Introduction générale

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Introduction générale :

Les villes algériennes connaissent une augmentation continue, et sans cesse croissante de leur taux d’urbanisation en raison, d’une part, de leur croissance naturelle et du flux migratoire du milieu rural vers ces derniers, les statistiques montrent que les migrations internes ont atteint 2.6% par an entre 1966 et 1977, en terme de chiffre, 1.7 millions des habitants ruraux ont migrés vers les villes, avec une moyenne de 170000hab/an. Par ailleurs, les trois dernières décennies ont un accroissement du taux des habitants de 2.69%. L’accroissement dense des villes et des agglomérations a crée un déséquilibre immense entre le nord et le sud algérien. Ainsi, le nord algérien constitué des plaines côtières et des hauts plateaux compris entre deux chaînes de montagnes compte près de 17 millions d’habitants, ce qui pressente 66% de la population algérienne. Les raisons de la concentration des habitants au nord est que cette région est riche en terre cultivables, en ressource d’eau et en infrastructures (aérienne, maritime, terrestre). Cet état de fait n’est pas sans engendrer des conséquences fâcheuses et même durables dans cette région. En effet, a coté des risques de catastrophes naturelles dans cette région comme le tremblement de terre ( facteur géophysique) qui ont secoué à plusieurs reprises le nord algérien causant des dégâts humains et matériels importants ; en voici quelques exemple.

Région frappée Mascara

année Août 1994

Puissance sur l’échelle richter 5.6°

dégât 171 morts ; 284 blessés ; 485 maisons endommagées 28 morts ;

Ain Temouchent

Décembre 1999

5.5°

Bejaia+ Setif Boumerdes et les environs de la capitale

Novembre 2000 Mai 2003

5.4° 6.8°

5000 maisons endommagées 2250 morts ; 10229 blessés ; 1758 complètement ou partiellement détruites

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Ce tableau montre que la région du nord est très sismique. D’autres facteurs naturels, d’ordres climatiques sont à l’origine de dévastations. Ainsi, les tempêtes et les orages ont souvent entraîné des inondations catastrophiques détruisant sur leurs passages, des maisons, routes, ponts etc. causant une érosion massive et une détérioration de la flore c’est le cas des villes s de Baskra en 1969, Constantine en 1984 et plus de proche de nous, en 2001, les inondations de Bab el oued, à Alger qui ont causé 706 morts et détruit 4252 habitations. Ces effets ravageurs montrent, si besoin est, combien il est important d’effectuer des études sérieuses relatives au milieu urbain afin d’éviter les dégâts qui ni se limitent pas a l’environnement mais touchent de manière désastreuse aussi bien que ses infrastructures. Comme nous l’avons signalé plus haut, à coté des facteurs naturels destructeurs, il y a le facteur humain dont les répercussions négatives sur le milieu vital, urbain et naturel, ne sont pas négligeables. En effet, l’activité de l’homme à travers son tissu industriel, urbain, ses ordures ménagères et autres, affectent considérablement le milieu : pollution des eaux, de l’air et du sol. D’autre part, la différence d’origine de la composante des habitants, différence dans les habitudes, la manière d’être, de sentir, donne lieu à une population hétérogène d’où les conflits, les batailles rangées entre les citadins et les arrivistes par exemple. En outre le non respect des critères d’urbanisations, absence de lieux de loisirs, absence d’espaces verts, occasionne des désagréments psychologiques donnant lieu à des fléaux sociaux inconnus par le passé tels la violence, la délinquance etc. ces fléaux, loin de disparaître, s’accroissent avec l’accroissement du milieu urbain. Oum El bouaghi est l’exemple type d’une ville intérieure vivant les problèmes des risques naturels surtout les inondations : De part sa position géographique Oum El bouaghi est située au sud est de Constantine, sur l’axe de la route national N° (10), sur le versant sud de la montagne de Sidi R’hiss, ouverte par le sud, sur les hautes plaines, caractérisée par un climat continental c'est-à-dire chaud en été et froid en hiver, où les précipitations sont aux alentours de 400 à 500mm/an. Ces précipitations commencent au mois d’Août et s’étendent jusqu’en Octobre. Elles tombent de manière soudaine sous formes d’averses denses et torrentielles. Ces pluies entraînent des inondations, les cours (CHÄABA EL GHEDAIRIA et CHÄABA de la gendarmerie) se transforment en torrents déferlant du piémont de Sidi R’ghiss et envahisse toute la zone du Nord de la ville d’Oum El Bouaghi, s’étendant même au Sud, zone d’extension de la ville, qui depuis qu’elle est promue wilaya en 1974 connaît des travaux ‘urbanisation et d’extension( zones urbaines d’habitations, centre universitaire, zone d’activités et de stockage…)faisant d’elle une ville moyenne d’une grande importance dans le réseau urbain national.

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Ainsi la zone d’extension de la ville aux caractéristiques de plaine est exposée aux torrents et inondations prenant source au versant de Sidi R’ghiss et dont les effets dévastateurs sur les habitations, les infrastructures routières, les canalisations d’eaux potables et des eaux usées sont notoires. Il est à noter que le problème des inondations à Oum El Bouaghi d’écoule de la mauvaise planification d’urbanisation qui n’a pas pris en compte des spécificités naturelles de la ville. Nous allons tenter à travers ce travail de recherche, de mettre au jour les risques d’inondations à Oum El Bouaghi, en montrant les facteurs naturels et urbanistiques participant au problème d’inondation, et les effets néfastes de celle-ci sur l’homme, son milieu et ses infrastructures. Pour cela, nous nous posons la question majeure « quels sont les facteurs présidant aux inondation à Oum El Bouaghi » ? Question que nous décomposons en : la position géographique et ses caractéristiques a-t-elle un lien avec les inondations à Oum El Bouaghi ? les aménagements réalisés ont-ils protégé la ville d’Oum El Bouaghi contre les inondations ? - comment peut ont maîtrisé l’extension de la ville et la protéger contre les risques d’inondations ? L’étude du phénomène d’inondations à Oum El Bouaghi, permet de les maîtriser et de prendre des mesures préventives nécessaires. Ainsi, les progrès des études hydrographiques et climatiques permettent, sinon d’éviter, du moins de diminuer les risques d’inondations, et ce par l’organisation et l’aménagement des cours d’eaux, des bassins et des pentes, versants, déclivités. Ces études permettent aussi de déterminer les zones pouvant être urbanisées en imposant les modalités et les critères d’urbanisation pour l’extension actuelle et à l’avenir, c'est-à-dire, qu’il devienne nécessaire et capitale de prendre, désormais, en considérations tous les paramètres d’urbanisation lors d’éventuels risques d’inondations. Pour traiter ce problème, est impératif de suivre la méthode suivante : -

• Méthodologie et conduite de la recherche :
On c’est basé dans cette recherche sur deux types d’études. L’étude climatique et l’étude hydro géomorphologique. L’étude hydro climatique a pour but de ce basé sur l’analyse statistique pour déterminer le débit maximal des averses, qui sont le premier et le seul moteur qui se trouve dans une région qui reçoit que 351mm comme moyenne annuelle. L’étude hydro géomorphologique, on c’est basé dans cette étude sur l’analyse descriptive en ce qui concerne le piémont de la montagne de Sidi R’ghiss, la morphologie de la montagne de

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Sidi R’ghiss, la dynamique des oueds, et la géomorphologie de la plaine qui se trouve au Sud de la ville d’Oum El Bouaghi.

Donc on c’est appuyé dans notre recherche sur ces deux études, on déterminant l’influence du milieu physique sur le phénomène, ajoutant l’utilisation de quelques indices morpho métriques, sans oublier le coté humain avec son intervention irrationnelle sur l’environnement. Cela on suivant les étapes suivantes : • Première étape :

1) - Les outils :
Pour la précision correcte de la situation et l’état de la ville d’Oum El Bouaghi par apport à ce phénomène d’inondation, donc son aire d’influence sur le territoire urbain, il est nécessaire d’établir une banque de données personnelles. L’obtention et la collecte des données, nous à obligé à suivre le trajet suivant :

1.1)- Une recherche théorique :
Elle est caractérisée par une collecte des documents relatifs à notre objet d’étude et le choix des outils obligatoires nécessaires pour défricher l’aire d’étude de notre recherche. Collecte des documents. Etablissements de questionnaires. Contacte avec les organismes. Des différentes mémoires et livres qui ont une relation ave notre projet

Et aussi elle est caractérisée par la collecte des cartes concernant la ville d’Oum El Bouaghi : Carte topographique Carte géologique Photos aérienne

• La seconde étape : 1) - Le terrain :
La connaissance du terrain nous assure d’obtenir des résultats correctes et de nous approcher à l a réalité. Ces résultats nous aident pour que ce travail soit réussi. Nous avons dû faire notre connaissance avec le terrain à travers des enquêtes : Enquête directe : Des sorties sur terrain résultent un relève systématique et de tous les oueds et les CHÄABAS qui se trouve sur l’agglomération d’Oum El Bouaghi, et les localisés sur carte.

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Enquête indirecte : Contacte des et directions pour procéder a la consultation des différents dossiers qui ont une relation avec notre recherche.

On a aussi essayé de ce mettre on contact avec les differents services qui se trouvent dans la wilaya d’Oum El Bouaghi et Constantine, dont on cite : Agence Nationale des Ressources Hydriques. ANRH. Constantine. Direction de l’Hydraulique. Wilaya d’Oum El Bouaghi. Direction de l’agriculture. Wilaya d’Oum El Bouaghi. La Conservation des Forêts. Wilaya d’Oum El Bouaghi. Direction de Planification et de l’Aménagement Urbain. Wilaya d’Oum El Bouaghi. Office National de la météorologie.ONM.Wilaya de Constantine. Direction de la Protection Civile. Wilaya d’Oum El Bouaghi.

Citant que pendant cette collecte on a trouvé un manque de documents et carte concernant notre projet. On signale aussi l’existence d’une seule station sur le bassin (Bassin d’Oum El Bouaghi) et en ce qui concerne les stations proches, on cite : Ain Babouche, où on trouve un manque sur les moyennes annuelles et mensuelles des précipitations, c’est pour ca qu’on c’est référer a la station de Ksar Sbaihi et Ain Fakroun suite a la ressemblance des caractéristique et a la ressemblance de l’aire climatique dont lequel ce trouve ces stations.

1.2) - Le tri et l’analyse des données collectées :
Les données collectées ns seront plus fonctionnelles si elles restent sans l’analyse. Nous avons procéder à leur tri, et à leur traduction sous forme de trois outils : Cartes : pour assurer une meilleure lecture des caractéristiques des bassins, des oueds, des CHÄABAS qui se trouvent sur la ville d’Oum el Bouaghi, ainsi les localisés graphiquement. Graphiques : pour une lecture comparative et analytique des oueds, CHÄABAS. Tableaux

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Et aussi l’utilisation des figures sous forme de photos concernant les oueds, CHÄABAS, et les différents impacts dus à ces derniers.

1.3) - L’interprétation :
Après le tri des données collectées avec les cartes, les graphes et les tableaux, nous avons tenté d’interpréter ces derniers outils afin de vérifier les causes de ce phénomène et son influence sur l’aire d’étude.

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• Troisième étape :
La démarche que nous proposons pour appréhender le phénomène de l’aire d’étude et son impact sur l’environnement urbain, se résume en deux aspects : Faire un zonage du risque concernant les zones exposées à ce risque d’inondation. L’analyse des projets d’aménagements réalisés par la direction d’hydraulique, et voir à ce que ces travaux sont fructueux ou non. Procurer des propositions et des solutions en ce qui concerne les aménagements des oueds et les CHÄABAS en long terme pour éviter des conséquences qui peuvent être fatales, soit sur la santé ou sur l’environnement lui même.

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On a suivi dans notre recherche la méthodologie suivante :

Première partie : Risques naturels et inondation en milieu urbain
- définitions, conséquences et catégories. - Chapitre(01) : Les risques naturels dans le monde. - Chapitre(02) : Les risques naturels dans le milieu urbain -cas des inondations- Chapitre(03) : Les inondations dans la ville algérienne.

Deuxième partie : Les inondations à OUM EL BOUAGHI.
Chapitre(01) : L’étude physique et climatique, Et sont influence sur la provocation des inondations. Chapitre(02) : L’étude morpho métrique du bassin. Chapitre(03) : L’étude géomorphologique, des averses et l’impact des interventions humaines.

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Troisième partie : Le zonage du risque d’inondation et Les propositions d’aménagements.
Chapitre(01) : Le zonage du risque d’inondation et les aménagements réalisés. Chapitre(02) : Suggestion, axes et propositions d’aménagement

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