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Première

MATHÉMATIQUES
Philippe Bardy
Anne Baudrand
Joël Bernard
Sébastien Cario
Gilbert Louya
Alain Lagrais
Mohamed Mesnoudi
Valérie Saunier
Karine Souque
Isabelle Tenaud

Coordination

Sébastien Cario
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Sommaire
Général

MATHÉMATIQUES

  Séquence 1    Étude de fonctions  ................................................................................................................ 5

  Séquence 2    Géométrie plane  ...................................................................................................................... 13

  Séquence 3    Second degré  ................................................................................................................................ 25

  Séquence 4    Statistique descriptive  ................................................................................................... 35

  Séquence 5    Probabilités  ..................................................................................................................................... 43

  Séquence 6    Dérivation  ........................................................................................................................................... 57

  Séquence 7    Produit scalaire de deux vecteurs  ............................................................... 65

  Séquence 8    Les suites  ............................................................................................................................................ 73

  Corrigé des séquences    ........................................................................................................................................... 79

CNED  Première – Mathématiques  3


Sommaire

  Séquence 1 
Étude de fonctions

  Chapitre 2    La fonction racine carrée  ............................................................................................... 6


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    La fonction valeur absolue  .......................................................................................... 8


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 4    Somme, produit de deux fonctions  ................................................................. 9


A. Découvrir
D. S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  5


séquence

1
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

La fonction racine carrée

A  Débuter
Découverte de la courbe représentative de la fonction racine carrée

1. Trouver un carré
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J), on considère A(1 ; 0) et
B(–1 ; 0). Pour tout point M de la demi-droite [OA), on considère les points N, P et Q
définis de la façon suivante.
▶  Le point N est le milieu de [BM].

▶ Le cercle de centre N passant par B coupe la droite (OJ) en 2 points. L’un a une
ordonnée positive, on le note P.
▶  Le point Q est alors le point tel que OMQP soit un rectangle.

1. Conjecture
a. Faire la figure à l’aide du logiciel GeoGebra.
b. Conjecturer l’ensemble des points M tels que OMQP soit un carré.

2. Étude
On note x l’abscisse de M.
Déterminer les coordonnées de N.
En déduire les coordonnées de P.
Déterminer alors les coordonnées de Q.
Que peut-on dire de l’ensemble  des points Q lorsque x décrit 0 ; +∞  ?
Sur la figure, faire apparaître  et la droite  d’équation y = x .
Montrer que OMQP est un carré si et seulement si x = 0 ou x = 1.

D  S’exercer

  Exercice 1   Vrai ou faux ?


On justifiera chaque réponse.
Pour cela, vous pouvez si besoin, faire appel à un contre-exemple ou démontrer la
contraposée de la proposition.

a. Si 0 ≤ x ≤ 3 alors 0 ≤ x2 ≤ 9.

b. Si –1 ≤ x ≤ 2 alors 1 ≤ x2 ≤ 4.

c. Si x ≤ 2 alors x2 ≤ 4.

6  CNED  Première – Mathématiques


séquence

1
d. Si x2 ≤ 4 alors x ≤ 2.

e. Si x2 ≤ 9 alors x ≤ 3.

f. Si 0 < x ≤ 3 alors x ≤ 3.

g. Si x > 4 alors x > 2.

h. Si x ≥ 1 alors x ≥ -1.

i. Si 2 < x < 5 alors 0 ≤ x − x ≤ 5.


2
j. 1  1
≤  .
3  3

Exercice 2 Un peu de calculs


a d
1.  Écrire les nombres suivants sous la forme c + où a, b, c, d et e sont des
entiers relatifs, c étant positif. b e
1 1 2 2− 7
;  ; .
20 2 −1 2 2 + 7

2. On considère a = 17 + 12 2.

( )
2
a. Développer 3 + 2 2 .

b. En déduire une autre expression de a.

c. Montrer que  17 + 12 2 + 17 − 12 2 est entier.

Exercice 3 1. Considérons les 3 fonctions f, g et h définies par :


f ( x ) = x , g ( x ) = x + 4 et h ( x ) = 2 − x .
a. Donner leurs ensembles de définition respectifs.
b. Tracer leurs courbes respectives sur un même graphique.

2. En utilisant le graphique du 1), résoudre graphiquement les équations suivantes.


5
a. x − = 0  ;
2
b. x + 2 = 0  ;

c. x + 4 = 2  ;

d. x − 2 − x = 0.

3. De même, résoudre graphiquement les inéquations suivantes.

a. x ≤ 0  ;

b. −2 < x < 3  ;

c. 2 − x ≥ 3  ;

d. 2− x > x + 4 .

CNED  Première – Mathématiques  7


séquence

1
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

La fonction valeur absolue

A  Découvrir
Approche de la fonction valeur absolue

1. Axe routier
Nous allons nous intéresser au trajet reliant Paris et Brest en passant par Chartres,
Le Mans, Laval, Rennes, Saint-Brieuc, Guingamp, Morlaix.
Nous allons représenter ces villes sur un axe en prendant comme origine Rennes
et pour unité le km (on prendra 1 cm pour 50 km sur la figure. et le sens positif est
de l’ouest vers l’est. On donne les distances par rapport à Rennes :
▶  à l’est de Rennes ; Paris (350 km) ; Le Mans (156 km) ; Laval (70 km) ;

▶  à l’ouest de Rennes : Saint-Brieuc (98 km) ; Morlaix (188 km) ; Brest (245 km).

De plus Chartres se trouve entre Paris et Le Mans et Guingamp se trouve entre


Saint-Brieuc et Morlaix.
1. Faire une figure (l’abscisse de Laval est (+70) et celle de Morlaix est (–188)).
2. Calculer les distances suivantes : Laval – Paris ; Morlaix – Le Mans ; Saint-Brieuc
– Brest ; Laval – Morlaix.
3. Les abscisses de Chartres et de Guingamp sont notées x et x ’. Dans quels inter-
valles se situent x et x ’ ? Déterminer leur signe.
4. Exprimer à l’aide de x ou x ’ les distances Chartres – Paris ; Chartres – Laval ;
Chartres – Brest ; Guingamp – Brest, Guingamp – Paris ; Guingamp – Chartres.
5. Déterminer les abscisses des villes situées à 40 km de Rennes ; à 50 km de Laval,
à 30 km de Chartres.
6. Représenter sur l’axe tous les points situés à moins de 50 km de Saint-Brieuc ; à
moins de 100 km du Mans.

2. Distance entre deux réels


Soit  une droite numérique de repère normé (O ; I). Soit M le point d’abscisse x et
N le point d’abscisse y.
On appelle distance entre les réels x et y, la distance MN ; on la note d ( x  ;  y ) ; d ( x  ;  y )
étant une distance est positive (ex : d (−2 ; 3) = 5).
On admet les propriétés suivantes. 0 I 

▶ Si x ≤ y , alors d ( x ; y ) = y − x . –2 0 3
▶ Si x ≥ y , alors d ( x ; y ) = x − y .
5
1. Calculer d(–3 ; 7), d(3 ; 9), d(15 ; 31) et d(–27 ; –43).

2. Montrer à l’aide des deux propriétés précédentes que :


a. d ( x  ;  y ) = 0 si et seulement si x = y .
b. d ( x  ;  y ) = d ( x − y  ; 0).
3. Montrer que pour tous x, y, z réels, on a : d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ).

8  CNED  Première – Mathématiques


séquence

1
D  S’exercer

Exercice 4 1. R
 ésoudre les équations suivantes par le calcul puis géométriquement en termes
de distances (en l’illustrant par un graphique).

a. x − 2 = 3  ;

b. −5 − x = 2.

2. Résoudre les inéquations suivantes des deux mêmes manières.

a. x < 2  ;

b. x ≥ 2  ;

c. x − 2 ≤ 3.

Exercice 5 Considérons les fonctions f, g, h définies par : f ( x ) = x , g ( x ) = x − 2 et h ( x ) = −5 − x .

1. Tracer sur un même graphique les courbes des fonctions f, g et h.

2. Résoudre graphiquement les équations et inéquations suivantes.

a. x < 2  ;

b. x − 2 ≥ 6  ;

c. x = x − 2  ;

d. −5 − x ≤ x − 2 .

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Somme, produit de deux fonctions

A  Découvrir
Introduction à la notion de fonctions associées

1. Courbes associées 1
Soit f définie sur [–2 ; 2] par : f ( x ) = x 3 − 3x + 1 .

1. Représenter f à l’aide du logiciel GeoGebra (ou, à défaut, à l’aide d’une calculatrice).

2. Dresser le tableau de variation de f (aucune justification n’est demandée).

CNED  Première – Mathématiques  9


séquence

1
3. Créer un curseur a. Représenter alors la fonction g définie sur [–2 ; 2] par :
g ( x ) = f ( x ) + a.
Faire varier a. Dresser le tableau de variation de g selon les valeurs de a.

4. Créer un curseur k. Représenter alors la fonction h définie sur [–2 ; 2] par :


h ( x ) = k .f ( x ).
Faire varier k. Dresser le tableau de variation de h selon les valeurs de k.

5. Peut-on trouver a et k tels que u définie sur [–2 ; 2] par : u ( x ) = k .f ( x ) + a , admette


le tableau de variation suivant.

x −2 –1 1 2
1 1
f (x)
–1 –1

2. Courbes associées 2

 oici la courbe représentative d’une fonction f définie sur l’intervalle


V
2
[–1 ; 4].
 onstruire sur ce graphique les courbes représentatives des fonctions
C
f1, f2, f3, f4 définies sur [–1 ; 4] par :
f1( x ) = 1+ f ( x );
0 2 4
f 2 ( x ) = −f ( x );
f 3 ( x ) = 2 f ( x );
–2 f 4 ( x ) = x + f ( x ).

D  S’exercer

Exercice 6 1. Pour chacune des fonctions f, g, h et k définies ci-dessous sur un intervalle I, pré-
ciser si elle est : strictement croissante sur I, strictement décroissante sur I ou
non strictement monotone sur I (on pourra s’aider d’un graphique) :

a. f ( x ) = x 2 + x + 1, I = [0 ; +∞[ ;
1
b. g ( x ) = ( x + 1)2 + , I = [−10 ; − 1] ;
x
1
c. h ( x ) = x 2 + , I = [1 ; 10] ;
x
1
d. k ( x ) = , I = ]−∞ ; 0[ .
x −3

2. Etudier le sens de variation de f sur I dans les cas suivants.


1
a. f ( x ) = , I = [0 ; +∞[  ;
2x + 1
1
b. f ( x ) = 1+ , I = [0 ; +∞[  ;
x2
10  CNED  Première – Mathématiques
séquence

1
c. f ( x ) = 2x 2 − 3, I = [2 ; +∞[  ;

d. f ( x ) = x 2 + 4 x + 4 , I = 

Exercice 7 Déterminer les ensembles de définition et les tableaux de variations des fonctions
f, g, h. (on donnera les tableaux de variation intermédiaires).
1
1. f ( x ) = 1+  ;
x +3
2
2. g ( x ) = −1−  ;
x +4
1
3. h ( x ) = − .
3x + 1

Exercice 8 1. Soit f définie sur  par : f ( x ) = ( x + 1)2 + 1.


a. Etudier le sens de variation de f.
b. Montrez que f est strictement positive sur  .

1
2. Soit g définie par : g ( x ) = 2 .
x + 2x + 2
a. En utilisant les résultats du 1), montrer que g est définie sur  .
b. Déterminer le tableau de variation de g sur  .

CNED  Première – Mathématiques  11


Sommaire

  Séquence 2 
Géométrie plane

  Chapitre 2    Vecteur directeur d’une droite  ............................................................................. 14


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    Décomposition d’un vecteur du plan  ............................................................ 18


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 4    Trigonométrie  ................................................................................................................................. 21


A. Découvrir
D. S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  13


séquence

2
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Vecteur directeur d’une droite

A   Débuter
Approche de la notion de vecteur directeur de droite

1. Sans coordonnées
Classer les droites de la figure ci-dessous en regroupant celles qui sont parallèles.
        
De même, classer les vecteurs A1A 2 , B1B2 , C1C2 , E1E2 , F1F2 , G1G2 , H1H2 , K1K2 , L1L2 et

M1M2 en regroupant ceux qui sont colinéaires.

d1 C1
d2
B2
d3
B1 A1 d4 E1

K2 K1 E2 d5
C2

F2
d6

M1 L1
G2
A2 L2
F1
G1 d7

M2 H1 d8

d9
H2
d10

2. Avec coordonnées
Dans un repère (O, I, J. du plan, on donne les coordonnées des points suivants :

A1 (0 ; 3, 5) , A 2 (1; − 0 , 5) , B1 (−3 ; 3, 5) , B2 (−0 , 5 ; 4 ) , C1 ( 4 ; 5) , C2 (0 ; 2) ,


E1 ( 4 , 5 ; 3, 5) , E2 (−0 , 5 ; 2, 5) , F1 (−1; − 1, 25) , F2 (2 ; 1) , G1 (−3; − 1) ,
G2 (−1, 75 ; − 0 , 75) , H1 (2 ; − 2, 5) , H2 (−4 , 25 ; − 3, 75) , K1 (−2, 5 ; 2, 5) ,
K2 (−3, 5 ; 3) , L1 (−0 , 5 ; 0 , 5) , L2 (2, 5 ; − 1) , M1 (−4 , 5 ; 0)  et  M2 (0 , 5 ; − 2, 5) .

En utilisant les coefficients directeurs, classer les droites ( A1A 2 , (B1B2 , (C1C2 , ) ) )
) ) ) ) (
(E1E2 , (F1F2 , (G1G2 , (H1H2 , K1K2 , L1L2 , et (M1M2 en regroupant celles qui sont
) ( ) )
parallèles.
  
De même, en utilisant leurs coordonnées,
      
classer les vecteurs A1A 2 , B1B2 , C1C2 ,
E1E2 , F1F2 , G1G2 , H1H2 , K1K2 , L1L 2 et M1M2 en regroupant ceux qui sont colinéaires.

14  CNED  Première – Mathématiques


séquence

2
d1 C1
d2
B2 d3
B1 E1
A1 d4

K2 K1 E2
d5
C2

F2
J
d6
M1 L1 I
G2 0
A2 L2
F1
G1 d7

M2 d8
H1 d9
H2
d10

D  S’exercer

Exercice 1 On a schématisé dans un plan repéré, quelques villes d’Europe et des Etats-Unis et
on s’intéresse à leurs liaisons aériennes supposées rectilignes.

16
V3
14
V4 D L
Dublin Londres
12

10
P
8
Paris
Boston B
6
N
New-York
Ma
4
W Li Madrid
Washington Lisbonne
2

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26

CNED  Première – Mathématiques  15


séquence

2
1. On considère les droites d 1 et d 2 d’équations cartésiennes respectives :
x − 2y + 6 = 0 et −x − 19 y + 99 = 0.
a. Tracer d 1 et d 2. Dire alors à quelles liaisons aériennes elles correspondent.
Le vérifier par le calcul.
b. Donner les coordonnées de deux vecteurs directeurs quelconques de d 1 et celles
de son vecteur directeur ayant pour abscisse 1. Tracer un de ces vecteurs au
départ d’une des villes concernées.
c. Faire de même pour la droite d 2.

2. L’avion a 3 au départ de Washington a pour vecteur-vitesse


v 3 et l’avion a 4 au
départ de Lisbonne a pour vecteur-vitesse v 4 . Les droites d 3 et d 4 sont les
droites supportant respectivement les trajectoires des avions a 3 et a 4 .
a. Construire d 3 et d 4 sur le graphique et en déduire quels vols assurent les avions
a 3 et a 4 .

 

b. Lire sur le graphique les coordonnées des vecteurs v 3 et v 4 et celles des points
W et Li.
c. Déterminer une équation cartésienne de la droite d 3 .
d. Faire de même pour la droite d 4 .

3. On s’intéresse aux vols au départ de Boston et à destination de Londres et de


Paris.
a. En résolvant un système de deux équations à deux inconnues, déterminer l’équa-
tion réduite de de la droite (BL).
b. En utilisant un critère de colinéarité, déterminer une équation cartésienne de la
droite (BP).
c. Pour chacune de ces deux droites, donner les coordonnées d’un vecteur direc-
teur quelconque et celles de son vecteur directeur ayant pour abscisse 1.

Exercice 2 Dans un repère (O, I, J) du plan, on considère les points A, B, C et D dont les coor-
données sont :

( ) ( ) ( ) ( )
A −4 ; − 1 , B −1, 5 ; 3 , C 6 ; 1 et D 3, 5 ; − 3 .
On pourra faire une figure.
 1 
On appelle E le point défini par : AE = AB.
3
La droite parallèle à (AC) passant par E coupe la droite (BC) en F.
La droite parallèle à (BD) passant par F coupe la droite (DC) en K.
1. Montrer que ABCD est un parallélogramme.
2. a. Déterminer une équation cartésienne de la droite (BC).
b. En déduire les coordonnées du point F.
3. Déterminer les coordonnées du point K.
4. Démontrer que les droites (AC), (EK) et (BD) sont concourantes.

Exercice 3 Dans un repère (O, I, J) du plan, on considère les points A, B et C dont les coordon-
nées sont : A (1; 1, 5) , B( 3 ; − 1) et C ( −1; − 3).

1. a. Déterminer les coordonnées du point E milieu du segment [BC].


b. E
 n déduire une équation cartésienne de la médiane issue de A du triangle ABC.

16  CNED  Première – Mathématiques


séquence

2
2. a. Déterminer une équation cartésienne de la médiane issue de B du triangle ABC.
b. Déterminer les coordonnées du point G, point d’intersection de ces deux mé-
dianes.
3. Démontrer que les trois médianes du triangle ABC sont concourantes.

Exercice 4 Traversée de rivière


Sur la figure ci-dessous, un nageur partant de la rive1 veut traverser la rivière en
ligne droite pour rejoindre la rive2 au point A.
On cherche à répondre à la question suivante.
« Sachant qu’il faut tenir compte du courant de la rivière pour déterminer sa trajec-
toire, de quel point D de la rive 1 doit-il partir ? »

7
rive 2 A
6
c
5
Rivière
4

3 n

2
rive 1
J
1
j
I
–6 –5 –4 –3 –2 –1 0 i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
–1

 
On note n le vecteur représentant la force du nageur et c le vecteur représentant
la force du courant
En physique, on sait que lorsqu’un corps est soumis à plusieurs forces (représentées
par des vecteurs), cela est équivalent au fait que ce corps soit soumis à une seule force
résultante représentée par le vecteur somme de tous les vecteurs-forces de départ.

1. Résolution graphique du problème


  
a. Construire le vecteur t = n + c représentant le déplacement effectif du nageur.

b. Tracer la droite  passant par A et de vecteur directeur t .
c. Placer le point D recherché.
 
2. Résolution par le calcul dans le repère  O ; i , j ( )
a. Donner les coordonnées du point A et l’équation de la droite rive1.
    
b. Donner les coordonnées des vecteurs n , c et t = n + c .
c. Déterminer une équation cartésienne de la droite  ainsi que son équation ré-
duite.
d. Déterminer les coordonnées du point D recherché (intersection des droites rive1
et ).
e. Placer D sur le graphique et vérifier la cohérence avec le résultat graphique du 1.

CNED  Première – Mathématiques  17


séquence

2
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Décomposition d’un vecteur du plan

A  Découvrir
Décomposition d’un vecteur en fonction de deux vecteurs donnés

1. Construction de parallélogrammes
Dans un plan, on considère trois points A, B et C non alignés (voir figure ci-dessous
où le quadrillage n’est là que pour faciliter le dessin).

1. Sur cette figure, construire le point D tel que ABDC soit un parallélogramme
(attention à l’ordre des points).
2. Construire deux points E et F tels que AEDF soit un parallélogramme
Peut-on construire encore deux autres points G et H tels que AGDH soit un pa-
rallélogramme ?
Que remarquez-vous pour les trois parallélogrammes construits ?
3. Le point K étant celui placé sur la figure initiale, peut-on construire un point L tel
que AKDL soit un parallélogramme ?

2. Décomposition d’un vecteur en fonction de deux vecteurs


donnés
 
Dans un plan, on considère deux vecteurs u et v non nuls et non colinéaires (voir
figure ci-après où le quadrillage n’est là que pour faciliter le dessin).

18  CNED  Première – Mathématiques


séquence

2
D
w

A
v
C


1. Sur cette figure, décomposer le vecteur AB en somme de deux vecteurs, l’un
 
colinéaire à u et l’autre colinéaire à v .
   
Écrire alors AB sous la forme : AB = xu + yv où x et y sont deux nombres réels que
vous déterminerez graphiquement.

2. Faites de même avec le vecteur CD.
   
3. De la même façon, décomposer les vecteurs w et z en fonction de u et v .

D  S’exercer

Exercice 5 A. Approche graphique


    
Dans un plan, on considère les vecteurs u , v , w , z et AB figurés sur le graphique
ci-dessous.

B
u

A
w

CNED  Première – Mathématiques  19


séquence

2
Pour argumenter, on s’appuiera uniquement sur le graphique.
 
1. Les vecteurs u et v peuvent-ils
 former une base du
  plan ? Si oui, décomposer
( )
graphiquement le vecteur AB dans la base u , v et donner ses coordonnées
dans cette base.
 
2. Les vecteurs u et w peuvent-ils
 former une base
  du plan ? Si oui, décomposer
( )
graphiquement le vecteur AB dans la base u , w et donner ses coordonnées
dans cette base.
 
3. Les vecteurs v et z peuvent-ils
 former une base du
  plan ? Si oui, décomposer
( )
graphiquement le vecteur AB dans la base v , z et donner ses coordonnées
dans cette base.
 
4. Les vecteurs z et w peuvent-ils
 former une base du
  plan ? Si oui, décomposer
( )
graphiquement le vecteur AB dans la base z , w et donner ses coordonnées
dans cette base.

B. Approche calculatoire avec des coordonnées


 
( )
Dans un plan rapporté à un repère O ; i , j , on donne les coordonnées des vecteurs
      2  1   2   −2   2 
u , v , w et CD  : u   , v   , w   , z   et CD  .
0  1 −1 −2 −1
 
1. Les vecteurs u et v peuvent-ils  former unebase du
 plan ? Si oui, décomposer,
( )
par le calcul, le vecteur CD dans la base u , v en calculant ses coordonnées
dans cette base.
 
2. Les vecteurs v et w peuvent-ils  former une base du
 plan ? Si oui, décomposer,
( )
par le calcul, le vecteur CD dans la base v , w en calculant ses coordonnées
dans cette base.
 
3. Les vecteurs v et z peuvent-ils  former une base du
 plan ? Si oui, décomposer,
( )
par le calcul, le vecteur CD dans la base v , z en calculant ses coordonnées
dans cette base.

Exercice 6 Dans un plan, on considère trois points A, B et C non alignés, et le point E tel que :
 1 
AE = AB.
3
La droite parallèle à (BC) passant par E coupe (AC) en F.
Soit H le milieu du segment [EF] et K celui du segment [BC].
 
1. a. Pourquoi les vecteurs AB et AC peuvent-ils former une base du plan ?


b. Décomposer le vecteur EF dans cette base.
   
2. a. Décomposer les vecteurs AH et AK dans la base AB, AC . ( )
b. En déduire que les points A, H et K sont alignés.

Exercice 7 On se propose ici de montrer par une deuxième méthode que les médianes d’un
triangles sont concourrantes (une première méthode a été utilisée dans l’exercice 3
de la séquence 1).

Dans un plan, on considère trois points A, B et C non alignés.


Soit I le milieu du segment [BC], J celui du segment [CA] et K celui du segment [AB].
 
1. a. Pourquoi les vecteurs AB et AC peuvent-ils former une base du plan ?

20  CNED  Première – Mathématiques


séquence

2
b. Déterminer les coordonnées des points A, B, C, I, J et K dans le repère
 
(
A ; AB, AC . )
2. Dans ce même repère, déterminer une équation cartésienne de la droite (BJ).
En déduire les coordonnées du point d’intersection des droites (AI) et (BJ).
3. Démontrer que les droites (AI), (BJ) et (CK) sont concourantes.
Enoncer la propriété géométrique démontrée dans cet exercice.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Trigonométrie

A  Découvrir
Quelques problèmes d’angles

1. De quel côté ?
 = BDA
1. Construire un triangle équilatéral ABC, et un point D tel que BAD  = 30°.

2. Que peut-on dire du triangle ACD ?

2. Bissectrice ?
 = 45° et un point D de l’autre côté de (AB)
1. Construire un triangle ABC tel que BAC

et tel que BAD = 45°.
2. Que peut-on dire de la droite ( AB) ? Des points A, C et D ?

D  S’exercer

Exercice 8 Déterminer si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses ; justifier votre
réponse.
 2π   π
1. sin   = 2sin   ¨ V ¨F
 3  3

 5π   5π 
2. cos   = sin   ¨ V ¨F
 4  4

 5π  3
3. sin   = ¨ V ¨F
 3 2

 7π   π
4. sin   = −sin  −  ¨ V ¨F
 6  6

5. Pour tout réel x, cos ( x + 5π ) = cos ( x ) ¨ V ¨F

CNED  Première – Mathématiques  21
séquence

2
6. Pour tout réel x, sin( 5π − x ) = sin( x ) ¨ V ¨F

7. Pour tout réel x, sin( x − π ) = −sin( x ) ¨ V ¨F

8. Pour tout réel x, cos ( 2π − x ) = −cos ( x ) ¨ V ¨ F

Pour les deux affirmations suivantes, A, B et C sont trois points distincts.
   
( ) ( )
9. BA, CA = − AB, AC + 2k π ¨ V ¨F
   
10. ( AB, CA ) = ( AB, AC ) + π + 2k π ¨ V ¨ F
 
Pour les deux affirmations suivantes, u et v sont deux vecteurs non nuls.
   
( ) ( )
11. u , − v = −u , v + 2k π ¨ V ¨F
   
12. π − (u , v ) = ( −v , u ) + 2k π ¨ V ¨F

Exercice 9 1. Conversion degrés-radians ; compléter le tableau suivant :

9π 13 π −47 π
Mesures en radians − 50
2 6 8

Mesures en degrés 225 −144 100

2. Donner la mesure principale des angles orientés suivants :

21π 19 π 37 π 29 π 100 π −47 π


Mesures − − 50
2 6 4 5 3 8

Mesures principales

    3π
Exercice 10 ( )3π
On donne u , v = − + 2k π et u , w =
5 4
( )
+ 2k π.

Déterminer les mesures principales des angles suivants.


 
( )
1. v , w .
 
( )
2. −u , v .
 
( )
3. u , − w .

Exercice 11 1. Exprimer en fonction de cos x et de sin x, les nombres suivants.


a. cos ( x + π)  ;
 π
b. sin  x −   ;
 2
 π
c. cos  x + .
 2

22  CNED  Première – Mathématiques


séquence

2
2. En utilisant les valeurs remarquables et les angles associées, calculer :
a. cos (11π)  ;
 5π 
b. sin    ;
 3

 17π 
c. cos −   ;
 6 
 11π 
d. sin  .
 4 

3. En utilisant les mêmes propriétés qu’au 1), montrer que les expressions sui-
vantes sont nulles :
 7π   3π 
a. A = cos   + sin    ;
8   8 
 7π  π
b. B = sin   + cos  .
 5  10 

3 π 
Exercice 12 1. On sait que sin( α ) = et que α ∈  , π  . Calculer cos ( α . )
5 2 
1
)
2. On sait que cos (β = − et que β ∈  − π , 0  . Calculer sin(β .
3
)

2 2
On rappelle que cos ( x ) signifie (cos ( x )) . De même, sin ( x ) signifie (sin ( x )) .
2 2
Exercice 13
Résoudre sur ]– π ; π] les équations :
1
1. cos x =  ;
2
2. sin x = −1  ;
3. 2cos ( x ) + 3 = 0.

4. 2sin2 ( x ) = −sin( x ).

5. )
2 cos ( 2x = −1.

  5π
Exercice 14 (
Le quadrilatère ABCD est un parallélogramme tel que AB, AD = + 2k π.
8
)
1. Faire une figure correspondant à l’énoncé et donner une mesure des angles
orientés suivants :

 
( )
a. BC, DC

 
b. (BC, BA )

On suppose en plus que ABCD est un losange.


2. Faire une nouvelle figure correspondant à l’énoncé et donner une mesure des
angles orientés suivants :
 
( )
a. CA, CD
 
b. (DC, BD)
 
c. (CA, AD)

CNED  Première – Mathématiques  23


Sommaire

  Séquence 3 
Second degré

  Chapitre 2    Forme canonique  ....................................................................................................................... 26


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 3    Equations du second degré  ........................................................................................ 28


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 4    Factorisation et signe du trinôme  .................................................................... 30


A. Découvrir
D. S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  25


séquence

3
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Forme canonique

A  Découvrir
Approche de la notion de forme canonique
1. On veut déterminer une nouvelle écriture de f définie par f (x ) = 2x 2 − 10x + 12.
Pour cela, on procède de la façon suivante.
a. Factoriser par 2 les deux premiers termes.
Pour tout réel x,
  
2x 2 − 10x + 12 = 2x 2 − 5x + ....
  
 2   5 2
b. En regardant x − 5x  comme le début du développement de x −  , écrire
   2
 2 
x − 5x  comme la différence de deux carrés.
 

c. Reporter cette expression dans 1.a.


Pour tout réel x,
 2 
 5  2 
f (x ) = 2x −  − (...) + 6.
 2  

 5 2 1
d. Vérifier que : f (x ) = 2 x −  − .
 2 2
On a obtenu une nouvelle écriture de f ( x ) appelée la forme canonique.

2. En procédant de la même manière, mettre sous forme canonique les trinômes


suivants.
a. x 2 + 6x − 8  ;

b. x 2 − 7x + 5  ;

c. 6x 2 + 9x − 1.

D  S’exercer

Exercice 1 1. En utilisant la méthode du discriminant, mettre sous forme canonique chacun
des trinômes suivants.
A(x ) = x 2 − 2x − 8  ;

B (x ) = x 2 + 22x + 121  ;

C (x ) = x 2 + 4x + 18.

2. En utilisant la méthode de la semi-factorisation, mettre sous forme canonique


chacun des trinômes suivants.
D (x ) = −2x 2 − 5x − 1  ;

26  CNED  Première – Mathématiques


séquence

3
E (x ) = x 2 + 3x − 10  ;

F (x ) = x 2 − x − 1.

Exercice 2 On considère la fonction f  définie sur  par f ( x ) = x 2 + x − 12 (Forme A).


2
 1 49
1. Vérifier que f ( x ) =  x +  − (Forme B) et que f ( x ) = ( x − 3)( x + 4 ) (Forme C).
 2 4
2. Trouver six valeurs de x  pour lesquelles il est facile de calculer f ( x ).
Calculer leurs images en indiquant la forme utilisée.
3. Résoudre chacune des équations suivantes en choisissant la forme qui permet
une résolution simple.
49 45
a. f ( x ) = −12  ; b. f ( x ) = −  ; c. f ( x ) = 0  ; d. f ( x ) = − .
4 4

Exercice 3 Chaque case du tableau ci-dessous correspond à une fonction et à une proposition.
En utilisant la forme de l’expression qui définit chaque fonction et sans calculatrice,
essayer de trouver si les propositions sont vraies ou fausses, ou encore si les infor-
mations sont insuffisantes pour répondre sans calculs compliqués. Indiquer dans
chaque case V (vrai), F  (faux) ou ? (si les informations sont insuffisantes).
Les fonctions f, g, h, k, l, m et n sont définies sur  par les égalités :
f ( x ) = 2( x − 3)2 + 5  ; g ( x ) = 7x 2 − 3x + 0, 5  ; h ( x ) = 4( x − 5)( x − 7)  ; k ( x ) = −( x + 7)2 − 11  ;
l ( x ) = −( x + 8 )2  ; m( x ) = ( x + 4 )2 − 1  ; n ( x ) = 5x 2 − 6 x .

Fonction f g h k l m n

1. Le trinôme est toujours strictement positif

2. Le trinôme est toujours strictement négatif

3. L’équation f ( x ) = 0 a deux solutions

4. L’équation f ( x ) = 0 a une seule solution

5. L’équation f ( x ) = 0 n’a pas de solution

 n peut déterminer facilement l’abscisse


6. O
du sommet de la parabole qui représente la
fonction

7. On peut déterminer facilement l’ordonnée


du sommet de la parabole qui représente la
fonction

Exercice 4 Déterminer une fonction du second degré f telle que −2 et 3 soient les solutions de
l’équation f ( x ) = 0 et telle que f (0) = −30.

CNED  Première – Mathématiques  27


séquence

3
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Equations du second degré

A  Découvrir
Nombre de solutions d’une équation du second degré
On considère une fonction f du second degré définie sur  par f ( x ) = ax 2 + bx + c (a ≠ 0).
On appelle y S l’ordonnée du sommet de la parabole qui représente la fonction f.
b 2 − 4ac
Dans l’étude de la forme canonique, on a montré que y S = β = − .
4a
La quantité b 2 − 4ac est appelée le discriminant du trinôme, on le note ∆, ainsi

∆ = b 2 − 4ac et y S = − (∆ se lit « delta », c’est une lettre majuscule de l’alphabet
4a
grec qui correspond à D dans l’alphabet romain).

Donc ∆ = ( −4a )y S , on peut connaître le signe de ∆ si on connaît le signe de −4a et


celui de y S .
On s’intéresse au nombre de solutions de l’équation f ( x ) = 0.
Dans chacun des six cas, on complète la colonne de droite en indiquant + si le
nombre est strictement positif, en indiquant – si le nombre est strictement néga-
tif  et en indiquant la valeur 0 si le nombre est nul.
Les cases du premier cas sont remplies.

Signe de a : + Signe de a :


Signe ou valeur de ys : – Signe ou valeur de ys :
j
Signe de –4a : – x1 j Signe de –4a :
x1 0 x2
i 0 x2
Signe ou valeur de ∆ + i
Signe ou valeur de ∆
Nombre de solutions : 2 Nombre de solutions :

Signe de a : Signe de a :


α
Signe ou valeur de ys : j
0
Signe ou valeur de ys :
i

j
Signe de –4a : Signe de –4a :
0 α
i
Signe ou valeur de ∆ Signe ou valeur de ∆
Nombre de solutions : Nombre de solutions :

Signe de a : Signe de a :


j

Signe ou valeur de ys : 0
i Signe ou valeur de ys :

j Signe de –4a : Signe de –4a :


0
i
Signe ou valeur de ∆ Signe ou valeur de ∆
Nombre de solutions : Nombre de solutions :

Quelle conjecture peut-on faire ?

28  CNED  Première – Mathématiques


séquence

3
D  S’exercer

Exercice 5 Résoudre, dans R les équations suivantes.

a. 2x 2 − 12x + 18 = 0  ;

b. x 2 − 25 = 0  ;

c. 3x 2 − 4x = 0  ;

d. x 2 + 4x + 2 = 0  ;

e. 9x 2 − 12x + 4 = 0.

Rappel
2
Pour résoudre une équation de la forme : ax + bx + c = 0.
▶  Commencer toujours par le plus simple : penser aux identités remarquables.

▶  Solutions évidentes ou pas ?

▶  Appliquer la méthode du discriminant.

Exercice 6 On donne l’expression des trinômes : f (x ) = x 2 − x − 2 et g(x ) = −x 2 + 3x + 14. Détermi-


ner les points d’intersection des courbes f et g représentatives des fonctions f
et g.

20
18
16
14
12
10
f
8
6
4
2
–10 –9 –8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
–2
–4
–6
–8
g
–10
–12
–14

Exercice 7 Le quadrilatère ABCD est un rectangle tel que AB = 5 cm et BC = 7 cm. Les points
E, F, G et H appartiennent respectivement aux segments [BC], [CD], [DA] et [AB] et
vérifient :
AH = BE = CF = DG.

CNED  Première – Mathématiques  29


séquence

3
B E C

A G D

On s’intéresse à l’aire du quadrilatère EFGH et on souhaite savoir pour quelle valeur


de AH celle-ci sera minimale.
On pose AH = x cm et on note f fonction qui à x associe l’aire du quadrilatère EFGH.
1. Quelles sont les valeurs que peut prendre la variable x ? On notera f cet inter-
valle.
2. Calculer, en fonction de x l’aire du triangle AHG ainsi que celle du triangle HBE.
3. E
 n déduire, en fonction de x ∈ f , l’aire du quadrilatère EFGH et montrer que :
f (x ) = 2x 2 − 12x + 35.
4. En déduire l’aire minimale et préciser pour quelle valeur de x, elle est atteinte.
Justifier.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Factorisation et signe du trinôme

A  Découvrir
Lien entre signe du trinôme et signes de a et de ∆
Soit f  la fonction du second degré, définie sur R, par f ( x ) = ax 2 + bx + c , a ≠ 0.
Dans le tableau ci-dessous, on donne la parabole qui représente la fonction f  dans
les différents cas.
Plus précisément, ce tableau résume les différentes positions des paraboles, sui-
vant le signe de a et les valeurs de ∆ .
Dans chaque cas, on compare le signe du trinôme avec le signe de a, éventuelle-
ment dans un tableau de signe.
Le tableau est rempli pour la première situation, on vous propose de le compléter
entièrement, puis de conjecturer une propriété sur le signe du trinôme ax 2 + bx + c .

30  CNED  Première – Mathématiques


séquence

3
La parabole  coupe-t-elle
l’axe des abscisses ? Signe Signe Signe de ax2 + bx + c
Si oui, quel est le nombre de point(s) de a de ∆ comparé au signe de a
d’intersection ?

x –∞ x1 x2 +∞
Oui ax 2+bx+c + 0 – 0 +
j
2 points a>0 ∆>0 a + + +
x1 0 x2 d’intersection
i
Le trinôme ax 2 + bx + c a le même signe
que a sauf  entre les racines.

x1 j

0 x2
i

j
0
i
α

j α
0
i

j
0
i

CNED  Première – Mathématiques  31


séquence

3
j
0
i

D  S’exercer

Exercice 8 1. D
 onner le signe de f(x) suivant les valeurs de x lorsque f est la fonction définie sur
R par :
f (x ) = 2x 2 − 3x + 4.

2. Même question avec la fonction g définie sur R par :

g (x ) = x 2 − 4x + 3.

3. Même question avec la fonction h définie sur R par :

h(x ) = −2x 2 + 12x − 18.

Exercice 9 Résoudre dans R les inéquations suivantes.


a. 2x 2 + x − 1 > 0 ;

b. 4x 2 − 36x + 81 ≤ 0 ;

c. −5x 2 − 6x − 1 ≥ 0 ;

d. (2x − 3)(x − 1) > x 2 − 3x + 2 ;

e. 2x 2 − 3x + 1 > −x + 4.

Exercice 10 On donne l’expression du trinôme  h(x ) = −x 2 + 3x + 14 et l’équation de la droite


 : y = x − 1.

1. Déterminer les coordonnées des points d’intersection de la courbe h repré-


sentant h et la droite .

32  CNED  Première – Mathématiques


séquence

3
2. Déterminer les positions relatives de la courbe h et la droite .

20
18
16
14
12
10

8
6
4
2
–10 –9 –8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
–2
–4
–6
–8
g
–10
–12
–14

CNED  Première – Mathématiques  33


Sommaire

  Séquence 4 
Statistique descriptive

  Chapitre 2    Médiane, quartiles, diagramme en boîte  .............................................. 36


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 3    Moyenne, écart-type  ............................................................................................................. 40


A. Découvrir
D. S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  35


séquence

4
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Médiane, quartiles, diagramme en boîte

A  Découvrir
Fréquences cumulées croissantes, introduction des quartiles
On a demandé à 50 personnes prenant l’autobus, le nombre de fois où chacune de
ces personnes a utilisé ce type de transport pendant la semaine écoulée.
Voici les résultats.

Nombre de
voyages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
en autobus : x i
Effectif 3 3 5 7 6 9 5 4 5 3
Fréquence en % 6 6 ….
Effectif cumulé
3 6 …
croissant : ni
Fréquence
cumulée 6 12 …
croissante en %

1. Quel est l’effectif total ?

2. Calculer le nombre moyen de voyages en bus par personne pendant la semaine


écoulée.
Dans le cadre de la rédaction, vous devez écrire correctement les principales
3 × 1+ 3 × 2 + 5 × 3 + ... + 3 × 10
caractéristiques de la formule de la manière suivante : x =
50
puis donner le résultat à l’aide de votre calculatrice.

3. Calculer la fréquence de personnes ayant utilisé exactement trois fois le bus pen-
dant la semaine écoulée. La fréquence sera exprimée en pourcentage.

4. A l’aide de votre calculatrice, compléter la troisième ligne du tableau.

5. Combien de personnes ont utilisé au plus trois fois le bus pendant la semaine
écoulée.
Voir l’aide ci-dessous si besoin.
Pour calculer le nombre de personnes ayant utilisé au plus deux fois le bus pen-
dant la semaine écoulée, il faut ajouter ceux qui ont utilisé le bus une fois et ceux
qui ont utilisé le bus deux fois.

6. Compléter la quatrième ligne du tableau.

7. Calculer la fréquence de personnes ayant utilisé au plus trois fois le bus pendant
la semaine écoulée.

8. A l’aide de votre calculatrice, compléter la cinquième ligne du tableau.

9. Déterminer la médiane de la série.


Voir l’aide ci-après si besoin.

36  CNED  Première – Mathématiques


séquence

4
Les valeurs du caractère d’une série statistique étant rangées par ordre crois-
sant, on définit la médiane comme la valeur du caractère telle que la moitié
(50 %) des effectifs ont une valeur qui lui est inférieure ou égale et que la moitié
(50 %) des effectifs ont une valeur qui lui est supérieur ou égale.
Par exemple :
a. Dans le cas de la série suivante : 7-8-9-15-17-19-20-23-26-57,

Il y a 5 valeurs qui sont ≤ à la médiane


18 et 5 valeurs qui sont ≥ à la médiane

le nombre total de valeurs (10 au total) de la série est pair : la médiane de la


série sera la moyenne entre la 5e valeur et la 6e valeur. Donc comme (17+19) / 2
= 18, la médiane vaut 18.
Dans le cas où l’effectif de la série statistique est un nombre pair, la médiane
n’est pas toujours une valeur de la série statistique.
b. Dans le cas de la série suivante : 7-8-9-15-17-19-20-23-26-57-78-112-150-200-225,

Il y a 8 valeurs qui sont ≤ à la médiane 23


et 8 valeurs qui sont ≥ à la médiane

le nombre total de valeurs (15 au total) de la série est impair : la médiane de la


série sera la 8e valeur car 15/2=7,5. La médiane vaut 23.

10. Quelle est la plus petite valeur q du caractère pour laquelle au moins 25 % ont
une valeur inférieure ou égale à q ?

Nombre de
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
voyages en autobus
Effectif cumulé
3 6 11 18 24 33 38 42 47 50
croissant
Fréquence
cumulée 6 12 22 36 48 66 76 84 94 100
croissante en %

22 % des valeurs sont ≤ à 3 mais nous 36  % des valeurs 48 % des valeurs sont ≤ à 5 mais ce n’est
ne dépassons pas la barre des 25 % sont ≤ à 4 pas la plus petite des valeurs

11. Quelle est la plus petite valeur q du caractère pour laquelle au moins 75 % ont
une valeur inférieure ou égale à q ?

D  S’exercer
Exercice 1 Une pharmacie de garde a enregistré le nombre d’appels reçus pendant 1 000 nuits
entre 20 h et 6 h du matin. Les résultats sont les suivants.

Nombre
d’appels 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
xi
Nombre
de nuits 14 70 155 185 205 150 115 65 30 5 1 5
ni
CNED  Première – Mathématiques  37
séquence

4
1. Déterminer la médiane et les quartiles de cette série, puis faire un diagramme
en boîte.
2. Une autre pharmacie de garde dans une autre ville a enregistré le nombre d’ap-
pels reçus pendant 1 000 nuits entre 20 h et 6 h du matin. Pour déterminer la
médiane et les quartiles de la série statistiques on complète le tableau par les
effectifs cumulés croissants et les fréquences cumulées croissantes.

Nombre
d’appels 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
xi
Nombre
de nuits 1 7 155 185 205 150 115 65 30 5 14 68
ni

Déterminer la médiane et les quartiles de cette nouvelle série.


3. Le personnel de la seconde pharmacie se plaint de nuits très chargées en appels
téléphoniques. Lors de la présentation du taux d’activité des deux pharmacies,
un responsable présente les deux diagrammes en boites des deux séries et en
déduit que les pharmacies ont la même charge de travail. Après avoir vérifié
l’argument du responsable (construction des deux diagrammes en boites sur le
même graphique., que pensez-vous de son affirmation ? Justifier

Exercice 2 Dans un lycée, les élèves et les parents de la Seconde B ont été mobilisés une
semaine pour un projet « Un livre sinon je dors ! » tandis que la Seconde A, pendant
cette même semaine, n’a pas eu de projet particulier.

Aux deux classes de 30 élèves, nous avons posé la question suivante : « combien
de temps êtes-vous restés durant cette semaine devant la télévision ? ». Voici leurs
réponses :

Seconde A
Temps en Heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[
Nombres d’élèves 1 2 3 8 8 8

Seconde B
Temps en Heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[
Nombres d’élèves 6 9 9 3 2 1

1. Déterminer les effectifs cumulés et les fréquences cumulées correspondantes en


complétant les tableaux ci-dessous.

Seconde A
Temps en Heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[
Nombres d’élèves 1 2 3 8 8 8
Effectifs cumulées
croissantes
Fréquences cumulées
croissantes

38  CNED  Première – Mathématiques


séquence

4
Seconde B
Temps en Heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[
Nombres d’élèves 6 9 9 3 2 1
Effectifs cumulées
croissantes
Fréquences cumulées
croissantes

2. Sur le même graphique et avec un repère correctement choisi, construire les


courbes des fréquences cumulées de la seconde A et de la seconde B. (Sur
papier et sur GeoGebra.

3. Déterminer par une estimation graphique la médiane et les quartiles de la


seconde A

4. Même question pour la seconde B.

5. Comparer les deux classes en répondant aux questions suivantes par vrai ou
faux. Durant la semaine écoulée :
a. au moins 75 % des élèves de la seconde B sont restés au plus 8 h devant leur
télévision ;
b. au moins 50 % des élèves de la seconde A sont restés plus de 12 h devant leur
télévision ;
c. 24 élèves de la Second B sont restés au moins 8 h devant leur télévision ;
d. seulement 6 élèves de la Seconde A sont restés au plus 8 h devant leur télévision ;
e. l’écart interquartile de la Seconde A est plus grand que celui de la seconde B
donc 50 % des élèves de la seconde A regardent moins la télévision que ceux de
la seconde B ;
f. le troisième quartile de la seconde B est inférieur au première quartile de la
seconde A donc 75 % des élèves de la seconde B ont un temps passé devant la
télévision inférieur à celui de 75 % des élèves de la seconde A.
g. selon Médiamétrie, le temps moyen passé par jour devant la télévision, pour un
français de 4 ans et plus, a explosé en 2011 à 3 h 47 ! Nouveau Record !
Si nous estimons l’espérance de vie à 80 ans, une personne regardant environ 3 h 47
par jour la télévision passera plus de 11 ans de sa vie devant le petit écran !

Exercice 3 Deux sauteurs à la perche ont relevé leurs performances lors de leurs 25 derniers
sauts.

1er sauteur

Hau-
4,70 4,80 4,85 4,90 4,95 5,00 5,05 5,10 5,20
teur
Nombre
1 1 1 3 12 4 1 1 1
de sauts

2e sauteur
Hauteur 4,60 4,70 4,75 4,80 4,85 4,90 4,95 5,00 5,05 5,10 5,15 5,20
Nombre
3 2 2 3 2 2 1 3 2 1 1 3
de sauts

CNED  Première – Mathématiques  39


séquence

4
1. Déterminer la médiane et les quartiles de chacune de ces deux séries.
2. Construire les deux diagrammes en boîte et comparer l’ensemble des perfor-
mances des deux sportifs.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Moyenne, écart-type

A  Découvrir
Approche de la notion d’écart-type
Pendant la semaine du 13 au 17 septembre 2010, on a relevé les températures mini-
males et les températures maximales à Brest (d’après les données de Météo-France).

Date lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche


Température
minimale 8,8 12,2 13,5 12,7 8,5 7,7 5,2
en °C
Température
maximale 19,5 19,9 18,6 17,8 18 17,3 18,1
en °C

Les températures maximales semblent plus « régulières » que les températures


minimales.
Le but de cette activité est d’introduire une nouvelle caractéristique d’une série
statistique pour mesurer sa dispersion autour de la moyenne. On pourra alors com-
parer la « régularité » de deux séries.

1. Dans les quatre premières questions, on considère seulement les températures


minimales.
Calculer la température minimale moyenne x .

2. Dans le tableau suivant on indique les différences avec la moyenne (on dit aussi
l’ « écart à la moyenne »).

Température minimale en
8,8 12,2 13,5 12,7 8,5 7,7 5,2
°C : x i

Ecart : x i − x

Compléter le tableau (par exemple, en utilisant le menu List de votre calculatrice).


Qu’observe-t-on quand on calcule la moyenne de ces différences ?

3. Ce qui précède amène à ne considérer que des quantités positives.


Pour cela, on peut utiliser les valeurs absolues ou les carrés. Les carrés, moins
naturels, ont cependant étaient choisis car les propriétés mathématiques sont
ensuite beaucoup plus intéressantes.

40  CNED  Première – Mathématiques


séquence

4
Température minimale en °C : x i 8,8 12,2 13,5 12,7 8,5 7,7 5,2

Ecart : x i − x

Carré de l’écart à la moyenne :


(x − x )
2
i

Compléter ce tableau, puis calculer la moyenne des carrés des écarts à la


moyenne x .
Le nombre obtenu s’appelle la variance de la série statistique, on le note V.

4. Pour compenser l’utilisation des carrés et se ramener à une quantité représen-


tant une grandeur de même nature que les termes de la série statistique, on
calcule maintenant la racine carrée de la variance V.
Ce nouveau nombre s’appelle l’écart-type de la série statistique, on le note s.
Calculer l’écart-type s de la série statistique des températures minimales.

5. Calculer la variance V’ et l’écart-type s’ de la série statistique des températures


maximales. Comparer les deux écarts-types s et s’.

D  S’exercer

Exercice 4 Un élève a 12 de moyenne aux quatre premiers devoirs de l’année.


1. Si le cinquième devoir est noté 15, quelle sera sa nouvelle moyenne ?

2. Quelle note doit-il obtenir au 5e devoir pour obtenir 13 de moyenne ?

3. On note x la note obtenue au 5e devoir puis f(x) la moyenne obtenue en tenant


compte de la note du 5e devoir.
a. Exprimer f(x) en fonction de x.
b. Dresser le tableau de variation de la fonction f.

4. Quelle est la note minimale du cinquième devoir pour que la moyenne aux cinq
devoirs soit au minimum égale à 13 ?

Exercice 5 On reprend la situation de l’exercice 3 du chapitre 2.


Deux sauteurs à la perche ont relevé leurs performances au cours des derniers
mois.
1er sauteur

Hauteur 4,70 4,80 4,85 4,90 4,95 5,00 5,05 5,10 5,20
Nombre de
1 1 1 3 12 4 1 1 1
sauts

2e sauteur

Hauteur 4,60 4,70 4,75 4,80 4,85 4,90 4,95 5,00 5,05 5,10 5,15 5,20
Nombre
3 2 2 3 2 2 1 3 2 1 1 3
de sauts

CNED  Première – Mathématiques  41


séquence

4
1. En utilisant votre calculatrice, déterminer maintenant la moyenne et l’écart-type
de chaque série.
2. Comparer l’ensemble des performances des deux sportifs en utilisant ces deux
indicateurs.

Exercice 6 On reprend les données de l’exercice 1 du chapitre 2.


Une pharmacie de garde a enregistré le nombre d’appels reçus pendant 1000 nuits
entre 20 h et 6 h du matin. Les résultats sont les suivants.

Nombre
d’appels 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
xi
Nombre
de nuits 14 70 155 185 205 150 115 65 30 5 1 5
ni

1. Déterminer la moyenne et l’écart-type de cette série statistique (on arrondira à


10−2 près).
2. Déterminer le nombre de nuits pour lesquelles le nombre d’appels appartient à
l’intervalle [x − s ; x + s ]. Quelle est la fréquence correspondante (on donnera le
résultat en pourcentage. ?
3. Même question avec l’intervalle [x − 2s ; x + 2s ].

4. On considère l’algorithme suivant.


Entrées 
Afficher « Quelle est la moyenne de la série de valeur ? »
Affecter cette valeur à M
Afficher « Quelle est l’écart type de la série de valeur ?»
Affecter cette valeur à E.
Traitement
0 va dans S
0 va dans N
Pour i variant de 0 à 11
ni + N va dans N

Si xi ∈  x − s ; x + s  alors ni +S va dans S

Fin Si
Fin pour
S
× 100 va dans f
N
Sorties
Afficher la fréquence f en pourcentage du nombre d’appels appartenant à
 
 x − s ; x + s .

Que fait cet algorithme ? Modifier l’algorithme pour répondre à la troisième question.

42  CNED  Première – Mathématiques


Sommaire

  Séquence 5 
Probabilités

  Chapitre 2    Variables aléatoires, lois de probabilité  ................................................ 44


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    Espérance, écart-type d’une variable aléatoire  ........................ 45


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 4    Répétitions d’expériences aléatoires  ......................................................... 47


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 5    Loi de Bernoulli, loi binomiale  .............................................................................. 51


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 6    Échantillonnage  ........................................................................................................................... 53


A. Découvrir
D. S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  43


séquence

5
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Variables aléatoires, lois de probabilité

A  Débuter
Jeu avec une pièce
On lance une pièce de monnaie bien équilibrée trois fois de suite.
À chaque lancer, on note le résultat obtenu : on note P lorsque c’est « Pile » qui sort,
et F lorsque c’est « Face » qui sort.

1. Donner un exemple d’issue de cette expérience aléatoire.

2. Construire un arbre qui illustre cette expérience. Donner alors toutes les issues
possibles.
On gagne 2 euros lorsque « Pile » sort et on gagne 1 euro lorsque « Face » sort.

3. Donner tous les gains possibles.

4. Quelle est la probabilité de gagner 3 euros ? Quelle est la probabilité de gagner


4 euros ?

5. Compléter le tableau suivant.

Gain 3 … … …
Issue(s) favorable(s) à ce gain FFF

Probabilité d’obtenir ce gain 1


8

D  S’exercer

Exercice 1 On fabrique un gros cube en agglomérant 27 petits cubes (voir figure).


On peint en rouge toutes les faces du gros cube, puis on
sépare de nouveau les 27 petits qui ont donc certaines de
leurs faces peintes en rouge.
On tire au hasard un petit cube et on appelle X la variable
aléatoire égale au nombre de faces peintes en rouge sur le
petit cube tiré.

1. Quelles sont les valeurs prises par la variable aléatoire X ?


Déterminer sa loi de probabilité.

2. Quelle est la probabilité que le petit cube tiré ait au moins une face peinte en
rouge ?

3. Quelle est la probabilité que le petit cube tiré ait au plus deux faces rouges ?

44  CNED  Première – Mathématiques


séquence

5
Exercice 2 On donne une variable aléatoire X dont la loi de probabilité est donnée dans le
tableau suivant :

valeurs xi –3 –1 0 2 5 7

p (X = xi ) 0,1 0,2 0,1 0,3 0,05 a

1. Déterminer la valeur du nombre réel a.


2. Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants :
( X < 0) , ( X = −3) , ( X ≠ −3) , ( X ≤ 5) , «  X est un nombre pair  »
et « X est un nombre impair ».

Exercice 3 Une urne contient trois boules numérotées 1, 2, 3.


1. On tire au hasard une boule, on la remet dans l’urne, puis on tire une seconde
boule. On considère la variable aléatoire X qui est égale à la somme des numéros
obtenus. Donner sa loi de probabilité.
2. Même question lorsqu‘on ne remet pas la première boule tirée, en appelant Y la
nouvelle variable aléatoire.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Espérance, écart-type d’une variable


aléatoire

A  Débuter
Un forain veut créer un jeu d’argent dans lequel on tourne une roue : on miserait
une somme de départ et on tournerait une roue qui comporterait 8 segments nu-
mérotés de 0 à 7. La règle du jeu serait la suivante :
- si on tombe sur 0, 3 ou 7, on perd sa mise ;
- si on tombe sur 6, on double sa mise (on récupère deux fois sa mise. ;
- si on tombe sur un autre nombre pair, on récupère 1,5 fois sa mise ;
- si on tombe sur un autre nombre impair, on récupère sa mise augmentée de 2 euros.
Le forain souhaite déterminer la somme de départ que doit engager le joueur. Il
s’intéresse alors au gain du joueur, déduction faite de sa mise de départ. Cela si-
gnifie que c’est un gain « algébrique » : il peut être négatif (il s’agira alors d’une
perte pour le joueur) ou positif (il s’agira alors d’un gain, comme on le comprend
habituellement).
1. Si on appelle a la mise de départ, donner, en fonction de a, les différents gains
possibles.
2. Remplir le tableau suivant (la ligne intermédiaire est une aide, ne la remplir que
si nécessaire).
CNED  Première – Mathématiques  45
séquence

5
Gain total −a
« Obtenir 0 »,
issue(s) favorable(s) à ce gain « obtenir 3 » ou
« obtenir 7 »

Probabilité de ce gain. 3
8

3. Le forain veut imposer la mise de départ pour être presque sûr de gagner de
l’argent après un très grand nombre de parties jouées. Il imagine que 8 000 par-
ties vont être jouées.
a. Donner un nombre approximatif que peut « espérer » le forain de parties faisant
perdre a euros au joueur.
De même donner un nombre approximatif de parties où le joueur :
– gagne 2a euros ;
a
– gagne euros ;
2
– gagne 2 euros.
On présentera les résultats dans le tableau ci-dessous.

a
Gain total −a a 2
2

Nombre approximatif de
parties conduisant à un tel
gain

b. Calculer alors, en fonction de a, le gain moyen que le forain peut «  espérer  »


réaliser.
c. Reprendre le premier tableau, et faire la somme du produit des éléments de la
première ligne par ceux de la dernière. Comparer ce résultat à celui obtenu à la
question précédente.
Expliquer.
d. On appelle « espérance » du gain la moyenne théorique que l’on obtient en consi-
dérant la probabilité associée à chaque gain.
Théoriquement, la moyenne de gain par partie doit se rapprocher de l’espérance
quand le nombre de parties augmente.
Quel est l’espérance du gain ?
Déterminer une valeur de a qui rendrait le jeu favorable au forain à longue
échéance.

D  S’exercer A

Exercice 4 On considère un tétraèdre régulier ABCD. Un scarabée


se déplace sur les arêtes de ce tétraèdre, et uniquement
sur les arêtes. D
B
Son déplacement obéit aux règles suivantes :
▶  le temps de parcours d’une arête est une minute ; C

46  CNED  Première – Mathématiques


séquence

5
▶  à un sommet , il choisit au hasard l’une des trois arêtes ;

▶  le scarabée part du sommet A.

1. A l’aide d’un arbre, écrire tous les trajets possibles d’une durée de trois minutes.
2. La variable aléatoire X associe à chacun des trajets précédents, le nombre de
sommets différents visités par le scarabée, y compris la sommet A de départ.
a. Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X.
b. Calculer son espérance et son écart-type.

Exercice 5 Dans une urne sont placés 9 jetons marqués a, e, i, o, u, d, m, l et s.


1. Un jeu consiste à tirer une lettre, la noter, la remettre dans l’urne et en tirer une
seconde.
On gagne 4 € si le mot obtenu a un sens en français, on gagne 2 € si on a obtenu
deux lettres identiques, sinon on perd 1 €. Le jeu est-il équitable ? (Remarque : li
est un mot de la langue française, ce mot désigne une unité chinoise de mesure
de longueur.)
2. On obtient un autre jeu si on ne remet pas le jeton après le premier tirage. Les
gains possibles sont alors 4 € si le mot obtenu a un sens en français et sinon on
perd k €. Déterminer k pour que ce nouveau jeu soit équitable (on donnera une
valeur approchée de k au centime près).

Exercice 6 1. Une variable aléatoire X est telle que E(X ) = 6 et σ(X ) = 2,5.
Déterminer les deux nombres réels a et b, avec a positif, tels que la variable aléa-
toire Y définie par Y = aX + b ait pour espérance 0 et pour écart-type 1.
2. Même question en notant m l’espérance de X et σ son écart-type.
On dit alors que la nouvelle variable Y est centrée et réduite.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Répétitions d’expériences aléatoires

A  Découvrir
Exemples de répétitions d’expériences aléatoires identiques et indépendantes
Une urne contient 4 boules indiscernables au toucher.
Il y a une boule Rouge, une boule Verte et deux boules Blanches, nommées B1 et B2 .

Partie A : Tirages sans remise


On effectue l’expérience aléatoire suivante :
▶  on tire une boule dans l’urne ;

CNED  Première – Mathématiques  47


séquence

5
▶  on note sa couleur et

▶  sans la remettre dans l’urne, on tire une seconde boule et on note sa couleur.

Cette expérience aléatoire consiste en une répétition de deux expériences aléa-


toires (tirer une boule et noter sa couleur) que nous appellerons « expérience élé-
mentaire ».
On note :
▶  R l’événement : « la boule tirée est Rouge » ;

▶  V l’événement : « la boule tirée est Verte » ;

▶  B l’événement : « la boule tirée est Blanche ».

On appellera ces événements « événements élémentaires ».

1. Construire un arbre de choix (ou encore arbre pondéré) qui traduit la situation
(on prendra garde au fait que la composition de l’urne est modifiée à l’issue du
premier tirage).

2. Donner toutes les issues possibles.

3. a. D
 onner la probabilité d’obtenir une boule rouge puis une boule verte. Par
commodité, on notera cet événement RV.
b. Donner la probabilité d’obtenir la boule B2 puis la boule B1. On notera cet
événement B2B1. Donner la probabilité d’obtenir la boule B1 puis la boule B2 .
En déduire la probabilité d’obtenir deux boules blanches.

4. Dans l’expérience qui nous intéresse, nous n’avons pas besoin de savoir si la
boule blanche tirée est la boule B1 ou la boule B2 .
Nous avons juste besoin de traduire sur l’arbre que la boule blanche a deux fois
plus de chances de sortir que s’il n’y en avait qu’une.
On utilise alors un arbre pondéré où les probabilités des différentes issues sont
portées sur les branches :
V
1
3
R

B
1
4 R

Ω V
2
3 B
2
4 R

B V

Compléter cet arbre

5. Repérer sur les deux arbres le ou les chemins qui mènent à la réalisation des
événements suivants et donnez-en la probabilité :

48  CNED  Première – Mathématiques


séquence

5
▶  A : « Les deux boules sont Blanches » ;

▶  C : « Les deux boules sont de couleurs différentes » ;

▶  D : « Au moins une des boules est Verte » ;

▶  E : « la première boule tirée est verte et la seconde blanche ».


Comment peut-on se servir de l’arbre pondéré pour calculer les probabilités de
ces événements ?

Partie B : Tirage avec remise


On effectue à présent la même expérience aléatoire, mais on remet la boule tirée
dans l’urne après avoir noté sa couleur.

1. Construire un arbre de choix puis un arbre pondéré qui traduisent la situation.


On constate que la probabilité de tirer une boule verte au deuxième tirage est la
même qu’au premier tirage. Cette remarque est valable pour les deux autres cou-
leurs. Contrairement à la première expérience, le résultat du premier tirage n’in-
flue pas sur le résultat du deuxième tirage.

2. Donner toutes les issues possibles, et leurs probabilités associées.

3. Donner la probabilité des événements suivants.


▶  A : « Les deux boules sont Blanches » ;

▶  C : « Les deux boules sont de couleurs différentes » ;

▶  D : « Au moins une des boules est Verte » ;

▶  E : « la première boule tirée est verte et la seconde blanche ».

4. On a calculé la probabilité de l’événement A : « Les deux boules sont Blanches ».


Le résultat est-il le même qu’avec la première expérience aléatoire ?

Calculer p(B) × p(B). Que constate-t-on ?

5. On a calculé la probabilité de l’événement E : « la première boule tirée est verte et


la seconde blanche ». Le résultat est-il le même qu’avec la première expérience
aléatoire?

Calculer p(V) × p(B). Que constate-t-on ?

Partie C : Plus de tirages !


1. On reprend la même expérience que dans la partie B, mais avec trois tirages
successifs.
Quelle est la probabilité de l’issue BVR ?

2. Toujours la même expérience, mais avec 6 tirages.


Quelle est la probabilité de l’issue BVRRBV ?

3. L’arbre pondéré est-il indispensable pour calculer ces probabilités ? Sinon, com-
ment procéder ?

CNED  Première – Mathématiques  49


séquence

5
D  S’exercer

Exercice 7 1. On tire, au hasard, une carte dans un jeu de 32 cartes.


On dit qu’on a réussi si on a tiré une figure (Valet, Dame, Roi). On note R l’événe-
ment « tirer une figure ».
Quelle est la probabilité de l’événement R ?
2. On répète cette expérience 3 fois, de façon identique et indépendante, c’est-à-
dire en remettant dans le jeu la carte tirée après chaque tirage.
a. Faire un arbre pondéré de cette répétition de 3 expériences identiques et indé-
pendantes, chacune ayant deux issues : R et R.
b. Soit X la variable aléatoire qui donne le nombre de «  réussites  ». Compléter
l’arbre pondéré en indiquant au bout de chaque branche la valeur prise par X.
Déterminer p(X = 0) et p(X > 0).
c. Exprimer avec la variable aléatoire X les événements suivants : « réussir une
fois », « réussir au moins une fois », « réussir toutes les fois », « échouer une
fois », « échouer au plus une fois ».
d. Déterminer les probabilités des événements précédents (l’une d’elles a déjà été
calculée).
Reprendre les questions précédentes dans le cas où on répète n fois le tirage
d’une carte de façon identique et indépendante, c’est-à-dire avec remise.

Exercice 8 La question suivante a été posée par le Chevalier de Méré au temps de Pascal et
Fermat, quand la théorie des probabilités était encore balbutiante.

On lance quatre fois de suite un dé cubique. La probabilité d’obtenir au moins un six


est-elle supérieure à 0,5 ?

Point historique
Pierre de Fermat
Il a vécu de 1601 à 1665. Originaire de la région de Toulouse, il a une brillante car-
rière de magistrat dans cette ville. Cela lui laisse peu de temps pour faire, en ama-
teur, des recherches en mathématiques. La vie scientifique commence à s’animer
en France dans les années 1630 sous l’impulsion du Père Mersenne qui écrit inlas-
sablement aux uns et aux autres pour les informer de leurs recherches respectives.
C’est ainsi que Fermat prend contact avec les autres grands scientifiques de son
époque :
Descartes, Desargues, Pascal. Le plus souvent, Fermat ne rédige pas ce qu’il a trouvé.
Il préfère proposer des sujets pour lesquels il a trouvé des solutions.
Dans tous les domaines qu’il étudie, il apporte des contributions importantes : il
participe à la fondation des calculs différentiel et intégral en donnant, par exemple,
une méthode nouvelle de recherche de maxima et minima et en 1654, un échange
célèbre de lettres avec Blaise Pascal est à l’origine du calcul des probabilités.
Mais il est un domaine où personne n’est capable de rivaliser avec Pierre de Fermat,
c’est celui de l’arithmétique. Les questions qu’il pose sont profondes et d’une très
grande difficulté. Il donnera heureusement, en 1659, un aperçu de ses méthodes.
L’un des problèmes que s’est posé Fermat a une histoire extraordinaire : montrer
qu’un entier strictement positif qui est une puissance n-ième d’entier ne peut être,
pour n > 2, une somme de deux puissances n-ièmes d’entiers strictement positifs,
autrement dit, l’équation an + b n = c n n’admet pas de solution en nombres entiers
strictement positifs. Ce problème, Fermat a cru l’avoir résolu, mais on en doute,

50  CNED  Première – Mathématiques


séquence

5
tellement les mathématiciens des siècles suivants ont « séché » dessus. Ce n’était
pas toujours en pure perte, car de belles théories, utiles pour les mathématiques,
ont été construites pour essayer de le résoudre. Mais le problème résistait tou-
jours. Dans les années 1970-1980, le problème de Fermat a été réinterprété : on a
montré que ce serait une conséquence d’une propriété très générale.
C’est en 1993-1994 que le mathématicien anglais Andrew Wiles a démontré cette
propriété. Du coup, le théorème de Fermat était enfin prouvé. Pour une fois, tous les
journaux ont parlé de mathématiques. Ce théorème a un énoncé d’une grande simpli-
cité, compréhensible par tout lycéen. A-t-il un intérêt pratique ? Pour le moment au-
cun, mais les mathématiques qu’il a contribué à développer en ont certainement un !
Et certains d’entre vous seront sensibles au plaisir de savoir qu’il a été démontré
après tant d’efforts.
La méthode de descente infinie est due aussi à Fermat.
Revue Diagonales

Exercice 9 On dispose de trois tétraèdres parfaitement équilibrés, un petit, un moyen et un


grand.

Chacun d’eux a une face peinte en bleu, une face peinte en jaune et deux faces
peintes en rouge.
On lance les trois tétraèdres (on remarquera que, lorsqu’on lance un tétraèdre, une
face est cachée et trois faces sont visibles).
Pour chacun de ces trois tétraèdres on notera B l’événement «  la face bleue est
cachée », J l’événement « la face jaune est cachée » et R l’événement « une face
rouge est cachée »
1. Faire un arbre pondéré adapté à cette expérience (indiquer au moins la moitié
des branches).
2. Déterminer la probabilité d’obtenir au moins trois faces rouges visibles sur l’en-
semble des trois tétraèdres.
3. Quelle est la probabilité de ne voir aucune face peinte en bleu ?
4. Quelle est la probabilité de l’événement « les six faces rouges sont visibles » ?

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Loi de Bernoulli, loi binomiale

A  Découvrir
Etude d’un exemple de loi binomiale
Une machine récupère les gobelets usagés d’une machine a café.
Lorsqu’on y introduit un gobelet, la machine rend, de manière aléatoire, une pièce
de 5 centimes avec la probabilité 0,2.

CNED  Première – Mathématiques  51


séquence

5
Ce processus étant aléatoire, le fait que la machine rende (ou pas) une pièce est
totalement indépendant du fait qu’elle ait rendu (ou pas) une pièce pour le gobelet
précédent.
Après sa pause, un étudiant a récupéré 4 gobelets qu’il introduit successivement
dans la machine.
On appelle « succès » le fait d’obtenir une pièce, et on appelle X la variable aléatoire
qui compte le nombre de succès.

1. Traduire la situation par un arbre pondéré.

2. Calculer la probabilité qu’il obtienne une pièce pour chacun de ses gobelets ?
Quel est le nombre de succès associé ? On notera cette probabilité p(X = 4).

3. Calculer p(X = 0).

4. Décrire les chemins de l’arbre pondéré correspondant à l’événement (X = 2).


Comment obtenir p(X = 2) à partir du nombre des chemins précédents.
De la même façon, comment calculer p(X = 3) ?

Par définition, le nombre de chemins qui contient p succès parmi n tenta-


 
n ,
tives se note   et se prononce « p parmi n », on appelle ces nombres les
 p 
« coefficients binomiaux ». On a donc :
 
p(X = 2) =  4 × 0,22 × 0,82.
 2 

5. Calculer p(X = 3), p(X = 4), p(X = 1) et p(X = 0).


On peut calculer les « coefficients binomiaux » à la calculatrice.
▶ Pour la calculatrice TI-82 Stats.fr, pour obtenir on utilise la fonctionnalité Com-
binaison (ou nCr) qui se trouve dans Maths PRB. En validant 4 Combinaison 2 (qui
s’affiche 4 nCr 2)  on obtient 6, donc on écrit =6. On retrouve bien le nombre de
chemins de l’arbre qui réalisent 2 succès parmi 4 tentatives.
▶ Pour la calculatrice Casio Graph 25+Pro, on tape aussi 4 nCr 2, nCr est obtenu 
par OPTN F6 PROB.

6. Retrouver à la calculatrice les résultats précédemment établis à la main.

7. Donner la formule, donnant, pour tout k de {0,1, 2, 3, 4}, p(X = k).

D  S’exercer
Exercice 10 En utilisant le triangle de Pascal, donner tous les coefficients binomiaux pour n = 5
et n = 6.

Pour les lois binomiales on montrera que les conditions sont remplies et on pré-
cisera les paramètres.

3
Exercice 11 La probabilité qu’un tireur atteigne sa cible est p = .
4
Une épreuve du championnat consiste en 16 tirs.
Tous les facteurs (anxiété, fatigue du tireur, conditions météorologiques, …) sont les
mêmes à chaque tir.

52  CNED  Première – Mathématiques


séquence

5
1. On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de fois où la cible est atteinte
au cours des 16 tirs. Quelle est la loi de X ?
2. Calculer l’espérance de X. Interpréter le résultat.

Exercice 12 Pour chacune des situations suivantes, dire si la variable aléatoire donnée suit ou
non, une loi binomiale. Si oui, donner ses paramètres, sinon expliquer pourquoi.

1. J’ai monté un meuble cet après-midi. Il a 4 portes battantes et chacune d’entre


elles tiennent sur 2 charnières.
Quand j’ai fini de visser les charnières, je me suis rendue compte qu’il y avait un
sens…
On définit X comme la variable aléatoire donnant le nombre de charnières mon-
tées à l’endroit.
2. Les trois-quarts des 24 élèves de la classe mangent à la cantine.
À la sonnerie, je me tiens à la sortie et je demande aux 20 premiers sortant s’ils
mangent ou non à la cantine.
On définit Y comme la variable aléatoire donnant le nombre d’élèves (parmi les
20 interrogés) mangeant à la cantine.
3. Je lance une pièce équilibrée et je regarde si j’ai obtenu Pile ou Face.
On définit Z comme la variable aléatoire donnant le nombre de fois ou Pile est
apparue.

Exercice 13 On admet que toute personne réservant une place d’avion a une chance sur 10 de
ne pas se présenter à l’embarquement.
Une compagnie aérienne dispose d’un avion de 100 places et vend 107 réservations.
L’objectif est d’évaluer la probabilité de surréservation de cette compagnie, c’est-à-
dire de répondre à la question : quelle est la probabilité que plus de 100 passagers
se présentent à l’embarquement ?

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Échantillonnage

A  Découvrir
Limites de l’intervalle de fluctuation étudié en 2nde

1. Rappels
Entre les deux tours d’une élection présidentielle, on souhaite connaître parmi les 2
candidats encore en course le candidat le plus susceptible de gagner.
Pour cela, on tire au hasard un certain nombre de numéros téléphoniques et on
appelle des gens pour connaître leur intention de vote.
On dit qu’on prélève un échantillon dans la population.

CNED  Première – Mathématiques  53


séquence

5
Prélever un échantillon de taille n dans une population revient à sélectionner au
hasard n individus de cette population. Dans la pratique, la population est tellement
grande par rapport à l’échantillon, qu’on peut supposer que la sélection ou le tirage
se fait « avec remise ». En effet, un même individu a très très peu de chances d’être
sélectionné deux fois… On peut alors supposer que l’échantillon est obtenu par n
répétitions indépendantes d’une même expérience aléatoire à deux issues (dans
notre exemple, « veut voter pour A » et « veut voter pour B » et qu’un tel échantillon
relève du modèle de Bernoulli.
Si le sondeur interroge un échantillon de 200 personnes et obtient 54 % d’intentions
de vote pour le candidat A, il obtiendra très probablement un résultat un peu diffé-
rent sur un autre échantillon de 200 personnes. Ce phénomène est appelé fluctua-
tion d’échantillonnage.

Propriété admise en seconde

On peut établir qu’environ 95 % des échantillons de taille n ont des fréquences


 1 1 
f qui appartiennent à l’intervalle p − ; p+  sous les conditions  : n ≥ 25 et
 n n
0,2 ≤ p ≤ 0,8.
Cet intervalle s’appelle l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 %.
Utilisation  : on se sert de ce résultat pour vérifier si un échantillon donné d’une
population statistiquement connue est un échantillon compatible ou non avec le
modèle.

2. Pile ou face
On lance une pièce équilibrée ; on sait que la fréquence théorique de sortie de Pile
est p = 0,5.
On simule avec la calculatrice l’obtention d’un échantillon de taille 200. Pour cela,
on tire au hasard un nombre de l’intervalle [0 ;1[ et on assimile la sortie de Pile à
l’affichage d’un nombre dans l’intervalle [0 ; 0,5[.
Voici un programme (pour Algobox) qui permet d’obtenir 50 échantillons de taille 200.

a. Écrire et lancer ce programme sur votre calculatrice (sa réalisation peut prendre
quelques minutes). Ouvrir le menu STAT et expliquer le contenu du tableau.
b. Afficher à l’écran la représentation graphique de ce tableau et faire apparaître l’in-
tervalle de fluctuation au seuil de 95 % (donner les équations des droites tracées).

54  CNED  Première – Mathématiques


séquence

c. Vérifier la propriété énoncée au début de l’activité

3. Cas où n < 25
Modifier le programme pour réaliser la simulation de 50 échantillons de taille 20.

4. Cas où p <0,2 ou p > 0,8


a. Modifier le programme pour réaliser la simulation de 50 échantillons de taille
200, lorsque la fréquence théorique est p = 0,1, puis p =0,9.
b. Que constate-t-on pour la propriété énoncée au début de l’activité ?

D  S’exercer

Exercice 14 Buffon lance 4040 fois une pièce et il obtient 2049 fois « Pile ».
1. Établir l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % obtenu par la loi binomiale de
paramètres n = 4040 et p = 0,5 à l’aide d’un tableur.
 1 1 
2. Comparer cet intervalle avec l’intervalle p − ; p+  utilisé en 2nde.
 n n 
3. Peut-on penser que la pièce est équilibrée ?

Point historique
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, est né le 7 septembre 1707 et mort le
16  avril 1788. C’était un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste,
philosophe et un écrivain français.

Exercice 15 Une petite ville des États-Unis, Woburn, a connu 9 cas de leucémie parmi les 5969
garçons de moins de 15 ans sur la période 1969-1979. La fréquence des leucémies
pour cette tranche d’âge aux Etats-Unis est égale à 0,00052.
Source : Massachussets Departement of public Health

Les autorités concluent qu’il n’y a rien d’étrange dans cette ville. Qu’en pensez-vous ?
On argumentera la réponse en déterminant à l’aide d’un tableur ou d’une calculatrice
l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % déterminé à partir d’une loi binomiale.

CNED  Première – Mathématiques  55


Sommaire

  Séquence 6 
Dérivation

  Chapitre 2    Nombre dérivé  ............................................................................................................................... 58


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    Fonctions dérivées  ................................................................................................................... 60


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 4    Dérivation : opérations sur les fonctions  .............................................. 60


A. Découvrir
D. S’exercer

  Chapitre 5    Variations d’une fonction définie sur un intervalle  ............... 62


A. Découvrir
D.  S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  57


séquence

6
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Nombre dérivé
A  Débuter
Approche de la notion de nombre dérivé
1. Avec une calculatrice ou un logiciel, afficher la courbe représentative de la fonc-
tion carré sur l’intervalle [–3 ; 3].
Faire ensuite plusieurs agrandissements successifs centrés au point A de la
courbe, d’abscisse a = 1,5.
Pour cela, avec une calculatrice, on peut changer la fenêtre ou utiliser un zoom
(zoom in pour une calculatrice Casio, zoom+ pour une calculatrice TI). Pour le
logiciel GeoGebra, on utilise la loupe.
Qu’observe-t-on ?

2. Avec un logiciel de géométrie construire la figure ci-contre.

y = x2 Le point A est sur la courbe et son abscisse est 1,5.


B
 e point B est un point mobile de la courbe. Comme on utilise la droite
L
(AB), le point B sera toujours différent de A.
A
1,52
 bserver l’évolution du cœfficient directeur de la droite (AB) quand le
O
j point B se rapproche du point A (on dit que la droite (AB) est une sécante
en A à la courbe).
0 i a = 1,5

3. Les coordonnées du point A sont (1,5 ; 1,52). Les coordonnées du point B sont
(x ; x2) avec x ≠ 1,5.
Déterminer le cœfficient directeur de la droite (AB) en fonction de x.
Avec un tableur ou une calculatrice, déterminer les valeurs de ce coefficient pour
les différentes valeurs de x du tableau.

x 1 1,3 1,4 1,45 1,49 1,495 1,499 1,4995 1,4999


Cœfficient directeur
x 1,5001 1,5005 1,501 1,505 1,51 1,55 1,6 1,7 1,8
Cœfficient directeur

4. Pour mieux indiquer que l’étude faite ici est locale, autour du point A d’abscisse
1,5, on appelle 1,5 + h l’abscisse du point B avec h ≠ 0 c’est-à-dire qu’on pose
x = 1,5 + h. Comment exprimer que le point B se rapproche du point A ?
Quelle est l’ordonnée du point B en fonction de h ? Quelle est l’expression du
cœfficient directeur de la droite (AB) en fonction de h ?
Afficher dans le tableau ci-dessous les valeurs de ce cœfficient directeur lorsque
h prend des valeurs de plus en plus proches de 0 (strictement positives et stric-
tement négatives).

h –1 –0,5 –0,1 –0,01 –0,001 –0,0001


Cœfficient directeur
h 0,00001 0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Cœfficient directeur

Qu’observe-t-on ?
58  CNED  Première – Mathématiques
séquence

6
5. Quel semble être le coefficient directeur de la droite qui est apparue à la question
1. ? Pour terminer cette activité, on peut tracer cette droite sur le graphique (on
sait aussi qu’elle passe par le point A).

D  S’exercer
Exercice 1 On donne ci-après la courbe représentative d’une fonction f définie sur .
Tracer les tangentes aux points A, B, C, D de la courbe représentative de f, d’abs-
cisses respectives –2, –1, 0 et 1. Donner des valeurs approchées des nombres déri-
vés de la fonction f en –2, –1, 0 et 1.

0 i

Exercice 2 1. Soit f une fonction dérivable en un réel a. Déterminer une équation de la tangente
à la courbe # f , représentant la fonction f, au point A d’abscisse a sachant que :
a = 2, f '(a ) = −4 et f (a ) = 3.

2. Même question pour la fonction g avec a = 1, g '(a ) = −3 et la tangente passe par


l’origine du repère.
3. Même question pour la fonction h avec h '(a ) = 0 et h (a ) = 5.

Exercice 3 On donne ci-contre la courbe représentative d’une fonction f définie et dérivable


sur .
Parmi les réponses proposées, cocher celles qui sont correctes.
A
1. Une valeur approchée de f '( 4 ) est :
 5/4 –5/4  9/5  5/9
 9/5  4/5  –5/9  –9/5
B

j 2. La droite  est tangente à courbe : 


0 i  oui  non


3. La droite (AB) est tangente à la courbe


au point A :  oui  non
y=f(x) au point B :  oui  non

4. Combien y a-t-il de nombres dérivés nuls :


 0  1  2 3

CNED  Première – Mathématiques  59


séquence

6
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Fonctions dérivées

A  Découvrir
Nombre dérivé de la fonction carré en a
Étudier la dérivabilité de la fonction carré en a.

D  S’exercer

Exercice 4 1. On considère la fonction puissance 7, définie et dérivable sur .


Quel est son nombre dérivé en 1 ? en 3 ? en 0 ? en −1 ?
2. On considère la fonction inverse, définie et dérivable sur  −∞ ; 0  ∪ 0 ; + ∞   .
Quel est son nombre dérivé en 1 ? en 3 ? en −1 ? en −5 ?
3. On considère la fonction racine carrée définie sur 0 ; + ∞  et dérivable sur 0 ; + ∞   .
Quel est son nombre dérivé en 1 ? en 3 ? en 0,25 ? en 0,49 ?

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Dérivation : opérations sur les fonctions

A  Découvrir
Approche de la formule de la dérivée d’une somme
On considère les fonction u et v définies sur  par u ( x ) = 5x + 1 et v ( x ) = x 2.
On a vu précédemment que les fonctions u et v sont dérivables sur .
1. Donner les valeurs de u '( 3) et v '( 3).
2. On appelle f la fonction, définie sur , égale à la somme des deux fonctions u et
v : f = u + v .
En utilisant le taux d’accroissement de la fonction f en a et la définition du cours,
démontrer que la fonction f est dérivable en a = 3.
Quelle est la valeur de f '( 3) ? Qu’observe-t-on ?
3. Généralisation : démontrer, en utilisant la définition du cours, que la propriété
observée à la question 2. est vraie pour toute fonction f telle que f = u + v , quelles
que soient les fonctions u et v, et quel que soit le nombre réel a où les deux fonc-
tions u et v sont dérivables.

60  CNED  Première – Mathématiques


séquence

6
D  S’exercer
Remarque 1 Il s’agit ici d’exercices d’apprentissage des formules de dérivation.
Il est inutile pour l’instant de transformer l’expression obtenue pour une fonction
dérivée.
Des transformations seront souvent nécessaires quand on utilisera la fonction dé-
rivée et ces transformations dépendront du but recherché (pour l’étude d’un signe
par exemple, factoriser est souvent plus efficace que développer).
Remarque 2 Des calculatrices et des logiciels peuvent calculer des nombres dérivés et certains
d’entre eux donnent même l’expression des fonctions dérivées. Il est cependant
indispensable de savoir faire ces calculs en utilisant les fonctions de référence et
les théorèmes sur les opérations.

Exercice 5 Dans chaque cas, on donne une fonction f définie sur un intervalle I.
Dans chaque cas, dire si la fonction f est dérivable sur I et donner l’expression de
f '( x ).
1  7 
1. . f ( x ) = , I = − ; +  ∞  .
3x + 7  3 

2. f ( x ) = −3x 5 + 4 x 4 − 7x 2 + 3, I = .

4
3. f ( x ) = x 3 + 3x 2 − , I = 0 ; + ∞   .
x

4. f ( x ) = 2x + 3 x , I = [0 ; +∞   [ .

x3 −1
5. f ( x ) = , I = .
x2 +1
x 5
6. f ( x ) = − , I = 0 ; + ∞   .
5 x

Exercice 6 Dans chaque cas, on donne l’expression d’une fonction f et son ensemble de définition.
Déterminer une équation de la tangente ∆ à la courbe #f , représentant la fonction
f, au point d’abscisse a.
1. f ( x ) = x 2 − 2x sur , a = 1.

1
2. f ( x ) = sur  −1; + ∞   , a = 0.
x +1

3. f ( x ) = x 3 sur , a = 5.

4. f ( x ) = x sur 0 ; +∞   , a = 3.

5. f ( x ) = ( 3x − 1)2 sur , a = 0.

x2 + x +1
6. f ( x ) = sur   2 ; + ∞   , a = 4.
x −2

CNED  Première – Mathématiques  61


séquence

6
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Variations d’une fonction définie


sur un intervalle

A  Découvrir
Approche du lien entre sens de variations de fonction et signe de la dérivée
Soit f une fonction définie et dérivable sur  dont la représentation graphique est
donnée ci-dessous.

2,7

1,6

0 i

–1,1

1. D’après la courbe, quel est le tableau de variation de f ?

x −∞ +∞

f (x )

2. Compléter le tableau suivant :

x −∞ +∞

Signe du coefficient
directeur de la tangente
au point d’abscisse x

3. Comparer les deux tableaux. Qu’observe-t-on ?


Quel est le lien avec la dérivation ?

62  CNED  Première – Mathématiques


séquence

6
D  S’exercer

Exercice 7 Soit f la fonction définie sur  par f ( x ) = x 4 − x 3 − 2x 2 − 1.


1. Etudier les variations de la fonction f.
2. Représenter la fonction f dans un repère orthonormé.

 
( )
Exercice 8 Dans le plan rapporté à un repère orthonormé O ; i , j ,on considère le point A(1 ; 2).
Soit x un nombre réel strictement supérieur à 1 et soit M le point de coordonnées
(x ; 0). La droite (AM) coupe l’axe des ordonnées en un point N.
2x
1. Montrer que l’ordonnée de N est égale à .
x −1
2x
2. On définit ainsi la fonction f en posant f ( x ) = .
x −1
a. Quel est son ensemble de définition ?
b. Etudier les variations de la fonction f.
c. Démontrer que la fonction f est minorée par 2.
d. Donner une interprétation géométrique de ces résultats.

3. On appelle g la fonction qui à x associe l’aire du triangle OMN.


a. Quel est l’ensemble de définition de la fonction g ?
b. Déterminer l’expression de g ( x ).
c. Etudier les variations de la fonction g. En déduire l’existence d’un triangle d’aire
minimale ; faire une figure dans ce cas.

Exercice 9 Une voiture se déplace sur une route. La distance d(t) (en km) parcourue par la voi-
ture à l’instant t (en heure) est définie par : d(t) = – 120 t3 + 180 t2 si t ∈ [0 ; 1].

1. Déterminer la distance parcourue au bout d’une heure, d’une demi-heure, de 10


minutes.
2. Exprimer la vitesse v(t) du véhicule à l’instant t en fonction de t.
3. Déterminer la vitesse du véhicule aux instants t = 0, 1h, 30 min, 10 min.
4. Déterminer la vitesse maximum atteinte par le véhicule.

CNED  Première – Mathématiques  63


Sommaire

  Séquence 7 
Produit scalaire de deux vecteurs

  Chapitre 2    Produit scalaire de deux vecteurs  ................................................................... 66


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    Applications du produit scalaire  ......................................................................... 68


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 4    Applications à la trigonométrie  ........................................................................... 70


A. Débuter
D.  S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  65


séquence

7
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Produit scalaire de deux vecteurs

A  Débuter
Une égalité
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J), on considère deux points A et B
distincts, tels que O, A et B ne sont pas alignés. Le point H est le projeté orthogonal
de B sur la droite (OA) et L le projeté orthogonal de A sur (OB).
1. Conjecture
a. Faire la figure à l’aide du logiciel GeoGebra.  
b. Faire afficher les quantités OH × OA et OL × OB ainsi que l’angle OA, OB .( )
c. Que remarque-t-on ?

2. Etude
 
( )
On note θ une mesure de l’angle OA, OB . On suppose 0 ≤ θ ≤ .
π
2
a. Exprimer en fonction de θ la quantité OL × OB ainsi que OH × OA.
b. Conclure.
π
c. Que deviennent les égalités précédentes si ≤ θ ≤ π  ?
2

D  S’exercer
     
Exercice 1 Soit u de norme u = 3 et v de norme v = 4 tels que u , v =
   
( ) π  
3
2π.
Calculer u iv . En déduire u −v .

   
Exercice 2 1. Exprimer en fonction de u , v et u iv les quantités suivantes.
  
( )
a. 3u − 4v •v  ;
   
( )( )
b. 2u − 5v • 4u +v  ;
   
( )( )
c. u − 3v • u + 3v .

2. Donner les valeurs des produits scalaires précédents sachant que :


   
( )
u = 3, v = 4 et u , v =
π  
4
2π.

Exercice 3 Le quadrilatère ABCD est un carré de centre O et de côté AB = 2. Soit E le milieu de


[BC] et F le milieu de [CD].

1. Faire une figure.


2. Calculer les produits scalaires suivants, sans recourir aux composantes des vec-
teurs considérés.

66  CNED  Première – Mathématiques


séquence

 
7
a. AB i BC  ;
 
b. AB i CD  ;
 
c. AB i AC  ;
 
d. AB i BO.
 
 
AB AD
3. On pose : i =  et j =  .
AB AD


 
 
a. Vérifier que le repère  A ; i , j  est un repère orthonormé du plan.
 
b. Donner dans ce repère les coordonnées des points O, A, B, C et D, E et F.

c. En vous servant des coordonnées, retrouver les résultats de la deuxième question

4. Montrer que les droites (AE) et (BF) sont perpendiculaires.

Exercice 4 Dans la figure ci-dessous, ABC est un triangle isocèle en A, ABEF un parallélo-
gramme et les droites (AH) et (BF) sont perpendiculaires à (BC). On donne : BC = a.

Exprimer en fonction de a les produits scalaires :


 
1. BC i BA  ;
 
2. BC i FC  ;
 
3. BC i AE  ;
  
(
4. BC i BA + HF . ) F

B H C
     
Exercice 5 1. S
 oit u et v deux vecteurs de même norme. Montrer que u +v et u −v sont ortho-
gonaux.
     
2. On considère deux vecteurs u et v tels que : u = 4, v = 5 + 1 et u iv = 4.
 


 
( )
Déterminer une mesure en radians de l’angle u , v .
 
3. Dans le repère orthonormé du plan O ; i , j , on définit les points A, B et C par
 
leurs coordonnées : A (2 ; 5), B (4 ; 3 ) et C (7 ; 8).

a. Calculer AB , BC et AC.
   
b. Calculer AB i BC et AB i AC.

CNED  Première – Mathématiques  67


séquence

7  
 
c. Donner la valeur de cos  AB, AC et en déduire une valeur approchée de la me-
   
 
sure de  AB, AC.
 

Exercice 6 Dans un triangle ABC, on considère les points I, J et K milieux respectifs des seg-
ments [BC], [CA] et [AB]. Montrer que :
   
  
AB i CK + BC i AI + CA i BJ = 0.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Applications du produit scalaire


A  Débuter
Droites et cercles

Partie I – Équations de cercle


 
( )
Le plan est rapporté à un repère orthonormé O ; i , j . On considère les points
A(–4 ; 3) et B(8 ; –2).

1. Déterminer une équation du cercle de diamètre [AB].

2. a. Montrer que le point E ( 2 ; 7) appartient au cercle.



 

b. Calculer le produit scalaire EA • EB. Que peut-on en déduire pour le triangle
ABE ? Etait-ce prévisible ?

3. a. Montrer que le point F ( −0 , 5 ; −5, 5) appartient au cercle.



 
b. Calculer le produit scalaire FA • FB. Que peut-on en déduire pour le triangle
ABF ? Etait-ce prévisible ?

4. a. Déterminer les points R et T du cercle dont l’ordonnée est nulle.


 
  
b. Calculer les produits scalaires RA • RB et TA • TB. Que peut-on en déduire pour
les triangles ABR et ABT ?

Partie II
 
( )
Le plan est rapporté à un repère orthonormé O ; i , j . On considère les points

( ) ( )
A −2 ; 3 et B 4 ; 0 .

1. Donner les coordonnées du vecteur AB.

2. Donner une équation de la droite (AB) sous la forme cartésienne ax + by = c .


  
3. Montrer que le vecteur n  1  est orthogonal au vecteur AB.
 2   

4. Donner une équation de l’ensemble des points M tels que AM i n = 0.

Le vecteur n est dit normal à la droite (AB).
5. En raisonnant de la même façon, déterminer une équation de la droite perpendi-
( )
culaire à (AB) et passant par le point C 1; −2 .

68  CNED  Première – Mathématiques


séquence

7
D  S’exercer

Exercice 7 On considère un parallélogramme ABCD, de centre K, tel que  : AB = 7, BC = 5 et


BD = 8. Calculer la longueur AC. On pourra utiliser le théorème de la médiane.

 
( )
Exercice 8 Dans un repère orthonormé O ; i , j , on donne les points A (−2 ; 2) , B ( 3 ; −2) ,
C (0 ; −3) et D ( 4 ; 1) . Les droites (AB) et (CD) se coupent en K.


Calculer une valeur approchée à 0,1° près de la mesure en en degré de l’angle AKC.

 
Exercice 9 Le plan est rapporté à un repère orthonormé O ; i , j . ( )
( )
1. a. Déterminer une équation du cercle de centre C 1; − 3 et de rayon 5.

b. Le point A (−3 ; −6) est-il un point de ce cercle ?

( )
2. a. Déterminer une équation du cercle de centre E 2 ; 3 passant par D 4 ;1 . ( )
b. Déterminer un point de ce cercle, d’ordonnée 1, autre que D.

3. Si l’équation x 2 + 6 x + y 2 − 2y + 6 = 0 est celle d’un cercle, le caractériser.

 
Exercice 10 Dans un repère orthonormé (O ; i , j ) on donne les points A(–3 ; 2), B(7 ; 1) et C(4 ; 5).
Soit H le projeté orthogonal de A sur (BC).

1. Calculer les coordonnées de H.

2. En déduire la distane de A à la droite (BC), c’est-à-dire la plus courte distance de


A à un point quelconque de (BC).

3. Calculer l’aire du triangle ABC.

 
Exercice 11 Dans un repère orthonormé (O ; i , j ) on donne les points A (−3 ; 2) et B ( 4 ; 5) .
On va déterminer une équation de la médiatrice  de [AB] de deux façons.

1. Première façon : la droite  est la droite perpendiculaire à [AB] passant par le


milieu de ce segment.
Déterminer une équation de .

2. Deuxième façon : La droite  est l’ensemble des points équidistants de A et de B.

a. Soit un point M quelconque, de coordonnées x et y. Exprimer les distances MA et


MB en fonction de x et y.

b. En déduire une équation de .

CNED  Première – Mathématiques  69


séquence

7
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Applications à la trigonométrie

A  Débuter
π
Calculs de cos  
 12 
 
( )
Le plan étant rapporté à un repère orthonormé O ; i , j , on considère le cercle
trigonométrique  de centre O.

B

A
j

  π   π
( )
1. Sur ce cercle, placer les points A et B tels que : i , OA = et i , OB = .
4 3
( )
 
2. En utilisant les coordonnées des points A et B, calculer OA i OB.
   
3. a. Exprimer le produit scalaire OA i OB en fonction de cos OA , OB . ( )
π
b. En déduire cos  .
 12 

D  S’exercer
 7π   5π 
Exercice 12 Calculer cos   et sin .
 12   12 

Exercice 13 On considère les nombres réels :


π  3π   5π   7π 
A = cos2   + cos2   + cos2   + cos2  
8 8  8 8
π  3π   5π   7π 
et B = sin2   + sin2   + sin2   + sin2  .
8 8  8 8

70  CNED  Première – Mathématiques


séquence

7
1. Calculer A − B et A + B .
2. En déduire les valeurs de A et B.

Exercice 14 Résoudre les équations suivantes.


1. 1+ 2 cos ( x ) + cos (2x ) = 0 ;

3
2. cos2 ( x ) + sin (2x ) = 0 ;
2

3. cos (2x ) − 3 cos ( x ) + 2 = 0.

CNED  Première – Mathématiques  71


Sommaire

  Séquence 8 
Les suites

  Chapitre 2    Définitions, modes de génération, variations  ................................ 74


A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 3    Exemples de suites : les suites arithmétiques


et les suites géométriques  ......................................................................................... 75
A. Débuter
D. S’exercer

  Chapitre 4    Suites arithmétiques et suites géométriques :


calculs de sommes de termes consécutifs  ....................................... 76
A. Débuter
D.  S’exercer

CNED  Première – Mathématiques  73


séquence

8
Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Définitions, modes de génération,


variations

A  Débuter
Suites logiques à compléter
On considère les six listes de nombres suivantes.
a. 2, 6, 10, 14, 18, 22, 26…
b. 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64…
c. 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13…
0 1 2 3 4 5 6 7
d. , , , , , , , ...
1 2 3 4 5 6 7 8

e. 0, 1, 4, 9, 16, 25, 36, 49…

1. Pour chacune de ces listes, écrire les trois nombres suivants.

2. Vocabulaire et notation
Chacune de ces listes est appelée une suite.
On note u0 le premier élément de chaque liste, u1 le second, u2 le troisième, etc.
Ces nombres sont appelés les termes de la suite : u0 est le premier terme, etc.

a. Pour les suites a) et b), déterminer une relation entre un+1 et un .

b. Pour les suites d) et e), exprimer un en fonction de n.

c. Pour la suite c), exprimer un+2 en fonction de un+1 et un .

D  S’exercer

Exercice 1 Soit (un ) la suite définie sur l’ensemble  par : un = 2n2 − 3.


n ≥0
1. Calculer le 13e terme de cette suite.
2. Exprimer un+1, u2n et u2n −1 en fonction de n.

 u =6
Exercice 2 On considère la suite (un ) définie pour tout n élément de  par :  0 .
un + 1 = 2un − 5
1. Déterminer les 10 premiers termes de la suite à l’aide d’un tableur.
2. Déterminer les 10 premiers termes à l’aide d’une calculatrice.

Exercice 3 On considère la suite (un ) définie par : un = 3n − 3n.


n ≥0
1. A l’aide d’un tableur ou d’une calculatrice, calculer les cinq premiers termes de
cette suite. Quelle conjecture peut-on faire sur le sens de variation de cette suite ?

74  CNED  Première – Mathématiques


séquence

8
( )
2. Démontrer que cette suite un est strictement décroissante à partir d’un certain
rang qu’on précisera.

Exercice 4 La suite (un ) est définie par son premier terme u0 = 6 et vérifie pour tout n de 
n ∈N
 
( )
u +3
 , la relation un+1 = n . On considère un repère orthonormé O ; i , j du plan.
un

( )
1. Construire les 4 premiers termes de la suite un sur l’axe des abscisses eu utilisant
x +3
la courbe représentative de la fonction f : x  et la droite d’équation y = x.
x
2. A l’aide de ces observations graphiques, quelles conjectures peut-on faire sur
cette suite ?

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Exemples de suites :
les suites arithmétiques et les suites
géométriques

A  Débuter
Une suite particulière
On achète une plante dans son pot et on la pose au sol. Elle mesure 50 cm. On sait
qu’elle croît chaque mois de 4 cm. On note u0 sa hauteur initiale, u1 sa hauteur un
mois plus tard, un sa hauteur n mois plus tard.
1. Quelle est sa hauteur un mois après l’achat ? 2 mois après ? 6 mois après ?
2. Quelle est la relation de récurrence qui permet de définir cette suite ?
3. Proposer une expression pour le terme général un de cette suite en fonction de n.
4. Sachant que le plafond est à une hauteur de 2,50 m, combien de mois pourra-t-on
la garder avant qu’elle ne touche le plafond ?

D  S’exercer

 n sait que la suite (un )


Exercice 5 1. O est une suite arithmétique de premier terme u0 = −5
n ∈
et de raison r = 2.

a. Déterminer u .
11
b. Quel est le 20e terme de cette suite ?

CNED  Première – Mathématiques  75


séquence

8
( )
2. On sait que la suite v n
n ∈
est une suite arithmétique dont le 5e terme est 1285
et le 29e est 85. Déterminer sa raison r’ et son premier terme v 0 . Déterminer le
1er terme négatif de cette suite.

Exercice 6 1. On sait que la suite (un ) est une suite géométrique de premier terme 1 et de
n ∈
raison q = 3.
a. Déterminer le 7e terme.
b. Déterminer le plus petit entier n tel que un > 50000 en utilisant la calculatrice ou
le tableur.

( )
2. La suite géométrique v n
n ∈
a pour 5e terme 96 et pour 8e terme 768. Détermi-
ner sa raison q’ et son premier terme.

Chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Suites arithmétiques
et suites géométriques : calculs
de sommes de termes consécutifs

A  Débuter
Un calcul historique
Un mathématicien : Karl Friedrich Gauss (1777-1855)
Gauss naît dans une famille très pauvre à Brunswick (Braunschweig en alle-
mand) à 150 kilomètres de Hambourg. Il aimait à raconter des histoires de son
enfance à ses proches. Il avait appris à lire et compter seul vers 3 ans, ques-
tionnant les adultes autour de lui. À 7 ans, il est remarqué par son institu-
teur pour avoir calculé instantanément la somme des nombres de 1 à 100, ex-
pliquant qu’il suffisait de grouper les nombres en 50 paquets de somme 101  :
100+1, 99+2, 98+3, etc. Il a la chance de rencontrer un jeune mathématicien qui
le guide (il a une dizaine d’années) dans ses premières lectures mathématiques.
Le soutien financier du duc de Brunswick lui permet de continuer ses études.
Le matin du 30 mars 1796, Gauss découvre la construction à la règle et au com-
pas du polygone régulier à 17 côtés. Le résultat pourrait paraître anecdotique,
mais il résulte d’une compréhension profonde de problèmes algébriques (ce qui
concerne les nombres complexes dont la dix-septième puissance est 1). Les dé-
couvertes de Gauss en arithmétique se succèdent alors rapidement et Gauss pu-
blie (il a 24 ans) en 1801 ses Recherches arithmétiques (en latin). Son livre com-
mence par exposer les bases de l’arithmétique modulaire dans des termes proches
des nôtres et le lemme de Gauss. Il est très rapidement traduit en français (1807).
Il est impossible de décrire l’ensemble de l’œuvre de Gauss. Toute sa vie, Gauss
poursuivra ses travaux théoriques et pratiques en mathématiques (géométrie des
surfaces, arithmétique, analyse numérique), en astronomie, en statistique (loi nor-

76  CNED  Première – Mathématiques


séquence

8
male et courbe en cloche), en topographie (cartographie du Hanovre), en physique
et géologie (magnétisme), en économie, etc. Dans tous ces domaines, la contribu-
tion de Gauss est exceptionnelle et c’est à juste titre qu’on l’a appelé Prince des
mathématiciens.
D’après la revue Diagonales
1. En reprenant la méthode utilisée par Gauss, donner la valeur de 1+2+…+99+100.
2. En utilisant la même méthode, calculer 4+8+…+1000.

D  S’exercer

Exercice 7 1. O
 n considère la suite arithmétique u définie par son premier terme u0 = −3 et sa
raison r = 4.
20
a. Calculer la somme S1 = ∑ ui = u0 + u1 + ... + u20 .
i =0
b. Calculer la somme S2 des 10 premiers termes de cette suite.
20
c. Déduire des questions a. et b. la somme S =
3 ∑ ui .
i =10
2. Damien s’est lancé un défi le 1er
janvier 2015 : il va faire du vélo chaque semaine
de l’année.
La première semaine, il parcourra 50 km et chaque semaine de l’année (qui
comporte 52 semaines), il allongera cette distance de 5 km.
a. Combien parcourra-t-il de kilomètres la dernière semaine de 2015.
b. Combien de kilomètres aura-t-il parcouru au total ?
10
10   n
1
Exercice 8 1. Calculer les sommes suivantes : S1 = ∑   et S2 = ∑ 3k .
2
k =0   k =0
2. Une suite géométrique a pour premier terme 1 et pour raison 2. Quelle est la
somme des 15 premiers termes.
3. Calculer la somme S = 1− 3 + 9 − 27 + 81− ... + 531441.
4. Céline, désirant économiser à partir de janvier 2017, a déposé dans une boîte
200 € en janvier et a décidé d’augmenter chaque mois la somme qu’elle dépo-
sera dans la boîte de 5 %.
Quelle sera la somme d’argent que contiendra la boîte de 1er janvier 2018.

Exercice 9 Monsieur Gacin vient d’être recruté en CDI par une entreprise. On lui propose alors
de choisir entre deux contrats :

Contrat A
La première année de travail, son salaire annuel sera de 36 000 € puis son salaire
augmentera chaque année de 2 000 €. On notera u1 son salaire la première année,
u2 son salaire la deuxième année, etc.

Contrat B
La première année de travail, son salaire annuel sera de 36 000 € puis son salaire
augmentera chaque année de 5 %. On notera v1 son salaire la première année, v2
son salaire la deuxième année, etc.

CNED  Première – Mathématiques  77


séquence

8
1. Calculer les trois premiers termes des suites u et v.

2. Déterminer la nature de chacune des suites u et v en précisant la raison et le


premier terme.

3. Déterminer le terme général des suites u et v.

4. Calculer le salaire annuel de Monsieur Gacin la 8e année de travail :


a. s’il choisit le contrat A ;
b. s’il choisit le contrat B.
Ces résultats peuvent-ils l’aider à déterminer son choix ?

5. a. E
 crire à l’aide d’Algobox un algorithme calculant les salaires des 10 premières
années s’il choisit le contrat A.
b. Ecrire à l’aide d’Algobox un algorithme calculant les salaires des 10 premières
années s’il choisit le contrat B.

6. Calculer la somme totale des salaires qu’il percevra sur 10 ans de travail :
a. s’il choisit le contrat A ;
b. s’il choisit le contrat B.

7. Peut-on alors le conseiller sur le contrat qu’il doit choisir ?

78  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 1  séquence

Corrigés Corrigés 1

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

La fonction racine carrée

A  Débuter
Découverte de la courbe représentative de la fonction racine carrée

1. Conjecture
a. Figure

4

3 P Q

Tracé point Q
1

B O A N M
–2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8

–1

–2
D

–3

–4

b. On peut conjecturer que OMQP est un carré si et seulement si M = A ou M = O.

P Q
1


0,5

B N M
–1 –0,5 0 0,5 1

–0,5

–1
D

CNED  Première – Mathématiques  79


corrigés

Séquence 1

2. Étude
On note x l’abscisse de M. Donc : M(x ; 0).
x +x −1+ x x − 1
Le point N est le milieu de [BM] donc : x N = B M = = et
2 2 2
y +y 0+0  x −1 
yN = B M = = 0 . D’où : N   ; 0 .
2 2  2 

Notons (0 ; b) les coordonnées de P. Le point P appartient au cercle de centre


2 2
 x − 1  x − 1
N passant par B donc  : NP2 = NB2 soit  0 −  + b 2 =  −1− 2
 + 0 soit
2 2  2   2
 x − 1 2  x + 1
 − + b = − . Ainsi :
2   2 
2 2 2 2
 x + 1  x − 1  x + 1  x − 1
b2 =  −  −−  = −
 2   2   2   2 
x 2 + 2x + 1 x 2 − 2x + 1 4 x
     = − = = x.
4 4 4

Comme, P a une ordonnée positive, on a : b ≥ 0 et donc : b = x.


(
On a donc : P 0 ;  x . )
 
Le quadrilatère OMQP est un parallélogramme (c’est un rectangle !) donc : OM = PQ
 x −0= x −x  x = x Q
 M Q P .
ce qui se traduit par :  . Ainsi 
y − 0 = y − y 
 0 = y − x
 M Q P Q

 x =x
 Q
On a donc : 
 yQ = x
. Ainsi : Q x  ;  x . ( )

L’ensemble  des points Q lorsque x décrit 0 ; +∞   , c’est-à-dire l’ensemble des


( )
points de coordonnées x  ;  x est la courbe représentative de la fonction f définie
sur 0 ; +∞   par : f (x) = x.

Le quadrilatère OMQP est un carré si et seulement si OM = OP (un rectangle est un


carré si et seulement si deux côtés consécutifs sont égaux)

si et seulement si x = x

( x)
2
si et seulement si = x (x ≥0)

( x) − x =0
2
si et seulement si

si et seulement si ( x )  x − 1 = 0 ( x ≥ 0 )
 

si et seulement si x = 0 ou x − 1 = 0

si et seulement si x = 0 ou x = 1

si et seulement si x = 0 ou x = 1

80  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

P Q

B N A M
O

En fait, OMQP est un carré si et seulement si Q appartient à la droite d’équation y = x .


Comme Q décrit la courbe représentative de la fonction racine carrée, le problème reve-
nait à trouver l’intersection de cette courbe et de la droite d’équation y = x .

D  S’exercer

Exercice 1 a. Si 0 ≤ x ≤ 3 alors 0 ≤ x 2 ≤ 9.
VRAI. La fonction carré est croissante sur [0 ; +∞[ donc si 0 ≤ x ≤ 3 alors x 2 ≤ 32
(puisque x et 3 sont positifs). On a donc bien : 0 ≤ x 2 ≤ 9.

b. Si –1 ≤ x ≤ 2 alors 1 ≤ x 2 ≤ 4.
FAUX. Contre-exemple : x = 0. On a : –1 ≤ 0 ≤ 2 et pourtant 1 ≤ 02 ≤ 4 est faux.

c. Si x ≤ 2 alors x 2 ≤ 4.
FAUX. Contre-exemple : x = −3. On a : –3 ≤ 2 et pourtant (−3)2 ≤ 4 est faux.

d. Si x 2 ≤ 4 alors x ≤ 2.
VRAI. La contraposée de cette proposition est : Si x > 2 alors x 2 > 4. Cette propo-
sition est vraie.
En effet, soit x tel que : x > 2. On a alors : x > 2 > 0. La fonction carré est stricte-
ment croissante sur [0 ; +∞[ donc : x 2 > 22 soit x 2 > 4.
La proposition « Si x > 2 alors x 2 > 4 » étant vraie, sa contraposée « Si x 2 ≤ 4
alors x ≤ 2 » l’est aussi.

e. Si x 2 ≤ 9 alors x ≤ 3.
VRAI. La contraposée de cette proposition est : Si x > 3 alors x 2 > 9. Cette propo-
sition est vraie.
En effet, soit x tel que : x >3. On a alors : x, 3 > 0. La fonction carré est strictement
croissante sur [0 ; +∞[ donc : x 2 > 32 soit x 2 > 9. On a donc bien par contraposi-
2
tion : « Si x ≤ 9 alors x ≤ 3 ».

f. Si 0 < x ≤ 3 alors x ≤ 3.
VRAI. La fonction racine carrée étant croissante sur [0; +∞[ , si 0 < x ≤ 3 alors x
est positif et x ≤ 3 .

CNED  Première – Mathématiques  81


corrigés

Séquence 1

g. Si x > 4 alors x >2

VRAI. La fonction racine carrée étant strictement croissante sur [0 ; +∞[ , si x > 4
alors x est positif et x > 4 soit x > 2.

h. Si x ≥ 1 alors x ≥ −1.

VRAI. Si x ≥ 1 alors x existe et est positif (quelle que soit la valeur de x) donc,
à fortiori, est supérieur ou égal à −1 : x ≥ −1.

i. Si x ∈ ]2 ; 5[ alors 0 ≤ x − x ≤ 5.
VRAI. Car comme x > 0, alors x − x < x ≤ 5.
2
j. 1  1
<  .
3  3
1  2
FAUX. Comme ∈ ]0 ; 1[ , on a, d’après une propriété du cours,  1  < 1 < 1 .
3  3 3 3

Exercice 2 1. On a : 1 1 1 1 5 5 1


= = = = = = × 5.
20 4×5 4× 5 2× 5 2× 5 × 5 10 10

1
=
( 2 +1)
( 2 + 1) = (
=
2 +1 )= 2 +1
2 −1 ( 2 − 1) × ( 2 + 1) ( 2 )2 − 1 1

(multiplication par l’expression conjuguée).



(2 )( ) = (2 2 ) − 2 × (2 2 ) × ( 7 ) + ( 7 )
2 2
2 2− 7 2− 7 × 2 2− 7
=
7 (2 7 ) × (2 2 − 7 )
(2 2 ) − ( 7 )
2 2+ 2+ 2 2

8 − 4 14 + 7
                  = = 15 − 4 14 .
8−7

2. On considère a = 17 + 12 2 .

( ) ( )( )
2 2
a. O
 n a : 3 + 2 2 = 32 + 2 × 3 × 2 2 + 2 2 = 9 + 12 2 + 8 = 17 + 12 2 .

( )
2
b. On a : a 2 = 3 + 2 2 . Alors comme a et 3 + 2 2 sont tous deux positifs, on a :
a = 3 + 2 2.

c. Comme précédemment, on a :

(3 − 2 2) ( )( )
2 2 .
= 32 − 2 × 3 × 2 2 + 2 2 = 9 − 12 2 + 8 = 17 − 12 2

Alors comme 17 − 12 2 et 3 − 2 2 sont tous deux positifs et ont même carré, on

a : 17 − 12 2 = 3 − 2 2 .

On déduit de b. et c. l’égalité :

(
17 + 12 2 + 17 − 12 2 = 3 + 2 2 + 3 − 2 2 = 6 . )( )
Le nombre 17 + 12 2 + 17 − 12 2 est donc bien un entier naturel.

82  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

Exercice 3 1.
a. Ensembles de définition : f = + ,  g = [−4 ; +∞[ et  h = ]−∞ ; 2] .
b. Graphiques

4
h(x) = 2 – x
C E
3
D

A 2

B
1

g(x) = x + 4 ƒ(x) = x
–9 –8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
+

+
–1

–2

2. Résolution des équations


5
a. L’équation x − = 0 a pour ensemble solution  = {6,25} car 6,25 est l’abscisse
2
du point de la courbe représentant f d’ordonnée 2,5.

b. L’équation x + 2 = 0 a pour ensemble solution  = ∅ car la racine carrée d’un


nombre ne peut être strictement négative.

c. L’équation x + 4 = 2 a pour ensemble solution  = {0} car 0 est l’abscisse du point


de la courbe représentant g d’ordonnée 2.

d. L’équation x − 2 − x = 0 a pour ensemble solution  = {1} car les courbes


représentant respectivement f et h se coupent en un seul point. L’abscisse
de ce point est 1.

3. Résolution des inéquations

a. L’inéquation x ≤ 0 a pour ensemble solution  = {0} car la racine carrée d’un


nombre ne peut être strictement négative mais en revanche elle peut être nulle
pour x = 0.
b. L’inéquation −2 < x < 3 a pour ensemble solution  = [0 ; 9[ car x n’est définie
que pour x ∈ [0 ; +∞[ et sur le graphique, on voit que la courbe représentant f
est strictement en dessous de la droite d’équation y = 3 pour x < 9.

c. L’inéquation 2 − x ≥ 3 a pour ensemble solution  = ]−∞ ; − 7] car la courbe re-


présentant h est au-dessus de la droite d’équation y = 3 pour x ≤ −7.

d. L’inéquation 2 − x > x + 4 a pour ensemble solution  = [−4 ; − 1[ car la courbe


représentant h est strictement au-dessus de la courbe représentant g pour
x < −1 et g n’est définie que pour x ∈ [−4 ; +∞[ .

CNED  Première – Mathématiques  83


corrigés

Séquence 1
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

La fonction valeur absolue

A  Découvrir
Approche de la fonction valeur absolue

1. Axe routier
1. 

–245 –188 –148 –98 –48 0 56 70 156 256 350

B M SB R L LM P

2. Distance Laval–Paris : 350 – 70 = 280


Morlaix–Le Mans : 156 + 188 = 344 (ou 156–(–188))
Saint-Brieuc–Brest : 245–98 = 147 (ou –98–(–245))
Laval–Morlaix : 70+188 = 258 (ou 70–(–188))
3. Chartes se trouve entre Paris et Le Mans, donc x ∈[156, 350],  x > 0.
Guingamp se trouve entre Saint-Brieuc et Morlaix, donc x ' ∈[−188, –98],  x ' < 0.

4. Distance Chartres–Paris : 350 – x .


Chartres–Laval : x – 70.
Chartres–Brest : x + 245.
Guingamp–Brest : x’+ 245.
Guingamp–Paris : 350 – x’.
Guingamp–Chartres : x – x '.

5. Les abscisses des villes situées à 40 km de Rennes sont –40 et 40.


Les abscisses des villes situées à 50 km de Laval sont 20 et 120.
Les abscisses des villes situées à 30 km de Chartres sont : x – 30 et x + 30 .

6. Les points situés à moins de 50 km de Saint-Brieuc ont des abscisses apparte-


nant à  −98 − 50  ; −98 + 50  =  −148  ; −48  .
Les points situés à moins de 100 km du Mans ont des abscisses appartenant à
156 − 100  ; 156 + 100  = 156  ; 256  sur le graphique.

2. Distance entre deux réels


1. On a : −3 ≤ 7 donc d (–3 ; 7) = 7 – (–3) = 10. De même :
d (3 ; 9) = 9 – 3 = 6, d (15 ; 31) = 31− 15 = 16 et d (–27 ; –43) = –27 – (–43) = 16.

2. a. Montrer que d ( x  ; y ) = 0 si et seulement si x = y .

▶  Montrons que : si d ( x  ; y ) = 0 alors x = y .

Soit x et y tels que : d ( x  ; y ) = 0.

84  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

Si x ≤ y alors d ( x  ; y ) = y – x = 0 donc x = y .

Sinon d ( x  ; y ) = x − y = 0 donc x = y .

▶  Montrons la réciproque : si x = y alors d ( x  ; y ) = 0. Cette propriété est évidente et


découle de la définition (la distance entre x et x est bien sûr nulle).

b. Montrer que : d ( x  ; y ) = d ( x – y  ; 0).


Nous allons à nouveau utiliser un raisonnement par disjonction de cas.

Cas 1 x ≤y
Alors d ( x  ; y ) = y − x et comme ( x − y ) ≤ 0,
on a : d ( x – y  ; 0) = 0 – ( x – y ) = y – x . On a donc bien, dans ce cas, l’égalité :
d ( x  ; y ) = d ( x – y  ; 0).
Cas 2 x≥y
Alors d ( x  ; y ) = x − y et comme ( x – y ) ≥ 0,
on a : d ( x  – y  ; 0) = ( x – y ) – 0 = x – y . On a donc bien, dans ce cas, l’égalité
d ( x  ; y ) = d ( x – y  ; 0)
On a donc bien démontré, par disjonction de cas, l’égalité d ( x  ; y ) = d ( x – y  ; 0).
3. Montrons que pour tous x ,  y , z réels, on a : d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ).
Cette propriété est l’inégalité triangulaire et elle exprime l’idée que si A, B et C
sont les points d’abscisses respectives x ,  y  et  z alors : AC ≤ AB+BC.
Étudions tous les cas possibles

Cas 1 x ≤y ≤z
Alors : d ( x  ; z ) = z – x et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( y – x )+(z – y ) = z – x . On a donc bien
d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (et même d ( x  ; z ) = d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z )).

Cas 2 x ≤z ≤y
Alors : d ( x  ; z ) = z – x  et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( y – x ) + ( y – z ) = z – x + 2( y – z ). On a donc
bien d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (car 2( y – z ) ≥ 0 ).

Cas 3 y ≤x ≤z
Alors : d ( x  ; z ) = z – x et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( x – y ) + (z – y ) = z – x + 2( x – y ).
On a donc bien d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (car 2( x – y ) ≥ 0 ).

Cas 4 y ≤z ≤x
Alors : d ( x  ; z ) = x – z  et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( x – y ) + (z – y ) = x – z + 2(z – y ). On a donc
bien d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (car 2(z – y ) ≥ 0 ).

Cas 5 z ≤x ≤y
Alors : d ( x  ; z ) = x – z  et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( y – x ) + ( y – z ) = x – z + 2( y – x ). On a donc
bien d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (car 2( y – x ) ≥ 0 ).

Cas 6 z ≤y ≤x
Alors : d ( x  ; z ) = x – z  et d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) = ( x – y ) + ( y – z ) = x – z . On a donc bien
d ( x  ; z ) ≤ d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z ) (et même d ( x  ; z ) = d ( x  ;  y ) + d ( y  ; z )).

CNED  Première – Mathématiques  85


corrigés

Séquence 1

D  S’exercer

Exercice 4 1. Résolution par le calcul


a. L’égalité x − 2 = 3 équivaut à x − 2 = 3 ou x − 2 = −3 soit x = 5 ou x = −1 ainsi 
 = {5 ; − 1}.

b. L’égalité −5 − x = 2 équivaut à −5 − x = 2 ou − 5 − x = −2 soit x = −7 ou x = −3 ainsi :


 = {−7 ; − 3}.

Résolution géométrique

a. On a l’égalité x − 2 = d ( x ; 2) = 3 si et seulement si x = 2 + 3 ou x = 2 − 3.

–3 +3
A
B C
–2 –1 0 1 2 3 4 5 6

b. On a −5 − x = x − (−5) = d ( x ; −5) donc on a l’égalité −5 − x = 2 si et seulement si


x = −5 + 2 ou x = −5 − 2.

–2 +2
A
B C
–8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0

2.
Résolution par le calcul

a. L’inégalité x < 2 équivaut à −2 < x < 2 donc  = ]−2 ; 2[ .

b. L’inégalité x ≥ 2 équivaut à x ≤ −2 ou 2 ≤ x donc  = ]−∞ ; − 2] ∪ [2 ; +∞[ .

c. L’inégalité x − 2 ≤ 3 équivaut à −3 ≤ x − 2 ≤ 3 soit −1 ≤ x ≤ 5 donc  = [−1 ; 5] .

Résolution géométrique

a. On a x = d ( x ; 0), donc d ( x ; 0) < 2 si et seulement si 0 − 2 < x < 0 + 2.

–2 +2

B A C
–4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4

86  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

b. On a : x = d ( x ; 0), donc d ( x ; 0) ≥ 2 si et seulement si x ≤ 0 − 2 ou 0 + 2 ≤ x .

–2 +2

B A C
–4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4

c. On a : x − 2 = d ( x ; 2), donc d ( x ; 2) ≤ 3 si et seulement si 2 − 3 ≤ x ≤ 2 + 3.

1
–3 +3
A
B C
–2 –1 0 1 2 3 4 5 6

–1

Exercice 5 1.

12
g(x) = |x – 2| 11
10
ƒ(x) = |x| 9
8
7
C D
6
5
h(x) = |–5 – x| B 4

3
E F
2
A
1

–8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
–1
–2

2.

a. On a x < 2 pour x ∈ ]−2 ; 2[ puisque la courbe de la fonction f est strictement


sous la droite d’équation y = 2 sur cet intervalle et au-dessus en dehors.

b. On a x − 2 ≥ 6 pour x ∈ ]−∞ ; − 4 ] ∪ [8 ; +∞[ puisque la courbe de la fonction g


est au-dessus de la droite d’équation y = 6 sur ces intervalles et strictement
en-dessous en dehors.

c. On a x = x − 2 pour x = 1 car les courbes des fonctions f et g se coupent en un seul


point A d’abscisse 1.

d. On a −5 − x ≤ x − 2 pour x ∈ ]−∞ ; − 1,5] car la courbe de la fonction h est située


sous celle de g sur cet intervalle et strictement au-dessus en dehors.

CNED  Première – Mathématiques  87


corrigés

Séquence 1
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Somme, produit de deux fonctions


A  Découvrir
Introduction à la notion de fonctions associées

1. Courbes associées
1.
2.
x –2 –1 1 2
j

3 3
0 i

f (x )

–1 –1

3.

x –2 –1 1 2

3+a 3+a

g(x )

–1+a –1+ a

4. 3 cas se présentent.
Cas 1 : k > 0

x –2 –1 1 2

3k 3k

g(x )

–k –k

g (–2) = k .f (–2) = k × (–1) = –k .

Cas 2 : k < 0

x –2 –1 1 2

–k –k

h( x )

3k 3k

88  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

Cas 3 : k = 0. La fonction h est constante.

5. Si k > 0, le tableau de variation de u définie sur [–2 ; 2] par : u ( x ) = k .f ( x ) + a est


le suivant.

x –2 –1 1 2

3k + a 3k + a

h( x )

−k + a –k + a

 −k + a = −1
On cherche donc a et k tels que  . On a :
 3k + a = 1
 1
 a = k −1  a=−
 −k + a = −1 (1)  a = k −1   2 .
 ⇔ ⇔ 1 ⇔
 3k + a = 1 (2)  4k = 2          k =  k= 1
 2
 2
Ainsi le tableau de variation suivant est le tableau de variation de la fonction u dé-
finie sur [–2 ; 2] par :
1 1
u ( x ) = − f ( x ) + (bien sûr, il y a beaucoup d’autres fonctions qui conviennent).
2 2
x –2 –1 1 2
1 1

u( x )

–1 –1

2 2. Courbes associées
Si M est le point de la courbe de f d’abscisse x ses coordonnées sont ( x , f ( x )). Le
0 2 4
point M1 de la courbe de f1 d’abscisse x a pour coordonnées ( x , 1+ f ( x )) ; ainsi le

–2 vecteur MM1 a pour coordonnées (0,1). On en déduit que M1 est l’image de M par la

translation de vecteur j .

2
Si M est le point de la courbe de f d’abscisse x ses coordonnées sont ( x , f ( x )). Le
point M2 de la courbe de f2 d’abscisse x a pour coordonnées ( x , −f ( x )) ; ainsi les
0 2 4 points M et M2 sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses. Il en est de
–2
même pour les courbes de f et f2. En particulier tout point d’ordonnée 0 de la
courbe de f est aussi sur la courbe de f2.

2
Si M est le point de la courbe de f d’abscisse x ses coordonnées sont ( x , f ( x )). Le
point M3 de la courbe de f3 d’abscisse x a pour coordonnées ( x , 2f ( x )). La courbe
0 2 4
de f3 s’obtient donc en doublant les ordonnées des points de la courbe de f . En
–2 particulier tout point d’ordonnée 0 de la courbe de f est aussi sur la courbe de f3 .
De plus, les courbes de f et f3 sont situées du même côté de l’axe des abscisses.
–4

CNED  Première – Mathématiques  89


corrigés

Séquence 1

Si M est le point de la courbe de f d’abscisse x ses coordonnées sont ( x , f ( x )). Le


2 point M4 de la courbe de f4 d’abscisse x a pour coordonnées ( x ,  x + f ( x )). Il en dé-
coule que si x est négatif, on ajoute à f ( x ) un nombre négatif et la courbe de f4 est
0 2 4 au-dessous de celle de f  ; et si x est positif, on ajoute à f ( x ) un nombre positif et la
courbe de f4 est au dessus de celle de f . Le point d’abscisse 0 est commun aux
–2
deux courbes

D  S’exercer

Exercice 6 1. a. f ( x ) = x 2 + x + 1, I = [0 ; +∞[ .
Les fonctions x  x 2 et x  x + 1 sont strictement croissantes sur I (fonctions de
référence), f (somme des deux fonctions) est donc strictement croissante sur I.
1
b. g ( x ) = ( x + 1)2 + , I = [−10 ; − 1].
x
1
Les fonctions x  ( x + 1)2 et x  sont strictement décroissantes sur I (fonctions
x
de référence), g (somme des deux fonctions) est donc strictement décroissante sur I.
1
c. h ( x ) = x 2 + , I = [1 ; 10].
x
On a : h (0,1) = 10,01 ; h (1) = 2 et h (2) = 4,5 (Pour choisir ces valeurs de manière
pertinente, il faut préalablement avoir eu un apercu de la courbe à l’aide d’un
logiciel ou de votre calculatrice).
La fonction h n’est ni croissante (h (0,01) > h (1)), ni décroissante (h (1) < h (2))
donc n’est pas monotone.
1
d. k ( x ) = , I = ]−∞ ; 0[ .
x −3
La fonction k est décroissante sur ]−∞ ; 3[ (fonction de référence). Donc, comme
I ⊂ ]−∞ ; 3[ , k est décroissante sur I.

2.
1
a. f ( x ) = , I = [0 ; +∞[ .
2x + 1
1 1 1
Pour tout x de I, f ( x ) = = × .
2x + 1 2 x + 1
2
1  1  
La fonction x  est décroissante sur −∞ ; −  et sur − 1 ; +∞ (fonction
1  2   2 
x+
2
de référence). On en déduit (fonction associée) le tableau de variation de f sur I.

x 0 +∞
1
f

On a : f (0) = 1.

90  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1
1
b. f ( x ) = 1+ , I = ]0 ; +∞[ .
x2
La fonction u définie sur I par u (x) = x 2 est strictement croissante sur I (fonc-
tion de référence). De plus, u est strictement positive sur I (donc garde un signe
 1
constant) donc 1 est strictement décroissante sur I. On en déduit f = 1+  que
u  u
f est strictement décroissante sur I.

c. f ( x ) = 2x 2 − 3, I = [2 ; +∞[ .
La fonction u définie sur I par u (x) = 2x 2 est strictement croissante sur [0 ; +∞[
et donc sur I (fonction de référence).
Ainsi v définie sur I par v(x) = 2x 2 − 3 est strictement croissante sur I. De plus v
est positive sur I (en effet, si x ≥ 2 alors v ( x ) ≥ v (2) = 2 × 22 − 3 = 5 > 0 car v croissante
sur I.
La fonction v est strictement croissante et positive sur I donc f = v ( ) est stricte-
ment croissante sur I.

2
d. f ( x ) = x + 4 x + 4 , I = .
On a (identité remarquable) :
2
x 2 + 4 x + 4 = ( x + 2) .
La fonction u définie sur  par : u ( x ) = x 2 + 4 x + 4 est donc positive.
2
De plus, u est de la forme x  ( x − x 0 ) (avec x 0 = −2 ) donc :
La fonction u est strictement décroissante sur ]−∞ ; − 2[ et strictement croissante
sur ]−2 ; +∞[ . On en déduit que  f est strictement décroissante sur ]−∞ ; − 2[ et
strictement croissante sur ]−2 ; +∞[ .
1
Exercice 7 1. Le tableau de variation de la fonction x  (fonction de référence) est le suivant.
x +3
x −∞ ­–3 +∞

1
x
x +3

Le tableau de variation de f est donc le suivant (fonction associée).

x −∞ ­–3 +∞

1
x  1+
x +3

1
2. Le tableau de variation de la fonction x  −2 × ( −2 < 0 ) est le suivant.
x +4
x −∞ ­–4 +∞

1
x  −2 ×
x +4

Le tableau de variation de g est donc le suivant.


CNED  Première – Mathématiques  91
corrigés

Séquence 1

x −∞ ­–4 +∞

2
x  −1−
x +4

1 1 1 1 1
3. Pour tout x ≠ − on a : h ( x ) = − =− × , ( 3x + 1 = 0 ⇔ x = − ). On en déduit
3 3x + 1 3 x+1 3
1 3
le tableau de variations de h (car − < 0 ).
3
1
x −∞ − +∞
3

1
x −
3x + 1

Exercice 8 1. Soit f définie sur  par : f ( x ) = ( x + 1)2 + 1.

a.
2
Le tableau de variation de x  ( x + 1) (fonction de référence) est le suivant.

x −∞ –1 +∞

2
x  ( x + 1)

On en déduit (fonction associée), le tableau de variation de f sur  .

x −∞ –1 +∞

f
1

b. D’après le précédent tableau de variation, 1 est le minimum de f sur  donc pour


tout x de  , on a f ( x ) ≥ 1 donc à fortiori f ( x ) > 0.

1
2. Soit g définie par : g ( x ) = 2 .
x + 2x + 2
2 2 2
a. En remarquant que pour tout x de  , ( x + 1) + 1 = x + 2x + 1+ 1 = x + 2x + 2, on déduit que :
1
g (x ) = .
f (x )
D’après le 1)b), f ( x ) > 0 pour tout x de  , donc f ( x ) n’est jamais nulle. La fonction
g est donc définie sur .

92  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1
b.
La fonction f étant strictement positive, les fonctions f et g ont des variations
contraires. Le tableau de variations de g sur  est donc le suivant.

x −∞ –1 +∞
1

1
On a : g (1) = = 1.
1

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse

B   Exercices de synthèse

Exercice I 1. a.

λ=2 λ=3 λ=4

b. L’examen de ces courbes laisse supposer que :


pour λ = 2, fλ ( x ) a une valeur minimale pour x = 2
pour λ = 3,  fλ ( x ) a une valeur minimale pour tout x compris entre 2 et 4
pour λ = 4, fλ ( x ) a une valeur minimale pour x = 4.

c. On a f2 ( x ) = x − 1 + 2 x − 2 + 2 x − 4 .

Si x ∈0  ; 1 ,  x − 1 = 1− x ,  x − 2 = 2 − x et x − 4 = 4 − x donc


f2 ( x ) = 1− x + 2(2 − x ) + 2( 4 − x ) = 13 − 5x  ;

si x ∈1 ; 2 ,  x − 1 = x − 1,  x − 2 = 2 − x et x − 4 = 4 − x donc


f2 ( x ) = x − 1+ 2(2 − x ) + 2( 4 − x ) = 11− 3x  ;

si x ∈2 ; 4  ,  x − 1 = x − 1,  x − 2 = x − 2, et x − 4 = 4 − x donc


f2 ( x ) = x − 1+ 2( x − 2) + 2( 4 − x ) = x + 3  ;

si x > 4 ,  x − 1 = x − 1,  x − 2 = x − 2, et x − 4 = x − 4, donc


f2 ( x ) = x − 1+ 2( x − 2) + 2( x − 4 ) = 5x − 13.

CNED  Première – Mathématiques  93


corrigés

Séquence 1
On en déduit que f2 est décroissante sur [0 ; 2] et croissante sur 2 ; +∞   et ainsi
qu’elle admet un minimum en 2.
En procédant de la même manière, on trouve que
Si x ∈0  ; 1 , f3 ( x ) = 17 − 6 x  ; si x ∈1 ; 2  ; f3 ( x ) = 15 − 4 x  ;
x ∈2 ; 4  , f3 ( x ) = 7 et si x > 4 ,  f3 ( x ) = 6 x − 17.

On en déduit que f3 est décroissante sur 0  ; 2 ,constante sur 2 ; 4  et croissante
sur  4 ; +∞  et ainsi qu’elle admet un minimum atteint sur tout l’intervalle 2 ; 4  .

Si x ∈0  ; 1 , f4 ( x ) = 21− 7x  ; si x ∈1 ; 2 , f4 ( x ) = 19 − 5x  ;

si x ∈2 ; 4  , f4 ( x ) = − x + 11 ; et si x > 4 ,  f4 ( x ) = 7x − 21. On en déduit que f4 est décrois-
sante sur 0  ; 4  , et croissante sur  4 ; +∞  et ainsi qu’elle admet un minimum en 4.

2. Dans cette question, l’unité de longueur est l’hectomètre. On note x la distance


qui sépare la tente de l’entrée (E). Si λ est le nombre de voyages à la plage, la
distance parcourue chaque jour est égale à fλ ( x ). En effet, la distance entre la
tente et la guérite est x − 1, celle entre la tente et l’aire de jeux est x − 2 et celle
entre la tente et la plage est x − 4 .
Dans le 1er cas, il va deux fois à la plage, le minimum est atteint en x = 2 ; il de-
vrait camper sur l’aire de jeux pour minimiser ses déplacements.
Dans le 2e cas, il va trois fois à la plage, le minimum est atteint pour tout x com-
pris entre 2 et 4 ; il peut s’installer où il veut entre l’aire de jeux et la plage pour
minimiser ses déplacements.
Dans le 3e cas, il va quatre fois à la plage, le minimum est atteint pour x = 4 ; il
doit alors s’installer sur la plage pour minimiser ses déplacements. (en aura-t-il
l’autorisation ?...)

Exercice II 1. On applique la propriété de Pythagore dans les triangles rectangles ACM et BDM,
on obtient AM = 9 + x 2 et BM = 4 + (6 − x )2 . On a donc :

AM + BM = 9 + x 2 + 4 + ( 6 − x )2 .
2.

10

7
1 2 3 4 5

94  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 1

L’allure de la courbe révèle que la fonction f est d’abord décroissante puis crois-
sante, ce qui indique qu’elle admet un minimum. Ce minimum semble atteint
pour une valeur de x comprise entre 3 et 4.
3. Comme A et A’ sont symétriques par rapport à (CD), pour tout point M de (CD) on
a MA = MA’. Ainsi on peut dire que MA +  MB  =  MA’  +  MB. Mais la position des
points A’, M et B fait que MB  +  MA’  est le plus court lorsque M est aligné avec A’
et B. Le point M cherché est donc l’intersection de (CD) et (A’B).

Pour le calcul de x , appliquons le théorème de Thalès avec (A’C) et (BD) paral-


MC MA' A 'C
lèles : = = . Or on sait que A’C = AC = 3 et BD = 2, donc :
MD MB BD
x 3 A
= .
6− x 2
B
Cette équation est équivalente à : 2x = 18 − 3x ,
soit 5x = 18 d’où x = 3, 6.
C
M D

A’

Exercice III 1. Deux cas se présentent.

Cas 1 M ∈[AI] .
Alors : AI = AM+MI soit 2 = x + IM donc IM = 2 – x.
Dans ce cas : IM2 = ( 2 − x ) =  −( x − 2) = ( x − 2)2.
2 2

Cas 2 M ∈[ID] .
Alors : AM = AI+IM soit x = 2 + IM donc IM = x – 2.
Dans ce cas : IM2 = ( x − 2)2.

En conclusion, on a donc bien pour tout point M de [AD] : IM2 = ( x − 2)2.

2. Le point N appartient à [IJ] donc : IN+NJ = IJ soit IN+ x = 4 alors IN = 4 – x .


Le triangle IMN est rectangle en I, on a donc d’après le théorème de Pythagore :

)2
MN2 = IM2 + IN2 = ( x − 2 + ( 4 − x )2 = ( x 2 − 4 x + 4 ) + ( x 2 − 8x + 16)

2
)
        = 2x 2 − 12x + 20  = 2 ( x − 3 + 1 .

3. a. Le tableau de variation de x  ( x − 3) sur R est le suivant.


2

x −∞ 3 +∞

x  ( x − 3)
2

CNED  Première – Mathématiques  95


corrigés

Séquence 1
On en déduit le tableau de variation de la fonction f.

x −∞ 3 +∞

x  ( x − 3) + 1
2

b. La fonction f est une fonction trinôme du 2nd degré :

f ( x ) = ax 2 + bx + c  (a = 1, b = −6  et  c = 10 ).

Sa courbe représentative admet donc comme axe de symétrie la droite d’équation


b
x =− soit x = 3.
2a
c. Courbe de la fonction f : voir ci-dessous.

4. On a MN2 = 2f (x).
D’où la courbe de la fonction x  MN2.

d. La longueur MN est minimum lorsque MN2 est minimum, c’est-à-dire lorsque
f ( x ) est minimum donc pour x = 3, la valeur minimum est alors égale à 2.

20

15

10

MN2
5
f(x)

0 1 2 3 4 x

96  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 2  séquence

Corrigés Corrigés 2

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Vecteur directeur d’une droite

A   Débuter
Approche de la notion de vecteur directeur de droite

1. Sans coordonnées
Il est aisé de voir que les droites d2, d4, d6 et d7 sont parallèles.
Que les droites d8, d9 et d10 le sont aussi, mais ne sont pas parallèles aux précédentes.
Que les droites d3 et d5 le sont aussi, mais ne sont pas parallèles aux précédentes.
Et enfin que la droite d1 n’est parallèle à aucune autre.
   
Pour les vecteurs, on a B1B2 , E1E2 , G1G2 et H1H2 colinéaires.
  
On a aussi K1K2 , L1L2 et M1M2 colinéaires, mais sans l’être aux précédents.
 
Ainsi que C1C2 et F1F2 colinéaires, sans l’être aux précédents.

Quant au vecteur A1A 2 , il n’est colinéaire à aucun autre.

2. Avec coordonnées
Pour obtenir le coefficient directeur d’une droite, connaissant les coordonnées de deux de ses
y −y
( ) )
points, A x A ; y A , et B( x B ; y B , on calcule : B A .
xB − x A
−0 , 5 − 3, 5
)
Pour la droite ( A1A 2 , cela donne :
1− 0
= −4.

)
Pour la droite (B1B2 , cela donne :
4 − 3, 5 0 , 5
=
−0 , 5 + 3 2, 5
= 0 , 2.

2− 5 3
)
Pour la droite (C1C2 , cela donne : = .
0−4 4

)
Pour la droite (E1E2 , cela donne : 2, 5 − 3, 5 = −1 = 0 , 2.
−0 , 5 − 4 , 5 −5

)
Pour la droite (F1F2 , cela donne :
1+ 1, 25 2, 25 3
2+1
=
3
= .
4
−0 , 75 + 1 0 , 25
)
Pour la droite (G1G2 , cela donne : =
−1, 75 + 3 1, 25
= 0 , 2.

−3, 75 + 2, 5 −1, 25
)
Pour la droite (H1H2 , cela donne : =
−4 , 25 − 2 −6 , 25
= 0 , 2.

CNED  Première – Mathématiques  97


corrigés

Séquence 2

)
Pour la droite (K1K2 , cela donne :
3 − 2, 5
=
0, 5
−3, 5 + 2, 5 −1
= −0 , 5.

−1− 0 , 5 −1, 5
)
Pour la droite (L1L2 , cela donne :
2, 5 + 0 , 5
=
3
= −0 , 5.

−2, 5 − 0 −2, 5
)
Pour la droite (M1M2 , cela donne :
0, 5 + 4 , 5
=
5
= −0 , 5.

Deux droites qui ont même coefficient directeur sont parallèles. On en déduit que :

) )
les droites (B1B2 , (E1E2 , (G1G2 et (H1H2 sont parallèles ;
) )
les droites (C1C2 ) et (F1F2 ) sont parallèles sans l’être aux précédentes ;

les droites (K1K2 ) , (L1L2 ) et (M1M2 ) sont parallèles sans l’être aux précédentes ;

la droite ( A1A 2 ) n’est parallèle à aucune autre.

Pour les vecteurs, calculons d’abord leurs coordonnées. On a :


 
A1A 2 (1− 0 ; − 0 , 5 − 3, 5) soit A1A 2 (1; − 4 ).
 
B1B2 ( −0 , 5 + 3 ; 4 − 3, 5) soit B B ( 2, 5 ; 0 , 5).
1 2
 
C1C2 ( 0 − 4 ; 2 − 5) soit C1C2 ( −4 ; − 3).
 
E1E2 ( −0 , 5 − 4 , 5 ; 2, 5 − 3, 5) soit E1E2 ( −5 ; − 1).
 
F1F2 ( 2 + 1; 1+ 1, 25) soit F1F2 ( 3 ; 2, 25).
 
G1G2 ( −1, 75 + 3 ; − 0 , 75 + 1) soit G1G2 (1, 25 ; 0 , 25).
 
H1H2 ( −4 , 25 − 2 ; − 3, 75 + 2, 5) soit H1H2 ( −6 , 25 ; − 1, 25).
 
K1K2 ( −3, 5 + 2, 5 ; 3 − 2, 5) soit K1K2 ( −1; 0 , 5).
 
L1L 2 ( 2, 5 + 0 , 5 ; − 1− 0 , 5) soit L1L 2 ( 3 ; − 1, 5).
 
M1M2 ( 0 , 5 + 4 , 5 ; − 2, 5 − 0 ) soit M1M2 ( 5 ; − 2, 5).

Deux vecteurs sont colinéaires si et seulement si leurs coordonnées sont proportionnelles. On a


alors :
 
B1B2 et E1E2 colinéaires puisque 2, 5 × ( −1) = ( −5) × 0 , 5 ;
 
B1B2 et G1G2 colinéaires puisque 2, 5 × 0 , 25 = 1, 25 × 0 , 5 ;
 
B1B2 et H1H2 colinéaires puisque 2, 5 × ( −1, 25) = ( −6 , 25) × 0 , 5.
   
Les vecteurs B1B2 , E1E2 , G1G2 et H1H2 sont donc colinéaires.
 
K1K2 et ( ) ( ) ()
L1L 2 sont colinéaires puisque −1 × −1, 5 = 3 × 0 , 5.
 
K1K2 et ( ) ( ) ()
M1M2 sont colinéaires puisque −1 × −2, 5 = 5 × 0 , 5.
  
Les vecteurs K1K2 , L1L2 et M1M2 sont donc colinéaires.
 
C1C2 et F1F2 sont colinéaires puisque ( −4 ) × ( 2, 25) = ( 3) × ( −3).

Le vecteur A1A 2 n’est colinéaire à aucun autre.

98  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2

D  S’exercer

Exercice 1 1.

16

14
D L
Dublin Londres
12

(14, 10)
10
P
8
Paris
Boston B

d2 6 V1
N
(0, 5,21) New-York V2 Ma
(10, 4,68)
4 V3
d4 : y = 3 W Li Madrid
d1 (0, 3) Washington Lisbonne
2 V4

d3 : x –2y = 3
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26

a. Tracé de d1
Si on remplace x par 0 dans l’équation de d1, on obtient y = 3 et en remplaçant x
par 14, on obtient y = 10 donc la droite d1 passe par les deux points de coordon-
nées (0 ; 3) et (14 ; 10).

Tracé de d 2
De même, à l’aide de l’équation de d 2 , on peut montrer que d 2 passe par les
 99   89 
points de coordonnées 0 ;  et 10 ; .
 19   19 
La droite d1 correspond donc à la liaison New-York-Dublin et la droite d 2 à la
liaison New-York-Madrid. Pour le prouver par le calcul, on vérifie que les coor-
données de N et de D vérifient l’équation de d1 et que celles de N et de Ma véri-
fient l’équation de d 2 .

 
2
b. Des vecteurs directeurs possibles pour d1  : v 1   (propriété du cours) ou encore
 1
       1 

4
v '1   puisque v '1 = 2v 1. Son vecteur directeur ayant pour abscisse 1 est u1  1 .
2   
   2
19
c. Des vecteurs directeurs possibles pour d 2  : v '2   (propriété du cours) ou en-
 
   −1
−9,5 1
core v 2   puisque v = − v ' . Son vecteur directeur ayant pour abscisse 1
2
 0,5  2 2

  1 
est u2  −1.
 
 19 

CNED  Première – Mathématiques  99


corrigés

Séquence 2
2. 
a. La droite d 3 est la droite de vecteur directeur v 3 et passant par le point W.

La droite d est la droite de vecteur directeur v 4 et passant par le point Li.
4
Par construction, on constate que l’avion a3 assure le vol de Washington à
Londres et que l’avion a4 assure le vol de Lisbonne à Washington.

     
6 −3
b. On lit sur le graphique : v   ; v   ; W(3 ; 3) et Li(20 ; 3).
3  3 4 0 

c. Soit M(x ; y) un point quelconque du plan. D’après le cours :


 

M ∈ d 3 ⇔ il existe un réel k tel que WM = kv 3
x − 3  6 
⇔ il existe un réel k tel que   = k  
 y − 3  3
⇔ 3(x − 3) = 6(y − 3) (critère de proportionnalité)
⇔ x − 2y + 3 = 0 (après simplifications).
Ainsi, x − 2y + 3 = 0 est une équation cartésienne de d 3 .

d. De même :
 

M(x ; y ) ∈ d 4 ⇔ il existe un réel k tel que LiM = kv 4
x − 20 −3
⇔ il existe un réel k tel que   = k  
y − 3  0
⇔ 0 × (x − 20) = −3(y − 3)
⇔ y = 3.

Ainsi y = 3 est une équation cartésienne de d 4 et c’est aussi son équation


réduite
 (cas particulier des droites horizontales). On pouvait aussi s’apercevoir

que v 4 a même direction que l’axe des abscisses et donc que d 4 admettait une
équation de la forme y = c.

3. a. L’équation réduite de (BL) est de la forme y = mx + p où m et p sont deux réels


à déterminer.
Le point B(5 ; 7) appartient à (BL) donc 7 = 5m + p.
Le point L(23 ;13) appartient à (BL) donc 13 = 23m + p.
7 = 5m + p
Les réels p et m doivent donc vérifier le système d’équations suivant  .
13 = 23m + p
On procède par substitution, la 2e équation nous donne p = 13 − 23m. Le système est
7 = 5m + (13 − 23m) 18m = 6
donc équivalent à  soit à  . Ainsi :
p = 13 − 23m p = 13 − 23m
6 1 et 1 16
m= = p = 13 − 23 × = .
18 3 3 3
1 16
Ainsi l’équation réduite de (BL) est : y = x + .
3 3
b. On a :  
M(x ; y ) ∈ (BP) ⇔ il existe un réel k tel que BM = k BP (critère d'alignement)
x − 5  24 − 5
⇔ il existe un réel k tel que   = k  
 y − 7  9−7 
⇔ 2(x − 5) = 19(y − 7)
⇔ 2x − 19y + 123 = 0.

Ainsi 2x − 19y + 123 = 0 est une équation cartésienne de la droite (BP).


100  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 2
    
−3 3
v  
c. Des vecteurs directeurs possibles pour (BL) : 5   ou '5  .
v
 −1  1

   
 
19 9,5
Des vecteurs directeurs possibles pour (BP) : v 6   ou v '6  .
2
   1
On en déduit que les vecteurs directeurs de (BL) et de (BP) ayant pour abscisse 1
  1    1 
sont respectivement u5  1  et u6  2 .
   
3  19 

 
Exercice 2 1. P
 our montrer que ABCD est un parallélogramme, montrons que les vecteurs AB et DC
 −1, 5 + 4   2, 5  6 − 3, 5  2, 5
sont égaux. On a : AB   , soit AB   et DC   , soit DC  .
 3+1   4   1+ 3   4 
y
B

1 J C

E
x
I
–2 O 1 3
K
–1
A

 
Donc on a bien AB = DC. Donc ABCD est un parallélogramme.

2. a. Pour déterminer une équation cartésienne



  de la droite (BC), on peut calculer
les coordonnées des vecteurs BC et BM où M( x ; y ) est un point quelconque,
et traduire le fait que ces vecteurs doivent être colinéaires pour que M appar-
tienne à la droite.
 6 + 1, 5
   7, 5
   x + 1, 5
On a : BC   , soit BC   et BM  .
 1− 3   −2   y −3 

 
Le point M appartient à la droite (BC) si et seulement si BC et BM sont
colinéaires, c’est-à-dire si et seulement si 7, 5 × ( y − 3) = ( x + 1, 5) × ( −2).
Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (BC) :
7, 5y − 22, 5 = −2x − 3.

Que l’on peut écrire : 2x + 7, 5y = 19 , 5.

b. Déterminons d’abord une équation cartésienne de la droite parallèle à (AC) pas-


sant par E.
Pour cela, calculons les coordonnées de E.

CNED  Première – Mathématiques  101


corrigés

Séquence 2
  x + 4  1  2, 5 / 3 2, 5 4
On a : AE  E  et AB  . Ce qui nous donne : x E + 4 = et y E + 1 = ,
 y E + 1 3  4/ 3  3 3

9, 5 1
soit x E = − et y E = .
3 3
Pour obtenir une équation cartésienne de la droite  parallèle
 à (AC) passant par E,
on peut calculer les coordonnées des vecteurs AC et EM où M( x ; y ) est un point
quelconque, et traduire le fait que ces vecteurs doivent être colinéaires pour que
M appartienne à la droite.
 9, 5 
 6 + 4   10    x + 3 
On a : AC   , soit AC   et EM  .
 1+ 1  2  1 
 y− 
 3 
 
Le point M appartient à cette droite si et seulement si AC et EM sont colinéaires,
 1  9, 5 
c’est-à-dire si et seulement si 10 ×  y −  =  x + × 2.
 3  3 
Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite parallèle à (AC) passant
par E :
10 19 29
10 y − = 2x + . Que l’on peut écrire : −2x + 10 y = .
3 3 3
Le point F, point d’intersection de cette droite avec la droite (BC) est le point dont
les coordonnées vérifient les équations des deux droites.
Pour déterminer ces coordonnées, il faut donc résoudre le système d’équations :

2x + 7, 5y = 19 , 5

 29 .
−2x + 10 y = 3

En additionnant membre à membre ces deux équations, on obtient l’équation :


87, 5 5
17, 5y = , ce qui nous donne y = . En remplaçant, dans la deuxième équa-
3 3
tion, y par cette valeur, on obtient :
50 29
−2x + = , ce qui nous donne x = 3, 5.
3 3
 5
Le point F est le point de coordonnées : F  3, 5 ;  .
 3

3. Déterminons d’abord une équation cartésienne de la droite parallèle à (BD) pas-


sant par F.
 
On peut calculer les coordonnées des vecteurs BD et FM où M( x ; y ) est un point
quelconque, et traduire le fait que ces vecteurs doivent être colinéaires pour que
M appartienne à la droite.
 
  3, 5 + 1, 5
  5
   x − 3, 5
On a : BD   , soit BD   et FM  5 .
 −3 − 3  −6   y − 
 3   
Le point M appartient à cette droite si et seulement si BD et FM sont colinéaires,
 5
c’est-à-dire si et seulement si 5 ×  y −  = ( x − 3, 5) × ( −6 ).
 3
Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite parallèle à (BD) passant
par F :
25 88
5y − = −6 x + 21. Que l’on peut écrire : 6 x + 5y = .
3 3

102  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
Déterminons maintenant une équation cartésienne de la droite (DC). Calculons
 
les coordonnées des vecteurs DC et DM où M( x ; y ) est un point quelconque.
 2, 5   x − 3, 5
On a : DC   et DM  .
 4   y +3 
 
Le point M appartient à la droite (DC) si et seulement si DC et DM sont colinéaires,
c’est-à-dire si et seulement si 2, 5 × ( y + 3) = ( x − 3, 5) × 4.
Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (DC) :
2, 5y + 7, 5 = 4 x − 14. Que l’on peut écrire : −4 x + 2, 5y = −21, 5.

Le point K, point d’intersection de la droite parallèle à (BD) passant par F avec


la droite (DC) est le point dont les coordonnées vérifient les équations des deux
droites.
Pour déterminer ces coordonnées, il faut donc résoudre le système d’équations :
 88
6 x + 5 y =
 3 .
−4 x + 2, 5y = −21, 5

18 x + 15y = 88
Ce système est équivalent au système  obtenu en multipliant
−24 x + 15y = −129
les coefficients de la première équation par 3 et ceux de la seconde par 6.

En soustrayant membre à membre ces deux équations, on obtient l’équation :


31
42x = 217, ce qui nous donne x = . En remplaçant, dans la première équation, x
6
par cette valeur, on obtient :
1
93 + 15y = 88, ce qui nous donne y = − .
3
 31 1 
Le point K est le point de coordonnées : K  ; −  .
6 3

4. Comme ABCD est un parallélogramme, le point P d’intersection des droites [AC]


et [BD] est le milieu des segments [AC] et [BD]. On a :

x +x −4 + 6 y +y −1+ 1
xp = A C = = 1et y P = A C = = 0. Ainsi : P(1 ; 0).
2 2 2 2

Il nous reste à montrer que ce point appartient bien à (EK). Pour cela, on peut
montrer que les
 points E, K et P sont alignés, par exemple en montrant que les
vecteurs EK et EP sont colinéaires.
 31 9 , 5   9, 5 
6 + 3 
   25 / 3 
  1+ 3 
  12, 5 / 3

On a : EK   , soit EK   et EP   , soit EP  .
 1 1 −2 / 3  1
 0−   −1/ 3 
− − 
 3 3  3 
Ces vecteurs sont colinéaires si et seulement si leurs coordonnées sont proportion-
25  1   12, 5   2 
nelles, c’est-à-dire si et seulement si : × − = × − . Ce qui est vrai.
3  3   3   3 

Donc le point P appartient bien à la droite (EK) et l’on peut dire que droites (AC),
(EK) et (BD) sont concourantes.

CNED  Première – Mathématiques  103


corrigés

Séquence 2

 3 − 1 −1− 3 
Exercice 3 1. Les coordonnées de E sont : E 
 2
;
2 
( )
, soit E 1; − 2 .

y
La médiane issue de A du triangle ABC est la droite passant par
A et le milieu de [BC], soit la droite (AE).
A
J   1− 1 
1 La droite (AE) a comme vecteur directeur le vecteur AE  ,
 −2 − 1, 5
  0 
 . Un point M( x ; y ) quelconque appartient à cette
H x
I soit AE 
–2 0 1 3 −3, 5    x − 1 
F G droite si et seulement si AE et AM   sont colinéaires,
–1 B  y − 1, 5
c’est-à-dire si et seulement si 0 × ( y − 1, 5) = ( x − 1) × ( −3, 5).
E Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (AE) :
C 0 = x − 1. Que l’on peut écrire : x = 1 (Résultat que l’on pouvait
trouver directement en remarquant que A et E ont même abs-
cisse : 1).

2. a. D
 éterminons les coordonnées du point F milieu du segment [AC].
 1− 1 1, 5 − 3 
On a : F  ; , soit F ( 0 ; − 0 , 75).
 2 2 
La médiane issue de B du triangle ABC est la droite passant par B et le milieu de
[AC], soit la droite (BF).

  0−3 
   −3 

La droite (BF) a comme vecteur directeur le vecteur BF   , soit BF  .
−0 , 75 + 1 0 , 25

Un point M( x ; y ) quelconque appartient à cette droite si et seulement si BF et

  x − 3
BM   sont colinéaires, c’est-à-dire si et seulement si :
 y + 1
( ) ( ) (
−3 × y + 1 = x − 3 × 0 , 25. )
Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (BF) :
−3y − 3 = 0 , 25x − 0 , 75. Que l’on peut écrire : 0 , 25x + 3y = −2, 25.

b. Le point d’intersection des deux médianes est le point G dont les coordonnées
vérifient les équations des deux droites. Pour déterminer ces coordonnées, il
x = 1
faut résoudre le système d’équations :  .
0 , 25x + 3y = −2, 25

La deuxième équation nous donne : 0 , 25 × 1+ 3y = −2, 25. Soit y = − 2, 5 .


3
 2, 5 
Les coordonnées de G sont donc : G  1; −  .
 3 
3. On sait que les deux premières médianes se coupent au point G. Pour savoir si
les trois médianes du triangle ABC sont concourantes, regardons si le point G est
sur la médiane issue de C.
Regardons donc si les points C et G sont alignés avec le milieu du segment [AB].
Déterminons d’abord les coordonnées du point H milieu du segment [AB].
 1+ 3 1, 5 − 1
On a : H  ; , soit H( 2 ; 0 , 25).
 2 2 

104  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
 
Pour montrer que C, G et H sont alignés, montrons que les vecteurs CG et CH
sont colinéaires.
 
 1+ 1   2    2 + 1    3 
On a : CG  2, 5  , soit CG   et CH   , soit CH  .
− + 3  6 , 5 / 3 0 , 25 + 3  3, 25
 3 
6, 5
Ces deux vecteurs sont colinéaires si l’on a : 2 × 3, 25 = 3 × . Ce qui est vrai.
3
Donc C, G et H sont alignés, et les trois médianes du triangle se coupent en G.

Exercice 4 Traversée de rivière


1.

7
rive 2 A
6
c
5
Rivière
4
c
3 n
t
D
2
rive 1
J
1
j
I
–6 –5 –4 –3 –2 –1 0 i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
–1
d
 
2. Résolution par le calcul dans le repère  O ; i , j ( )
a. On a : A(14 ; 6) et rive1: y = 2.
      
0 4 0 + 4 4
b. On a : n   et c   d’où t   soit t  .
2
  0
   2 + 0  2
   
4
c. D’après la propriété 4 du cours, une droite a pour vecteur directeur t   si et
seulement si elle a une équation cartésienne de la forme : 2 
2x − 4 y + e = 0 pour un réel e.
Pour déterminer e, on utilise le fait que le point A appartient à la droite .
Ses coordonnées doivent donc vérifier l’équation de  :
2 × 14 − 4 × 6 + e = 0.
D’où  4 + e = 0 soit e = −4.
Donc 2x − 4 y − 4 = 0 est une équation cartésienne de .
On en déduit son équation réduite :
1
y = x − 1.
2
d. Les coordonnées (xD ; y D ) de D doivent vérifier le système d’équations :
 1
 y = x − 1 soit x = 6
 2  .
y = 2
Ainsi : D 6;2 ( ) 
y = 2

e. En plaçant le point sur le graphique, on vérifie que l’on retrouve bien le point
construit graphiquement au 1.

CNED  Première – Mathématiques  105


corrigés

Séquence 2
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Décomposition d’un vecteur du plan

A  Découvrir
Décomposition d’un vecteur en fonction de deux vecteurs donnés

1. Construction de parallélogrammes
G 1. Pour construire le point D tel que ABDC soit un parallélo-
gramme on construit la parallèle à (AB) passant par C et la
L
parallèle à (AC) passant par B. Ces deux droites se coupent
C
en D.
E 2. Pour construire deux points E et F tels que AEDF soit un
parallélogramme, on procède de la même façon en prenant
D
un point E quelconque.
A
On peut construire deux autres points G et H tels que AGDH
F
soit un parallélogramme puisque, dans le procédé précé-
B dent on prenait « E quelconque ». Il suffit donc de prendre
K
un « autre point E », en l’occurrence G.
On remarque que les trois parallélogrammes construits ont
H même diagonale : [AD].
3. Le point K étant celui placé sur la figure initiale, pour
construire un point L tel que AKDL soit un parallélogramme on construit la
parallèle à (AK) passant par D et la parallèle à (KD) passant par A. Ces deux
droites se coupent en L.

2. Décomposition d’un vecteur en fonction de deux vecteurs


donnés
 our une lecture plus claire, nous ferons une figure pour
P
D F les questions 1 et 2 et une autre pour la question 3.

G 3v 1. Pour décomposer le vecteur

AB en somme de deux vec-

B teurs, l’un colinéaire à u et l’autre colinéaire à v , il suffit
A –3u de construire un parallélogramme dont une diagonale
H
v soit [AB], et dont les côtés soient parallèles et dirigés
2u 
suivant u , et parallèles et dirigés suivant v . On trouve
C
alors un seul parallélogramme possible : AEBF.
v E    
On constate que AE = 2u et AF = 3v .
    
On a donc : AB = AE + AF = 2u + 3v .

2. On procède de même avec le vecteur CD. On obtient le seul
u parallélogramme possible : CGDH.
   
On constate que CG = −3u et CH = v .
    
On a donc : CD = CG + CH = −3u + v .

106  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
  
3. Pour décomposer les vecteurs w et z en fonction de u et
M v , on procède de la même façon en supposant,
  par exemple
  L et M tels que LM = w et deux points
que l’on a deux points

w R et S tels que RS = z .
3,5 v
On obtient les décompositions :
     
w = 0 , 5u + 3, 5v et z = −u − 1, 5v .
L
0,5 u
v

–u
R
z
S

–1,5 v
u

D  S’exercer

Exercice 5 A. Approche graphique


 
1. Les vecteurs u et v forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas

colinéaires.

( )
Pour décomposer graphiquement le vecteur AB dans la base u , v , on construit

le parallélogramme de diagonale [AB] dont les côtés sont parallèles à u et v
(voir figure ci-dessous).
  
On obtient : AB = u + 2v .
     
( ) 1
Les coordonnées du vecteur AB dans la base u , v sont : AB  .
2 

v
B
2v
u

A u

 
2. Les vecteurs u et w forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas colinéaires.
  
 ( )
Pour décomposer graphiquement le vecteur AB dans la base u , w , on construit

le parallélogramme de diagonale [AB] dont les côtés sont parallèles à u et w
(voir figure ci-dessous).
  
On obtient : AB = 4u − 2w .
     
( ) 4
Les coordonnées du vecteur AB dans la base u , w sont : AB  .
−2

CNED  Première – Mathématiques  107


corrigés

Séquence 2

–2w

4u
u A

 
3. Les vecteurs v et z ne forment pas une base du plan puisqu’ils sont colinéaires.
 
4. Les vecteurs z et w forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas colinéaires.
  
( )
Pour décomposer graphiquement le vecteur AB dans la base z , w , on construit
 
le parallélogramme de diagonale [AB] dont les côtés sont parallèles à z et w
(voir figure ci-dessous).
  
4 2
On obtient : AB = − z + w .
3 3     
−4 / 3
( )
Les coordonnées du vecteur AB dans la base z , w sont : AB  .
 2/3 

B
– 43 z

w 2
w
3

B. Approche calculatoire avec des coordonnées


 
1. Les vecteurs u et v forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas colinéaires
(car leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles : 2 × 1 ≠ 0 × 1 ).
    
2
 coordonnées de u sont u  , ce qui signifie que u = 2i .
On sait que les
Donc : i = 0,5u . 0 
     
1
De même on sait que les coordonnées de v sont v  , ce qui signifie que v = i + j .
     1
Donc : j = v − i = v − 0,5u .
       
( )
On peut alors écrire : CD = 2i − j = 2 × 0,5u − v − 0,5u = 1,5u −v .
     
( )
Les coordonnées de CD dans la base u , v sont : CD  .
1,5
 −1
 
2. Les vecteurs v et w forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas colinéaires
(car leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles : 1× (−1) ≠ 2 × 1 ).

108  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
     
Comme pour la question précédente, on a : v = i + j et w = 2i − j .
        1  1 
Cela nous donne : v + w = i + j + 2i − j = 3i . Donc : i = v + w .
3 3
     1  1   2  1 
On en déduit que : j = v − i = v −  v + w  = v − w .
3 3  3 3
    1 1   2  1   
 
On peut alors écrire  : CD = 2i − j = 2  v + w  −  v − w  = w (ce qui pouvait se
3 3  3 3 
   
voir directement avec les coordonnées de CD et de w dans la base i , j . ( )
     

 
( )
Les coordonnées de CD dans la base v , w sont : CD  .
0
 1
 
3. Au vu des coordonnées, z = −2v donc v et z sont colinéaires et ne peuvent
former une base.

Exercice 6 C

F
A
H
K

B
 
1. a. L
 es vecteurs AB et AC peuvent former une base du plan puisqu’ils ne sont pas
colinéaires (les points A, B et C ne sont pas alignés).

b. Puisque (EF) est parallèle à (BC), on est en présence d’une configuration de


   
1 1
Thalès. Comme AE = AB, on a aussi AF = AC.
3 3
    
1 1
On a donc : EF = EA + AF = − AB + AC.
3 3
 
1
2. a. Comme H est le milieu du segment [EF], on a EH = EF.
        2

   


1


(
On a alors : AH = AE + EH = AE + EF = AE + EA + AF .
2

) 1
2
1 1 1 1
Soit : AH = AE + EA + AF = AE + AF.
2 2 2 2
    
1 1 1 1 1 1
Et donc : AH = × AB + × AC = AB + AC.
2 3 2 3 6 6
De la même façon, comme K est le milieu du segment [BC], on a :
 
1
BK = BC.
2
       
1
2
(
1
On a alors : AK = AB + BK = AB + BC = AB + BA + AC .
2
)
     
1 1 1 1
Soit : AK = AB + BA + AC = AB + AC.
2 2 2 2

CNED  Première – Mathématiques  109


corrigés

Séquence 2
 
b. Il est facile de voir, avec les résultats précédents, que AK = 3AH. On en déduit que
les points A, H et K sont alignés (ce qui pouvait se conjecturer en observant la
figure).

 
Exercice 7 1. a. L
 es vecteurs AB et AC peuvent former une base du plan puisqu’ils ne sont pas
colinéaires (les points A, B et C ne sont pas alignés).
 
( )
( ) ( )
b. Comme on prend le repère A ; AB, AC , on a : A 0; 0 , B 1; 0 et C 0; 1 . ( )
Comme I est le milieu du segment [BC], on a : I (0,5; 0,5) .

Comme J est le milieu du segment [CA], on a : J (0; 0,5) .

Comme K est le milieu du segment [AB], on a : K (0,5; 0) .

    
0 −1  −1
2. La droite (BJ) a comme vecteur directeur le vecteur BJ , soit BJ .
0,5 − 0 0,5
 

( )
Un point M x ; y quelconque appartient à cette droite si et seulement si BJ et
 
x − 1
BM  sont colinéaires, c’est-à-dire si et seulement si :
 y − 0
( ) () ( )
−1 × y = x − 1 × 0,5.

Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (BJ) :


−y = 0,5x − 0,5.
  
0,5
La droite (AI) a comme vecteur directeur le vecteur AI . Un point M x ; y
0,5
( )

   
x
quelconque appartient à cette droite si et seulement si AI et AM  sont coli-
y 
() ()
néaires, c’est-à-dire si et seulement si 0,5 × y = x × 0,5. Ce qui nous donne une
équation cartésienne de la droite (AI) : y = x .
Les coordonnées du point G, point d’intersection des droites (AI) et (BJ) vérifient :
 y = x
 .
−y = 0,5x − 0,5

En substituant, dans la deuxième équation, y par x on obtient : −x = 0,5x − 0,5, soit :


1,5x = 0,5.  1 1
1
On obtient donc : x = = y . Le point G a pour coordonnées : G  ; .
3 3 3

3. Pour démontrer que les droites (AI), (BJ) et (CK) sont concourantes, montrons
que la droite (CK) passe par G, et donc que les points C, K et G sont alignés.
        
 0,5 1/ 3 − 0 1/ 3 
On a : CK 0,5 − 0, soit CK   et CG  , soit CG  .
 0 −1   −1   1/ 3 − 1 −2 / 3

 2 1
( )
Ces deux vecteurs sont colinéaires si l’on a : 0,5 × −  = × −1 . Ce qui est vrai.
 3 3
Donc les points C, K et G sont alignés. Les trois droites sont donc concourantes en G.
Les droites (AI), (BJ) et (CK) sont les médianes du triangle ABC. On vient donc de
montrer que, dans un triangle quelconque (et non aplati), les trois médianes sont
concourantes.

110  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Trigonométrie
A  Découvrir
Quelques problèmes d’angles

1. De quel côté ?

1. La construction du triangle équilatéral ABC ne pose pas de problème.

Pour construire le point D, on construit un segment [AR] suffisam-



ment grand et tel que BAR = 30° .

Puis on construit une demi-droite [Rx) telle que ARx = 30° .
On construit alors la droite parallèle à [Rx) passant par B (il n’y en a
qu’une). Cette droite coupe [AR] au point D (voir figure ci-contre).

 mesure 60°.
2. Comme le triangle ABC est équilatéral, l’angle CAB
 mesure 90°.
Donc l’angle CAD
Le triangle ADC est donc un triangle rectangle en A.
Mais que se passe-t-il si l’on trace le segment [AR] au-dessus de (AB)
au lieu de le tracer en-dessous ?
Regardons la figure ci-contre.
Le triangle ACD est-il un triangle rectangle ?
Non !
Autrement dit, ce que l’on obtient dépend de la façon dont on construit

l’angle BAD.

2. Bissectrice ?
1.  La construction est élémentaire (voir
figure).
 = 45° et 
2. Comme l’on a BAC BAD = 45° , on
peut dire que la droite ( AB) est la bissec-

trice de l’angle CAD.
Quant aux points A, C et D, la seule chose que l’on puisse dire est qu’ils forment un
triangle rectangle en A.
Mais que ce passe-t-il si l’on trace le segment [AD] au-dessus de (AB) au lieu de le
tracer en-dessous ?
Regardons la figure ci-contre.
La droite (AB) est-elle encore bissectrice de
?
CAD

CNED  Première – Mathématiques  111


corrigés

Séquence 2
Le triangle CAD est-il un triangle rectangle ?
Non ! Les points A, C et D sont maintenant alignés !

Autrement dit, ce que l’on obtient dépend encore de la façon dont on construit

l’angle BAD.
Ces deux activités montrent qu’il est souvent utile de savoir, lorsqu’on construit un
angle, de quel côté on doit le construire.

D  S’exercer
 2π  π 3 2/3 /3
1. Faux. On a sin   = sin   = .
 3 3 2
 5π   5π  2 0
2. Vrai, cos   = sin   = − .
4  4  2
7/6 –/6
 5π  3
3. Faux, sin   = − . 5/4
 3 2 5/3

 7π   π 1
4. Faux, on a sin   = sin −  = − .
6   6 2

5.  Faux, cos ( x + 5π ) = −cos ( x ).

6. Vrai, sin( 5π − x ) = sin( π − x ) = sin( x ).

7. Vrai, sin( x − π ) = sin( x + π ) = −sin( x ).

8. Faux, cos ( 2π − x ) = cos ( − x ) = cos ( x ).

9. Faux,        


(BA, CA) = ( AB, CA) + π = ( AB, AC) + 2π = ( AB, AC) + 2k π.
   
( ) ( )
10.  Vrai, AB, CA = AB, AC + π + 2k π , propriété 5.
   
( ) ( )
11. Vrai, u , − v = −u , v + 2k π , propriété 5.
     
( )( ) ( )
12. Vrai, car −v , u + u , v = −v , v = π + 2k π.

Exercice 9 1. Donnons un exemple de calcul de conversion de radians en degrés :


9 π rad correspond à 9 π 180
× = 810° .
2 2 π
Donnons un exemple de calcul de conversion de degrés en radians :
π 5π
225° correspond à 225 × = rad.
180 4

Mesures en 9π 13 π 5π 4π 5π −47 π
− − 50
radians 2 6 4 5 9 8

Mesures en 9000
810 −390 225 −144 100 −1057,5
degrés π

112  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
2. Donnons trois exemples de calcul de la mesure principale d’un angle orienté :
21π 20 π 21π 22π 21π
Pour  . On a : < < , soit 10 π < < 11π.
2 2 2 2 2
21π
Et donc : 0 < − 10 π < π.
2
Donc la mesure principale est 21π − 10 π = π .
2 2
L’idée est d’encadrer la valeur par deux multiples consécutifs de π puis d’ajouter
ou de soustraire un multiple de 2π de façon à obtenir une valeur dans ]–π ; π].

19 π 24 π 19 π 18 π 19 π
Pour – . On a : − <− <− , soit − 4 π < − < −3π.
6 6 6 6 6
19π 5π
Et donc : 0 − + 4π = < π.
6 6

21π 19 π 37π 29 π 100 π 47π


Mesures − − − 50
2 6 4 5 3 8

Mesures π 5π 3π π 2π π
− − 50 – 16π
principales 2 6 4 5 3 8

         
( ) ( )( ) ( )( )
Exercice 10 1. On a : v , w = v , u + u , w = − u , v + u , w (relation de Chasles et propriété élé-
mentaire).
 
( )  3π  3π
Par conséquent : v , w = −  −  + + 2k π =
 5 4
27π
20
+ 2k π.

27π
Mais π < ≤ 2π. Donc, pour avoir la mesure principale de l’angle (com-
20
prise  entre    −π  et  π ), il faut soustraire 2π. On a donc :
  27π
v,w =( )
20
− 2π + 2k π = −
13π
20
+ 2k π.
 
La mesure principale de l’angle v , w est donc − ( ) 13π
20
.
   
) ( )
(
2. On a : −u , v = u , v + π + 2k π (propriété élémentaire).
 
Par conséquent : ( −u , v ) = − + π + 2k π = + 2k π.
3π 2π
5 5
 
Comme − π <

5
≤ π , la mesure principale de l’angle −u , v est

5
. ( )
   
( ) ( )
3. On a : u , − w = u , w + π + 2k π (propriété élémentaire).

 
( )
Par conséquent : u , − w = 3π + π + 2k π = 7π + 2k π.
4 4

Mais π < ≤ 2π. Donc pour avoir la mesure principale de l’angle (comprise
4
entre   −π   et   π ), il faut soustraire 2π. On a donc :
  7π
(
u,−w =
4
) π
− 2π + 2k π = − + 2k π.
4
 
(
La mesure principale de l’angle u , − w est donc − π . ) 4

CNED  Première – Mathématiques  113


corrigés

Séquence 2
Exercice 11 1. On a :

( ) ( ) ( ) (
a. cos x + π = cos x + π − 2π = cos x − π = cos π − x = − cos x . )
 π π 
b. sinx −  = − sin − x  = − cos x .
 2 2 

 π   π  π 
c. cos x +  = − cos  π − x +  = − cos  − x  = − sin x .
 2   2  2 

2. On a :

( )
a. cos 11π = cos(π + 5 × 2π) = cos(π) = −1.
 5π   π  π π 3
b. sin  = sin2π −  = sin−  = − sin  = − .
3  3  3 3 2

 17π   7π   7π   π π 3
c. cos −  = cos  − 2 × 2π  = cos   = cos  π +  = − cos   = − .
 6  6  6  6 6 2

 11π   3π   3π   π π 2
d. sin  = sin2π +  = sin  = sin π −  = sin  = .
 4   4  4  4 4 2

3. On a :
 7π   3π   7π   π 3π   7π  π
A = cos   + sin  = cos   + cos  −  = cos   + cos  
8 8  8 2 8  8 8
 π π π π
= cos  π −  + cos   = − cos   + cos   = 0.
 8 8 8 8

 7π  π  π 7π  π  5π − 14 π  π


B = sin   + cos   = cos  −  + cos   = cos   + cos  
5  10  2 5   10   10   10 
 9π  π  9π  π  π   π 
= cos −  + cos   = cos   + cos   = cos  π −  + cos  
 10   10   10   10   10   10 
π π
= − cos   + cos   = 0.
 10   10 

Exercice 12 1. On a : sin2 ( α ) + cos2 ( α ) = 1, donc cos2 ( α ) = 1− sin2 ( α ).

Par conséquent on a : cos ( α ) = 1− sin2 ( α ) ou cos ( α ) = − 1− sin2 ( α ).

2
 3 16
Soit : cos ( α ) = 1−   = = 0, 8 ou cos ( α ) = −0, 8.
 5 25
π 
Comme on sait que α ∈  , π  , on a cos ( α ) ≤ 0.
2 
Donc on a : cos ( α ) = −0, 8.

114  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2

2. On a : sin2 (β ) + cos2 (β ) = 1, donc sin2 (β ) = 1− cos2 (β ).

Par conséquent on a : sin(β ) = 1− cos (β ) ou sin(β ) = − 1− cos (β ).


2 2

2
 1 8 2 2
Soit : sin(β ) = 1−  −  =
2 2
= ou sin(β ) = − .
 3 9 3 3

Comme on sait que β ∈  − π , 0  , on a sin(β ) ≤ 0.


2 2
Donc on a : sin(β ) = − .
3

Exercice 13
–1,2
–1,1

L 1
K
–0,9 A
–0,8
5
–0,7
6
–0,6
D
–0,5
–0,4
–0,3 5
–0,2 3 8
–0,1 8
G 0 O 3 F
–1,2–1,1 1 –0,9–0,8–0,7–0,6–0,5–0,4–0,3–0,2 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2 1,3
–0,1 –
6
–0,2
–0,3

–0,4 3
3
–0,5 –
E 8 H
–0,6
–0,7
5 –0,8

8
–0,9 B
M 1 N
–1,1
C

–1,2

1 π
1. Il y a deux valeurs de x dans −π ; π telles que cos x = . Ce sont les réels −
2 3
π π
et . Les solutions de l’équation sont donc les réels définis par : x = − + 2k π
3 3
π
ou x = + 2k π, k désignant un entier relatif. Ils sont représentés sur le cercle
3
 
trigonométrique par les points A et B de coordonnées respectives  1 ; 3  et
2 2 
  
 1 ; − 3 .
2 2 

CNED  Première – Mathématiques  115


corrigés

Séquence 2

2. Il y a une valeur de x dans −π ; π telle que sin x = −1. Il s’agit du réel − π . Les
π 2
solutions de l’équation sont donc les réels définis par : x = − + 2k π, k désignant
2
un entier relatif. Ils sont représentés sur le cercle trigonométrique par le point C
(
de coordonnées 0 ; − 1 . )
3
3. L’équation 2cos ( x ) + 3 = 0 est équivalente à l’équation cos ( x ) = − .
2
3
On sait qu’il y a deux valeurs dans l’intervalle ]−π ; π] , telles que cos ( x ) = − .
2
Ce sont − 5π et 5π
6 6

L’ensemble des solutions de l’équation sont donc les réels définis par :
5π 5π
x =− + 2k π ou x = + 2k π.
6 6
Elles sont représentées sur le cercle trigonométrique par les points D et E.

4.  L’équation 2sin2 ( x ) = −sin( x ) est équivalente à l’équation 2sin2 ( x ) + sin( x ) = 0 ou

( )
encore à l’équation sin( x ) 2sin( x ) + 1 = 0. On a donc sin( x ) = 0 ou 2sin( x ) + 1 = 0.

On sait qu’il y a deux valeurs dans l’intervalle ]−π ; π] , telles que sin( x ) = 0.

Ce sont 0 et π. Il y a aussi deux valeurs dans le même intervalle telles que


π
)
sin( x = −0, 5. Ce sont − 5π et − .
6
6
L’ensemble des solutions de l’équation sont donc les réels définis par :
5π π
x = 0 + 2k π = 2k π, x = π + 2k π , x = − + 2k π ou x = − + 2k π.
6 6
Elles sont représentées sur le cercle trigonométrique par les points F, G, E et H.

5.  L’équation )
2 cos ( 2x = −1 est équivalente à l’équation cos ( 2x = −) 1
.
2
1
On sait qu’il y a deux valeurs dans l’intervalle  − π , π  , telles que cos ( α ) = − .
2
Ce sont − 3π et 3π .
4 4
L’ensemble des solutions de l’équation sont donc les réels x qui vérifient :

3π 3π
2x = − + 2k π ou 2x = + 2k π.
4 4
Attention ! Ici on a toutes les valeurs de 2x et non celles de x.

Pour obtenir les valeurs de x il nous faut diviser par 2. Mais attention, le terme
2k π doit aussi être divisé par 2.

116  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
3π 3π
L’égalité 2x = −+ 2k π donne donc x = − + k π. Ceci signifie que l’on a un pre-
4 8

mier ensemble de solutions qui regroupe les réels égaux à − à un multiple de
8
π près (soit à un certain nombre de demi-tours près).

On peut laisser les solutions ainsi, mais comme il est plus habituel de donner les

valeurs à un multiple de 2π près (à un certain nombre de tours près), on peut


3π 3π 3π
remarquer que x = − + k π équivaut à x = − + 2k π ou x = − + π + 2k π .
8 8 8
3π 3π 3π
De la même façon l’égalité 2x = + 2k π équivaut à x = + k π. Soit x = + 2k π
4 8 8

ou x = + π + 2k π.
8


L’équation a donc pour ensemble de solutions les réels définis par : x = − + 2k π,
8
5π 3π 5π
x= + 2k π, x = + 2k π ou x = − + 2k π.
8 8 8

Elles sont représentées sur le cercle trigonométrique par les points N, L, K et M.

Exercice 14 1. 

     
( ) ( ) ( 5π
)
a. On a : BC, DC = AD, AB = − AB, AD = − + 2k π  
8
en utilisant les vecteurs égaux du parallélogramme.


   
( ) ( ) 5π 3π
b. On a : BC, BA = π − AB, AD + 2k π = π − =
8 8
+ 2k π car on a des angles complé-

mentaires dans le parallélogramme.

2. 
  1  
( ) (
2
)

a. On a : CA, CD = CB, CD = − + 2k π car la diagonale (CA.
16

est aussi bissectrice de l’angle BCD.

    1  


( ) ( ) (
b. On a : DC, BD = DC, DB + π + 2k π = DC, DA + π + 2k π
2
)
 
(

pour les mêmes raisons. On a donc : DC, BD = − + π + 2k π =
16
13π
16
)+ 2k π.

    1  


( ) ( ) ( )
c. On a : CA, AD = AC, AD + π + 2k π = AB, AD + π + 2k π toujours pour les
2
  5π
( )
mêmes raisons, et donc : CA, AD = + π + 2k π =
16
21π
16
+ 2k π.

CNED  Première – Mathématiques  117


corrigés

Séquence 2
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse

B   Exercices de synthèse
y
Exercice I
R

A
J
1
M

I
–2 O 1 3 x

–1
B
Q

P
C

 
1. L
 es vecteurs AB et AC forment une base du plan puisqu’ils ne sont pas coli-
néaires.
 
Les décompositions des vecteurs AR et AQ dans cette base sont immédiates :
   
AR = − AB et AQ = a AC.
 
On a donc dans le repère A  ;  AB, AC : R ( −1; 0 ) et Q ( 0 ; a ).
( )
 
(
2. Pour cette question, on se placera dans le repère A  ;  AB, AC La droite (RQ) a)
  0 + 1   1
comme vecteur directeur le vecteur RQ   , soit RQ   . Un point M( x ; y ) quel-
a − 0  a 
   x + 1
conque appartient à cette droite si et seulement si RQ et RM   sont coli-
 y − 0
néaires, c’est-à-dire si et seulement si 1× ( y ) = ( x + 1) × a.

Ce qui nous donne une équation cartésienne de la droite (RQ) : y = ax + a.


 0 − 1
  −1

La droite (BC) a comme vecteur directeur le vecteur BC   , soit BC   . Un point
1− 0   1

   x − 1
M( x ; y ) quelconque appartient à cette droite si et seulement si BC et BM  
 y − 0
sont colinéaires, c’est-à-dire si et seulement si ( −1) × ( y ) = ( x − 1) × 1. Ce qui nous
donne une équation cartésienne de la droite (BC) : − y = x − 1.
Les coordonnées du point P, point d’intersection des droites (BC) et (RQ) vérifient :
− y = x − 1
 .
 y = ax + a
118  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 2
En additionnant membre à membre ces deux équations on obtient l’équation :
( )
0 = 1+ a x + a − 1.
1− a
Ce qui nous donne : x = .
1+ a
La première équation nous donne alors :
1− a 1− a 1+ a 1− a − 1− a
−y = − 1= − = .
1+ a 1+ a 1+ a 1+ a
2a 1− a 2a
Et donc : y = . Les coordonnées du point P sont bien : x P = et y P = .
1+ a 1+ a 1+ a
   0 − 0    0 
(
3. En travaillant dans le repère A  ;  AB, AC on a : CQ  )  , soit CQ 
 a − 1
 et
a − 1
  x − 1
BM   . Ces vecteurs sont égaux, donc : x − 1 = 0 soit x = 1 et y = a − 1. Donc :
 y − 0
(
M 1 ; a − 1 . )
 1− a   1− a 
  1+ a − 0 
   1+ a 
   x 
On a : CP   , soit CP   et AN   . Ces vecteurs sont égaux, donc :
 2a   a − 1 y 
 − 1  
 1+ a   1+ a 

1− a a −1  1− a a − 1
x= et y = . Donc : N   ;  .
1+ a 1+ a  1+ a 1+ a 
Montrons que M, N et R sont alignés.
 1− a   2 
  1+ 1    2    1+ a + 1   1+ a 
On a : RM   , soit RM   et RN   , soit RN  .
a − 1− 0  a − 1  a −1   a − 1
 − 0  
 1+ a   1+ a 
a −1 2
Ces deux vecteurs sont colinéaires et seulement si l’on a : 2 × = × (a − 1).
Ce qui est vrai. 1+ a 1+ a

On en déduit que M, N et R sont alignés.



 

Exercice II v
 es vecteurs 1 et v 2 ne sont pas colinéaires donc d’après le cours (propriété 6),
1. L
  
  
 

P peut se décomposer de manière unique sous la forme P = P1 + P2 où P1 = x v 1
  1
et P2 = x v 2 avec x et x réels.
2 1 2

Déterminons x et x en utilisant les égalités sur les coordonnées :


1 2
0  1,5  −0,5
  = x   + x 2  
−7 1 0,5 1,5 
0 = x × 1,5 + x × (−0,5)
soit  1 2 ce qui donne après résolution (par exemple en ajou-
−7 = x1 × 0,5 + x 2 × (1,5)  7
x1 = − = –1,4
 5
tant la 1e ligne multipliée par 3 à la 2nde).  .
x = − 21 = 4,2
 2 5
    
2. On a : F = P + R + S où F est la force résultante à laquelle est soumis le rocher.
           
  
 
a. Comme R = −P2 , on a : F = P + R + S = P1 + P2 − P2 + S = P1 + S = −1,4v 1 + S .

 
Or il existe un réel λ tel que v 1 = λS puisque ces deux vecteurs sont colinéaires
(de même direction, celle de (OS)).
     
Ainsi : F = −1,4 × λS + S = (−1,4λ + 1)S , donc F et S sont bien colinéaires.

CNED  Première – Mathématiques  119


corrigés

Séquence 2
 

b. Pour construire F , on construit un représentant de P1 à l’extrémité de la flèche

de S .

        
1,5 3 2 × 1,5  1
c. On a : v 1   et S   =   donc S = 2v et λ = dans la relation obtenue au
1
a). 0,5 1  2 × 0,5 2

        
1,4  
Ainsi F = − + 1 S = 0,3S d’où F 0,3 × 3 soit F  0,9 .
 2  0,3 × 1   0,3 

3.      
    
( )

a. On a S = 2 v + 0v donc dans v 1
, v 2
,   S  2 . De plus, par définition :
1 2
 0 
  x  
 
x
P  1  et P1  1 .
x  
 2   0 
  
 
  
( )

0,6 .
b. Comme F = 0,3S d’après le 2°)c., on en déduit que dans v 1, v 2 , F  

  0 
 
 
c. Comme F = 0,6v 1 et 0,6 > 0, F est de même sens que v 1. Ainsi, Sisyphe arrivera
bien à commencer son ascension.
4.
a. On a :

     
  
10  2
S1 = 1−  S = 0,9S et S2 = 0,9S1 = 0,9 × 0,9S = 0,9 S .
 100 

b. On a :

  
   
 
 
S1 = 0,9S = 0,9 × 2v 1 + 0v 2 = 1,8v 1 donc S1  1,8 .
 0 
  
 
     
1,62 .
S2 = 0,92 S = 0,81× 2v 1 = 1,62v 1 + 0v 2 donc S2  
 0 
  
 
     n 
Sn = 0,9n S = 0,9n × 2v 1 = 2 × 0,9n v 1 + 0v 2 donc Sn  2 × 0,9 .
 
 0 
5.
a. On a : 
     
 
 
 
 
F1 = P1 + S1 = −1,4v 1 + 1,8v 1 = 0,4v 1 d’où F  0,4 .
1
 0 
   
 
 
   
0,22 .
F2 = P1 + S2 = −1,4v 1 + 1,62v 1 = 0,22v 1 d’où F2  
 0 
De manière générale, après une élévation de n dizaines de mètres :
   
 
 
  
Fn = P1 + Sn = −1,4v 1 + 2 × 0,9n v 1 = (−1,4 + 2 × 0,9n )v 1 + 0v 2
  n 
d’où Fn  −1,4 + 2 × 0,9 .
 
 0 

b. Au début de son ascension, la force de Sisyphe est bien orientée vers le haut de la
 
  
 
( )
colline puisque les abscisses de F , F1 et F2 dans v 1, v 2 sont positives. Le vec-

teur Fn « s’orientera vers le bas » dès que son abscisse x n = −1,4 + 2 × 0,9n devien-
dra négative, il faut donc chercher le plus petit entier n tel que −1,4 + 2 × 0,9n < 0.

120  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
On effectue les calculs des premiers termes à l’aide de la calculatrice ou d’un
tableur et on obtient : n = 4 ( x 3 = 0,058 et x 4 = −0,0878 ).

6. Ainsi Sisyphe retombera systématiquement après une ascension de 40 m de


dénivelé.
Il ne pourra atteindre son but et sortir du cycle infernal que si la colline a une
hauteur inférieure à 40 m. C’est bien le cas lorsque le sommet est à 33 m d’alti-
tude mais dans le cas d’un sommet à 70 m, il restera enfermé dans le cycle des
retombées perpétuelles.

12 g
11
v2
10 Sisyphe retombant de la colline

6
R
5 S
v1
4
S
3 F
P5
h
2 V
1
e
j O H
–1 0 i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
b –1 P2
P
–2

–3
P1
–4

Exercice III 1. Le triangle AOM est isocèle en O.


   
M (
Donc : MA, MO = AO, AM . ) ( )
D’autre part, comme dans tout triangle, on a :
     
( )(
AO, AM + OM, OA + MA, MO = π + 2k π. )( )
   
O
(
Ce qui nous donne : OM, OA + 2 MA, MO = π + 2k π , ) ( )
   
(
et donc : 2 MA, MO = π − OM, OA + 2k π. ) ( )
Puisque M et N sont diamétralement opposés, on a :
 
A B
OM, ON = π + 2k π. ( )
N On peut donc écrire :
           
( ) ( )(
2 MA, MO = OM, ON − OM, OA = OM, ON + OA, OM = OA, ON + 2k π. ) ( )( ) ( )
2.  De façon analogue, le triangle BOM est isocèle en O.
   
( ) (
Donc : MB, MO = BO, BM . )
D’autre part, comme dans tout triangle, on a :
     
( )(
BO, BM + OM, OB + MB, MO = π + 2k π. )( )
CNED  Première – Mathématiques  121
corrigés

Séquence 2
   
( ) ( )
Ce qui nous donne : OM, OB + 2 MB, MO = π + 2k π , et donc :
   
( )
2 MB, MO = π − OM, OB + 2k π. ( )
 
Puisque M et N sont diamétralement opposés, on a : OM, ON = π + 2k π. On peut ( )
donc écrire :
           
( ) ( )( ) (
2 MB, MO = OM, ON − OM, OB = OM, ON + OB, OM = OB, ON + 2k π.)( ) ( )

) (( )) (
         
( )( ) (
3. On a : 2 MA, MB = 2 MA, MO + MO, MB = 2 MA, MO + 2 MO, MB , et donc, en utili- )
sant les résultats précédents :
       
( ) ( )(
2 MA, MB = OA, ON + ON, OB = OA, OB + 2k π. ) ( )
4. Non. Si l’on divise par 2 l’égalité précédente, on obtient :
  1  
( ) (
MA, MB = OA, OB + k π.
2
)
  1  
( ) (
Autrement dit : MA, MB = OA, OB + 2k π
2
)
  1  
( ) (
ou MA, MB = OA, OB + π + 2k π.
2
)

On peut constater que, si le point M est sur l’un des arcs de cercle AB on a :
  1  
( ) (
MA, MB = OA, OB + 2k π ,
2
)

et si M est sur l’autre arc de cercle AB on a :
   
(MA, MB) = 21(OA, OB) + π + 2k π.
Exercice IV 1. E
 n utilisant la propriété de l’exercice précédent, on sait que le point A est sur
 
 ensemble des points N définis par NR, NP = π + 2k π. Or on
un arc de cercle RP,
3
( )
connaît un point de cet arc de cercle, le point K tel que le triangle KRP soit équi-
latéral direct.
On construit ce point, puis le cercle circonscrit au triangle KRP. Le point A est

alors sur le même arc de cercle RP que le point K.
 ensemble des points
De même, on sait que le point A est sur un arc de cercle MR,
  π
( )
N définis par NM, NR = + 2k π. Le centre O de ce cercle est le point de la média-
4
  π
( )
trice de [MR] tel que OM, OR = + 2k π. Il est donc sur le cercle de diamètre [MR].
2

Ce cercle et la médiatrice de [MR] ont deux points en commun, l’un tel que
  π  
( ) 2
π
( )
OM, OR = + 2k π , l’autre tel que OM, OR = − + 2k π. On choisit donc le premier.
2
On peut alors tracer le cercle de centre O et passant par M et R. Le point A est
 qu’il faut identifier (l’autre correspond aux point
alors sur l’un des deux arc MR
 
( 3π
)
N tels que NM, NR = − + 2k π ).
4
On a ainsi déterminer le point A comme intersection de deux arcs.

122  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 2
2. Construction du point A sur la figure ci-dessous.

A
K

O P

CNED  Première – Mathématiques  123


  Corrigé de la séquence 3 séquence

Corrigés Corrigés 3

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Formes canoniques
A  Découvrir
Approche de la notion de forme canonique
1. Forme canonique
  
a. Pour tout réel x, 2x 2 − 10x + 12 = 2x 2 − 5x + 6.
  
2 2 2
 2   5   5   5  25
b. Pour tout réel x, x − 5x  = x −  −   = x −  − .
   2 2  2 4
On a, ici, regardé l’expression en x comme le début d’un carré et on a compensé
 5 2  5 2
le carré dans x −  en trop en soustrayant   .
 2 2
c. Pour tout réel x,
 2 
2  2    5  25 
f (x ) = 2x − 10x + 12 = 2x − 5x + 6 = 2x −  − + 6.
  
 2  4 

d. Pour tout réel x,


 2   2  2
 5  25 24   5  1   5  1
f (x ) = 2x −  − +  = 2x −  −  = 2 x −  − .
 2  4 4   2  4   2  2
  

2. Applications
On a :
   
( ) ( )
2 2
x 2 + 6x − 8 = x 2 + 6x  − 8 =  x + 3 − 32  − 8 = x + 3 − 17.
   
 2 2
 2   7   7    7 2 49
2    
x − 7x + 5 = x − 7x  + 5 = x −  −    + 5 = x −  − + 5
 
 2   2    2 4

 7 2 29
= x −  − .
 2 4
 9   3 
6x 2 + 9x − 1 = 6x 2 + x  − 1 = 6x 2 + x  − 1
 6   2 
 2 2
 3   3    3 2 9
= 6x +  −    − 1 = 6 x +  − 6 × − 1
 4   4    4 16

 3 2 27  3 2 35
= 6 x +  − − 1 = 6 x +  − .
 4 8  4 8
CNED  Première – Mathématiques  125
corrigés

Séquence 3

D  S’exercer

Exercice 1 1. Rappel
2
 b ∆
ax 2 + bx + c = a x +  − .
 2a  4a

a. A(x ) = x 2 − 2x − 8
b −2 2 ∆ 36
Ici a = 1, b = −2, c = −8, = = −1, ∆ = (−2) − 4 × 1× (−8) = 36 et = = 9.
2a 2 ×1 4a 4
On a alors : A(x ) = x 2 − 2x − 8 = 1× (x − 1)2 − 9 = (x − 1)2 − 9.

b. B (x ) = x 2 + 22x + 121
b 22 2 ∆
Ici a = 1, b = 22, c = 121, = = 11, ∆ = (22) − 4 × 1× 121 = 0 et = 0.
2a 2 × 1 4a
2 2
On a alors : B (x ) = x + 22x + 121 = (x + 11) .

Remarque
On aurait pu trouver ce résultat en observant l’identité remarquable :

(a + b )
2
= a2 + 2ab + b 2 avec a = 1 et b = 11.

c. C (x ) = x 2 + 4x + 18
b 4 ∆ −56
Ici a = 1, b = 4, c = 18, = = 2, ∆ = 42 − 4 × 1× 18 = −56 et = = −14.
2a 2 × 1 4a 4
( )
2
On a alors : C (x ) = x 2 + 4x + 18 = x + 2 + 14.

2. On a :
 2 2
2  2 5    5  5 
D (x ) = −2x − 5x − 1 = −2  x + x  − 1 = −2  x +  −   − 1
 2   4  4 
 
 2  2 2
 5 25  5 25  5  17
= −2   x +  −  − 1 = −2  x +  + − 1 = −2  x +  + .
 4 16   4 8  4 8
 

 2 2
2  2   3   3  
E (x ) = x + 3x − 10 = x + 3x − 10 = x +  −    − 10
   2   2  
 
 2 
 3  9   3 2 9  3 2 49
= x +  −  − 10 = x +  − − 10 = x +  − .
 2  4   2 4  2 4
 

 2 2
2  2   1  1 
F (x ) = x − x − 1 = x − x − 1 = x −  −    − 1
   2   2  
 
 2  2 2
 1 1   1 1  1 5
= x −  −  − 1 = x −  − − 1 = x −  − .
 2  4   2 4  2 4
 

126  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3

Exercice 2 On considère la fonction f définie sur R par f ( x ) = x 2 + x – 12 (Forme A).

2
 1 49 1 49
1. On a :  x +  − = x 2 + x + − = x 2 + x − 12 = f ( x )
 2 4 4 4
( x − 3)( x + 4) = x 2 − 3x + 4 x − 12 = x 2 + x – 12 = f ( x ).
2
 1 49
On a bien obtenu f ( x ) =  x +  − (Forme B) et f ( x ) = ( x − 3)( x + 4 ) (Forme C).
 2 4

2. La forme A, f ( x ) = x 2 + x − 12, permet de calculer facilement l’image de 0, de 1 et


de −1 :  
f (0 ) = −12, f (1) = 12 + 1− 12 = −10 et f ( −1) = ( −1)2 + ( −1) − 12 = −12.
2
 1 49
La forme B, f ( x ) =  x +  − , permet de calculer facilement l’image de 0, de
 2 4
1 1
− et de  :
2 2

2 2
 1 49 1 49  1  1 1 49 49 49
f (0 ) =  0 +  − = − = −12, f  −  =  − +  − = 0 − = −
 2 4 4 4  2  2 2 4 4 4

2
 1  1 1 49 49 45
et f   =  +  − = 12 − = – .
 2  2 2 4 4 4

La Forme C, f ( x ) = ( x − 3)( x + 4 ), permet de calculer facilement l’image de 3 et de


−4 : dans chacun de ces cas une parenthèse est nulle donc f ( 3) = f ( −4 ) = 0.

3.
a. Pour résoudre l’équation f ( x ) = –12 on utilise la Forme A, ainsi :

f ( x ) = −12 ⇔ x 2 + x − 12 = −12
                   ⇔ x 2 + x = 0
                   ⇔ x ( x + 1) = 0
                   ⇔ x = 0  ou  x + 1 = 0
                   ⇔ x = 0  ou  x = –1.

Ainsi :  = {0 ; −1}.
49
b. Pour résoudre l’équation f ( x ) = − on utilise la Forme B, ainsi :
4
2
49  1  49 49
f (x ) = − ⇔ x +  − = −
4  2 4 4
2
 1
⇔ x +  = 0
 2
1
⇔x+ =0
2
1
⇔x =− .
2

 1
Ainsi :  = −  .
 2

CNED  Première – Mathématiques  127


corrigés

Séquence 3

c. Pour résoudre l’équation f ( x ) = 0 on utilise la Forme C :


f ( x ) = 0 ⇔ ( x − 3)( x + 4) = 0
⇔ x − 3 = 0 ou x + 4 = 0
⇔ x = 3 ou x = −4.
Ainsi :  = {3 ; − 4}.
45
d. Pour résoudre l’équation f ( x ) = − on essaye d’utiliser la Forme B :
4
2
45  1 49 45
f (x ) = − ⇔x +  − = −
4  2 4 4
2
 1
⇔  x +  − 1 = 0.
 2

Comme 1 = 12 on reconnaît une différence de carrés et :

45  1    1 
f (x ) = − ⇔  x +  − 1  x +  + 1 =0
4  2   2 
 1  3
⇔x − x +  = 0
 2  2
1 3
⇔ x − = 0 ou x + = 0
2 2
1 3
⇔ x = ou x = − .
2 2

 1 3
Ainsi :  =  ; −  .
2 2

Exercice 3

Fonction f g h k l m n

1. Le trinôme est toujours strictement


V ? F F F F F
positif

2. Le trinôme est toujours strictement


F ? F V F F F
négatif

3. L’équation f (x) = 0 a deux solutions F ? V F F V V

4. L’équation f (x) = 0 a une seule solution F ? F F V F F

5. L’équation f (x) = 0 n’a pas de solution V ? F V F F F

6. On peut déterminer facilement l’abscisse


du sommet de la parabole qui représente V V V V V V V
la fonction

7. On peut déterminer facilement


l’ordonnée du sommet de la parabole qui V F F V V V F
représente la fonction

128  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3

  f ( x ) = 2( x − 3)2 + 5 cette forme canonique permet de savoir que 1. V : le trinôme


est toujours strictement positif donc 2. F, 3. F, 4. F, 5. V ; et les coordonnées du
sommet de la parabole sont (3 ; 5) donc 6. V et 7. V.

  g ( x ) = 7x 2 − 3x + 0, 5 : forme développée donc peu de renseignements, on peut seu-


lement déterminer facilement l’abscisse du sommet de la parabole :
−b −( −3) 3
α= = = .
2a 14 14

  h ( x ) = 4( x − 5)( x − 7)  : sous cette forme factorisée, on constate que l’équation


h (x) = 0 possède les deux solutions 5 et 7 ; la courbe est une parabole qui coupe
l’axe des abscisses en deux points, donc le trinôme change de signe, d’où les
réponses 1. F, 2. F, 3. V, 4. F, 5. F.

L’abscisse du sommet de la parabole peut sembler difficile à déterminer, on ré-


pond alors 6. ? ; mais si on pense que ce sommet est sur l’axe de symétrie  de la
parabole, que les deux points de la parabole d’abscisses 5 et 7 qui sont sur l’axe
des abscisses sont symétriques par rapport à , on trouve que tout les points de
5+7
() sont tels que x = = 6  : c’est l’abscisse du sommet de la parabole.
2

  k ( x ), l ( x ) et  m( x ) sont des formes canoniques : k ( x ) est toujours strictement né-
gatif et l’équation k ( x ) = 0 n’a donc pas de solution  ; −8 est la seule solution
de l ( x ) = 0 ; on reconnaît que m( x ) est la différence de deux carrés  ; donc on
pourrait factoriser et on trouverait deux solutions. Dans les trois cas, on peut
lire les coordonnées du sommet de la parabole, on trouve respectivement :
(−7 ; − 11), (−8 ; 0) et (−4 ; − 1).

2
  n ( x ) = 5x − 6 x  : c’est une forme développée, mais on s’aperçoit qu’on peut faci-
lement factoriser par x. On a les mêmes réponses que pour la fonction h, l’abs-
cisse du sommet de la parabole peut être déterminée comme dans le premier
−b −( −6 ) 6 3
cas : α = = = = .
2a 2 × 5 10 5

Exercice 4 On cherche une fonction du second degré dont les racines sont −2 et 3. Comme on

a observé que la forme factorisée donne facilement les racines d’un trinôme, on
détermine la fonction f utilisant le produit ( x − ( −2))( x − 3), soit ( x + 2)( x − 3).

Mais, pour x = 0, ce produit est égal à −6. En multipliant par 5, on obtient la valeur
demandée.

La fonction f définie par f ( x ) = 5( x + 2)( x − 3) vérifie bien les trois conditions de l’énoncé.

CNED  Première – Mathématiques  129


corrigés

Séquence 3
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Equations du second degré

A  Découvrir
Nombre de solutions d’une équation du second degré
L’ordonnée du sommet de la parabole représentant la fonction f définie sur R par


f ( x ) = ax 2 + bx + c , est égale à − avec ∆ = b 2 − 4ac .
4a

Signe de a : + Signe de a : −

Signe ou valeur − Signe ou valeur


de y S  : +
de y S :

Signe de −4a : − Signe de −4a : +


j
x1 j
x1 0 x2
i Signe ou valeur 0 x2 Signe ou valeur
+ i +
de ∆  : de ∆  :
Nombre de Nombre de
2 2
solutions : solutions :
Signe de a : + Signe de a : −

Signe ou valeur Signe ou valeur


0 α 0
de y S  : j de y S  :
0
i
Signe de −4a  : − Signe de −4a : +
j
0 α Signe ou valeur Signe ou valeur
i 0 0
de ∆  : de ∆  :
Nombre de Nombre de
1 1
solutions : solutions :
Signe de a : + Signe de a : −

Signe ou valeur Signe ou valeur −


+ j
de y S  : 0 de y S  :
i

Signe de −4a : − Signe de −4a : +


j
0 Signe ou valeur − Signe ou valeur −
i de ∆  : de ∆  :
Nombre de Nombre de
0 0
solutions : solutions :

On peut conjecturer que :

  si le discriminant ∆ est strictement positif, l’équation f ( x ) = 0 possède deux so-


lutions distinctes ;

  si le discriminant ∆ est nul, l’équation f ( x ) = 0 possède une seule solution ;

   si le discriminant ∆ est strictement négatif, l’équation f ( x ) = 0 n’a pas de solution.

130  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3

D  S’exercer
a. On a :
2x 2 − 12x + 18 = 0 ⇔ 2(x 2 − 6x + 9) = 0 ⇔ x 2 − 6x + 9 = 0
⇔ (x − 3)2 = 0 ⇔ x − 3 = 0 ⇔ x = 3

( )
2
Ici, on a reconnu une identité remarquable  : le développement de x − 3 . On

pouvait aussi utiliser le discriminant : ∆ = 0 donc l’équation admet une unique


−b −(−12)
solution = = 3.
2a 2×2
= 3 . {}
b. On a :

x 2 − 25 = 0 ⇔ (x − 5)(x + 5) = 0 ⇔ x − 5 = 0 ou x + 5 = 0
⇔ x = 5 ou x = −5

La factorisation était ici évidente, il était donc inutile de calculer le discriminant.

{
 = −5 ; 5 . }
c. On a :
3x 2 − 4x = 0 ⇔ x (3x − 4) = 0 ⇔ x = 0 ou 3x − 4 = 0
4
⇔ x = 0 ou x =
3
La factorisation était ici évidente, il était donc inutile de calculer le discriminant.
 4 
 = 0 ;  .
 3 

d. Calculons le discriminant de cette équation x 2 + 4x + 2 = 0.

On a : ∆ = 42 − 4 × 1× 2 = 8 > 0. L’équation admet donc deux racines :

−b − ∆ −4 − 8 −4 − 2 2 −b + ∆
x1 = = = = −2 − 2 et x1 = = −2 + 2.
2a 2 2 2a

{
 = −2 − 2 ; − 2 + 2 . }
e. Calculons le discriminant de cette équation 9x 2 − 12x + 4 = 0.

On a : ∆ = (−12)2 − 4 × 9 × 4 = 0. L’équation admet donc une unique racine :

−b −(−12) 2
= = .
2a 2×9 3

( )
2
On pouvait aussi reconnaitre le développement de 3x − 2 .

 2 
 =  .
 3 

CNED  Première – Mathématiques  131


corrigés

Séquence 3
Exercice 6

20
18
16
14
12
10
f
8
6
4
2
–10 –9 –8 –7 –6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
–2
–4
–6
–8
g
–10
–12
–14

( )
Le point M x ; y appartient aux deux courbes si et seulement si y = f(x) = g(x).
Résolvons l’équation f(x) = g(x). On a :

f (x ) = g (x ) ⇔ x 2 − x − 2 = −x 2 + 3x + 14 ⇔ 2x 2 − 4x − 16 = 0.

Calculons le discriminant de cette équation :

∆ = (−4)2 − 4 × 2 × (−16) = 144.

Ce discriminant étant strictement positif, l’équation 2x 2 − 4x − 16 = 0 admet les deux


solutions :

−(−4) − 144 4 − 12 −(−4) + 144 4 + 12


x1 = = = −2 et x 2 = = = 4.
2×2 4 2×2 4

De plus, f (−2) = g (−2) = 4 et f (4) = g (4) = 10.

Les points d’intersection de ces courbes sont donc : A(−2 ; 4) et B(4 ; 10).

Exercice 7 1. Le réel x peut prendre toutes les valeurs comprises entre 0 et 5. En effet, on a
AH ≤ 5 et AH ≥ 0 . L’ensemble cherché est  f = [0 ; 5].
hauteur × base
2. On rappelle que l’aire d’un triangle est égale à : .
2
Pour le triangle AHG, une hauteur est, par exemple AH et la base associée est
AG.
Or AH = x et AG = AD − DG puisque G appartient à [AD]. Ainsi : AG = 7 − x .

On en déduit l’aire de AHG : x (7 − x ) .


2
Avec un raisonnement analogue on obtient l’aire du triangle HBE : x (5 − x ) .
2
3. Notons d’abord que les triangles AHG et ECF sont, pour des raisons de symétrie
rectangles et ont les mêmes dimensions. Ils ont donc la même aire. Il en est de
même pour les triangles HBE et FGD.

132  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3
L’aire du quadrilatère EFGH est égale à l’aire du rectangle ABCD diminuée de
l’aire des quatre triangles cités ci-dessus.
Aire du rectangle est : 7 × 5 = 35.
Aire totale des quatre triangles est :
x (7 − x ) x (5 − x )
2× +2× = x (7 − x ) + x (5 − x ) = −2x 2 + 12x .
2 2
L’aire du quadrilatère EFGH vaut donc : 35 – (–2x2 + 12x).

On a donc pour tout x de f , f (x ) = 2x 2 − 12x + 35.

4. Cette fonction est une fonction trinôme du second degré avec : a = 2, b = −12 et
c = 35.
−b −(−12)
Comme a > 0, elle admet un minimum atteint en = = 3 et ce minimum
vaut : 2a 2×2

∆ b 2 − 4ac (−12)2 − 4 × 2 × 35 136


− =− =− = = 17.
4a 4a 4×2 8

En conclusion, l’aire est minimale pour x = 3 cm et vaut 17 cm2.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Factorisation et signe du trinôme

A  Découvrir
Lien entre signe du trinôme et signes de a et de ∆

Graphique
La parabole  coupe-t-elle
Signe Signe Signe de ax 2 + bx + c comparé
l’axe des abscisses ?
de a de ∆ au signe de a
Si oui, quel est le nombre de point(s)
d’intersection ?

x −∞ x1 x2 +∞

Oui ax 2 + bx + c + 0 – 0 +
j
2 points a>0 ∆>0
x1 0 x2 a + + +
i d’intersection

Le trinôme ax 2 + bx + c a le même signe


que a sauf entre les racines.

CNED  Première – Mathématiques  133


corrigés

Séquence 3

x −∞ x1 x2 +∞

Oui ax 2 + bx + c – 0 + 0 –
x1 j 2 points a<0 ∆>0
0 x2 d’intersection a – – –
i

Le trinôme ax 2 + bx + c a le même signe


que a sauf entre les racines

Oui
1 point a>0 ∆=0 Le trinôme ax 2 + bx + c a toujours le même
j
d’intersection signe que a.
0
i
α

j α
0
i Oui
1 point a<0 ∆=0 Le trinôme ax 2 + bx + c a toujours le même
d’intersection signe que a.

Non a>0 ∆<0 Le trinôme ax 2 + bx + c a toujours le même


j
signe que a.
0
i

j
0
i

Non a<0 ∆<0 Le trinôme ax 2 + bx + c a toujours le même


signe que a.

On peut donc conjecturer la propriété : le trinôme ax 2 + bx + c est toujours du signe


de a sauf entre les racines si elles existent.

 Remarque 
Cette phrase s’applique, sans inconvénient, au(x) cas éventuel(s) où le trinôme
s’annule ; en effet, on rappelle que la phrase «  ax 2 + bx + c est positif » signifie
«  ax 2 + bx + c ≥ 0 ».

134  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3

D  S’exercer

Exercice 8 Rappel
Le signe d’un trinôme dépend de ∆ et de a.
2
1. Etude du signe de f (x ) = 2x − 3x + 4.
  a = 2, b = −3 et c = 4.

  On observe que a est positif.

( )
2
∆ = −3 − 4 × 2 × 4 = −23.
  On a : ∆ < 0, donc le trinôme ne s’annule jamais et est de signe constant, celui de a.

  Le trinôme est strictement positif pour tout x de R.

2. Etude du signe de g (x ) = x 2 − 4x + 3.
  a = 1, b = −4 et c = 3.

  On observe que a est positif.

( )
2
∆ = −4 − 4 × 1× 3 = 4.

  On a : ∆ > 0, donc le trinôme est du signe de a à l’extérieur des racines x1 et x 2 .

−b − ∆ −(−4) − 2 2 −b + ∆ −(−4) + 2 6
x1 = = = = 1 et x 2 = = = = 3.
2a 2 ×1 2 2a 2 ×1 2
  Le trinôme est donc positif sur −∞ ; 1 ∪ 3 ; +∞ et négatif sur [1 ; 3].

3. Etude du signe du trinôme h(x ) = −2x 2 + 12x − 18.

  a = −2, b = 12 et c = −18.

  On observe que a est négatif.

∆ = 122 − 4 × (−2) × (−18) = 0.

  On a  : ∆ = 0, donc le trinôme est de signe constant, celui de a et s’annule en


b
− = 3.
2a

  Le trinôme est négatif pour tout x de R.

Exercice 9 1. a. 2x 2 + x − 1 > 0
On a : a = 2, b = 1 et c = −1. Alors : ∆ = 12 − 4 × 2 × (−1) = 9 > 0, le trinôme a donc deux
−1− 9 −1+ 9 1
racines : x1 = = −1 et x =
2
= .
2×2 2×2 2
Le trinôme est du signe de a à l’extérieur des racines et du signe contraire de a
à l’intérieur. Or a = 2 > 0.
1 
On a donc : 2x 2 + x − 1 > 0 ⇔ x ∈ −∞ ; − 1  ∪  ; +∞.
2 

CNED  Première – Mathématiques  135


corrigés

Séquence 3
Remarque
1
On a exclu les valeurs −1 et car on cherche les valeurs de x pour lesquelles le
2
trinôme est strictement positif.
1 
 = −∞ ; − 1  ∪  ; +∞.
2 
b. 4x 2 − 36x + 81 ≤ 0
2
On a : a = 4,  b = −36 c = 81. Alors : ∆ = (−36) − 4 × 4 × 81 = 0, le trinôme est du signe
b 36 9
de a partout et s’annule en − = = .
2a 8 2
Ici a = 4 > 0, on a donc pour tout réel x, 4x 2 − 36x + 81 ≥ 0, l’inéquation proposée
admet donc une solution.
 9 
 =  .
 2 

c. −5x 2 − 6x − 1 ≥ 0

On a : a = −5, b = −6 et c = −1. Alors : ∆ = (−6)2 − 4 × (−5) × (−1) = 16.

−b − ∆ 6 − 16 1 −b + ∆
Le trinôme a deux racines : x1 = = =− et x 2 = = −1.
2a 2 × (−5) 5 2a
Comme a < 0, le trinôme est négatif à l’extérieur des racines et positif à l’intérieur
de celles-ci.
 1
 = −1; − .
 5 
Inéquations d. et e.
Méthode
  Rendre le second membre nul.

  Vérifier d’abord qu’il s’agit bien d’une inéquation du second degré.

  Le membre de gauche correspond-il à une identité remarquable ?

  Y a-t-il une factorisation simple ?

Sinon
  Chercher les éventuelles racines et faire un tableau du signe du trinôme.

  Lire les solutions de l’inéquation.

d. (2x − 3)(x − 1) > x 2 − 3x + 2


  On rend le second membre nul

L’inéquation est équivalente à :


2x 2 − 2x − 3x + 3 > x 2 − 3x + 2 soit à

x 2 − 2x + 1 > 0.

  Il s’agit bien d’une équation du second degré avec :


a = 1, b = −2 et c = 1.

  On cherche les racines de ce trinôme. On reconnait une identité remarquable :

( )
2
x 2 − 2x + 1 = x − 1 .

136  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3
Le trinôme a donc une seule racine : 1 (le discriminant est donc nul).
Le trinôme est du signe de a, partout et s’annule en 1.
 = −∞ ; 1 ∪ 1; +∞.
Remarque
On exclut la valeur 1 car le trinôme doit être strictement positif, donc non nul.
e. 2x 2 − 3x + 1 > −x + 4.

  On rend le second membre nul.


L’inéquation est équivalente à 2x 2 − 3x + 1+ x − 4 > 0 soit à 2x 2 − 2x − 3 > 0.
  Il s’agit bien d’une inéquation du second degré avec a = 2, b = −2 et c = −3.

  On utilise le théorème du signe du trinôme.

∆ = b 2 − 4ac = (−2)2 − 4 × 2 × (−3) = 28.


On a : ∆ > 0, donc le trinôme admet deux racines.

x1 =
−b − ∆
=
( )
− −2 − 28
=
2−2 7
=
(
2 1− 7 ) = 1− 7
et
2a 2×2 2×2 2×2 2

x2 =
−b + ∆
=
( )
− −2 + 28
=
2+2 7
. =
1+ 7
2a 2×2 2×2 2
D’après le théorème du signe du trinôme, dans le cas où ∆ > 0, le trinôme est du
signe de a seulement à l’extérieur des racines, or ici a est positif, donc le trinôme
est positif sur :
   
−∞ ; 1− 7  ∪ 1+ 7 ; +∞.
 2   2 

   
1− 7  1+ 7
Donc :  = −∞ ; ∪ ; +∞.
 2   2 

Exercice 10 1. L’abscisse x d’un point d’intersection de la courbe  h et la droite  vérifie :


h(x ) = x − 1.

On résout alors l’équation : −x 2 + 3x + 14 = x − 1.


On rend le second membre nul : −x 2 + 3x − x + 14 + 1 = 0 soit  −x 2 + 2x + 15 = 0.
On a : a = −1, b = 2 et c = 15.
2
  Alors : ∆ = 2 − 4 × (−1) × 15 = 64.

  L’équation admet donc deux solutions :

−b − ∆ −2 − 64 −2 − 8 −b + ∆ −2 + 8
x1 = = = 5 et x 2 =
= = = −3.
2a 2 × (−1) −2 2a −2
Les points d’intersection ont pour abscisses −3 et 5 et pour ordonnées respectives :
y 1 = 5 − 1 = 4 et y 2 = −3 − 1 = −4.

Les points d’intersection de la courbe  h et la droite  sont 5 ; 4 et −3 ; − 4 . ( ) ( )


2. Rappel
Pour étudier la position relation de deux représentations graphiques associées aux
fonctions g et h, on étudie le signe de h(x ) − g (x ).

CNED  Première – Mathématiques  137


corrigés

Séquence 3

La courbe  h est associée à la fonction h définie par h(x ) = −x 2 + 3x + 14.


La droite est associée à la fonction g définie par : g (x ) = x − 1.
On étudie donc le signe de h(x ) − g (x ), c’est-à-dire celui de −x 2 + 2x + 15.

Pour étudier le signe de −x 2 + 2x + 15, on doit calculer et nous intéresser au signe de a.


Ce qui a déjà été fait dans la question 1.
On a alors le tableau de signe ainsi que la position relative de la courbe et de la droite.
Avec x 2 = −3 et x1 = 5, on a :

x −∞ x2 x1 +∞

Signe de Signe de a : < 0 Signe de –a : > 0 Signe de a : < 0


h(x ) − g (x )

Position relative  est en-dessous de   au-dessus de   h en-dessous de 


h h

Conclusion

sur Les intervalles −∞ ; − 3  et  5 ; +∞, la courbe  h est en-dessous de la droite,

et au-dessus sur −3 ; 5 .

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse

B   Exercices de synthèse

Exercice I 1. Pour tout x de R ,

   
( ) ( ) ( )
2 2 2
f (x ) = −x 2 + 4x − 1 = − x 2 − 4x  − 1 = −  x − 2 − 4 − 1 = − x − 2 + 4 − 1 = − x − 2 + 3  ;
   

   2 
( ) ( )
2
g (x ) = −1,5x 2 + 3x − 1,5 = −1,5x 2 − 2x  − 1,5 = −1,5 x − 1 − 1 − 1,5 = −1,5 x − 1 .
   

(on pouvait aussi reconnaître une identité remarquable en écrivant :


 
−1,5x 2 + 3x − 1,5 = −1,5 x 2 − 2x + 1 ) ;
 

   
( ) ( )
2 2
h(x ) = −2x 2 − 12x − 19 = −2x 2 + 6x  − 19 = −2 x + 3 − 9 − 19 = −2 x + 3 − 1.
   

138  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3
2. La forme canonique nous permet de déterminer facilement les sommets des
fonctions trinômes.

Rappel

( )
2
Si F (x ) = a x − α +β alors la parabole représentant F a pour sommet S α ; β . ( )
Les coordonnées des sommets sont :
  pour la fonction f, (2 ; 3) ;

( )
  pour la fonction g, 1; 0  ;

  pour la fonction h, (−3 ; − 1) .

Ainsi, la courbe  4 représente f, la courbe  3 représente g et la courbe  2 repré-


sente h.

3. La parabole  1 a pour sommet le point de coordonnées −2 ; 3 . ( )


Cette courbe représente donc une fonction k définie par une expression de la forme :

( )
2
k (x ) = a x + 2 + 3.

( )
D’autre part, le point B −1; 5 appartient à cette courbe donc :

( )
2
a −1+ 2 + 3 = 5 soit a = 2.

( )
2
Ainsi,  1 a pour équation : y = 2 x + 2 + 3.

Exercice II Dans chaque cas, on va travailler avec la forme la plus adaptée aux données.
1. Ici, on connaît le sommet S (3 ; 2) de la parabole , on va donc utiliser la forme
canonique.

( )
2
La parabole aura donc une équation de la forme : y = a x − 3 + 2.
Il reste à déterminer le nombre réel non nul tel que la parabole 3 passe par le point
A (4 ; 3).

( )
2
On cherche donc le nombre a solution de l’équation a 4 − 3 + 2 = 3 dont la solution
unique est a = 1.

( )
2
Une seule parabole convient donc, celle d’équation y = x − 3 + 2.

2. Ici, la parabole 3 coupe l’axe des abscisses aux points d’abscisses –2 et 1 : on


connaît les racines du trinôme, on utilise donc la forme factorisée.

Rappel

Si x1 et x 2 sont les racines du trinôme, alors la parabole a pour équation :


(
y = a x − x1 x − x 2 . )( )
La parabole aura donc une équation de la forme y = a x − −2 ( ( )) (x −1) soit :
( )( )
y = a x + 2 x −1 .

Il reste à déterminer le nombre réel a non nul tel que la parabole 3 coupe l’axe des
ordonnées au point d’ordonnée 6.
( )( )
On cherche donc le nombre a solution de l’équation 6 = a 0 + 2 0 − 1 dont la solution
unique est a = −3.

CNED  Première – Mathématiques  139


corrigés

Séquence 3
Une seule parabole convient donc, elle a pour équation :

( )( )
y = −3 x + 2 x − 1 .

3. La parabole 3 passe par l’origine et par les points B et C de coordonnées res-


pectives (1 ; 1) et (3 ; 0). Ici, c’est la forme développée qui est efficace.

En effet, on cherche une équation de la forme y = ax 2 + bx + c et, comme l’origine


appartient à la parabole, on obtient 0 = a × 02 + b × 0 + c , ce qui impose c = 0.
Reste à trouver les coefficients a et b, les points B et C qui sont sur la parabole
vont donner deux équations et on pourra résoudre le système formé par les deux
équations.
La condition sur le point B équivaut à l’équation 1 = a × 12 + b × 1+ c , soit a +b = 1.
La condition sur le point C équivaut à 0 = a × 32 + b × 3 + c , soit 9a + 3b = 0 ou encore
3a + b = 0.
On résout donc le système (on utilise la méthode par substitution) :
  
 a +b = 1
qui équivaut à  b = 1− a soit  b = 1− a .
 3a + b = 0  3a + (1− a) = 0  2a + 1 = 0
1 3
Ce système possède un seul couple solution : a = − et b = .
2 2
1 2 3
Une seule parabole convient donc, elle a pour équation y = − x + x .
2 2
 Remarque 
Pour les réponses 1) et 2)  : on n’impose pas la forme de la réponse, on peut gar-
der la forme canonique ou la forme factorisée, on n’est pas obligé de développer.

Exercice III 1.
 2
a. On a : X 2 = x 2  = x 4 .
  
X = x2
b. Résoudre l’équation (E) revient donc à résoudre le système  .
 X 2 − 5X + 6 = 0

On résout donc l’équation (E’) : X 2 − 5X + 6 = 0.

( )
2
c. Pour (E’), qui est une équation du second degré, on trouve ∆ = −5 − 4 × 1× 6 = 1. Le
discriminant est strictement positif et ∆ = 1, il y a donc deux racines qui sont :

−(−5) − 1 −(−5) + 1
X1 = = 2 et X 1 = = 3.
2 2
d. Mais c’est x que l’on cherche, on utilise donc la première équation du système de
la question b. : X = x 2 , avec les deux valeurs trouvées en résolvant (E’).

On a : x 2 = 3 ⇔ x = 3 ou x = − 3 et x 2 = 2 ⇔ x = 2 ou x = − 2.

Conclusion {
L’équation possède quatre solutions et  = − 3 ; − 2 ; 2 ; 3 . }
2. On observe que x est un facteur commun, on met alors x en facteur pour se rame-
ner à une équation produit.
 
5x 3 + 3x 2 − 8x = 0 ⇔ x 5x 2 + 3x − 8  = 0 ⇔ x = 0 ou 5x 2 + 3x − 8 = 0.
 

140  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3

Reste à résoudre l’équation 5x 2 + 3x − 8 = 0. On a  : ∆ = 32 − 4 × 5 × (−8) = 169 et


∆ = 169 = 13.
−b − ∆ −3 − 13 8 −3 + 13
On a alors : X = = =− et X 2 = = 1.
1 2×5
2a 2×5 5
 5 
Finalement,  = − ; 0 ; 1 .
 8 
3.
a. Pour x = 1, on trouve 13 − 13 × 1+ 12 = 0, donc 1 est solution de cette équation (ou
racine du polynôme).

b. Pour déterminer trois réels a, b et c tels que, pour tout réel x, on ait l’égalité
 
 ( )
x 3 − 13x + 12 = x − 1 ax 2 + bx + c ,

on développe et on réduit le produit ; on obtient

(x −1) ax 2 + bx +c  = ax 3 + bx 2 +cx − ax 2 − bx −c = ax 3 + (b − a)x 2 + (c − b)x −c.


On alors :
 
( )
x 3 − 13x + 12 = x − 1 ax 2 + bx + c  pour tout x de R
 
soit

x 3 − 13x + 12 = ax 3 + (b − a)x 2 + (c − b )x − c
si

 a =1
 b −a = 0
 .
 c − b = −13
 −c = 12

ce qui est équivalent à



 a =1
 b =a =1
 .
 c = b − 13 = −12
 c = −12

 
 ( )
Donc, on a l’égalité : x 3 − 13x + 12 = x − 1 x 2 + x − 12,

Vocabulaire On a répondu à la question en « identifiant » les coefficients des deux polynômes :


x 3 − 13x + 12 et ax 3 + (b − a)x 2 + (c − b )x − c .
On dit qu’on a utilisé la méthode par identification.

 Remarque 
Pour résoudre une équation, il est intéressant de se ramener à un produit nul
en factorisant. Une propriété, qui est hors programme, assure qu’il est pos-
sible de factoriser par x − 1 un polynôme pour lequel 1 est une racine. Comme
cette propriété n’est pas au programme, la forme de la factorisation vous a été
donnée.

CNED  Première – Mathématiques  141


corrigés

Séquence 3

c. On peut maintenant résoudre l’équation (E) : x 3 − 13x + 12 = 0.


On a :
 
( )
x 3 − 13x + 12 = 0 ⇔ x − 1 x 2 + x − 12 = 0 ⇔ x − 1 = 0 ou x 2 + x − 12 = 0.
 

Pour l’équation du second degré x 2 + x − 12 = 0, on trouve ∆ = 12 − 4 × 1× (−12) = 49.

−1− 49
Comme ∆ est strictement positif, il y a deux racines qui sont : x1 = = −4
2 ×1
−1+ 49
et x 2 = = 3.
2 ×1

Donc
 
( )
x 3 − 13x + 12 = 0 ⇔ x − 1 x 2 + x − 12 = 0 ⇔ x = 1 ou x = −4 ou x = 3.
 


{
 = −4 ; 1 ; 3 . }

Exercice IV 1. On cherche x, abscisse d’un (éventuel) point M appartenant aux deux courbes  1
et  2 . On note y l’ordonnée de M.

Le point M appartient simultanément à  1 et  2 si, et seulement, si :

x 2 − 3x + 2 = −x 2 + 4x − 3 et y = x 2 − 3x + 2
On a :

x 2 − 3x + 2 = −x 2 + 4x − 3 ⇔ 2x 2 − 7x + 5 = 0.

Equation du second degré avec a = 2, b = −7 et c = 5.

Pour cette équation du 2nd degré,

∆ = (−7)2 − 4 × 2 × 5 = 9.


 − −7 − 9 ( )
 x1 = =1
L’équation admet donc deux solutions :  2×2 .

 x =
− −7 + 9 5
=
( )
 1 2×2 2
5 3 
( )
Les deux courbes ont deux points d’intersection, ce sont les points M 1; 0 et M' ; .
2 4 
2
2. Pour étudier les positions relatives, on étudie le signe de la différence 2x − 7x + 5.

Si 2x 2 − 7x + 5 > 0, alors  1 est au-dessus de  2 . Sinon, c’est le contraire.

Ici a = 2 > 0. Le trinôme est du signe de a à l’extérieur des racines x1 et x 2 .


5 
On a donc pour x ∈ −∞ ; 1∪  ; +∞,  1 est au-dessus de  2 .
 2 
 5
Pour x ∈ 1; ,  2 .est au-dessus de  1 .
 2 

142  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 3
3.
6

1

S
–1
M’

M
0
–2 –1 1 2 3 4 5
S’

–1

–2

–3

–4
2

–5

–6

–7

CNED  Première – Mathématiques  143


corrigés

Séquence 3
Exercice V 1. Comme on a un quotient, on détermine les signes du numérateur et du dénomi-
nateur.

Le discriminant du trinôme x 2 + 3x − 4 est ∆ = 32 − 4 × 1× (−4) = 25. Comme ∆ est stric-


−3 − 25
tement positif, le trinôme a deux racines qui sont  : x1 = = −4 et
2 ×1
−3 + 25
x2 = = 1.
2 ×1

Comme le coefficient a du trinôme vaut 1, a est positif et donc le trinôme x 2 + 3x − 4


est positif à l’extérieur des racines et négatif à l’intérieur des racines.
5
Au dénominateur, −2x + 5 change de signe pour x = . Comme le coefficient direc-
2
teur (−2) est négatif, l’ordre des signes est + 0 − .
On obtient le tableau suivant.

x −∞ −4 1 2,5 +∞

x 2 + 3x − 4 + 0 − 0 + +

−2x + 5 + + + 0 −

f(x) + 0 − 0 + −

x 2 + 3x − 4
2. O
 n peut alors lire l’ensemble des solutions de l’inéquation ≥ 0 sur la
dernière ligne du tableau. −2x + 5

 5
 = −∞ ; − 4 ∪ 1; .
 2 

144  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 4  séquence

Corrigés Corrigés 4

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Médiane, quartiles, diagramme en boîte

A   Découvrir
Fréquences cumulées croissantes, introduction des quartiles et déciles

Nombre de
voyages en 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
autobus : xi
Effectif 3 3 5 7 6 9 5 4 5 3
Effectif cumulé
3 6 11 18 24 33 38 42 47 50
croissant : ni
Fréquence en % 6% 6% 10 % 14 % 12 % 18 % 10 % 8% 10 % 6%
Fréquence
cumulée 6% 12 % 22 % 36 % 48 % 66 % 76 % 84 % 94 % 100 %
croissante en %

1. L’effectif total est de 50.


2. Le nombre moyen de voyages en bus par personne pendant la semaine écoulée
est :
3 × 1+ 3 × 2 + 5 × 3 + 7 × 4 + 6 × 5 + 9 × 6 + 5 × 7 + 4 × 8 + 5 × 9 + 3 × 10
x= = 5,56.
50

3. Le nombre de personnes ayant utilisé exactement 3 fois le bus est 5 ce qui


5
correspond à une fréquence de soit 0,1 ou encore 10 %.
50
4.
5. Les personnes ayant utilisé au plus 3 fois le bus sont les personnes ayant utilisé
le bus 1, 2 ou 3 fois. Ils sont au nombre de 3 + 3 + 5 = 11.
6.

7. La fréquence de personnes ayant utilisé au plus trois fois le bus pendant la


11
semaine écoulée est soit 0,22 ou encore 22 %.
50
8.
9. Après avoir complété la troisième ligne du tableau, les effectifs cumulés croissants
montrent que la médiane est égale à 6 : en effet, on doit calculer la demi-somme de
la 25e et de la 26e valeurs de la série qui sont toutes les deux égales à 6.
10. Les fréquences cumulées croissantes indiquent que la plus petite valeur q du
caractère pour laquelle au moins 25 % des données ont une valeur inférieure à
q est q = 4, puisque pour q = 3, la fréquence cumulée croissante est égale à 22 %,
inférieure à 25 %, et que pour q = 4, la fréquence cumulée croissante dépasse
25 % (elle vaut 36 %). Donc le premier quartile est 4.

CNED  Première – Mathématiques  145


corrigés

Séquence 4
11. De même la plus petite valeur q’ pour laquelle au moins 75 % des données ont
une valeur inférieure à q’ est q’ = 7, puisque pour q’=6, la fréquence cumulée
croissante est égale à 66 %, inférieure à 75 %, et que pour q’=7, elle dépasse
75 % (elle vaut 76 %). Donc la valeur cherchée est 7.

D  S’exercer

Exercice 1

Nombre d’appels xi 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Nombre de nuits ni 14 70 155 185 205 150 115 65 30 5 1 5

Effectifs cumulés
14 84 239 424 629 779 894 959 989 994 995 1000
croissants
Fréquences cumulées
0,014 0,084 0,239 0,424 0,629 0,779 0,894 0,959 0,989 0,994 0,995 1
croissantes

1. Il y a 1 000 nuits, 1 000 est un nombre pair, donc pour déterminer la médiane on
doit faire la demi-somme du nombre d’appels de la 500e nuit et de la 501e . On
observe que, pour ces deux nuits, il y a eu le même nombre d’appels, c’est donc
ce nombre qui est la médiane : 4.
Les fréquences cumulées croissantes montrent que la plus petite valeur de la
série pour laquelle au moins 25 % des données lui sont inférieures est 3 car il y
a 23,9 % des données qui sont inférieurs à 2, mais il y a 42,4 % des données qui
sont inférieurs à la valeur suivante qui est 3, donc Q1 = 3.
De même, la plus petite valeur de la série pour laquelle au moins 75 % des don-
nées lui sont inférieures est 5, donc Q2 = 5.

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

2. Pour déterminer la médiane et les quartiles de la série statistiques, on complète le


tableau par les effectifs cumulés croissants et les fréquences cumulées croissantes.

Nombre
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
d’appels xi
Nombre de
1 7 155 185 205 150 115 65 30 5 14 68
nuits ni
Effectifs
cumulés 1 8 163 348 553 703 818 883 913 918 932 1000
croissants
Fréquences
cumulées 0.001 0.008 0.163 0.348 0.553 0.703 0.818 0.883 0.913 0.918 0.932 1
croissantes

146  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 4
Il y a 1 000 nuits, 1 000 est un nombre pair, donc pour déterminer la médiane on
doit faire la demi-somme du nombre d’appels de la 500e nuit et de la 501e. On
observe que, pour ces deux nuits, il y a eu le même nombre d’appels, c’est donc
ce nombre qui est la médiane : 4.

Les fréquences cumulées croissantes montrent que la plus petite valeur de la


série pour laquelle au moins 25 % des données lui sont inférieures est 3 car il y
a 16,3 % des données qui sont inférieurs à 2, mais il y a 34,8 % des données qui
sont inférieurs à la valeur suivante qui est 3, donc Q = 3.
1
De même, la plus petite valeur de la série pour laquelle au moins 75 % des don-
nées lui sont inférieures est 6, donc Q2 = 6.

3.

Pharmacie 2

Pharmacie 1

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Le responsable n’étudie pas complètement la comparaison des deux diagrammes


en boites.
Certes, dans les deux pharmacies, la médiane est identique et donc durant 50 %
des nuits, il n’y a pas plus de 4 appels par nuit. Cependant le troisième quartile
est différent dans les deux pharmacies. Ainsi, durant 25  % des nuits, il y a au
moins 6 appels par nuit pour la pharmacie 1 et au moins 5 appels par nuit pour
la pharmacie 2.
Les diagrammes ne nous permettent de voir précisément la répartition de la
charge des appels au-delà de 6 appels par nuit pour la pharmacie 1 et de 5 ap-
pels par nuit pour la pharmacie 2. Le couple (médiane, quartiles) ne suffit pas à
représenter en totalité le fonctionnement d’une entreprise.

Nous pourrions calculer le nombre moyen d’appels par nuit pour la pharmacie
1 ( x = 4 ) et pour la pharmacie 2 ( x = 4,76 ) et ainsi remarquer que le nombre
moyen d’appels par nuit pour la pharmacie 2 est supérieur à celui de la pharma-
cie 1, caractéristique d’un surplus d’activité.

Une étude plus précise du tableau des effectifs nous permet de faire l’observa-
tion suivante.

Durant 6 nuits sur 1 000, la pharmacie 1 doit répondre à au moins 10 appels par
nuit.

Tandis que la pharmacie 2 doit répondre à au moins 10 appels par nuit durant 82
nuits sur 1 000 !

Donc la plainte de nuits très chargées pour la pharmacie 2 est clairement ob-
servée.

CNED  Première – Mathématiques  147


corrigés

Séquence 4
Exercice 2 1. Effectifs cumulés et fréquences cumulées

Seconde A

Temps en heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[

Nombres d’élèves 1 2 3 8 8 8

Effectifs cumulés
1 3 6 14 22 30
croissants

Fréquences cumulées
0,03 0,1 0,2 0,47 0,73 1
croissantes

Seconde B

Temps en heures [0 ; 2[ [2 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 21[ [21 ; 35[

Nombres d’élèves 6 9 9 3 2 1

Effectifs cumulés
6 15 24 27 29 30
croissants

Fréquences cumulées
0,2 0,5 0,8 0,9 0,97 1
croissantes

2. Courbes des fréquences cumulées de la seconde A et de la seconde B.

Fréquence
NG
1 M
G
Seconde B L
0,9
K
0,8
F Seconde A
0,7

0,6
J
0,5
E
0,4

0,3

0,2
I D

C
0,1
B Nbre d’heures devant la TV
H
A
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37

148  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 4
3. Estimation graphique de la médiane et les quartiles de la seconde A

Fréquence
NG
1 M
G
Seconde B L
0,9
K
0,8
F Seconde A
0,7

0,6
J
0,5
E
0,4

0,3

0,2
I D

C
0,1
B Nbre d’heures devant la TV
H
A
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37
Q1 = 8,7 Me = 13 Q3 = 22

4. Pour la seconde B.

Fréquence
NG
1 M
G
Seconde B L
0,9
K
0,8
F Seconde A
0,7

0,6
J
0,5
E
0,4

0,3

0,2
I D

C
0,1
B Nbre d’heures devant la TV
H
A
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37
Q1 = 2,3 Me = 4 Q3 = 7,4

CNED  Première – Mathématiques  149


corrigés

Séquence 4
5.
Fréquence
NG
1 M
G
Seconde B L
0,9
K
0,8
F Seconde A
0,7

0,6
J
0,5
E
0,4

0,3

0,2
I D

C
0,1
B Nbre d’heures devant la TV
H
A
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37
Q1 = 2,3 Me = 4 Q3 = 7,4 Q1 = 8,7 Me = 13 Q3 = 22

Durant la semaine écoulée :

a) Au moins 75 % des élèves de la seconde B sont


Vrai (Q3 = 7,4)
restés au plus 8 heures devant leur télévision
b) A
 u moins 50 % des élèves de la seconde A sont
Vrai (Me = 13)
restés plus de 12 heures devant leur télévision
Faux car 6 élèves de la Seconde B sont restés au
c) 2 4 élèves de la Second B sont restés au moins 8 moins 8 heures devant leur télévision
heures devant leur télévision Voir tableau des Effectifs cumulés croissants de la
seconde B
d) S
 eulement 6 élèves de la Seconde A sont restés
Vrai
au plus 8 heures devant leur télévision
Faux car cela dépend des valeurs des quartiles. En
effet supposons que l’intervalle interquartile de la
e) L
 ’écart interquartile de la Seconde A est plus
Seconde A soit [ 24 ; 30 ]. L’écart interquartile est
grand que celui de la seconde B donc 50 %
égal à 6 ) et que celui de la Seconde B soit [ 2 ; 6 ].
des élèves de la seconde A regardent moins la
L’écart interquartile est égal à 4 ) et pourtant, 50 %
télévision que ceux de la seconde B
des élèves de la seconde A regardent nettement
plus la télévision que ceux de la seconde B
f) L
 e troisième quartile de la seconde B est inférieur
au première quartile de la seconde A donc 75 %
des élèves de la seconde B ont un temps passé Vrai
devant la télévision inférieur à celui de 75 % des
élèves de la seconde A.
g) S
 elon Médiamétrie, le temps moyen passé par jour Vrai
devant la télévision, pour un français de 4 ans et
Il y a 76 ans de 4 ans à 80 ans.
plus, a explosé en 2011 à 3 h 47 ! Nouveau Record !
Le nombre d’heures passées lors d’une vie devant
Si nous estimons l’espérance de vie à 80 ans, une
la télévision est environ de
personne regardant environ 3 h 47 par jour la
télévision passera plus de 11 ans de sa vie devant 3,75 × 365 × 76 = 104025 heures soit 4 335 jours ce
le petit écran !!! qui correspond à plus de 11.

150  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 4
Exercice 3 1. Pour le 1er athlète.
Il a réalisé 25 sauts donc la médiane est la 13e longueur soit 4,95 m.
Le 1er quartile est la 7e valeur : Q1 == 4,95.
4,95.
Le 3e quartile est la 19e valeur : Q3 = 5.
Pour le 2nd athlète.
Il a aussi réalisé 25 sauts donc la médiane est la 13e longueur soit 4,90 m.
Le 1er quartile est la 7e valeur : Q1 = 4,75.
Le 3e quartile est la 19e valeur : Q3 = 5,05.

2.
1er sauteur

2nd sauteur

4,6 4,7 4,8 4,9 5 5,1 5,2

Comme pour le premier sauteur, on a complété le tableau et on trouve  :


Médiane = 4,90, Q1 = 4,70 et Q3 = 5,05.
Les deux diagrammes en boîte sont assez différents.
Pour le premier sauteur (diagramme du haut) la « boîte » n’est pas très large, ses
performances entre les deux quartiles sont donc très concentrées, alors que, pour
le deuxième sauteur (diagramme du bas), les performances sont plus dispersées,
aussi bien les performances extrêmes que les performances situées entre les deux
quartiles.
On peut aussi déterminer les écarts interquartiles (ce sont les largeurs des boîtes).
Pour le premier sauteur, on a Q3 – Q1 = 5 – 4,95 = 0,05 et pour le deuxième sauteur,
on a Q3 – Q1 = 5,05 – 4,70 = 0,35.
Donc pour le premier sauteur, 50 % des performances autour de la médiane sont
dans un intervalle d’amplitude de 0,05 alors que, pour le deuxième sauteur cette
amplitude est égale à 0,35.
Tout ceci permet de dire que les performances du premier sauteur sont beaucoup
plus régulières que celles du second.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Moyenne, écart-type

A  Découvrir
Approche de la notion d’écart-type

1. La moyenne des températures minimales est x = 9 , 8.

CNED  Première – Mathématiques  151


corrigés

Séquence 4
2. Dans le tableau suivant on indique les différences avec la moyenne (on dit aussi
l’ « écart à la moyenne »).

Température
8,8 12,2 13,5 12,7 8,5 7,7 5,2
minimale en °C : xi
Ecart : xi – x –1 2,4 3,7 2,9 –1,3 –2,1 –4,6

La somme de ces différences est nulle, donc la moyenne de ces différences est
nulle.
3. On a complété le tableau et la moyenne de ces carrés vaut environ 8,0171 ainsi
V ≈ 8,0171.

Température
8,8 12,2 13,5 12,7 8,5 7,7 5,2
minimale en °C : xi
Ecart : xi – x –1 2,4 3,7 2,9 –1,3 –2,1 –4,6
Carré de l'écart à la
1 5,76 13,69 8,41 1,69 4,41 21,16
moyenne : (xi – x )2

4. L’écart-type s est égal à la racine carrée de la variance, donc, pour les tempéra-
tures minimales,
s ≈ 2,83.
5. On détermine la moyenne des températures maximales : x' ≈ 18 , 46.
Puis on trouve la variance V’ ≈ 0,757 et l’écart-type s’ ≈ 0,87 de la série statistique
des températures maximales.
On avait obtenu l’écart-type s des température minimales : s ≈ 2,83.
On constate que s’ est inférieur au tiers de s, s’ est beaucoup plus petit que s, cela
nous indique que la série des températures maximales est plus régulière que la
série des températures minimales.
Mais bien sûr, comme l’étude n’est faite que sur 7 jours, cela s’observe aus-
si directement sur les données. Cette activité, avec seulement 7 données dans
chaque série, permet de comprendre les définitions de la variance et de l’écart-
type qui seront efficaces quand les données seront très nombreuses.

D  S’exercer

Exercice 4 1. Si le cinquième devoir est noté 15, quelle sera sa nouvelle moyenne ?

Le cinquième devoir est noté 15, pour connaître la nouvelle moyenne, on a besoin
de la somme des cinq notes. On sait que la moyenne aux quatre premiers devoirs
est 12. Or, dans le cours, on a vu que « la moyenne multipliée par l’effectif est égale
à la somme des valeurs de la série », donc 12 × 4 = 48 est la somme des notes des
quatre premiers devoirs. La somme des cinq notes est donc 48 + 15 =63, la nouvelle
63
moyenne est = 12, 6.
5

2. Quelle note doit-il obtenir au 5e devoir pour obtenir 13 de moyenne ?


n +n +n +n
La moyenne avant le 5e devoir est 12 donc : x = 1 2 3 4 = 12.
4
152  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 4

Donc la somme des 4 premières notes est n1 + n2 + n3 + n4.= 4 × 12.

Avec un 5e devoir dont la note est x, la moyenne est 13. Nous devons résoudre
l’équation suivante :
n1 + n2 + n3 + n4 + x
= 13
5

soit 4 × 12 + x = 13 ce qui donne 48 + x = 65 et donc x = 17.


5

3. On note x la note obtenue au 5e devoir puis f(x) la moyenne obtenue en tenant


compte de la note du 5e devoir.

a. On a : f(x)= 48 + x .
5
1
b. La fonction f est un fonction affine dont le coefficient directeur est positif donc
5
f est croissante sur l’intervalle [0 ; 20]. Le nombre x est la note obtenue au 5e
devoir (ainsi x est comprise entre 0 et 20).

x 0 20
f(20) f(20) = 13,6
f(x) f(0) = 9,6
f(0)

4. Quelle est la note minimale du cinquième devoir pour que la moyenne aux cinq
devoirs soit au minimum égale à 13 ?
48 + x
Pour répondre à cette question, on résout l’équation : f (x ) ≥ 13 soit ≥ 13.
5
Cette équation est équivalente à 48 + x ≥ 65, soit à x ≥ 17. Il suffit donc à l’élève
d’avoir au moins 17.

Exercice 5 1. Pour le premier sauteur, on trouve : x = 4 , 952 et s ≈ 0, 091.


Pour le deuxième sauteur, on trouve : x' = 4 , 9 et s' ≈ 0 , 188.

2. La moyenne du second sauteur est légèrement inférieure à celle du premier.


L’écart-type des performances du second sauteur est supérieur à l’écart-type des
performances du premier, cela signifie que les performances du second sont moins
régulières que celles du premier (on peut bien sûr ici l’observer sur les données car
il y en a seulement 25, mais, dans la pratique des statistiques où les effectifs sont
très grands, il est utile d’avoir de telles informations).
Ces indicateurs permettent de faire des comparaisons statistiques des perfor-
mances des deux sauteurs, mais d’autres critères peuvent compléter ces com-
paraisons, par exemple, le second sauteur a atteint plus souvent 5,20 m, la plus
grande des hauteurs…

CNED  Première – Mathématiques  153


corrigés

Séquence 4
Exercice 6 1. On obtient x = 4 et s ≈ 1, 93.

2. L’intervalle [ x − s ; x + s ] est à peu près l’intervalle [2,07  ; 5,93], il y a


185 + 205 + 150 = 540 nuits pour lesquelles le nombre d’appels appartient à cet
intervalle, c’est-à-dire 54 % des 1 000 nuits.

3. De même, l’intervalle [ x − 2s ; x + 2s ], est à peu près l’intervalle [0,14 ; 7,87], et il


y a 70 + 155 + 185 + 205 + 150 + 115 + 65 = 945 nuits pour lesquelles le nombre d’appels
appartient à cet intervalle, c’est-à-dire 94,5 % des 1000 nuits.
Cet intervalle [ x − 2s ; x + 2s ], centré à la moyenne et dont l’amplitude est égale à
4 fois l’écart-type, contient presque la totalité des effectifs : c’est généralement
le cas et cela permet de compléter la description de la série statistique.

4. L’ algorithme détermine le pourcentage de nuits pour lesquelles le nombre d’ap-


pels appartient à l’intervalle [ x − s ; x + s ].

Il suffit de remplacer  x − s ; x + s  par  x − 2s ; x + 2s . pour répondre à la


troisième question.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse

B   Exercices de synthèse

Exercice I 1. La liste des notes obtenues par la classe au premier trimestre a pour médiane
10,5, les quartiles sont 8 et 14, puis la moyenne est 10,77 et l’écart-type vaut 3,77.

2. Pour le second trimestre la médiane est 11, les quartiles sont 9 et 13, la moyenne
est 10,77 et l’écart-type vaut 2,82.

Second trimestre

Premier trimestre

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20

154  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 4
3. Les moyennes des deux trimestres sont identiques.
Moyenne T1 Moyenne T1
– Écart type T1 Moyenne T1 + Écart type T1

7 7,5 8 8,5 9 9,5 10 10,5 11 11,5 12 12,5 13 13,5 14 14,5 15

Moyenne T2 Moyenne T2 Moyenne T2


– Écart type T2 + Écart type T2

L’écart-type du second trimestre est inférieur à celui du premier, on peut en déduire


que les notes du second trimestre sont moins dispersées que les notes du premier
trimestre.
La comparaison des médianes et des quartiles permet de préciser un peu plus les
différences entre ces deux séries de notes.
La médiane du second trimestre est supérieure à celle du premier trimestre, l’aug-
mentation de la médiane (qui partage la série ordonnée en deux parties de même
effectif) indique une progression du maximum des notes de la première moitié de
la série.
De même le premier quartile du second trimestre est supérieur à celui du premier
trimestre, ce qui indique que le maximum des notes qui forment le premier quart
de la série ordonnée, a augmenté.
On observe donc une amélioration des notes les plus basses.
Comme la moyenne n’a pas évolué, on prévoit que cela est compensé par l’évolution
des notes les plus élevées : en effet, le troisième quartile a diminué.

Exercice II A. Etude d’une fonction


1. On trouve : x = 6 et l’écart-type σ = 1,58.

2.
a. On a :
S (x ) = (x − 5)2 + (x − 7)2 + (x − 8)2 + (x − 4)2
= x 2 −10x + 25 + x 2 −14x + 49 + x 2 −16x + 64 + x 2 −8x + 16
= 4x 2 −48x + 154.

b. Tableau de variation de la somme S.


b −48
On a : α = − =− = 6 et β = S (α) = 10.
2a 8

x −∞ 6 +∞
f(x)

f (6) = 10

c. Le réel x pour lequel la somme S(x) est minimale est 6. Nous pouvons en déduire
que la moyenne x est la valeur en laquelle S(x) est minimale

La variance est : V =
S x( ).
n
CNED  Première – Mathématiques  155
corrigés

Séquence 4
B. Démonstration

1. On a :

() ( ) ( ) + (x − x 3 ) = x 2 − 2x × x1 + x12 + x 2 − 2x × x2 + x22 + x 2 − 2x × x 3 + x 32
2 2 2
S x = x − x1 + x − x 2
 
= 3x 2 − 2x × (x1 + x 2 + x 3 ) + x12 + x 22 + x 32 
 
= Ax 2 + Bx + C .

(
où A = 3, B = −2 x1 + x 2 + x 3 ) 2 2 3
et C = x1 + x 2 + x 3 .

2. La fonction S est une fonction trinôme du second degré, elle admet donc un extre-

mum au point d’abscisse : −B =


− −2 x1 + x 2 + x 3 ( )(
x +x +x
= 1 2 3 = x.
)
2A 2× 3 3

3. Il s’agit d’un minimum car : A = 3 > 0.

C. Variance

Par définition : V =
S x ( ) . Alors :
3

( ) = A × (x ) + B × x + C = 3(x ) − 2(x + x
2 2

V=
S x 1 2 )
+ x3 × x +C

3 3 3

( ) ( 3)
2 2 3×x ×x
C
= x − + (car x1 + x 2 + x 3 = 3 × x )
3
2
+ x 22 + x 32
= (x ) − 2(x ) +
2 x 2
1
3
x 2 + x 22 + x 32
(x ) .
2
= 1 −
3

156  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 5  séquence

Corrigés Corrigés 5

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Variables aléatoires, lois de probabilité


A  Découvrir
Approche de la notion de variables aléatoires
1. La séquence PFP est un exemple d’issue de cette expérience aléatoire.
Toute liste de trois lettres choisies parmi P et F est un exemple d’issue de cette
expérience aléatoire.
2.
P

3. L’éventualité « Pile » peut ne pas se produire : dans ce cas « Face » sort trois fois
et le gain est de :
1+1+1=3.
L’éventualité « Pile » peut ne sortir qu’une fois : dans ce cas,  « Face » sort deux
fois et le gain est de :
2+1+1 = 4.
L’éventualité « Pile » peut sortir deux fois : dans ce cas, « Face » ne sort qu’une
fois et le gain est de :
2+2+1=5.
L’éventualité « Pile » peut sortir trois fois : dans ce cas, le gain est de :
2+2+2=6.
Les différents gains possibles sont : 3, 4, 5 et 6 euros.

CNED  Première – Mathématiques  157


corrigés

Séquence 5
4. L’événement « Gagner 3 euros » correspond à : « Obtenir F et Obtenir F et Obtenir F »,
sa probabilité es donc :
1 1 1 1
× × = .
2 2 2 8
La probabilité de gagner 3 euros est de 1 .
8
L’événement « Gagner 4 euros » correspond à : « Obtenir P et Obtenir F et Obtenir
F » ou « Obtenir F et Obtenir P et Obtenir F » ou « Obtenir F et Obtenir F et Obtenir
P », sa probabilité est donc :
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 3
× × + × × + × × = 3× = .
5. 2 2 2 2 2 2 2 2 2 8 8

Gain 3 4 5 6
Issue(s) FFF PFF FPF PPF PFP FPP PPP
favorable(s) à ce FFP
gain

Probabilité 1 3 3 1
d’obtenir ce gain 8 8 8 8

{ }
On a bien une loi de probabilité car les probabilités pi pour i dans 3 ; 4 ; 5 ; 6 sont
comprises entre 0 et 1 et leur somme est bien égale à 1. On a ainsi déterminé la loi
de probabilité du gain.

D  S’exercer

Exercice 1 On tire au hasard un petit cube, on utilise donc la loi équirépartie.

Il y a 27 petits cubes, donc la probabilité d’être tiré pour chacun des petits cubes
1
est égale à .
27
▶  1 seul cube n’a aucune de ses faces peintes : le cube du centre.

▶ 6 cubes ont exactement une face peinte : ceux dont une face est le centre d’une
face du gros cube. C’est pourquoi, il y en a autant que de faces dans un cube.

▶  12 cubes ont exactement deux faces peintes : ceux dont une arête se trouve au
milieu d’une arête du gros cube.

C’est pourquoi, il y en a autant que d’arêtes dans un cube.

▶ 8 cubes ont exactement trois faces peintes : ceux dont un sommet est un som-
met du gros cube. C’est pourquoi, il y en a autant que de sommets dans un cube.

1. La variable X est égale au nombre de faces peintes sur le petit cube tiré.
On obtient donc la loi de probabilité de la variable aléatoire X :

xi 0 1 2 3

1 6 12 8
p (X=xi )
27 27 27 27

158  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

1 6 12 8 27
Vérification : + + + = = 1.
27 12 27 27 27

2. L’événement « le petit cube tiré a au moins une face peinte en rouge » est l’évé-
nement ( X ≥ 1).
Cet événement est l’union de trois événements incompatibles deux à deux :
( X ≥ 1) = ( X = 1) ∪ ( X = 2) ∪ ( X = 3).
On rappelle que la propriété générale est : p ( A ∪ B) = p ( A) + p (B) – p ( A ∩ B). Mais,
dans le cas particulier de deux événements A et B incompatibles, c’est-à-dire
tels que A ∩ B = ∅, on a simplement : p ( A ∪ B) = p ( A) + p (B). C’est pourquoi il sera
souvent utile de préciser que des événements sont incompatibles. La probabilité
cherchée ici est donc égale à la somme des trois probabilités :
6 12 8 26
p ( X ≥ 1) = p ( X = 1) + p ( X = 2) + p ( X = 3), soit p ( X ≥ 1) = + + = .
27 27 27 27

 Remarque 

On peut trouver cette probabilité avec un autre raisonnement : l’événement « le


petit cube tiré a au moins une face peinte en rouge » est l’événement contraire
de l’événement « le petit cube tiré n’a aucune face peinte en rouge » qui a pour
1 1 26
probabilité p ( X = 0 ) = , donc la probabilité cherchée est égale à 1− = .
27 27 27

3. L’événement « le petit cube tiré a au plus deux faces rouges » est l’événement
( X ≤ 2), et on a ( X ≤ 2) = ( X = 0 ) ∪ ( X = 1) ∪ ( X = 2) :  c’est l’union de trois événements
incompatibles deux à deux, il suffit donc de faire la somme de leurs probabilités.
1 6 12 19
D’où p ( X ≤ 2) = p ( X = 0 ) + p ( X = 1) + p ( X = 2) soit : p ( X ≤ 2) = + + = .
27 27 27 27
Là encore, on peut utiliser une autre méthode en utilisant l’événement contraire,
car l’événement « le petit cube tiré a au plus deux faces rouges » est le contraire
de l’événement « le petit cube a trois faces rouges » dont la probabilité est égale
8 8 19
à , la probabilité cherchée ici est donc égale à 1− = .
27 27 27

Exercice 2 1. On sait que la somme de toutes les probabilités p ( X = x i ) est égale à 1.


On cherche donc a tel que 0,1+ 0,2 + 0,1+ 0,3 + 0,05 + a = 1, la seule solution de cette
équation est :
a = 0,25.

2. On a (X < 0) = (X = −3)∪ (X = −1), il s’agit de l’union de deux événements incompa-


tibles donc :
p(X < 0) = p(X = −3) + p(X = −1), soit p (X < 0) = 0,1+ 0,2 = 0,3.

De plus,·  ; p(X = –3) = 0,1 c’est une valeur donnée dans le tableau !

CNED  Première – Mathématiques  159


corrigés

Séquence 5

L’événement· (X ≠ –3) est l’événement contraire de l’événement (X ≠ –3). donc :


p(X ≠ –3) = 1− 0,1 = 0,9.

L’événement (X ≤ 5) est l’événement contraire de l’événement (X = 7) dont la pro-


babilité est a qui vaut 0,25.

Donc : p(X ≤ 5) = 1− 0,25 = 0,75.

L’événement· « X est un nombre pair » est l’événement (X = 0) ∪ (X = 2). Il s’agit


encore de l’union de deux événements incompatibles, donc :

p(« X est un nombre pair ») = p(X = 0) + p(X = 2) = 0,1+ 0,3 = 0,4.

L’événement « X est un nombre impair » est, bien sûr, l’événement contraire (ou
complémentaire) du précédent : sa probabilité est donc égale à 1− 0,4 = 0,6.

 Remarque 

On observera l’utilisation de deux méthodes :

▶ 
on a décomposé l’événement dont on cherche la probabilité en la réunion
d’événements incompatibles, il suffit alors de faire la somme de leurs pro-
babilités si elles sont connues ;

▶ 
ou on a utilisé la probabilité de l’événement contraire et la propriété

()
p (A) = 1− p A .

Exercice 3 Pour étudier cette expérience aléatoire, on a construit le tableau ci-contre. On peut
aussi faire un arbre de toutes les possibilités.
1 2 3 Les issus sont des couples de nombres, et, en supposant les boules indiscernables au
toucher, les résultats des doubles tirages sont équiprobables. Il y en a 3 × 3 = 9.
1 2 3 4
On obtient les résultats ci-dessous.
2 3 4 5

3 4 5 6
xi 2 3 4 5 6
1 2 3 2 1 9
1 2 3 2 1 Vérification : + + + + = = 1.
p(X = x i ) 9 9 9 9 9 9
9 9 9 9 9

2. Dans cette question, l’expérience est différente puisqu’on ne remet pas la boule
tirée en premier.
On est encore dans une situation d’équiprobabilité, mais pour considérer tous
les cas possibles, seul un arbre peut nous aider, il n’est pas possible de faire un
tableau.

160  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

2 (1 ; 2) 3

3 (1 ; 3) 4
1 (2 ; 1) 3

3 (2 ; 3) 5
1 (3 ; 1) 4

2 (3 ; 2) 5

Il y a six résultats possibles, ils sont équiprobables.


On considère la variable aléatoire Y qui est égale à la somme des numéros obte-
nus. Pour chaque double tirage, pour chaque couple, on a indiqué la valeur de Y.
Les valeurs prises par la variable aléatoire Y sont donc 3, 4, 5. On constate que
chacune de ces trois valeurs peut-être obtenu deux fois, de façon équiprobable.
Ainsi :

2 1
p(Y = 3) = p(Y = 4) = p(Y = 5) = = .
6 3

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Espérance, écart-type d’une variable


aléatoire

A  Débuter

1. Si le joueur
▶ perd sa mise, son gain algébrique est −a  ;

▶ double sa mise, son gain algébrique est a (il paye a et remporte 2a) ;

1
▶ récupère la moitié de sa mise, son gain algébrique est a  ;
2
▶ le joueur peut aussi gagner deux euros.

1
Les différents gains possibles sont donc : −a, a, a et 2.
2

CNED  Première – Mathématiques  161


corrigés

Séquence 5
2.

1
Gain total −a a a 2 −a
2

issue(s) « Obtenir 0 » ,


« Obtenir 2 », « Obtenir 1 »
favorable(s) à « obtenir 3 » ou « Obtenir 6 »
ou « obtenir 4 » ou « obtenir 5 »
ce gain « obtenir 7 »

Probabilité 1 3 1 2
de ce gain 8 8 8 8

3. a. D’après la loi des grands nombres, sur un grand nombre de parties, les fré-
quences des différentes issues sont proches des probabilités de ces mêmes
issues, d’où le tableau suivant.

1
Gain total −a a a 2
2

Nombre
approximatif
de parties 3000 2000 1000 2000
conduisant à
un tel gain

b. Le gain moyen que le forain peut « espérer » réaliser sur ces 8 000 parties est :

1 
3000 × (−a) + 2000 ×  a  + 1000 × a + 2000 × 2
2  −1000a + 4000 4 − a
= = .
8000 8000 8
 
c. On a : 3 × (−a) + 2 ×  1 a  + 1 × a + 2 × 2 = 4 − a .
8 8 2  8 8 8
On obtient le même résultat que précédemment.
On pouvait s’y attendre car  nous avons choisi des valeurs théoriques pour les
nombres approximatifs de parties conduisant aux différents gains et :
1 
3000 × (−a) + 2000 ×  a  + 1000 × a + 2000 × 2
2  3 2 1  1 2
= × (−a) + ×  a  + × a + × 2.
8000 8 8 2  8 8

d. L’espérance du gain est donc : 4 − a .


8
Pour que le forain gagne, il faut que l’espérance de gain du joueur soit négative.
On a :
4 −a
< 0 si et seulement si 4 − a < 0
8
si et seulement si a > 4.
Toute valeur strictement supérieure à 4 est une réponse correcte.

162  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

D  S’exercer

Exercice 4 D

C
A

1. A
 l’aide d’un arbre, on peut écrire tous les trajets possibles.

Trajet nb de sommets
B ABAB 2
A C ABAC 3
D ABAD 3
A ABCA 3
B C B ABCB 3
D ABCD 4
A ABDA 3
D B ABDB 3
C ABDC 4
B ACAB 3
A C ACAC 2
D ACAD 3
A ACBA 3
A C B C ACBC 3
D ACBD 4
A ACDA 3
D B ACDB 4
C ACDC 3
B ADAB 3
A C ADAC 3
D ADAD 2
A ADBA 3
D B C ADBC 4
D ADBD 3
A ADCA 3
C B ADCB 4
D ADCD 3

2. a. A
 chaque sommet, le scarabée choisit au hasard l’une des trois arêtes, tous les
trajets sont donc équiprobables.
La dernière colonne du tableau précédent permet de déterminer la loi de proba-
bilité de X.

xi 2 3 4

1 6 2
p(X = xi)
9 9 9

CNED  Première – Mathématiques  163


corrigés

Séquence 5
b. On a :

1 6 2 28
E(X ) = ∑ pI x I = × 2 + × 3 + × 4 =  3,11.
i 9 9 9 9
2
1 6  28  26
2
V(X ) = E(X ) − (E(X )) = × 4 + × 9 + × 16 −   =
2 2
 0,32.
9 9 9  9  81
26
σ(X ) =  0,57.
9

Exercice 5 1. On tire une lettre, on la note, on la remet dans le jeu et on tire une seconde lettre.
On remet la première lettre tirée avant de tirer la seconde, un arbre des possibles
aurait donc 9 × 9 = 81 branches. On utilise la loi équirépartie et donc pour chaque
1
« mot » la probabilité d’être tiré est égale à .
81

Soit X la variable aléatoire égale au gain du joueur. L’événement (X=4) est formé par
les mots qui ont un sens, on les trouve en les cherchant systématiquement dans
les 81 cas possibles : heureusement, cette recherche est simplifiée car ces mots ne
peuvent pas être formés par deux consonnes, ni par deux lettres identiques, ce qui
élimine beaucoup de cas.

Et on trouve (X = 4) = {ai, au, as, eu, il, os, ou, us, de, do, du, ma, me, mi, mu, la, le,
23
li, lu, sa, se, si, su}, il y a 23 mots et donc p(X = 4) = .
81

Il y a neuf lettres distinctes dans l’urne, donc il y a neuf « mots » formés de deux
9
lettres identiques lors de ces deux tirages successifs avec remise et p (X = 2) = .
81

On calcule facilement la probabilité du troisième événement ( X = −1) en utilisant la


49
somme p ( X = 4 ) + p ( X = 2) + p ( X = −1) = 1, ce qui donne p(X = −1) = .
81

xi 4 2 –1
23 9 49 61
E(X ) = 4 × +2× + (−1) × = ≈ 0,753.
23 9 49 81 81 81 81
p(X = x i )
81 81 81

L’espérance du gain du joueur est positive, donc le jeu n’est pas équitable, il est
favorable au joueur.

2. Un arbre des possibles aurait 9 × 8 = 72 branches. Pour chaque « mot » la proba-


1
bilité d’être tiré est donc égale à . On gagne 4 € si le « mot » obtenu a un sens
72
en français, il y a les mêmes 23 mots qu’à la question précédente.

164  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
L’événement (Y = −k ) est l’événement contraire de l’événement (Y = 4) donc :
23 49
p(Y = −k ) = 1− p(Y = 4) = 1− = .
72 72

yi 4 –k
23 49 92 − 49k
E(Y ) = 4 × −k × = .
23 49 72 72 72
p(Y = y i )
72 72

Le jeu est équitable lorsque l’espérance du gain du joueur est nulle, c’est-à-dire
92
ici lorsque 92 − 49k = 0. On trouve donc k = , soit environ 1,88 €.
49

Exercice 6 1. D
 ans cet exercice, on utilise les égalités : E(aX+b) = aE(X)+b et V(aX+b) = a²V(X),
où X est une variable aléatoire et a et b sont des nombres réels.

On considère une variable aléatoire X telle que E(X ) = 6 et σ(X ) = 2,5.

On cherche deux nombres réels a et b, avec a positif, tels que la variable aléatoire
Y définie par Y =aX+b ait pour espérance 0 et pour écart-type 1. On doit donc ré-
soudre un système, et on a les équivalences :

   
E(Y ) = 0 ⇔  E(aX + b ) = 0 ⇔  aE(X ) + b = 0 ⇔  6a + b = 0 .
   
 σ(Y ) = 1  σ(aX + b ) = 1  a σ(X ) = 1  2,5 a = 1

On cherche un nombre réel a positif, donc la deuxième équation donne la seule


1
solution a = soit a = 0,4 et la deuxième équation donne b = −2,4.
2,5

2. On étudie maintenant le cas général, en posant m = E(X ) et σ = V(X ).

   
 aE(X ) + b = 0  am + b = 0
On obtient alors :  E(Y ) = 0 ⇔  E(aX + b) = 0 ⇔  ⇔ .
 σ(Y ) = 1  σ(aX + b ) = 1  a σ(X ) = 1  σ a = 1

Comme on cherche un nombre réel a positif, on trouve une seule solution pour a :


1
a= .
σ
m m
Pour cette valeur de a, la première équation équivaut à + b = 0 soit b = − .
σ σ

Donc il y a une seule possibilité pour la variable aléatoire Y que l’on cherche :
1 m ce qui s’écrit aussi X −m
Y= X− Y= .
σ σ σ
On dit alors que la nouvelle variable Y est centrée et réduite, ceci est très souvent
utilisé dans le cours de probabilité des années suivantes.

CNED  Première – Mathématiques  165


corrigés

Séquence 5
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Répétitions d’expériences aléatoires

A  Découvrir
Exemples de répétitions d’expériences aléatoires

Partie A : tirages sans remise


1.
V

R B1

B2
R

V B1

B2
Ω
R

B1 V

B2
R

B2 V

B1

2. Les issues possibles sont : RV, RB1, RB2 , VR, VB1, VB2 , B1R, B1V, B1B2 , B2R, B2 V, B2B1.

3.
1
a. La probabilité d’obtenir une boule rouge puis une boule verte est 1 × 1 soit .
4 3 12
Expliquons : il y a quatre boules dans l’urne au départ, il y a 1 chance sur 4 de ti-
rer celle qui est rouge. Le « et » est traduit par une multiplication, il reste ensuite
3 boules dans l’urne et il y a une chance sur 3 de tirer la verte.

Remarque
Chaque issue est équiprobable. Il y a 12 issues possibles, donc à chacune d’elle
1
est associée la probabilité .
12
1 1 1
b. La probabilité d’obtenir la boule B1 puis la boule B2 est × soit .
4 3 12

166  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

1 1
La probabilité d’obtenir la boule B2 puis la boule B1 est × soit 1 .
4 3 12
Obtenir deux boules blanches c’est obtenir la boule B1 et la boule B2 ou obtenir
1 1 1
la boule B2 et la boule B1 soit + = .
12 12 6
4.

1 V
3
R
2
3 B
1
4 1 R
3
1
Ω V
4
2
2 3 B
4 1 R
3
1
B V
3
1
3 B
1
5. On a P (A) = , d’après la question précédente.
6
1 2 1
On constate que = × qui est le produit de la probabilité portée par la pre-
6 4 3
mière branche menant à B par la probabilité portée par la deuxième branche
menant à B.
D’après le premier arbre, il y a 10 issues favorables à l’événement C. On a donc :
10 5
P (C) = = .
12 6
Autre méthode
L’événement C est l’événement contraire de l’événement A donc :

() 1 5
P (C) = P A = 1− = .
6 6
D’après le premier arbre, il y a 6 issues favorables à l’événement D. On a donc :
6 1
P (D) = = .
12 2

On constate que 1 × 1 + 1 × 1 + 1 × 2 + 2 × 1 = 6 (voir les branches de l’arbre pon-


4 3 4 3 4 3 4 3 12
déré correspondant à D).
D’après le premier arbre, il y a 2 issues favorables à l’événement E. On a donc :
2 1
P (E) = = .
12 6

On constate que 1 = 1 × 2 (voir sur l’arbre pondéré).


6 4 3
Il semblerait que l’on puisse calculer les probabilités à l’aide des arbres pondé-
rés en respectant les deux règles suivantes.

CNED  Première – Mathématiques  167


corrigés

Séquence 5
Règle n°1
La probabilité d’un « chemin » est le produit des probabilités portées par les diffé-
rentes branches du chemin.
Règle n°2
La probabilité d’un événement est la somme des probabilités des différents che-
mins correspondant à cet événement.

Partie B : tirages avec remise


1. L’arbre de choix est le suivant.

V
R
B1
B2
R

V
V
B1
B2
Ω
R

V
B1
B1
B2
R

V
B2
B1
B2

L’arbre pondéré est :

1 R
4
R 1
V
4
2
1 4 B
4 1 R
4
1 1
Ω V V
4 4
2
2 4 B
4 1 R
4
1
B V
4
2
4 B

168  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
2. Les issues possibles sont :
RR, RV, RB1, RB2 , VR, VV, VB1, VB2 , B1R, B1V, B1B1, B1B2 , B2R, B2 V, B2B1, B2B2 .

Il y a 16 issues. Chacune d’entre elles étant équiprobables (les boules sont indis-
1
cernables au toucher), elles ont toutes une probabilité égale à .
16
4 1
3. Il y a 4 issues favorables à l’événement A donc : P (A) = = .
16 4
L’événement C est composé des issues RV, RB1, RB2, VR, VB1, VB2, B1R, B1V, B2R
et B2V. Il y en a 10 donc :
10
P (C) = .
16

En travaillant sur l’arbre pondéré et en respectant les règles 1 et 2, on obtient :


1 1 1 1 1 1 1 2 2 1 7 1 2 1
P (D) = × + × + × + × + × = et P (E) = × = .
4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 16 4 4 8
4. Du fait du changement de modalité des tirages, la probabilité de l’événement A
n’est pas la même que dans la partie A.
2 2 4 1
On calcule P (B) × P (B), on obtient P (B) × P (B) = × = = et on observe qu’il
s’agit de P(A). 4 4 16 4

5. La probabilité de l’événement E n’est pas la même que dans la partie A.


1 2 2 1
On calcule P (V) × P (B), on obtient P (V) × P (B) = × = = et on observe qu’il
s’agit de P(E). 4 4 16 8
Sur ces deux exemples, on constate que la probabilité de la liste de deux résul-
tats est égale à la probabilité de chacun des résultats, pris indépendamment de
l’autre (principe multiplicatif).

Partie C : plus de tirages !


1. Il y a trois tirages, on peut encore construire un arbre de choix (encore appelé un
arbre pondéré).
Si on imagine l’arbre de choix, on peut dire qu’il y a 4 × 4 × 4 = 64 issues en tout et
qu’il y a 2 issues favorables à BVR (ce sont les chemins qui commencent par B1
2 1
d’une part et B2 d’autre part) donc P (BVR) = = .
64 32
Si on raisonne avec l’arbre pondéré (vous pouvez le construire), on calcule :
2 1 1 2 1
P (BVR) = × × = = .
4 4 4 64 32
Si on admet le principe multiplicatif énoncé dans la partie B, on obtient :

2 1 1 2 1
P (BVR) = P (B) × P (V) × P (R) = × × = = .
4 4 4 64 32

2. L’arbre devient très difficile à construire…


On peut se l’imaginer pour raisonner, mais ce n’est pas facile non plus !
Il y a 46 issues (par analogie avec ce qui a été fait précédemment).
Les 4 issues favorables à BVRRBV sont B1VRRB1V, B1VRRB2 V, B2 VRRB1V et
B2 VRRB2 V.
4 1 1
On en déduit que P (BVRRBV) = = = .
46 45 1024
CNED  Première – Mathématiques  169
corrigés

Séquence 5
Si on admet le principe multiplicatif énoncé dans la partie B, le calcul est aisé :

2 1 1 1 2 1 4 1
P (BVRRBV) = P (B) × P (V) × P (R) × P (R) × P (B) × P (V) = × × × × × = = .
4 4 4 4 4 4 4096 1024
Ce qui, une fois de plus fournit le résultat escompté.

3. Non, l’arbre n’est pas indispensable, si on admet le principe multiplicatif que l’on
a découvert dans cette activité : la probabilité d’une liste de résultat est le produit
des probabilités de chacun des résultats élémentaires qui compose cette liste.

D  S’exercer
12 3
Exercice 7 1. Le tirage se fait «  au hasard  », on utilise donc la loi équirépartie et on a p(R) = = .
32 8
3/8 R X=3 2.
3/8 R
5/8 R X=2 a. et b. On obtient l’arbre ci-contre.
R L’événement (X=0) n’est réalisé que par la suite des trois
3/8 R X=2
3/8 5/8
R
branches inférieures et on applique la propriété du cours
5/8 R X=1 qui permet de multiplier les probabilités de chaque
branche dans le cas de la répétition d’expériences iden-
3/8 R X=2
R
tiques.
3/8
5/8 5/8 R X=1 3
R  5
3/8 R X=1
D’où : p ( X = 0) =   . Et, comme l’événement ( X > 0 )
5/8  8
R
5/8 R X=0 est le contraire de (X = 0) on obtient :
 5 3
p ( X > 0) = 1– p ( X = 0) = 1–   .
8
c. Comme X est le nombre de réussites, on peut exprimer les événements en utili-
sant X :
« réussir une fois » est l’événement ( X = 1);
« réussir au moins une fois » est l’événement ( X ≥ 1);
« réussir toutes les fois » est l’événement ( X = 3);
« échouer une fois » est l’événement ( X = 2);
« échouer au plus une fois » est l’événement ( X ≥ 2).

d. On calcule les probabilités des événements précédents.

{ } { } { }
▶  D’après l’arbre ( X = 1) = RRR ∪ RRR ∪ RRR . Ces trois événements sont incompa-

( ) ( ) ( )
tibles donc p ( X = 1) = p RRR + p RRR + p RRR . Pour calculer p {RRR} on multiplie les
probabilités de chacune des trois branches ; on trouve la même probabilité pour
2
 3  5
les deux autres événements, donc  p ( X = 1) = 3 ×     .
 8  8
▶  L’événement ( X ≥ 1) est aussi l’événement ( X ≠ 0) car X ne peut prendre que les
3
 5
valeurs 0, 1, 2 et 3. Donc p ( X ≥ 1) = p ( X ≠ 0 ) = 1–   .
 8
3
 3
▶  On a : ( X = 3) = {RRR} donc p ( X = 3) =   .
 8

{ } { } { } et, comme pour (X=1), on obtient :


▶  On a : ( X = 2) = RRR ∪ RRR ∪ RRR
2
 3  5
p ( X = 2) = 3 ×     .
 8  8

170  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

▶  De plus, ( X ≥ 2) = ( X = 2) ∪ ( X = 3), il s’agit de l’union de deux événements incompa-


2 3
 3  5  3
tibles, donc   p ( X ≥ 2) = p ( X = 2) + p ( X = 3) = 3 ×     +   .
 8  8  8
3. On reprend les questions précédentes dans le cas où on répète n fois le tirage
d’une carte de façon identique (c’est-à-dire avec remise). Les raisonnements
sont analogues, on a donc :
n n
 5  5
1) p ( X = 0 ) =   et p ( X ≥ 1) = p ( X ≠ 0 ) = 1– p ( X = 0 ) = 1–    ;
 8  8
n −1
 3  5
2) p ( X = 1) = n ×      ;
 8  8
 3 n  3 n –1  5 
3) p ( X = n ) =   ;  p ( X = n – 1) = n ×    ;
8 8 8
n –1 n
 3  5  3
et p ( X ≥ n – 1) = n ×    8  +  8  .
 8

Exercice 8 On lance quatre fois de suite un dé cubique.


On suppose le dé bien équilibré, pour un lancement on peut donc utiliser la loi
équirépartie.
1 5
Soit S l’événement « obtenir six », on a donc p (S) = et p S = , S étant l’événement
6 6
()
contraire : « ne pas obtenir six ».
On lance quatre fois de suite ce dé, c’est-à-dire qu’on répète quatre fois cette expé-
rience de façon identique et indépendante.
L’événement « obtenir au moins un six » est l’événement contraire de « n’obtenir
aucun six ».
4
4 5
Or « n’obtenir aucun six » est l’événement SSSS et on a p SSSS = p (S) =   , donc
6
( ) ( )
4
 5
la probabilité d’obtenir au moins un six est égale à 1–   ≈ 0, 518 ce qui est supé-
 6
rieur à 0,5.

Exercice 9 Lancer les trois tétraèdres est une expérience analogue à la répétition de trois lan-
cers d’un tétraèdre dans des conditions identiques et indépendantes.
Pour chacun de ces trois tétraèdres, on notera B l’événement
B3 « la face bleue est cachée », J l’événement « la face jaune
0,25
est cachée » et R l’événement « une face rouge est cachée »,
0,25
B2 J3 l’indice 1 correspond au petit tétraèdre, l’indice 2 au moyen
0,25 et l’indice 3 au grand : comme dans le corrigé précédent, on
B1
0,25
J
0,5
R
pourra utiliser des intersections d’événements.
2 3
1. Voici une partie de l’arbre pondéré.
0,5
R2
0,25
2. « Obtenir au moins trois faces rouges visibles sur l’ensemble
B2 des trois tétraèdres » est l’événement certain car il y a en tout
0,25
6 faces rouges dont au maximum 3 sont cachées. Il y en a donc
J1 J2 toujours au moins trois visibles. Donc la probabilité d’obtenir
0,25 0,25 au moins trois faces rouges visibles sur l’ensemble des trois
tétraèdres est égale à 1. 
0,5 3. O
 n cherche la probabilité de ne voir aucune face peinte en
bleu c’est-à-dire la probabilité que les trois faces bleues
R1 soient cachées :
p (B1 ∩ B2 ∩ B3 ) = 0, 253 = 0, 015625.

CNED  Première – Mathématiques  171


corrigés

Séquence 5
4. «
  Les six faces rouges sont visibles » est aussi l’événement « aucune face rouge
n’est cachée », c’est donc l’événement R1 ∩ R2 ∩ R 3 .

( ) ( ) ( )
Or p R1 = p R2 = p R 3 = 0,5 donc, en multipliant, on obtient :

p(«Les six faces rouges sont visibles ») = 0, 53 = 0,125.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Loi de Bernoulli, loi binomiale

A  Découvrir
Etude d’un exemple de loi binomiale
1.

S
0,2
S
0,8
0,2 E
S
0,8 S
0,2
0,2 E
0,8
E
S
S
0,2
0,8 S
0,8
0,2 E
0,2 E
0,8 S
0,2
E
0,8
E
Ω
S
0,2
S
0,8
0,2 E
0,8 S
0,8 S
0,2
0,2 E
0,8
E
E
S
0,2
0,8 S
0,8
0,2 E
E
0,8 S
0,2
E
0,8
E

172  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
2. On cherche la probabilité de n’obtenir que des succès, soit 4 succès. On a :

( )
4
P (X = 4) = 1× 0,2 = 0,0016.

( )
4
3. On a : P (X = 0) = 1× 0,8 = 0,4096.

4. La variable aléatoire X prend les valeurs 0, 1, 2, 3 et 4.

On a :

( )
P X = 1 = 0,2 × 0,8 × 0,8 × 0,8 + 0,8 × 0,2 × 0,8 × 0,8 + 0,8 × 0,8 × 0,2 × 0,8 + 0,8 × 0,8 × 0,8 × 0,2

P ( X = 1) = 4 × (0,2) × (0,8)
1 3

P ( X = 1) = 0,4096.

Le nombre 4 est le nombre de chemins comportant exactement un succès.

On a :

( )
P X = 2 = 0,2 × 0,2 × 0,8 × 0,8 + 0,2 × 0,8 × 0,2 × 0,8 + 0,2 × 0,8 × 0,8 × 0,2 +
0,8 × 0,2 × 0,2 × 0,8 + 0,8 × 0,2 × 0,8 × 0,2 + 0,8 × 0,8 × 0,2 × 0,2

( ) ( ) ( )
2 2
P X = 2 = 6 × 0,2 × 0,8
P ( X = 2) = 0,1536.

Le nombre 6 est le nombre de chemins comportant exactement deux succès. On a :

( )
P X = 3 = 0,8 × 0,2 × 0,2 × 0,2 + 0,2 × 0,8 × 0,2 × 0,2 + 0,2 × 0,2 × 0,8 × 0,2 + 0,2 × 0,2 × 0,2 × 0,8

P ( X = 3) = 4 × (0,2) × (0,8)
3 1

P ( X = 3) = 0,0256.

Le nombre 4 est le nombre de chemins comportant exactement trois succès.


On obtient le tableau suivant.

xi 0 1 2 3 4

P (X = x i ) 0,4096 0,4096 0,1536 0,0256 0,0016

5. Pour calculer P (X = 2), il suffit de trouver le nombre de chemins qui contient 2


2
succès parmi les 4 tentatives, et multiplier ce nombre par (0,2) et par (0, 8)2.

Pour calculer P (X = 3), il suffit de trouver le nombre de chemins qui contient 3


succès parmi les 4 tentatives, et multiplier ce nombre par (0, 2) et par (0,8)1.
3

CNED  Première – Mathématiques  173


corrigés

Séquence 5
On a :
 
P (X = 2) = 
 2 
( )( )
4  0,2 2 0,8 2

 
P (X = 4) = 
 4 
( )( )
4  0,2 4 0,8 0

 
P (X = 3) = 


3 
( )( )
4  0,2 3 0,8 1

 
P (X = 1) = 
 1 
( )( )
4  0,2 1 0,8 3

 
P (X = 0) = 
 0 
( )( )
4  0,2 0 0,8 4 .

6. On doit retrouver les résultats du tableau.


  4−k
( )( )
k
{ }
7. Pour tout k ∈ 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 , P (X = k ) =  4  0,2 0,8
 k 
.

D  S’exercer
Exercice 10 Voir cours

Exercice 11 1. U
 n tir est une épreuve de Bernoulli dont la probabilité de succès (atteindre sa
3
cible) est p = .
4
Une épreuve du championnat est donc la répétition d’expériences identiques et
indépendantes (en raison des hypothèses faites sur les conditions de répétition
des tirs) de 16 de ces épreuves de Bernoulli. La variable aléatoire X compte le
nombre de succès au cours de cette répétition, par conséquent, X suit une loi
3
binomiale de paramètres n = 16 et p = .
4
3
2. La variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètres n = 16 et p = donc :
4
( )
3
E X = 16 × = 12.
4
Au cours des 16 tirs, le tireur atteint sa cible 12 fois en moyenne.

1  
Exercice 12 1. La variable aléatoire X suit la loi binomiale  8 ; .
2  
2. La variable aléatoire Y ne suit pas une loi binomiale  : chaque élève qui sort
change la proportion d’élèves mangeant à la cantine restant dans la classe…
Autre argument (lié au premier), il n’y a que 18 élèves mangeant à la cantine
dans cette classe. La variable aléatoire Y ne prend donc pas toutes les valeurs
comprises entre 0 et 20.

3. C’est un cas particulier de la loi binomiale où n = 1…


 1
La variable aléatoire Z suit la loi  1 ; .
 2

174  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
Exercice 13 On admet que chacune des 107 personnes ayant réservé une place d’avion a une
chance sur 10 de ne pas se présenter à l’embarquement. On modélise cette situation
par analogie avec le tirage de 107 boules, avec remise, dans une urne qui contient 10
boules dont une noire et neuf blanches. Il s’agira donc de la répétition d’épreuve de
Bernoulli identiques et indépendantes ; cette modélisation sera bien adaptée aux cas
où les voyageurs n’ont pas de liens entre eux.

Quand un voyageur se présente à l’embarquement on considère que c’est un suc-


cès, sinon c’est un échec. Soit X la variable aléatoire qui donne le nombre de voya-
geurs présents à l’embarquement cette variable aléatoire suit la loi binomiale de
paramètres n = 107 et p = 0, 9. Il s’agit donc de déterminer P ( X > 100 ).
Pour calculer cette probabilité, on peut utiliser la probabilité de l’événement com-
plémentaire ou écrire l’événement ( X > 100 ) sous la forme de la réunion de sept
événements incompatibles et faire la somme de leurs probabilités. Les deux mé-
thodes sont mises en évidence ci-après.

La probabilité cherchée vaut donc 0,0806, le risque qu’il y ait plus de passagers que
de places est donc d’environ 8 %.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Echantillonnage

A  Découvrir
Limites de l’intervalle de fluctuation étudié en 2nde
2. Pile ou face

a. La colonne L1 contient les nombres de 1 à 50 attribuant ainsi un nombre à chacun


des 50 échantillons de taille 200 simulés.
La colonne L2 donne la fréquence de Piles obtenus dans chacun de ces cinquante
échantillons.

CNED  Première – Mathématiques  175


corrigés

Séquence 5
 1 1 
b. L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % est l’intervalle 0,5 − ; 0,5 + 
soit environ l’intervalle [0,429 ; 0,571]. 
 200 200 

Les droites tracées ont pour équation y = 0,429 et y = 0,571.

c. On constate bien qu’environ 95 % des échantillons, soit 47 ou 48 échantillons,


sont dans l’intervalle de fluctuation.

3. Cas où n < 25
Il suffit de remplacer 200 par 20 dans les deux instructions contenant le nombre
200 dans le programme précédent.
 1 1   1 1 
L’intervalle p − ; p+  est l’intervalle 0,5 − ; 0,5 +  soit 0,276 ; 0,724.
 n n   20 20 

Mais les conditions n’étant pas réunies on ne peut pas parler d’intervalle de fluc-
tuation.

4. Cas où p < 0,2 ou p > 0,8. .


a. et b.
Pour p = 0,1
Il suffit de remplacer dans le programme initial donné dans le 2. l’instruction If
rand<0.5 par l’instruction If rand<0.1
 1 1 
L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % est alors : 0,1− ; 0,1+  soit en-
 200 200 
viron l’intervalle [0,029 ; 0 ,171]. Traçons les droites d’équation y = 0,029 et y = 0,171.
On constate alors sur notre simulation que 100 % des échantillons sont dans cet
intervalle ;

La propriété énoncée au début de l’activité n’est pas vérifiée ce qui n’est pas
surprenant car la condition 0,2 ≤ p ≤ 0,8 n’est pas réalisée.

176  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
Pour p =0,9,
Il suffit de remplacer dans le programme initial donné dans le 2. l’instruction If
rand<0.5 par l’instruction If rand<0.9.
 1 1 
L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % est alors : 0,9 − ; 0,9 +  soit en-
 200 200 
viron l’intervalle [0,829 ; 0 ,971]. Traçons les droites d’équation y = 0,829 et y = 0,971.
On constate alors sur notre simulation que 100 % des échantillons sont dans cet
intervalle 

La propriété énoncée au début de l’activité n’est pas vérifiée ce qui n’est pas sur-
prenant car la condition 0,2 ≤ p ≤ 0,8 n’est pas réalisée.

D  S’exercer

Exercice 14 1.Le tableur OpenCalc permet d’obtenir l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 %


de la loi binomiale de paramètre 4040 et 0,5.

k P(X = k) P(X <=k)


1956 0,00165 0,02284727
1957 0,00176 0,0246071
1958 0,00187 0,02647928
1959 0,00199 0,02846901

k P(X = k) P(X <=k)


2080 0,00211 0,97153099
2081 0,00199 0,97352072
2082 0,00187 0,9753929
2083 0,00176 0,97715273

On lit que le plus petit entier tel que P (X ≤ a) > 0,025 est a = 1958 et que le plus
petit entier tel que P (X ≤ b ) ≥ 0,975 est b =2082.

L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % de la loi binomiale de paramètre 4040


 1958 2082 
et 0,5 est donc l’intervalle  ;  soit environ [0,4846 ; 0,5153].
 4040 4040 

CNED  Première – Mathématiques  177


corrigés

Séquence 5
 1 1 
2. L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 %, p − ; p+  est l’intervalle :
 n n 
 1 1 
0,5 − ; 0,5 +  soit environ [0,4843 ; 0,5157].
 4040 4040 

L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % de la loi binomiale de paramètre 4040


 1 1 
et 0,5 est donc contenu dans l’intervalle p − ; p+ .
 n n 

3. Buffon a obtenu 2049 fois « Pile » sur ses 4040 lancers.

2049
Sa fréquence d’apparition de « Pile », , appartient bien à l’intervalle de fluc-
4040
tuation au seuil de 95 % de la loi binomiale de paramètre 4040 et 0,5 (et à fortiori
 1 1 
à l’intervalle p − ; p+ .
 n n 

On décidera donc que la pièce est équilibrée.

Exercice 15 Se poser la question de savoir si la situation est normale à Woburn, revient à se


demander si l’échantillon de n = 5969 garçons observé peut être considéré comme
issu d’une population pour laquelle la proportion de cas de leucémie est p = 0,00052
comme dans tout le pays.

On ne peut pas utiliser l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % vu en seconde,


 1 1 
p − ; p+  , car la condition 0,2 ≤ p ≤ 0,8 n’est pas vérifiée.
 n n 

On va utiliser l’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % d’une loi binomiale.


Pour cela, on considère l’épreuve de Bernoulli consistant à choisir un garçon dans
la population des Etats –Unis.
Deux cas se présentent :

▶  il est atteint de la leucémie avec une probabilité p = 0,00052 ;

▶  il n’est pas atteint de leucémie avec une probabilité q = 1− p.

On recommence de façon aléatoire l’expérience 5969 fois. On note X la variable


aléatoire qui donne le nombre de garçons malades, elle suit la loi binomiale de
paramètres 5969 et 0,00052 soit (5969 ; 0,00052).

L’utilisation du tableur permet de déterminer

▶  le plus petit entier a tel que P (X ≤ a) > 0,025 et

▶  le plus petit entier b tel que P (X ≤ b ) ≥ 0,975 .

178  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5

On trouve donc dans la colonne C, a =0 et b =7.


Comme l’effectif observé dans l’échantillon est 9, on est conduit à décider que le
nombre de cas de leucémie observé est anormal pour une proportion de référence
p= 0,00052 valable dans tout le pays avec un risque d’erreur de 5 %.

Commentaire
Alors que les autorités locales et les experts gouvernementaux ont conclu, dans un
premier temps, qu’il n’y avait rien d’étrange dans le nombre de cas de leucémie ob-
servé, à la suite d’actions et d’études entreprises par les familles avec leurs propres
experts, le Département de Santé Publique du Massachussetts a officiellement
confirmé en avril 1980 que le taux de leucémie constaté était anormalement élevé. La
recherche des causes a conduit à soupçonner l’eau de la ville polluée par le trichloré-
thylène. Cette petite histoire illustre bien les enjeux de la démarche statistique.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse
B   Exercices de synthèse
Exercice I I. À l’aide d’une loi équirépartie
Comme l’extrémité de départ du 1er morceau (le point A) est comptée comme un
premier croisement et que l’extrémité d’arrivée du dernier morceau (sur le bord
entre les points B et C) n’est pas un croisement, la goutte rencontre 10 croisements.

CNED  Première – Mathématiques  179


corrigés

Séquence 5
2. Un trajet de la goutte emprunte 10 morceaux.
3. Au premier croisement, la goutte peut « choisir » parmi deux morceaux : celui
de droite ou bien celui de gauche. Puis au second croisement, elle peut à nou-
veau choisir parmi deux morceaux. Il y a donc 2 × 2 = 4 chemins que la goutte
peut emprunter et qui soient constitués de deux morceaux. Ainsi de suite… il y a
210 = 1024 chemins qui soient constitués de 10 morceaux.
4. Pour aller de A au milieu du segment [BC], la goutte d’eau doit emprun-
ter autant de morceaux allant vers la droite que de morceaux allant vers la
gauche. Comme au total, elle doit emprunter 10 morceaux, c’est qu’elle doit
aller 5 fois à droite et 5 fois à gauche (par exemple, 2 fois à droite puis 3 fois
à gauche, puis 1 fois à droite, puis 2 fois à gauche et enfin 2 fois à droite).
Un trajet de A au milieu de [BC] contient donc 5 lettres « D » (et nécessairement
5 lettres « G » aussi).
5. Réciproquement, un trajet auquel correspond une suite contenant 5 fois la lettre
« G » – pas nécessairement consécutives – contiendra aussi nécessairement 5
lettres « D » ; donc un tel chemin aboutira au milieu du segment [BC].
6. Les questions 4 et 5 permettent d’affirmer qu’il y a autant de chemin partant de A
et aboutissant au milieu de [BC] que de façon de choisir 5 lettres « D » dans une
suite de 10 lettres (les 5 autres lettres étant alors nécessairement des lettres
 
« G »). Dans le cours, nous avons noté ce nombre  10  qu’on lit « 5 parmi 10 ».
 5   
10  = 252.
C’est un coefficient binomial. La calculatrice nous indique que  
 5 
À chaque croisement, la goutte «  choisit  » au hasard le morceau de droite
ou celui de gauche. Par conséquent, chacun des 210 chemins sont équipro-
bables. Le nombre de cas favorables à l’événement « la goutte arrive au milieu
du segment [BC]  » est 252. La probabilité de cet événement est donc égale à

(
P A → m[BC] = )
Nombre de cas favorables 252 63
=
Nombre de cas possibles 210 256
= ≈ 0,25.

La goutte a donc environ une chance sur quatre d’arriver au milieu de [BC].

II. À l’aide d’une loi binomiale


1. Associons à chaque croisement, l’épreuve de Bernoulli suivante  : Choisir ou
bien « G », ou bien « D ». Le parcourt d’une goutte d’eau peut être vu comme le
schéma de Bernoulli consistant en la répétition de l’expérience précédente, à
l’identique et de façon indépendante. La variable aléatoire X compte le nombre
de succès « choix de G ».

1  1
Comme P(« G ») = P(« D ») = , la loi de X est la loi  10 ; .
2  2
2. La probabilité cherchée est donc égale à
5 10−5
  1   1    1 1
10 =  10  ×
P (X = 5) =     1−  = 252 × ≈ 0,25.
 5  2   2   5  210 210

Exercice II Le score X d’un candidat qui répond au hasard à chaque question suit une loi
binomiale (50 ; 0,25). Le score éliminatoire est le plus petit entier n0 vérifiant
P (X ≥ n0 ) ≤ 0,01. On calcule :
P (X ≥ 20) = P (X = 20) + P (X = 21) + P (X = 22) + P (X = 23) + ... + P (X = 49) + P (X = 50) = 0,0139

et P (X ≥ 21) = 0,0063 donc n0 = 21.

180  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
Exercice III Examinons à l’aide d’un tableau à double entrée, les différents tirages et résultats
possibles.

Vert 1 Vert 2 Vert 3 Rouge 1 Rouge 2 Bleu


0 0 0 5 5 a
Vert 1
0 0 0 5 5 a
0
Vert 2
0 0 0 5 5 a
0
Vert 3
0 0 0 5 5 a
0
Rouge 1
5 5 5 10 10 5+a
5
Rouge 2
5 5 5 10 10 5+a
5
Bleu
a a a 5+a 5+a 2a
a

La loi de probabilité de la variable aléatoire X est donnée par le tableau suivant.

xi 0 5 10 a 5+a 2a

P (X = x i ) 9/36 12/36 4/36 6/36 4/36 1/36

On a :
E(X ) = 0 × P (X = 0) + 5 × P (X = 5) + 10 × P (X = 10) + a × P (X = a) + (5 + a) × P (X = 5 + a) + 2a × P (X = 2a)
12 4 6 4 1
= 5 × + 10 × + a × + (5 + a) × + 2a ×
36 36 36 36 36
60 + 40 + 6a + 4 × (5 + a) + 2a 120 + 12a 10 + a
= = = .
36 36 3
10 + a
On a : E(X)=6 si et seulement si =6
3
si et seulement si 10 + a = 18, c’est-à-dire a = 8.
Calculons l’écart type pour cette valeur de a :

( )
2 12 4 6 4 1
V(X ) = E(X 2 ) − E(X ) = 52 × + 102 × + 82 × + (5 + 8)2 × + (2 × 8)2 × − 62
36 36 36 36 36
300 + 400 + 384 + 676 + 256
= − 36 = 20.
36
Ainsi σ(X ) = 20 = 4,47 à 10−2 près.

Exercice IV Une partie entre Caïn et Abel a deux issues possibles :


▶  Abel gagne contre Caïn avec la probabilité p = 0,6 ;

▶  Abel perd contre Caïn avec la probabilité q = 1− p = 0,4.

La répétition de neuf parties consécutives identiques et indépendantes est donc


la répétition de 9 épreuves de Bernoulli de paramètre 0,6.
La probabilité qu’Abel gagne k parties lors de ces neuf épreuves suit donc la loi
binomiale de paramètre n = 9 et p = 0,6 soit (9 ; 0,6).

CNED  Première – Mathématiques  181


corrigés

Séquence 5
Caïn gagne le tournoi si Abel gagne moins de parties que lui, c’est à dire si Abel
gagne 0,1, 2, 3 ou 4 parties.
En programmant la loi binomiale sur le tableur ainsi que les valeurs de P (X ≤ k ),
on obtient que P (X ≤ 4) ≈ 0,267 c’est-à-dire que Caïn a une probabilité de 0,267 de
gagner le tournoi.
Commentaire
Cet exemple est particulièrement instructif sur le rôle du hasard dans les com-
pétitions sportives : alors qu’Abel est significativement plus fort que Caïn, ce der-
nier gagne encore plus du quart des tournois de 9 parties !

Exercice V Partie A
Un électeur donné a deux choix possibles :
▶  Il fait confiance à Monsieur Z avec une probabilité p = 0,52 ;

▶  Il ne fait pas confiance à Monsieur Z avec une probabilité q = 1− p = 0,48.

« Choisir un électeur au hasard et observer s’il fait confiance ou non à Monsieur Z »
est une épreuve de Bernoulli de probabilité de succès p = 0,52.
Le choix au hasard de 100 électeurs correspond à la répétition de façon indépen-
dante de 100 fois l’épreuve de Bernoulli précédente.
La variable X correspondant au nombre d’électeurs faisant confiance à Monsieur Z
suit donc la loi binomiale de paramètres n = 100 et p = 0,52.

En travaillant avec le tableur, on rentre dans la colonne A, les valeurs entières de k


pour k variant de 0 à 100, à partir de la cellule A2.
En colonne B, on rentre les valeurs de P(X =k) grâce à la formule «  =LOI.BINO-
MIALE(A2 ;100 ;0,52,0) ».
En colonne C, les valeurs de P (X ≤ k ) peuvent s’obtenir directement grâce à la formule :
« =LOI.BINOMIALE(A2 ;100 ;0,52,1) ».
Vous pouvez aussi utiliser le tableur GeoGebra.

▶  dans la colonne B la formule « Binomiale[100,0.52,A2,false] »

▶  et dans la colonne C la formule « Binomiale[100,0.52,A2,true] ».

Dans la troisième colonne, on lit que le plus petit entier a tel que P (X ≤ a) > 0,025
est a = 42 et le plus petit entier b tel que P (X ≤ b ) ≥ 0,975 est b = 62.
 42 62 
L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % est donc l’intervalle  ;  = [0,42 ; 0,62].
100 100 
Comme 0,41 n’appartient pas à cet intervalle, l’hypothèse p = 0,52 est rejetée au
seuil de 5 %. On peut donc émettre un doute sur le pourcentage de 52 % énoncé par
Monsieur Z.

Remarque
L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % considéré en seconde est l’intervalle :
 1 1 
0,52 − ; 0,52 +  = [0,42 ; 0,62].
 100 100 

182  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 5
Partie B
a b 
Pour déterminer a de l’intervalle de fluctuation  ;  de la loi binomiale de para-
n n 

mètres n et p au seuil de 95 %, on peut considérer l’algorithme suivant.


Lire N
Lire P
S←0
K ←0
Tant que S ≤ 0,025
 
S ← S +  k P k (1− P )n −k
 n 

K ← K + 1
FIN
Ecrire « A= » , K − 1
À la k-ième étape de la boucle «  Tant que », S est la variable qui contient le nombre
P (X ≤ k ).
Pour obtenir la valeur de b, il suffira de remplacer 0,025 par 0,975 dans l’instruction
« Tant que » et remplacer A par B dans la dernière ligne.

Texas Instrument Casio

CNED  Première – Mathématiques  183


  Corrigé de la séquence 6  séquence

Corrigés Corrigés 6

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Nombre dérivé

A   Débuter
Approche de la notion de nombre dérivé
1. Quand on fait plusieurs agrandissements successifs centrés au
point A (1, 5 ; 1, 52 ) de la courbe de la fonction carré, on finit par obser-
y = x2 ver un bout de courbe qui est devenu très semblable à un segment
de droite.
2. Quand le point B se rapproche du point A, la droite (AB) semble
avoir une position limite et le coefficient directeur de la droite (AB)
semble devenir très proche de 3.
B
3. Les coordonnées du point A sont (1, 5 ; 1, 52 ). Les coordonnées du
A
( )
point B sont x ; x 2 avec x ≠ 1, 5.
Le coefficient directeur de la droite (AB) est donc :
y −y x 2 − 1, 52 ( x − 1, 5)( x + 1, 5)
O a = 1,5
m= B A = = = x + 1, 5
xB − x A x − 1, 5 x − 1, 5
avec x ≠ 1, 5.
Il est donc très simple de calculer les valeurs demandées.

x 1 1,3 1,4 1,45 1,49 1,495 1,499 1,4995 1,4999


Coefficient
2,5 2,8 2,9 2,95 2,99 2,995 2,999 2,9995 2,9999
directeur
x 1,5001 1,5005 1,501 1,505 1,51 1,55 1,6 1,7 1,8
Coefficient
3,0001 3,0005 3,001 3,005 3,01 3,05 3,1 3,2 3,3
directeur

Ces calculs confirment et précisent les observations faites sur le graphique.

4.  On pose maintenant x = 1, 5 + h. Lorsque le point B se rapproche du point A, son


abscisse se rapproche de 1,5, c’est-à-dire que h se rapproche de 0.
Le point B a pour ordonnée (1, 5 + h )2.
Le coefficient directeur de la droite (AB) est égal à x + 1, 5 = 1, 5 + h + 1, 5 donc il vaut
3 + h et on a :

h –1 –0,5 –0,1 –0,01 –0,001 –0,0001 0,00001 0,0001 0,001 0,01 0,1 1

Coefficient
2 2,5 2,9 2,99 2,999 2,9999 3,00001 3,0001 3,001 3,01 3,1 4
directeur

CNED  Première – Mathématiques  185


corrigés

Séquence 6
On observe que lorsque h est très proche de 0, le coefficient directeur est très
proche de 3.
5.  Les observations des sécantes (AB), les valeurs du taux d’accroissement des
droites (AB) en fonction de x et en fonction de h , mettent en évidence le rôle
particulier de la droite passant par A et de coefficient directeur 3. Elle est dessi-
née sur le graphique de l’exemple 2 du cours.

D  S’exercer

Exercice 1 ▶ Le point A est le point de la courbe d’abscisse −2. La tangente en A semble être
la droite (AB) avec B ( −1; − 3). Le coefficient directeur de la droite (AB) est −1, on
lit donc f '( −2) = −1.
▶  Le point B est le point de la courbe d’abscisse −1. La tangente en B semble pa-
rallèle à l’axe des abscisses. On lit donc f '( −1) = 0.
▶  Le point C de la courbe d’abscisse 0 est confondu avec l’origine O. La tangente en
O semble être la droite (OB) dont le coefficient directeur est 3. On lit donc f '(0 ) = 3.
▶  Le point D est le point de la courbe d’abscisse 1. La tangente en D semble paral-
lèle à l’axe des abscisses. On lit donc f '(1) = 0.

D
j

C=O
i

Exercice 2 1. On rappelle la définition de la tangente à la courbe représentative de f au point


d’abscisse a  : c’est la droite passant par le point de la courbe de coordonnées
(a ; f (a )) et ayant pour coefficient directeur f '(a ), le nombre dérivé en a. Il faut
savoir par cœur son équation réduite :
y = f '(a )( x − a ) + f (a ).
On a ici : a = 2, f '(a ) = −4 et f (a ) = 3.
Pour cette fonction, l’équation de la tangente au point d’abscisse 2 est donc :
y = −4( x − 2) + 3, soit y = −4 x + 11.

2.  On a : a = 1, g '(a ) = −3 et la tangente passe par l’origine du repère.

Dans ce cas, on obtient l’équation y = −3( x − 1) + g (a ).


On ne connaît pas g (a ) mais on sait que cette tangente passe par l’origine du
repère qui a pour coordonnées (0 ; 0 ).

On obtient donc l’égalité 0 = −3(0 − 1) + g (a ), soit 0 = 3 + g (a ), donc g (a ) = −3 et on ob-


tient y = −3( x − 1) − 3, d’où y = −3x .
Autre méthode plus rapide : comme on sait que cette tangente a pour coefficient
directeur g '(a ) = −3 et qu’elle passe par l’origine, on peut conclure que l’équation
réduite est y = −3x car il n’y a pas de terme constant.

186  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6

3. On a : h '(a ) = 0 et h (a ) = 5. Les données semblent ici insuffisantes car on ne nous


donne pas la valeur de a.
Avec les deux données l’équation devient y = 0( x − a ) + 5, soit y = 5. On a donc pu
conclure (car le coefficient directeur h '(a ) est nul, ce qui fait disparaître x − a ).
Remarquons que, dans ce cas où le nombre dérivé est nul, la tangente est parallèle
à l’axe des abscisses.

Exercice 3 1. Une valeur approchée de f '( 4 ) est 9/5.


En effet, f '( 4 ) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe
A au point A ( 4 ; 5).
Or le point C de coordonnées ( −1; − 4 ) est presque sur cette tangente.

Pour déterminer le coefficient directeur de la droite (AC), on


B
peut lire ce coefficient sur la figure, on peut aussi le calcu-
y −y −4 − 5 −9 9
E
ler : m = C A = = = . On a donc obtenu une valeur appro-
j F xC − x A −1− 4 −5 5
O
i chée de f '( 4 ).

2. La droite  n’est pas tangente à courbe car, même sans faire
d’agrandissement, on voit bien que la droite et la courbe sont bien
différentes au voisinage de leurs trois points communs.
y = f(x)
C
3. La droite (AB) semble tangente à la courbe au point B, mais ne
l’est sûrement pas au point A.
4. Il y a deux nombres dérivés nuls. En effet lorsque f '(a ) = 0, 0 est le
coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d’abscisse
a. Cette tangente est donc parallèle à l’axe des abscisses. Quand
on observe la courbe, on trouve deux points où la tangente semble
ainsi.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Fonctions dérivées
A  Découvrir
Nombre dérivé de la fonction carré en a

Pour étudier la dérivabilité de la fonction carré (notée f ) en a, a étant un nombre


f (a + h ) − f (a ) ( a + h ) − a
2 2
réel fixé, on étudie la limite du taux d’accroissement =
h h
quand h tend vers 0, h ≠ 0.

Comme on étudie ce qui se passe quand h tend vers 0, c’est-à-dire quand le déno-
minateur tend vers 0, le quotient sous cette forme ne nous donne aucun renseigne-
ment. On va donc le transformer en développant puis en simplifiant.

On a :
(a + h )2 − a 2 = (a
2
)
+ 2ah + h 2 − a 2
=
h (2a + h )
= 2a + h avec h ≠ 0.
h h h

CNED  Première – Mathématiques  187


corrigés

Séquence 6

Comme le taux d’accroissement est égal à 2a + h , il a pour limite 2a quand h tend


vers 0.
La fonction f, c’est-à-dire la fonction carré, est donc dérivable en a et f '(a ) = 2a.
On rappelle que dans l’exemple 2, on avait trouvé f '(1, 5) = 3.

D  S’exercer

Exercice 4 1. La fonction puissance 7, notée ici f, est définie et dérivable sur  :
f ( x ) = x 7 et f '( x ) = 7x 6 .
D’où : f '(1) = 7 × 16 = 7, f '( 3) = 7 × 36 = 5103, f '(0 ) = 0 et f '(–1)=7 × (–1)6 = 7.

2. On considère la fonction inverse, notée ici g, définie et dérivable sur


1 −1
 −∞;  0  ∪ 0 ; + ∞   : g ( x ) = et g '( x ) = .
x x2
−1 −1 −1 −1
D’où : g '(1) = = –1, g '( 3) = , g '( −1) = = –1 et g '(–5) = .
2 9 2 25
1 ( −1)

3.  On considère la fonction racine, notée ici h, définie sur 0 ; + ∞   , h ( x ) = x , et


1
dérivable sur 0 ; + ∞   : h '( x ) = .
2 x
1 1 1 1 1
D’où : h '(1) = = , h '( 3) = , h '(0, 25) = = = 1, et
2 1 2 2 3 2 0, 25 2 × 0, 5

1 1 1
h '(0, 49 ) = = = .
2 0, 49 2 × 0, 7 1, 4

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Dérivation : opérations sur les fonctions


A  Découvrir
Approche de la formule de la dérivée d’une somme
On considère les fonctions u et v définies sur  par u ( x ) = 5x + 1 et v ( x ) = x 2.

1. La fonction u est une fonction affine, donc u '( 3) = 5.


La fonction v est la fonction carré donc v '( 3) = 2 × 3 = 6.

2.  On appelle f la fonction, définie sur , qui est la somme des deux fonctions
u et v, donc f = u + v et, pour tout réel x, on a f ( x ) = 5x + 1+ x 2.

188  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6

Pour étudier la dérivabilité de la fonction f en a = 3, on calcule le quotient


f ( 3 + h ) − f ( 3)
et on en cherche la limite éventuelle quand h tend vers 0.
h

( )( 2
f ( 3 + h ) − f ( 3) 5( 3 + h ) + 1+ ( 3 + h ) − 5 × 3 + 1+ 3
=
2
)
h h
5h + 6h + h 2
=
h
=11+h.
f ( 3 + h ) − f ( 3)
D’où : lim = lim (11+ h ) = 11.
h →0 h h →0

Ainsi la fonction f est dérivable en 3 et f '( 3) = 11.


On observe que f '( 3) = u '( 3) + v '( 3).

3. Généralisation : on va donc démontrer que, quelles que soient les fonctions u et v


dérivables en a, la fonction f, somme des fonctions u et v, est aussi dérivable en
a et f '(a ) = u '(a ) + v '(a ).
On a :
f (a + h ) − f (a ) (u + v )(a + h ) − (u + v )(a )
=
h h
u (a + h ) + v (a + h ) − u (a ) − v (a )
=
h
u (a + h ) − u (a ) v (a + h ) − v (a )
= + .
h h

u (a + h ) − u (a )
Or, les fonctions u et v sont dérivables en a, donc lim = u '(a ) et
h →0 h
v (a + h ) − v (a )
lim = v '(a ).
h →0 h
f (a + h ) − f (a )
Donc lim = u '(a ) + v '(a ).
h →0 h
La fonction f, avec f = u + v , est dérivable en a et f '(a ) = u '(a ) + v '(a ), soit
(u + v )'(a ) = u '(a ) + v '(a ).

Donc, si les fonction u et v sont définies et dérivables sur un intervalle I, ceci est
vrai pour tout réel a de I, et on obtient : (u + v )' = u '+ v '.

D  S’exercer
1  7 
Exercice 5 1.  f ( x ) = , I =  − ; + ∞   .
3x + 7  3 
 7 
La fonction f est l’inverse d’une fonction affine, elle est dérivable sur I =  − ; + ∞  
 3 
1 −u ' −3
et, en utilisant la fonction dérivée de qui est , on obtient f '( x ) = .
u u2 ( 3x + 7)2
2.  f ( x ) = −3x 5 + 4 x 4 − 7x 2 + 3, I = .
La fonction f est une fonction polynôme, elle est donc dérivable sur  et :
f '( x ) = −3 × 5x 4 + 4 × 4 x 3 − 7 × 2x , soit f '( x ) = −15x 4 + 16 x 3 − 14 x .

CNED  Première – Mathématiques  189


corrigés

Séquence 6

4
3.  f ( x ) = x 3 + 3x 2 − , I = 0 ; +  ∞   .
x
La fonction f est la somme d’une fonction polynôme et de la fonction inverse mul-
tipliée par −4 , la fonction f est donc dérivable sur 0 ; + ∞   et :
 −1 4
f '( x ) = 3x 2 + 3 × 2x − 4   , soit f '( x ) = 3x 2 + 6 x + .
 x2 x2

4.  f ( x ) = 2x + 3 x , I = 0 ; + ∞   .

La fonction f est la somme d’une fonction affine et de la fonction racine carrée


multipliée par 3, la fonction f est donc dérivable sur 0 ; + ∞   (attention, 0 est
1
exclu pour la dérivée) et f '( x ) = 3 × + 2.
2 x
Quant à la dérivabilité en 0, aucun résultat de cours n’affirme que f est dérivable
en 0 mais aucun résultat de cours n’affirme que f ne l’est pas (même si on sait
que la fonction racine n’est pas dérivable en 0).

Pour étudier la dérivabilité en 0, il faut revenir à la définition :

f (0 + h) − f (0) 2h + 3 h 3
= = 2+ .
h h h

On s’aperçoit (par exemple, à la calculatrice, en donnant à h des valeurs de plus


en plus proches de 0) que ce taux n’admet pas de limite en 0, la fonction f n’est
donc pas dérivable en 0.

Cette dernière étude, difficile, n’est pas un objectif du programme de première S.

x3 −1
5.  f ( x ) = , I = .
x2 +1
La fonction f est une fonction rationnelle définie sur , elle est dérivable sur 
et, en posant u ( x ) = x 3 − 1 et v ( x ) = x 2 + 1, on obtient :
u '( x )v ( x ) − u ( x )v '( x ) 3x 2 ( x 2 + 1) − ( x 3 − 1)2x x 4 + 3x 2 + 2x
f '( x ) = = = .
(v ( x ))2 ( x 2 + 1)2 ( x 2 + 1)2
x 5
6.  f ( x ) =
− , I = 0 ; + ∞   .
5 x
La fonction f est la somme d’une fonction affine et de la fonction inverse multi-

pliée par −5, la fonction f est donc dérivable sur 0 ; + ∞   et :


1  −1 1 5
f '( x ) = − 5   = + .
5  x2 5 x2

Exercice 6 L’équation réduite de la tangente ∆ à la courbe f , représentant la fonction f, au


point d’abscisse a (la fonction f étant définie et dérivable en a) est y = f '(a )( x − a ) + f (a ).

1.  f ( x ) = x 2 − 2x sur  , a = 1.
La fonction f est une fonction polynôme dérivable sur  et f '( x ) = 2x − 2. Donc
f (1) = −1 et f '(1) = 0.

190  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6

La tangente au point d’abscisse 1 a pour équation y = −1, car le nombre dérivé


est nul. Graphiquement la tangente en un point d’abscisse a telle que f '(a ) = 0
est parallèle à l’axe des abscisses.

1
2.  f ( x ) = sur  −1; + ∞   , a = 0.
x +1
La fonction f est l’inverse d’une fonction affine, elle est dérivable sur son ensemble
−1
de définition et f '( x ) = . Donc f (0 ) = 1 et f '(0 ) = –1. La tangente au point d’abs-
( x + 1)2
cisse 0 a pour équation réduite y = −1( x − 0 ) + 1, soit y = − x + 1.

3.  f ( x ) = x 3 sur , a = 5.
Il s’agit de la fonction « puissance 3 », fonction dérivable sur  et f '( x ) = 3x 2.
Donc f (5) = 53 = 125 et f '(5) = 3 × 52 = 75. La tangente au point d’abscisse 5 a pour
équation y = 75( x − 5) + 125, soit y = 75x − 250.

4.  f ( x ) = x sur 0 ; +∞   , a = 3.


1
Il s’agit de la fonction racine carrée, elle est dérivable sur 0 ; +∞   et f '( x ) = .
2 x
1
Donc f ( 3) = 3 et f '( 3) = . La tangente au point d’abscisse 3 a pour équation :
2 3
1 1 3
y= ( x − 3) + 3 , soit y = x+ .
2 3 2 3 2

5.  f ( x ) = ( 3x − 1)2 sur , a = 0.


Il s’agit de la fonction u2 où u est la fonction affine définie par u (x ) = 3x − 1. La
fonction f est donc définie sur  et : f '(x ) = 2 × u '(x ) × u (x ) = 2 × 3 × (3x − 1) = 18x − 6.
Donc f (0 ) = 1 et f '(0 ) = −6.
La tangente au point d’abscisse 0 a pour équation y = −6( x − 0 ) + 1, soit y = −6 x + 1.

x2 + x +1
6.  f ( x ) = sur 2 ; + ∞   , a = 4.
x −2

La fonction f est une fonction rationnelle dérivable sur son ensemble de définition.
En posant u ( x ) = x 2 + x + 1 et v ( x ) = x − 2, on obtient u '( x ) = 2x + 1 et v '( x ) = 1, et donc

u '( x )v ( x ) − u ( x )v '( x ) ( 2x + 1)( x − 2) − 1( x 2 + x + 1) x 2 − 4x − 3


f '( x ) = = = .
(v ( x ))2 ( x − 2)2 ( x − 2)2

21 −3
Comme f ( 4 ) = et f '( 4 ) = , la tangente au point d’abscisse 4 a pour équation :
2 4
−3 21 −3 27
y = ( x − 4 ) + , soit y = x + .
4 2 4 2

CNED  Première – Mathématiques  191


corrigés

Séquence 6
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Variations d’une fonction définie


sur un intervalle
A  Découvrir
Approche du lien entre sens de variations de fonction et signe de la dérivée
1. D’après la courbe, on obtient le tableau de variation :

x −∞ –4 –2 2 4 +∞

f (x ) 0 2,7

–1,1 1,6

2. Le signe du coefficient directeur de la tangente au point d’abscisse x est donné


par l’inclinaison de la tangente, on obtient :

x −∞ –4 –2 2 4 +∞
Signe du coefficient
directeur de la
+ 0 − 0 + 0 − 0 +
tangente au point
d’abscisse x

3. On observe que, si x appartient à un intervalle où la fonction f est croissante, le


coefficient directeur de la tangente au point d’abscisse x est positif, et qu’il est
négatif si x appartient à un intervalle où la fonction f est décroissante.
Le coefficient directeur de la tangente à la courbe représentative au point d’abs-
cisse x est égal au nombre dérivé f '( x ). On observe donc, sur cet exemple, que
f '( x ) est positif sur chaque intervalle où la fonction f est croissante et que f '( x )
est négatif sur chaque intervalle où la fonction f est décroissante.

D  S’exercer

Exercice 7 Soit f la fonction définie sur  par f ( x ) = x 4 − x 3 − 2x 2 − 1.

1. La fonction f est une fonction polynôme, elle est donc dérivable sur  et :

f '( x ) = 4 x 3 − 3x 2 − 4 x , soit f '( x ) = x ( 4 x 2 − 3x − 4 ).

192  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6
Le trinôme 4 x 2 − 3x − 4 a pour discriminant ∆ = ( −3)2 − 4 × 4 × ( −4 ) = 73, il possède
3 − 73 3 + 73
deux racines x 1 = ≈ −0, 69 et x 2 = ≈ 1, 44 ; sauf entre les racines, il
8 8
est positif (comme 4, le coefficient de x 2 ).

x −∞ x1 0 x2 +∞

x − − 0 + +

4 x 2 − 3x − 4 + 0 − − 0 +

f '( x ) − 0 + 0 − 0 +

−1
f (x )
f ( x 1) f (x2 )

On a : f ( x 1) ≈ −1, 39 et f ( x 2 ) ≈ −3, 83.


2.

j
x1 x2
O i

( )

Exercice 8 Dans le plan rapporté à un repère orthonormal O ; i , j , on considère le point A(1 ; 2).
Soit x un nombre réel strictement supérieur à 1 et soit M le point
de coordonnées (x ; 0). La droite (AM) coupe l’axe des ordonnées en
un point N.
N
A 1. Soit I le point de coordonnées (1 ; 0). Dans le triangle OMN, le
B point I est sur la droite (OM), le point A est sur (NM), les droites (ON)
et (AI) sont parallèles, on peut appliquer le théorème de Thalès :
j M IA IM
= .
O I x ON OM
i
2 x −1
Comme x est strictement supérieur à 1, on obtient  = , d’où :
ON x
2x
ON = .
x −1

CNED  Première – Mathématiques  193


corrigés

Séquence 6
2x
2. a. On pose f ( x ) = , on définit ainsi une fonction f définie sur 1; + ∞   .
x −1
b. La fonction f est une fonction rationnelle, elle est dérivable sur son ensemble
2( x − 1) − 2x −2
de définition et on a : f '( x ) = = . Comme f '( x ) est négatif pour
2
( x − 1) ( x − 1)2
tout x de 1; + ∞   , on déduit que la fonction f est décroissante sur 1; + ∞   .

c. Pour montrer que la fonction f est minorée par 2, il suffit de prouver que, pour
tout x de 1; + ∞   , on a f ( x ) ≥ 2, c’est-à-dire f ( x ) − 2 ≥ 0.
2x 2
Comme f ( x ) − 2 = −2= et que x − 1 est positif sur l’intervalle de défini-
x −1 x −1
tion, on trouve bien que f ( x ) ≥ 2. (Remarque : comme le numérateur ne peut pas
s’annuler, on trouve même que f ( x ) − 2 > 0, ce qui prouve que 2 n’est pas un mi-
nimum de la fonction f puisque f ( x ) n’est jamais égal à 2, 2 n’est jamais atteint.)
d. La fonction f est décroissante sur 1; + ∞   , ainsi, quand x augmente, f ( x ) dimi-
nue. Géométriquement cela signifie que, quand M s’éloigne du point I, l’ordon-
née du point N diminue. Et comme la fonction f est minorée par 2, l’ordonnée
du point N est minorée par 2 ; donc, quand le point M s’éloigne du point I, le
point N se rapproche du point B (0 ; 2) sans dépasser le point B.

3. On appelle g la fonction qui à x associe l’aire du triangle OMN.


a. La fonction g a le même ensemble de définition que f, l’intervalle 1; + ∞   .
1 1 2x x2
b. L’aire du triangle OMN est égale à OM × ON, d’où g ( x ) = x × , soit g ( x ) = .
2 2 x −1 x −1
c. La fonction g est une fonction rationnelle dérivable sur son ensemble de défini-
tion, et on a :
2x ( x − 1) − x 2 x 2 − 2x
g '( x ) = = .
( x − 1)2 ( x − 1)2

Le signe de g '( x ) est celui de son numérateur dont la forme factorisée est x ( x − 2).
Comme x est positif sur l’intervalle de définition, g '( x ) est du signe de x − 2.
Tableau de variation :
Ces variations prouvent que la fonction g a un minimum, c’est le nombre 4 at-
teint pour x = 2. Géométriquement il y a donc un triangle d’aire minimum, c’est le
triangle OMN, où le point M a pour abscisse 2.

x 1 2 +∞
g '( x ) − 0 +

g(x )
4

Exercie 9 Une voiture se déplace sur une route. La distance d (t) (en km) parcourue par la
voiture à l’instant t (en heure) est définie par : d(t) = - 120t 3 + 180t 2 si t ∈ [0 ; 1].

1. On a :
 10 
d(1) = 60, d(0,5) = 30 et d    4,44.
 60 

194  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6
Ainsi la distance parcourue par le véhicule au bout d’une heure est : 60 km ;
la distance parcourue par le véhicule au bout d’une demi-heure est : 30 km ;
la distance parcourue par le véhicule au bout de 10 minutes est : 4,44 km environ
10
(10 minutes correspondent à d’heure).
60
2. La vitesse v(t) du véhicule à l’instant t est définie par :
v(t) = d’(t) = -120 × 3t2 + 180 × 2t = – 360t 2 + 360t.

 10 
3. On a : v(0) = 0, v(1) = 0, v(0,5) = 90 et v   = 50.
 60 
Ainsi, la vitesse du véhicule au démarrage est 0 km.h­–1 ;
la vitesse du véhicule à l’arrivée est 0 km.h-1 ;
la vitesse du véhicule au bout d’une demi-heure est 90 km.h–1 ;
la vitesse du véhicule au bout de 10 minutes est 50 km.h–1

4. Dressons le tableau de variations de la fonction v sur [0 ; 1].


On a : v’(t) = -360 × 2t + 360 = –720t + 360.

De plus, –720t + 360 = 0 ⇔ 720t = 360 ⇔ t = 360 ⇔ t = 0,5 et t  –720t + 360 est
720
une fonction affine strictement décroissante. On en déduit le tableau de varia-
tions de v sur [0 ; 1].

t 0 0,5 1
signe de v’ + 0 −
90
v
0 0

La vitesse maximum atteinte par l’automobiliste est donc 90 km.h–1.

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Synthèse
B   Exercices de synthèse

Exercice I 1. La fonction g est une fonction du second degré, définie sur 0 ; 10  et le sommet
de la parabole est le point A de coordonnées (10 ; 8), on peut alors utiliser la
forme canonique et écrire g ( x ) = a( x − 10 )2 + 8.
2. Le point d’abscisse 5 de la courbe  f représentant f a pour coordonnées (5 ; 125k )
et le coefficient directeur de la tangente à  f en ce point est :
f '(5) = 3 × 52 k = 75k (car f '( x ) = 3kx 2 ).

CNED  Première – Mathématiques  195


corrigés

Séquence 6

Le point d’abscisse 5 de la courbe  g représentant g a pour coordonnées


(5 ; 25a +8 ) et le coefficient directeur de la tangente à  g en ce point est
g '(5) = −10a (car g '( x ) = 2a( x − 10 )).
Les deux courbes passent par le même point d’abscisse 5 avec la même tangente
125k = 25a + 8
si et seulement si les coefficients k et a vérifient le système  .
75k = −10a
125k = 25a + 8 125k = −25 × 7, 5k + 8
3. On a :  ⇔ .
75k = −10a a = −7, 5k
Le système équivaut à
k = 0, 0256
 .
a = −0,192
4. On a donc représenté la fonction f avec f ( x ) = 0, 0256 x 3 sur 0 ; 5  et la fonction g
avec g ( x ) = −0,192( x − 10 )2 + 8 sur 5 ; 10  .

O i 5 10

Exercice II La fonction f est décroissante sur 0 ; 2 et croissante sur 2 ; +∞   .
De plus la tangente au point d’abscisse 2 est parallèle à l’axe des abscisses.
Donc la fonction dérivée f ' est telle que
a. f '( x ) ≤ 0 sur 0 ; 2 ,
b. f '(2) = 0,
c. f '( x ) ≥ 0 sur 2 ; +∞   .
La condition a. élimine la courbe C, la condition b) élimine la courbe A et la condition
c) élimine la courbe D.
La seule courbe susceptible de représenter la fonction dérivée f ' est donc la courbe B.

 x
Exercice III Le volume du cylindre (en cm3) est V = 30πx 2  1−  où 0 ≤ x ≤ 10.
 10 
Pour déterminer le volume maximum on étudie les variations de la fonction définie
 x
sur 0 ; 10  par V ( x ) = 30 πx 2  1−  .
 10 
Cette fonction est une fonction polynôme de degré 3, elle est dérivable sur son en-
semble de définition et
 x  1  3x 2 
V ′( x ) = 30 π(2x )  1−  + 30 πx 2  −  = 30 π  2x − 2
 = 3π(20 x − 3x )
 10   10   10 
soit V ′( x ) = 3π x (20 − 3x ).

196  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 6

Le signe de V '( x ) est celui du trinôme x (20 − 3x ) ; ce trinôme possède deux ra-
20
cines, les nombres 0 et ; le trinôme est négatif (comme –3 le coefficient de x 2 ) à
3
l’extérieur des racines et positif à l’intérieur des racines. D’où le tableau :

20
x 0 3 10

V ′( x ) + 0 −

4000 π
9
V (x )
0 0

On constate que la fonction V admet un maximum pour la valeur x = 20 de l’inter-


3
valle [0 ; 10].
 20  4000 π
Le volume maximum est alors V   = soit environ 1396, 26 cm3 .
 3 9
Exercice IV 1. Soit f la fonction définie sur  par f ( x ) = x 3 + x − 1.
a. L
 a fonction f est une fonction polynôme, elle est donc dérivable sur  et, pour
étudier ses variations, il suffit d’étudier le signe de f '( x ). Comme f '( x ) = 3x 2 + 1,
f '( x ) > 0 et donc la fonction f est strictement croissante sur .
b. On admet que l’équation f ( x ) = 0 a au moins une solution, montrons que l’équa-
tion admet une solution unique par un raisonnement par l’absurde.

On suppose que l’équation f ( x ) = 0 possède deux solutions distinctes x 1 et


x 2 avec x 1 < x 2. Comme la fonction f est strictement croissante sur , on a
f ( x 1) < f ( x 2 ). Les deux images f ( x 1) et f ( x 2 ), sont distinctes, elles ne peuvent donc
pas être toutes les deux égales à 0. Cette impossibilité prouve que la supposition
de départ est fausse, donc l’équation f ( x ) = 0 admet une solution unique.
On note α cette solution.
On a f (0 ) = −1 et f (1) = 1, donc f (0 ) < 0 < f (1), donc f (0 ) < f (α ) < f (1). Comme la fonc-
tion f est strictement croissante sur , l’ordre a été conservé et donc 0 < α < 1.
On a bien prouvé que α appartient à l’intervalle 0 ; 1 .
c. En utilisant votre calculatrice et des tableaux de valeurs (voir : http://math.univ-
lyon1.fr/irem/spip.php?article58) on trouve :
f (0, 682) ≈ −0, 0008 et f (0, 683) ≈ 0, 0016 donc 0, 682 < α < 0, 683.

d. Pour déterminer le signe de f ( x ) suivant les valeurs de x, on utilise le sens de


variation de f.
Les signes
sont inter- Si x ≤ α, comme f est croissante sur , on a f ( x ) ≤ f (α ) donc f ( x ) ≤ 0.
venus de
Si x ≥ α, on a de même f (α ) ≤ f ( x ) donc 0 ≤ f ( x ).
façons différentes :
le signe de la déri- Le tableau suivant résume la démarche de cette question 1.
vée permet de
connaître le sens x −∞ α +∞
de variation de la
fonction f, et c’est Signe de f '( x ) + + +
le sens de variation
de f qui permet de Sens de variation de f 0
connaître le signe
de f ( x ). Signe de f ( x ) – 0 +

CNED  Première – Mathématiques  197


corrigés

Séquence 6
2. Soit g la fonction définie sur  par :
g ( x ) = x 4 + 2x 2 − 4 x + 2.

a. Comme g '( x ) = 4 x 3 + 4 x − 4 = 4f ( x ), g '( x ) a le même signe que f ( x ).


Pour la fonction g, on obtient donc le tableau de variation :

x −∞ α +∞

Signe de g '( x ) – 0 +

g(x )
g (α )

Le tableau de variation prouve que la fonction g admet un minimum, c’est g (α )


qui est atteint pour x = α.

b. On sait que g (α ) = α 4 + 2α 2 − 4α + 2 et on veut montrer que g (α ) = α 2 − 3α + 2.

Pour baisser le degré de α, on utilise la propriété qui caractérise le nombre α .

On a donc α 3 + α − 1 = 0, d’où α 3 = −α + 1.

Comme g (α ) = α 4 + 2α 2 − 4α + 2 et que α 4 = α × α 3 , on obtient :

g (α ) = α( −α + 1) + 2α 2 − 4α + 2, d’où g (α ) = α 2 − 3α + 2.

On a donc aussi g (α ) = h (α ), la fonction h étant définie sur  par h ( x ) = x 2 − 3x + 2.


La fonction h est une fonction du second degré où a = 1 et b = −3, donc a est posi-
−b 3
tif et = = 1, 5. d’après la séquence 3, le tableau de variation de h est :
2a 2

x −∞ 1,5 +∞

h( x )
h (1, 5)

On rappelle que d’après le résultat de la question 1c), on sait que 0, 682 < α < 0, 683.

 Remarque  Comme la fonction h est strictement décroissante sur

La fonction h permet d’encadrer 0, 682 ; 0,683  , on a h (0, 683) < h (α ) < h (0, 682).
h (α ) (c’est-à-dire g (α )) car α ap-
partient à un intervalle où la fonc- En prenant une valeur approchée par défaut de h (0, 683)
tion h est monotone ce qui n’est et une valeur approchée par excès de h (0, 682), on obtient
pas le cas de la fonction g. 0, 417 < h (α ) < 0, 420, donc 0, 417 < g (α ) < 0, 420.

198  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 7  séquence

Corrigés Corrigés 7

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Produit scalaire de deux vecteurs


A   Débuter
Une égalité
1. Conjecture
6

4 B
L OB = 8,46 OA = 9,4
3 OL = 9,89 OH = 8,9
OH x OA = 8,9 x 9,4 = 83,66
2 a OL x OB = 9,89 x 8,46 =83,66

1
O  = 25,89° b H A
–1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
–1
On peut conjecturer que : OH × OA = OL × OB.

2. Étude
 
  π
On note θ une mesure de l’angle OA, OB. On suppose 0 ≤ θ ≤ .
  2
a. Exprimer en fonction de θ la quantité OL × OB ainsi que OH × OA.

Le triangle OHB est rectangle en H, d’où OH = cos(θ) × OB et donc :


OH × OA = OB × OA × cos(θ).

De même, le triangle OAL est rectangle en L. Alors OL = cos(θ) × OA et donc :


OL × OB = OA × OB × cos(θ).

b. On a donc bien : OH × OA = OL × OB.

c. Supposons π < θ ≤ π. Alors :


2
OH = cos(π − θ) × OB = − cos(θ) × OB.
De même,
OL = cos(π − θ) × OA = − cos(θ) × OA.
On retrouve bien l’égalité :
OH × OA = OL × OB,

ces deux quantités étant égales à −OA × OB × cos(θ).

CNED  Première – Mathématiques  199


corrigés

Séquence 7
Si θ = π , les points H, L et O sont confondus, et l’égalité est évidente.
2
Remarque
On a défini, à partir des points A et B, une quantité
 (OH × OA ). On peut voir cette
quantité
 comme
 définie à partir des vecteurs OA et OB. Nous noterons cette quan-
tité OA • OB.        
 
On a donc montré que : OA • OB = OB • OA et que OA • OB = OA × OB × cos OA, OB.
 
Nous verrons que cette «  opération  » comporte de nombreuses propriétés com-
munes avec la multiplication des réels, nous l’appellerons produit scalaire et nous
verrons qu’elle sera très utile pour démontrer des propriétés géométriques ou tri-
gonométriques.

D  S’exercer
Exercice 1 Par application directe des formules,
      π
( ) 1
u iv = u × v × cos u , v = 3 × 4 × cos   = 12 × = 6.
3 2
 2 2 2    
Par suite, on obtient : u −v = u + v − 2u iv = 32 + 42 − 2 × 6 = 13. Alors : u −v = 13.

Exercice 2 1. En utilisant la bilinéarité du produit scalaire :


         2
 
a. 3u − 4v •v = 3 u i v − 4 v iv = 3 u iv − 4 v  ;
 
     2     2  2 2  
   
b. 2u − 5v •  4u +v  = 2 × 4 × u + 2 u iv − 5 × 4 v iu − 5 × v = 8 u − 5 v − 18 u iv  ;
   
     2 2  2 2
c.  u − 3v  •  u + 3v  = u − 3v = u − 9 v .

       π  12 2
 
2. Alors  u iv = u × v × cos u , v  = 3 × 4 × cos   = = 6 2 et :
  4 2
     2
 
a. 3u − 4v •v = 3 u iv − 4 v = 18 2 − 64  ;
 
   
   
b.  2u − 5v •  4u +v  = 72 − 80 − 108 2 = −8 − 108 2  ;
   

     2 2
   
c. u − 3v • u + 3v  = u − 9 v = 9 − 144 = −135.
   
D F C
Exercice 3 1. Voir figure.
 
2. a. On a : AB i BC = 0 car deux côtés consécutifs d’un
E
carré sont orthogonaux. O
   
 
b. On a : AB i CD = AB i −AB = −4 (rappel : AB = 2).
 
A B

200  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 7
     
 
c. On a : AB i AC = AB i AB = 4 car proj  AC = AB.
AB  

           
1 1 1 1
d. On a : AB i BO = AB i  BD = AB iBD = AB iBA = − AB i AB = −2
2  2 2 2
 
 
car proj BD = BA.
AB  


  
 
 
3. a. Les vecteurs i et j sont de norme 1 et orthogonaux. Le repère  A ; i , j  est
 
donc bien orthonormé.

b. Dans ce repère,
A(0 ; 0), B(2 ; 0), C(2 ; 2), D(0 ; 2), E(2 ; 1) et F(1 ; 2).
c. On a :
       
AB  2 , BC  0 . Alors : AB iBC = 2 × 0 + 0 × 2 = 0.
 0   2 
    
CD  −2 . Alors : AB i CD = 2 × (−2) + 0 × 0 = −4.
 0 
    
AC  2 . Alors : AB i AC = 2 × 2 + 0 × 2 = 4.
 2      
Les coordonnées de O sont (1 ; 1) et BO  −1 . D’où AB iBO = 2 × (−1) + 0 × 1 = −2.
 1 

4. Les coordonnées de E sont (2 ; 1) et celles de F sont (1 ; 2) donc :


       
AE  2  et BF  −1  donc AE iBF = 2 × (−1) + 1× 2 = 0.
 1   2 
Les vecteurs sont donc orthogonaux et les droites perpendiculaires

Exercice 4 On a : A

     


a a2 car proj BA  = BH  ;
BC i BA =BC i BH = a × = BC  
2 2
     
 
BC ⋅ FC = BC iBC = a2 car proj FC = BC  ; E
BC  
B H C
       
BC i AE = BC i ( AF + FE) = BC i ( AF + AB) (car ABEF est un parallélogramme)
          
   
= BC i AF + BC i AB = BC i HB + BC i HB (car proj  AF  = proj  AB = HB)
BC   BC  
 a
= 2 × a × −  = −a2 ;
 2
           
     
BC i BA + HF  = BC i BA + HA + AF  = BC i BA + AF + BC i HA
     
   
= BC i BF + BC i HA = 0 + 0 = 0.

CNED  Première – Mathématiques  201


corrigés

Séquence 7
    2 2      
       
Exercice 5 1. On a : u +v  i u −v  = u − v = 0 car u = v . Donc : u +v  ⊥ u −v .
       
   
 
( )
2. On a : cos u , v = 
u iv
u ×v
 =
4
4 ( 5 + 1)
=
1
5 +1
=
5 −1
4
 0,309. Donc u , v  72°. ( )
Remarque  2π  5 −1
En fait, on a : cos 72° = cos   = .
5 4

3.
a. On a :

AB = ( 4 − 2)2 + (3 − 5)2 = 8  ;

BC = (7 − 4)2 + (8 − 3)2 = 34 et

AC = (7 − 2)2 + (8 − 5)2 = 34.

b. On a :
 
1 (
AB i BC = –AB2 –BC2 + AC2 = –4 et )
2
 
1 (
AB • AC = AB2 + AC2 − BC2 = 4. )
2

Remarque
On pouvait aussi
 déterminer les coordonnées de ces deux vecteurs et utiliser la
formule : u iv = xx '+ yy '.

c. Alors :
 
 
  AB i AC 4 1
cos  AB, AC = = = .
  AB × AC 8 × 34 17
 
Par suite  AB, AC  76°  1,33 rd.
 

  


Exercice 6 Remarquons que CK = 1 (CA + CB) car K est le milieu de [AB].
2
           
En effet, (CA + CB) = (CK + KA + CK + KB) = (CK + KA + CK − KA ) = (2CK ) = CK.
1 1 1 1
2 2 2 2
     
On a, de même, AI = ( AB + AC) et BJ = (BC + BA ) .
1 1
2 2
Par suite,
       1    
 
  
   
  
AB i CK + BC i AI + CA i BJ =
2
((AB i CA + AB i CB) + (BC i AB + BC i AC) + (CA i BC + CA i BA))
    
         
=
1
2
((AB i CA + CA i BA) + (BC i AB + AB i CB) + (CA i BC + BC i AC))
           
=
1
2
(CA i (AB + BA) + AB i (BC + CB) + BC i (CA + AC)) = 0.
202  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 7
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Applications du produit scalaire

A  Débuter
Droites et cercles

Partie I
Équation de cercle

1.  Le centre du cercle est le milieu de [AB], soit le point I de coordonnées :


 −4 + 8 3 − 2  soit  1
I ; , I 2 ;  .
 2 2   2

Le diamètre du cercle mesure : AB = (8 + 4 )2 + ( −2 − 3)2 = 122 + ( −5 )2 = 13.


Son rayon mesure donc : 6, 5.

Une équation de ce cercle est donc  : IM2 = 6,52 soit ( x − 2)2 + ( y − 0,5)2 = ( 6,5)2 = 42,25.

(Le point M ayant pour coordonnées (x ; y)).

a. Vérifions que le point E ( 2 ; 7) appartient au cercle.


2. 

On a : ( 2 − 2) + ( 7 − 0, 5) = ( 6, 5) = 42, 25. Donc E est bien sur le cercle.


2 2 2


 
 
  
 
b. Les vecteurs EA et EB ont pour coordonnées EA  −6  et EB  6 .
 −4   −9 
Comme le repère est orthonormé, le produit scalaire se calcule par :

  
EA i EB = (−6) × 6 + (−4 ) × (−9) = 0.

Les vecteurs sont donc orthogonaux. Le triangle ABE est donc rectangle en E.
On pouvait le prévoir car c’est une propriété connue : si deux sommets d’un
triangle sont les extrémités d’un diamètre du cercle circonscrit à ce triangle,
alors le triangle est rectangle au troisième sommet (théorème de l’angle droit).

3. a. Vérifions que le point F ( −0, 5 ; −5, 5) appartient au cercle.

On a : ( −0, 5 − 2) + ( −5, 5 − 0, 5) = 6, 25 + 36 = 42, 25. Donc F est bien sûr le cercle.
2 2


    −3,5 
   8,5 
b. Les vecteurs FA et FB ont pour coordonnées FA   et FB  .

8,5  3,5
   
Comme le repère est orthonormé, le produit scalaire se calcule par :
 
FA i FB = (−3,5) × 8,5 + 8,5 × 3,5 = 0.

Les vecteurs sont donc orthogonaux. Le triangle ABF est donc rectangle en F.
On pouvait le prévoir pour la même raison que pour le point E.

4. a. Déterminer les points R et T du cercle dont l’ordonnée est nulle.


Les points du cercle d’ordonnée nulle ont une abscisse x telle que :

( x − 2)2 + (0 − 0,5)2 = 42,25.


Soit : ( x − 2) = 42. Ce qui nous donne : x − 2 = 42 ou x − 2 = − 42.
2

CNED  Première – Mathématiques  203


corrigés

Séquence 7

(
Donc : x = 2 + 42 ou x = 2 − 42. On a donc R 2 + 42 ; 0 et T 2 − 42 ; 0 .) ( )
 
    
 
b. Les vecteurs RA et RB ont pour coordonnées RA  −6 − 42  et RB  6 − 42 .

 3   −2 
Comme le repère est orthonormé, le produit scalaire se calcule par :
 
( ) ( )
RA i RB = −6 − 42 × 6 − 42 + 3 × (−2) = 42 − 36 − 6 = 0.

Les vecteurs sont donc orthogonaux. Le triangle ABR est donc rectangle en R.
 
   
De même, les vecteurs TA et TB ont pour coordonnées TA  −6 + 42  et
  6 + 42 
  3 
TB  .
 
 −2 
Comme le repère est orthonormé, le produit scalaire se calcule par :
 
( ) ( )
TA i TB = −6 + 42 × 6 + 42 + 3 × (−2) = 42 − 36 − 6 = 0.

Les vecteurs sont donc orthogonaux. Le triangle ABT est donc rectangle en T.
On vérifie encore la même propriété.

Partie II
     
1. On a : AB  4 − (−2)  soit AB  6 .
 0−3   −3 
2. La droite (AB) admet une équation de la forme y = mx + p où :
y −y −3 1
m= B A = =− .
xB − x A 6 2

1
De plus, les coordonnées de A vérifient l’équation donc : 3 = − × (−2) + p soit p = 2.
2
L’équation réduite de la droite (AB) est donc :
1
y = − x + 2 soit x + 2y = 4.
2
3. On a :
 
( )
AB in = 6 × 1+ −3 × 2 = 0,
les deux vecteurs sont donc bien orthogonaux.

4. Soit M de coordonnées (x ; y). On a :


    
( ) ( )
AM = x − (−2) i + (y − 3) j = x + 2 i + (y − 3) j .
 
Alors : AM in = (x + 2) × 1+ (y − 3) × 2 = x + 2y − 4.
L’ensemble cherché a donc pour équation x + 2y = 4. C’est donc la droite (AB).

5. La droite cherchée est l’ensemble des points M(x ; y) tels que :


   
M = C ou CM ⊥ AB ⇔ CM i AB = 0
( ) ( )
⇔ x − 1 × 6 + y − (−2) × (−3) = 0

⇔ 6x − 3y − 6 − 6 = 0

⇔ 6x − 3y = 12

⇔ 2x − y = 4.
La droite cherchée a donc pour équation : 2x – y = 4.

204  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 7
Remarque
Plus généralement on montrera dans ce chapitre qu’une droite orthogonale au vec-
 
teur n  a  (a et b non tous les deux nuls) admet une équation cartésienne de la
 b 
forme ax + by = c.

D  S’exercer
Exercice 7 Comme ABCD est un parallélogramme, on a AD = BC = 5.
Appelons I le milieu de [BD], et donc de [AC].
2 2 2 BD2
Dans le triangle ABD, le théorème de la médiane nous donne : AB + AD = 2 AI + .
2
Soit : 49 + 25 = 2 AI2 + 32 et donc : AI2 = 21. C

Par conséquent on a : AI = 21 et donc : D

AC = 2 21. I

     
Exercice 8 On a : AB  5  et CD  4 . B
 −4   4 
A
Ainsi, la droite (AB) a pour équation
4x + 5y = m. En remplaçant x et y par les
coordonnées de A, on trouve : m = 2. Alors (AB) : 4x + 5y = 2.
La droite (CD) a pour équation x − y = m '. En remplaçant x et y par les coordonnées
de C, on trouve : m’ = 3. Alors (CD) : x − y = 3.

4x + 5y = 2
Les coordonnées (x ; y) de K vérifient le système  . Résolvons ce sys-
 x − y = 3
tème par substitution. La 2e ligne nous donne y = x − 3. On obtient :
 
    x = 17  x = 17
4x + 5y = 2 4x + 5(x − 3) = 2 9x = 17  9  9 .
 ⇔ ⇔ ⇔ ⇔
 x − y = 3  y = x −3  y = x −3  17  10
 y = −3  y =−
 9  9
 17 10 
Ainsi : K  ; − .
9 9
 
Calculons KA i KC.
   
   
On a KA, KC = BA, DC, alors :
       
   
    BA iDC AB i CD 4 1
cos KA, KC = cos BA, DC =   = = = .
   
BA × DC BA × CD 41 × 32 82
Donc :
 
 
KA, KC  83,7° ≈ 1,46 rd.
 

Exercice 9 1. a. Notons # le cercle de centre C (1; −3) et de rayon 5. On a :


M ∈ # ⇔ CM2 = 52
⇔ (x − 1)2 + (y + 3)2 = 52
⇔ x 2 − 2x + 1+ y 2 + 6y + 9 = 25
⇔ x 2 + y 2 − 2x + 6y − 15 = 0.

CNED  Première – Mathématiques  205


corrigés

Séquence 7

Ainsi, on a # : x 2 + y 2 − 2x + 6y − 15 = 0.
b. On a :

(−3)2 + (−6)2 − 2 × (−3) + 6 × (−6) − 15 = 0.


Donc A ∈ # ..

( )
2. a. Notons # ‘ le cercle de centre E 2 ; 3 passant par D(4 ; 1). On a :

M ∈ # ' ⇔ EM2 = ED2


⇔ (x − 2)2 + (y − 3)2 = (4 − 2)2 + (1− 3)2
⇔ x 2 − 4x + 4 + y 2 − 6y + 9 = 8
⇔ x 2 + y 2 − 4x − 6y + 5 = 0.

Ainsi, on a # : x 2 + y 2 − 4x − 6y + 5 = 0.

b. Si y = 1 alors : x 2 − 4x + 5 + 12 − 6 × 1 = 0 soit x 2 − 4x = 0.
Cette équation est équivalente à x = 0 ou x = 4.
Le point de coordonnées (4 ; 1) est le point D et on vérifie que le point de coordon-
nées (0 ; 1) est bien un point du cercle.

3. On a :
   
x 2 + 6x + y 2 − 2y + 6 = 0 ⇔ x 2 + 6x +  y 2 − 2y + 6 = 0
   
 2 2  2 
⇔ x + 2 × 3x + 3 − 3 +  y − 2y + 12 − 12 + 6 = 0
2
   

( ) ( )
2 2
⇔ x + 3 − 9 + y − 1 − 1+ 6 = 0

⇔ (x + 3) + ( y − 1) = 4
2 2

⇔ ΩM2 = 22

( )
où Ω −3 ; 1 et M x ; y . ( )
Ainsi l’équation x 2 + 6x + y 2 − 2y + 6 = 0 caractérise le cercle de centre Ω et de rayon 2.


 
 éterminons une équation de la droite (BC). On a BC  −3 .
Exercice 10 1. D
 4 

7
H Un point M( x ; y ) appartient à cette droite si et seu-
 

6
lement si BM et BC sont colinéaires, soit si et seule-
C
ment si : −3( y − 1) = 4 ( x − 7).
5

4
C’est-à-dire : 4 x + 3y − 31 = 0.
3
Appelons X et Y les coordonnées de H. Elles vérifient
A 
2
D l’équation précédente et on a aussi AH orthogonal à

  
B
1 BC, que l’on peut traduire par : AH i BC = 0.
j
–3 –2 –1 0 i 1 2 3 4 5 6 7 8 Comme le repère est orthonormé, le produit sca-
laire se calcule par :
 
AH i BC = ( X + 3) × (−3) + (Y − 2) × 4 = 0
soit : −3X + 4Y − 17 = 0.
206  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 7
Pour déterminer les coordonnées de H, il suffit donc de résoudre le système
d’équations : 4 X + 3Y − 31 = 0 .
−3X + 4Y − 17 = 0

En multipliant les membres de la première équation par 3 et ceux de la seconde


12X + 9Y − 93 = 0
par 4, on obtient le système équivalent : −12X + 16Y − 68 = 0.

En additionnant membre à membre les deux équations on obtient : 25Y − 161 = 0,
161
soit Y = = 6, 44.
25
Et donc : 4 X + 3 × 6, 44 − 31 = 0, soit 4 X = 11, 68, soit enfin X = 2, 92.
Le point H a pour coordonnées H( 2, 92 ; 6, 44 ).

2. La distance de A à la droite (BC), c’est-à-dire la plus courte distance de A à un point


quelconque de (BC) est la distance de A à son projeté orthogonal sur (BC), c’est-à-
dire la distance AH. En effet, si M est un autre point de (BC), on a : AM ≥ AH (il suffit
de considérer le triangle AMH rectangle en H).
Comme le repère est orthonormé, la distance AH se calcule par :

AH = (2,92 + 3)2 + (6, 44 − 2)2 = 54 , 76 = 7, 4.

3. Pour calculer l’aire du triangle ABC, on peut prendre BC comme base, la hauteur
étant alors AH. On a donc :
BC × AH
Aire (ABC) = .
2
On calcule BC : BC = ( 4 − 7)2 + (5 − 1)2 = 5.
BC × AH 5 × 7,4
Donc : Aire (ABC) = = = 18,5.
2 2

Exercice 11 1. Un vecteur directeur de la droite (AB) est un vecteur normal de de la médiatrice.


On a :    
 
AB  4 − (−3)  soit AB  7 .
 5−2   3 
Par suite, la médiatrice de [AB] a pour équation 7x + 3y = d.
 −3 + 4 2 + 5   1 7
De plus, les coordonnées du milieu I de [AB] sont :  ;  soit I ; . Le
 2 2  2 2
1 7
point I appartenant à la médiatrice de [AB], on a : 7 × + 3 × = d soit d = 14.
2 2
La médiatrice de [AB] a donc pour équation : 7x + 3y = 14.

2. La médiatrice  de [AB] est l’ensemble des points équidistants à A et à B.


On a : M ∈  ⇔ MA = MB ⇔ MA2 = MB2

( ) ( ) = (x − 4) + ( y − 5)
2 2 2 2
⇔ x − (−3) + y − 2

⇔ x 2 + 6x + 9 + y 2 − 4 y + 4 = x 2 − 8x + 16 + y 2 − 10y + 25
⇔ 14x + 6y − 28 = 0
⇔ 7x + 3y − 14 = 0.

On retrouve bien la même équation cartésienne.

CNED  Première – Mathématiques  207


corrigés

Séquence 7
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Applications à la trigonométrie

A  Débuter
π
Calculs de cos  
 12 
1. On a :

 π  π   
2 2
A cos   ; sin  soit A  ; et
 4  4   2 2 
 
 π  π   
1 3
B cos   ; sin  soit B  ; .
 3  3  2 2 

 
 
On place A à l’intersection du cercle et de la demi-droite bissectrice de l’angle i , j .
 
On place B à l’intersection du cercle et de la demi-droite d’équation x = 0,5 et d’or-
données positives.

B

A
j

 
2 1 2 3 6+ 2
2. On a : OA i OB = × + × = .
2 2 2 2 4

3.
       
   
a. De plus, OA i OB = OA × OB × cos OA, OB = cos OA, OB. (Les vecteurs OA et OB
   
étant unitaires).
    
      π π π
b. On a : OA, OB = i , OB−  j , OA  = − = .
      3 4 12

π    


  6+ 2
Ainsi, cos   = cos OA, OB = OA i OB = .
 12    4

208  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 7

D  S’exercer
 7π  π π π π π π
Exercice 12 On a : cos   = cos  +  = cos   cos   − sin  sin 
 12  3 4 3 4 3 4
 7π  1 2 3 2 2− 6
cos   = × − × = .
 12  2 2 2 2 4

De même,
 5π   5π   7π  π π
sin  = sin π −  = sin  = sin + 
 12   12   12  4 3
 5π  π π π π
sin  = sin  cos   + sin  cos  
 12  3 4 4 3
 5π  3 2 2 1 6+ 2
sin  = × + × = .
 12  2 2 2 2 4

Exercice 13 1. Pour tout réel x, cos2 (x ) + sin2 (x ) = 1 donc :


 π  π    3π   3π 
A + B = cos2   + sin2   + cos2   + sin2  
 8  8   8   8 
  5π   5π     7π   7π 
+ cos2   + sin2   + cos2   + sin2  
 8  8   8  8 
= 4.

Pour tout réel x, cos2 (x ) − sin2 (x ) = cos(2x ) donc :


 π  π    3π   3π 
A − B = cos2   − sin2   + cos2   − sin2  
 8  8   8   8 
  5π   5π    7π   7π 
+ cos2   − sin2   + cos2   − sin2  
 8  8   8  8 
 π  3π   5π   7π 
= cos 2 ×  + cos 2 ×  + cos 2 ×  + cos 2 × 
 8  8   8  8
π  3π   5π   7π 
= cos   + cos   + cos   + cos  
4  4 4 4
π  π   π   π
= cos   + cos  π −  + cos  π +  + cos − 
4  4  4  4
π π π π
= cos   − cos   − cos   + cos   = 0.
4 4 4 4
2. On a donc : A = B et 2A = 4. Ainsi : A = B = 2.

Exercice 14 1. En utilisant les formules de duplication :


 
() ( ) ()
1+ 2 cos x + cos 2x = 0 ⇔ 1+ 2 cos x + 2cos2 x − 1 = 0
  ()
⇔ 2cos2 (x ) + 2 cos (x ) = 0

⇔ 2cos (x ) (cos (x ) + 1) = 0

⇔ cos (x ) = 0 ou cos (x ) = −1.

CNED  Première – Mathématiques  209


corrigés

Séquence 7
On en déduit l’ensemble des solutions de cette équation :

 π 
 =  + k π ; π + 2k π tel que k ∈  .
 2 

2. On a :

()
cos2 x +
3
2
( ) ( ) 23 × 2sin(x ) cos (x ) = 0
sin 2x = 0 ⇔ cos2 x +

⇔ cos (x ) × cos (x ) + 3sin (x ) = 0


 
 
 
() 1
⇔ cos x ×  × cos x +
 2
() 2
3
()
× sin x  = 0

 π π 
()  3
() 3
()
⇔ cos x × cos   × cos x + sin  × sin x  = 0

  
()  
π
⇔ cos x × cos  x −  = 0
3 
 π
()
⇔ cos x = 0 ou cos  x −  = 0.
 3
De plus, on a :
 π π π
cos x −  = 0 ⇔ Il existe k dans  tel que x − = + k π
 3 3 2
π π
⇔ Il existe k dans  tel que x = + + k π
3 2

⇔ Il existe k dans  tel que x = + k π.
6
On en déduit l’ensemble des solutions de cette équation :
 π 5π 
 =  +k π ; + k π tel que k ∈  .
 2 6 

3. On a :
 
( ) ()  ()
 ()
cos 2x − 3 cos x + 2 = 0 ⇔ 2cos2 x − 1 − 3 cos x + 2 = 0

⇔ 2cos2 (x ) − 3 cos (x ) + 1 = 0

X = cos(x )
⇔
 2X 2 − 3X + 1 = 0

(on effectue le changement de variable X = cos x).


Résolvons l’équation du 2nd degré 2X 2 − 3X + 1 = 0. On a  ∆ = (−3)2 − 4 × 2 × 1 = 1. Donc
−(−3) − 1 1 −(−3) + 1
l’équation admet deux solutions : X 1 = = et X =
2
= 1.
2×2 2 2 × 2
Ainsi, on a :

 X = cos(x )
( ) ()
cos 2x − 3 cos x + 2 = 0 ⇔  1
 X = ou X = 1
1
⇔ cos(x ) = ou cos(x ) = 1
2
 2
π
⇔ cos(x ) = cos   ou cos(x ) = 1
3
π π
⇔ x = + 2k π ou x = − + 2k π ou x = 0 + 2k π avec k ∈ .
3 3

210  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 7
L’ensemble des solutions de cette équation est donc  :
 π π 
 =  + 2k π ; − + 2k π ; 2k π tel que k ∈  .
 3 3 

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Exercices de synthèse
Exercice I 1. a. D
 ans le triangle ABC, on a : BC2 = AC2 + AB2 − 2 × AC × AB × cos BAC
Kashi).
( )
 (relation d’Al


( )
On a donc : 64 = 100 + 49 − 2 × 10 × 7 × cos BAC , soit cos BAC( )
 = 85 = 17 .
140 28
 ≈ 52, 62°, 0, 01°
À la calculatrice, on obtient : BAC à près.

( )
 .
b. De la même façon on a : AB2 = CB2 + AC2 − 2 × AC × CB × cos BCA

On a donc : 49 = 64 + 100 − 2 × 10 × 8 × cos (BCA ) (  ) = 160


 , soit cos BCA 115 23
= .
32
 ≈ 44 , 05°, à 0, 01° près.
À la calculatrice, on obtient : BCA

( )
 + sin2 BAC
2. On sait que : cos2 BAC ( )
 = 1. Ce qui nous donne :

2
sin (BAC
2
) (  ) = 1−  1728  .
 = 1− cos BAC 2

( )
 = 495 . Comme sin BAC
Soit : sin2 BAC
28 2
 ≥ 0,
( ) 
on a : sin BAC =
28
= ( )
495 3 55
28
.

3. Si l’on appelle H le projeté orthogonal de B sur (AC), on a :


AC × BH B
Aire (ABC) = .
2

( )
 = BH = 3 55 .
Mais on a aussi : sin BAC
AB 28 A
H
Ce qui nous donne : C

3 55 3 55
BH = × AB = .
28 4
30 55 15 55
Et donc : Aire (ABC) = = .
8 4

Exercice II Un cercle de centre K (1; 2) a une équation de la forme : ( x − 1) + ( y − 2) = c , où c est


2 2

positif.
Pour que  soit tangente à ce cercle, il faut et il suffit qu’elle ait un et un seul point
d’intersection avec ce cercle. Or un point d’intersection de  et du cercle est un
point dont les coordonnées vérifient le système d’équations :
 x + y − 7 = 0
 .
( x − 1) + ( y − 2) = c
2 2

CNED  Première – Mathématiques  211


corrigés

Séquence 7
Essayons de résoudre ce système. La première équation nous donne y en fonction
de x, ce qui nous permet de remplacer y dans la deuxième équation. Elle s’écrit
alors : ( x − 1) + ( − x + 7 − 2) = c . Soit :
2 2

x 2 − 2x + 1+ x 2 − 10 x + 25 = c , ou encore : 2x 2 − 12x + 26 − c = 0.
On obtient une équation du second degré avec un coefficient ( 26 − c ) non encore
fixé. On sait qu’une équation du second degré peut avoir deux solutions (la droite
coupe alors le cercle en deux points), une seule solution (la droite est tangente au
cercle ou aucune solution (la droite ne coupe pas le cercle).
On cherche, nous, à ce que la droite soit tangente au cercle. On veut donc que
l’équation n’ait qu’une seule solution, et donc que sont discriminant soit nul. On
cherche donc à ce que :

)2 )
∆ = ( −12 − 4 × 2 × ( 26 − c = 0. Soit : 144 − 208 + 8c = 0.
Et donc : c = 8.
Une équation du cercle de centre K (1; 2) tangent à la droite  est :

( x − 1)2 + ( y − 2)2 = 8.
 e point A étant l’origine du repère choisi, ses coordonnées sont : A ( 0 ; 0 ).
Exercice III 1. a. L
1 
Comme le premier vecteur du repère est AB le point B a pour coordonnées :
3
)
B( 3 ; 0 .
b. Comme le repère est orthonormé, on a : MA = x 2 + y 2 et MB = ( x − 3)2 + y 2 .
2. a. L’ensemble recherché est l’ensemble des points M tels que  MA = 2 MB, ce qui
équivaut à MA 2 = 4 MB2 puisque des distances sont nécessairement positives. Ce

qui nous donne : x 2 + y 2 = 4  ( x − 3) + y 2  .
2
 
En développant, on obtient : x 2 + y 2 = 4 x 2 − 24 x + 36 + 4 y 2 ,

soit 3x 2 − 24 x + 36 + 3y 2 = 0. En divisant tous les coefficients par 3, on obtient bien


l’équation : x 2 + y 2 − 8 x + 12 = 0.

b. Cette équation a la forme d’une équation de cercle. Pour le confirmer, nous al-
lons en modifier l’écriture de façon à faire apparaître les coordonnées du centre.
On verra alors si la constante permet que ce soit bien l’équation d’un cercle, ou
si cela correspond à l’ensemble vide.
L’équation x 2 + y 2 − 8 x + 12 = 0 peut s’écrire  ( x − 4 ) − 16 + y 2 + 12 = 0, soit :
2

( x − 4 )2 + y 2 = 4.
On a donc bien une équation de cercle, le cercle de centre K ( 4 ; 0 ) et de rayon 2.

3. La droite (AB) est l’axe des abscisses. Les points recherchés ont donc une ordonnée
nulle. Leurs abscisses vérifient alors : x 2 − 8 x + 12 = 0.
Cette équation a deux solutions 2 et 6.
Les points d’intersection du cercle avec la droite
j (AB) sont donc les points E ( 2 ; 0 ) et F ( 6 ; 0 ).
On peut constater que ces points étaient faciles à
A i E B K F
obtenir directement, puisque ce sont les points de
 
(AB) tels que MA = 2 MB et donc tels que MA = 2 MB ou
 
MA = −2 MB.

212  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 7
Exercice IV 1.
7

5 B
D
M
4
I
C N H F
3

E Ω K
–6 –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5 6 7 8
J
–1 L

–2

–3

–4

–5
A

–6

2. On a :

(x A − x Ω ) + ( y A − y Ω ) (4 −1) + (−5 − 0)
2 2 2 2
ΩA = = = 34 ;

(4 −1) + (5 − 0)
2 2
ΩB = = 34  ;

(−4 −1) + (3 − 0) = 34.


2 2
ΩC =

Ainsi, le point Ω (1; 0) est équidistants des 3 points A, B et C ce qui prouve que
c’est le centre du cercle circonscrit.
3. Il suffit de montrer que H est le point d’intersection de deux hauteurs du triangle
ABC. Il suffit donc de montrer que, par exemple, (AH) et (BH) sont, respective-
ment, perpendiculaires à (BC) et (AC).
On a :
     
AH 2 − 4  soit AH −2   ;
 3 − (−5)   8 
     
BH 2 − 4  soit BH −2   ;
 3−5   −2 
     
BC  −4 − 4  soit BC  −8   ;
 3−5   −2 
     
AC  −4 − 4  soit AC  −8 .
 3 − (−5)   8 
CNED  Première – Mathématiques  213
corrigés

Séquence 7
Alors :
 
AH iBC = (−2) × (−8) + 8 × (−2) = 0 ce qui prouve bien que (AH) ⊥ (BC) et
 
BH i AC = (−2) × (−8) + (−2) × 8 = 0 ce qui prouve bien que (BH) ⊥ (AC).
Le point H(2 ; 3) est donc bien l’orthocentre du triangle ABC.

4.
▶  Point D

C’est l’intersection des droites (AH) et (BC).


  
Le vecteur AH −2  est un vecteur normal de (BC) donc (BC) : −2x + 8 y = a.
 8 
Comme B(4 ; 5) appartient à (BC), on a : a = −2 × 4 + 8 × 5 = 32.
D’où (BC) : −2x + 8 y = 32 soit −x + 4 y = 16.
  
Le vecteur BC  −8  est un vecteur normal de (AH) donc (AH) : −8x − 2y = b.
 −2 
( )
Comme A 4 ; − 5 appartient à (AH), on a : b = −8 × 4 − 2 × (−5) = −22.

D’où (BC) : −8x − 2y = −22 soit 4x + y = 11.



−x + 4 y = 16
Le point D est donc solution du système  .
 4x + y = 11
On résout ce système par substitution, la 2e équation nous donnant y = −4x + 11. On
a :


−x + 4 y = 16



( )
 −x + 4 × −4x + 11 = 16 
⇔ −
17x + 44 = 16

⇔ −
17x = −28
 4x + y = 11  y = −4x + 11  y = −4x + 11  y = −4x + 11
 
 28  x = 28
x=
 17  17 .
⇔ ⇔
 −4 × 28 + 11× 17  75
 y=  y=
 17  17
 28 75 
Ainsi : D  ; .
 17 17 

▶  Point E

C’est l’intersection des droites (BH) et (AC).


  
Le vecteur BH −2  est un vecteur normal de (AC) donc (AC) : −2x − 2y = c .
 −2 

( )
Comme A 4 ; − 5 appartient à (AC), on a : c = −2 × 4 − 2 × (−5) = 2.

D’où (BC) : −2x − 2y = 2 soit x + y = −1.


  
Le vecteur AC  −8  est un vecteur normal de (BH) donc (BH) : −8x + 8 y = d .
 8 

( )
Comme B 4 ; 5 appartient à (BH), on a : d = −8 × 4 + 8 × 5 = 8.

D’où (BH) : −8x + 8 y = 8 soit −x + y = 1.



x + y = −1
Le point E est donc solution du système  .
 −x + y = 1
214  CNED  Première – Mathématiques
corrigés

Séquence 7
On résout ce système par substitution, la 2e équation nous donnant y = x + 1. On a :


x + y = −1

 x + x + 1 = −1
⇔
( )
 
⇔  2x + 1 = −1 ⇔  x = −1 .
 −x + y = 1  y = x +1  y = x + 1  y = 0

(
Ainsi : E −1; 0 . )
▶  Point F

C’est l’intersection des droites (CH) et (AB).


  
Le vecteur CH 6  est un vecteur normal de (AB) donc (AB) : x = e.
 0 
( )
Comme A 4 ; − 5 appartient à (AB), on a : e = 4.
D’où (AB) : x = 4.
  
Le vecteur AB  0  est un vecteur normal de (CH) donc (CH) : y = f .
 10 

( )
Comme C −4 ; 3 appartient à (CH), on a : f = 3.

D’où (CH) : y = 3.

(
Ainsi : F 4 ; 3 . )

5. On a :
 4 + 2 −5 + 3 
L 
 2
;
2 
 soit L 3 ; − 1  ;( )
 4+2 5+ 3
M
 2
;
2 
 soit M 3 ; 4 et ( )
 −4 + 2 3 + 3 
N
 2
;
2 
 soit N −1; 3 . ( )

6. On a :

( ) ( ) (
I 0 ; 4 , J 0 ; − 1 et K 4 ; 0 ,)
Le cercle de centre P(a ; b) et de rayon R admet l’équation cartésienne :

(x − a ) + ( y − b )
2 2
= R 2 soit x 2 − 2ax + y 2 − 2by + a2 + b 2 − R 2 = 0.

Si I appartient à ce cercle alors 0 + 16 − 8b + a2 + b 2 − R 2 = 0.

Si J appartient à ce cercle alors 0 + 1+ 2b + a2 + b 2 − R 2 = 0.

On en déduit : 16 − 8b = −a2 − b 2 + R 2 = 1+ 2b. Donc 10b = 15 et, par suite, b = 1,5.

Si K appartient à ce cercle alors 16 − 8a + 0 + a2 + b 2 − R 2 = 0.

Si E appartient à ce cercle alors 1+ 2a + 0 + a2 + b 2 − R 2 = 0.

On en déduit : 16 − 8a = −a2 − b 2 + R 2 = 1+ 2a. Donc 10a = 15 et, par suite, a = 1,5.

CNED  Première – Mathématiques  215


corrigés

Séquence 7

Alors : a2 + b 2 − R 2 = −1− 2b = −4.


Alors ce cercle aurait pour équation :

x 2 − 3x + y 2 − 3y − 4 = 0.

Il reste à vérifier que les coordonnées des points D, E, F, I, J, K, L, M et N vérifient


17
bien cette équation. Le cercle de centre Ω '(1,5 ;1,5) et de rayon .
2

216  CNED  Première – Mathématiques


  Corrigé de la séquence 8  séquence

Corrigés Corrigés 8

Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Définitions, modes de génération,


variations

A  Débuter
Suites logiques à compléter
1. On a :
a. 2, 6, 10, 14, 18, 22, 26, 30, 34, 38 (on ajoute 4 au nombre précédent) ;
b. 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512 (on multiplie le nombre précédent par 2) ;
c. 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55 (on ajoute les deux nombres précédents) ;

d. 0 , 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 , 8 , 9 , 10  ;
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
e. 0, 1, 4, 9, 16, 25, 36, 49, 64, 81, 100 (liste des carrés d’entiers).
2.
a. On a : un +1 = un + 4  ce qui signifie bien qu’un terme est égal au précédent terme
augmenté de 4 ;

b. On a : un +1 = 2 × un ce qui signifie bien qu’un terme est égal au double du précé-
dent terme ;

c. On a : un +2 = un +1 + un ce qui signifie qu’un terme (à partir du 3e !) est la somme


des deux précédents ;
n
d. On a : un = ce qui signifie qu’un terme de la liste est égal au quotient de son
n +1
rang n dans la liste divisé par n+1 ;

e. On a : un = n 2 ce qui signifie qu’un terme de la liste est le carré de son rang dans
la liste.

D  S’exercer

Exercice 1 1. Le 13e terme est u12. On a : u12 = 2 (12)2 − 3 = 2 × 144 − 3 = 285.
2. On a :
2
( )
un +1 = 2 (n + 1) − 3 = 2 n 2 + 2n + 1 − 3 = 2n 2 + 4n − 1  ;
2
( ) 2 2
u 2n = 2 (2n ) − 3 = 2 4n − 3 = 8n − 3 ;
 
u 2n −1 = 2 (2n − 1) − 3 = 2 ( 4n − 4n + 1) − 3 = 8n 2 − 8n − 1.
2 2

CNED  Première – Mathématiques  217


corrigés

Séquence 8
Exercice 2 1. Avec le tableur
On rentre les valeurs de n en colonne A et un en colonne B. En B2, on rentre 6 et en
B3 on rentre la formule =2*B2-5.

2. Avec la calculatrice

Avec la TI 82 ou 83
La calculatrice doit être en mode «  suites  ». Pour cela on appuie sur la touche
MODE et on choisit Seq ou Suite (selon que c’est en anglais ou en francais) sur la
quatrième ligne puis on valide avec la touche ENTER.
On revient à l’écran de calcul en utilisant QUIT.
On peut travailler avec trois suites notées u, v, w.

Ces suites peuvent être définies par une formule du type un = f (n ) ou par une rela-
 u0 = 6
tion de récurrence  .
 un +1 = f (un ) = 2un − 5

Dans cet exercice, c’est ce dernier cas qui nous intéresse avec f ( x ) = 2x − 5.

On rentre la suite de la manière suivante :


on appuie sur la touche f ( x )  ;

▶  on écrit nMin = 0 (C’est la plus petite valeur de n), u (n ) = 2u (n − 1) − 5 et u (n min) = 6  ;

▶  on valide avec entrer .

Remarque
On obtient u avec 2nde 7 et n avec la touche X ,T , θ, n

Pour calculer les termes, on peut :

▶ soit calculer des termes particuliers en tapant par exemple u(9) dans la fenêtre
de calcul , ce qui donnera u 9  ;
▶  soit utiliser la table qu’on obtient en tapant 2nde et graphe .

218  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 8
Avant d’utiliser cette touche table, il faut avoir fait le réglage de la table avec la
touche déf table  ; on l’obtient avec les touches 2nde et fenêtre
On rentre DébTbl = 0 et Pas = 1
Ensuite, dans la table, on lit les différentes valeurs de u (n ) à partir de u (0) .

Avec la Casio Graph 35


Dans le menu REC, on appuie sur F3 ; on choisit type puis a n+1 (avec F2).

On rentre la formule donnant a n+1 en fonction de a n et on valide en appuyant sur


EXE.
On obtient a n et n en appuyant sur F4 puis F2.

Recursion
a n+1 : 2a n - 5
b n+1 :
SEL+C DEL TYPE n RANG TAB Recursion
a n+1 : 2a n - 5
b n+1 :
SEL+C DEL TYPE n RANG TAB

Pour créer un tableau de valeurs, on retourne au menu REC  ; on choisit RANG


avec la touche F5 et on donne à Start la valeur 0 (premier indice) , end la valeur 9
puisqu’on veut les dix premiers termes et a 0 la valeur 6 (premier terme).
On tape EXE pour valider.
Pour obtenir la table : TABL , on appuie sur la touche F6.

Exercice 3 1. Avec le tableur


Dans la cellule B2, on rentre «  = 3*B1–puis-
sance(3;B1) »

Et on recopie cette cellule vers le bas.

Cette suite semble décroissante à partir du se-


cond terme.

2. Pour étudier ce sens de variation, on va déterminer le signe de un +1 − un . On a :

(
un +1 − un = 3 (n + 1) − 3(
n +1)
) − (3n − 3 )
n

= 3n + 3 − 3 × 3n − 3n + 3n

(
= 3 − 2 × 3n = 3 1− 2 × 3n −1 . )
( )
Pour n ≥ 1, cette différence 1− 2 × 3n −1 est négative. Ce qui démontre : un +1 − un < 0.

La suite est strictement décroissante à partir de n = 1, c’est-à-dire à partir du se-


cond terme.

CNED  Première – Mathématiques  219


corrigés

Séquence 8
x +3 3
Exercice 4 1. O
 n construit la courbe d’équation y = = 1+ avec x > 0. Il s’agit d’une
« demi-hyperbole » . x x

On construit la droite d’équation y = x ; c’est-à-dire la première bissectrice.


Sur l’axe des abscisses, on place u 0 = 6  ; on sait que u1 = f (u 0 ) . C’est l’ordonnée de A.
Tous les points du segment [AB] ont donc pour ordonnée u1  ; en particulier B ; or
l’abscisse de B est égale à son ordonnée puisque B appartient à la droite d’équation
y = x.
L’abscisse de B est donc bien égale à u1.
On réitère le procédé pour construire u 2 , u 3 , u 4 sur l’axe des abscisses.

5,5 y=x

5 y = f(x) = 1+(3/x)
4,5

3,5
n=4
3

2,5

2
B A
1,5

0,5
O U1 U3 U2 U0

–1 –O,5 O,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5

2. En regardant les premiers termes de cette suite, on peut formuler les hypothèses
suivantes :
▶  cette suite n’est pas monotone ;

▶  tous ses termes sont compris entre u1 et u 0  ;

▶ les termes vont se rapprocher de la valeur  qui est l’abscisse du point d’inter-
section de la courbe et de la droite.

Complément
Le nombre réel  est un nombre positif. Ce nombre s’appellera la limite de la suite.
Déterminons cette valeur de  . C’est une solution de l’équation f (  ) =  qui s’écrit
+3
encore =  ou 2 −  − 3 = 0. Le discriminant est ∆ = 1− 4 (−3) = 13.

1+ 13 1− 13
Cette équation a donc deux racines réelles qui sont  1 = et  2 = .
2 2
1+ 13
La valeur de  cherchée est donc  = .
2

220  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 8
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Exemples de suites : les suites arith-


métiques et les suites géométriques

A  Débuter
Une suite particulière
1. On a : u 0 = 50, u1 = 50 + 4 = 54, u 2 = 54 + 4 = 58.
On représente la situation par le schéma suivant.
+4 +4 +4 +4 +4 +4
u 0 →u1 →u 2 →u 3 →u 4 →u 5 →u 6

Alors : u 6 = 50 + 6 × 4 = 74.
La hauteur de la plante est donc :
•  un mois après de 54 cm ;
•  deux mois après de 58 cm et
•  six mois après de 74 cm.

2. On peut écrire en utilisant l’énoncé : un +1 = un + 4. C’est la relation de récurrence.


La suite est parfaitement définie lorsqu’on connait cette relation et son premier terme.

3. Reprenons le schéma.

+4 +4 +4 +4 +4 +4 +4
u 0 →u1 →u 2 →u 3 →u 4 →u 5 →u 6 ... un −1 →un
+8
+12
+16

+20

+24

+4(n–1)

On constate qu’on obtient le terme général un en ajoutant n fois le nombre 4 au


premier terme u 0 . D’où un = u 0 + n × 4 = 50 + 4n . C’est la forme explicite de u n .

4. Il faut déterminer la plus grande valeur de n telle que un ≤ 250 (on convertit la
hauteur en cm).
On obtient 50 + 4n ≤ 250  ; ce qui équivaut à 4n ≤ 200  ; soit n ≤ 50.
On pourra donc la garder au plus 50 mois, soit quatre ans et deux mois.

D  S’exercer
Exercice 5 1.
a. On a : u11 = u 0 + 11× r = −5 + 11× 2 = 17.
CNED  Première – Mathématiques  221
corrigés

Séquence 8

b. Attention ! Le 20e terme est u19 et non pas u 20 . On a :


u19 = u 0 + 19 × r = −5 + 19 × 2 = 33.

2.
On a : v 4 = 1285 et v 28 = 85. Or v 28 = v 4 + 24 × r '.
v 28 − v 4 85 − 1285
On en déduit r ' = = = −50.
24 24
Le premier terme est tel que v 5 = v 0 + 5r '  ; on en déduit v 0 = v 5 − 5r ' = 1285 − 5 (−50)
soit v 0 = 1 535.

Le premier terme négatif v n est le plus grand terme vérifiant v n ≤ 0. On a :


1535
v 0 + nr ' ≤ 0 ⇔ 1535 + n × (−50) ≤ 0 ⇔ n ≥ .
50
1535
De plus, = 30,7. Le premier terme négatif est donc v 31. Ce terme est égal à :
50
v 31 = v 0 + 31r ' = 1535 + 31(−50) = −15.

Exercice 6 1. a. Le 7e terme est u 6 = u 0 × q 6 = 1× 36 = 729.


n
b. On a : un > 50000 ⇔ 1× ( 3) > 50000.

Dans la cellule B2, on rentre « =puissance(3;A3) » et on recopie cette cellule vers


le bas.
C’est donc 10 le plus petit entier n vérifiant la condition. Le plus petit terme su-
périeur à 50 000 est donc le onzième terme, soit u10 = 59049.

3
2. Pour la suite géométrique (v n ) , on a v 4 = 96 et v 7 = 768. Or v 7 = v 4 × (q ') .
768
On obtient donc 768 = 96 × (q ') 3, soit (q ') 3= = 8 = 23.
96
La raison de cette suite (v n ) est donc q ' = 2.
4 96
Son premier terme v 0 vérifie v 4 = v 0 × (q ') . D’où v 0 = 4 = 6.
2

222  CNED  Première – Mathématiques


corrigés

Séquence 8
Corrigé du chapitre 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10

Suites arithmétiques et suites


géométriques : calculs de sommes
de termes consécutifs

A  Débuter
Un calcul historique
1. On a :
1+ 2 + ... + 99 + 100 = (1+ 100) + (2 + 99) + ... + (50 + 51) = 101+ 101
+
 ... + 101

50 fois 101
= 50 × 101 = 5050.

2. La somme 4+8+…+1000 se compose des termes : 1× 4, 2 × 4, ..., 250 × 4, il y en a 250


et le 125e est 125 × 4 = 500.
On a :
4 + 8 + ... + 996 + 1000 = ( 4 + 1000) + (8 + 996) + ... + (500 + 504 ) = 1004 + 1004
 + ... + 1004

125 fois 1004
= 125 × 1004 = 125 500.

D  S’exercer
Exercice 7 1. On applique pour calculer cette somme la formule relative à une suite arithmétique :
(premier terme + dernier terme)
S = nombre de termes × .
2
u +u
a. On a : S1 = 21× 0 20  ; on sait que u 0 = −3 et u 20 = −3 + 20 × 4 = 77.
2
−3 + 77 21× 74
On en déduit : S1 = 21× = = 777.
2 2
b. Calculons de même S 2.
9
On a : S 2 = u 0 + u1 + ... + u 9 = ∑ ui (Attention ! le dernier des 10 termes est u 9 et non
i =0
pas u10 ). On calcule : u 9 = −3 + 9 × 4 = 33.
−3 + 33
On obtient donc : S 2 = 10 × = 150.
2
c. La somme S 3 demandée est la différence entre S1 et S 2  :
S1 − S 2 = 777 − 150 = 627.
Remarque
On aurait pu la calculer directement
20
u10 + u 20 . (Il est à noter qu’on a 11 termes ici).
S3 = ∑ ui = 11× 2
i =10
37 + 77
Où : u10 = −3 + 10 × 4 = 37 et u 20 = 77. On en déduit : S 3 = 11× = 627.
2