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Le guide du

recyclage

Vos questions sont entre de bonnes mains


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Le guide de l’élagage Le guide de la Le guide des engrais


récupération
d’eau de pluie

Auteurs : MM. Périssé et Royer


© Fine Media, 2014
ISBN : 978-2-36212-196-8
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Table des matières

Le recyclage en un coup d’œil 7


Les filières de recyclage 8
Le traitement des déchets 10
Le tri des déchets 10

I. Les déchets 12
Les déchets ménagers 13
Les déchets végétaux 14
Les déchets industriels 16
Les déchets toxiques 17
AA Pour aller plus loin 21
Astuces 21
Questions/réponses de pro 22

II. Les filières de recyclage 25


Le plastique 26
Le papier 28
Le carton 30
Le verre 32
Les métaux 33
L’or 34
Le bois 35
L’eau 37
Les téléphones portables 39
Les ordinateurs 41
Les cartouches d’encre 42
Les piles 43
Les ampoules 45
Les appareils électroménagers 47
L’automobile 48
Les vêtements 49
L’huile 51
Les emballages 52
Les palettes 54
AA Pour aller plus loin 55
Astuces 55
Questions/réponses de pro 56

III. Le traitement des déchets 58


La collecte 59
Le traitement 62
La valorisation 63
Le recyclage 64
L’incinération 67
AA Pour aller plus loin 70
Astuces 70
Questions/réponses de pro 71

IV. Le tri des déchets 74


Le tri sélectif 75
Les poubelles 81
Où trier ses déchets ? 83
La récupération des déchets 86
AA Pour aller plus loin 90
Astuces 90
Questions/réponses de pro 91

Index des questions et des astuces 94


Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage 95
Trouver des professionnels près de chez vous 96
Le recyclage en un coup d’œil

Un déchet est un objet aban-


donné, qui peut être réutilisé
ou non en l’état ou après
modification. On le divise en
quatre grandes catégories :
les déchets ménagers qui
représentent tous les rebuts
de l’activité humaine, végé-
taux qui résultent de l’élagage
des espaces verts publics et
privés (hors gazon), indus-
triels qui proviennent des entreprises et des industries et ne comportent pas
de produits dangereux, et toxiques, qui sont traités et collectés avec beau-
coup de précautions du fait de leur impact sur la santé et l’environnement.

Aucun recyclage ne peut se faire sans un bon tri à la source chez un parti-
culier ou un professionnel. Le rebut peut également faire l’objet d’un tri à
l’usine de recyclage. Recycler offre, en outre, de nombreux avantages. C’est
avant tout un geste éco-citoyen, qui permet, d’une part, de ne pas laisser
un objet se dégrader dans la nature en polluant l’environnement et, d’autre
part, de diminuer le volume des déchets enfouis. En outre, c’est une filière
génératrice d’emplois, qui sert à créer de nouveaux objets sans rejeter de
gaz à effet de serre ainsi que de nouvelles matières sans puiser dans les res-
sources naturelles.

7
Le recyclage en un coup d’œil

Les filières de recyclage


Les matériaux à recycler sont le plastique, les métaux, le papier, le carton, le
bois, le verre, l’eau, etc. Ils sont traités selon leur nature.

Ainsi, s’agissant du plastique, seules les bouteilles


subissent un traitement, mais il est possible de
donner plusieurs vies à la fibre. L’acier et l’alumi-
nium se recyclent aussi plusieurs fois et permettent
d’économiser sur les coûts de fabrication. Quant à
l’or, c’est un marché très prisé, mais ce métal coûte
cher à extraire ; c’est pourquoi de nombreuses
entreprises proposent de récupérer les bijoux des
particuliers pour les faire fondre et les revendre.
La plupart des papiers commercialisés en France
sont issus du recyclage, et plus de la moitié des
cartons usagés sont recyclés, car la fibre de papier
peut resservir plusieurs fois. D’autre part, le bois,
matériau noble, se recycle à trois reprises. La France se tourne de plus en plus
vers cette solution : non seulement cela crée des emplois, mais préserve éga-
lement les forêts. Le verre, lui, a l’avantage de se recycler à l’infini : grâce à de
nombreux conteneurs présents dans chaque commune de France, il devient
de plus en plus facile de le trier. Et l’eau, une fois usée, part vers une station
d’épuration qui se charge de la purifier de nouveau.

Par ailleurs, les appareils électriques et électroniques représentent un enjeu


essentiel. Les distributeurs sont tenus par la loi de les récupérer moyennant
l’achat d’un produit neuf, car ils contiennent des substances toxiques et des
matériaux rares qui épuisent les ressources naturelles. Les téléphones por-
tables se recyclent entièrement, ils sont soit réparés et envoyés dans les pays
en voie de développement, soit démontés pour en récupérer les compo-
sants. Plutôt que de laisser son vieux portable au fond d’un tiroir, l’usager
peut aussi le revendre en ligne ou le déposer dans un conteneur de col-
lecte situé dans les grandes surfaces commerciales. Les ordinateurs fixes ou
mobiles contiennent aussi des composants recyclables ; ils peuvent rejoindre
une association caritative, un distributeur ou bien une décharge. Quant aux

8
Le recyclage en un coup d’œil

cartouches d’encre usagées, elles contiennent des éléments particulièrement


polluants, mais peuvent tout à fait resservir, une fois nettoyées et re-rem-
plies. Une pile contient des métaux lourds, particulièrement dangereux pour
l’environnement, elle peut avoir un impact désastreux si elle est déposée
dans la nature ; vous trouverez dans les grandes surfaces, les mairies et à la
décharge des emplacements spécifiques pour les déposer. Il en est de même
des ampoules contenant du mercure, particulièrement polluant pour les eaux ;
seuls les ampoules LED, les lampes fluocompactes et les tubes fluorescents
peuvent entrer dans le processus de recyclage. En revanche, les ampoules
classiques et halogènes se jettent dans les ordures ménagères. Enfin, le prix
d’achat d’un appareil électroménager intègre son recyclage ; dans les autres
cas de figure, il faudra l’emmener à la décharge.

En revanche, certains détritus n’entrent


dans aucune catégorie, ils sont donc triés
et recyclés à part selon la dangerosité des
matériaux. Ainsi, pour recycler sa voiture,
il faut la confier à une casse, un démolis-
seur professionnel ou un garage agréé. Tous
les vêtements, accessoires et chaussures se
recyclent également ; en les confiant aux
bons soins d’une association caritative, ils
seront remis en état et offerts aux personnes
sans ressources ou transformés en chif-
fon industriel. En outre, l’huile alimentaire
et mécanique pollue considérablement les
nappes phréatiques : il ne faut jamais la jeter
dans un évier ou un égout, le mieux reste encore de la placer dans un réci-
pient et de la mettre dans ses ordures ménagères. Les professionnels sont
contraints de porter leurs stocks d’huile usagée à la décharge. Les embal-
lages plastiques, papiers ou cartons se recyclent également selon certaines
conditions ; pour en savoir plus, consultez le site web de votre commune.
Pour finir, l’industrie recourt à de nombreuses palettes en bois pour trans-
porter des gros volumes : une fois usagées, elles sont triées et remises en
état. Un système avantageux de « consigne » peut parfois être mis en place
entre le professionnel et l’usine spécialisée dans leur recyclage.

9
Le recyclage en un coup d’œil

Le traitement des déchets


La gestion des déchets rassemble toute la chaîne de récupération et de trai-
tement. Le principe du recyclage est de diminuer l’impact énergétique d’un
détritus et de la fabrication d’une matière nouvelle.

La collecte a lieu après un premier tri


par l’usager, elle est réalisée par une
entreprise spécialisée ou par la collecti-
vité locale. Vient ensuite le traitement,
qui désigne les différentes façons de
transformer un déchet en un deuxième
objet, en énergie, ou de lui faire perdre
sa dangerosité ou encore son volume.
Ensuite, un déchet ultime doit être
enfoui sous terre, mais avant, il doit subir un processus de valorisation destiné
à diminuer son volume. Enfin, l’incinération de déchets consiste à transformer
un rebut en énergie via la combustion.

Après la combustion, il reste néanmoins des résidus solides, liquides ou


gazeux : le mâchefer se présente sous la forme de cendres, tandis que les rési-
dus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères (REFIOM)
ou les résidus d’épuration des fumées d’incinération des déchets industriels
(REFIDI) sont des gaz qui se propagent dans l’atmosphère après l’incinération.

Le tri des déchets


Pour pouvoir jeter un objet destiné à être recyclé, il faut utiliser un contenant
approprié. Le tri sélectif s’effectue donc à la source. Pour rendre le recyclage
possible, le consommateur doit bien ranger ses détritus et ne pas les mélan-
ger pour éviter les salissures. Un mauvais tri sera refusé par le centre de
traitement.

Les poubelles et sacs-poubelle sont alors les deux alliés du consommateur.


Il existe une multitude de poubelles (privées ou publiques) de styles divers
et pour tout usage : poubelles multicontenants pour le tri sélectif, poubelles
de table, de cuisine, de toilette, de bureau, poubelles de ville et conteneurs

10
Le recyclage en un coup d’œil

publics, conteneurs pour les particuliers de couleurs différentes selon le type


de déchets qu’ils recueillent (jaune ou bleu pour le plastique, vert pour les
déchets végétaux, gris pour les ordures ménagères). Le sac-poubelle vient
ensuite équiper la poubelle pour assurer confort et hygiène à l’utilisateur.
Selon l’utilité du sac, il peut avoir une couleur différente (ex. : transparent
pour le plastique). Où se rendre pour s’assurer d’un recyclage de ses déchets
efficace ? Plusieurs solutions s’offrent à vous : la déchetterie, l’entreprise de
recyclage, le centre d’enfouissement.

De plus, un déchet pouvant conduire à la produc-


tion de biocarburant, de gaz, de vapeur ou encore
d’électricité, il existe des solutions de récupération
bien connues. On peut notamment récupérer de
la chaleur en brûlant les détritus, ce qui permet
d’obtenir une énergie peu coûteuse et quasiment
sans pollution. Les meubles font aussi souvent
l’objet d’une récupération : les menuisiers, les desi-
gners et même les particuliers les récupèrent pour
créer des objets nouveaux et uniques pour un coût
moindre. Enfin, chaque déchet peut être récupéré
pour alimenter un désir créatif, économiser de
l’argent en trouvant une deuxième utilité ou offrir
un jouet périssable à son enfant.

11
I.
Les déchets

Les ordures ménagères présentent un enjeu


environnemental important, l’objectif principal
étant de diminuer la part des déchets ménagers
ultimes. Le Grenelle de l’environnement a ainsi
fixé plusieurs objectifs : réduire leur quantité de
7 % en 5 ans, en recycler 35 % aujourd’hui,
puis 45 % en 2015, mais aussi recycler 75 %
des emballages et enfouir ou incinérer 15 % de
moins d’ordures ultimes.

Pour bien comprendre le fonctionnement


du recyclage, il suffit d’observer le chemin
parcouru par un déchet. Selon le Code de
l’environnement (art. L. 541-1), un déchet
se présente comme le résidu d’un processus
de production, de transformation ou d’utilisation, que ce soit une subs-
tance, un matériau, un produit ou, plus généralement, un bien abandonné,
un objet utilisable, en l’état ou après modification, ou non utilisable, que
son détenteur destine à l’abandon. Il existe quatre catégories distinctes de

12
I. Les déchets

déchets : ménagers, végétaux, industriels et toxiques. Vient ensuite la ges-


tion de ces déchets, soit leur collecte, leur traitement, leur valorisation, leur
recyclage, voire leur incinération.

Les déchets ménagers


Un déchet ménager est un objet usagé, abandonné, réutilisable ou non, qui
résulte de l’activité humaine ; les végétaux en sont exclus. Cette classification
intègre également les ordures des commerçants et des artisans.

Lesquels recycler ?
Les déchets ménagers sont un mélange de plusieurs résidus issus de la vie
quotidienne de chaque personne vivant dans une habitation (hors déchets
verts).

Ils se composent d’une partie recyclable (verre, carton, papier, etc.) et d’une
partie non recyclable, dite « ultime ». La loi qualifie un déchet d’« ultime »
lorsqu’il ne peut plus être recyclé et doit être stocké pour éviter d’impacter
l’environnement. Il est donc inutilisable et ne peut avoir de seconde vie.

Diminuer ses déchets ménagers


D’une manière générale, la quantité de déchets
ménagers reste constante : 868 millions de tonnes
sont produites chaque année en France, soit 354 kg
par an et par habitant. Seuls les textiles sanitaires
comme les couches ou les lingettes s’accroissent, et
les déchets toxiques diminuent.

Si 150 kg de déchets ultimes sont évités chaque


année, il reste beaucoup de progrès à faire : trop
de déchets ménagers finissent stockés à la décharge.
Pour améliorer leur traitement, il faudrait d’abord
mieux trier, mais aussi inciter davantage au recy-
clage de la matière, au compost et à la valorisation

13
I. Les déchets

énergétique. Une autre solution consisterait à éliminer de la consommation


courante des produits toxiques contenant des eutrophisants ou des polluants.
Enfin, proposer davantage d’objets neufs plus facilement récupérables aug-
menterait la proportion des déchets recyclés.

Ramassage et collecte
La collecte et le traitement des déchets
ménagers sont gérés par les pouvoirs publics,
qui assurent eux-mêmes cette tâche ou
accordent une délégation de service public
à un établissement privé. Les déchets ména-
gers sont ainsi confiés au ramassage et à la
collecte générale, aux bornes spécifiques
de stockage et de collecte pour le verre, le
papier, les vêtements, à des associations et entreprises privées via certains com-
merces pour l’électroménager, les piles… ainsi qu’aux décharges.

Les déchets végétaux


La France produit environ 17 millions de m3 de déchets végétaux, soit 0,3 m3
par habitant et par an. Pour se débarrasser de ses végétaux, le consommateur
peut faire appel à un organisme compétent, à la commune, ou encore aux
horticulteurs et paysagistes. La commune, elle, dispose de moyens profession-
nels pour gérer des propriétés forestières, entretenir des bords de route, des
espaces verts, collecter les résidus des particuliers, etc.

Déchets publics et privés


Un déchet vert se compose des restes de végétaux ligno-cellusiques : feuilles,
fleurs, bois et pailles. Les déchets végétaux sont donc à la fois constitués de
produits fermentescibles – c’est-à-dire les feuilles et les fleurs fanées –, et de
produits ligneux, soit les branches d’élagage d’arbres et de haies. Ces rési-
dus verts sont issus des différentes opérations d’entretien des espaces verts
publics, des entreprises et des particuliers.

14
I. Les déchets

Bon à savoir : le gazon n’est pas considéré comme un déchet vert.

Comment recycler ?
En France, il est strictement interdit (sauf arrêté préfectoral), aux particuliers
comme aux professionnels, de brûler à l’air libre les déchets verts. Si un par-
ticulier brûle ses végétaux, il devra répondre de ses actes devant le tribunal
administratif. Le Code pénal prévoit, dans ce cas, une amende de 450 € pour
tout contrevenant.

Cette interdiction a été mise en place, car la combustion dans la nature des
déchets verts présente des risques importants sur la santé : gêne allant jusqu’à
l’indisposition, affections respiratoires, cancers (produits toxiques et cancéri-
gènes). La combustion de tels déchets impacte également l’environnement
en émettant du noir de carbone, ce qui aggrave le réchauffement climatique.
Enfin, elle peut être à l’origine d’incendies et de feux de forêt.

Mais avant de jeter ses branchages, il


convient de penser à les réutiliser. Il est
en effet possible de les conserver pour
le bois de chauffe l’hiver : si vous pos-
sédez une cheminée ou un système de
chaufferie à bois, vos végétaux vous
permettront de compléter gratuitement
votre chauffage. Rappelons que pour
stocker des déchets verts, il faut disposer d’un entrepôt bien aéré. Vous pou-
vez aussi fabriquer du compost pour votre jardin : vous aurez ainsi de l’engrais
gratuit.

Et si vous décidez tout de même de les jeter, alors il sera nécessaire de les trier
au préalable. Attention, car un mauvais tri peut entraîner l’impossibilité de les
recycler ou de composter. Une fois ce travail réalisé, vous pourrez déposer vos
déchets végétaux dans la rue, dans un sac en papier ou une poubelle dédiée,
les jours de collecte uniquement, mais aussi chez les paysagistes et horticul-
teurs, sur les plate-formes de compostage, dans les centres d’enfouissement
techniques ou d’incinération (produits ligneux uniquement), ou encore à la

15
I. Les déchets

déchetterie. Bien que ne disposant pas d’équipements dédiés, les décharges


publiques acceptent les déchets végétaux, le personnel les achemine ensuite
vers une filaire plus appropriée.

Incinération ou valorisation
Les déchets végétaux permettent de fabriquer de
l’énergie ou des matières organiques. Une fois vos
déchets verts confiés, deux options sont envisa-
geables : l’incinération et la valorisation biologique.
Lors de l’incinération, les déchets broyés servent de
combustible à un système de chaufferie à bois ou
sont stockés à cet effet.

La valorisation biologique, elle, s’effectue via le


compostage ou la méthanisation, qui consiste à
faire subir aux déchets verts un traitement biolo-
gique à base d’oxygène ou par broyage afin d’en
récupérer les matières organiques. L’incinération
étant réservée aux produits ligneux, la valorisation
biologique s’impose comme la filière d’élimination
la plus appropriée.

Les déchets industriels


Le déchet industriel existe depuis la Révolution du même nom. Il peut prove-
nir de l’industrie, du commerce, de l’artisanat, du transport.

Déchets non toxiques, toxiques ou chimiques


La France produit, chaque année, 95 mégatonnes de déchets industriels
non toxiques, toxiques ou chimiques. Ils sont majoritairement issus de
l’industrie agroalimentaire, donc essentiellement constitués de terre et de
matières organiques.

16
I. Les déchets

Recyclage, incinération ou stockage


La filière de collecte et de traite-
ment des déchets industriels est
partiellement séparée de celle des
déchets ménagers ou assimilés,
mais les conditions de traitement
(hors déchets toxiques) sont
identiques.

19 % des déchets industriels


arrivent dans les filières de valo-
risation via une décharge ou une collecte. Les trois quarts d’entre eux sont
ensuite valorisés. La loi du 13 juillet 1992, relative à la modernisation de la
gestion des déchets, prévoit d’en diminuer la production et d’augmenter leur
valorisation.

Les entreprises de service, artisanales, commerciales ou industrielles doivent


impérativement prévoir un budget conséquent pour l’élimination de leurs
déchets. Pour une entreprise, la valorisation peut avoir un impact écono-
mique positif : le déchet prend une valeur commerciale par le recyclage
(récupération d’un matériau) ou l’incinération (optimisation de son contenu
énergétique). L’impact peut aussi être environnemental, car la valorisation
de ses déchets favorise l’image de marque de l’entreprise respectueuse de
l’environnement.

Les déchets toxiques


Le déchet toxique appartient à la
catégorie des déchets industriels,
mais se caractérise par sa dangero-
sité. Il ne subit donc pas le même
traitement. La France produit 10 mil-
lions de tonnes de déchets toxiques
chaque année, soit environ 2 % de la
production totale de détritus.

17
I. Les déchets

Inventaire
Un déchet toxique appartient à la catégorie des déchets industriels et peut
provenir de l’industrie, de l’agriculture, des transports, des hôpitaux, de l’ar-
mée, etc. Sa provenance est variée (ménagers, industriels, radioactifs, activités
de soins à risques infectieux – DASRI), surtout que l’on recense de nouveaux
déchets plus ou moins dangereux issus des nanotechnologies et de l’indus-
trie des biotechnologies (ou de la recherche dans ce domaine). À l’état solide,
pâteux ou gazeux, il peut être un objet usagé ou périmé, une substance
toxique, des rejets nocifs dans l’air, l’eau et la terre, ou encore des restes de
produits dangereux.

Les déchets toxiques sont donc nombreux et divisés en différentes


catégories :

ππacides chlorhydrique, sulfurique, nitrique, fluorhydrique, etc. ;


ππbases : soude caustique, ammoniaque, potasse, carbonates, etc. ;
ππpiles contenant du mercure,
accumulateurs ;
ππhuiles de vidange, antigel, batterie de
voiture ;
ππpeintures et vernis, colles et résines ;
ππsolvants organiques : white-spirit, car-
burants, alcool, trichloréthylène, etc. ;
ππflaconnage de laboratoires : sels métalliques, minéraux, toxiques, acides
organiques, etc. ;
ππsolutions ioniques : produits photographiques, perchlorure de fer, etc. ;
ππproduits phytosanitaires (pesticides) : engrais, fongicides, insecticides, etc. ;
ππbouteilles de gaz et extincteurs ;
ππpetits déchets contenant de l’amiante (petite plaque d’isolation) ;
ππproduits détachants, antirouilles, cires, eau de javel, soude caustique,
déboucheurs pour éviers ou WC, décapants pour four ;
ππmédicaments et DASRI.

18
I. Les déchets

Dangerosité
La loi française suit la législation établie par la
Communauté européenne, qui définit comme
déchet dangereux tout rebut démontrant les
risques suivants : explosion, combustion, inflam-
mation, effets nocifs, infectieux, irritants ou
toxiques, cancer, corrosion, reprotoxicité, muta-
tion, écotoxicité (sur la nature) et radioactivité
(législation spéciale).

Un déchet toxique présente une dangerosité


prouvée, pouvant impacter de manière grave l’en-
vironnement et la santé humaine, à court, moyen
ou long terme, via ses effets directs ou indirects.
C’est pourquoi ils doivent être éliminés avec précaution et impliquent un
comportement responsable. Il est ainsi interdit de s’en débarrasser dans la
nature, dans une poubelle classique ou dans un bac à tri. La conduite la plus
responsable est de les déposer dans une déchetterie municipale spécialisée
dans l’accueil de ce type d’ordures.

Bon à savoir : les mairies mettent à disposition du grand public des informa-
tions à ce sujet.

Certains produits, comme les piles


et accumulateurs, peuvent aussi être
récupérés par des grandes surfaces
commerciales afin d’être gratuitement
acheminés vers des filières adaptées.
Les pharmacies récupèrent également
les médicaments usagés. Au terme
d’un traitement, deux cas de figure se
présentent : les déchets dits « ultimes »
(non recyclables) sont stockés et enfouis dans une décharge prévue à cet effet,
ou les déchets pouvant l’être sont recyclés. Pour un meilleur respect de l’envi-
ronnement, mieux vaut remplacer un déchet toxique par un produit écologique
et recyclable.

19
I. Les déchets

Traitements
La France différencie les déchets industriels spéciaux
(DIS), les déchets ménagers spéciaux (DMS) et les
déchets d’activités de soin (DAS). Ces derniers doivent
recevoir une manipulation, un traitement et un stoc-
kage précautionneux et particuliers.

Ainsi, selon sa provenance et son type, un déchet


toxique ne subira pas le même sort. Ci-dessous, retrou-
vez les différentes filières possibles.

Déchets industriels Déchets ménagers Déchets d’activités


Provenance
spéciaux (DIS) spéciaux (DMS) de soins (DAS)
Déchets sujets à des
Industrie lourde et Industrie lourde et
Origine réglementations
déchets de chantier déchets de chantier
spécifiques
• Déchets organiques : solvants, hydrocarbures, boues d’épura-
tion ou de curage de lagunes, d’égouts industriels, déchets hos-
pitaliers et vétérinaires, etc.
Catégorie • Déchets solides : cendres REFIOM et mâchefers d’incinération,
laitiers, poussières, amiante, etc.
• Déchets minéraux liquides et semi-liquides : bains de traitement
de surface, acides, etc.
Principe « pollueur/payeur » : l’industriel est responsable du recy-
Traitement
clage, de l’enfouissement et de la valorisation
Valorisation Incinération, méthanisation et réutilisation de la matière première
Certains DIS (inertes ou stabilisés et conditionnés), valorisation,
Élimination
neutralisation et élimination
Transport Par arrêté préfectoral

20
I. Les déchets

AA Pour aller plus loin


Astuces

Déchets ménagers : comment les réduire ?


Chaque Français produit près d’un kilo de déchets par jour. Pour faire baisser ce
chiffre, qui ne cesse de s’accroître depuis 40 ans, il existe des gestes simples à
réaliser quotidiennement. La première chose à faire consiste à changer ses habi-
tudes d’achat et de consommation, ainsi qu’à limiter les déchets à la source.
En effet, acheter des produits sans emballage ou sous forme d’éco-recharge
permet, notamment, de réduire la quantité de déchets produits. Pour cela, il
convient de privilégier l’achat au détail et de préférer, par exemple, l’eau du
robinet aux bouteilles en plastique. De même, au lieu d’opter pour des portions
individuelles, mieux vaut sélectionner, pour une même quantité, un emballage
unique : un paquet de 1 kg au lieu de deux paquets de 500 g, par exemple. De
plus, sachez que les produits concentrés engendrent des emballages réduits, et
que les produits durables, comme les sacs en tissus, les rasoirs rechargeables,
etc., diminuent la somme de vos achats, et donc de vos emballages. Enfin, il est
recommandé de toujours vérifier les dates de péremption des aliments, car de
nombreux produits sont jetés à cause d’une date dépassée.
Mais la réduction des déchets passe aussi par une consommation plus juste des
produits. C’est pourquoi on recommande d’utiliser les doses préconisées pour la
lessive, la vaisselle et le ménage, mais aussi de préférer des produits sans piles,
fonctionnant au solaire par exemple, ou bien équipés de piles rechargeables. En
outre, si vous n’avez plus besoin de certains de vos équipements électriques ou
devez en changer, au lieu de les jeter, troquez-les, vendez-les, ou donnez-les.
Chaque habitant jette entre 16 et 20 kg d’équipements électriques et électro-
niques par an.
Enfin, pour moins jeter, il existe toute une série d’astuces. Pensez par exemple
à entretenir vos appareils pour augmenter leur durée de vie, à refuser les publi-
cités dans les boîtes aux lettres en collant un adhésif « Stop pub », à limiter les
impressions aux documents essentiels et à vous servir des versos vierges comme
brouillons, à acheter des produits d’occasion plutôt que neufs, et à demander
une dématérialisation de vos factures de téléphone, d’électricité, de vos relevés
de banque, etc.

21
I. Les déchets

Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter


Un Français produit en moyenne 374 kg de déchets par an… Ces déchets coûtent
cher, pourtant il est possible de ne pas en générer autant. C’est ce qu’a démontré
une famille américaine, qui ne produit plus qu’un litre de déchets par an, et qui a
réduit ses dépenses de 40 % par an. Les mots d’ordre de la famille Johnson pour
une vie plus respectueuse de l’environnement et moins chère ? Refuser, réduire,
réutiliser, recycler et composter.
La première étape consiste à refuser ce dont on n’a pas besoin : courriers, cadeaux
gratuits, etc., la plupart de ces objets sont superflus et surtout créent une nou-
velle demande. Casser ce cycle permet d’éviter de contribuer à la production
de davantage de publicités. Ensuite, il est nécessaire de réduire ce dont on a
besoin : un foyer moyen n’utilise que 20 % de ses affaires, estime Béa Johnson.
Sa famille a donc fait don de tout ce qu’elle n’utilisait pas lors d’un déménage-
ment. L’entretien de la maison, quant à lui, se fait au savon de Marseille et au
vinaigre blanc, la toilette avec un pain de savon. Béa confectionne elle-même
khôl et mascara, et utilise de la poudre de cacao en guise de fond de teint.
D’autre part, l’achat d’occasion et l’utilisation de produits réutilisables plutôt que
jetables permettent de réduire drastiquement ses déchets : l’essuie-tout est rem-
placé par des torchons, les gobelets jetables par des verres, la nourriture est achetée
en vrac pour éviter les emballages inutiles, les produits frais sont transportés dans
des bocaux en verre. Et quand vous n’avez pas le choix : pensez au recyclage en
imprimant les polycopiés des cours de vos enfants recto verso, ou en recyclant les
bouteilles en verre. Pour finir, on composte tout ce qui reste, et ce, afin de réduire
environ de moitié les déchets restants après le tri sélectif. Épluchures de fruits et
légumes, peluches de sèche-linge, ongles et cheveux coupés, poussière : tous ses
éléments allègent d’autant votre poubelle, et permettent de réduire la consom-
mation de sacs-poubelle et le recours au ramassage d’ordures.

Questions/réponses de pro

Tri du plastique : querelle de midi


Une plaquette du centre de tri (en Dordogne) indique qu’il faut mettre dans le
tri sélectif tous les déchets qui étaient jusque-là destinés aux déchets ménagers :
pots de yaourt, plastiques sans anneau de Moebius… Qu’en est-il réellement ?
Question de Jaybi

22
I. Les déchets

ΔΔ Réponse de Home ÉcoConsult


En fait, le tri sélectif en France est vraiment une affaire locale. Si une filière
se crée pour recycler telle ou telle matière proche de chez vous, alors, une
filière de collecte des emballages composés de ces matières sera mise en
place et la liste des emballages acceptés dans votre poubelle jaune sera
ajustée. Le transport et la collecte sont onéreux, et les centres de tri ne col-
lectent que les matières qui pourront réellement être transformées par une
filière en demande. C’est pour cela que, d’une communauté de communes
à l’autre ou d’un département à l’autre, la liste des matières diffère (plas-
tiques, verre, conserves…).

Déchets verts
Puis-je brûler mes déchets verts dans mon jardin ?
Question de Sarah

ΔΔ Réponse de Yaya
La combustion privée des végétaux est strictement interdite. Elle dégage
en effet de forts polluants dans l’air. De plus, elle risque de provoquer des
incendies. Si vous brûlez vos déchets verts dans votre jardin, vous vous
exposez à une amende de 450 €.

Déchets secs
Qu’appelle-t-on « déchets secs » à incorporer à son compost ?
Question d’Isis2007

ΔΔ Réponse d’Alain09
Ce sont plutôt des déchets ligneux (qui contiennent de la lignine) tels que la
paille, le bois, la sciure, les copeaux… Leur humidification absorbe l’azote.
Leur décomposition est longue et fonction de la taille des particules et de la
teneur en azote.

Ce qu’on doit composter


Quels sont les déchets que l’on peut composter ?
Question de Mathias2

23
I. Les déchets

ΔΔ Réponse de Youpi
Tous les déchets ne sont pas compostables. Évitez donc ceux qui ne sont pas
biodégradables et les déchets trop volumineux. Il faut vous procurer une
liste précise auprès de votre commune ou sur les sites spécialisés.

Recyclage d’un lave-linge


J’aimerais savoir s’il existe un site qui rachète de vieilles machines à laver pour
les recycler.
Question de Mymy

ΔΔ Réponse d’Électroménagiste
Lorsque vous allez acheter votre nouvel appareil, vous pouvez rapporter
l’ancien, sachant que le vendeur a l’obligation de le récupérer en échange.
Vous pouvez aussi l’apporter chez Emmaüs ou Envie, ou alors, vous le dépo-
ser dans une déchetterie de votre ville.
En revanche, il est peu probable que quelqu’un vous le rachète, au mieux,
vous aurez une réduction sur le nouvel équipement.

24
II.
Les filières de recyclage

Aucun recyclage ne peut se


faire sans un bon tri des déchets
à la source chez un particulier
ou un professionnel. Le rebut
peut également faire l’objet
d’un tri à l’usine de recyclage.

Que cela concerne des produits


en plastique, métal, papier,
carton, bois, verre, etc., cha-
cun répond à des normes et
exigences en matière de tri, recyclage et valorisation. Il en est de même des
appareils électroniques et électriques, tels que les téléphones portables, les
piles, les ordinateurs et l’électroménager. Sachez également que l’eau est
réutilisée après traitement ! Presque tout peut donc avoir une seconde vie,
encore faut-il que chacun prenne le temps de trier ses déchets correctement.

En outre, certains détritus ne répondant à aucune catégorie, ils sont triés et


recyclés à part selon la dangerosité des matériaux. Ainsi, les automobiles, les
vêtements, l’huile et les divers emballages font l’objet d’un traitement particulier.

25
II. Les filières de recyclage

Le plastique
Le recyclage du plastique permet de créer de nombreux objets, mais seules les
bouteilles subissent un traitement. Il a été multiplié par dix en 10 ans.

Principe
Le plastique représente 11 %
des déchets, c’est pourquoi,
pour l’ONU, son recyclage a de
multiples enjeux. Sachant que,
dans la nature, il met entre 100
et 1 000 ans à se dégrader, c’est
avant tout une problématique
environnementale. D’un point de
vue énergétique, son recyclage
permet aussi de faire des écono-
mies de carburant, car 1 kg de film plastique correspond à 0,8 kg de pétrole
brut gagné. Cela permet également de réduire l’emprunte énergétique des
professionnels, qui en produisent 22 millions de tonnes par an. Enfin, le recy-
clage sert aussi à la production d’énergie, puisque 50 % du plastique recyclé
équivaut à 5 millions de kilowattheures d’énergie.

En outre, il sert à fabriquer de nouveaux objets (1 bouteille = 7 cartes à


puces), à créer des emplois (120 chercheurs français et 6 unités de traite-
ment), mais également à s’éclairer (1 sac en plastique équivaut à la mise en
fonction d’une ampoule de 60 W durant 10 min).

Par ailleurs, il est possible de donner plusieurs vies à la fibre plastique. Ainsi,
le polyéthylène téréphtalate (PET), c’est-à-dire les bouteilles transparentes,
est transformé en fibres, rembourrage de couettes et sacs de couchage,
moquettes, polaires ou nouvelles bouteilles, après avoir subi un traitement
chimique.

Le polyéthylène haute densité (PEHD), soit les bouteilles opaques, se trans-


forme, quant à lui, en tuyaux, sièges auto pour enfants, arrosoirs ou nouvelles
bouteilles opaques s’il est mélangé avec du PEHD neuf.

26
II. Les filières de recyclage

Tri du plastique
Pour recycler le plastique, il faut avant tout que
le consommateur trie lui-même ses bouteilles,
sachant qu’il n’est pas nécessaire de retirer les éti-
quettes. Il suffit de jeter ses bouteilles dans un
conteneur approprié, particulier ou collectif. En
revanche, il faut veiller à ne jamais y placer des
emballages en plastique ou légers (pots de yaourt)
ou encore des barquettes en polystyrène. Ces
déchets ne sont pas recyclés.

Bien que les bouteilles PET et PEHD restent les


plus faciles à recycler, les produits de consom-
mation courante contiennent d’autres matériaux
réutilisables : les housses et films étirables rejoindront la filière automobile, les
feuilles thermophages (emballages alimentaires) redeviendront des embal-
lages alimentaires, le textile servira à l’isolation phonique pour l’automobile,
ou se transformera en tapis et peluches.

Processus de recyclage
Le chemin suivi par le plastique dépend de son origine : particulier, industriel
ou agricole. La bouteille en plastique collectée suit le cycle du recyclage : triée
selon sa composition, compactée et acheminée vers le centre de recyclage,
elle est secouée pour faire partir les petits éléments, chauffée à la vapeur
d’eau pour décoller l’étiquette, broyée en paillettes, puis acheminée vers
l’usine de fabrication, où elle est nettoyée dans l’eau pour la trier (elle flotte
ou elle coule), et enfin, réutilisée.

Bon à savoir : le cycle de recyclage du plastique n’est pas infini. Au bout d’un
moment, le plastique ne peut plus être recyclé et finit sa vie à l’incinérateur.

L’industriel jette principalement des chutes de production, des polymères, des


thermoplastiques. Ces derniers sont acheminés vers un centre recyclage spé-
cialisé, puis recyclés et réintroduits comme matières premières dans l’industrie.
L’agriculteur, quant à lui, se débarrasse la plupart du temps de films de serre,

27
II. Les filières de recyclage

de petits tunnels, de paillage, d’enrubannage, d’ensilage. Ces matériaux sont


triés et collectés par les entreprises spécialisées, car ils peuvent contenir des
substances chimiques ou des additifs. Ils sont ensuite transformés en granulés.

Le papier
L’industrie papetière est la première industrie de recyclage en France. La plu-
part des papiers commercialisés dans l’Hexagone sont donc issus du recyclage.

Principe
Les ressources en papier ne proviennent
pratiquement plus des arbres, mais du recy-
clage. Le papier et le carton contiennent
de la fibre de bois biodégradable qui favo-
rise un recyclage facile, sans substance
toxique, avec la possibilité de recycler plu-
sieurs fois la même fibre.

Bon à savoir : le recyclage du papier entraîne peu de pertes, car 100 g de pa-
pier (bien trié) = 90 g de papier neuf.
Cela permet de préserver les forêts. Sans cela, pour produire une tonne de
papier, il faudrait 1,41 tonne de bois, 48,2 m3 d’eau, 10,25 MWh d’éner-
gie projetant 0,04 tonne de CO2, et 25 fois plus de déchets chimiques. Cela
coûterait cher et impacterait lourdement l’environnement. Cette filière est éga-
lement créatrice d’emplois.

Bon à savoir : les Américains sont les mauvais élèves du recyclage du papier ;
chaque semaine, 500 000 arbres sont coupés simplement pour produire les
journaux du dimanche.
Une entreprise consomme également plusieurs tonnes de papier par an ; en
moyenne, un employé en utilise 150 kg/an. Pour réduire cette consomma-
tion, elle doit inciter à ne pas imprimer de documents inutiles (e-mail, etc.), à
faire jeter le papier dans un conteneur dédié et à organiser son ramassage. La
collecte est un engagement fort, qui améliore son image de marque et réduit
son empreinte carbone.

28
II. Les filières de recyclage

Processus de recyclage
Non seulement le recyclage du papier est facile, mais il peut se pratiquer
de plusieurs manières. Mécanique, il consiste à récupérer son propre papier
pour le réutiliser. Chimique, il lui inflige un traitement pour lui donner une
seconde vie. Enfin, le recyclage thermique le brûle pour fabriquer de l’énergie
(valorisation énergétique). Toutefois, le recyclage mécanique reste marginal,
et le traitement chimique rejette du CO2 dans l’atmosphère et entraîne des
déchets.

La technique utilisée consiste à extraire la cellulose


qu’il contient. Après la collecte, le papier se retrouve
au centre de tri. Sur place, il est broyé et dissous
dans de l’eau et des adjuvants pour être réduit en
paillettes ou flocons. L’eau le sépare d’autres compo-
sants comme le plastique ou le verre. Pour récupérer
ces paillettes et les débarrasser des impuretés, il faut
les passer au tamis. Les paillettes subiront ensuite
un traitement chimique et thermique afin de retirer
l’encre par flottation. Enfin, les flocons sont séchés et
transformés en bobines de papier neuf.

Le papier recyclé peut, par ailleurs, être de couleur blanche ou colorée.


Pour le blanchir, il existe deux techniques : la dissolution dans une pâte plus
blanche, et le blanchiment chimique avec du peroxyde d’hydrogène. Après
cette étape, il rejoint les usines de papeterie pour être transformé en produit
fini.

Enfin, le papier recyclé offre de nombreux débou-


chés. Il permet de concevoir des fibres courtes et
fines pour le papier hygiénique et les mouchoirs,
du carton ondulé ou du papier journal (80 % des
journaux).

Bon à savoir : au bout de six à huit recyclages, la fibre de cellulose se raccour-


cit, si bien qu’il est impossible de recycler le papier indéfiniment. Il finit donc
brûlé et sert d’énergie.

29
II. Les filières de recyclage

Tri des papiers


Le recyclage du papier ne peut s’opérer
sans un tri sérieux en amont. Au sein du
foyer, il convient de prendre de bonnes
habitudes. Pour recycler, il faut placer
le papier dans un conteneur dédié aux
« papiers, journaux et magazines » où
seront jetés le carton, les journaux, les
magazines, les briques de lait ou de jus
de fruits, les boîtes de céréales, les enveloppes blanches, etc. En revanche,
certains détritus en papier, qui contiennent des produits, ne doivent pas être
jetés avec les papiers recyclables. Les principaux sont les enveloppes kraft ou
de couleur, les papiers broyés ou en petits morceaux, le papier carbone, le
papier-calque, le papier photo (argentique et pour imprimante), les papiers
plastifiés, les papiers et cartons souillés par la nourriture (nappes et serviettes
en papier sales).

Le carton
Plus de la moitié des cartons usagés sont recyclés, car la fibre de papier peut
resservir plusieurs fois. Le recyclage du carton est similaire au recyclage du
papier.

Processus de recyclage
Le recyclage du carton permet de réduire de façon significative les coûts
de production : le volume de bois, d’eau, d’énergie et de rejet de CO2 dans
l’atmosphère.

Les objets en carton se divisent en deux catégories : les emballages ménagers


récupérés (EMR) et les emballages pour liquides alimentaires (ELA). Les EMR
sont les cartons bruts (boîtes, etc.) faciles à recycler, au contraire des ELA qui
contiennent d’autres matières, comme de l’aluminium ou du plastique, et qui
doivent subir un traitement spécial pour séparer les différentes matières pre-
mières. Pour recycler le carton, il faut le jeter dans le conteneur approprié : les

30
II. Les filières de recyclage

EMR dans le conteneur papier/carton, et les ELA dans celui des bouteilles.
Toutefois, certaines communes n’organisent pas la collecte des papiers et des
cartons, hormis le format bouteilles et flacons. Les EMR rejoignent alors les
déchets ménagers, les encombrants ou les décharges publiques.

Grâce à un bon tri, le carton est transformé en matière neuve à destination


des industriels, qui peuvent produire avec des EMR, des caisses, des boîtes
à chaussures, des packs d’œufs, et avec des ELA, des rouleaux de papier
cadeau, du papier hygiénique, des mouchoirs, etc.

Une seconde vie


Depuis quelques années, les cartons intéressent beaucoup les profession-
nels de la décoration, comme les particuliers avides de création. Un carton
solide peut être transformé en meuble ou en objet de décoration. Et, outre la
démarche écologique de récupération, les possibilités de création illimitées et
sa grande solidité lui permettent de résister pendant environ 10 ans à tous les
maux, à condition d’être recouvert d’un bon vernis.

La création de meubles en carton intéresse les


designers de stands éphémères de salon, ceux de
mobilier et d’objets de déco, ainsi que les particuliers
pour leurs activités de loisirs créatifs. Pour ces der-
niers la récupération de cartons grands et épais chez
des professionnels qui ne savent pas toujours quoi en
faire est gratuite et inépuisable. Les imprimeurs (car-
tons de transport de papier) et garagistes (cartons de
transport de tôles de pare-chocs, notamment), par
exemple, sont contents de rendre service et de faire
une bonne action.

Cependant, il n’est pas toujours évident de trouver les cartons nécessaires, car
les grandes plaquettes de carton à double, voire à triple cannelure, sont peu
courantes. De plus, les magasins de bricolage et de loisirs créatifs n’ont pas
encore intégré les enjeux de la démarche et ne fournissent pas assez de maté-
riels. Enfin, les plaquettes restent difficiles à transporter et prennent de la place.

31
II. Les filières de recyclage

Le verre
La politique de recyclage du verre concerne 75 % de la production totale.
Contrairement aux autres matières premières, il se recycle à l’infini. Depuis
les années 1970, le recyclage se réalise facilement grâce à des conteneurs
adaptés.

Principe
Le recyclage du verre nécessite un effort de la part des citoyens : 1 tonne de
verre produit 2 138 nouvelles bouteilles de 75 cl. Cet effort est largement
récompensé par les économies engendrées en ressources naturelles (sable et
calcaire), en eau et en énergie.

En outre, le recyclage limite les rejets de CO2 dans l’atmosphère. En effet, lors
de son recyclage, le verre est brûlé dans un four avec du calcin afin de limiter
les émissions de dioxyde de carbone. Enfin, le recyclage est un véritable créa-
teur d’emplois.

Tri du verre
Pour recycler, il suffit de jeter ses objets
en verre (bouteilles, pots, bocaux, flacons)
dans les conteneurs municipaux prévus
à cet effet. Il est inutile de retirer les éti-
quettes des contenants avant de les jeter,
mais mieux vaut en ôter les bouchons et
les couvercles, même si cela n’est pas
obligatoire. Et pour faciliter la tâche aux
employés des centres de tri, il faut penser
à bien vider les bouteilles et à les rendre
les plus propres possible.

Le verre de cuisine et la vaisselle ne peuvent pas, en revanche, être recyclés.


Ainsi, ne doivent pas rejoindre les conteneurs à verre, la porcelaine, la céra-
mique, la faïence. En effet, les fabricants injectent des substances chimiques
qui les rendent impossibles à recycler : ils peuvent donc altérer la qualité du

32
II. Les filières de recyclage

tri. Le verre non recyclable rejoint alors la décharge pour y être stocké ou réu-
tilisé. D’autres verres contiennent des produits dangereux et doivent subir une
décontamination. Ainsi, ne doivent pas non plus être jetés dans un conteneur à
verre, les vitres, les ampoules et le plateau de micro-ondes.

Processus de recyclage
Le particulier effectue le premier tri du verre, puis
les collectivités locales ou les mairies en assurent la
collecte. Elles le portent vers un centre de tri où sont
réalisées les opérations suivantes :

ππun premier tri mécanique (à la main), pour


supprimer les éléments mécaniques (capsules,
par exemple) ;
ππun deuxième tri par infrarouge, pour détec-
ter les éléments non recyclables, comme la
céramique,
ππun autre tri par souffleur, pour enlever les éti-
quettes et les bouchons.
Ces tris successifs doivent être effectués de manière rigoureuse, car une erreur
de traitement risquerait d’endommager le four et de rendre les nouvelles bou-
teilles plus fragiles. Dans un second temps, les centres de tri effectuent le
broyage et la fusion au calcin, afin de créer un verre neuf et coloré.

Les métaux
Le terme « récupération des métaux » désigne en réalité deux matériaux :
l’acier et l’aluminium.

Principe
Le métal impacte lourdement la nature et peut également avoir des effets
nocifs sur la santé humaine. Son recyclage est donc indispensable pour
l’empêcher de rouiller et de polluer la nature (le métal ne disparaît pas avant

33
II. Les filières de recyclage

5 à 10 ans), profiter de la capacité de recyclage infinie de l’aluminium, évi-


ter la première fusion de l’aluminium et économiser ainsi 95 % d’énergie de
production. La récupération des métaux consiste principalement à trier, isoler
et séparer les différentes matières qui composent les déchets. Pour l’acier, cela
concerne le minéral, le fer, le coke (charbon) et l’eau ; et pour l’aluminium,
cela concerne la bauxite et l’eau.

Processus de recyclage
Un déchet métallique suit un long chemin avant
d’être réutilisé. La collecte s’effectue auprès des
industriels et des centres d’incinération (pour les
mâchefers), par ramassage pour éviter la pollution de
l’environnement, et auprès des particuliers (tri sélec-
tif). Les métaux sont ensuite acheminés vers un centre
de tri magnétique qui sépare l’aluminium de l’acier :
ils sont fondus et purifiés, puis retrouvent l’état de
matières premières sous forme de lingots, de bobines
ou encore de barres.

L’or
En temps de crise, les traders se rabattent sur l’industrie aurifère, qui est
une valeur sûre. Le cours du lingot d’or ne donc cesse de grimper depuis les
années 1970.

Principe
L’extraction de l’or des mines est extrêmement polluante et coûteuse : elle
occasionne 20 tonnes de déchets miniers et 415 kg de CO2 rejetés dans l’at-
mosphère. Pour extraire une petite quantité d’or, il faut aussi une quantité
importante d’eau, d’oxyde de soufre et d’essence. De plus, les extractions
sauvages (orpaillage) se multiplient : les orpailleurs utilisent du mercure pour
l’extraire des mines, ce qui entraîne des catastrophes écologiques dans les
régions les plus naturelles du globe.

34
II. Les filières de recyclage

L’or reste le métal précieux dont le recyclage est le plus rentable au monde. Le
recyclage des stocks actuels permettrait de satisfaire la demande, mais l’extrac-
tion s’intensifie et l’orpaillage se multiplie, car la demande ne cesse de croître.

Un nouveau métier
De plus en plus de professionnels (plus ou moins sérieux) se spécialisent dans
la collecte de l’or destiné au recyclage. Elle s’adresse avant tout aux particu-
liers, désireux de se débarrasser de leurs vieux bijoux
ou de leur couronne dentaire et de gagner un peu
d’argent. Plusieurs types de commerce de ce type
existent : des commerçants ayant pignon sur rue et
des boutiques en ligne. D’abord, le commerçant doit
estimer la valeur des biens proposés. Le bijou subit
ensuite un traitement spécial : affinage (purifié, net-
toyé, assaini), fonte, puis revente auprès des bijoutiers.

Attention aux arnaques !


Il faut y regarder à deux fois avant de vendre ses bijoux en ligne ou par cor-
respondance. La revente de l’or, en particulier sur Internet, rencontre un vif
succès à l’heure actuelle. Des personnes peu scrupuleuses en profitent parfois !
Avant de confier vos bijoux en or, assurez-vous donc que l’expertise s’effec-
tue par un professionnel agréé, consultez les conditions générales de vente, et
vérifiez la crédibilité du magasin (image de marque sur Internet, par exemple).

Le bois
Le recyclage du papier et du carton s’inscrit dans la conscience de tous. En
revanche, la récupération du bois peine à s’imposer.

Principe
Le marché du bois est en pleine expansion. Or, la production réduit la taille
des forêts et consomme de nombreuses matières premières (charbon, fioul et
bois) qui rejettent du CO2. Ce matériau noble peut pourtant subir plusieurs

35
II. Les filières de recyclage

types de valorisations et se recycler jusqu’à trois fois : aujourd’hui, en France,


le recyclage concerne 3,5 millions de tonnes de bois, sans compter que la
filière crée des emplois.

Le bois à recycler est, en outre, utilisé de multiples manières. Il provient de


bois neuf (forêts, scieries), de chutes (industries de première et de deuxième
transformation) et de rebuts (chantiers, chemins de fer, particuliers – jardins
et meubles). Il existe également plusieurs catégories de rebuts : les bois non
contaminés, de classe A, les bois faiblement ou lourdement traités.

À noter : les rebuts doivent parfois subir un traitement s’ils ont été traités.
Suivant leur provenance, les bois sont traités de façon différente. Lorsqu’ils
sont issus des particuliers, ils peuvent être déposés le jour des encombrants,
dans une décharge ou une poubelle à ordures ménagères (petits morceaux),
être compostés, ou encore être brûlés (réglementé).

Les industriels, eux, peuvent faire appel à des sociétés spécialisées pour
recycler le bois non utilisé. À noter qu’il est important de limiter les déchets
sauvages, car le bois resté à l’air libre trop longtemps ne pourra pas être
recyclé.

Un traitement après tri


Une fois le bois collecté, un gros travail de tri
s’impose : les déchets non traités sont broyés,
et les déchets traités sont conditionnés en vue
d’un traitement de décontamination, puis du
broyage. Les bois traités, composés de pro-
duits toxiques, s’avèrent dangereux pour
l’homme et l’environnement. Le bois récupéré
ne peut pas être valorisé tout de suite, il doit
passer par plusieurs étapes : élimination des
impuretés (fer, plastique, verre, non-ferreux,
pierre), criblage et contrôle qualité. Les bois traités peuvent être transformés
en de nombreux objets comme des panneaux à particules, des isolants ou
encore des plans de travail.

36
II. Les filières de recyclage

Valorisations du bois
Une fois trié et nettoyé, il rejoint différentes filières de valorisation. 28 % du
bois collecté connaît une valorisation thermique. Destiné à la combustion, il per-
mettra de produire de l’énergie dans l’industrie et dans les bâtiments à usage
collectif. Le recyclage et la transformation permettent aussi de fabriquer dif-
férents objets ou matériaux : matières premières, papier, carton et dérivés,
panneaux à particules, etc.

Autres valorisations : le nettoyage du sol, le fumage des poissons et des viandes,


la fabrication de compost, de charbon, etc. Pour l’agriculture, le bois recyclé
peut aussi servir comme litière pour les animaux.

À noter : 11 % des déchets de bois ne sont pas récupérables, ils partent direc-
tement à décharge pour y être stockés.

Enfin, ce matériau peut être employé en réparation ou


être réutilisé comme meuble ou palette. Les palettes
de bois font l’objet d’une revalorisation importante
qui concerne plus de 440 millions de pièces par an en
France. C’est pourquoi leur traitement et leur collecte
sont opérés à part.

En effet, elles sont d’abord collectées et classifiées : les


palettes standards sont réparées et réutilisées, usa-
gées ou hors format standard, elles sont valorisées par
broyage et ferraillage pour produire des panneaux à
particules, ou par broyage et ferraillage pour produire
de l’énergie par combustion. Elles sont ensuite vérifiées
et éventuellement mises à niveau, puis revendues.

L’eau
L’eau devient une denrée rare dans certains pays et il importe de la préserver
en la recyclant. Une fois usée, elle part vers une station d’épuration qui se
charge de la purifier de nouveau.

37
II. Les filières de recyclage

Principe
L’eau, une fois consommée, est altérée.
Pour les particuliers, elle est évacuée par les
tuyaux dédiés aux eaux usées (éviers, lava-
bos, douches, baignoires, fosses septiques).
Mais celle-ci provient aussi de l’industrie, de
l’agriculture, de la pluie.

Ces eaux sont dites sales ou polluées parce


qu’elles contiennent des matériaux orga-
niques (nourriture), des bactéries, de la
céramique, de petits animaux (protozoaires), du gaz méthane, des toxines ou
pesticides. Ce mélange peut provoquer la destruction de la vie aquatique et
de la biodiversité, ainsi que des maladies.

L’eau est donc acheminée à la station d’épuration pour subir un traitement


qui la rendra de nouveau propre à la consommation.

Station d’épuration : filtration, décantation, élimination


Dans la station d’épuration, l’eau passe par différents traitements et étapes :

ππla filtration des objets (emballages, animaux morts,


etc.) ;
ππla décantation (mélangée à des substances coa-
gulantes et floculantes, l’eau perd 90 % de ses
impuretés) ;
ππl’élimination des bactéries par le laquage (oxygé-
nation naturelle) et les biofiltres (les bactéries sont
captées et filtrées par des substances naturelles,
comme le sable) ;
ππl’élimination de l’azote et du phosphore (non obligatoire) par le traite-
ment chimique aux algues.
Une fois ces étapes achevées, l’eau est alors considérée comme purifiée.

38
II. Les filières de recyclage

Une mission du service public


Les eaux usées sont récupérées par une délégation du service public direc-
tement dans les logements et les locaux professionnels. Le consommateur
n’intervient pas dans cette chaîne, mais il peut, lui aussi, contribuer à lutter
contre la disparition progressive des ressources en eau par des actions simples.
Limiter au strict minimum sa consommation en eau se traduit par prendre des
douches plutôt que des bains, couper l’eau lorsque l’on se lave les dents, ins-
taller des mousseurs sur les robinets, etc. En campagne, réduire l’arrosage en
période de sécheresse et récupérer l’eau de pluie de la gouttière pour arroser
les plantes sont des gestes écocitoyens. Et faire le choix de ne consommer que
des produits bio et biodégradables assure une alimentation sans pesticides plus
saine, qui entraîne aussi une économie importante sur la facture d’eau.

Les téléphones portables


Les téléphones portables se recyclent entièrement. Ils sont soit réparés et
envoyés dans les pays en voie de développement, soit démontés pour en
récupérer les composants. Plutôt que de laisser son vieux portable au fond
d’un tiroir, l’usager peut donc le revendre en ligne ou le déposer dans un
conteneur de collecte situé dans les grandes surfaces commerciales.

Principe
Le matériel électrique et électronique
usagé peut parfaitement être recyclé.
Le recyclage des déchets d’équipe-
ments électriques et électroniques
(DEEE) représente 11 500 points de
collecte, 330 000 appareils collec-
tés par an, 450 000 remis en état et
revendus, et 112 centres de traite-
ment. Ils peuvent très largement trouver une solution de recyclage. Ainsi,
le taux de recyclage des lave-linge, téléphones ou encore consoles de jeux
oscille entre 74 % et 86 %. Et pour les appareils électroniques fonctionnant
ou non, il existe de multiples possibilités : réparation, dons ou échanges, etc.

39
II. Les filières de recyclage

Un téléphone portable contient des matériaux rares et coûteux à produire.


Un portable se compose de 50 % de plastique, 15 % de verre, 15 % de
cuivre, 4 % de cobalt et autres métaux rares, 1 % d’argent et d’or, et 0,5 %
de plomb, de mercure ou de cadmium (dangereux). Ces matières premières
peuvent être collectées pour être réutilisées.

Comment recycler ?
De nombreux téléphones portables sommeillent
dans nos placards. Pourtant, les constructeurs
creusent chaque jour un déficit important dans
les ressources de la planète pour fabriquer des
modèles toujours plus puissants. Même s’il vous
semble démodé ou s’il est en panne, votre
mobile offre encore de nombreuses possibilités
pour en récupérer les éléments et aider les pays
en voie de développement. Ce recyclage évite de puiser toujours davantage
dans les ressources naturelles, de produire toujours plus en consommant de
l’énergie et en émettant du gaz à effet de serre. Il a aussi pour effet de limiter
la pollution générée par ses composants toxiques (batterie).

Pour recycler un téléphone, il existe différentes options. On peut d’abord le


confier à l’opérateur, car certains les récupèrent moyennant un don à une
association caritative ou une petite somme d’argent. On peut aussi le confier à
un site en ligne spécialisé qui propose de collecter par la poste les téléphones
portables, les tablettes tactiles ou encore les ordinateurs, puis de les acheminer
vers un centre agréé. Celui-ci les trie, les teste, les reconditionne en récupé-
rant les composants ou en les réparant pour leur donner une seconde vie. Ils
sont ensuite revendus aux pays en développement, au grand public ou aux
professionnels. Enfin, on peut échanger son mobile sur Internet via les réseaux
sociaux et sites spécialisés, ou en faire don à une association caritative ou à
un ami. Dans certains cas toutefois, ils ne pourront pas être correctement
recyclés. Avant d’entamer ces démarches, assurez-vous que le téléphone est
débloqué (sinon contactez l’opérateur), qu’il fonctionne bien et est en bon
état, et que vous en avez gardé les accessoires (chargeur).

40
II. Les filières de recyclage

Bon à savoir : souvent, ces organismes emploient des personnes en difficultés


via des établissements et services d’aide par le travail (ESAT).
Mis en place par l’État pour connaître toutes les options liées au recyclage de
DEEE, le site www.eco-systemes.fr vous indiquera quels sont les différents
points de collecte près de chez vous, exception faite des lampes. Éco-
systèmes se charge ensuite de collecter sur tout le territoire, de dépolluer et
de recycler les déchets d’équipements électriques et électroniques en fin de
vie.

Les ordinateurs
Les ordinateurs peuvent rejoindre une association caritative, un distributeur
ou bien une décharge. Pour le recyclage, le plus simple est de rapporter l’ap-
pareil au magasin.

Principe
Il devient de plus en plus en plus facile de
recycler son ordinateur, fixe ou mobile, en
état de marche ou non. La loi oblige en
effet les vendeurs en ligne ou physiques à
reprendre les vieux appareils contre l’achat
d’un nouveau : c’est la règle de reprise
« un pour un ». Le recyclage est pris en
charge par les producteurs et distributeurs,
son coût a donc une incidence sur le prix
d’achat : c’est l’écotaxe.

Si votre ordinateur est inutile ou hors d’usage, il ne faut pas le jeter à la pou-
belle, car il contient des substances polluantes qui demandent un traitement
complexe et menacent de dégrader la qualité environnementale. Il est de plus
possible de réutiliser ces composants sans puiser dans les ressources natu-
relles, sans consommer d’énergie et sans rejeter davantage de gaz à effet de
serre pour les produire. Un vieil ordinateur peut encore servir à des personnes
dans le besoin, et parfois vous rapporter un peu d’argent.

41
II. Les filières de recyclage

Comment recycler ?
Il existe plusieurs manières de se débarrasser
d’un ordinateur : le donner ou le faire emme-
ner par le distributeur (magasins), le déposer
dans un point de collecte prévoyant ce type
de déchets, le revendre d’occasion par petites
annonces, le donner à une association qui
le remettra en état afin de le revendre à des
écoles ou des organismes en lien avec les
pays en voie de développement.

Si l’ordinateur est hors d’usage, il sera emmené au centre de collecte : chaque


composant sera isolé, démonté et acheminé vers le centre de traitement
approprié afin de recréer les matières premières d’un nouvel ordinateur.

Les cartouches d’encre


Une cartouche d’encre usagée contient des éléments particulièrement pol-
luants, et elle peut tout à fait resservir, une fois nettoyée et re-remplie.

Principe
Si chaque cartouche était recyclée au moins une
fois, le volume de ce type de déchet diminuerait de
moitié. La cartouche d’imprimante représente donc
un enjeu considérable en matière de recyclage.

Il faut savoir qu’elle contient des substances très


toxiques (déchets industriels spéciaux) pour la
nature et la santé, telles que l’aluminium, le plas-
tique non biodégradable, l’oxyde de fer, des résidus
d’encre.

En outre, il faut 3,5 litres de pétrole pour fabriquer une cartouche d’encre


laser neuve. Enfin, une cartouche standard contient un plastique qui met
1 000 ans à se décomposer.

42
II. Les filières de recyclage

Comment recycler ?
Une administration ou une entreprise consomme beau-
coup d’encre. Pour préserver l’environnement, elles
peuvent faire appel à un service de collecte spécialisé.
Celui-ci met à disposition des fiches informatives et des
conteneurs, et vient récupérer les cartouches usagées.
Pour les particuliers, plusieurs possibilités existent éga-
lement. La revente des cartouches vides (ou neuves)
pour quelques euros est une solution, mais on peut
aussi les faire re-remplir dans un magasin spécialisé
ou les déposer dans un conteneur dédié. Certaines
marques d’imprimante organisent aussi des collectes
par la poste. Enfin, on peut contacter des associations caritatives spécialisées
dans la collecte et le recyclage sachant que souvent, elles ont à leur nom des
conteneurs à cet usage dans les surfaces commerciales.

Pour recycler une cartouche d’imprimante, plusieurs étapes sont nécessaires.


Elle est collectée et arrive au centre de traitement, elle y est triée et contrô-
lée : si elle peut être recyclée, elle est entièrement vidée et nettoyée (vapeur,
ultrason, centrifugeuse), son étanchéité est vérifiée, une encre nouvelle est
injectée, une étiquette est collée, et elle rejoint le marché des cartouches
d’imprimante neuves. Si elle ne peut pas être recyclée, elle est nettoyée entiè-
rement et ses composants sont séparés et traités en fonction de la matière :
les matériaux recyclables sont transformés en nouvelles matières premières,
les matériaux dangereux sont isolés et traités avec précaution, les déchets
ultimes (non recyclables) rejoignent, eux, le centre d’enfouissement.

Les piles
Une pile contient des métaux lourds, particulièrement dangereux pour l’envi-
ronnement. Elle peut avoir un impact désastreux si elle est déposée dans la
nature. Vous trouverez dans les grandes surfaces, les mairies et à la décharge
des emplacements qui leur sont destinés. Contrairement au papier, au bois
ou encore au carton, elles ne se recyclent pas telles quelles : il faut isoler les
matériaux afin de les réutiliser séparément.

43
II. Les filières de recyclage

Principe
Leur recyclage représente un enjeu considérable, car
les composants employés dans leur fabrication sont
dangereux autant pour la santé que pour l’environne-
ment. En effet, une pile contient une grande quantité
de métaux lourds : mercure, zinc, plomb, cadmium.
À noter également qu’une pile au mercure conta-
mine 1 m3 de terre et 1 000 m3 d’eau durant 50 ans.
En outre, en cas d’ingestion (animaux contaminés) ou
d’inhalation (pollution de l’atmosphère), l’homme peut
être sujet à des intoxications, des troubles neurolo-
giques (métal ancien), des maladies du système nerveux, des reins, etc. Mais
en France, seulement une pile et un accumulateur sur trois sont recyclés, le
reste étant jeté dans les déchets ménagers.

Bon à savoir : il ne faut jamais conserver de pile usagée en sa possession.

Limiter au maximum le rejet des piles dans la nature est un enjeu de santé
publique. Depuis 2006, l’Europe impose des normes draconiennes aux fabri-
cants. Les nouveaux modèles contiennent donc moins de métaux lourds, ce
qui favorise leur recyclage.

Enjeux : nature, énergie et emplois


Le recyclage des piles permet de sauver des vies humaines et de préserver
la santé publique des dangers du mercure. De ce fait, il protège la nature et
les animaux que nous mangeons. De plus, c’est une façon de récupérer des
métaux lourds sans les extraire des ressources naturelles et d’économiser
l’énergie nécessaire à leur production. Enfin, cela crée des emplois.

D’autre part, le recyclage des piles fournit une matière première importante
pour l’industrie. Avec une tonne de piles, on obtient 600 kg de ferromanga-
nèse (acier), de zinc, de scories et du mercure.

Bon à savoir : si vous résidez dans une région ensoleillée, vous pouvez opter
pour des chargeurs à piles solaires pour consommer mieux.

44
II. Les filières de recyclage

Comment recycler ?
Une pile ne doit pas être jetée à la poubelle comme un simple déchet ména-
ger. Les Batribox sont des petits conteneurs spécialement dédiés à leur
collecte. On les trouve dans les grandes surfaces, dans les déchetteries, au
bureau, dans les mairies.

Bon à savoir : les distributeurs (magasins vendant des piles) sont légalement
obligés de récupérer les piles usagées.
Collectées dans les Batribox, elles rejoignent ensuite le centre de tri. Elles sont
soumises à un traitement mécanique : le broyage. Puis, elles subissent un
traitement chimique pour l’isolement des composants. Chaque composant
récupéré est ensuite vendu à l’industrie concernée : plastique, métaux, sels
chimiques.

Les ampoules
Le recyclage des ampoules est aussi un enjeu de santé publique, car ces der-
nières contiennent, elles aussi, des composants dangereux. Seuls les LED, les
lampes fluocompactes et les tubes fluorescents peuvent entrer dans le proces-
sus de recyclage. En revanche, les ampoules classiques et halogènes se jettent
dans les ordures ménagères.

Principe
Une ampoule contient du mercure. Or, celui-ci
pollue l’atmosphère et peut provoquer de graves
problèmes de santé. Ce recyclage permet en
plus de préserver l’environnement : une ampoule
fournit une matière première importante sans
puiser dans les ressources naturelles et abaisse les
émissions de CO2 nécessaires à la fabrication des
métaux. En revanche, les ampoules classiques ou
halogènes se jettent dans la poubelle classique :
leur recyclage n’est pas économiquement valable et elles ne contiennent pas
de produits dangereux (cela est indiqué sur l’emballage).

45
II. Les filières de recyclage

Le recyclage des lampes fluocompactes et des tubes fluorescents est obli-


gatoire pour préserver la santé humaine et l’environnement, car elles
contiennent du mercure. Le recyclage des LED est utile pour une transfor-
mation et une création de matériaux neufs, car elles contiennent des circuits
électroniques et des métaux.

Comment recycler ?
L’éco-organisme Recylum est chargé de
la collecte et du traitement des ampoules
sur l’ensemble du territoire français. Il met
à disposition des usagers des conteneurs
reconnaissables par leur couleur verte.
On peut donc déposer ses ampoules dans
des grandes surfaces partenaires, dans
des grandes surfaces de bricolage, chez
l’électricien.

Même si tous les distributeurs (vendeurs d’ampoules) sont tenus par la loi de
placer l’un de ces conteneurs à disposition de leurs clients, renseignez-vous
auprès de votre mairie, certaines collectivités locales organisent des collectes.

Lorsqu’un conteneur est plein, Recylum vient chercher les ampoules usagées
pour les stocker dans un centre de regroupement. Elles rejoignent ensuite une
usine de recyclage, où elles sont triées, nettoyées, broyées, et démantelées
afin de séparer les matériaux :

ππle verre, pour produire des nouveaux verres à ampoule, des abrasifs ou
des isolants ;
ππle fer, l’aluminium et le cuivre, pour fabriquer des produits neufs ;
ππle plastique, à l’origine de la valorisation thermique ;
ππles poudres fluorescentes (déchets « ultimes »), destinées à
l’enfouissement ;
ππle mercure, non biodégradable, extrait des poudres, pour être réutilisé
ou neutralisé.

46
II. Les filières de recyclage

Les appareils électroménagers


Le prix d’achat d’un appareil intègre son recyclage. Pour se débarrasser d’un
vieux réfrigérateur, le consommateur est en droit de demander à un distribu-
teur de le récupérer, moyennant l’achat d’un appareil neuf. Dans les autres
cas de figure, il faudra l’emmener à la décharge.

Principe
Tout appareil électroménager impacte l’environne-
ment, car il contient des composants dangereux et
d’autres, pouvant être transformés. Le recyclage de
ces matières premières évite ainsi de puiser dans les
ressources naturelles, de consommer de l’énergie
pour la transformation et de rejeter du CO2 dans
l’atmosphère.

L’Europe impose à la France de recycler 4 kg de


déchets électriques et électroniques par personne et
par an. Pour appliquer cette mesure, trois organismes
ont vu le jour dans notre pays : Eco-Systèmes, ERP,
Ecologic. Depuis 2006, les distributeurs sont tenus de reprendre leurs produits
usagés. Lors de l’achat d’un appareil neuf, l’écoparticipation indiquée sur l’éti-
quette intègre la prise en charge de son recyclage.

Bon à savoir : sur l’étiquette de l’appareil, le point vert signifie que la marque
cotise au programme Eco-Emballages.

Comment recycler ?
Il ne faut pas jeter ses appareils électroménagers aux encombrants : mélan-
gés à d’autres produits, ils ne pourraient pas être recyclés. Pour ce faire,
il faut d’abord s’assurer qu’il porte le logo « recyclable ». Ensuite, il existe
trois options : le rapporter au magasin (d’électroménager ou de bricolage),
le porter à la décharge ou encore à un organisme de recyclage solidaire.
Si vous apportez votre appareil électroménager à un organisme solidaire,
il sera, si possible, réparé puis revendu au profit de personnes démunies.

47
II. Les filières de recyclage

En revanche, si celui-ci ne peut être réparé, il rejoindra un centre de collecte


agréé où seront effectuées les opérations de tri, démantèlement et recyclage,
matière par matière.

L’automobile
Pour faire recycler sa voiture, il faut la confier à une casse, un démolisseur
professionnel ou à un garage agréé. Presque 10 millions de tonnes de véhi-
cules rejoignent la ferraille chaque année sur le territoire européen.

Principe
Chaque année, 1,5 million de véhicules se retrouvent hors d’usage (VHU)
dans l’Hexagone : leur recyclage est donc un enjeu environnemental impor-
tant. Les VHU sont considérés comme toxiques, car ils contiennent, entre
autres, de l’huile de vidange, une batterie, un fluide de climatisation et des
éléments explosifs comme des airbags qui imposent un recyclage strict. Dans
la nature, ces éléments peuvent libérer des substances dangereuses dans le sol
et les eaux, ou occasionner des accidents.

Comment recycler ?
Si votre voiture ne fonctionne défini-
tivement plus, vous pouvez vous en
débarrasser en l’apportant chez un pro-
fessionnel agréé. C’est gratuit, hors frais
de remorquage, pour les voitures com-
plètes. Une fois le véhicule confié au
professionnel, son autorisation de circula-
tion sera annulée et l’ancien propriétaire
disposera de 15 jours pour adresser sa
déclaration de cession pour destruction à la préfecture. Mais en cas de voi-
ture inutilisable, vous pouvez aussi faire appel à un démolisseur agréé : c’est
ce qu’on appelle « mettre à la casse » son véhicule. La valorisation d’une voi-
ture atteint 82 % de sa masse : les pièces réutilisées sont surtout les métaux

48
II. Les filières de recyclage

qui peuvent être récupérés et transformés en matières premières très prisées,


et certaines pièces détachées pour réparer les véhicules encore en fonction. La
partie non recyclable concerne principalement les matières plastiques.

Le recyclage se déroule en plusieurs phases : récupérer les pièces réutili-


sables, dépolluer le véhicule, trier les matériaux et les recycler sous la forme
de matières premières. La valorisation thermique et l’enfouissement (déchets
ultimes, ne pouvant être recyclés) sont les dernières étapes du processus.

Les vêtements
Tous les vêtements, accessoires et chaussures se recyclent. En les confiant aux
bons soins d’une association caritative, ils seront remis en état et offerts aux
personnes dans le besoin ou transformés en chiffons industriels. Le don de
vêtements usagés est simple et à la portée de tous. Un quart des textiles que
nous consommons finissent au recyclage.

Principe
Nous consommons 17 kg de textiles (vêtements, linge de maison) par an.
Plutôt que de laisser de vieux vêtements au fond de son armoire, il est simple
de leur donner une seconde vie. Le recyclage permet d’aider les personnes
en difficulté, de gagner de la place chez soi, de diminuer le coût des matières
premières et d’offrir des emplois durables et stables.

Comment recycler ?
Les professionnels de l’habillement et du textile
donnent leurs détritus aux récupérateurs qui recyclent
les déchets de fabrication. Les associations caritatives,
comme le Relais, collectent les vieux textiles auprès
des particuliers ou des collectivités, pour une remise
en état ou un recyclage. Pour les donner, il suffit
de les mettre dans un sac fermé à déposer dans un
conteneur ou de les donner à l’occasion de collectes :
dans des magasins ou lors de ramassages spéciaux

49
II. Les filières de recyclage

dans la rue (annoncés par prospectus dans les boîtes aux lettres ou affichés
dans les immeubles collectifs). La plupart des entreprises spécialisées dans
le recyclage des vêtements acceptent dans ces conteneurs toutes sortes
de textiles (vêtements, linge de maison), chaussures, maroquinerie (sacs
à main et ceintures), et jouets. L’association ne recycle pas, mais remet en
état si cela est possible les K-way®, cirés, chaussures, petite maroquinerie et
jouets.

Pour déposer des vêtements, il faut néan-


moins respecter certaines règles : remplir des
sacs de 50 litres maximum (pour entrer dans
le conteneur), éviter de salir son contenu,
donner des vêtements propres et secs (les
vêtements souillés, mouillés ou moisis ne se
recyclent pas), relier les paires de chaussures
par leurs lacets, trier par produits (maro-
quinerie, chaussures, vêtements), ne pas déposer de sac par terre. En cas de
surcharge du conteneur, on peut téléphoner au numéro inscrit sur la borne
pour que les agents viennent le vider.

Friperie, essuyage et effilochage


Une fois les textiles collectés, ils sont triés selon leur état : les textiles prennent
alors différents chemins. En moyenne, 50 % des vêtements arrivent en bon
état et 20 % sont importables. Les vêtements en plus ou moins bon état sont
réparés et rejoignent une friperie pour être revendus au grand public, don-
nés ou envoyés dans des pays en voie de développement. Les vêtements en
moins bon état (linge de maison en fin de vie, par exemple) ou importables
sont débarrassés de leurs accessoires (boutons, œillets…), puis découpés et
transformés en chiffons pour l’essuyage industriel (entreprises de nettoyage,
imprimeries, garages). 8 % des déchets (laine, coton) se destinent à l’effilo-
chage : effilochés alors par couleur, ils sont transformés en fibres nouvelles et
conditionnés sous la forme de « balles », revendues aux industriels du textile.
Si aucune de ces solutions n’est exploitable, ils servent à fabriquer des car-
tons-feutres ou des matériaux d’isolation pour la filière automobile.

50
II. Les filières de recyclage

L’huile
L’huile alimentaire et mécanique pollue considérablement les nappes phréa-
tiques, c’est pourquoi elle est considérée comme un déchet toxique. Il ne faut
jamais en jeter dans un évier ou un égout, le mieux reste encore de la placer
dans un récipient et de la jeter dans ses ordures ménagères. Les profession-
nels, eux, sont contraints de porter leur stock à la décharge.

Principe
L’huile usée (huile de vidange et huile alimen-
taire) est la première cause de pollution de l’eau
de la ville. Son recyclage est important pour pré-
server l’environnement et représente un enjeu
de santé publique. Un litre d’huile (de vidange)
recouvre une surface de 1 000 m² d’eau, limitant
ainsi l’oxygénation de la faune et de la flore.

En outre, une fois l’huile alimentaire jetée dans


l’évier, elle rejoint le tout-à-l’égout et cause un
engorgement, des mauvaises odeurs dans les tuyauteries et l’asphyxie des
bactéries chargées d’épurer l’eau (ce qui empêche son oxygénation). Cela
occasionne l’augmentation du coût d’entretien (important) des systèmes
d’assainissement et des stations d’épuration, ainsi qu’une prolifération de
micro-organismes nocifs pour la santé.

Comment recycler ?
Il ne faut pas éliminer son huile de cuisson dans un évier, une lunette de WC
ou dans un caniveau, car au contact de l’eau, elle bouche les canalisations.

En petite quantité, comme le fond d’une boîte de thon, par exemple, elle
peut rejoindre la poubelle générale destinée aux déchets ménagers. Pour
une grande quantité, comme l’huile de friteuse, il faut la transvaser dans
une bouteille vide à déposer à la déchetterie, ou à un point de collecte spé-
cifique organisé par les collectivités locales.

51
II. Les filières de recyclage

Bon à savoir : depuis 1992, les restaurateurs n’ont plus le droit de jeter leur
huile usée dans la nature.

Biocarburant, régénération et combustion


Le recyclage de l’huile usagée permet de créer du carburant, une nouvelle
huile ou encore de l’énergie. Ainsi, l’huile de vidange peut parfaitement servir
de nouveau : 45 % des huiles collectées retrouvent un aspect usuel.

Les moteurs diesel peuvent fonctionner avec


des huiles d’origine végétale. Ces énergies
renouvelables ont un faible impact sur l’effet
de serre. Pour l’instant, seuls les véhicules
agricoles peuvent l’utiliser en France. Pour
récupérer l’huile alimentaire afin de faire fonc-
tionner un véhicule, il faut la stocker, la collecter, la nettoyer, et lui faire subir
une transformation chimique.

Les huiles non recyclables sont, quant à elles, brûlées pour produire de l’éner-
gie. Elles rejoignent les centres d’incinération de déchets agréés, et les déchets
ultimes qui en résultent sont enfouis.

Les emballages
Un emballage est un ensemble de matériaux destinés à contenir, identifier,
protéger, conserver et promouvoir un produit, de sa distribution à son stoc-
kage. En France, le taux des emballages portant le sigle du recyclage avoisine
44 %, en comptant les déchets ménagers et industriels.

Principe
Un emballage ne contient pas que du plastique, il peut aussi comporter du
papier et du carton, de l’acier, des métaux, de l’aluminium, du fer, etc. Les
emballages plastiques, papiers ou cartons se recyclent selon certaines condi-
tions. Pour en savoir plus, consultez le site Web de votre commune. Leur
processus de recyclage permet de transformer un produit usagé en nouvelle

52
II. Les filières de recyclage

matière première sans puiser dans les ressources naturelles, de créer de nou-
veaux emplois, et d’économiser du pétrole et du gaz brut, évitant ainsi les
rejets de CO2 dans l’atmosphère.

Bon à savoir : une tonne de PET recyclé diminue les rejets de 2,29 tonnes de
CO2 dans l’atmosphère.

Tri des emballages


Le recyclage des emballages repose sur la bonne volonté du consommateur
qui doit les trier et les placer dans les bons récipients de collecte : poubelles
(souvent jaunes ou bleues) dont l’ouverture étroite ne permet que l’intro-
duction d’une bouteille ou d’un flacon, ou bien sacs spéciaux (souvent
jaunes ou transparents). Les mairies organisent leur collecte une à deux fois
par semaine. À noter que seuls les bouteilles et les flacons en plastique se
recyclent.

Valorisation ou nouvelles matières premières


Tous les emballages ne se recyclent pas. Pour savoir ce que deviennent les dif-
férents d’emballages, reportez-vous au tableau ci-dessous.

Type de
Emballages Tri Traitement Transformation
poubelle
• Fibres (polyester) pour le
rembourrage de couettes,
Tri complémen- l’automobile, les pulls, la
PET : plastique taire, prélavage laine polaire, l’isolation
transparent et séparation des toitures plates
Conteneur des résines • Nouveaux emballages
Bouteilles et (sous condition de
bleu ou sac
flacons réglementation)
jaune
Tubes, bacs de coffrage
Tri complémen-
pour les piscines, conte-
PEHD : plastique taire, prélavage
neurs, bancs publics,
opaque et séparation
arrosoirs, mobilier urbain,
des résines
flacons, etc.
Autres
Déchets Déchets Valorisation
emballages Énergies nouvelles
ménagers ménagers énergétique
plastiques

53
II. Les filières de recyclage

Les palettes
Une palette en bois sert à transporter et à stocker une grande quantité d’ob-
jets : elle ne se recycle pas avec le reste du bois, car sa récupération coûte
moins cher et est plus utile que la valorisation énergétique. Les palettes sont
le plus souvent réparées plutôt que recyclées, ce qui permet une utilisation en
continu.

Palettes consignées ou jetables


On recense deux types de palettes : les palettes
consignées, lourdes et solides, parfois peintes,
sont assemblées avec des pointes et se distinguent
grâce à leur signe « EUR » ; les palettes jetables,
elles, assemblées avec des agrafes, sont légères et
faciles à démonter.

Les palettes consignées sont très pratiques pour


les industriels, puisqu’elles repartent directe-
ment dans un centre de récupération après leur utilisation. La consigne leur
permet de plus de diminuer les coûts, moyennant le recours à une seule et
même entreprise.

Tri, récupération ou valorisation


Les palettes usagées sont collectées auprès des professionnels par des entre-
prises spécialisées. Là-bas, elles sont d’abord triées, classifiées par type et
selon leur état :

ππpalettes standards : réparées et revendues chez un négociant ;


ππpalettes usagées ou hors format standard, qui subissent plusieurs traite-
ments : broyage et ferraillage pour produire des panneaux à particules,
ou broyage et ferraillage pour produire de l’énergie par combustion.
Puis elles sont vérifiées et éventuellement remises à niveau, et revendues.
Les palettes apportent une excellente matière première pour fabriquer des
meubles en bois.

54
II. Les filières de recyclage

AA Pour aller plus loin


Astuces

La gestion des déchets organiques d’une cuisine


S’il est assez simple de trier ses déchets plastiques, cartons et autres dans sa
cuisine, on se demande souvent quoi faire des déchets organiques. Alors, que
peut-on recycler et comment se débarrasser de ce type de déchets ? Vous pouvez
d’abord installer un broyeur de déchets, qui se chargera de détruire de tous vos
détritus organiques en un rien de temps. Qu’il s’agisse d’épluchures, de restes de
repas, d’os ou de coquilles, rien ne lui résiste. Relié à la bonde de l’évier, il évacue
les déchets avec les eaux usées après les avoir broyés, sans boucher le siphon.
Sinon, le vide-déchets encastrable, qui peut se placer à divers endroits dans votre
cuisine, notamment sur votre plan de travail ou sur votre îlot, est une alternative
à la poubelle. En raccordant votre vide-déchets à un sac-poubelle, avec un tuyau
placé dans un meuble, vos ordures iront directement à la poubelle sans que vous
ayez besoin de vous déplacer pour les y porter. Il peut également servir à faire du
compost, si vous souhaitez recycler vos déchets organiques en engrais pour vos
plantes. Pensez alors à raccorder un composteur au tuyau du vide déchet ou un
simple sac-poubelle que vous viderez dans un composteur.

Le recyclage des pneumatiques


Le pneu usagé n’est malheureusement pas biodégradable. C’est donc une source
de pollution en raison des composés chimiques qu’il contient : pollution des
sols ou atmosphérique, notamment lorsqu’il est brûlé. Depuis 2002, tout pneu
démonté doit être valorisé et il est interdit de se débarrasser d’un pneu usagé
dans la nature. Fini donc les pneus abandonnés au bord d’une route ou les
« décharges de pneus », aussi appelées « stocks historiques ». En France, l’État
a chargé les producteurs de pneumatiques d’organiser le recyclage. Bridgestone,
Continental, Dunlop Goodyear, Kleber, Michelin et Pirelli se sont donc associés
pour créer une filière de recyclage pour la profession : Aliapur, fondée en 2003.
Sa mission est d’organiser la collecte des pneus usagés, ainsi que leur valorisa-
tion/recyclage. L’objectif est à la fois de minimiser l’impact environnemental et
de structurer une revalorisation du produit économiquement viable.

55
II. Les filières de recyclage

Le budget d’Aliapur est financé par les manufacturiers à travers une éco-taxe
incluse dans le prix des pneumatiques (en 2014, elle est de 1,35 € par pneu). Ce
budget finance la collecte chez les distributeurs, qui ont donc pour rôle de les
stocker et de faire appel à un collecteur homologué, gratuitement, pour qu’ils
soient enlevés. Mais cette taxe sert aussi pour le tri des pneus, la coordination
des filières de revalorisation (via des sous-traitants spécialisés) et les frais de
fonctionnement d’Aliapur.
Une fois collectés, ils peuvent être valorisés de différentes manières : vente à
l’export ou sur le marché de l’occasion, rechapage, utilisation telle quelle pour
le secteur agricole (soutien des bâches d’ensilage), « murs de pneus » anti-ava-
lanches/chute de pierres, sous-couches de routes (murs de pneus en dessous du
bitume), combustion pour fournir de la matière première à certaines industries
(acier), granulats ou poudre pour des usages variés (routes, amortissements des
voies ferrées, terrains de jeux, etc.), objets moulés (ex. : roues de caddies).
Par ailleurs, quand on évoque l’impact environnemental du pneu, différentes
phases sont à prendre en compte tout au long de son cycle de vie : fabrication
des matières premières et transport jusqu’aux usines, fabrication des semi-finis
et produits finis, transport des pneus jusqu’aux distributeurs, usage du pneu
et, enfin, collecte des pneus usagés et activités de recyclage. Si on analyse cet
impact CO2, la phase la plus critique est de loin celle de l’usage des pneus, avec
environ 85 % du total de CO2 généré. Pourquoi ? Lorsque le véhicule roule, le
pneu est un frein naturel à l’avancée.
En effet, il se déforme à chaque tour de roue au contact avec la route, ce qui
requiert de l’énergie. Concrètement, 20 % de l’énergie consommée par une voiture
est dissipée par cette force appelée « résistance au roulement ». Le pneu est donc
directement lié à la consommation d’un plein d’essence sur cinq ! Les manufacturiers
travaillent pour réduire cet impact (Michelin a été pionnier avec son premier « pneu
vert » lancé en 1992) et la consommation de carburant/CO2 liée au pneumatique
est d’ailleurs notée sur l’étiquette rendue obligatoire depuis novembre 2012.

Questions/réponses de pro

Jeter les bouteilles propres ou non ?


Faut-il laver les bouteilles avant de les jeter ?
Question de Félix

56
II. Les filières de recyclage

ΔΔ Réponse de Yaya
Non, c’est inutile. Évitez seulement de jeter des contenants très sales, pen-
sez aux agents des centres de tri ! Assurez-vous aussi qu’elles sont bien
vides, car leur contenu pourrait salir les autres bouteilles.

Bouchons des bouteilles en plastique


Doit-on retirer les bouchons des bouteilles en plastique avant de les mettre dans
les poubelles de tri ?
Question de Léa

ΔΔ Réponse de Yaya
Non, une fois au centre de tri, les bouchons seront retirés et recyclés.

Produits toxiques usagés


Que faire des produits toxiques usagés ?
Question de Pierre07

ΔΔ Réponse de Yaya
Si vous conservez des pots de peinture ou d’huile chez vous, ne les jetez
pas dans une poubelle ordinaire. Vous pouvez les confier à une déchetterie
mobile, si votre commune organise des collectes spécifiques.
Si ce n’est pas le cas, vous devez les déposer à la déchetterie.

Huile domestique
J’ai entendu qu’il ne fallait pas jeter l’huile de friture dans l’évier de sa cuisine.
Mais comment s’en débarrasser ?
Question de Sarah

ΔΔ Réponse de Yaya
L’huile de friture est très mauvaise pour les canalisations. Il ne faut sur-
tout pas la jeter dans un évier ou une bouche d’égout. S’il s’agit d’une
petite quantité, vous pouvez en remplir un sac plastique et le placez parmi
vos ordures ménagères. En revanche, les restaurateurs, par exemple, qui
consomment beaucoup d’huile, doivent l’emporter à la décharge.

57
III.
Le traitement des déchets

La gestion des déchets regroupe


l’ensemble du processus de trai-
tement. Elle répond à la stratégie
dite des 3 R : Réduire, Réutiliser,
Recycler. Le taux de réussite du
principe des 3 R est encore insuf-
fisant en France, faute de bonne
volonté, de moyens et de techno-
logies nouvelles. L’objectif reste
de diminuer de façon significative le volume des déchets stockés ou enfouis
(stagnation), ainsi que celui des déchets incinérés (méthode polluante).

La collecte est la première étape de leur traitement, avant leur valorisation,


leur recyclage et leur incinération. Elle consiste à séparer et à trier chaque
objet et à l’acheminer vers le centre de traitement approprié. Le traitement
a lieu avant ou après la collecte, puis vient le moment de la valorisation, qui
vise à diminuer le volume des déchets ultimes. Le recyclage consiste ensuite
à traiter tous les déchets afin de les réintroduire sur le marché. Il permet de
les transformer en matière première prête à l’emploi. Encore insuffisamment
développé à l’heure actuelle, le recyclage doit s’inscrire dans une démarche

58
III. Le traitement des déchets

plus large, car il manque de filières. L’incinération des déchets est l’ultime
étape de traitement des déchets, lorsqu’ils ne sont pas recyclables. Mais de
l’incinération émergent des résidus potentiellement dangereux pour l’environ-
nement et la santé.

La collecte
En France, les mairies ont la responsabilité de collecter et de traiter les déchets
auprès des citoyens et des entreprises. Elles peuvent créer un Syndicat inter-
communal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM)
pour partager cette tâche avec les villes voisines. Elles mettent également à
disposition de tous les concitoyens un plan de tri des déchets.

Collecte municipale
La collecte municipale des déchets s’effectue par différents moyens :

ππLa mise à disposition de poubelles publiques dans


la rue, de poubelles de tri pour les résidences
individuelles et collectives, et d’un conteneur à
produits dangereux (piles, ampoules, etc.) en
mairie. Leur entretien et leur remplacement sont
également assurés par la municipalité.
ππUn ramassage de chaque type d’ordure une à
trois fois par semaine et celui des encombrants
une fois par mois. La délivrance d’un numéro de
téléphone pour la prise de rendez-vous avec les
techniciens assurant la collecte des encombrants est facultative.
ππL’accès à une décharge municipale ou intercommunale, avec l’indication
de son adresse et de ses horaires d’ouverture.
ππUn nettoyage régulier de voirie.
ππLa délivrance d’un guide complet du tri et d’une information détaillée sur
le type et les heures de collecte. La mise à disposition d’un plan de col-
lecte sur tout le territoire est facultative.

59
III. Le traitement des déchets

Bon à savoir : certaines associations collectent les vêtements. Les grandes sur-
faces reprennent des appareils d’électroménager usagés (contre l’achat d’appa-
reils neufs) ainsi que les piles, les appareils électriques usagés et les ampoules
usées.

Une collecte informelle ou organisée


Les moyens de collecte des déchets sont divers. La collecte « à la source »
se fait au moyen des poubelles particulières ou collectives (la poubelle bleue
pour les journaux, la jaune pour les emballages) ou de bornes de collecte
de quartier prévues à cet effet (verre, vêtements). Les déchets ne sont pas
mélangés afin de pouvoir être réutilisés ou recyclés. La récupération pour le
recyclage est également effectuée dans une déchetterie.

Le tout-venant des poubelles non dédiées est collecté lors des tournées régu-
lières de ramassage public.

Bon à savoir : le dépôt sauvage est verbalisé jusqu’à 3 000 € d’amende.

Selon le type de déchets


Les mairies mettent à disposition des
habitants un calendrier de collecte
des déchets, qui indique les jours et
heures du ramassage, le moment
de la journée où l’usager doit sor-
tir sa poubelle sur le trottoir (matin
ou soir), et si l’usager doit se rendre
à un point de collecte précis pour y
déposer ses ordures. Par ailleurs, il
existe plusieurs types de collecte, selon la catégorie de déchets. Concernant
les déchets classiques, elle s’effectue via les conteneurs spécifiques mis à dis-
position dans les résidences particulières ou collectives. Une à trois fois par
semaine, un camion vient vider l’un de ces conteneurs : l’usager doit placer la
poubelle la veille au soir ou tôt le matin dans la rue et la remettre chez lui une
fois vidée.

60
III. Le traitement des déchets

La collecte des encombrants est aussi réglementée. Pour ne pas gêner le libre
accès des trottoirs, il est interdit de poser un meuble ou un objet volumineux
(matelas, cycles, végétaux, ferraille…) à ramasser en dehors des heures et des
jours de collecte.

Pour éviter les dépôts sauvages, la mairie peut aussi proposer quelques jour-
nées supplémentaires de collecte des encombrants. Le camion sillonnera alors
la ville selon un parcours précis. Pour accéder à la collecte, il faut justifier de
son domicile. Enfin, elle peut se faire sur rendez-vous téléphonique ou par
inscription, via Internet.

Pour la collecte des déchets verts, la mairie distribue des sacs en papier recy-
clables et solides. Après avoir tondu la pelouse ou taillé les haies, il faut y
mettre ses rebuts et les placer dans la rue, le jour de la collecte.

D’autre part, la collecte des déchets toxiques s’effectue via une déchetterie
mobile. Le camion parcourt la ville et récupère les piles, pots de peinture, sol-
vants, huiles, ampoules, radiographies médicales ou les aérosols usagés.

Enfin, celle des vêtements est souvent assurée par des associations qui
mettent à disposition un conteneur dédié sur la voirie. Le consommateur
peut y déposer ses vêtements usagés. Les associations se déplacent égale-
ment durant une journée pour assurer la collecte directement auprès des
particuliers.

Certaines mairies organisent la collecte


des papiers et des cartons usagés. Ces
derniers doivent être en bon état. Le
consommateur les dépose alors dans le
conteneur le plus proche de chez lui. Pour
les bouteilles et les bocaux en verre, les
mairies placent des conteneurs spécifiques
sur l’ensemble de leur municipalité. C’est
au consommateur de porter ses déchets en verre jusqu’au point de collecte
le plus proche de chez lui. Quant à la collecte de l’eau, elle s’effectue sans
l’intervention du consommateur, puisque les eaux usées sont évacuées vers
les stations d’épuration.

61
III. Le traitement des déchets

Le traitement
Le traitement désigne l’ensemble du processus de distribution d’un déchet en
direction du lieu de transformation ou stockage approprié.

Traitement en amont
Cette tâche revient aux particuliers (tri à la source), aux professionnels (tri à la
source) et aux agents municipaux (après la collecte). Les particuliers déposent
leurs déchets dans des poubelles spécifiques :

ππle verre (bouteilles, pots, bocaux)


dans un conteneur particulier ;
ππles emballages, le papier, les cartons,
les plastiques (recyclables) dans une
poubelle jaune ;
ππles déchets ménagers non recy-
clables (tout-venant, sauf produits
dangereux) dans une poubelle verte.
Bon à savoir : les particuliers qui disposent d’un jardin peuvent effectuer des
opérations de compostage.
Pour le professionnel, le traitement des déchets s’effectue à la source, avec
le triage ou le compostage. Les gros producteurs y sont contraints par la loi.
Une fois collecté, un déchet répond à une destination précise qui dépend du
traitement subi : incinération, méthanisation, stockage, compostage, valorisa-
tion, recyclage.

Un traitement mécanique ou biologique


Les agents municipaux en charge de la collecte des détritus et les entre-
prises spécialisées réalisent un traitement des déchets. Ce traitement est de
deux ordres : mécanique ou biologique.

Pour le traitement mécanique, le tri se fait à partir de vrac. Il faut séparer les
déchets recyclables des non recyclables, et les acheminer vers le circuit de
recyclage ou d’incinération. Pour le traitement biologique, la fermentation

62
III. Le traitement des déchets

anaérobique produit du terreau ou du biogaz, et le compostage produit du


compost. En outre, le traitement biologique peut s’effectuer « à la source »
par le particulier, le paysagiste ou l’agriculteur, sans passer par un circuit de
recyclage.

Traiter les déchets dangereux


Les déchets dangereux subissent un tri après la collecte afin de réduire leur
dangerosité. Ce dernier s’accompagne d’un traitement particulier et permet
de réduire les risques sur la santé et sur l’environnement, mais aussi de diriger
les déchets non recyclables vers un centre de stockage.

De plus, le traitement des déchets toxiques sert à augmenter les possibilités


de recyclage, à diminuer le volume des objets, à valoriser les matériaux et,
enfin, à produire de l’énergie.

La valorisation
La valorisation des déchets s’appelle également « revalorisation » (cycling en
anglais). Elle désigne l’ensemble des opérations effectuées sur un objet inutile
afin de le rendre à nouveau utile.

Réutiliser des déchets


La valorisation permet de réaliser un nouveau maté-
riau ou produit de qualité égale ou supérieure. Les
déchets non triés s’appellent « ordures ménagères
résiduelles » (OMR) : ils restent stockés à la décharge
et impactent l’environnement. Ils ne subissent pas ou
peu de traitement.

Il existe deux types de stockage des déchets : les


centres de stockage des déchets ultimes (CSDU), et
les installations de stockage des déchets non dange-
reux (ISND).

63
III. Le traitement des déchets

Selon la nature des déchets


Après la collecte des déchets triés à
la source, ces derniers se classent en
deux catégories : les déchets organiques
biodégradables (fraction fermentescible
des ordures ménagères – FFOM), bons
pour le compost ou la méthanisation, et
les déchets non fermentescibles (fraction
non fermentescible des ordures ména-
gères – FNFOM), qui devront subir un
traitement spécial.

La technique de tri mécano-biologique est controversée. Elle consiste à sépa-


rer les matières recyclables des déchets ultimes destinés à être enfouis. La
valorisation énergétique du déchet consiste à le brûler pour produire du car-
burant, qui sera ensuite stocké au risque de polluer l’atmosphère. Enfin, la
valorisation des déchets non fermentescibles résulte d’un traitement attentif
à la source. Ce dernier permet de récupérer des matériaux économiquement
intéressants après le recyclage.

Le recyclage
Le recyclage à grande échelle en France date des années 1970. Pour pouvoir
être recyclé, un matériau doit être collecté, trié puis stocké en bon état dans
un conteneur approprié : le tri sélectif contribue à améliorer le processus.

Transformation d’un déchet


Un détritus doit d’abord être collecté et trié avant de subir un traitement de
recyclage ou d’incinération. À la maison, au bureau, dans les transports, dans
son jardin, cela permet d’économiser de l’argent.

En France, il est encadré par la législation européenne, y compris pour les


déchets dangereux. La France reste toutefois un mauvais élève par rapport à
ses voisins : l’Allemagne atteint les 100 % de recyclage.

64
III. Le traitement des déchets

Un procédé nécessaire, mais encore onéreux


Ses inconvénients sont connus : le recyclage oblige au tri et il est coûteux
en main-d’œuvre. Cependant, il est nécessaire pour préserver les ressources
naturelles (produire sans extraire de nouvelles matières premières) et réduire
le volume des déchets. En outre, il est pourvoyeur d’emplois.

Bon à savoir : en France, aucune filière ne prend en charge le recyclage des


pots de yaourt, des boîtes en plastique ou encore des films transparents.

Recyclage chimique, mécanique ou organique


Il existe trois formes de recyclage : le recyclage chimique consiste à produire
une réaction chimique pour séparer les composants d’un déchet, le recyclage
mécanique utilise une machine pour transformer (broyer, par exemple), et
le recyclage organique sert à produire de l’engrais ou du carburant. Selon le
type de déchets, le recyclage ne sera pas le même. Quant à l’eau, qui devient
de plus en plus rare, elle est aussi réutilisée. Pour produire de l’eau propre,
sans puiser dans les nappes phréatiques, les stations d’épuration traitent les
eaux usées, qui peuvent ensuite être redistribuées dans les circuits d’eau
courante.

L’huile et la peinture sont également recyclées : elles sont incinérées pour pro-
duire de l’énergie.

Quoi qu’il en soit, la plupart des déchets ménagers et industriels non dange-
reux peuvent se recycler. Pour connaître le détail, reportez-vous au tableau
ci-dessous.

Matériaux Condition Recyclage


Pièces de moteur, outils, boîtes de conserve,
Acier En l’état
etc.
Canettes, papier d’emballage, composants
Alu En l’état
automobiles
Bacs à fleurs, tréteaux, panneaux d’insonori-
Caoutchouc En l’état sation, tuiles de revêtement de sol, asphalte
caoutchouté, etc.
Carton En l’état Carton

65
III. Le traitement des déchets

Matériaux Condition Recyclage


Gravats En l’état Gravats
Papier En l’état Papier et dalles pour faux plafonds
Sacs, récipients et couvercles pour produits
non alimentaires, meubles de jardin, vête-
ments, jouets, mobilier urbain, clôtures,
Plastique En l’état
tuyaux, pièces d’automobile (pare-chocs, bat-
teries…), éléments de signalisation routière,
cônes de voirie, etc.
Textile En l’état Textiles et pâte à papier
Verre En l’état Verre
Brique alimentaire En l’état (broyé) Bidons, bouteilles, tuyaux, etc.
Équipement
En l’état (démantelé, Métaux ferreux, non ferreux, câbles, plas-
électrique et
déchiqueté et broyé) tiques, etc.
électronique

En revanche, les déchets dangereux subissent


un traitement sur-mesure. Leur manipulation
est risquée et peut entraîner des accidents
graves, car ils sont nocifs. Pour les recycler,
il existe de multiples techniques : l’incinéra-
tion, le traitement biologique, la séparation
physique des composants, la neutralisation
des substances chimiques, la dépollution, le
démontage et la décontamination, la distilla-
tion, le séchage et l’extraction.

Certains déchets toxiques sont toutefois recy-


clés et réutilisés en conservant intact le produit
toxique. Ces substances sont séparées et les
matériaux triés. Il en est ainsi lors de la fabri-
cation de biogaz, de l’extraction du mercure dans les piles, de la valorisation
thermique des hydrocarbures, du traitement des sols pollués et de la reconsti-
tution du terrain, ainsi que de la récupération des métaux après démontage.

66
III. Le traitement des déchets

L’incinération
L’incinération des déchets consiste à brûler un maximum de détritus : elle per-
met de réduire efficacement leur masse et de produire de l’énergie.

Principe
Depuis 2005, la loi française établit des règles strictes pour encadrer l’incinéra-
tion. Celle-ci doit récupérer l’énergie produite, éviter les rejets dans l’atmosphère
et respecter certaines limitations (incinérations sauvages interdites, notamment).

L’incinérateur ou l’usine d’incinération d’or-


dures ménagères (UIOM) est apparu en
France dans les années 1960, en l’absence
d’autre forme de récupération. Il se compose
de plusieurs éléments : un four équipé d’un
brûleur au gaz ou au fioul pour stocker et brû-
ler les déchets, une chaudière pour récupérer
l’énergie, et un filtre de traitement des fumées
pour empêcher leur propagation dans l’air.

Dans la mesure du possible, le four fonctionne en continu et est auto-ali-


menté par les calories qu’il produit. Sa montée en température s’effectue
en moins de deux secondes et se maintient tout au long de la combustion.
Puis, s’amorce la descente progressive des degrés. Pour pouvoir brûler des
matériaux parfois très solides, l’incinérateur doit parvenir à une température
comprise entre 700 et 900 °C. Un incinérateur de déchets doit aussi pouvoir
fournir de l’énergie, qui circule alors comme suit : le four produit de la fumée
qui passe dans un fluide caloporteur de la chaudière ; au contact de l’eau, elle
se transforme en vapeur pour alimenter un réseau de chauffage, et en turbine
pour alimenter un réseau électrique.

Traitement des fumées et mâchefers


L’incinération des déchets obtient de bons résultats : elle permet de réduire
leur masse de 70 % et leur volume de 90 %. Elle offre également la possibi-
lité de récupérer de l’énergie sans extraire de nouvelles matières premières.

67
III. Le traitement des déchets

En revanche, elle pollue et a des effets nocifs sur la santé. En effet, l’inciné-
ration rejette dans l’environnement de la dioxine, des oxydes d’azote, de
soufre, ou encore des métaux lourds. De plus, le four n’élimine pas tous les
éléments des déchets brûlés. Après la combustion, il reste des résidus de
fumées (résidus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères
– REFIOM –, et résidus d’épuration des fumées d’incinération des déchets
industriels – REFIDI), ainsi que des solides appelés « mâchefers ».

Bon à savoir : en France, l’incinération des déchets produit 3 tonnes de résidus


par an, dont 2 tonnes de mâchefer.
Le mâchefer est donc un résidu solide de charbon ou de coke issu de l’inciné-
ration. Certains peuvent encore trouver une utilité, d’autres non. On recense
ainsi trois types de mâchefer : à faible et à forte fraction lixiviable, et ceux
destinés à une période de maturation.

Types de mâchefer Traitement Nouvel usage


Remblai de tranchée et
sous-couche de chaussée
Réintroduction vers les tra-
À faible fraction lixiviable (en remplacement de maté-
vaux publics
riaux plus nobles, comme le
sable)
Aucun : stockage et
À forte fraction lixiviable Aucun
enfouissement
• Remblai de tranchée et
Stockage, maturation et
Destinés à une période de sous-couche de chaussée
réintroduction vers les tra-
maturation • Aucun : stockage et
vaux publics
enfouissement

Certains mâchefers sont ainsi déferraillés et concassés pour être réintroduits


comme matières premières pour les travaux publics, d’autres stockés avec
les déchets ultimes et enfouis. Le mâchefer peut avoir un impact sur l’atmos-
phère et la santé humaine, car il contient parfois des métaux lourds et des
polluants, de type dioxines ou furanes. L’incinération, et donc la production
potentielle de mâchefer, reste interdite dans les zones dites « vulnérables »,
dans les forêts et les réserves naturelles. Les REFIOM et REFIDI, quant à
eux, sont dits « ultimes », car ils ne brûlent pas et ne peuvent pas être valo-
risés. Issus de la neutralisation, du lavage et du dépoussiérage des fumées,

68
III. Le traitement des déchets

ils se présentent sous différentes formes :


cendres volantes, résidus de neutralisa-
tion des fumées, gâteaux de filtration des
eaux de lavage des fumées, cendres sous
chaudière. Ils sont dangereux pour l’envi-
ronnement et la santé. Comme ils résultent
de la combustion de gaz acides et polluants
par des réactifs (chaux ou le bicarbonate
de sodium), ils se classent parmi les déchets
toxiques. Ils sont donc traités avec précau-
tion et d’une façon spéciale, réservée aux
déchets dangereux : stabilisation et solidification, vitrification pour les cendres
volantes, enrobage par liants organiques. Ils sont ensuite stockés comme des
déchets industriels spéciaux (classe I).

À noter : depuis plus de 20 ans, la technique d’enrobage reste au stade expéri-


mental.

69
III. Le traitement des déchets

AA Pour aller plus loin


Astuces

Traçabilité des déchets


La traçabilité des déchets concerne toutes les entreprises qui en produisent. Plus
qu’un enjeu, il s’agit de se soumettre à la réglementation. Elle consiste à responsa-
biliser les entreprises sur les conditions dans lesquelles leurs déchets sont collectés,
transportés et recyclés. Il s’agit de mettre en application le principe de traçabilité
à la filière des déchets en imposant aux producteurs de collecter et de stocker
toutes les informations relatives à leur production de déchets, leur expédition, leur
réception et leur élimination. Elle est mise en œuvre à travers un formulaire : le
Bordereau de Suivi des Déchets (BSD), qui a pour objet de suivre le déchet de A à Z
et d’apporter la preuve de son élimination. Il doit être fourni par le producteur, lors
de la remise de ses déchets à un prestataire. Différents types de BSD existent en
fonction de la nature du rebut concerné, les principaux étant le bordereau de suivi
des déchets dangereux et celui de suivi des déchets industriels.
Le BSD regroupe toutes les informations du déchet, de la production à son élimi-
nation. Mis en place à ses débuts pour tracer ceux dits « dangereux », il tend à se
généraliser sur l’ensemble des types de rebuts. Des formulaires spécifiques sont
également mis en place pour les déchets amiantés, radioactifs et hospitaliers. La
réglementation en matière de traçabilité s’est, en outre, renforcée et impose aux
entreprises, à travers de nombreux décrets, un suivi sans faille. Ce n’est pas tant
la quantité qui détermine si un déchet est dangereux, mais plutôt sa nature. La
réglementation vise donc à garantir des pratiques conformes, à préserver l’envi-
ronnement, à responsabiliser les producteurs de déchets, et à leur imposer, ainsi
qu’à leurs prestataires, la tenue d’un registre, archivé pendant au moins 5 ans et
spécifiant la manière dont le déchet est produit, expédié, réceptionné et traité.
Enfin, tout manquement à ces obligations est sanctionné.

Le recyclage d’un mobile-home


Il est devenu fréquent de procéder au recyclage des mobile-homes anciens ;
environ 3 000 d’entre eux sont démontés par an. En outre, les anciens modèles
datant de plus de 30 ans ne sont presque plus acceptés dans les campings.

70
III. Le traitement des déchets

Pour se débarrasser de ces déchets encombrants, des entreprises françaises


proposent donc de démonter ces maisons mobiles. Les pièces sont triées, condi-
tionnées et expédiées dans divers centres de recyclage classés ICPE (Installation
Classée Pour l’Environnement). La procédure de recyclage est rapide et peut se
faire de deux manières :
ππSur place : durant 5 heures, le mobile-home est démonté, puis ses pièces
sont expédiées dans un centre de recyclage.
ππSur un site spécial  : le mobile-home est emmené au centre de recyclage
afin d’y être démonté.
Les entreprises de recyclage travaillent avec des particuliers, des localités, des
campings et des sociétés d’assurance. Elles s’engagent, entre autres, à ne pas
revendre les pièces démontées, à assurer la traçabilité du recyclage des produits,
et à respecter la certification ISO 14001. C’est une bonne solution pour ne pas
laisser dans la nature un mobile-home encombrant et polluant, et respecter l’en-
vironnement tout au long de la chaîne de recyclage. Pour l’heure, le coût moyen
d’un recyclage reste encore très flou. Il dépend de la localisation, du temps de
trajet et des matériaux à recycler. Il faut compter entre 2 000 et 5 000 €. Certaines
assurances peuvent toutefois prendre en charge la déconstruction.

Questions/réponses de pro

Quels déchets dans une déchetterie ?


Quels sont les déchets qui ne sont pas acceptés dans une déchetterie ?
Question de Léa

ΔΔ Réponse d’El Che


Les déchets radioactifs et contenant du mercure, les déchets infectieux, les
médicaments, les bouteilles de gaz, l’amiante, les combustibles, ou encore
les pneus avec leurs jantes ne peuvent pas être remis dans une déchetterie.

Récupération d’un objet à la décharge


Je viens de déposer mon vieux vélo à la décharge. Finalement, j’aimerais le récu-
pérer, est-ce possible ?
Question de Samuel

71
III. Le traitement des déchets

ΔΔ Réponse de Yaya
Pour des raisons d’organisation et pour prévenir les vols de métaux, vous
ne pouvez pas récupérer un objet confié à la décharge. Vous encourez sinon
des poursuites judiciaires.

Signification du Point vert ?


Le Point vert sur les emballages signifie-t-il qu’ils peuvent être recyclés ?
Question de Félix

ΔΔ Réponse de CC
Non, le Point vert veut seulement dire que le fabricant cotise à un pro-
gramme de valorisation.
La plupart du temps, il faudra tout de même le jeter avec les ordures
ménagères.

Recyclage infini ?
Jusqu’où le recyclage d’un objet s’arrête-t-il ?
Question de Raphaël

ΔΔ Réponse de Yaya
Tout dépend de l’objet. Le verre et les canettes se recyclent effectivement
à l’infini. En revanche, le carton et le papier ne peuvent pas se recycler plus
de dix fois, selon l’état du déchet.

Se débarrasser d’un climatiseur en fin de vie


Que dois-je faire de mon climatiseur en fin de vie ? Dois-je l’amener dans une
déchetterie ou aux encombrants ?
Question de LolaS

ΔΔ Réponse de CC
Comme pour beaucoup d’appareils électriques, la composition des maté-
riaux et les substances présentes dans un climatiseur peuvent être nocives
pour la santé et l’environnement. La directive 2002/96/CE du Parlement
européen et du Conseil stipule que, depuis 2003, les appareils de petit

72
III. Le traitement des déchets

et gros électroménager (entre autres) doivent être recyclés et non traités


comme les autres déchets municipaux non triés. Cela s’explique, pour les
climatiseurs, par la présence de liquides dangereux.
Bien que de nouvelles normes imposent une interdiction de certains liquides
frigorigènes dangereux pour la santé et l’environnement, beaucoup de ces
nouveaux liquides le sont encore, à un degré moindre. Pensez donc à faire
récupérer le liquide frigorigène de votre appareil par un spécialiste (que
ce soit pour une climatisation de maison ou de voiture). Emmenez ensuite
le reste de l’appareil dans une déchetterie ou dans un point recyclage de
grandes surfaces.
Pour plus de renseignements, consultez l’enseigne chez qui vous avez acheté
votre appareil.

73
IV.
Le tri des déchets

Le tri des déchets revient, pour un


particulier ou un professionnel, à
sélectionner les objets qu’il jette. Le
tri sélectif se fait donc à la source.
C’est un geste citoyen qui implique
le bon usage de la poubelle et du
sac-poubelle.

Le processus de tri intègre la dis-


tinction du type de déchets, leur
collecte ainsi que leur recyclage
et récupération. Pour bien com-
prendre le processus, il suffit d’observer le chemin parcouru par les déchets :
triés d’abord à la source, ils sont ensuite collectés, traités, valorisés, recyclés,
incinérés. Les déchets collectés arrivent ainsi à la déchetterie, puis ils sont
acheminés vers une entreprise de recyclage ou un centre d’enfouissement.

Le triage améliore le traitement des déchets : il permet le recyclage alors que


les déchets non triés ne peuvent faire l’objet d’un quelconque traitement.
Pour améliorer la qualité du traitement et empêcher le mélange des matières,
un second tri pourra s’effectuer au sein de l’usine de recyclage. Cela accélère
donc le processus.

74
IV. Le tri des déchets

Le tri sélectif
Le tri sélectif consiste à séparer par nature ses
déchets afin d’éviter de les mélanger et de les salir.
Il répond à plusieurs objectifs : permettre la col-
lecte sélective des déchets, favoriser leur réemploi
ou leur recyclage, éviter leur destruction par inciné-
ration ou enfouissement, et réduire leur empreinte
énergétique.

Quel tri pour quel traitement ?


Pour bien trier ses déchets, il faut savoir quels matériaux jeter et à quel
endroit. Le tableau ci-dessous fait le point.

Déchets Recyclage Toxicité Collecte Traitement Deuxième vie


Bouteille,
flacon, Sac ou pou-
Broyage en Fibres, tuyaux,
barquette,  × belle bleue ou
paillettes couettes…
pot de jaune
Plastique yaourt
Stockage ou
Déchets
Autres × × ménagers
valorisation Énergie
thermique
Décharge, Magnétique,
Nouveaux
Métaux  × collecte ou fonte et
métaux
encombrants purification
Sociétés spé-
Affinage,
cialisées dans Revente aux
Or  × le recyclage
purification et
bijoutiers
fonte
de l’or
Conteneur Papier jour-
(papier, nal, carton
Extraction de
Papier  × carton) ou
la cellulose
ondulé, papier
collecte en hygiénique et
entreprise mouchoirs
Conteneur Emballage,
Extraction de
Carton  × (papier,
la cellulose
papier
carton) cadeau…

75
IV. Le tri des déchets

Déchets Recyclage Toxicité Collecte Traitement Deuxième vie

Dépôt le jour
des encom-
brants ou en Valorisation
décharge, Élimination thermique,
compostage, des impure- recyclage
Bois   poubelle tés, criblage, et trans-
à ordures réparation formation,
ménagères, agriculture
combustion
(réglementé)

Bouteille,
Conteneur
flacon,  × spécial verre
Tri et broyage Verre
bocal
Verre
Stockage ou
Cuisine, Déchets
vaisselle × × ménagers
valorisation Énergie
thermique

Filtration/éli-
Tuyau
Eau   d’évacuation
mination des Eau
impuretés

Récupération
Dons aux
des matières
associations, Tri, recondi-
premières,
Téléphone portable   revente aux tionnement,
revente aux
entreprises réparation
pays en voie de
spécialisées
développement

Distributeur,
collecte
Démontage,
Ordinateur et municipale,
composants   déchetterie,
purification, Revente
réparation
occasion,
association

Vidage,
Collecte,
nettoyage,
revente Cartouche
Cartouche d’imprimante   en ligne,
revente sur
imprimante
le circuit des
associations
cartouches

76
IV. Le tri des déchets

Déchets Recyclage Toxicité Collecte Traitement Deuxième vie

Batribox :
Revente :
mairies, Tri, broyage,
plastique,
Pile et accumulateur   déchette- isolement des
métaux, sels
rie, grandes composants
chimiques
surfaces
Grandes
Lampes
surfaces Broyage et
fluocom-
partenaires, récupération
pactes et
tubes fluo-   grandes sur- du mercure Ampoules
faces de des matières
Ampoule rescents,
bricolage, premières
LED
électricien
Classiques
Ordures
ou × × ménagères
Enfouissement N/A
halogènes
Décharge,
Recyclage
distributeur, Tri/démantè-
Électroménager   association lement
matière par
matière
caritative
Récupération
Garage ou des pièces
Réparation/
Voiture   démolisseur utilisables,
énergie
agréé valorisation
thermique
Revente aux
Associations particuliers,
caritatives : Friperie, chif- aux pro-
Vêtements et linge de
maison  × conteneurs, fon industriel, fessionnels
collectes effilochage (chiffon), réu-
mobiles tilisation des
textiles.
Petite Ordures Broyage, Enfouissement/
quantité ×  ménagères combustion énergie

Huile Transformée
Décharge,
Grande Régénération/ en essence,
quantité   collecte
combustion énergie,
spécifique
enfouissement

77
IV. Le tri des déchets

Déchets Recyclage Toxicité Collecte Traitement Deuxième vie


Fibres (poly-
ester) pour le
rembourrage
Tri complé-
de couette,
PET : Conteneur mentaire/
l’automobile,
plastique  × bleu ou sac prélavage/
pull, polaire,
transparent jaune séparation des
l’isolation de
résines
toiture plate,
Bouteilles nouveaux
et flacons emballages
Tubes, bacs de
coffrage pour
Tri complé-
les piscines,
PEHD : Conteneur mentaire,
conteneurs,
plastique  × bleu ou sac prélavage,
bancs publics,
opaque jaune séparation des
arrosoirs,
résines
mobilier urbain
flacons…
Autres emballages Ordures Broyage, Enfouissement,
plastiques × × ménagères combustion. énergie
Collecte
d’entreprises
Palettes :
spécialisées
Palette  × chez les pro-
collecte, tri, N/A
récupération
fessionnels
« consignes »

Du consommateur au centre de recyclage


Le tri sélectif est réalisé par les consommateurs ou producteurs de déchets.
Les mairies ou les communautés de communes, quant à elles, se chargent de
distribuer les contenants et de les entretenir, puis de collecter et d’acheminer
les déchets vers les centres spécialisés. Aujourd’hui, la notion de tri sélectif dis-
paraît peu à peu, au profit d’autres termes, comme la « collecte sélective », le
« tri écologique », le « tri à la source », etc.

Le volume de déchets recyclés dépend de la qualité du tri, qui nécessite une


parfaite connaissance des matériaux recyclables. Pour cela, les mairies doivent
apporter une information claire à leurs administrés afin que chacun s’engage
en évitant les mélanges et en repérant les déchets toxiques. Un sac mal trié

78
IV. Le tri des déchets

sera refusé par le centre de tri et l’ensemble de son contenu considéré comme
non recyclable. Certaines mairies informent les habitants lorsqu’ils com-
mettent une erreur, d’autres les sanctionnent même par une amende.

Bon à savoir : certains objets comme les piles peuvent contaminer et rendre
impropre au recyclage l’ensemble du contenu d’une poubelle.

Le tri sélectif trouve ses marques en France, mais n’offre pas encore de
résultats satisfaisants. Pourtant, c’est un moyen de valoriser les déchets en
diminuant les coûts de traitement et de fabrication de matières nouvelles,
et de protéger l’environnement en limitant l’impact de déchets toxiques sur
la santé humaine. Il permet également de préserver les ressources naturelles
et de responsabiliser le citoyen aux enjeux environnementaux. Mais mal-
gré ces avantages, les inconvénients semblent toujours prendre le pas : si le
tri est accessible à tous, il reste trop général et beaucoup de matériaux ne se
recyclent pas. En outre, les risques d’erreur et l’indifférence du citoyen restent
importants. Enfin, certains détritus se retrouvent brûlés (pollution) ou enfouis
(stockage), faute de processus de recyclage rentable : les ampoules anciennes
ou halogènes, le papier cadeau, les pots de yaourt, les tickets de transport, les
couvercles en métal, le plastique souple, les mouchoirs en papier, etc.

Comment trier ?
Trier ses déchets relève avant tout de bonnes habi-
tudes. Les bons gestes sont d’abord de vider les
récipients avant de les jeter. Ensuite, ne placez
jamais un objet non recyclable dans un conteneur.
Enfin, respectez les horaires de passage de ramas-
sage des ordures ou des encombrants avant de
placer un déchet sur la voie publique sous peine de
salir et de dégrader la rue ou l’environnement.

Pour les déchets ménagers, vous utiliserez le conte-


neur « tout-venant » et le conteneur ou les sacs
pour les emballages, bouteilles plastiques, cartons…
Vous pourrez aussi avoir recours à un composteur.

79
IV. Le tri des déchets

Pour les verres, des conteneurs spéciaux ou des « colonnes » dans la rue les
recueillent. Pour les vêtements, vous les mettrez dans les bornes du « Relais »
placées sur la voirie. Pour les piles, les ampoules, les cartouches d’imprimante,
certains magasins et équipements municipaux mettent à disposition des
consommateurs des conteneurs dédiés. Enfin, la déchetterie municipale dont
vous dépendez récupère dans des conteneurs et bennes spécifiques certains
objets et produits. Lisez bien les étiquettes apposées sur les contenants, elles
sont les garantes d’un bon tri : icône de recyclage, consignes particulières rela-
tives aux déchets toxiques.

Le code couleur des poubelles de tri sélectif varie ensuite d’une ville à l’autre.
Habituellement, il est le suivant :

ππla poubelle grise pour les déchets ménagers ;


ππla poubelle bleue ou jaune ou encore des
sachets jaunes pour les papiers, cartons, bou-
teilles plastiques et emballages métalliques ;
ππla poubelle verte pour les déchets végétaux.
Certaines poubelles de rue ou de bureau comportent également différentes
entrées pour assurer un tri à la source. Par ailleurs, chaque habitant trie ses
déchets en fonction de leur nature. Ils sont ensuite collectés de manière
différente.

Pour les déchets ménagers, le tri est direc-


tement réalisé au centre : c’est un système
très coûteux. Pour le papier, le carton, les
piles, le verre, les appareils électroména-
gers, c’est au consommateur de se rendre
aux points de collecte dédiés : c’est ce que
l’on appelle la « collecte volontaire ». La
collecte dite « sélective » ou « au porte-à-porte » signifie que la sélection
des déchets s’effectue au domicile du consommateur via des poubelles ou
des sacs de couleur spécifique. La collecte « mixte » combine, quant à elle, le
« porte-à-porte » et la collecte « volontaire » : par exemple, les poubelles à
domicile et le dépôt du verre dans un conteneur de quartier.

80
IV. Le tri des déchets

Les poubelles
En 1884, l’invention d’Eugène Poubelle prévoyait déjà une collecte sélective.
Depuis, son principe reste inchangé. La ville met à disposition des consom-
mateurs des conteneurs pour y déposer leurs sacs-poubelle. Ils sont alors
placés dans la rue ou sur le bord des routes les jours de collecte. Les éboueurs
passent avec leur camion poubelle, et les rebuts rejoignent les décharges où
ils sont dispatchés vers les centres appropriés.

Poubelles d’intérieur
La poubelle est un récipient destiné à recueillir les déchets, pour éviter leur
entassement. Elle est de forme et de taille variées, selon l’objectif esthétique.
Composée d’un système d’ouverture, le plus souvent à
pédale, elle est dotée d’un couvercle pour éviter la propaga-
tion des mauvaises odeurs et cacher à la vue les détritus. Sa
contenance varie de 20 à 100 litres. La poubelle se décline
en différents matériaux : inox, plastique, acier, etc.

Les poubelles d’intérieur se veulent à la fois pratiques et


esthétiques. Dans la maison, chaque poubelle remplit une
fonction précise : la générale, située dans la cuisine, reçoit
les déchets ménagers en vrac, la poubelle de table sert à
ramasser les détritus des repas, la corbeille à papier, généra-
lement placée près des bureaux, récupère le papier. D’autres
poubelles dans la salle de bains, les toilettes, le garage, la
buanderie, etc. servent à collecter les déchets dédiés.Certaines poubelles
intègrent les préoccupations d’aujourd’hui. Ainsi, existe-t-il des poubelles
équipées de plusieurs récipients pour le tri sélectif, ou de système de détec-
tion des mouvements infrarouges qui s’ouvrent sans devoir toucher le
couvercle dans un souci d’hygiène pour leurs utilisateurs.

Poubelles d’extérieur
Dans la rue, pour la propreté de l’espace public, de nombreuses poubelles
sont installées et entretenues par la ville. Il existe deux types de poubelles
d’extérieur : les poubelles tout-venant et les poubelles de tri sélectif.

81
IV. Le tri des déchets

Modèles de poubelle

Types de poubelle Déchets


• Sac transparent (plan Vigipirate)
Poubelles « tout- • Poubelles classiques en plastique ou en métal ouvertes ou fermées
venant » : • Poubelles en fer forgé
déchets ména- • Poubelles destinées à répondre à des besoins spécifiques (éloigner
gers, mégots de les ours dans les parcs naturels, par exemple)
cigarette… • Poubelles de tri sélectif (festivals, plages) prévoyant des emplace-
ments pour les canettes
Conteneurs de quartier, de maison ou de résidences prévus pour rece-
voir certains types de déchets, comportant parfois un code couleur
spécifique :
• poubelle à déchets ménagers : la plus grosse
• poubelle à bouteilles en plastique : équipée d’une ouverture en haut
Poubelles de tri destinée à ne laisser passer que les bouteilles
• poubelle à verre : équipée d’une ouverture spécifique
• poubelle à carton et à papier
• poubelle à vêtements : les consignes de dépôt sont indiquées dessus
• benne à ordures : pour les déchets de chantier
• récipient de collecte spécifique : Batribox, par exemple, pour les piles

Sacs-poubelle
Un sac-poubelle est un contenant souple en plas-
tique destiné à recueillir les déchets ménagers,
pour ne pas les mélanger et ne pas salir la pou-
belle : la poubelle reste, le sac part à la benne.
Léger, il retient les odeurs grâce à un système de
fermeture et assure ainsi une bonne hygiène. On
trouve des sacs-poubelle de toutes dimensions et
de qualités diverses.Pour respecter l’environne-
ment, le sac-poubelle est fabriqué en polyéthylène
contenant du plastique mélangé à de l’amidon ou
à du maïs. La norme NF en définit plusieurs critères
de qualité : un plastique obligatoirement compostable et biodégradable, une
bonne résistance, un faible impact environnemental lors de la fabrication et de
la destruction et une coloration non nocive pour l’environnement. Pour ne pas
attirer les insectes, les sacs sont également traités lors de leur fabrication.

82
IV. Le tri des déchets

En outre, les sacs-poubelle existent dans différentes couleurs, selon le type de


déchets à recueillir :

ππclassique, noir ou bleu, ou de coloration fantaisiste pour les déchets


ménagers ;
ππjaune ou transparent pour les déchets
à recycler (plastiques, papiers,
emballages…) ;
ππvert transparent (plan Vigipirate) pour
la poubelle de ville.

Bon à savoir : il existe des sacs spéciaux (« toutounet ») pour les déjections
canines et les litières.

Où trier ses déchets ?


Une déchetterie est un centre de collecte et de stockage des déchets gérés par
les collectivités locales, pour les déchets particuliers ou encombrants ; tandis
qu’une entreprise de recyclage est une société spécialisée dans le traitement
d’un rebut en particulier. Après un passage par la décharge, puis l’entreprise
de recyclage, les déchets dits « ultimes », ne pouvant être valorisés ou dont le
recyclage est trop coûteux, rejoignent un centre d’enfouissement.

Déchetterie
Les particuliers peuvent déposer leurs déchets dans la déchetterie dont ils
dépendent. Ces dernières les acceptent presque tous et se chargent de les
transférer à un centre spécialisé. Pour savoir de quelle déchetterie vous
dépendez, consultez le site Web de votre mairie. Les déchetteries permettent
de se débarrasser des déchets qui ne sont pas acceptés sur la voie publique,
ou de s’en délester sans attendre les jours de passage de la collecte. Elles
se chargent de les acheminer vers les filières correspondantes : recyclage,
valorisation, centre d’enfouissement, compostage, associations caritatives
(facultatif), incinération. Toutefois, la plupart se situant dans des zones iso-
lées, il est souvent indispensable d’être véhiculé pour s’y rendre.

83
IV. Le tri des déchets

La déchetterie est ouverte aux particuliers et aux artisans (voir conditions


auprès de votre mairie). Chaque habitant dépend d’une déchetterie de son
secteur : il ne peut pas déposer des détritus dans une décharge qui ne dépend
pas de son lieu de résidence. Une carte d’identité et une attestation de domi-
cile sont exigées à l’entrée du site, ou bien une carte de déchetterie délivrée
par la mairie au vu de ces pièces administratives est à présenter à l’entrée.
De plus, une fois le déchet déposé, il sera impossible de le récupérer. Et il
est strictement interdit de se servir dans une décharge, en particulier pour
revendre des métaux. La justice sanctionne cette action au titre de vol.

Pour connaître les déchets pouvant être récupérés par une déchetterie, repor-
tez-vous au tableau ci-dessous.

Types de déchets Détails


Déchets pour le recyclage Métaux, verre, cartons, papiers, bois et plastiques
Déchets pour le compostage Végétaux et autres matières organiques
Déchets pour les associations de Consommables, piles électriques, batteries et
recyclage vêtements
Pneumatiques, huiles de moteur usagées,
ampoules LED et néons, encombrants, appa-
Le tout-venant
reils électriques et électroniques (DEEE), gravats,
déchets de soins (DASRI), etc.

Bon à savoir : les déchetteries n’acceptent pas certains déchets toxiques. Ren-
seignez-vous auprès de votre municipalité avant de vous y rendre.

Entreprise de recyclage
De plus en plus nombreuses et génératrices
d’emplois, les entreprises de recyclage sont
soit des sociétés privées, soit des associations
à but non lucratif, qui embauchent souvent
des personnes en emploi aidé. Ces dernières
se spécialisent dans un type de recyclage :
papier, bois, carton, emballage, palette,
plastique, végétaux (compostage), métaux,

84
IV. Le tri des déchets

métaux précieux (or), verre, eau (station d’épuration), déchets électroniques et


électriques, huile, vêtements (associations), énergie (usines d’incinération), véhi-
cules (casse), déchets toxiques.

Elles collectent ainsi des déchets spécifiques auprès des sociétés de son terri-
toire (professionnels) ou des déchetteries (artisans, particuliers). Puis, elles les
trient, les purifient et les recyclent. Enfin, elles revendent les produits neufs
issus du recyclage. L’entreprise de recyclage doit en outre respecter la régle-
mentation en vigueur : c’est une société éco-responsable.

Centre d’enfouissement
Un centre d’enfouissement technique (CET), également
appelé « décharge », est un site isolé dans lequel sont
enfermés dans la terre les déchets ultimes, ne pouvant
subir un traitement de recyclage. L’objectif est donc de
les stocker, tout en limitant les risques de pollution et
de contamination de l’environnement. Le site répond
à des normes très précises (classement ICPE) : le lieu
est enclos, avec une entrée composée d’un pont à
bascule. L’accès est aussi équipé d’un portique de la
radioactivité, et le site est placé sous vidéosurveillance.
Le processus d’enfouissement répond à des normes
strictes pour éviter la propagation dans les nappes
phréatiques et dans l’air de substances toxiques. Le
stockage est effectué dans des casiers creusés et étanches afin d’éviter toute
propagation, et fermés par un matériau étanche. Les déchets sont traités contre
les lixiviats (percolation de l’eau de pluie à travers les déchets), et le biogaz (dan-
gereux) capté est éliminé ou valorisé.

Les déchets ultimes peuvent être dangereux ou non. Il existe autant de centres
d’enfouissement technique (CET) que de cas particuliers. En France, cette
distinction répond à un classement allant de 1 à 3 : CET 1 pour les déchets
dangereux analysés avant déversement, CET 2 pour les ordures ménagères ou
assimilées qui ne font pas l’objet d’analyse avant déchargement, et CET 3 pour

85
IV. Le tri des déchets

les déchets inertes (gravats, béton, etc.) qui ne sont pas analysés avant déchar-
gement. On peut ajouter le cas particulier du centre de stockage des déchets
radioactifs (CET 0) en couche géologique profonde, dont les recherches sont en
cours et qui est prévu pour 2025. Le stockage des déchets ultimes engendre
des désagréments et des risques. Le refus des habitants et des collectivités
locales de voir s’implanter une décharge près de chez eux et le coût important
de fonctionnement de ces sites met à mal leur existence. C’est sans compter
les problèmes de sécurité liés à de possibles défauts d’étanchéité, explosions,
incendies, catastrophes naturelles (tremblement de terre, montée des océans,
inondations) qui peuvent provoquer une pollution de l’environnement, de l’air,
de l’eau et affecter la santé humaine.

La récupération des déchets


En matière de recyclage et de récupération, il existe
des solutions alternatives qui permettent de donner
une seconde vie aux déchets sans avoir à transfor-
mer la matière. Chaque déchet peut être récupéré
pour produire de la chaleur, économiser de l’argent
en trouvant une deuxième utilité, alimenter un désir
créatif… Plutôt que de puiser dans les ressources
fossiles pour se chauffer, monter en température
l’eau ou alimenter un véhicule en carburant, la
combustion ou la valorisation énergétique transforme un déchet en énergie : bio-
carburant, gaz naturel, vapeur d’eau, électricité. La combustion est ouverte aux
particuliers par un système de chauffage écologique, et aux professionnels grâce
à une usine d’incinération. La valorisation thermique est cependant réservée aux
déchets ne pouvant se recycler, car elle dégage des gaz nocifs dans l’atmosphère.

Récupération de chaleur : produire de l’énergie


La récupération d’une source d’énergie a pour but de produire de la chaleur
par combustion. Se chauffer induit l’utilisation de matières premières et de
rejets de gaz à effet de serre dans l’air. Brûler les détritus permet de produire
une énergie peu coûteuse et quasiment sans pollution.

86
IV. Le tri des déchets

Pour produire de la chaleur, il faut toutefois une


grande quantité de matières premières. La combus-
tion des déchets permet de produire une énergie
gratuite quasi inépuisable, surtout qu’il existe de
multiples sources de chaleur verte. Chacun peut ins-
taller un récupérateur chez lui et se chauffer et faire
chauffer son eau en utilisant une énergie gratuite,
disponible dans le sol ou l’air, ou en brûlant le bois
de son jardin. La cheminée classique en recyclant
le bois du jardin, le récupérateur à air en utilisant
l’aération, la géothermie avec un puits canadien ou
une pompe à chaleur géothermique sont les moyens
classiques pour alimenter son réseau de chauffage. Le récupérateur à eau, via
sa cheminée, sert à alimenter son réseau de chauffe-eau. Enfin, pour produire
de l’électricité, le système de cogénération (électricité et chaleur) a un rende-
ment efficace.

Bon à savoir : ce dernier type de combustion peut entraîner un rejet de carbone


dans la maison. Il faut respecter la législation dédiée.
Une fois collectés, les déchets ne pouvant subir un processus de recyclage clas-
sique rejoignent un lieu spécialisé dans la valorisation énergétique. Dans ces lieux
conformes à la réglementation en vigueur, ils servent à créer de nouvelles éner-
gies : chaleur, électricité, biogaz.

Plusieurs types de déchets rejoignent cette filière : déchets ménagers et indus-


triels, issus des activités de soin, déchets refusés par les centres de tri, boues des
stations d’épuration. Avant de subir un traitement, ces derniers sont de nou-
veau triés afin d’éliminer toute forme de toxicité. Dans l’usine d’incinération, les
déchets ménagers sont ensuite brûlés à 1 000 °C afin de produire de l’électricité
et de la vapeur d’eau, qui servira au fonctionnement de l’usine d’incinération
elle-même, ou sera revendue à EDF afin de chauffer et d’alimenter en eau
chaude les habitations urbaines.

Les déchets conservés à l’air libre dans les décharges produisent, quant à eux, du
biogaz. L’usine permet également de produire du méthane (déchets organiques
et boues), de la vapeur d’eau, du biocarburant, du gaz naturel, etc.

87
IV. Le tri des déchets

La récupération de la chaleur semble avantageuse. Elle préserve les res-


sources en énergie fossile nécessaire à les extraire et diminue ainsi les gaz à
effet de serre rejetés pour l’extraction. Elle participe de ce fait à la réduction
de l’impact environnemental des déchets. En outre, elle est source de création
d’emplois. Cependant, la récupération de la chaleur dégrade l’environnement.
Les incinérateurs et les décharges rejettent des substances polluantes dans
l’atmosphère : des dioxines, du monoxyde de carbone ou des oxydes d’azote.
C’est pourquoi la valorisation énergétique reste cantonnée aux déchets ne
pouvant pas être recyclés.

Récupération des meubles : économique et original


Les braderies, puces et autres vide-greniers
regorgent de vieux meubles qui, une fois
remis en état, font preuve d’une esthétique
et d’une solidité à toute épreuve. Les ama-
teurs de loisirs créatifs, les menuisiers ainsi
que les designers chinent régulièrement pour
trouver des perles rares pour une bouchée
de pain. Les particuliers réparent des meubles destinés à leur utilisation person-
nelle. Les professionnels, eux, revendent leurs créations : c’est une démarche de
recyclage volontaire et responsable. Ce marché prospère en temps de crise. De
nombreux meubles bénéficient d’une restauration entière et d’une remise au
goût du jour afin de retrouver une seconde vie. Ils rejoignent ainsi les garages
des particuliers et les entrepôts des professionnels du bois.

Les meubles de récupération offrent de nom-


breux avantages : ils se récupèrent gratuitement
ou pour une bouchée de pain, conservent leur
charme d’antan, bien que mélangés avec un look
contemporain pour être dans la tendance rétro
actuelle, et se transforment en objets uniques.
Tout le monde peut restaurer un meuble, avec
peu de moyens et de connaissances, et ressentir
ainsi une certaine fierté à s’approcher des nobles métiers du bois.Il existe de
nombreux lieux pour dénicher des meubles de récupération : les braderies,

88
IV. Le tri des déchets

les brocantes et les vide-greniers. Les professionnels de la revente d’occasion


et les particuliers qui mettent une petite annonce sur des sites de revente
sont des intermédiaires qui permettent de collecter de tels meubles à bon
marché. Pour retaper un meuble, il faut d’abord bénéficier de conseils (via une
lecture spécialisée ou un cours de restauration), être doué de patience, avoir
un peu d’espace, être créatif, et posséder un minimum de matériel.

Matériaux de récupération
En fouillant dans ses propres déchets, le
consommateur trouve souvent des maté-
riaux utiles. Il peut les utiliser pour fabriquer d’autres meubles ou s’en servir
comme objets jetables. Dans tous les cas, la récupération des matériaux per-
met de réaliser de belles économies. Cela développe également son potentiel
créatif (décoration, mobilier par exemple), assure le recyclage des matériaux
non recyclables, et permet d’offrir des jouets malins et jetables à ses enfants.
Enfin, cette récupération est source d’économies substantielles.

Des feutres usagés aux tissus, en passant par les vieux tee-shirts, de nom-
breux matériaux peuvent se récupérer pour une utilisation économique. Les
plus courants sont le carton pour fabriquer des meubles ou pour ranger ses
affaires (déménagement), des pots en verre (mayonnaise, moutarde) conver-
tis en récipients pour boire, des pots de yaourt dans le but d’y semer des
graines, des vieux vêtements pour faire le ménage, du marc de café comme
engrais naturel et gratuit.

89
IV. Le tri des déchets

AA Pour aller plus loin


Astuces

Bien recycler ses médicaments périmés

Pilules, sirops, bandelettes souillées… On pourrait avoir envie de tout jeter dans
l’évier ou de tout mettre à la poubelle. Ce n’est pas une bonne idée ! Les déchets
médicaux représentent un danger pour les hommes et l’environnement. En effet,
un médicament jeté dans la poubelle peut d’abord être ingurgité par un enfant,
et une seringue peut blesser un passant. En outre, les sirops versés dans l’évier
contaminent l’eau. Afin d’éviter ce genre de conséquences fâcheuses, il est donc
essentiel de bien savoir recycler ses médicaments. Pour ce faire, vous pouvez rap-
porter en pharmacie tous vos médicaments périmés : sirops, solutions, aérosols,
sprays, suppositoires, patchs, ovules, comprimés, gélules, poudres, pommades,
crèmes, gels… Ils seront pris en charge par Cyclamed, qui travaille pour une éli-
mination des médicaments sans danger pour l’homme et l’environnement.
En revanche, si votre pharmacie accepte les médicaments, elle n’acceptera pas
certains dispositifs médicaux, qui doivent être traités différemment. Ainsi, les
produits de pharmacie (compléments alimentaires, produits de beauté) doivent
être jetés avec les ordures ménagères. Les seringues, thermomètres au mercure,
aiguilles usagées, produits chimiques, eux, imposent de contacter le service envi-
ronnement de sa mairie.
Si vous êtes en auto-traitement, pour du diabète par exemple, vous devez dis-
poser d’un conteneur adapté au stockage de vos déchets. Enfin, s’agissant des
radiographies, produits vétérinaires, lunettes ou prothèses, il convient de contac-
ter le professionnel de santé à l’origine de la délivrance pour savoir s’il peut
reprendre le matériel. À défaut, renseignez-vous auprès du service environne-
ment de votre mairie.

Le recyclage des gravats


Les gravats et les déchets issus d’un chantier de démolition sont d’abord entrepo-
sés dans des bennes ou des sacs spécifiques, puis acheminés afin d’être recyclés. Ils
peuvent ensuite être traités par enfouissement ou incinération, sur place grâce à un

90
IV. Le tri des déchets

concasseur ou envoyés dans des décharges où ils seront classés selon leur nature : les
déchets dangereux (amiante, etc.) en classe I, les déchets ménagers ou industriels en
classe II, et les déchets inertes en classe III.
Le concassage des gravats de type III (déchets inertes) permet un recyclage propre
en granulats. Il nécessite toutefois, auparavant, un déferraillage, qui consiste à
recycler les armatures métalliques, puis une décontamination, si nécessaire. Ce
concassage peut être fait sur place et limite les coûts de transport : une cen-
trale de concassage est dans ce cas installée sur le site. Cette dernière comprend
un groupe d’alimentation, un dé-ferrailleur, un groupe de criblage, un groupe
de concassage. Sous cette forme, cette opération participe à l’éco-gestion des
déchets et au respect de la législation, tout en étant économique. En revanche,
c’est une technique bruyante, poussiéreuse, et le coût d’usure du groupe de
concassage reste élevé. Pour finir, une fois les gravats transformés en granulats,
ceux-ci sont triés par un cribleur. On obtient alors différentes sortes de granulats,
qui seront utilisés dans la construction (le béton) et dans le terrassement et le
remblai, en sous-couche ou en finition.

Questions/réponses de pro

Vieux jouets : quelle destination ?


Que faire de ses vieux jouets quand les enfants grandissent ?
Question de Samuel

ΔΔ Réponse de Yaya
Les vieux jouets ne sont pas à proprement parler recyclables. Mais ils peuvent
encore servir à d’autres enfants. Vous pouvez soit les revendre − sur Internet
ou dans une bourse aux jouets −, soit en faire don à une association carita-
tive. Notez que l’association de recyclage de vêtements « Relais » accepte
les vieux jouets. Aussi, si vous avez un conteneur Relais près de chez vous,
faites une bonne action, venez y déposer vos jouets usés.

Dépôt d’objets dans la rue


Peut-on déposer des objets dans la rue n’importe quand ?
Question de Raphaël

91
IV. Le tri des déchets

ΔΔ Réponse de Yaya

Non, il existe des règles de civisme en la matière afin de ne pas laisser des
encombrants trop longtemps à l’air libre. Renseignez-vous pour connaître
le jour et l’heure de passage des éboueurs. Vous pouvez déposer vos objets
quelques heures au maximum avant la collecte.
Par exemple, si la collecte a lieu le jeudi à 6 h, vous avez le droit de déposer
vos ordures le mercredi soir à partir de 18 h et le lendemain avant 6 h.
Tout encombrant déposé dans la rue en dehors des heures de ramassage est
considéré comme gênant. Les contrevenants s’exposent à une amende pou-
vant aller jusqu’à 3 000 €.

Cherche palettes de bois pour récupération


Je suis à la recherche de palettes en bois, même usagées. Où peut-on en
récupérer ?
Question de Pigegrut

ΔΔ Réponse de Crocus
Il y en a parfois sur les trottoirs, sinon, allez dans les zones commerciales, les
Silic… Et demandez l’autorisation aux commençants. Je n’ai jamais essuyé
aucun refus.
Mais prenez garde d’éviter les palettes colorées. Elles sont traitées et
toxiques, même en bois à brûler.

Recyclage d’un appareil auditif


Que pouvons-nous faire des appareils auditifs usagers que l’on n’utilise plus ?
Peut-on les recycler ?
Question de Mimi

ΔΔ Réponse d’Espace Audition Sud – Stan Audition


Pour ce qui est de vos appareils auditifs, il existe plusieurs solutions, mais cela dépend
du type d’appareil (intra, mini-contour à écouteur dans le conduit ou contour clas-
sique). Si c’est un contour classique, vous pouvez le transmettre à l’association
humanitaire « Audition Solidarité », qui l’utilisera lors de ses missions. Vous pouvez
leur envoyer directement ou via un audioprothésiste mécène qui leur transmettra.

92
IV. Le tri des déchets

Sinon, quel que soit le modèle, vous pouvez le proposer à quelqu’un que vous
connaissez et qui pourra le faire adapter à son audition par un audioprothésiste
(s’il accepte et sous quelles conditions).
Toutefois, pour que cela soit possible, il y a trois conditions indispensables : une
ordonnance médicale de non-contre-indication, que l’appareil soit adapté au
problème auditif du patient et qu’il soit « décontaminé », car c’est du matériel
médical à utilisateur unique et il ne faudrait pas que la personne attrape une
maladie nosocomiale.
Dernière option : vous pouvez le transmettre à une école d’audioprothésiste afin
que les étudiants « s’entraînent » dessus.

93
Index des questions
et des astuces

I. Les déchets 12
Déchets ménagers : comment les réduire ? 21
Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter 22
Tri du plastique : querelle de midi 22
Déchets verts 23
Déchets secs 23
Ce qu’on doit composter 23
Recyclage d’un lave-linge 24

II. Les filières de recyclage 25


La gestion des déchets organiques d’une cuisine 55
Le recyclage des pneumatiques 55
Jeter les bouteilles propres ou non ? 56
Bouchons des bouteilles en plastique 57
Produits toxiques usagés 57
Huile domestique 57

III. Le traitement des déchets 58


Traçabilité des déchets 70
Le recyclage d’un mobile-home 70
Quels déchets dans une déchetterie ? 71
Récupération d’un objet à la décharge 71
Signification du Point vert ? 72
Recyclage infini ? 72
Se débarrasser d’un climatiseur en fin de vie 72

IV. Le tri des déchets 74


Bien recycler ses médicaments périmés 90
Le recyclage des gravats 90
Vieux jouets : quelle destination ? 91
Dépôt d’objets dans la rue 91
Cherche palettes de bois pour récupération 92
Recyclage d’un appareil auditif 92
Les professionnels et experts
cités dans cet ouvrage

Nos sites permettent aux professionnels et spécialistes de publier et partager


leur savoir-faire (réponses aux questions des internautes, astuces, articles…).
Une sélection de leurs meilleures contributions a été incluse dans cet ouvrage.
Tous les jours, de nouveaux professionnels s’inscrivent et publient sur nos
sites. Faites appel à eux : ces pros savent de quoi ils parlent !

Électroménagiste – Membre Pro


Entreprise spécialisée dans les appareils électroménagers.
Départements d’intervention : France
Téléphone mobile : 0628410311

Espace Audition – Audition Santé – Membre pro


Laboratoire de correction auditive : appareillage auditif de l’enfant à l’adulte,
accessoires, protections auditives, etc.
Départements d’intervention : 02
Adresse : 17 rue Croix Belle Porte, 02 100 Saint-Quentin
Téléphone fixe : 03 23 05 32 28

Home ÉcoConsult – Membre Pro


Bureau d’étude fluides & énergies dans l’habitat individuel et collectif et le
tertiaire : conseils en orientation énergétique, études thermiques, maîtrise de
l’énergie, construction bioclimatique, etc.
Départements d’intervention : 04 | 05 | 06 | 13 | 34 | 83 | 84
Adresse : 52 avenue de la Première Dfl, Bât. C, 83 130 La Garde
Téléphone mobile : 06 24 19 43 37

95
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