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CAP MIT

LES POMPES

I) Rappel sur les pressions

1 bar = 10 mCE = 100 000 Pa


1 mmCE = 10 Pa

II) Loi fondamentale d’hydraulique

Lorsqu’une installation est à l’arrêt les pressions en chaque point du circuit sont
différentes. Ces différences est du aux différences de hauteur dans le circuit.

Lorsque l’installation est en route les pressions sont différentes aussi en chaque point du
circuit. Ces différences est du aux différences de hauteur et aux pertes de charges du
circuit ( frottement de l’eau sur les parois….)

pa pb

pa = pression au point A
pb = pression au point b

Si l’eau se déplace d’un point A à un point B c’est que pa>pb

pa – pb est égale aux frottements de l’eau sur les parois de la tuyauterie ( appelé
pertes de charges PDC)

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III) Travail de la pompe dans les installations de chauffage

B A

Si l’eau circule c’est que pa>pb

IV) Evolution des pressions dans un réseau

B A

2,4 b 3,7 b

En sortie de pompe c’est en ce point que la pression est la plus élevée du circuit. Au fur
et à mesure que nous avançons dans le circuit, la pression chute . Pour connaître les PDC du
circuit il suffit de faire la différence de pression entre l’entrée et la sortie de la pompe :

Pa – pb = 3,7 – 2,4
Pdc réseau = 1,3 bar

Cette différence de pression s’appelle aussi : Hauteur manométrique de la pompe ou HMT


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V) Rôle d’une pompe
Elles ont pour but de vaincre les pertes de charges d’une installation afin
d’assurer un débit déterminé.
Elles fournissent donc un débit (Qv) et de la pression.
Le débit à véhiculer est bien sur fonction de la puissance pour un circuit de
chauffage: P= Qm * Cp * ΔT
Qv = Qm / ρ

Le débit à véhiculer est bien sur fonction de la Pdc pour un circuit d’eau sanitaire
( circuit salle de bain….) : Qv= fct ( Pdc du circuit + Hauteur manométrique à vaincre)

VI) Les différents types de pompes


Les pompes sont classées en trois catégories : ( voir annexe I)

1. les pompes centrifuges


2. les pompes hélicoïdales
3. les pompes volumétriques
ATTENTION : De plus il existe des pompes de chauffage ( en acier) et des pompes pour l’eau
sanitaire ( avec un corps en laiton)

VII) Coupe d’une pompe centrifuge

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ANNEXE I

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VIII) Image hydraulique d’une pompe

C’est une courbe qui représente les relations entre le débit( Qv en m3/h) et la pression (
hauteur manométrique totale : HMT) fournis par la pompe.
Pression
(Hmt en mCE)
Pression
forte COURBE DE POMPE

Pression
faible

Débit faible Débit fort Débit volumique


( Qv en m3/h )
Le choix d’une pompe se fera en fonction :

- du débit souhaité
- des pertes de charges de l’installation

IX) Image hydraulique d’un réseau

Pression
(Hmt en mCE)

COURBE DE RESEAU

Débit volumique
( Qv en m3/h )

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X) Point de fonctionnement
Le point de fonctionnement est le point d’intersection de la courbe de réseau et de la
courbe de pompe. Ce point correspond aux pertes de charges totales de l’installation

Pression
(Hmt en mCE)

Point de fonctionnement
Courbe de pompe

Courbe de réseau

Débit volumique
( Qv en m3/h )

XI) Association des pompes


A. Pompes en série

On utilisera des pompes en série lorsqu’on cherchera à augmenter la charge du réseau


( agrandissements du réseau)

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Qv B Hm A

Hm AB

Qv A Hm B
Qv AB

Qv AB = Qv A= QvB si A=B

Hm AB = Hm A+ Hm B
Pression
(Hmt en mCE) courbe pompe n°1

courbe pompe n°2

courbe pompe n°1 + n°2


Hmt 1 + Hmt2

Hmt 2

Hmt 1

Qv désirée
Débit volumique
( Qv en m3/h )

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B. Pompes en parallèle

On utilisera des pompes en parallèle lorsqu’on cherchera à augmenter le débit du réseau .

Qv AB

Hm B Hm A
Hm AB

Qv A
Qv B

Qv AB

Qv AB = Qv A+ QvB

Hm AB = Hm A = Hm B

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Pression
(Hmt en mCE) courbe pompe n°1

courbe pompe n°2

courbe pompe n°1 + n°2

Hmt constante

Débit volumique
Qv1
( Qv en m3/h )
Qv2

Qv1+Qv2

XII) La cavitation
Une pompe est construite pour véhiculer un fluide et non un gaz.
Dans certain cas l’eau à l’entrée de la pompe peut se vaporiser ( en fonction de la pression et
de la température); c’est le phénomène de cavitation.

Si une pompe cavité, le débit d’eau chute fortement et le changement d’état de l’eau
créent un martèlement à fréquence élevée pouvant occasionner d’importants dégâts (érosion
de la turbine, arrachement de métal…)

Le bruit engendré par la cavitation est caractéristique, il donne l’impression que la


pompe véhicule des graviers.

La documentation technique de la pompe nous indique la pression minimale à l’aspiration,


en dessous de laquelle la pompe ne doit pas travailler.

Cette valeur s’appelle le NPSH ( net positive suction head)

XIII) Montages

- Attention au sens du fluide ( une flèche est en relief sur le corps de la pompe)
- Eviter les brusques changements de direction
- Fixé sur un support (en fonction du gabarit de la pompe)

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Lors d’une mise en service nous devons :

- rincer le circuit
- remplir l’installation et purger l’air
- mettre le circulateur en marche
- vérifier le sens de rotation de la pompe
(si pompe en triphasé)
- contrôle de la HMT

Il ne faut jamais laissé une pompe sans


eau( risque de rouille) et après un arrêt
prolongé il faut « dégommé la pompe »
( déblocage manuel avec un tournevis du
rotor).
pompes centrifuges

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Pompes sur socles Pompes monobloc

Exercice : Une installation de chauffage d’une puissance de 30 kW à un régime de


température de 80/ 65°C.

La perte de charge du aux canalisations est de 2 mCE,


La perte de charge du à la chaudière est de 2 mCE,
La perte de charge du aux divers appareils est de 1,5 mCE ,

1. Calculer le débit massique puis volumique de l’installation.


2. Choisir la pompe qui pourra assurer le débit

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ANNEXE II

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