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Niveau 

: 2AS projet 1  objet d'étude(1): le discours objectivé   séquence : produire un


texte pour démontrer, prouver un fait  texte support inédit   Disponible en Word   

Texte :
Une étude alerte sur la pollution sonore qui fragilise la santé des poissons

Des poissons exposés à une pollution sonore aiguë sont plus vulnérables aux maladies et


meurent plus vite quand l’exposition est chronique. C’est ce qu’avance une
nouvelle étude qui souligne les conséquences de l’activité humaine sur le monde vivant.

Sonars, forages ou moteurs, sont autant de sources de « stress, perte d’audition,


changements de comportement et d’immunité réduite » pour les populations de poissons,
rappelle l’étude menée par des chercheurs de l’Université de Cardiff. Leur contribution,
publiée mercredi dans la revue Royal Society Open Science, porte sur l’impact de la pollution
sonore sur la résistance à des maladies parasitaires, un fléau de la pisciculture.
Les poissons, d’espèce Guppy, ont été placés dans des réservoirs et soumis à un bruit de
durée et d’intensité distincte. Un groupe a subi 24 heures de bruit aigu, et le deuxième sept
jours d’un bruit chronique, moins fort. Sous anesthésie, y compris un groupe de contrôle, ils
ont été infectés par un parasite commun, le ver gyrodactyle. Ce dernier s’accroche à leurs
écailles et se multiplie rapidement, endommageant les tissus et ouvrant la voie à des
infections.
 L’étude a conclu que si les poissons soumis à un bruit aigu ont subi une infestation plus
forte, ceux qui ont subi un bruit chronique « sont morts clairement plus tôt » que ceux des
deux autres groupes.

(…) « Au bout du compte, cette étude souligne le besoin de garder la pollution sonore à un
minimum pour éviter une élévation de la susceptibilité aux maladies et des taux de
mortalité », a jouté Numair Massoud. Dans une étude publiée en novembre, des scientifiques
de l’Université Queen de Belfast, ont établi que le bruit affecte les amphibiens, arthropodes,
oiseaux, poissons, mammifères, mollusques et reptiles. Ils ont appelé à ce qu’on qualifie et
traite les bruits de l’activité humaine de « polluant majeur global ».

www.20minutes.fr, le 17/09/20