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Comme, de toutes les idées de la raison pure spéculative,

le concept de la liberté est proprement le seul qui donne à la

connaissance, même si ce n¶est qu¶à la connaissance

pratique, une si grande extension dans le champ du

suprasensible, je me demande d¶où vient qu¶il possède

exclusivement une si grande fécondité, tandis que les autres

désignent sans doute une place vide pour des êtres

d¶entendement purement possibles, mais n¶en peuvent

déterminer le concept par rien. /Je vois aussitôt que, comme

je ne puis rien penser sans catégorie, il faut que je cherche

d¶abord, même pour l¶idée rationnelle de la liberté, dont je

m¶occupe, une catégorie, laquelle est ici la catégorie de la

causalité et que, bien qu¶on ne puisse soumettre aucune

intuition correspondante au concept rationnel de la liberté,

en tant qu¶il est un concept transcendant, il faut pourtant

qu¶au concept (de la causalité), que nous donne

l¶entendement, et pour la synthèse duquel le premier exige

l¶inconditionné, soit donnée une intuition sensible, qui en

assure d¶abord la réalité objective. / Or, toutes les catégories


se partagent en deux classes : les catégories mathématiques,

lesquelles se rapportent uniquement à l¶unité de la synthèse

dans la représentation des objets, et les catégories

dynamiques, lesquelles se rapportent à l¶unité de la synthèse

dans la représentation de l¶existence des objets./ Les

premières (celles de la quantité et de la qualité) contiennent

Toujours une synthèse de l¶homogène, où l¶on ne peut

nullement Trouver l¶inconditionné pour ce qui est donné dans

l¶intuition sensible comme conditionné dans le temps et

l¶espace, puisqu¶il faudrait que cet inconditionné à son tour

appartînt au temps et à l¶espace, de sorte qu¶il serait toujours

à nouveau conditionné ; et c¶est pourquoi aussi, dans la

dialectique de la raison pure théorique, les deux moyens

opposés de trouver pour elles l¶inconditionné et la totalité

des conditions étaient également faux./ Les catégories de la

seconde classe (celles de la causalité et de la nécessité d¶une

chose) n¶exigeaient aucunement cette homogénéité (du

conditionné et de la condition dans la synthèse) car il ne

s¶agissait pas ici de représenter l¶intuition se formant par une

composition en elle du divers, mais uniquement la façon dont

l¶existence de l¶objet conditionné qui lui correspond s¶ajoute

à l¶existence de la condition (dans l¶entendement, comme liée


avec elle) ; et alors il était permis de placer dans le monde

intelligible l¶inconditionné, quoique d¶ailleurs de façon

indéterminée, pour ce qui est partout conditionné dans le

monde sensible (relativement à la causalité aussi bien qu¶à

l¶existence contingente des choses mêmes) et de rendre la

synthèse transcendante./ C¶est pourquoi aussi, dans la

dialectique de la raison pure spéculative, il s¶est trouvé que

les deux manières, opposées en apparence, de trouver

l¶inconditionné pour le conditionné n¶étaient pas en réalité

contradictoires ; que, par exemple dans la synthèse de la

causalité, il n¶y a pas contradiction à penser, pour le

conditionné dans la série des causes et des effets du monde

sensible, la causalité qui n¶est plus conditionné de façon

sensible, et que la même action, qui, en tant qu¶elle

appartient au monde sensible, est toujours conditionnée de

façon sensible, ie, mécaniquement nécessaire, peut en même

temps toutefois, comme relevant de la causalité de l¶être

agissant en tant qu¶il appartient au monde intelligible, avoir

pour fondement une causalité inconditionnée sensiblement,

et, par conséquent, être pensée comme libre./ Dès lors, il ne

s¶agissait plus que de convertir cette possibilité en réalité, ie,

de prouver dans un cas réel, en quelque sorte par un fait, que


certaines actions supposent une telle causalité (la causalité

intellectuelle, inconditionnée de façon sensible), qu¶elles

soient réelles ou même seulement commandées, ie,

objectivement nécessaires au point de vue pratique.

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£Thème   

roblème traité  
 
        
 
            
  



    

 
 
  
    
     


 
 
  
   
  
           
 

 
         
   

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remière partie : position du problème posé par


l¶idée de liberté : elle appartient au domaine des
Idées rationnelles/ spéculatives, et par
conséquent, elle ne devrait nous donner aucun
accès à une expérience possible, et, par suite, à
aucune extension de nos connaissances (lignes 1
à 4)

A- Dès le début du texte, Kant se place sur le terrain de la


métaphysique.

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D- mais il y a un moyen (pratique) de lui donner une


signification légitime : elle a un statut particulier -étant
liberté, elle a à voir avec le domaine pratique, en plus du
domaine suprasensible

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Deuxième par : Il faut prouver que l¶Idée de


liberté n¶est pas une notion dépourvue de sens, et
rendre compte du fait que la liberté s¶avère
contribuer à élargir nos connaissances (lignes 4 à
31)

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A- lignes 4 à 9 : Kant applique les conditions de toute


connaissance effective à l¶idée de liberté : elles stipulent qu¶il
faut un concept, et une intuition
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D- Cette contradiction n¶en est pas réellement une
; solution du problème (lignes 9 à 28)

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Conclusion (lignes 28 à fin)

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