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HISTORIQUE

Introduction à l’hygiène
Le développement de l’hygiène a toujours été étroitement lié aux
transformations des structures sociales. Le bouleversement des croyances religieuses
ou des idées philosophiques, les mutations politiques ont eu une grande part dans la
naissance de la constatation qui se fait à ce jour est la suivante : l’hygiène moderne
dispose de moyens matériels et technologiques accrus.. En revanche, elle doit lutter
contre la menace que la percée technologique fantastique, qui s’est opérée depuis le
ème
milieu du XX siècle, fait peser sur les équilibres biologiques et écologiques,
influençant la santé physique et mentale.
Le soignant se doit d’être vigilant, attentif, observateur, afin de veiller à
maintenir, promouvoir ou aider ce bien précieux qu’est la santé. Charles Nicolle, prix
Nobel en 1928 a démontré « que les maladies ne sont pas éternelles, qu’elles vivent,
e
qu’elles se transforment pour disparaitre ». En cette fin de XX siècle, où le sida fait
des ravages, où chacun dans son sang et dans son âme se sent menacé, l’hygiène a
resurgi comme une arme efficace.
Nous avions oublié avec l’ère des antibiotiques les bonnes pratiques d’hygiène.
L’arrivée de ce virus sournois et intelligent nous fait prendre conscience que les règles
d’hygiène de base sont toujours applicables, que la prévention est un moyen de lutte.
Nous devrions faire notre devise cette pensée de Léon Bernard :
« L’hygiène n’est pas une science contemplative, c’est une science d’action ».
Historique de l’hygiène :
Préhistoire : « Rien ne vaut l’expérience » : il est difficile de faire le point sur la
notion d’hygiène en ces temps, mais on ne peut penser que « seule l’expérience »
comptait.
Le précepte « ne pas manger tout ci qui tombe sous la main » devait être appliqué à la
lettre donnant naissance aux prémices de l’hygiène alimentaire.
Plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, l’hygiène se manifeste dans les règles de vie
Moise « Sidna Moussa »QSSL), législateur d’Israël, a inclus des directives de santé
dans la thora.
✓ Tout individu contagieux ou supposé tel, était mis en quarantaine
✓ Vêtements et récipients touchés par l’animal mort de lui-même peut être de
maladie, devaient être lavés ou détruits.
✓ Quiconque touchait un cadavre était considéré comme impur et devait passer par
tout un processus de purification (bains, lavage des vêtements) ; pendant les 7 jours
de son impureté, l’individu devait éviter tout contact physique avec les autres.
Dans la Grèce antique, hygie figure la déesse de la santé, de la propreté et de
l’hygiène. Son culte était particulièrement célébré sur les pentes de l’acropole, en
attique.

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✓ Elle veillait sur la santé des êtres vivants,
✓ Elle prenait soin de la santé des animaux autant que celle des hommes,
✓ Elle leur enseignait quels aliments étaient préférables de manger pour leur bien-
être.
✓ Elle prévenait les maladies, allégeait ou guérissait le mal et la douleur,
✓ On installa des bains publics et elle encourageait les habitants à les fréquenter.
Dans la Rome (antique) :
✓ Les romains installent les toilettes publiques :
✓ Les romains attachent la plus grande importance à la qualité de l’eau qu’ils
buvaient et dans laquelle ils se baignaient régulièrement, ceci les amenés à
construire des aqueducs des thermes associés à des sources thermales, des égouts et
des latrines.
✓ . Hygiène publique et hygiène du milieu vont faire naitre une nouvelle science :
l’urbanisme
✓ Les romains prenaient 1 à 2 bains par jour, utilisés pour délassement et comme
rituel de courtoisie, il est accompagné de frictions avec des onguents et des
parfums.
✓ Les médecins romains savaient qu’ils devaient faire bouillir leurs instruments de
chirurgie (bien qu’ils ne connaissent pas l’existence de bactéries), qu’il ne fallait
pas mélanger les eaux usées et les eaux propres.Donc, les grecs et les romains de
l’antiquité étaient de grands amateurs de bains et autres rituels de propreté. Pour
eux, l’hygiène possédait un sens « de purificateur », mais elle évoquait également
« la volupté ».
La disparition de l’empire romain va entrainer la dégradation des mœurs et
l’effondrement de l’hygiène publique. Il faut attendre mille ans pour voir renaitre
un embryon d’hygiène, d’ailleurs limité à une série de recettes populaires.
Hippocrate apporte à l’hygiène ses premières bases scientifiques. Ses écrits sont le
fruit non seulement de disciplines philosophiques mais également d’une somme
d’observations et d’expériences. Il comprend la réalité épidémique des maladies
Infectieuses mais il lui manque trop de renseignements sur l’essentiel : l’agent
infectieux.
La civilisation islamique apporte à l’hygiène d’importantes contributions trop
souvent méconnues.
Razi(Razès) savant oriental d’origine persan, comme beaucoup de savants
islamiques de l’époque, se consacre en grande partie à l’étude de l’hygiène et de
l’épidémiologie. Il insiste sur le rôle de l’hygiène alimentaire et soupçonne sans les
connaitre « les microbes » responsables de certaines intoxications. Le traité de cet
auteur influença toute la médecine européenne.
Un autre médecin islamiste influença le monde.il s’agit de
e
Ibn Sina (Avicenne) qui écrivit au XII siècle une encyclopédie en cinq volumes
intitulée canons de la médecine.
Il traite de l’hygiène et de ce que l’on appellerait aujourd’hui la médecine
préventive : les cures d’eau ou de soleil, les régimes alimentaires pour enfants et
vieillards. Dans les cinq chapitres consacrés aux maladies de l’appareil respiratoire,
il semble qu’il ait pressenti le caractère infectieux de la tuberculose.

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Au moyen âge, en Europe, l’hygiène « proprement » dite – c'est-à-dire les gestes
quotidiens tels que la toilette et le nettoyage – est rejetée.
Dans l’esprit de tous, l’eau ramollit la peau, la rendant ainsi perméable aux germes de
la peste. Cette « yersinia pestis » fit chuter en cinquante ans la population de moitié.
Au 15eme siècle, en Europe, est marqué par la création des 1ers hôpitaux réservés aux
victimes de certaines infections ;
Création des léproseries : hospice (Ets. Fait pour recevoir les assistés) où l’on isole
et soigne les lépreux, lieu d’isolement et de prise en charge des malades de la lèpre
(maladie chronique causée par une bactérie (bacille de Hansen).
En 1474, est créé à Lyon l’hôpital réservé aux victimes de la peste (maladie
infectieuse due à une bactérie, yersinia pestis= zoonose touchant les rongeurs sauvages
et domestiques, de façon occasionnelle l’homme) admettant les malades en temps
d’épidémie : hôpital de la quarantaine.
Le XVIIème Siècle voit de nettes avancées scientifiques qui permettent de développer
l’Hygiène.
En 1792, les porteurs d’eau sont remplacés, à Paris, par un système de distribution
d’eau potable.
A- Alexander Gordan(1792) perçoit le rôle des mains dans la transmission de la fière
puerpérale (maladie infectieuse de la femme qui survient après un accouchement ou
une fausse couche).
B- Oliver Wendel Holmes (USA, 1809-1894) : soutient dans sa thèse à Harvard que
même les mains apparemment propres peuvent transmettre la fièvre puerpérale.
En 1800, le rôle de l’eau est vanté par les manuels d’hygiène, l’usage du savon se
développe grâce à la fabrication industrielle de la soude.
e
Au XVIII siècle, les grandes découvertes, en physique de volta, en physiologie de
Haller, en chimie de Lavoisier, vont permettre à l’hygiène de s’appuyer sur les
données scientifiques solides. En Angleterre, la variole tue un habitant sur treize.
La découverte de la vaccination antivariolique par Jenner en 1796, marque le début de la
médecine préventive scientifique.
ème
Le XIX siècle voit l’apparition de découvertes scientifiques et médicales
fondamentales et l’importance de l’hygiène apparait :
En 1846, un médecin hongrois Ignas SEMMELWEIS démontre la transmission
manu portée des germes
e
A la fin du XIX siècle, Pasteur (1822-1895) comprend les mécanismes de
transmission des maladies infectieuses.
En 1861, il met en évidence l’existence de germes dans la poussière, de l’air.
En 1865, il ouvre l’ère de la microbiologie en découvrant l’existence d’éléments
vivants, microscopiques : les microbes.
En 1865, LISTER (1827-1912) pose les bases de l’antisepsie pour les interventions
chirurgicales. Il découvre la théorie des germes de Pasteur et en conclut que
l’apparition du pus n’est pas un signe de cicatrisation en traitant les instruments, les
blessures et les blouses au phénol.

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Lister parvient en 1869 à réduire le taux de mortalité opératoire de 50% à 15%.Sa
méthode n’est acceptée par tous qu’en 1880.
C’est en 1903 que, grâce à Calmette, le premier vaccin antituberculeux voit le jour
En 1928, Alexandre Fleming découvre la pénicilline ; en 1935 sont découverts les
sulfamides. C’est une ère qui transformera l’avenir des maladies infectieuses, les
antibiotiques sauvent de tout et bientôt les efforts faits en matière d’hygiène
è
Au début du XX siècle, s’installe une véritable politique d’hygiène publique pour
lutter contre la maladie et la misère.
Eau courante, égouts et amélioration de l’habitat se développent sous l’impulsion
politique. L’école laïque et l’armée sont les promoteurs de l’hygiène
L’état dépense beaucoup d’énergie à lutter contre la tuberculose (maladie
contagieuse due à une bactérie : Bacille de Koch ou BK), c’est la création des
Sanatoriums (Ets. Spécialisé dans le traitement des différentes formes de la
tuberculose).
La vaccination prend de l’ampleur et la protection sociale se généralise, contribuant
ainsi à l’augmentation de la durée de vie.
Enfin, l’époque d’après guerre marque les progrès de l’hygiène du milieu, notamment
pour l’eau et l’air.
De 1950 à 1960, vont apparaitre les grandes épidémies d’infections hospitalières,
dues à une plus grande résistance des germes aux antibiotiques, ainsi qu’au manque
d’application des règles de base en hygiène.
1966 : premier colloque européens traitant l’hospitalisme infectieux.
1972 : Principes concernant la surveillance et la transmission des infections.
1973 : Création des comités de lutte contre les infections(CLI).
1988 : Obligation d’un CLI dans un hôpital.
1993 : Création des centres de coordination de la lutte contre les infections
nosocomiales(CCLIN).
1997 : Les infections nosocomiales font l’objet d’une politique de prévention.
2007 : Face à la multiplication des parcours de soins et des intervenants dans la
dispensation des soins=la diversification des structures : IAS
De nos jours, la lutte contre les infections liées aux soins (IAS) constitue un enjeu de
santé publique.
La gestion du risque infectieux et le respect des bonnes pratiques en hygiène
hospitalière sont des éléments clés des politiques d’amélioration de la qualité.

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Cadre réglementaire :
Principaux textes réglementaires

 *En matière d’organisation :


 1- Comités de lutte contre les infections nosocomiales(CLIN) crées par :
 *Instruction ministérielle N°64 du 070Novembre 1998 et ont pour mission de :
➢ Dépistage et suivi des Infections nosocomiales(IN).
➢ Evaluation.
➢ Mise en place d’un programme de lutte contre les IN.
➢ Mise en place d’un programme de formation du personnel de santé.
➢ Evaluation des activités du CLIN.
 2-Comité national d’hygiène hospitalière(CNHH) crée par :
 *arrête N° 12/MSP/ du 28 Mars 1998 et a pour mission de :
➢ Définir les éléments d’une politique de santé en matière d’hygiène hospitalière.
➢ De mettre en place un programme de prévention des infections hospitalières.
➢ De formuler des propositions sur l’organisation et la coordination des actions de lutte
contre les infections nosocomiales.
➢ De suivre la mise en œuvre des actions de santé en matière d’hygiène hospitalière.
➢ D’évaluer les résultats des actions de santé entreprises dans le cadre des missions ci-
dessus.
➢ *En matière d’environnement hospitalier :
➢ -Instruction N°573/MSP du 13/12/2000 relative à l’hygiène des centres d’hémodialyse.
➢ *En matière de lutte contre les infections nosocomiales :
➢ -Inst. N° 16 du 20/10/2001 relative à la prévention, lutte et éradication des infections liées
à la pratique médicale.
➢ -Inst.N°19 du 19/11/2002 relative à la prévention des hépatites virales, VIH et des AES en
pratique dentaire.
➢ -Inst.N°002/MSP du 21/03/2006 relative à la prévention de la transmission du VHB et
VHC en milieu de soins.
➢ En matière d’hygiène des mains :
➢ -Inst. Du 12/08/2004, proscrivant l’usage de savon en morceaux et son remplacement par
du savon liquide en distributeur automatique dans les blocs opératoires.
➢ -Inst.N°01/ du 09/08/2004 relative à l’hygiène et lutte contre les infections nosocomiales.
➢ -Inst. N° 002 du 21/03/2006 relative à la désinfection des mains avec des solutions hydro
alcooliques aux normes.
➢ - En matière de stérilisation et de désinfection des équipements médicaux.
➢ -Arrêté N° 27 du 11/02/2008 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement ainsi
que des normes techniques et sanitaires dans les Ets. De soins privés. En chirurgie dentaire.
➢ -Circulaire Ministérielle N° 09 du 04/04/2012 relative à l’obligation de l’utilisation de la
stérilisation de type autoclave dans le secteur privé.

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Hygiène

➢ Définitions :
➢ Etymologiquement, le terme hygiène vient du grec hygieinon qui signifie « santé ».
Voici quatre définitions de l’hygiène dont nous ferons l’analyse :
➢ Dictionnaire robert:
 « Ensemble des principes et des pratiques tendant à préserver, améliorer la santé. »
➢ Dictionnaire Littré :
 « Partie de la médecine qui traite des règles à suivre pour conserver la santé dans les
différents âges, les différentes constitutions, les différentes professions, les différentes
conditions de vie. »
➢ Dictionnaire des termes techniques de la médecine:
 « Science qui apprend à conserver, à améliorer la santé. Partie de la médecine qui
traite des milieux où l’homme est appelé à vivre, et de la manière de les modifier dans
le sens le plus favorable à son développement
➢ Grand Larousse encyclopédique :
 « Partie de la médecine qui étudie les moyens propres à conserver la santé en
permettant l’accompagnement normal des fonctions de l’organisme et en harmonisant
les rapports entre l’homme et les milieux dans lesquels il vit afin d’éliminer
notamment les influences nocives que peuvent éventuellement comporter ces
milieux. »
Nous constatons à la lecture de ces définitions que plus nous avançons, plus
nous précisons notre pensée. Si toutes les définitions parlent de l’hygiène en termes de
règles, de moyens tendant à conserver, à améliorer la santé, une notion qui apparait
plus précise c’est la notion de l’environnement dans lequel l’homme évolue.

Dans la définition de l’homme nous retrouvons cette donnée. L’homme


influence et est influencé par son environnement ; l’hygiène s’intéresse, en effet, aux
hommes, mais,
Également aux milieux dans lesquels ils vivent, ainsi qu’aux rapports qui existent
entre ces deux entités. On peut donc ainsi résumer cette conception dans le schéma
figuré en bas de page.

Les Hommes : Des acteurs Hygiène l’environnement :un


contexte

Fig. 1.1. Définition schématique de l’hygiène.

Ainsi, on peut définir l’hygiène comme étant :


*Une science médicale qui étudie l’ensemble des mesures destinées à améliorer
l’état de santé et de confort des individus(hygiène proprement dite), ou à préserver
ces derniers des facteurs d’agressivité(médecine préventive).

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HYGIENE HOSPITALIERE

« Un soin propre est un soin plus sûr ».


Définitions :
L’hygiène hospitalière : est une science qui enseigne les moyens propres à aider, à
retrouver la santé en épargnant aux personnes malades toute maladie supplémentaire,
toute pathologie qu’on appelle ou dite « iatrogène » c.à.d. pathologie provoquée par
les soins directs ou indirects du personnel.
Ou
L’hygiène hospitalière : c’est l’ensemble des mesures de protection à mettre en œuvre
pour lutter contre les risques et les nuisances auxquels sont exposés les malades, le
personnel et les visiteurs en milieu hospitalier et en particulier contre les risques
infectieux.
Objectifs :
*Préserver, maintenir, améliorer la santé des patients.
*Prévenir et corriger les risques liés à l’environnement humain et matériel.

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Introduction:

Un microorganisme est un organisme vivant qui n’est pas visible à l’œil nu.
Un germe désigne l’ensemble des microorganismes à l’origine de maladies infectieuses:
bactérie, parasite, virus champignons. Ce sont donc des agents infectieux.
I- BACTERIES:
Les bactéries sont donc des microorganismes vivants que l’on trouve dans tous les milieux.
❑ Elles sont unicellulaires.
❑ Procaryotes: c.à.d. dépourvues de noyau.
❖ Classées de façon:
✓ Gram positif : G+
✓ Gram négatif : G-
✓ Aérobie : Présence d’oxygène.
✓ Anaérobie : Absence d’oxygène
❖ Forme:
✓ Cocci : Coques.
✓ Sphérique : Streptocoques.
✓ Bâtonnets ou Bacille : Bacille de koch.
✓ Spirale : Vibrion.
✓ Spirille ou spirochète .
.
❖ Distinction: On distingue des
✓ Bactéries pathogènes: responsables de maladies infectieuses.
✓ Bactéries non pathogènes.
✓ Saprophytes: qui se nourrissent de matières organiques (milieu extérieur).
✓ Commensaux : vivent en harmonie avec leurs hôtes (bactérie de la flore intestinale.
✓ opportunistes: sont normalement dépourvues de pouvoir pathogène mais elles
peuvent l’acquérir chez les hôtes fragilisés.
Agents de lutte contre les microbes:
✓ Soit en les tuant: Bactéricides.
✓ Soit en empêchant la multiplication (prolifération): Bactériostatiques.
II- VIRUS:
Vient du Latin = Poison.
❑ Définition: Un virus est un parasite intracellulaire obligatoire, c.à.d. qu’il a besoin
d’être présent dans une cellule, dont il utilise le matériel génétique pour se
répliquer(les virus ne se reproduisent pas, ils se répliquent).
❑ Organisation des virus: On distingue des :
✓ Virus à acide désoxyribonucléique : ADN :
✓ Virus à acide ribonucléique : ARN:
Réplication: La multiplication d’un virus consiste en l’introduction du germe viral dans une
cellule, et c’est elle qui va fabriquer de nouveaux virus

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❖ La multiplication d’un virus comporte six étapes:
1- Attachement : liaison,
2- Pénétration :
3- décapsidation : Libération,
4- réplication : Multiplication,
5- Assemblage : Maturation,
6- Libération : Vers l’extérieur.

III- Parasites:
❑ Un parasite est un organisme animal ou végétal qui ne peut survivre qu’au dépend
d’un organisme hôte.
✓ D’une autre espèce différente.
✓ De façon permanente ou
✓ Pendant une phase de cycle vital.
✓ Types d’agents pouvant entrainer des parasitoses:
✓ Protozoaires : unicellulaires,
✓ Métazoaires : pluridisciplinaires,
✓ Arthropodes : Vecteurs.
❑ Modes de transmission:
✓ Voie buccale,
✓ Piqure d’insecte,
✓ Voie pulmonaire;
✓ Contamination d’une place par les œufs.
« Les parasitoses provoquées par des vers intestinaux (nématodes ou hématodes) sont des
Helminthiases.
❑ Parasitoses les plus fréquentes:
❖ Amibiase : due à une amibe,
❖ Oxyurose: due à un parasite,
❖ Paludisme (Malaria): Plasmodium,
❖ Teniase: ténia ou ver solitaire,
❖ Toxoplasmose: protozoaire,
IV- Champignons et Levure:
❑ Champignons: organismes unicellulaires ou pluricellulaires dont les cellules
possèdent un noyau(Eucaryote).
➢ Peuvent se reproduire de façon
➢ sexuée :
➢ ou asexuée
➢ Importance médicale:
-Dermatophyte,
-Saprophyte pathogène,
-Saprophyte opportuniste.
V- La flore bactérienne:
1- Définition: La flore microbienne est l’ensemble des microorganismes vivant à l’état
naturel ou pathologique dans certaines parties de l’organisme.
C’est l’ensemble des bactéries qui peuplent les muqueuses d’un organe de façon
normale ou pathologique.

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La muqueuse est l’ensemble des cellules qui recouvrent un organe creux en contact
de l’air; ex. la flore buccale, la flore vaginale, la flore intestinale, la flore cutanée la flore
pulmonaire.
2- Rôle de la flore bactérienne: Le rôle de la flore bactérienne est:
➢ La défense de l’organisme;
➢ De favoriser la digestion;
➢ De faire la synthèse de différentes vitamines (vit K et acide folique).
Le pouvoir pathogène des bactéries:
1- Définition: Le pouvoir pathogène d’un microbe est sa capacité de provoquer une
infection chez l’hôte.
*Une bactérie pathogène est une bactérie capable de déclencher une infection chez
son hôte.
*Un hôte est un organisme qui héberge un parasite.
2- Bactéries pathogènes et bactéries opportunistes:
*Les bactéries pathogènes spécifiques: ces bactéries provoquent des maladies
spécifiques même chez les personnes en bonne santé; ex.
-Microbacterium tuberculosis: Tuberculose.
-Clostridium tétanique : Tétanos.

*Les bactéries pathogènes opportunistes: Ces bactéries ne provoquent pas habituellement


de maladies, mais elles deviennent pathogènes si elles se multiplient de façon excessive.
Elles se développent chez les personnes dont le système immunitaire est déficient(Sida),
affaibli (personne âgée), immature (nourrisson).
3- Notion de porteur sain (asymptomatique):
*Les porteurs asymptomatiques (sans les symptômes de la maladie) risquent de
transmettre des microbes à des personnes plus fragiles sans avoir conscience puisqu’ils n’ont
pas les symptômes de la maladie; ex:Pseudomonas aéruginosa (bacille pyocyanique).

VI- Le pouvoir pathogène des bactéries: le pouvoir pathogène d’une bactérie est sa capacité
de provoquer une infection.
Il existe 2 éléments déterminant le pouvoir pathogène d’une bactérie:
1- Le pouvoir invasif « la virulence »: Le pouvoir invasif d’une bactérie est son aptitude à se
multiplier et à se répandre dans tous les organes de l’hôte malgré les défenses de celui-ci,
ex. staphylocoque doré .
A- Les facteurs favorisant le pouvoir invasif d’une bactérie sont:
➢ Leur capacité à détruire les tissus: Certaines bactéries ont des enzymes qui
détruisent les tissus environnants. Les bactéries ont ainsi la place pour se multiplier,
ex. staphylocoque doré.
➢ Leur capacité à adhérer aux cellules: certaines bactéries ont des pilis qui leur
permettent d’adhérer aux muqueuses respiratoires, digestives ou uro-génitales. Ces
bactéries ne sont pas expulsées par la toux ou le flux urinaire et elles se multiplient à
l’endroit où elles se sont fixées, ex.Salmonelle-Escherichia coli.
➢ Leur résistance à la phagocytose: Certaines bactéries virulentes sont entourées
d’une capsule. Les globules blancs qui s’attaquent à ces bactéries ne parviennent pas
à percer cette capsule. Ces capsules ne sont pas détruites par les macrophages(GB),
continuent à se multiplier et à se répandre dans tout l’organisme

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2- Le pouvoir toxique dune bactérie « production de toxines »:
*Le pouvoir toxique d’une bactérie est la capacité de produire des toxines,
ex.Clostridium tétanique.
➢ Différents types de toxines bactériennes:
❑ Exotoxines: Ces toxines sont liées à la paroi des bactéries. Elles ne peuvent
être libérées que si un macrophage détruit la bactérie.
❑ Leur pouvoir toxique est très élevé,
❑ Leur pouvoir antigénique est très élevé (vaccin contre les toxines tétaniques,
diphtériques…
❑ Les exotoxines sont sensibles à la chaleur.
❑ ex: toxine tétanique, botulique et diphtérique.
❑ Endotoxines: ces toxines peuvent traverser les parois des bactéries qui les ont
produites. Elles se répandent rapidement dans l’organisme.
✓ Leur pouvoir toxique est faible,
✓ Leur pouvoir antigénique est faible (absence de vaccins contre ces toxines),
✓ Les endotoxines sont peu sensibles à la chaleur,
✓ Ex: toxine de l’Escherichia coli et de la salmonella

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INFECTION
❑ I- Définition:

L’infection est une invasion (envahissement et multiplication) de l’organisme vivant, sain par
des microorganismes pathogènes capables d’entrainer une maladie par le fait de leur
transmission d’un individu malade à un individu sain selon le mode de transmission.
❑ II- Causes de l’infection: Les agents responsables de l’infection sont très divers:
❑ Les bactéries,
❑ Les virus,
❑ Les parasites,
❑ Les champignons.
❑ III- Modes de transmission: La transmission est l’étape au cours de laquelle l’agent infectieux
gagne un hôte infecté. Il existe 3 modes principaux:
❑ 1- Transmission par contact:
A- Transmission par contact direct:
a- Transmission interhumaine (interpersonnelle):
*Contact physique: toucher, baisers, relations sexuelles.
*Auto-infection: type endogène, causée par des MO qui font partie de la
flore normale, mais qui peuvent devenir opportunistes.
*Transmission Animal-humain: Zoonoses.
B- Transmission par contact indirect:
*Pansements, aiguilles, objets souillés.
C- Transmission par gouttelettes: Toux (moins de 1m).
❑ 2-Transmissionpar un véhicule:
A- Transmission d’origine hydrique: Polio, Cholera.
B- Transmission d’origine alimentaire: aliments contaminés.
C- Transmission aérienne (aéroportée): air.
❑ 3- Transmission par un vecteur:

A- Transmission mécanique: insectes vecteurs propageant l’infection de


manière passive ( mouches).

B- Transmission biologique: salive, sang (paludisme).

IV- Chaine de transmission: comporte les maillons suivants:

1- L’agent infectieux: Microorganisme qui est capable de produire une infection (bactérie,
virus….).

2- Le réservoir: Lieu où l’agent infectieux peut vivre, les personnes, les objets et les surfaces
de l’environnement.

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3- La porte de sortie: Point par lequel l’agent infectieux quitte le réservoir: peau non intacte,
secrétions des voies respiratoires.

4- Mode de transmission: Manière dont l’agent infectieux se déplace d’un hôte à l’autre :
par contact, par gouttelettes ou par voie aérienne.

5- Porte d’entrée: Point par lequel l’agent infectieux s’introduit dans le nouvel hôte, ex:
lésions cutanées, voies respiratoires, gastro-intestinales.

6- Hôte susceptible: Toute personne à risque de subir une infection.

Hôte réceptif Agent infectieux

Réservoir

INFECTION

Porte d’entrée Mode de transmission Porte de sortie

❑ V- Etapes d’évolution d’une infection bactérienne: Toute maladie infectieuse évolue selon
les phases distinctes suivantes,

➢ Phase ou période de contamination (contagiosité): contact entre le microorganisme et


l’organisme.

➢ Phase ou période d’incubation: c’est le délai séparant la pénétration de l’agent infectieux


dans l’organisme réceptif et l’apparition des 1ers symptômes de la maladie (période
silencieuse ou asymptomatique).

➢ Phase ou période d’invasion: c’est la phase caractérisée par l’apparition des signes cliniques
non spécifiques (signes généraux) ex: température élevée, fatigue, diarrhée…).

➢ Phase ou période d’état: c’est la période de l’apparition des manifestations et des signes
cliniques spécifiques à la maladie.

C’est la période où la maladie est le mieux caractérisée (diagnostic clinique).

➢ Phase ou période de défervescence (de déclin ou de terminaison): c’est la phase de la


diminution graduelle de l’intensité de la maladie et la disparition graduelle des signes
cliniques.

➢ Phase ou période de convalescence: c’est la phase de la restauration des fonctions et de la


morphologie des organes atteints c.à.d. le retour à l’état de santé antérieur à la maladie.

VI- Formes d’apparition d’une infection: Une maladie infectieuse peut se déclarer sous
forme de:

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➢ Cas sporadique: cas de maladie isolée apparaissant au sein d’un groupe ne présentant pas de
lien épidémiologique apparent avec un autre cas.

➢ Epidémie (que): maladie infectieuse affecte dans un laps de temps très court, un très grand
nombre d’individus.

➢ Endémie (que): maladie infectieuse, persiste dans une région où elle existe en permanence
chez un grand nombre plus ou moins important d’individus.

➢ Pandémie (que): maladie infectieuse se dissémine à la quasi-totalité de la population


mondiale.

❑ VI-DIFFERENTES ETAPES D’UNE INFECTION:

➢ A) Bactéries invasives:

➢ Etape locale: Le germe est localisé à son point de pénétration, se traduit par la réaction
inflammatoire caractérisée par:

✓ La rougeur,

✓ La chaleur,

✓ La tuméfaction (gonflement),

✓ La douleur: Au niveau de la région.

➢ Etape locorégionale ou lymphatique: L’infection gagne les vaisseaux lymphatiques, puis les
ganglions lymphatiques. Ces ganglions deviennent durs et douloureux.

➢ Infection Générale: Les bactéries passent par le sang et déclenchent une infection
généralisée. On parle alors de «SEPTICEMIE ».

➢ Infection inapparente: C’ une infection réelle qui ne se traduit par aucun symptôme
clinique. Ce sujet peut disséminer la maladie malgré sa bonne santé apparente. C’est un
Porteur de germes ou un « porteur sain ».

➢ B- Bactéries toxigènes:

➢ Les infections à bactéries toxigènes(toxi-infections):

➢ Les signes observés sont très éloignés du foyer d’infection.

➢ Le germe responsable reste localisé au point d’entrée où il se multiplie.

➢ Ces bactéries provoquent des signes de l’infection grâce à « leur toxines » qui
cheminent par « voie sanguine » ou « Nerveuse » jusqu’à l’organe cible où elles se
fixent.

« La présence de toxines dans le sang est une « TOXEMIE»

14
MOYENS DE DEFENSE DE L’ORGANISME CONTRE L’INFECTION

I- Introduction : Notre organisme est constamment exposé à l’agression des microorganismes


pathogènes. Il possède des mécanismes de défense naturels qui se mettent en action face à cette
agression microbienne. C’est ce qu’on appelle

« Le système immunitaire » ou « l’immunité ».

II- L’immunité: est donc l’état de résistance naturelle ou acquise d’un organisme vis-à-vis d’un agent
extérieur agressif interne ou externe.

Elle désigne la capacité de l’organisme à se défendre contre des substances étrangères


comme des agents infectieux.

L’organisme possède une:

❑ Immunité naturelle (immunité innée) ou immunité non spécifique.

❑ Immunité adaptative, comprend une:

➢ Immunité naturellement acquise: après contact avec une maladie causant une réaction
quand ce contact n’est pas délibéré.

• Immunité artificiellement acquise: se développe seulement par des actions délibérées


comme la vaccination; comprend:

• L’immunité passive: est acquise par le transfert d’anticorps activés d’un hôte
immunisé et est de courte durée, d’habitude vécue seulement quelques mois.

• L’immunité active: est provoquée dans l’hôte lui-même par l’antigène et dure
beaucoup plus longtemps. Elle peut être perpétuelle.

❑ Immunité naturelle:

❖ Moyens de défense naturelle non spécifique:

▪ Barrières physiques(cutanéo-muqueuses):

*La peau: s’oppose à la pénétration des microbes. Elle sécrété la kératine (composant principal de la
peau, des cheveux, protège contre les UV) qui rend la peau imperméable et les substances
bactéricides (sueur, sébum), rôle antibactérien des acides gras à la surface de la peau.

*Les muqueuses: -Sécrétions,

-Annexes de certains organes (cils, poils),

-Mucus visqueux: substance chimique active et bactéricide.

15
*Processus inflammatoire: l’Inflammation,

L’inflammation : est un processus de défense de l’organisme dont le but est de neutraliser, de


combattre ou d’éliminer l’agent pathogène ou « l’agent traumatique » en cause et de préparer la
réparation des tissus: c’est une « réaction locale ».

✓ Signes de l’inflammation:

o Douleur :

o Chaleur :

o Rougeur:

o Tuméfaction (œdème ou gonflement):

o Pus :

o Les globules blancs appelés également « Leucocytes » correspondent à des cellules


immunitaires. Ils jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les infections et les cancers.

o Il existe 3 classes de globules blancs:

*1- Les polynucléaires : assurent la phagocytose,

*2- Les monocytes ou macrophages: de manière spécifique deviennent macrophages : Lyse des
microorganismes.

*3- Cellules tueuses: reconnaissance et lyse des cellules infectées.

▪ Eléments humoraux: ce sont des protéines qui vont circulantes dans le plasma et vont
favoriser la lyse des bactéries.

▪ Immunité artificielle ou immunité adaptative:

Lorsque l’agent pathogène réussit à déjouer les défenses naturelles non spécifiques qui
sont les barrières cutanées ou muqueuses et les mécanismes de phagocytose, l’immunité adaptative
entre en action dans les tissus lymphoïdes, en particulier la rate et les ganglions.

❑ Classification de l’immunité adaptative:

*L’immunité adaptative est dite « active » lorsqu’il y a production ou transmission d’un état
de résistance à un antigène par l’action directe d’anticorps ou de cellules spécifiques à cet antigène.

« L’immunité active s’améliore au fil d’exposition à un antigène donné ».

*L’immunité adaptative est dite « passive » lorsqu’il y a transmission d’un état de résistance
par le transfert des anticorps à un autre individu.

« L’immunité passive confère une protection de durée limitée.

❑ L’immunité adaptative active naturelle: résulte d’une infection. Le degré et la durée de


protection est variable d’une maladie à l’autre. Cela explique pourquoi on doit vacciner les
personnes qui ont eu certaines infections par le passé (ex: la typhoïde).

16
❑ L’immunité adaptative active artificielle: résulte de l’immunisation provoquée par la
vaccination sans les complications possibles de la maladie.

IMMUNITE ADAPTATIVE

ACTIVE PASSIVE
Naturelle Artificielle Naturelle Artificielle

Infection Vaccination Transfert d’anticorps Gammaglobulines


maternels Ig

Vaccination:

I- GENERALITES:

Le programme élargi de vaccination (PEV):

Le PEV regroupe les moyens et les stratégies mises en place pour immuniser dans les
meilleures conditions et avec une bonne efficacité, un maximum de sujets réceptifs parmi la
population.

II- L’immunité:

A- Définition: C’est la capacité de l’organisme de se défendre contre une agression infectieuse


(bactérie, virus) ou une maladie donnée.

C’est l’ensemble des mécanismes de défense de ‘organisme contre les éléments


étrangers à l’organisme en particulier les agents infectieux.

B- Classification: Le système immunitaire se décline en 2 composantes:

1- Le système inné ou non spécifique: sont les résistances naturelles avec lesquelles une personne
est née (muqueuse, peau, inflammation).

L’immunité innée peut empêcher le colonisation, l’entée et la multiplication des microbes.

2- L’immunité adaptive ; subdivisée en 2:

➢ L’immunité naturellement acquise: après contact avec une maladie causant une réaction,
quand le contact n’est pas délibéré,

➢ L’immunité artificiellement acquise : se développe seulement par des actions délibérées


comme la vaccination.

L’immunité artificiellement acquise peut être subdivisée en: L’immunité passive et l’immunité active,

❑ L'immunité passive: est acquise par le transfert des anticorps activés d’un hôte immunisé et
est la durée courte, d’habitude vécue quelques mois: de la mère à l’enfant, sérum.

❑ L’immunité active: est provoquée dans l’hôte lui-même par l ’ antigène (vaccin) et dure
beaucoup plus longtemps, elle peut être même perpétuelle.

17
❑ LE VACCIN

❑ Définition:
❑ Un vaccin est une préparation faite à partir de microbes que l’on introduit dans
l’organisme.
❑ Il contient un antigène qui a pour but de faire réagir les défenses de l’organisme. Injecté
dans le corps, le vaccin doit permettre à l’organisme de produire des anticorps aptes à réagir
une fois mis en présence du véritable agent infectieux.
❑ Famille de vaccins:

Vaccin vivant atténué BCG

Vaccin inactivé Coqueluche

Vaccin s/forme de s/unités Hépatite « B »


d’agents infectieux

Vaccin constitué de toxines Tétanos-Diphtérie


inactivées
Formes de vaccins:

VACCINS CONTRE

VACCINS BACTERIENS CHOLERA

VACCINS VIRAUX POLIO-RAGE-GRIPPE

VACCINS COMBINES DTCOQ

VACCINS EXPERIMENTAUX EBOLA-SIDA.

I- Définition:

La vaccination: est un procède consistant à introduire un agent extérieur (vaccin) dans un organisme
vivant afin de créer une réaction immunitaire positive contre une maladie infectieuse.
La substance active d’un vaccin est l’antigène dont la patogénicité est atténuée, destinée à stimuler
les défenses naturelles de l’organisme (système immunitaire, anticorps).
II- But de la vaccination:
La vaccination est bénéfique sur le plan:
➢ Individuel: en protégeant chaque personne vaccinée,
➢ collectif : en réduisant le nombre de personnes susceptibles de contribuer à la dissémination
d’une maladie.
➢ Elle présente un intérêt de santé publique en évitant les complications liées aux maladies
concernées,
➢ mais aussi économiques: en diminuant le recours aux soins, les hospitalisations, les handicaps
ou encore les absences au travail.
➢ III-Calendrier des vaccinations obligatoires :
➢ Arrêté du 24Novembre 2014 fixant le calendrier de vaccinations obligatoires contre certaines
maladies transmissibles.
➢ Appliqué à partir de 2016
Age de la vaccination Vaccins

18
Naissance B.C.G
Antipoliomyélitique Oral(VPO)
Anti-hépatite « B » (HVB)
2 Mois Anti-diphtérique-Anti-tétanique(DTC)
Anticoquelucheux
Anti- haémophilus influenzae B(Hib)
Anti-hépatite « B »(HVB), Antipoliomyélitique Oral, (VPO)
Anti-pneumococcique
3 Mois Antipoliomyélitique Injectable (VPI)

4 Mois Antidiphtérique, antitétanique, Anticoquelucheux.


Anti-haemophilus Influenzae B,
Anti-hépatite B, Antipoliomyélitique Oral,
Antipneumococcique.
11 Mois Anti-rougeoleux,
Anti-ourlien, (ROR)
Anti-rubéoleux.
12 Mois Anti- diphtérique, Antitétanique, Anticoquelucheux,
Anti- haémophilus Influenzae B,
Anti-hépatite B, Antipoliomyélitique Oral,
Antipneumococcique.
18 Mois Anti-rougeoleux,
Anti-ourlien, (ROR
Anti- rubéoleux.
6 Ans Antidiphtérique, Antitétanique, Anticoquelucheux.(DTC)
Antipoliomyélitique Oral. (VPO)
11/13 Ans Antidiphtérique, Antitétanique adulte (DT)-Antipoliomyélite « Orale »
16/18 Ans Antidiphtérique, Antitétanique adulte(DT)

Tous les 10 ans à -Antidiphtérique, Antitétanique Adulte(DT).


partir
De 18 ans

VI- Recommandations générales:

➢ Respect des contre-indications (retardent l’immunisation des enfants,


➢ Respect des intervalles entre les vaccinations,
➢ Respect de la chaine de froid (0° et +8°)
✓ Eviter la chaleur,
✓ Eviter la lumière
Respect des techniques vaccinales,
Respect des procédures de reconstitution des vaccins et d’utilisation du matériel d’injection
(seringues jetables, diluant, réfrigérateur).

Contre-indications:

➢ Hyperthermie,
➢ Infections respiratoires hautes,
➢ Diarrhées,
➢ Malnutrition.
Effets secondaires:
❖ Fièvre post-vaccinale,
❖ Réaction inflammatoire,
❖ Encéphalite post-vaccinale (variole) rare.
19
VII- Evaluation:
➢ Doit être périodique
➢ SEROTHERAPIE
➢ Définition:
➢ La sérothérapie est l’utilisation thérapeutique du sérum sanguin (partie liquidienne du sang:
plasma) immunisant.
➢ But:
➢ Neutraliser: un antigène microbien, une bactérie, un virus, une toxine, un venin, de façon
préventive (avant l’apparition des 1ers symptômes de la maladie).
Origine:
➢ Animale: Sérum Hétérologue (qui provient d’une autre espèce): est un sérum qui a été
préparé à partir d’un sérum d’animaux (cheval) préalablement immunisé par un antigène
donné.
➢ Voie d’administration: en s/c selon la méthode de Besredka
➢ Effets secondaires:
✓ Choc anaphylactique,
✓ Réactions allergiques.
✓ Durée: quelques heures à 2 semaines.
➢ Humaine: Sérum homologue: constitué
✓ D’immunoglobulines (anticorps),
✓ Gammaglobulines,
Qui ont été préparées à partir du plasma d’individus donneurs eux-mêmes et immunisés par un
antigène.

Différents types: on distingue 2 types:

1- Immunoglobulines standards (non spécifiques) ou polyvalents: provenant de nombreux


échantillons de plasma pris au hasard ex. rougeole, hépatite virale, et qui sont des préparations
contenant l’ensemble des anticorps du sujet adulte.

2- Immunoglobulines spécifiques: obtenus à partir de sujets qui ont été très immunisés par des
vaccinations= anticorps dirigés contre la coqueluche, rougeole, tétanos rage hépatite B.

Rôle et dosages des IG:

IgG 8 à 18 g/l Protège l’organisme. contre les bactéries, virus


et certaines toxines.

Ig A 0,9 à 4,50g/l Barrière empêchant la + part des bactéries


à se lier aux cellules des muqueuses et
de l’épiderme.

IgM 0,6 à 2,50g/l Présent à la membrane des lymphocytes

IgE La réaction inflammatoire et allergique.

❑ L’immunité adaptative passive naturelle: se rencontre chez les bébés pendant les premiers
mois de la vie, alors qu’ils bénéficient des anticorps que leur mère leur a transmis par le
placenta ou le lait maternel.
20
❑ L’immunité adaptative passive artificielle: s’obtient lorsqu’une personne bénéficie
d’anticorps produits par un organisme humain ou animal. La protection est fournie par les
immunoglobulines (IG) spécifiques ou non spécifiques.

❖ Par ailleurs, l’immunité adaptative peut être « humorale ou «cellulaire »

IMMUNITE ADAPTATIVE:

Immunité Humorale(Anticorps) Immunité cellulaire (cellules lymphoïdes)

Assurée par Assurée par


Production d’anticorps par les lymphocytes « B du Cellules lymphoïdes ou Lymphocytes « T »
système immunitaire Du système immunitaire
Dirigée contre Dirigée contre

Agents pathogènes extra -cellulaires Agents pathogènes intra -cellulaires


« Bactéries ». « Virus, certaines cellules cancéreuses ».

❖ REMARQUE: Il est clairement prouvé que la plus part des antigènes et des vaccins stimulent
les lymphocytes « B » et « T » et que ces 2 réponses sont intimement liées.

21
LES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS

Généralités:

Les infections liées aux soins(IAS) constituent une cause majeure de complications dans le domaine de la
santé et peuvent provoquer:
➢ Un prolongement de la durée de séjour en Etablissements de santé;
➢ Une invalidité à long terme;
➢ Une mortalité excessive;
➢ Une augmentation des coûts pour le patient et leur famille.
➢ I- Définitions:
1- Infection nosocomiale(IN) :
➢ Toute infection qui survient au cours ou à la suite d’une hospitalisation qui n’était ni présente, ni
en incubation à l’admission du patient.
➢ 2- Infection Liée aux Soins(IAS): Si elle intervient au cours ou au décours d’une prise en
charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou curative) et si elle n’était ni
présente, ni en incubation au début de la prise en charge.
« Une infection nosocomiale(IN) est une infection associée aux soins contractée en établissement de
santé:
❖ Lorsque l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un
délai de 48heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour
définir une IAS.
❖ Pour les infections du site opératoire(ISO) on considère comme associées aux soins, les infections
survenant dans les 30 jours qui suivent l’intervention, ou, s’il y a mise d’un implant ou d’une
prothèse dans l’année qui suit l’intervention.
NB: Faire la différence entre IAS et infection communautaire »
Une infection communautaire: toute infection acquise en dehors de l’établissement de santé,
sans relation avec un soin
II- IAS les plus fréquentes: Les principales IAS sont:
➢ Les infections urinaires: maladies sous-jacentes graves.
➢ Les infections du site chirurgical: soins des plaies inappropriés.
➢ Les infections des voies respiratoires basses: sonde gastrique.
➢ Les infections du sang: neutropénie, immunodéficience.
➢ III- Origine des IAS: on distingue 2 types selon l’origine des microorganismes:
➢ 1- Endogène: L’infection se réalise à partir des microorganismes(MO) dont le patient est porteur à
l’admission (ou début des soins) et appartenant à la flore microbienne du patient.
➢ Elle est due à un MO de la flore cutanée ou muqueuse du patient et survient chez le patient
immunodéprimé (sensibilité de l’hôte+++):neutropénie, transplanté, nouveau-né, traitement
immunosuppresseurs,
➢ Infections opportunistes dues à des MO naturellement ou peu virulents (entrainant une
réactivation d’infections virales et/ou lors des soins invasifs et les infections au cathéter, à une
sonde : inflammation du site opératoire.

2- Exogène: Le MO responsable de l’infection a été acquis lors des soins par contact direct ou indirect:
✓ Manu portage lors des soins.
✓ Contact avec les instruments (insuffisamment désinfectés ou non stérilisés).
✓ Par l’environnement: voie aéroportée.
✓ Par gouttelettes de flugge.
✓ Par la salive et sécrétions des voies aériennes hautes.
✓ Par vecteurs inertes: support contaminé ou un véhicule commun (perfusion, transfusion, aliment).

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IV- Principaux germes: Tous les germes peuvent être responsables des IAS, (bactéries, virus, parasites,
champignons) en particulier:
➢ Staphylocoque doré multi résistant.
➢ Staphylocoque doré.
➢ Escherichia coli.
➢ Clostridium difficile.
➢ Entérocoques.
➢ Pseudomonas aéruginosa
➢ Virus de l’hépatite « B »
➢ Microbactérium tuberculosis.
➢ Champignons: candida albicans.

V- Facteurs favorisants:
A- Facteurs liés au patient:
*Age et sa pathologie:
-Personnes âgées: Immunodéprimés,
-Nouveau-nés : en particulier prématurés,
-Polytraumatisés,
-Grands brulés,
-Sexe,
-Antécédents médicaux.
*Certains traitements: Antibiotiques qui déséquilibrent la flore des patients en sélectionnant les
bactéries résistantes, traitement immunosuppresseurs.
*Réalisation d’actes invasifs: sondage urinaire;
: Intervention chirurgicale.
B- Facteurs liés à l’environnement:
❖ Liées aux soins et aux interventions:
*Manque de pratiques d’hygiène.
*Personnes porteuses de sondes.
*Personnes opérées= les plus menacées.
❖ Liés à la transmission:
*Du patient à patient,
*Parole, toux,
*Air, inhalation.
❖ Liés au public:
*Visiteurs.

VI- Sujets réceptifs:


*Tout patient hospitalisé, surtout:
❑ Ceux aux défenses affaiblies:
▪ Age,
▪ Affections sous jacentes,
▪ Traitement immunodépresseur.
NB: « Le personnel soignant peut être un sujet réceptif ».
VII- Réservoirs:
A- Humain:
▪ Malade avec sa flore endogène qui se modifie au cours de l’hospitalisation.
▪ Autres malades.
▪ Visiteurs. asymptomatiques
▪ Personnel soignant. * * * *

23
B- Exogène:
▪ Environnement: eau,
▪ Air,
▪ Aliments.
VIII- Modes de transmission: La transmission est l’étape par laquelle l’agent infectieux
gagne un hôte infecté; il existe 2 modes principaux de transmission.
1- Transmission par contact:
A- Transmission par contact direct:
▪ Transmission inter humaine (interpersonnelle): contact physique: toucher, baisers, relations
sexuelles.
▪ Auto-infection: type endogène.
▪ Transmission animal-humain: Zoonoses.
B-Transmission par contact indirect: pansements, aiguilles, objets souillés.
C- Transmission par gouttelettes: toux moins de 1mètre.

2- Transmission par un véhicule:


▪ Transmission d’origine hydrique : polio, cholera.
▪ Transmission d’origine alimentaire: aliments contaminés.
▪ Transmission d’origine aérienne: aéroportée: gouttelettes plus de 1 mètre.
3- Transmission par un vecteur:
▪ Transmission mécanique: insectes vecteurs propageant l’infection de manière passive.
▪ Transmission biologique: salive, morsure, sang (paludisme).

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LES PRECAUTIONS STANDARDS:

I- Définitions: C’est l’ensemble des mesures pratiques que tout soignant est tenu d’appliquer lors
d’un soin dispensé dans le but d’ éviter les dangers microbiens liés au sang(tissus), aux liquides
biologiques de ce patient.
Ou
C’est un ensemble de mesures visant à réduire le risque de transmission d’un agent infectieux entre
soignant, soigné et environnement ou par exposition à un produit biologique d’origine humaine
(sang, sécrétions, excréta…).
II- Lavage et désinfection des mains:
Introduction:
Les mains constituent la voie la plus importante de transmission des infections croisées.
Les microorganismes indésirables sont transportés d’un patient à un autre de manière
indirecte par voie manu portée; en conséquence, la prévention des infections hospitalières
commence par l’imposition d’une sévère hygiène des mains.
A- HYGIENE DES MAINS:
a- Généralités:

La flore cutanée des mains:


❖ La flore résidente ou commensale: flore naturelle, couche superficielle de la peau.
❖ La flore transitoire: flore inhabituelle acquise par le personnel lors des soins effectués aux
personnes soignées:
Elle est le plus souvent pathogène et est à l’origine des infections nosocomiales;
Elle est totalement éliminée par un lavage simple ou hygiénique des mains.
b- Indications générales:
✓ Lorsque les mains sont visiblement sales,
✓ Avant et après avoir manipulé de la nourriture,
✓ Avant de manger,
✓ Avant de prendre des médicaments,
✓ Avant de mettre ou d’enlever les verres de contact,
✓ Après avoir toussé ou éternué,
✓ Après s’être mouché ou avoir mouché un enfant,
✓ Après être allé aux toilettes,
✓ Après avoir fait changer la couche d’un enfant,
✓ Après avoir manipulé des ordures ménagères,
✓ Après avoir touché un animal domestique ou ses jouets,
✓ Après avoir fréquenté un lieu public.
c- Indications spécifiques: 5 indications à l’hygiène des mains:
❑ 1- Avant le contact patient:
*Lorsqu’il s’approche du patient: dans le but de protéger le patient des germes transportés
par les mains du professionnel.
❑ 2- Avant le geste aseptique:
*Avant d’exécuter un geste aseptique: pour protéger le patient de l’inoculation des germes y
compris ceux provenant de son propre corps.
❑ 3- Après le risque d’exposition à un liquide biologique:
*Après avoir été exposé potentiellement ou effectivement à un liquide biologique: pour
protéger le professionnel et l’environnement de soins des germes.
❑ 4- Après le contact patient:
*Lorsqu’il quitte le patient après l’avoir touché: pour protéger le professionnel et
l’environnement de soins des germes.
❑ 5- Après le contact avec l’environnement du patient:

25
*Lorsqu’il quitte l’environnement du patient après avoir touché des surfaces et objets même
sans avoir touché le patient: pour protéger le professionnel et l’environnement de soins des germes.

LE LAVAGE DES MAINS:


Il existe 3 types de lavage des mains pour le personnel soignant et 2 types de frictions hydro-
alcooliques.
❖ Lavage des mains:
➢ Le lavage simple,
➢ Le lavage hygiénique ou antiseptique,
➢ Le lavage chirurgical.

❖ Friction hydro-alcoolique (Solution Hydro-Alcoolique) SHA.


➢ Friction simple,
➢ Friction chirurgicale.
I- LE LAVAGE SIMPLE DES MAINS:
A- But: Il élimine la flore transitoire.
B- Indications:
➢ Après chaque geste contaminant,
➢ Lors des soins d’hygiène et de confort,
➢ Lors des soins infirmiers non invasifs,
➢ Mains visiblement sales, souillures d’origine biologique, chimique, médicamenteuse,
➢ Avant et après le port de gants.
C- Matériel:
➢ Lavabo,
➢ Savon liquide dose avec distributeur
➢ et conditionnement unitaire à usage unique,
➢ Essuie-mains à usage unique en distributeur,
➢ Sacs à déchets.
D- Réalisation technique du geste:
❖ Dénuder les mains et les avant-bras,
❖ Mouiller les mains et les poignets,
❖ Appliquer une dose de savon (1 à 3 ml),
❖ Laver chaque main,
❖ Bien mousser les mains,
❖ Laver chaque main en massant,
*Frotter les paumes,
*Frotter les doigts: insister sur les espaces interdigitaux, les extrémités des doigts.
*Frotter les poignets,
*Frotter le dos des mains.
❖ Rincer abondamment sans faire couler le savon sur une zone déjà rincée;
« Commencer par les mains et finir par les avant-bras »
❖ Sécher soigneusement par tamponnement avec l’essuie-mains à usage unique, sans
revenir sur une zone déjà essuyée,
❖ Fermer le robinet (si non automatique) avec le dernier essuie-mains utilisé,
❖ Jeter l’essuie-mains dans la poubelle sans toucher avec les mains.
II- Le lavage hygiénique ou antiseptique des mains
A- But: Il élimine la flore transitoire et diminue la flore commensale ou résidente.
B- Indications:
➢ Avant tout geste invasif,
➢ Avant tout soins ou technique aseptique (ex: sondage urinaire, voie veineuse
périphérique…).
➢ Avant tout soin septique: manipulation des dispositifs intra vasculaire, drains pleuraux…).

26
➢ Tout contact avec un patient en isolement protecteur.
➢ Soins auprès d’un patient immunodéprimé et/ou sous traitement immunosuppresseurs ou
d’un patient porteur d’une infection.
➢ Avant préparation ou reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office
individuel.
C- Matériel:
➢ Lavabo,
➢ Savon liquide antiseptique ou solution moussante antiseptique avec distributeur et
conditionnement à usage unique (Chlorhexidine ou polividone iodée: Bétadine moussante.
➢ Essuie-mains à usage unique.
➢ Sac à déchets.

D- Réalisation technique du geste:


❑ Idem: lavage simple des mains; ce qui change c’est le savon.
❖ Dénuder les mains et les avant-bras,
❖ Se mouiller les mains et les poignets,
❖ Prendre une dose de savon liquide antiseptique
❖ Savonner durant (1minute) mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des mains, le pourtour des ongles et les espaces
interdigitaux.
III- LE LAVAGE CHIRURGICAL DES MAINS
OU
DESINFECTION CHIRURGICALE DES MAINS PAR LAVAGE
❖ A- Objectif:
❖ *Eliminer la flore transitoire,
❖ *Diminuer durablement la flore résidente,
❖ *Prévenir la transmission croisée.
❖ B- Mesures préalables:
❖ *Tenue professionnelle adaptée à manches courtes.
❖ *Ongles courts, propres, sans vernis.
❖ *Mains et poignets sans bijoux, ni bagues, ni montre, ni alliance.
❖ C- Indications:
➢ Avant tout acte chirurgical, d’obstétrique et radiologie interventionnelle.
➢ Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgicale est requise: Pose de cathéter
central, rachidien, drain pleural.
➢ « Il est recommandé de privilégier la désinfection chirurgical des mains par friction ».
❖ D- Matériel et produits:
➢ Eau bactériologiquement maitrisée,
➢ Brosse à ongles stériles,
➢ Savon désinfectant,
➢ Essuie-mains stériles.

❖ Réalisation technique du geste:


❖ 1er temps:
➢ Mouiller mains et avant-bras,
➢ Appliquer une dose de savon désinfectant,
✓ Masser mains et avant-bras en faisant mousser, pdt 1mn, pour chaque bras,
✓ Insister sur le pourtour des ongles, les espaces interdigitaux, le dos des mains et les
paumes des mains.
✓ Garder les mains au-dessus des coudes, doigts écartés, et paumes dirigées vers le
haut,
✓ Rincer abondamment les mains, poignets puis les avant-bras.

27
❖ 2ème temps:
➢ Reprendre une dose de savon désinfectant,
➢ Prendre une brosse et brosser les ongles: 20sec/main,
➢ Rincer.
❖ 3ème temps:
➢ Reprendre une dose de savon désinfectant,
➢ Masser pdt 1mn les mains et les poignets,
➢ Rincer soigneusement en commençant par le bout des doits et en finissant par les coudes,
➢ Garder toujours les mains au-dessus du niveau des coudes,
✓ Doigts écartés,
✓ Paumes dirigées vers le haut,
➢ Sécher soigneusement avec des essuie-mains stériles (un par main)
➢ Procéder par tamponnement,
➢ Sans frotter des doigts vers les coudes,
➢ Sans retour en arrière,
➢ Jeter les essuie-mains dans la poubelle sans la toucher.

« EN FIN D’INTERVENTION »
➢ Lavage des mains après le retrait des gants, SI (et seulement si) les mains sont
visiblement souillées, poudrées ou humides.
IV-Traitement hygiénique des mains par Friction Solution Hydro-Alcoolique.
A- But:
*Eliminer la flore transitoire,
*Diminuer la flore résidente.
B- Indications:
➢ Utilisé en substitution du lavage antiseptique des mains sur des mains macroscopiquement
propres,
➢ Il n’est applicable que sur des mains ne présentant:
✓ Ni souillures: substances biologiques,
✓ Ni poudre (gants), talc.
Dans le cas contraire,
❑ Il faudra les éliminer avec de l’eau et du savon.
« Elle peut remplacer le lavage des mains, en cas d’urgence, de rupture de soins ou si l’équipement
est insuffisant pour le lavage des mains.
C- Matériel:
➢ Solution ou Gel Hydro-Alcoolique(SHA) en distributeur ou en conditionnement.
D- Réalisation de la technique du geste:
➢ Verser environ 2ml de solution dans le creux de la main (volume préconisé par le fabricant).
✓ Reboucher le flacon.
➢ Frictionner pdt 30sec. En se frottant les 2 paumes jusqu’aux poignets, le dos des mains, les
espaces interdigitaux intérieurs et extérieurs et le pourtour des ongles,
➢ Frotter les pouces à l’intérieur de la main fermée,
➢ Frotter les extrémités des doigts joints dans le creux de la main.

➢ E- Etapes de friction avec une SHA:


➢ Etape 1: Paume contre paume.
➢ Etape 2: Paume de la main droite sur le dos de la main gauche,
➢ Paume de la main gauche sur le dos de la main droite,
➢ Etape 3:Paume contre paume avec les doigts entrelacés.
➢ Etape 4:Dos des doigts contre paume opposée avec les doigts emboités.
➢ Etape 5 : friction circulaire du pouce droit entrelacé dans la paume gauche et vice-versa.

28
➢ Etape 6: Friction et rotation, en mouvement de va et vient avec les doigts joints de la main
droite dans la paume de la main gauche et vice-versa.

➢ V- Désinfection chirurgicale des mains par Friction:


A- Introduction:
La réalisation d’une désinfection des mains au niveau chirurgical fait partie des
mesures valides de prévention des infections nosocomiales en bloc opératoire et pour les
soins à haut risque infectieux.
La désinfection des mains par friction permet d’obtenir une désinfection des mains
plus efficace, plus prolongée et mieux tolérée.
B- Objectifs:
➢ Eliminer la flore transitoire,
➢ Diminuer durablement la flore résidente,
➢ Prévenir la transmission croisée.

C- Recommandations préalables:
➢ Tenue professionnelle adaptée à manches courtes,
➢ Avoir les ongles coupés courts et propres, sans vernis,
➢ Coiffe et masques ajustés,
➢ Porter des manches courtes ou relever celles-ci au dessus des coudes.

D- Matériel nécessaire:
➢ Robinet
➢ SHA-
➢ Savon désinfectant,
➢ Brosse à ongles,
➢ Essuie-mains.
E- Technique:
Pour la 1ère désinfection du matin, un lavage est recommandé, il peut se faire au vestiaire.
1- Etape préliminaire de lavage des mains et des avant-bras:
➢ Se mouiller les mains et les avant-bras,
➢ Appliquer le savon doux (un seul coup de pompe),
➢ Se savonner les mains en insistant sur les ongles, les espaces interdigitaux, le côté des mains,
les poignets
Et les avant-bras (30sec.)
« Brosser les ongles (1mn=30sec. /Main) uniquement lors du 1er lavage, ne pas brosser les mains et
les avant-bras ».
« Le temps total de savonnage ne doit pas excéder 1mn ».
➢ Se rincer les mains abondamment pendant 1mn,
➢ Sécher les mains et les avant-bras avec un essuie-main papier non stérile,
➢ Fermer le robinet avec l’essuie-mains, si besoin,
➢ Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
2- Temps de friction: FRICTION:
❖ Vérifier que les mains sont parfaitement sèches y compris au niveau des coudes.
➢ Temps 1-
❑ Mettre le produit(PHA) pur dans le creux de la main,
❑ Etaler très largement le produit sur les mains et masser (face interne, face externe, les
poignets et les avant-bras jusqu’aux coudes inclus; insister sur les ongles et les espaces
interdigitaux,
❑ Frotter les mains jusqu'à séchage complet de la solution, en reprendre si nécessaire pour
respecter le temps de contact.

29
➢ Temps 2:
❑ Répéter l’application une seconde fois, en frictionnant seulement jusqu’au milieu de l’avant-
bras.
❑ NB:
« Le contact avec le produit doit durer 2x1mn ».
« Attendre que les mains soient sèches pour enfiler les gants ».
F- Etapes de la friction des mains avec la SHA:
❖ Etape 1- Paume contre paume,
❖ Etape 2- Paume de la main D sur le dos de la main G, et paume de la main G sur le dos de la
main D,
❖ Etape 3- Paume contre paume avec les doigts entrelacés,
❖ Etape 4- Dos des doigts contre paume opposée avec les doigts entrelacés dans la paume G et
vice-versa,
❖ Etape 5- Friction circulaire du pouce D enchâssé dans la paume G et vice-versa,
❖ Etape 6- Friction et rotation, en mouvement de va et vient avec les doigts joints de la paume
D dans la paume G et vice-versa.
❖ Les 5 règles d’or de l’hygiène des mains:
❖ Si tous les professionnels de la santé observent ces 5 règles d’or, la prévention des
infections associées aux soins ferait un grand pas en avant:
❖ *1- Avoir constamment les ongles coupés très courts, nécessairement coupés à ras.
❖ *2- Porter lors de son exercice, uniquement des manches courtes ou ¾.
❖ *3- Ne porter ni montre, ni bracelets, ni bagues, ni bijoux sur les poignets et doigts
des mains.
❖ *4- Eviter de se contaminer inutilement les mains (cesser de se serrer les mains).
❖ *5- Se laver ou se désinfecter les mains après souillure et avant un geste aseptique.

USAGE DES GANTS


Ou
PORT DES GANTS.

I- BUT: Le port des gants est préconisé pour:


❖ Protéger le patient contre la flore microbienne d’autres patients pour éviter les risques de
transmission croisés lors des contacts directs, lors d’isolement septique (bactéries multi
résistantes(BMR).
❖ Protéger le personnel contre un risque infectieux (sang, liquide biologique, patient infecté)
contre un risque chimique (certains médicaments) ou contre un risque physique (aiguilles).
II- Différents types de gants:
➢ 1- Gants d’examen non stériles: fins, fragiles, imperméables d’usage unique, utilisés pour
protéger et éviter les risques de contamination manu portée (soins de courtes durée, actes
de laboratoire, actes hôteliers).
« Ils doivent être jetés après chaque soin ».
➢ 2- Gants d’interventions stériles: imperméables aux virus.
✓ A usage unique .
✓ Utilisés pour la réalisation de petits actes aseptiques dans les services de soins tels que le
sondage urinaire, la pose d’une voie veineuse périphérique.
« Ils doivent être jetés après chaque soin ».
➢ 3- Gants de chirurgie stériles: étanches, imperméables aux virus.
✓ A usage unique.
✓ Réservés aux actes chirurgicaux ou aux techniques invasives telles que le cathétérisme
central.
III- Règles du port de gants:

30
❑ Avant de mettre un gant : lavage des mains,
❑ Après la mise de gants : lavage des mains,
❑ Changer de gants entre 2 patients, entre 2 soins.
❑ Changer de gants pour un même patient, si risque de souillure.
❑ Usage unique.
❑ Expliquer au patient pourquoi on porte des gants.
❑ Respecter l’ordre des soins (du +propre au + sale).
❑ Jeter les gants après usage.

IV- Mauvais usage des gants:


❑ Principes de base:
❑ Ne pas réutiliser des gants à usage unique.
❑ Ne pas garder les mêmes gants pour plusieurs soins, pour plusieurs patients ou pour
une série de soins.
❑ Ne pas stocker les gants dans les poches.
❑ Ne pas laver ou désinfecter les gants.
❑ Un gant= un patient
❑ Un gant= un soin
❑ Un soin= un lavage des mains,
❑ Un soin= une paire de gants= un geste.
LA TENUE DE TRAVAIL ou LES TENUES DE PROTECTION:
A- Introduction: La tenue de travail en milieu hospitalier a pour but de remplacer la tenue de
ville afin :
*de limiter le risque de transmission des microorganismes omniprésents dans
l’environnement,
*et protéger ainsi, selon les circonstances le patient et le personnel soignant.
Cette tenue spécifique en milieu hospitalier contribue:
❖ A la prévention de la transmission croisée des infections: soignant/patient ; patient/soignant
et patient/patient.
❖ Au respect de la personne soignée: qualité des soins et des prestations.
La tenue devra donc répondre à des règles établies aussi bien sur la forme que pour la
matière et l’entretien.

B La tenue professionnelle standard: doit être conforme à la catégorie professionnelle.


a- Tenue: est composée de - : - une tunique
- un pantalon
- ou une blouse
❖ La tunique: à manches courtes, avec un système d’ouverture, avec une longueur suffisante
pour couvrir le haut des cuisses.
❖ Le pantalon: droit et de longueur adaptée, Les bras du pantalon ne doivent pas être
retournés,
❖ Chaussures: réservés au travail
-Non bruyantes et lavables
-Chaussures qui maintiennent le pied,
- Antidérapantes, fermées sur l’avant du pied, protégeant les orteils.
« Pas de chaussures ouvertes, pas de sur chaussures ».
b- Vestiaires:
➢ Placards à double compartiments:
▪ 1 pour la tenue de ville,
▪ 1 pour la tenue professionnelle.
▪ Nettoyés et désinfectés au moins une fois par semaine.
▪ Comportant des sacs spécifiques pour l’élimination des tenues sales.

31
▪ Des points d’eau et des distributeurs de SHA pour lavage et/ou désinfection des
mains des soignants avant de mettre leur tenue de travail et après l’avoir enlevée.
C- Mesures complémentaires:
« La tenue de travail du soignant ne doit pas devenir un vecteur de microbes ».
➢ Ne pas porter sa tenue et ses chaussures de travail pour se rendre au restaurant et/ou à une
réunion.
➢ Ne pas encombrer ses poches.
➢ Veiller à ne porter contre soi le linge propre ou sale.
➢ Veiller à ne pas s’asseoir n’importe où, au cours de la journée (tables, lits…).
➢ Préserver sa tenue lors des soins salissants, ou au cours des soins des patients en isolement
avec une surblouse (jetable ou réutilisable).
➢ Mettre une surblouse « barrière » ou un tablier spécifique lord de la distribution des repas.
D- Tenue spécifique de protection: Ce sont des tenues adaptées aux différents secteurs de travail et
à leurs niveaux de risques infectieux.
Tenue de protection:
➢ Gants à usage unique,
➢ Surblouse,
➢ Masque,
➢ Coiffe,
➢ Surchaussures
Sont destinés à réaliser une mesure de prévention supplémentaire.
Protection de la tenue:
❖ Porter un tablier imperméable à usage unique lors de tout soin souillant ou mouillant ou
exposant à un risque de projection ou d’aérosolation de produits biologique d’origine
humaine(PBOH).
❖ Porter une surblouse imperméable à manches longues à usage unique en cas d’exposition
majeure au PBOH.
❖ Mettre la protection juste avant le geste, l’éliminer immédiatement à la fin d’une séquence
de soin et entre 2 patients.
NB: Porter un masque à usage médical et des lunettes de sécurité en cas de risque
d’exposition ou d’aérosolation à un PBOH.
Secteur à risque Secteur à risque infectieux Secteur à risque infectieux élevé
infectieux modéré

Sce médecine, Salle de Réa. Soins intensifs, Salles d’intervention au bloc


chirurgie, RX, Blocs op(en dehors des Salles de stérilisation,
consultations salles d’intervention, Chambres de malades
cuisines immunodéprimés

Tenue de rigueur

C’est la tenue de Tenue de base +chaussures Tunique/pantalon


base +coiffe+surblouse selon Chaussures+charlotte+
activité masque chirurgical
+surblouse +
Gants à usage unique stérile
ou non selon le soin.
NB: Ce matériel de protection
est changé
entre chaque patient
et parfois autant que nécessaire

32
LE MASQUE:
o Faire porter un masque à toute personne (patient, résident, visiteurs, professionnel de santé,
intervenant extérieur, aidant) présentant des symptômes respiratoires de type toux,
expectoration.
o Utiliser un mouchoir à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de toux,
éternuement et le jeter immédiatement après usage.
o En l’absence de mouchoir, tousser ou éternuer au niveau des coudes ou en haut de la
manche plus tôt que les mains.
o Réaliser une hygiène des mains après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets
contaminés.
o Ne pas toucher les muqueuses (nez, yeux, bouche) avec des mains contaminées.
o Les précautions de barrières complémentaires:
o s’appliquent après reconnaissance « la contagiosité » d’une personne:
o *l’asepsie,
o *l’antisepsie,
o * la désinfection,
o * la stérilisation,
o *la filtration,
o * l’antibiothérapie.
A- Asepsie: est une méthode de soins (mais également de travail en dehors des soins) qui
consiste à accomplir une tâche donnée sans apporter de microorganismes (bactérie. Virus, champ)
au patient (ou à l’objet de sa tâche).
Elle repose sur l’utilisation de matériel stérile, de gants stériles, de masques anti projections,
de micro filtres, de systèmes de renouvellement d’air, sans oublier les règles comportementales.
Les procédés employés sont appelés « Techniques d’asepsie ».
B- Antisepsie: est l’utilisation d’un antiseptique choisi judicieusement pour neutraliser les
microorganiques présents sur une zone de peau ou de muqueuse, qu’elle soit saine ou lésée.
Son effet est temporaire, son emploi est plus préventif que curatif.
C- Désinfection: est l’utilisation d’un désinfectant pour neutraliser les microorganismes sur
une surface ou un objet inerte, c.-à-d. sans vie.
La désinfection est une opération au résultat temporaire ou encore momentané.
D- Stérilisation: Est la mise en œuvre d’un procédé qui détruit définitivement tout
microorganisme quel qu’il soit.
La technique de stérilisation utilisée est presque exclusivement « stérilisation par autoclave à
vapeur d’eau ».
E- Filtration: Est l’utilisation d’un micro-filtre (filtre efficace contre les bio contaminants) pour
épurer un fluide (air, eau) de ses principaux bio contaminants (agents infectieux véhicules).
Filtration de l’air dans les salles d’opération,
Filtration de l’eau pour le lavage chirurgical des mains, eau pour hémodialyse.
F- Antibiothérapie: Est une méthode thérapeutique curative ou préventive
(antibioprophylaxie), consistant à introduire un médicament de type antibiotique par voie générale
ou systémique.

33
LA STERILISATION

I- Etapes de la chaine de stérilisation avant passage à l’autoclave:

1- Introduction: La procédure de stérilisation des dispositifs médicaux(DM) nécessite pour


être efficace des opérations préliminaires qui sont:
➢ Le démontage (si possible),
➢ Le nettoyage,
➢ Le rinçage,
➢ Le séchage,
➢ Le conditionnement.
Ces étapes sont impératives.
2- Matériel: toutes les manipulations pour les phases de pré-désinfection nécessitent:
❑ Tablier,
❑ Gants à longues manches,
❑ Masque,
❑ Lunettes,
❑ Brosse,
❑ Ecouvillons,
❑ Seringues à irriguer.
A- Démontage:
▪ Facilite la préparation des dispositifs médicaux (pré-désinfection, nettoyage) puis leur
stérilisation.
B- Pré-désinfection: ou Prétraitement:
▪ La pré-désinfection est une opération qui consiste à immerger les instruments dans une
solution Détergente-Désinfectante(DD), bactéricide aussi tôt après utilisation.
Elle permet d’éviter:
✓ La fixation des matières organiques par séchage,
✓ La contamination du personnel,
✓ La contamination de l’environnement.
« Pour remplir ces fonctions, elle doit être réalisée immédiatement après emploi, sur le lieu
d’utilisation.
➢ Technique:
✓ Essuyage ou rinçage à l’eau ou
✓ Rinçage à l’eau ou
✓ Immersion dans une solution impérativement détergente,
✓ Rinçage.
C- Nettoyage:
a- But:
❖ Vise à éliminer les salissures (matières organiques : pus, sang, sécrétions, particules)
et donc
❖ Réduire simultanément le nombre de MO présents.
b- Matériel:
❑ Nettoyage manuel:
▪ Brosse,
▪ Ecouvillons,
▪ Lavettes,
▪ Produit détergent,
▪ Eau,
▪ Bac

34
« Proscrire les éponges ».
❑ Nettoyage mécanique:
▪ Laveur désinfecteur.

c- Technique:
▪ Immerger complètement les instruments sans les tasser dans un bain neuf avec un
produit DD, la cuve remplie au maximum au2/3 et obturée par un couvercle.
▪ Cette action doit être complétée par un nettoyage manuel ou en laveur-désinfecteur.
▪ Rincer par trempage ou par jet de robinet ou à l’eau déminéralisée.
C- Séchage:
a- But:
❖ Permet le contact de l’agent stérilisant (vapeur d’eau) avec toutes les surfaces des DM
et évite leur recontamination,
❖ Limite le risque de rouille.
b- Matériel:
❖ Chiffon sec, propre, voire stérile,
❖ Air de qualité médicale (soufflettes,
❖ Armoires chauffantes.
c- Technique :
❖ Effectuer un séchage soigneux à l’aide de support(en non tissé) propre à usage unique
ou dans une machine à sécher.
❖ Utiliser une seringue à air médicale.
« Les serviettes-éponges torchons, les textiles pelucheux,
Sèche-cheveux sont interdits pour le séchage ».
D- Désinfection:
a- But:
o Détruire ou inactiver les microorganismes.
b- Technique:
o Chimique par immersion ou application d’une solution désinfectante,
o Chimico-thermique,
o Thermique.

c- Séchage:
o Egouttage,
o Essuyage,
o Soufflage.
E- Vérification:
➢ Vérification de la propreté et de la qualité des DM.
➢ A ce stade, les instruments sont propres, il faut les manipuler avec des mains propres
(nettoyage avec SHA).
F- Conditionnement:
Emballage: veiller à ne pas mettre trop d’instruments dans les sachets.

35
Etapes d’une procédure de désinfection:

Prétraitement : Rinçage Nettoyage


Ensemble des opérations
Qui précédent le nettoyage.

Rinçage Désinfection Rinçage

Chimique

Séchage Stockage

STERILISATION

Définition :
La stérilisation: est une opération (mise en œuvre d’un ensemble de méthodes et de
moyens) au résultat permanent permettant d’éliminer ou tuer tous les MO vivants de
quelque nature que ce soit et sous quelques formes que ce soit portés sur des milieux
inertes.
« on ne stérilise que ce qui est propre ».
Les opérations de décontamination et de désinfection préalables (phase de pré-
désinfection) à la stérilisation viseront à enlever les obstacles possibles à l’agent stérilisant
et à diminuer le nombre de MO.
Il existe plusieurs procédés de stérilisation:
1- La stérilisation à la chaleur sèche poupinel),
« ce procédé n’est plus utilisé en milieu hospitalier ».
2- La stérilisation par la vapeur d’eau (chaleur humide) ou stérilisation à l’autoclave,
« Unique procédé utilisé en milieu hospitalier ».
3- La stérilisation à l’oxyde d’éthylène.
4- La stérilisation par plasma (sterrad),
5- La stérilisation par rayonnement(UV).
Stérilisation à la vapeur d’eau(AUTOCLAVE):
Objectif:
Permettre aux services de soins et aux blocs de disposer de matériel stérile dans de
bonnes conditions de fiabilité;
Prévenir les infections nosocomiales associées aux soins, transmises par les DM
thermorésistants (acier inoxydable) et la seule possible pour le linge et le caoutchouc.

Préparation:
Le matériel à stériliser doit avoir subi une décontamination puis avoir été lavé, rincé,
séché;
On doit vérifier qu’il soit sec, propre et en bon état.

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Matériel:
Autoclave avec enregistreur,
Tambours,
Boites spéciales pour autoclaves,
Gaines, sachets, papier crêpé,
Contrôle = test
Soudeuses.
Technique de stérilisation:
Les cycles de stérilisation sont adaptés à la charge à stériliser:
Cycle instruments: 134°/18mn.
Cycle élastomère : 125°/20mn.
Cycle textile: 134°/18mn.
a- Préparation de la charge à stériliser:
Constituer la charge à stériliser(ne pas mélanger les instruments et les textiles,
Eviter la surcharge,
• Disposer les sachets individuels verticalement dans les paniers,
Placer les conteneurs en cas de charge,
Disposer les indicateurs physico-chimiques dans la charge à stériliser.
B- Stockage:
Un local ou à défaut une zone de stockage spécifique aux DM est aménagé, permettant de
distinguer les DM prêts à l’utilisation.
C- Traçabilité:
Remplir un cahier de stérilisation permettant la traçabilité du procédé.
Stérilisation par voie sèche (Poupinel).
Poupinel : C’est un four électrique thermostaté ; l’air est chauffé à température contrôlable
pendant un temps variable suivant le volume du matériel à stériliser, de 140° à 210°
pendant 30 à 180 mn.
Température :
210° pendant 20 mn
180° pendant 30 mn
160° pendant 2 heures
140° pendant 3 heures.

« l’utilisation de la chaleur sèche est proscrite dans les établissements de santé ».

Stérilisation par les gaz « Eto » :


Oxyde d’Ethylène : solution chimique qui tue les microorganismes, c’est un gaz
inflammable et toxique ;
Utilisé pour les instruments sensibles à la chaleur et à l’humidité (composants plastiques et
électroniques.
Etapes : comprend 3 étapes,
-Pré conditionnement,
-Stérilisation : cycle long et complexe 60 heures,
-Dégazage : ôter toute particule d’ETO

37
Principe : Le gaz ETO s’infiltre par l’emballage et au cœur même du produit, pour
détruire les MO, déposés au cours des opérations de production et d’emballage.
Stérilisation par Plasma :
Peroxyde d’hydrogène : constituant actif de l’oxygéné, fortement ionisé par un agent
extérieur : chaleur + champ électrique.
Stérilisation par Filtration :
Filtration sèche : stérilisation de l’air par passage sur des filtres avec des matériaux divers,
dans le but d’obtenir de l’air non contaminé dans les hottes et pour les chambres stériles
des malades.
Stérilisation par radiations ionisantes :
Stérilisation par rayons ultraviolets(UV) :
Les UV altèrent la structure chimique des cellules
Une destruction,
Une stérilisation : ne peut se reproduire en attendant de mourir,
Utilisée pour la décontamination de l’air et des paillasses situés sous les hottes de
protection.

38
ISOLEMENT
Définition :

L’isolement : c’est la séparation d’une personne atteinte d’une maladie contagieuse des autres
personnes et son confinement dans un endroit permettant d’éviter la propagation de la
maladie.

L’isolement a pour but d’éviter ou de limiter la propagation d’une infection.

En hygiène hospitalière, les mesures d’isolement ont pour objectif d’établir des barrières à la
transmission des microorganismes d’un patient à un autre patient, d’un patient à un personnel
soignant, d’un personnel soignant à un patient ou encore à son environnement.

La quarantaine : c’est la séparation des personnes ayant été en contact avec une personne
atteinte d’une maladie infectieuse, (ou un agent infectieux) pendant une période égale ou
supérieure à la période d’incubation.

DIFFERENTS TYPES D’ISOLEMENT

Typed’isolement indications durée Moyens préconisés


-Chambre seule souhaitable.
-Lavage des mains à l’entrée et à la sortie de la chambre
-Infections cutanées avec un antiseptique.
Toute la durée des
manifestations
-Gants non stériles pour les soins ;à usage unique.
cliniques -sur-blouse : pour les soins uniquement (contact direct avec
les lésions.
-Plaies infectées,
-Pansements souillés : Mettre dans un sac poubelle dans la
chambre (double emballage), Incinérer.
-Linge : Emballer dans la chambre, faire désinfecter, éviter
Isolement de secouer.
-Matériel de soins et hôtelier : Désinfecter avant la sortie de
Gale, poux... 24Heures la chambre.
-Transport du malade : Couvrir la zone infectée, prévenir le
service concerné.
Cutané -Education du malade : Rappel des éléments d’hygiène
corporelle.
-Visiteurs : Lavage des mains au départ ;
*Ne pas toucher aux pansements, au linge, à la peau infectée
*Ne pas s’asseoir sur le lit.
*Ne pas sortir d’objets de la chambre.
-Désinfection quotidienne et en fin d’isolement de la
chambre et du matériel,
*Nettoyage minutieux de la chambre et équipement.

39
Type Indications Durée Moyens préconisés
d’isolement
-Chambre seule souhaitable (facultative)
-Chambre seule obligatoire pour le cholera et la
typhoïde.
-Lavage des mains très soigneux obligatoire à
-Typhoïde et autres Si germes Si germes l’entrée.
salmonelloses. identifiables : identifiés : -Lavage des mains très soigneux à la sortie de
-Syndrome -Typhoïde : -Fin des la chambre avec du savon antiseptique.
coliforme. jusqu’à symptômes. -Gants non stériles et sur-blouse pour les soins.
-Syndrome négativation de Désinfection de tout l’environnement souillé.
dysentérique. 2 coprocultures -Le linge :
-Gastroentérites à 48 h -Le manipuler avec des gants à usage unique.
bactérienne ou d’intervalle. 8 jours -Eviter de le secouer.
virales (nourrisson) Autres après le -Technique du double emballage (sac bleu).
Isolement bactéries : début du -Désinfection.
jusqu’à traitement -Matériel de soins et matériel hôtelier :
entérique négativation de désinfecter avant la sortie de la chambre.
la coproculture. -Education du malade : hygiène des mains et
de l’alimentation.
-Visiteurs : Réduire les visites (2pers. A la
fois).
- Informer les visiteurs des procédures
d’isolement : Lavage des mains,
Ne pas toucher au malade,
Ne pas s’asseoir sur le lit,
Ne pas sortir d’objets de la chambre. Port
de blouse.
-Désinfection quotidienne et désinfection
terminale.

40
Type d’isolement Indications Durée Moyens préconisés
Isolement « Hépatite -Chambre seule inutile généralement et
B »et contaminations Chambre seule souhaitable.
accidentelles : -Lavage des mains : Lavage antiseptique des mains
* Lors des soins donnés à après tout geste mettant en contact le soignant avec le
un malade atteint Tant que sang du malade.
d’Hépatite B aigue ou le germe Lavage obligatoire à l’entrée et à la sortie de la
chronique, Hépatite B et C, est chambre.
*Certaines circonstances Septicémies, présent -Aiguilles souillées, pansements : Evacuation en
peuvent soumettre le Sida dans le emballage résistant, fermé, à usage unique dans une
personnel à un risque de sang. boite rouge pour incinération.
contamination -Education des malades : Information sur la maladie
accidentelle : et les modes de transmission.
-Piqures ou coupures avec - Visiteurs : Visites normales,
des instruments souillés. Les informer des procédures
-Projection de sang sur d’isolement.
peau excoriée ou plaies. -Désinfection quotidienne et désinfection terminale.
-Morsures ou griffure.
« L’Hépatite B »est *Cf aux 9 précautions universelles :
unemaladie 1-Utilisation des gants pour tout contact avec le sang
professionnelle : Prévenir et les liquides biologiques.
le médecin dutravail de 2-Lavage immédiat des mains (en cas de projection
l’établissement. de sang).
3-Prévention des accidents de piqures ou coupures
doit être organisée (collecteur).
4-Masques et lunettes impératifs : risque d’aérosol.
5-Tabliers efficaces(en cas d’éclaboussures).
6-Le matériel de réanimation doit permettre d’éviter
le bouche à bouche.
7-Les personnels de sante qui présentent des lésions
doivent entre écartés du contact direct avec les
patients.
8-Les linges et matériel contaminés par le sang ou les
liquides biologiques doivent être écartés du contact
direct avec les patients.
9-Les mesures d’isolement spécifiques nécessaires
doivent être prises en complément lorsque le patient
le nécessite.

41
Type d’isolement Indications Durée Moyens préconisés

Rougeole 4j après éruption. -Chambre seule impérative avec porte fermée et


Rubéole 7j = aération pluriquotidienne.
Coqueluche (sauf 10 j sous antibiotiques -Surblouse, si contact avec expectorations.
nourrisson). -Masque : porté par toute personne entrante
Oreillons 10j après tuméfaction Le jeter après usage.
Varicelle 10j après éruption. Porté par le malade lors des sorties ou transport.
Isolement Tuberculose non Jusqu’à négativation. -Sécrétions rhinopharyngées : Incinération et
Respiratoire excavée désinfection des mouchoirs ou crachoirs (utiliser de
préférence du matériel jetable.
-Lavage des mains : avec savon antiseptique après
manipulation des sécrétions rhinopharyngées.
-Education du malade : Utilisation des mouchoirs et
des crachoirs, lavage des mains.
-Visiteurs : limités à la famille proche.
-Désinfection quotidienne de la chambre et
désinfection terminale.

42
Type Indications Durée Moyens préconisés
d’isolement
Malades immunodéprimés : -Chambre seule.
-En raison de leur pathologie -Lavage des mains obligatoire à l’entrée et
(prématurés, dialysés, à la sortie de la chambre : lavage
leucémiques. antiseptique.
Sida. -Calot obligatoire.
-A la suite d’un traitement Toute la durée de -Blouses stériles : à changer au moins1/j.
Isolement (chimiothérapie, l’immunodépression -Masque obligatoire (y compris visiteurs).
protecteur radiothérapie) patients - matériel : Décontamination de tout ce qui
cancéreux. entre dans la chambre.
-Soins d’hygiène de confort ou soins
techniques : « rigoureusement aseptiques ».
-Transport du malade : à limiter au
maximum.
-Education du malade : Hygiène corporelle
rigoureuse.
-Visiteurs : visites limitées au maximum.
Habillage des visiteurs (blouses, masques,
calot) après un lavage antiseptique.
-Désinfection quotidienne de la chambre
rigoureuse.
-Dossier : Ne doit pas rentrer dans la
chambre.

43
Type Indications Durée Moyens préconisés
d’isolement

-Maladies très contagieuses -Chambre seule impérative.


par voie aérienne par -Masque, gants, sur blouse impératifs.
contact direct ou indirect. -Lavage des mains à l’entrée et à la sortie
-Brulures étendues avec savon antiseptique.
infectées. Jusqu’à -Pansements souillés, aiguilles : éliminer dans
-Coqueluche du nourrisson. disparition des un emballage fermé, incinérer.
-Tuberculose excavée. signes cliniques. -Linge emballé dans la chambre et envoyé à la
-Maladies placées par désinfection.
l’OMS sous surveillance. -Matériel de soins et hôtelier : désinfecter
Isolement Peste, cholera. avant de sortir le matériel de la chambre.
absolu -Excrétas (selles et urines) prévoir un sanitaire
propre au malade, désinfecte ce sanitaire.
-Sécrétionsrhinopharyngées : incinérer ou
désinfecter mouchoirs, crachoirs.
-Vaisselle : Laver et désinfecter avant la sortie
de la chambre.
-Transport du malade : L’enrouler dans une
alèse qu’on lavera ensuite et désinfectera.
-Visiteurs : Exclus.
-Education du malade : Rappel de l’hygiène
individuelle.
-Désinfection quotidienne et désinfection en
fin d’isolement.

44
Cadre réglementaire :
Principaux textes réglementaires

 *En matière d’organisation :


 1- Comités de lutte contre les infections nosocomiales(CLIN) crées par :
 *Instruction ministérielle N°64 du 070Novembre 1998 et ont pour mission de :
➢ Dépistage et suivi des Infections nosocomiales(IN).
➢ Evaluation.
➢ Mise en place d’un programme de lutte contre les IN.
➢ Mise en place d’un programme de formation du personnel de santé.
➢ Evaluation des activités du CLIN.
 2-Comité national d’hygiène hospitalière(CNHH) crée par :
 *arrête N° 12/MSP/ du 28 Mars 1998 et a pour mission de :
➢ Définir les éléments d’une politique de santé en matière d’hygiène hospitalière.
➢ De mettre en place un programme de prévention des infections hospitalières.
➢ De formuler des propositions sur l’organisation et la coordination des actions de lutte
contre les infections nosocomiales.
➢ De suivre la mise en œuvre des actions de santé en matière d’hygiène hospitalière.
➢ D’évaluer les résultats des actions de santé entreprises dans le cadre des missions ci-
dessus.
➢ *En matière d’environnement hospitalier :
➢ -Instruction N°573/MSP du 13/12/2000 relative à l’hygiène des centres d’hémodialyse.
➢ *En matière de lutte contre les infections nosocomiales :
➢ -Inst. N° 16 du 20/10/2001 relative à la prévention, lutte et éradication des infections liées
à la pratique médicale.
➢ -Inst.N°19 du 19/11/2002 relative à la prévention des hépatites virales, VIH et des AES en
pratique dentaire.
➢ -Inst.N°002/MSP du 21/03/2006 relative à la prévention de la transmission du VHB et
VHC en milieu de soins.
➢ En matière d’hygiène des mains :
➢ -Inst. Du 12/08/2004, proscrivant l’usage de savon en morceaux et son remplacement par
du savon liquide en distributeur automatique dans les blocs opératoires.
➢ -Inst.N°01/ du 09/08/2004 relative à l’hygiène et lutte contre les infections nosocomiales.
➢ -Inst. N° 002 du 21/03/2006 relative à la désinfection des mains avec des solutions hydro
alcooliques aux normes.
➢ - En matière de stérilisation et de désinfection des équipements médicaux.
➢ -Arrêté N° 27 du 11/02/2008 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement ainsi
que des normes techniques et sanitaires dans les Ets. De soins privés. En chirurgie dentaire.
➢ -Circulaire Ministérielle N° 09 du 04/04/2012 relative à l’obligation de l’utilisation de la
stérilisation de type autoclave dans le secteur privé.
Les Circuits : le linge
I. LE LINGE :

A- Le linge a usage hospitalier :


• Chaque patient reçoit lors de son admission dans l’établissement de soins du linge
propre, y compris couverture et/ou couvre lit et éventuellement des vêtements
• Le linge fait l’objet d’un lavage régulier. Les draps de lit et les taies des patients
alités sont renouvelés au moins 2 fois par semaine, l’alèse tous les jours ;
• Le linge hospitalier doit pouvoir subir une désinfection durant le cycle de lavage ;
• Il est indispensable de veiller à la standardisation des dimensions et de la qualité
du linge hospitalier ;
• Tout le linge neuf sera lavé au moins une fois avant d’être employé.

B- Collecte du linge sale :


• Le linge sale est déposé directement dans le sac servant à son transport ;
• On donne toujours la préférence à des sacs à usage unique qui sont éliminés
après usage ;
• Les sacs doivent être bien fermés ;
• Les sacs contenant du linge sale sont évacués des services de soins au moins
une fois par jour, y compris les week-ends et les jours fériés.

II- Transport interne :


• Le transport du linge sale s’effectue de préférence dans des chariots réservés
exclusivement à cet usage ;
• Les chariots employés exclusivement pour le transport du linge sale doivent
être nettoyés régulièrement et éventuellement désinfectés ;
• Lorsque les chariots employés pour le transport du linge sale, sont également
utilisés pour le transport du linge propre, ils doivent être nettoyés et désinfectés
avant usage pour le transport du linge propre ;
• Les locaux d’entreposage intermédiaire du linge sale doivent être nettoyés
régulièrement.

III- Entreposage et tri du linge sale dans la blanchisserie :


• Dans la blanchisserie, l’entreposage et le tri éventuel du linge sale doivent être
effectués dans la zone sale, dans des locaux sans liaison directe avec la zone
propre de la blanchisserie ;
• L’air des locaux destinés à l’entreposage et au tri de linge sale est aspiré vers
l’extérieur ;
• Le personnel travaillant dans la zone sale ne peut entrer en contact avec le
linge propre.

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IV- Le processus lessiviel :

• Le processus lessiviel doit avoir une action désinfectante telle qu’après le


lavage, tous les micro-organismes pathogènes soient tués. Ce résultat est atteint
de préférence par une désinfection thermique obtenue grâce à la température
élevée du cycle lessiviel ;

• Le linge provenant d’établissements de soins ne doit pas être lavé


simultanément à du linge d’autres origines ;

• L’ensemble du linge sale doit être complètement séché avant toute


manipulation ultérieure.

V- Vêtement de travail du personnel hospitalier :


• Le personnel hospitalier dispose de vêtements de travail adaptés et en nombre
suffisant ;

• Les vêtements de travail font l’objet d’un lavage régulier ;

• Le transport interne des vêtements de travail sales ne peut s’effectuer dans les
mêmes sacs que ceux contenant le linge des patients ;

• Le personnel de la blanchisserie dispose de vêtements de travail appropriés et


en nombre suffisant différencié selon le secteur d’activité (propre ou sale).

50
ACCIDENTS EXPOSANT AU SANG:
Introduction: Les professionnels de soins et les personnels de laboratoire sont exposés à des risques
infectieux variables.

Définition: Un accident exposant aux soins (AES) se définit comme tout accident survenant chez un
personnel, lors d’un contact avec du sang ou un liquide biologique contaminé par du sang,
comportant une effraction cutanée (piqure, coupure) ou une projection sur une muqueuse ou une
peau lésée.
« l’AES est souvent associée au terme d’une « piqure septique »
Germes responsables:

Les germes potentiellement transmissibles à l’occasion d’AES y sont nombreux (bactéries, virus,
parasites, champignons) même si, dominent 3 virus:
❑ VIH: Virus de l’Immunodéficience Acquise Humaine: SIDA,
❑ VHB: Virus Hépatite « B »,
❑ VHC: Virus Hépatite « C »
Facteurs de risque de contamination:
En pratique de soins, le risque individuel varie en fonction de la gravité de l’AES et
notamment l’impact de l’inoculation virale.

En général, les accidents les plus graves sont ceux où:


❑ La blessure est profonde,
❑ La virémie du patient est élevée
❑ L’aiguille est utilisée pour un geste intraveineux(IV) ou intra artériel(IA),
❑ L’aiguille est visiblement souillée,
❑ L’aiguille est de gros calibre.
Prédominance d’AES selon la nature du degré d’exposition:

A- Piqures:
❑ Lors du recapuchonnage des aiguilles souillées utilisées,
❑ Après prélèvement sanguins
❑ Injections,
❑ Pose ou retrait de perfusion,
❑ Prélèvements d’hémoculture.

B- Projection:
❑ Sur les muqueuses et les yeux de tout liquide biologique,
✓ Manipulation des centrifugeuses,
✓ Branchements en hémodialyse.
C- Coupures: Par objets tranchants: bistouri.
D- Contact direct de liquides biologiques contaminés:
❑ Sang sur peau lésée (plaie , eczéma).
E- Autres cas:
❑ Morsures;
❑ Griffures,
❑ Toxicomanes par injections:
✓ homosexuels et/ou hétérosexuels.
Mesures de protection des risques d’AES:

A- Mesures universelles: Mesures à prendre vis-à-vis de :


❑ Tout patient et de tout sang,
❑ Produits biologiques et tissus contaminés,
❑ Matériel et instruments souillés de sang et dérivés.

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SOINS:
❑ Ne pas recapuchonner les aiguilles;
❑ Déposer immédiatement après usage les objets piquants, tranchants dans des containers
adaptés, stables et imperméables, de taille adéquate et disposés à portée de mains;
❑ Se laver les mains avant et après chaque soin et chaque technique, les désinfecter ensuite
avec un antiseptique;
❑ Panser et couvrir toute plaie (surtout au niveau des mains);
❑ Porter des gants s’il y a risque de contact avec du sang, salive, liquide biologique ou avec des
surfaces ou du matériel souillés;
❑ Porter systématiquement des gants en cas de lésions des mains même minimes;
❑ Porter des masques et lunettes pour éviter les projections de liquides biologiques
(stomatologie, accouchements, aspirations).
Surface:
❑ Décontaminer les surfaces et les sols souillés par du sang, des produits biologiques renversés
ou projetés avec de l’eau de javel à 12°
Surface:
❑ Décontaminer les surfaces et les sols souillés par du sang, des produits biologiques renversés
ou projetés avec de l’eau de javel à 12°
Laboratoire:
❑ Transporter tous les prélèvements de sang ou de liquides dans des sacs en plastique jetables
et des récipients lavables, désinfectables ou à usage unique, hermétiquement clos;
❑ Les feuilles d’examen seront séparées des prélèvements
❑ Porter systématiquement des gants pour manipuler les tubes et récipients contenant du sang
ou autres liquides biologiques à la réception, durant les manipulations et lors du lavage du
matériel réutilisable;
❑ Les gants portés devront être enlevés avant toute saisie du téléphone, ouverture des portes,
utilisation des claviers ou consultation de livres;
❑ Porter un masque et des lunettes lorsqu’il y a un risque de projection de sang,
❑ Ne jamais piper à la bouche;
❑ Centrifuger tous les produits dans des tubes fermés,
❑ Ne jamais ouvrir les centrifugeuses avant leur arrêt complet pour éviter toute
dispersion de produits biologiques;
❑ Demandé l’acheminement des examens dans un double emballage;
❑ La feuille de demande d’examen ne doit pas être en contact avec les tubes;
❑ Inactiver systématiquement les déchets de labo;
❑ Il est strictement interdit de manger, boire et fumer sur les lieux de travail.
Mesures spécifiques:
❑ VACCINATION: contre l’hépatite B
❑ Information et sensibilisation,
❑ Formation du personnel
❑ Vaccination obligatoire pour le personnel de santé,
Protocole.
Conduite à tenir en cas D’AES:
❑ Les 1ers soins:
En cas de piqures et de blessures:
➢ Ne pas faire saigner,
➢ Nettoyer immédiatement la zone atteinte à l’eau et au savon,
➢ Rincer,
➢ Désinfecter à:
✓ l’alcool 70°/3mn; ou
✓ A la Bétadine ou solution dermique pdt 5mn, ou
✓ Au dakin, ou
✓ L’eau de javel à 12°, diluée au 1/10 pdt 10mn

52
En cas de contact avec une peau lésée: (plaie, eczéma).
❑ Nettoyer immédiatement la zone atteinte à l’eau et au savon,
❑ Bien rincer,
❑ Désinfecter avec un désinfectant sus-cité.

En cas de projection sur une muqueuse ou les yeux:


❑ Rincer abondamment à l’eau ou au sérum physiologique pendant 10mn,
❑ Appliquer un collyre antiseptique.

En cas de projection buccale:


❑ Rincer abondamment à l’eau
❑ Utiliser un bain de bouche (Hextril).
Enregistrement de l’AES:
❑ Registre d’AES dans chaque service sous la responsabilité du surveillant médical ou une
personne compétente,
❑ Rechercher le statut sérologique du patient source,
❑ Information sur la sérologie de l’HVB, HVC et VIH de celui à qui appartient le sang ou
le liquide biologique ayant contaminé la victime d’AES doit être enregistrée si elle est
connue,
Orientation au service de médecine du travail:
❑ Diriger la victime d’AES vers le service de médecine de travail pour déclarer
l’accident de travail, si minime soit-il même s’il ne donne pas à un arrêt de
travail.
❑ Le médecin du travail informera de la nécessité ou pas d’un suivi médical ou
sérologique (avant la fin de 0-8 jours, au 1er mois, au 3eme mois et au 6eme
mois).

CONCLUSION: L’AES est un événement inattendu et brutal, c’est un accident de travail qui
doit être déclaré dans les 24 heures par le médecin de travail.

53
BIONETTOYAGE

I- Introduction: Les établissements hospitaliers offrent une grande diversité de locaux où les exigences d’hygiène ne
sont pas identiques.

L’état de propreté des locaux doit être cohérent avec le degré d’asepsie des actes qui s’y pratiquent.

II- Définition: Le bionettoyage est une opération de nettoyage et de désinfection avec un détergent suivi d’un
désinfectant ou d’un détergent-Désinfectant (dD) en une seule opération assurant ainsi une action bactéricide,
virucide, fongicide et parfois sporicide.

Le bio nettoyage permet d’éliminer les salissures et de réduire la contamination biologique des sols et des
surfaces.

III-Objectifs:

➢ Assurer un état de propreté,

➢ Eviter la transmission des MO entre patients et soignants par le biais du matériel, des mobiliers et/ou des
surfaces,

➢ Eviter la contamination de l’environnement,

➢ Eliminer les salissures adhérentes sur les sols et les surfaces,

➢ Réduire le nombre de MO présents sur les sols et les surfaces.

IV- Recommandations générales:

➢ Porter une tenue vestimentaire propre et adaptée,

➢ Pratiquer une hygiène des mains (lavage simple ou friction hydro-alcoolique en début et fin des opérations
de bio nettoyage et chaque fois que c’est nécessaire.

V- Procédure:

➢ Aérer la pièce,

➢ Sortir les déchets, le linge et les DM utilisés,

➢ Respecter un ordre logique dans le déroulement des opérations:

❑ Commencer par les locaux les plus contaminés,

❑ Aller du + propre vers le sale et de haut en bas,

❑ Nettoyer toujours avant de désinfecter.

➢ Déplacer impérativement le mobilier,

❑ Laisser le chariot de ménage à l’extérieur de la pièce,

➢ Porter obligatoirement des « gants de ménage » à manchettes,

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➢ Les gants de ménage réutilisables doivent être:

❑ Imperméables et résistants,

❑ Individuels,

❑ Nettoyés entre chaque pièce (l’extérieur des gants est nettoyé et désinfecté),

❑ Entretenus de l’intérieur et de l’extérieur en fin de journée,

❑ Vérifier que le matériel est en bon état de fonctionnement

❑ Nettoyer le matériel après son utilisation, le ranger,

❑ Toujours nettoyer avant de désinfecter,

❑ Tracer l’entretien.

VI- Matériel pour le bionettoyage:

➢ Lingettes à usage unique imprégnées de dD,

➢ Lingettes ou lavettes réutilisables à imprégner de dD,

➢ Lingettes pré-imprégnées de dD à usage unique (s’ils existent)

➢ Balai trapèze ou balai Faubert,

➢ Gaze de préférence à usage unique non tissée pré-imprégnée ou non,

➢ Pelle et brosse,

➢ Mono brosse (s’il existe),

➢ Appareil à production de vapeur,

➢ Chariot de bio nettoyage équipé:

✓ 2 seaux de couleur différentes, gradués de 10L et +,

✓ 1 presse ou

✓ 1 bac de trempage.

VII - Techniques de bionettoyage

A- Dépoussiérage humide:

a- essuyage des surfaces hors sols:

❖ Imprégner la lingette de solution dD,

❖ Plier la lingette de façon à utiliser toutes ses surfaces,

❖ Changer de lingette entre chaque pièce et chaque lit,

55
❖ Laisser sécher.

B- Balayage humide des sols:

« LE BALAYAGE A SEC EST PROSCRIT ».

❖ Fixer la gaze ou la frange sur le balai,

❖ Procéder au détourage (balayage humide autour de la pièce avant de laver le sol) de la pièce puis faire
pivoter le balai en décrivant des « S » sur le sol.

Recommandations:

✓ Ne pas soulever le balai au cours de l’opération,

✓ Ne pas effectuer de marche arrière,

✓ Utiliser au minimum une frange/zone à laver entre chaque pièce (20à30 m2).

C- Lavage des sols:

1- Lavage manuel (technique des 2 seaux):

Quel que soit le matériel (frange, bandeau, microfibre, lingette), le textile de lavage est à changer entre
chaque pièce.

❖ Tremper le textile de lavage propre dans un bac (ex: bleu), contenant la solution détergente ou détergente-
Désinfectante (dD),

❖ Essorer

❖ Laver le sol selon la méthode du « POUSSE » ou de la « GODILLE »,

❖ Rincer le textile de lavage dans le 2ème bac (ex: rouge) contenant l’eau claire,

❖ Essorer

❖ Répéter l’opération.

Remarque:

▪ Ne pas revenir en arrière au cours d’utilisation,

Attendre le séchage complet du sol avant d’entrer.

2- Le lavage mécanisé : avec mono-brosse ou auto-laveuse

3- Le lavage par production de vapeur:

La vapeur est un gaz qui réunit en un seul temps une action détersive et biocide avec un pouvoir
nettoyant performant qui, agissant comme tensioactif qui dissout les graisses et nettoie en profondeur
VIII- Produits d’entretien:

1- Détergents:

56
➢ Substance contenant des tensioactifs permettant l’élimination par l’eau des souillures non solubles
dans l’eau pure;

➢ Ayant des propriétés nettoyantes uniquement.

2- Désinfectants:

➢ Substances chimiques capables de tuer ou d’inactiver des microorganismes tels que les bactéries,
les virus ou les champignons et destinées à être appliquées uniquement sur des matières inertes à
cause de leur forte concentration et de leur toxicité.

➢ 3- Détergent-Désinfectant (dD):

➢ Il s’agit d’un produit qui associe des propriétés détergentes-désinfectantes (dD), ayant un bon
pouvoir désinfectant mais une faible détergence, ne nécessitant pas de rinçage.

➢ 4- Détergent-désinfectant-détartrant (dDD):

➢ Produit présentant une triple propriété de détergence, de détartrage et de désinfection;


➢ Ce produit adapté essentiellement à l’entretien des sanitaires et des robinetteries, nécessite:
➢ Un temps de contact,
➢ une action mécanique,
➢ suivie d’un rinçage

Produit Indications Dilution


Mode d’emploi

57
Détergent Lavage des sols, murs Sachet dans 8 à 10 Pour les sols: Imprégner
neutre et surfaces L d’eau froide ou les bandeaux.
tiède (selon Pour les surfaces:
recommandations Imprégner la lingette. «
du fabricant. « Ne pas rincer ».
Solution à
conserver
maximum 48 H

Détergent- Nettoyage et Pas de dilution, Pulvériser sur la lingette


Désinfectant désinfection des Produit prêt à Après application et
répartition de la mousse
en spray prêt à surfaces, mobilier, et l’emploi
sur la surface à traiter,
l’emploi dispositifs médicaux laisser sécher
-Temps de contact:5mn

Détartrant WC Retirer les dépôts de Pas de dilution, Presser le flacon pour


PH acide tartre; S’utilise pur projeter le produit
sous les rebords de la
-Usage sanitaire: WC,
cuvette et dans l’eau;
salle de bain, zone Laisser agir environ
entartrée 20mn,
Brosser puis rincer
« Ne jamais mélanger
avec d’autres
produits.

58
L’eau dans les établissements de santé.

I- Introduction : « l’eau c’est la vie ».


L’eau est élément essentiel au fonctionnement des établissements de
santé mais elle peut constituer une source d’infections graves, en cas de
contamination, particulièrement pour les patients les plus fragiles.
La distribution d’une importante quantité d’eau de bonne qualité sera
donc nécessaire en permanence.
L’hôpital est un grand consommateur d’eau, en effet, la comparaison avec
la consommation en milieu domestique dont la moyenne retenue par habitant
et par jour est de 150Litres ; pour les hopitaux la valeur moyenne est de 750
litres d’eau par jour et par lit d’hospitalisation.
II- Typologie : On distingue :
A- Les eaux d’alimentation :
1- l’eau de distributions publique,
2- L’eau des fontaines réfrigérées,
3- L’eau conditionnée ou emballée,
4- L’eau des réserves : bâches à eau,
5 Les glaces alimentaires.
A- Les eaux d’alimentation :
1- L’eau de distribution publique,
2- l’eau des réfrigérées,
3- L’eau conditionnée ou emballée,
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4- L’eau de réserve : bâches à eau,
5-Les glaces alimentaires
B- Les eaux chaudes :
1- Les eaux chaudes sanitaires,
2- Les eaux de piscine.
C- Les eaux techniques :
1- L’eau déminéralisée,
2- L’eau distillée,
3- L’eau osmosée,
4- L’eau adoucie.
D- Les eaux à usage médical :
1- Les eaux de qualité bactériologiquement maitrisées,
2- Les eaux purifiées,
3- Les eaux stériles,
4- Les eaux pour Hémodialyse.
E- Les eaux pour irrigation (eaux réversibles) :
III- Risques liés à l’eau : Les risques liés à l’eau sont de deux ordres :
1- Risque microbiologique ou Infectieux,
2- Risque toxicologique ou Chimique.
A- Risque microbiologique ou infectieux :
C’est le principal risque, l’eau peut jouer un rôle de vecteur d’agents
potentiellement dangereux,
*Microorganismes d’origine fécale : Salmonelles, entérovirus provenant
en général du réseau public.
*Germes opportunistes : tels que les Legionnelles, se développant dans
les circuits d’eau chaude.

60
*Germes de l’environnement hospitalier : contaminant fréquemment les
eaux stagnantes (extrémité des canalisations, gicleurs de robinets
(Pseudomonas).
B- Risque toxique :
Il se rencontre lorsque l’eau est chargée en substances indésirables et/ou
toxiques en quantité importante (susceptibles d’avoir un effet nocif sur la
santé).
*Dissolution des matériaux de canalisation (cuivre, plomb…).
*Pollution accidentelle : par des substances toxiques en cas de rupture
ou de mise en suppression du réseau.
IV- Procédées de nettoyage et de désinfection des installations de l’eau :
*Isoler convenablement la partie du réseau ou de l’installation à nettoyer
et à désinfecter.
*Rincer scrupuleusement avant réutilisation,
*Utiliser des produits autorisés,
*Procéder à une désinfection « choc ».
A- Nettoyage des installations de distribution :
*Ces traitements de nettoyage visent à :
- Eliminer les dépôts et les incrustations,
-Retirer tout ou une partie du biofilm.
B- Désinfection des installations de distribution :
-Désinfection par traitement chimique,
-Désinfection par traitement thermique curatif dan s les réseaux de
distribution d’eau chaude (cas de la légionellose).
« Le procédé consiste à faire circuler de l’eau à une température à 70°
pendant 30 minutes. Un rinçage soigneux est réalisé après.

61
V- Fréquence des contrôles :
Type d’eau Fréquence des contrôles
Eau destinée à la consommation, Trimestrielle
Eau aux points d’usage, « « « «
Eau des fontaines réfrigérantes Annuelle.
Eaux à usage de soins Trimestrielle
Eaux chaudes : Semestrielle,
*Sces à haut risque, Annuelle.
*autres

Eaux de piscine Mensuelle,


*Recherche de Legionnella Trimestrielle.
Pneumophila (douches).
Eaux Pour Hémodialyse Hebdomadaire ou au moins 1/mois.
conventionnelle.
Normes microbiologiques en fonction du type d’eau:

Type d’eau Paramètre de contrôle Niveau exigé

Eau d’entrée -Escherichia coli et entérocoque 0/100ml


-Germes aérobies revivifiables UFC/ml à 22°.
À 22° et à 36° 10 UFC/ml à 36°
-Coliformes 0/100ml
-Bactéries sulfito-Réductrices 0/100ml
Eau aux point -Germes Aérobies à 22° et à 36° Pas
d’usage -Coliformes et Pseudomonas < 1 UFC/ml
Aéruginusa
Eaux pour soins -Flore Aérobie à 22° et à 36° ≤10 UFC/ml
standards -Coliformes totaux. <1 UFC/100ml
-Pseudomonas Aéruginosa < 1UFC/100ml.

62
Eau -Flore Aérobie à 22°. ≤ 1UFC/100ml
bactériologiqueme -Pseudomonas Aéruginosa. < 1 UFC/100ml
nt maitrisée
Types d’eau Paramètre de contrôle Niveau exigé

Eau chaude Recherche de Légionnella <1000UFC/ml


Pneumophila
Eau de piscine et -Flore Aérobie à 36° < 1000UFC/ml.
de rééducation -Coliformes Totaux à 36° ≤1 UFC/100 ml.
-Pseudomonas Aéruginosa ≤ 1 UFC/100ml.
-Stapylococcus Aureus ≤ 1 UFC/100ml.
Eau pour -Flore Aérobie à 22°. ≤ 100 UFC/ml.
Hémodialyse -Endotoxines <0,25 UI/ml
conventionnelle

63
Architecture Hospitalière

I- Introduction : L’architecture hospitalière est l’architecture appliquée aux domaines


hospitaliers. Elle s’est notamment caractérisée par une opposition entre « l’hôpital
pavillonnaire » et « l’hôpital-bloc ».

*UN HOPITAL PAVILLONAIRE : est un type d’organisation fonctionnel et spacial des


centres hospitaliers apparus au VIIIème siècle. Le principe était de répartir les différentes
unités fonctionnelles et les différents services hospitaliers en plusieurs bâtiments appelés
PAVILLONS. Cette disposition qui favorise le renouvellement et la circulation d’air
permettait en outre d’isoler les secteurs et les pathologies.

*UN HOPITAL-BLOC: l’expression « hôpital-bloc » caractérise un type d’organisation


fonctionnelle et spéciale des centres hospitaliers apparus au XXème siècle l’inverse de
l’hôpital pavillonnaire où les fonctions et les services sont séparés et répartis dans plusieurs
bâtiments, l’hôpital-bloc les intègre dans un monobloc de plusieurs étages.

*L’HOPITAL MODERNE : Les hôpitaux modernes sont conçus pour minimiser les efforts
du personnel médical et réduire les risques de contamination. La longueur des déplacements
du personnel au sein de l’hôpital est réduite et le transport d’une unité à l’autre facilité. Le
bâtiment doit intégrer des départements lourds comme la radiologie et les blocs opératoires.

NOUVELLES ORIENTATIONS : Certains hôpitaux plus récents tentent de retrouver des


architectures prenant en compte la psychologie des patients comme une meilleure aération,
des vues plus dégagées ou encore des couleurs plus agréables à l’œil.

Une bonne architecture hospitalière peut réduire la période de guérison des patients,
l’exposition au soleil aide à lutter contre la dépression.

Des chambres non mixtes permettent l’intimité et favorisent une certaine dignité des malades ;
la présence des espaces verts de jardins est également importante : regarder par la fenêtre
améliore l’humeur des patients, diminue leur tensions et leur niveau de stress.

Autres mutations notables, la migration d’un système de chambres communes divisées par des
cloisons amovibles vers un système de chambres individuelles.

64
EVACUATION DES EAUX USEES

L’activité humaine (domestique ou industrielle) engendre des eaux usées qu’il faut traiter et
collecter afin d’éviter de polluer notre environnement. Les évacuations de la maison servent à
transporter l’eau souillée provenant de la cuisine, de la salle de bain, des toilettes, du lavage.

I- Différents types d’eaux usées : Les eaux usées doivent être rejetées selon leur origine. On
trouve 2 types principaux d’eaux usées ;

1- Les eaux ménagères : cuisine, salle de bain, douches : eaux grises.

2- Les eaux vannes : WC (toilettes) : eaux noires.

Quant aux eaux pluviales, qui ne sont pas des eaux usées, elles sont rejetées par l’intermédiaire des
descentes pluviales (gouttières) et peuvent être évacuées dans le jardin ou collectées pour une
utilisation domestique.

II- Systèmes d’évacuation des eaux usées : Les eaux usées peuvent être séparées selon 2procedes :

1- La chute séparée (le plus courant) : Les eaux vannes vont directement dans le collecteur
principal.

2- La chute unique : Les tubes accueillent à la fois les eaux vannes et les eaux ménagères.
L’habitation doit collecter puis rejeter les effluents qu’elle produit dans le respect de la sécurité, de
l’hygiène publique et de l’environnement. Le raccordement du tout à l’égout est obligatoire s’il
existe pour que les eaux collectées soient traitées dans les stations d’épuration.

III- Traitement des eaux usées : Le traitement des eaux usées est l’ensemble des procèdes visant à
dépolluer l’eau usée avant son retour dans le milieu naturel ou sa réutilisation.

Le traitement des eaux usées peut être réalisé de manière collective dans une station d’épuration ou
de manière individuelle (fosse septique,).

65
LES RONGEURS

I- Importance médicale : Les rongeurs, comme réservoir de virus jouent un rôle primordial dans la
transmission des maladies infectieuses graves :

➢ La peste.
➢ La spirochétose ictero-hémorragique.
➢ Le typhus murin.
➢ La rage…

II- Importance économique : Le rat est un animal très vorace, capable d’ingérer le 1/3 de son poids
en 1 jour. Il dévore et attaque les aliments emmagasinés (mais, blé, farine….) Il les contamine par
ses urines et dépositions fécales et rend impropre la consommation de ces aliments stockés.

III- Les espèces vectrices : Il existe 3 espèces qui présentent un intérêt médical et économique pour
l’homme,

➢ L’espèce rattus norvegicus ou rat gris (rat d’égout).


➢ L’espèce rattus rattus ou rat noir (rat de toiture).
➢ L’espèce musmusculus ou souris de maison.

IV- Cycle de reproduction : Il est caractérisé par :

➢ Une maturation sexuelle rapide.


➢ Une période de gestation courte.
➢ Une prolifération assez vaste.

V- Le comportement :

A- Capacité sensorielle : elle est très développée.

a- L’odorat : ils emploient leurs secrétions pour s’orienter.

b- Le tact : ils l’utilisent pour leurs déplacements.

c- l’audition : ils ont la capacité de détecter des signaux ultra-soniques.

d- La vision : ils ne différencient pas les objets.

e- Le gout : ils sont capables de détecter des variations minimales d’un produit.

B- Habilité physique :

➢ Ils ont des capacités de creuser des trous (jusqu’à 40cm de profondeur
➢ Tous les rongeurs peuvent grimper sur des surfaces horizontales surtout si elles sont
rugueuses (plus de 30cm).
➢ Ils peuvent se déplacer sur des conduites de canalisation.
➢ Ils peuvent ronger tout le matériel moins dur que l’émail avec ses incisives.
➢ Ils peuvent nager pendant longtemps de longues distances.
➢ Ils peuvent sauter plus de 70cm de hauteur.
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VI- Méthodes de contrôle : Un rat est très vorace mais s’il ne mange pas 48 heures, il meurt, c’est
pour cela qu’il faut :

a- hygiène du milieu :

➢ Respecter les règles d’hygiène : réglementation des moulins, des abattoirs et du ramassage
des ordures.
➢ Mesures d’aménagement des locaux : pour que l’accès des rats devienneimpossible
(RAT-PROOFING) :
✓ Fermeture des bouches d’égout par des grillages épais.
✓ Fermeture des trous découverts avec du ciment.
✓ Protection du bas de porte.
✓ Mesures de protection des navires.
✓ Aux ratifuges ou substances répulsives(ne font qu’éloigner les rongeurs) : laurier,
menthe, l’eucalyptus, le poivre.

b-Destruction des rats : les moyens sont multiples, ils font appel :
✓ Aux animaux domestiques : chats, chiens ratiers.
✓ Aux pièges.
✓ Aux raticides (produits toxiques), ils sont nombreux :
❖ Pates phosphorées,
❖ Strychnine
❖ Arsenic.
✓ Aux rodonticides(agissent par ingestion) : Anticoagulants

Ces produits présentent un danger pour l’homme.

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LES MOUCHES

I- Importance médicale : Les mouches jouent un rôle important dans la transmission des maladies,
elles représentent un hôte intermédiaire pour le germe responsable de l’infection (dysenteries,
fièvres typhoïdes…).

II- Cycle de reproduction : il comprend 4 phases :

➢ Les œufs.
➢ Les larves.
➢ Les nymphes.
➢ La période adulte.

III- Ecologie du vecteur : Les mouches sont surtout attirées par les aliments contenant du sucre.
L’activité des mouches est essentiellement diurne ou sous la lumière artificielle intense ;
L’obscurité les rend inactives.

En règle générale, les lieux de repos diurne ne sont pas éloignés des lieux de reproduction ou
d’alimentation.

IV- Mesures de lutte :

a- Lutte contre les larves : Suppression des décharges non contrôlées des ordures ménagères
contenant du fumier et purin.

b- Lutte contre les mouches :

➢ Par l’utilisation des insecticides type DDT.


➢ Hygiène alimentaire (protectio
➢ n des aliments).
➢ Hygiène de l’habitat.

V- Insecticides : ils présentent 2 inconvénients :

➢ La résistance : résistance des insecticides à ces produits (phénomène identique à celui des
antibiotiques.
➢ Inconvénient humain : Les insecticides peuvent provoquer chez l’homme des
manifestations allergiques (asthme, eczéma…). Des précautions doivent être prises (port de
gants, masques…).

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