
jour où sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la
Pierre au centurion romain et la jeune fille israélite à Naama11,
joie et l'allégresse. » 1
le capitaine syrien, envoie aujourd'hui d~s hommes, des fem-
Il est impossible à l'oiseau en cage d'apprendre en plein mes et des jeunes gens pour Le représenter auprès de ceux
jour l'air que son maître désire lui enseigner : il entend toutes qui ont besoin du secours divin.
sortes d'autres mélodies, tellement qu'il ne peut retenir qu'un
fragment de ceci, un trille de. cela, mais sans pouvoir jamais
répéter un morceau tout entier. Mais voici que le maître L es Plans de Dieu sont les meilleurs
couvre la cage, et l'installe dans un lieu où l'oiseau n'entendra
que la mélodie qu'il doit apprendre. Dans les ténèbres, l'oiseau Nos plans ne sont pas toujours ceux de Dieu . Il peut juger
essaye de moduler cet air; il s'arrête, recommence, recom- qu'il vaut mieux pour nous ct pour sa cause de refuser nos
mence à nouveau, jusqu'à ce qu'il puisse le répéter sans meilleures intentions comme Il le fit pour David. !\fais nous
aucune hésitation. On peut alors sortir l'oiseau de l'obscurité pouvons être assurés d'une chose, c'est qu'Il bénit ct emploie
et le remettre au jour : il n'oubliera jamais la mélodie qu'on à l'avancement de son œuvre ceux qui se consacrent sincère-
lui a apprise. C'est ainsi que Dieu agit avec Ses enfants. II ment à sa gloire avec tout ce qu'ils possèdent. S'Il juge qu'il
a un chant à nous enseigner et lorsque nous l'avons appris vaut mieux ne pas satisfaire leurs désirs, Il compense son
au sein des ténèbres de l'affliction, nous pouvons toujours le refus en leur donnant des preuves de son an,our ct en leur
chanter dans la suite. confiant une autre mission.
Dans son amour pour nous, Celui qui nous comprend mieux
Le Choix de Dieu dans l'OEuvre de notre Vie que n~us-m_êmes, ne nous permet pas de chercher avec égoïsme
la satisfactiOn de notre ambition . Il ne tolère pas que nous
Beaucoup ne sont pas satisfaits de leurs occupations. Leur
évitions ces devoirs humbles mais sacrés qui nous attendent
temps est consacré, pensent-ils, à un travail fastidieux alors
tout autour de noùs. Souvent, ces devoirs nous offrent l'édu-
qu'ils seraient capables de porter de plus hautes res,ponsa-
cation essentielle à notre préparation en vue d'une œuvre plus
bilités. Souvent leurs efforts leur parais~ent inappréciés ou
élevée. Souvent nos plans sont déjoués afin que ceux de Dieu
stériles; leur avenir incertain. . .
à notre égard soient accomplis.
360 RAYONS DE SANTÉ L'AIDE DANS LA VIE JOURNALIÈRE 361
Nous ne sommes jamais appelés à faire un sacrifice réel rentes. En conduisant ses troupeaux dans la montagne sauvage
· pour Dieu. Il nous demande d'abandonner bien des choses et dans les verts pâturages des vallées, il apprit la foi, la
pour Lui plaire, mais Pn le faisant nous délaissons S'eulement. douceur, la patience, l'humilité et l'abnégation. Il apprit à
ce qui nous embarrasse dans notre marche vers le ciel. Même prendre soin des faibles et des malades, à chercher les égarés,
appelés à nous séparer de choses bonnes en elles-mêmes, à supporter les turbulents, à veiller sur les agneaux ct à
nous pouvons être sûrs que Dieu nous prépare Un plus grand nourrir les infirmes et les âgés.
bien.
Les mystères qui nous ont plus d'une fois inquiétés et Dans cette œuvre, Moïse fut attiré plus près du ·b on Berger.
désappointés ici-bas nous seront dévoilés dans la vie à venir. Il devint in ti rn é rn en t uni au
Nous verrons que nos prières inexaucées en apparence et Saint d'Israël. Il ne projeta plus
nos espoirs déçus comptent parmi nos plus grandes bénédic- de faire une grande œuvre. Il
tions. Nous devons regarder chaque devoir, quelque humble chercha simplement à s'acquitter
qu'il soit, comme sacré, parce qu'il fait partie du service de comme sous le regard de Dieu
Dieu. Notre prière de chaque jour devrait être : « Seigneur, de l'œuvre dont il était chargé.
aide-moi à faire de mon mieux ; apprends-moi à faire du Il reconnut la présence de Dieu
meilleur travail; donne-moi de l'énergie et de l'entrain; aide- dans ce qui l'entourait. Toute
moi à manifester dans mon service l'amour du Sauveur. )) la nature lui parlait de l'Etre
invisible. Il reconnaissait en Dieu
Une Leçon de la Vie de Molse un Dieu personnel, et en mé-
ditant sur son caractère, il eut
Considérez la vie de Moïse. L'éducation qu'il avait reçue toujours davantage le sentiment
en Egypte comme petit-fils du roi et la perspective de monter de sa présence. Il trouva un
à son tour sur le trône étaient d'une grande importance. Rien refuge dans les bras éternels.
ne fut négligé pour qu'il devînt un homme sage selon la Après cette expérience Moïse
sagesse des Egyptiens. Il reçut l'éducation civile et militaire entendit Dieu l'appeler à échan- Comme
la plus haute. Il sentait qu'il était parfaitement qualifié pour ger la houlette du berger contre berger, Moïse apprit
délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage; mais Dieu en jugea prendre soin ·des
le sceptre de l'autorité, à quitter àfaibles et à chercher
autrement. Sa Providence donna à Moïse quarante ans d'expé- son troupeau nour c 0 nd u ire les brebis égarées.
rience dans le désert comme berger. Israël. Cet ordre du Ciel le
L'éducation qu'il avait reçue en Egypte lui fut utile à maints trouva méfiant de soi-même, lent à parler, timide. Il était
égards. Mais la préparation la plus précieuse pour l'œuvre subjugué par le sentiment de son inaptitude à faire fonctions
de sa vie fut celle qu'il reçut étant berger. Moïse avait un de porte-parole de Dieu. Mais il accepta cette œuvre, mettant
. naturel impétueux. En Egypte, étant un brillant chef militaire, toute sa confiance en Dieu. La grandeur de sa mission mit à
ct favori du roi, il avait été accoutumé à la louange et aux contribution les plus hautes puissances de son esprit. Dieu
flatteries. Il s'était rendu populaire. Il espérait accomplir avec bénit son obéissance spontanée et il devint éloquent, plein
ses propres forces la délivrance d'Israël. Mais les leçons qu'il d'espoir et d'assurance, et adapté à la plus grande tâche . qui
rlevait recevoir comme représentant de Dieu étaient bien diffé- ait jamais été confiée à un homme. Il est écrit à son sujet
362 RAYONS DE SANTÉ
L ' AIDE DANS LA VIE JOUHNALIÈ HE 363

« Il n'a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, faveurs? Ne les recherche pas. >> 5 Le Seigneur n'a point de
que l'Eternel connaissait face à face. » 3 place dans son œuvre pour ceux qui ont un plus J?rand désir
de gagner 1a couronne que de porter la croix. Il veut des
Que ceux qm ont l'im-
hommes plus disposés à faire leur devoir qu'à recevoir leur
pression que leur travail
récompense, plus soucieux de leur obéissance aux principes
n'est pas apprécié, et C[Ui
éternels que de leur propre avancement.
désirent une position plus
élevée, considèrent que Ceux qui sont humbles, et qui font leur travail comme
« ce n'est pas de l'orient
devant Dieu peuvent ne pas avoir autant d'apparence que
ni de l'occident, ni du ceux qui sont remplis de leur propre importance et qui s'agi-
désert que vient la pros- tent toujours. Mais leur travail compte davantage. Souvent,
périté. Mais c'est Dieu qui ceux qui font de la parade attirent l'attention sur leur personne,
juge ; il abaisse l'un et il s'interposant ainsi entre les gens et Dieu, et leur œuvre aboutit
à un échec. « Voici le commencement de la sagesse : acquiers
élève l'autre >~ 4 Chaque
homme a S3 place dans le la sagesse. Oui, acquiers l'intelligence au prix de tout ton
avoir. Exalte-la et elle t'élèvera; elle fera ta gloire, quand tu
plan éternel du ciel. Nous
l'auras embrassée. >> 6
n'occuperons cette place
que si nous faisons preuve Parce qu'ils n'ont pas la volonté de se dominer et de se
de fidélité dans no- réformer, beaucoup s'obstinent dans une mauvaise manière
t re coopération d'agir. Il ne doit pas en être ainsi. Ils doivent cultiver leurs
avec Dieu. facultés pour qu'elles rendent les meilleurs services. Alors ils
Gardez- vous seront toujours recherchés et évalués selon leur valeur.
d'avoir pitié de Si .quelqu'un est qualifié pour une position plus haute, le
vous-même. Ne Seigneur fera reposer le fardeau non seulement sur lui mais
vous permettez sur ceux qui l'ont choisi, qui connaissent sa valeur, et C[Ui
pas de croire peuvent en connaissance de cause le pousser en avant. Ce
que vous n'êtes sont ceux qui accomplissent fidèlement et au jour le jour le
pas estimé com- travail désigné que Dieu appelle, au temps convenable, à
me vous devriez monter plus haut.
1' è t r e , que vos Tandis que les bergers gardaient les troupeaux sur les
efforts ne sont pas collines de Bethléhem, les anges de Dieu les visitèrent. De
a p p ré ci é s , que votre même aujourd'hui, tandis que l'humble ouvrier accomplit son
travail est trop difficile. · travail, les anges de Dieu se tiennent à ses côtés, écoutent ses
Que la mémoire de ce que le paroles, 'prennent note de la manière dont il travaille, pour
Christ a enduré pour ·,rous fasse voir si de plus grandes responsabilités peuvGrit lui être confiées.
taire tout murmure. Nous sommes mieux traités que ne le
fut notre Seigneur. « Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes
364 RAYONS DE SANTÉ
1
L AIDE DANS LA VIE JOURNALIÈRE 305
La véritable Grandeur
simples conséquences ùe sa volonté. En lui confiant nos vo1es,
Dieu n'estime pas les hommes suivant leur richesse, leur Il dirigera nos pas.
instruction ou leur position, mais d'après la pureté de leurs Il y en a trop qui, en faisant des plans pour un brillant
motifs et la beauté de leur caractère. Il voit de quelle mesure avenir, vont au-devant d'une catastrophe. Laissez Dieu faire
de son Esprit ils sont m1imés, .et jusqu'à quel point leur vie ses plans pour vous. Comme un petit enfant confiez-vous à
révèle la Sienne. Etre grand dans le royaume de Dieu, c'est Celui qui « veille sur les pas de ceux qui l'aiment. >> 10 Dieu
être comme un petit enfant, en humilité, en simplicité de foi et ne conduit jamais ses enfants autrement qu'ils se conduiraient
en pureté d'amour. « Vcms savez, » dit le Christ, « que les eux-mêmes s'ils pouvaient voir la fin dès le commencement, et
princes des nations les asservissent, et que les grands les tien- discerner la gloire de l'œuvre à laquelle ils collaborent.
nent sous leur puissance. Il n'en sera pas ainsi parmi vous ;
au contraire, celui qui voudra être grand parmi vous sera Le Traitement
votre serviteur. » 7
De tous les dons que le Ciel a accordés aux hommes, la Lorsque le Christ appela ses disciples à Le suivre, il ne
communion avec le Christ dans ses souffrances est le plus leur fit entrevoir aucune perspective flatteuse pour cette vie.
grand. Ni Enoch, qui fut enlevé aux cieux; ni Elie, qui monta Il ne leur promit ni gain, ni honneurs mondains et eux, de
dans un chariot de feu, ne furent plus grands ou plus honorés leur côté, n'émirent aucune prétention quant à leur rétribution.
que Jc::m-Baptistc, qui périt, seul, dans une forteresse. « Il Il dit à Matthieu, qui était au bureau du péage : « Suis-moi.
vo11s a fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de Et lui, quittant tout, se leva et le suivit. >> 11 Matthieu ne de-
croire en Lui, mais encore de souffrir pour Lui. » • manda pas, avant de suivre Jésus, un salaire égal à celui qu'il
recevait dans ses occupations précédentes. Sans hésiter, sans
Plans pour l'Avenir questionner, il suivit Jésus. Il lui suffisait d'être avec le Sau-
veur, afin d'entendre ses paroles cL de s'unir à son œuvre.
Beaucoup sont incapables de faire des plans définis pour Il en fut de même des autres disciples. Lorsque Jésus
l'avenir. Leur vie est incertaine; ils ne peuvent discerner l'abou- demanda à Pierre et à ses compagnons de le suivre, ils
tissement probable des événements, et cela les remplit d'anxiété laissèrent immédiatement leurs bateaux et leurs filets. Certains,
et de tourments. Souvenons-nous que la vie des enfants de parmi eux, avaient des amis qui comptaient sur eux pour leur
Dieu dans ce monde est une vie de pèlerins. Nous n'avons subsistance; mais lorsqu'ils entendirent l'appel du Sauveur,
pas assez de sagesse pour diriger notre existence. Ce n'est ils n'hésitèrent pas et ne demandèrent pas : « Comment vivrai-
pas à nous de décider de notre avenir. « C'est par la foi je et comment soutiendrai-je ma famille ? >> Lorsque, plus
qu'Abraham obéit à l'appel de Dieu et. partit pour le pays tard Jésus leur demanda : « Lorsque je vous ai envcyé sans
qu'il devait recevoir en héritage : il partit sans savoir où il bourse, sans .sac et sans chaussures, avez-vous manqué de
allait. >>' quelque chose ?>> Ils purent lui répondre : « De rien. >> 11 ~
Le Christ, dans sa vie terrestre, ne faisait pas de plans Aujourd'hui, le Sauveur nous appelle à travailler pour Lui,
pour lui-même. Il acceptait ceux de Dieu, et jour après jour comme autrefois Matthieu, Jean et Pierre. Si nos cœurs sont
so~ Père les lui faisait connaître. C'est ainsi que nous de- touchés de son amour, la question de compensation ne sera
vrwns dépendre de Dieu, afin que nos existences soient de pas pour nous la plus importante. Nous nous réjouirons d'être
ses collaborateurs, et nous ne craindrons pas de compter sur
L'AIDE DANS LA VIE .lOlJTINALIÈRE 367
366 RAYONS DE SANTÉ
de llous vcuir en aide. Ceux qui acceptent de servir Dieu avant
tout verront leurs perplexités s'évanouir el un sentier claire-
ment tracé devant leurs pas.

La Foi
L'accomplissement fidèle dt!s devoirs d'aujourd'hui, est la
meilleure préparation pour les épreuves de demain. Ne pensez
pas aujourd'hui aux difficultés ct aux soucis qui peuvent surgir
Lorsque Jésus demanda à Pierre et à ses compa demain, pour les ajouter à votre fardeau présent. « A chaque
gnons de le suivre, ils laissèrent immédiatement jour suffit sa peine. » 15
leurs bateaux et leurs filets.
Soyons confiants et courageux. Au service de Dieu le décou-
sa sollicitude. S1 Dieu est notre force, nous ragement est un péché. Dieu connaît to.u les nos nécessités. A
aurons une claire perception de notre devoir la toute-puissance du Roi des rois, Il joint la bonté fidèle et
el des aspirations désintéressées. Notre vie· la tendresse du bon Berger. Sa puissance est absolue ct cons-
sera consacrée à un but noble, qui nous titue la garantie de l'accomplissement des promesses qu'il a
élèvera bien au-dessus des mobiles égoïstes. faites à ceux qui se confient en Lui. Il a des moyens pour
supprimer chaque difficulté, et pour subvenir aux besoins de
Dieu pourvoira ceux qui Le servent. Son amour pour nous surpasse toul autre
Le cœur de beaucoup de ceux qui préten- amour de toute la distance qui sépare les cieux de la terre :
dent suivre le Christ est anxieux et troublé parce qu'ils crai- c'est avec cet amour, incommensurable el éternel, qu'Il veille
gnent de se confier à Dieu. Ils ne se livrent pas complètement sur ses enfants.
à Lui, car ils ont peur des conséquences d'un tel don. Mais Dans les jours les plus sombres, alors que tout semble
ils ne trouveront pas la paix avant d'avoir fait ce sacrifice. vous être contraire, ayez foi en Dieu. Il accomplit sa volonté,
dirigeant toutes choses pour le bien de son peuple. La force
Il y en a beaucoup dont le cœur est accablé de soucis,
de ceux qui L'aiment et Le servent sera renouvelée jour après
parce qu'ils cherchent à faire comme le monde. Ils ont décidé
JOUr.
de sc mettre à son service et ont accepté ses perplexités et
Il peut et veut accorder à ses serviteurs tout le secours
adopté ses coutumes. Ainsi, leur caractère est avili, et leur
dont ils ont besoin. Il leur donnera toute la sagesse qu'exigent
vie devient une fatigue. Les préoccupations continuelles épui-
les circonstances variées dans lesquelles ils sont placés.
sent leurs forces. Notre Seigneur désire qu'ils s'affranchissent
L'apôtre Paul s'écrie : « Il m'a dit : Ma grâce tc suffit,
de c~ joug d'esclnv~. Il les invite à accepter le sien. « Mon
car ma force s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai
joug est doux, mon fardeau léger. » 13 L'agitation est aveugle
donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la force
et ne peut discerner l'avenir ; mais Jésus voit la fin dès le
du Christ habite en moi. C'est pourquoi je me complais dans
commencement. Pour chaque difficulté, Il a déjà préparé la
les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les
délivrance, car « Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent
dans l'intégrité. » 14 persécutions, dans les afflictions extrêmes pour Christ; car
lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. » 11
Notre Père Céleste a mille façons, imprévues pour nous,
Les Cftelations· avec le Prochain
exercic~
C sympathie,association
HAQUE de la vie demande l' la
de
de l'indulgence et de la maîtrise personnelle.
Le point de vue de chacun différe de celui du voisin, parce que
nous avons tous des dispositions, des habitudes, une éducation
qui nous sont particulières, et ne ressemblent pas à celles des
autres. Nous jugeons différemment. Notre compréhension de
la vérité, nos idées sur les problèmes pratiques de la vie, ne
sont pas en toul point les mêmes. Il n'y a pas deux personnes
dont les expériences soient entièrement semblables. Les épreu-
ves de l'une ne sont pas celles de l'autre. Les devoirs qui
paraissent légers aux uns sont lourds pour les autres.
La nature humaine est si frêle , si ignorante, si sujette à
se tromper, que chacun devrait faire bien attention à la manière
donh il estime les autres. Nous ne nous rendons pas toujours
compte de l'influence de nos actes sur.l'expérience des autres.
Ce que nous faisons ou disons peut nous paraître peu impor-
tant, alors que si nos yeux s'ouvraient, nous verrions qu'il
en résulte pour le bien ou pour le mal des conséquences
incalculables.
En recherchant David pour le faire mourir, Saül se réfugia dans une
grolle où David lui-même et ses hommes de guerre étaient cachés. Considération pour ceux qui nous dirigent
(368) . Beaucoup ne se sont jamais dépensés pour leur prochain .i
leur CŒUr a connu SI peu d'angoisses réelles, ils ont senti si
peu de perplexité et de détresse pour les ~lUtres, qu'ils ne
24 (369)
370 RAYONS DE SANTÉ LES RELATIONS AVEC LE PROCHAIN 371

peuvent pas comprendre l'œuvre de celui qui a charge d'âmes. jugera comme vous jugez, ct on se servira pour vous de la
Ils ne sont pas plus capables d'apprécier l'importance de sa mesure avec laquelle vous mesurez. » 2 Souvenez-vous que bien-
tâche que l'enfant ne peut comprendre les soucis de son père. tôt votre existence passera en jugement devant Dieu, et qu'Il a
L'enfant peut s'étonner des craintes et des perplexités de ses dit : « Toi donc, ô homme, qui que tu sois, qui juges les
parents ; elles lui semblent inutiles. Mais lorsque . des année.s autres, tu es inexcusable ; ... toi qui juges, tu fais les mêmes
d'expérience se seront ajoutées à sa vie, lorsqu'il .aura falt · choses. » 3
lui-même connaissance avec les difficultés, il constdérera à
nouveau la vie de son père, el comprendra ce qui lui était L' 1ndulgence
incompréhensible. Les expériences pénibles qu'il aura faites
lui auront ouvert les yeux. Nous ne devons pas nous permettre de laisser notre esprit
L'œ~vre de plus d'un apôtre el de plus d'un chef reste s'irriter parce qu'un tort réel ou supposé nous aurait été fait.
souvent incomprise et ses travaux inappréciés jusqu'à sa mort. Notre ennemi le plus redoutable, c'est nous-même. Aucune
Lorsque d'autres lui succèdent dans ses fonctions et doivent forme de vice n'a d'effet plus funeste sur le caractère que la
affronter les mêmes difficultés, ils voient alors combien su colère qui n'est pas sous le contrôle du Saint-Esprit. Aucune
foi et son courage ont été mis à l'épreuve. Bien souvent, ils victoire ne sera aussi précieuse que la victoire sur soi-même.
perdent de vue les fautes qu'ils étaient si prompts à censurer. Ne soyons pas aussi susceptibles. Nous devons vivre non
L'expérience leur enseigne la sympathie. C'est Dieu qui permet pas pour veiller sur notre sensibilité ou notre réputation, mais
que les hommes soient placés dans des positions de respon- pour sauver des âmes. En nous intéressant à leur salut, nous
sabilité ; lorsqu'ils se trompent, il peut soit les corriger, soit cessons de penser aux petits frottements qui se produisent si
leur retirer leur charge. Nous devrions veiller à ne jamais nous souvent dans nos associations. Quoiqu'on pense de nous, ou
arroger le droit de juger notre prochain, car le jugement quoiqu'sm nous fasse, rien ne doit nous priver de la communion
appartient à Dieu seul. avec le Christ par son Saint-Esprit. « En effet, quelle gloire y
La conduite de David envers Saül contient une leçon. Par aurait-il à supporter patiemment d'être battu pour avoir fait
Ol'dre de Dieu Saül avait été oint comme roi d'Israël, mais à le mal ? Mais si en faisant le bien, vous êtes maltraités, et que
cause de sa désobéissance, le Seigneur avait déclaré que le vous supportiez patiemment l'épreuve, c'est là une grâce aux
t·oyaume lui serait enlevé, et cependant, quelles ne furent pas, yeux de Dieu. >> 4
à son égard, l'indulgence el l.a courtoisie de David, choisi de Ne vous vengez pas. Autant que possible, évitez toute cause
Dieu pour lui . succéder ! En recherchant David pour attenter à de malentendu . Fuyez l'apparence du mal. Faites tout ce que
sa vie, Saül fut entraîné au désert, et pénétra dans une vous pouvez, sans sacrifier vos principes, pour ·vous concilier
grolle où David lui-même ct ses hommes de guerre étaient l'estime des autres. « Si donc tu apportes ton offrande à l'autel,
cachés. « Les gens de David lui dirent : Voici le jour où et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre
l'Eternel ' t'a dit : Je livrerai ton ennemi entre tes mains. toi, laisse là ton offrande devant l'autel et va premièrement te
Traite-le comme bon te semblera ... Et il dit à ses hommes : réconcilier avec ton frère ; après cela, viens et présente ton
Que l'Eternel me garde de commettre contre mon Seigneur, offrande. >> 5
l'oint de l'Eternel, le crime de porter ma main sur lui, car Si des mots impatients vous sont adressés, ne répondez
il est l'oint de l'Eternel ! >> 1 Le Seigneur nous dit : « Ne jamais dans le même esprit. Souvenez-vous qu'« une réponse
jugez, point, afin que vous ne soyez pas jugés, car on vous douce apaise la fureur; mais la pa~ole du~e excite la colère. » •

i - ;
LES RELATIONS AVEC LE ,PROCHAIN 373
372 RAYONS DE SANTÉ
; Aussi longtemps que nous serons dans le monde, nous
11 · y a une · puissance merveilleuse dans le. silence. Répondre à rencontrerons des influences adverses. Des provocatio~.s éprou-
quelqu'un qui est en colère ne sert souvent qu'a l'exaspérer, veront notre tempérament : c'est en y faisant face avec de
mais la colère qui rencontre le . silence et l'indulgence tombe 'bons sentiments, que les grâces chrétiennes se développeront
bientôt. . eh no~s. Si le Christ habite dans notre cœur, nolis serons bons,
Si vous essuyez un orage de paroles piquantes et accusa- patients, indulgents et joyeux. Jour après jour, le « moi >>
trices, concentrez votre esprit sur la Parole de Dieu. ·souvenez- sera vaincu et nous croîtrons dans un noble héroïsme. Telle
vous de ses promesses. Si vous êtes maltraités ou accusés à est notre tâche. Mais nous ne pouvons pas l'accomplir sans
tort, au lieu de répondre avec colère, répétez les précieuses l'aide de Jésus, une ferme détermination, un plan bien arrêté,
promesses : · une vigilance continuelle et une prière incessante. Chacun n
<< Ne te laisse p'a s vaiücre par le mal, mais triomphe ·du ses propres batailles à livrer, ses propres ennemis à vaincre.
Dieu lui-même ne peut pas rendre nos caractères nobles et
mal par le bien. >> 7
<< Remets ton sort à l'Eternel; confie-toi en Lui et Il agira .. nos vies utiles si nous ne collaborons avec Lui. Ceux qui
Il fera éclater ta justice comme la lumière, et ton droit comme renoncent à la lutte, perdent la force et la joie de la victoire.
le soleil en plein midi. >> 8 Nous ne devrions pas récapituler sans cesse nos épreuves,
<< Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien nos difficultés, nos peines et nos tristesses. Toutes ces choses
de secret qui ne doive être connu. >>
9 sont inscrites dans les livres du ciel et Dieu en prend soin.
« Tu avais permis à nos ennemis de passer à cheval sur En repassant les désagréments, beaucoup de sujets de joie
nos têles. Nous étions entrés dan3 le feu et dans l'eau. Mais dont nous devrions nous souvenir, échappent à notre m émoire ;
lu nous en a retirés pour n~us combler de biens. >>
10 par exemple, la bonté de Dieu, qui nous entoure à chaque
instant., et son amour dont les anges s'émerveillent, ct qui Lui
Nous aimons à rechercher auprès de nos semblables la
fit donner son Fils afin qu'Il mourût à notre pince. Si, comme
sympathie et l'encouragement que nous devrions trouver en
ouvriers du Christ, vous sentez que vous avez de plus grands
Jésus. Dans sa grâce et sa fidélité, Dieu permet souvent que
soucis et de plus grandes épreuves que les autres, souvenez-
ceux en qui _nous plaçons notre confiance nous fassent· défaut,
. vous · qu'il y a polir vous une paix inconnue de ceux qui évi-
afin que nous apprenions combien il est insensé de compter
sur l'homme et de nous appuyer sur ce qui est charnel. Ayons tent· ces fardeaux. On trouve joie et consolation au service du
Christ._ ·Montrons au monde qu'il n'y a pas d'insuccès pour
en Dieu une foi implicite, humble, exempte de tout égoïsme.
ceux qui vivent de sa vie. · · -
Il connaît les peines secrètes qui nous tenaillent le cœur, et
que nous ne pouvons exprimer. Lorsque toutes choses nous Si vous ne vous sentez pas joyeux, ne parlez pas de vos
sentiments. Ne jetez pas une ombre Sl!r la vie des autres. Une
paraissent sombres et inexplicables, rappelons-nous les paroles
religion froide n'attire jamais les âmes au Christ. Elle les
du Christ : << Tu ne sais pas maintenant ce que je fais, mais
tu le sauras plus tard. >> 11 : · - · ·
en éloigne au contraire jusque dans les filets que Satan a
disposés pour y faire tomber ceux qui s'égarent. Au lieu de
Etudiez l'histoire de Joseph ct celle de Daniel. Le Seigneur penser à vos découragements, pensez à la puissance que vous
n'empêcha pas les machinations des hommes qui ava~en~ décidé pouvez obtenir au nom du Christ. Que votre imagination se
leur perte; mais Il fit tourner tous ~es complots au ·bien de se~ fixe -sur· les choses invisibles. Dirigez vos pensées vers les
s,erviteurs, qui conservèrent . leur foi et leur ·l oyauté au sein évidences du grand amour que Dieu a pour vous. La foi
des épreuves et des luttes. ·
RAYONS DE SANTÉ LES RELATIONS AVEC LE PROCHAIN 375
374

peut endurer l'épreuve, résister à la tentat~?n, supporter les 'Medisance


désappointements. Jésus est notre avocat. 1 out ce que nous
Si nous comprenons la patience que Dieu exerée à notre
assure sa médiation nous appartient. . . . égard, nous ne jugerons ni n'accuserons personne. Lorsque
Ne pense1.-vous pas que le Christ apprécie ceux qm vtve,nt
le Christ vivait sur la terre, combien ceux qui ·r entouraient
entièrement à Lui ? Ne pensez-vous pas que, de même .qu Il auraient été surpris, si, après l'avoir connu, ils l'avaient
a visité autrefois Jean, l'apôtre bien-aimé, dans son extl, Il entendu prononcer une parole d'accusation, de critique ou d'ini-
visite auiourd'hui encore ceux qui, à ~ause de leur ~mour pour patience ! N'oublions jamais que ceux qui l'aiment doivent le
Lui sont dans les épreuves et les dtfficultés ? Dteu ne per-
représenter dans leur caractère. -
mel,tra pas qu'un de ses ouvriers fidèles soit . lais~é se~l dans
« Aimez-vous réciproquement d'une affection tendre et fra-
la lutte contre des forces supérieures, et qu'tl soit vamcu · Il
ternelle ; prévenez-vous par des égards r éciproques. » 14'
prend soin, comme d'un joyau précieu_x, de . tous ceux do~t
(( Ne rendez pas le mal pour le mal, · ni l'injure pour
la vie est cachée :wec le Christ en Lm. Il dit de tels serv~­
l'injure ; au contraire, bénissez, car c'est à cela que vous
teurs : « Je te placerai en lieu sûr comme un cachet ; car Je
avez été appelés pour hériter vous-mêmes la bénédiction. » 15
t'ai élu. » 12
Parlons donc davantage des promesses de Dieu ; parlons
Courtoisie
du désir qu'a Jésus de nous bénir. Il ne nous oublie pas un
seul instant. Lorsqu'en dépit des circonstances désagréabl~s, Le Seigneur Jésus exige que nous reconnaissions les droits
nous nous reposons avec confiance en son amour, et mam- ùe chaque homme, ·aussi bien leurs droits sociaux que leurs
lenons notre communion avec Lui, le sentiment de sa présence droits en tant que chrétiens. Tous doivent être traités avec tact
nous inspire une joie calme et profonde: Parlant de L_ui-~êm~, et courtoisie, comme étant fils ct filles de Dien.
Jésus a dit : « Je ne fais rien de moi-même, mms Je dts Le christianisme fait d'un homme un « gentleman ». Le
ce que mon Père m'a enseigné. Celui qui m'a _envo~é est .avec Christ était courtois, même devant ses persécuteurs. Ses vrais
moi ; il ne m'a pas laissé seul, parce que Je fats toUJOUrs · disciples doivent manifester le même esprit. Voyez Paul,
ce qui lui est agréable. >> 13 • • amené devant Agrippa : tout son discours est un exemple
La présence du Père entourait le Christ et nen n~ .lm de parfaite courtoisie aussi bien que d'éloquence persuasive.
arrivait que l'amour infini n'eût permis pour la bénédiCtiOn L'Evangile n'enseigne pas la politesse formaliste du monde ,
du monde. C'est dans cette assurance qu'Il trouvait le récon- mais la courtoisie qui a sa source dans un cécu-r rempli de
fort. C'est là que nous le trouverons aussi. Celui ~ui _rossèd.e bonté.
l'esprit du Christ habit_e en Christ. Tout ce qm. lm échOit Mais l'irritation, la dureté de cœur et l'inconvenance de
vient du Sauveur, qui l'entoure de ~a présence . .Rten ne peul langage ne disparaîtront pas parce qu'on s'efforcera d'observer
l'atteindre ~ans la permission du Seigneur. Toutes nos souf- une étiquette rigoureuse dans ses relations avec le prochain.
frances, tous nos chagrins, toutes nos tentations, toutes nos Le véritable raffinement ne se t'évèle pas aussi longtemps que
épreuves, toutes nos tristesses, toutes nos peines, toutes nos nous considérons notre personne comme le centre autour
persécutions et toutes nos privations, en u~ mot toutes choses duquel tout gravite. L'amour doit habiter dans le cœur. Un
concourent à notre bien. Toutes nos expénences et toutes les vr~i chrétiën puise ses motifs d'action ·dans son amour profond
circonstances de notre ~ie sont des agents bienfaisants qui pour son Maître. L'amour donne à celui qui le possède de la
travalllent en notre faveur.
376 RAYONS DE SANTÉ LES RELATIONS AVEC LE PROCHAIN 377

grâce et de l'aisance dans le mamtien il illumine la conte- Agissez toujours par principe, non par impulsion. Tem-
nance et adoucit la voix ; Il raffine et élève l'être tout entier. pérez l'impétuosité de votre nature par la douceur et la bonté.
Evitez toute légèreté et toute plaisanterie. Qu'aucun tràit d'es-
L'Importance des petites Choses
prit déplacé ne s'échappe de vos lèvres. Ne tolérez aucun
La vie n'est pas faite de grands sacrifices et d'actions écla- désordre dans vos pensées : elles doivent être maîtrisées, et
tantes, mais de petites choses. Le plus souvent ée sont ces amenées captives à l'obéissance du Christ. Occupez-les à la
dernières, quelque insignifiantes qu'elles paraissent, qui déter- méditation des choses saintes. Alors, par la grâce du Christ,
minent le bien ou le mal dans notre existence. C'est parce elles seront pures et vraies.
que nous ne subissons pas avec succès les épreuves auxquelles Nous avons besoin d'avoir constamment le sentiment de la
nous soumettent parfois des petites choses, que nous acquérons puissance ennoblissante des pensées pures. Là réside la seule
de mauvaises habitudes, ou que notre caractère est déformé ; sécurité de l'âme. Un homme « est tel que sont les pensées
et lorsque les plus grandes épreuves surviennent, elles nous dans son âme. » 17 (Segond) La faculté de se contraindre se
prennent au dépourvu. Ce n'est qu'en nous conformant aux développe par l'exercice. Ce qui paraît tout d'abord difficile
principes divins clans toutes les circonstances, petites ou gran- devient facile par la répétition constante, jusqu'à ce que les
des, de la vie, que nous pourrons acquérir la force de teriir bonnes pensées et les bonnes actions deviennent habituelles. Si
ferme et de rester fidèles dans les situations les plus nous voulons, nous pouvons nous détourner de tout ce qui est
dangereuses et les plus difficiles. bas et inférieur, et nous élever jusqu'à un modèle haut placé;
Discipline personnelle nous pouvons être respectés des hommes et aimés de Dieu .
Nous ne sommes jamais seuls. Bon gré, mal gré, nous
Louez el encouragez
sommes accompagnés. Souvenez-vous que là où vous êtes,
quoi que vous fassiez, Dieu est présent. I\ien de ce que Cultivez l'habitude de bien parler des autres. Etendez-vous
vous pensez, dites ou faites ne Lui échappe. Toutes vos sur les qualités de ceux avec lesquels vous êtes associés, et
paroles et toutes vos actions ont un témoin : le Dieu saint qui voyez le moins possible leurs erreurs et leurs faiblesses. Lorsque
hait le péché. Pensez toujours à cela avant de parler ou vous êtes tentés de vous plaindre de cc que quelqu'un a fait ou a
d'agir. Comme chrétien, vous êtes membre de la famille royale, dit, louez plutôt quelque chose dans la vie ou dans le caractère
enfant du I\oi céleste. Ne faites rien, ne dites rien qui de celte personne. Cultivez la reconnaissance envers Dieu et
« déshonore le beau nom qui a été invoqué sur vous. » u louez-le de ce que dans son amour immense Il a donné son
Etudiez soigneusement le caractère clivino-humain, et de- Fils. Cela ne rapporte rien de penser à nos doléances. Dieu
mandez-vous toujours : «Que ferait Jésus à ma place.» Telle nous appelle à méditer sur sa miséricorde et son amour, afin
doit être la mesure de votre devoir. Ne vous placez pas sans que nous soyons inspirés par la louange.
nécessité dans la société de ceux qui par leur habileté pour- Les ouvriers actifs n'ont pas le temps de s'occuper des
raient affaiblir votre désir de bien faire ou troubler ·votre fautes des autres. Les erreurs et les fautes du prochain sont
conscience. Ne faites rien parmi les étrangers, dans la rue, des « caroubes » qui ne nourrissent pas ceux qui en vivent.
en tramway, qui ait la moindre apparence de mal. Faites La médisance est une double malédiction, qui retombe · plus
chaque jour quelque chose pour améliorer et embellir la v·ie lourdement sur celui qui parle que · sur celui qui écoute. Celui
que le Christ a rachetée par son sang. qui sème · la dissension et la zizanie en récolte en son âme
378 RAYONS DE SANTÉ LES RELATIONS AVEC LE · P R OCHAI N 379

les fruits mortels. L'acte même de chercher le mal chez les . celui-ci répondit : «Non, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous
autres le développe chez ceux qui le cherchent. En considérant ne dér aciniez en même temps le froment ; laissez-les croilre
les fautes d'autrui, noüs sommes transformés en la même tous deux ensemble jusqu'à la moisson.» 18
image, mais en contemplant Jésus, en parlant de son amour Dans sa miséricorde et sa patience,
et de la perfection de son caractère, nous sommes transformés Dieu supporte les pervers et même les
à son image. En contemplant l'idéal qu'Il a placé devant nous, hypocrites. P a rmi les disciples cho~si s par
nous pénétrons dans une atmosphère sainte et pure qui est le Christ, se trouvait bien Judas le
la présence même de Dieu. Si nous y demeurons, nous réflé~ traître : devrait-on être sur pris ou dé-
chirorts une lumi ère qui rayonnera sur tous ceux avec qm cour agé par le fait qu'il y a a ujour-
nous entrons en relation. d'hui des fou rbes parmi les ouvriers
Au lieu de critiquer et de condamner les autres, disons du Seigneur ? Si Celui qui lit dans
plutôt : « Je dois travailler à mon salut. Si je coopère avec les cœurs pouvait supporter. celui
Celui qui désire sauver mon âme, je dois veiller sur moi- qui devait le trahir, quelle ne
même avec soin, éviter dans ma vie tout ce qui est mal, devrait pas êlre notre patience
vaincre chaque défaut, devenir une nouvelle créature en Christ. envers ceux qui sont en défaut ?
Donc, au lieu d'affaiblir ceux qui luttent contre le mal, je D'ailleurs, ceux qui paraissent
dois les affermir par des paroles encourageantes. » Nous le plus coupables ne sont
sommes trop indifférents envers les autres ; nous oublions p(ls tous co mm c J udas.
trop souvent que nos collaborateurs ont besoin de force et de Pierre, impétueux, incon-
courage. Prenez soin de les assurer de votrG intérêt et de sidéré, ct con fla nt en soi-
votre sympathie. Aidez-leur par vos prières, ct faites-leur même, parut à son désa-
savoir que vous le faites . vnntagc bien plus que
.T iirl!ls . Il fut bien p lus
Patience envers lPs Pécheurs souvent censu r é
Tous ceux qui prétendent être des ouvriers du Christ ne par le Sauveur ;
sont pas de vrais disèiples. Parmi ceux qui portent son nom, mais quelle vie
et qui sont même comptés parmi ses ouvriers, il en est qui d'ac ti vité et de
ne Le représentent pas dans leur caractère. Ils ne sont pas !.
sacrifice fut la
gouvernés par ses principes. Ces personnes sont souvent une 7JJ ~ie~ne ! Q_uel té-
cause de perplexité et de découragement pour leurs collabo- / 1 m01gnage Il r en-
rateurs plus jeunes dans la vie chrétienne ; mais personne ne dit à la puissance
doit être induit en erreur. Le Christ nous a donné un exemple de la grâce de Dieu !
parfait ; Il nous demande de le suivre. Autant que nous le
pouvons, nous de-
Jusqu'à la fin des temps, il y aura de l'ivraie parmi le
· bon grain. Lorsque les serviteurs, dans leur zèle pour l'hon- vons être pour les
. nëur du maître demandèrent Ja permÏ$Sion d'arracher l'ivraie,
380 RAYONS DE SANTÉ
LES RELATIONS AVEC LE PROCHAIN 381
autres cc que Jésus était pour ses disciples lorsqu'Il était en
leur compagnie sur la terre. à ceux qui se sont trompés en leur racontant votre expé-
Regardez-vous avant· tout comme des missionnaires parmi nence ; dites-leur comment la patience, la bonté et l'assistance
vos collaborateurs. Il faut sou':ent beaucoup de temps et de de vos collaborateurs vous ont encouragé et aidé lorsque
labeur pour gagner quelqu'un au Christ, et lorsqu'une âme vous êtes tombé dans des fautes graves.
se détourne du péché pour marcher dans la justice, il y a de Jusqu'au jour du jugement, vous ign·o rerez l'influence d'une
la joie parmi les anges. Pensez-vous que les esprits qui conduite sage . et affectueuse envers des êtres inconséquents,
veillent sur ces âmes sont satisfaits de voir avec quelle indif- déraisonnables, indignes. Lorsque nous rencontrons l'ingrati-
férence elles sont traitées par ceux qui prétendent être dlré- tude et la trahison, nous sommes tentés de blâmer ou de nous
tiens ? Si Jésus nous traitait comme nous nous traitons indigner. C'est ce que le coupable attend, et il s'y prépare;
souvent les uns les autres, lequel parmi nous pourrait être mais l'indulgence le surprend et éveille souvent ses meilleu-
sauvé ? res impulsions et un désir nouveau de vivre plus noblement.
Souvenez-vous que vous ne pouvez lire dans les cœurs. « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque
Vous ne pouvez pas connaître les motifs qui ont déterminé faute, vous qui avez l'Esprit, redressez-le dans un esprit de
les actions que vous désapprouvez. Beaucoup n'ont pas reçu douceur ; et prends garde à toi-même, de peur que, toi aussi,
une éducation correcte ; leur caractère est faussé ; ils sont tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres et
vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » 19 '
durs et rugueux. Mais la grâce du Christ peut les transformer.
Ne les mettez jamais de côté. Ne les découragez pas ni ne Tous ceux qui prétendent être des enfants de Dieu devraient
les désespérez pas en disant : « Vous m'avez déçu : je ne se souvenir qu'ils seront, comme missionnaires, amenés en
veux plus essayer de vous aider. >> Quelques paroles vives, contact avec tous les genres de caractères. Il y a les rudes
prononcées sous l'effet d'une provocation - juste ce que vous et les raffinés, les humbles et les fiers, les religieux et les
pensez qu'ils méritent- peuvent détruire l'influence que votre incrédules, les instruits et les ignorants, les riches et les
cœur aurait dû exercer sur le leur. pauvres. Ces esprits divers ne peuvent être traités de la même
La conséquence de notre vie, l'indulgence inlassable, manière ; tous cependant ont besoin de bonté et de sympathie.
. l'esprit qui reste calme sous la provocation constituent l'ar- Par leur contact mutuel, nos esprits devraient être polis et
gument le plus concluant et l'appel le plus solennel. Si vous raffinés ; nous dépendons les uns des autres, et sommes
avez eu des occasions et des avantages dont d'autres ont f>'-' étroitement unis par les liens de la fraternité humaine. C'est
privés, souvenez-vous-en, et soyez toujours un maitre sage, par les relations sociales que le chrétien entre en contact avec
attentif et aimable. le monde. Chaque homme ou chaque femme qui a reçu la
Lorsque vous voulez obtenir avec de la cire tme impression lumière divine, doit à son tour la faire briller sur le chemin
nette d'un cachet, vous n'apposez pas ce dernier d'une ma- ténébrèux de ceux qui ne connaissent pas la meilleure voie.
I)ière brutale, violente : vous le placez au contraire avec soin Notre influence sociale, sanctifiée par l'esprit du Christ
sur la cire molle, et vous appuyez graduellement, fermement. doit se développer en amenant des âmes au Sauveur. L~
jusqu'à ce que la cire soit durcie. Il faut agir de même avec Christ ne doit pas être caché dans le cœur comme un trésor
.les âmes humaines. La continuité de l'influence chrétienne doux et sacré, à l'usage exclusif de son possesseur. Il doit
est le secret de sa puissance, et elle dépend de la fermeté être _en nous comme une source d'eau qui coule jusque dans
avec laquelle vous manifestez le caractère du Christ. Aidez la vie éternelle, et qui rafraîchit tous ceux qui entrent tw
eontact avec nous.
V é'Veloppemenl el Service
A vie chrétienne comporte plus de vertus que quelques-uns
L ne le croient. Elle ne consiste pas seulement en bonté,
en patience et en douceur. Ces grâces sont essentielles, mais
il faut y joindre du courage, de la force, de l'énergie et de la
persévérance. Le sentier que le Christ nous trace est étroit et
exige de l'abnégation. Pour y . entrer ct pour passer par les
diflicullés ct les découragements, il faut des hommes dignes
de cc nom.

Force de Caractère
Le monde a besoin d'hommes qui ne s'attendent pas à voir
leur chemin ·aplani et chaque obstacle. enlevé ; d'hommes qui
inspirent un zèle nouveau aux ouvriers découragés, don.L le
cœur soit brûlant d'amour chrétien ct dont les mains sOient fortes
pour l'œuvre dtt Seigneur.
Quelques-uns de ceux qui s'engagent dans le service mis-
sionnaire sont faibles, nerveux, indolents et facilement décou-
r.agés. Ils manquent d'énergie; ils n'ont pas ces traits de
caractère positifs qui donnent la force de faire quelque chose,
cet esprit ct celle énergie qui allument l'enthousiasme. Ceux
qui désirent le succès doivent être courageux et optimistes: Ils
doivent cultiver non seulement les vertus passives, mais les
vertus actives. Tout en répondant avec douceur, pour détourner
·· Le sentier que le Christ nous trace est' étroit et exige de · l'abnégation. la colère, ils doivent avoir le courage d'un héros pour résister
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384 RAYONS DE SANTÉ DÉVELOPPEMENT ET SEilVICE 385
au mal. Avec la charité 'q ui supporte tout, ils ont besoin de l'ombre de quelqu'un d'autre. Attendez-vous à ce que le Sei-
force de caractère pour que leur influence soit positive. gneur opère en vous et par vous.
Quelques-uns n'ont pas de fermeté de caractère. Leurs plans Ne pensez jamais que vous avez élssez étudié et que vous
et leurs desseins n'ont point de consistance. Cette faiblesse et pouvez relâcher vos efforts. L'esprit cultivé est la mesure de
cette . indécision devraient être vaincues. Il y· a dans . le vrai l'homme. Vous devez apprendre toute votre -vie ; vous devez
caractère chrétien 4ne indomptabilité qui ne s'adapte ni ne se étudier chaque jour et mettre en pratique les connaissances
soumet aux circonstances adverses. Notre moralité doit être acquises. Souvenez-vous que dans n'importe quelle situation
à toute épreuve, el notre intégrité ne doit céder ni à la flatterie, vous montrez ce que vous êtes et vous développez votre carac-
ni à la corruption, m aux menaces. tère. Quoi que vous fassiez, soyez exact et diligent; surmontez
l'inclination à chercher une tâche facile.
Culture mentale L'esprit qui nous anime et les principes qui nous dirigent
dans notre travail de chaque jour façonnent notre vie tout
Dieu désire que nous profitions de toutes les occasions de
nous préparer en vue de Son œuvre. Il s'attend à ce que toutes entière. Ceux qui demandent à ne faire qu'une quantité de
nos énergies soient mises à réquisition et que nos cœurs travail déterminée, et qui exigent