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Nom: NEDELCU

Prénom: AURELIA

RAPPORT DU STAGE

Monitrice du stage, éducatrice spécialisée : Anjela GUENNOC

BREST , 2011

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Rapport

I 1. La présentation d’établissement
2. Présentation des structures de vie :
A. La vie dans le collectif au foyer du Lantel
B. La vie dans un studio au un appartement au foyer du Lantel
3. Les besoins et attentes des personnes accueillies

II 1. Action éducative
2. Mon implication éducative

III Lien entre la théorie et la pratique

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I 1. La présentation d’établissement
L’association Les Genets d’Or
L’association Les Génets d’Or repond aux besoins d’accueil et
d’éducation d’hommes et de femmes présentant une déficience intellectuelle
avec ou sans troubles associés.
L’ESAT ( Le Service d'Aide par le Travail ) de Plabennec est l’un des
établissements de L’association Les Genets d’Or et compte deux services :
 LE SERVICE D’AIDE PAR LE TRAVAIL
 LE SERVICE D’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL
Le Personnel
Le personnel est compose :
 d’éducateurs spécialisés
 moniteur éducateur
 d’aide médico-psychologique ( AMP )
 d’animateurs
 d’une infirmière
 et d’une psychologue à temps partiel
Mme Jeanine Bleinhant est la responsable de Service :
 du foyer du Lantel à Gouesnou ( 22 usagers , 5 animateurs à
temps plein )
 du foyer du Coadic Plabennec ( 29 usagers, 5,63 animateurs à
temps plein )
 du service de Logement individuel à Plabennec et à Gouesnou ( 3
usagers ).

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Le financement de l’établissement

Le service d’aide par le travail est financé par une « dotation globale »
versée par l’aide sociale de l’état. Celle-ci couvre notamment les activités socio-
éducatives et les frais de fonctionnement autres que ceux de production et ceux
correspondant à la rémunération des travailleurs en situation de handicap.
Les foyers d’hébergement sont autorisés et habilités par le Conseil
Général ( le Département ), leur fonctionnement est financé par un « prix de
journée » dont le montant est arrêté chaque année par le Président du Conseil
Général, au vu d’un budget prévisionnel présenté par le gestionnaire.
L’établissement est aussi financé par la production d’ateliers.
Le service d’aide par le travail propose aux personnes orientés par la
CDAPH ( La Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes
Handicapées) un poste au sein d’un atelier. Cette proposition se fait en fonction
des places disponibles, du projet professionnel de la personne et ses
compétences.
Le service d’aide par le travail de Plabennec propose 4 types d’activités
professionnelles :
 l’imprimerie à Plabennec
 l’horticulture à Plabennec
 l’entretien des espaces verts
 la mise à disposition d’une équipe en entreprise
Dans le cadre de ces quatre secteurs d’activités nous retrouvons différents
ateliers de production. Ceux-ci sont construits en tenant compte du savoir faire
des ouvriers déficients mais également du marché sur lequel se situe l’activité,
ainsi ;
 L’horticulture emploie treize ouvriers encadrés par trois moniteurs
d’atelier professionnels.

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 L’entretien des espaces verts concerne six ateliers de six à huit
chacun. Chaque atelier est conduit et encadré par un à deux
moniteurs d’atelier, professionnelles du secteur d’activité. Trois de
nos ateliers espaces verts travaillent pour des collectivités
territoriales, celles-ci constituant un client unique pour chaque
atelier. Les trois autres ateliers, quant à eux, exercent leur activité
essentiellement au service de particuliers, d’entreprises et de trois
autres communes.
 L’imprimerie et la sous traitance emploient seize ouvriers encadrés
par quatre moniteurs d’atelier, professionnels de l’imprimerie et de
la PAO.
 Par ailleurs l’ESAT de Plabennec travaille à l’insertion des ouvriers
en entreprise ordinaire, dans la mesure où celle-ci est envisageable.
Ainsi treize ouvriers sont placés en entreprise dans le cadre de
« prestations des services » où ils exercent une activité adaptée à
leurs compétences (peinture, bâtiment, buanderie, espaces verts,
ménage…). Ils sont suivis par le Directeur d’Etablissement.
L’ESAT de Plabennec a pour finalité l’aide et le soutien à la
personne déficiente par un travail adapté. Cet acte de production
doit aider la personne :
 A affirmer son identité
 A renforcer l’estime de soi
 A en tirer un sentiment de fierté authentique, afin que,

avant trouvé sa place de cette organisation adaptée, se crée


pour la personne déficiente, le sentiment d’appartenance à la
communauté humaine.

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Le service d’accompagnement social

Ce service propose un hébergement aux ouvriers du service d’aide par le


travail orientés par la CDAPH et les accompagne dans leur vie sociale et
personnelle. Un accompagnement individualisé est mis en place pour chaque
usager. Des activités éducatives, culturelles, sportives, de loisirs, … sont
proposées en soirée, week-ends et périodes de vacances.
Chaque résident verse mensuellement une participation financière
correspondant aux charges suivantes :
 les produits alimentaires
 l’achat de mobilier et de matériel collectifs
 la location et l’entretien des véhicules, le carburant
 les frais de transport
 l’achat de produits d’entretien
 les charges inhérentes au fonctionnement des foyers : eau,
électricité, gaz, téléphone, ordures ménagères, abonnement
 les frais d’assurance véhicules et logements
 l’entretien des locaux et des espaces verts
 le loyer
 les contrats de maintenance

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Le soin

L’établissement assure le suivi médical des 54 personnes accueillies au


sein d’un service d’accompagnement social :
 l’infirmière est présente le lundi soir sur le foyer du Coadic et le
jeudi soir sur le foyer du Lantel
 le médecin psychiatre reçoit l’ensemble des usagers ( internes ou
externes ) qui le souhaitent ou lorsque leur état de santé le nécessite,
 un jeudi sur deux de 15h à 19h30 à l’établissement à Plabennec
 le psychologue est présent un jeudi sur deux et l’autre jeudi de 15h
à 19h à l’établissement de Plabennec. A la demande, il peut être
amené à rencontrer les usagers sur leur lieu de travail
 s’agissant de la médecine générale ou de tout autre spécialiste,
l’usager peut faire le choix de son praticien, auquel cas il en
informe l’infirmière et la responsable de service une meilleure
coordination des soins.

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2. Présentation des structures de vie
A. La vie dans le collectif au foyer du Lantel
Le foyer du Lantel, situé à un kilomètre du centre ville de Gouesnou, a été
construit en 1986, une extension du bâtiment s’est faite en 1992 .
Ce foyer comporte deux parties distinctes que nous présenterons en lien
avec les différences des modes d’accompagnement auprès d’une population
possédant un degré d’autonomie plus ou moins élevé.
Un espace de vie est mis a disposition de dix résidents : cinq femmes et
cinq hommes, âgés de 25 à 50 ans cohabitent dans cette partie de la structure du
foyer que nous appelons « Collectif ».
B. La vie dans un studio ou un appartement au foyer du Lantel
Six résidents (quatre hommes et deux femmes) occupent un petit studio,
avec chambre, espace sanitaire et une kitchenette. Ce lieu permet la préparation
de quelques repas et l’invitation d’une ou deux autres personnes.
Un homme loge actuellement dans une chambre située à proximité des
studios, chambre au départ prévue comme lieu d’accueil. Cinq autres résidents
bénéficient d’un espace plus grand avec coin salon, espace situé plus en retrait
par rapport à la structure collective.
Cette partie du foyer dénommé « partie studio »met à disposition des onze
résidents un lieu collectif permettant des temps de repas ou activités commun.
Ce projet écrit par le personnel du service éducatif du foyer
d’hébergement de l’ESAT de Plabennec, a été présenté aux résidents du foyer,
lu et débattu en Conseil d’établissement (Conseil qui préside celui de la vie
sociale mis en place en 2003).
Il a fait l’objet d’une présentation à l’équipe d’éducateurs techniques de
l’ESAT . Constituant une base de référence pour tout l’équipe éducative il est
régulièrement relu, actualisé et est objet d’échanges en réunion du secteur
hébergement.

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La partie « studio »du foyer du Lantel apparaît fréquemment comme la
structure d'habitation la mieux adaptée aux attentes et besoins des résidents. Les
places étant limitées il n'est pas toujours possible d'offrir aux résidents un studio
ou un appartement au foyer. Nous constatons en effet des difficultés à créer de
vrais réseaux relationnels en dehors de l'ESAT. Des difficultés aussi pour
certains résidents à supporter la vie en collectivité, à ne pas pouvoir exercer
comme ils le souhaiteraient leurs capacités d'autonomie.
Il est le reflet du sentiment d’appartenance vécu par toute une équipe et
veut à cet égard traduire dans une éthique de l’accompagnement social ce qu’il
est convenu d’appeler une culture d’équipe.
En foyer d’hébergement, l’usager est locataire d’une chambre individuelle
ou d’un appartement qui est son lieu de vie privé et personnel, où il peut
recevoir sa famille ou ses amis. Il dispose d’une clé, lui permettant de tenir son
lieu de vie fermé et de s’y isoler. Toutefois, par mesure de sécurité, il sait que
les éducateurs disposent d’un passe général donnant accès à tous les lieux de vie.
Les usagers, les familles ou le personnel n’entrent pas dans les lieux de
vie sans y être invités ou sans avoir préalablement frappé. Les logements
individuels ne peuvent être occupés par une personne sans l’accord express de
l’usager et après inventaire de ses biens.
L’usager dispose aussi d’une boîte aux lettres individuelle ou d’une
courrier et, si nécessaire, peut bénéficier de l’aide d’un éducateur pour lire son
courrier dans son lieu de vie ou dans le bureau des éducateurs. De même, il peut
reçu pour s’exprimer ou être écouté en toute discrétion, dans son lieu de vie ou
dans le bureau des éducateurs.
S’il ne dispose pas de téléphone dans son lieu de vie, l’usager peut
toutefois ou recevoir des communications téléphoniques. S’il possède un
portable il est nécessaire que cela ne perturbe pas son indépendance et son
environnement.

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Travail avec la famille

La famille est un partenaire primordial dans l’accompagnement et la prise


en charge de l’usager. Les relations entre sa famille et lui même doivent être
favorisées en intégrant bien l’affirmation de sa vie d’adulte et en recherchant le
maximum d’autonomie pour lui. L’établissement favorise différentes situations
d’échange avec la famille :
 Mise à disposition, chaque fois que possible, d’une pièce d’accueil
par foyer avec possibilité d’y prendre des repas.
 La famille peut solliciter, à chaque fois qu’elle le désire, la
Direction pour une rencontre avec les professionnels de
l’établissement.
 Les retours en famille sont organisés selon un calendrier de
fonctionnement.
 La famille est invitée à l’Assemblé Générale annuelle des parents et
peut être élue pour siéger dans le collége des représentants des
familles au Conseil de la Vie Sociale.

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4. Les besoins et attentes des personnes accueillies

La vie quotidienne au foyer offre à chacun les moyens d’exercer de


responsabilités ; des taches spécifiques sont attribuées à tous ( mettre le couvert,
préparer le petit déjeuner, arroser les plantes … )
Les activités culturelles ou proposées et planifiées ( peinture, chant,
musique, pétanque, course à ( pied, randonnée, théâtre, scolarité, bricolage … )
permettent à chacun d’exercer ses talents, découvrir ou développer des passions
pouvant aller jusqu’à la création collective.
Chacun apprend qu’on ne parle pas de tout ou de n’importe quand. Les
lieux et les temps de parole sont déterminés. Le contenu de ce qui se dit n’est
pas le même au moment du repas ou tête à tête dans le bureau avec l’éducateur.
Des temps d’échanges de la parole sont régulièrement proposés par le
psychologue. Chaque résident sait qu’il peut prendre rendez-vous avec lui pour
un entretien individuel.
Les résidents savent que leur parole peut être, à leur demande ou celle de
l’éducateur, restituée sur le cahier de liaison, support à la communication.

Les besoins nécessaire


« J'ai un minimum de connaissances en cuisine, je sais faire mes courses
seul, mon ménage »
« J'ai de bonnes bases concernant l 'utilisation de l'argent, sa valeur »
« Je suis en mesure d'utiliser les moyens de transport, le téléphone »
« Je prends seul mes rendez-vous chez le coiffeur, le dentiste, le
médecin »

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« J'organise mes sorties en famille »

Quelles sont les critères qui permettent ou nécessitent l'accueil dans ce lieu
de vie ?
 Avoir besoin de sécurité, d'un « petit cocon ».
 Avoir des limites intellectuelles, physique au psychique qui rendent
nécessaires stimulation et assistance.
 Avoir besoin de soutien et d'exigences pour progresser.
 Préférer la présence des autres au fait de rester seul.
 Avoir un important besoin de reconnaissance de l'éducateur, de son
approbation.
 Avoir besoin de temps personnel avec l'éducateur (entretiens d'aide …)
 Avoir besoin de repères fixes, précis.

Ressources souhaits

 Avoir un minimum d'organisation et de repères dans le temps


 Aimer et savoir prendre soin de soi, être autonome pour l'hygiène et les
soins corporels.
 Être capable d'organisation à court terme ; avoir un minimum de repères
dans le temps.
 Être rassuré par la présence proche de l'éducateur :
« J'ai besoin de savoir que l'éducateur n'est pas loin pour résoudre mes
difficultés immédiates. Le danger m'insécurise, je risque de paniquer, mais je
saurais aller chercher de l'aide ».
L'établissement ESAT et Foyers de Plabennec accueille depuis quelques
années maintenant une nouvelle population : les restructurations du secteur

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psychiatrique ont conduit des changements importants en matière de prise en
charge et notamment des orientations en secteur médico-social pour des patients
dont la maladie ou les troubles psychiques sont stabilisés. Ces personnes sont
désormais accueil un secteur Adultes (foyer de vie ou foyers d'accueil
médicalisé et ESAT).

Ainsi, l'ESAT et Foyers de Plabennec accueille désormais des usagers ne


présentant pas nécessairement de déficience intellectuelle mais présentant
principalement une déficience du psychisme (en rapport avec des troubles
psychiatriques graves, plus ou moins stabilisés).Ces personnes présentant donc,
soit en permanence, soit occasionnellement, des troubles de la personnalité et de
la socialisation. Notons sur ce point que 19% pourraient se mettre
occasionnellement en danger du fait de leur comportement.

La place du projet personnalisé et du projet professionnel sont alors des


outils essentiels pour permettre l'évaluation de chaque personne en la matière.
Également, les troubles psychiques, de part leur intensité, nécessitent de plus en
plus un travail en collaboration avec le secteur sanitaire.

La population accueillie se compose comme suit : 41% de personnes


présentant un retard mental moyen et 34 % un retard mental léger - ce qui
correspond au public dit traditionnel des ESAT. Ces personnes peuvent
présenter des déficiences du psychisme et qui ont, en général, des difficultés
d'apprentissage, qui ont des capacités dans les actes et décisions simples de la
vie quotidienne et des capacités de communication permettant la relation sans
l'aide systématique d'un tiers ; 19% de personnes présentant des déficiences du
psychisme en rapport avec des troubles psychiatriques graves – ce qui
correspondent au nouveau public de l'action sociale et médico-sociale. Il s'agit
de personnes qui ont, en général, des acquis scolaires importants, qui peuvent

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posséder leur permis de conduire etc. et qui ont parfois connu une rupture suite à
un accident de la vie.

La spécificité de cette nouvelle population, au-delà des pathologies ou


troubles psychique, tient dans une histoire institutionnelle différente.
Auparavant, les personnes accueillies en ESAT avaient connu un long
parcours en établissements spécialisés.

Ils avaient ainsi bénéficié d'un accompagnement structurant et d'un long


apprentissage du travail et de la vie en collectivité.

Le besoin d’aide dans les actes de la vie quotidienne est de plus en plus
prégnant, notamment pour tout ce qui a trait à l’hygiène, l’alimentation, les
déplacements. Du fait du vieillissement, les capacités motrices sont moindres, la
fatigabilité est accrue et certaines pathologies ou troubles apparaissent. Or, les
équipements matériels ne sont pas toujours adaptés puisque, du fait de
l’agrément, l’établissement est censé accueillir des personnes relativement
autonomes dans les actes essentiels de la vie.

Avec la création de l’atelier alterné, de nouvelles activités éducatives sont


proposées telles que : l’esthétique, gym douce et piscine, afin de maintenir les
capacités motrices, prévenir le surpoids ou encore travailler l’image du corps.

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II 1. Action éducative

L'éducateur spécialisé intervient auprès d'enfants ou d'adolescents


souffrant de problèmes familiaux, scolaires, médicaux, de troubles du
comportement. Il s'occupe aussi d'adultes en difficulté sociale ou physique, ou
de personnes en situation de handicap mental (déficience intellectuelle légère à
profonde,...), psychique (pathologies psychiatriques,...), sensoriel (sourds et mal-
entendants, non-voyants et mal-voyants) ou moteur. Ses activités sont multiples
et varient selon le type de public dont il a la charge et les missions de son
institution.

Néanmoins l'objectif de l'éducateur spécialisé reste le même : préserver ou


restaurer l'autonomie de ces personnes en les valorisant par le biais d'un
accompagnement collectif et / ou individualisé, un étayage relationnel, par la
possibilité d'animer des activités socio-éducatives, travail avec les familles...
Profession phare du secteur avec les assistants de service social, les
éducateurs spécialisés ont pour mission d'aider les jeunes et les adultes en
situation de handicap, en difficulté sociale ou dans le cadre de la prévention et
de faciliter leur insertion sociale.

L’éducateur spécialisé partage la vie quotidienne d’enfants et


d’adolescents, voire d’adultes, présentant des handicaps physiques ou mentaux,
des troubles du comportement ou encore des difficultés sociales ou d’insertion.
Il travaille en collaboration avec tous ceux qui participent à l’action éducative et

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sociale : psychologues, psychiatres, personnels administratifs, assistants de
service social, enseignants, magistrats.

Selon son lieu d’embauche, l'éducateur travaille suivant différentes


modalités. En internat, il est responsable d'un groupe d'une dizaine de jeunes en
dehors des heures de classe ou d'atelier. En externat, il prend en charge les
jeunes pendant les horaires scolaires ou travaille en collaboration avec des
enseignants.

En foyer, il organise la vie quotidienne et les loisirs des jeunes. En


prévention spécialisée dans un quartier, il est « éducateur de rue ». Il aide les
jeunes à résoudre leurs problèmes d'ordre affectif ou d'insertion. En milieu
ouvert, l'éducateur peut être appelé, sur mandat d'une autorité administrative
(DASS) ou judiciaire, à agir directement auprès d'un jeune, de sa famille, de son
employeur ou de son professeur.

En centre pour adultes, après quelques années d'expérience


professionnelle, il peut travailler avec des handicapés, des personnes démunies
sortant de prison ou d'établissements hospitaliers, maisons de retraite et clubs.
Un nombre croissant d'éducateurs spécialisés travaillent par ailleurs dans les
hôpitaux de jour et les services psychiatriques.

L'éducateur spécialisé apporte son accompagnement, son soutien et son


aide, parfois jours et nuits, à l'ensemble des publics en difficulté enfants ados ou
adultes, pour lesquels il est mandaté par une personne morale de droit public ou
privé (Associations, collectivités territoriales ou organismes publiques).

Les publics concerné ainsi que les lieux d'exercice sont assez larges et
diversifiés; il peut s'agir de :

 Jeunes handicapés mentaux ou physiques

 Adultes handicapés mentales ou physiques

1
 Jeunes adolescents délinquants ou cas sociaux

 Jeunes et adolescents cas sociaux

 Adultes en difficulté sociale

 Les éducateurs spécialisés exercent dans de nombreuses autres institutions


et établissements privées ou publiques

Le rôle du moniteur d’atelier est primordial. Il est témoin des capacités,


des difficultés, des souhaits des ouvriers. Le moniteur d’atelier est formateur
dans son métier. Il a également un rôle d’écoute, de confident, il est parfois
chargé de canaliser les émotions, d’amener la personne à accepter ses difficultés,
son handicap, mais également à valoriser ses réussites, ses compétences.

Le moniteur d’atelier dans son travail peut être confronté à l’échec, au


refus, à la résistance, à la régression et au sentiment d’inutilité.

D’autres fois, il rencontrera la violence, violence du handicap, de l’inertie,


de la répétition, de l’apprentissage qui ne fait pas expérience, violence des
relations. Son métier nécessite une grande humilité.

Il contribue à la réussite économique de son atelier et notamment assure


les démarches commerciales et les relations clientèle. Il prévoit les achats et
investissements, établit les devis organise la production. Il contrôle et analyse
l’activité. Il a le souci constant de l’adaptation des tâches aux capacités des
ouvriers et de l’application des règles de sécurité.

Le souci principal résidant dans la recherche d’un équilibre entre la vie


professionnelle et la vie résidentielle pour la personne déficiente.

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2. Mon implication éducative

Je fais mon stage de 5 mois au foyer du Lantel à Gouesnou, qui accueillie


22 résidents dont 10 vivent en collectif et 12 en structure individuelle.

J'ai pu également me rendre à l'ESAT de Plabennec pour le visiter et me


rendre compte des conditions de travail des résidents.

Mon action éducative est surtout centrée sur le partage des activités avec
les résidents. Tout en menant une observation nécessaire et le partage les tâches
quotidiennes dans le collectif ou auprès des résidents du studio.

Activités menées devant mon stage


A. Dans le groupe

1. a l'interne

Lors de ce stage j'ai pu participé a l'atelier cuisine, atelier important car il


a la change des repas journaliers des résidents.

Cette activité permet de développer le travail manuel pour les adultes, la


notion de mesure et de quantité, la créativité culinaire.

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En amont, cet atelier permet de développer pour chaque résident la
capacité d'acheter les produits nécessaires au menu et de prendre acte du coût
des ingrédients.

Lors du partage des repas, j'ai pu observé que l'éducateur avait la change
d'animer l'échange ou de modérer les interactions entre les adultes.

2. à l'extérieur

Chaque jour, il est important d'organisée des sorties extérieurs avec les
résidents qui sont sans occupation (retrait, maladie).

Je participe donc à l'encadrement de la promenade au bord de la mer ou au


parc voisin.

Les promenades servent à détendre et à oxygéner les résidents mais


également à entretenir leur motricité et leur curiosité.

3. Activités spécifiques

La piscine est une activité régulière chaque semaine. Les résidents


apprécient beaucoup de pouvoir nager et profiter du milieu aquatique. Lors de
ces séances piscines, j'avais la possibilité de motiver 1 à 2 résidents à pratiquer
des exercices de motricité dans l'eau.

J'ai pu partager des séances de jacuzzi avec les résidents / hommes et


femmes ainsi qu'au sauna.

En fin de semaine nous avons l'habitude d'organiser une activité de danse


et de musique pour clore la semaine de travail. J'ai pu chantée donc participer
lors de ses soirées au foyer.

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B. Activités individuelles

Le entretien de la chambre

Le résident est responsable de son lieu personnel qui est la chambre. Il se


doit de l'entretenir et de la ranger.

J'ai pu régulièrement ou cours du stage, participer avec l'un ou l'autre des


résidents au rangement et classement de ses vêtements, aux changements des
draps et au nettoyage de leur chambre.

Cette exigence de rangement et de propreté l'aide à se repérer dans son


lieu intime et à l'organiser.

Travail sur l'image de soi

Par le biais de l'atelier manucure ou soins des mains, j'ai pu par une
participation faire bénéficier à quelques résidentes les bien faits de cette activité.

Celle-ci se faisait sous fond musical (le chanteuse Enya) propice à la


détente. Cet atelier permet aux femmes du foyer de prendre soin d'elle, de se
détendre et d'améliorer leur rapport à l'esthétique .

Visite au résident hospitalisé

Suite à l'opération du genou d'un résident j'ai pu lui rendre visite dans le
cadre hospitalier. Le résident était heureux de ma visite car j'avais amené un
gâteau que nous avons partagé.

Je l'ai également accompagné à sa promenade dans l'hôpital afin de l'aider


à se déplacer et à manipuler les cannes anglaises qui le soutenaient.

Il est très important de garder le lien avec les résidents hospitalisés afin
d'éviter l'angoisse de l'abandon comme perte des repères.

2
L'accompagnement individuel éducatif ou collectif reste essentiel pour la
population des résidents du foyer.

La fréquence des interventions auprès de ces adultes permet de construire


un sentiment de confiance et de reconnaissance mutuelles qui sont la base des
futurs progrès pour la population rencontrée.

III Lien entre la théorie et la pratique

Pour faire le lien entre la théorie et la pratique de l'éducateur, je choisis


d'abordée la situation d'une personne en particulier afin d'évoquer les mesures de
protection.

Il existe deux mesures de protection :

1. la tutelle

2. la curatelle

Ici, la situation de Marie me permet de développer le cas de la


curatelle :

 Marie a son chéquier et sa carte bancaire dans le bureau des éducateurs.

 Quand elle a besoin elle fait la demande aux éducateurs et doit fournir le

ticket.

 A dépensé trop d'argent dans une semaine car elle a gardé sa carte
bancaire et ne l'a pas remise aux éducateurs.

2
 L'éducateur en a parlé avec elle :

- gestion de son compte « on ne peut pas dépenser sans regarder si on peut ».

- les risques qu'elle prend « Ø d'argent ».

 Marie nous dit que c'est difficile pour elle.

 L'éducateur lui parle des possibilités de mesures de protection.

 Marie a écrit un courrier au Juge des Tutelles et l'éducateur se charge de


remplir le dossier nécessaire.

La curatelle est une formule qui permet d'assurer la protection juridique


de personnes susceptibles d'accomplir des actes qui peuvent leur être
préjudiciables.

Ce régime s'applique à des personnes qui, sans être hors d'état d'agir elles-
mêmes, ont besoin d'être assistées, conseillées ou contrôlées dans les actes de la
vie civile.
Son degré de protection est inférieur à celui d'une tutelle. La personne
sous curatelle est assistée par un curateur désigné par le juge des tutelles.
La curatelle doit être mise en place lorsqu'une personne, du fait de son état
de santé, physique ou mental, ne se trouve plus en pleine possession de ses
moyens, sans toutefois être hors d'état d'agir par elle-même.
Deux catégories de personnes peuvent être placées sous curatelle :
les majeurs qui souffrent d’une altération de leurs facultés personnelles,
mentales ou corporelles, médicalement établie, dès lors qu’elles ne sont
pas hors d’état d’agir elles-mêmes.

2
les personnes qui font preuve de prodigalité, d’intempérance ou d’oisiveté
si leur comportement les expose à tomber dans le besoin ou compromet
l’exécution de leurs obligations familiales.

Les formes de curatelle :

 la curatelle simple : le majeur gère et administre ses biens mais, il doit

être assisté par le curateur pour les actes de disposition. Le juge des
tutelles peut, toutefois, énoncer des actes de disposition que le majeur aura
la faculté de faire seul.

 la curatelle renforcée : le curateur percevra seul les revenus du majeur

protégé, assurera le règlement des dépenses et versera l’éventuel excédent


sur un compte spécial.

Les personnes concernées sont celles dont les facultés mentales sont
altérées par une maladie, une infirmité ou un affaiblissement dû à l'âge ou dont
l'altération des capacités physiques empêchent l'expression de la volonté.

Une personne peut se trouver protégée par la loi du fait de capacités


physiques ou mentales réduites par l'âge, la maladie, ou par un handicap. La
curatelle est une des mesures de protection des majeurs incapables dont le degré
de protection est inférieur à celui d'une tutelle. La personne sous curatelle est
assistée par un curateur désigné par le Juge des tutelles. Le curateur aide la
personne protégée à accomplir les actes mettant en jeu son patrimoine.
Peut faire l'objet d'une curatelle, toute personne qui souffre d'une
altération de ses capacités physiques ou mentales, mais sans être hors d'état
d'agir par elle-même. Elle doit être seulement surveillée et contrôlée.
Les personnes protégées par la curatelle peuvent être des malades
mentaux, des personnes âgées ou handicapées. La curatelle peut concerner aussi
des personnes qui dilapident leur patrimoine, qui ne remplissent pas leurs

2
devoirs familiaux, ainsi que des personnes en état de forte dépendance à l'alcool
ou à la drogue.

Lorsque les faculté mentales d'une personne sont altérées ou que par suite
d'une maladie ou de l'âge, elle ne dispose pas d'une autonomie suffisante pour
gérer ou sa personne ou ses biens, la loi prévoit qu'elle peut être placée sous un
régime de protection organisée. Le juge dispose d'un choix entre plusieurs
régimes. Ce choix est fonction de l'état dans lequel se trouve la personne à
protéger.
La curatelle est une sorte de tutelle allégée. La curatellene comporte pas
de Conseil de famille, le curateur ne se substitue pas à la personne protégée mais
il la conseille, la contrôle et il l'assiste dans ses actesles plus graves. Pour les
autres actes, la personne protégée peut agir seule, mais ces actes être annulés par
une action en rescision ou en réduction .
La curatelle est une mesure de protection juridique. Elle s'applique à des
personnes qui, sans être totalement incapables, ont besoin d'être assistées dans
les actes de la vie civile, à domicile ou en maison de retraite. Un curateur est
alors désigné à cet effet par le juge des tutelles. Le degré de protection de la
curatelle est inférieur à celui d'une tutelle. On parle de mise sous curatelle
simple ou de mise sous curatelle renforcée selon le degré de protection requis.
Un grand nombre de personnes âgées, à domicile ou en maison de retraite
sont sous curatelle.

2
Conclusion

La perception sociale concernant les personnes handicapées dans notre


pays est encore pauvre et limitée. Même s'ils n'ont pas choisit leur situation, les
personnes handicapées roumaine, tout contraintes de supporter le regard
ironique et totalement déplacés. Contrairement à la maladie, le handicap ne
reçoit pas de considération ou d'aide de la société.

Le stage en France m'a donné l'opportunité de connaître une mentalité


différente de celle des roumains. En effet, nous ne pouvons pas généraliser, mais
la Roumanie a eu le malheur d'être sous le régime communiste pendant des
décennies, ce qui a contribué à la détérioration de la mentalité.

Aujourd'hui, c'est différent! La Roumanie récupère ses valeurs morales,


qui, en fait, quelque part dans le subconscient, sont restées en sommeil.

Quand je suis arrivé à Brest, j'ai eu le privilège d'être accueillie par les
éducateurs avec beaucoup de chaleur et d'hospitalité. Il y a une grande
différence en termes de conditions de travail entre les deux pays.

2
L’état Roumain n'est pas complètement finance. Ces conditions conduit à
un manque de motivation de la formation du personnel.

De telle pratiques perpétuent :

 la marginalisation de certaines catégories de personnes

 l'inégalité des droits des personnes dans notre société moderne

 le jugement et la condamnation de ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir


un vie décente.

Le handicap c'est seulement une question de perception. Chaque personne


peut faire des choses que d'autres ne peuvent pas faire. Mais le plus douloureux
est la discrimination subtile, la plupart des gens qui ne souffrent pas d'un
handicap, génèrent et perpétuent des normes et des règles, directement ou
indirectement, intentionnellement ou non, et les impose à tout le monde. Une
telle discrimination est constatée, par exemple, dans les « étiquettes » attribuées
à ces personnes.

Si tous les centres dans le monde étaient comme celui ou j'ai fait mon
stage à Brest, le monde serait certainement beaucoup mieux. Dans ce foyer, les
résidents sont considérés comme des Personnes « normales ». Le respect est
important pour les résidents ainsi que pour le personnel. Et en effet, qui définit
ce qui est normal et ce qui n'est pas?

Les éducateurs en grand nombre, veillent à ce que ses habitants ne


manque de rien. Les attentions et les activités dans la vie quotidienne sont
nombreuses et diversifiées, et permettent aux résidents du centre de révéler et
de montrer leurs qualités, aptitudes et compétences. Les activités de théâtre, de
danse, de musique ou les sports, sont toutes conçues pour développer les
capacités physiques et intellectuelles des résidents.

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Le respect est le mot qui caractérise ce centre. J'ai été impressionnée dès
le premier jour par la patience formidable des éducateurs et des résidents, et
comme ça ma période d'adaptation a été considérablement réduite. Quand j'ai
rencontré des difficultés, ils ont été très attentifs et compréhensifs, m'expliquant
ce qui était nécessaire.

Je suis très heureuse de cette expérience inoubliable, incomparable avec


d'autres choses. Chaque fois que j'ai participé aux activités du centre, j'ai été
constamment surprise par la capacité des résidents de percevoir le monde.

Les résidents ont des compétences que peut-être les personnes non
handicapées n'ont pas.

Le stage ici, à Brest, est une expérience que j’aimerai continuer parce qu'il
m'a enrichi moralement, spirituellement et socialement.