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POMPA
(CC BY-NC-ND 2.0)
UNIVERSITE CLAUDE BERNARD-LYON I
U.F.R. D'ODONTOLOGIE

Année 2015 THESE N° 2015 LYO 1D 053

THESE
POUR LE DIPLOME D'ETAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et soutenue publiquement le : Mercredi 8 juillet 2015

par

Mr POMPA Mathieu

Né le 02 octobre 1990 à ANNECY (74)

_____________

La radio-identification (RFID) en odontologie

______________

JURY

Madame le Professeur Catherine MILLET Président

Monsieur le Professeur Jean-Christophe MAURIN Assesseur

Monsieur le Docteur Jean-Pierre DUPREZ Assesseur

Monsieur le Docteur Kévimy AGOSSA Assesseur

POMPA
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A notre Présidente du Jury,

Madame le Professeur Catherine MILLET


Professeure des Universités à l'UFR d'Odontologie de Lyon
Praticien-Hospitalier
Docteur en Chirurgie Dentaire
Docteur de l'Université Lyon I
Habilitée à Diriger des Recherches

Nous vous remercions pour l’honneur que vous nous faites d’avoir accepté la direction de ce travail et
la présidence de ce jury de thèse.
Nous vous remercions également pour les enseignements que vous nous avez dispensés tout au long
de ce cursus et votre engagement au sein du service de prothèse de la faculté.
Merci pour votre disponibilité, vos conseils, et votre gentillesse tout au long de ce travail.
Veuillez trouver dans ce travail, le témoignage de notre sincère considération et de notre profond
respect.

POMPA
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A notre juge,

Monsieur le Professeur Jean-Christophe MAURIN


Professeur des Universités à l'UFR d'Odontologie de Lyon
Praticien-Hospitalier
Docteur en Chirurgie Dentaire
Maîtrise en Sciences Biologiques et Médicales
Diplôme d'Etudes Approfondies
Docteur de l'Université Claude Bernard Lyon 1
Habilité à Diriger des Recherches

Nous vous remercions pour l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans ce jury.
Nous vous témoignons notre reconnaissance pour votre enseignement et votre engagement au sein de
la faculté.
Veuillez trouver dans ce travail, l’expression de notre profond respect.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
A notre juge,

Monsieur le Docteur Jean-Pierre DUPREZ

Maître de Conférences à l'UFR d'Odontologie de Lyon

Praticien-Hospitalier

Docteur en Chirurgie Dentaire

Docteur en Sciences Odontologiques

Habilité à Diriger des Recherches

Nous vous remercions pour l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans ce
jury.

Nous vous témoignons notre reconnaissance pour votre enseignement au sein du service
d’odontologie pédiatrique de la faculté.

Veuillez trouver dans ce travail, l’expression de notre profond respect.

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A notre juge,

Monsieur le Docteur Kévimy AGOSSA

Assistant hospitalo-universitaire au CSERD de Lyon

Ancien Interne en Odontologie

Docteur en Chirurgie Dentaire

Nous vous remercions pour l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans notre
jury.

Nous vous témoignons notre reconnaissance pour votre rigueur et votre enseignement au sein
du service de parodontologie.

Veuillez trouver dans ce travail, l’expression de notre profond respect.

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TABLE DES MATIERES

- INTRODUCTION…………………………………………..………………..... 1

- PARTIE 1 : PRESENTATION DE LA TECHNOLOGIE DE


RADIO-IDENTIFICATION (RFID) :…………………….……………… 3

o I/ Les puces radiofréquence……………………………………………….. 4


 1) Définition………………………………………………………... 4
 2) Historique des puces RFID……………………………………….. 6
 3) Les différentes catégories de tags RFID………………………….. 6
 a) les tags RFID passifs…………………………………….. 6
 b) Les tags RFID passifs assistés par batterie……………… 7
 c) Les tags RFID actifs………............................................... 7
 4) Les différentes fréquences……………………………………….. 7

o II/ Le principe de lecture des puces RFID……………………………….. 8


 1) Principe du lecteur RFID……………………………………….. 9
 2) Lecteurs RFID fixes ou portables……………………………..... 9
 3) Les différentes applications de la technologie RFID…………… 10

o III/ Pertinence de l’utilisation des puces RFID en odontologie………… 11


 1) Intérêts en odontologie………………………………………….. 11
 2) Avantages de l’utilisation de la technologie RFID en odontologie..13
 3) Limites de l’utilisation de la technologie RFID en odontologie…. 13

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o IV/ Juridiction…………………………………………………………….. 14
 1) Secret professionnel……………………………………………. 14
 a) le code de déontologie………………………………….. 15
 b) le code pénal……………………………………………. 15
 2) La loi KOUCHNER……………………………………………. 15
 3) La loi informatique et libertés………………………………….. 16
 4) Applications pour la mise en place d’un système RFID ayant pour
objectif l’identification d’une personne…………………………... 18

- PARTIE II : APPLICATIONS DES PUCES RFID EN


ODONTOLOGIE……………………………………………………. 19

o V/ Utilisation des puces RFID en prothèse amovible………………....... 20


 1) Présentation……………………………………………………. 20
 a) Incorporation dans une prothèse amovible totale……… 20
 b) Position du lecteur……………………………………... 23
 c) Pertinence du concept……………………………...…... 24
 2) Avantages……………………………………………………… 24
 3) Inconvénients………………………………………………….. 25

o VI/ Utilisation intra-dentaire des puces RFID……………………………. 25


 1) Principe…………………………………………………………... 25
 2) Etude des résistances…………………………………………….. 27
 3) Intérêts…………………………………………………………… 29

o VII/ Gestion du cabinet par la technologie RFID………………………… 29


 1) Présentation…………………………………………………………….. 29
 2) Etapes de fonctionnement…………………………………………….... 30
 3) Avantages……………………………………………………………… 33

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o VIII : Traçabilité de la stérilisation et de l’instrumentation………….. 33
 1) Méthode……………………………………………………….. 33
 2) Intérêts………………………………………………………… 35

o IX/ Autres applications………………………………………………….. 36

o CONCLUSION……………………………………………...... 38

o ILLUSTRATIONS………………………………………….... 40

o BIBLIOGRAPHIE…………………………………………… 43

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INTRODUCTION

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La radio identification, désignée par le sigle RFID (Radio Frequency Identification), est
aujourd'hui une technologie en plein essor, qui est présente dans de nombreuses applications de la vie
quotidienne.

Dans une société où les besoins de sécurité et d'informations sont prépondérants, le domaine
de la dentisterie n'échappe pas à cette tendance, entrainant une présence de plus en plus forte des
technologies informatiques.

Le propriétaire d'un cabinet dentaire est au centre de nombreuses sollicitations, et se doit d'être
alerte dans de nombreux domaines (compétences médicales, gestion administrative, management du
personnel, commercial,...) pour mener au mieux une activité efficace au sein de son cabinet.

Nous exposerons le fonctionnement de la technologie RFID, son intérêt dans le domaine de


l’odontologie, puis les différentes applications possibles, même si la plupart n'en sont aujourd'hui
qu'au stade d’études expérimentales.

L'implication des principaux industriels du secteur dentaire, dans le domaine de la RFID


pourra peut-être donner le coup d'envoi d'un véritable développement de cette technologie dans les
années à venir au sein d’un plus grand nombre de cabinets dentaires.

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PARTIE I : PRESENTATION DE LA
TECHNOLOGIE RFID

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I/ LES PUCES RADIO-FREQUENCE (RFID) :

1/ Définition :

La RFID, pour Radio Frequency Identification, est une méthode pour stocker et récupérer des
données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » ou « tag RFID ». Les tags
RFID sont de petits objets, tels que des plaquettes, ou étiquettes auto-adhésives (fig.1), qui peuvent
être collés ou incorporés dans des produits, voire être implantés dans des organismes vivants
(animaux, corps humain). Ils comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur
permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis un émetteur-récepteur RFID. Cet
ensemble puce et antenne (appelé inlay) (fig.2) est ensuite conditionné pour résister aux conditions
dans lesquelles il est amené à être utilisé (1).

Fig. (1) : Etiquette autocollante RFID

Fig. (2) : Comparaison puce RFID basse


fréquence avec la taille d’un grain de riz

Il existe plusieurs fréquences radios utilisées par la RFID, plusieurs types d’étiquettes ayant
différents types de modes de communication et d’alimentation. Les informations contenues dans la
puce électronique d’un tag RFID sont transmises à l’aide d’une antenne vers un émetteur-récepteur qui
envoie des requêtes radio. Ces informations sont ensuite traitées informatiquement par l’émetteur-
récepteur et pourront enregistrer puis transmettre les informations demandées par l’intermédiaire d’un
écran de lecture (fig.3). Ces puces électroniques peuvent contenir des informations d’identification,

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mais aussi des informations complémentaires que l’opérateur choisira de stocker dans le tag en
fonction de la capacité de stockage de la puce. La taille de ces mémoires varie de quelques bits à
quelques dizaines de kilobits (quelques séries de chiffres à de véritables textes).

Cette technologie d’identification peut être utilisée pour identifier :

• les objets, comme avec un code-barres (on parle alors d’étiquette électronique) ;

• les personnes, en étant intégrée dans les passeports, carte de transport, carte de paiement (on
parle alors de carte sans contact) ;

• les carnivores domestiques (chats, chiens et furets) dont l'identification RFID est obligatoire
dans de nombreux pays, en étant implantée sous la peau. C'est également le cas de manière non
obligatoire pour d'autres animaux de compagnie ou d'élevage (on parle alors de puce sous-cutanée).

Fig. (3) : Schéma de principe de la RFID

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2/ Historique des puces RFID:
Les premières utilisations des puces RFID remontent à 1940, lors de la deuxième guerre
mondiale. Les militaires des forces britanniques les utilisaient pour repérer et essayer de distinguer les
avions ennemis des avions alliés (5).

Dans les années 1970, cette technologie reste assez secrète et des recherches commencent à
émerger, quasi-exclusivement dans le domaine militaire.

C'est au milieu des années 1980, grâce aux avancées technologiques, que le tag "passif" est
inventé. Il s'agit du premier tag RFID, capable de rétro moduler l'onde rayonnée par le récepteur
(interrogateur) pour transmettre des informations. Cette technologie permet de s'affranchir de sources
d'énergie embarquée sur l'étiquette, réduisant ainsi son coût et sa maintenance.

En 1990, les premières règles internationales apparaissent, afin d'obtenir une normalisation des
équipements RFID.

En 1999, fondation par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) de l’Auto-ID center :


centre de recherches spécialisé en identification automatique (entre autres RFID).

À partir de 2005 : Les technologies RFID vont se répandre dans quasiment tous les secteurs
industriels (aéronautique, automobile, logistique, transport, santé, vie quotidienne, etc.). L’ISO
(International Standard Organisation) a largement contribué à la mise en place de normes tant
techniques qu’applicatives permettant d’avoir un haut degré d’interopérabilité voire
d’interchangeabilité.

3/ Les différentes catégories de tags RFID :


Comme pour tout système électronique, l’existence d’une source d’énergie est nécessaire pour
alimenter le système. Pour cela, on peut distinguer trois catégories de tags différentes, qui permettront
à cet ensemble puces-récepteur de fonctionner (2).

• a/ Les tags RFID passifs :

Le tag rétro module l'onde issue de l'interrogateur pour transmettre des informations. Il
n'intègre pas d'émetteurs RF. Le tag passif utilise l'onde (magnétique ou électromagnétique) issue de
l'interrogateur pour alimenter le circuit électronique.

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• b/ Les tags RFID passifs assistés par batterie (BAP BatteryAssisted Passive) :

Ils comportent une alimentation embarquée (piles, batteries...). Cette dernière n'est pas utilisée
pour alimenter un émetteur, mais pour alimenter le circuit électronique du tag au circuit de base. Cette
alimentation permet, en théorie, d’améliorer les performances. Ce tag est largement utilisé pour des
applications nécessitant une capture d’information (température, choc, lumière, etc.) indépendante de
la présence d’un interrogateur.

• c/ Les tags RFID actifs :

Il s’agit de tags qui embarquent un émetteur à radiofréquence. La communication avec


l'interrogateur est donc de type pair à pair. Ce tag embarque généralement une source d’énergie.

4/Les différentes fréquences :


Différentes fréquences sont compatibles avec l’utilisation d’un tag RFID. On distingue les tags à
basses, hautes, et ultra-hautes fréquences. Une dernière catégorie regroupe les tags à fréquences micro-
ondes (4).

• Les basses fréquences (LF ou LowFrequency) de moins de 125 à 134 kilohertz (KHz),
trouvant leur application dans les systèmes antivols, l’identification d’animaux, ou encore les clefs de
voiture. Ce sont ces tags qui sont utilisés chez les êtres vivants. Ils sont alors utilisés sans risques
d’émissions nocives.

• Les hautes fréquences de 13,56 mégahertz (MHz), typiquement utilisées dans l’identification
et le suivi d’éléments spécifiques, tels que les bagages, les badges ou cartes d’accès.

• L’ultra haute fréquence (UHF) comprise entre 860 MHz et 2,5 gigahertz (GHz), utilisées dans
le cas de la production ou des envois de masse (palettes, production d’objets en série), ou des péages
automatiques existant aux États-Unis. Les fréquences UHF réservées à la RFID n’étant pas
harmonisées dans toutes les régions du monde (entre 860 et 960 MHz), les tags doivent généralement
présenter des bandes passantes importantes qui réduisent leurs performances.

• Les fréquences micro-ondes (MicrowaveFrequencies) s’étalant entre 2,45 et 5,8 GHz,


appliquées aux tags, destinées à la gestion des objets produits en série, ou à certains péages
automatiques européens dont elle constitue le standard, mais celles-ci ne seront pas développées dans
notre travail.

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125 à 150 KHz 13.56 MHz 800 à 900 MHz

Type Basse fréquence Haute fréquence Ultra haute


fréquence

Technologie Boucle aérienne ou Boucle imprimée, Boucle imprimée,


d’antenne boucle sur ferrite perforée ou gravée perforée ou gravée

Distance de lecture et >1m Europe : 1m Europe : Limite en


d’écriture USA : > 0.8 m puissance

USA : de 1m à 10m

Transfert des données <10 kb/s <100 kb/s <200kb/s

Influence du métal Perturbation Perturbation Perturbation

Influence de l’eau Aucune Atténuation Atténuation

Influence du corps Aucune Atténuation Atténuation


humain

Lecture simultanée Un seul tag à la fois Plusieurs tags à la Plusieurs tags à la


fois fois

Fig. (4) : Tableau récapitulatif des caractéristiques des tags RFID en fonction de leur
fréquence

II/ Le principe de lecture des puces RFID :


Les lecteurs RFID ont tous le même mode global de fonctionnement, mais le choix approprié
du lecteur peut s'avérer difficile du fait de la diversité de l'offre.

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1/ Principe du lecteur RFID:
Le lecteur RFID, élément essentiel pour l'utilisation de la technologie RFID, fonctionne de la
manière suivante : le lecteur transmet à travers des ondes-radio l'énergie au tag RFID, puis il émet
alors une requête d'informations aux étiquettes RFID situées dans son champ magnétique, afin de
réceptionner les réponses et de les transmettre aux applications concernées.

La communication entre le lecteur RFID et l'étiquette est possible grâce à chaque antenne RFID
intégrée dans chacun des 2 composants, c'est à dire le tag et le récepteur (6).

2/ Lecteurs RFID fixes ou portables :


Les lecteurs RFID peuvent prendre des formes variées selon l'utilisation à laquelle ils seront
destinés. Du fait qu'ils n'aient pas besoin d'être mis en contact direct avec la puce, le lecteur le plus
utilisé est le lecteur fixe, mais il peut également prendre la forme d'un lecteur portable :

- Le lecteur RFID fixe (fig.5) : comme son nom l'indique il est installé de manière fixe et ne
peut donc pas être transporté pour la lecture des puces à distance, il prend la forme de portique ou de
bornes (ex : caisse des supermarchés, RFID en bibliothèque).

- Le lecteur RFID portable (fig.6) : le lecteur portable prend la forme d'un flasher portatif
qui permet de lire les étiquettes manuellement, les objets n'ont plus besoin d'être transportés à
proximité du lecteur, c'est le lecteur qui se déplace.

Fig. (5) Lecteur RFID fixe Fig. (6) : Lecteur RFID portable

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Le choix du lecteur RFID doit être fait de façon raisonnée, qui sera en fonction du type de puce
utilisée, et de l’utilisation qui en sera faite. Le type de lecteur dépend également de la fréquence du tag
RFID utilisé et de la distance de lecture souhaitée.

En fonction des modèles de tags concernés, 3 types de lecteurs sont possibles (6):

 les lecteurs RFID basses fréquences +/- 125KHz,


 les lecteurs hautes fréquences +/- 13,56 MHz,
 les lecteurs RFID UHF +/- 868 MHz.

La puissance du lecteur RFID est à combiner avec l'antenne appropriée, ainsi plusieurs portées
optimales de lecture peuvent être définies :

 les lecteurs RFID de proximité: jusqu'à 25 cm,


 les lecteurs RFID de voisinage : jusqu'à 1 m,
 les lecteurs moyenne distance : jusqu'à 9 m,
 les lecteurs longue portée : plusieurs centaines de mètres.

Le prix d'un lecteur RFID varie de 50 à 10 000 euros selon leur technologie (6).

3/ Les différentes applications de la technologie RFID :

La RFID est de plus en plus présente dans notre quotidien, et de multiples applications ont été
développées, alors que d'autres sont en cours d’expansion. Cette technologie possède encore un
énorme potentiel inexploité, faisant d'elle une ressource numérique majeure et incontournable dans les
années à venir. Aujourd'hui, la radio-identification (RFID) est présente dans des domaines nombreux
et variés. La liste d'exemples suivante n'est pas exhaustive, mais voici quelques domaines où la
technologie RFID est présente:

- La logistique et la distribution: la radio-identification permet d'optimiser et de suivre les stocks en


temps réel. Elle permet ainsi de réduire au maximum les ruptures de stocks éventuelles, ainsi que les
coûts d'inventaires (7).

- Le fret maritime: cette technologie est utilisée pour le suivi des containers cargo dans les portiques
de chargement et de déchargement. On peut ainsi avoir des informations sur la provenance, le contenu
ou la destination de chaque container (8) (9).

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- La grande distribution: les tags RFID seront de plus en plus utilisés dans le concept de PLV
(publicité sur le lieu de vente) qui tend à se développer. Elle consistera à offrir au client des offres de
promotions personnalisées, après détection de l'historique des achats précédents via la carte de fidélité
(10).

- Le paiement sans contact : via les cartes bancaires (montants inférieurs à 20€) ou via certains
smartphones (10).

- Milieux urbains: accès transports publics et pesage des poubelles domestiques pour favoriser le tri
des déchets.

- Santé: traçabilité des analyses et médicaments (CHU de MARSEILLE). Aux Etats-Unis, certains
assurés sociaux possèdent une puce RFID sous cutanée au niveau de l'humérus, contenant des
informations vitales et importantes. Cela est étendu à de nombreux patients atteints de la maladie
d'Alzheimer, ainsi qu'aux patients diabétiques (10) (11) (12) (13) (14).

- Sécurité: badges de sécurité (contrôles des sorties et entrées). La technologie se développe


également pour le suivi des bagages dans les aéroports.

III/ Pertinence de l'utilisation des puces RFID en odontologie :

1/ Intérêts en odontologie:

L'identification est l'action de reconnaitre un objet ou une personne. Il s'agit d’un processus
d’information par lequel on compare des recueils de données, afin d’avoir le degré de certitude requis
à l’égard des qualités de la personne ou de l’objet avec lequel on entre en contact. (15)

L'identification, qu’elle soit en odontologie, ou dans la vie quotidienne, est un processus


inhérent à la vie sociale. Il est en effet essentiel lors de la plupart des interactions humaines, de savoir
à des degrés variables, à qui ou à quoi l'on a affaire. (15)

Il est évident que le domaine de la chirurgie dentaire n'est pas le seul où la technologie RFID
peut se révéler utile. Dans le domaine dentaire, il y a trois notions indispensables à une activité
efficace et de qualité, et dans lesquelles la technologie RFID peut apporter beaucoup. Il s'agit des
notions d'identification, de suivi et de traçabilité.

 TRACABILITE: En France, la mise en place d'une traçabilité de la stérilisation est


obligatoire. Le praticien doit pouvoir justifier, le cas échéant, quels instruments ont été
utilisés, pour quel patient et à quels cycles de stérilisation ces instruments ont été soumis.

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Aujourd'hui, l'utilisation d'étiquettes, ou de codes-barres est répandue, mais l'avenir passera
par un suivi via la technologie RFID, à l'aide de puces introduites à l'intérieur même des
instruments neufs.

 SUIVI: Le chirurgien-dentiste est au centre de très nombreux échanges (patients, assistantes,


prothésiste, commerciaux,...). Ces nombreux échanges peuvent faciliter les pertes de
matériels, les oublis administratifs, et le stress. C'est pourquoi, les puces RFID peuvent
intervenir dans le domaine du suivi des travaux prothétiques (fig.7). Avant la pose définitive
d'un élément prothétique, de nombreuses étapes sont nécessaires, entrainant de nombreux
aller-retours du travail chez le prothésiste.

Fig. (7) : Photo d’une étiquette RFID colée au dos d’un modèle en plâtre

 IDENTIFICATION: la technologie RFID permet de répondre aux problèmes d'identifications.


On pourra ainsi identifier des prothèses amovibles dans les établissements pour personnes
âgées, ce qui permet au personnel soignant de retrouver le propriétaire de la prothèse à l'aide
d'un simple lecteur via l'incorporation d'un tag dans la structure de la prothèse.

L'identification de personnes ne portant pas de prothèse amovible est également possible, via
l'incorporation d'un tag RFID à l'intérieur d'une molaire humaine. L'intérêt serait d'avoir des
informations utiles (identité, allergies, personnes à prévenir, autres, ...) en cas d'accident ou de
catastrophes.

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2/ Avantages de l’utilisation de la technologie RFID en odontologie :

À quelques exceptions près, la présence d’une formule dentaire identique est constante chez
l’être humain. La dent est un assemblage de différentes matières organiques, telles que la dentine, le
cément, la pulpe ou l’email. La dent est considérée comme un des éléments le plus résistant que le
corps humain fabrique, de par sa minéralisation très importante, notamment grâce aux cristaux
d’hydroxyapatite. Ces propriétés, ainsi que la facilité d’accès de la denture, sont en faveur de
l’implantation intra-dentaire de tags RFID. Les données pourront ainsi être utilisées en odontologie
médico-légale. Toutefois, cela impose la réalisation d’une petite cavité intra dentaire, ce qui peut
s’avérer problématique dans le cas d’une bouche exempte de carie. La rapidité de lecture, ainsi que la
discrétion et la durée de vie des puces RFID peuvent se révéler de grands atouts en odontologie.

3/ Limites de l’utilisation de la technologie RFID en odontologie :

Les limites portent sur la nature même de ces ondes, et leurs conséquences à long terme sur
l’organisme. Les effets biologiques et notamment l’influences des radiofréquences sur le corps humain
sont encore mal connus, mais les recherches au laboratoire et les études épidémiologiques ont montré
l’existence de deux effets (16) :

 Un effet thermique modéré au niveau des cellules, par suite de l’absorption des énergies
faibles transportées par ces ondes électromagnétiques. On assiste à un échauffement des tissus
vivants de l’organisme (16).
 Une influence sur les échanges ioniques au sein des cellules se traduisant par une perturbation
de la thermorégulation du corps (16).

En définitive, l’exposition aux ondes radio électromagnétiques se traduit chez l’homme par
des échauffements locaux (muscles et nerfs) légers et des risques de perturbations de la
thermorégulation. Actuellement, les études se poursuivent pour mieux cerner les risques encourus par
les salariés exposés aux ondes radio (16).

Une étude publiée en 2010 (17) a examiné la compatibilité entre un système de lecteurs RFID
et un pacemaker (ou défibrillateur cardiaque implantable (DCI)). Quinze pacemakers et quinze DCI
ont été exposés à treize lecteurs RFID passifs, avec trois fréquences différentes : des basses fréquences
(134 KHz), des hautes fréquences (13,56 MHz), et ultra hautes fréquences (915 MHz). Les résultats
ont montré que pendant une exposition aux basses fréquences, une réaction d’inhibition, de battements
inappropriés, de perte de rendement, ou de délivrances de chocs de survoltages, est observée pour 67%
des pacemakers testés et 47% des DCI testés. Durant l’exposition aux hautes fréquences, une réaction

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est observée dans seulement 6% des pacemakers et 1% des DCI. En ce qui concerne l’ultra haute
fréquence, il n’y a pas de réactions des pacemakers et des DCI. Cette étude démontre le fait que les
pacemakers et les DCI sont plus sensibles aux basses fréquences. Ces résultats sont importants, les
tags basses fréquences étant ceux utilisés comme dispositifs implantables dans le corps humain (17)
(18).

Dans un rapport de 2009, l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du


travail (AFSSET) considère «qu’après étude de la littérature, ainsi que des résultats des campagnes
de mesures, il n’y a pas, l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux champs
électromagnétiques émis par des systèmes RFID. Toutefois, il est à noter que l’exposition
professionnelle peut-être nettement plus importante que celle de la population générale.» (19)

La principale mesure de sécurité, est d’éviter de se trouver sur la trajectoire de ces ondes et
notamment à proximité des antennes d’émission autour desquelles ces rayonnements sont émis avec
des énergies susceptibles de porter atteinte à l’organisme. Les restrictions portent également sur le
cout du matériel nécessaire (lecteur RFID, tags,…), ainsi que sur le comportement des tags dans
l’environnement dans lequel il est placé (dent, prothèse, autoclave,…).

De plus, la technologie RFID reste un système informatique, avec ses avantages et ses défauts.
La présence d’un « bug » informatique n’est pas à exclure, et la perte des données n’est pas à écarter,
ce qui peut se révéler préjudiciable pour le praticien, la structure ou le porteur du tag.

IV/ JURIDICTION:

La France a été l'un des premiers pays, avec l'Allemagne et la Suède, à encadrer le traitement
et le devenir des données à caractères personnels dans les années 70. Il existe des règles, issues de
différentes instances, qui se recoupent, et constituent la législation encadrant le traitement de ces
données personnelles.

1/ Le secret professionnel:

C'est au début du XIXème siècle que pour la première fois, le code pénal officialise le secret
en le liant au corps médical.

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A/ Le code de déontologie:

Ce secret médical est régi par les articles R4127-4 CSP et R4127-35 CSP du code de
déontologie médicale. (21)

Ces articles définissent, comme relevant du secret médical, toutes informations qui sont
"venues à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est à dire non seulement ce
qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris."

" Le secret professionnel institué dans l'intérêt des patients s'impose à tout médecin dans les
conditions établies par la loi"

B/ Le code pénal:

Le secret professionnel est également régit via les articles 226-13 et 226-14 du code pénal
(20).

 Article 226-13: "La révélation d'une information à caractère secret par une personne
qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou
d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 1500€ d'amende."

 Article 226-14: "L'article 226-13 n'est pas applicable dans les cas où la loi impose ou
autorise la révélation du secret."

Dans l'article 226-14, il est indiqué que le secret médical qui incombe aux professionnels de
santé peut être rompu, sous certaines dispositions définies par le présent article (maltraitances, mise en
danger de la vie d'autrui, atteintes sexuelles,...). Dans ces conditions, le signalement aux autorités
compétentes, ne peuvent faire l'objet d'aucune sanction disciplinaire.

2/ La loi KOUCHNER du 4 mars 2002:

La loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de
santé (22), aussi appelée loi Kouchner, établie la notion juridique de droit des malades. Elle instaure le
droit des patients d'accéder directement (sans passer par un médecin) et de disposer de la totalité de
leur dossier médical. Celui-ci reste la propriété du patient. Elle désacralise la notion de paternalisme
médical, et définit le patient comme "acteur" de son traitement.

Depuis la loi du 4 mars 2002, l'activité d'hébergement des données de santé à caractère
personnel fait l'objet d'un agrément particulier, dont les conditions sont précisées par le décret du 4
janvier 2006.

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Les différentes procédures d'agréments visent à identifier les organismes capables de garantir
un niveau de sécurité et de confidentialité des données élevé. Ils doivent également respecter les
principes de la protection des données personnelles de santé, et satisfaire un certain référentiel afin
d'obtenir leur agrément. Aujourd'hui, 71 organismes ont obtenu un agrément. Par exemple, les HCL
ont obtenu un agrément pour l’hébergement d'applications gérant des données de santé à caractères
personnels. ORANGE® et SFR® ont également obtenu cet agrément pour la "prestation
d'hébergement des donnés de santé à caractères personnels". (23)

3/ Loi informatique et libertés:

La loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, est une
loi française réglementant la pratique du "fichage", manuel ou informatique. (24)

Cette loi inspira la convention du conseil de l'Europe sur la protection des données en 1981.
En 2004, la loi est modifiée et le terme "d'informations nominatives" est remplacé par le terme
"données à caractères personnels".

Dans son Article 1, la loi inscrit l'informatique dans le cadre des droits de l'homme, au vu
d'événements historiques tragiques.

 Article 1:" L'informatique doit être au service de chaque citoyen. Son développement
doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale. Elle ne doit porter
atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux
libertés individuelles ou publiques"

 Article 2: "... Constitue une donnée à caractère personnel toute information relative à
une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou
indirectement, par référence à un numéro d'identification ou à un ou plusieurs
éléments qui lui sont propres. Pour déterminer si une personne est identifiable, il
convient de considérer l'ensemble des moyens en vue de permettre son identification
dont dispose ou auxquels peut avoir accès le responsable du traitement ou tout autre
personne..."

 Article 7: " Un traitement de données à caractère personnel doit avoir reçu le


consentement de la personne concernée ou satisfaire l'une des conditions citées dans
le présent article..."

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(CC BY-NC-ND 2.0)
La loi du 6 janvier 1978 modifiée a également permis la création de la Commission Nationale
de l'Informatique et des Libertés (CNIL). Cette commission est chargée de veiller à ce que
l'informatique soit au service du citoyen. La CNIL est considérée comme une autorité administrative
indépendante. Les ministres, autorités publiques, dirigeants d'entreprises publiques ou privées, ne
peuvent s'opposer à son action (25).

Les traitements informatiques de données personnelles qui représentent des risques particuliers
d'atteinte aux droits et aux libertés doivent, avant leur mise en œuvre, être soumis à l'autorisation de la
CNIL (fig.8) (article 15).

Fig. (8) : Logo de la CNIL

Cette autorisation est délivrée après examen d'une demande d'avis. Cette dernière doit être
formulée en présentant les acteurs concernés, les objectifs exacts du fichier, l'organisme contrôlant le
droit d'accès, les catégories de personnes qui, en raison de leur fonction ou pour les besoins du service,
ont directement accès aux informations, la nature des informations, leurs durées d'archivage, les
dispositions prises pour assurer la sécurité des traitements des informations et la garantie des secrets
protégés par la loi (article 19).

Les informations exploitées dans un fichier doivent être cohérentes par rapport à son objectif.
Les informations ne peuvent être réutilisées de manière incompatible avec la finalité pour laquelle
elles ont été collectées. Tout détournement de finalité est passible de 5 ans d'emprisonnement et de
300.000€ d'amende.

La CNIL considère que le traitement des données de santé à caractère personnel est légitime
dès qu'il a pour finalité de permettre aux professionnels de santé de mieux assurer le suivi médical des
patients, et de faciliter leur prise en charge. Elle préconise également, via les articles L 462 et L 365-1
du code de la santé public, la consultation des instances ordinales concernées pour la mise en place de
systèmes d'information médicale.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
4/ Applications de ces règles pour la mise en place d'un système RFID
ayant pour objectif l’identification d’une personne :

Il est facilement remarquable que le système de radio-identification s'inscrit dans le cadre du


traitement des données de santé à caractère personnel. Un tag RFID incorporé dans une prothèse
amovible, ou à l'intérieur d'un organe dentaire, pourra contenir des données telles que l'identité du
patient, sa date de naissance, ses antécédents médicaux, les personnes à joindre, ou toutes autres
données personnelles et utiles.

Le caractère personnel de ces données conduira à la rédaction d'une déclaration sur le site
internet de la CNIL (www.declaration.cnil.fr). La demande est alors envoyée, et une commission
jugera alors de la pertinence des informations incorporées dans la puce RFID, et pourra même exiger
le retrait de certaines données jugées sans apports ou inappropriées pour le patient. (26)

Dès réception de l'accord de la CNIL, la mise en œuvre du traitement des données est possible,
dans les conditions exactes mentionnées lors de la déclaration. On préconisera une déclaration au
conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes.

Le secret médical s'applique de manière très scrupuleuse lors de l'utilisation et du stockage de


ces données, le recours à des organismes agréés par l'état pour le stockage des données de santé à
caractère personnel est obligatoire (et normalement requis pour une autorisation de la CNIL).

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(CC BY-NC-ND 2.0)
PARTIE II : APPLICATIONS DES PUCES
RFID EN ODONTOLOGIE

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(CC BY-NC-ND 2.0)
V/ Utilisation des puces RFID en prothèse amovible :

I/ Présentation:

Il n'est pas forcément facile pour le grand public de remarquer l'intérêt d'un marquage des
prothèses amovibles par des puces RFID. En revanche, différents professionnels, surtout ceux
travaillant dans le domaine de la santé, ou de la médecine légale peuvent y voir une grande utilité.
Parmi eux, on peut citer les chirurgiens-dentistes, mais également les infirmières, les aides-soignantes
ou les médecins légistes.

Cette identification des prothèses amovibles, via l'incorporation d'une puce RFID à l'intérieur
même de la structure de la prothèse, peut servir, tout d'abord, à l'identification des personnes édentées.
Elle sert aussi à déterminer le propriétaire de la prothèse amovible, lors de sa restitution par les aides-
soignantes d'un établissement hospitalier ou de type EHPAD (établissement hospitalier pour personnes
âgées dépendantes), après le nettoyage par ces professionnels.

Le marquage de ces prothèses se fait via l'incorporation d'un tag basse fréquence à l'intérieur
même de la structure résineuse de la prothèse, ou alors, via un marquage de surface à l'aide d'une
étiquette accolée sur la prothèse (27). Cette méthode efficace, qui s'avère être simple à mettre en
œuvre, ajoutée à la démocratisation grandissante de cette technologie, entrainent une baisse des coûts
des tags RFID, permettant raisonnablement de penser que cette technologie sera de plus en plus
démocratisée dans le domaine de l'art dentaire.

a) Incorporation dans une prothèse amovible totale:

Une étude menée en 2004 à l'université de Lyon consistait en l'incorporation d'une puce RFID
basse fréquence (140 KHz) à l'intérieur de la structure d'une prothèse amovible (fig.9) (28). Les
données à archivées étaient préalablement enregistrées à l'intérieur même de la puce, via un ordinateur
et un émetteur-récepteur sur lequel était placé le tag. La puce choisie, de basse fréquence (140 KHz),
émettait de façon passive (ne contient pas de batterie), en lecture seule. Sa capacité de stockage de 252
bits permettait de contenir environ 32 caractères.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Fig. (9) : Prothèse amovible complète avec la puce RFID basse fréquence sur leur lecteur (28)

Une fois les données intégrées, la prothèse est désinfectée, nettoyée et séchée de façon
rigoureuse. Après avoir réalisé ces étapes, un fraisage est réalisé sur l'extrados de la prothèse, au
niveau postérieur pour limiter au maximum les dommages esthétiques, et parallèlement au plan
d'occlusion. Ce fraisage crée un tunnel à travers la résine mesurant 10 millimètres de longueur et 4 mm
de diamètre. (28) (29)

Après mise en place de la puce dans son logement (fig 10), on vérifie que la relation entre le
tag et le lecteur est toujours fonctionnelle (fig.11), puis la puce est noyée dans son logement à l'aide
d'une résine acrylique pigmentée auto-polymérisable de type Unifast Trad (fig.12). Une fois la résine
mise en place, la prothèse contenant la puce, est mise à l'intérieur d'un conteneur sous pression à 20 psi
(1,38 bar) et 100°F (37,78°C) durant 15 à 20 minutes. Les excès de résine sont ôtés, puis la surface
prothétique polie.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Fig. (10) : Essayage du tag RFID dans son emplacement (28)

Fig. (11) : Vérification du bon fonctionnement de la puce RFID une fois dans son
emplacement (28)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Fig. (12) : Tag RFID noyé dans la résine acrylique et incorporé
dans la structure prothétique (28)

Cette étude montre la faisabilité d'introduire une puce RFID basse fréquence à l'intérieur des
prothèses amovibles, surtout qu'après incorporation, les données des tags sont toujours fiables
consultables via le lecteur. La résistance à différents agents de nettoyage et décontamination a été
montrée. Après nettoyage aux ultrasons (10 séances d’une heure), nettoyage à la Chlorhexidine à 4%,
à l’hypochlorite de sodium à 5,25%, ou avec une solution glutaraldéhyde à 2%, on observe une
préservation totale des données. Les tags ont été soumis à des cycles de stérilisations à 134°C pendant
20 minutes (cycle Prion), et là encore on observe une sauvegarde complète des données.
D’autres études ont montré une bonne résistance des tags RFID à plusieurs sollicitations
thermiques et chimiques. (28)(29)(30)

b) Position du lecteur :

Une étude italienne de l'université de BARI publiée en 2010 (30), ressemble beaucoup à
l’étude précédente. Elle nous apporte une information complémentaire concernant la position optimale
de lecteur du tag, une dimension de préparation dans la prothèse de 12 mm x 3 mm, la taille de la puce
de 12 mm x 8,1 mm, et la marque du tag (MRFID Network).
En effet, il a été montré, via des tests in-vitro, que la position optimale de lecture du tag est
obtenue en plaçant le lecteur perpendiculairement au grand axe (longitudinal) de la puce. Le coût
d'environ 20 dollars US, qui se réduit d'années en années, en fait une procédure viable
économiquement.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
c) Pertinence du concept :

Dans une étude réalisée à l'université de Lausanne en 2012 (32), les auteurs présentent les
résultats de l’incorporation de tags RFID à l'intérieur de 65 prothèses amovibles, appartenant à 34
patients d’une maison de retraite. Les tags contenaient les noms et prénoms des patients, pour faciliter
l’identification des propriétaires des prothèses.
Après 6 mois d'études, l’expérience était concluante, car seul 1 tag sur les 65 n'était plus fonctionnel.

2/ Avantages:

La mise en place du tag peut se faire de façon relativement aisée, par l'intermédiaire d'un
chirurgien-dentiste ou d'un prothésiste.
Dans une étude Américaine de 2009 (33), la mise en place du tag se fait non pas dans
l'extrados de la prothèse, mais dans l'intrados (fig.13).

Fig. (13) : Mise en place de la puce RFID dans l’intrados de la prothèse (33)

Cela pourrait avoir des conséquences plus gênantes sur la rétention de la prothèse, et sur la
facilité d'un rebasage prothétique, même si ces problématiques n’ont pas été soulevées dans cette
étude.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Au vu de la petite taille de la puce (8 à 18 mm de longueur et environ 2,5 mm de diamètre en
moyenne), la prothèse amovible n'est pas affaibli dans sa structure et conserve ses propriétés de
rétention, sustentation et de stabilisation.

Le prix aux alentours de 20 dollars US permet au plus grand nombre de profiter de cette
technologie, qui est commercialisée par l'entreprise CONCEPTYS (34), filiale d’un laboratoire de
prothèse depuis 1984.
L’identification des prothèses amovibles est ainsi facilitée, apportant du confort au personnel soignant
dans les établissements de soins, et facilitant ainsi l’identification des porteurs de ces prothèses.

3/ Inconvénients:

Au vu de la petite taille, et de la facilité de mise en œuvre, les inconvénients sont assez peu
nombreux. Cependant, il y a nécessité d’acquisition du matériel, de formation à son utilisation, et
d’avoir des prothèses suffisamment volumineuses pour pouvoir incorporer la puce.

VI/ Utilisation intra dentaire des puces RFID :

1/ Principe :

Le tsunami en Asie en 2004, l'ouragan Katrina en Louisiane le 29 août 2005, les attaques
terroristes à Londres et Madrid, ou le crash de l’AIRBUS A320 dans les alpes françaises le 24 mars
2015 sont autant d'exemples de catastrophes lors desquelles l’identification des victimes peut s’avérer
longue et complexe.
Des études ont été menées chez l’animal, pour déterminer si l’implantation de tags RFID dans
des molaires ne gênait pas la communication de ceux-ci avec leur lecteur. L’expérience a prouvé que
la puce peut communiquer avec le monde extérieur après son implantation (35).

En 2006, un odonto-légiste belge, de l'université de Louvain (Belgique), le Docteur Patrick W.


THEVISSEN, a étudié la possibilité d'implanter des puces RFID à l'intérieur de molaires humaines
extraites préalablement (36).

25

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Ces tags passifs, de la marque MICROCHIP, sont de basse fréquence (134,2 KHz). La taille
dépend de la longueur de l'antenne, on aura ainsi la possibilité d'utiliser des tags de deux dimensions
différentes: un premier tag de 8 mm de longueur, pesant environ 60 mg, et un deuxième de longueur
11 mm, pesant environ 95 mg. Les deux tags font environ 2,12 mm de diamètre, mais leur revêtement
en parylène a dû être enlevé à l’aide d’un bistouri, pour que les dimensions des puces soient
compatibles avec la taille de dents humaines.
Trente molaires humaines extraites ont été utilisées. Il s'agit de premières, deuxièmes et
troisièmes molaires, à maturation établie. Ces dents ont été stockées dans une solution de chloramine à
3% à température ambiante.
Des cavités occlusales de classe I (BLACK) de 9 mm de longueur, 3 mm de largeur, et 3 mm de
profondeur ont été réalisées. Avant un rinçage et un séchage rigoureux, les cavités ont été mordancées
à l'acide phosphorique (37%).
Par la suite, une résine composite fluide a été appliquée dans la cavité. Le tag a ensuite été
inséré à l'aide d'une précelle, à l'intérieur de la cavité. Le tag doit avoir sa bobine placée en distal de la
dent, la cavité réalisée étant orientée de façon mésio-distale (36).
Un composite fluide, recouvert d’un composite postérieur plus rigide ont été insérés dans la
cavité, puis polis, afin de recouvrir le tag et de noyer celui-ci dans toute la cavité. La puce est ainsi
complètement implantée dans la couronne dentaire (fig.14) (fig.15).

Fig. (14) : Tag RFID incorporé dans la cavité de classe I (BLACK) et noyé dans une résine
composite (36)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Fig. (15) : Radiologie montrant l’incorporation du tag dans la cavité
de classe I (BLACK) (36)

Les dents humaines étant de dimensions différentes en fonction de chacun, le tag de 8mm de
longueur est encore trop long pour une implantation systématique à l’intérieur d’une molaire humaine.
C'est pourquoi des recherches doivent encore être menées, pour réduire la taille de ces puces, afin de
fragiliser le moins possible la structure dentaire et de limiter au maximum les risques de fractures.

Le fonctionnement des puces a été testé tous les jours, une fois par jour, durant 14 jours, à
l'aide du système de lecture EasyTrac-ID®. Après implantation et mise en solution de chloramine à
3%, à température ambiante, 3 caractéristiques ont été déterminées pour évaluer le succès ou non de
l’implantation. Il s'agit de la présence de l'émission d'un bip sonore lors de la lecture du tag, d'un
affichage correct des informations sur le lecteur et de l’exactitude des informations transmises et
conservées. Ces tests ont été concluants, car plus de 90% des tags implantés ont été retenus,
radiographiés et stockés.
L’étude met en évidence la relative facilitée pour l’opérateur de procéder à la lecture du tag
RFID, en plaçant le lecteur à quelques centimètres de la joue. (38)

2/ Etude des résistances :

La cavité buccale est un lieu où de nombreuses contraintes mécaniques, chimiques,


thermiques et bactériennes sont présentes. Les contraintes mécaniques, c’est-à-dire les charges

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(CC BY-NC-ND 2.0)
occlusales, peuvent atteindre 500 N pour une prémolaire et 1000 N pour une molaire, chez un homme
ayant toute sa denture. L’étude du Dr THEVISSEN a évalué in-vitro les charges occlusales verticales
maximales pour engendrer le dysfonctionnement des tags. Les valeurs relevées démontrent qu’une
charge supérieure à 2200N est nécessaire pour rendre les tags hors services. Ainsi, les charges
occlusales ne représentent pas de contraintes insurmontables à l’implantation de puces RFID dans la
cavité buccale humaine et le fonctionnment est assuré dans des conditions physiologiques (37).

Une étude colombienne, publiée en 2013 (39), a permis de mettre en évidence que
l’implantation d’une puce RFID dans une molaire humaine était possible. Par ailleurs, cette étude
établit une comparaison entre l’implantation d’un tag dans une cavité de classe I (BLACK) et
l’implantation d’un tag dans une cavité de classe V (BLACK). Les résultats démontrent une meilleure
résistance des tags dans les cavités de classe V (BLACK). Il faut donc privilégier l’implantation des
puces RFID dans des cavités de collets adaptées.

Fig (16): Exposition de la mise en place du tag RFID dans une cavité de classe I (BLACK) et
dans une cavité de classe V (BLACK) (39)

La température maximale entrainant une inactivité du tag est de 437,5°C. Cependant, celui-ci
supporte mal les variations de températures. Les dents implantées ont été soumises à des cycles de 15
minutes variant de -55°C à 125°C. Quasiment 50% des tags n’étaient plus fonctionnels après les 100

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(CC BY-NC-ND 2.0)
premiers cycles. Le résultat de ces tests thermiques est à confirmer avec une expérience in vivo, car
même si de nombreuses variations thermiques sont présentes dans la cavité buccale, elles ne sont pas
aussi importantes que celles utilisées dans l’expérience.

3/ Intérêts :

La puce pourrait contenir des données telles que le nom du patient, le sexe, la date de
naissance, le code international du pays, et le code d'identité national. Le tag devrait avoir une durée
de vie comparable à l'échelle humaine (38). Le procédé doit être étudié pour avoir une fiabilité la plus
élevée possible. L'implantation d'un tag dans des molaires humaines peut se révéler intéressante par
rapport à d’autres parties du corps humain, car la dent est la partie la plus résistante et protégée du
corps humain, ce qui peut être utile pour l’identification de personnes lors d’incendies ou d’explosions
(attentas, crashs aériens,…). Il s’agit également d’une partie de l’organisme facile d’accès pour son
implantation et sa lecture.
Une identification via l’incorporation de puces RFID faciliterait l’identification des personnes
décédées ou non, comme lors d’un accident de la route par exemple. On pourrait imaginer qu’après
être arrivés sur les lieux d’un accident de la route, les secours, après lecture du tag, auraient à leur
disposition l’identité de la personne concernée, ses problèmes médicaux, les personnes à contacter et
diverses données personnelles utiles à leur intervention.

VII/ Gestion du cabinet via la technologie RFID :

1) Présentation :

Henry SHEIN, distributeur mondial de fournitures médicales, dentaires et vétérinaires, a


développé de nouveaux outils pour améliorer la traçabilité des instruments de chirurgie, de manière à
avoir une meilleure optimisation des trousses de matériels et leur disponibilité au sein du cabinet. Il
s’agit d’une solution pour maitriser au mieux le matériel, les données des patients ainsi que les
différents biomatériaux disponible dans le cabinet, dans le but d’avoir une efficacité maximale. Cette
technique utilise des lecteurs appelés PDA (Personal Digital Assistant), capable de recevoir les
données des puces RFID, collées ou implantées, dans les différents composants. (40)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
La solution Smart System offre aux praticiens, un outil de traçabilité confirmant les données
patients et produits (implants, trousse de chirurgie, stérilisation, biomatériaux) ainsi que l'édition
automatique d'une fiche patient regroupant toutes les données personnelles. Il y a également une base
d'informations sur le niveau d'implantologie (fiche d'accréditation) et un archivage automatique des
données, sécurisées dans un Datacenter (centre de données à distance). Il y a possibilité d’un
réapprovisionnement automatique du matériel (après validation du praticien). On aura donc un gain de
temps considérable et une meilleure optimisation des stocks.

2) Etapes de fonctionnement :
Ce système fonctionne en 4 étapes (40) :

 ETAPE 1: Encodage des produits (fig.17):

- Encodage à la réception d'une étiquette RFID contenant la référence, la désignation, le n° de lot, la


date de péremption, des caractéristiques (diamètre, longueur,...) et fournissant un numéro de série
unique,
- Encodage à la réception des trousses de chirurgie contenant la liste des instruments avec leurs
références, désignation et n° de lot de chacun.
- Entrée en stocks et contrôle avec le PDA (lecteur) des données encodées

Fig. (17) : Schéma d’encodage des produits (HENRY SHEIN)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
 ETAPE 2: RECEPTION DES PRODUITS DANS LES CABINETS DENTAIRES (fig.18):

A la réception des produits dans les cabinets dentaires, le personnel effectuera la lecture du code
barre du n° de commande, la lecture des étiquettes RFID des implants, et lecture de la trousse (si
livraison). En simultané, il y aura un enregistrement en stock des références par n° de série.

Fig. (18) : Produit encodé et lecteur PDA associé (HENRY SHEIN)

 ETAPE 3: INTERVENTION:

Le jour de l’intervention, on fera la saisie des données du patient et du type d'intervention, la


lecture des implants, de la trousse de chirurgie et des produits de stérilisation (plateaux d'instruments
et dispositifs médicaux grâce aux codes-barres). On aura également la possibilité de déclarer des
implants non posés avec son motif, de contrôler les dates de péremption, d’enregistrer des données
d'intervention avec renseignements d'un registre dentaire, et d’avoir une impression de la fiche patient.

 ETAPE 4: VALIDATION / INTERROGATION / INTERVENTION :

Dans l’étape qui suit l’intervention, il y aura possibilité de :


- visualiser la traçabilité de l'intervention
- d’enregistrer les consommations dans un panier de réassort
- demander le réapprovisionnement de ces produits consommés
- déclencher l’envoi de la commande par mail ou fax

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(CC BY-NC-ND 2.0)
On aura également une traçabilité produit/patient avec possibilité d’une visualisation des stocks et
des futures péremptions.

Chaque cabinet aura possibilité de consulter le portail de l’industriel. A tout moment, le


chirurgien-dentiste pourra ajuster le panier de réapprovisionnement, la gestion des stocks, le nombre
de rotations des trousses de chirurgie. Il pourra être également alerté sur les dates de péremptions des
produits.

L’industriel de son coté, ici HENRY SHEIN, aura via son portail informatique, aura possibilité
d’avoir un contrôle sur les réserves d’implants et des trousses de chirurgie par structure, ainsi que des
différents mouvements des stocks (entrées=sorties) par cabinet et en global.

Comme indiqué précédemment, cette technologie nécessite l’utilisation de PDA, c’est à dire de
lecteurs électroniques, capable de lire les puces RFID en quelques centièmes de secondes. Les
fonctionnalités des PDA (lecteurs) permettent la réception des colis d'implants, des trousses de
chirurgie, les saisies des données patients, les lectures des tags des produits RFID, les lectures des
produits stérilisés (code barre). Ces lecteurs facilitent également les inventaires au sein du cabinet, et
les retours éventuels de produits. (40)

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3) Avantages :

Fig. (19) : Tableau des avantages apportés par la solution Smart system (40)

VIII/ Traçabilité de la stérilisation et de l’instrumentation :

1/ Méthode :

En 2011, un projet de traçabilité automatique des dispositifs médicaux, utilisant la technologie


RFID a été instauré par des organismes privés en collaboration avec la section de Médecine dentaire
de l'université de Genève et la stérilisation centrale des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).
(41)
Ce projet de traçabilité automatique du processus de retraitement des dispositifs médicaux
réutilisables repose sur un système RFID basse fréquence, soit 125 KHz. Ce procédé se fait par un tag
collé sur la cassette d’instrument (fig.20) ou intégré directement dans le manche des instruments
(CLEANext) (fig.21).

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Fig. (20) : Puce RFID collée sur le manche de l’instrument

Fig. (21) : Puce RFID incorporée directement dans le manche de l’instrument

Les composants électroniques des tags sont validés pour minimum 1650 cycles Prion à 134°C
à 18 minutes sous pression de vapeur d'eau saturée ou 5000 cycles universels à 134°C de 4 minutes.
Les tags RFID collés n'ont entrainé aucune gêne pour les praticiens, car disposés à des endroits
spécifiques et définis à l’avance.
Les informations récoltées informatiquement ont été traitées par le logiciel SATYA tek.

On observe un taux de détection des instruments égal à 100%. Ainsi, aucun instrument présent
dans le tunnel RFID (Tunnel dental Line équipé d’émetteur-récepteur pour la lecture automatique des
tags RFID) n'a été omis lors de la lecture.
La détection des instruments et le traitement des données ont pris, en moyenne, entre 5 et 10
secondes par contenant, donc une économie de temps représentant plusieurs minutes par boîte. Cette
rapidité de traitement est garantie indépendamment du niveau de connaissance des agents de
stérilisation sur les instruments dentaires. Les premières puces RFID se sont décollées sur certains
types d'instruments après quelques cycles de stérilisation (<10). Les causes étaient diverses, mais on
peut citer une préparation de surface des instruments insuffisante ou des problèmes mécaniques,
comme des pinces à crampons qui se sont pincées de manières inopinée. Après un sablage plus
rigoureux de la surface de collage, l'adhésion des puces sur les instruments est nettement améliorée, et
le collage résistait par la suite.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
Avec les instruments CLEANext, où la puce RFID est intégrée directement dans le manche de
l'instrument, aucun disfonctionnement n'a été constaté.
L'utilisation du système RFID a permis à 100% d'éviter à la stérilisation centrale de livrer en
clinique des boîtes incomplètes. Elle a également permis d'éviter à 100% les croisements
d'instruments. La facilité de prise en main et son efficacité dans la prévention des erreurs en font un
produit très intéressant pour le personnel médical (fig.22).

Chaque tag RFID est lié à un


objet
Fig. (22) : Schéma du processus de codage RFID

2/ Intérêts :

Le projet a prouvé l'efficacité et la faisabilité de la traçabilité RFID en milieu dentaire. Cette


étude démontre que la traçabilité automatique des instruments individuels par la technologie RFID est
envisageable, surtout dans les grandes structures comme les cliniques privées ou universitaires.
Hormis le gain dans le contrôle qualité des instruments et dans le concept d'hygiène, elle permet la
mise en place des kits contenant des instruments personnels individuels dans un processus de
stérilisation "industriel" sans risques de mélanges d'instruments(43) (44). Des études complémentaires

35

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(CC BY-NC-ND 2.0)
restent à mener concernant le modèle économique et la rentabilité que cette technologie peut apporter
à une structure hospitalière.

Une autre étude a été menée au CHRU de Lille par le Dr Christine DENIS (42), responsable
du secteur stérilisation. L'étude ressemble beaucoup à l'étude genevoise citée précédemment.
Toutefois, l'équipe lilloise a eu plus de mal en ce qui concerne le collage de la puce sur l'instrument.
En effet, les essais de tenue ne sont pas concluants. Quelque-soit le type de colle (mono ou bio
composants), le collage ne résiste pas au procédé de stérilisation. L'utilisation de puces UHF (ultra
hautes fréquences) a même été testée, car elles ne sont pas encapsulées dans de l'inox (le collage inox
sur inox n'étant pas possible). La puce est alors collée sur l'instrument via une petite goutte de colle
englobant le tag.

Les conclusions de cette étude montrent que la technologie RFID est fonctionnelle et efficace
dans le cadre expérimental.
Néanmoins, il paraît utopique dans les conditions actuelles (coût et externalisation de la
prestation de marquage) d'envisager le marquage de tout un parc d'instruments existant (à titre
d'exemple, pour le CHRU de Lille, cela représente 150 000 instruments et il faudrait 10 ans). Des
progrès futurs permettant le développement d'instruments avec une puce RFID intégrée à l'intérieur de
ceux-ci peuvent se révéler très intéressants, avec un renouvellement du « parc » d’instrument réalisé
sur plusieurs années, pour arriver à presque 100% d’instruments incluant une puce RFID. Cependant,
encore aujourd’hui, les industriels sont en position d’attente. (41) (42) (43) (44).

IX/ AUTRES APPLICATIONS :

Divers applications peuvent être développées avec la technologie RFID dans le domaine
dentaire. On peut citer les sociétés, DENTALAX (44) et ID-ONE®, qui offrent la possibilité pour un
chirurgien-dentiste de communiquer avec son prothésiste via l’incorporation d’un système RFID à
l’intérieur même de modèles en plâtre. Les feuilles laboratoires en papier tendraient ainsi à disparaitre
au profit d’une étiquette RFID.

Une étude espagnole, publiée en 2012 (46), a exposé une technique mettant en œuvre des tags
RFID incorporés dans la structure même de gouttières d’occlusion. Ces tags couplés à des capteurs de
forces piézoélectriques permettent l’enregistrement des forces masticatoires (fig. (23) et (24)).

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Fig. (23) : Gouttières d’occlusion avec incorporation du tag RFID et de capteurs
piézoélectriques dans leurs structures (46)

Fig. (24) : Mesures des forces de mastication (46)

Le domaine de l’implantologie reste encore assez dépourvu de la technologie RFID, même si


certaines solutions commencent à être envisagées, comme nous l’avons vu avec le Smartsystem.
Cependant, il est possible d’envisager, à moyen ou long terme, une technologie RFID permettant
l’identification (marque, diamètre, numéro de série, date de pose) des implants qui sont déjà posés en
bouche. Ainsi, après un passage du lecteur à proximité de l’implant, celui-ci nous donnerait les
informations utiles concernant le dispositif ainsi que toutes les données précédemment enregistrées.
Cependant, cette technique est aujourd’hui encore peu envisageable, de par la finesse des pièces
implantaires, et l’insuffisante miniaturisation des tags RFID.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
CONCLUSION

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La technologie RFID est aujourd’hui présente dans de nombreux secteurs, et le domaine
médical n’y échappe pas. Récemment encore, les HCL (Hospices civils de Lyon) ont choisi cette
technologie pour gérer le fonctionnement de leur lingerie.
Le cabinet dentaire étant un lieu où de nombreuses compétences et traitements logistiques
s’entrecroisent, la technologie RFID apporte des solutions nouvelles et performantes.

Si aujourd’hui l’implantation de puces RFID dans des molaires humaines n’est qu’au stade
expérimental, il est très probable que l’expérimentation humaine sera faite à moyen terme.

Le projet de loi HR3200 relatif aux soins de santé aux Etats-Unis, a été adopté en 2009 et
prévoit l’implantation sous-cutanée d’une puce RFID basse fréquence pour tous les assurés
Américains dans le but de créer un registre national d’identification. (47) (48)

Hormis le cas de l’implantation intra-dentaire ou intra-prothèse, il faut se demander si les


personnes concernées sont prêtes à intégrer cette puce dans leur organisme. Si tel est le cas, quels
seraient les moyens mis en œuvre pour éviter les dérives concernant le traitement des données
personnelles et leur protection.

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(CC BY-NC-ND 2.0)
ILLUSTRATIONS

 Fig. (1) : Technology blogged. How RFID chips have sped up production and lowered costs
o http://www.technologyblogged.com/business-technology/how-rfid-chips-have-sped-
up-production-and-lowered-costs

 Fig. (2) : Wikipédia : Radio-identification


o http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-identification#/media/File:Microchip_rfid_rice.jpg

 Fig. (3) : http://www.abox.com/imagenes/schema_RFID.jpg

 Fig. (4) : GOMARO S.A : Radio identification


o http://www.gomaro.ch/rfid.htm

 Fig. (5) : Lecteur RFID fixe


o http://www.elechouse.com/elechouse/images/product/Network%20RFID%20reader/N
etwork%20RFID%20Reader-2.jpg

 Fig. (6) : Lecteur RFID portatif


o http://www.gaorfid.com/images/RFID-Readers-900MHz(UHF)/RFID-Readers-
900MHz(UHF)3.bmp

 Fig. (7) : Photo d’une étiquette RFID colée au dos d’une empreinte en plâtre

 Fig. (8) : Commission nationale de l’informatique et des libertés. Logo de la CNIL


o www.cnil.fr

 Fig. (9) : Prothèse amovible complète avec la puce RFID basse fréquence sur leur lecteur
o MILLET & al (2004)

 Fig. (10) : Essayage du tag RFID dans son emplacement


o MILLET & al (2004)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
 Fig. (11) : Vérification du bon fonctionnement de la puce RFID une fois dans son
emplacement
o MILLET & all (2004)

 Fig. (12) : Tag RFID noyé dans la résine acrylique et incorporé dans la structure prothétique
o MILLET & al (2004)

 Fig. (13) : Mise en place de la puce RFID dans l’intrados de la prothèse


o RICHMOND & al (2009)

 Fig. (14) : Tag RFID incorporé dans la cavité de classe 1 (BLACK) et noyé dans une résine
composite
o THEVISSEN & al (2006)

 Fig. (15) : Radiologie montrant l’incorporation du tag dans la cavité de classe I (BLACK)
o THEVISSEN & al (2006)

 Fig. (16) : Exposition de la mise en place du tag RFID dans une cavité de classe I (BLACK) et
dans une cavité de classe V (BLACK)
o MORENO & al (2013)

 Fig. (17) : Schéma d’encodage des produits


o HENRY SHEIN SMART SYSTEM : http://lefildentaire.com/articles/clinique/step-
by-step/254-henry-schein-smart-system--mode-demploi#.VQ6ctJVFDIU

 Fig. (18) : Produit encodé et lecteur PDA associé


o HENRY SHEIN SMART SYSTEM : http://lefildentaire.com/articles/clinique/step-
by-step/254-henry-schein-smart-system--mode-demploi#.VQ6ctJVFDIU

 Fig. (19) : Tableau des avantages apportés par la solution SMART SYSTEM
o HENRY SHEIN SMART SYSTEM : http://lefildentaire.com/articles/clinique/step-
by-step/254-henry-schein-smart-system--mode-demploi#.VQ6ctJVFDIU

 Fig. (20) : Puce RFID collée sur le manche de l’instrument


o KREJCI & al (2013)

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 Fig. (21) : Puce RFID incorporée directement dans le manche de l’instrument
o KREJCI & al (2013)

 Fig. (22) : Schéma du processus de codage RFID


o KREJCI & al (2013)

 Fig. (23) : Gouttières d’occlusion avec incorporation du tag RFID et de capteurs


piézoélectriques dans leurs structures
o LANTADA & al (2012)

 Fig. (24) : Mesures des forces de mastication


o LANTADA & al (2012)

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(CC BY-NC-ND 2.0)
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48

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(CC BY-NC-ND 2.0)
N° 2015 LYO 1D 053

POMPA (Mathieu) – La radio-identification (RFID) en odontologie


(Thèse : Chir. Dent. : Lyon : 2015.053)
N°2015 LYO 1D 053

Le monde d’aujourd’hui se dirige de façon inévitable vers l’omniprésence d’identification et de contrôle des
personnes ou matériels. Ce besoin se traduit par une multiplication des moyens technologiques mis à la
disposition des institutions ou des entreprises.
La technologie par radio-identification RFID prend ainsi une part importante dans ces dispositifs d’identifications
et de gestion. Ces progrès technologiques ne doivent pas occulter le respect des libertés et une adaptation
continuelle de la législation en la matière.

La technologie RFID est présente dans des domaines très variés, et trouve facilement sa place dans le domaine
de l’odontologie.

De nombreuses études décrivent l’incorporation de tags RFID dans les prothèses amovibles résines, ou plus
récemment dans des molaires humaines. Cependant, des problèmes de dimensions et d’intégrités tissulaires
peuvent gêner cette mise en place.

La gestion d’un cabinet dentaire peut également être facilitée par l’incorporation de tags RFID dans
l’instrumentation pour faciliter le suivi des stocks et les cycles de stérilisation.
L’implantologie n’échappe pas au développement de la dématérialisation, via une relation accrue avec le
fournisseur.

Cette omniprésence de l’informatique dans l’exercice du chirurgien-dentiste facilite-t-il réellement son exercice au
quotidien, ou est-ce un moyen supplémentaire de contrôler et surveiller les individus ?

Rubrique de classement : PROTHESE

Mots clés :
- Radio-identification
- RFID
- Traçabilité

Mots clés en anglais : - Radio-identification


- RFID
- Traceabilty

Jury : Président : Madame le Professeur Catherine MILLET

Assesseurs : Monsieur le Professeur Jean-Christophe MAURIN


Monsieur le Docteur Jean-Pierre DUPREZ
Madame le Docteur Kévimy AGOSSA

Adresse de l’auteur : POMPA Mathieu


18 rue des dahlias
69003 LYON
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(CC BY-NC-ND 2.0)

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