Vous êtes sur la page 1sur 32

Le pétrole dans le monde - Exposé

Le pétrole est l'énergie la plus utilisée sur Terre. Mais depuis un bon nombre
d'années, de nombreux scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme en indiquant que la Terre
ne pourrait bientôt plus fournir cette source d'énergie.
La question que l'on pourrait se poser est de savoir si notre société peut
véritablement se passer du pétrole. Selon certains économistes, les réserves totales de
pétrole de notre planète s'élevaient à l'origine à 2000 milliards de barils. Selon les
estimations, 900 milliards de barils auraient déjà été utilisés.
Par conséquent, si l'on se base sur ces chiffres, il nous resterait encore des réserves
pour 40 ans de consommation. Mais la nature est faite de telle manière que plus nous
arrivons à la fin des réserves de pétrole, plus il est difficile de l'extraire. Ainsi, de nombreux
scientifiques ont estimé qu'il ne nous restait plus que quelques dizaines d'années avant
d'épuiser nos réserves. Pour d'autres, les réserves sont déjà totalement épuisées.
I. Le pétrole et sa disparition progréssive
1.Le pétrole et son fonctionnement
A.Qu’est ce que le pétrole?
Le pétrole est un liquide bitumeux d'origine naturelle formé de plusieurs composés
chimiques organiques. On le trouve en grandes quantités sous la surface de la terre ; il est
utilisé comme carburant et comme matière première dans l'industrie chimique. Le pétrole
et ses dérivés sont utilisés dans la production de médicaments et d'engrais, de produits
alimentaires, de plastiques, de matériaux de construction, de peintures et de vêtements,
ainsi que dans la production électrique.

Production électrique mondiale


En fait, notre civilisation industrielle moderne dépend du pétrole et de ses dérivés; la
structure physique et le mode de vie des communautés suburbaines qui entourent les
grandes villes sont le résultat d'un approvisionnement en pétrole à grande échelle et peu
coûteux. Par ailleurs, les objectifs des pays en voie de développement — à savoir
l'exploitation de leurs ressources naturelles et la fourniture de produits alimentaires à leurs
populations en pleine expansion — sont fondés sur le principe de la libre disponibilité du
pétrole. Toutefois, ces dernières années ont montré que cette disponibilité au plan mondial
n'a cessé de décroître et que son coût relatif a augmenté.
La consommation primaire mondiale par énergie

B.Les propriétés
La composition chimique de tous les types de pétrole repose principalement sur les
hydrocarbures, bien que certains composés sulfureux et d'oxygène soient habituellement
présents; la concentration en soufre varie de 0,1 à 5 %. Le pétrole contient des éléments
gazeux, liquides et solides. La consistance du pétrole va d'un liquide aussi léger que
l'essence à un liquide si lourd que son écoulement est presque impossible. De faibles
quantités de composants gazeux sont en général dissous dans le liquide; lorsque ces
composants se trouvent en plus grande quantité, le dépôt de pétrole est associé à un dépôt
de gaz naturel.

Il existe trois grandes classes de pétrole brut : les types paraffineux, les types bitumeux et
les types à base mixte

Les océans contaminées


C.La formation
Le pétrole s'est formé sous la surface de la terre, par suite de la décomposition
d'organismes marins. Les restes de minuscules organismes vivant dans la mer et, dans une
moindre mesure, ceux des organismes terrestres qui sont entraînés vers la mer par les
rivières et des plantes qui poussent sur le fond des océans, sont mélangés aux sables fins et
aux sédiments qui se déposent sur le fond des bassins marins. Ces dépôts, riches en
matières organiques, sont les roches sources de la génération de pétrole brut.
Le processus a commencé il y a des millions d'années avec le développement d'une
vie abondante et il se poursuit encore aujourd'hui. Les sédiments s'alourdissent et tombent
au fond de l'eau sous l'effet de leur propre poids. Au fur et à mesure que les dépôts
supplémentaires s'empilent, la pression exercée sur ceux qui se trouvent en dessous
augmente plusieurs milliers de fois et la température s'accroît de plusieurs centaines de
degrés. La boue et le sable durcissent pour former des schistes argileux et du grès; le
carbone est précipité et les coquilles de squelettes durcissent et se transforment en calcaire;
les restes des organismes morts sont ainsi transformés en pétrole brut et en gaz naturel.

Formation du pétrole

Une fois formé, le pétrole remonte vers la croûte terrestre car sa densité est inférieure
à celles des saumures qui saturent les interstices des schistes, des sables et des roches
carbonifères qui forment la croûte terrestre. Le pétrole brut et le gaz naturel remontent
dans les pores microscopiques des sédiments plus gros qui se trouvent au-dessus d'eux. Il
arrive fréquemment que le matériau qui remonte rencontre un schiste imperméable ou une
couche de rocher dense qui l'empêche de remonter plus haut; le pétrole est alors
emprisonné et un gisement de pétrole se forme. Toutefois, la plus grande partie du pétrole
ne rencontre aucun rocher imperméable et remonte librement à la surface de la terre ou sur
le fond des océans. Les dépôts de surface comprennent également les lacs bitumineux et les
émanations de gaz naturel.
Le gaz naturel est le stade ultime de transformation du pétrole. Un gisement est une
accumulation de gaz ou de pétrole dans les pores d’une roche réservoir.
Il existe trois types de gisements :
• gisements de gaz naturel
• gisements de pétrole, qui contiennent toujours une fraction de gaz naturel
• gisements de pétrole et de gaz associés.
On trouve souvent dans ces gisements de l'eau salée : trace des océans anciennement
présents.

Formation du pétrole

D.L’histoire
Ces dépôts de surface de pétrole brut sont connus depuis des milliers d'années. Dans
les régions où ils sont apparus, ils furent longtemps utilisés à des fins aussi limitées que le
calfatage des bateaux, l'imperméabilisation des vêtements et l'allumage des torches. À la
Renaissance, certains dépôts de surface étaient distillés en dans le but d’obtenir des
lubrifiants et des produits médicinaux, mais la véritable exploitation du pétrole brut ne
commença pas avant le XIXe siècle. La révolution industrielle entraîna la recherche de
nouveaux combustibles et les bouleversements sociaux qu'elle entraina créèrent un besoin
d'un pétrole peu chèr et de bonne qualité pour les lampes. Toutefois, l'huile de baleine
n'était accessible qu'aux riches, les bougies de suif avaient une odeur désagréable et les becs
de gaz n'existaient que dans les maisons et appartements modernes des zones urbaines.

La recherche d'un meilleur combustible de lampe entraîna une forte demande


d'«huile de roche» — c'est-à-dire de pétrole brut — et, vers le milieu du siècle dernier, de
nombreux scientifiques développèrent des procédés permettant d'en faire un usage
commercial. C'est ainsi que James Young, parmi d'autres en Angleterre, commença à
fabriquer différents produits à partir de pétrole brut, mais il s'orienta par la suite vers la
distillation du charbon et l'exploitation des schistes bitumeux. Le physicien et géologue
canadien Abraham Gessner déposa en 1852 un brevet pour obtenir, à partir du pétrole
brut, un combustible pour lampe à bas prix, brûlant sans résidu, appelé pétrole lampant; en
1855, un chimiste américain, Benjamin Silliman, publia un rapport indiquant la gamme de
produits utiles pouvant être obtenus par distillation du pétrole.
La sonde Rotary

C'est ainsi que débuta la recherche de plus grosses sources d'approvisionnement en


pétrole brut. Le fait que les puits creusés pour l'eau et le sel présentent parfois des
infiltrations de pétrole était bien connu. L'idée de forages pétroliers fit donc naturellement
son chemin. Les premiers puits furent forés en Allemagne en 1857-1859.
L'initiative qui rencontra le plus grand retentissement fut cependant celle d'Edwin L.
Drake en 1859, près d'Oil Creek, en Pennsylvanie. Drake, qui travaillait sous contrat pour
l'industriel américain George H. Bissell, procéda à des forages pour trouver la «nappe
mère», origine des affleurements de pétrole de Pennsylvanie occidentale. Si Drake extraya
un pétrole de type paraffine, d'écoulement aisé et facile à distiller et si le puits était peu
profond, sa réussite n'en marquait pas moins le début de l'industrie pétrolière moderne. Le
pétrole fit rapidement l'objet de toute l'attention de la communauté scientifique, et des
hypothèses cohérentes furent émises quant à sa formation, sa remontée à travers les
couches terrestres et son emprisonnement. Avec l'invention de l'automobile et les besoins
en énergie issus de la Première Guerre mondiale, l'industrie du pétrole devint l'un des
fondements de la société industrielle.

Une raffinerie aux Etats-Unis


Aujourd'hui si les prix du pétrole jouent au "yo-yo", encore qu'ils ont plutôt tendance
à se stabiliser, c'est qu'ils obéissent à la loi de l'offre et de la demande et en général l'offre
dépend de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). Si les pays arrivent à se
mettre d'accord sur leur production respective, ils peuvent dicter leur loi au marché mais
chacun a des intérêts particuliers à défendre et de l'autre coté, il y a les pays consommateurs
qui ont des stocks (surtout les Etats-Unis) et ces dits stocks, s’ils sont utilisés, pourraient
déstabiliser le marché. C'est pourquoi le prix du pétrole est surtout lié aux taxes intérieures
que tous les pays appliquent sur leurs produits et qui ne reflètent pas leur prix de
production.

E.L’exploration
Pour chercher le pétrole brut sous la surface de la terre, les géologues doivent
rechercher un bassin de sédimentation dans lequel des schistes riches en matière organique
ont été enfouis suffisamment longtemps pour que le pétrole ait pu se former. Celui-ci doit
également avoir la possibilité de migrer à travers des pores capables de retenir de grandes
quantités de liquide. L'apparition du pétrole brut dans la croûte terrestre est limitée par ces
deux conditions, qui doivent être remplies simultanément, en plus des dizaines de millions,
à une centaine de millions, d'années nécessaires à sa formation.
Toutefois, les géologues et les géophysiciens ont plusieurs outils à leur disposition
pour identifier les zones potentielles de forage. En dernier recours, la seule manière de
prouver que du pétrole se trouve sous la surface n'en reste pas moins le forage d'un puits.
En fait, la plupart des régions pétrolifères dans le monde ont, au préalable, été identifiées
par la présence d'affleurements de surface, et la majorité des réserves effectives ont été
découvertes lors de forages sauvages, probablement fondés aussi bien sur une certaine
intuition que sur une approche plus scientifique.

Le derrick (sonde de forrage)


Un champ pétrolifère, une fois découvert, peut comprendre plusieurs bassins, c'est-à-
dire, plusieurs accumulations de pétrole continues et limitées. En fait, plusieurs bassins
peuvent être empilés et isolés par des schistes stériles et par des couches de roches
imperméables. La taille de ces bassins peut aller de quelques dizaines d'hectares à des
dizaines de kilomètres carrés et de quelques mètres d'épaisseur à plusieurs centaines, voire
plus. La plus grande partie du pétrole découvert et exploité dans le monde l'a été dans des
bassins importants relativement peu nombreux.

F.La production

Les pays de L’O.P.E.P

La plupart des puits de pétrole ont été forés par la méthode rotative décrite pour la
première fois en 1844 dans un brevet britannique attribué à R. Beart. Dans le forage par
rotation, la perforatrice, une série de tuyaux reliés les uns aux autres, est supportée par un
derrick. Elle est mise en rotation lors de son accouplement à la table rotative située sur le
plancher du derrick. Le burin minier placé à l'extrémité de la perforatrice est en général
conçu avec trois roues coniques à tête en dents d'acier trempé. Les débris de forage sont en
permanence amenés à la surface par un système à fluide circulant entraîné par une pompe.
Depuis le début du siècle dernier, le pétrole est donc devenu la source d'énergie la plus
importante.

Le pétrole brut est sous pression; s'il n'était pas emprisonné dans des roches
imperméables, il aurait poursuivi sa migration vers la surface du fait du différentiel de
pression provoqué par sa force ascensionnelle, jusqu'à s'échapper à la surface de la terre.
Ainsi, lorsqu'un forage est pratiqué dans une telle accumulation de pétrole sous pression,
celui-ci a tendance à se dilater dans ce bassin de faible pression créé par le forage.
Toutefois, lorsque le puits se remplit de liquide, une contre-pression est exercée sur
le gisement et le flux de liquide supplémentaire dans le puits s'arrêterait si aucune autre
contrainte n'était impliquée. Or, la plupart des pétroles bruts contiennent un pourcentage
important de gaz naturel et ce dernier est maintenu dans le liquide par la forte pression qui
s'exerce dans le gisement.
Ce gaz s'extrait du liquide lorsque la pression baisse dans le puits et le gaz, une fois
libéré, commence immédiatement à se dilater. Cette expansion, ainsi que la dilution de la
colonne de pétrole par le gaz moins dense, entraîne la propulsion du pétrole jusqu'à la
surface.

Système de forage

Néanmoins, au fur et à mesure que le pétrole continue de sortir du gisement, la


pression à l'intérieur de celui-ci diminue progressivement et la quantité de gaz dans le
liquide se réduit. En conséquence, la vitesse d'écoulement du fluide dans le puits se ralentit
et une quantité moindre de gaz est libérée. Le fluide peut alors ne pas atteindre la surface et
une pompe (hauteur de refoulement artificielle) doit être installée dans le puits pour
permettre la poursuite de la production de pétrole brut.

Enfin, la vitesse d'écoulement du pétrole devient si faible et les coûts de son


extraction si élevés que le fonctionnement de ce forage devient plus onéreux que les
revenus tirés de la vente du pétrole (après décompte du prix des coûts de fonctionnement,
des taxes, des assurances et du remboursement du capital). La limite économique d'un puits
est alors atteinte et le puits est abandonné.
Les principaux pays producteurs sont (par ordre décroissant de production en 2005,
avec production en Mb/j incluant le brut, les liquides de gaz naturel, le pétrole non
conventionnel et le gain de raffinage) :
10,9 Arabie saoudite
9,5 Russie
8,0 États-Unis
4,2 Iran
3,8 Mexique
3,6 Chine
3,3 Venezuela
2,8 Norvège
2,6 Canada
2,6 Nigeria
2,5 Koweït
2,4 Emirats Arabes Unis
2,0 Iraq
1,7 Brésil
1,7 Royaume uni
1,6 Lybie

L’accroisement de la population mondiale de pétrole

G.L’exploitation
Dans ce qui précède, nous avons vu le cycle de production primaire par expansion du
gaz. Aucune énergie supplémentaire n'est ajoutée au gisement, autre que celle nécessaire à
la remontée du fluide dans les puits de production. Toutefois, comme nous l'avons dit, la
plupart des gisements sont exploités par de nombreux puits; lorsque la production primaire
atteint sa limite économique, un faible pourcentage, en tout état de cause, jamais plus de
25%, sont extraits d'un bassin donné. Par conséquent, l'industrie pétrolière a mis au point
des méthodes de renforcement de production de pétrole brut tirant profit de l'énergie
naturelle du gisement. Ces méthodes, appelées de manière globale exploitation renforcée,
peuvent accroître la production de pétrole brut, mais uniquement au prix d'une fourniture
d'énergie supplémentaire au gisement. C'est ainsi que la production a été augmentée de
33% en moyenne. Deux méthodes de complément de production sont actuellement
utilisées : l'injection d'eau et l'injection de vapeur.

Injection d’eau:
Dans un champ pétrolier totalement exploité, les puits peuvent être forés n'importe
où, à des intervalles compris entre 60 et 600 m, en fonction de la nature du gisement. Si
l'on injecte de l'eau dans d'autres puits forés dans ce même gisement, la pression
d'ensemble de celui-ci peut être conservée, voire augmentée. Il est alors possible
d'augmenter le taux de production de pétrole brut. Dans certains gisements à degré
d'uniformité élevé et peu argileux, le remplissage à l'eau peut accroître la production de près
de 60% ou plus.
L'injection d'eau a été utilisée pour la première fois dans les gisements de
Pennsylvanie, plus ou moins accidentellement, à la fin du siècle dernier; cette méthode s'est
depuis lors étendue à l'ensemble des gisements.

Injection de vapeur :
L'injection de vapeur est utilisée dans les gisements contenant des pétroles très
visqueux, qui sont épais et s'écoulent lentement. Non seulement la vapeur fournit une
source d'énergie permettant de déplacer le pétrole, mais elle entraîne également une
réduction de la viscosité (en augmentant la température du gisement). Le pétrole s'écoule
alors plus rapidement, quel que soit le différentiel de pression. Cette méthode a été
largement utilisée en Californie et au Venezuela, où se trouvent d'importants gisements
contenant du pétrole visqueux. Des expériences sont également en cours pour tenter de
valider ce procédé dans l'exploitation des vastes réserves de pétrole brut visqueux (bitumes)
le long de la rivière Athabasca dans le nord de l'État d'Alberta, au Canada, et le long du
fleuve Orénoque, à l'est du Venezuela. Si ces expériences rencontrent un franc succès, l'ère
de la domination du pétrole pourrait être prolongée de quelques décennies.

H.L’off Shore
Une autre méthode permettant d'accroître la production des gisements de pétrole a
été la construction et la mise en service de tours de forage en mer. Ces tours sont installées,
exploitées et entretenues sur des plates-formes en mer jusqu'à une profondeur de plusieurs
centaines de mètres. Elles peuvent flotter ou reposer sur des piliers plantés sur le fond de
l'océan, et sont capables de résister aux vagues, aux vents et, dans les régions arctiques, aux
icebergs.

La réalisation de l’off Shore

Comme dans les tours de forage habituels, le derrick est fondamentalement une tour
qui permet de suspendre et de faire tourner une tige de sondage, à l'extrémité de laquelle est
fixé le burin minier. Des longueurs supplémentaires de tige sont ajoutées à la chaîne de
forage car le foret pénètre de plus en plus profondément dans la croûte terrestre. La force
nécessaire au forage dans la terre provient du poids de la tige de sondage elle-même.
Pour faciliter l'évacuation des débris, de la boue circule en permanence dans la tige de
sondage, sort par des trous pratiqués dans le foret puis remonte à la surface dans l'espace
existant entre la tige de sondage et le forage dans la terre (le diamètre du foret est un peu
plus grand que celui de la tige). Des trous de forage ont ainsi été creusés droit au but,
jusqu'à des profondeurs pouvant atteindre plus de 6,4 km à partir de la surface de l'océan.
Le forage en mer a permis la mise en exploitation de réserves supplémentaires importantes
de pétrole.

Plate-forme pétrolière

I.Le rafinage
Une fois le pétrole extrait d'un gisement, il est traité avec des produits chimiques et à
la chaleur pour en extraire l'eau et les solides. Le gaz naturel est séparé. Le pétrole est
ensuite stocké dans un réservoir, ou une batterie de réservoirs, puis par la suite transporté
vers les raffineries par route, rail, péniche ou oléoduc. Les grands champs pétroliers ont
tous des accès directs aux principaux oléoducs.

Distillation de Base :
L'unité de base du raffinage est l'unité de distillation. Aux États-Unis, après la guerre
de Sécession, plus de cent raffineries étaient déjà en fonctionnement. Le pétrole brut
commence à se vaporiser à une température un peu inférieure à celle de l'ébullition de l'eau.
Les hydrocarbures ayant le poids moléculaire le plus bas se vaporisent aux températures les
plus basses, alors que des températures plus élevées sont nécessaires pour distiller les
molécules plus importantes.
La première composante à se distiller est la fraction d'essence, suivie par le naphte et
le kérosène. Les lubrifiants et les mazouts étaient obtenus à partir des couches supérieures
et les paraffines et l'asphalte à partir des couches inférieures de l'appareil de distillation. À la
fin du XIXe siècle, les fractions d'essence et de naphte furent considérées comme une
nuisance car elles ne répondaient pas à un besoin important, et la demande de kérosène
commença également à décroître du fait de la production de plus en plus importante
d'électricité et de l'utilisation de lampes électriques. Toutefois, l'apparition de l'automobile
créa brutalement des besoins et il fallu rapidement trouver les sources d'approvisionnement
en conséquence.
La distillation de Base

Craquage thermique :
Le procédé de craquage thermique fut développé en vue d'accroître le rendement de
la distillation. Avec ce procédé, les portions les plus lourdes du pétrole brut étaient
chauffées sous pression et à des températures plus élevées. Cela entraîna le fractionnement
des grosses molécules d'hydrocarbures en molécules plus petites et le rendement en essence
à partir d'un baril de pétrole brut en fut accrû. L'efficacité de ce procédé était toutefois
limitée car, aux températures et pressions élevées qui étaient utilisées, une grande quantité
de coke se déposait dans les réacteurs. Cela rendait alors nécessaire des températures et des
pressions encore plus élevées pour craquer le pétrole brut.
Un procédé de cokéfaction fut alors inventé, dans lequel les fluides étaient soumis à
une recirculation; ce procédé fonctionnait bien plus longtemps, avec une bien moindre
formation de coke. Plusieurs raffineurs adoptèrent rapidement le procédé de craquage
thermique.

Alkylation et craquage catalytique :


Deux procédés supplémentaires, l'alkylation et le craquage catalytique, furent
introduits dans les années 1930; ils permirent d'accroître encore le rendement en essence à
partir d'un baril de pétrole brut. Avec l'alkylation, les petites molécules produites par
craquage thermique sont recombinées en présence d'un catalyseur. Cela produit des
molécules ramifiées dans le domaine d'ébullition de l'essence qui présentent des
caractéristiques supérieures (par exemple, des caractéristiques anti-détonantes) pour un
carburant destiné à des moteurs à haut rendement tels que ceux utilisés aujourd'hui dans les
avions de ligne.

Dans le procédé catalytique, le pétrole brut est craqué en présence d'un catalyseur
finement divisé. Cela permet au raffineur de produire plusieurs types d'hydrocarbures qui
peuvent ensuite être recombinés par alkylation, isomérisation et reformation catalytique
pour produire des carburants pour moteurs antidétonation et des produits chimiques
particuliers.
La production de ces produits chimiques a donné naissance à une gigantesque
industrie pétrochimique, qui fabrique des alcools, des détergents, du caoutchouc
synthétique, des glycérines, des engrais, du soufre, des solvants ainsi que les substrats
destinés à la fabrication de médicaments, du nylon, des plastiques, des peintures, des
polyesters, des additifs alimentaires, des explosifs, des teintures et des matériaux isolants.

Raffinerie

Chaîne de raffinage
J.L’ingénierie
Les disciplines auxquelles font appel les domaines de l'exploration et de l'ingénierie
pétrolière proviennent virtuellement de tous les domaines de la science et de l'ingénierie.
Ainsi, les équipes d'exploration emploient des géologues spécialisés dans la cartographie de
surface, afin de tenter de reconstituer la configuration de la sous-surface des diverses strates
sédimentaires pouvant donner des indices sur la présence de pièges de pétrole. Les
spécialistes de la sous-surface étudient ensuite les forages et interprètent les données sur les
formations de sous-surface qui sont relayées vers des enregistreurs de surface à partir de
diagraphes électriques, soniques et nucléaires plongés dans le trou de forage et reliés par un
conducteur électrique. Les sismologues interprètent les signaux complexes remontant à la
surface à partir des ondes sonores qui se propagent à travers la croûte terrestre.
Les géochimistes étudient la transformation de la matière organique et les moyens de
détection et de prévision du risque de survenance de ces matières dans les couches de sous-
surface. De plus, des physiciens, des chimistes, des biologistes et des mathématiciens
participent aux recherches et au développement de techniques d'exploration sophistiquées.

Les ingénieurs du pétrole sont responsables du développement des réserves de


pétrole découvertes. Ils sont en général spécialisés dans l'une des catégories importantes de
la production : forage et installations de surface, analyse pétrophysique et géologique du
gisement, estimation des réserves et spécification des méthodes optimales de mise en
valeur, contrôle de production et surveillance. Ici encore, bien que nombre de ces
spécialistes disposent d'une formation de base d'ingénieur du pétrole, beaucoup sortent des
rangs des ingénieurs chimistes, mécaniques, électriques et civils; sont physiciens, chimistes,
mathématiciens et géologues.

Entrepôts de pétrole en Allemagne

L'ingénieur du forage spécifie et supervise le programme effectif selon lequel un puits


peut être foré, le type de boue de forage à utiliser, la manière selon laquelle le cuvelage
d'acier qui isole les strates productives de toutes les autres strates de sous-surface sera
cimenté, et comment les strates productives seront exposées au trou du puits. Les
spécialistes de l'ingénierie des installations spécifient et conçoivent l'équipement de surface
devant être installé pour supporter l'opération de production.
Celui-ci comprend les pompes du puits, les mesures de champ et la collecte des
fluides produits et les systèmes de séparation du gaz, l'ensemble des réservoirs de stockage,
le système d'hydro-extraction permettant d'évacuer l'eau du pétrole extrait et les systèmes
d'extraction renforcée.

Après avoir interprété les données fournies, l'ingénieur pétrophysique et géologue fait
une description des roches du gisement et de leur perméabilité, de leur porosité et de leur
continuité. L'ingénieur du gisement détermine alors le nombre et l'emplacement des puits
devant être forés dans le gisement, la vitesse de production pouvant être soutenue en vue
d'une extraction optimale et le besoin d'une technologie d'extraction supplémentaire. Il
estime également la productivité et l'extraction ultime (réserves) pouvant être obtenues
avec ce gisement en termes de durée, de coûts d'exploitation et de valeur du pétrole brut
ainsi extrait.

K.La consommation
Après le choc pétrolier de 1973, les prix du pétrole ont commencé à beaucoup
fluctuer. Les producteurs, raffineurs et consommateurs ont ressenti le besoin de se protéger
contre cette volatilité, grâce à des instruments financiers.
À cette fin, à New York, le NYMEX (New York Mercantile EXchange) introduit en 1978
les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil). En 1980, un groupe d'entreprises
des secteurs financiers et de l'énergie fonde à Londres l'IPE (International Petroleum
Exchange) et lance, un an plus tard, des contrats futures sur le gazole. Les options sont
introduites sur le NYMEX en 1986.
Aujourd'hui, le NYMEX et l'IPE sont les deux plus importants marchés organisés
dans le domaine de l'énergie. On peut y échanger des contrats notamment sur le light,
sweet crude oil (brut léger contenant peu de soufre), le heating oil, le unleaded gasoline
(essence sans plomb) à New York et sur le brent crude (également un brut léger peu soufré,
mais produit en Mer du Nord) et le gas oil à Londres.
Ces contrats ont connu un vif succès avec des volumes de transactions en croissance
chaque année. En 2003, il s'est échangé plus de 180 millions de barils par jour au travers de
contrats futures light, sweet crude oil sur le NYMEX.
Les principaux pays exportateurs sont (par ordre décroissant d'exportation en 2003) :
Arabie saoudite
Russie
Norvège
Iran
Emirats Arabes Unis
Venezuela
Koweït
Nigeria
Mexique
Algérie
Libye

Répartition des consommations de produits pétroliers par secteurs économiques en 1998

2.la disparition progressive du pétrole


Depuis le début du siècle, le pétrole est devenu la source d'énergie la plus importante.
Cependant, ceci a contribué à une diminution des résèrves disponible.
Le pétrole brut est probablement la matière première la plus utilisée et la plus
versatile disponible à des fins d'exploitation. Vers le milieu des années 1980, environ 8,9
millions de barils de brut étaient produits chaque jour aux États-Unis et 5 autres millions de
barils de pétrole brut et de produits pétroliers étaient importés. La production mondiale
était de 53,4 millions de barils par jour. L'Union soviétique était le plus gros producteur,
avec environ 11,8 millions de barils par jour; l'Arabie Saoudite était le troisième producteur,
avec à peu près 3,5 millions de barils, moins de la moitié de ce qu'elle produisait en 1980.
Ainsi, les trois principaux producteurs représentaient à eux seuls près de la moitié des
réserves mondiales.

(en milliers de tonnes)


État 1991 1992 1997

Arabie Saoudite 404 620 416 420 449 900


Russie 461 100 399 337 305 800
États-Unis 373 918 362 661 381 589
Iran 171 285 171 708 184 200
Chine 140 992 142 097 160 100
Mexique 139 115 139 073 170 600
Venezuela 124 605 123 785 173 500
Norvège 91 383 104 481 157 105
Émirats arabes unis 114 769 103 962 121 200
Koweït 9 766 53 658 104 800
Nigeria 94 655 91 580 112 800
Royaume-Uni 86 833 89 179 127 728
Canada 75 939 78 855 95 611
Indonésie 72 387 74 169 73 200
Libye 71 815 69 117 70 200
Égypte 45 581 46 080 43 900
Oman 35 128 36 807 45 100
Algérie 37 698 36 333 61 900
Irak 13 776 25 840 58 300
Brésil 31 229 31 569 43 000
Malaysia 30 769 31 292 33 800
Argentine 25 329 28 617 42 600
Syrie 24 600 25 750 29 700
Inde 31 007 28 035 37 000
Angola 24 731 26 000 36 000
Colombie 21 450 22 170 33 700
Australie 25 432 22 311 28 800
Kazakhstan non donné 22 547 25 700
Qatar 18 831 20 462 32 500
Équateur 15 639 16 756 20 200
Gabon 14 707 15 368 18 500
Yémen non donné 8 143 18 100
Azerbaïdjan 11 741 10 696 9 000
R.D. du Congo 8 025 8 654 9 000

MONDE 2 976 458 2 991 296 3 447 717


* un baril = 159 litres environ
Production brute

Les réserves mondiales de brut (c'est-à-dire la quantité de pétrole que les experts sont
certains de pouvoir extraire de façon économique) se montent à environ 700 milliards de
barils, sur lesquels quelque 360 milliards se trouvent au Moyen-Orient. Aux États-Unis, les
réserves connues ne sont que de 27 milliards de barils, ce qui, au rythme de production
national actuel, représente moins d'une décennie de réserve.

En France, la loi de 1928 a confié à l'État le monopole de l'importation du pétrole.


Celui-ci l'a délégué aux compagnies avec un strict cahier des charges devant assurer
l'approvisionnement national. La capacité de stockage de la France est proche de 50
millions de tonnes.

Projections
On pense généralement qu'au cours des années à venir de nouvelles réserves seront
découvertes et que des technologies nouvelles seront développées, qui permettront
d'accroître l'efficacité de l'extraction à partir des ressources déjà connues. La fourniture de
pétrole brut se prolongera au cours des premières décennies du XXIe siècle.
Cependant, les experts considèrent globalement que ces découvertes et ces
inventions ne permettront pas de prolonger la disponibilité d'un pétrole brut à bon marché
au-delà de cette période. Par exemple, le gisement de la baie de Prudhoe sur la côte nord de
l'Alaska est le plus grand gisement jamais découvert dans l'hémisphère occidental;
l'extraction ultime du pétrole brut de ce gisement devrait atteindre environ 10 milliards de
barils, ce qui est suffisant pour satisfaire aux besoins actuels des États-Unis pour un peu
moins de deux ans, mais un seul gisement de cette taille a été découvert en Occident en
plus d'un siècle d'exploration. De plus, l'activité de forage n'a en rien interrompu le déclin
progressif des réserves de pétrole brut américaines qui s'est amorcé durant les années 1970.

Le Pic de Hubbert
Tout d'abord, soulignons que la prévision classique "il reste assez de pétrole pour
tant d'années" est faite en supposant que la consommation reste constante. Cependant ce
n'est pas le cas. Pendant ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la
Chine et l'Inde pour l'essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu'ils le
peuvent.
Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à
zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passera nécessairement par un maximum. On
appelle ce maximum le "pic de Hubbert", du nom du géologue qui à été le premier à le
calculer. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été
extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.

En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA
atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Pourtant
personne ne l'a cru. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux
USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n'est pas propre à ce pays mais commun
à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. A l'heure actuelle, la plupart des pays
ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l'ayant pas encore atteint
sont au Moyen-Orient.
Maintenant il est évident que, si l'on considère la production mondiale dans son
ensemble, le même phénomène doit se produire.
Selon le site de l'ASPO (The Association for the Study of Peak Oil and Gas), la date
la plus probable est 2010, mais selon le Professeur Kenneth Deffeyes de l'université de
Princeton, ce pic a été atteint le 16 décembre 2005.
A ce point de notre raisonnement :, quelques remarques s'imposent :
• Le gouvernement américain actuel rassemble beaucoup de membres de l'industrie
pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l'Irak ait été planifiée en prévision du
"peak oil".
• Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin
d'énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d'autres termes, il arrive un moment où
l'extraction n'est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. De nombreuses
réserves d'hydrocarbures fossiles sont donc "hors de portée" et ne seront jamais utilisées
sauf, peut être, comme source de matières premières non énergétiques.
D'une manière générale, il se dégage une réduction de la part du pétrole dans la
production mondiale d'énergie.
Energies de substitution
À la lumière des réserves disponibles et des projections peu enthousiastes, il est clair
que des sources d'énergie de substitution seront nécessaires à l'avenir. Toutefois, les
options sont peu nombreuses lorsque l'on en vient à considérer les besoins massifs en
énergie du monde industrialisé. L'extraction commerciale des schistes bitumeux et la
production d'un pétrole brut de synthèse restent à démontrer avec succès et des questions
sérieuses se posent quant au caractère compétitif des coûts et des volumes de production
pouvant être atteints par ces nouvelles sources potentielles.

Le seul carburant de substitution capable de répondre aux immenses besoins actuels


en énergie est le charbon, dont la disponibilité aux États-Unis et dans le reste du monde est
bien connue. Le renforcement envisagé de son utilisation irait de pair avec une
augmentation de la consommation électrique provenant de centrales au charbon pour
répondre de plus en plus aux besoins des nations industrielles. Des sauvegardes adéquates
peuvent sans doute être fixées quant à son utilisation par la technologie d'ingénierie
moderne, avec une faible augmentation des coûts de capital et de fonctionnement. La
grande époque du pétrole pourrait se terminer avant la fin du XXe siècle.

En conclusion à cette première partie, sachant:


• Que les derniers champs géants de pétrole ont été découverts dans les années 1960
• Que les champs géants d'Arabie Saoudite sont vieux de 60 ans, et devraient bientôt
commencer à décliner.
• Que les réserves des pays membres de l'OPEP ont été artificiellement gonflées dans
les années 1980 suite à la "guerre des quotas" qui favorisait les pays possédant les plus
grandes réserves, et que les réserves véritables sont donc inférieures à celles officiellement
annoncées.
• Qu'il faut trouver le pétrole avant de le consommer et que, depuis 1980, la
consommation dépasse les réserves découvertes (nous dépensons actuellement quatre
barils de pétrole pour chaque baril découvert).
• Que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une cinquantaine d'années au
moins et que la fameuse "fusion froide" reste très hypothétique.
• Que le gaz naturel commence déjà à manquer en Amérique du nord.
• Que la plupart des énergies alternatives sont, en partie, rendues viables grâce à
l'existence d'un pétrole bon marché (par exemple, il faut beaucoup d'énergie pour extraire
le charbon et acheminer le minerai)
• Que le prix actuel du baril de brut est aux alentours de * 60$US...

Il est temps de s'inquiéter sérieusement.


Au risque de surprendre, le pic de Hubbert a déjà eu des conséquences. Le pic global ne
s'est, à priori, pas encore manifesté, mais les pics locaux qu'ont connus les pays producteurs
ont eu au moins deux conséquences très intéressantes:
Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en
1973, les pays de l'OPEP (Organization of the Petroleum Exporting Countries) se sentaient
suffisamment en position de force pour relever leurs tarifs, conduisant ainsi au premier
choc pétrolier. Bien sûr, cette crise était politique. Néanmoins, elle ne se serait jamais
produite si la géologie n'avait pas déjà limité la production des USA. De ce point de vue,
cette crise était une répétition de ce qui nous attend. (La production hors du Moyen-Orient
s'épuise plus vite, de sorte que, dans le futur, la production se concentrera de plus en plus
dans cette région, qui dispose des réserves les plus importantes de la planète).
L'ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle
s'effondrait complètement. Bien sûr, on peut toujours dire que le communisme était
inadapté et a fini par capituler devant le capitalisme triomphant. C'est peut être le cas, mais
ce système a quand même tenu soixante-dix ans avant de s'en apercevoir.

Il faut bien s’imaginer que cette disparition aura des répercutions sur nos économie
capitalistes pour qui le pétrole est la base de pratiquement toute les activités...

II.Les Conséquences de cette disparition sur les économies


Si des astronomes annonçaient qu'un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et
devait s'écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les
jours, l'assemblée générale de l'ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans
pour survivre. Si, par contre, on tente d'expliquer que le pétrole va bientôt manquer,
personne ne réagit....Trovez-vous cela logique?
Tout le monde dit qu'il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu'en est-il en
réalité?
La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose.
Pour de nombreux économistes, il n'y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr,
des prix élevés sont mauvais pour l'économie, mais ils permettront d'exploiter des
gisements qui ne sont pas rentables pour l'instant et ils stimuleront la recherche dans des
sources d'énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement
illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves
plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu'on leur a même
donné un nom: on les appelle les "économistes de la Terre plate". Pour ces personnes, la loi
du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable
de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que
l'énergie à la même valeur que les différentes matières premières, alors quelle est en fait la
condition nécessaire à l'obtention d'autres ressources (y compris l'énergie elle même). Ils
pensent que l'économie "crée des richesses", alors qu'elle ne fait que transformer les
matières premières et que, sans énergie, il n'y a tout simplement plus d'économie.
Quand des économistes discourent à la télé et qu'entre deux sujets (le chômage, le
prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l'économie
les prix du pétrôle, ils n'ont pas raison. Le pétrole n'est pas un problème. Le pétrole est le
problème.

1.La fin de l'or noir approche


Annoncée depuis des années, la fin du pétrole se profile cette fois distinctement à
l’horizon. Certes, la dernière goutte d’or noir n’est pas sur le point d’être extraite : même si
les chiffres doivent être manipulés avec précaution, il reste l’équivalent de quarante années
de réserves à exploiter au rythme actuel de consommation, selon les compagnies pétrolières
et l’Agence internationale de l’énergie. Mais il y a d’ores et déjà un problème de débit : alors
que l’exploitation du pétrole a depuis ses origines été caractérisée par un surplus de
capacités de production, l’offre peine désormais à suivre la demande.
Répartition régionale de la variation annuelle de la demande mondiale de pétrole

Il faut dire que la consommation mondiale de pétrole s’est accrue de 160 % depuis
1965. Elle est aujourd’hui tirée en particulier par l’essor de la Chine, responsable à elle seule
de 30 % de la hausse de la demande mondiale depuis quinze ans. Et les projections sur la
consommation future ne laissent pas espérer de véritable inflexion. Les compagnies
pétrolières ne restent pas totalement inertes, même si la hausse du prix du pétrole qui
gonfle leurs profits ne les incite guère à investir. Elles exploitent de plus en plus de
gisements de pétrole dit « non conventionnel » : huiles lourdes, sables asphaltiques, etc.
Mais la production supplémentaire qu’on peut en attendre ne devrait pas repousser
beaucoup les échéances.
On se rapproche en effet de ce que les géologues appellent le pic de production : le
moment où la moitié des ressources de pétrole disponibles dans le monde auront été
extraites. A partir de ce moment, la production baisse inexorablement jusqu’à l’épuisement
final, pendant que les coûts de production explosent. Ce qui signifie que le choc pétrolier
ultime fera sentir ses effets bien avant la fin des réserves elles-mêmes.

Les plus pessimistes avancent la date de 2007 pour ce tournant, tandis que les plus
optimistes – les compagnies pétrolières et l’Agence internationale de l’énergie – le situent
autour de 2025 ou 2030. En tout état de cause, c’est moins d’une génération, c’est-à-dire
demain dans la vie économique. S’y ajoutent les problèmes colossaux liés à l’effet de serre
et au changement climatique.

L’effet de serre, possible problème


D’où l’urgence de développer les alternatives. Mais les clients ne se pressent pas au
portillon pour se substituer au pétrole sans créer de nouveaux problèmes majeurs. En fait,
il est surtout temps de multiplier les économies d’énergie. Tout en veillant à ce que ces
changements ne pèsent pas trop lourdement sur les plus modestes.

Affiche sur les énergies alternatives

2.Les Conséquences
Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production
ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise
pétrolière si la production est inférieure même d'un demi pour cent à la demande, mais
cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques
années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter...Plus concrètement,
l'explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :
• La fin de la globalisation
Plus personne n'ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l'autre bout du
monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Evidemment, ce n'est pas forcément une
mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie
également un bouleversement immense de l'économie qui aura le plus grand mal à
s'adapter. Cela signifie aussi que nombre de produits redeviendront, comme autrefois, des
produits de luxe (par exemple, les bananes et le cacao pour les européens).

La globalisation touchera à sa fin...

• La fin de l'industrie aéronautique


Cette industrie est extrêmement sensible au prix du pétrole. Dans un premier temps ils
pourront survivre en augmentant leurs tarifs mais, passé un certain niveau, l'inévitable
envolée du brut signera leur perte.
…dans l’industrie aéronautique…

• La fin du tourisme international


En effet, l'industrie touristique est une des premières industries mondiales et une
source importante de devises.

…ainsi que le tourisme…


• D'immenses bouleversements dans notre mode de vie
Certains aspects de notre mode de vie devont être révisés entièrement. Un exemple
parmi d'autres est celui des grandes mégalopoles qui ont été bâties après la découverte du
pétrole. Elles ont été conçues en intégrant l'automobile depuis le début et deviendront en
grande partie inhabitables.
• La fin de la croissance
La croissance, ce n'est pas uniquement plus de biens produits, c'est également plus de
matières premières et plus d'énergie consommées. Une diminution de la production globale
de pétrole n'a qu'une seule issue : la décroissance.
• Un crash boursier global
La bourse dépend entièrement de la croissance et les investisseurs viennent pour
gagner de l'argent, pas pour en perdre. Peu de temps après le crash, la bourse fermera,
"provisoirement" bien sûr, juste le temps que le marché se rétablisse.
• Un crash du dollar
C'est un point presque anecdotique par rapport à la situation qui affectera toute la
planète (même si cet évènement pourrait bien être le premier à se manifester, voire même
le déclencheur) mais il mérite d'être souligné. Pour résumer, les USA ont réussi depuis la
dernière guerre mondiale à imposer le Dollar comme monaie d'échange pour le pétrole. En
conséquence, tous les pays souhaitant en importer doivent emprunter des Dollars,
soutenant ainsi de façon artificielle cette devise. Dans la pratique, cela signifie que les USA
peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquence
immédiate. En contrepartie, si ce système s'arrête, ils seront les tous premiers à en souffrir.

• Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.


• Enfin, la fameuse "révolution verte" a été rendue possible par le pétrole.
Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l'agriculture
moderne. Sans lui, les rendements s'effondrent. Conclusion : la population actuelle (plus de
6 milliards) ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards
d'humains meurent de faim dans un futur proche...

II.Les Énergies Alternatives: Une Solution?


Un affolement général gagne aujourd’hui la France car les prix du pétrole
augmentent. En 1998, il y a seulement 6 ans, le baril du brut était à 13 dollars…aujourd’hui
il atteint les 55 dollars. Mais pourquoi une telle hausse?

C'est une évidence, nos sociétés reposent sur les énergies fossiles : engrais et
pesticides issus de la chimie du pétrole utilisés en agriculture intensive, transport des
marchandises et des personnes, chauffage, climatisation, industrie… Jusqu’à aujourd’hui,
un équilibre existait entre la production de pétrole et sa consommation d’où une relative
stabilité des prix. Mais en 5 ans, le parc automobile de la Chine a doublé; l’Inde, l’Indonésie
et le Brésil suivent la même pente car ces pays émergeants souhaitent vivre, et c'est légitime,
au même niveau de consommation que les pays occidentaux. La demande est donc en
augmentation croissante. 82,4 millions de barils de pétrole sont consommés chaque jour
dans le monde.

D’autre part les ressources pétrolières deviennent un enjeu géopolitique majeur et


presque tous les grands sites de production sont le lieu de conflits : Nigeria, Irak,
Venezuela… 60 % des réserves sont concentrées dans une seule région: le Moyen-Orient.

Affiche contre la guerre en Irak


Les réserves de pétrole, où qu'elles se trouvent, suscitent de plus en plus de
convoitise. Enfin, les réserves pétrolières sont sûrement beaucoup plus basses que celles
annoncées, comme l’indique la très sérieuse ASPO (Association pour l’étude du Peak Oil).
« Il semble que nous ayons franchi le cap (le peak oil) où la production ne fera que chuter.
Il y a huit mois, la société Royal Dutch/Shell a ébranlé le monde du pétrole en
reconnaissant que ses réserves étaient surestimées de 20 %. Au mois d'août, Mamdouh G.
Salameh, un consultant réputé membre de l'Institute for Strategic Studies, à Londres, a
affirmé dans Petroleum Review, périodique réputé de l'industrie, que les réserves mondiales
étaient surestimées de 15 %.
Répartition des réserves mondiales poruvées

Dans les années 80, les principaux pays producteurs membres de l'OPEP ont
augmenté leurs réserves d'un trait, sans que cela ne soit lié à aucune nouvelle découverte.
La raison: les quotas de production sont en fonction des réserves prouvées. Plus vous en
avez, plus vous pouvez produire. C'est le Koweït qui a parti le bal en 1985, augmentant ses
réserves de 50 % sans raison apparente. Le Venezuela a suivi en 1988, en incluant dans ses
réserves le pétrole lourd. D'autres pays, dont Dubaï et Abu-Dhabi, ont emboîté le pas, pour
ne pas perdre leur part du gâteau. L'Arabie Saoudite a fermé la marche en 1990,
augmentant d'un coup ses réserves de plus de 50 %. »

Prévisions de production de pétrole


La flambée inexorable des prix du pétrole remet brutalement en cause notre modèle
économique depuis longtemps dénoncé par les écologistes. Subitement, on prend
conscience que les ressources de la terre sont épuisables et que l’on est trop nombreux sur
terre pour vivre selon les standards occidentaux. Les esprits peu préparés et soucieux
uniquement de leur porte monnaie hurlent de désespoir.

Quelles alternatives au pétrole ?


Les « biocarburants » ou plutôt les « agrocarburants » sont présentés comme une
alternative au pétrole. A partir de blé, de betterave, de colza ou d’autres plantes on entend
produire des carburants « bio ».

Les biocarbutants

Le bilan carbone est donc à peu près nul. Tout parait donc idyllique si l’on ne prend
pas en compte le fait que pour produire l’agrocarburant, il faut des engrais dont la
fabrication, le transport et la distribution est coûteuse en énergie, il faut semer, cultiver,
traiter les plantes à très grande échelle pour subvenir aux besoins actuels de nos sociétés.
Pour satisfaire les besoins actuels de la France en pétrole, et en remplaçant ce dernier par
les agrocarburants, il faudrait selon l’ADEME cultiver plus de 120% (104% du territoire
national avec l’huile de colza, 118% avec l’huile de tournesol, 120% avec l’éthanol issus de
la betterave, 2700% avec l’éthanol issu du blé) de la surface de la France : les
agrocarburants ne peuvent donc pas être présentés comme une alternative durable au
pétrole.

La solution du dihydrogène n’est guère plus reluisante : le principe du


fonctionnement d’un moteur à dihydrogène (pile à combustible à dihydrogène) est le
suivant : le dihydrogène se combine au dioxygène pour former de l’eau, cette réaction
exothermique libérant beaucoup d’énergie que l’on transforme en fin en énergie cinétique
pour faire avancer le véhicule. Le déchet produit est l’eau et encore une fois, le tableau
présenté semble merveilleux. Sauf que des problèmes essentiels se posent : en premier lieu
la synthèse du dihydrogène s’effectue à l’heure actuelle à partir d’énergies fossiles, gaz
naturel en particulier. Une deuxième voie de synthèse du dihydrogène, l’électrolyse de l’eau,
nécessite de l’énergie. Le problème environnemental est donc déplacé en amont et on
donne au consommateur l’illusion d’être propre. Se pose également le problème du
stockage dans le véhicule de ce gaz très explosif et volumineux (Les recherches sur les
hydrures métalliques et les nanotubes permettront peut être d’obtenir de meilleures
performances en matière de stockage de l’hydrogène).

Une voie de recherche intéressante est de produire du dihydrogène à partir de


l’énergie solaire : l’idée est séduisante mais il se pose encore le problème de l’investissement
énergétique nécessaire à la production du gaz.
L’énergie solaire

Il faut fabriquer les cellules photovoltaïques, rechercher, transporter, transformer les


matériaux, fabriquer et entretenir les usines…Tout ceci a un coût énergétique élevé à
prendre en compte dans la balance.
Les fuites du dihydrogène sont un autre problème inquiétant lors de sa production.
Ces fuites sont inévitables, et on imagine facilement leur importance dans le cas d'une
production à grande échelle ; le dihydrogène libéré peut alors, selon des chercheurs
américains, venir se combiner à l’oxygène et perturber gravement la couche d’ozone. La
voie du dihydrogène ne peut donc pas aujourd’hui être présentée comme une alternative
durable au pétrole.

En matière de transport, une autre alternative proposée est celle du « moteur à eau ».
La libération de CO2 reste très importante. Enfin, le moteur à air comprimé fonctionne
avec une réserve d’air que l’on comprime grâce à de l’énergie électrique. Il se pose donc
encore une fois le problème de la production de l’énergie électrique. Le moteur à air
comprimé couplé à une production électrique propre (éolien ou nucléaire propre) est
réellement une solution d’avenir. En l’état actuel, étant donné les sources d’énergie utilisées
pour produire l’électricité, le moteur à air comprimé n’apporte pas d’avantage
environnemental majeur : le CO2 est libéré dans les centrales thermiques classiques
productrices d’électricité (charbon, pétrole, gaz naturel) au lieu d’être libéré par
l’automobile, il en est de même pour la voiture électrique classique, le consommateur peu
informé à cependant l’illusion d’être propre.

Prius, résultat d’une combinaison d’un moteur à esence et électrique.


Enfin, Toyota vient de lancer la Prius (prix de vente : 25000 euros) qui a la
particularité de combiner moteur à essence et moteur électrique. La diminution de
production de CO2 est réelle mais les émissions de CO2 sont encore trop importantes
pour envisager son utilisation à grande échelle. Les solutions techniques existent donc en
matière de transport pour se passer du pétrole mais il se pose le problème de la production
d’électricité propre. De plus, un véhicule même 100% propre ne réglera pas les problèmes
d’encombrement urbain et de déstructuration des villes.

De la transition nucléaire à une société sobre et éco-responsable

Que peut–on faire alors ? Compte tenu de la taille de la population humaine (plus de
6,4 milliards d'êtres humains…), la seule solution sérieuse et responsable est d’une part de
s’orienter vers la sobriété énergétique et d’autre part de développer la recherche pour
obtenir une énergie nucléaire civile propre ainsi que des énergies renouvelables efficaces.
On doit stimuler la recherche sur l’élimination des déchets radioactifs ultimes car le
nucléaire maîtrisé est objectivement une énergie fantastique. Certains écologistes, très
investis dans leur combat pour défendre la terre et donc les hommes, rejettent à la fois le
pétrole et le nucléaire mais à mon sens l’on ne peut malheureusement pas passer du jour au
lendemain d’une situation de luxe énergétique à celle de la sobriété. Il y a le facteur temps à
prendre en compte. L’éducation des citoyens est fondamentale mais je pense qu’il faut
rester réaliste : le comportement des 6,4 milliards d’humains ne changera pas tout de suite.

Le pétrole induit, à tous les niveaux de sa chaîne de production, de graves problèmes


environnementaux : conflits (puits de pétrole incendiés au Koweit par exemple), marées
noires, pollution de l’air, effet de serre additionnel couplé aux changements climatiques…
Dans l’immédiat, le nucléaire est aujourd’hui la seule énergie permettant de sortir du pétrole
en permettant une transition douce, un changement progressif du comportement des
citoyens. Face aux menaces environnementales actuelles il faut hiérarchiser les réponses : la
sortie du pétrole semble vraiment une priorité. La sortie du nucléaire devra être envisagée
ensuite, l’Uranium étant d’ailleurs une ressource limitée. La sortie du nucléaire ne doit pas
signifier le retour du charbon ou du gaz naturel.
Les éoliennes

Les énergies renouvelables (éolien offshore, géothermie, solaire thermique…) sont


les énergies du futur qui peuvent être développées dans une société sobre et éco –
responsable : nos sociétés ne sont pas encore prêtes. Enfin le développement agro-
industriel des « biocarburants » pour remplacer le pétrole est une très sérieuse menace
environnementale qu’il faut combattre dès aujourd’hui.

Changer ses comportements

L’énergie nucléaire
Le nucléaire propre devrait être associé aux énergies renouvelables et à un
changement comportemental des citoyens : par exemple, saufs cas particuliers, ne plus
utiliser sa voiture en ville, utiliser les transports en commun propres, le vélo, les rollers, la
marche. Les systèmes du car sharing (autopartage) et du covoiturage sont également à
encourager. Une fiscalité dissuasive favorisant la diminution de l’utilisation de la voiture en
ville et le développement des transports en commun est urgente : taxe à l’achat du véhicule,
écotaxe sur les carburants, péage à l’entrée des villes (comme à Londres), augmentation du
coût des places de parking en ville, et parallèlement diminution importante des prix des
transports en commun. Ces derniers devraient être gratuits pour les jeunes afin de les
habituer à utiliser ce mode de déplacement.

Les déplacement sportifs doux, non bruyants et non encombrants, permettent


d’améliorer la santé des personnes et de réaliser de précieuses économies : posséder une
voiture coûte tout compris selon l’INSEE 430 euros par mois en moyenne.
Favoriser la marche et le vélo, c’est aussi réduire la facture santé française : obésité,
maladies cardiovasculaires, cancer, stress. Rappelons que 40% des déplacements font mois
de 2 km et que le taux d’occupation des voitures en France est de 1,1.
Le gisement d’économies d’énergies réalisables en matière de transport est donc
considérable. Selon un sondage de l’IPSOS du 27 septembre 2004, 79% des français sont
prêts à utiliser les transports en commun pour se rendre à leur travail et réduire ainsi leur
impact sur le climat (seuls 17% sont hostiles à ce changement). Trente millions
d’automobiles fonctionnant avec un moteur à explosion sont encore sur nos routes. Il est
temps de passer des intentions à l’action. L’avenir de l’aventure humaine est entre nos
mains.
En guise de conclusion nous pouvons dire, tout d’abord, que le pétrole est une des
sources d’énergies les plus exploitées au monde. Son extraction étant très couteuse, c'est un
énergie qui devient de moins en moins rentable.
De plus, le pétrole a de multiples usages et de multiples fonctions dans nos sociétés
capitalistes. En effet, il est une source très utilisée dans certains secteurs tels que les
transports, l’agriculture, l’industrie, la chimie mais il possède aussi de multiples fonctions
représentant ainsi un enjeu tant au niveau économique que politique pour les pays. Nous
pensons donc que le pétrole devient de plus en plus une source de convoitise ce qui
entraîne des guerres contre des pays possédant des gisements importants. L’exemple le plus
flagrant et plus récent étant la guerre en Irak.
Selon certains experts, sa production touchera à sa fin, dans quelques années. Cette
disparition progressive sera marquée, auparavant, par un pic de production appelé aussi
« peak oil » qui désigne le maximum prévisible de production pétrolière, aussi bien pour un
gisement, une zone ou un pays, que pour le monde. Après ce maximum, les conditions
d'exploitation font que la production ne fera que décroître bien que les réserves soient
abondantes.
De plus, les conséquences de cette disparition seront énormes, notamment une
importante augmentation des prix provoquant ainsi une crise mondiale tant au niveau
économique que social et politique.
Depuis quelques années, de nouvelles formes d'énergies sont apparues qui devraient
remplacer cette énergie non-renouvelable. Ainsi, nos économies ne seraient pas si touchées
par les conséquences de sa disparition.

En réponse à notre problématique, nous pensons que le pétrole est le sang du


monde moderne : tout ce que nous connaissons fonctionne grâce au pétrole et de
nombreuses activités en sont grandes consommatrices... En fait il est impossible de trouver
quelque chose qui ne soit pas dépendant directement ou indirectement du pétrole, y
compris toutes les énergies alternatives. Sa disparition provoquerait la disparition de
nombreux produits dérivés qui rendent possible notre survie.

Vous aimerez peut-être aussi