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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université A/MIRA de Bejaïa
Faculté de Technologie
Département de Gènie Mécanique

Mémoire de Fin de cycle


En vue de l’obtention du diplôme de Master en Génie Mécanique

Spécialité : Energétique

Thème

Etude de transfert thermique dans un milieu poreux


rempli d’un nanofluide devant une plaque verticale

Réalisé par : Devant le jury composé de :

Mr BOUCHALA Djilali. Président : Mr .


Mr GADOUM Abdeslam. Rapporteur : Mr A. AGHA.
Examinateur : Mr .
Examinatrice : Mr .

Promotion 2015/2016
Remerciements
Nous tenons tout d’abord à remercier le bon DIEU qui nous a donné la santé et le
courage d’accomplir ce modeste travail

Nos remerciements sont adressés également à nos chers parents, pour leur amour,
leurs sacrifices et leur patience.

Nous tenons à remercier vivement Mr Ali AGHA, pour nous avoir honoré par son
encadrement, pour sa disponibilité, ses orientations, ses precieux conseils et ses
encouragements qui nous ont permis de mener à bien ce travail.

Nous tennons à exprimer notre gratitude aux membres de jury pour avoir accepté de
juger ce travail.

A tous nos enseignants et les membres du département Mécanique de l’université


A/MIRA de béjaïa.

Un énorme merci à nos familles et amis pour leurs éternel soutient et la confiance
qu’ils ont en nos capacité.

Enfin, à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’aboutissement de ce modeste
travail trouvent ici l’expression de notre sincère gratitude et nos remerciements les plus
sincères.

2
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail :

À toute ma famille ;

Particulièrement, à mes chers parents ;

À mes très chers frères et mes très chères sœurs ;

À tous mes amis. Particulièrement Mourad ;

À tous ceux qui me sont chers ;

À Tous ceux qui ont contribué de près ou de loin ;

À la réalisation de ce travail ;

À tous ceux que j’aime et qui m’aiment ;

À mon binôme Djilali pour son attachements et surtout pour Sa Patience.

Abdeslam
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail :

À mes très chèrs parents ;

À mes très chèrs grands parents ;

À mes très chèrs frères ;

À tous mes amis ;

À tous ceux qui me sont chers ;

À Tous ceux qui ont contribué de près ou de loin ;

À la réalisation de ce travail.

À tous ceux que j’aime et qui m’aiment ;

À mon binôme Abdeslam pour son attachements et surtout pour Sa Patience.

Djilali
TABLE DES MATIÈRES

Table des Matières i

Nomenclature iii

Table des figures v

Introduction Générale 1

1 Généralités et étude Bibliographique 3


1.1 Milieu poreux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Classification et caractérisation des milieux poreux . . . . . . . . . 3
1.1.2.1 Classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2.2 Caractérisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Modèles d’écoulement dans les milieux poreux . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3.1 Modèle de Darcy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3.2 Modèle de Brinkman . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3.3 Modèle de Forchheimer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.3.4 Modélisation du transfert de chaleur par convection . . . 6
1.2 Nanofluides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Définition d’un nanofluide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Préparation de nanofluide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2.1 Procédé en une étape (one-step method) . . . . . . . . . 8
1.2.2.2 Procédé en deux étapes (two-step method) . . . . . . . . 8
1.2.3 Propriétés thermo-physiques des nanofluides . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.3.1 La fraction volumique(φ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

i
Table des matières

1.2.3.2 Conductivité thermique (K) . . . . . . . . . . . . . . . . 8


1.2.3.3 Viscosité dynamique(µ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.3.4 Masse volumique (ρ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.3.5 Chaleur spécifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.3.6 Model Buongiorno . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3 Notions sur la convection naturelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.1 Aspects physiques du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Couches limites en convection libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.3 Équations de couche limite en écoulement laminaire . . . . . . . . . 15
1.4 Revue critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2 Problématique et modélisation mathématique 20


2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2 Modèle physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3 Equations mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.3.1 Equations dimensionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.3.1.1 Conditions aux limites dimensionnelles . . . . . . . . . . . 22
2.3.2 Equations differentielle ordinaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3.2.1 Conditions aux limites ordinaires . . . . . . . . . . . . . . 24
2.4 Détermination du nombre de Nusselt et Sherwood . . . . . . . . . . . . . 24
2.5 Méthode numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.5.1 Description du programme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.5.1.1 Validation du programme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

3 Resultats et Discussions 28
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.2 Profils de température adimensionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.3 Variation de la fraction volumique des nanoparticules . . . . . . . . . . . . 31
3.4 Variation de vitesse adimensionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.5 Variations du taux local de transfert de chaleur Nux . . . . . . . . . . . . 35
3.6 Variations du taux local de transfert de masse Shx . . . . . . . . . . . . . 38
3.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

Conclusion Générale 42

Bibliographie viii

ii
NOMENCLATURE

Nomenclature

Symboles Signification Unités (SI)


Asf Surface Total des interfaces solides-pores m2
Cp Chaleur spécifique à pression constante J/kg.K
DB Coefficient de diffusion brownien /
DT Coefficient de diffusion thermophorése /
g Accélération de la pesanteur m/s2
K Perméabilité m2
km Conductivité thermique de milieu poreux [W.m−1 .K−1 ]
L Longueur d’échantillon m
Le Longueur moyenne réelle m
Le Nombre de Lewis /
Nb Paramètre de mouvement brownien /
Nr Nombre de flottabilité /
Nt Paramètre de mouvement thermophorése /
Nu Nombre de Nusselt /
Ra Nombre de rayleigh /
P Pression Pa
Sh NNombre Sherwood /
T Température K
Um Vitesse moyenne m/s
v Volume m3
v Vitesse de Darcy m/s

iii
Nomenclature

Symboles grecs

Symboles Signification Unités (SI)


αm Diffusivité thermique du milieu poreux
β Coefficient d’expansion K−1
ρ Masse volumique Kg/m3
λ Conductivité thermique W.m( − 1).K( − 1)
θ Température adimensionnelle /
S Vitesse adimensionnelle /
f Fraction adimensionnelle /
 Porosité totale /
µ Viscosité dynamique Kg/m.s
τgéom Tortuosité /
φ Fraction volumique /
η épaisseur de la couche limite /

Indices

Indice Signification
Bf Fluide de base
Nf Nanofluide
Eff Effective
f Fluide
Pa particule
s solide

iv
TABLE DES FIGURES

(Cp )nf
1.1 Valeurs de (Cp )bf
en fonction de φ pour le nano-fluide( Al2 O3 + eau). . . 11
(Cp )nf
1.2 Valeurs de (Cp )bf
en fonction de φ pour le nano-fluide( CuO + eau). . . . 11
1.3 Visualisation d’un écoulement de la convection libre. . . . . . . . . . . . . 13
1.4 Profils de vitesse dans un écoulement de convection libre ; δ(x) épaisseur
de couche limite ; U(δ) = 0, 01Um . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5 Couche limite thermique en convection libre : profil de température et profil
adimensionné. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.6 Plaque plane verticale : choix de coordonnées x et y. . . . . . . . . . . . . . 16

2.1 Géométrie du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21


2.2 Comparaison de profils de vitesse, température et fraction volumique des
nanoparticules avec [......]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

3.1 Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Bi (Nr, Nt, Nb,
Fo=0.5, et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.2 Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Nt (Nb, Nr, Fo=0.5,
Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3 Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Fo (Nr=0.5, Nt=0,5,
Nb=0.5, Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.4 La variation de la fraction volumique f pour différentes valeurs de Nb
(Nr=0.5, Nt=0,5, Fo=0.5, Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.5 La variation de la fraction volumique f (η) pour différentes valeurs de Le
(Nr=0.5, Nt=0,5, Nb=05, Fo=0.5, Bi=5). . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
0
3.6 Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Nb (Nr=0.5, Nt=0,5,
Fo=0.5, Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

v
Table des figures

0
3.7 Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Nr (Nb=0.5, Nt=0,5,
Fo=0.5, Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
0
3.8 Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Fo (Nr=0.5, Nt=0,5,
Nb=0.5, Bi=5 et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
1/2
3.9 variations du taux de transfert de chaleur Nux /Rax (Bi)(Nt, Nb, Nr=0.5
et Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
1/2
3.10 Variations de Nux /Rax (Bi) (Nt, Nb, Fo=0.5 et Le=10). . . . . . . . . . 37
1/2
3.11 Variations du de nombre de Nusselt Nux /Rax (Nb) (Bi= 5, Fo=0.5 et
Le=10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1/2
3.12 Variations du Shx /Rax (Bi)(Nt, Nb, Nr=0.5 et Le=10). . . . . . . . . . . 38
1/2
3.13 variations du Shx /Rax (Nb)pour différentes valeur de Nt=0, 0.4, 0.7. Nr,
Fo=0.5 et Le=10,Bi=5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
1/2
3.14 variations du Shx /Rax (Nb)( Nt, Nr, Fo=0.5 et Bi=5). . . . . . . . . . . 40

vi
INTRODUCTION GÉNÉRALE

De nos jours, l’un des objectifs de la recherche scientifique dans les industries se rap-
porte à la résolution des questions relatives aux économies des opérations de transforma-
tions d’énergie pour atteindre l’optimum. Dans ce contexte, les études menées se fixent
comme objectifs une connaissance détaillée et fiable du comportement des systèmes com-
plexes induits par des matériaux ou fluides nouveaux et en présence des phénomènes de
plus en plus variés et induisant des mécanismes nouveaux. Les transferts dans les milieux
poreux saturés ont fait l’objet de nombreux travaux théoriques et expérimentaux. En rai-
son de leur importance dans de nombreux domaines naturels tels que le déplacement des
eaux dans les nappes aquifères et technologiques comme le séchage. Le transfert de cha-
leur dans les milieux poreux s’effectue essentiellement selon deux modes :1) la conduction
à travers l’ensemble du milieu poreux sous l’effet des gradients de température ; et 2) la
convection des fluides qui permette le transfert de l’énergie thermique qu’ils contiennent.
La transmission de chaleur par la convection est désignée, selon le régime d’écoulement du
fluide, par convection libre, convection forcée ou par convection mixte. Le transfert de cha-
leur par convection naturelle dans un milieu poreux comprend plusieurs effets physiques
importants, par exemple, l’effet d’un milieu poreux non Darcéen dû aux forces d’inertie à
l’échelle des pores, sur la quantité de mouvement, l’énergie, et transport de masse a été
étudié en profondeur pour plusieurs configurations géométriques et conditions aux limites,
de telle sorte qu’il existe actuellement le modèle couplé de Brinkman - Forchheimer (mo-
dèle généralisé) qui est utilisé par les chercheurs, si le modèle classique(de Darcy) n’est
pas valide. Ainsi cette matrice qu’est le milieu poreux n’est pas modélisable simplement
et requiert une attention soutenue. Par conséquent, il existe des effets qui ont un inté-
rêt significatif sur le transport thermique dans les milieux poreux, on peut citer à titre
exemple, la variation de la porosité, la dispersion thermique et massique, la variation des
propriétés physiques de fluide comme la viscosité et la conductivité thermique, l’effet de

1
Introduction Générale

l’équilibre thermique entre le fluide et le solide, la radiation thermique. . .etc., et parfois,


on est dans une situation où un couplage fort de ces effets est mis en place, alors l’étude
des phénomènes de transport devient très compliquée. Le besoin d’améliorer les transferts
thermiques des fluides a donné naissance au développement des nano-fluides. Ces derniers
sont des solutions contenant des nanoparticules en suspension dans un fluide à base clas-
sique telle l’eau. Grâce à leurs propriétés améliorées de transfert thermique, les nano-fluides
peuvent être utilisés dans une multitude d’applications en ingénierie : l’industrie automo-
trice, le génie biomédical, le refroidissement des éléments électroniques...etc., et même en
milieu poreux rendant la complexité extrême comme deuxième niveau. Le présent travail
est organisé en trois chapitres : Le premier chapitre est divisé par quatre parties, la pre-
mière est dédiée aux caractéristiques des milieux poreux, ensuite à l’écoulement de fluide à
travers ces milieux, suivi par une partie théorique concernant le transfert thermique dans
les milieux poreux saturés d’un fluide. La deuxième partie est consacrée exclusivement
à l’étude des nano-fluides, leurs préparations, leurs propriétés thermo-physiques en pré-
cisions et leurs utilisations ainsi que leurs applications dans divers domaines d’industrie.
Quant à la partie suivante elle est consacrée à la présentation des aspects physique et ma-
thématique de l’écoulement thermo-convectif sur des surfaces planes, Le deuxième chapitre
se présente la problématique et modélisation mathématiques : Étude d’un écoulement avec
une convection naturelle sur une plaque verticale dans un milieu poreux non-Darcéen ,
Suivi par un état de l’art réalisé dans ce domaine d’intérêt, et la méthode numérique uti-
lisé. Le troisième chapitre, nous discutons les résultats obtenus. Ensuite, nous examinons
l’influence des paramètres de contrôle du problème sur le transfert de chaleur. Enfin, nous
terminons notre étude avec une conclusion.

2
CHAPITRE 1

GÉNÉRALITÉS ET ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE

1.1 Milieu poreux

1.1.1 Introduction
De nombreuses configurations d’intérêts pratiques rencontrées en transfert thermique,
se caractérisent par la présence d’un écoulement fluide dans un milieu poreux. Il est donc
important de relier la structure de l’écoulement et les échanges thermiques ou mécaniques
aux propriétés physiques caractérisant le fluide et le milieu poreux. L’objectif de ce cha-
pitre est de rapporter aux caractéristiques du transfert thermique dans les milieux poreux
saturés d’un fluide, et l’étude des nano-fluides, leurs préparations, leurs propriétés thermo-
physiques, ainsi que de présenter des aspects physique et mathématique de l’écoulement
thermo-convectif sur des surfaces planes. Dans le catalogue des milieux divisés, les milieux
poreux désignent des matériaux pour lesquels la phase solide, fortement imbriquées avec
la phase fluide est fixe on trouve de nombreux matériaux naturels dans cette catégorie,
les soles, les couches sé dimentaires, la plus part des roches ainsi que certains matériaux
vivants, certains matériaux artificiels requièrent d’être poreux soit dans le processus de
fabrication soit dans leur finalité pour jouer un rôle de filtre ou apporter des propriétés
macroscopique particuliers (conductivité thermique par exemple).

1.1.2 Classification et caractérisation des milieux poreux


Les milieux poreux sont de nature très variée, en particulier du point de vue de la
structure géométrique délimitant l’espace poral. Dans ce paragraphe sont introduites un
certain nombre de notions de base associées aux propriétés structurales des milieux poreux.

3
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

1.1.2.1 Classification

La matrice solide d’un milieu poreux peut être :


• Non consolidée : la phase solide est alors formée de grains ou de fibres non soudés
entre eux (graviers, sables, limons, billes de verre et d’acier, matériaux divers...) ;
les billes de verre sont notamment très utilisées en laboratoire pour étudier les
phénomènes de transfert en milieu poreux [1].
• consolidée : dans ce cas, la matrice solide compacte ne peut pas se diviser en
grains ou fibres (roches calcaires, grés, argiles, bois, céramiques, poudres frittées,
tissus végétaux et animaux...) .

1.1.2.2 Caractérisation

Les phénomènes qui se produisent dans les milieux poreux dépendent de la géométrie
de la matrice, celle-ci est donc caractérisée par un certain nombre de grandeurs moyennes,
géométriques ou statistiques. La porosité est définie comme le rapport du volume des
cavités au volume occupé par le milieu poreux. On distingue :
• la porosité totale : Qui tient compte des cavités occluses au sein du solide (pores
fermés) :

Volume des pores


t = Volume de l 0 echantillon
(1.1)

Cette notion est reliée à la masse volumique apparente de l’échantillon et à la masse


volumique du matériau constitutif (grandeurs souvent manipulées dans de nombreuses
applications) par :

Masse volumique apparente de l 0 echantillon


t = 1 − Masse volumique du matérieau constitutif
(1.2)

• La surface spécifique : est définie comme le rapport de l’aire de la surface totale


des interfaces solide-pores Asf au volume de l’échantillon V :

Asf
α= V
(1.3)

Cette grandeur, homogène à l’inverse d’une longueur, joue un rôle capital dans les pro-
blèmes d’adsorption. Comme pour la porosité, il convient parfois de distinguer la surface
spécifique accessible et la surface spécifique totale comprenant l’aire des parois des cavités
occluses.
• La tortuosité : géométrique est généralement définie par une équation de la forme :

Le
τgéom = L
(1.4)

4
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

Rapport de la longueur moyenne réelle Le des lignes de courant du fluide traversant


l’échantillon à la longueur L de ce dernier. L’effet de tortuosité induit une diminution de
la diffusivité apparente à travers un milieu poreux, que l’on traduira par la suite par un
facteur de tortuosité. ¨
• La distribution des dimensions de grains et de pores : Des moyens spéci-
fiques de mesures associées aux méthodes de l’analyse statistique sont souvent mis
en œuvre pour caractériser les distributions de taille des particules (courbe granu-
lométrique) ou des pores (courbe porosimétrique). Aussi bien pour distinguer que
pour caractériser les différents milieux, on peut ainsi définir : taille médiane, taille
moyenne, variance, dissymétrie, aplatissement et fonction d’auto corrélation de la
distribution. Sur une courbe de porosimétrie type, on distingue parfois : les macro-
spores de diamètre équivalent d > 300µm, les micropores 0, 05 6 d 6 300µm, les
nano pores d 0, 05µm. Comme dans le cas de la tortuosité, les méthodes utilisées
pour effectuer ces caractérisations présupposent cependant le choix de configurations
ou modèles géométriques particuliers de grains ou de pores.

1.1.3 Modèles d’écoulement dans les milieux poreux


1.1.3.1 Modèle de Darcy

L’étude fondatrice des écoulements dans les milieux poreux a été réalisée par l’ingénieur
Darcy en 1856 avec un (mémoire sur les fontaines publiques de ville de Dijon). il a mis en
évidence une relation linière entre la vitesse et le gradient de pression appliqué de part et
d’autre du matériau poreux, elle s’écrit [2] :

~ = −µV
∇P ~ + ρ~g (1.5)
K

~ est la vitesse de filtration, ρ et µ sont respectivement, la masse volumique et


Ou : V
la viscosité dynamique du fluide, K : la perméabilité du milieu poreux, P le gradient de
pression appliquée et ~g le vecteur accélération de la pesanteur. La loi de Darcy s’applique
à milieu poreux homogène et isotrope parcouru par un écoulement à faible vitesse.

1.1.3.2 Modèle de Brinkman

Brinkman a introduit dans la loi de Darcy, un terme équivalent au terme de Dissipa-


tion visqueuse dans la loi de Stokes. Sa formule est donnée par :

~ = −µV
∇P ~ 2 V + ρ~g
~ + µeff ∇ (1.6)
K

5
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

Cette formule (loi empirique) était justifiée, selon Brinkman, par le fait que, pour les
faibles valeurs de la perméabilité K, l’équation se transforme à la loi de Darcy, tandis
que pour une perméabilité tend vers l’infini, on retrouve l’équation de Stokes. La difficulté
dans l’utilisation de ce modèle réside dans l’évaluation de la viscosité équivalente du milieu
µeff . En effet cette grandeur est fonction non seulement de la porosité du milieu mais
aussi de sa géométrie. Brinkman a assimilé la viscosité équivalente du milieu à celle du
fluide (µeff = µ).

1.1.3.3 Modèle de Forchheimer

Pour décrire un écoulement où les vitesses sont élevées et l’effet d’inertie non linéaire
est important, l’équation de Darcy devient insuffisante.Ward a apporté une correction au
modèle de Darcy. Il a proposé la relation suivante :


~ = −µV
∇P ~ V
~ + bK1/2 ρf V ~ + ρ~g (1.7)
K

Le second terme de la partie droite de cette équation est le terme de Forchheimer, étant
une constante adimensionnelle. Le régime de Darcy est dominant pour Rep 6 1 . À partir
d’un nombre de Reynolds du Milieu poreux Rep de l’ordre 1 commence la transition du
régime de Darcy vers le régime de Darcy-Forchheimer et pour des Rep >> 1 , le régime
de forchheimer est dominant.

1.1.3.4 Modélisation du transfert de chaleur par convection

On s’intéresse ici au transfert de chaleur qui se manifeste lorsque le milieu poreux est
saturé par un fluide unique non isotherme, en écoulement dans l’espace des pores, la ma-
trice poreuse étant fixe. Ce mode de transfert de chaleur, qualifié de convection thermique,
résulte de la conduction thermique, et du transport d’énergie par les particules fluides en
mouvement. Compte tenu des vitesses d’écoulement faibles, généralement observées en
milieu poreux (nombre de Reynolds Re = Ud/v 6 10), les termes de compressibilité et
de dissipation visqueuse peuvent être négligés dans l’équation microscopique de l’énergie
E de la phase fluide [1].

(ρcp )f ∂T ~
+ (ρcp )f U.∇T = ∇ (λ∇T ) (1.8)
∂t

~
Dans cette équation, (ρcp )f U.∇T Rend compte du transport d’enthalpie par l’écou-
~ . L’écoulement est
lement dont le champ de vitesse microscopique est identifié par U

6
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

lui-même régi par les équations de la mécanique des fluides (équation de Navier-Stokes et
de conservation de la masse) dans l’espace des pores ; quant à la phase solide, indéformable,
son équation de l’énergie microscopique demeure inchangée.

1.2 Nanofluides

1.2.1 Définition d’un nanofluide


Les nanofluides sont des solutions colloïdales composées de particules de taille nano-
métrique (nanoparticules) en suspension dans un liquide qui s’appel un liquide de base.
La liste des nanoparticules utilisées pour obtenir des nanofluides et très large on peut citer
parmi eux [3] :
• l’aluminium, Al et l’oxyde d’aluminium, Al2 O3 .
• le cuivre, Cu et l’oxyde de cuivre, CuO.
• l’or, Au.
• l’argent, Ag.
• les nanotubes de carbone.
• le dioxyde de titane ,T iO2 .
Le choix des liquides de base est primordial pour un nanofluide, il permit d’assurer la
stabilité de la suspension dans le temps et d’éviter tout phénomène d’agrégations, la
sélection d’un telle fluide se ferra en fonction de la nature de nanoparticule, les solvants
les plus utilisés sont :
• L’eau.
• L’éthylène-glycol, EG.
• Les huiles.
• Le Toluène.

1.2.2 Préparation de nanofluide


Les procédés de fabrication de nanoparticules sont nombreux. Ils peuvent être classés
en deux catégories :
• Les procédés physiques, comme le broyage mécanique.
• Les procédés chimiques, comme la pyrolyse ou la précipitation chimique. Par contre
pour les nanofluides il existe deux procèdes distinct.

7
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

1.2.2.1 Procédé en une étape (one-step method)

Consiste à la dispersion des nanoparticules directement dans un fluide de base (syn-


thèse direct dans un fluide de base) et de prévenir l’oxydation des particules de métal pur
[4].

1.2.2.2 Procédé en deux étapes (two-step method)

La première étape consiste à fabriquer les nanoparticules, et dans la seconde étape les
nanoparticules sont disperser dans un fluide de base.

1.2.3 Propriétés thermo-physiques des nanofluides


Les propriétés physiques du nanofluide dépondent essentiellement de fluide de base
(liquide) et de la phase disperser (nanoparticules) sous une forme solide, donc leur défi-
nition nécessite un retour aux propriétés de chacun de ses composantes (fluide de base et
nanoparticule) :

1.2.3.1 La fraction volumique(φ)

La fraction volumique est la propriété la plus important pour le nano-fluide, puisque


les calculs des tous les autres propriétés se basés sur la fraction volumique du nano-
fluide. Et on peut définir la fraction volumique comme le volume de solide ou particule
(nanoparticules) sur le volume total (nanoparticules+fluide de base). La valeur de la
fraction volumique est variée entre 0 (fluide de base pure) et 1. La fraction volumique est
donnée par la relation suivante [5] :

Vs
φ= VT
(1.9)

Vs :Volume de solide (nanoparticules). VT :Volume totale.

1.2.3.2 Conductivité thermique (K)

La conductivité thermique généralement est une propriété importante, principalement


dans notre étude parce qu’elle joue un rôle très important dans le phénomène de transfert
de chaleur elle Peut indiquer clairement l’efficacité du transfert de chaleur du fluide ou du
solide, la conductivité déponds de la température. En plus de sa variation en fonction de
la température, la conductivité thermique du nanofluide varie en fonction de la fraction
volumique aussi, la conductivité thermique d’un nanofluide est calculé selon les deux
modèle suivant :

8
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

• Modèle de Maxwell : Maxwell a présenter son modèle pour calculer la conducti-


vité thermique d’un nanofluide en fonction de la fraction volumique de nanofluide,
mais ce modèle est valable uniquement dans le cas des nanofluides qui contiennent
des nanoparticules sphériques, et que cette condition peut être considérer comme un
point négative pour le modèle, donc pour l’utilisation de ce modèle on est obligée de
considérer seulement les nanoparticules du forme sphériques. Le modèle de Maxwell
est donné par la formule suivante :

Kp +2Kbf −2φ(Kbf −Kp )


Knf = K
Kp +2Kbf +φ(Kbf −Kp ) bf
(1.10)

Vs
(φ : fraction volumique = VT
; p : particule ; bf : fluide de base ; nf : nanofluide )
• Modèle de Hamilton et Crosser : Le modèle de Hamilton et Crosser a été établi
pour résoudre la limite de modèle de Maxwell. Puisque ce dernier n’a valable que
dans le cas des particules sphériques une chose qui rend le modèle non efficace pour
la description du phénomène étudié, Pour cela le modèle du Hamilton et Crosser
a été développé pour rendre plus efficace le calcul de la conductivité thermique du
nanofluide quelque soit la forme de la nanoparticule, et ça en introduisant la notion
du facteur géométrique appelé la sphéricité (ψ). Ce facteur est définit comme étant
le rapport de la surface de la sphère ayant le même volume que les nanoparticules
sur la surface d’une nanoparticule. La conductivité thermique apparente du milieu
est donnée par l’expression suivante :

Kp +(n−1)Kbf −2φ(Kbf −Kp )


Knf = K
Kp +(n−1)Kbf +φ(Kbf −Kp ) bf
(1.11)

Où (n) est un facteur de forme donnée par :n = 3/Ψ.


n = 3 pour les particules sphériques et n = 6 pour les particules cylindriques. Pour
(Ψ = 1) (particules sphériques) le modèle de Hamilton-Crosser est identique au modèle
de Maxwell.

1.2.3.3 Viscosité dynamique(µ)

La viscosité peut être définie comme étant une propriété d’un fluide pour qu’il résiste
aux déformations lorsqu’il est mis en mouvement .On peut donc parler de la viscosité
comme étant une mesure du frottement interne d’un fluide. Un liquide très visqueux est
un liquide qui présente un frottement interne élevé. La dispersion des nanoparticules dans
un liquide a un effet sur la viscosité dynamique de ce dernier. La viscosité obtenue devient
la viscosité dynamique du nano-fluide qui peut être influencé énormément par la qualité de
la dispersion de la nanoparticule dans le fluide de base et de la température, cette viscosité

9
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

dynamique peut être calculée à partir de la viscosité dynamique du fluide de base et la


fraction volumique du nanofluide, Pour ce qui suit nous allons citer deux modèles pour le
calcul des viscosités apparentes :
• Modèle d’Einstein : La viscosité dynamique d’un nanofluide est donnée par la
relation d’Einstein pour un mélange contenant des suspensions diluées de particules
fines rigides la relation d’Einstein et la suivant :

µnf
µbf
= 1 + 2.5φ (1.12)

Cette relation est valable juste pour φ = 0, 03.


• Modèle de Brinkman : Par contre, Brinkman a généralisé la formule pour qu’il
puisse être utilisé dans une large plage de concentrations volumiques.

µnf 1
µbf
= (1−φ)2.5
(1.13)

1.2.3.4 Masse volumique (ρ)

La détermination de la masse volumique d’un nanofluide parfaitement homogène (bonne


dispersion des nanoparticules dans le fluide) en fonction de la fraction volumique φ à une
température T donnée, se fait a partir de la définition de la masse volumique d’un mélange.
Dans le cas d’un mélange la mass volumique et donnée par la relation suivante :

m
 mf +mp
ρ= V
nf = Vf +Vp
(1.14)

À partir de la on déduit alors la masse volumique du nanofluide :

ρnf = (1 − φ) ρbf + φρp (1.15)

1.2.3.5 Chaleur spécifique

La chaleur spécifique est la capacité calorifique par unité de masse d’une substance
dQ
ou d’un système homogène Cp = mdT
. La chaleur spécifique correspond à l’apport de
chaleur nécessaire pour élever la température de l’unité de substance de 1 K lors de la
transformation considérée. Pour la détermination de la chaleur spécifique d’un nanofluide,
on peut citer les deux modèles suivants
• Modèle du Pak et Cho : Pak et Cho ont utilisé la formule suivante :

(cp )nf = (1 − φ) cpf + φcpp (1.16)

• Modèle de Xuan et Roetzel : Ils ont travaillé avec la formule ci-dessous :

10
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

(ρcp )nf = (1 − φ) (ρcp )f + φ (ρcp )p (1.17)

(C )
Nous présentons sur les figures (1.1) à (1.2) les valeurs du rappor (Cpp )nf obtenus a
bf

partir des deux relations (1.16) et (1.17) pour différents nano6fluides avec comme fluide
de base l’eau et pour différentes nanoparticules (Al2 O3 , CuO, Cu, Ag et Au) en fonction
de la fraction volumique Ø qui varie de 0 à 8 %. On constate une différence remarquable
entre les valeurs calculées à partir des deux relations (1.16) et (1.17).

(Cp )nf
Figure 1.1 – Valeurs de (Cp )bf
en fonction de φ pour le nano-fluide( Al2 O3 + eau).

(Cp )nf
Figure 1.2 – Valeurs de (Cp )bf
en fonction de φ pour le nano-fluide( CuO + eau).

11
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

1.2.3.6 Model Buongiorno

Pour examiner le transfert de chaleur par l’ajout de très fines particules en suspension
dans un fluide, deux approches principales ont été adoptées dans la littérature. La première
est le modèle à deux phases qui prend en compte le rôle de la phase fluide et solide dans
le processus de transfert de chaleur. La seconde est le modèle monophasé où les deux
phases fluide et les particules sont dans un état d’équilibre thermique et s’écoulent avec
la même vitesse locale. Cette approche est simple et nécessite moins de temps de calcul.
En outre, si l’intérêt principal est centré sur le processus de transfert de chaleur, la seule
phase modifiée, est plus pratique que le modèle à deux phases. Récemment, Buongiorno
[6] a présenté sept mécanismes de glissementet a conclu que la Diffusion Brownienne
(mouvement de nanoparticules à partir du site de concentration élevée vers un site à
faible concentration) et la thermophorèse (mouvement de nanoparticules à partir du site
à haute température vers le site à basse température) sont les mécanismes de glissement
les plus importants dans les nanofluides par ordre d’analyse. Partant de ce constat, il a
développé une équation à quatre modèles d’équilibre non homogène à deux composants
pour la masse, dynamique, et le transport de chaleur dans les nanofluides.

1.3 Notions sur la convection naturelle

1.3.1 Aspects physiques du problème


En fait, dans notre environnement quotidien, les manifestations de la convection libre
sont plus présentes que les effets de la convection forcée, même si elles ne sont pas toujours
directement perceptibles par nos sens : c’est ainsi que dans n’importe quelle salle d’habi-
tation nous sommes entourés en permanence de mouvements d’air ; celui-ci se réchauffe
en montant le long des parois les plus chaudes et se refroidit en descendant le long des
parois les plus froides. La diversité des situations est également plus grande en convection
libre Les domaines d’applications sont donc vastes, et concernent aussi bien l’isolation des
canalisations que le refroidissement des circuits électriques et électroniques, la thermique
du bâtiment et le confort humain, les panaches et la dispersion des effluents, ou encore
la thermique de l’atmosphère et des océans. En ce qui concerne la mécanique des écoule-
ments de convection naturelle on observe que, puisque les gradients de masse volumique
à l’origine du mouvement sont eux-mêmes dus à des gradients de température, il y a là
un couplage structurel entre bilan de quantité de mouvement et bilan d’énergie, c’est à
dire entre champ de vitesse et champ de température. D’autre part, une spécificité de la
convection libre concerne les faibles niveaux de vitesse atteints, avec pour conséquence

12
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

immédiate des flux thermiques également modestes. L’aspect le plus important des trans-
ferts en convection libre est (comme en convection forcée) ce qui se passe au voisinage
des parois. On y retrouve en particulier des structures de couche limite dont nous allons
parler bientôt.

1.3.2 Couches limites en convection libre


Nous choisissons pour cela une disposition simple : plaque plane verticale, maintenue
à une température uniforme Tp ; fluide ambiant immobile (U∞ = 0) température uniforme
T∞ . Plaçons-nous par exemple dans le cas où la plaque est plus chaude que le fluide (Tp >
T∞ ). D’après ce que l’on sait déjà, le fluide va s’élever le long de la paroi. Commençons
par visualiser l’écoulement en injectant un traceur (colorant, fumée, bulles. . .) au niveau
du bord d’attaque. On observe alors un filet qui est d’abord rectiligne et parallèle à
la paroi, puis qui ondule avant de se fragmenter en volutes (figure 1.3). Ceci traduit
donc, l’existence de deux structures dynamiques correspondant à deux régimes différents
d’écoulement : laminaire près du bord d’attaque, puis turbulent. Il est d’ailleurs très facile
de réaliser une expérience qualitativement analogue en regardant le filet de fumée qui
monte d’une cigarette en air calme .

Figure 1.3 – Visualisation d’un écoulement de la convection libre.

Abordons ensuite l’aspect quantitatif en procédant à des mesures de vitesses dans la


zone d’écoulement, plus précisément à des mesures de la composante U selon la direction
x ascendante. A la paroi, la condition d’adhérence se traduit toujours par U=0. Lorsqu’on
s’éloigne de la plaque, il s’avère que U augmente très rapidement : on retrouve le phéno-
mène de couche limite dynamique, lié à la viscosité de fluide, et déjà mis en évidence dans

13
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

d’autres circonstances. Mais ensuite apparaît une différence majeure avec les écoulements
externes classiques : ici U passe par un maximum Um puis décroît et tend vers zéro du fait
que, au loin, la vitesse U∞ est nulle, ceci aussi bien dans la zone laminaire que dans la zone
turbulente (où U représente alors une moyenne temporelle) . En dehors de la convection
naturelle, c’est seulement dans les jets pariétaux qu’on observe ce type de profil [7].

Figure 1.4 – Profils de vitesse dans un écoulement de convection libre ; δ(x) épaisseur
de couche limite ; U(δ) = 0, 01Um .

Examinons les profils de température perpendiculairement à la plaque. Ici, pas de


nouveauté apparente, T varie rapidement vers la paroi et tend ensuite asymptotiquement
vers T∞ (Figure 1.5). On reconnaît donc la présence d’une couche limite thermique, il
subsiste toujours un problème de précision en ce qui concerne la valeur de δT .

14
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

Figure 1.5 – Couche limite thermique en convection libre : profil de température et


profil adimensionné.

1.3.3 Équations de couche limite en écoulement laminaire


On considère toujours une paroi verticale, et un fluide immobile et isotherme au loin ;
mais nous n’imposerons pas de restrictions particulières à la température de paroi Tp ,
qui pourra donc dépendre de x. Voyons alors ce que deviennent les équations générales :

div~v = 0 (1.18)

Et

~ grad
V. ~ = α∆T (1.19)

~ grad
V ~ V ~ = −β(T − T∞ )~g − 1 ~
gradp ∗ ~
+ v∆V (1.20)
ρ∞

Et, en nous limitant ici à la zone d’écoulement laminaire.


• Les caractéristiques observées de l’écoulement à proximité de la paroi autorisent à
conserver les approximations de la couche limite dynamique, à savoir :

∂2 U ∂2 U
V << U et ∂x2
<< ∂y2
(1.21)

∂U ∂U
Par contre, on prendra garde au fait que ∂x
n’est pas toujours négligeable devant ∂y
:
∂U ∂U
au voisinage du maximum Um on a en effet ∂y
= 0 et ∂x
6= 0. Le même problème se
rencontre d’ailleurs dans les jets pariétaux ou dans les zones de décollement. Quoi qu’il en
soit, il résulte de (I.19) que l’équation de continuité est inchangée, et que dans l’équation
∂2 U
de quantité de mouvement selon x, le terme ∂x2
disparaît.

15
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

• En ce qui concerne la pression, vu la lenteur de l’écoulement on admettra que les


gradients de pression induits par le champ de vitesse sont faibles. Autrement dit, la
pression motrice p∗ obéit à la loi de la statique, comme dans le fluide au loin, ce qui
s’exprime par :

grad (p∗ ) ≈ 0 (1.22)

• Enfin, dans la couche limite thermique :

∂T ∂T ∂2 T ∂2 T
∂x
<< ∂y
et ∂x2
<< ∂y2
(1.23)

∂2 T
Ce qui se traduit simplement par la disparition du terme ∂x2
dans l’équation d’énergie.
• Le regroupement des conditions précédentes va nous conduire aux équations de
couche limite en convection libre laminaire.
Si on se trouve dans le cas TP > T∞ , l’écoulement se fait vers le haut. On choisit alors
pour ~x la même direction (fig. I.6), de sorte que ~g = −g~x (la pesanteur est dirigée vers
le bas !) et le terme en ~g devient +β(T − T∞ )g. Au contraire, avec Tp < T∞ , l’écoulement
est descendant, et on préfère encore prendre ~x ,dans le sens du mouvement. Cette fois
~g = +g~x, et le terme en g s’écrit −β(T − T∞ )g.

Figure 1.6 – Plaque plane verticale : choix de coordonnées x et y.

Finalement les équations (1.19), (1.20) , (1.21) et deviennent donc :

∂U ∂V
∂x
+ ∂y
=0 (1.24)
2
U ∂u
∂x
+ V ∂u
∂y
= ±gβ(T − T∞ ) + v ∂∂yU2 (1.25)

16
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

+si direction x vers le haut


-si direction x vers le bas

2
U ∂T
∂x
+ V ∂T
∂y
= α ∂∂yT2 (1.26)

Rappelons que dans le terme de couplage gβ (T − T∞ ) la dilatabilité β du fluide est


égale à 1/T Pour un gaz à température T (y compris la vapeur d’eau). Avec les liquides, on
se reportera aux tables de données thermo physiques. A titre d’exemple,β = 2, 06.10−4 K−1
Pour l’eau à 20C, et augmente fortement avec T. Mais quel que soit le fluide, il est
recommandé d’évaluer β à Tm (température de mélange) ou Tf (température de film)
pour tenir compte partiellement de sa variation avec T. D’autre part, en ce qui concerne
l’alternative ± dans (1.19), on observera ceci :
- soit x est dirigé vers le haut, et T > T∞
- soit x est dirigé vers le bas, et T < T∞
Donc, en regroupant les deux cas : si x est dirigé dans le sens de l’écoulement alors on
a la propriété :

±gβ(T − T∞ ) = gβ |T − T∞ | > 0 (1.27)

Dans la suite, nous adopterons cette écriture et l’équation de quantité de mouvement se


présentera sous la forme :
2
U ∂u
∂x
+ V ∂u
∂y
= gβ |T − T∞ | + v ∂∂yu2 (1.28)

1.4 Revue critique


D.A. Nield, A.V. Kuznetsov : ont présenté une analyse mathématique pour un
écoulement en double diffusion thermique et massique en convection naturelle devant
une plaque verticale semi infini, immergée dans un milieu poreux Darcéen. Le modèle
usagé pour le nanofluide incorpore les effets dumouvement Brownian et la thermophoresis,
pendant que le modèle de Darcy est utilisé pour le moyen poreux[6].
A.M. Rashad, M.A. EL-Hakiem, M.M.M. Abdou : Une analyse a été réalisée
pour étudier l’effet de la vitesse de filtration uniforme sur la convection libre dans la couche
limite d’un fluide non-newtonien sur un cône vertical perméable immergé dans un milieu
poreux saturé d’un nanofluide. Le modèle utilisé pour la nanofluide comporte les effets du
mouvement Brownien et thermophorèse. Les équations aux dérivées partielles régissant
sont transformées en un ensemble d’équations non similaires et résolues numériquement
par une méthode itérative, méthode des différences finies implicite. Les comparaisons

17
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

avec les travaux déjà publiés sont effectuées et excellent accord est obtenu. Une étude
paramétrique des paramètres physiques est effectuée et un ensemble représentatif des
résultats numériques pour la vitesse, la température et les profils de fraction de volume,
ainsi que les numéros de Nusselt et de Sherwood locales est illustrée graphiquement pour
montrer des caractéristiques intéressantes des solutions [8].
M.Mahmoodi : a présenté une étude d’un écoulement d’un nanofluide en convection
naturelle pour différents types de nanofluides à base d’eau, dans une cavité carrée qui
contient un chauffage mince à l’intérieur. Les parois gauche et droite de la cavité est
maintenu à une température constanteTc , tandis que ses paroissupérieurs et inférieurs
sont séparés. Unchauffage avec la température de Th (Th > Tc ) est localisé à l’intérieur
de la cavité avec une longueur varie. Les équations gouvernantes utilisent la méthode du
volume finie avec l’algorithme de simpler. Il a été observé à partir des résultats numériques
que, pour des faibles valeurs de nombre de Rayleigh avec une position horizontale, le taux
de transfert thermique est plus important par rapport à la position verticale. En outre, il
a été constaté que, à un grand nombre de Rayleigh, lenanofluideAg-eau est plus efficace
pour améliorer le taux de transfert de chaleur [9].
GH.R. Kefayati : a étudié l’effet d’un champ magnétique surune convection naturelle
dans une cavité ouverte à laquelle a subjugué un nanofluide (d’eau / alumine) qui utilise
la méthode Lattice Boltzmann. La cavité est remplie avec de l’eau et nanoparticules
d’Al2 O3 en présence d’un champ magnétique. Les calculs ont été effectués pour Rayleigh
compte (Ra = 104 − 106 ), fractions du volume de nanoparticules (φ = 0, 0.02, 0.04 et
0.06) et nombre de Hartmann entre (0 6 Ha 6 90), et le champ magnétique est considéré
horizontalement [10].
R. Abdul-Kahar, R. K.Muhaimin : ont étudié numériquement un écoulement de
couche limite d’un nano-fluide passe par une surface poreuse verticale en présence d’une
réaction chimique et rayonnement thermique. Le modèle utilisé pour le nano-fluide incor-
pore les effets du mouvement Brownien avec la thermophorèse en présence de conditions
aux limites variables. Ils ont constaté que, la présence de nanoparticules en termes de
la thermophorèse et du mouvement Brownien joue un rôle important pour modifier le
transfert thermique [11].
P.Rana, R. Bhargava , O.A. Bég : ont étudié un écoulement type couche limite en
convection mixte pour un nanofluide incompressible devant une plaque inclinée immergée
dans un milieu poreux saturé. Les équations non linéaires résultantes avec des conditions
aux limites associées sont résolues à l’aide d’une méthode des éléments finis (FEM)[12].
D. Srinivasacharya , O.Surender : ont étudié les effets de stratification thermique
et de la masse sur la couche limite en convection naturelle devant une plaque verticale

18
Chapitre 1 Généralités et étude Bibliographique

immergée dans un milieu poreux saturé d’un nano-fluide. La température, la concentra-


tion et la fraction volumique de nanoparticule à la plaque sont maintenus uniformes et
constantes. Le modèle utilisé pour nano-fluides comporte les effets du mouvement Brow-
nian et la thermophorès. Le système d’équations différentielles partielles non linéaires est
résolu à l’aide de la méthode de Killer-box. Ils ont démontré l’influence de paramètres de
contrôles sur l’écoulement, le transfert thermique et massique [13].

19
CHAPITRE 2

PROBLÉMATIQUE ET MODÉLISATION
MATHÉMATIQUE

2.1 Introduction
Le transfert de chaleur dans un nano-fluide dépend à la fois des propriétés thermo
physiques de la phase solide et de la phase liquide. Deux types d’approches, appelées
modèle à une phase ou modèle à deux phases, ont été élaborés pour l’étude des transferts
thermiques dans les nano-fluides. Dans cette partie de travail, nous présentons le modèle
physique. Nous établissons les équations gouvernantes de couches limites hydrodynamique,
thermique et massique peuvent être écrites sous la forme dimensionnelle sous réserve
de conditions aux limite, et les écrire sous forme des équations différentielles ordinaire,
Ensuite nous posons les conditions aux limites, et la méthode numérique utilisé.

20
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

2.2 Modèle physique

Figure 2.1 – Géométrie du problème

En considère dans cette partie un écoulement en convection naturelle devant une


plaque verticale semi infinie immergé dans un milieu poreux non Darcéen remplie d’un
nano-fluide visqueux incompressible. Le modèle physique, avec la direction de champ de
pesanteur et le système de coordonnées est montré dans la figure (2.1). La fraction vo-
lumique des nanoparticules φ dans la surface de la plaque est φw . On suppose que, la
plaque est en contact avec un fluide chaud caractérisé par une température Tf qui four-
nit un coefficient de transfert de chaleur h. Les valeurs de l’ambiance correspondantes de
la température et la fraction volumique quand y tends vers l’infini sont notées par T∞
et φ∞ . L’approximation d’Oberbeck- Boussinesq et la couche limite pour le nano-fluide
sont supposées validées [6].L’équilibre thermique local dans le milieu poreux homogène
est également supposé. Comme mentionné précédemment, il y’a uniquement l’effet du
mouvement Brownien et la thermophorèse qui interviennent dans cette configuration. On
néglige le transfert thermique par rayonnement. Sous ces hypothèses, les équations gou-
vernantes de couches limites hydrodynamique, thermique et massique peuvent être écrites
sous la forme dimensionnelle.

21
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

2.3 Equations mathématiques

2.3.1 Equations dimensionnelle


• Equation de continuité :

~ =0
∇V (II.1)

• Equation de mouvement :

~
ρf ∂V
 ∂t
µ
= −∇P − K v + [φρP + (1 − φ) {ρf (1 − β (T − T∞ ))}] ~g (II.2)

• Equation d’énergie :
h   i
(ρc)f V.∇T = Km ∇2 T +  (ρc)p DB ∇φ.∇T + D
T∞
T
∇T .∇T (II.3)

• Equation de fraction volumique :


 
1 2 DT

V.∇φ = DB ∇ φ + T∞
∇2 T (II.4)

2.3.1.1 Conditions aux limites dimensionnelles

Les conditions aux limites pour les équations ci-dessous sont :

y = 0 : v = 0, −Km ∂T
∂y
= h (Tf − T ) , φ = φw (II.5)

y → ∞ : u = 0, T → T∞ , φ = φ∞ (II.6)

Nous faisons maintenant l’approximation de la couche limite standard, sur la base


d’une analyse à grande échelle, et d’écrire les équations :

∂u ∂v
∂x
+ ∂Y
=0 (II.7)

∂P µ ρ√
f∞ cf
∂x
= −K u− k
u2 + [(1 − φ∞ ) ρf∞ βT (T − T∞ ) − (ρp − ρf∞ ) (φ − φ∞ )] g (II.8)

∂P
∂y
=0 (II.9)
   2 
u ∂T
∂x
+ v ∂T
∂y
2
= αm ∇ T + τ DB ∂φ ∂T
∂y ∂y
+ DT
T∞
∂T
∂y
(II.10)

    2
∂2 φ
1

u ∂φ
∂x
+ v ∂φ
∂y
= DB ∂y 2 + DT
T∞
∂ T
∂y2
(II.11)

Avec :

22
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

Km (ρc)p
αm = (ρc)f
,τ= (ρc)f

Ici, p est la pression, u et v, les composantes de vitesse de Darcy, T la température


et φ la fraction volumique de nanoparticules. Les paramètres physiques sont notées K la
perméabilité de milieu poreux avec la porosité  , ρf la masse volumique, µ la viscosité,
βT le coefficient d’expansion thermique de fluide de base et g l’accélération gravitation-
nelle. La masse volumique des particules est ρp , (ρc)p la capacité thermique effective
de nanoparticule, tandis que (ρc)f est la capacité thermique de fluide de base. αm est
la diffusivité thermique du milieu poreux. Le coefficient de diffusion Brownienne est noté
par DB , le coefficient de diffusion thermophorétique DT .

2.3.2 Equations differentielle ordinaire


On peut éliminer les p d’Equations. (II.8) et (II.9) en contre- différenciation. Dans le
même temps, on peut introduire une fonction de flux défini par ψ
∂ψ
u= ∂y
, v = − ∂ψ
∂x

Donc les équations deviennent :


√  2 2
∂2 ψ kρf∞ cf ∂ ψ (1−φ∞ )ρf∞ kβT g ∂T (ρp −ρf∞ )gk ∂φ
∂y 2 + µ ∂y2
= µ ∂y
− µ ∂y
(II.12)
   2 
∂ψ ∂T ∂ψ ∂T
∂y ∂x
− ∂x ∂y
= αm ∇ T + τ2
DB ∂φ ∂T
∂y ∂y
+ DT
T∞
∂T
∂y
(II.13)

  2
 
∂ψ ∂φ ∂ψ ∂φ ∂2 T
1
 ∂y ∂x
− ∂x ∂y
= DB ∂∂yφ2 + DT
T∞ ∂y2
(II.14)

On introduit le nombre de Rayleigh Rax qui est defini par :

(1−φ∞ )ρf∞ gβT kx


Rax = µαm

Et nombre adimensionnelle est :


1
η = yx Rax2

Nous présentons également les variables adimensionnelles s, θ et f défini par :

ψ (T −T∞ ) (φ−φ∞ )
S (η) = 1 , θ (η) = (Tw −T∞ )
, f (η) = (φw −φ∞ )
αm Rax2

Puis, sur la substitution dans les équations. (13) - (15), on obtient les équations diffé-
rentielles ordinaires suivantes :
0 0 00 0 0
S + 2FoS S − θ + Nrf = 0 (II.15)

23
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

00 0 0 0 0
θ + 12 Sθ + Nbf θ + Ntθ 2 = 0 (II.16)

00 0 Nt 00
f + 12 LeSf + Nb
θ =0 (II.17)

On a cinq paramètre définis par :


• Nb : paramètre d’un mouvement Brownien :

(ρc)p DB ∆φ
Nb = (ρc)f αm
(II.18)

• Nt : paramètre de thermophorèse.

(ρc)p DT ∆T
Nt = (ρc)f T∞ αm
(II.19)

• Le : nombre de Lewis.

αm
Le = DB 
(II.20)

• Nr : représentent un taux de flottabilité.

(ρp −ρf∞ )∆Φ


Nr = ρf∞ β∆T (1−φ∞ )
(II.21)

• Fo : Nombre de Forchhiemer.

kρf∞ cf
Fo = µx
αm Rax (II.22)

2.3.2.1 Conditions aux limites ordinaires

Les équations (16) à (18) sont résolues sous réserve des conditions aux limites sui-
vantes :

η = 0 : S = 0, θ = 1, f = 1. (II.23)

0
η → ∞ : s = 0, θ = 1, f = 0. (II.24)

2.4 Détermination du nombre de Nusselt et Sherwood


On a le nombre de Nusselt est un nombre adimensionnel utiliser pour caractériser le
transfert thermique entre un fluide et une paroi «transfert convectif», défini par :
00
q x
Nux = Km (Tw −T∞ )
(II.25)

24
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

00
Où q est le flux de chaleur de la paroi et km est la conductivité thermique du milieu
poreux.
On a :
00
q = −km ∂T
∂y
=0
y

1
Dans ce contexte actuel Nux /Rax2 est représenté par :

Nux 0
1 = −θ (0) (II.26)
Rax2

Et pour le nombre de Sherwood est un nombre adimensionnel utilisé pour caractériser


le transfert de masse définis par :
00
q x
Shx = DB (φw −φ∞ )
(II.27)
1
Dans ce contexte actuel Shx /Rax2 est représenté par :

Shx
1 = −f (0) (II.28)
Rax2

2.5 Méthode numérique


L’ensemble d’équations différentielles ordinaires couplées (II.15) - (II.17) est fortement
non linéaire et ne peut être résolu analytiquement, avec les conditions aux limites (II.23-
II.24), ils forment un problème aux limites à deux points qui peut être résolu pour certaines
valeurs des paramètres le régissant. La méthode des différences finies qui implémente la
formule de Lobatto à trois étapes de collocation (III.A) et le polynôme de collocation
fournit une solution continue qui est du quatrième ordre en précision, de manière uniforme
dans l’intervalle d’intégration. La sélection du maillage et l’erreur de contrôle sont basés
sur le résidu de la solution en continu. La technique de collocation utilise un maillage de
points pour diviser l’intervalle en sous-intervalles d’intégration. Le solveur bvp4c détermine
une solution numérique en résolvant un système d’équations algébriques résultant avec
les conditions aux limites, et les conditions de collocation imposées sur tous les sous-
intervalles. Le solveur estime alors l’erreur de la solution numérique sur chaque sous-
interval. Si la solution ne satisfait pas aux critères de tolérance, le solveur adapte le
maillage et répète le processus. L’utilisateur doit fournir les points du maillage initial
ainsi qu’une approximation initiale de la solution aux points de maillage. Les régions de
l’écoulement sont contrôlées par six paramètres thermo-physique, à savoir, Fo, Le, Nt, Nb
et Nr.

25
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

2.5.1 Description du programme


1. Vérifiez les arguments d’entrée et estimer la solution initiale ;
2. Évaluer l’interpolation Hermite cubique et son premier ;
3. Calculer norme L2 du résidu en utilisant 5 points Lobatto quadrature ;
4. Redistribuer points de maillage et de se rapprocher de la solution ;
5. Évaluer le système d’équations de collocation ;
6. Former la matrice Jacobienne globale des équations de collocation ;
7. Donner les valeurs numériques.

2.5.1.1 Validation du programme

Figure 2.2 – Comparaison de profils de vitesse, température et fraction volumique des


nanoparticules avec [......].

Les calculs préliminaires sont menés pour vérifier les résultats numériques. Les profils
de vitesse de Darcy, température et la fraction volumique de nanoparticules sont présentés
pour une gamme raisonnable des paramètres de contrôle. Afin de vérifier l’exactitude de
la méthode utilisée, nous comparons les présents résultats à ceux obtenus par Nield
et Kuznetsov [14] à partir des profils de lignes de courant, la vitesse de filtration, la
température et la fraction volumique (figure II.2). Il ressort de cette figure que les résultats
actuels sont en bon accord avec ceux rapportés par le travail cité dans une large gamme
de Le.

26
Chapitre 2 Problématique et modélisation mathématique

2.6 Conclusion
Une fois les équations régissantes le problème posées, avec les conditions aux limites
associées, et mises sous leurs formes ordinaire, nous avons donc opté pour une résolution
numérique, en utilisant le Matlab, la méthode utilisé est la méthode de D.F avec lobatto
et bvp4c emballer dans le matlab.

27
CHAPITRE 3
RESULTATS ET DISCUSSIONS

3.1 Introduction
Afin de résoudre le système constitué des équations de continuité ; de mouvement,
d’énergie associées des conditions initiales et aux limites correspondantes, on utilise la
méthode de différence finie avec le solveur bvp4c créé en Matlab. Afin d’obtenir un aperçu
clair sur le phénomène physique du problème, une étude paramétrique est effectuée et
les résultats numériques obtenus sont affichés à l’aide d’illustrations graphiques. L’effet
du paramètre convectif Bi, couplé avec le mouvement Brownien, la thermophorèse et le
0
paramètre de Forchheimer, sur les profils de vitesse s (η), de température θ(η), et de
concentration des nanoparticules f(η). Ainsi que les variations du taux de transfert de
chaleur local Nux , et le taux de transfert massique en termes de nombre de Sherwood
Shx . Par conséquent, dans cette étude, la même gamme mentionnée ci-dessus est utilisée
dans l’analyse et discussion.

3.2 Profils de température adimensionnelle


La variation de la distribution de la température adimensionnelle suivant la variable
de similarité η est représentée respectivement sur les figures(III.1) à (III.3) pour quelques
ensembles de valeurs de Fo, Bi et Nt. Dans la figure (III.1) la distribution de température
dans la zone de couche limite est représentée. On remarque que, les profils de température
augmentent avec l’augmentation de Bi. Et on constate que, cet effet est plus prononcé à
proximité de la paroi du profil de température et par conséquent, les conditions thermiques
convectives agissent dans la couche limite thermique. Nous devons remarquer ici que cette

28
Chapitre 3 Resultats et Discussions

tendance est conforme au mécanisme fondamental du transfert de chaleur. Ceci est en


accord avec le fait qu’un flux conductif fourni par la plaque verticale est transféré par un
grand Bi et par conséquent moins de différence de température (Tf − T ) c’est à dire un
grand écart de température du fluide. Ensuite, pour les grandes valeurs de Bi à savoir,
Bi → ∞, le profil de température atteint son maximum à la valeur 1. Ceci est dû à
l’augmentation de coefficient de transfert de chaleur.

Figure 3.1 – Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Bi (Nr, Nt, Nb,
Fo=0.5, et Le=10).

29
Chapitre 3 Resultats et Discussions

Figure 3.2 – Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Nt (Nb, Nr, Fo=0.5,
Bi=5 et Le=10).

La figure (III.2) montre l’influence du paramètre de la thermophorèse pour Nt =


0.1, 0.5, 2 sur les profils de température dans les couches limites, On remarque que le
profil de température amplifiée, et l’épaisseur de la couche limite thermique accroit, en
présence de nanoparticule en terme de thermophorèse et mouvement Brownien. En outre,
la température locale dans la couche limite thermique augmente à mesure que l’effet de la
thermophorèse augmente. On peut conclure que, la présence de nanoparticule peut jouer
à rôle important pour améliorer le transfert thermique.

30
Chapitre 3 Resultats et Discussions

Figure 3.3 – Profils de température θ(η) pour différentes valeurs de Fo (Nr=0.5, Nt=0,5,
Nb=0.5, Bi=5 et Le=10).

La figure III.3dépeint le profil de température pour quelque valeur de Fo. On constate


que l’augmentation de Fo conduit à accroitre la température à proximité de la paroi. Par
conséquent, l’épaisseur de la couche limite augment.

3.3 Variation de la fraction volumique des nanoparti-


cules
Les figures (3.4) - (3.5) illustrent les profils de fraction de volume de nanoparticules
typiques pour diverses valeurs du nombre de Lewis du nanofluide Le et le paramètre du
mouvement BrownienNb.

31
Chapitre 3 Resultats et Discussions

Figure 3.4 – La variation de la fraction volumique f pour différentes valeurs de Nb


(Nr=0.5, Nt=0,5, Fo=0.5, Bi=5 et Le=10).

La figure (3.4) représente la fraction volumique des nanoparticules f (η) pour diffé-
rentes valeurs du mouvement Brownien Nb,on constate quand le mouvement brownien
Nb augmente la fraction volumique des nanoparticules croît, ainsi que l’épaisseur de la
couche limite réduit de manière significative. Ceci est dû au fait que l’augmentation de
mouvement Brownien des nanoparticules sert à chauffer la couche limite qui conduit à
l’efficacité de déplacement des nanoparticules à partir de la paroi.
La figure (3.5) montre la variation de la fraction volumique f (η) pour différentes valeurs
de Le en fonction η, on constate qu’il y a une tendance à diminuer considérablement la
fraction volumique des nanoparticules si le nombre de Lewis amplifiée. Ceci est expliqué
par le rapport de diffusivité thermique (très grande) à la diffusivité massique (très faible)
de nanoparticules.

32
Chapitre 3 Resultats et Discussions

Figure 3.5 – La variation de la fraction volumique f (η) pour différentes valeurs de Le


(Nr=0.5, Nt=0,5, Nb=05, Fo=0.5, Bi=5).

3.4 Variation de vitesse adimensionnelle


La variation de la distribution de la vitesse adimensionnelle suivant la variable de
similarité η est représentée respectivement sur les figures (3.6) à (3.8) pour quelques
ensembles de valeurs de Nb, Nr et Fo. À partir de ces figures, on constate que la courbure
de la vitesse augmente jusqu’à un maximum et diminue ensuite asymptotiquement vers
zéro au bord de la couche limite. Nield et Kuznetsov [14] et Murthy et al. [15] ont
noté la même tendance pour les profils de vitesse pour la condition isotherme de la paroi
et les conditions aux limites de convection respectivement.
La figure (3.6) montre l’influence de paramètre du mouvement Brownien sur la varia-
tion de vitesse. On peut constater que, la vitesse augmente à la proximité de la plaque
quand le mouvement Brownien devient plus en plus important et par conséquent l’épais-
seur de couche limite dynamique agrandit. Et on peut conclure que l’ajout des nanopar-
ticules dans les fluides claires joue un rôle important pour améliorer la vitesse.

33
Chapitre 3 Resultats et Discussions

0
Figure 3.6 – Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Nb (Nr=0.5, Nt=0,5,
Fo=0.5, Bi=5 et Le=10).

0
Figure 3.7 – Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Nr (Nb=0.5, Nt=0,5,
Fo=0.5, Bi=5 et Le=10).

34
Chapitre 3 Resultats et Discussions

L’effet de paramètre de taux de flottabilité Nr sur la répartition de la vitesse adimen-


sionnelle est décrit dans la figure (3.7). À partir de cette figure, on observe un compor-
tement inverse pour la vitesse par rapport au paramètre Nb.On constate que le fluide
devient suffisamment dilué en termes de particules près de la plaque. L’augmentation Nr
impose une diminution de plus de la vitesse de Darcy.
En outre, l’augmentation du paramètre ForchheimerFo conduit à diminuer la vitesse à
proximité de la plaque en raison de l’effet d’inertie qui implique la réduction de l’épaisseur
de la couche limite hydrodynamique. Fo = 0, représente le cas où l’écoulement est de Darcy,
Figure (3.8).

0
Figure 3.8 – Profils de vitesse S (η) pour différentes valeurs de Fo (Nr=0.5, Nt=0,5,
Nb=0.5, Bi=5 et Le=10).

3.5 Variations du taux local de transfert de chaleur Nux


Maintenant, les variations du nombre de Nusselt local sontconcernées aux différentes
valeurs du paramètre Forchheimer Fo, du paramètre de mouvement Brownien Nb, du para-
mètre de condition convective Bi et enfin du paramètre thermophorèse Nt. Les principaux
résultats sont illustrés dans les figures (3.9) (3.10) et (3.11).

35
Chapitre 3 Resultats et Discussions

1/2
Figure 3.9 – variations du taux de transfert de chaleur Nux /Rax (Bi)(Nt, Nb, Nr=0.5
et Le=10).

La figure (3.9) représente la variation de nombre du Nusselt Nux pour différente valeur
de Fo. On remarque que le taux de transfert thermique évalué d’une manière exponentielle
en fonction de paramètre convectif jusqu’au un maximum c-à-d, qu’il n’y a aucun change-
ment si on augmente le paramètre convectif, par contre on observe que l’augmentation du
paramètre de Forchheimer conduit à baissé le transfert thermique vers le fluide et à son
tour vers le milieu poreux. La même tendance peut être observée dans le cas du paramètre
de flottabilité Nr L’augmentation de paramètre Nr conduit à diminué le taux de transfert
de chaleur en terme de nombre du Nusselt figure (3.10).

36
Chapitre 3 Resultats et Discussions

1/2
Figure 3.10 – Variations de Nux /Rax (Bi) (Nt, Nb, Fo=0.5 et Le=10).

1/2
Figure 3.11 – Variations du de nombre de Nusselt Nux /Rax (Nb) (Bi= 5, Fo=0.5 et
Le=10).

La figure(3.11) présenteles variations du taux local de transfert de chaleur Nux en


fonction du paramètre de mouvement Brownien pour différentes valeurs du paramètre

37
Chapitre 3 Resultats et Discussions

thermophorése Nt, il est conclu que l’augmentation des deux paramètres Nb et Nt résulte
à la baisse de Nux , il est suggéré que les petites valeurs de Nb et de Nt améliorent les
capacités de transfert de chaleur par convection.

3.6 Variations du taux local de transfert de masse Shx


Les figures (3.12) - (3.14) illustrent les variations du taux local de transfert de masse
Shx , pour différentes valeurs de quelque paramètre de contrôles. La figure (3.12)représente
les variations du taux local de transfert de masse en fonction du Biot qui varie dans
l’intervalle [0.5,. . ...,5] pour différente valeur de Fo=0.1, 0.5 , 1. Là encore, même allure
de Shx observé par rapport de Nuxet même influence remarquable pour le paramètre de
Fo sur le transfert de masse convectif.

1/2
Figure 3.12 – Variations du Shx /Rax (Bi)(Nt, Nb, Nr=0.5 et Le=10).

38
Chapitre 3 Resultats et Discussions

1/2
Figure 3.13 – variations du Shx /Rax (Nb)pour différentes valeur de Nt=0, 0.4, 0.7. Nr,
Fo=0.5 et Le=10,Bi=5.

L’effet simultané de paramètre de la thermophorèse et le mouvement Brownien est


montré dans la figure 3.13. On remarque que, le transfert massique augmente d’une ma-
nière considérable pour des faibles valeurs de Nb (Nb < 1), puis l’échange massique près
de la plaque devient presque constant. Ceci peut être expliqué par la faible valeur de
coefficient de mouvement Brownien dans l’intervalle [0.1. . . 1]. Concernant le paramètre
de Nt, on voit un comportement inverse par rapport à Nb.

39
Chapitre 3 Resultats et Discussions

1/2
Figure 3.14 – variations du Shx /Rax (Nb)( Nt, Nr, Fo=0.5 et Bi=5).

1/2
La figure 3.14 représente Les variations du taux local de transfert de masse Shx /Rax
en fonction du paramètre de mouvement brownien pour différentes valeurs du paramètre
du nombre le Lewis, on a conclu que l’augmentation des deux paramètres Nb et Le résulte
1/2
à l’augmentation de Shx /Rax , ceci indique que les valeurs de Nb et Le n’améliorent pas
les capacités de transfert de masse convective.

3.7 Conclusion
Nous avons examiné l’influence des nanoparticules (pour le nanofluide) et l’effet d’iner-
tie microscopique (pour le milieu poreux) sur l’écoulementde la couche limite on convection
naturelles dans un milieu poreux sur une plaque plane verticale, en utilisant un modèle
dans lequel le mouvement Brownien et thermophorèse sont pris en compte. Dans cette
étude, nous avons employé le modèle Forchheimer pour décrire le comportement géo-
métrique du milieu poreux dans l’équation de mouvement. Et nous avons supposé les
conditions aux limites convectives. Cela permet une solution de similitude simple, qui
dépend de cinq paramètres adimensionnels, posséder un nombre Lewis Le, paramètre de
flottabilité Nr, paramètre du mouvement Brownien Nb, et un paramètre de thermopho-
rèse Nt. Nous avons exploré la manière dont le flux thermique de la paroi, représentée par
un Nombre de Nusselt Nu, et le nombre de Sherwood, dépend de ces cinq paramètres.

40
Chapitre 3 Resultats et Discussions

L’influence du paramètre de la thermophorése, le mouvement brownien, et le taux de flot-


tabilité, sur les profiles de température, la fraction volumique des nanoparticules, et de la
vitesse à montré que :
• L’augmentation du paramètre de la thermophorése, augmente le profile de tempé-
rature et l’épaisseur de la couche limite.
• L’augmentation du paramètre de mouvement brownien, augmente la fraction vo-
lumique des nanoparticules, et l’épaisseur de la couche limite diminue de manier
significatif.
• L’augmentation du paramètre de taux de flottabilité, la vitesse et la couche limite
hydrodynamique décroit.

41
CONCLUSION GÉNÉRALE

Le transfert thermique dans leurs différentes configurations a un domaine d’étude et


de recherche très large de par leurs diverses applications. Une étude bibliographique nous
a permis de nous familier, avec la convection naturelle en régime laminaire et de caracté-
riser une idée du transfert thermique dans un milieux poreux rempli de nanofluide, cette
bibliographie a été consacré essentiellement sur les couche limite en convection naturelle
sur une plaque plane dans un milieu poreux non Darcéen, pour comprendre ce type de
transfert thermique. Dans la section suivante, les équations de conservation de la quantité
de mouvement et conservation de l’énergie ont été posées,et mises sous leurs formes ordi-
naires avec les conditions aux limites associées. Pour résoudre les équations gouvernante
le phénomène, nous avons opté le code Bvp4c basé sur la méthode de différences finies qui
convient la formule Lobatto. En premier lieu, Nous avons examiné l’influence des nanopar-
ticules sur la couche limite on convection naturelles dans un milieu poreux, en utilisant un
modèle dans lequel le mouvement brownien et thermophorèse sont pris en compte. Cela
permet une solution de similitude simple qui dépend de cinq paramètres adimensionnels,
posséder un nombre Lewis Le, paramètre de flottabilité Nr, paramètre d’un mouvement
brownien Nb, et un paramètre de thermophorèse Nt. nous avons examiné l’influence des
paramètres motionné précédemment sur le nombre de Nusselt, et le nombre Sherwood,
à fin de comprendre l’effet de ces paramètres sur le transfert de chaleur. Les principaux
résultats numériques obtenus dans ce travail peuvent être résumés de la façon suivante :
Variations du taux local de transfert de chaleur Nux :
• L’augmentation du paramétre de Forchheimer conduit a une diminution de transfert
thermique vers le fluide et a son tour vers le milieu poreux.
• L’augmentation des deux paramètres Nb et Nt résulte a la baisse de Nux, les petites
valeurs de Nb et Nt améliorent les capacités de transfert de chaleur par convection.

42
Conclusion Générale

Variations du taux local de transfert de masse Shx :


• L’augmentation des deux paramètres Nb et Le n’améliore pas le transfert de masse
convective.
• Pour faible valeur de Nb, Shx augmente de manier significatif, et pour l’augmenta-
tion des valeurs de Nt le transfert massique diminue.

43
BIBLIOGRAPHIE

viii
Résumé

Dans ce travail, on a étudie l’influence de plusieurs effets en tenant compte du mouve-


ment Brownien et la thermophorèse du nanofluide sur les transferts de chaleur par convec-
tion naturelle en milieu poreux non Darcéen. La géométrie considérée est une plaque ver-
ticale immergée dans un milieu poreux saturé, avec des conditions aux limites convectives.
Le phénomène de la convection thermo-solutale est régi par les équations de la conservation
de la masse, de la quantité de mouvement, de l’énergie et de la concentration des nano-
particules. Des modèles Non Darcéen avec l’extension de Forchheimer et l’approximation
de Boussinesq ont été utilisés pour décrire la convection en milieu poreux. L’écoulement
convectif est régi par différents paramètres de contrôle. À savoir le nombre de Lewis Le,
le paramètre de Forchheimer Fo, le paramètre de mouvement Brownien Nb, le paramètre
de la thermophorèse Nt et le taux de flottabilité de nano-fluide Nr. Le problème envisagé
est résolu par voie numérique, à l’aide d’une méthode de différence finie, en utilisant le
code Matlab. Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence l’influence de l’effet
de différents paramètres de contrôle sur l’écoulement convectif notamment sur les profils
de vitesse, la distribution de température et de la concentration. En plus, la présence de
nanoparticules joue un rôle important dans la modification du flux de transfert de chaleur
et de masse.
Mots clés : Convection naturelle, Milieu poreux, , Nanofluide, Mouvement Brownien,
Thermophorèse.

Abstract

In this work, we studied the influence of several effects in the light of the Brownian
motion and the thermophoresis nanofluid on heat transfer by natural convection in po-
rous media not Darcéen. Geometry considered is a submerged vertical plate in a saturated
porous medium, with conditions convective limits. The phenomenon of thermal convec-
tion solutal is governed by the equations of conservation of mass, momentum, energy and
concentration of nanoparticles. Not Darcéen models with the extension of Forchheimer
and the Boussinesq approximation was used to describe convection in porous media. The
convective flow is governed by different control parameters, the number of Lewis Le, the
parameter of Forchheimer Fo, the movement parameter Brownian Nb, parameter thermo-
phoresisNt and nanofluid Nr buoyancy ratio. The proposed problem is solved digitally at
the using a finite difference method, using the Matlab code. The results obtained allowed
to demonstrate the influence of the effect of different flow of control parameters including
convective velocity profiles, temperature distribution and concentration. In addition, the
presence of nanoparticles plays an important role in the modification of heat and mass
transfer flow.
Key words : Natural convection, porous medium, nanofluid, Brownian motion, ther-
mophoresis.

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