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i

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

« E.S.U »

INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES APPLIQUEES ET DE


DEVELOPPEMENT DE BENI

« I.S.T.A-D/BENI »

E-mail : istadev2013@gmail.com

PROBLEMATIQUE DE LA DISTRIBUTION DE
L’ENERGIE ELECTRIQUE FOURNIE PAR LES
GROUPES ELECTROGENES EN MILIEU URBAIN
« cas de la ville de Beni »

Par :

Adamu IDI

Travail de fin de cycle, présenté et défendu en


vue de l’obtention du diplôme d’ingénieur en
techniques appliquées.

Section : Techniques appliquées.

Option : Electricité industrielle

Directeur : Ir. KAMBERE MAANDIKO.


Chef de travaux

Encadreur : Ir. Paulin LIMASI


C.P.P

ANNEE ACADEMIQUE 2015-2016


i

EPIGRAPHE

1. Au non d’Allah, le tout miséricordieux, le très


miséricordieux ;
2. Louage à Allah, seigneur de l’univers ;
3. Le tout miséricordieux, le très miséricordieux ;
4. Maître du jour de la rétribution ;
5. C’est toi [seul] que nous adorons, et c’est toi [seul]
dont nous implorons secours ;
6. Guide-nous dans le droit chemin ;
7. Le chemin de ceux que tu as comblés de faveurs, non
pas de ceux qui ont encouru ta colère, ni des égares.

« Coran : Al-Fatihah (ouverture) »


ii

DEDICACE

A mon père IDI Muhammad ;

A ma mère Zubeda RAMAZANI ;

Au chef technique de la REGIDESO/Beni, l’Ir. Maurice SEMAGANYA.


iii

REMERCIEMENT

Au nom d’Allah (Dieu) le tout miséricordieux le très miséricordieux ; c’est par ta


grâce que nous sommes ce que nous devenons aujourd’hui.

Ce travail ne pourrait pas atteindre sa finalité sans la contribution des plusieurs


personnes. Nous tenons à remercier les autorités académiques, qui nous ont prouvé combien
des fois elles étaient capable de nous soutenir jusqu’à la fin de ce premier cycle ; aux
enseignants qui ont contribué à notre formation dès l’année préparatoire jusqu’à la fin de ce
cycle.

Nous remercions particulièrement l’Ir. KAMBERE MAANDIKO Jean Baptiste et


l’Ir. Paulin LIMASI qui, malgré leurs multiples occupations ont acceptés de diriger ce travail.
Leurs conseils, corrections, remarques, ainsi que leurs responsabilités permanentes ont été
édifiants.
Nos remerciements s’adressent à tout nos camarades de l’auditoire, avec qui nous
avons penné durant notre parcours académique chacun par son nom.

Nos remerciements s’adressent aussi à tous mes frères entre autre Heri, Prince,
Abdou Nuru, Ramazani, Yassini, Masudi et toute personne de la famille KATOTO.

Nos remerciements s’adressent aussi à toutes personnes qui, de près ou de loin nous a
aidées financièrement, physiquement ou moralement.
1

0. INTRODUCTION
0.1 ETAT DE LA QUESTION

L’évolution de la science et l’apparition de nouvelles techniques dans l’exploitation


du courant électrique a conduit l’homme à adopter un nouveau comportement dans l’exercice
de ses activités.
La modernité prouve que l’électricité nous est d’une grande importance dans tous les
domaines de la vie. Il est rare aujourd’hui de voir un service, une entreprise ou bien un local
d’habitation qui ne dispose pas d’électricité à son sein.
La bonne gestion de l’énergie électrique procure un développement rapide dans un
milieu urbain, celui - ci ne peut se faire qu’avec l’application du courant électrique. Les tâches
que l’homme peut faire pendant une longue durée, grâce à l’électricité ces tâches deviennent
aisées et c’est utilisateur de ce dernier qui en tire de grands profits.
Dans notre pays, la plus part de gens n’arrivent pas à bénéficier de l’usage de
l’électricité dans leur mode de vie et par conséquent, travaillent sous la peine.
Le courant électrique actuel que fourni la SNEL est celui d’une source sous
exploitation de l’énergie hydro-électrique principalement celui qui est produit au barrage
d’INGA et autres barrages en RDC.
Dans sa recherche sur « l’impact des coupures du courant électrique sur la
production des industries alimentaires de la ville de Bukavu : cas de la boulangerie la
providence », Pierre ASSUMAANI MULONDA de l’université officielle de Bukavu, a
montré l’impact de la coupure du courant face à la production industrielle, et il est arrivé à
une conclusion selon laquelle, l’insuffisance dans la fourniture du courant électrique influe sur
la production des industries alimentaires de la ville de Bukavu du fait que le coût de
production va en s’augmentant par la hausse de facturation et l’effet des dépenses en
carburant pour l’absence du courant électrique.
Il est vrai que la sécurité dans la distribution de l’énergie électrique est une priorité
pour rendre efficace la protection des personnes et des matériels pour le bien être collectif
dans cette ville.
2

0.2. PROBLEMATIQUE

La problématique est l’ensemble des questions posées dans une science.1


Le réseau électrique est pendant ce temps confronté à la vétusté des matériels de
transport du courant électrique et la défectuosité des câbles irremplaçable, ce qui cause la
recrudescence des coupures brusques.
Ainsi donc, la population profitant de cet état des choses, a commencée à voler les câbles,
l’huile de transformateur et les utilisent malheureusement dans les consommations des
ménages.
C’est pour cela que, vu le coût de transport, les différentes difficultés citées ci – haut
et autres ; font que la SNEL n’arrive pas à faire parvenir l’énergie électrique dans tout le pays.
Ainsi chaque province, ville ou région, voir même de façon dispersée ou organisée
en communauté ; la population cherche elle seule à résoudre cette crise énergétique. Sur ce,
notre observation va se focaliser sur : « la problématique de la distribution de l’énergie
électrique fournie par les groupes électrogènes en milieu urbain « cas de la ville de
Beni/Nord-Kivu ».
La ville de Beni n’étant pas épargnée, la population en cherchant en elle seule des
solutions sur cette crise, s’est livrée à crée des unités génératrices du courant pouvant
alimenter quelques ménages dans les quartiers voir même dans toute la commune.
Nous avons remarqué que dans la ville de Beni, les différents groupes électrogènes
implantés, appartiennent à des associations, des mutualités des personnes et d’autres pour les
personnes privées. Nous avons encore constaté que plusieurs cas d’électrocution sont
enregistrés en ville de Beni ; de fois, il y a des accidents en ville causés par les poteaux qui
tombent et autres.
A la recherche d’une bonne stratégie pour palier aux différents problèmes rencontrés
dans la ville, un nombre important des questions suscitent notre attention :
- Existe – t – il des normes de base pour faire la distribution électrique ?
- Pourquoi les cas des morts par électrocution sont souvent enregistrés dans cette ville ?
- Que ce qu’on peut faire enfin d’éradiquer les problèmes liés à la distribution de
l’énergie électrique dans la ville de Beni ?

1 R. MUSAFIRI, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Inédit, G2 ISTA-D/Beni, 2015


3

0.3. HYPOTHESES DU TRAVAIL

Par hypothèse il faut entendre la formulation d’une supposition liée à un phénomène


donné dont on veut se proposer de vérifier si elle est pertinente ou non à travers la mise en
œuvre des diverses méthodes de recherche. C’est dans ce sens que, pour le cas de notre
travail, nous proposons les hypothèses suivantes par rapport à la problématique ci – haut
décrite :
- Il existerait des normes de base pour faire la distribution électrique ;
- Les cas des morts par électrocutions seraient souvent enregistrés parce que les normes
(de faire la distribution) sont bafouées ;
- Pour éradiquer les problèmes liés à la distribution électrique dans la ville, on devrait
susciter l’implication des autorités œuvrant dans le domaine de l’énergie et même faire
voir au gérant des groupes électrogènes l’importance d’appliquer les normes.
0.4. CHOIX DU SUJET

Notre choix vis–à–vis de ce problème porte sur l’observation que nous avons faite
dans l’attitude qu’affichent les opérateurs œuvrant dans le domaine de production et
distribution de l’énergie électrique en ville de Beni.
On remarque que d’habitude la distribution de l’énergie électrique se fait sans calcul ni
précision ; mais aussi la façon de faire la connexion des abonnés se fait d’une manière assez
étonnante dans cette ville et ce qui nous a beaucoup intéressé, le pourquoi des cas
d’électrocutions souvent enregistrés en ville de Beni.
Notre travail cherchera donc à savoir la cause principale de ce problème en y
proposant quelques pistes de solutions.

0.5. OBJECTIF DU TYRAVAIL


Ce travail a pour objectif de donner un aperçu général sur la distribution en ville de
Beni, ses problèmes ; mais aussi faire une comparaison directe par rapport à la normalisation
électrique. Montrer également l’impact d’une mauvaise distribution en ville de Beni, et
donner quelques remèdes.
O.6. DELIMITATION DU SUJET

La présente étude s’arrêtera sur la distribution de l’énergie électrique fournie par les
groupes électrogènes en ville de Beni au Nord – Kivu ; spécialement dans le cadre de la
sécurité et la gestion de la chute de tension en ligne et son impact sur son entourage de 2014
jusqu’à nos jours. L’étude de la production sera réservée à celui qui s’intéressera à ce sujet.
Nous n’aurons pas à approfondir les calculs des différents paramètres de ligne mais
nous pouvons donner quelques cas généraux.
4

0.7. METHODES ET TECHNIQUES

La conception méthodologique se rapporte aux méthodes de recherches ainsi qu’aux


techniques permettant d’avoir des réponses à certains objectifs au sein d’une science ou une
étude.
Ainsi ; pour la réalisation de ce travail, nous avons fait appel aux méthodes appuyées par des
techniques pour la récolte des données.
I.7.1. METHODES

La méthode est la voie intellectuelle à suivre. Elle est pour PINTO et GRAWTZ,
l’ensemble des opérations intellectuelles par les quelles une discipline cherche à atteindre les
vérités qu’elles poursuivent et qu’elles vérifient.2
Dans le cadre de notre étude, voici quelques méthodes qui vont nous aider à
expliquer et interpréter les données que nous aurons récoltées sur le terrain.
1° Méthode historique : cette méthode pose le problème de l’authenticité et de la crédibilité
des documents ou des faits.
2° Méthode comparative : elle est celle qui consiste à comparer deux ou plusieurs faits,
objets, circonstances,…pour en ressortir les dissemblances et les ressemblances ; mais aussi
dégager ce qui est à la base de ces dissemblances ou ressemblances.
I.7.2. TECHNIQUES

Les techniques dans la science sociales sont définies comme des outils de récolte des
données. C’est ainsi que pour notre travail, nous avons eu besoin des techniques suivantes
pour récolter les données :
1° Technique documentaire : cette technique consiste à gérer l’information présentée sur des
supports matériels ou électronique et à analyser les contenus de documents de toutes sortes.
2° l’observation libre : ici l’observation se fait directement mais il n’y a pas un plan
d’observation c’est à direct on ne se fixe pas préalablement ce qu’on doit observer, les aspects
observés, quand observés.
3° interview direct : Quand le chercheur pose oralement des questions et directement à la
personne au prêt de la quelle il veut se ressourcé.
4° descente sur terrain : quand le chercheur se rend sur terrain pour se rassurer de la réalité.

2
R. MUSAFIRI, op.cit
5

0.8. DIFFICULTES RENCONTREES

Pendant notre recherche, nous nous sommes confrontés aux multiples difficultés en
savoir :
- Les moyens financiers, car d’autres données demandés, imposaient un bon moyen
financier et tant d’autres ;
- Parfois d’autres maintenanciens ne donnent pas l’accès dans leur centrale pour en fin
mettre nos observations en étude.
0.9. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l’introduction et la conclusion ; notre travail est subdivisé en trois chapitres ;


dans le premier chapitre intitulé « Généralités » nous allons traiter des groupes électrogènes,
de la présentation du milieu d’étude (ville de Beni), sur l’énergie électrique et de son transport
et sa distribution en générale.
Le deuxième chapitre intitulé « distribution de l’énergie électrique en milieu
urbain » se focalisera sur la sécurité et la chute de tension.
Le troisième chapitre intitulé « distribution de l’énergie électrique fournie par le
groupe électrogène en ville de Beni » donnera un aperçu sur la distribution de l’énergie
électrique à Beni.
6

Chapitre I : GENERALITES

I.1. LES GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI


I.1.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BENI3
A. Milieu géographique
a) localisation
La ville de Beni est située à l’ouest du mont Ruwenzori et de la rivière SEMULIKI à
1100m d’altitude au croisement des routes Butembo, Mangina, Oïcha et Kasindi, poste
frontalier avec l’Ouganda. La ville de Beni ouvre l’Est de la R.D.C au monde extérieur via le
pont Mombasa au Kenya.
La ville de Beni est limitée :
 Au Nord : dans le sens Est – ouest par le confluent de la rivière NZUMA et celle de
MAVIVI, de ce point jusqu’à la rivière TUHA ;
 Au sud : du pont de confluence de la rivière LIKONDO avec la rivière TABI, jusqu’au
point kilométrique 9 sur la route Butembo, de ce point aussi jusqu’au sommet de la colline
NYALEKE en passant par la source de la rivière LUBAHEMBA ;
 A l’ouest : de la rivière TUHA jusqu’à sa confluence avec la rivière BURUTSU, de ce
point jusqu’au point kilométrique douze sur la route MANGINA ;
 A l’Est : dans le sens sud – Nord, la limite ouest du parc national de Virunga jusqu’au
point de la confluence de la rivière NZUMA avec la rivière MAVIVI.
b) Climat
La ville de Beni, connaît un climat tropical humide caractérisé par la présence de
deux grandes saisons à savoir :
 La saison pluvieuse qui va du mois de mars au mois de mai et du mois d’août au mois
de décembre ;
 La saison sèche se situe en janvier – février et en juin – juillet.
Cependant, il est actuellement difficile de préciser avec exactitude les données
climatiques suite aux modifications continuelles des saisons. Quant au relief, la ville de Beni
se situe dans une plaine, sauf la partie Sud - Est où se localise quelques montagnes et collines
constituant un prolongement du Mont Mitumba.
c) sol, végétation et Hydrographie
Le sol en général est argilo – sablonneux à l’exception de Rwangoma, Malepe et
Vingazi où les sols sont argileux.
La forêt est en voie de disparition surtout dans la partie Ouest et Nord – Est à cause
de l’exploitation abusive du bois.

3 Extrait du décret présidentiel du 28 mars 2003


7

La ville de Beni est traversée par plusieurs cours d’eau et les plus importants sont
TUHA d’où la REGIDESO tire l’eau consommée par la population, BIAUTU,
MUNYABELU, KILOKWA, MABAKANGA.
B. Milieu humain et social
a) Historique et subdivision administrative de la ville de Beni
La ville de Beni a été créée par le Gouvernement de la province du Nord-Kivu sous
la rébellion dénommée Rassemblement Congolais pour la Démocratie, en sigle RCD-KIS par
l’arrêté n°01/001/BIS/KB-CAB-JP-NK/99 du 23/09/1999.
Subdivisée en deux communes RUWENZORI et BUNGULU, la ville de Beni s’est
contentée des anciennes limites de la cité.
En 2003, la ville a eu le statut juridique par le décret présidentiel n°041/2003 du
28/03/2003 portant création des trois villes dont la ville de Beni, de Butembo et la ville de
Tshikapa.
b) Situation démographique
Signalons ici que, la ville de Beni est une entité cosmopolite, c’est – à – dire qui
héberge tout le monde dont plusieurs culture.
Voici les données statistiques de la population de Beni dans le tableau ci – dessous :
Tableau N°1

Hommes Femmes Garçons Filles Total

Nationaux 650900 7197300 8427400 9210700 311354400

Etranger 4900 1700 1600 2000 10200

Totaux 6513900 719900 8429000 9222700 3136400

Source : statique démographique 4ème Trimestre de l’année 2015.

c) Subdivision administrative
La ville de Beni est subdivisée en 4 communes à savoir celle de Ruwenzori, de Beu,
de Bungulu, et de Mulekera. En plus chaque commune est subdivisée en quartiers.
La communes Ruwenzori comprend 6 quartiers : Boikene, Nzuma, Kasabinyole,
Mabakanga, Ngadi et Païda.
La commune Beu est composée de 7 quartiers : Benengule, Biautu, Butanuka,
Lubahemba, Lyakobo, Malepe et Rwangoma.
La commune Bungulu est composée aussi de quartiers suivant : Cité-Belge,
Kanzulinzuli, Mabango, Pasisi et Résidentiel.
Enfin, la commune Mulekera comprend 10 quartiers : Bunzi, Butsili, Kalinda,
Kasanga Tuha, Matembo, Masiani, Matonge, Ngongolio, sayo et tamende.
8

d) Aspect économiques
1. L’agriculture
Les conditions climatiques dont jouit la ville de Beni font que les habitats se donnent
essentiellement à l’agriculture qui est l’activité principale et la première source de revenu.
Deux sortes de culture y sont pratiquées :
 Les cultures vivrières pour la subsistance : arachide, manioc, haricot, maïs,…
 Les cultures industrielles : le caféier, le palmier à huile, etc.
Signalons que, la culture du caféier est abandonnée progressivement à cause de la
tracheomycose, la population a tendance à pratiquer d’autre cultures notamment : le cacaoyer,
la vanille, papayer,…
2. Elevage
La population de Beni pratique l’élevage de petit bétail : chèvres, moutons, lapins,
cobaye et des volailles (poules, canards, pigeons et dindons).
Il constitue une meilleure source des protéines animales. Le gros bétail est pratiqué par
quelques uns ; mais celui – ci se fait dans le périphérique de la ville de Beni.
3. Industrie et commerce
La ville de Beni compte plusieurs usines de traitement de café, de la papaïne, de bois.
Sur le plan industriel on trouve plusieurs entreprises dont les plus importantes sont : l’ENRA,
BRASIMBA, KAL&MANGO, OKAPI GROUPE auxquels s’ajoute les établissements en
caractère commercial dont les activités comportent des magasins, des boutiques et des
kiosques. Le quartier Matongé en particulier et la ville de Beni en générale deviendront un
important centre commercial plus tard.
e) Aspect culturels
1. Religion
En ce qui concerne les confessions religieuses, la ville compte plusieurs religions
notamment : Témoin de Jéhovah, Catholique, Protestante, Musulmane, Kimbanguiste,
Adventiste et plusieurs sectes qui ne cessent de naître.
Les interventions ponctuelles des communautés religieuses sans distinction prouvent
suffisamment la volonté au développement intégral de l’homme et la femme. La participation
au rétablissement d’un Etat de droit est un défi des non dirigeants, mais aussi pour l’église
congolaise pour un bon développement durable.
2. Ethnies
La ville de Beni comporte plusieurs ethnies qui la conduisent vers un intense
métissage culturel. Cette ville est composée en grande partie par les tribus autochtones
(Nandes, Mbuba, Pakombe). A celles – ci s’ajoute une multitude d’autres tribus provenant des
différentes régions ou provinces de la RDC, telles que les Burega, Buhema, les Baluba, les
Bashi, le Balentu, les Bakusu, les Banyali, les Bakongo,…. Et une minorité d’expatriés.
9

3. Les institutions scolaires et Universitaires


La ville de Beni renferme plusieurs institutions pour les enseignements, il y a des
écoles primaires et des écoles secondaires ainsi que des instituts supérieurs et universitaires.
Nous pouvons citer L’ISTA-D, L’ISDR, L’ISTM, L’UAC, L’UOS, L’ISP, L’ISBN,
L’ISC, etc. ;
I.1.2. HISTORIQUE DES GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI

La ville de Beni étant parmi tant d’autres de la RDC, s’est vue sans énergie
électrique et pourtant celle – ci est la clé du développement dans le monde en pleine mutation.
L’idée de la création des groupes électrogènes est venue par des associations dans les
quartiers de la ville de Beni. La ville de Beni avec ses dimensions urbanistiques, croissance
démographique et diversité est restée très longtemps sous la crise énergétique ; d’où nécessité
d’urgence de l’ouverture de ce genre de service a commencée.4
Ainsi donc ; nous allons donner (parler) l’historique de quelques groupes
électrogènes en ville de Beni. Nous allons commencer par5 :
1) KASABI LUMIERE : cette association se trouve dans la commune RUWENZORI,
Q/Kasabinyole, Av. MUPASULA. Celle – ci vu le jour il y a environ 10 ans, elle est
parmi les anciennes centrales de production en ville de Beni. L’association avait
commencée avec un groupe CHANGFA, puis un groupe Lister et quand il y avait
augmentation des abonnés, l’association a jugé mieux d’acheter un autre groupe
électrogène Lister ; pour en fin subdiviser les abonnés en groupe de deux. Le dernier
groupe électrogène qui, consommait plus de carburant jusqu’à ce que l’association n’a pas
été capable de fonctionner dans ce rythme ; elle a jugée rester avec un seul groupe. Après
quelque temps le premier groupe tombait en panne chaque fois, ce qui entrainait une
diminution des abonnés qui ont commencé à utiliser des panneaux solaires. En fin
l’association a acheté un autre groupe CHANFA qui fonctionne jusqu’aujourd’hui.
Nous avons choisi ce groupe parce qu’il est parmi le plus ancien groupe en ville.

2) CAPPS ENERGIE (collège des acteurs de la paix et le projet social) : celui – ci


commençait en 2012. Vu le besoin en énergie électrique qui ne cessait d’augmenter en
ville de Beni ; une femme de bonne volonté appelée Maman VIHUMBIRA Gertrude a
achetée un groupe électrogène de 150 kVA pour en fin aider la plupart de la population.
Cette centrale est parmi le plus grand fournisseur d’énergie électrique en ville de Beni. Le
groupe électrogène se trouve en commune Ruwenzori, quartier MABAKANGA.
Nous avons choisi ce groupe parce qu’il est parmi le plus grand producteur de l’énergie en
ville de Beni.

4 Bureau de l’énergie en ville de Beni.


5 Interview direct avec le gérant des groupes électrogènes
10

3) Centrale CECA 20 : cette centrale vient de faire environ 7 ans d’existence. Le groupe
électrogène a été acheté pour l’utilisation de l’église CECA 20 ; mais, suite à une
difficulté de manque de carburant, la communauté avait été obligée d’associer les abonnés
extérieur de l’église pour que son projet aille de l’avant et finalement le projet fonctionne
jusqu’aujourd’hui. La centrale est en commune Mulekera, Q/Matongé.
Nous avons choisi ce groupe parce que, c’est un groupe de l’église mais aussi c’est parmi
le plus ancien.

4) La centrale KIKWEI : qui se trouve en commune Mulekera, Q/Kalinda. Celle – ci a vu


le jour en 2010, son objectif est d’alimenter MERLIN et ses périphériques en énergie
électrique. La centrale avait commencée avec trois abonnés et aujourd’hui elle a plus de
50 abonnés.
Nous avons ajouté ce groupe parce que la commune Mulekera est parmi le plus grand
producteur de l’énergie, alors nous avons prix deux groupes électrogènes dans cette
commune.

5) La centrale de MIPRO UBU : cette centrale se trouve en commune Beu, Q/Butanuka ;


elle avait vu le jour en 2005, elle produit de l’énergie électrique pour l’alimentation des
maisons et autres. C’est pour l’association.
Pour n’est pas oublié la commune Beu nous avons pris une seule centrale au hasard.
Les distributeurs de la commune Bungulu nous ont roulés dans le cadre de nos
recherches ; ce pour cela que nous n’avons pas parlé des centrales de cette commune.
I.1.3. UTILISATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE PRODUITE PAR LES
GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI

Comme vous pouvez le constaté, la ville de Beni n’a pas une grande centrale
électrique de dimension industrielle ; les centrales qui sont en ville de Beni aide seulement au
besoin primaire de la population en ville.
L’énergie produite par les groupes électrogènes est utilisée de plusieurs façons :
 L’éclairage public et domestique ;
 Transformation de certains produits (farine, l’huile, le bois,…) ;
 Conservation des produits dégradables ;
 Refroidissement des produits (bière, sucré,…) ;
 Alimentation des machines dans des ateliers, garages et des bureaux.
En bref l’énergie électrique est utilisée en ville de Beni de façon à palier aux insuffisances
énergétiques.
11

I.2. L’ENERGIE ELECTRIQUE : de sa production à sa consommation


I.2.1. L’ENERGIE6
On dit qu’un corps possède de l’énergie, lorsqu’il peut produire un travail. Par
exemple l’eau d’un barrage possède une énergie parce qu’elle peut faire tourner une turbine.
Puisque l’énergie est une capacité de travail, elle s’exprime naturellement en unité de
travail ; joules, kilowattheure. L’énergie électrique est la puissance consommée par unité de
temps.
𝑾=𝑷×𝒕 Formule N°1
Avec : P : puissance électrique en watts :
t : le temps en seconde ;
W : l’énergie électrique en joules.
L’énergie électrique s’exprime en joule quand le temps s’exprime en seconde et P en watts;
et en kilowattheure quand le temps s’exprime en heure et la puissance en kilo watts.
1. Les formes d’énergie
L’énergie se présente sous des aspects très variés :
- L’énergie mécanique liée au mouvement des mesures ;
- L’énergie thermique ou calorifique qui correspond à l’agitation des molécules d’un
corps ;
- L’énergie chimique portée par les liaisons entre les atomes d’une molécule ;
- L’énergie rayonnante ; par exemple la lumière, dans laquelle l’énergie se trouve sous
forme des photons se déplaçant à grande vitesse ;
- L’énergie Atomique faisant intervenir des forces spéciales qui agissent à l’intérieur
des noyaux atomiques.
- L’énergie électrique qui provient des déplacements des charges électriques.
Puisqu’il est impossible de créer l’énergie électrique ; il faudra, pour la produire,
transformer une autre forme d’énergie.
L’énergie électrique est une forme secondaire d’énergie, qui représente une force
intermédiaire d’énergie très intéressante par sa facilité de transport et distribution, par sa
souplesse lors de sa transformation, par ses possibilités de réglages et le rendement électrique
est due de plus de 99% à une conversion mécanique – électrique.7

6 F. DUFEY, Abrégé d’électricité, Ed. C.R.P, Kinshasa, 1985


7 Prof. Ir. Bernard NDAYE NKANKA, centrales électriques, Kinshasa, Edition 2011
12

I.2.2. PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

La production de l’énergie électrique permet de mettre à la disposition de l’ensemble


des consommateurs un approvisionnement adapté à leurs besoins en énergie électrique à tout
moment.
L’énergie électrique est produite par des usines que l’on appelle centrales électriques.
Elles transforment l’énergie mécanique, thermique, solaire ; éolienne, hydraulique,… qu’elles
reçoivent en énergie électrique.
L’énergie électrique est souvent produite dans les régions très éloignées du centre
d’utilisation ; mais la notre est produite tout près de l’utilisation, par le groupe électrogène
(centrale thermique) moteur Diesel associé à un alternateur qui est une industrie très
important.8
1. Principe de production9
Le procédé le plus simple pour engendrer une force électromotrice (f.é.m.) consiste à
déplacer un conducteur à vitesse constante dans un champ magnétique uniforme.
La dynamo (sauf dans le cas exceptionnel de la machine homopolaire) produit une f.é.m.
alternative que l’on redresse au moyen des collecteurs.
L’alternateur est basé sur le même principe que la dynamo mais où la f.é.m.
engendrée est utilisée directement sous forme alternative.
2. Différentes types des centrales
Quelle que soit la nature du courant (continu ou alternatif) produit par la centrale ; on
classe les centrales selon la forme de l’énergie qu’elle emploie.
D’après la nature de la source qui fournit l’énergie nécessaire à la production de
l’électricité, les usines électriques sont classées actuellement en 4 catégories.10
1° les usines hydrauliques avec les centrales hydroélectriques utilisant des chutes naturelles
d’eau.
Les centrales hydroélectriques utilisent l’énergie de l’eau stockée dans un lac de
retenue par un barrage. Cette eau du barrage est utilisée pour faire tourner une turbine qui
aussi à son tour accouplée à un alternateur pour produire de l’énergie électrique après
transformation.

8 GREVESSE, Mécanique appliqué, C.R.P, 1982


9 VUHESE VWALIKE, TFC : avant projet d’une centrale hydroélectrique sur la rivière Semuliki (cas
de chute MONDA), Inédit, ISTA/Goma, 2002
10 K. MAANDIKO, Cours de production, transport et distribution de l’énergie électrique, Inédit, ISTA-

D/Beni, 2015/2016
13

Fig. 1. Centrale hydroélectrique

2° les usines thermiques, parmi les quelles :


 Les centrales nucléaires : ici, au lieu de bruler le combustible fossile, on casse par
fusion des noyaux de l’uranium enrichi pour produire la chaleur pouvant fournir de la
vapeur à partir de l’eau. La vapeur ainsi créée fait tourner la turbine qui entraine
l’alternateur pour produire de l’énergie électrique (fig. 2);
 Les centrales à vapeur où on brule le combustible dans des chaudières (charbon,
mazout, gaz naturel,…) qui fournissent la vapeur (à partir de l’eau) aux groupes
turbogénérateurs (fig. 3) ;
 Les centrales à combustion interne à moteur thermique où on utilise des machines
à piston utilisant directement de l’énergie du combustible fossile (mazout ou essence)
en combustion ou en explosion. Le combustible est utilisé pour pousser le piston.
La transformation du mouvement de rotation est obtenue grâce au système Bielle
manivelle.11

Fig.2. Centrale Nucléaire Fig.3. Centrale à vapeur

3° les centrales à gaz : faisant usage des turboréacteurs et des turbopropulseurs issus de
l’avion à réaction, pour produire des gaz chauds assurant l’actionnement de la turbine.
4° les centrales à énergie nouvelles et renouvelable
Dans les quelles on classe les centrales solaires, éolienne, géothermiques,
marémotrices,… à énergie dite non polluante ou énergie verte.
 Centrale éolienne : le vent fait tourner les palles, elles entrainent l’alternateur qui
produit de l’énergie électrique12 ;

11VUHESE VWALIKE, op.cit


12 www.Google.com/production de l’électricité
14

 Centrale solaire : c’est une unité de production de l’énergie électrique à partir du


rayonnement solaire ;
 Centrale marée motrice : utilisant les marrées des océans et de lacs (courant marins
vagues) ;
 Centrale géothermique : utilisant la chaleur souterraine ;
 Centrales biomasse : utilisant les gaz produit à partir des digestes à produit
biodégradable (déchet agropastoral).
En outre, les centrales électriques sont classifiées suivant la puissance installée :
 Les microcentrales dont la puissance est inferieur à 10 MW ;
 Les mini centrales de puissance allant de 10 MW à plusieurs dizaines de mégawatts
(10MW à 1 GW) ;
 Les centrales ou macro centrales dont la puissance est au-delà des centaines de
mégawatts (≥1GW).
I.2.3. TRANSPORT ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

Une centrale de production d’énergie électrique sert à produire du courant par des
machines transformatrices d’énergie ; une fois produite comme elle ne peut être stockée,
l’énergie est amenée au lieu de la consommation ou d’utilisation par des câbles électriques.
Avant d’atteindre le réseau de distribution et de livraison clients, l’énergie passe à
travers le réseau de répartition dont la finalité est d’acheminer l’électricité du réseau de
transport vers les grands centres de consommations tels que les industries lourdes, les chemins
de fer, etc.13
NB : Pour le cas de notre travail, le transport et la distribution sont confondus ; parce que la
distribution commence au niveau de la centrale.
1. Structure générale des réseaux
La distribution de l’énergie sous toutes formes, nécessite scrupuleusement les bonnes
conditions de réalisation. L’essentiel reste la répartition des charges tenant compte des
catégories d’abonnées, et des facteurs de distribution.
1) Suivant les catégories d’abonnées, on distingue :14
 Une distribution MT (2,2kV à 30kV), alimentant les usines et les industries ainsi que les
grandes entreprises (distribution industrielle) ou alimentant des cabines desservant les
maisons d’habitation, les bureaux,… et petites entreprises (distribution grand publique).
 C’est la distribution primaire.

 Une distribution BT (110V à 660V), alimentant les réseaux domestiques, les circuits
d’éclairage, les bureaux,… c'est-à-dire provenant des cabines des services par le réseau à
distribution grand-publique.
 C’est la distribution dite DERIVEE ou SECONDAIRE.

13 www.Google.com/transport de l’énergie électrique


14 K. MAANDIKO, op.cit
15

2) Suivant la forme du réseau, on distingue :


 Un réseau bouclé : c’est un réseau en forme de boucle pour le quel les récepteurs
reçoivent de l’énergie de deux côtés. On dit qu’il a 2 points d’alimentation ou que la ligne
est alimentée par ses deux extrémités. Ce réseau peut être alimenté par deux sources
distinctes telle que les abonnés soient réparties entre les sources, soit encore il peut être
alimenté par une source où le conducteur, partant d’un côté de la source, passe par les
abonnés et revient de l’autre côté vers la source en fermant ainsi une boucle (Fig. 4).
Son avantage est qu’en cas de panne d’une alimentation ou dans le départ principal, la
continuité de fourniture en énergie électrique est toujours assurée. Aussi, il y a moins des
pertes de puissance et de chute de tension sur la ligne.
Comme inconvénients, difficulté dans la répartition et contrôle des charges, difficultés
dans la sélectivité de protection ;

 Le réseau radial ou réseau en antenne : c’est un réseau qui possède un point


d’alimentation et plusieurs récepteurs (abonnées) en ligne ; une structure arborescente
(Fig. 5).
Il a comme avantage, la facilité dans le choix du système de protection, aussi la
localisation facile de la partie en défaut.
Il a comme inconvénient, le manque de fiabilité et régularité dans l’alimentation
(continuité de service) c'est-à-dire de panne, tous les récepteurs sont privés d’énergie ;
mais aussi une forte demande d’un abonné (surcharge) crée une chute de tension
qu’affecte tous les abonnés du réseau.

 Un réseau en peigne à plusieurs départs : il possède un point d’alimentation et plusieurs


récepteurs alimentés par des conducteurs différents. Chaque récepteur ou groupe des
récepteurs est alimenté par sa propre ligne venant de la source ou du point de livraison
(fig.6).
Il a comme avantage de surveiller, à partir du départ, les consommations et les défauts
dans chaque ligne en particulier tels que le défaut dans une ligne n’affecte pas directement
les autres ; aussi de diminuer les chutes de tensions et perturbations dues aux fortes
demandes de certains abonnés au détriment des autres.
Son inconvénient est qu’il gaspille les conducteurs et rend encombrant la canalisation ;

 Un réseau maillé : c’est un réseau dans le quel les abonnées reçoivent de l’énergie
provenant de plusieurs endroits, des plusieurs directions. Les feeders (MT) ou les
conducteurs de distribution sont connectés à plusieurs endroits de façon à former des
mailles (Fig. 7).
Son avantage est qu’il possède une grande fiabilité d’alimentation, très peu de pertes en
ligne.
Comme inconvénients, il présente une très grande difficulté de protection et de répartition
des charges ainsi de recherche de défaut.
16

Fig. 7
Fig. 4 Fig. 6
Fig. 5

Notons que dans la distribution BT (domestique), le réseau en antenne est le plus utilisé ;
toute fois dans certaines villes, les transformateurs des cabines alimentant ces réseaux peuvent
appartenir à des réseaux bouclés ou maillés côté MT.
Comme installation électrique, les lignes sont classées en 3 catégories selon la plus
grande tension de régime existant entre les lignes et la terre, ou pour les lignes triphasées les
conducteurs et le point neutre, que ce point neutre soit mis au sol ou non15.
 La première catégorie comprend les lignes à DC jusqu’à 600V et à AC jusqu’à 430V ;
 En deuxième catégorie sont classées les lignes à DC de 600V à 57 000V, à AC de 430 à
57 000V ;
 La troisième catégorie contient les lignes à tension plus élevées.
2. Canalisation aérienne
Les lignes électriques sont souvent aériennes pour de raisons d’isolement et de
sécurité électrique.
Portées par des pylônes ou des poteaux ; les lignes se composent généralement de 3
voir 4 conducteurs pour le cas des réseaux triphasés BT alors qu’en MT, HT et THT ceux – ci
sont suspendus par des chaines d’isolateurs.
Une ligne aérienne se compose de 3 éléments : les conducteurs, les supports et les
isolateurs.
a) Les conducteurs
Les conducteurs permettent de conduire l’électricité d’un point à un autre. Ils
représentent les éléments actifs des liaisons électriques.
Les conducteurs doivent être peu résistifs pour limiter les pertes par effet joule et les
chutes de tension mais aussi très correctement isolés avec une matière isolante pour éviter les
contacts directs ou bien les contacts entre conducteurs voisin (court – circuit), avec la terre et
les masses.16
Un conducteur est constitue d’une âme et une enveloppe isolante.

15 R. FRAYER, Technologie des monteurs électriciens, Ed. De la grave, Paris, 1970


16 www.wikipedia.com/conducteur et câble
17

Âme conductrice

Enveloppe isolante
Fig. 8. Conducteur électrique

Les métaux utilisés pour les conducteurs :17


- Le bronze phosphoreux écroui, nommé aussi cuivre B, c’est un alliage de 98% de cuivre,
1% d’étain, 1% de phosphore. Sa résistivité, qui est d’environ 0,02Ωmm2/m, n’est guère
plus grande que celle du cuivre électrolytique recuit (0,017 Ωmm2/m), et il a l’avantage
de posséder une tension de rupture de 45 kg/mm2, alors que le cuivre ne supporte que 25
kg/mm2 ;
- L’almélec, alliage de 98% d’Al, 0 ,4% de Fer, 0,8% de Magnésium, 0,8% de silicium. Sa
résistivité est 0,031 Ωmm2/m, un peu plus grande que celle de l’Al, 0,029 Ωmm2/m et sa
tension de rupture 35 kg/mm2 au lieu de 20 kg/mm2 de l’Al (Aluminium) écroui ;
- Des câbles Aluminium – acier : on admet que le courant circule seulement dans
l’Aluminium. Lorsque les câbles forment un tout homogène, sa tension de rupture est 30
kg/mm2 pour le câble à 7 brins et 35 kg/mm2 pour celui à 37 brins.
b) Supports
Les supports maintiennent les conducteurs à une hauteur convenable au dessus du
sol.
Les supports sont classifiés de la manière suivante :
1°) selon l’emplacement des supports, on rencontre :
Les supports de sectionnement, supports de départ, supports de traversée, support
d’alignement, supports d’angle, les supports d’arrêt ou tête de ligne.
2°) selon le type d’armement des supports, on trouve l’armement : en nappe, nappe-voûte ou
arc, triangle, drapeau, canadien, quinconce ou à ferrure alternées.
Les différentes dispositions des supports.18

En drapeau en quinconce en triangle en nappe en arc canadien


Fig.9. Armement des conducteurs

17 R.FRAYER, op.cit
18 Prof. Henry NEY, Electrotechnique et normalisation, Nathan technique, Lyon, 1988, Pg.20
18

L’armement en arc, en drapeau et en triangle pour les lignes situées en dehors des
agglomérations ; est souvent utilisé en BT.
3°) selon la disposition des supports, on a généralement deux sortes :
o Les poteaux : supports tubulaires ou massifs, relativement simple de hauteur 12m au
maximum, utilisés en BT ou MT et dans les lignes de télécommunication.
o Les pylônes : supports assemblés en ferrures (cornières), utilisés en HT et THT et pour
la MT en cas d’ancrage.
4°) selon la nature des supports, on utilise trois types de matériaux pour la construction des
supports pour les linges électrique ; les bois, l’acier et le béton.
 Implantation des poteaux19

1°) implantation directe : une fouille est faite dans le sol, une grosse prière placée dans le
fond du trou, sert de dalle pour supporter le poteau que l’on entoure de prières et de terre
fortement damées.
Dans certains sol, surtout au voisinage des fumiers, le bois pourrit très vite ;
2°) Pose dans un petit massif bétonné : le poteau est scellé dans un dé de béton faisant un
point saillie au-dessus du sol ;
3°) Pose sur supports spéciaux : la base des poteaux est serrée entre 2 ou 4 fers en I ou en U
scellés du béton, le bois n’est pas en contact avec le sol et résiste plus longtemps à l’humidité.
c) Les isolateurs
Ils servent à arranger les conducteurs et à isoler des supports. Ils sont réalisés en
verre (silice + calcaire + soude) ou en porcelaine (kaolin et quartz). Ils doivent supporter à la
fois des contraintes mécaniques et électrique.

Fig. 10. Isolateurs

On distingue les isolateurs rigides pour les lignes BT et MT et les isolateurs montés
en chaîne dite chaine d’isolateurs pour les lignes HT et THT.20

19 R. RAYER, op.cit
20 R.FRAYER, Op.cit
19

Les formes d’isolateurs et leurs différentes caractéristiques dépendent de contraintes


subites en service, notamment :
- Contrainte mécanique (traction et poids) ;
- Contrainte électrique (courant de fuite superficielle, surtension, ondes des chocs
d’origine atmosphérique).
La forme des isolateurs joue un rôle primordial pour éviter tous contournement par
un arc électrique.
Pour les lignes à fil nu, les conducteurs peuvent être aussi fixés sur les isolateurs
rigides par une ligature soignée, par des collies ou par des griffes spéciales.
3. Calcul des quelques paramètres des lignes aériennes
o La portée : c’est la distance entre deux supports successifs. Elle varie de 30 à 50 m en
BT et MT, elle peut allez jusqu’à 150 m en HT et 1500 m en THT ;
o La tension à transporter (U) :
Le choix d’une tension s’effectue en fonction de la puissance à transporter et de la
distance de transport. Elle doit tenir compte des conditions techniques, de sécurité, de la
normalisation de la tension et de la région où on va effectuer ce transport.21
 Ainsi une marge de régulation de la ligne doit être établie. Pour la régulation de 5%, la
tension de la ligne est :
𝑈 = 𝑘√𝑃 × 𝑑 Formule N°2
Avec : P : Puissance en (Watts) ;
k = 0,1 pour la ligne non compassée ;
k = 0,6 pour la ligne compassée ;
d : distance en (mètres) ;
U : tension en (Volts).
Lorsqu’une ligne est indépendante du transport à effectuer c'est-à-dire la
ligne est préétablie ou préfabriquée ou encore provisoire ; la tension à transporter est :
3
𝑈 = 𝑘√𝑃 × √𝑑 Formule N°3
Avec : P en (kW) et k = 150
d en (km)
U en (kV)

21M. LIMASI Paulin, Avant – projet d’implantation d’une ligne de transport de l’énergie électrique
HT « cas de semuliki – Butembo », Inédit, TFC 2008 -2009
20

 Dans la région montagneuses, cette tension est trouvée par :

𝑈 = 𝑘√𝑑 + 16 × 10−3 × 𝑃 Formule N°4


Avec : P en kW ; U en KV ;
d = 1,1 dr : distance ;
dr : distance réelle de transport en km ;
k = 4,34.
o Ecartement des conducteurs (D) :
C’est la distance entre deux conducteurs en parallèle sur un même plan horizontal. Il doit
être d’autant plus grand que la tension et la portée sont plus grandes.

𝑈 𝑈𝑒𝑓𝑓 𝑎
𝐷= + 𝑘√𝑓 N°5 Ou Formule N°6
150 𝐷 = 𝑘1 × ( + )
50 150

Avec : f : la flèche en mètre


D : écartement en mètre k = 1 pour le cuivre
U : tension efficace en kV k = 1,5 pour l’Aluminium simple
a : portée en mètre (m) k = 1,25 pour l’Almélec – acier

o La flèche f : c’est le point le plus bas qu’occupe un conducteur entre deux supports.

𝑃 × 𝑎2 Avec : P : le poids du conducteur par unité de longueur en N/m ;


𝑓=
8𝑇 T : l’effort mécanique de traction sur le conducteur en N ;
Formule N°7 a : la portée en m ;
f : la flèche en m.
a

M
A B
f

N
Fig. 11. Courbe nommée chainette
ANB, AB est la portée ; MN est la
flèche

o Le nombre total des supports de la ligne (Np) : connaissant la portée d’une ligne, la
longueur de cette ligne, le nombre moyen des supports dans la ligne est :
Avec : d : la longueur de la ligne ;
𝑑
𝑁𝑝 = + 1
𝑎 a : la portée ;
Formule N°8
21

o La Hauteur du support : la hauteur minimale du support est :


𝐻 ≥ 𝜟𝑯 + 𝒉 + 𝒇 + 𝒌(𝒏 − 𝟏) Formule N°9

Avec : 𝚫H : distance de fixation dans le sol en m ;


h : distance minimale du conducteur au dessus du sol en mm ;
f : flèche en m ;
k : distance verticale entre deux conducteurs sur le plan verticale en mètre ;
n : nombre des conducteurs placés sur le plan vertical.
La distance entre le sol et le point le plus bas du conducteur « h » est de :
 En BT et MT : de 6 à 8 m ;
 En HT : de 10 à 12 m ;
 En THT : de 20 à 30 m.
4. Canalisation souterraine
Les lignes souterraines sont surtout employer pour constituer les réseaux de
distribution dans les grandes villes où il est impossible d’installer des réseaux alimentés à
haute tension (HT). Ces canalisations sont moins sujettes aux dérangements que les lignes
aériennes, mais par contre leurs frais d’installation sont beaucoup plus élevés et les
réparations des défauts beaucoup plus difficiles. Le transport de l’énergie électrique par
canalisations souterraines prend de plus en plus d’importance ; ceci s’explique par le fait que
l’implantation des lignes aériennes est limitée aux grands espace libres la présence d’obstacle,
naturels ou artificiels (grands complexe industriels, présence d’aéroport,…). La sécurité
aérienne, les conditions d’esthétiques, nécessitant l’établissement des réseaux souterrains.
On établit actuellement toutes canalisations souterraines au moyen des câbles armés.
a) Les câbles
Un câble électrique est constitué de plusieurs conducteurs électriquement distincts et
mécaniquement solidaires.
Un câble est au minimum constitué d’un conducteur, d’une gaine de bourrage et
d’une enveloppe isolante.22

Âme conductrice

Enveloppe isolante
Gaine de bourrage
Fig.12. câble souterraine multiconducteurs

22 www.wikipedia.com/ différentes sortes des conducteurs et câbles.


22

Il existe des câbles mono conducteurs et des câbles multiconducteurs.


L’isolation des câbles n’est pas durable que s’il ne subsiste aucune bulle d’aire dans
les câbles de cuivre et les enroulements de papier. Cet air, sous l’action des effluves,
donnerait de l’ozone qui détruirait l’isolant.23
b) Mode de pose des câbles
Les câbles souterrains peuvent être posés suivant deux procédés principaux :24
o La pose en tranchée : on enterre les câbles armés dans des tranchées ayant une
profondeur moyenne de 0,8 à 1 m et une largeur de 0,5 m. Au fond de la tranchée on
dispose successivement un lit de sable de 0,15 m d’épaisseur ; les câbles, un deuxième lit
de sable de 0,15 m d’épaisseur (terre sans cailloux), un rangée de briques destinées à
protéger les câbles contre les coup de pioche, une couche de terre de 0,02 m d’épaisseur
sur la quelle on déroule une grillage en fil de fer galvanisé à mailles de 3 cm, enfin un
remblaie de terre jusqu’au niveau du sol ;
o La pose en caniveau : lorsque l’ouverture des tranchées n’est pas admissible ou encore
lorsque le sous-sol est encombré par les nombreuses canalisations, on prépare un réseau
des caniveaux placés dans le sol et aboutissant à des chambres servant au tirage facile des
câbles et aux connexions.
Deux choses à savoir pour les câbles :
 L’échauffement des câbles armés et intensités admissibles :
La chaleur créée par le passage du courant traverse l’isolant et se dissipe dans la
terre. L’échauffement du câble est lent et le régime d’équilibre ne s’établit qu’au bout de 6 à
7 heures de fonctionnement, quoique généralement les 2/3 de l’élévation de température
soient atteints au bout de la première heure.
 La capacité et effets capacitifs dû aux câbles :
Les câbles souterrains (ou les câbles en général) présentent une capacité relativement
importante qui provoque dans les réseaux à courant alternatif (AC) certains effets spéciaux
pouvant en limiter l’emploi ;
 Le courant de charge : ce courant circule à vide dans les conducteurs. Il est dû à la
capacité des câbles, il peut atteindre, sur les réseaux étendues, une valeur assez grande
pour troubler le fonctionnement des machines ; ce courant est décalé de 90° en avant
de la tension.
 La capacité de la ligne : un câble est assimilable à un condensateur dont les
armatures sont constituées par les conducteurs et dont l’isolant forme le diélectrique.
Ainsi la capacité des câbles armés est assez considérable ; elle est environ 20 fois plus
grande que celle qu’aurait une ligne aérienne équivalente.

23 R. FRAYER, op.cit
24 K.MAANDIKO, op.cit
23

5. Etudes des systèmes triphasés équilibrés déséquilibrés25


Les systèmes monophasés (phase – neutre et phase – phase) ont été largement utilisés
dans le monde depuis de nombreuses années et il y a aucun problème technique majeur
nécessitant une attention particulière. Ils convient cependant de considéré l’importance
d’assurer l’équilibrage du système d’ossature triphasé26.
a) Définition
Trois grandeurs sinusoïdales forment un système équilibré si elles ont même valeurs
efficace et si elles sont régulièrement déphasées entre elles (cette définition implique qu’elles
aient la même pulsation).
Les réseaux sont dits « parfaitement équilibrés », si les amplitudes des courants de chaque
phase ainsi que les amplitudes des tensions entre phases et terre sont égales (I1 = I2 = I3 = I) et
(U1 = U2 = U3 = U).27
Le système formée par ces trois grandeurs est dit direct si, en les ayant repérées par
les indices 1,2 et 3 la deuxième est déphasée en retard de 2π/3 et la troisième de 4π/3.
La distribution de l’énergie électrique se fait sur trois phases et un neutre, idéalement
les tensions simples des trois phases forment un système équilibré direct, elles sont données
par rapport au neutre.
Les schémas suivants représentent le réseau de distribution et la représentation de
Fresnel associée aux trois tensions simples entre phases et neutre
⃗𝟑
𝑽

120°
1
2 ⃗𝟏
3
120° 𝑽

⃗𝑽𝟏 N ⃗𝑽𝟐 N ⃗⃗⃗𝑽𝟑 N 120°


⃗𝟐
𝑽
Fig.13. représentation des tensions géométriquement et électriquement sur un plan

Les trois tensions ont pour expression (Formule N°10):


⃗𝑽𝟏 N = V√2 Sin ωt
⃗𝑽𝟐 N = V√2 Sin (ωt - 2π/3)
⃗𝑽𝟑 N = V√2 Sin (ωt - 4π/3)

25 Michel DIARD et All, COURS D’ELECTRICITE, Lois générales, courant continu, courants
sinusoïdaux, Nathan 1992.
26 Chrisantha RATNAYAKE, technologie d’électrification par réseaux à faible coût, Eshoborn, Ed. 2015.
27 Prof. J L LILIEN, Cours transport et distribution de l’énergie électrique (Manuel de travaux

pratiques), Université de Liège, 1999/2000


24

NB : la somme de 3 grandeurs sinusoïdales formant un système équilibré est nulle. On


vérifier bien ⃗𝑽𝟏 N + ⃗𝑽𝟐 N + ⃗𝑽𝟑 N = 0, on retrouve ce résultat à partir de la représentation de
Fresnel.
b) Tension simples – tensions composées
Les tensions V1V2 V3 prisent entre phase et neutre, c'est-à-dire par rapport à un point
commun, sont appelées tensions simples. La plupart les réseaux triphasés sont sans neutre (ou
bien leur neutre n’est pas accessible) ; la mesure de tension efficace est impossible à effectuer.
Une solution consiste à choisir une mesure des tensions entre phases, on parle alors de tension
composées. Le schéma suivant précise la notation utilisée dans le cadre de notre travail
(Formule N°11) :

1 ⃗⃗ 𝟏𝟐
𝑼 3
2
⃗⃗ 𝟐𝟑
𝑼 ⃗⃗ 𝟑𝟏
𝑼 ⃗𝟑
𝑽 ⃗⃗ 𝟑𝟏
𝑼
3
⃗𝑽1N ⃗𝑽2N ⃗𝑽3N ⃗𝑽𝟏
N
Fig. 14. Représentation des tensions composées N 1
⃗𝑼
⃗ 𝟏𝟐 = ⃗𝑽𝟏 − ⃗𝑽𝟐 ⃗𝑼
⃗ 𝟐𝟑 ⃗𝑽𝟐 ⃗𝑼
⃗ 𝟏𝟐

⃗⃗ 𝟐𝟑 = 𝑽
𝑼 ⃗ 𝟐−𝑽
⃗𝟑 2
⃗⃗ 𝟑𝟏 = 𝑽
𝑼 ⃗ 𝟑−𝑽
⃗𝟏

On trouve (Formule N°12):


u1 = U√2 Cos (ωt + π/2)
u2 = U√2 Cos (ωt - π/6)
u3 = U√2 Cos (ωt + 7π/6)
Avec U = 2V Cos (π/6) = V√3
Si le réseau est équilibré le système formé par les trois tensions composées choisies
⃗ 𝟐 +⃗⃗⃗𝑼𝟑 ).
⃗⃗ 𝟏 + 𝑼
est équilibrés et direct (on vérifie bien le calcul que u1+u2+u3= 0 soit alors 𝑼
En régime équilibré le courant dans le neutre est nul.

6. Calcule de la chute de tension

La chute de tension ∆U est aussi donnée par :

∆𝑈 = 𝑈 − 𝑈′ ∆𝑈
N°13 Soit ∆𝑈% = × 100 Formule N°14
𝑈

Avec : ∆U : chute de tension ;


U : tension au départ ; U’ : tension d’arrivée.
25

La ligne étant constituée de résistance R et des inductances ou capacité de réactance


X, alimentant une charge (essentiellement un transformateur) de facteur de puissance Cos 𝜑,
la ∆U en ligne est alors :
∆U = I(R Cos𝜑 + X Sin𝜑) en monophasé
= √3 I(R Cos𝜑 +X Sin𝜑) en triphasé
= RI pour le courant continu (débité sur un convertisseur).
Les pertes des puissances sous forme de l’effet joule sur la ligne sont :
Pp ligne = Pj ligne = RI2 en monophasé
Pp ligne = 3RI2 en triphasé, ceci en plus d’autres forme de pertes de puissance
observées surtout sur les lignes en AC.
Avec : Pp : perte de puissance ;
Pj : perte joule ;
I : le courant.
26

Chapitre II. DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE


EN MILIEU URBAIN
II.1. LA SECURITE28
Selon le règlement du comité d’études techniques ; plusieurs articles sont prévues
pour réglementer la production, le transport et la distribution de l’énergie électrique. Parmi
ces articles, certains ont retenus notre attention vis – à vis de ce travail.

Dans la sécurité, nous allons parler de plusieurs facteurs, entre autre :

II.1.1. LES CONDUCTEURS


1. Sections minimales des conducteurs

Art. 132 : il ne peut être fait usage des conducteurs isolés d’une section inferieur à 2,5mm 2.
Toutes fois une section de 1,5mm2 est admise pour les circuits ne comportant pas de prise de
courant.
Il en résulte les sections minimales suivantes pour les lignes, respectivement pour la BT et
MT :
Tableau N°2 : sections des conducteurs en BT et MT

BT MT
Matières des conducteurs
7mm2 12,5mm2
Pour le cuivre
9,4mm2 18,5mm2
Pour l’almélec
18,5mm2 34,4mm2
Pour l’aluminium

2. Ecartement

Art. 143 : les conducteurs nus doivent présenter entre eux les écartements minimum
suivants :
- Pour une portée entre appuis de 12 m et plus : 0,30 m ;
- Pour une portée entre appuis de 6 à 12 m : 0,25 m ;
- Pour une portée entre appuis de 4 à 6 m : 0,20 m ;
- Pour une portée entre appuis inferieur à 4 m : 0,15 m.

28 Comité d’Etudes Techniques, Règlement technique, 16éme Edition Galerie Ravenstein , Bruxelles, 1968
27

3. Condition mécanique

Art. 149 : la résistance minimale à la rupture par la traction des conducteurs est de 250
kgs/mm2 la BT et 500 kgs/mm2 pour le MT.
Les conducteurs et les lignes de terre des linges à MT sont constitués de câbles d’au
moins 7 brins. L’attache des conducteurs à MT aux isolateurs est réalisée de façon à n’est pas
nuire à la résistance mécanique des conducteurs.
Le fil de fer galvanisé d’au moins 3 mm de diamètre peut être employé pour les
descentes aux plaques de terre des lignes BT.
4. Stabilité mécanique

Art. 151 : les dimensions des conducteurs des fil de garde, des fil de terre, des supports
d’ancrages, des ferrures et tout les éléments constitutifs de la ligne sont calculées en tenant
compte de l’état des sollicitations résultant à la fois des charges permanentes et de la plus
défavorable de deux combinaison des charges accidentelles résultat des circonstances
suivant :
- Température de + 15°C avec un vent horizontal maximum normal ;
- Température – 15°C avec un vent horizontal réduit.
On admet dans chaque cas que le vent souffle dans la direction la plus défavorable.
5. Inaccessibilité

Art. 152 : les conducteurs, les filets protecteurs et les fils de garde des lignes considérés
comme tel que s’ils satisfont en tout temps aux conditions suivantes et ce, dans toutes leurs
parties qui ne sont ni protégées, ni recouvertes d’un isolant résistant aux intempéries.
1°) installation à BT
Les conducteurs à basse tension, les filets protecteurs et les fils de garde sont
considérés comme inaccessible :
a) S’ils sont à 6 m au moins du sol des voies publiques qu’ils logent, et à 7 m au moins du
sol de voies publics qu’ils traversent (distance mesurer verticalement). Lorsque les
poteaux supports des lignes logeant la voie public sont plantés dans des talus (délai ou
remblai) ; les conducteurs sont au moins à 6 m au dessus du niveau du point de
pénétration du poteau support dans le sol (distance mesurée verticalement) ; en outre les
conducteurs sont à 5 m au moins de la crête de talus d’une route en remblai ou à 3 m au
moins de n’importe quel talus d’une route en délai.
b) S’ils sont à 6 m au moins du sol des cours, des jardins ou des terrains qu’ils surplombent
(distance mesurée verticalement).
28

6. Jonction entre deux conducteurs

Art. 20 : l’utilisation de courts tronçons de conducteurs assemblés n’est pas admise pour une
ligne aérienne29.

Art. 120 : les manchons et souliers de câble portent l’indication de la section du conducteur
pour le quel ils ont été construits. Qu’ils soient en cuivre électrolytique, en laiton ou en
bronze, les manchons et souliers sont étamés ou argentés.
Les souliers de câble sont prévus pour des sections de conducteurs de 1,5 à 50 mm2 ;
les manchons sont prévus pour des sections variant de 2,5 à 1000 mm2 (Fig. 15 et Fig. 16).

Fig.15. Soulier de câble


Fig. 16. Manchons Fig. 17. Raccords des conducteurs

Ce pendant, il est déconseillé de joindre l’Aluminium au cuivre, mais cette jonction


peut être fait avec observation d’un certains nombre des précautions pour éviter la formation
d’une pile électrochimique Al – Cu. Les précautions les plus importantes sont les suivantes :30
- Eviter la pénétration de l’humidité à l’intérieur des jonctions ;
- Eviter la pénétration de l’eau qui constituerait ou faciliterait l’électrolyse d’une pile
électrochimique Al – Cu, susceptible à la corruption du joint. On y remédie en
recourant à la plaquette bimétallique Al - Cu par laminage simultané.
Art. 196 : les jonctions entre conducteurs doivent êtres soudées en réalisant au moyen de
raccords à vis de pression ou encore effectuées par tout autre système équitable (Fig. 17).
Il est préférable d’éviter les jonctions en pleine portée et de les effectuer entre deux
isolateurs en série sur un support ; les raccords sont alors très simples puisqu’ils n’ont à
supporter aucune traction. On réunit sans difficulté un conducteur de cuivre et un conducteur
d’aluminium.
7. Traversé des routes

Les conducteurs sont renforcés pour la traversée des voies de communication. Le


conducteur est constitué d’un câble depuis l’avant – dernier support ; il est doublé par un autre
câble dans toutes la traversée. Des raccords réunissent les deux câbles. Les câbles sont fixés
aux supports par deux isolateurs en parallèle (Fig. 18).31

29 Ordonnance sur les lignes électriques (OLEI), Suisse, le 30 mars 1994,

30 Paulin LIMASI, Cours de construction électrique, Inédit, G3, ISTA-D/Beni, 2015/2016


31 R. FRAYER, op.cit
29

Fig. 18. Câbles de traversé des routes.

II.1.2. LES SUPPORTS DES LIGNES

1. Raccordement sur un poteau

Le point de raccordement peut être situé sur un poteau du client, si ce poteau respecte
les conditions suivantes :32
- Il est situé à une distance maximale de 3 m d’une voie carrossable et est accessible en tout
temps au moyen d’un véhicule muni d’un élévateur à nacelle. Une voie d’accès pour
automobile est considérer comme une voie carrossable.
- Il est installé à une distance maximale de 30 m de la ligne du distributeur ou de la ligne de
lot, à l’avantage du client ;
- Il est enfoui à une profondeur minimale de 1,7 m ;
- S’il est situé à moins de 10 m de la ligne, il est de longueur suffisante pour permettre
l’installation de la ferrure de branchement à la hauteur de la ligne BT du distributeur, à 1m
près sans dépasser la hauteur de 8 m ;
- Il est installée de manière que le branchement distributeur respecte les hauteurs par la
normalisation ;
- Il est haubané si la tension mécanique du branchement client risque de causer un
déséquilibre de la ligne.
Le point raccordement est situé au point de branchement ou sur le poteau du client.
2. Poteaux

Art. 119 : les poteaux en bois sont tous constitués de pied d’arbre, ils ont au moins les
dimensions suivantes (voir tableau ci - bas).
On applique aux bois des procédés propres pour prévenir celui – ci aux intempéries
et de l’humidité du sol, ainsi qu’à assurer les conservations de leur résistance mécanique.
Les bois doivent être sain, et de bonne qualité et ne doivent, être ni rouler, ni échauffer, ni
piquer ; ils doivent être tout à fait exempt de gélivures, des pourritures, des nœuds vieux, des
gerçures de fentes ou autre défauts quelconques :

32 www.google.com/Réglement générale des installations électriques


30

Tableau N°3 : détails des dimensions d’un poteau

Longueur des Circonférences Circonférence à 2 m de la base


poteaux au sommet Type ordinaire Type moyen Type fort

7,5m - - - 0,60m

8m 0,40m 0,51m 0,56m 0,62m

9m 0,40m 0,54m 0,59m 0,65m

10m 0,41m 0,57m 0,59m 0,67m

10,5m 0,42m - - 0,68m

11m 0,42m 0,60m 0,65m 0,70m

12m 0,43m 0,63m 0,68m 0,73m

13m 0,44m 0,65m 0,71m 0,76m

14m 0,45m 0,68m 0,73m 0,78m

15m 0,45m 0,71m 0,76m 0,80m

16m 0,45m 0,73m 0,79m 0,82m

17m 0,45m 0,75m 0,81 0,85m

20m 0,45m - - 0,90m

22m 0,45m - - 0,95m

La sécheresse n’étant pas considérés comme des défauts, les bois doivent être
exempts de taches provenant d’eau saline, de la fermentation de l’écorce ou d’autres causes.
Les bois ne peuvent être tournants.
Chaque poteau doit être droit et rond depuis le
sommet jusqu’à 1,50 m de la base. Le sommet doit être
taillé en pyramide dont les faces sont inclinées à 45° sur la
verticale.
La base des poteaux est goudronnée sur une hauteur de
Fig. 19. Sommet d’un 1,80 m, ainsi que leurs parties supérieures conique, pour
poteau empêcher la pénétration de l’eau.
S’il est fait, pour la préservation, usage de créosotes ; celle – ci doit, conformément à
la norme NBN 26 du comité Electrotechnique Belge, imprégner les poteaux jusqu’au cœur.
31

Un autre mode de traitement est le traitement par immersion (procédé de KYAN) 33 :


les poteaux écorcés et séchés sont placés pendant 10 à 15 jours dans des bassins contenant une
solution de chlorure de mercure à 0,66% (1 kg de bichlorure de mercure pour 150 litres d’eau
pour traiter 1m3 de bois). L’immersion est maintenue jusqu’à ce que la profondeur
d’imprégnation atteigne environ 15 mm ; ce qui amène la durée de vie à une moyenne de
17ans.
Dans les endroits marécageux et dans les sols contenant des sels capables de réagir
sur l’antiseptique utilisé, on emploie des socles en béton d’environ 2 m que l’on implante à
1,2 m de profondeur (socle de GOLIATH) ; le poteau est placé dans ce socle à 50 cm du sol.
3. Haubans

Art.145 : pour les lignes à BT et à MT, un hauban n’est toléré que s’il est connecté d’une
façon efficace et durable à la terre ou si un isolateur est intercalé à une hauteur telle qu’il ne
soit pas accessible.
4. Branchement des clients

Pour le branchement d’abonnés, des potelets en petits tubes d’acier ou en fers


profilés sont scellés dans les murs ou sur la toiture des maisons.34
II.1.3. LES ISOLATEURS

Art. 142 : les conducteurs des lignes aériennes doivent être placés sur isolateurs à double
cloche disposés verticalement.
Art. 187 : les montages des fils isolés sur isolateurs est interdit à moins de 1,50 m au dessus
des planchers, à moins qu’une protection ne mette les canalisations à l’abri des dégradations
mécanique.
Dans les endroits très humides, il doit être fait usage d’isolateur à double cloche en
porcelaine ou en verre montées verticalement.
Dans les endroits secs, les taquets serre-fils (pinces) peuvent être employés, ils
doivent être en matière homogène, non poreuse, et exempts de défauts nuisibles à l’isolateur
et à la résistance mécanique.
Art. 188 : la pose doit être telle que les isolateurs soient parfaitement fixés, que les
conducteurs soient écartés de 0,01 m au moins de la paroi et entre eux. L’espacement de deux
isolateurs consécutifs est de 0,80 m au maximum.
Art.189 : la fixation des fils aux isolateurs est faite à l’aide de fil de cuivre mou étamé d’au
moins 1 mm2 de section : aux points d’attache, on évite toute détérioration de l’enveloppe des
conducteurs.
Les isolateurs, sur les quels les conducteurs sont arrêter, doivent être disposés à
0,05m environ des jonctions, interrupteurs, fusibles, prises de courant, etc.

33 K. MAANDIKO, op.cit
34 R. FRAYER, op.cit
32

Les isolateurs en verre, un peu moins chers, mais plus fragiles que ceux en
porcelaine, sont employés jusqu’à environ 30 000 V. les isolateurs rigides pour des tensions
de plusieurs milliers de volts sont en deux ou trois pièces.35
II.1.4. LA PROTECTION

Les grands principes de protection sur le réseau de distribution sont la détection des
courts – circuits entre phase et la détection des défauts d’isolement à la terre.
Art. 27 : les protections des équipements de distribution sont conçues et réglées de façon à
éliminer efficacement les défauts ou les surcharges.36
1. La mise à la terre

Une bonne mise à la terre est une condition impérative pour que l’interrupteur
différentiel puisse assurer sa fonction de sécurité. Il est également impératif de relier à la
borne principale de terre :37
 Toutes les canalisations et structures métalliques d’un bâtiment (liaison équipotentielle
principale) ;
 Toutes canalisations métallique (eau froide et chaudes, vidages, chauffage, gaz, etc.),
les corps des appareils sanitaires métalliques au sol, les autres éléments tels que les
huisseries métalliques et tous les conducteurs de terre.

La prise de terre

1erè solution piquet de terre 2emè solution : Boucle en fond de fouille

0,6mm Conducteur nu
de cuivre de
de 25mm2
1,5mm Sable Conducteur cuivre
de 16mm2 si
muni d’une
revêtement boucle de cuivre nu de 35mm2

Fig.20. réalisation d’une mise à la terre

Les équipements installés sur le poteau doivent être reliés à la terre au moyen d’une
bride de continuité des masses approuvé pour usage selon les prescriptions spécifiques aux
équipements concernés.

35 LIMASI Paulin, op.cit


36 www.google.com/R.G.I.Electrique
37 www.google.com/guide de l’installation électrique
33

2. Croisement des lignes et parafoudres

Art. 153 : en cas de superposition de ligne HT et des lignes BT ou MT sur les mêmes
supports, les lignes HT sont installées au dessus des autres à une distance au moins égales à
1,50m.
Art. 154 : en cas de croisement en pleine portée ou sur support communs de lignes à HT et
des lignes à BT ou MT et des lignes de télécommunications, la situation respective des
conducteurs et leurs distances minimal fixées à l’article 153, les dispositions utilisées pour
assurer la jonction des conducteurs présentent en permanence une résistance à la rupture au
moins égale à celle du conducteur. La résistance électrique par unité de longueur de l’élément
du conducteur comprenant le joint est égale ou inferieur a celle du conducteur.
Art. 155 : le distributeur peut imposer que les lignes aériennes posées par l’abonné soient
munies de parafoudres, préalablement agrées par le distributeur, reliés à une bonne terre par
l’intermédiaire des résistances. Un fil de garde est placé au dessous de la ligne sur toute sa
longueur.
Il est également imposé qu’à l’endroit où les lignes entrent à l’intérieur de bâtiments,
de protéger les installations intérieures contre les décharges atmosphériques par des bobines
de self (parafoudre à corne).
Art. 156 : les parafoudres à cornes ne sont tolérés que s’ils sont à l’abri des intempéries.
3. Régime du neutre38

Les réseaux de distributions sont caractérisés essentiellement par la nature du courant


et le nombre de conducteurs actifs, ainsi que par la liaison à la terre ou régime de neutre.
La sécurité des personnes et du matériel est assuré différemment en fonction du régime du
neutre utilisé dans une installation électrique.
 Les trois régimes du neutre
La norme C 15 100 définie trois régimes de neutre qui sont caractérisée par deux
lettres :
- 1ére lettre : situation de l’alimentation à la terre ; T (liaisons d’un point avec la terre) et
I (isolation de toutes les parties actives par rapport à la terre, ou liaison d’un point
avec la terre à travers une impédance) ;
- 2éme lettre : situation des masses de l’installation par rapport à la terre ; T (masses
reliées directement à la terre), N (masses reliées au neutre de l’installation, lui – même
relié à la terre.

38 Henri NEY, op.cit


34

1) Neutre à la terre : TT
Le neutre de l’alimentation est relié à la terre, les masses de l’installation sont aussi
reliées à la terre. Cette solution simple à l’étude et à l’installation est celle qui est employée
par E.D.F (électricité de France), pour les réseaux de distribution BT.
Aussitôt qu’un défaut d’isolement survient, il doit y avoir coupure, c’est la coupure au
premier défaut.

Neutre

Prise de terre de l’alimentation PE


Fig.21. neutre à la terre : TN

2) Mise au neutre : TN

Le neutre de l’alimentation est relié à la terre et les masses sont reliées au neutre.
a) schéma TNC :
Le neutre et le conducteur de protection sont confondus. Ce type de schéma est
interdit pour des sections inferieurs à 10 mm2 ; en aval du schéma TNS, on relie l’appareillage
tripolaire.

PE
N PE N PE N

Fig.22. schéma TN

b) schéma TNS
Le neutre et le conducteur de protection sont séparés. Il faut utiliser des appareillages
tétra polaires.
Dans le deux cas la protection doit être assurée par la coupure au premier défaut.
35

3) Neutre isolé : IT

Le neutre est isolé ou relié à la terre par une assez forte impédance (1500 à 2200 Ω).
Le premier défaut ne présente pas de danger ; le courant phase – masse est très faible et
aucune tension dangereuse n’est à craindre. Mais il doit être signalé et recherche pour être
éliminé. La coupure est obligatoire au deuxième défaut.

Impédance
éventuelle
PE

Fig.23. neutre isolé : IT

1°) Emplacement des dispositifs différentiels TT


Toute installation TT doit être protégée au moins
DR par un dispositif différentiel résiduel placé à l’origine de
l’installation.
Cette solution présente l’inconvénient de couper toute
l’installation en cas de défaut. Pour y remédier, on peut
utiliser plusieurs disjoncteurs différentiels à moyenne ou
haute sensibilité, ce qui permet une sensibilité de la
protection. En cas de défaut, la partie de l’installation qui
Fig.24. dispositif différentiel présente le défaut sera seule coupée.
DR : dispositif de protection différentiel résiduel
2°) Protection par fusible
Un fusible assure la protection des personnes à 2 conditions :
- Que le courant de défaut soit supérieure au courant assurant la fusion If du fusible ;
- Que le temps to, prescrit pour le courant de défaut Id, se trouve au – dessus de la limite
supérieure de la zone de fonctionnement du fusible.
a) Schéma IT :

Un premier défaut n’est pas dangereux, mais il doit être recherché et éliminé. Au
deuxième défaut, il faut impérativement couper le circuit en défaut.
La protection des personnes est assurée au deuxième défaut si Id est inferieur à l’un ou l’autre
des courants assurant la fusion des fusibles dans les temps prescrit par le tableau ci – dessous :
36

Tableau N°4 : Temps de coupure maximal dans le schéma IT

Tension nominale Temps de coupure


U/U en (V)
Neutre non distribué Neutre distribue

120/240 - 127/220 0,8 5


220/380 – 230/400 0,4 0,8
400/690 0,2 0,4
580/1000 0,1 0,2

3°) Protection par disjoncteur


Dans le cas d’un défaut double, deux disjoncteurs sont concernées D1 et D2. La
protection des personnes est assurée si l’un de deux disjoncteurs ouvre le circuit sous l’effet
des relais magnétique pour que l’on soit ramené au cas du premier défaut.
Id > Img1 ou Id > Img2
Un disjoncteur assure la protection des personnes dans un schéma TN à condition
que le courant de défaut Id soit supérieur au courant de fonctionnement du déclencheur
magnétique.
La valeur du temps de coupure est de la tension du réseau, pour un circuit terminal est donné
dans le tableau ci – dessous :
Tableau N°5 : Temps de coupure maximal dans le schéma TN

Tension nominale Uo (V) Temps de coupure t (seconde)

120,127 0,8
220,230 0,4
380,400 0,2
>400 0,1

4. Autres dispositifs de protection


 Fil de garde : on donne ce nom à un ou deux conducteurs généralement des câbles
d’acier, tendus au dessus d’une ligne, reliés à tous les pylônes métalliques et ainsi mis très
fréquemment à la terre ;
 Parafoudres : ces appareils ont pour objet :
- Ecouler rapidement dans le sol l’énergie correspondant aux surtensions ;
- De couper l’arc de décharge des surtensions, pour qu’il ne reste pas entretenu par la
tension de l’installation ;
37

 Mise à la terre des conducteurs des lignes : on y recourt pour obtenir l’écoulement des
surtensions dues au fonctionnement des appareils branchés sur les lignes ou des charges
statiques induites. Cette mise à la terre est inutile dans le cas des lignes triphasées avec
neutre relié au sol.

II.2. GESTION DE LA CHUTE DE TENSION

II.2.1. CHUTE DE TENSION ET PERTURBATION39

Art. 129 : toute l’installation doit être conçue et entretenue de telle sorte qu’elle ne provoque
pas de perturbations nuisibles dans le réseau de distribution, qu’elle que soient les appareils
mis en service.
Art. 131 : tous les récepteurs d’une installation étant en pleine activité, la différence entre la
tension aux bornes de l’interrupteur général (qui pourra différer de la tension aux bornes d’un
appareil d’éclairage quelconque, ne peut excéder 3% de la première de ces tensions
nominales. Pour les autres récepteurs, cette différence ne peut dépasser 5%.
L’arrêté du 24/12/2007 du comité technique, fixe la plage de variation de la tension
BT à plus au moins 10% de la tension nominale (Un), soit :40
- Entre 207 et 253 V en monophasé ;
- Entre 360 et 440 V en triphasé.

II.2.2. REPARTITION DES CIRCUITS

1. Evaluation des puissances


Art.135 : lorsque la puissance que peut absorber en régime l’ensemble des appareils
raccordés dépasse 3 kVA ; le distributeur pourra imposer un branchement multipolaire.
Les différents circuits des installations doivent être répartir le plus également
possible entre les différents points ou phases de distribution.
L’évaluation de la puissance se fera de la façon suivante :
1) Pour des circuits n’alimentant que des prises de courant la puissance considéré sera
celle correspondant à l’intensité nominale des fusibles protégeant les circuits ;
2) Pour les circuits comprenant des récepteurs fixe (lampes, moteurs, appareils de
chauffage,…) et éventuellement des prises de courant, la puissance à considérer sera la
plus petite de deux puissances suivants : la puissance nominale des fusibles et la somme
des puissances nominales des récepteurs. Toutefois, la puissance nominale des fusibles
devra toujours être supérieure à la moitié de la somme des puissances nominales des
appareils raccordés sur le circuit qu’ils protègent.
A ces phénomènes on entend un facteur ou coefficient de simultanéité car ces appareils ne
sont pas utilisées au même moment.

39 Comité d’Etudes Techniques, op.cit


40 www.Google.com/description physique du réseau public de distribution (RRD) d’électricité.
38

NB : En première catégorie des lignes (voir Chapitre I) ; pour améliorer la sécurité, les lignes
monophasées doivent posséder un point neutre ; les lignes triphasées, un conducteur neutre.
Point neutre et fil neutre sont mis en commutation directe avec le sol sans interposition de
résistances et impédances.
2. Mode de distribution

Les lignes, pour une production triphasée sont toujours réparties à 4 fils dont 3
phases et 1 neutre.

Centrale Centrale

Protection sur les lignes de distribution

Fig. 25. Schéma des modes de la distribution


39

Chapitre III : DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE


FOURNIE PAR LES GROUPES ELECTROGENES EN VILLE
DE BENI
Dans ce chapitre nous allons parler de la réalité observée en ville de Beni en rapport
avec la distribution de l’énergie électrique ; nous allons confronter la réalisation de la
distribution de l’énergie électrique en ville de Beni à la normalisation électrique ; nous allons
donner la statistique des groupes électrogènes en ville de Beni depuis 2014 à nos jours et les
dégâts causés par celle–ci en ville de Beni.
Nous avons constaté que plusieurs producteurs apprécient les groupes électrogènes
(centrale thermique à moteur diésel). Alors nous avons cherché le pourquoi de cette
appréciation des moteurs diesels ; et c’est suite aux avantages ci – dessous.
Avantage d’une centrale à combustion interne (moteur Diésel)41 :
- Combustible : bon marché ;
- Leur endroit d’emplacement ne dépend pas de la proximité d’un cours d’eau ;
- Leur surveillance ne demande pas un personnel hautement qualifié ;
- Rendement meilleur par rapport aux turbines à vapeur (25 à 30 %).
III.1. DONNEES TROUVEES AU BUREAU DE L’ENERGIE (de 2014 à
nos jours)42

En 2014 la ville de Beni avait 100 groupes électrogènes enregistrés par le service de
l’énergie ville de Beni, dont :
- 15 groupes électrogènes en commune Beu ;
- 27 groupes électrogènes en commune Bungulu ;
- 38 groupes électrogènes en commune Mulekera ;
- 20 groupes électrogènes en commune Ruwenzori.
Selon le rapport de l’énergie, plusieurs cas d’électrocution avaient été enregistrés en
2014 dans la ville de Beni ; et puis selon ce même rapport annuel, la puissance totale après
calcul de tous les groupes en ville de Beni était de 2,2 MVA.
En 2015, la ville de Beni totalisait 77 groupes électrogènes. Les causes de la baisse
du nombre des groupes électrogènes sont :
- Le manque d’entretien pour les groupes électrogènes ;
- Les abonnées n’arrivent pas à s’acquitter de leurs devoirs ;
- L’utilisation des centrales solaires (panneaux) par la plus part des abonnés.
Les groupes électrogènes en ville de Beni étaient :
- En commune Beu : 15 groupes électrogènes ;
- En commune Bungulu : 15 groupes électrogènes ;

41 Syllabus d’applications électrotechnique, Inédit, G3 ISTA/Goma, 2009


42 Rapport annuel pour l’énergie
40

- En commune Ruwenzori : 20 groupes électrogènes ;


- En commune Mulekera : 27 groupes électrogènes ;
 Cas d’électrocution mortelle en 2015

La ville de Beni avait enregistré 4 cas (personnes électrocutées) en 2015 dont :


- 3 personnes en commune Beu (au quartier Malepe et Mupanda) ;
- 1 (une) personne en commune Mulekera (au quartier Butsili) ;
La commune Ruwenzori et Bungulu n’avaient pas enregistré des cas d’électrocution
mortelle.
 Cas d’électrocution non mortelle

La ville de Beni avait enregistré 3 cas en 2015 dont :


- Une personne en commune Beu, quartier Benengule ;
- Deux personnes en commune Mulekera, au quartier ngongolio et matongé.
La commune Ruwenzori et Bungulu étant encore épargné.
En suite, nous nous sommes rendus compte de la non application des normes de la
distribution de l’énergie électrique qui pourrait être une cause de ces difficultés que nous
venons d’expliquer.
III.2. LA DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE EN VILLE
DE BENI PAR RAPPORT A LA NORMALISATION

Dans cette partie, nous allons discuter (parler) de la distribution de l’énergie


électrique en ville de Beni par rapport à la normalisation ; d’où la comparaison avec le
chapitre II.
III.2.1. LES CONDUCTEURS

1. Section des conducteurs


Les lignes en ville de Beni sont des lignes Basse tension et la plupart des lignes sont
réalisées en Aluminium nu. Selon l’article 132, la section en aluminium en BT doit être de
18,5 mm2 et 7 mm2 pour le cuivre.
En ville de Beni, souvent on utilise les brins ressortis des câbles torsadés en ne respectant pas
la section. Ceci nous amène à des chutes de tension énormes.
La section dans les appartements domestiques selon cet article doit être de 2,5 mm 2
pour des circuits comportant des prises de courant et 1,5 mm2 pour des circuits d’éclairage.
Mais à Beni c’est le responsable de l’appartement qui impose de fois les conducteurs à utiliser
et qui donne le choix de la section tout en disant que « l’essentiel est que la maison soit
éclairée » et comme le technicien est là pour le pognon il accepte tout.
41

2. L’écartement
Selon l’article 143 (Chapitre II.) qui parle d’écartement des conducteurs ; face à la
situation en ville de Beni semble être respecté. Parce que l’écartement est prit au hasard en
ville de Beni, il n’est pas mesuré lors de la réalisation des lignes ni calculé selon la tension de
transport.
En ville on utilise des bois comme séparateur des conducteurs, qui aident aux
techniciens de respecter l’écartement recommandé selon la catégorie de ligne. D’autres
distributeurs, pour créer l’écartement, ils réalisent des caoutchoucs où ils vont mettre des gros
cailloux de part et d’autre et vont mettre les caoutchoucs ensembles au dessus du conducteur
le plus bas. Oui ils créent l’écartement, mais ils augmentent la flèche.
Ici on ne respecte pas la flèche et la portée recommandée, où ceci amène à des accidents vu le
point le plus bas des conducteurs.
3. Stabilisation mécanique

Lors de la réalisation des lignes, les monteurs des lignes doivent tenir compte de
l’article 151 (ils doivent tenir compte des sollicitations) ; mais ces derniers ne tiennent pas
compte des sollicitations, parce que quand il y a une faible pluie les conducteurs sont sollicité
dans tous les sens selon la direction des vents violents, qui fait que les conducteurs ses brisent.
Les poteaux tombent parce qu’ils sont très mal posés dans le sol. Les monteurs ne tiennent
pas compte de la nature du sol et de la qualité du support selon les efforts à supporter
4. L’inaccessibilité

De fois l’article 152 (chapitre II) est respecté par hasard mais le plus souvent il n’est
pas respecté. Quand on dit que les conducteurs doivent être au moins à 6 m du sol de voies de
communications publiques il faut savoir que le 6 m c’est la distance entre le sol et le premier
conducteur le bas à haut sur le support (distance mesurer verticalement) et non sa longueur
totale. Mais quand on demande au technicien la longueur des supports il dit 6 m alors qu’en
réalité ce n’est pas 6 m ; dans le 6 m il y a la distance d’enfouissement dans le sol, la distance
entre les conducteurs et autres.
5. Jonction entre deux conducteurs

L’Art. 20 interdits l’utilisation de courts tronçons de conducteurs assemblés pour une


ligne ; alors qu’en ville de Beni, l’utilisation de courts tronçons est devenue normale, les
distributeurs ne tiennent pas compte de la longueur du conducteur.
Selon l’article 120, 196 ; la jonction entre deux conducteurs doit être soudée ou
réalisée par des raccords des conducteurs soit par des souliers et manchons et cela, pas le long
des portées ; chose qui ne se fait jamais en ville de Beni et ce qui étonne en ville de Beni les
monteurs des lignes réalisent des jonctions entre l’aluminium et le cuivre (simple connexion)
alors que deux composants chimiques différents peuvent toutes fois réagir et plus tard créer
des déséquilibres le long de la ligne.
42

6. Traversé des routes

Pour la traversée des voies des communications, les conducteurs doivent être portés
en hauteur et sont renforcés pour constituer un câble qui lutte contre les coupures inutiles. En
ville de Beni la plupart des cas on ne tient pas compte de tous ces paramètres pour la
réalisation de la ligne. Il y a des avenues où les grands camions ne peuvent pas fréquenter et
d’autres pour traverser, l’aide chauffeur est obligé d’élever (soulever) les conducteurs de la
ligne ; ce qui peut causer une électrocution que peut subir l’aide chauffeur.
Certains ; pour ce cas, change le mode de pose de la ligne c'est-à-dire aérienne en souterraine ;
sauf qu’il faut respecter le mode de pose ; chose qui n’est pas faite en vile de Beni.
III.2.2. LES SUPPORTS DES LIGNES

1. Raccordement sur poteau

A ce qui concerne le raccordement sur poteau, les conditions indiquées au deuxième


chapitre doivent être respectées. Ce qu’on doit savoir en ville de Beni ça peut arriver que le
client ait son propre poteau s’il est loin de la ligne principale; mais souvent le raccordement
des clients est effectué sur le support de ligne le même que celui de distribution (poteau de
canalisation des lignes).
Ce qui étonne, de fois on trouve des raccordements de clients le long de la portée (entre deux
supports) ; ce qui veut dire pas sur poteau. On ne tient pas aussi compte de la qualité du
poteau, son mode de pose ou d’implantation.
2. Poteaux
Selon l’article 119 ; les poteaux de Beni ne sont pas réalisés d’une manière
conforme ; c'est-à-dire ne sont prévenus contre l’action distinctive des intempéries et de
l’humidité du sol.
A Beni on utilise n’importe quel bois, qui a beaucoup des nœuds vieux, des gerçures
de fentes et tant d’autres choses. Ces poteaux ne respectent pas la norme ; on peut trouver un
long poteau de faible diamètre, un poteau de bonne qualité mais court. Donc pour les poteaux
de Beni, les défauts ne manquent jamais.
Les sommets des poteaux ne sont pas taillés en pyramide et pour préserver le poteau
à une longue durée il faut le traiter (Art. 119), norme NBN 26, à Beni les poteaux sont coupés
dans la brousse et directement utilisés sans un traitement. Ce traitement permet aux poteaux
en bois d’être conservés même jusqu’à 25 ans alors que les poteaux en bois non traité
pourrissent à environ 5 ans.
43

3. Haubans

Le hauban est ajouté à un support selon les efforts attendus.

En ville de Beni il arrive de fois qu’on utilise des haubans pour les supports inclinés
mais on ne tient pas compte de sa qualité et sa résistance.
Ici à Beni, les haubans sont installés quand un poteau s’est incliné, alors que lors de
la pose du support les monteurs des lignes en faisant ses calculs, constate les différentes
sollicitations que subira le support et opté à un choix d’utilisation d’un hauban au préalable
pour soutenir le support. C’est pour quoi quand il y a des vents violents, des poteaux tombent,
même pour une simple pluie.
4. Branchement de clients

Pour le branchement des clients (abonnés), des potelets en petits tubes d’acier ou en
fers profilés sont scellés dans les murs ou sur la toiture des maisons. En raison d’esthétique et
de normalisation. Ce cas n’est pas imité en ville de Beni.
III.2.3. ISOLATEURS

Selon l’article 142, les conducteurs des lignes doivent être placés sur isolateur. En
ville de Beni on n’a pas l’habitude d’utiliser les isolateurs ; l’utilisation des isolateurs est
imitée par environ 5% seulement des distributeurs d’énergie et d’autres personnes utilisent les
clous comme isolateurs de conducteurs.
Quand on utilise un clou comme isolateur, on enroule un conducteur sur le clou et
on obtient un noyau de fer et une bobine ; quand on a plusieurs bobines le long de la ligne
c’est vraiment mauvais parce que ces bobines risquent de créer un déséquilibre (perturbation)
le long de la ligne.
III.2.4. LA PROTECTION

A ce qui concerne la protection (Art. 27) à Beni la protection est réalisée seulement
pour contrôler les surcharges et quelque fois les courts – circuits au niveau de la centrale; à
Beni la protection qui est souvent utilisée, c’est la protection par disjoncteur magnéto –
thermique. Quant à ce qui concerne la protection des matériels et des personnes, ils ne le
réalisent pas ; pour le cas des lignes et des appartements d’abonnés.
Pour les cas des abonnés, c’est du pur parce que d’autres abonnés sont protégés et d’autres ne
le sont pas, pas même un simple disjoncteur ou un fusible.
Selon l’article 155, le distributeur peut imposer que les lignes aériennes posées par
l’abonné soient munies de parafoudres (d’une protection) ; mais à Beni un distributeur qui,
lui-même ne protège pas ses lignes, comment il peut demander à l’abonné de se protéger. Il ne
sait pas l’importance de la protection pour une ligne électrique. Mais nous constatons quelque
parafoudre chez les abonnées qui se respectent.
44

Un disjoncteur différentiel a la possibilité de couper le circuit en cas d’un contact


direct ou indirect d’une personne. Il est plus efficace dans la protection des personnes et des
matériels.
1. Régime du neutre

Les réseaux de distribution sont caractérisés essentiellement par la nature du courant


et le nombre de conducteurs actifs, ainsi que la liaison à la terre ou régime du neutre.
La sécurité des personnes et des matériels est assurée différemment en fonction du régime du
neutre utilisé dans une installation électrique.
A Beni ; pour la protection, nous avons constaté qu’on n’utilise pas le régime du
neutre. Parmi les régimes cités, aucun n’est d’application en Beni. C’est un sérieux problème
illustrant le cas d’électrocution.
En ville de Beni ; les utilisateurs et même les producteurs (distributeurs) de l’énergie
électrique n’ont pas l’habitude d’utiliser le disjoncteur différentiel. Parmi 35 centrales de
production de l’énergie électrique en ville de Beni, une seule centrale peut disposée d’un
dispositif différentiel.
2. Protection par fusible

Selon la norme C15 – 100 ; de l’aval vers l’amont, on doit mettre les fusibles dans
une installation intérieure du client.
Mais en ville de Beni ; la seule protection qu’on peut trouver dans une maison du client, c’est
le disjoncteur magnéto – thermique. On peut aussi trouver des parafoudres BT et de mise à la
terre pour les abonnées qui se respectent.

III.2.5. GESTION DE LA CHUTE DE TENSION

1. Chute de tension et perturbation


Selon l’Article 129 du règlement technique toute installation doit être conçue de telle
sorte qu’elle ne provoque pas des perturbations nuisibles au réseau de distribution.
Mais à Beni, un défaut d’une seule installation du client pénalise toute la ligne, voir même le
groupe électrogène ; tout simplement parce que la distribution utilisée n’est pas du tout
efficace.
Selon l’arrêté du 24/12/2007 de la normalisation, qui fixe la plaque de variation de
tension BT à plus ou moins 10% de la tension nominale ; soit :
- Entre 207 et 253V en monophasé ;
- Entre 360 et 440V en triphasé.
Mais en ville Beni, selon nos constats et observation sur les appareils de comptage des
plusieurs centrales, nous avons constaté une tension inférieure à 220V au niveau de la
centrale. Il y a même des centrale où nous avons trouvé moins de 200V au niveau de la
centrale (tension entre phase et neutre).
Il y a des maisons où nous avons prélevé la tension aux bornes, par exemple :
45

- Pour les abonnés qui sont tout près de la centrale, nous avons trouvé trouver une
tension qui varie entre 200V et 250V.
- Pour les abonnés qui sont à l’arrivée de la ligne nous avons trouvé un intervalle de
180V à 210V.
Quant– il y a une très grande chute de tension au niveau des abonnés éloignés, le
distributeur et obligé d’augmenter la vitesse de rotation. Ceci oblige d’utiliser les groupes
électrogènes avec une grande vitesse pour augmenter la tension chez les abonnés éloignés
qui donne des surtensions au premier abonné ou aux abonnés qui sont près de la centrale et
comme ça la ligne devient déséquilibrée.
2. Mode de distribution

Selon la norme donnée au chapitre II ; la ligne, pour une production triphasée, et


toujours réparties en 4 fils dont 3 phases et 1 neutre (en distribution BT).
Mais en ville de Beni, on sépare les phases selon les secteurs (départs) c'est-à-dire
une phase peut servir un côté, l’autre un autre côté, la troisième un autre côté suivant
l’emplacement des abonnés : ce qui est une entrave (problème) vis – à – vis de l’équilibrage
des phases parce que quand il y a un défaut dans un côté alimenté par une phase, sa protection
coupera le circuit de cette phase et comme cette phase est seulement vers ce coté donc il n’y
aura pas fonctionnement dans une phase ce qui va perturber les autres phases et causer un
déséquilibre.
46

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Nous voici à la fin de notre travail qui parle sur « les problématiques de la
distribution de l’énergie électrique fournie par les groupes électrogène en milieu
urbain ».
Ce travail à pour objectif de monter la vue de la distribution en ville de Beni, ses
problèmes ; mais aussi faire une comparaison directe par rapport à la normalisation électrique.
Montrer également l’impact d’une mauvaise distribution en ville de Beni, et donner quelques
remèdes.
Tout au long de cette étude nous nous sommes proposé de répondre à des questions
suivantes :
1) Existe – t – il des normes de base pour faire la distribution électriques ?
2) Pourquoi les cas des morts par électrocution sont souvent enregistrés dans la ville de
Beni ?
3) Que ce qu’on peut faire en fin d’éradiquer les problèmes liés à la distribution de
l’énergie électrique dans la ville de Beni ?
A ces questions nous avons proposé des hypothèses suivantes :
- Il existerait des normes de base pour faire la distribution électrique ;
- Les cas des morts par électrocutions seraient souvent enregistrés parce que les normes
(de faire la distribution) sont bafouées ;
- Pour éradiquer les problèmes liés à la distribution électrique dans la ville, on devrait
susciter l’implication des autorités œuvrant dans le domaine de l’énergie et même faire
voir au gérant des groupes électrogènes l’importance d’appliquer les normes.
L’analyse des donnés et l’interprétation de nos résultats, nous ont permis de tester
nos hypothèses.
1) A ce qui concerne l’hypothèse de savoirs s’il existerait des normes de base pour faire la
distribution électrique, nous constatons que ces normes existent et nous avons donné
quelques uns dans le deuxième chapitre mais elles ne sont pas respectées ;
2) Concernant les cas des morts par électrocution qui sont souvent enregistrés en ville de
Beni, selon les détails du deuxième chapitre, la conclusion est que ces cas des morts sont
souvent enregistrés parce que l’application de la distribution de l’énergie électrique en
ville de Beni n’est pas du tout conforme ;
Nous avons été témoin d’une situation réelle liée à la manière dont se fait la
distribution de l’énergie électrique en ville de Beni, de cette observation nous pouvons déjà
dire que le niveau de la sécurité dans le domaine de la distribution en ville de Beni est contre
la normalisation.
47

Comme recommandation, Pour éradiquer les problèmes liés à la distribution :


 Nous allons demander a toute personne œuvrant dans le domaine de la distribution de
l’énergie électrique de se référer aux normes chaque fois quand il aura à faire sur le
montage d’une ligne de distribution ;
 Nous suscitons l’implication des autorités de la ville, les services de l’énergie, même les
gérants des groupes électrogènes et plus particulièrement aux techniciens ; dans cette
situation ;
 Nous allons demander au service de l’énergie de prendre les choses en mains parce que
quatre morts par électrocutions et trois rescapés seulement en 2015, n’est pas du tout
simple. Cette situation reflète directement l’état de la distribution en ville de Beni et ça
c’est les cas enregistré par les services de l’énergie ;
 Le service de l’énergie doit chaque fois organiser des rencontres de renforcement de
capacité des maintenaciens parce que selon nos observations, nous avons constaté que les
niveaux de la plus part des maintenaciens est trop bas.
A cet effet, que le futurs chercheurs nous empointent le pas pour étudier cette
faisabilité.
Afin ; à l’issus de cette étude, nous affirmons que la distribution de l’énergie
électrique conforme à la normalisation en vigueur, est une solution aux problèmes liés à la
distribution de l’énergie électrique en ville de Beni ; pour la protection des personnes, des
matériels, voir même de l’environnement.
48

BIBLIOGRAPHIE

1. LIVRES ET OUVRAGES

- E. PILLET, Machine électrique Tome 2, DU NOD, Paris, 1962 ;


- R. FRAYER, Technologie des monteurs électriciens, Ed. de la grave, Paris, 1970 ;
- GREVESSE, Mécanique appliqué, Edition C.R.P, 1982 ;
- F.DUFEY, abrégé d’électricité, Ed. C.R.P, Kinshasa, 1985 ;
- Prof. Henry NEY, Electrotechnique et normalisation, Nathan technique, Lyon, 1988 ;
- Prof. Ir. Bernard NDAYE NKANKA, central électrique, Kinshasa, Edition 2011;
- Chrisant RATNAYAKE, technologie d’électrification par réseau à faible coût,
Eshoborn, Ed. 2015 ;

2. ARTICLES

- Comités d’études Techniques, Règlement technique, 16ème Edition Galerie Ravenstein,


Bruxelles, 1968 ;
- Ordonnance sur les lignes électriques (OLEI), Suisse, le 30 mars 1994 ;

3. COURS

- Prof. J. L. LILIEN, Cours transport et distribution de l’énergie électrique (Manuel de


travaux pratiques), Université de Liège, 1999/2000 ;
- Syllabus d’applications électrotechniques, Inédit, G3 ISTA/Goma, 2009 ;
- R. MUSAFIRI, cours d’initiation à la recherche scientifique, inédit, ISTA – D/Beni,
2014 – 2015
- K. MAANDIKO, cours de production transport et distribution de l’énergie
électrique, Inédit, ISTA – D/Beni, 2015/2016
- Paulin LIMASI, cours de construction électrique, Inédit, ISTA – D/Beni, 2015/2016

4. MONOGRAPHIE

- VUHESE VWALIRE, Avant projet d’une centrale hydroélectrique sur la rivière


semuliki, Inédit, TFC, ISTA/Goma, 1999/2000 ;
- M. LIMASI Paulin, Avant – projet d’implantation d’une ligne de transport électrique
HT « cas de semuliki – Butembo », Inédit, TFC, ISTA/ GOMA, 2008/2009 ;
49

5. CITE INTERNET

- www.google.com/production de l’énergie électrique ;


- www.wikipedia.com/conducteurs et câbles électriques ;
- www.google.com/transport de l’énergie électrique ;
- www.google.com/Electrotechniques ;
- www.google.com/réglement générale des installations électriques (R.G.I.E) ;
- www.google.cd/Guide de l’installation électrique ;
- www.google.com/déscription physique du réseau public de distribution (RRD)
d’électricité ;
- www.wikipedia.com/différentes sortes des conducteurs et câbles électriques

6. AUTRES CHOSES

- Extrait du décret présidentiel du 28 mars 2003 ;


- Rapport annuel pour l’énergie 2014 et 2015.
50

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE ........................................................................................................................................... i
DEDICACE............................................................................................................................................ ii
REMERCIEMENT .............................................................................................................................. iii
0. INTRODUCTION ......................................................................................................................... 1
0.1 ETAT DE LA QUESTION ..................................................................................................... 1
0.2. PROBLEMATIQUE .................................................................................................................... 2
0.3. HYPOTHESES DU TRAVAIL ................................................................................................... 3
0.4. CHOIX DU SUJET ...................................................................................................................... 3
0.5. OBJECTIF DU TYRAVAIL........................................................................................................ 3
O.6. DELIMITATION DU SUJET ..................................................................................................... 3
0.7. METHODES ET TECHNIQUES ................................................................................................ 4
I.7.1. METHODES........................................................................................................................... 4
I.7.2. TECHNIQUES ....................................................................................................................... 4
0.8. DIFFICULTES RENCONTREES ............................................................................................... 5
0.9. SUBDIVISION DU TRAVAIL ................................................................................................... 5
Chapitre I : GENERALITES ............................................................................................................... 6
I.1. LES GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI ......................................................... 6
I.1.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BENI ........................................................................ 6
I.1.2. HISTORIQUE DES GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI ......................... 9
I.1.3. UTILISATION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE PRODUITE PAR LES GROUPES
ELECTROGENES EN VILLE DE BENI ..................................................................................... 10
I.2. L’ENERGIE ELECTRIQUE : de sa production à sa consommation ......................................... 11
I.2.1. L’ENERGIE ......................................................................................................................... 11
I.2.2. PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE .............................................................. 12
I.2.3. TRANSPORT ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE .............................. 14
Chapitre II. DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE EN MILIEU URBAIN ........... 26
II.1. LA SECURITE .......................................................................................................................... 26
II.1.1. LES CONDUCTEURS ....................................................................................................... 26
II.1.2. LES SUPPORTS DES LIGNES ......................................................................................... 29
II.1.3. LES ISOLATEURS ........................................................................................................... 31
II.1.4. LA PROTECTION ............................................................................................................. 32
II.2. GESTION DE LA CHUTE DE TENSION ............................................................................... 37
51

II.2.1. CHUTE DE TENSION ET PERTURBATION ................................................................. 37


II.2.2. REPARTITION DES CIRCUITS ...................................................................................... 37
Chapitre III : DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE FOURNIE PAR LES
GROUPES ELECTROGENES EN VILLE DE BENI .................................................................... 39
III.1. DONNEES TROUVEES AU BUREAU DE L’ENERGIE (de 2014 à nos jours)................... 39
III.2. LA DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE EN VILLE DE BENI PAR RAPPORT
A LA NORMALISATION ............................................................................................................... 40
III.2.1. LES CONDUCTEURS ..................................................................................................... 40
III.2.2. LES SUPPORTS DES LIGNES ....................................................................................... 42
III.2.3. ISOLATEURS................................................................................................................... 43
III.2.4. LA PROTECTION ............................................................................................................ 43
III.2.5. GESTION DE LA CHUTE DE TENSION ....................................................................... 44
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS.................................................................................. 46
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................. 48
TABLE DES MATIERES .................................................................................................................. 50

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