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Compléments d’information

GDF : quand le secteur gazier se divise, les acteurs s’organisent, par


Magalie MARAIS et Emmanuelle REYNAUD

1. Compléments d’information sur l’entreprise GDF


2. Compléments d’information sur le secteur gazier

1. Compléments d’informations sur l’entreprise GDF


TABLEAU 1 : Parties prenantes de l’entreprises GDF (source : Rapport de développement
durable GDF 2004)

 En complément de « Cas en management stratégique : autour du diagnostic


1 », dirigé par Joffre O., Plé L., Simon E., Editions EMS 2007
TABLEAU 2 : historique de l’engagement de GDF dans le développement durable (source
Rapport de développement durable GDF 2004)

Modalités de dialogue de GDF avec ses différentes parties prenantes (Source : Rapport annuel
2005 et Rapport de développement durable 2005)

Identification des parties prenantes et actions menées en leur direction :


* Toutes les parties prenantes sont identifiées ainsi que leurs attentes et des modes de relations
sont mis en place avec chacune d’entre elles. => Cartographie exhaustive et poussée
* Réalisation d’audits périodiques de suivi des relations avec les différentes parties prenantes

Concertation et dialogues avec les parties prenantes :


* Les parties prenantes sont associées à la démarche d’élaboration du plan industriel et social
du groupe : Concertation de 23000 salariés, 1500 managers, de1 200 représentants du milieu
socio-économique et élus locaux. => De très nombreux avis et suggestions émis par ces
parties prenantes ont été intégrées dans le plan.
* Concertation de nombreuses parties prenantes chaque année pour l’élaboration du plan
annuel de développement durable

Instrumentalisation de la relation avec les parties prenantes :


* Comités 21 locaux pour dialoguer avec toutes les parties prenantes du territoire : ONG,
collectivités locales, riverains, entreprises locales…
* Comité 21 central représentant un panel de différentes parties prenantes
* Participation aux commissions locales d’information et de concertation
* Nombreux outils de dialogue avec les différentes parties prenantes : Intranet, Internet,
brochure, forums…

 En complément de « Cas en management stratégique : autour du diagnostic


2 », dirigé par Joffre O., Plé L., Simon E., Editions EMS 2007
2. Compléments d’informations sur le secteur gazier

2.1. Le nouveau mode de fonctionnement du marché du gaz après l’ouverture du marché à la


concurrence en 2004 puis en 2007

N o u v e lle s r e la t io n s e n m a r c h é o u v e r t : u n e r e la t io n
tr ip a r tite
C l ie n t

C o n tr a t d e fo u r n itu re C o n t r a t d e li v r a i s o n
Q à liv r e r , c o n d i t io n s d e p r ix
( r é s e a u d e d is t r i b u t i o n )
F a c tu r e in c lu t P C S , p r e s s i o n , p o s t e d e liv r a is o n . .
M o lé c u le ,
T ra n s p o rt C o n fid e n tia lité G a z d e F ra n c e
S e r v ic e s d e ré se a u x
(o ffre re n d u « liv r a is o n »
s ite )
C o n t r a t d ’ a c h e m in e m e n t G e s tio n n a ir e d e r é s e a u x
F o u r n is s e u r d e g a z
e x e m p le : « a c h e m in e m e n t »
D ir e c t io n C o m m e r c ia le d e (G a z d e F r a n c e T ra n s p o r t
G az d e F ran ce
o u E D F G D F S e r v ic e s , C F M , G S O )

2.2. « Gazprom » comme illustration des enjeux politiques sous-jacents au marché gazier

Il s'agit donc de défendre nos intérêts nationaux, c'est légitime », ajoute cet universitaire
atypique, éminence grise du président russe, qui reçoit en uniforme de général dans son
luxueux bureau où s'affichent, sur une carte panoramique, tous les gisements du pays.
Légitime ? Les Européens, eux, se souviennent de la crise de janvier : Gazprom n'avait pas
hésité à couper le gaz à destination de l'Ukraine. « Kiev refusait de payer le gaz russe au prix
du marché », justifie Vladimir Litvinenko. En réalité, cette pression très politique visait
surtout à déstabiliser le président Viktor Iouchtchenko, leader de la révolution orange. Tout se
passe donc comme si l'intérêt national se confondait inextricablement avec celui du géant
gazier... qui contribue à hauteur de 8 % au PIB russe. L'ex-ministère du Gaz de la période
soviétique reste verrouillé par le Kremlin, qui détient 50,1 % de son capital. Vladimir Poutine
a placé aux commandes une poignée de fidèles, originaires comme lui de Saint-Pétersbourg,
et la rumeur moscovite dit que le Président y trouvera son point de chute après sa retraite
politique officielle. Pas étonnant dans ces conditions que la Douma (Parlement) ait octroyé en
juillet à Gazprom le monopole des exportations de gaz, au grand dam de l'Union européenne
qui réclamait une libéralisation. Pas étonnant non plus que le poids lourd de l'énergie russe
avance ses pions dans les médias. Le milliardaire Alicher Ousmanov a récemment racheté le
quotidien Kommersant pour le compte de la branche médias du monopole gazier. « Je pense
que l'opération s'est faite en concertation avec le Kremlin, qui y a vu son avantage »,
commente Alexeï Makarkine, directeur du département d'analyse du Centre des technologies
politiques à Moscou. Juste avant, Gazprom s'est offert le quotidien à gros tirage
Komsomolskaya Pravda . Avec, en plus, la chaîne NTV acquise en 2001 (qui a depuis
supprimé son émission satirique Kulky , l'équivalent russe des Guignols ), la majorité du
capital de la radio Echo de Moscou et, depuis juin 2005, le quotidien de référence Izvestia ,
Gazprom s'est construit tranquillement un empire digne de Berlusconi. Avec la bénédiction du
Kremlin, bien sûr. Par Eve Charrin

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3 », dirigé par Joffre O., Plé L., Simon E., Editions EMS 2007
2.3. Gazprom, principal argument géopolitique, Magazine Challenges, 26.10.2006
Bientôt incontournable en Europe, le géant gazier devient le bras armé de la politique de
Poutine .C'est un gros tuyau de 1,40 mètre de diamètre qui émerge d'une gigantesque tranchée
boueuse. Sur le chantier de Pikalevo, à trois heures de route au nord-ouest de Saint-
Pétersbourg, la forêt semble avoir été ratissée par un géant pour laisser place au gazoduc
d'Europe du Nord, qui passera sous la Baltique et émergera à Greifswald, en Allemagne. De
quoi alimenter en gaz toute l'Europe occidentale à partir de 2010. Le géant, c'est Gazprom, le
monopole russe du gaz et l'actionnaire majoritaire de ce projet pharaonique baptisé Nord
Stream - et surnommé le « pipeline Schröder », parce que l'ex-chancelier en assure la
présidence. Forte des premières réserves de gaz naturel de la planète (16 % du total), de ses
150 000 kilomètres de gazoducs et de ses « capacités financières pratiquement illimitées »,
selon son directeur général Alexeï Miller, la compagnie nationale russe ne cache pas ses
ambitions d'expansion vers l'ouest, là où l'or bleu est rare... et de plus en plus cher. Gazprom
fournit déjà à l'Union européenne le quart de sa consommation de gaz pour 230 euros le
millier de mètres cubes, dix fois plus que le tarif russe. Avec l'entrée en service du Nord
Stream, c'est plus du tiers du gaz consommé sur le Vieux Continent qui viendrait des tuyaux
russes. « La construction du gazoduc d'Europe du Nord renforce les positions de Gazprom
comme premier exportateur mondial de gaz et défenseur de la sécurité énergétique de
l'Europe », affirme Alexeï Miller. En clair, Gazprom vise l'Europe, et déploie une stratégie
d'acquisitions tous azimuts de ses réseaux de distribution. Le conglomérat moscovite avale le
britannique Penine Natural Gas, lorgne son concurrent Centrica, noue un accord de partenariat
avec le pétrolier italien ENI. Et, à l'avenir, il grignoterait volontiers une part du réseau GDF
dans l'Hexagone.
Ce gros appétit n'est guère rassurant, car Gazprom n'est pas une firme tout à fait comme les
autres. Coté à Londres, le champion de l'énergie russe ne se contente pas de caracoler au
quatrième rang mondial en termes de poids boursier. « Gazprom est un instrument
géopolitique », admet Vladimir Litvinenko, recteur de l'Université minière de Saint-
Pétersbourg, où Vladimir Poutine a soutenu sa thèse sur « la sécurité énergétique ». « Le
marché énergétique est déterminant pour la stabilité de la Russie. (Pour la suite confère page
suivante).

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4 », dirigé par Joffre O., Plé L., Simon E., Editions EMS 2007