Vous êtes sur la page 1sur 16

Chapitre (02) :

Suggestion, axes
Et propositions d’aménagement.
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

 Chapitre (02) : Suggestion, axes


Et propositions d’aménagement.

 Introduction :

Après l’identification des causes réelles et des différents facteurs à l’origine des
inondations et leur zonage, et ce à travers l’analyse du milieu physique et l’étude hydro
climatique et géomorphologique, et aussi l’intervention malencontreuse de l’Homme, nous
proposant, pour limiter les effets néfastes de ce phénomène, des suggestions et des axes
d’aménagement.

La gestion intégrée doit permettre de faire coexister harmonieusement les différents


usages du territoire et de l’eau. Cette problématique implique de gérer, dans un milieu donné
une ressource plus ou moins rare, pour satisfaire des besoins contradictoires, en minimisant
les risques.

Dans ce contexte, la maîtrise des inondations ne peut ce limiter au seul aménagement du


lit de la rivière, mais doit concerner l’ensemble du bassin versant en prenant en considération
divers aspects tels que crue, sécheresse, qualité de l’eau, mais aussi équilibre économique et
sociaux et préservation des écosystèmes

151
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

1) - Conséquences et suggestions d’aménagements :

1.1) - Conséquences des inondations sur la santé :


La probabilité accrue que surviennent des inondations à l’avenir, ainsi que les
événements récents qu’ont connu l’Allemagne, l’Autriche, la Fédération de Russie, la
Hongrie et la République tchèque, soulèvent le problème des conséquences que les crues
peuvent avoir sur la santé humaine.

En plus des effets « tangibles » des inondations, tels que les dommages causés aux biens
et aux infrastructures, on prend de plus en plus conscience de l’importance des effets «
intangibles », à la fois physiques et psychologiques, qui ont été habituellement sous-estimés
lors de l’évaluation des conséquences.

Les effets sanitaires se répartissent en trois catégories, selon le moment où ils surviennent :

 Effets survenant durant ou immédiatement après l’inondation ;


 Effets se développant dans les jours voire les premières semaines suivant l’inondation
;
 Effets à plus long terme, susceptibles d’apparaître après des mois ou des années et/ou
durer des mois voire des années.

Toutes ces catégories peuvent se subdiviser en effets directs et indirects sur la santé.

1.2) - Effets directs sur la santé :


Les effets directs sur la santé se manifestent durant l’inondation et sont causés par les
eaux en crue.
Ils incluent notamment :

La mortalité due à la noyade, aux crises cardiaques et aux blessures, le nombre de décès
associés à des inondations est étroitement lié à la dangerosité de l’inondation (rapidité de la
montée des eaux, hauteur atteinte par la crue, objets charriés par les eaux en crue) et le
comportement des victimes.

 Durant la crue survenue à Sarno (Italie) en 1998, 147 personnes ont péri dans un
torrent de boue qui a rapidement dévasté une zone urbaine.

 En 1996, dans la localité de Biescas (Espagne), 86 personnes ont perdu la vie, après
qu’un camping situé à proximité d’une rivière canalisée eut été submergé par l’eau et
la boue.

 Blessures (entorses/foulures, lacérations, contusions, etc.). Celles-ci surviennent plutôt


après la catastrophe, lorsque les résidents retournent chez eux pour nettoyer les dégâts
et dégager les débris.

152
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

1.3) - Effets indirects sur la santé :

Les effets indirects sur la santé peuvent être la conséquence de dommages causés aux
grandes infrastructures et aux bâtiments. Ils incluent notamment :

• Les maladies infectieuses (maladies gastro-intestinales, dermatites, conjonctivites) et


quelques rares cas de maladies transmises par vecteur. Les maladies infectieuses ne sont pas
fréquentes et se limitent, en général, aux maladies endémiques dans la région inondée. Le
risque que soient introduites de nouvelles maladies, telles que des maladies transmises par
vecteur, est négligeable. Néanmoins, l’incidence de maladies présentes avant une inondation
peut augmenter en raison des dommages subis par le réseau d’assainissement des eaux ou du
regroupement en un même lieu de nombreuses personnes déplacées.

- En République tchèque, un petit épisode de leptospirose est survenu après la crue de


1997 1.
- La Finlande a signalé 13 poussées épidémiques de maladies d’origine hydrique,
estimées représenter 7300 cas pour la période 1998–1999, qui étaient dues à des eaux
souterraines non traitées provenant de zones en grande partie inondées 2.

• Contamination due à la rupture de conduites souterraines, la dislocation de réservoirs


de stockage, à la submersion de sites

Le tableau N° (37) et N° (38) présentent, sous forme résumée, les résultats d’une étude de
la littérature consacrée aux effets des inondations sur la santé.

1
- KRIZ, B. ET AL. Monitoring the epidemiological situation in flooded areas of the Czech Republic in 1997. In:
Proceedings of the Conference DDD '98, Podìbrady, Czech Republic, 11–13 May 1998.
2
- MIETTINEN, I.T. ET AL. Waterborne epidemics in Finland in 1998–1999. Water science and technology, 43(12): 67–71
(2001).

153
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

Causes Conséquences pour la santé

Rapidité d’écoulement des eaux ; Noyade ; blessures


caractéristiques
topographiques ; absence d’alerte préalable
; début de la
crue ; hauteur atteinte par des eaux ;
glissements de terrain ;
comportements à risque ; eaux s’écoulant
rapidement et
charriant des blocs de pierre et des arbres

Contact avec l’eau Maladies respiratoires ; choc ; hypothermie ;


arrêt cardiaque
Contact avec des eaux polluées Blessures infectées ; dermatites ; conjonctivites
;
maladies gastro-intestinales ; infections ORL ;
éventuelles maladies graves d’origine hydrique
Augmentation du stress physique et Risque accru de troubles psychosociaux et
motionnel d’incidents cardiovasculaires

Source : MENNE, B. ET AL. Floods and public health consequences, prevention and control measures.
New York, United. Nations, 2000 (document MP.WAT/SEM.2/1999/22).
Tableau N° (37) : Effets directs des inondations sur la santé humaine.

154
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

Causes Conséquences pour la santé


Dégâts subis par les systèmes Éventuelles infections d’origine hydrique (E.
d’approvisionnement en eau, Coli, entéropathogène, Shigella, hépatite A,
les systèmes d’épuration et le réseau d’égouts ; leptospirose, giardiase, campylobactériose) ;
approvisionnement insuffisant en eau potable ; dermatites ; conjonctivites
approvisionnement insuffisant en eau pour la
toilette

Perturbation dans les systèmes de transport Pénurie d’aliments ; gêne pour les secours
d’urgence
Dommages causés aux conduites souterraines ; Effets potentiels aigus ou chroniques dus à une
et aux pollution chimique
réservoirs de stockage ; inondations de sites
abritant des
déchets toxiques ; rejets de produits chimiques ;
dommages subis par des réservoirs contenant du
pétrole, pouvant entraîner des incendies

Eaux stagnantes ; fortes précipitations ; Maladies transmises par vecteurs


expansion des
habitats des vecteurs de maladie

Migration des rongeurs Éventuelles maladies transmises par les rongeurs

Désorganisation des réseaux sociaux ; pertes des Éventuels troubles psychosociaux


biens, de l’emploi et d’êtres chers (membres de
la famille et amis)

Activités de nettoyage après l’inondation Électrocution ; blessures ; lacérations ;


perforations

Destruction des produits alimentaires de base Pénurie alimentaire

Dommages subis par les services sanitaires ; Diminution des prestations de services de santé
désorganisation des activités de services « normaux » ; accès insuffisant à des soins
sanitaires « normaux » médicaux

Source : MENNE, B. ET AL. Floods and public health consequences, prevention and control measures.
New York, United. Nations, 2000 (document MP.WAT/SEM.2/1999/22).
Tableau N° (38): Effets indirects des inondations sur la santé humaine.

155
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

2)- Solutions mises en application :


Pour protéger la ville d’Oum El Bouaghi du risque des averses, les autorités ont adoptées
des solutions dont :

Détournement des eaux du bassin d’oued KOUIDER à son amont au moyen d’un canal à
ciel ouvert. Les eaux de la ville sont drainées par un réseau de dimension réduite.

Du coté Est du mont Sidi Rghiss, et depuis longtemps, a été élevées des installations
mécaniques comme les banquettes et les murettes, actuellement en dégradation avancée,
soutenues par un boisage (pin d’Alep).

2.1)- Solutions préconisées :


Est l’ensemble des interventions en vue de limiter les effets destructeurs de ce phénomène
.on a réparti ces solutions en :

• Solution au niveau de l’oued :


Il s’agit de lutter contre l’érosion pour ses effets dévastateurs sur le tourbe (le sol) lutte
adoptant la technique de la correction des cours d’eau par le boisage, l’endiguement ou par
des structures plus importantes exigeant une maintenance sérieuse et de longue haleine à
même de résister aux flots, surtout aux périodes pluvieuses.

Les barrages de en fil de fer servent à diminuer la pente des cours d’eau, surtout oued
MAROUI au niveau de sa partie couverte .le but principal est de diminuer la vitesse de
déferlement et le volume des corps solides charriés, ce qui permet la constitution et la
durabilité de la végétation, protégeant les cours de l’érosion.

Cependant, les rives du cours ne sont pas protégées par une végétation adaptée, et cela est
d’autant plus préoccupant quand on sait que la région ouest est prévue pour une future
extension.

156
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

• Solution au niveau des versants :


Comparé au versant Est, le versant Ouest ne dispose d’installation d’aménagement, chose
qui doit se faire surtout après avoir détourné oued KOUIDER. Ces installations peuvent être
mécaniques comme les banquettes qui sont des structures en terre devant être élevées le long
des pentes pour éviter les débordements d’eau et conduire ces eaux vers sorties convenables
avec une vitesse assez réduite de telle sorte qu’il n’y ait d’érosion.

Cette technique est utilisé pour diminuer la pente et par voie de conséquence le déferlement
des eaux. La construction des banquettes obéit à des conditions comme la nature de la pente,
pour que les eaux progressent sans risque d’érosion.

Réaliser un barrage de terre sur le côté Ouest en raison de son double rôle : correction de
l’écoulement des eaux des pluies et blocage des corps solides charriés.

Ces barrages, pour avoir longue vie, doivent soutenue par une protection biologique.

Sa protection biologique consiste en un biologique qui a commencé a l’est de la ville (AIN


BABOUCHE- Oum El Bouaghi) et qui doit s’étendre a la région ouest, en y plantant le pin,
d’alpe et d’autres conifères.

157
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

Forme N°(36) : Profils types d’ouvrages élémentaires

Fossé de terre Banquette à Talus coupé

Banquette à profil déversé ou en Banquette à profil Normal

Banquette à profil Amortie Banquette à double carbure

Fossé de protection

Source : GRECO JAQUES L’érosion de décence des sols contre l érosion.

158
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

Forme N°(37) : Evolution de la banquette.

Source : GRECO JAQUES L’érosion de décence des sols contre l érosion.

Forme N°(38) : types d’aménagement en inter-bandes (profils),


dans les zones subhumides ou semi arides

Source : GRECO JAQUES L’érosion de décence des sols contre l érosion.

159
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

• solution au niveau de l’espace urbain :


Ce sont les interventions à faire au niveau de la ville d’Oum El Bouaghi.

- assainissement des canaux, entre autre ceux de oued MAROUI, des dépôts orduriers
et de la pierraille et ce régulièrement et surtout entre été pour éviter les risques
d’inondations qui peuvent engendrer les pluies automnales.

- Achever la réalisation des canalisations d’évacuation en effet 50% de celles-ci ne


sont pas encore réalisées et constituent ainsi un des facteurs dans l’aggravation du
phénomène des inondations.

- Mettre sur pied une cellule technique de contrôle des zones jugées d’alluvions, et de
suivre les travaux d’aménagement de façon périodique.

2.2) - Aménagement des sous bassins versants :


Au cours de la reconnaissance sur le terrain, une attention particulière a été portée sur le
problème de charriage dans la zone à aménager. Plusieurs ouvrages existants (galeries,
ovoïdes et buse) observés sue terrain sont partiellement ou totalement envasés.

Ce problème particulier rends plus difficile le fonctionnent des ouvrages projetés en raison
de l’importance de l’érosion dans cette région. Pour y remédier un aménagement du bassin
versant est nécessaire.

L’aménagement du bassin versant peut être obtenu par le moyen d’ouvrage de défense
hydraulique et le reboisement.

2.3) - Ouvrage de défense contre l’érosion du sol :


L’une des principales finalités des ouvrages de défense hydraulique du sol est représentée
par la protection des lits des cours d’eaux et les moindres éléments composant le réseau
hydrographique contre l’affouillement dû a la butée du courant.

Le contrôle des affouillements est assuré par des ouvrages transversaux en gabion de
hauteur h= 1.00m – 1.50m, ainsi l’écoulement des eaux devient comptable avec la stabilité
des matériaux constituant le lit.

160
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

2.4) - Le reboisement :
L’érosion est l’ensemble de processus de dégradation du relief.
Elle est causée principalement par l’énergie cinétique des gouttes des pluies et la variation
importante de température, surtout dans les terrains abrupts et arides.

Comme la zone considérée est exposée à ce genre de problème, un reboisement du sol


s’avère indispensable. Cette solution protège la structure du sol contre l’érosion et les
ouvrages hydrauliques (ovoïdes, galeries et conduites, etc.) contre l’envasement. Le
reboisement permit aussi d’atténuer le débit de crues et par conséquent un bon
fonctionnement des ouvrages.

3)- Des mesures a court et moyen terme :

- Réalisation des digues a l’amont du centre de la ville d’Oum El bouaghi dans le


but de réduire l’effet du charriage (apports solides), surtout que les conditions
physiologiques le permettent.

- Procéder régulièrement a l’entretien du réseau d’assainissement y compris les


avaloires et les regards, qui se trouvent en majorité en mauvais état, par les structures
concernées. (voir les figures n°(41) (42) (43)

Figure N°(48) : Des avaloires mal entretenues Figure N°(49) : Un regard mal entretenue

Figure N°(50) : Regard mal entretenue

161
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

- Renforcer le système de drainage des eaux pluviales, en multipliant la mise en place


des avaloires de manière étudiée, afin de réduire les effets des inondations.

- La réhabilitation de certains réseaux et leurs redimensionnement dans certaines


parties de la ville s’avère être nécessaire vu le développement de la ville. Autant que
les diamètres existants sont réduits par les effets des rapports solides.

- Quelques images qui montrent la mal gestion et l’inexistence de


l’entretien des oueds, des CHÄABAS et des rejets :

Figure N°(51) : L’arrivée de CHÄABA Figure N°(52) : Un canal Mal entretenue


EL ATIQUE

Figure N°(53) : Un canal Sur oued MAROUI

162
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

4) - Mesures internationales de prévention durable des inondations :


Il existe une collaboration internationale déjà bien établie dans le domaine de la gestion
de l’eau grâce à toute une série d’instruments internationaux. En particulier, la Convention de
1992 de la CEE-ONU sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des
lacs internationaux et son Protocole sur l’eau et la santé, qui encourage « la coopération à
l’échelon international en ce qui concerne : … l’octroi d’une assistance mutuelle pour faire
face aux épisodes et incidents de maladies liées à l’eau et aux menaces importantes de tels
épisodes et incidents, notamment à ceux résultant de pollutions de l’eau ou de phénomènes
météorologiques extrêmes ».

Les principes directeurs de la CEE-ONU/SIPC/OMS/OMM sur la prévention durable


des inondations concentrent leurs recommandations sur les points suivants 1:

 Zones de retenue d’eau


 Utilisation des sols, zonage et évaluation des risques
 Mesures structurelles et leur impact
 Systèmes d’alerte rapide et de prévision.

La sensibilisation du public, l’éducation et l’information constituent un autre élément


important des stratégies préventives : on estime qu’environ 40% des effets des inondations sur
la santé sont directement liés à des erreurs de comportement.

1
-Réunion des parties à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs
internationaux.
Genève, Nations Unies, 2000.

163
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

 Conclusion :

L’action sur les inondations dispose du temps dont ont dispose pour intervenir, pour une
gestion en temps réel, une partie de l’eau peut être stockée grâce aux débordements en lit
majeurs. Mais il est souvent nécessaire de recourir à des plans d’évacuation pour limiter des
conséquences graves. Pour la gestion préventive, le stockage est réalisé par les barrages, les
retenus et les zones d’expansion des crues.

Établir des plans concernant les risques d’inondation permet aux collectivités locales de
réagir efficacement à d’éventuelles menaces sanitaires. Ces plans devraient prévoir
notamment : des actions visant à assurer la qualité de l’eau, la sécurité sanitaire des aliments,
l’assainissement et l’hygiène ; des précautions nécessaires lors des activités de nettoyage ; la
vaccination, si nécessaire ; des mesures de protection contre d’éventuelles maladies
transmises par vecteur et contre des dangers d’origine chimiques.

164
Partie (03) Chapitre(02) : Suggestion, axes et proposition d’aménagement.

 Conclusion de la partie :

L'aménagement de rivières a pour objectif :

- D'améliorer la sécurité des populations : en enlevant par exemple des arbres morts
dans le lit des cours d'eau, cela évite en cas d'inondation que ces arbres ne constituent plus en
aval des "embâcles" c'est à dire ne s'accumulent sous les ponts, rétrécissements etc. En
provoquant des inondations.

- D'améliorer l'écosystème aquatique : par exemple, si la végétation de bord de rivière


est trop dense et qu'il y a trop d'ombre, la faune aquatique peut en pâtir (absence de
photosynthèse). Il en est de même s'il n'y a pas assez d'ombre (réchauffement de l'eau)

Un bon aménagement de rivière doit obligatoirement :

- maintenir les champs d'expansion des crues : en effet, si en amont des villes les rivières
n'ont pas la possibilité de divaguer car on les a "chenalisées", l'eau arrivera trop vite dans les
zones urbanisées et provoquera des inondations catastrophiques.

- Respecter la "ripisylve", c'est à dire la végétation qui borde les cours d'eau : elle a un
rôle très important dans la protection de la berge, dans la rétention des pollutions diffuses (il a
été démontré qu'une berge végétalisée retenait plus de 90% des produits phytosanitaires), dans
la biodiversité (la faune et la flore de bord de rivière sont très riches) : dans cet objectif, le
nettoyage de la végétation doit être sélectif et équilibré.

- Ne pas artificialisé les berges : si un confortement de berge doit être envisagé, les
techniques végétales ou mixtes (enrochements en pied de berge et végétation en partie
supérieure) doivent être privilégiés. La mise en place d'enrochements n'est à envisager que
pour les zones urbanisées.

Le linéaire naturel de la rivière doit être respecté : les rectifications de lit ne doivent être
réservées qu'aux cas exceptionnels.

Rappelons-le : la rivière est vivante, son tracé évolue dans le temps et l'espace, vouloir
croire qu'on figera une situation est une erreur. L'objectif d'un aménagement n'est pas
d'artificialisé une rivière mais plutôt de permettre un équilibre entre la vie de la rivière et les
activités de l'homme.

Rappelons aussi que les aménagements "lourds " d'une rivière (endiguements,
chenaillassions) pour protéger des zones urbanisées permettent de diminuer les fréquences des
inondations. Ils ne suppriment pas en revanche le risque, car en cas de pluies paroxysmiques,
ils seront insuffisants pour contenir les flots. La surprise n'en sera que plus grande chez les
populations concernées car on aura "oublié" le caractère inondable de la zone.

165