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Remerciement 

Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer nos sincères


remerciements et notre profonde gratitude à toutes les personnes
ayant contribué à l’élaboration de ce travail. Avant d’entamer ce
rapport, nous profitons de l’occasion pour remercier tout d’abord
notre professeur Mr. MOUQALID Mhamed qui n’est pas cessé de
nous encourager pendant la durée du projet, ainsi pour sa
générosité en matière de formation et d’encadrement. Nous le
remercions également pour l’aide et les conseils concernant les
missions évoquées dans ce rapport.
INTRODUCTION GENERALE :
Nous savons tous par expérience qu’une boisson froide en conserve laissée dans une pièce se
réchauffe et qu’une boisson chaude en conserve laissée dans un réfrigérateur refroidit. Ceci est
accompli par le transfert d'énergie du milieu chaud au froid. Le transfert d’énergie se fait toujours du
milieu à température la plus élevée au plus bas, et le transfert d’énergie s’arrête lorsque les deux
milieux atteignent la même température.

Vous vous souviendrez de la thermodynamique que l'énergie existe sous différentes formes. Dans ce
mémoire, nous nous intéressons principalement à la chaleur, forme d’énergie pouvant être
transférée d’un système à l’autre en raison de la différence de température. La science qui traite de
la détermination des taux de tels transferts d'énergie est le transfert de chaleur
I) Chapitre I : Notions générales sur les fluides et le transfert :

a) Notion des fluides :


Un fluide peut être considéré comme étant une substance formée d'un grand nombre de particules
matérielles, très petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux autres. C’est donc un milieu
matériel continu, déformable, sans rigidité et qui peut s'écouler. Les forces de cohésion entres
particules élémentaires sont très faibles de sorte que le fluide est un corps sans forme propre qui
prend la forme du récipient qui le contient, par exemple : les métaux en fusion sont des fluides qui
permettent par moulage d'obtenir des pièces brutes de formes complexes

b) Les types de l’Ecoulement :

 Ecoulements laminaires et turbulents :

Depuis longtemps, il existe deux types d’écoulements : le flux laminaire et le flux turbulent . Les flux
de plaques sont caractérisés par un flux facile avec des lignes de flux parallèles, et dans un flux
instable, les fluides ont un mouvement très irrégulier. Le nombre de Reynolds est la mesure
permettant de déterminer le type de flux : il est généralement admis que, si Re < 2000, le flux est
floconneux, sur le compteur si le Re-3000 est instable. Pour les valeurs comprises entre 2000 et 3000,
nous devons examiner chaque situation. Les valeurs de Reynolds en aérodynamique sont à 106
obstacles et les débits sont instables.

Ecoulements laminaires et turbulents

 La compressibilité de l’écoulement

On dit qu’un fluide est incompressible si sa masse spécifique varie faiblement avec la pression ou la
température. Pour juger de l’effet de compressibilité dans un fluide en mouvement il faut faire
intervenir à la fois la célérité du son et la vitesse de l’écoulement. Le rapport de ces deux grandeurs
définit un paramètre adimensionnel appelé nombre de "Mach" : 𝑀 = 𝑣 𝑐
Le nombre de Mach permet de distinguer les régimes subsoniques (M < 1), supersonique (1  𝑀 ≲ 5)
et hypersonique (𝑀 ≳ 5).En outre, pour des écoulements à nombre de Mach inférieur à 0.2 le
résultat du calcul de la vitesse fait en considérant le fluide incompressible ne diffère pas de plus de
1% de la valeur trouvée en prenant en compte la compressibilité. C’est la raison pour laquelle on
distingue au sein du régime subsonique, la plage des écoulements incompressibles et celle des
écoulements où les effets de compressibilité due au mouvement ne peuvent être négligés

Fluide compressible

Fluide compressible

 Écoulement non stationnaire et écoulement stationnaire :

a) Écoulement non stationnaire :

La vitesse d’une particule de fluide change en fonction du temps et de sa position. Des


écoulements non stationnaires se forment lors de processus de vidange, de processus de
démarrage et de mise à l’arrêt des turbomachines ou en cas de vibrations de liquide et de
phénomènes du coup de bélier.

Les processus d’écoulement non stationnaires sont pris en compte par exemple :

 lors du dimensionnement des réservoirs d’eau


 pour le dimensionnement des vidanges de fond des barrages
 sur le drain d’eau partant d’un lavabo en direction d’un conduit
 lors de la rencontre de deux fluides ayant des vitesses différentes

b) Écoulement stationnaire

La vitesse d’une particule de fluide change en fonction de sa position et non du temps.

Principes de base de l'écoulement stationnaire :

Dans le domaine de l’écoulement stationnaire, l’enseignement porte en particulier sur la


détermination de l’évolution de l’écoulement, la distribution de la pression et celle de la vitesse.

c) Les types de fluides :

1) Fluides parfaits :

Soit un système fluide, c.à.d. un volume délimité par une surface fermée S fictive ou non.

Considérons dF la force d’interaction au niveau de la surface élémentaire dS de normale n entre

le fluide et le milieu extérieur. On peut toujours décomposer dF en deux composantes :

- une composante dFN normale à dS,

- une composante dFT tangentielle à dS.

En mécanique des fluides, un fluide est dit parfait s'il est possible de décrire son mouvement

sans prendre en compte les effets de frottement, c’est à dire quand la composante T est nulle.

Autrement dit, la force dF est normale à l'élément de surface dS

Fig. I.4 : Force d’interaction au niveau de la surface élémentaire d’un fluide parfait

2) Fluide Réel :

A l’inverse d’un fluide parfait, qui n’est qu’un modèle simplifiant les calculs, quasiment inexistant
dans la nature, dans un fluide réel les forces tangentielles de frottement interne qui s’opposent au
glissement relatif des couches fluides sont prises en considération. Ce phénomène de frottement
visqueux apparaît lors du mouvement du fluide. C’est seulement au repos, qu’on accepte que le
fluide réel se comporte comme un fluide parfait et on suppose que les forces de contact sont
perpendiculaires aux éléments de surface sur lesquels elles s’exercent. La statique des fluides réels se
confond avec celle des fluides parfaits

Fig. I.5 : Fluide Réel

Comparaison de l’écoulement d’un fluide parfait et réel sur une plaque plane

c) Les modes de transfert de chaleur :

L’énergie thermique est l’énergie cinétique d’agitation microscopique d’un objet, qui est due
à une agitation désordonnée de ses molécules et de ses atomes.  Les transferts d’énergie
thermique entre corps sont appelés transferts thermiques. Ils jouent un rôle essentiel
en thermodynamique, ils sont appelé plus communément chaleur1, est l'un des modes
d'échange d'énergie interne entre deux systèmes, l'autre étant le travail : c'est un transfert
d'énergie thermique qui s'effectue hors de l'équilibre thermodynamique. Comme on le verra
par la suite, le flux de chaleur dont la densité locale est notée ϕ est une grandeur vectorielle,
ce qui signifie qu’un flux de chaleur est caractérisé non seulement par son intensité mais aussi
par sa direction. Il est défini en chaque point de l’espace et a l’unité d’une densité surfacique
de puissance (W/m2 ). Il existe trois modes essentiels de transferts de chaleur: la conduction,
le rayonnement et la convection.
On distingue trois types de transfert thermique, qui peuvent coexister :

 la conduction, due à la diffusion progressive de l'agitation thermique dans la matière ;


 la convection, transfert thermique qui accompagne les déplacements macroscopiques de
la matière ;
 le rayonnement, qui correspond à la propagation de photons.

1- La conduction :

On sait que la température est une fonction croissante de l’agitation moléculaire dans
un corps, qu’il soit solide, liquide ou gazeux. Considérons pour l’instant un corps
solide au sein duquel la température varie. L’agitation moléculaire ´enlevée de la zone
chaude communiquera de l’´énergie cinétique aux zones plus froides par un
phénomène appelé conduction de la chaleur. La conduction est un phénomène de
diffusion qui permet donc `a la chaleur de se propager `a l’intérieur d’un corps solide.
Il en est de même pour un liquide ou un gaz mais on verra par la suite que pour eux, la
convection est un autre mode de transfert de chaleur possible. Notons enfin que la
conduction de la chaleur n’est pas possible dans le vide puisqu’il n’y a pas de support
moléculaire pour cela.

Principe de la conduction
2- la convection :
Le phénomène de convection se réfère au transfert thermique qui a eu lieu dans les fluides
liquides ou gaz en mouvement. La convection est le processus de transfert thermique
déterminé par le mouvement des particules élémentaires d’un fluide entre des zones ayant des
températures différentes. Ce mouvement entraîne un mélange intense des particules fluides,
qui échangent de l’énergie (chaleur) et de la quantité de mouvement entre elles.
Il en existe deux types :
 La convection forcée dans laquelle l’´écoulement du fluide est forcé par un dispositif
m´mécanique quelconque (pompe ou gravité pour un liquide, ventilateur pour de l’air).
 La convection naturelle: lorsqu’il existe une différence de température entre deux
points d’un fluide, le fluide chaud, qui aura une masse volumique plus faible que le
fluide froid aura tendance à monter sous l’effet de la poussée d’Archimède.

La convection

Le transfert de chaleur par convection nécessite un déplacement macroscopique de matière.


Considérons une plaque chauffante sur laquelle s'écoule un fluide plus froid. La mécanique
des fluides nous a appris que, près de la surface, se développe une couche limite
hydrodynamique dans laquelle les variations de la vitesse s'observent. Le transfert de chaleur
de la plaque vers le fluide s'opère par convection et résulte de deux mécanismes: - juste à la
surface là où la vitesse du fluide est nulle, il y a transfert par conduction vers le fluide - alors
que loin de la surface le transfert résulte aussi du déplacement du fluide. Sur une surface, le
phénomène global de transfert de chaleur s'exprime d'une façon pratique par la loi de
refroidissement de Newton:

Pour mesurer l'intensité du transfert thermique dans le fluide dû à ses mouvements et pour
caractériser l'échange thermique entre le fluide et la paroi, on utilise le nombre de Nusselt.

Le nombre de Nusselt représente le gradient thermique adimensionné à la paroi :

∂T hx
Nu=( ) =
∂ y paroi λfluide

 En convection forcée, on a :    Nu=f(Re,Pr)


 En convection naturelle, on a :    Nu=f(Gr,Pr)

VL
Nombre de Reynolds :   Re = v

v
Nombre de Prandtl :   Pr =α

g β Δ T L3
Nombre de Grashof :   Gr =
v2

avec :

V : vitesse caractéristique (m/s)

L : longueur caractéristique (m)

ν : viscosité cinématique (m2/s)

α : diffusivité thermique (m2/s)


g : accélération de la pesanteur (m/ s2)

β : coefficient de dilatation thermique (k −1)

3- le rayonnement :

C'est un mode de transfert de chaleur qui nous est familier: l'hiver devant un bon feu ou l'été
sur la plage au soleil. La chaleur passe d'un corps à haute température vers un corps à basse
température sous forme d'un rayonnement électromagnétique (photon); les deux corps devant
être dans un milieu transparent (comme l'air ou le vide). La densité de flux maximale émise
par une surface est donnée par la loi de Stephan-Boltzmann:

où la constante de Stephan-Boltzmann (σ) vaut 5.669 10-8 W/(m2 .K4 ) Le flux maximum est
obtenu pour une surface idéale (corps noir). Cependant, les surfaces réelles (corps gris) ont
une certaine émissivité (ε) qui vient réduire le flux émis par la surface:

Dans le cas où cette surface est environnée d'une autre surface à une température TENVIR,
l'échange net de chaleur est alors:

Le rayonnement solaire.

 Quelques conductivités thermiques en (w/m.K) :


 La conductivité thermique des différents matériaux (comparaison) :

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