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Informatique

Frigorifique

Traitement eau

Brûleurs Hydraulique Climatisation

Régulation Aéraulique Electricité


Unités, table de conversion ..................................... I à VIII

Hydraulique ......................................................... 1 à 12

Le conditionnement d’air ..................................... 13 à 39

La combustion des brûleurs.................................. 40 à 81

La production frigorifique ................................... 82 à 120

Le traitement d’eau.......................................... 121 à 131

Les équipements électriques ............................. 132 à 146

La régulation................................................... 147 à 174

Notions d’informatique ..................................... 175 à 181

Annexes ................................................................. a à l

Livret du technicien de maintenance


1 - Unités

ÍUnités
Le seul système légal est le système international (SI) depuis le 3 mai
1961.

ÍUnités fondamentales
Une longueur l s’exprime en mètre (m)
Une masse m s’exprime en kilogramme (kg)
Un temps t s’exprime en seconde (s)

ÍUnités dérivées
Une force F s’exprime en newton (N)
Un travail W s’exprime en joule (J)
Une puissance P s’exprime en watts (W)
Une pression p s’exprime en pascal (Pa)

Livret du technicien de maintenance I


2 - Multiples

ÍMultiples

Symbole Préfixe Coefficient ou facteur


12
T téra 10 = 1 000 000 000 000
9
G giga 10 = 1 000 000 000
6
M méga 10 = 1 000 000
3
k kilo 10 = 1 000
h hecto 102 = 100
1
da déca 10 = 10

d déci 10-1 = 0,1


2
c centi 10- = 0,01
m milli 10-3 = 0,001
6
µ micro 10- = 0,000 001
9
n nano 10- = 0,000 000 001
-12
p pico 10 = 0,000 000 000 001
-15
f femto 10 = 0,000 000 000 000 001
-18
A alto 10 = 0,000 000 000 000 000 001

ÍQuelques unités de base

Zéro absolu Glace fondante Ebullition


Degré
centigrade
-273°C 0°C 100°C

Kelvin 0K 273 K 373 K

Le kelvin est souvent utilisé pour exprimer une différence de


température. Par exemple, pour exprimer la différence entre une
température de 24°C et une température de 22°C, on écrira 2 K.

Livret du technicien de maintenance II


3 – Tables de conversion

3.1. Pressions

Exemple : 1 Pa = 0,0075 mm Hg

mm mm
Pa mbar bar kg/cm2 psi
H20 Hg
1 Pa (1 N/m2) 1 0,01 1x10-5 102x107 0,102 0,0075 145x104

1 mbar 100 1 0,001 102x105 10,2 0,750 0,0145

1 bar 100 000 1 000 1 1,02 10 200 750 14,5038

1 kg/cm2 98 100 981 0,981 1 10 000 736 14,2233

1 mm H20 9,81 0,098 98,1x104 0,0001 1 0,0736 0,001 422

1 mm Hg 133 1,33 0,00133 0,001359 13,59 1 0,019 34

1 psi 6895,06 68,95 0,068 95 0,070 31 703,01 51,717 1

Pa = pascal
mbar = millibar
bar = bar
kg/cm2 = kilogramme par centimètre carré
mm H20 = millimètre de colonne d’eau
mm Hg = millimètre de mercure
psi = pound per square inch

Livret du technicien de maintenance III


3.2. Puissances

Exemple : 1 kW = 1,359 ch

W kW kgm/s cv HP kcal/h BTU/min

1W 1 0,001 0,102 1,359x10-3 1,341x10-3 0,860 0,0568

1 kW 1 000 1 101,97 1,359 1,341 860 56,85

1 kgm/s 9,81 9,81x10-3 1 0,0133 0,0131 8,424 0,5568

1 cv 736 0,736 75 1 0,986 32 633,6 41,881

1 HP 746 0,746 76 1,01387 1 642,4 42,462

1 kcal/h 1,163 1,163x10-3 0,119 0,00158 0,001 56 1 0,0661

1 BTU/min 17,606 0,0176 1,796 0,0239 0,023 55 15,13 1

W = watt
kW = kilowatt
kgm/s = kilogrammètre par seconde
cv = cheval-vapeur
HP = horse power
kcal/h = kilocalorie par heure
BTU/min = british thermal unit per minute

Livret du technicien de maintenance IV


3.3. Energies

Exemple : 1 J = 0,102 kgm

J Wh kgm kcal Chh BTU kWh HPh

0,000
1J 1 0,000 278 0,102 3,78x10-7 0,000 95 27,8x10-8 3,728x10-7
239

1 Wh 3 600 1 367 0,860 0,001 36 3,412 0,001 0,001 34

1 kgm 9,81 2,75x10-3 1 0,002 34 3,71x10-6 0,009 29 2,725x10-6 3,659x10-6

1 kcal 4 184 1,163 427 1 0,001572 3,968 1,163x10-3 0,00148

1 Chh. 2,649x10-6 736 270 000 632,24 1 2,509 0,736 0,98632

1 BTU 1 052,6 0,2931 107,64 0,252 0,3986x10-3 1 2,931x10-4 0,393x10-3

1 kWh 3,6x106 1 000 3,67x105 860 1,36 3 412,5 1 1,3414

1 HPh 2,686x106 746,2 273 745 641 1,013 87 2 544 0,7462 1

J = joule
Wh = wattheure
kgm = kilogrammètre
kcal = kilocalorie
Chh = cheval vapeur heure
BTU = british thermal unit
KWh = kilowattheure
HPh = horse power hour

Livret du technicien de maintenance V


3.4. Débits d’eau

Exemple : 1 l/min = 0,06 m3/h

m3/h l/s U.S. gpm m3/min l/min l/h

1 m3/h 1 0,278 4,41 0,0167 16,7 1 000

1 l/s 3,6 1 15,876 0,06 60 3 597

1 gpm 0,227 0,063 1 0,0038 3,79 227


60
1 m3/min 60 3,60 263,16 1 1 000
240
1 l/min 0,06 0,0167 0,264 0,001 1 60,2

1 l/h 0,001 0,278x10-3 0,0044 0,0166x10-3 0,0166 1

m3/h = mètre cube par heure


l/s = litre par seconde
U.S. gpm = US gallon par minute
m3/min = mètre cube par minute
l/min = litre par minute
l/h = litre par heure

Livret du technicien de maintenance VI


3.5. Débits d’air

Exemple : 1 m3/h = 16,67 l/min

m3/h m3/min l/h l/min SCFM SCFH SCIM

1 m3/h 1 0,016 1 000 16,67 0,59 35,34 1 022,5

1 m3/min 60 1 60 000 1 000 35,4 2 120 61,3x103

1 l/h 0,001 16x106 1 0,0167 5,9x104 35,34x103 1,02

1 l/min 0,06 0,001 60 1 0,0354 2,12 61,17

1 ISCFM 1,695 0,0282 1 695 28,25 1 60 1 728

1 ISCIM 0,0283 4,72x104 28,30 0,472 0,0167 1 28,8

1 ISCFH 0,98x103 16,3x106 0,98 0,016 0,00058 0,0347 1

m3/h = mètre cube par heure


m3/min = mètre cube par minute
l/h = litre par heure
l/min = litre par minute
SCFM = standard cubic foot per minute
SCFH = standard cubic foot per hour
SCIM = standard cubic inch per minute

Livret du technicien de maintenance VI I


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance VI I I


1 – Grandeurs physiques

ÍPression effective
C’est la pression mesurée en prenant comme référence la pression
atmosphérique (qui vaut environ 1 bar).

ÍPression absolue
C’est la pression mesurée en prenant comme origine le vide absolu.

ÍRelation entre pressions effective et absolue


Pe : Pression effective (en bar)
P : Pression absolue (en bar)

P = Pe + 1
Nota : Généralement, les manomètres donnent la pression effective.

ÍPression statique
C’est la hauteur de charge à l’aspiration. Il est important de vérifier sa
valeur à l’entrée de la pompe.
Ps = H géo + k

Ps : pression statique (en bar)


Hgéo : hauteur géométrique de l’installation (en bar)
k : varie entre 0,5 et 1 bar (selon la température)

Rappel sur la hauteur géométrique :

C’est la différence entre le point haut et le


point bas d’une installation.

Livret du technicien de maintenance page 1


ÍEcart de température

∆T = T départ chaudière - T retour chaudière

ÍPuissance calorique
C’est la quantité de chaleur produite par le brûleur en 1 heure :
P = Q x Cp x ∆ T

P : Puissance calorique (en J/h)


Q : Débit d’eau (en kg/h)
Cp : Capacité calorifique de l’eau (en J/h/K)

ÍDébit
P
Q=
∆T x C p

2 – Les pompes

Í Le rôle d’une pompe est de vaincre les pertes de charge dans le


réseau.

Í Il existe 3 types de pompes :


• pompe centrifuge : traversée radiale du fluide dans la turbine
• pompe hélicoïde : traversée axiale du fluide dans l’hélice
• pompe volumétrique
Í Nous ne parlerons ici que des pompes centrifuges.

Livret du technicien de maintenance page 2


2.1. Grandeur caractéristique : hauteur
manométrique totale (HMT)

La hauteur manométrique
totale est la différence de
pression entre la sortie
(refoulement) et l’entrée
(aspiration) de la pompe. A
exprimer en m d’eau ou en
bar.

Il est conseillé d’utiliser un


manomètre pour les 2
mesures.

ÍCourbe caractéristique
Cette courbe représente la HMT de la pompe (en m d’eau) en fonction
de son débit (en m3/h), pour une vitesse de rotation donnée (et
constante).

Chaque point de la courbe est un point caractéristique de


fonctionnement de la pompe pour la vitesse de rotation considérée.

Livret du technicien de maintenance page 3


On distingue deux types de courbes :
1. Courbe à caractéristique plate
2. Courbe à caractéristique descendante.

Le type 1 correspond à une roue à petit diamètre et le type 2


correspond à une roue à grand diamètre

2.2. Variation de la vitesse de rotation


Il existe des relations reliant les caractéristiques d’un point de
fonctionnement connu à celles d’un point de fonctionnement voisin,
lorsque la vitesse de rotation varie légèrement.

N : vitesse de rotation (en tr/min)


Q : débit d’eau (en m3/h ou en m3/s)
HMT : hauteur manométrique totale en m d’eau

Point de fonctionnement 1 : N1, Q1, HMT1


Point de fonctionnement 2 : N2, Q2, HMT2

Q N HMT1 ⎛ N1 ⎞
1
= 1 =⎜ ⎟
Q N HMT2 ⎜⎝ N 2 ⎟⎠
2 2

Livret du technicien de maintenance page 4


2.3. Couplage des pompes
ÍCouplage en série
On couple deux pompes en série lorsqu’on veut rehausser la HMT :
Coupler deux pompes en série additionne les HMT.

La totalité du fluide de l’installation traverse chacune des deux pompes.

Attention, pour le choix des pompes, il faut s’assurer que :


• les zones de rendement maximum coïncident
• la pompe 2 est correctement utilisée (HMT désirée au-dessus du
point M2)

Si les pompes sont identiques, le rendement ne varie pas. Mais, si les


pompes sont différentes, il faut le déduire.

Livret du technicien de maintenance page 5


ÍCouplage en parallèle
Coupler 2 pompes en parallèle a pour but d’augmenter le débit
total du système. Chaque pompe a la même HMT (qui est aussi la
HMT totale). Le débit du système est alors la somme du débit de
chaque pompe.

Attention, pour réaliser un bon couplage en parallèle, il faut que :


• les courbes caractéristiques des pompes soient descendantes
• à débit nul, la HMT correspondante doit être la HMT totale

2 exemples de mauvais couplage :

3.4 . débits d’eau

Exemple : 1l/min = 0,06m3/h

La pompe 2 ne sert à rien (la On fait fonctionner la pompe 2


pompe 1 seule peut fournir le de façon instable (on n’est pas
débit). dans une zone descendante).

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2.4. Le réseau
ÍIl existe deux types de système :
• Système fermé : c’est un système qui n’échange pas de fluide
avec l’extérieur. Par exemple : les systèmes de chauffage et de
refroidissement, le circuit hydraulique d’un aéroréfrigérant…
• Système ouvert : c’est un système qui échange (perte ou gain)
du fluide avec l’extérieur. Par exemple : un circuit ECS.

ÍCourbe caractéristique d’un réseau

C’est l’analogue de la courbe


caractéristique d’une pompe.
Chaque réseau a sa courbe
caractéristique qui décrit les
pertes de charge à vaincre en
fonction du débit.

Toutes les courbes sont des


paraboles.

Livret du technicien de maintenance page 7


ÍPertes de charge

H Dans les tuyaux neufs

débit diamètre nominal des tuyauteries (DN)


m3/h ½″ ¾″ 1″ 1¼″ 1½″ 2″ 65 80 100 125 150 200
0,2 15 3
0,5 100 20 5 1
0,7 200 40 10 2
1 400 80 21 5 2
1,5 170 50 10 5 1
y Les pertes de charge 2 300 90 20 9 3
sont en mm de 3 210 45 22 6 2
colonne d’eau par m 4 320 76 35 10 5 1
5 130 60 18 7 2
de tuyau 6 170 80 25 10 3
7 250 120 35 13 3
y Pour les tubes en 8 330 140 45 17 5 1
9 190 57 21 6 2
plastique, les pertes 10 230 70 25 7 2
de charge sont à 12 330 100 35 10 3 1
multiplier par 0,8. 15 150 53 16 5 2
20 260 88 28 8 3 1
25 400 138 44 13 4 2
30 188 63 19 6 2
40 325 112 33 11 4
50 175 52 17 7 1
60 250 76 24 10 2
70 340 102 33 13 3
80 134 43 17 4
100 210 68 26 6
150 153 58 12
200 272 104 22

H Dans les accessoires

accessoires diamètre nominal de la tuyauterie (DN)


y Les pertes de charge 25 32 40 50 65 80 100 125 150 200
sont exprimées en clapet de pied
crépine
4 5 7 9 11 15 20 26 34 46
m de longueur droite coude (90°) à
1 1,3 1,6 2 2,6 3,2 4 - - -
de tuyauterie. visser
coude (90°) à
- - - 0,7 0,9 1,1 1,4 1,7 2,1 2,6
brides
y On rajoute ces robinet à
10 13 16 20 26 34 45 - - -
soupape
valeurs aux pertes vanne à passage
- - - 0,5 0,6 0,7 0,9 1,1 1,4 1,8
dues au tuyau. direct
clapet de
6 7 8 10 10 10 12 15 18 24
retenue

Livret du technicien de maintenance page 8


2.5. Remplacement d’une pompe
Il faut connaître la courbe caractéristique de la pompe et la courbe
caractéristique du réseau. On représente ensuite ces deux courbes sur
un même graphique. Les courbes se coupent en un point : le point de
fonctionnement de la pompe.

A : point de fonctionnement
Q1 : débit
H1 : HMT

ÍChoix de la pompe

A : point de fonctionnement
demandé (surestimé)

B : point de fonctionnement
réel

C : point de fonctionnement
à atteindre

Livret du technicien de maintenance page 9


Attention, une pompe surestimée est source de problèmes : débit
important, vitesses élevées, bruits, usure trop rapide…

En cas de bruits :
• Réduire la vitesse
• Fermer légèrement la vanne au refoulement
• Mesurer la pression statique.

ÍL’installation de la pompe
& Installer la pompe avec l’axe-moteur en position horizontale
& Vérifier la HMT
& Vérifier la hauteur de charge (au moins égale à la pression
statique)

& A l’arrêt, laisser l’appareil en eau (avec éventuellement de


l’antigel)

& A la mise en route, le moteur doit tourner librement


& Contrôler l’intensité absorbée par celui-ci
& Contrôler son sens de rotation
& Protéger le moteur
& A la première mise en service, purger
& Lors d’un désembouage, retirer la pompe

Livret du technicien de maintenance page 10


3 – Les réservoirs
Les réservoirs pour application :
• Expansion
• Surpression

H Voir annexes : Vase d’expansion – Circuits hydrauliques

4 – Déterminer les éléments


d’une installation
& Débit horaire

& Capacité des réservoirs

& Diamètre des tuyauteries

& Pertes de charge

& Volume utile du puisard

Livret du technicien de maintenance page 11


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 12


1 – Le système de ventilation
1.1. Fonction du système

Í Dans un édifice moderne, les systèmes de ventilation assurent


plusieurs fonctions :

œ le chauffage
œ la climatisation
œ l’humidification et la déshumidification
œ l’apport d’air extérieur
œ la filtration
œ la distribution

Í Les éléments constitutifs de ce système se présentent sous la forme


de caissons modulaires :

œ le caisson de mélange
œ le caisson filtre
œ les batteries (froide et chaude)
œ le groupe moto-ventilateur
œ les caissons d’humidification et d’insonorisation

Livret du technicien de maintenance page 13


1.2. Le ventilateur

ÍLe rôle d’un ventilateur


Le ventilateur de soufflage aspire, à travers des filtres, l’air
extérieur. Celui-ci passe dans les batteries chaudes et/ou froides ainsi
que l’humidificateur. L’air de mélange est ensuite poussé à travers les
diffuseurs.

Le ventilateur d’extraction aspire l’air de retour des pièces et le


pousse dans les conduits d’évacuation et de recyclage (ou mélange).

ÍLes différents types de ventilateurs


Un ventilateur est un appareil comportant une roue à aubes ou à
ailettes associée à un moteur. Il donne une certaine pression au gaz qui
le traverse.

Il existe plusieurs types de ventilateurs :


œ ventilateur centrifuge
œ ventilateur hélicoïdal
œ ventilateur axial

Livret du technicien de maintenance page 14


1.3. L’humidificateur
ÍQu’est ce que l’humidité relative ?
L’air a la capacité de contenir une certaine quantité d’eau sous forme de
vapeur. La quantité maximale de vapeur admissible dans un volume
d’air donné est fonction de la température de cet air.

L’humidité relative est la quantité d’eau que contient l’air divisée par la
quantité maximale d’eau qu’il pourrait contenir à la même température
et à la même pression.

L’humidificateur est, en général, mis en fonction en hiver afin de


maintenir un taux d’humidité adéquat dans les locaux.

Il existe plusieurs types d’humidificateurs :


œ humidificateur à eau perdue
œ humidificateur à recyclage d’eau
œ humidificateur à ruissellement
œ humidificateur à « atomisation »
œ humidificateur à émission de vapeur

Livret du technicien de maintenance page 15


1.4. Les filtres
ÍLe rôle des filtres
Les filtres jouent plusieurs rôles dans le maintien de la qualité de l’air
intérieur d’un édifice. Leur rôle premier est bien sûr de nettoyer l’air
des particules de poussières et des fibres. Mais ils accomplissent
plus que ça : ils empêchent les murs et les surfaces de travail de se
salir et souvent, les occupants associent la qualité de l’air à la qualité de
l’entretien ménager.

De plus, les filtres, s’ils sont bien sélectionnés et de bonne qualité,


pourront capter les micro-organismes puisque ceux-ci ne peuvent pas
se déplacer sans s’attacher à des particules. Une grande partie des
malaises associés aux particules respirées seront ainsi éliminées.

Enfin, il ne faut pas oublier que toute la santé du système de


ventilation dépend des filtres. Les matières qui ne sont pas retenues
par ces filtres se retrouvent plus loin sur les différents composants du
système de ventilation : les batteries, les ventilateurs, les gaines… Il est
beaucoup plus difficile et coûteux de les enlever ensuite sur tous ces
éléments que de maintenir un système de filtres efficace.

ÍLes caractéristiques des filtres


Les trois caractéristiques les plus importantes, lors du choix d’un filtre
sont :
œ l’efficacité : c’est la capacité du filtre à éliminer les particules
en suspension dans l’air.

quantité de particules retenues


e= × 100
quantité de particules émises

œ la résistance : c’est la perte de pression statique à travers le


filtre pour un certain débit.
œ la capacité : c’est la quantité maximale de matière qu’un filtre
peut emmagasiner tout en conservant son efficacité.

Livret du technicien de maintenance page 16


ÍLes différentes catégories de filtres
• Les filtres à cellule (à gauche)

œ efficacité courante
œ débits d’air unitaires (de 600 à 2 500 m3/h)
œ pertes de charge de 15 à 50 Pa

• Les filtres à poches (à droite)

œ efficacité nettement supérieure aux filtres à cellule


œ débits d’air comparables à l’unité mais quasiment
sans limites en batterie
œ pertes de charge élevées (de 100 à 150 Pa environ)

Livret du technicien de maintenance page 17


• Les filtres en dièdre

Ils sont conçus pour des installations de filtration ultrafine (qualifiée


d’absolue) et nécessitent des vitesses d’écoulement très faibles, de
l’ordre de 0,2 à 0,5 m/s.

• Les salles blanches

Ce sont des salles où la qualité de la filtration constitue un impératif


absolu.

On a défini à ce sujet les classes d’empoussièrement.

Classes
4 000 400 000 4 000 000
françaises

Classes
100 10 000 100 000
américaines
Nb maximal
de particules 4 000 /m3 100/ft3 400 000/m3 10 000/ft3 4 000 000/m3 100 000/ft3
> 0,5 µm
Nb maximal
de particules 25/m3 0/ ft3 2 500/m3 65/ft3 25 000/m3 700/ft3
> 5 µm
Type
d’écoulement laminaire laminaire turbulent turbulent turbulent turbulent
possible

Livret du technicien de maintenance page 18


• Enceinte à émission verticale plafond-sol

• Enceinte à écoulement horizontal de paroi à paroi

Livret du technicien de maintenance page 19


1.5. Les autres appareils

ÍLa batterie chaude


Elle est utilisée en hiver pour chauffer l’air à une température adéquate.
Certains systèmes ne possèdent pas de batteries chaudes car le
chauffage des locaux est assuré par d’autres moyens, tels que des
plinthes électriques ou des radiateurs à eau chaude.

ÍLa batterie froide


Elle existe seulement dans les édifices climatisés. Elle permet de
rafraîchir l’air en été et sert également à le déshumidifier.

ÍLe caisson de mélange


C’est un caisson dans lequel sont introduits deux flux d’air
thermiquement différents. En général, cela permet de mélanger de l’air
extérieur qe à de l’air repris pour recyclage qr.

Si l’air était entièrement recyclé, la concentration des contaminants ne


ferait qu’augmenter et pourrait atteindre des niveaux nuisibles pour la
santé des occupants. Pour maintenir les concentrations à des niveaux
acceptables, une partie de l’air de retour est évacuée vers l’extérieur et
une autre partie est recyclée après avoir été diluée avec de l’air
extérieur.

Les proportions respectives de qe et qr peuvent être modifiées pour


fonctionner en froid gratuit (free cooling).

Livret du technicien de maintenance page 20


ÍLe caisson d’insonorisation
Il combine un silencieux avec un caisson. Ce silencieux peut être
constitué d’un tapissage ou d’un flockage des parois du caisson ou
contenir un ou plusieurs dispositifs d’insonorisation plus élaborés :
labyrinthe, piège à son, cylindre avec noyau central…

Livret du technicien de maintenance page 21


2 – Le diagramme de l’air humide
2.1. La qualité de l’air

Une bonne qualité de l’air intérieur permet de préserver le confort et la


santé des occupants.

La sensation de confort d’une personne est généralement influencée


par :
œ la température
œ l’humidité relative
œ la vitesse de l’air (diffusion)
œ l’apport d’air extérieur
La sensation de confort thermique est très personnelle : certaines
personnes ont toujours chaud tandis que d’autres ont besoin d’une
température assez élevée pour se sentir bien. Par exemple, les
personnes qui se déplacent beaucoup dans leur travail sont moins
sensibles aux changements de température que celles qui restent
assises à leur bureau pour écrire.

L’apport d’air extérieur est nécessaire, non seulement pour les besoins
de respiration des occupants, mais également pour diluer les odeurs
(corporelles, fumée de tabac, matériaux de construction, meubles…) et
les autres émanations, telles que le CO2 produit par la respiration des
occupants.

Sans cette dilution, les concentrations de ces odeurs et émanations


deviendraient tellement élevées qu’elles finiraient par provoquer un
inconfort pour la majorité des occupants.

La zone de confort thermique peut être visualisée sur le diagramme de


l’air humide.

Livret du technicien de maintenance page 22


ÍZone de confort

Livret du technicien de maintenance page 23


2.2. Le diagramme de l’air humide
C’est une représentation graphique des grandeurs caractéristiques de
l’air.

ÍLes grandeurs
1. Température sèche θS
2. Humidité spécifique ΓS
3. Humidité relative ΨS
4. Température du point de rosée θr
5. Température humide θh
6. Enthalpie spécifique HS
7. Volume spécifique VS

• Température sèche θS (en °C) :


C’est la température indiquée par un thermomètre à bulbe sec.

• Humidité spécifique ΓS (kg d’eau/kg d’air sec) :


C’est la masse de vapeur d’eau (exprimée en kg) contenue dans 1 kg
d’air sec.

• Humidité relative ΨS (en %) :


C’est le rapport entre la pression de la vapeur existant dans l’air et la
pression de vapeur saturante.
ΨS = PV/PS (en %)
PV : pression de la vapeur dans l’air
PS : pression de la vapeur saturante à la température θ

• Température du point de rosée θr :


C’est la température à laquelle la vapeur d’eau contenue dans l’air
commence à se condenser.

• Température humide θh :
C’est la température indiquée par un thermomètre à bulbe humide.

Livret du technicien de maintenance page 24


• Enthalpie HS :
C’est la quantité de chaleur contenue dans un corps. L’enthalpie est une
grandeur énergétique qui s’exprime en kilojoule (kJ) à partir d’un
niveau de référence H=0. Pour l’eau et l’air, la référence est prise à
0°C.

Livret du technicien de maintenance page 25


ÍLes transformations de l’air
• Batterie chaude

Livret du technicien de maintenance page 26


• Batterie froide humide

Livret du technicien de maintenance page 27


• Mélange d’air

Livret du technicien de maintenance page 28


3 – Mesures à effectuer

3.1. Schéma et points de mesure

Livret du technicien de maintenance page 29


Í Pour avoir une bonne
précision, il convient
d’effectuer la mesure en
plusieurs points et de faire
la moyenne.

Í Le nombre de points
variera selon la section de
la gaine.

Livret du technicien de maintenance page 30


3.2. Emplacement des orifices

En amont, la distance minimale de mesure est de 1,5 D.

Au niveau d’un ventilateur, les distances minimales sont :


œ En amont : 4 D
œ En aval : 10 D
(D : diamètre équivalent au conduit de raccordement à l’ouïe
d’aspiration ou de refoulement correspondante)

Livret du technicien de maintenance page 31


4 – Réglage et entretien

4.1. Le ventilateur

Lorsque les courroies sont usées ou détendues, elles glissent et le


ventilateur ne tourne plus à la vitesse normale. De plus, lorsque les
pales se salissent, les arêtes sont moins vives et le ventilateur perd
également de sa puissance. Cela réduit alors son débit et sa pression
statique. Cette perte de puissance signifie que l’air aura du mal à
atteindre l’unité de fin de course.

ÍTransmission

Vitesse de rotation (en tr/min) : N1, N2

Diamètre (en mm) :

N1 D 2
= ou N1 x D1 = N 2 x D 2
N 2 D1

ÍQuelques règles à respecter


D1/D2 doit rester inférieur à 2 :
D1
≤2
D2

Livret du technicien de maintenance page 32


Il ne faut pas faire passer les courroies en force par-dessus les gorges
de la poulie, les fibres de l’armature pourraient se briser.

Si une courroie faisant partie d’un jeu complet doit être changée, il faut
alors changer le jeu complet. Lors du remplacement du jeu, vérifiez que
les courroies du jeu sont de la même fabrication (le numéro est inscrit
sur la courroie).

Lors du calcul de la puissance moteur, il faut tenir compte des pertes


par transmission : elles sont de l’ordre de 15% à 40% - 5% à 20% pour
les accouplements directs. Comme ces pertes varient beaucoup, il faut
vérifier périodiquement le bon état de la transmission et sa tension afin
d’éviter les surcharges du moteur.

ÍRappel sur la vitesse de l’air

15
V =1 H

10

0
5 10 15 20

Pression dynamique en mmCE

Livret du technicien de maintenance page 33


ÍModification d’un paramètre

V =1 H

Si la vitesse de rotation est changée :


œ le débit d’air croît avec la vitesse
œ la pression croît avec le carré de la vitesse
œ la puissance absorbée croît avec le cube de la vitesse

Quand la taille du ventilateur est changée, c'est-à-dire quand le


diamètre de la roue est modifié, (sous réserve que l’équipement
remplaçant soit de même type que la machine remplacée, la vitesse
périphérique restant constante) :
œ le débit d’air croît avec le carré du diamètre de la roue
œ la pression reste constante
œ la vitesse de rotation est inversement proportionnelle au
diamètre de la roue
œ la puissance absorbée croît avec le carré du diamètre

Quand la taille du ventilateur est modifiée mais que la vitesse reste


inchangée :
œ le débit d’air varie avec le cube du diamètre de la roue
œ la pression varie avec le carré du diamètre de la roue
œ la vitesse périphérique augmente ou diminue comme le
diamètre de la roue
œ la puissance absorbée varie avec la puissance cinquième du
diamètre de la roue

Livret du technicien de maintenance page 34


Pour des ventilateurs à double ouïe d’aspiration, par rapport à un
appareil de même conception et de même taille mais à un seul orifice
d’aspiration, un ventilateur à double aspiration conduit à :
œ un débit d’air double
œ une pression identique
œ une puissance motrice absorbée double

Quand la masse volumique de l’air varie, pour une même pression, une
même vitesse de rotation et une même taille d’appareil :
œ la pression varie avec la densité
œ l’énergie absorbée varie dans le même sens

Quand la masse volumique de l’air varie, pour une même pression et


une même taille d’appareil :
œ le débit d’air et la puissance absorbée varient inversement
à la racine carrée de la masse volumique

Quand la masse volumique de l’air varie, la masse d’air restant


constante et pour une taille d’appareil donnée :
œ le débit d’air, la pression et la vitesse de rotation varient
inversement à la masse volumique
œ la puissance absorbée varie inversement au carré de la
masse volumique

Livret du technicien de maintenance page 35


4.2. Plénum de mélange
A cet endroit, il y a souvent accumulation de poussières qui peuvent
être entraînées dans le système de ventilation. Si, en plus, le plénum de
mélange possède des tôles perforées pour l’acoustique, il y a
accumulation de poussières fines. Il faut donc :

œ vérifier la propreté du plénum de mélange


œ vérifier l’étanchéité des volets d’air extérieur

ÍQualité d’air extérieur


On calcule la quantité nécessaire d’air extérieur :

nb de personnes x débit d' air neuf / personne


% air extérieur = 100 x
débit total du système

Ensuite, il faut calculer la quantité d’air réellement introduite dans le


système. Pour cela, il faut mesurer :
œ la température de retour (TR)
œ la température de mélange (TM)
œ la température extérieure (TE)

TR - TM
% air réel = 100 x
TR - TE

Livret du technicien de maintenance page 36


ÍLes filtres
Lorsque la pression statique recommandée par le fabricant est atteinte,
il faut changer les filtres. Il faut toujours arrêter les ventilateurs avant
de changer les filtres. Sinon de la poussière pourrait se détacher et être
entraînée par le ventilateur.

ÍLes batteries chaudes


Si la qualité des filtres laisse à désirer, il se peut fort bien que les
batteries soient obstruées et qu’elles aient de ce fait perdu de leur
puissance. Si vous ne réussissez pas à chauffer l’air comme avant, c’est
probablement que votre batterie est sale.

De plus, une batterie sale peut occasionner une réduction du débit d’air
de ventilation. Ceci se traduira par des problèmes au niveau de la
qualité de l’air intérieur dans les pièces desservies par cette batterie.

Il faut donc mesurer la perte de pression statique à travers la batterie


de chauffage.

Livret du technicien de maintenance page 37


ÍLes batteries froides
Si l’eau issue de la condensation ne s’évacue pas bien ou si elle est
entraînée dans le système de distribution, on pourrait avoir des
problèmes avec la prolifération des micro-organismes ainsi que des
problèmes de corrosion. Il faut donc :
œ nettoyer au moins une fois par an le bassin et l’évacuation des
condensats
œ s’assurer que le siphon est toujours rempli d’eau

Rappel sur la hauteur de siphon

Il faut que la hauteur du siphon soit supérieure à la dépression interne


du caisson.

h > ∆p

Livret du technicien de maintenance page 38


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 39


1 – Le combustible

1.1. Les grandeurs caractéristiques

Í Masse volumique : c’est la masse de combustible par unité de


mesure (kg/m3).

Í Densité : c’est le rapport entre la masse volumique du combustible


et celle de l’eau (pour le fioul) ou celle de l’air (pour le gaz naturel).

Í Pouvoir calorifique : c’est la quantité de chaleur qu’un kg de


combustible peut fournir.
œ pouvoir calorifique supérieur (PCS) : les gaz sont évacués
avec condensation
œ pouvoir calorifique inférieur (PCI) : les gaz sont évacués
sans condensation

Combustibles liquides PCI (thermie/tonne) PCI (kWh/kg) densité


Fioul domestique 10 150 11,8 0,835
Fioul léger spécial 10 000 11,6 0,88
Fioul lourd n°1 (< 2% S) 9 900 11,5 0,94
Fioul lourd n°2 BTS (1 à 2% S) 9 750 11,3 0,95
Fioul lourd n°2 TBTS (< 1% S) 9 800 11,4 0,93
Essence légère 10 400 12,1
Naphta 10 400 12,1
Combustibles gazeux PCI (th/Nm3) PCI (kWh/Nm3) densité
Gaz de Lacq 8,8 10,2 0,58
Gaz de Groningue 8 9,3 0,65
Butane 28,3 32,9 2,00
Propane 21,8 25,4 1,53

NB : 1 Nm3 est 1 normomètre cube ou mètre cube normal.

Livret du technicien de maintenance page 40


1.2. Le gaz
Í Teneur en soufre : c’est la masse de soufre (contenu dans des
composés minéraux et organiques) par unité de combustible gazeux
(mg/m3).

Í Température d’inflammation : c’est la température minimale à


laquelle doit être porté un mélange air-gaz pour que la combustion
puisse s’amorcer et se propager.

Í Vitesse de déflagration : c’est la vitesse de propagation de la


flamme. Elle doit être égale à la vitesse de sortie de l’air à la tête du
brûleur afin d’éviter un décollement de flamme ou une prise de feu à
l’injecteur.

Í Pression de vapeur : lorsqu’une cuve est partiellement pleine de


gaz de pétrole liquéfié, une quantité de ce gaz se vaporise et occupe la
partie supérieure de la cuve. Cette vaporisation s’arrête lorsqu’on
atteint la pression de vapeur saturante. Cette pression d’équilibre est
proportionnelle à la température. Si la température de la cuve baisse, la
pression de vapeur diminue également. Lorsque celle-ci est égale à la
pression atmosphérique, le gaz ne peut plus sortir de la cuve : il faut
alors le réchauffer.

1.3. Le fioul
Í Viscosité : c’est la résistance à l’écoulement du fioul. Plus la
température augmente et moins le fioul est visqueux. La viscosité
s’exprime en m2/s, en cSt (centistokes) ou en °E (degré Engler). Par
exemple, la viscosité du fioul domestique est de 7,5 cSt (1,6°E).

Í Point trouble (PT) : c’est la température critique à partir de


laquelle apparaissent des cristaux de paraffine dans le fioul (en général,
égale à +2°C).

Í Température limite de filtrabilité (TLF) : c’est la température à


partir de laquelle les cristaux colmatent les filtres et les canalisations
(entre –4°C et –18°C°).

Livret du technicien de maintenance page 41


Í Point d’écoulement (PE) : en dessous de cette température, le
fioul se fige totalement (entre –9°C et –21°C).

Í Point éclair : c’est la température à partir de laquelle le fioul


chauffé émet assez de vapeurs pour qu’elles s’enflamment au contact
d’une flamme. Le point éclair est au maximum de 55°C. Les
canalisations gelées ne doivent donc pas être chauffées au-dessus de
55°C.

Í Point de combustion : à cette température, la combustion du fioul


enflammé se poursuit d’elle-même. La température correspond au point
éclair + 20°C.

Í Chaleur massique : c’est la quantité de chaleur à fournir à 1 kg de


fioul pour élever sa température d’1°C (environ 0,58 Wh/kg.K).

2 – Description des brûleurs


Un brûleur est constitué de quatre circuits :
œ le circuit du combustible
œ lee circuit du comburant
œ la tête de combustion
œ le circuit électrique

Livret du technicien de maintenance page 42


2.1. Le circuit combustible : brûleur fioul
Pour le fioul, il comprend les organes nécessaires pour amener le fioul à
la tête du brûleur et pour le pulvériser (pour faciliter sa combustion) :
œ une pompe
œ un gicleur
œ une électrovanne, un filtre et accessoirement un réchauffeur

ÍLe gicleur
Les gicleurs possèdent trois caractéristiques :
œ le débit nominal (horaire)
œ l’angle de pulvérisation
œ le mode de pulvérisation

Le débit nominal :

Le débit nominal d’un gicleur est la quantité de fioul qu’il délivre en une
heure (mesuré sous 7 bars et pour un fioul de masse volumique égale à
820 kg/m3 et de viscosité égale à 3,4 mm2/s)

L’angle de pulvérisation :

A la sortie du gicleur, les gouttelettes se répartissent suivant un cône.


La forme de ce cône est très nette sur quelques centimètres, on peut
alors déterminer l’angle de pulvérisation.

Livret du technicien de maintenance page 43


Le mode pulvérisation :

Il existe 3 modes de pulvérisation :

œ à cône creux

œ à cône semi-plein

œ à cône plein

ÍLa pompe : caractéristiques

Livret du technicien de maintenance page 44


2.2. Le circuit du combustible : le gaz
ÍL’alimentation
Le gaz n’a pas la même pression lorsqu’il est transporté que lorsqu’il est
distribué. Il doit donc être détendu.
Pendant le transport, sa pression est comprise entre 40 et 67 bars. Pour
la distribution, la pression est réduite par paliers de 16 bars (au poste
de livraison du transport) à 300 mbars ou à 20 mbars.

Dans le cas particulier d’un réservoir de propane : on doit utiliser des


détendeurs.

Livret du technicien de maintenance page 45


ÍLe circuit
Celui-ci est composé des éléments suivants :
œ une vanne ouverture-fermeture
œ un régulateur de pression
œ un filtre
œ un pressostat mini-gaz et maxi-gaz

Une vanne est un organe de coupure automatique. Il existe plusieurs


types de vanne selon le mode de commande du clapet de fermeture :
œ électromagnétique
œ hydraulique
œ pneumatique

Le régulateur de pression permet de maintenir une pression constante


aux injecteurs, malgré les variations de pression dans le réseau de
distribution. Le régulateur de pression pneumatique est le modèle le
plus courant.

2.3. Tête de combustion (fioul)


Une tête de combustion comporte 4 organes :
œ un dispositif d’allumage (des électrodes)
œ une alimentation en combustible (le gicleur)
œ un accroche-flamme (ou encore déflecteur)
œ un contrôle de flamme

Livret du technicien de maintenance page 46


Schéma de principe

L’accroche-flamme

Le dispositif d’allumage

Livret du technicien de maintenance page 47


2.4. Tête de combustion (gaz)
ÍSchéma de principe

ÍL’accroche-flamme

ÍLe dispositif d’allumage

Livret du technicien de maintenance page 48


2.5. Dispositif de contrôle de flamme
On doit pouvoir arrêter immédiatement le fonctionnement du brûleur en
cas de défaut, c’est-à-dire si :
œ la flamme n’apparaît pas quand le combustible est libéré
œ la flamme disparaît en cours de fonctionnement
œ une flamme parasite apparaît, le brûleur étant en phase de
démarrage

Le circuit comprend :
œ un organe de détection de la flamme
œ un dispositif de traitement de l’information

ÍOrgane de détection fioul


Ce sont des cellules photorésistantes ou photoélectriques.

Les cellules sont généralement placées dans le tube de la tête de


combustion, sur le carter (facilement accessible), le plus près possible
de la flamme.

ÍOrgane de détection gaz


On installe dans la flamme un fil d’acier : c’est la sonde d’ionisation.
La flamme produit des ions et des électrons qui permettent le passage
du courant.

Dans la flamme, il a 3 zones distinctes :


1. zone de mélange air-gaz non brûlés (ne conduit pas le courant)
2. zone de réaction (conduit le courant)
3. panache de la flamme (zone neutre)

Livret du technicien de maintenance page 49


La sonde doit se trouver dans la zone 2.

ÍLes types de têtes de combustion

Livret du technicien de maintenance page 50


3 – Contrôle de combustion

Le contrôle de combustion vise à obtenir :


œ un rendement maximum
œ un taux de pollution acceptable (réglementairement)
Pour déterminer un rendement, on doit déterminer un certain nombre
de grandeurs caractéristiques :
œ les imbrûlés
œ la température des fumées
œ la teneur en CO2
œ la teneur en CO (pour les gaz uniquement)
œ la dépression au foyer

Pour réaliser ces mesures, on a à disposition un analyseur ou/et un


coffret de type brigon.

Analyseur de combustible Coffret brigon

C’est un appareil qui donne Il contient :


automatiquement :
x la mesure d’O2 et de CO2 x 1 thermomètre
x les températures (des fumées, x 1 indicateur de CO2
de l’ambiance…) x 1 déprimomètre
x l’excès d’air x 1 opacimètre
x le rendement x 1 pompe CO (gaz)

Livret du technicien de maintenance page 51


3.1. L’opacité des fumées
Ce contrôle s’effectue uniquement pour le fioul et le propane.

On détermine le degré de noircissement des fumées à l’aide de l’indice


opacimétrique ou indice BACHARACH (IB) ou SMOKE-TEST grâce à la
pompe opacimétrique.

Mode opératoire :
Il faut faire passer une quantité déterminée de fumées à travers le
papier filtre. Pour cela, pomper 10 fois.

Livret du technicien de maintenance page 52


ÍPour le fioul

IB Observations Effets Remèdes

y Jaunissement des fumées


Régler le volet d’air (diminuer
<1 Valeur trop basse
l’excès d’air)
y Mauvais rendement

1<IB<2 Bonne valeur Bon rendement


y Régler le volet d’air (accroître
l’excès d’air)
y Vérifier le gicleur (angle, débit)
y Noircissement des fumées y Vérifier la pompe (pression,
>2 Valeur trop grande état)
y Mauvais rendement y Vérifier le réglage de la tête de
combustion
y Vérifier le fonctionnement du
régulateur de pression.

ÍPour le gaz (faire la mesure pour le propane uniquement)

IB Observations Effets Remèdes

y Jaunissement des fumées


Régler le volet d’air (diminuer
<1 Valeur trop basse
l’excès d’air)
y Mauvais rendement

1<IB<2 Bonne valeur Bon rendement

y Régler le volet d’air (accroître


l’excès d’air)
y Noircissement des fumées y Vérifier le fonctionnement du
>2 Valeur trop grande régulateur de pression
y Mauvais rendement y Vérifier la propreté du filtre
y Vérifier le réglage de la tête de
combustion.

Livret du technicien de maintenance page 53


3.2. Température des fumées
On a intérêt à rejeter des fumées les plus froides possibles : cela
voudra dire qu’on a un bon échange de chaleur entre les fumées et la
chaudière.

Cependant, il ne faut pas descendre en dessous du point de rosée acide


(apparition d’acide sulfurique), qui se situe aux alentours de 160°C.

Température Observations Effets Remèdes

y Risque de condensation Vérifier le libre jeu du clapet de


< 160°C Valeur trop basse
y Formation d’acides réglage.

160°C Bonne valeur Bon échange

160°C<T<250°C Valeur normale On peut augmenter l’excès d’air (pour réduire la température).

y Ramoner la chaudière
T>250°C Valeur trop élevée Perte de rendement
y Réduire l’excès d’air

3.3. Le pourcentage de CO2


On devra toujours chercher à avoir des réglages où l’excès d’air sera le
plus faible possible (de 20 à 30%).

Plus le pourcentage de CO2 est élevé, plus le rendement de combustion


est élevé.

Le pourcentage de CO2 se mesure grâce à un indicateur de CO2.


L’appareil doit se trouver à température ambiante (le laisser 20 minutes
avant de l’utiliser).

Le mode opératoire varie avec l’appareil. En général, avant d’effectuer


une mesure, on met l’échelle à 0 (on appuie sur la valve supérieure, on
ajuste le niveau et on serre la vis de réglage). On actionne la poire 20
fois (en moyenne). Après utilisation, on remet l’appareil à zéro.

L’analyse du CO2 peut être remplacée par une analyse d’O2.

Livret du technicien de maintenance page 54


ÍPour le fioul

% CO2 Observations Effets Remèdes


y Diminuer l’excès d’air
y Perte de rendement
< 10% Valeur trop basse y Régler la tête de combustion
y Formation d’acides
y Vérifier le gicleur.

> 10% Valeur correcte Bon rendement

15,6% Valeur parfaite Rendement maximal

ÍPour le gaz

% CO2 Observations Effets Remèdes

y Perte de rendement y Diminuer l’excès d’air


< 9% Valeur trop basse
y Formation d’acides y Régler la tête de combustion

> 9% Valeur correcte Bon rendement

3.4. Le pourcentage de CO
Cette mesure s’effectue seulement dans le cas du gaz.

% CO Observations

>1000 ppm Valeur trop haute

<100 ppm Valeur correcte

30 ppm Valeur conseillée

Livret du technicien de maintenance page 55


ÍLa dépression au foyer
Ce contrôle s’effectue avec le brûleur en service. On mesure la
dépression au foyer et à la buse.

L’appareil utilisé est un vacuomètre ou un déprimomètre. Les mesures


de dépression s’effectuent généralement en façade des générateurs.
Une différence de dépression foyer-buse trop importante peut être un
signe d’encrassement du circuit.

mm CE Observations Effets Remèdes


y Vérifier l’état de la cheminée
Mauvaise évacuation des y Installer un aspirateur
< 0,5 Valeur trop basse
fumées statique ou un accélérateur
mécanique.

entre 0,5 et 2 Valeur correcte Bon rendement

y La flamme décroche Installer un régulateur de


>3 Valeur trop élevée
y Perte de chaleur tirage.

Livret du technicien de maintenance page 56


4 – Réglage des divers appareils
4.1. Cas du brûleur fioul

ÍPuissance P de la chaudière
La puissance nominale de la chaudière est donnée par le constructeur.

Pn
P= (en kW)
ηch

Pn : puissance nominale (en kW)


ηch : rendement de la chaudière

ÍChoix du gicleur

œ On détermine le débit horaire Q du gicleur :


P
Q= (en litre / heure)
D x ρ eau x PCI x 1000

PCI : pouvoir calorifique inférieur (en kWh/kg)


D : densité du fioul
ρeau : masse volumique de l’eau (en kg/m3)

œ On détermine ensuite le gicleur correspondant en se fixant une


pression à la pompe de 13 bars (pression maxi) :

7
Débit au gicleur = Q x = 0,73 x Q (en l/h)
13

Livret du technicien de maintenance page 57


œ Si le débit du gicleur est donné en gallons par le constructeur,
on fera la conversion :

Débit au gicleur (l/h)


Débit (gallons) =
3,785

Débit (l/h) = Débit (gallons) x 3,785

On choisira le calibre en arrondissant par excès.

ÍCalcul de l’angle du gicleur


La flamme doit se développer sans obstacle et sans lécher les parois du
foyer.

⎛a⎞ h ⎛h⎞
tan ⎜ ⎟ = a = 2 tan -1 ⎜ ⎟
⎝2⎠ l ⎝l⎠

Angles les plus utilisés

Livret du technicien de maintenance page 58


ÍEmplacement des électrodes
Les électrodes doivent se situer hors du cône de pulvérisation. En
l’absence de côtes du constructeur, on respectera les côtes suivantes
(données en mm) :

ÍPression P à la pompe
On a calculé le débit de fioul nécessaire et on a choisi le gicleur.

Il faut maintenant régler la pression à la pompe :

2
⎛ Q (débit nécessaire) ⎞
Pression à la pompe = 7 x ⎜⎜ ⎟⎟
⎝ débit du gicleur ⎠

(les débits doivent être exprimés avec les mêmes unités)

Si la pression de refoulement est insuffisante, il faut vérifier la


dépression qu’engendre la pompe dans le tube d’aspiration et dans ce
but, raccorder un vacuomètre sur l’orifice correspondant.

Livret du technicien de maintenance page 59


Avec le vacuomètre, on mesure :
œ la dépression maximale engendrée par la pompe, en fermant
pendant quelques secondes la vanne située sur le tube d’aspiration
œ la dépression existant dans le tube d’aspiration : cette mesure
est effectuée avec la vanne ouverte

Cette dépression correspond normalement à la différence de hauteur


entre le fond de la cuve et l’axe de la pompe augmentée des pertes de
charge de la canalisation. Une dépression très faible ou nulle indique, le
plus souvent, une entrée d’air dans le tube d’aspiration.

ÍLe réglage de la tête de combustion


On se reportera à la notice du constructeur.

La distance a règle le débit d’air secondaire et agit donc sur la vitesse.


La distance b agit sur la forme de la flamme.

Plus la distance b est grande, meilleure est la tenue de la flamme. Cette


distance est limitée par l’angle de pulvérisation du gicleur.

Il faut absolument éviter que le fioul ne se pulvérise sur le déflecteur


car sinon, il se carboniserait en obstruant rapidement les fentes.

Livret du technicien de maintenance page 60


Signe visible Causes probables

Flamme fumeuse Le passage d’air annulaire est trop faible.

Condensation d’huile sur


L’espace annulaire est trop grand.
le cône (ou embout)

La distance déflecteur-base est trop grande : la


Condensation d’huile sur diminuer en veillant à ce que l’espace soit bien
le déflecteur régulier sur tout le pourtour et que les électrodes ne
touchent pas une masse métallique.

4.2. Cas du brûleur gaz


ÍRéglage du débit gaz à partir de la puissance

œ On calcule le débit horaire à admettre :


Puissance chaudière (en kW)
D horaire (en Nm3 /h) =
rendement x PCI (en kWh / Nm3 )

œ Ce débit ne tient pas compte des conditions climatiques réelles.


Il faut donc un coefficient de correction :

température du gaz au compteur (en °C) + 273


C correction = 3,71 x
pression relative du gaz au compteur (en mbar) + 1013

œ la pression varie avec l’altitude : se servir du tableau pour


déterminer la pression du gaz au compteur (calcul de Ccorrection).
Altitude (m) 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900
Pbar (mbar) 1013 1001 990 978 966 955 943 932 921 910

Altitude (m) 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900
Pbar (mbar) 899 888 877 866 856 845 835 825 815 805

Livret du technicien de maintenance page 61


œ Pour obtenir le débit qu’on doit lire au compteur, on applique :
D compteur (en m 3 /h) = C correction x D horaire (en Nm 3 /h)

D compteur (en m 3 /h) = 60 x D compteur (en m 3 /min)

C correction x D horaire (en Nm 3 /h)


D compteur (en m /min) =
3

60

œ On calcule ensuite le coefficient global de correction :


température du gaz au compteur (en °C) + 273
C correction = 3,71 x
pression relative du gaz au compteur (en mbar) + 1013

(voir page 61 la variation de la pression atmosphérique avec l’altitude)

œ On obtient ainsi le débit en mètre-cube normal par heure :


D compteur (en m 3 /h)
D gaz (en Nm /h) = 3

Ccorrection

œ On a alors la puissance :
P (en kW) = η x PCI x D gaz

PCI (en kWh /Nm3)


Dgaz (en Nm3 / h)
η : rendement de combustion

N.B. : Pour un calcul rapide, on pourra prendre η égal à 0,9.

Livret du technicien de maintenance page 62


4.3. La combustion
ÍPour une bonne combustion
Il faut :
œ un débit d’air suffisant pour brûler tout le combustible
œ une pression d’air suffisante pour vaincre les pertes de charge
de la tête de combustion et du générateur
œ une dépression suffisante devant le déflecteur pour accrocher la
flamme
œ une répartition homogène de l’air dans la tête pour garantir un
mélange parfait avec le combustible
œ une vitesse de mélange compatible avec la vitesse de
propagation de la flamme

Une vitesse d’air trop importante provoque des difficultés d’allumage du


mélange et le décrochement de la flamme.

Une vitesse d’air trop faible provoque une combustion oscillatoire dans
le flux du mélange et donc, une mauvaise combustion.

Le réglage de la tête de combustion est l’opération la plus difficile mais


la plus importante : le bon fonctionnement du brûleur en dépend.

Livret du technicien de maintenance page 63


ÍSignes d’une bonne combustion
Le parfait accouplement entre le brûleur et la chaudière est réalisé
lorsque :
œ le déflecteur (quand il est visible de face) est entièrement rempli
par un lit de feu bien nourri, coloré et tournant rapidement
œ la flamme émet un bruit sourd
œ les vibrations et les battements de la flamme sont
imperceptibles
œ les résultats de l’analyse des fumées sont bons
œ le déflecteur ne s’encrasse pas et ne chauffe pas

5 – Le rendement et l’excès d’air


(voir annexe page k – Rendement de l’installation)

5.1. Le rendement de combustion


ÍUtilisation de la règle
Elle est contenue dans le coffret. On fait glisser la réglette mobile afin
de mettre en face % de CO2 et ∆t (température des fumées – celle de
chaufferie)

Exemple : pour un taux de CO2 de 12 %, une température de fumées


de 160°C et une température d’ambiance de 20°C (∆t = 140°C), on a
un rendement de 93,5 %.

Livret du technicien de maintenance page 64


ÍUtilisation de l’analyseur de combustion
L’analyseur fournit directement le rendement.

ÍFormule de Siegert
Attention : cette formule ne s’applique que dans le cas d’une
combustion sans CO.

⎛T -T ⎞
R = 100 - f ⎜⎜ f a ⎟⎟
⎝ CO 2 ⎠

R : rendement en %
Tf : température des fumées,
Ta : température de l’air à l’aspiration du brûleur
CO2 : taux de CO2 en %
f : voir valeur dans le tableau ci-dessous

Excès d’air
Combustible
10% 20% 30%
Gaz naturel 0,482 0,471 0,461

Propane 0,530 0,519 0,510

Fioul on prend la valeur moyenne de 0,56

Livret du technicien de maintenance page 65


5.2. L’excès d’air

CO2 théorique (%) - CO2 mesuré (%)


excès d' air (%) = x 100
CO2 mesuré (%)

Combustible CO2 théorique (%)

Gaz de Lacq 11,7


Gaz de Groningue 11,6
Propane 14,0
Butane 14,3
Fioul domestique 15,6

Livret du technicien de maintenance page 66


6 – L’entretien
6.1. Le nettoyage
ÍFiltre de pompe
Démonter et nettoyer le filtre avec un dégraissant adapté.

ÍLa tête de combustion


Démonter et nettoyer les éléments de la tête de combustion,
notamment les fentes du déflecteur sans les déformer.

ÍLe gicleur
Le dévisser avec des outils très propres et nettoyer les pièces
constitutives avec un dégraissant adapté (à réaliser systématiquement
dans un local ventilé).
S’assurer que le filtre du gicleur est propre extérieurement et
intérieurement. L’usinage de l’orifice du gicleur est très précis : de sa
qualité dépend la pulvérisation. Aucun objet pouvant détériorer l’orifice
ne doit donc être utilisé au risque de voir la pulvérisation devenir
défectueuse. Ne pas hésiter à changer le gicleur dès que les paramètres
d’une bonne combustion ne sont plus atteints (1 fois par an si possible).

ÍLes électrodes
Les isolateurs d’électrodes doivent toujours être blancs. Nettoyer les
pointes d’électrodes en les grattant avec soin.
Vérifier leur écartement. (consulter la notice du constructeur ou prendre
la règle générale).

ÍLa cellule
La nettoyer avec un chiffon sec et propre. Bien veiller à l’encliquetage
correct de l’ergot de positionnement lors de la remise en place.

ÍLe ventilateur
Tous les ans, nettoyer les pales de la turbine et l’intérieur de la volute.
Vérifier l’état de l’accouplement pompe-moteur.

Livret du technicien de maintenance page 67


ÍFiltre de tuyauterie
S’il existe un filtre de tuyauterie, retirer le panier filtrant et le nettoyer à
l’essence ou au pétrole. En remontant le couvercle, vérifier l’état du
joint.

ÍAppareil de régulation
Vérifier le fonctionnement des appareils de régulation : thermostats,
manostats…
S’assurer que les fils de raccordement ne sont pas exposés à l’humidité
ou à une trop forte chaleur.

Nota :
Pendant le fonctionnement du brûleur, retirer la cellule et vérifier que le
brûleur s’arrête après la temporisation de sécurité.

ÍRaccordements électriques
S’assurer que toutes les bornes de connexion sont bien serrées.

6.2. Le dépannage
ÍPannes sur brûleur fioul
Incidents sur le circuit fioul

1. Gicleur bouché.
2. Réchauffeur détérioré
3. Electrovanne détériorée
4. Régulateur détérioré
5. Pompe hors service, accouplement rompu
6. Filtres bouchés
7. Vannes fermées
8. Tuyauteries encrassées, non étanches (prise d’air)
9. Citerne vide
10. Clapet coincé ou encrassé
11. Event obstrué

Livret du technicien de maintenance page 68


Incidents sur le circuit d’air

1. Tête de combustion déréglée


2. Turbine encrassée, tournant à l’envers, désaccouplée
3. Registre d’air fermé ou déréglé
4. Arrivée d’air insuffisante ou air trop froid.

Incidents sur le circuit d’allumage

1. Electrodes encrassées, à la masse ou déréglées 6. Mauvais couplage


2. Isolateur fendu ou encrassé 7. Fils rompus
3. Mauvais contact, cosses desserties 8. Bornes desserrées
4. Câble détérioré 9. Contacts défectueux
5. Transformateur grillé 10. Coffret de contrôle

Livret du technicien de maintenance page 69


ÍTableau des pannes sur brûleur fioul

Symptômes Causes probables Remèdes

Pas de courant secteur.


Réclamation EDF.
Chute de tension
Remplacer en vérifiant le calibrage.
Fusible sauté : au général, Ne jamais utiliser de fils électriques
ou en chaufferie ou de fusibles d’un calibre supérieur
à la normale.
Ré-enclencher et rechercher la
Disjoncteur ouvert
cause.

1 – Le brûleur ne Ligne coupée Réparer et rechercher la cause.


démarre pas et le
coffret ne se met Bornes desserrées. Resserrer.
pas en sécurité.
Vérifier le fait en shuntant les bornes
thermostat du coffret de contrôle.
Rechercher l’appareil en défaut
Circuit de régulation ouvert (thermostat réglé trop bas ou mal
placé, interrupteur horaire ouvert, fil
coupé sur l’un de ces appareils,
borne desserrée…).

Coffret de sécurité hors service Remplacer.

Coffret de sécurité hors service Remplacer.


Orienter correctement la cellule ou
Lumière parasite sur cellule
2 – Le brûleur supprimer la lumière parasite.
reçoit une tension
avec mise en Le moteur ne tourne pas :
sécurité du coffret - 2 phases seulement
mais sans - induit grillé Vérifier et réparer.
- condenseur HS Réparation ou changement.
apparition de
- paliers ou roulements grippés
flamme.

Manque de fioul Vérifier le niveau dans la citerne.

Livret du technicien de maintenance page 70


Symptômes Causes probables Remèdes

Vanne d’arrivée fermée Ouvrir la vanne.

Nettoyer le filtre :
- fermer la vanne d’arrivée.
- démonter le couvercle de pompe et
Filtre encrassé nettoyer l’élément filtrant.
- remonter les pièces et bloquer
sans excès en vérifiant l’état du joint
d’étanchéité.

Gicleur bouché (pression


Le nettoyer ou le changer.
normale au manomètre)

Electrovanne grippée (piston,


Nettoyer, réparer ou remplacer.
bobine)

3 – Mise en Pompe à fioul grippée ou hors Vérifier la pression : réparer ou


sécurité après service changer.
démarrage du
Accouplement H.S. Remplacer.
brûleur (pas
d’apparition de Régulateur de pression bloqué Démonter et nettoyer.
flamme ou
flamme de très Pas d’étincelle (défaut sur circuit Vérifier les enroulements du
mauvaise électrique) : transformateur à l’ohmmètre. Vérifier
- transformateur HS les cosses. Si besoin, changer le
qualité). - câble HT à la masse transformateur et les câbles.

Sortir la ligne de gicleur. Nettoyer les


pointes d’électrodes s’il y a lieu,
vérifier leur écartement (les changer
Electrodes à la masse : si besoin) et vérifier la connexion
-distance exagérée entre pointes des fils HT. En dernier ressort,
- porcelaine fendue vérifier la tension aux bornes
« transformateur d’allumage » du
coffret de contrôle au moment de la
mise sous tension du brûleur.

Coffret HS ou relais d’allumage


Changer le coffret.
HS

La cellule reçoit une lumière Orienter la cellule correctement ou


parasite supprimer la lumière parasite.

Livret du technicien de maintenance page 71


Symptômes Causes probables Remèdes

Cellule encrassée Nettoyer la surface du verre.

4 – Le brûleur Cellule déréglée Vérifier son orientation.


démarre avec
flamme d’aspect La remplacer. Si le phénomène
normal et se met Cellule affaiblie persiste après les vérifications
en sécurité. précédentes, vérifier la tension du
réseau électrique.

Coffret défectueux Le remplacer.

Nettoyer les filtres (pompe et


Flamme pailletée gicleur). Vérifier le niveau fioul dans
la citerne (début de désamorçage).

Vérifier l’ouverture du volet d’air et


Flamme fumeuse l'état de propreté de la turbine. Si le
5 – Le brûleur défaut persiste, remplacer le gicleur.
démarre avec
flamme d’aspect
Vérifier la pression de refoulement.
anormal et se met Pompe défectueuse
Remplacer la pompe.
en sécurité.
Régulateur de pression
Nettoyer. Changer le ressort.
défectueux, ressort avachi

Gicleur : filtre colmaté, orifice


partiellement bouché, canaux Nettoyer ou changer.
obstrués

6 – Combustion
Débit d’air au ventilateur Ouvrir le volet de réglage du débit
fumeuse. Teneur insuffisant d’air.
en CO2 élevée

Turbine encrassée
7 – Combustion Volute obstruée Nettoyer.
fumeuse.
Flamme molle et
Régler la position du stabilisateur de
insuffisamment Turbulence d’air trop faible à la
flamme par rapport au gicleur et à la
turbulente. tête de combustion
partie conique du canon.

Livret du technicien de maintenance page 72


Symptômes Causes probables Remèdes

Combustible incorrect ou trop Régler la vis du régulateur.


froid Installer un réchauffeur.

Gicleur Le changer.
8 – Combustion
fumeuse. Pression Vis de réglage du régulateur Régler la vis pour augmenter la
de refoulement desserrée pression.
insuffisante ou Dés-étalonnage du ressort du
irrégulière régulateur entraînant une Remplacer le ressort.
ouverture exagérée.

Piston du régulateur coincé Réparer ou changer.

Angle du gicleur Changer le gicleur.


9 – Combustion
fumeuse. Jet en
contact avec le
briquetage ou la Déformation du jet par suite de
surface de chauffe. rayure ou d’obstruction de Nettoyer ou remplacer le gicleur.
l’orifice du gicleur

10 – Combustion Position du stabilisateur


fumeuse. Jet en incorrecte Repositionner le stabilisateur.
contact avec le
stabilisateur.
Décollement de la
flamme. Gicleur défectueux Le changer.

Joint de porte du générateur


Remplacer le joint de porte.
défectueux

Eléments du générateur non


11 – Combustion jointifs Obturer les fuites.
fumeuse. Tirage
insuffisant. Base du générateur trop
Diminuer la longueur de la buse.
enfoncée dans le conduit

Chute de matériaux dans la


Nettoyer la cheminée
cheminée

Livret du technicien de maintenance page 73


Symptômes Causes probables Remèdes

Conduits de fumées sinueux ou Modifier le tracé du conduit de


coudes trop accentués fumées.
Couronnement de la cheminée Eloigner la dalle de couverture de
11 – Combustion incorrect l’orifice de sortie des fumées.
fumeuse. Tirage
Augmenter la hauteur de la
insuffisant. Hauteur de la cheminée cheminée pour qu’elle dépasse le
insuffisante faîtage et les obstacles
Vent rabattant sur la cheminée environnants. Si insuffisant, placer
un aspirateur statique.

Surfaces internes du générateur


Nettoyer le générateur.
encrassées

12 – Température Carneaux de fumées trop courts Installer des briques pour freiner le
des fumées ou de section trop importante tirage.
excessive.
Tirage de la cheminée trop
Monter un régulateur de tirage.
important

Régulateur de tirage mal réglé Effectuer le réglage.

Débit d’air du ventilateur trop Refermer le volet de réglage du


important débit d’air du ventilateur.
13 – Teneur en CO2
trop faible. Entrée d’air parasite
Combustion Colmater les fuites.
refroidissant la flamme
goudronnante.
Gicleur défectueux Le changer.

Livret du technicien de maintenance page 74


ÍTableau des pannes sur brûleur gaz

Symptômes Causes probables Remèdes

Pas de courant secteur


Réclamation EDF.
Chute de tension

Remplacer en vérifiant le calibrage.


Fusible sauté : au général, Ne jamais utiliser de fils électriques
en chaufferie ou de fusibles d’un calibre supérieur
à la normale.

Ré-enclencher et rechercher la
Disjoncteur ouvert
cause.

Ligne coupée Réparer et rechercher la cause.


1 – Le brûleur ne
démarre pas et le Bornes desserrées Resserrer.
coffret ne se met
pas en sécurité. Vérifier en shuntant les bornes
thermostat du coffret de contrôle.
Rechercher l’appareil en défaut
Circuit de régulation ouvert (thermostat réglé trop bas ou mal
placé, interrupteur horaire ouvert, fil
coupé sur l’un de ces appareils,
borne desserrée…).

Coffret de sécurité défectueux Remplacer.

Microcontacts de contrôle de
fermeture non fermés sur Vérifier fonctionnement et régler.
vannes gaz ou volets d’air

Livret du technicien de maintenance page 75


Symptômes Causes probables Remèdes

Corriger le niveau en complétant en


eau.
Manque d’eau à la chaudière Vérifier le fonctionnement de la
pompe d’alimentation et le contrôleur
de niveau ou de pression.
Vérifier le fonctionnement de la
Manque de débit sur le circuit de
pompe.
1 – Le brûleur ne recyclage
Vérifier le contrôleur de débit.
démarre pas et le
coffret ne se met Pas de gaz Avertir G.D.F.
pas en sécurité.
Robinet de gaz fermé Ouvrir le robinet.

Vérifier le fonctionnement du
Pression de gaz trop faible ou détendeur ou du régulateur : le
trop forte (arrêt par pressostat) régler si nécessaire.
Nettoyer le filtre.

Moteur grillé Remplacer.

Manque de tension aux bornes


Ré-enclencher. Vérifier la cause.
Relais moteur déclenché
2 – Le moteur ne
démarre pas et le
coffret se met en Fusible sauté Remplacer. Vérifier la cause.
sécurité.
Condensateur hors de service Changer le condensateur.

Axe du moteur bloqué Débloquer et graisser.

Le contact pressostat d’air reste


Refaire le réglage.
ouvert : pression trop faible
3 – Le moteur
démarre avec mise Turbine encrassée Nettoyer.
en sécurité
pendant la période Pressostat défectueux Changer.
de pré-ventilation.
Tube du pressostat obturé Nettoyer.

Livret du technicien de maintenance page 76


Symptômes Causes probables Remèdes

Contacteur centrifuge défectueux Changer.


3 – Le moteur
démarre avec mise
en sécurité Contacteur centrifuge désaccouplé Réparer.
pendant la période
de pré-ventilation.
Mauvais sens de rotation du moteur Inverser les phases.

Pas d’allumage :
- électrodes encrassées Nettoyer.
- électrodes déréglées Faire le réglage.
- électrodes à la masse Supprimer la masse.
- porcelaine défectueuse Changer les électrodes.
- mauvais contact sur HT Vérifier le serrage des bornes.
- câbles HT endommagés Changer les câbles.
Vérifier le relais correspondant et
Pas de tension à l’entrée du
les contacts du relais.
transformateur
Changer la boîte de contrôle.
Pas de tension à la sortie du
4 – Mise en transformateur Changer le transformateur.
Etincelle faible ou inexistante
sécurité après la
pré-ventilation Interversion des câbles HT et
sans apparition de d’ionisation Les remettre à leur place.
flamme.
Contact de contrôle de fermeture Régler et vérifier la fermeture de
vanne gaz non fermé la vanne gaz

Les électrovannes :
Démonter et nettoyer.
- de veilleuse
Vérifier les bobines.
- principales
Vérifier s’il n’y a pas blocage par
- de sécurité
des impuretés.
ne s’ouvrent pas

Vanne défectueuse ou fil coupé Contrôler la tension aux bornes


Bobine hors de service de la bobine.

Livret du technicien de maintenance page 77


Symptômes Causes probables Remèdes

Volet d’air déréglé, le remettre en


Excès d’air pour l‘allumage
4 – Mise en position correcte.
sécurité après la
Débit de gaz insuffisant pour le Régler le débit instantané pour le
pré-ventilation
démarrage démarrage.
sans apparition de
flamme. Changer la bobine du détecteur
Système de détection d’étincelle
d’arc.
d’allumage défectueux
Vérifier la cellule UV.

Vérifier le montage sur brûleur.


Régler la position du système de
Pas de courant :
détection.
- d’ionisation
En cas d’encrassement, nettoyer.
-de cellule UV
Vérifier la continuité du circuit et
contrôler les contacts.

Tension d’alimentation trop


Avertir E.D.F.
faible

Revoir le réglage des électrodes.


L’arc d’allumage gêne le courant
Inverser les fils d’alimentation du
5 – Mise en d’ionisation transformateur.
sécurité après
apparition de la Mauvaise mise à la terre ou Faire une bonne mise à la terre.
flamme et après la mauvaise masse Resserrer les contacts de masse.
période de
démarrage. Inversion des fils de phase et de
Rectifier.
neutre

Cellule UV défectueuse Remplacer.


Vérifier le développement et la
Eclairement de la cellule trop
luminosité de la flamme.
faible
Nettoyer.
Excès d’air : courant d’ionisation
Régler le volet d’air.
trop faible

Débit de gaz trop faible Régler le débit d’ouverture.

Coffret défectueux Remplacer.

Livret du technicien de maintenance page 78


Symptômes Causes probables Remèdes

Chute de pression de gaz lors


de l’ouverture de la vanne :
6 – Même - filtre obstrué. Nettoyer ou changer cartouche
symptômes avec - conduite gaz obstruée Déboucher
arrêt du brûleur - compteur gaz bloqué Avertir EDF
sans mise en
sécurité.
Réaction du pressostat gaz trop
Contrôler gicleur du pressostat.
lente

Contrôler sa valeur :
- valeur minimale 7 µA
Courant d’ionisation trop faible
- recommandée 15 à 20 µA
Vérifier la combustion.
Cellule UV hors service Changer.

Eclairement trop faible Vérifier la combustion.


7 – Le brûleur
fonctionne bien Chute de tension de temps en Enregistrer la tension.
mais se met en temps Avertir EDF.
sécurité de temps
en temps. Ne pas dépasser 50°C.
Température du coffret trop
Isoler le coffret du rayonnement du
élevée
foyer.

Etincelle d’allumage trop faible Contrôler le transformateur.

Filtre encrassé Nettoyer ou changer cartouche.

Décrochement de flamme Reprendre les réglages.

Etincelles d’allumage trop faibles Régler les électrodes.

Contrôler et régler à l’aide d’un


8 – Pulsation au Pression de gaz trop élevée manomètre.
démarrage
Vérifier le tirage.
Mauvaise évacuation des gaz de
Contrôler la cheminée et l’arrivée
combustion
d’air frais.

Livret du technicien de maintenance page 79


Symptômes Causes probables Remèdes

Mauvais réglage du brûleur Reprendre les réglages.

9 – Pulsation en Brûleur encrassé Nettoyer.


marche
La contrôler et modifier
Cheminée défectueuse éventuellement son tracé et ses
dimensions.

Défaut d’air ou excès d’air très


Régler.
important

10 – Le brûleur Accroche flamme déformé ou Régler ou remplacer.


fume ou produit du déplacé
CO.
Registre d’air bloqué en position
Nettoyer et rétablir le réglage.
intermédiaire

Ouïe d’aspiration obturée par


Nettoyer.
des déchets

Roue de ventilateur encrassée Nettoyer.

Livret du technicien de maintenance page 80


6.3. Les principales tâches à effectuer

Le contrôle et le réglage de la combustion doivent s’effectuer en 1ère


puis en 2ème allure, la porte de la chaufferie étant fermée.

Contrôler la dépression à la buse de la chaudière. Normalement, elle se


situe entre 1 et 3 mm de colonne d’eau.

Contrôler le taux de CO2 et calculer l’excès d’air. L’excès d’air doit être
compris entre 20 et 30 %.

Dans le cas d’utilisation de propane, contrôler l’opacité des fumées.


L’indice de noircissement doit être compris entre 1 et 2 sur l’échelle de
Bacharach.

Contrôler le taux de CO. On s’efforcera, avec les matériels neufs,


d’obtenir une valeur inférieure à 30 ppm.

Contrôler la température des fumées. Pour les chaudières


traditionnelles, cette température doit se situer entre 160 et 250°C.

Calculer le rendement. Le rendement doit être supérieur ou égal à 90%


(pour un matériel récent et en bon état).

Après avoir effectué le réglage de combustion, régler définitivement les


pressostats mini air à 20 % en dessous de la valeur mesurée.

Pour les pressostats gaz mini et maxi, les régler à 15 – 20% de la


valeur mesurée.

Livret du technicien de maintenance page 81


1 – La machine frigorifique
1.1. Le rôle
Une machine frigorifique est un appareil qui, alimenté en énergie
mécanique, permet de refroidir un milieu à une température inférieure à
celle de l’ambiance.

Le rôle d’une machine frigorifique est de transférer une quantité de


chaleur d’une source froide (le lieu à refroidir) à une source chaude
(l’extérieur).

1.2. Le fonctionnement
Le système frigorifique se compose au minimum des 4 éléments
suivants :

œ un compresseur
œ un condenseur
œ un organe de détente
œ un évaporateur.

Livret du technicien de maintenance page 82


Ce système fait subir à un fluide, de façon cyclique, des changements
d’état. En effet, ce sont des mécanismes qui absorbent ou cèdent de
grandes quantités de chaleur.

• Le compresseur aspire le gaz frigorigène à basse pression et à basse


température puis élève sa pression et sa température. C’est la phase de
compression qui fait passer le gaz de l’état 1 à l’état 2 (sur le
diagramme enthalpique).

• Les gaz chauds provenant du compresseur sous la haute pression P2


sont dirigés vers le condenseur (état 2).
Ils cèdent alors leur chaleur à l’extérieur jusqu’à atteindre la
température d’équilibre liquide – vapeur (2 à 3).

• La vapeur va alors se condenser (3 à 4), c’est la phase de


condensation proprement dite.
Lorsque toute cette vapeur est condensée, il peut y avoir un sous-
refroidissement du liquide formé (4 à 5).

Livret du technicien de maintenance page 83


• Le liquide formé dans le condenseur est détendu de la haute pression
P2 à la basse pression P1. Cette détente a lieu dans un détendeur ou
dans un orifice calibré (ou encore dans un capillaire). La détente se
produit sans aucun échange (5 à 6).

• Le fluide frigorigène liquide provenant du détendeur va entrer en


ébullition dans l’évaporateur en absorbant de la chaleur de l’extérieur
(la température d’évaporation doit donc être inférieure à la température
du fluide extérieur). Lorsque tout le fluide frigorigène est vaporisé, le
fluide se trouve à l’état 7.
Le gaz formé est généralement réchauffé légèrement par le fluide
extérieur, c’est ce que l’on appelle la phase de surchauffe (7 à 1).

• Le gaz est ensuite aspiré par le compresseur pour un nouveau cycle.

ÍDiagramme enthalpique

Excès de charge : Sous-refroidissement excessif


Manque de charge : Sous-refroidissement insuffisant

Livret du technicien de maintenance page 84


1.3. Réglage de la surchauffe
Le fluide frigorigène est porté à une température supérieure à la
température d’évaporation : il est surchauffé.
Cette surchauffe est en général de 4°C. Mais si l’installation fonctionne
mal, on peut être amené à la modifier.

La surchauffe doit être comprise entre 2 et 8°C. Si ce n’est pas le cas,


avant de modifier le réglage de la surchauffe, il est indispensable de
vérifier que :
œ le bulbe du détendeur est bien placé
œ le liquide haute pression arrive suffisamment sous-refroidi à
l’entrée du détendeur (sous refroidissement > 3°C)
œ la pression de condensation n’est pas trop basse
œ l’évaporateur est bien irrigué par son fluide extérieur et n’est
pas givré
œ les conditions de fonctionnement de l’installation n’évoluent
pas

Le réglage de la surchauffe est une opération à la fois délicate et


longue. On ne modifiera un réglage que si l’on est certain de son
diagnostic.

œ une augmentation de la surchauffe fait baisser la puissance


frigorifique.
œ une diminution de la surchauffe fait augmenter la puissance
frigorifique.

Livret du technicien de maintenance page 85


ÍSurchauffe trop faible
L’évaporateur est calculé un peu juste et l’installation pompe. Dans ce
cas, la capacité du détendeur est suffisante. On règle alors celui-ci :
œ Fermer le détendeur afin d’augmenter la surchauffe de 1 à
1
2°C ( /4 de tour à ½ tour de fermeture). On attend 15 minutes et on
observe l’évolution de la température du bulbe, ainsi que l’évolution de
la pression d’évaporation.
œ Si le détendeur pompe, cela se voit par l’évolution de la
température et de la pression : cela a pour effet d’injecter trop puis
pas assez de liquide dans l’évaporateur.
œ Le bon réglage sera atteint lorsque le pompage sera
éliminé.

Si vous ne parvenez pas à éliminer le pompage et que la surchauffe est


devenue trop forte, c’est signe que le détendeur est trop gros.

ÍSurchauffe trop forte


L’évaporateur est très largement dimensionné (faible écart de
température à l’évaporation entre le fluide frigorigène et le fluide
refroidi).

Pour savoir si la capacité du détendeur est suffisante, chauffez le bulbe


avec la paume de la main. Si aucune évolution ne se produit, la capacité
du détendeur est trop faible (changez l’orifice).

Si, par contre, les gaz sortent plus froids de l’évaporateur, on procède
au réglage :
œ Ouvrir légèrement le détendeur. Laisser l’ensemble se
stabiliser pendant 10 à 15 minutes.
œ On continue d’ouvrir doucement le détendeur jusqu’à
l’obtention d’une surchauffe normale sans pompage du détendeur.
œ Dès que le pompage commence à se produire, il faut refermer
de ¼ de tour le détendeur.

Si le pompage arrive alors que la surchauffe est encore beaucoup trop


élevée, c’est que le détendeur est, en général, trop gros.

Livret du technicien de maintenance page 86


2 – La charge en fluide
2.1. Le tirage au vide
Le but du tirage au vide est de retirer du circuit l’air et l’humidité qui s’y
trouvent.

Avant tout tirage au vide, il convient de s’assurer que l’installation


n’est pas sous pression, qu’elle ne comporte pas de fuites et qu’elle
ne nécessite pas un rinçage complet (pour cause d’eau ou d’acide
dans le circuit).

Il faut donc retirer du circuit le fluide ayant servi à la détection des


fuites et mettre le circuit à la pression atmosphérique.
Attention : si le circuit contient une quantité importante d’eau, il faut
la chasser.

ÍListe du matériel

œ une pompe à vide possédant des performances suffisantes


œ un manovacuomètre (manomètre à vide)
œ un manifold (jeu de manomètres HP et BP)
œ un jeu de flexibles parfaitement étanches

Livret du technicien de maintenance page 87


ÍProcédure
Généralement, on effectue le tirage au vide par l’orifice qui sert à la
charge en fluide, soit à l’aspiration, soit au refoulement, ou encore à la
sortie de la bouteille de liquide, grâce à une pompe à vide.

Pour des tirages au vide plus rapides, on peut réaliser l’opération à


partir de plusieurs prises de pression, par exemple à l’aspiration et au
refoulement du compresseur.

Le branchement de la pompe à vide sur l’installation s’effectue au


moyen de raccords souples.

Livret du technicien de maintenance page 88


En diminuant la pression, l’eau se vaporise et est éliminée. Si le circuit
est très froid, il peut être nécessaire de chauffer certaines parties du
circuit.

Température du point le Pression absolue Pression absolue


plus froid du circuit d’ébullition de l’eau tirage au vide conseillé

100°C 1 013 mbar 10 mbar


30°C 44 mbar 10 mbar
20°C 23 mbar 10 mbar
10°C 12 mbar 8 mbar
0°C 6 mbar 3 mbar
-10°C 2,6 mbar 1 mbar
-20°C 1 mbar 0,5 mbar

Lorsque toute l’eau contenue dans le circuit est vaporisée, on observe


sur le manovacuomètre une baisse de la pression du circuit.

Une fois le tirage au vide terminé, il faut fermer les vannes du manifold
avant de couper l’alimentation de la pompe à vide, ceci afin d’éviter les
entrées d’air dans le circuit.

On vérifiera que l’installation tient bien au vide avant d’effectuer la


charge en fluide : le manomètre à vide doit toujours donner la même
indication après l’arrêt de la pompe à vide.

On pourra améliorer le tirage au vide en effectuant une pré-charge de


l’installation avec le fluide frigorigène puis en remontant la pression
dans le circuit jusqu’à la pression atmosphérique et en réalisant ensuite
un second tirage au vide.

Livret du technicien de maintenance page 89


2.2. Le fluide
En raison d’actions trop polluantes, les CFC et les HCFC ne sont plus
disponibles. On pourra effectuer la substitution d’un fluide par un autre
fluide proche moyennant quelques précautions.

Fluides de Fluides supposés


Applications Fluides actuels
transition définitifs
Appareils
R 12 – R 500 MP 39 – FX 56 F 134a – R 290
domestiques
R 11 R 123 R 245
R 12 R 134a
Refroidisseurs d’eau
R 114 R 142b
NH3 NH3
Froid commercial MP 39 – FX 56 –
R 12 R 134a
temp. positive R 22
HP 80 – FX 10 – R 404A
Froid commercial
R 502 ISCEON 69 L R 125 – FX 40
temp. négative
R 22 R 507 – R-407A
Froid industriel NH3 – R 22 R 22 NH3 – R 404A

Froid basse R 13B1 ES 20


température R 13 – R 503 R 23

R 22 R 134a – R-410A
Climatisation FX 57 – MP 66
R 500 R-407C

Air conditionné R 12
R 134a
automobile R 500

Livret du technicien de maintenance page 90


2.3. Charge en fluide

ÍInstallations à compresseur hermétique


L’installation est sous vide. Les deux vannes BP et HP du manifold sont
fermées. A l’aide d’un flexible, on relie le raccord central du manifold à
la sortie liquide de la bouteille de fluide ou du cylindre de charge.

Livret du technicien de maintenance page 91


On ouvre la vanne départ liquide de la bouteille ou du cylindre puis on
purge l’air du flexible en le dévissant légèrement puis en le revissant
aussitôt.

On repère la masse de fluide initiale. On ouvre ensuite légèrement la


vanne BP du manifold afin de casser le vide de l’installation. On fait
doucement remonter la pression dans le circuit à 2 bars relatifs (3 bars
absolus). On laisse se stabiliser la pression dans le circuit après avoir
refermé la vanne BP.

On met ensuite en marche les auxiliaires (ventilateurs et pompes) puis


le compresseur après avoir vérifié que les vannes de celui-ci sont
ouvertes.

On procède à de toutes petites injections de liquide en ouvrant


légèrement la vanne BP du manifold afin de faire remonter la pression.
On continue ainsi doucement en ayant un regard sur les manomètres, le
voyant liquide, la surchauffe à l’aspiration et le sous refroidissement du
liquide à la sortie du condenseur et en laissant l’installation se stabiliser
après chaque petite injection.

N’injectez pas plus que la quantité nécessaire. Grâce à la pesée, la


quantité totale de fluide injectée est connue.

Livret du technicien de maintenance page 92


ÍCharge en gaz à l’aspiration

L’installation est sous vide. Les deux vannes BP et HP du manifold sont


fermées. Les bouteilles de 13 kg de fluide (friopack) doivent être
installées tête en bas pour une charge en gaz. Par contre, les bouteilles
de 50 et 60 kg comportent généralement une vanne gaz et dans ce cas,
il est inutile de les retourner la tête en bas.

A l’aide d’un flexible, on relie le raccord central du manifold à la sortie


gaz de la bouteille de fluide (ou du cylindre de charge).

Livret du technicien de maintenance page 93


On ouvre la vanne départ gaz de la bouteille ou du cylindre. On purge
l’air du flexible en le dévissant légèrement puis en le revissant. On
repère la masse de fluide initiale.

On met ensuite en service le moyen de chauffage de la bouteille ou du


cylindre de charge (le liquide frigorigène doit se vaporiser avant d’être
introduit dans le circuit).

Ne chauffez pas la bouteille avec un chalumeau


oxyacétylénique !

Ouvrez maintenant la vanne BP du manifold afin de casser le vide de


l’installation. Faire remonter la pression dans le circuit à 2 bars effectifs
(3 bars absolus).

Mettez maintenant en marche les auxiliaires (ventilateurs et pompes),


puis le compresseur après avoir vérifié que ses vannes sont ouvertes.

Laissez la vanne BP du manifold entièrement ouverte jusqu’à ce que la


charge soit correcte.

Ne pas injecter plus que la quantité nécessaire (utilisez la


pesée).

Livret du technicien de maintenance page 94


ÍCharge correcte
Pendant la charge, la surchauffe des gaz à la sortie de l’évaporateur est
très importante. Elle va diminuer et se stabiliser dès que la quantité de
fluide admise dans l’évaporateur sera suffisante.

ÍManque de charge

œ Température et pression d’évaporation trop basses (d’où une


mauvaise alimentation de l’évaporateur)
œ Surchauffe excessive en fin de compression

ÍExcès de charge

œ Sous-refroidissement excessif du liquide à la sortie du


condenseur
œ Remplissage du condenseur en liquide
œ Coup de liquide au compresseur
œ Mauvais refroidissement du compresseur
œ Mauvais retour d’huile donc risque de grippage
œ Température anormale au refoulement

Livret du technicien de maintenance page 95


3 – L’auscultation
Il faut connaître les signes évidents d’une défaillance de l’installation.

3.1. L’écoute
œ Le compresseur manque d’huile : cliquetis.
œ Le détendeur pompe : variations de fréquence du bruit
émis par le compresseur.

œ Le compresseur avale du liquide : bruit énorme.

œ Le compresseur travaille avec une pression de condensation


trop élevée : on entend qu’il fatigue.

œ Le compresseur travaille avec des pressions d’évaporation et


de condensation trop faibles : on ne l’entend pas assez.

œ Le détendeur siffle : il est trop fermé ou trop petit ou


obstrué ou manque de charge.

œ Le déshydrateur, le voyant liquide ou la tuyauterie liquide font


un bruit d’émulsion (vaporisation du liquide) : le sous-
refroidissement du liquide est trop faible ou un des éléments est
obstrué.

Livret du technicien de maintenance page 96


3.2. La vue
œ Des traces de gras (huile frigorifique) sur une partie de
l’installation : symptôme d’une fuite.

œ Condensation ou givrage non uniforme sur l’évaporateur :


surchauffe trop importante.

œ Détendeur pris en glace (l’évaporateur étant sec) : manque


de charge ou bouchon de glace à l’entrée du détendeur.

œ Givre autour du compresseur : excès de charge ou


détendeur trop ouvert.

œ Huile couleur mayonnaise observée par le voyant du carter du


compresseur : défaillance du chauffage de carter ou présence
importante de fluide frigorigène ou d’eau dans l’huile.

œ Voyant liquide : la présence de bulles permet de soupçonner


un manque de charge.

œ Voyant liquide : la couleur de la collerette externe indiquera


la présence (wet) ou l’absence (dry) d’eau dans le circuit.

Livret du technicien de maintenance page 97


3.3. Le toucher

ÍTempératures inférieures à 30°C


Pour déterminer la température d’un élément, on pose sa main dessus.

œ On compare la différence de sensation entre une masse se


trouvant à température ambiante et la tuyauterie dont on souhaite
mesurer la température.

œ De –1°C à –4°C, les surfaces se trouvent givrées : le fait de


les toucher va faire fondre le givre plus ou moins facilement.

œ On fait un toucher différentiel entre l’entrée et la sortie de


l’évaporateur.

Livret du technicien de maintenance page 98


ÍTempératures entre 32°C et 50°C
Posez la main par petites touches afin d’éviter les brûlures (au-dessus
de 50°C, ne pas toucher).

œ A 45°C, un tube est très chaud mais on peut en général laisser


sa main dessus sans se brûler.

œ A 50°C, un tube est trop chaud et on ne peut pas laisser sa


main dessus plus de trois secondes.

œ Evaluer une température entre 45 et 50°C sera fonction du


temps supportable (à vous de faire votre propre échelle).

œLa température du liquide peut être mesurée à différents points


de la ligne entre condenseur et détendeur, afin de sentir une anomalie
éventuelle. Par exemple, une perte de charge excessive dans le
déshydrateur se traduit par une baisse de la température entre son
entrée et sa sortie.

Livret du technicien de maintenance page 99


4 – L’outillage
4.1. Brasage et soudage
œ Equipement de brasage avec différents becs, y compris évasés
(jusqu’à 80°C)
œ Equipement de soudage au chalumeau
œ Baguettes de brasure argent (> 40%) et phosphore
œ Flux décapant
œ Bouteille d’azote avec manodétendeur pour brasage sous
atmosphère neutre
œ Groupe de soudure à l’arc
œ Lunettes de protection

4.2. Tirage au vide


œ 1 pompe à vide à deux étages capable de réaliser un vide final
inférieur à 4 Pa
œ 1 manovacuomètre de classe 1 (minimum 60 Pa) avec valve de
sécurité
œ Canalisations souples
œ Vannes d’isolement
œ Table d’équilibre pression-température de la vapeur d’eau
L’équipement devra être en excellent état d’entretien. L’huile de la
pompe à vide devra fréquemment être vidangée.

Livret du technicien de maintenance page 100


4.3. Mise en œuvre et intervention
œ 1 dudgeonnière pour collets à 45°C (on évitera les appareils
diaphragme)
œ 1 évaseur de tubes
œ 1 ébarbeur (alésoir)
œ Cintreuses pour tubes 3/8″, 1/2″, 5/8″, 3/4″
œ Coupe-tube mini et standard
œ Obturateurs de tubes
œ Clés à cliquets multiprises carrées et hexagonales
œ Carrés 1/4″, 3/16″, 5/16″, 3/8″
œ Hexagonales 1/2″, 9/16″
œ 1 pompe à huile
œ 1 pince à obstruer les tubes
œ 1 peigne à redresser les ailettes
œ Valves d’intervention auto-perforantes
œ Raccords rapides et valves d’intervention
œ 1 jeu de clés à fourche et à galets
œ 1 appareil pour remplacement de valves SCHRADER

4.4. Charge en fluide


œ 1 cylindre de charge avec élément chauffant, 2 robinets et
soupape de sécurité.
œ Manifold avec 2 manomètres et 4 robinets
œ 3 flexibles avec joints
œ 1 bascule de précision
œ 1 ceinture chauffante pour bouteille de fluide ou une station de
charge avec chauffage de bouteille.

Livret du technicien de maintenance page 101


4.5. Vidange
œ 1 groupe de transfert de fluide liquide + gaz
œ 1 bascule de précision
œ Bouteilles de récupération
œ 1 manifold
œ Flexibles à raccords auto-obturables (une couleur par type de
fluide récupéré)
œ 1 pince à perforer les tubes, avec valve (pour vidange)
œ Valves d’intervention auto perforantes
œ Réfractomètre

4.6. Auscultation
œ 1 jeu de manomètres (manifold) classe 1
œ 3 flexibles
œ 1 bombe aérosol pour la détection de fuites (ou 1 pinceau et du
liquide vaisselle)
œ 1 détecteur électronique d’halogène
œ Kit de mesure d’acidité
œ 1 ampèremètre à pince
œ 1 multimètre électrique
œ 1 thermomètre électronique avec sonde de contact et sonde
d’ambiance
œ 1 anémomètre
œ 1 hygromètre

Livret du technicien de maintenance page 102


4.7. Produits d’exploitation
œ Fluides frigorigènes
œ Huile frigorifique
œ Joints
œ Pâte d’étanchéité (leak lock notamment)
œ Raccords bouchons
œ Produits d’entretien et nettoyage des échangeurs
œ Azote
œ Déshydrateurs (ou cartouches) de rechange
œ Valves de rechange

4.8. Outillage de sécurité


En fonction du fluide frigorigène :
œ Masque à gaz avec cartouches neuves (une cartouche ouverte
ne dure que 72 heures)
œ Lunettes totalement étanches (indispensables pour travailler en
atmosphère NH)
œ Gants de protection
œ Rince-œil

4.9. Documentation et formulaire


œ Check-list pour mise en service et entretien
œ Formulaires pour certificats divers
œ Procès-verbaux de réception et de prise en charge
œ Cahier d’entretien et d’exploitation
œ Comptes-rendus de mesures
œ Documentation fournisseurs
œ Norme NFE 35400
œ Règles sur la récupération des fluides
œ Tables et diagrammes I.I.F. (1 fascicule par fluide y compris le
R134a)
œ Documentation I.I.F.

Livret du technicien de maintenance page 103


5 – L’entretien
5.1. Condenseurs et évaporateurs à air

Le nettoyage doit s’effectuer lorsque l’installation est à l’arrêt.

ÍNettoyage à l’air comprimé ou à l’azote


Ce type de nettoyage convient pour les poussières mais pas pour les
corps gras déposés sur les ailettes. Il ne s’applique que pour les
condenseurs extérieurs en raison du nuage de poussières soulevé.
Attention à la pression du gaz afin de ne pas plier les ailettes.

ÍNettoyage à l’eau sous pression


Il convient aux échangeurs extérieurs et intérieurs dans la mesure où
un écoulement d’eau est prévu. La pression de pulvérisation devra être
limitée afin de ne pas plier les ailettes. Les nettoyeurs haute pression
conviennent pour les échangeurs possédant des ailettes dont l’épaisseur
est supérieure à 0,15 mm. Le jet devra cependant être dirigé bien
perpendiculairement à l’échangeur.

On pourra employer de l’eau chaude additionnée de détergent afin


d’éliminer les corps gras déposés. La température de l’eau chaude
pulvérisée sera inférieure à 60°C afin d’éviter une montée en pression
du circuit frigorifique.

Pour le nettoyage des évaporateurs de chambres froides ou de vitrines


alimentaires, les produits stockés devront préalablement être retirés de
l’enceinte réfrigérée.

L’alimentation électrique devra impérativement être coupée pour les


nettoyages à l’eau. De plus, après le nettoyage, il est nécessaire de
sécher toutes les parties électriques aspergées avant de procéder à la
mise en route.

Livret du technicien de maintenance page 104


ÍNettoyage à l’aide de solvants
Pour éliminer les encrassements résistants tels que les graisses ou le
cambouis, la pulvérisation à basse pression de solvants émulsifiants sur
les parties ailettées est une solution intéressante. Les graisses sont
décomposées et les ailettes ne sont pas pliées. Une fois que le produit a
agi, il suffit de passer la surface d’échange à l’aspirateur.

Ce type de nettoyage est propre. Cependant, on veillera à utiliser un


nettoyant émulsifiant non acide et non toxique. Il convient de prendre
des précautions en ce qui concerne la protection du personnel tels que
lunettes, gants et vêtements.

Les mêmes précautions sont à prendre au niveau électrique que pour


les nettoyages à l’eau.

Pour le nettoyage des évaporateurs de chambres froides ou des vitrines


contenant des produits alimentaires, toutes les règles d’hygiène devront
être respectées.

ÍDétartrage des condenseurs à eau


Le tartre incrusté dans les condenseurs à eau ne peut généralement
s’éliminer que par voie chimique. Le choix du produit chimique sera
fonction des types de matériaux constituant l’échangeur. On pourra
utiliser de l’acide chlorhydrique dilué dans bon nombre de cas.

La quantité d’acide à utiliser sera bien sûr fonction de l’état d’entartrage


du condenseur. On contrôlera auparavant que le produit détartrant
n’attaque pas le corps de l’échangeur. Après détartrage, on rincera
abondamment à l’eau le condenseur.

Livret du technicien de maintenance page 105


5.2. Détection des fuites

La détection des fuites s’effectue lorsque l’installation est en pression.

Pour les fluides frigorigènes CFC et HCFC, la détection des fuites


s’effectue avec de l’eau savonneuse en liquide ou en bombe, une lampe
haloïde, un détecteur électronique, un colorant ou un additif fluorescent
et une lampe ultra-violet.

Pour les fluides frigorigènes de substitution HFC, la détection des fuites


s’effectue avec de l’eau savonneuse en liquide ou en bombe, un
détecteur électronique spécifique au fluide ou un additif fluorescent et
une lampe ultra-violet.

Pour l’ammoniac, la détection de fuite s’effectue avec l’odorat, une


mèche soufrée, de l’eau savonneuse en liquide ou en bombe et un
détecteur électronique (basé sur le principe du compteur Geiger).

Pour détecter les fuites, on déplace l’organe détecteur en chaque point


de l’installation susceptible de produire une fuite :
• brasures, soudures
• collets coniques
• raccords
• presse-étoupes
•…

Livret du technicien de maintenance page 106


ÍProcédure de détection

œ Test d’étanchéité primaire sous pression d’azote ou d’air


comprimé sec et détection à l’eau savonneuse. On pourra élever
progressivement la pression à 10 bars.
œ Réparation des fuites éventuelles.
œ Test de pression avec un mélange d’azote sec contenant moins
de 5 % de R22 (ce qui correspond environ à 50 g de R22 pour une
installation de 10 000 fg/h). Pour injecter le R22, il est nécessaire que
la pression résiduelle d’azote dans le circuit soit inférieure à 5 bars. On
augmentera ensuite la pression du circuit à 10 bars avec la bouteille
d’azote.
œ Détection des fuites avec une lampe haloïde, un détecteur
électronique ou un additif fluorescent.
œ Toute fuite détectée doit être réparée et l’installation re-testée.

Il est important de noter que le R12 est à proscrire pour cette opération
de détection en raison des risques qu’il fait encourir à la couche
d’ozone.

Le R134a est plus difficile à détecter car il ne contient pas de chlore.


Une détection précise ne peut être effectuée que par l’intermédiaire
d’un détecteur électronique spécial ou le procédé par fluorescence
spectroline.

ÍLampe haloïde
La lampe ne doit pas être utilisée en atmosphère explosive.

Elle ne fonctionne pas avec le R134a ni avec les autres fluides de


substitution.

La précision d’une lampe haloïde permet de détecter des fuites de


l’ordre de 100 g par an (s’il n’y a pas de vent).

Livret du technicien de maintenance page 107


ÍEau savonneuse
Cette technique donne de bons résultats pour les circuits se trouvant à
l’extérieur car elle n’est pas sensible aux effets du vent. Mais la
précision est insuffisante car elle ne permet pas de déceler des micro-
fuites. Elle est cependant intéressante en première détection.

ÍColorants ou additifs
Il est préférable de ne pas utiliser les colorants car cette technique n’est
pas reconnue par les fabricants de compresseurs.

Les additifs fluorescents sont très pratiques, notamment pour des


installations frigorifiques complexes où une détection de fuites classique
est très longue. Ce procédé est actuellement le plus efficace du marché
pour détecter des fuites de R134a. L’efficacité est maximale sans
lumière dans le local.

ÍDétecteurs électroniques
La précision des détecteurs électroniques est de l’ordre de 0,1 à 15 g de
fuite de fluide par an.

Attention, pour détecter le R134a, les détecteurs R22 / R12 ne


fonctionnent pas. Les constructeurs ont donc développé de nouveaux
appareils spécifiques à ce fluide.

Livret du technicien de maintenance page 108


5.3. Les pannes
ÍLe compresseur ne démarre pas

Panne électrique circuit de puissance


CAUSES REMEDES
Les remplacer (fusibles type am pour la
puissance moteur).
Fusibles sautés
Vérifier la puissance absorbée par le
compresseur.

Contacteur défectueux Le remplacer.


Vérifier la puissance absorbée par le
compresseur.
Relais thermique déclenché Vérifier son réglage.
Vérifier la présence des 3 phases.
Vérifier la tension du secteur.
Relais ou condensateur de démarrage
Les remplacer.
défectueux
Klixon hors service Le remplacer.
Condensateur de marche défectueux Le remplacer.
Mauvais contact Resserrer les connexions.
Puissance absorbée ou bruits
Compresseur grillé (enroulement en
anormaux ?
court-circuit ou coupé)
Le remplacer.
Vérifier la cause. Si besoin est, alerter
EDF.
Tension secteur trop faible
Vérifier qu’aucune partie électrique
n’est à la terre.

Vérifier le calibre du disjoncteur.


Disjoncteur coupé
Vérifier que la puissance électrique
souscrite par le client est suffisante.

Livret du technicien de maintenance page 109


Panne électrique circuit de commande
CAUSES REMEDES
Mauvais contact Resserrer les connexions.
Bobine contacteur hors service La remplacer.
Relais de temporisation anti court-cycle
Attendre la fin de la temporisation.
sollicité
Temporisation hors service La remplacer.

Température atteinte.
Thermostat de commande déclenché
Thermostat HS : le remplacer.
Attendre la fin du dégivrage.
Installation en cycle de dégivrage (sauf cas
des dégivrages par gaz chauds) Régler le système de fin de dégivrage
si celui-ci est trop long.
Commutateur de mise en service
Le remplacer.
défectueux

Panne frigorifique circuit de commande


CAUSES REMEDES
Contrôler la pression d’aspiration si
l’évaporateur est givré.
Thermostat anti-givre déclenché
Remplacer le thermostat s’il est
défectueux.
Vérifier son réglage.
Pressostat basse pression déclenché
Contrôler la pression d’aspiration.
Pressostat basse pression défectueux Le remplacer.

Vérifier son réglage et la pression de


Pressostat haute pression déclenché
condensation.
Vérifier la conception du circuit
frigorifique, charger en huile, installer
Pressostat haute pression défectueux
un temporisateur pour la mise en route
du compresseur.

Livret du technicien de maintenance page 110


ÍCourt-cycle
On a court-cycle lorsque le compresseur s’arrête fréquemment puis se
remet en route. Il faut détecter l’origine de la panne en shuntant des
organes de commande et de sécurité lorsque le compresseur est à
l’arrêt.

CAUSES REMEDES
Manque de fluide : chercher la fuite.
Coupure Klixon
Trop de fluide : purger.
Coupure du pressostat BP Pression d’évaporation trop basse.
Coupure du pressostat HP Pression de condensation trop élevée.
L’augmenter pour diminuer le
pompage.
Différentiel de régulation
Installer une temporisation pour la mise
en route du compresseur.
Installer un appareil plus petit.
Changer le fluide.
Puissance frigorifique trop importante
Prévoir un stockage froid.
Installer une régulation de puissance.

ÍBruits anormaux

Bruits autres que celui du compresseur


CAUSES REMEDES
Les retendre.
Bruit de courroies
Les remplacer.
Redresser les pales.
Le ventilateur frotte Resserrer l’hélice sur l’arbre du
moteur.
Remplacer le ventilateur.

Livret du technicien de maintenance page 111


Bruits autres que celui du compresseur
CAUSES REMEDES
Vérifier la présence d’eau.
Vérifier l’ouverture des vannes.
La pompe à eau ronronne Vérifier que le circuit d’eau n’est pas
encrassé.
Vérifier les paliers.
Manque de fluide.
Le détendeur siffle
Détendeur trop fermé.

Le compresseur est bruyant


CAUSES REMEDES
Vérifier le tracé du circuit frigorifique et
le modifier si nécessaire.
Manque d’huile
Regarder s’il y a court-cycle.
Remettre de l’huile
Trop d’huile Purger l’huile excédentaire.
Chercher la provenance.
Pièces cassées ou grippées
Réparer ou remplacer.
Coups d’huile au démarrage du Arrêter le compresseur.
compresseur Vérifier le réchauffage du carter.
Coup de liquide Voir tableau correspondant.
Charge en fluide excessive Déterminer la bonne charge et purger.
Le fermer, vérifier son fonctionnement.
Le détendeur est trop ouvert
Le remplacer si nécessaire.

En cas de coup de liquide au compresseur, couper immédiatement


l’alimentation du groupe.

Livret du technicien de maintenance page 112


Coup de liquide au compresseur
CAUSES REMEDES
Trop de fluide Déterminer la charge puis purger.
Bouteille anti-coup de liquide inexistante ou
En installer une adaptée à l’installation.
trop petite
En installer une.
Résistance de carter du compresseur
Attendre que le carter soit réchauffé
arrêtée, grillée ou inexistante
avant de remettre en route.
Le détendeur est trop ouvert, trop gros ou Le fermer, vérifier son fonctionnement.
détérioré. Le remplacer si nécessaire.
Installer une vanne magnétique sur la
Engorgement de l’évaporateur au moment
conduite liquide et temporiser son
de l’arrêt
ouverture.
Le changer d’emplacement ou l’isoler
Le compresseur est dans un endroit trop thermiquement tout en installant une
froid résistance de carter de puissance
suffisante.

ÍPuissance froid insuffisante

CAUSES REMEDES
Vérifier le calorifuge de l’enceinte
réfrigérée.
Contrôler les apports thermiques.
Besoin en froid trop important
Installer un groupe frigorifique plus
puissant.
Installer un stockage de froid.

Panne de régulation La chercher et réparer.

Livret du technicien de maintenance page 113


CAUSES REMEDES

Débits d’air ou d’eau trop faibles à


Les ramener à une valeur normale.
l’évaporateur et au condenseur
Cycles de dégivrage trop courts.
Evaporateur constamment givré
Ventilation de l’évaporateur anormale.
Filtres encrassés Les nettoyer ou les remplacer.
Contrôler son réglage.
Détendeur déréglé ou trop petit
En installer un bien adapté.
Chercher la fuite puis compléter la
Manque de fluide
charge.
Entraînement de liquide à l’aspiration Voir coup de liquide.

Trop de fluide (condensateur noyé) Déterminer la charge puis purger.


Compresseur usé ou clapets en mauvais Chercher la cause de l’usure.
état Réparer ou remplacer.
Le compresseur étant en marche,
tapoter la vanne légèrement. La
Vanne d’inversion de cycle coincée changer si nécessaire.
Vérifier la bobine.
Vérifier le système de dégivrage.
Cycles de dégivrage trop longs
Régler la temporisation.
Réseau de distribution mal calorifugé Le calorifuger correctement.

Gaines non étanches Les étancher.

Température d’entrée d’eau ou d’air au


Vérifier le circuit d’eau ou d’air.
condenseur trop élevée
Surfaces d’échange de l’évaporateur et du
Voir tableau pression d’évaporation.
condenseur trop faibles

Pression BP anormale Voir tableau pression d’évaporation.

Pression HP anormale Voir tableau pression de condensation.

Livret du technicien de maintenance page 114


ÍPression d’évaporation anormale

Pression d’évaporation trop basse


(coupure du pressostat BP)
CAUSES REMEDES
Manque de fluide Chercher la fuite, compléter la charge.
Débit d’air ou d’eau à l’évaporateur trop
Vérifier le circuit d’air ou d’eau.
faible
Le nettoyer.
Vérifier le réglage du pressostat basse
pression.
Evaporateur encrassé ou givré
Vérifier les commandes de dégivrage.
Vérifier le circuit d’air ou d’eau de
l’évaporateur.
Vérifier son alimentation électrique.
Moteur du ventilateur (ou de la pompe) de Vérifier les condensateurs.
l’évaporateur défectueux Vérifier le sens de rotation.
Le remplacer.
Vanne départ liquide, vanne d’aspiration du Les ouvrir.
compresseur ou vanne solénoïde entrée Vérifier le fonctionnement de la vanne
détendeur fermées solénoïde.
Filtre évaporateur encrassé Le nettoyer ou le remplacer.
Vérifier le circuit d’air ou d’eau de
Température d’air ou d’eau trop basse à
l’évaporateur.
l’entrée de l’évaporateur
Calorifuger les gaines ou tuyauteries.
Surface d’échange de l’évaporateur trop
L’augmenter.
faible

Température de condensation trop basse Voir tableau correspondant.

Livret du technicien de maintenance page 115


CAUSES REMEDES
Le vérifier et le changer si nécessaire.
Le détendeur est trop fermé (ou trop petit)
Le régler.

Le circuit liquide avant ou après le Démonter et nettoyer.


détendeur est obstrué (impuretés) Le remplacer si besoin.
Nettoyer le détendeur.
Le corps du détendeur ou du déshydrateur
Changer le déshydrateur.
est givré (bouchon de glace hydrates)
Rincer le circuit si besoin.
Installer un compresseur plus petit.
Compresseur trop puissant
Changer le fluide.
L’ouvrir si la pression d’évaporation est
Vanne à pression constante à l’aspiration trop élevée.
trop fermée Adapter la puissance frigorifique du
compresseur à celle de l’évaporateur.

Pression d’évaporation trop élevée


CAUSES REMEDES

Température de condensation trop élevée Voir tableau correspondant.

Déterminer la bonne charge puis


Trop de fluide
purger.
Mauvais fonctionnement des clapets Remplacer les clapets (soupapes) (ou
d’aspiration le compresseur).
Remplacer le piston, les segments (ou
Piston non étanche dans son cylindre
le compresseur).
Le régler. Vérifier que le pointeau n’est
Le détendeur est trop ouvert
pas usé et si oui, le changer.

Livret du technicien de maintenance page 116


CAUSES REMEDES
Tapoter la vanne, le compresseur étant
La vanne d’inversion de cycle est coincée
en fonctionnement. La changer si
en position milieu
nécessaire (ou seulement la bobine).
Attendre que le fonctionnement se
Fluide d’entrée (air ou eau) de l’évaporateur stabilise.
à température trop élevée
Réduire le débit si nécessaire.

ÍPression de condensation anormale

Pression de condensation trop élevée


(coupure du pressostat HP)
CAUSES REMEDES

Trop de fluide Déterminer la bonne charge puis purger.

Débit d’air ou d’eau insuffisant au Vérifier les circuits d’air ou d’eau.


condenseur Vérifier la vanne à eau pressostatique.
Vérifier le circuit de refroidissement.
Température d’admission d’air ou d’eau au
condenseur trop élevée Vérifier la ventilation de la tour de
refroidissement et son niveau d’eau.
Condenseur encrassé Le nettoyer.

Filtres sales Les nettoyer ou les remplacer.


Air dans le circuit frigorifique Purger l’air, vidanger le fluide, faire un
tirage au vide et recharger.
Le ventilateur ou la pompe du condenseur
Réparer.
est en panne

Surface d’échange condenseur trop faible Augmenter la surface d’échange.

Livret du technicien de maintenance page 117


CAUSES REMEDES
Vanne de refoulement du compresseur
L’ouvrir.
fermée

Le circuit liquide avant ou après le


détendeur est obstrué (impuretés, bouchons
Voir le tableau correspondant (sur la
de glace hydrates). Le volume de la
pression d’évaporation).
bouteille de liquide ne suffit pas et la
pression BP est trop basse.

Le vérifier et la changer si nécessaire.


Le détendeur est fermé
Le régler.

Pression de condensation trop basse


CAUSES REMEDES

Soupapes non étanches Vérifier l’état du compresseur.

Pistons non étanches Remplacer les pièces défectueuses.


Le compresseur étant en service,
La vanne d’inversion de cycle est coincée
tapoter la légèrement. La changer si
en position milieu
nécessaire.
Rechercher les fuites et les obturer.
Manque de fluide
Recharger l’installation.
Bouchage du circuit liquide (impuretés,
bouchons de glace hydrates). Le volume de
Voir le tableau correspondant.
la bouteille de liquide est suffisant et la
pression BP est trop basse.
Baisser le débit d’eau de la vanne à
eau pressostatique.
Augmenter le réglage de l’aquastat de
la tour de refroidissement à 15 ou à
20°C.
Température du fluide de refroidissement du Installer un pressostat de commande
condenseur trop basse du ventilateur du condenseur.

Installer une vanne de régulation de


pression HP (attention à la charge
complémentaire de liquide nécessaire
en hiver).

Livret du technicien de maintenance page 118


ÍPuissance absorbée anormale
On se réfère en général aux courbes d’intensité absorbée données par
le constructeur. On mesure l’intensité absorbée par le compresseur à
l’aide d’une pince ampèremétrique.

Puissance absorbée par le compresseur trop importante


CAUSES REMEDES
Voir tableau sur pression de
Température de condensation trop élevée
condensation.
Manque d’huile Compléter.
Voir tableau sur la pression de
Trop de fluide (condenseur noyé)
condensation trop élevée.
Pistons ou autres organes du compresseur Remplacer les pièces défectueuses (et
grippés le compresseur si nécessaire).
Température d’évaporation trop élevée Voir tableau correspondant.
Le régler (voir surchauffe).
Détendeur trop ouvert Vérifier si le pointeau n’est pas usé. Si
oui, le changer.
Voir tableau sur la pression de
Air dans le circuit
condensation trop élevée.

Puissance absorbée par le compresseur trop faible


CAUSES REMEDES
Chercher la fuite puis compléter la
Manque de fluide
charge.
Pression de condensation trop basse Voir tableau correspondant.
Pression d’évaporation trop basse Voir tableau correspondant.
Mauvaise étanchéité des clapets du
Pression de condensation trop basse et
compresseur. Les remplacer ou
pression d’évaporation trop élevée.
remplacer le compresseur.

Livret du technicien de maintenance page 119


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 120


1 – Les agents dissous dans l’eau
1.1. Rappel sur la corrosion
Í On distingue 2 formes de corrosion :
œ Corrosion uniforme : attaque de l’ensemble
œ Corrosion localisée (ou piqûre) : attaque concentrée sur
une toute petite surface et qui peut finir par percer la conduite.

1.2. La composition de l’eau brute


ÍMatières en suspension

œ Sables, argiles
œ Débris minéraux
œ Débris végétaux
œ Matières organiques

ÍEléments microbiologiques

œ Microbes, virus et bactéries


œ Algues
œ Champignons, levures

Livret du technicien de maintenance page 121


ÍSels minéraux

Anions Cations

Carbonates CO32- Sodium Na+


Alcalins
Bicarbonates HCO3- Potassium K+
Sulfates SO42-
Chlorures CL- Calcium Ca2+
Alcalino-ferreux
Nitrates NO3- Magnésium Mg2+
Silicates SiO2

1.3. Les sels précipités


Les sels minéraux précipitent et donnent naissance à des agents
entartrants.

Sels ou gaz Désignation de l’eau Solubilité Particularités

CaCO3
Eau calcaire ou eau
carbonate de Peu soluble Agent d’entartrage
dure
calcium

Ca (CO3H)2
Se transforme en tartre sous
bicarbonate de Eau dure Très soluble
l’action de la chaleur
calcium

SiO2 Donne naissance à un tartre


Peu soluble
silice très dur

CO3Mg Se transforme en carbonate


sels de Eau magnésienne Très soluble insoluble (tartre) sous l’action
magnésium de la chaleur.

Livret du technicien de maintenance page 122


CaSO3 Eau moyennement
Peu soluble Forme des dépôts (tartre)
calcium dure

SO4Na2
sulfate de Très soluble Pas de formation de dépôts
sodium

O2
Peu soluble Agent de corrosion
oxygène

CO2
En excès : eau corrosive
acide Eau acide Très soluble
En insuffisance : tartre
carbonique
NaCl
Eau salée Très soluble Action très corrosive
sel marin
Fe(OH)2
Eau ferrugineuse En suspension Donne une teinte rouge à l’eau
sels de fer

2 – Les mesures
2.1. Le pH
C’est un facteur important pour prédire le risque de corrosion. On sait
qu’une acidité (pH < 6) ou une alcalinité (pH > 10) extrêmes risquent
d’avoir des effets néfastes.

La plupart des métaux se corrodent rapidement dans des conditions


acides, même le cuivre qui est généralement considéré comme inerte.
La corrosion des métaux ferreux est réduite d’une façon marquée au-
dessus d’un pH de 8-9. Mais, à l’inverse, l’aluminium se corrode très
rapidement dans les solutions fortement alcalines, tout comme le
cuivre, le laiton et les soudures.

La formation de tartre est prédominante au-dessus d’un pH de 9.

Livret du technicien de maintenance page 123


2.2. TH, TA, TAC
TH, TA et TAC sont les paramètres de l’équilibre calcio-carbonique
régissant les phénomènes d’entartrage.

ÍTH : Titre hydrotimétrique (dureté totale)


C’est la teneur globale en sels de calcium et de magnésium, c’est à dire
en bicarbonates, en carbonates, en sulfates et en chlorures.

œ DT : dureté temporaire
C’est la teneur en bicarbonates de calcium et de magnésium.

œ DP : dureté permanente
C’est la teneur en sulfates et en chlorures de calcium et de magnésium.

ÍTA : Titre alcalimétrique simple ou apparent


Le TA permet de connaître la teneur complète en hydrates alcalins de
l’eau et la moitié des carbonates. Cet indicateur se mesure à la
phénolphtaléïne.

ÍTAC : Titre alcalimétrique complet


Le TAC permet de connaître les teneurs complètes en carbonates, en
bicarbonates et en hydrates alcalins de l’eau. Cet indicateur se mesure
au méthylorange.

Il n’est pas possible d’avoir à la fois des bicarbonates et des hydrates


alcalins dans la même eau car il y aurait réaction et transformation de
ces bicarbonates en carbonates.

Livret du technicien de maintenance page 124


Pas d’hydrates alcalins.
TA = 0
Pas de carbonates. Uniquement des bicarbonates.
TA < TAC/2 Carbonates et bicarbonates.

TA = TAC/2 Uniquement des carbonates (à vérifier)

TA > TAC/2 Uniquement des carbonates et des hydrates alcalins.


TA = TAC Uniquement des hydrates alcalins.

ÍUnités
Les unités de ces indicateurs peuvent être en mg/l. Mais on a pris
l’habitude en chimie de l’eau, surtout en France, d’évaluer les résultats
des analyses en milliéquivalent/litre et plus particulièrement en degré
français (°F).

Rappels :

Equivalent - gramme
œ Milliéquivalent/litre =
1 000

1 Milliéquivalent/litre 1 Equivalent- gramme


œ 1°F = 5
=
5 000
œ Pour le CaCO3, 1°F = 10 mg/l

Livret du technicien de maintenance page 125


2.3. Schéma général et points de mesure

Point de mesure Valeur limite


A : pH, TH, TA, TAC, chlorures, silices (à
A Suivant caractéristiques eau de ville
connaître obligatoirement)
B : Contrôle TH sortie adoucisseur
B TH = 0°F
(alimentation circuit ECS)
C : Contrôle TH de l’eau brute
C Suivant caractéristique eau de ville
(alimentation circuit ECS)
Polyphosphates : la teneur ne doit pas dépasser
D : Contrôle injection du groupe de 5 mg/l
D/E Silicates : la teneur de l’eau de traitement ne
dosage (alimentation circuit ECS)
doit pas dépasser 10 mg/l
E : Contrôle dosage du produit injecté
F/G Dureté (TH) inférieure à 1°F et pH > 9,6 à 20°C
(circuit ECS)
Pour les sulfites : 2 à 10 mg/l de SO3Na2
F : Contrôle du conditionnement Réducteur
Pour l’hydrazine : 0,2 à 1 mg/l de N2H4
des chaudières (circuit chauffage) d’oxygène Pour les tanins et lignosulfonates : 0,4 à 20 mg/l
Maintenir :
TA = 5 à 10°F si les circuits comportent des pièces en
G : Contrôle du Alcalinite bronze
conditionnement du
TA TA = 5 à 30°F pour les circuits tout acier
réseau (circuit chauffage)
TA = aussi faible que possible pour les circuits
comportant des alliages d’aluminium.

Livret du technicien de maintenance page 126


3 – Les produits d’entretien
3.1. Les réducteurs d’oxygène

Réaction avec l’oxygène Durée de


Coloration Caractère
Produits conservation
de l’eau volatil
Température Produit de Dosage par en solution
de réaction réaction g d’O2
Sulfite Lente (<50°C) Sulfate de soude 4 à 8 j selon
8g Néant Non
Na2(SO2)3 Rapide (>50°C°) Na2(SO2)3 température
Rapide dès
Sulfite catalysé Sulfate 8g Néant Non 24 h
10°C
Néant (<60°C) H2O + traces de En moyenne
Tannates Oui Non 3 mois
Rapide (>60°C) CO2 2g
H2O + traces de
Néant (<60°C)
Lignosulfonates CO2b+ traces de De 15 à 20 g Oui Non 3 mois
Rapide (>60°C)
SO4b

3.2. Les inhibiteurs de corrosion


Conditions d’application
Coloration
Produits Dosage Mise en œuvre
Température Dosage/m 3 de l’eau
par g d’O2
Silicates <80°C 10 g (en Sio2) 7 Néant Facile (liquide)

Difficile (poudre très


Polyphosphates <80°C 2-5 g (en P2O5) 7 Néant
hygroscopique)
20 à 50g (en
Orthophosphates >80°C >8,6 Néant Facile (poudre soluble)
P2O5)
2 à 5g (en P2O5)
Phosphates zinc <90°C 6,8 à 7,8 Néant Facile (liquide)
0,2 à 1g en Zn

Tannates <60°C 10 à 20 g >8,6 Oui Facile (liquide)

5g en P2O5 Très difficile (poudre


Polyphosphates/zinc >60°C 6,4 à 7,8 Néant
0,5 en Zn très hygroscopique)

Nitrites <200°C 1 kg en NaNO3 >8 Néant Aisée (poudre soluble)

Chromates <100°C 6,8 g en CrO4 6,4 à 6,8 Néant Peu aisée (toxique)

Difficile (émulsion peu


Amines grasses <200°C Variable <6,6 Néant
stable)

Livret du technicien de maintenance page 127


3.3. Les produits alcalins

Dosages usuels
Par Pour augmenter
Produits
gramme de
CO2 le TA de 1°F le TAC de 1°F
Soude caustique en paillette NaOH 0,9 g 8 g / m3 8 g /m3
Soude caustique en lessive 30° Bé 2,4 ml 21 ml / m3 21 ml / m3
Carbonate de soude anhydre (Na2CO3) 2,4 g 21 mg / m3 11 mg / m3
Carbonate de soude cristallisé (Na2CO3H2O) 2,8 g 25 g / m3 12,5 g / m3
Phosphate trisodique anhydre (Na2PO4) 33 g 33 g / m3 16,5 g / m3

3.4. Les produits dispersants

Elément
Dégradation favorisant le
Coloration Dégradation Dégradation par
Produits par l’oxygène développement
de l’eau par le chlore hydrolyse
dissous des organismes
vivants

Polyphosphates Nulle Nulle Nulle Lente à t<40°C Oui


Polyphosphonates Nulle Nulle Oui Lente à t<40°C Non
Polyacrylates Nulle Nulle Lente Non
Oui si Oui
Lignosulfonates Faible Oui Nulle
t>65°C
Oui si Oui
Tannages Forte Oui Nulle
t>65°C
Polyamines grasses Nulle Non Oui Nulle Non

Livret du technicien de maintenance page 128


4 – L’adoucisseur
ÍPouvoir d’échange
1 litre de résine est capable de diminuer la dureté de 1 m3 d’eau de
6,5°F environ.
Pouvoir d’échange = 6,5 x capacité en résine de l’adoucisseur

Exemple :
Un adoucisseur a une capacité de 950 litres.
Pouvoir d’échange = 950 x 6,5 = 6 175

ÍCycle d’un adoucisseur


Définition du cycle d’un adoucisseur :

Le cycle d’un adoucisseur s’exprime en volume d’eau traitée. Ce volume


est fonction du pouvoir d’échange de l’adoucisseur et de la dureté (ou
TH) de l’eau à traiter.

Cycle ou volume d’eau traité :

Pouvoir d' échange de l' adoucisseur


Cycle =
TH de l' eau à traiter

Exemple précédent :
Cycle = 6 175 / 24 = 257 m3

ÍRégénération des résines


Il faut 30 g de sel pour redonner à 1 l de résine un TH de 1°, ce qui
équivaut à 30 g x 6,5 =195 g de sels pour régénérer complètement 1 l
de résine.

Exemple :
Pour 950 l de résine, il faudra :
195 x 950 = 185,25 kg de sel

Livret du technicien de maintenance page 129


Livret du technicien de maintenance page 130
Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 131


1 – Les postes HT/BT
1.1. Postes urbains et d’intérieur

Livret du technicien de maintenance page 132


1.2. Exemples d’implantation de postes

Livret du technicien de maintenance page 133


Poste de livraison HT

Livret du technicien de maintenance page 134


2 – Les divers régimes de neutre
2.1. Neutre à la terre TT

Livret du technicien de maintenance page 135


2.2. Mise en neutre TN

Livret du technicien de maintenance page 136


2.3. Neutre isolé ou impédant IT

Livret du technicien de maintenance page 137


3 – Les transformateurs
3.1. Couplage des transformateurs
triphasés

Livret du technicien de maintenance page 138


3.2. Vérification du couplage de deux
transformateurs monophasés
Les bornes du secondaire n’étant pas
repérées, on relie deux bornes et on
branche un voltmètre aux deux
autres bornes :
- si le voltmètre ne dévie pas,
le branchement est correct.
- si le voltmètre dévie, il faut
modifier le branchement.
Nota : si les tensions U2’ et U1/2… ne
sont pas identiques (égales ou en
phase), des courants internes de
circulation apparaissent dans les
différents secondaires.

4 – Raccordement des moteurs


asynchrones
4.1. Postes urbains et d’intérieur

Livret du technicien de maintenance page 139


Livret du technicien de maintenance page 140
4.2. Les moteurs triphasés
ÍRaccordement de la plaque

Livret du technicien de maintenance page 141


ÍDémarrage direct

ÍDémarrage étoile triangle


Schéma développé du circuit de puissance

Livret du technicien de maintenance page 142


ÍInversion du sens de rotation

Livret du technicien de maintenance page 143


ÍMoteurs particuliers

Livret du technicien de maintenance page 144


ÍRaccordement d’un variateur électronique

Livret du technicien de maintenance page 145


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 146


1 – Le principe de la régulation

1.1. Qu’est ce que la régulation ?

La régulation a pour but d’obtenir le contrôle d’une grandeur physique


(température, pression, débit, humidité…)

Un système de régulation comprend essentiellement :

œ un organe de détection : le transmetteur (sonde,


thermostat, pressostat…)
œ un organe de régulation : le régulateur
œ un organe de réglage : l’actionneur (volet ou robinet
motorisé, relais de brûleur ou de compresseur, triac…)

Un système de régulation peut être aménagé selon deux principes de


boucle différents :

œ en boucle ouverte
œ en boucle fermée

Livret du technicien de maintenance page 147


1.2. Régulation en boucle fermée

Livret du technicien de maintenance page 148


1.3. Régulation en boucle ouverte

Livret du technicien de maintenance page 149


L’organe de réglage comporte une loi de correspondance qui permet de
maintenir une valeur en ambiance en fonction d’une valeur de référence
(généralement Text).

Il n’y a plus de contrôle direct de la valeur de la température


maintenue, d’où l’appellation de boucle ouverte d’un tel système
élémentaire de régulation.

Livret du technicien de maintenance page 150


1.4. Boucle SPLIT-RANGE

Livret du technicien de maintenance page 151


1.5. Régulation en cascade

Livret du technicien de maintenance page 152


2 – Les différents modes d’action

Deux conceptions principales de régulation ont été mises au point et


sont utilisées :

œ régulation à action discontinue :


• régulation dite en tout ou rien (voire légèrement améliorée
en tout ou peu)
• régulation flottante

œ régulation à action continue :


• régulation en système proportionnel P
• régulation similaire avec action complémentaire :
- intégrale I
- dérivée D
- intégrale et dérivée ID

Livret du technicien de maintenance page 153


2.1. Régulation à action discontinue

ÍLe mode tout ou rien


C’est un mode où l’organe de réglage ne peut occuper que 2 positions
(ouverte ou fermée) sans position intermédiaire.

Tout régulateur à 2 positions requiert un différentiel pour éviter le


phénomène de pompage.

Rappel :

Un différentiel est l’écart entre les 2 positions dans lequel le régulateur


ne travaille pas.

A la position ouverte peut être substituée une action réduite : c’est le


mode tout ou peu.

Exemples :

œ Ventilateur à deux vitesses, assurant une ventilation minimale


œ Brûleur de chaudière avec allure de veille
œ …

Livret du technicien de maintenance page 154


ÍLe mode flottant
C’est un dispositif de régulation qui peut s’arrêter à une position
quelconque et repartir en sens inverse sans terminer sa course.

Le régulateur doit avoir un différentiel afin d’aménager des zones


neutres où il n’envoie pas de signal mais laisse le dispositif « flotter »
dans une position partiellement ouverte.

Pour bien agir, ce système exige une réponse rapide de la grandeur à


régler. Sinon, il ne s’arrêtera pas dans une position intermédiaire.

2.2. Régulation à action continue


Dans ce mode de régulation, l’organe de réglage occupe à tout instant
une position proportionnelle à l’écart entre le point de consigne et la
valeur réglée.

Il existe donc une relation linéaire entre la grandeur mesurée et la


position de l’organe de correction.

Le fonctionnement d’une régulation de ce type est directement fonction


de :
œ sa bande proportionnelle spécifique : elle correspond à la
variation de la grandeur à régler lorsqu’on fait passer l’organe de
réglage de 0 à 100 % de sa capacité
œ la pente du régulateur concrétisant l’allure de sa réaction

Livret du technicien de maintenance page 155


La relation devient : y = a x
avec y la variation de la course du régulateur
x la variation de la température d’ambiance
a la pente dérivée caractérisant la loi de régulation

ÍLe mode P
C’est le modèle de base. Il présente le désavantage de nécessiter un
réajustement de sa bande proportionnelle en cas de grandes amplitudes
des perturbations.

Livret du technicien de maintenance page 156


ÍLe mode P-I
Dans ce mode, la vitesse de l’organe de réglage est proportionnelle à
l’écart entre la valeur mesurée et la valeur de consigne.

La constante du temps d’intégration tl définit la période à l’issue de


laquelle l’action proportionnelle P est rectifiée par l’action intégrale I.

ÍLe mode P-D


Dans ce mode, la position de l’organe de réglage est proportionnelle à
la vitesse à laquelle la grandeur à réguler varie (et non plus à la seule
valeur de l’écart entre la grandeur et le point de consigne).

Par contre, ce mode n’intègre pas le niveau où se produit cette


variation.

La constante tD définit la période à l’issue de laquelle l’action


proportionnelle coïncide avec celle de l’action dérivée.

Livret du technicien de maintenance page 157


ÍLe mode P-I-D
C’est le mode le plus élaboré. Il combine les trois actions qui auront
chacune leur effet dans le temps :
œ proportionnelle P : correction de l’organe de réglage
proportionnellement à l’écart entre la valeur de consigne et la valeur à
réguler
œ intégrale I : correction complémentaire déterminant la vitesse
de l’organe de réglage
œ dérivée D : autre correction complémentaire introduisant un
accroissement proportionnel à la vitesse de variation de l’écart

On obtient alors l’action résultante P+I+D.

Livret du technicien de maintenance page 158


ÍTableau récapitulatif

Action Mode Avantages Inconvénients Fonctions Applications


Aérotherme
Dispositif économique
Vanne magnétique
Organes de sécurité Adéquation délicate Régulation d’ambiance
Vanne de ventilo-
Tout ou rien fiables entre l’organe réglant à point de consigne
convecteur
Régulation individuelle et l’ensemble à régler fixe
Compresseur frigo de
simplifiée
petite puissance
Discontinue

Ventilateur ou brûleur à
Dispositifs économiques
2 allures
Tout ou peu Organes de sécurité et D° D°
Volet d’air à admission
de veille fiables
hygiénique minimale

Régulation de
Régulation primaire (à
température de départ
Mal adapté à une compléter par un
d’eau chaude en
Dispositif peu coûteux et régulation réglage régulier
Flottant fonction de θe
de bonne précision d’ambiance manuel ou un
(chauffage par
(pompage) régulateur secondaire
émetteurs à circulation
individuel)
d’eau)
Prix d’installation
Dérive du réglage Cas d’évolution de Régulation courante de
intéressant
(surtout sensible charges Q faibles température
Proportionnel Bonne réponse à la
dans les installations Cas de variation d’ambiance (et
détection
de chauffage) d’écart rapide d’hygrométrie)
Bonne sensibilité
Régulation de Ts d’air
Prix d’investissement
Continue

pulsé
plus marqué
Proportionnel Action relativement Régulation de T d’eau
Alors que l’action P Stabilité du réglage. d
intégral lente au départ de la
dégrossit rapidement
l’écart, I l’affine. distribution
Régulation d’ambiance
Proportionnel Avec écart réduit Peu utilisé en
Stabilisation rapide
dérivé mais constant conditionnement d’air

Proportionnel Stabilisation très rapide Investissement à Processus élaboré Système de


intégral Ecart permanent nul justifier avec constante de conditionnement d’air
dérivé Configuration coûteuse Réglage à entretenir temps et zone neutre avec tolérances faibles
Nota : les actions D et I ne peuvent être que complémentaires en conditionnement d’air ; elles ne sont donc jamais mises en
œuvre seules.

Livret du technicien de maintenance page 159


3 – Les différents systèmes

Il existe plusieurs systèmes de régulation :


œ régulation électromécanique
œ régulation pneumatique
œ régulation électronique
œ régulation électronique-pneumatique
œ régulation numérique

ÍTableau récapitulatif

Système Avantages Inconvénients


Relatif retard de réponse des organes
Système simple
mécaniques
Système le moins onéreux pour une
Sujétion due aux canalisations
Electromécanique installation moyenne
électriques
Installation courante
Adéquation ultérieure compliquée avec
Entretien simplifié mais régulier
gestion et/ou contrôle centralisé
Appareillage robuste
Nécessité d’une production spécifique
Fiabilité industrielle
d’air comprimé ou d’un traitement d’air
Pneumatique Sécurité d’utilisation en atmosphère
comprimé disponible sur le site
humide ou déflagrante
Distribution soignée d’air comprimé
Entretien réduit
Sensibilité liée aux organes de
détection (sondes)
Absence d’organes mécaniques Investissement relativement élevé
Electronique Affichage à distance des points de Ré-étalonnage de certains organes
consigne après dérive liée à l’électronique
Adéquation excellente à un contrôle
et/ou une gestion centralisée
Sensibilité des sondes
Robustesse et investissement modéré
Electronique/ des servo-moteurs de grandes Nécessité de convertisseurs
pneumatique dimensions Double distribution d’énergie motrice
Avantages combinés des deux
systèmes précédents.

Livret du technicien de maintenance page 160


4 – Les organes d’un système

4.1. Transmission

ÍSonde passive
Une sonde passive ne comporte qu’un élément de détection, comme
une résistance ou une thermistance.

R = Ro (1 + α t) (en ohm)
avec α le coefficient spécifique de température du métal de la
résistance

ÍSonde active
Une sonde active est une sonde passive capable de transformer ce
qu’elle a détecté en un signal électrique directement exploitable par le
régulateur.

Livret du technicien de maintenance page 161


ÍQuelques règles sur l’implantation des sondes

Implantation dans une gaine d’air

Livret du technicien de maintenance page 162


Livret du technicien de maintenance page 163
Implantation dans une tuyauterie

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Livret du technicien de maintenance page 165
Implantation d’une sonde extérieure

Livret du technicien de maintenance page 166


Livret du technicien de maintenance page 167
Implantation d’une sonde d’ambiance

Livret du technicien de maintenance page 168


4.2. Régulation

Ce terme englobe un appareillage (ou un équipement) regroupant les


fonctions de :

œ comparaison entre la valeur détectée et la valeur de consigne


prescrite
œ amplification de l’écart constaté pour le rendre exploitable
œ transformation de cette action en signal de commande
adressé à l’organe de correction.

L’amplification est assurée par un étage électronique et l’ordre de


commande est assuré par des relais électriques ou des thyristors.

Il existe plusieurs types de régulateurs :

œ régulateur électromécanique
œ régulateur pneumatique
œ régulateur électronique
œ régulateur numérique

Livret du technicien de maintenance page 169


ÍDétermination du sens d’action d’un régulateur

Livret du technicien de maintenance page 170


4.3. Action

ÍVanne motorisée
Elle constitue l’élément terminal d’une chaîne cohérente de régulation.
Elle a donc un rôle capital dans les performances de celle-ci.

Une vanne doit être dimensionnée :


œ en fonction des caractéristiques hydrauliques de l’installation
œ suivant la finesse du réglage exigée
œ pour être compatible avec le système de régulation choisi

Une vanne motorisée est constituée de :


œ un servomoteur électrique, électronique ou pneumatique
œ une tringlerie ou un axe d’accouplement
œ un robinet de régulation proprement dit

Chaque vanne est intrinsèquement caractérisée par :


œ la pression différentielle maximale ∆p maxi entre entrée et sortie
œ un coefficient désigné en France par le symbole Cv et
définissant le débit Q à donner pour un ∆p de 1 bar :
( )
pour l’eau : Q m 3 / h = 0.865 × Cv × ∆P(bars )

Dans les pays de normes américaine et allemande, ce coefficient s’écrit


Kv et définit un débit en GPM (gallon par minute) pour un ∆p en PSI.

Livret du technicien de maintenance page 171


Suivant la technologie de la vanne, sa caractéristique de variation de
débit peut être :
œ linéaire si le débit s’accroît proportionnellement à la levée du
clapet ou à l’angle de rotation du secteur
œ à puissance calorifique linéaire lorsque la variation de la
puissance calorifique est pratiquement proportionnelle à la levée du
clapet
œ quadratique si le débit augmente proportionnellement au
carré de la levée ou de la course
œ à éga l pourcentage ou logarithmique lorsque
l’augmentation du débit suit proportionnellement le déplacement du
clapet

Dans un circuit hydraulique régulé, l’influence de la vanne s’exprime par


son autorité a.

Par exemple, dans une installation de chauffage statique, un robinet


motorisé à puissance calorifique linéaire est choisi avec une autorité a
voisine de 0,5.

Le choix du diamètre d’une vanne de régulation s’établit en fonction des


critères précédents en se reportant aux abaques des fournisseurs.
L’expérience montre que, souvent, une telle vanne est déterminée pour
un diamètre inférieur à celui de la canalisation sur laquelle elle est
montée.

Livret du technicien de maintenance page 172


ÍMontage d’une vanne
a) montage en mélange
b) montage en injection
c) montage en répartition
d) montage à variation de débit

Livret du technicien de maintenance page 173


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 174


1 – L’ordinateur
L’ordinateur est un ensemble formé :
œ du matériel proprement dit
œ de logiciels

Le matériel est la machine elle-même. Le logiciel est constitué des


informations nécessaires pour faire fonctionner la machine.

Exemple : une chaîne stéréo

œ les composants de la chaîne représentent le matériel


œ la musique (enregistrée sur disque ou sur cassettes) est
l’équivalent du logiciel

2 – Structure de l’ordinateur
UN PC

Ecran

UNITE CENTRALE
Lecteur de disquette / cd rom

Clavier

Livret du technicien de maintenance page 175


2.1. L’unité centrale
L’unité centrale constitue l’essentiel de l’ordinateur. Elle effectue tous
les calculs, opérations et traitement des données. Elle est constituée de
composants électroniques, d’un microprocesseur et de circuits imprimés
qui font fonctionner le PC.

L’unité centrale contient la MEMOIRE du PC. La mémoire est l’endroit où


sont stockées les informations et les instructions traitées par
l’ordinateur.

Certaines instructions et informations sont stockées de façon


permanente, d’autres sont chargées en mémoire à partir d’un disque
pour être enregistrées de façon temporaire. Ces dernières peuvent être
des programmes ou des données utilisées avec les programmes.

La capacité mémoire d’un PC étant limitée, ces données et programmes


sont stockés sur le disque dur de l’ordinateur ou sur disquettes lorsqu’ils
ne sont pas utilisés de façon à ne pas encombrer inutilement la
mémoire.

L’unité centrale contient également le disque dur de l’ordinateur.

2.2. Le disque dur


Le disque dur est constitué d’un disque, d’un mécanisme permettant de
mettre ce disque en rotation et d’une tête de lecture et d’écriture
servant à lire et à écrire les informations sur le disque.

Le disque dur stocke les logiciels permettant de faire fonctionner


l’ordinateur. Il contient les programmes d’exploitation et les
programmes d’application.

Livret du technicien de maintenance page 176


2.3. Lecteurs de disquettes et de CD
Le lecteur de disquettes transfère des informations, soit à partir ou vers
le disque dur, soit directement en mémoire. Les lecteurs de disquettes
lisent et enregistrent des informations sur des disquettes.

A la différence du disque dur, les lecteurs de disquettes et les


disquettes sont séparés.

Les disquettes ne sont pas utilisées pour les données servant souvent
car elles sont plus lentes et d’une capacité nettement inférieure aux
disques durs.

Les CD ROM fonctionnent exactement sur le même principe. Les


disquettes sont remplacées par des CD qui ont une plus grande capacité
(un CD équivaut à 400 disquettes). Les CD sont plus rapides que les
disquettes mais moins rapides que le disque dur.

Les programmes d’application sont vendus sur disquettes (ou CD) et


celles-ci doivent être copiées sur le disque dur.

3 – Quelques commandes DOS

Les noms des commandes apparaissent en caractères majuscules. Sous


DOS, vous pouvez taper les commandes et les noms en majuscules ou
en minuscules (ça n’a pas d’importance).

Les espaces que vous devez entrer sont représentés par un petit
losange ().

Après avoir tapé une commande, appuyez sur la touche entrée.

Livret du technicien de maintenance page 177


Un fichier possède un nom et une extension (3 lettres précédées d’un
point). L’extension fournit la nature du fichier.
œ fichier de texte : .TXT
œ fichier Excel : .XLS
œ fichier Word : .DOC
œ fichier exécutable : .EXE

Attention, si vous voulez atteindre un répertoire (ou un fichier), il faut


donner le chemin complet du répertoire.

Commande Méthode

CDnom de répertoire
Changer le répertoire Exemple : CD\jeux\poker fait du sous-
courant répertoire poker, inclus dans le répertoire jeux,
le répertoire courant.

DIRunité:\nom du répertoire
Exemple : DIRC:\jeux\poker affiche les
Afficher le contenu d’un
noms des fichiers situés dans le sous-
répertoire
répertoire poker du répertoire nommé jeux de
l’unité C.

MDnom du répertoire
Exemple : MDjeux crée un répertoire
Créer un répertoire nommé jeux. Ce nouveau répertoire est placé
directement au-dessous du répertoire où vous
vous trouviez.

CD..
Exemple : je me trouve sous : C:\WINDOWS
Remonter d’une unité
et je veux remonter sous : C:\
Taper : CD...

Livret du technicien de maintenance page 178


Commande Méthode

COPYunité source:répertoire source\fichier


sourceunité de destination:répertoire de
destination\fichier de destination
Copier un fichier Exemple : COPYC:\FIC1.TXTA:\FIC2.TXT
copie le fichier FIC1 stocké dans le répertoire
racine de l’unité C sur l’unité A en lui donnant
le nom FIC2

DELunité:\répertoire\nom du fichier
Exemple : DEL A:\FICHIER1.TXT supprime le
Supprimer un fichier
fichier nommé FICHIER1 de la disquette
placée dans l’unité A.

DELunité:\répertoire\*.*
Exemple : DEL C:\jeux\poker\* entraîne
l’affichage du message « Etes-vous sûr
Supprimer tous les fichiers
(O//N) ? ». Si vous répondez « O », DOS
d’un répertoire
supprime tous les fichiers du sous répertoire
poker inclus dans le répertoire jeux de l’unité
C.

Réinitialiser le système Ctrl + Alt + Suppr

Livret du technicien de maintenance page 179


Commande Méthode

RDnom de répertoire
Avant de supprimer un répertoire, vous devez
effacer tous les fichiers qu’il contient.
Supprimer un répertoire
Exemple : RD\jeux\poker supprime le
répertoire poker se trouvant dans le répertoire
jeux.

DELTREEnom du répertoire
Supprimer un répertoire et Exemple : DELTREEA:\jeux supprime le
son contenu répertoire jeux (et son contenu) se trouvant sur
une disquette.

DISCOPYunité source:unité de destination.


Lors de l’utilisation de cette commande, l’unité
source et l’unité de destination doivent avoir la
même capacité. Vous ne pouvez l’utiliser pour
Copier une disquette copier un disque dur sur une disquette ou une
disquette sur un disque dur.
Exemple : DISCOPYA:A: copie les
données de la disquette de l’unité A sur une
autre disquette.

PRINTunité:NOM DU FICHIER
Imprimer un fichier de texte Exemple : PRINTA:FICHIER1.TXT imprime
le fichier FICHIER1 situé dans l’unité A.

Livret du technicien de maintenance page 180


Notes personnelles

Livret du technicien de maintenance page 181


Vase d’expansion

ÍVase ouvert

Afin que l’expansion de l’eau chauffée par la chaudière puisse se faire,


on doit mettre en place au-dessus du point le plus haut de l’installation
une capacité en communication avec l’atmosphère et dont le
raccordement soit direct avec la chaudière.

Le volume de cette capacité doit être le double du volume de dilatation


de l’eau contenue dans l’installation. Pour de l’eau chauffée à 110°C, il
faudra prévoir un vase d’un volume de 10 % du volume contenu dans
l’installation. La hauteur d’eau du vase donne, par rapport au point le
plus bas, la pression statique de l’installation.

Le tube de trop plein doit être ramené en chaufferie. L’évacuation aux


eaux pluviales est interdite.

Livret du technicien de maintenance page a


ÍVase fermé
Le vase fermé est une capacité en acier contenant une membrane
séparant l’eau de l’azote. La pression d’azote doit être ajustée à la
valeur de la pression statique de l’installation.

La capacité C du vase se calcule par :


Pf
C = Vd × (en litres)
Pf − Pi
avec Vd le volume de dilatation en litres
Pf la pression absolue de fonctionnement en bars
Pi la pression absolue initiale en bars

Exemple :
Données de base :
- Hauteur statique : 20 mCE = 3 bars absolus
- Volume dilaté Vd = 15 litres
- Pf = 4 bars
4
Calcul : C = 15 × = 60 litres
4−3

Un vase fermé sera gonflé à une pression relative de 2 bars (20 mCE =
2 bars en relatif et 3 bars en valeur absolue)

Pour des installations importantes, la membrane médiane qui sépare


l’eau de l’azote est remplacée par une vessie qui est interchangeable.
L’azote est introduit entre la capacité et la membrane alors que l’eau
est à l’intérieur de la vessie.

Pour de plus grosses installations, on trouvera des vases à membrane


pilotés par compresseur et qui peuvent recevoir la totalité de l’eau
d’expansion. On pourra monter plusieurs vases en parallèle et
quelquefois en série avec un réservoir amont pour diminuer la
température d’eau entrant dans les vases d’expansion.

Livret du technicien de maintenance page b


Livret du technicien de maintenance page c
Circuits hydrauliques

ÍEn parapluie

ÍEn chandelle

Livret du technicien de maintenance page d


ÍBoucle de Tichelman

Livret du technicien de maintenance page e


ÍMonotube

Livret du technicien de maintenance page f


ÍPrincipaux raccordements des émetteurs
Circuit à 2 tuyaux

Circuit à 1 tuyau (monotube)

ÍRépartition des pressions


Dans les installations, le point zéro des hauteurs manométriques se
trouve au point de raccordement du vase d’expansion.

Pompe sur le départ

Livret du technicien de maintenance page g


Pompe sur le retour

L’installation est en pression entre la pompe et le point 0 et tout le reste


de l’installation est en forte dépression. Il y a donc risque dans les
canalisations et les émetteurs posés en partie supérieure de l’immeuble
d’avoir une pression statique inférieure à la dépression créée et de ce
fait, la hauteur manométrique à ces endroits serait inférieure à la
pression atmosphérique.

La conséquence est que l’air entre dans l’installation, en particulier par


les purgeurs d’air et les presse-étoupes des vannes qui, s’ils sont
étanches à l’eau, ne le sont pas à l’air. Cette pénétration d’air va
constituer des poches d’air et suivant leur importance, celles-ci peuvent
provoquer une coupure du circuit d’eau. La circulation d’eau étant
coupée, la chauffage sera alors interrompu.

Quels sont les remèdes ?

a) Surélever le vase d’expansion si cela est possible d’une


hauteur correspondant à la pression de la pompe
b) Monter un vase d’expansion fermé en augmentant la pression
de gonflage de l’équivalent de la pression de la pompe
c) Monter la pompe sur le départ

Livret du technicien de maintenance page h


Diverses répartitions des pressions

Suivant les dispositions de la pompe et du vase d’expansion :

Livret du technicien de maintenance page i


Conclusions

L’air et l’oxygène qui s’introduisent dans une installation sont les pires
ennemis d’un chauffage central à eau chaude.

L’oxygène provoque sur toute l’installation (tuyauteries, radiateurs,


chaudières, pompes) une formation d’oxyde de fer : l’installation
« rouille ».

L’air empêche la libre circulation de l’eau et peut parfois l’interrompre.

Répartitions des pressions avec vanne de régulation

a) Montage en mélange avec vanne de régulation

b) Montage en mélange pompe sur le retour

Livret du technicien de maintenance page j


c) Montage en répartition

d) Réseau de distribution sur plusieurs circuits

Livret du technicien de maintenance page k


Rendement de l’installation

ÍDécret n°98-817 du 11 septembre 1998

Rendements minimaux

MISE EN SERVICE AVANT LE 11 MARS 1999

Combustible
Puissance P Fuel domestique Fuel lourd Combustible
minéral solide
(en MW) (en %) (en %) gazeux (en %)
(en %)
0,4 < P < 2 85 84 86 83

2 ≤ P < 10 86 85 87 84

10 ≤ P < 50 87 86 88 85

Les pourcentages fixés aux articles 4 et 5 du présent décret sont réduits


de :
• 7% pour les chaudières à fluide thermique autre que de l’eau
• 2% pour les chaudières d’une puissance supérieure à 2 MW
produisant de la vapeur d’eau ou de l’eau surchauffée à une
température supérieure à 110°C
• 5% pour les chaudières d’une puissance inférieure ou égale à 2
MW produisant de la vapeur d’eau ou de l’eau surchauffée à une
température supérieure à 110°C

MISE EN SERVICE APRES LE 11 MARS 1999

Fuel domestique 89%


Fuel lourd 88%
Combustibles gazeux 90%
Charbon ou lignite 86%

Livret du technicien de maintenance page l


ÍCalcul du rendement R de l’installation

R = 100 – PF – PI - PR
où PF désigne les pertes par les fumées
PI désigne les pertes par les imbrûlés (diagramme
OSWALD)
PR désigne les pertes par rayonnement

⎛T -T ⎞
P F + P I = F⎜⎜ F a ⎟⎟ (voir formule de SIEGERT page 65)
⎝ C0 2 ⎠

PR : les pertes par rayonnement sont définies par la courbe ci-dessous


Perte par les parois rapportée au Pci du combustible

Livret du technicien de maintenance page m

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