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SG/DRH

Sous-direction du recrutement et de la mobilité


Bureau des recrutements par concours

SEPTEMBRE 2015

RAPPORT DU JURY
Concours interne à caractère professionnel d’ingénieur
des ponts, des eaux et des forêts

Session 2015
Historique des versions du document
Version Date Commentaire
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1

Affaire suivie par


Frédérique BEAUSSART - SG/DRH/RM1

Tél. : 01 40 81 29 66/ Fax : 01 40 81 70 70

Courriel : frederique.beaussart@developpement-durable.gouv.fr

Rédacteur
Emmanuel de GUILLEBON – MAAF -

Relecteur

Jean-Michel MALBERT – MEDDE – SG/DRH/RM1


Rapport Général du président du Jury
M. Emmanuel de GUILLEBON
Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts

CONCOURS INTERNE A CARACTERE PROFESSIONNEL D’INGÉNIEURS


DES PONTS, DES EAUX ET DES FORETS
SESSION 2015

I) CADRE GENERAL

Le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts a été créé par décret n°2009-1106 du
10 septembre 2009.
Le concours interne à caractère professionnel d'accès au corps des ingénieurs des ponts, des
eaux et des forêts est un concours ouvert aux ingénieurs de l'agriculture et de l'environnement,
aux ingénieurs de recherche du ministère chargé de l'agriculture, aux ingénieurs de recherche
des établissements publics placés sous tutelle des ministres chargés de l'agriculture ou du
développement durable, aux ingénieurs des travaux publics de l'État, aux ingénieurs des études
et de l'exploitation de l'aviation civile, aux ingénieurs des travaux de la météorologie, aux
ingénieurs des travaux géographiques et cartographiques de l'État.

La session 2015 du concours interne à caractère professionnel d'ingénieurs des ponts, des
eaux et des forêts, s'est déroulée selon les conditions et les modalités définies par :

 le décret n° 2009-1106 du 10 septembre 2009, modifié, portant statut particulier du corps


des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts,
 l'arrêté du 3 décembre 2009 fixant les modalités d'organisation, la nature et le programme des
épreuves des concours d'ingénieurs-élèves des ponts, des eaux et des forêts, du concours
externe sur titres et travaux et du concours interne à caractère professionnel pour le
recrutement dans le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts.

L'épreuve écrite de note de problématique s'est déroulée le 17 mars 2015. Les épreuves orales
d'admission ont eu lieu du 1er au 4 juin 2015.
153 candidats se sont présentés à l'épreuve écrite.
31 ont été retenus pour l'admissibilité et 13 candidats ont été reçus.
Nb : il a été choisi de retenir un candidat en liste complémentaire, pour pallier l’éventuelle
démission d’un candidat reçu.

Statistiques candidats :

Hommes Femmes Total


Inscrits 129 56 185
Présents 106 47 153
Admissibles 19 12 31

Admis sur LP 6 7 13
Admis sur LC 1

3/12
IPEF INTERNE – statistiques 2015
nombre
nombre inscrits nombre présents admissibles admis
postes
Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL
129 56 185 106 47 153 19 12 31 6 7 13 13

ORIGINE CANDIDATS PRESENTS ORIGINE CANDIDATS ADMISSIBLES ORIGINE CANDIDATS ADMIS


ITPE 102 67% ITPE 20 65% ITPE 7 54%
IAE 40 26% IAE 8 26% IAE 3 23%
ITM 3 2% ITM 1 3% ITGCE 2 15%
ITGCE 8 5% ITGCE 2 6% ITM 1 8%
31 13
153
LC 1 ITPE

IPEF INTERNE – statistiques 2014


nombre
nombre inscrits nombre présents admissibles admis
postes
Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL
153 56 209 126 47 173 26 7 33 11 2 13 13

ORIGINE CANDIDATS PRESENTS ORIGINE CANDIDATS ADMISSIBLES ORIGINE CANDIDATS ADMIS


ITPE 125 72% ITPE 26 79% ITPE 9 69%
IAE 35 20% IAE 5 15% IAE 3 23%
ITM 4 2% ING RECH 1 3% ITGCE 1 8%
ITGCE 7 4% ITGCE 1 3% 13
ING RECH 2 1% 33 ITPE LC 1
173
IPEF INTERNE – statistiques 2013

nombre
nombre inscrits nombre présents admissibles admis
postes
Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL Hommes Femmes TOTAL

154 42 196 126 39 165 20 10 30 8 5 13 13

ORIGINE CANDIDATS PRESENTS ORIGINE CANDIDATS ADMISSIBLES ORIGINE CANDIDATS ADMIS


ITPE 105 64% ITPE 22 73% ITPE 10 77%
IAE 43 26% IAE 6 20% IAE 2 15%
ITM 5 3% ITM 1 3% IEEAC 1 8%
IEEAC 2 1% IEEAC 1 3% 13

ITGCE 9 5% 30 ITPE LC 1
ING RECH MAAF 1 1%

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II) L'EPREUVE ECRITE

Objectifs de l’épreuve écrite : «Note de problématique»

Selon les termes de l’arrêté du 3 décembre 2009 relatif à ce concours interne à caractère
professionnel, la rédaction d’une note de problématique doit permettre au candidat d’affirmer sa
culture professionnelle dans ses diverses composantes (scientifique, technique, administrative,
juridique, économique et financière).

La durée de l’épreuve est de 6 heures, avec un coefficient de 4.

Commentaires généraux sur l’épreuve écrite :

En premier lieu, il était attendu du candidat qu’il puisse appréhender un dossier constitué
d’informations de nature, de statut et d’origine diverses et à en sélectionner les éléments
pertinents vis-à-vis de la question posée.

D’autre part, il devait, en structurant sa pensée, rédiger une synthèse clarifiant la situation et
identifiant les solutions potentielles, en sachant s’adapter au destinataire «non technicien» de la
note (en l’occurrence le préfet de région) et en prenant en compte le peu de temps qu’a ce
dernier pour assimiler le contenu d’une note préparatoire à un entretien.

Dans cet exercice, la facilité de rédaction, dans un style simple et aisé et dans un format contraint,
doit bien laisser place au fond et distinguer éléments factuels et appréciations ou perspectives.

Commentaires sur le traitement du sujet «Gardanne» :

Le dossier soumis à la prise de connaissance par les candidats était conséquent, en raison de la
complexité du sujet ; il contenait des données parfois non concordantes et nécessitait du recul
pour prendre en considération les sources dont émanaient les données. Il correspondait à une
procédure dont le cheminement administratif nécessitait en lui-même d’être compris, ainsi que les
épisodes de réorientations politique, puis technique qu’avait connus le projet.

Il s’agissait de rédiger une note à l’attention du préfet, note préparant une audience demandée
par des élus, lesquels lui présentaient une motion explicitement signalée dans l’énoncé qui offrait
ainsi au candidat un plan possible ; les annexes demandées appelaient son attention sur les
principaux points de débat en orientant vers les solutions susceptibles d’être proposées.

Le jury attendait des candidats

a) qu’ils décrivent les principales caractéristiques du projet en cause (centrale électrique


de Gardanne):

- conversion d’une centrale existante : intérêt pour le climat à passer du charbon à la


biomasse, et enjeu d’économiser ainsi les autres énergies fossiles, en particulier le
pétrole ;
- valeurs chiffrées de production et d’alimentation, description des principes du plan
d’approvisionnement, mention de la valorisation matière, le plan d’approvisionnement
comprenant également des déchets de bois et pas uniquement des produits directs de la
forêt ;

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- impact sur l’emploi (local et régional)
- distinction entre l’impact environnemental de l’implantation (plutôt correctement traité
dans le projet) et l’impact environnemental du plan d’approvisionnement (mal maîtrisé
dans le projet), avec une mention des conséquences de la question de
l’approvisionnement et donc de l’exploitation forestière sur les continuités écologiques et
la fragmentation des habitats que pouvait suggérer l’examen des extraits du Schéma
Régional de Cohérence Écologique.

b) qu’ils explicitent simplement et clairement le contexte technique et économique du


projet :

- contexte énergétique PACA : mention de la dérogation aux principes de la Commission


de Régulation de l’Électricité quant à la cogénération du fait du déficit
d’approvisionnement électrique en PACA, faiblesse du rendement énergétique de la
centrale, tarifs garantis ;
- contexte de l’exploitation forestière : mention nécessaire du déficit actuel d’exploitation
de la forêt et des nécessités de la lutte contre l’incendie, des conséquences sur la
durabilité de l’exploitation forestière,
- contexte de l’économie de la filière bois et des concurrences des usages de la ressource
bois : référence à cet égard du document du CESER qui mentionne les concurrences
d’usage avec les centrales de chauffage au bois des collectivités (circuits courts) et la
papeterie de Tarascon, ainsi que la concurrence avec l’autre projet de Centrale INNOVA à
Brignoles, enfin avec l’utilisation potentielle dans d’éventuelles bioraffineries futures ;
conséquences économiques sur le prix du bois pour les utilisateurs actuels ;

c) qu’ils exposent les principaux éléments qui font contentieux et débats, en faisant
apparaître la complexité du dossier, et les différents enjeux parfois contradictoires :

- équilibre entre enjeux emploi et environnement ;


- tensions en matière d’usages ;
- relation de la chronologie des positions variables de l’Etat (dérogation accordée au
projet, modifications successives des équilibres du plan d’approvisionnement demandées
par l’Etat : réduction des importations puis retour à la part initiale) ;
- point actuel qui doit mentionner l’autorisation ICPE et l’absence d’aspect réglementaire
sur le plan d’approvisionnement dont la prise en compte ne pouvait entrer que dans l’avis
de la CRE. Le préfet doit être informé de ces aspects administratifs et réglementaires et
du fait que la question qui se pose n’est plus d’ordre réglementaire, mais concerne
l’équilibre d’une filière économique et des milieux naturels.

Commentaires sur les copies :

Dans l’ensemble, le format prescrit a été respecté, le style et l’orthographe étaient satisfaisants en
dehors de quelques copies dont l’indigence du fond s’accompagnait d’une forme déplorable.
La qualité des copies couvrait une gamme très étendue allant d’une qualité impressionnante en
termes de faculté d’assimilation et de compréhension, puis de structuration de l’information
restituée, à une difficulté manifeste à appréhender les éléments livrés dans leur ensemble et à

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maîtriser leur synthèse. Cela semble refléter une grande hétérogénéité des candidats à l’épreuve
2015.

La difficulté à rester dans le sujet a cependant été très générale : une note destinée à préparer
une rencontre avec des élus qui apportent une motion n’est pas une note générale tous azimuts -
ou encombrée de lieux communs- et doit présenter un caractère très concret. L’utilité de la note
pour le préfet afin qu’il puisse préparer son entretien dans les meilleurs conditions caractérise les
meilleures copies. A ce titre, le jury a apprécié les références rapides au contexte national et
européen (Loi de Transition Energétique notamment) mais a critiqué les trop nombreuses copies
qui détaillaient longuement ce contexte au détriment de l’analyse du projet lui-même. En matière
de style, des phrases courtes sont préférables aux périphrases lourdes !

Une autre difficulté rencontrée a été de pouvoir apprécier la complexité des débats, dans toutes
ses composantes.

La présentation des éléments est souvent restée factuelle sans que ces éléments soient
commentés ou discutés pour les mettre en perspective, avec parfois des confusions ou des
contresens, ou sans prendre le recul nécessaire sur l’information.

Des candidats ont compris le fond, mais en font une présentation dans le désordre au sein des
parties du plan qu’ils ont adopté. A cet égard, le jury rappelle qu’un plan clair et explicite aide à la
compréhension du texte par son lecteur et montre ainsi clairement le cheminement du
raisonnement de son auteur. Il est d’autant plus clair qu’il s’accompagne de titres signifiants.

Le jury s’est étonné que très peu de copies fassent état des tensions qui se révèlent entre les
acteurs de ce dossier particulièrement «chaud», et alertent le Préfet sur ce climat spécifique.

De même il est étonnant de constater qu'un nombre limité de copies mette explicitement en
évidence que la ligne principale de fracture entre les soutiens et les opposants au projet est la
distance à son site d'implantation : la bonne maîtrise des problèmes environnementaux du site
d'implantation et les impacts positifs en termes d'emploi amènent un soutien local fort au projet,
alors que les difficultés économiques et environnementales liées à son plan d'approvisionnement
au niveau régional et au-delà soulèvent des inquiétudes et des oppositions à distance de ce site.
A fortiori, encore moins de copies indiquent que les signataires de la motion sont élus de
territoires éloignés de Gardanne.

La note annexe concernant l’amélioration du bilan carbone trouvait l’essentiel de ses réponses
dans un des documents joints. L’intérêt d’une valorisation de la chaleur permettait d’améliorer le
bilan carbone, bien qu’elle ne soit pas explicitement évoquée dans le document recensant les
émissions de gaz à effet de serre.

La note annexe relative à l’organisation du dialogue entre les parties prenantes a fourni parfois
des suggestions originales, mais le plus souvent les candidats ont oublié des acteurs.

Enfin, le jury a constaté cette année encore combien la gestion du temps de l’épreuve était
difficile : l’écriture et la forme des derniers paragraphes des copies en pâtit.

Les notes se sont échelonnées entre 3 et 19,25. La barre d’admissibilité a été fixée à 14,75.

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III) L' EPREUVE ORALE

Objectifs de l’épreuve orale

L’épreuve orale consiste en un entretien avec le jury visant à apprécier la personnalité du


candidat, ses aptitudes ainsi que sa motivation professionnelle pour les emplois et métiers du
corps des IPEF, et à reconnaître les acquis de son expérience professionnelle. Notamment,
cet entretien permet au jury d’évaluer le projet professionnel du candidat, ses facultés à
s’inscrire dans des contextes professionnels diversifiés, ses capacités de dialogue, d’écoute et
d’adaptation, sans omettre sa culture générale.

Déroulé de l’épreuve orale

Les entretiens ont été d’une durée de 50 minutes, découpée en 5 phases de 10 minutes
chacune. Le candidat était d’abord invité à se présenter et à exposer son expérience
professionnelle. (Le jury est très attentif au respect de la consigne de temps de cette
présentation).
Puis il était interrogé sur les deux actions présentées dans le cadre de son dossier RAEP,
dossier qui, s’il n’est pas évalué en tant que tel, constitue pour le jury une base importante
pour construire le questionnement et appréhender les qualités professionnelles du candidat.
La phase suivante permettait d’approfondir son parcours passé.
Ensuite, le jury explorait avec le candidat les fonctions souhaitées et la dynamique
professionnelle envisagée par le futur IPEF.
Enfin la cinquième phase ouvrait sur divers éléments permettant de mieux percevoir la
personnalité de l’impétrant, mais aussi ses capacités d’adaptation et d’ouverture.

31 candidats ont été ainsi auditionnés, pour 13 admissions possibles.

Le jury doit d’abord souligner la très grande qualité de ce « cru 2015 » ; la plupart des
candidats admissibles présentaient des bases professionnelles très solides, et de bons
dossiers RAEP, bien préparés.
Il faut également souligner l’enjeu important de cet oral, compte tenu du coefficient qui lui est
donné dans la construction de la note finale, étant entendu que la note de l’écrit n’est pas
connue du jury, pas plus d’ailleurs que la note de l’épreuve de langue.

Au demeurant, le jury souhaite exprimer quelques remarques qui pourront aider les futurs
candidats. Ces remarques sont fondées sur ce qui a été vécu durant ces 4 journées
d’entretiens et d’écoute des candidats.

Conseils aux candidats (et à ceux qui les préparent)

… sur l’attitude à prendre

Il s’agit bien d’un concours ; le candidat dispose de cinquante minutes pour se mettre en
valeur, et doit pleinement les mettre à son profit. Il ne doit pas considérer le jury comme un
ennemi dont il faudrait se défendre ou se protéger (il faut donc éviter les attitudes fermées, les
non dit d’ailleurs vite décelables), ni un juge (il est inutile de se projeter sur « la bonne
réponse » qu’attendrait le jury), mais plutôt un jaugeur, puisque le jury classe les candidats les
uns par rapport aux autres.

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Dit autrement, le jury est dans une posture bienveillante, intéressée, à l’écoute, sans
recherche d’un profil en particulier ; il attend de comprendre, d’être convaincu, le cas échéant
enthousiasmé ; il cherche à se bâtir une conviction sur la bonne dimension de futur IPEF du
candidat qu’il a en face de lui. Le candidat est donc invité à se présenter tel qu’il est, et à
éveiller l’intérêt du jury sur sa personnalité véritable, y compris avec ses faiblesses (chacun en
a et mieux vaut montrer qu’on les connaît que de les dissimuler) sans chercher à présenter
une image virtuelle de lui qu’il voudrait projeter ; les stratégies d’évitement ne sont pas
payantes, la sincérité l’est. L’originalité de bon aloi n’est pas un défaut.

… sur la préparation

Beaucoup de candidats ont reçu une aide pour la préparation, ce qui est indispensable car
passer seul face à un jury de huit personnes très diverses dans leur approche et leur parcours
est difficile. Mais certaines préparations semblent avoir fortement « formaté » les candidats, ce
qui les conduit à des présentations stéréotypées, voire mécaniques, avec un vocabulaire
convenu et parfois « technocratique », dont la spontanéité est absente quand elle n’est pas
refrénée par le candidat qui veut rester sous contrôle. Cela uniformise l’entretien, alors qu’il
s’agit au contraire de se démarquer. Prendre la couleur du papier peint pour éviter d’être
entraîné (par le jury) là où on craint d’aller n’est pas une stratégie pertinente.

… sur ce qu’attend le jury

En effet, cet entretien doit permettre au jury de jauger ce que le candidat a dans le ventre (ses
connaissances techniques, son savoir faire d’ingénieur, son expérience), dans la tête (son
aptitude à prendre de la hauteur et à la prise de recul, sa capacité à comprendre et à gérer
des situations complexes, en utilisant les acquis de son expérience, à réfléchir vite pour agir
bien), mais aussi dans le cœur (en terme de relations humaines, de capacité à faire équipe et
à animer et conduire une équipe, de capacité d’ouverture, de curiosité), autant d’éléments qui
forgent la personnalité. Sans oublier la colonne vertébrale qui permet de faire face et de tenir
debout dans les moments difficiles, et qui montre au jury que le candidat a des convictions, et
qu’il sait les défendre au nom du « bien commun ».

… sur les motivations

Le jury a noté combien il était difficile, pour les candidats, de présenter leur motivation à
devenir IPEF. En effet, il ne s’agit pas d’un changement de grade dans une carrière
d’ingénieur, mais bien d’un changement de posture. Les argumentaires présentés sont
souvent assez pauvres, et les projections de carrière proposées par les candidats plutôt
banales. Certains candidats ont éprouvé de la difficulté à sortir de leur champ technique de
départ, et à montrer qu’ils portaient un réel intérêt – au-delà de propos convenus- à d’autres
champs dans lesquels les IPEF sont susceptibles d’intervenir, et qui s’éloigneraient de leur
trajectoire technique initiale.
Il importe vraiment que le candidat expose ses aspirations, ses choix et ses préférences,
explicite ce qu’il a envie de faire autant que ce qu’il a envie de devenir (à terme) en entrant
dans le corps des IPEF, en marquant pourquoi son statut actuel l’en empêche.

L’ampleur du champ d’activité des IPEF est telle qu’il n’existe pas de « bon profil » ou de profil
type, mais au contraire une grande diversité de profils et que le corps des IPEF s’enrichit de
cette diversité.

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… sur la prestation orale

Dans la phase de présentation initiale, avoir un plan est indispensable, mais il n’est sans doute
pas nécessaire de l’annoncer de façon quasi mécanique et scolaire: un bon exposé fait
apparaître le plan de façon évidente, et il est inutile de le décrire par le menu en préambule.
Si l’on peut éviter de réciter, c’est mieux (avoir sous les yeux un petit pense bête n’est pas
interdit !). Cette phase permet aussi d’évacuer le stress, et assez souvent, le candidat est alors
plus à l’aise pour la suite de l’entretien.

Répondre aux questions posées (voire les reformuler soit pour se donner du temps en
permettant à son cerveau de trouver la réponse, soit pour vérifier qu’on a compris), être clair,
précis, concis, avoir une sobriété dans la gestuelle sans pour autant être crispé, éviter
d’ennuyer le jury par un ton de voix monotone, sans pour autant faire du théâtre, tout cela
concourt à « captiver » le jury, dès lors que les propos restent sincères et authentiques.

IV) L' EPREUVE FACULTATIVE DE LANGUE ETRANGERE

L'épreuve facultative de langue étrangère consiste en un entretien avec un examinateur


portant sur une question d'ordre général.

Il s’agit pour les candidats de s’exprimer sur un sujet dont il prend connaissance au moment de
l’épreuve. Il n’y a donc pas de temps de préparation, ce qui signifie que les candidats doivent
être capable de réagir vite.

Seuls les points obtenus à cette épreuve excédant 10 entrent en compte dans l'admission.

RAPPORT SUR L'EPREUVE D'ANGLAIS

Les notes s'étalent de 10 à 19. Les candidats sont évalués sur la qualité de leur anglais parlé
(correction grammaticale, phonologie), leur aisance à communiquer (clarté de l'élocution,
fluidité du débit), et leur capacité à argumenter en anglais et tenir une discussion.

RAPPORT SUR L'EPREUVE D'ESPAGNOL

Les notes vont de 14 à 18.

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Ministère de l'Égalité des territoires
et du Logement

Ministère de l'Écologie
du Développement durable
et de l'Énergie

Secrétariat général
Tour Pascal A - 92055 La Défense cedex
Tél. : 33(0) 1 40 81 21 22
www.developpement-durable.gouv.fr

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