Vous êtes sur la page 1sur 29

Examen Droit Pénal

 Le principe de la légalité des délits et des peines


et le législateur français-
La porter du principe de légalité criminelle à l’égard du législateur.

Le principe de légalité s’adresse en premier lieu au législateur charge


de faires les textes pénaux. Ce principe exige pour la définition de
l’incrimination et de la sanction pénale non seulement un texte mais un
texte précis.

Il n’y a pas d’infraction pas de peines sans texte: c’est le principe de


légalité de la répression. Il importe que les incriminations et les peines soit
prévu au travers d’un texte préexistant. La poursuite se fonde sur un texte
par conséquent le texte est nécessairement antérieur a la poursuite. En outre
le texte doit être porté a la connaissance des individus. En pratique, cela se
fait par la publication au journal officiel. Depuis le 1 janvier 2016, la
publication sur papier de JO est supprimé et donc la mise a disposition du JO
ne se fait que via le site LEGIFERANCE.

On considère que la liberté des citoyens serait gravement menacée


(amenitata) si les pouvoirs publics pouvaient poursuivre (urmarire) des
personnes pour des faits non incrimine par un texte préexistant et porter a
leur connaissance.

Le texte doit être précis. Le principe de légalité exige que


l’infraction soit définie d’une manière relativement claire et précise. Si une
incrimination est trop grave, elle viole le principe de légalité au même titre
que l’absence de texte. Néanmoins (totusi) on ne peut pas exiger une
définition d’une trop grande rigueur car tous les comportements des
délinquants ne peuvent pas être prévus par le législateur. Il est possible au
législateur d’utiliser des termes généraux dans les textes qu’il adopte. Le
législateur devra choisir précisément les bons mots pour ne pas violer un
principe de légalité. C’est le conseil constitutionnel qui a fait du principe de
légalité un principe essentiel du droit constitutionnel pénal. Les 19 et 20
janvier 1981 a propos de la loi sécurité et liberté ou le conseil constitutionnel
exige une définition des infractions en terme suffisant clair et précis pour
exclure l’arbitraire. Le conseil constitutionnel a expliqué ce qu’il a fallait
pour qu’une définition soit claire et précis. Pour que la définition soit claire
et précise :

- Le conseil constitutionnel impose que la définition de l’auteur de l’infraction


vise par le texte de loi soit certaine.
- Le conseil constitutionnel impose que la détermination des éléments
constitutifs de l’infraction soit claire et précise.

Décision du conseil constitutionnel du 18 janvier 198 : il avait été


saisi par des débute de la conformité d’une loi (redressement et liquidation
des entreprises). Un article pose problème car il prévoit que ‘’Serait puni des
peines de l’abus de confiance (un certain nombre de personne vise) ce
rendant coupable de malversation’’. Le terme de malversation était trop
vague. Le conseil constitutionnel a estimé qu’il y avait violation du principe
de légalité et que par conséquent n’était pas conforme a la constitution. Le
texte est donc déclare inconstitutionnel et le législateur doit revoir sa copie.
Ici le conseil constitutionnel a contrôle avant promulgation de la loi (avant la
promulgation, seul le président de la république, le président de l’assemblée
nationale, le président du sénat, 60 députes, 60 sénateurs et le premier
ministre).

Depuis 2008 il existe un contrôle a posteriori permettent que le


conseil constitutionnel puisse être saisi a l’occasion des procès attenter
devant les juridictions. Il sera alors saisi de la conformité de disposition
législative déjà promulgue a la constitution. (QPC : procédure en 4 temps
avec mécanisme de filtrage). Si la chambre criminelle transmettre la QPC au
conseil constitutionnel, celui-ci pourra déclarer une disposition a la
constitution.

(Inceste : d’abord eu la publication de la loi du 8 février 2010 tendant a inscrire


l’inceste commis sur les mineurs dans le CP, l’idée est de donne une définition de
l’inceste sans modifier les peines encourues. C’est une surqualification qui vient se
superposer sur des circonstances aggravantes déjà existante. Le texte prévoyez de
qualifier d’incestueux les viols et agressions sexuelles commis ’’au sein de la
famille sur la personne d’un mineur par un ascendant, un frère, une sœur ou par
toute autre personne y compris s’il s’agit d’un concubin d’un membre de la famille
ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait’’

Le mot qui pose un problème est le membre de la famille et un accuse condamne


pour viol incestueux va soulever une QPC que la chambre criminelle accepte de
transmettre au conseil constitutionnel. Et celui-ci le 16 décembre 2011 déclare le
texte contraire a la constitution. Résultat : A partir de ce moment-là le texte est
abroge donc plus aucune décision ne pouvait retenir le terme de crime incestueux.
Pour le réintroduire, le législateur devait en donner une définition conforme pour le
conseil constitutionnel. Ce sera chose faire par la loi du 14 mars 2016 relative a la
protection de l’enfance ou la le législateur donne une définition plus précise des
personnes vises art 222-31-1 du CP. En 2016, le texte sur l’inceste ne vise que les
infractions subis par un mineur. Il a de nouveau été modifié le 3 aout 2018 et
aujourd’hui l’inceste ne touche plus uniquement le mineur victime.)

1. (Le harcèlement sexuel : infraction qui date du nouveau CP mais les lois du
17 janvier 2002 a remanie le texte avec la définition du harcèlement sexuel
’’ le fait d’harcelé autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuel’’
a la suite d’une QPC, le conseil constitutionnel a déclaré en 2012 les
dispositions du CP incriminant le harcèlement sexuel contraire à la
constitution. Le texte a été immédiatement abroge ce qui a créé un vide
juridique sauf à réussir à retenir une autre qualification pénal. Il appartenait
au législateur de proposer un nouveau texte. Il a proposé une nouvelle
définition dans une loi du 6 aout 2012 relative au harcèlement sexuel 222-33
du CP. La loi du 3 aout 2018 reviens aussi sur ce texte en modifiant certain
aspect de la définition et des circonstances aggravantes prévu en la matière)
 Le principe de la légalité des délits et des peines
et le juge pénal français
La porter du principe de légalité criminelle a l’égard du juge

Il y a deux conséquences du principe de légalité pour le juge pénal :

- Il lui est interdit de créer des incriminations et des peines.


- Lorsqu’il est amené a interpréter la loi pénal il lui incombe
(responsabilitatea) de procéder a une interprétation strict de la loi.
1. La prohibition (interzicera) du pouvoir créatif

Le juge ne peut ni créer des infractions ni édicte des peines. Si un comportement


n’est pas pénalement sanctionne, son auteur ne peut pas faire l’objet d’une
condamnation et soit être relaxe.

(Arrêt du 2 mars 2016 : un automobiliste a été condamné par un juge de


proximité a 135 euros d’amende sur le fondement de l’art. R 221-1 du code de la
route qui prévoit de sanctionner le fait de conduire un véhicule sans respecter les
usages du permis. On reprocher a l’automobiliste de conduire avec des lentilles de
ne pas posséder d’une paire de lunettes. L’arrêt ministériel prévoyant cette
restriction avait été abrogé donc la chambre criminelle a cassé la décision du juge
de proximité.)

(Arrêt du 6 septembre 2019 : la légalité d’une alerte par un groupe


Facebook ‘’le groupe qui te dit ou est la police en Aveyron’’. Le groupe été
poursuivi pour usage d’appareil produit ou dispositif permettant de sa soustraire a
la constatation des infractions routiers. Finalement le groupe n’as pas été
condamne car ce qui est interdit ce sont les détecteurs de radar. Le fait d’avertir de
la localisation des radars n’est pas prohibe.) L’art. R412-6-1 du CR : ce texte
interdit’’ l’usage de téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en
circulation’’ pour que le texte s’applique, il faut que le véhicule soit en circulation.

Arrêt du 23 janvier 2018 qui concerne un automobiliste qui a été condamné


pour usage de téléphone au volant alors que son véhicule été stationner moteur
éteint et feu de détresse allume sur la file de droite d’un rondpoint. Le véhicule
momentanément arrêt sur une voie de circulation pour une cause autre qu’un
élément de force majeur.

Un arrêt du 21 octobre 2015 un automobiliste a été verbalise parce que sa


plaque d’immatriculation était illisible. Il été poursuivi sur le fondement de
l’article R 317-8 du CR. Il faisait valoir devant la Judge de proximité que le procès
verbale n’était pas valable car il n’avait fait que stationner son véhicule dans une
rue, il ne conduisait pas. La chambre criminelle a rejeté le pourvoi. Pour que le
texte s’applique, il n’est pas nécessaire que le véhicule soir en mouvement.

Le juge ne peut pas infliger (impuna) des peines qui ne sont pas prévus par
les textes. Il doit se limiter aux peines qui sont attache a chaque infraction. Il ne
peut pas choisir dans la nomenclature générale des peines.

D’autre part, le juge ne peut pas dépasser le maximum légal par le texte.

Un arrêt de la chambre criminelle du 13 avril 2010 : le président d’une


association qui était poursuivi parce qu’il avait adressait a un magistrat une lettre
ou il injurie le magistrat qui faisait référence a une procédure qui ne le concerne
pas personnellement. il a été poursuivi pour outrage a magistrat. Il a été condamné
a 3 ans d’interdiction des civils, civique. Cette décision sera casse en vertu du
principe de légalité. Car cette n’est pas prévu pour cette infraction.

2 La limitation du pouvoir …

Le juge ne peut pas crées des peines en interprétant des textes existants.

Le devoir du juge est de se prononcer sans que sons appréciation soit


arbitraire. Par conséquent, il y a une méthode qui est préconisé. Elle consiste en
l’interprétation strict de la loi pénal.(art.111-4 du CP).

Certaine méthodes d’interprétation sont prohibes.

L’interprétation littérale n’est pas systématique. Le juge n’est pas toujours


oblige de s’en tenir au contenu exact et dois dans certain cas surmonte les
incohérences du texte en particulier quand il y a une faute de rédaction.

Arrêt du 8 mars 1930 : le texte qui pose problème est un texte de la police
des chemins de fer qui en 1917 interdisait de monter ou de descendre ailleurs que
dans les gares et lorsque voyageur qui est descendu en marche prétendait avoir
obéi au texte. Il a quand même était condamne car on a considère que le juge
devais surmonter les incohérences.

En revanche quand le texte est clair de l’interprétation littéral est tout a fait
possible.

Arrêt du 11 décembre 2012 a propos du délit d’intrusion dans un


établissement scolaire. Art. 431-22. Un prévenu s’était vu condamne a une peine
d’emprisonnement avec sursis pour s’être introduit dans l’école normale supérieur
de Lyon pour y troubler la tranquillité. La cour de cassation a cassé l’arrêt d’appel
en maintenant une interprétation strictement littérale du texte. Il faut distinguer les
établissements scolaire et supérieur. L’école normale supérieure de Lyon ne rentre
pas dans le champ d’application.

Est prohibe l’interprétation analogique. Le juge pénal ne peut pas raisonner par
assimilation a des situations proches. Il appartient au seul législateur d’adapte les
textes a l’évolution de la criminalité.
 L’influence en droit français du droit de l’union
européenne et de la convention européenne des
droits de l’homme-
Le droit de l’union européenne

On peut se poser la question de savoir si l’union européenne tend à devenir


une source de droit.

Depuis le traité de Lisbonne qui a été signé en 2007 et entrée en vigueur en


2009, l’union européenne peut fixer des règles minimales relatives à la définition
des infractions pénales et des sanctions dans certain domaine de criminalité
particulièrement grave. (Terrorisme, trafic de drogue, blanchiment)

Le conseil européen peut prendre des directives pour établir des règles
minimales sur la définition des infractions et des sanctions lorsqu’il est nécessaire
de rapprocher les législations des différents pays.

Pour l’heure, le texte nécessite encore une transposition. C’est-à-dire que la


directive va fixer les résultats à atteindre mais laisse les états membres mettre leur
législation en conformité.

La France a pris des engagements internationaux pour lutter contre les


violences intrafamiliales, il a donc été nécessaire d’adapter le droit français. La loi
du 5 aout 2013 portant diverses dispositions d’adaptation dans le domaine de la
justice en application du droit de l’union européenne et des engagements
internationaux de la France.

Cette loi a en particulier modifié dans le code pénal la définition de


l’agression sexuelle. On voulait prendre en compte que la personne qui commet
l’atteinte sexuelle ignore que la victime n’est pas consentante.

C’est typiquement le cas d’une personne qui verse une drogue dans le verre
d’une victime qui sera victime d’une atteinte sexuelle d’un tiers.

Cette loi permet de considérer que celui qui a versé la drogue dans le verre
est l’auteur de l’agression sexuelle. Le texte qui a été modifié est l’article 222-22-2
du code pénal.
L’article prévois : « constitue également une agression sexuelle le fais de
contraindre une personne par la violence, la menace ou la surprise a subir une
atteinte sexuel de la part d’un tiers. »

Autre exemple : pour transcrire une directive de l’union européenne sur les
produits du tabac. Un article du code de la santé publique interdit à tous les
occupants d’un véhicule de fumer en présence d’enfant de moins de 18 ans.

La convention européenne des droits de l’homme (convention européenne de


sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales CESDH)

Convention signée le 4 novembre 1950 est a été ratifié par la France 23 ans
plus tard par une loi du 31 décembre 1973. Cette convention est importante car elle
comporte des grands principes car elle énumère les droits et libertés fondamentaux
individuelles et de nature civils et politiques. Certain droit reconnu au personne
privé sont intangible. Art 2 : le droit à la vie ; Art 3 : l’interdiction de la torture et
des traitements inhumain et dégradant ; Art 4 : l’interdiction de l’esclavage et des
travaux forcés ; Art 14 : la non-discrimination.

D’autres droits reconnus aux personnes privées sont conditionnels, ils


peuvent faire l’objet de dérogation à titre exceptionnel. On admet que des
restrictions au droit puissent être nécessaires pour protéger l’ordre public. Certain
de ces droits visent les libertés de la personne. (Le droit a la liberté d’aller et venir,
le droit a un procès équitable, le droit au respect de la vie privé et familial).
Certains de ses droits visent les libertés de pensée (droit à la liberté de pensée, de
conscience, de religion)

Dans la CESDH on retrouve aussi le droit de propriété.

De nombreux droit concerne directement le droit pénal et la procédure pénal


comme par exemple le principe de la légalité des délits et des peines, la non
rétroactivité de la loi pénale, les droits de la défense.

Par conséquent la convention européenne est un texte important pour le


justiciable français et c’est important à deux niveaux :

Non seulement en raison de la valeur supra législative de la convention


européenne.
Mais aussi en raison de la possibilité d’un recours individuel du justiciable
devant la cour européenne des droits de l’homme.

D’abord cette convention est un texte important pour le justiciable français


en raison de la hiérarchie des normes. Cette convention est soumise à la règle de
l’applicabilité directe avec un effet supérieur à la loi interne. Le justiciable peut
invoquer devant le juge pénal français la violation par la loi ou le règlement d’une
disposition de la convention européenne des droits de l’homme.

Le juge pénal pourra alors écarter ( respinge) cette disposition interne, ce qui
d’un point de vue technique est très intéressant. En principe le juge pénal doit
appliquer la loi tel qu’elle a était voté. Le juge pénal n’est pas juge de la
constitutionnalité des lois. Or il pourrait arriver qu’une loi entre en vigueur sans
qu’il y ait eu de saisine préalable du conseil constitutionnel. Normalement dans ce
cas, le juge pénal doit appliquer cette loi même si cette loi contient des dispositions
inconstitutionnelles. Si cette loi présente un problème de conformité avec la
convention européenne, le juge pénal pourra écarter l’application de cette loi.

En pratique l’argument invoqué d’une incompatibilité du droit français à la


convention européenne est très fréquent. Cependant on remarque que la chambre
criminelle rejette très souvent ce moyen. Par exemple, il a été décidé dans un arrêt
du 19 mai 1983 il a été juger que la liberté de conscience n’interdit pas de
sanctionner le contribuable qui refuse de payer ses impôts pour des raisons
idéologique.

La CESDH est important pour le justiciable en raison de la possibilité d’un


recours individuel du citoyen auprès de la cour européenne des droits de l’homme.
Ce recours est possible après épuisement des voies de recours interne. L’individu
qui allègue une violation d’un de ces droits reconnus dans la convention va
engager une procédure contre l’état qu’il juge responsable. Si une décision d’une
juridiction française est en contradiction avec une disposition de la convention se
sera l’état qui sera mis en cause.

Arrêt de la cour européenne des droits de l’homme du 27 aout 1992 affaire


TOMASI contre France. A la suite d’attentat en corse, un commerçant qui avait été
arrêté et placé en garde à vue prétendait avoir subi des traitement inhumain et
dégradant pendant sa garde à vue. Dans cette affaire, la France a été condamné
pour traitement inhumain et dégradant et a du versé 1.000.000 FRF à la victime.

28 février 2019 Affaire KHAN contre France : la France est condamnée à


verser 15.000€ de dommage et intérêt à un jeune afghan qui a été lâcher dans la
jungle de calais alors qu’il n’avait que 11 ans.

La France a été condamnée plusieurs fois pour la prise en charge des


malades mentaux dans les prisons et l’état de ses prisons. Arrêt de la cour
européenne des droits de l’homme du 16 octobre 2008 arrêt RENOLDE contre
France. La France est condamnée à la suite du suicide d’un détenu provisoire qui
présentait des troubles mentaux. En particulier le détenu souffrait de trouble
psychotique, il avait donc besoin d’une surveillance particulière or il s’est avéré
que l’administration pénitentiaire distribué son traitement sans contrôle qu’il le
prenait bien. Pour la cour européenne, cette absence de contrôle à jouer dans le
suscite, de plus il avait été placé en cellule disciplinaire 45 jour. Le placement en
cellule disciplinaire est considéré comme un traitement inhumain et dégradant

Elle l’a été encore en 2012 dans un Arrêt du 23 avril 2012 affaire G contre France.
La France a été condamnée par la cour européenne. Un détenu schizophrène placé
en prison non adapté.

25 avril 2013 : Affaire CANALI contre France. Condamner pour promiscuité et


manquement des règles d’hygiène dans la maison d’arrêt de Nancy.

Les conséquences pour les juridictions : la cour de cassation n’attache pas d’effet
direct à un arrêt de la cour européenne. En effet par un arrêt du 4 mai 1994, la
chambre criminelle a considéré que « les décisions du juge conventionnel n’ont
aucune incidence directe en droit interne sur les décisions des juridictions
nationales » on dit que les arrêts de la cour européenne ont un caractère
déclaratoire. Pendant longtemps, une décision de justice nationale jugée contraire à
la convention européenne ne pouvait pas être rejugée dans le cadre d’une
procédure de révision. Ce qui pouvait paraitre choquant. Les choses ont changé en
2000 avec la loi du 15 juin 2000 qui a organisé une procédure de réexamen d’une
condamnation pénal définitive. Il y a des conditions pour en bénéficier. Il faut
qu’un arrêt de la cour européenne est condamné l’état pour violation d’une
condition de la convention européenne et que les dommages et intérêt allouer par
l’état à la victime ne suffise pas à la dédommager. Il y a un délai pour agir, il est
d’un an a compter de la décision de la cour européenne. Une loi du 20 juin 2014 a
remanié les textes. C’est une loi relative à la réforme des procédures de révisions et
de réexamen d’une condamnation pénal définitive. Le texte applicable aujourd’hui
est l’article 622-1 du code de procédure pénale. Les conditions de réexamen et le
délai pour agir sont les même mais ce qui est nouveau, la loi a créé une cour de
révision et de réexamen au sein de la cour de cassation. On y trouve une
commission d’instruction et une formation de jugement. Si la formation de
jugement estime la demande de réexamen fondé et considère que le réexamen du
pourvoi est de nature à remédier à la violation constatée par la cour européenne. A
ce moment-là elle renvoi e requérant devant l’assemblée plénière de la cour de
cassation. Arrêt d’assemblée plénière du 8 juillet 2005 : cette affaire concerné une
cour d’assise qui n’avais pas été interrogé sur tous les éléments constitutifs d’une
infraction en l’occurrence l’infraction de viol. La France avait été condamnée par
la cour européenne des droits de l’homme pour violation de la convention
européenne en l’occurrence non-respect à un procès équitable. L’assemblée
plénière va casser l’arrêt de la cour d’assise et va la renvoie a une autre cour
d’assise.

L’incidence de la cour européenne sur la législation française : en aucun cas


il peut y avoir une annulation d’une disposition interne contraire à la convention.
La cour européenne ne peut pas obliger un état à introduire des normes nouvelles
en droit interne. Cependant, il est évident que les condamnations de la France par
la cour européenne seront motivantes pour changer la législation. Le législateur va
souvent tirer les conséquences d’une condamnation par la cour européenne.

La France a été condamné en 1990 dans l’affaire KRUSLIN de sa pratique


des écoutes téléphonique et à la suite une loi du 10 juillet 1991 sur les écoutes
téléphoniques a été voter.

De la même façon, il faudra certainement que le législateur français légifère


sur le sort des malades mentaux en prison.
 Les sources internes du droit pénal français –
 Le code pénal est constitué d’une partie règlementaire, qui émane du
pouvoir exécutif, et d’une partie législative, qui provient du pouvoir
législatif. Depuis 1958, les contraventions relèvent du pouvoir exécutif. Les
crimes et délits ne peuvent être crées, définis et sanctionnes que par une
loi. La première partie est composée de cinq livre. 1) Disposition générales,
on parlera principalement de ce livre. Les autres livres sont intitules Les
Crimes et délits contre les personnes, Les crimes et délits contre les biens,
Les crimes et délits contre la nation de l’état et Les crimes et délits contre
les sante publiques et autres dispositions.
 La Loi – est le texte qui a été vote par le parlement puis promulgue par le
président de la république. Il va définir et abroger les délits, définir les
règles de procédure pénale, la création et la modification ainsi que
l’abolition des juridictions pénales. C’est également la loi qui a le
mécanisme de l’amnistie, elle enlevé le caractère pénal de certains faits un
effet rétroactif (genre on fait piéter toutes les contraventions posées de
telle a telle date).
 Le Règlement – on troue la source réglementaire émanant du pouvoir
exécutif. Elle a en charge les contraventions. Plus précisément l’article 610-
1 du CP ‘’Les contraventions ainsi que les classes dont elles relèvent sont
déterminées par décret en conseil d’état’’. Ceci se déroule dans les limites
fixées par l’état en ce qui concerne la détermination des sanctions. Il y a 5
classes de contraventions et a chacune d’elles est attache une sanction qui
est définie non pas par le pouvoir réglementaire mais par le pouvoir
législatif. Changement avec l’ancien CP, certaines contraventions pouvaient
être punies de peines d’emprisonnement. Avec le nouveau CP, seules les
peines d’amendes peuvent sanctionner une contravention en peine
principale.
 La constitution- la législation pénale devra respecter un certain nombre
des principes posés par la constitution. Le préambule de la constitution
touche aux droits de l’homme, et le droit pénal touche aux libertés
fondamentales.
Influence de la constitution sur le droit pénal :

 La répartition des compétences est opérée par les articles 34 et 37 de la


constitution. Seule la loi peut créer et abolir les crimes et les délits. Ce sont
les infractions les plus graves et ce sont les seules susceptibles d’entraine
une peine privative de liberté. D’une autre cote, il appartient au pouvoir
réglementaire et uniquement a lui de définir les contraventions.
 Pour le reste, ce sont les grands principes constitutionnels qui vont
influencer le droit pénal par l’intermédiaire du contrôle de
constitutionnalité. Dans les articles 7 et 8 de cette constitution y sont
consacrés le principe de légalité criminelle et de la nécessite des peines. Le
conseil constitutionnel reconnait en 1981 la valeur constitutionnelle au
principe de la rétroactivité de la loi pénale plus douce. De la même
manière, le principe de la non rétroactivité des lois pénales plus sévères a
été juge comme principe constitutionnel en 1984.
 On trouve également le principe de nécessite des peines. Une sanction
reconnue par la loi doit être proportionnée par rapport au comportement
qui l’incrimine. Le conseil constitutionnel se réserve le droit de censure les
lois qui ne respectent pas ce principe de nécessite. Ce phénomène de
constitutionnalisation du droit se retrouve de manière assez forte en PP,
s’agissant des droits de la défense ou encore le principe de légalité des
citoyens devant la justice pénale.
 Le Droit International- le droit pénal par essence est ‘’personnel’’ a
chaque état. Pourtant dans la période contemporain, on a vu un certain
nombre des textes internationaux, des accords d’entraidée qui
permettent la mise en application de règles entre plusieurs pays.
L’influence de ces accords internationaux, l’incidence réelle de ces
traites proviennent de l’article 55 de la constitution. Les traites ont une
valeur supra législative.
 Le pacte international sur les droits civils, adopte par les nations
unies en 1966 et ratifie en France en 1980 qui est un texte qui
interdit aux pays signataires d’établir des traitements inhumains
ou encore d’adopter des textes portant atteinte aux droits de la
défense.
 La traite de la Rome du 17 juillet 1998 qui est le texte fondateur
de la cour pénale internationale mise en place en 2002. Pour la
première fois est instaurée une cour pénale internationale
universelle et intemporelle pour le futur.
 Nous sommes également influences par le droit communautaire
et par les différentes directives qui sont parfois d’application
directe si la loi interne le prévoit. Enfin la France est liée par très
nombreux accords lutté contre la criminalité internationale. Il
existe aussi des accords contre les génocides, les crimes contre
l’humanité, il y a aussi des textes contre le terrorisme, le trafic de
stupéfiants… Les entraides favorisent les enquêtes et les
arrestations et l’efficacité de celles-ci. Mandat d’arrêt européen
qui a été mis en place récemment.
 La Coutume - seule la loi est source de droit pénal. Mais la
coutume joue un rôle important en tant qu’influençant la
caractérisation de l’infraction. Par rôle négatif du point de vue de
la répression, la coutume efface l’infraction, et joue un rôle
d’exonération de la responsabilité pénale. Elle est soit directe soit
indirecte. On fait parfois appel a la coutume pour effacer des
violences volontaires. C’est notamment le cas dans la pratique
sportive, si les violences sont faites dans les règles de jeu, elles ne
peuvent pas donner lieu a une qualification pénale alors qu’il s’agit
indéniablement d’actes volontaires de violence. L’usage de
l’exercice de l’autorité parentale autorise certaines violences
légères sur l’enfant. C’est la coutume qui dit qu’on peut bien future
une baffe au gamin qu’a fait une connerie. La coutume intervenait
aussi parfois indirectement. Le juge fait appel a la coutume parce
que la loi l’y autorise, c’est la coutume secundum legem.
1. Les sources législatives

Il y a d’abord les lois ordinaires qui correspondent au sens strict aux lois voté par
le parlement. Elles sont constituées des différents codes ainsi que l’ensemble des
lois extérieurs au code. Par extension, le parlement peut déléguer au gouvernement
pour une période limité l’autorisation de prendre des mesures qui sont
normalement du domaine de la loi c’est le mécanisme des ordonnances. Ces textes
seront alors assimilés aux lois. Le parlement va voter une loi d’habilitation et devra
ratifier les ordonnances avant la fin du délai fixer afin d’en faire des lois a part
entière. On peut citer la loi de programmation du 23 mars 2019 qui habilite le
gouvernement a légiféré par ordonnance pour réformer la justice pénale des
mineurs et créer un code de la justice pénal des mineurs.

En application de la hiérarchie des normes, toutes normes doivent respecter la ou


les règles qui lui sont supérieurs. S’agissant des lois, la constitution organise un
contrôle de constitutionnalité qui appartient au conseil constitutionnel (article 61
du la constitution). Ce contrôle de constitutionnalité est doublement limité :

- D’abord il ne peut être mis en œuvre que par des personnalités politiques
(président de la république, président du sénat, président de l’assemblée national,
premier ministre, 60 députés, 60 sénateurs)

- Il s’agit d’un contrôle a priori c’est-à-dire avant la promulgation de la loi.

Par conséquent les juridictions judiciaires ou administratives sont incompétentes


pour apprécier la constitutionnalité d’une loi. Si une loi n’est pas soumise au
contrôle du conseil constitutionnel avant sa promulgation et qu’elle est entrée en
vigueur, le juge ne peut pas en écarté l’application au motif qu’elle serait
inconstitutionnelle. Cela se justifie par le principe de la séparation des pouvoirs et
s’explique par l’existence d’une … compétent : le conseil constitutionnel.

Après la promulgation, depuis une loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, un


nouveau droit est ouvert au bénéfice des justiciable en permettant que le conseil
constitutionnel puisse être saisi à l’occasion des procès intenté devant les
juridictions administrative et judiciaire de la conformité des dispositions
législatives déjà promulgué au droit et au liberté constitutionnel garantie (c’est la
QPC)

La procédure se passe en quatre temps :

- L’initiative de la question propose sur une partie à une instance devant une
juridiction qui veut faire valoir qu’une disposition législative applicable porte
atteinte à un droit garantie par la constitution

- Si le juge estime cette QPC de la loi non manifestement infondée, il peut


sans y répondre lui-même transmettre à la juridiction suprême de son ordre.

- Le conseil d’état ou la cour de cassation peut à son tour transmettre cette


question au conseil constitutionnel.

- C’est au conseil constitutionnel qu’appartient d’abroger ou non le texte


concerné.

Il y a donc un mécanisme de filtrage qui est prévu. 1er filtrage : le juge du fonds
examine la QPC pour vérifier que la disposition qui est contesté s’applique bien au
litige, que le conseil constitutionnel n’a pas déjà statuer sur cette question, aucune
circonstance de droit ou de fait est intervenu, quelle ne soit pas dépourvu de
caractère sérieux.

2ème filtrage : les cours suprêmes examinent une seconde fois les mêmes
conditions. A ce stade-là la cour de cassation peut refuser de transmettre une QPC
au conseil constitutionnel.

2. Les sources réglementaires

a. Le domaine des règlements

Un règlement est un acte à caractère général émanant du pouvoir exécutif. Or on a


vu qu’on reconnaissait compétence au règlement pour certaine infraction ; aux
infractions les moins graves. La compétence du règlement est limitée aux
contraventions.

Il existe deux type de règlement :

- Règlement subordonné pris pour l’application d’une loi


- Règlements autonomes intervenant dans les matières propres au pouvoir
réglementaire.

En matière criminelle ou délictuelle, les règlements sont subordonnés à la loi et


n’intervienne que pour préciser les éléments de l’infraction déterminé par la loi. La
loi qui renvoi au règlement pour les détails d’application.

En matière contraventionnelle, le règlement autonome est exclusivement


compétent pour définir les incriminations et les peines applicable mais dans la
limite de la classification légale. En effet l’article 111-2 du code pénal précise que
cette compétence s’exerce dans les limites et selon les distinctions établis par la loi.
C’est la loi qui prévoit les catégories de contravention et qui fixe la liste des peines
applicable aux contraventions et c’est la loi qui fixe le régime applicable aux
contraventions.

Il existe une hiérarchie dans les actes réglementaires :

- Le décret en conseil d’état : ce texte réglementaire est élaboré selon une


procédure différente du décret simple puisqu’ici le conseil d’état est saisi du projet
préparé par le gouvernement et son avis doit être recueilli. Il porte à la fin « le
conseil d’état entendu »

- Le décret en conseil des ministres : c’est un texte réglementaire qui est signé
soit par le président de la république seul soit avec les contreseings du 1er ministre
et des ministres concernés

- Le décret simple : c’est un décret qui n’a été délibéré ni en conseil des
ministres si soumis on conseil d’état, il est pris par le premier ministre

- Les arrêtés :

o L’arrêté interministériel

o L’arrêté ministériel

o L’arrêté préfectoral

o L’arrêté municipal
Les contraventions sont déterminées par des décrets en conseil d’état. Ils peuvent
instituer n’importe quelle contravention et choisir une peine de police dans la
nomenclature légale. Mais les autres règlements décret simple ou les arrêtés ne
peuvent que déterminer des infractions ou préciser des incriminations fixé par un
texte supérieur mais non prévoir les textes applicables. Dans ce cas les sanctions
pénales sont fixées selon deux possibilités :

- Les sanctions sont fixées soit par un décret en conseil d’état, soit par la loi
qui renvoi à ces textes inférieur

Article R 411-18 du code de la route : cet article prévois qu’un arrêté préfectoral
peut arrêter temporairement la circulation d’une ou plusieurs catégories de
véhicule sur une portion de route. Ce texte puni de l’amende prévu de quatrième
classe.

- Les sanctions sont fixées par l’article R 610-5 du code pénal

« La violation des interdictions ou le manquement au obligations édicté par les


décrets et arrêtés de police sont soumis à l’amende prévu pour les contraventions
de la première classe »

Le champ d’application de ce texte est assez réduit car seul sont visé les décrets et
arrêtés de police. De plus, il ne faut pas que la méconnaissance de ces interdictions
prévues par un décret ou un arrêté de police soit sanctionnée par un texte spécial.

Arrêt du 1er Juillet 1997 chambre criminelle : pour un arrêté préfectoral qui
imposé la fermeture hebdomadaire d’un certain commerce et que la violation de ce
texte était sanctionnée par un article du code du travail. Dans ce cas on applique la
sanction du code du travail.

b. Le contrôle des règlements

On peut noter qu’en application de la hiérarchie des normes, le règlement


administratif est soumis à l’ensemble des actes supérieur. Il y a un contrôle de
validité du règlement qui est possible et qui peut se faire de deux façons :

- Par voie d’action devant les juridictions administratives par la procédure du


recours pour excès de pouvoir (ROP).
Ce recours doit être intenté dans le délai de deux mois à compter de la publication
de l’acte administratif réglementaire ou de la notification de l’acte administratif
individuel. L’objet de ce contrôle consiste en l’annulation éventuelle de l’acte
administratif par le juge administratif. Pour les actes réglementaires le juge est le
tribunal administratif en premier ressort et le conseil d’état en rappel. Pour les
actes individuels, il y a une cour administrative d’appel.

Cette annulation va produire un effet absolu c’est-à-dire à l’égard de tous y


compris du juge pénal. Cette annulation produit également un effet rétroactif.
Autrement dit l’acte étant sensé n’avoir jamais existé, si cet acte définissait cette
contravention aucune poursuite ne serait valable sur son fondement. Il existe quatre
cas d’ouverture c’est-à-dire quatre moyens susceptibles de produire l’annulation de
l’acte :

o L’incompétence

o Le vice de forme

o Le détournement de pourvoir

o La violation de la loi

- Le contrôle de la validité d’un règlement peut s’effectuer par voie


d’exception devant les juridictions pénales. Il s’agit alors de soulever à l’occasion
d’un procès l’exception d’illégalité. L’objectif n’est pas d’obtenir l’annulation du
règlement mais simplement d’obtenir que ce règlement soit écarté des débats.
L’exception peut donc être soulevé à tout moment, il n’y a pas de délai. Par
conséquent, on peut dire que l’exception d’illégalité permet de contester la légalité
d’un acte administratif qui n’a pas été déféré en temps utile devant le juge
administratif. Si l’acte administratif est jugé irrégulier, il ne sera pas annulé mais
seulement écarté des débats. Par conséquent, cet acte pourra être utilisé pour de
nouvelle poursuite. On peut donc dire que la décision du juge pénal n’a qu’un effet
relatif uniquement pour l’affaire en cause.

Cette compétence des juridictions pénales pour apprécier la légalité d’un acte
administratif est d’origine prétorienne. Elle est le fruit d’une longue évolution. On
peut dire que l’étendu de la compétence des juridictions pénales pour appréciés par
voies d’exception la légalité des actes administratif a été incertaine jusqu’au
nouveau code pénal. Il y a eu d’importante divergence d’interprétation et
d’appréciation entre le tribunal des conflits et la chambre criminelle avec des
distinctions selon qu’il s’agissait d’un acte administratif individuel ou d’un acte
administratif réglementaire et suivant que ces actes étaient ou non assortie de
sanction pénale.

Pour le tribunal des conflits, le juge pénal pouvait apprécier la légalité des actes
réglementaires lorsque la solution de l’instance pénale dépendait de cette
appréciation. En revanche le tribunal des conflits considérait que le juge pénal était
incompétent pour apprécier la légalité d’un acte administratif individuel.
L’inapplication d’un acte administratif individuel reviendrait au même que de
l’annuler. La décision du tribunal des conflits qui se positionne en ce sens, c’est un
arrêt du 5 juillet 1951 AVRANCHES et DESMARETS.

Pour la chambre criminelle, le juge pénal était compétent pour apprécier la légalité
des actes administratifs réglementaires et individuels dès lors que ces actes étaient
assortis de sanctions pénales. Cependant pour les actes administratifs individuels,
la chambre criminelle précisait que l’appréciation de la légalité ne pouvait se faire
que s’ils étaient claires et ne demandé pas d’interprétation. A l’inverse lorsque
l’acte administratif individuel n’était pas pénalement sanctionné seul le juge
administratif pouvait en apprécier la légalité.

Le nouveau code pénal a clarifié les choses. L’Article 111-5 dispose que « les
juridictions pénales sont compétentes pour interpréter les actes administratifs
réglementaires ou individuels et pour en apprécier la légalité lorsque de cet examen
dépend la solution du procès pénal qui leur est soumis ».

Le nouveau code pénal a fait disparaitre les limites qui avaient été posé par la
jurisprudence. On ne retrouve plus la distinction entre acte administratif
réglementaire et individuel.

Le juge pénal est donc compétent pour interpréter et apprécié la légalité de tous les
actes administratifs même non pénalement sanctionné dès lors que cette
appréciation à une influence sur la solution du litige. L’issue du procès pénal doit
dépendre du sens de la légalité de l’acte administratif.
Arrêt rendu par la chambre criminelle rendu le 30 janvier 2008. Cette affaire
concerne un automobiliste pour conduite de son véhicule malgré l’invalidation de
son permis de conduire résultant de la perte total de ses points. Il va soulever
l’illégalité de l’arrêté préfectoral qui lui ordonne de restituer son permis de
conduire. Parce que dans une précédente décision la cour d’appel avait infirmé une
ordonnance pénale ayant entrainait un retrait de deux points. Son raisonnement est
le suivant : la décision préfectorale était viciée car grâce à la décision de la cour
d’appel, il avait récupéré deux points sur son permis. Dans cette affaires la cour
d’appel à écarté l’exception d’illégalité en précisant que l’illégalité de la décision
préfectorale était sans influence sur la décision. Le pourvoi faisait valoir que la
décision… La chambre criminelle casse la décision de la cour d’appel car l’arrêté
préfectoral était bien vicié car le préfet ne pouvait enjoindre l’automobiliste de
rendre son permis.

Il y a des conditions d’exercice de l’exception d’illégalité. Si un justiciable invoque


l’exception d’illégalité devant le juge pénal à l’occasion de sa poursuite, il doit se
fonder sur les cas d’illégalité qui peuvent être soulevé. Ces cas d’illégalité sont les
même que ce qui forme le recours pour excès de pouvoir.

Pour les deux premiers cas il s’agis d’un contrôle de la légalité externe de l’acte.

- Le premier cas d’illégalité possible, le juge pénal peut déclarer illégal un


règlement pour vice forme ou de procédure

- Le deuxième cas d’illégalité possible, le juge pénal peut déclarer illégal un


règlement pour incompétence de l’autorité administrative auteur du règlement

Pour les deux derniers cas il s’agit d’un contrôle de la légalité interne de l’acte.

- Le troisième cas d’illégalité possible, le juge pénal peut déclarer illégal un


règlement pour détournement de pouvoir. (Le juge observe le motif du règlement,
ainsi que l’intention de l’auteur de l’acte administratif) (Une erreur manifeste
d’appréciation de la part de l’autorité administrative.)

- Le quatrième cas d’illégalité possible, le juge pénal peut déclarer illégal un


règlement pour violation de la loi. Il s’agit de confronter le contenue de l’acte
administratif attaqué aux règles juridiques qui sont supérieur à cet acte.
Le juge pénal ne peut pas apprécier l’opportunité d’un règlement

Attention la décision du juge pénal constatant l’illégalité d’un acte administratif


n’a qu’une autorité relative. Le juge pénal écarte simplement…

 La classification des infractions selon leur gravité


Art. 111-1 CP ‘’ Les infractions pénales sont classées, suivant leur gravite, en
crime, délits et contraventions’’

 Réparation des compétences entre Pvr législatif et règlementaire


 Loi = Crime=délits
 Règlement= contravention

Classification qui découle de la nomenclature des peines

A. La classification tripartite
- Loi 12 et 22 juillet 2971 relative a l’organisation d’une police
municipale et d’une police administrative > organise le TB de police
comme des TB administratifs jugeant les contraventions.
- Le CP du 25 septembre et 6 octobre 1971 > réprime les délits et une
grosse partie des délits.
- Apres la Révolution > les contraventions ont été intégrées au CP

Contraventions : Délits : Crimes :


Amendes Emprisonnement 2 mois- Réclusion ou détention, a
1 cl > 38 euro
e
10 ans perpétuité ou a temps, d’une
2 cl > 150 euro
e
Ou une amende égale ou durée de 30, 20, 15 et ans au
3 cl > 450 euro
e
supérieure a 3750 euro moins.
4 cl > 750 euro
e

5e cl > 3000 euro


Le critère de distinction = le maximum de peine abstraitement prévue par le
législateur.
 L’application de la loi pénale française dans
l’espace-
Dans ce thème nous allons étudier l’application de la loi dans le temps et dans
l’espace et nous ne nous plongerons pas dans les complications et les problèmes
rencontrés par le juge.

– Concernant l’application de la loi dans le temps, les lois et les actes


administratifs existent dès leur promulgation ou leur signature mais, sauf pour
certaines décisions administratives individuelles, leur entrée en vigueur est
subordonnée à des mesures de publicité. Tant que la publication n’est pas
intervenue, la norme nouvelle ne peut pas être opposée aux tiers (CE, 13 décembre
1957, Barrot).

– Concernant l’application de la loi dans l’espace, Un texte législatif ou


réglementaire est en principe applicable de plein droit sur l’ensemble du territoire
de la République.

I – L’application de la loi dans l’espace

La loi s’applique de manière uniforme sur le territoire français cependant


comme toujours en droit il y a des exceptions.

1ère exception : l’élément d’extranéité.

Est-ce que la loi française est applicable à un belge et une canadienne qui se sont
mariés en Argentine et qui souhaitent divorcer en France. Quelle législation faut-il
appliquer ? Ce conflit de loi est réglé par le droit international privé. Un élément
d’extranéité peut donc sus ???. Si le conflit de loi est réglé en faveur de la loi
étrangère le juge français est alors amené à utiliser la loi étrangère.
2ème exception quand celle des départements d’Alsace Lorraine qui sont
intégrés à la France en 1918 ils disposent donc d’une législation particulière qui est
distincte de la législation applicable sur le territoire français. On distingue de plus
la situation particulière des DOM TOM où il est tenu compte à des degrés distincts
pour l’application de la loi de la métropole. Pour la Réunion, la Martinique et la
Guadeloupe c’est le principe d’assimilation législative qui est en vigueur c’est
donc la loi française qui est applicable sauf disposition contraire. En revanche dans
les TOM : Polynésie française, Nouvelle Calédonie, Walis & Futuna, Terres
australes et antarctiques, c’est le principe de spécialité législatif qui s’applique ce
qui signifie que la loi française n’est applicable qu’en vertu d’une disposition
expresse visant ces territoires.
 L’application de la loi pénale française dans le
temps-
I – L’application de la loi dans le temps

La règle de droit est permanente, c’est-à-dire qu’elle s’applique à compter


de son entrée en vigueur jusqu’à son abrogation.

A/ Les principes

1) L’entrée en vigueur de la loi

Cette notion est importante car c’est à partir de son entrée en vigueur
qu’une loi acquiert force obligatoire. Pour qu’une loi entre en vigueur deux
conditions cumulatives doivent être réunies :

– la promulgation de la loi :

C’est la formalité accomplie par le président de la république qui permet de


rendre exécutoire la loi (norme votée par le Parlement). Le président prend un
décret de promulgation dans les 15 jours qui suivent la transmission de la loi
adoptée au gouvernement. Les actes pris par le pouvoir exécutif à savoir les
règlements et les décrets n’ont pas à être promulgués puisqu’ils sont l’œuvre du
pouvoir exécutif et sont donc exécutoire par nature. C’est la date de promulgation
de la loi qui détermine la date de la loi

– la publication de la loi :

La loi doit être publiée au journal officiel et c’est cette publication qui en
informe le public puisque personne n’est sensé ignoré la loi. Les lois doivent être
publiées mais également les décrets. Les traités ratifiés doivent être publiés. La loi
entre en vigueur sur tout le territoire français le lendemain de sa publication.
Cependant le législateur peut prévoir les conditions d’entrée en vigueur de la loi
dans des dispositions transitoires qui vont reculer la date d’entrée en vigueur de la
loi ou vont prévoir une période de transition avec le régime antérieur

2) L’abrogation de la loi

Lorsque l’on a à faire à une loi temporaire, la loi cesse donc d’être en
vigueur à l’arrivée du terme.

Les lois qui n’ont pas prévu de terme ne cessent de s’appliquer que
lorsqu’elles sont abrogées. Elle est abrogée par une autorité compétente donc par
une autre loi. C’est le principe du parallélisme des formes. L’abrogation est
expresse ou tacite. Lorsqu’elle est tacite elle résulte d’une contradiction ou d’une
incompatibilité avec un nouveau texte hiérarchiquement équivalent ou supérieur on
applique donc le nouveau texte.

B/ Les conflits de loi dans le temps.

Lorsqu’une loi nouvelle entre en vigueur la question qui se pose est de


savoir à quelle situation concrète elle va s’appliquer, c’est-à-dire comment va
s’opérer le passage de la loi ancienne à la loi nouvelle.

La loi a pu prévoir la transition du régime antérieur au nouveau régime,


l’objet des dispositions transitoires étant de déterminer dans quelles conditions va
s’opérer le passage du régime juridique antérieur au nouveau et donc de préciser le
champ d’application de la loi nouvelle par rapport à la loi ancienne. La loi du 3
décembre 2001 apparaît une loi relative au droit du conjoint survivant et des
enfants adultérins qui à moderniser diverses dispositions sur le droit successoral.
Cette loi dit dans son article 25 que la présente loi entrera en vigueur le 1er jour du
7ème mois suivant sa publication au journal officiel. Normalement le droit entre en
vigueur le lendemain. L’article 25, ajoute la présente loi, sera applicable aux
successions ouvertes à compter de la date prévue au I, c’est-à-dire que la loi
s’applique aux successions ouvertes à compter du 1er Juillet 2002 selon l’exemple
que je n’ai pas noté.

Lorsqu’il n’y a pas de disposition transitoire on fait appel à des règles qui
définissent en général comment doivent être résolus les conflits de loi dans le
temps. Voici 2 règles :
– Article 2 : la loi ne dispose que pour l’avenir elle n’à point d’effet
rétroactif. Une loi nouvelle ne peut régir des faits qui se trouvent avant son entré en
vigueur

– Principe de l’application immédiate de la loi nouvelle

1) Le principe de non rétroactivité de la loi nouvelle.

Pour les situations juridiques qui se sont entièrement réalisées avant l’entrée en
vigueur de la loi nouvelle elles ne sont pas remise en cause. J’ai acheté une maison
en 2000, la validité du contrat de vente dépendait du respect de règles juridiques
précises, en 2005 les règles à respecter pour un contrat de vente sont plus
nombreuses. Mon contrat de vente est-il toujours valable ? La situation juridique
c’est entièrement réalisée : la vente s’est réalisée sous l’empire de la loi de 2000 :
elle reste valable. On ne peut pas appliquer la loi de 2005 à la situation de 2000 car
se serait appliquer rétroactivement la loi de 2005, c’est-à-dire que la loi nouvelle
ne remet pas en cause les situations juridique entièrement réalisées avant son
entrée en vigueur.

Pour les situations juridiques en cours, c’est-à-dire celles qui sont nées sous
l’empire de la loi ancienne mais qui continue à produire des effets après l’entrée en
vigueur de la loi nouvelle, le principe de la non rétroactivité de la loi nouvelle
interdit de revenir sur les conditions de constitution ou d’extinction d’une situation
juridique antérieure à son entrée en vigueur. Exemple : Un bail commercial a été
conclu en l’an 2000 pour 9 ans suivant les règles en vigueur de 2000. Ces règles
changent en 2003. La loi de 2003 ne peut remettre en cause les conditions de
constitutions du bail. Ce qui était valable en l’an 2000 reste valable en 2003. La loi
nouvelle ne s’applique pas aux effets déjà passés d’une situation juridique née
avant son entrée en vigueur. Exemple : Une loi de 2000 interdit toute allocation
pour les personnes ayant des animaux domestiques, une loi de 2005 permet
d’accorder pour 30 euros une allocation par an à toute famille ayant un animal
domestique. Les Dupond ont un animal domestique depuis 2000 ils pourront donc
toucher cette allocation à partir de 2005 mais pas avant. La loi nouvelle ne vient
pas s’appliquer aux effets passés d’une situation juridique.

2) Le fondement du principe de non rétroactivité de la loi nouvelle


Il parait logique pour tout le monde que la loi ne puisse remette en cause des
situations antérieures à son entrée en vigueur. En effet on ne peut exiger des sujets
de droit qu’ils respectent une loi qui n’existe pas encore.

– argument de sécurité juridique : admettre que les lois sont rétroactives c’est
admettre qu’il existe une insécurité juridique.

– Si la loi postérieure est rétroactive, c’est admettre qu’un sujet peut se voir
reprocher d’avoir respecté une loi antérieure contraire à la loi nouvelle. Quel est
l’intérêt de faire des lois qu’il faut respecté si des lois nouvelles contraires
aboutissent à remettre en cause la situation régie par des lois anciennes. Admettre
des rétroactivités c’est considérer que la loi n’est plus crédible.

3) Les valeurs du principe du non rétroactivité de la loi nouvelle.

Article 2 : la loi ne dispose que pour l’avenir elle n’a pas d’effet rétroactif = valeur
législatif qui s’impose donc au pouvoir exécutif et aussi au pouvoir judiciaire. En
revanche cette règle ne lie pas le législateur qui peut déclarer rétroactive une loi
nouvelle sauf si celle-ci est une loi pénale plus sévère. Ce principe a une valeur
constitutionnelle. Une loi pénale plus sévère est une loi qui crée une nouvelle
infraction ou alourdie une peine. La loi Perben II est une loi plus sévère puisqu’elle
considère que la conduite en état d’ivresse n’est plus une contravention mais un
délit qui va donc devant un tribunal correctionnel. Ce non rétroactivité des lois
nouvelles plus sévères est consacré.

4) Les exceptions au principe du non rétroactivité de la loi

Il y en a trois :

– la loi interprétative : a pour fonction de préciser le sens d’une loi qui existe
déjà. Elle fait donc corps avec la loi qu’elle précise. C’est en ceci qu’on dit qu’elle
est rétroactive.

– la loi directement rétroactive : le législateur précise sans ambiguïté que la


loi est directement rétroactive. Elle ne peut jamais concerner une loi pénale plus
sévère. Exemple : loi du 5 juillet 1985 relative à l’indemnisation des victimes
d’accidents de la circulation ou loi Baden ter. Elle est directement rétro puisqu’elle
a été déclarée applicable aux accidents ayant donné lieu à une action en justice
introduite avant la publication de cette loi

– la loi pénale plus douce : elle s’applique aux infractions pénales avant son
entrée en vigueur dès lors que les infractions n’ont pas été jugées définitivement :
rétro in mitus. Elle s’est vue reconnaître valeur constitutionnelle.

B/ Principe de l’application immédiate de la loi nouvelle.

Ce principe signifie que la loi nouvelle s’applique immédiatement à la constitution


des situations juridique postérieurement à la ??? . Une loi de 2005 pose de
nouvelles règles pour la constitution du bail. Cette loi s’applique à tous les baux
commerciaux. Elle entre en vigueur le 10 mars 2005 et s’applique donc à partir de
cette date.

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets futurs d’une situation


juridique extra contractuelle née antérieurement à son entrée en vigueur.
Exemple : location pour les animaux domestiques. 01/01/05 : attribution d’une
allocation aux propriétaires d’animaux. A partir de cette date la M. Dupont pourra
recevoir son allocation.

La loi ancienne survie pour les situations juridiques contractuelles sauf si la


loi est d’ordre public. Quand il y a eu un contrat c’est la loi en vigueur au moment
de la signature du contrat qui régit la totalité du contrat. Si la loi nouvelle est
d’ordre public elle s’applique immédiatement aux situations contractuelles
concluent sous la loi ancienne. Les lois qui régissent le droit du travail sont des lois
d’ordre public. Un contrat de travail a été conclu en l’an 2000 et prévoit 5
semaines de congés payés. En janvier 2005 une nouvelle loi entre en vigueur et
prévoit 7 semaines de congés payés. Donc c’est cette nouvelle loi qui s’applique
car c’est une loi d’ordre public.

Vous aimerez peut-être aussi