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I) Introduction

La tension superficielle, ou énergie d’interface ou énergie de surface est la


tension qui existe à la surface de séparation de deux milieux.
Au sein d’un fluide les molécules exercent entre elles des forces d’attraction
ou de répulsion : forces de Van der Waals, ou forces électrostatiques.
On parle de forces intermoléculaires.
Si l’on considère un corps pur liquide, composé d’un seul type de molécules
les molécules s’attirent pour former une seule phase. Au sein de liquide chaque
molécule est tirée dans toutes les directions par les molécules voisines de liquide :
la résultante des forces est nulle.
Dans le vide une molécule n’est par contre attirée par rien. Donc à la
frontière liquide /vide les molécules sont attirées coté liquide mais pas coté vide. La
résultante des forces s’exerçant sur les molécules de surface est dirigée vers
l’intérieur du liquide. Ceci tend la surface.
Dans le cas d’une interface liquide /vide c’est donc un effet au sein du
liquide qui amène la surface à se déformer comme une membrane élastique.

Définition de la tension superficielle :


La tension superficielle se mesure en newtons par mètre (N. m -1). On la
définit comme la force qu’il faut appliquer à l’unité de longueur le long d’une ligne
perpendiculaire à la surface d’un liquide en équilibre pour provoquer l’extension de
cette surface ou comme le travail exercé par cette force par unité de surface.
L’unité de tension superficielle (N m -1) est équivalente à des joules par
mètre carré (J.m-2), qui correspondent à une unité d’énergie de surface. On peut
définir cette énergie d’interface comme étant le surplus d’énergie chimique par
rapport au cas ou les molécules de surface se trouvaient à l’intérieur du liquide.
Le système tend à minimiser l’énergie de surface.

Définition d’une substance tensioactive :


Un tensioactif ou agent de surface est un composé qui modifie la tension
superficielle entre deux surfaces. Les composés tensioactifs sont des molécules
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hiphiles, c’est –à- dire qu’elles présentent deux parties de polarités
différentes : l’une lipophile apolaire et l’autre hydrophile polaire.
Un agent tensioactif est un corps qui même utilisé en faible quantité modifie
de façon importante la tension superficielle en particulier celle de l’eau.
Les agents tensioactifs abaissant la tension superficielle de l’eau sont de loin
les plus importants. Ils sont très nombreux. Il s’agit de presque tous les corps sauf
les sels minéraux et les bases à l’exception de l’ammoniac.

II) But du TP :


Ce TP a pour but de :
Déterminer la tension superficielle d’une solution en utilisant la méthode
stalagmométrie.
Déterminer le nombre de gouttes nécessaires pour délivrer 6mg du
principe actif contenu dans cette solution.

III) Principes généraux :


Détermination de la tension superficielle par la méthode de la goutte pendante :
Considérons un capillaire contenant un liquide. Si on laisse le liquide
s’écouler lentement, il se forme des gouttes de liquide qui se détachent
successivement. Tout se passe comme si sous l’effet de la tension de surface le
liquide formait une sorte de « sac » qui emprisonne les molécules de liquide.
Lorsque la masse de la goutte dépasse une certaine valeur ce sac se rompt et la
goutte tombe. Cette rupture survient lorsque les forces liées à la pesanteur sont
égales aux forces liées à la tension de surface.

La méthode de la goutte pendante.

Comme on n’a pas nécessairement accès à la masse de la goutte au moment


de la rupture, on montre qu’il existe une relation entre cette masse et le diamètre de
la goutte.

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La stalagmométrie est une méthode qui dérive de la précédente et qui est
surtout utilisée en pharmacie puisqu’elle se rapporte au dosage des gouttes. Au lieu
de mesurer le diamètre de la goutte, on mesure le nombre de gouttes qu’il faut pour
obtenir un certain volume de liquide. À travers la densité du liquide, on obtient
donc facilement la masse de chaque goutte .

Loi de Tâte :
Cette loi permet de calculer la masse da la goutte sortant du compte goutte.
Elle s’exprime par :
m = k  R / g
Où :
m : masse de la goutte
 : Tension superficielle du liquide
R : rayon de l’orifice du compte goutte
g : intensité de la pesanteur
k : coefficient de forme du compte goutte

Lorsque la goutte est suspendue à l’orifice du compte goutte, son


poids «  mg  » est compensé par la force de tension superficielle qui s’exerce sur le
périmètre de l’orifice. Le poids maximal susceptible de demeurer suspendu est
donc : 2R
La comparaison entre ces deux expressions fournit la loi de Tate. La valeur
de la constante numérique k résulte de divers paramètres notamment :
le rayon de courbure du bord de l’orifice.
le rapport entre le rayon de l’orifice et celui d’une goutte sur
le point de se détacher.

IV) Matériels utilisés


Pour réaliser ce TP nous avons utilisé une burette branchée à un perfuseur et
une balance.

La burette permet de mesurer un volume précis : 1ml.


Le perfuseur est munit d’une roulette qui permet de régler le débit d’écoulement
du liquide. Les perfuseurs sont apparus dans les années 80, utilisés généralement en
milieux hospitaliers ils servent à administrer une quantité précise de médicament
par unité de temps.

La balance électrique permet de déterminer la masse des gouttes délivrées par le


perfuseur sa précision est de 0,01g.

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V) mode opératoire
Lors de ce TP nous avons déterminé le nombre ainsi que la masse moyenne
des gouttes contenues dans un volume de 1ml et ceci pour le liquide de référence et
le liquide à étudier.

Cette détermination s’est faite de la façon suivante :

rincer le perfuseur par le liquide de référence.


remplir le perfuseur par 1ml de ce dernier.

régler un débit d’écoulement précis grâce à la roulette.

compter le nombre de gouttes que contient ce volume et qui sont délivrées par le
perfuseur «  n  ». (Ces gouttes sont recueillies dans un becher).

déterminer la masse des gouttes délivrées par pesé à l’aide de la balance


électrique en tarant la masse du becher « m ».

calculer la masse moyenne d’une goutte « m0  »en divisant la masse obtenue
lors de la pesée par le nombre de gouttes comptées préalablement.

refaire les mêmes étapes pour le liquide à étudier en gardant bien sur le même
débit. (On doit essuyer le becher avant chaque utilisation pour éviter toute
contamination de la solution)

VI) Réponses aux questions :

Le liquide de référence:
La masse moyenne d'une goutte:
On fait couler un millilitre d'eau distillée à un débit bien précis, on compte le
nombre de gouttes tombantes, on trouve :
1ml d'eau distillée n= 30 gouttes m= 0.78 g

La masse moyenne d'une goutte "m0"

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m0= m0=

m0=0.026g
Calcul d'erreur sur m0

= il n'y a pas d'erreur sur n ; n étant un constante.

=
=3.33.104-g
m0= (0.026±3,33.10-4) g

La solution X:
la masse moyenne d'une goutte:
On fait couler un millilitre de la solution X au même débit précédent, on
compte le nombre de gouttes tombantes,on trouve :
1ml de la solution X n= 31 gouttes m= 0.43 g

La masse moyenne d'une goutte "m0"


m
m0= m0=
n

m0=0.014g

Calcul d'erreur sur m0

= il n'y a pas d'erreur sur n ; n étant un constante.

=3.22. 10-4g
m0= (0,014±3,22.10-4) g

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Calcul de la tension superficielle de la solution X:
On a :

Application numérique:

Calcul d'erreur sur :

A partir de la relation:
 .m
x  0 x
m0

mx m
d x  d 0   0 d x
m0 m0

mx m dm  m dm
d x  d 0   0 0 x 2 x 0
m0 m0
d 0  0 dyne
cm

dm x m dm
d x   0  0 x 2 0
m0 m0

Donc:

m x m0
 0   0   0 mx 2
m0 m0

Application numérique:

3,22.10 4 3,33.10 4
 x  73  73.0,014.
0.026 0,026 2

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 x  1,41 dyne
cm

 x  (39.30  1,41) dyne cm

Détermination du nombre de gouttes de la solution X à délivrer:


Cx=10g/l

La masse de soluté qu'on doit délivrer est 6mg


La masse moyenne d'une goutte mx=0,014g

Donc ;
Le volume d'une goutte de solution X:

V=0,015ml

La masse de soluté dans une goutte


10.103m

x=0.15mg

Le nombre de gouttes à délivrer n

Application numérique :

N=40 gouttes

VII) Conclusion :

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En pharmacie la tension superficielle est un paramètre important qui permet
de délivrer à l’aide d’un compte goutte ou d’une perfusion des quantités précises de
principe actif.
Dans le cas de notre TP la solution x possède une tension superficielle plus
basse que celle de l’eau distillée elle contient donc une substance tensioactive qui a
abaissé la tension superficielle de l’eau (Solvant).

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