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ARVA L I S

FÉVRIER 2008
infos
Désherber
Tout se joue
à l’interculture p. 4

Fertiliser
La bonne dose
pour le bon prix p. 6

Produire
À l’abri de la verse
p. 8

Protéger
Des efforts qui en
valent la peine p. 14

Lutte contre
les maladies du blé :
8 exemples de stratégies régionales
Page 10

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Editorial 3

Grenelle de l’Environnement : une occasion de plus


de mobiliser innovation et technologies

L
e Grenelle de l’environnement a ouvert un grand nombre de pistes, dont beau-
© Ch. Baudart

coup vont se traduire dans les mois qui viennent par des décisions politiques
concernant directement ou indirectement l’agriculture.
L’occasion pour ARVALIS-Institut du végétal de mettre en valeur tous les progrès tech-
niques déjà mis en œuvre par les agriculteurs et de renforcer encore la diffusion et
l’utilisation de ceux qui peuvent encore être développés.
Les orientations du Grenelle nous conduisent aussi à mobiliser toutes nos compéten-
ces et notre énergie dans la mise au point d’itinéraires techniquement et économi-
quement performants, qui réduisent les impacts sur l’environnement tout en satisfaisant aux exigences
des filières et des marchés.
Pour que les producteurs bénéficient de références novatrices et utilisables, l’institut a le devoir d’anticiper les
questions de demain. Il doit aussi s’assurer que les solutions proposées sont réalisables. Etudier est une chose
nécessaire pour comprendre les phénomènes. Proposer des techniques pour permettre aux producteurs d’être
toujours plus performants est un des défis que nous aurons à relever dans les prochaines années.
Le Grenelle vient nous rappeler l’exigence de plus de technicité, de plus de technologie, de plus d’ef-
Réf : 07I14 ficacité dans le transfert avec les agriculteurs de ces innovations. Ces défis mobilisent aujourd’hui nos
équipes comme vos responsables professionnels.
Impression :
Corlet Roto
(Ambrières-les-Vallées, 53). Joël COTTART, Secrétaire général d’ARVALIS - Institut du végétal
Ont collaboré à ce document :
Nathalie Bigonneau

ARVALIS - Institut du végétal : au service de l’efficacité


Anne-Monique Bodilis
Ludovic Bonin
Elodie Boudier
Antoine Bray
Gérard Citron
Bertrand Cochet
Jean-Claude Cochet
A RVALIS - Institut du végétal est un organisme
de recherche appliquée qui produit des
références technico-économiques et agronomiques
Gilles Couleaud
Yves Drieu directement applicables dans les systèmes de
Céline Drillaud production.
Yann Flodrops
François Laurent Le champ d’activité d’ARVALIS – Institut du végétal
Jack Massé concerne 80 % de la superficie agricole française :
Claude Maumené
Jean-Louis Moynier les filières céréales à paille (blé tendre, blé dur,
ARVALIS-Institut du végétal orges, triticale, seigle, avoine, riz…), maïs (grain,
Jean Lieven
CETIOM fourrage, semences, doux), sorgho, protéagineux
© N. Cornec

(pois, féveroles, lupins…), pommes de terre,


Rédaction :
Céline Druesne
fourrages.
Charles Baudart

Photo de couverture :
Nicole Cornec Retrouvez toute l’actualité de l’Institut sur www.arvalisinstitutduvegetal.fr

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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4 Désherber

Désherbage dans les rotations à base de céréales et colza


La technique du faux-semis est un levier efficace pour réduire la pression
d’adventices dans la rotation.

L’interculture,
une époque cruciale
L
a maîtrise des adventices hivernales est Diversifier la rotation
une des difficultés majeures du désher-
bage dans les rotations à dominante de L’introduction d’une nouvelle culture dans
céréales d’hiver et colza. Le ray-grass et le vul- la rotation, avec un décalage dans les périodes
pin sont certainement les graminées les plus d’implantation, permet de varier les pratiques
problématiques du fait de leur large réparti- agronomiques, d’introduire de nouvelles fa-
tion, de leur capacité à s’adapter aux milieux milles d’herbicides, mais surtout d’introduire
cultivés et à développer des populations ré- de la diversité dans le système, avec à la clef
sistantes aux principales familles d’herbicides une perturbation du cycle des adventices.
utilisées pour les contrôler. En ce qui concerne Le pois d’hiver peut être une alternative in-
les dicotylédones, les géraniums, mais aussi téressante dans les situations fortement infes-
les crucifères et le gaillet constituent les pro- tées en graminées, mais aussi dans les situa-
blèmes les plus fréquents des systèmes céréa- tions avec présence de graminées résistantes.
liers avec le colza comme tête de rotation. En effet, il offre la possibilité d’introduire dans
La recrudescence des infestations s’explique la rotation des modes d’action herbicides dif-
par différents facteurs : simplification du travail férents de ceux rencontrés en céréales.
© N. Cornec

du sol, abandon du labour, simplification des L’autre avantage du pois d’hiver réside dans
rotations avec une forte proportion de cultu- sa période d’implantation, plus tardive que
res automnales, échecs récurrents de désher- celle des céréales à paille, permettant ainsi Un semis de céréales plus tardif permet
bage entraînant l’accroissement important des d’allonger la période d’interculture, favorable de dynamiser la levée des vulpins, qui
stocks semenciers du sol. De plus, l’avancée à la pratique des faux-semis. pourront être détruits avant le semis.
des dates de semis fait, encore plus que par
Soigner le travail du sol pour
le passé, coïncider la levée des céréales avec
favoriser les faux-semis Influence du type de déchaumage
celle des graminées (vulpin, ray grass) d’une sur les levées d’adventices
part, et la levée des colzas avec celle des gé- Quand la modification de la rotation n’est (Boigneville (91) - 2007) (fig. 1)
raniums d’autre part. À ceci s’ajoute, dans de pas aisée ou pas possible, la conduite de l’in-
nombreuses situations, le développement de terculture devient le moment privilégié de lut- 
PLMŠ

populations résistantes à certains herbicides te contre ces adventices, notamment en cas $ÁCHAUMAGESUPERFICIELCM

(fops et sulfonylurées), vulpin et ray-grass d’implantation sans labour. Le déchaumage 


$ÁCHAUMAGEMOYENNEMENTPROFOND
étant les principales espèces concernées par juste après la récolte permet la réalisation des ¸CM

ce phénomène. Plus que jamais, la stratégie faux-semis propices à la germination du ray-
de lutte contre les adventices au niveau de la grass notamment. En effet, il faut bénéficier de 
$ÁCHAUMAGEPROFOND
rotation devient une nécessité. Pour cela, trois l’humidité résiduelle et de la faible dormance PLUSDECM
points sont essentiels : diversifier sa rotation des graines. Ensuite, d’autres interventions  #HAUMENU

lorsque cela est possible, mettre l’accent sur doivent être réalisées, au plus près des pé-

les faux-semis dans le but de réduire le stock riodes optimales de germination (15-20 août 2EPOUSSESDEBLÁ 2AY GRASS
semencier de mauvaises herbes, et exiger un pour les géraniums, 15-20 septembre pour les Les levées de ray-grass et les repousses de céréales
désherbage efficace en culture en privilégiant graminées) pour dynamiser la levée des ad- pourront être détruites avant implantation de la
l’alternance des modes d’action. ventices. céréale suivante.

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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Désherber 5

© N. Cornec
Les premiers résultats d’un essai mené en mis tardif, durant la 2è quinzaine d’octobre
2007 par le Cetiom et ARVALIS-Institut du vé- La prise en compte des périodes – début novembre, couplé à un faux-semis
gétal dans l’Indre sur une parcelle sans labour optimales de germination des adventices mi-septembre à fin septembre, permet de dy-
(colza-blé-orge) montrent qu’en interculture permet d’assurer l’efficacité du faux-semis namiser la levée des vulpins, qui seront ensui-
précédant le colza, la profondeur du déchau- (15-20 août pour les géraniums). te détruits avant le semis. Un semis classique
mage a une nette incidence sur la levée des au 18/10, couplé à un travail du sol superficiel
géraniums dans les dernières semaines de Dans l’objectif de faire deux semaines auparavant (30/09), permet
l’été. Un déchaumage profond (10-15 cm)
réalisé le 15 août 2007 a favorisé la germina-
germer des graminées de réduire la population de vulpin de 72 %
par rapport au témoin, semé précocément au
tion des adventices, probablement en faisant à l’interculture, un 30/09. Ces résultats sont amplifiés (92 %) avec
remonter un stock important de graines an- déchaumage superficiel un semis début novembre ou mi-novembre.
ciennes. Malgré le désherbage chimique dans Bien évidemment, la contrepartie est l’impact
le colza, la population fluctue, en entrée hiver, et rappuyé est primordial sur le rendement qui sera d’autant plus fort
entre 110 et 170 pieds/m². À l’opposé, un tra- pour la réussite de que la date de semis sera tardive. Néanmoins,
vail fin et très superficiel suivi d’un programme les résultats montrent qu’un décalage de la
herbicide similaire, limite la présence d’adven-
l’opération. date de semis, tout en restant dans la période
tices dans le colza : en moyenne 5 plantes/m². niums peut également s’entreprendre avant un optimale de semis de la variété, ne pénalise
Dans le même essai, l’absence de travail du sol blé. La technique du faux-semis doit viser dans pas le rendement. En colza, l’esquive des le-
au mois d’août aboutit quasiment au même ce cas à réaliser un travail identique à une pré- vées de géraniums par le retard de la date de
niveau de contrôle d’adventices dans le colza, paration de lit de semences pour l’implantation semis (au 10 septembre par exemple) conduit
mais le stock de graines n’a pas été affecté. d’un colza, à savoir fine et rappuyée, dans la à des résultats aléatoires selon les conditions
La profondeur de déchaumage joue égale- deuxième quinzaine d’août, période où le gé- de milieu. Force est de constater que cette
ment sur les populations de ray-grass et les ranium commence à lever. Objectif : stimuler technique ne suffit pas à elle-seule si le colza
repousses de céréales. Dans un essai où sont la levée de l’adventice et la détruire mécani- est long à s’installer, en d’autres termes si la
comparées trois modalités de déchaumage, quement ou chimiquement avant le semis de concurrence vis-à-vis de l’adventice est faible.
le travail superficiel (3 cm) rappuyé procure la céréale. Il est donc impératif de choisir une variété à
le meilleur taux de levées de ray-grass, mais forte vigueur au démarrage et de veiller à la
Décaler les dates de semis
également de repousses de blé. Le meilleur qualité du lit de semence, déterminante pour
contact terre-graine assure une germination Le décalage des dates de semis constitue l’installation du système racinaire et de l’éla-
optimale, favorisée, il est vrai, par les condi- un levier complémentaire au faux-semis pour boration du rendement. „
tions climatiques pluvieuses durant le mois réduire la présence d’adventices.
d’août (figure 1). Sur céréales, des essais conduits en 2006 Ludovic Bonin –
L’épuisement du stock semencier de géra- en Champagne-Ardenne montrent qu’un se- Jean Lieven

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6 Fertiliser

Doses optimales d’azote sur blé La hausse du prix du blé et des engrais
doit-elle entraîner un ajustement de la fertilisation azotée ?

La bonne dose pour le bon prix


des cours actuels du blé (hors rémunération blement du coût de l’azote soit plutôt de - 10
spécifique du taux de protéines), un double- à - 15 kg N/ha sur la dose totale.
ment du prix de l’unité d’azote de 0,50 à 1,00 € La prise en compte de l’environnement éco-
nécessiterait un ajustement de la dose totale nomique n’est donc pas chose évidente dans
de l’ordre de - 20 kg N/ha (figure 1). Ceci en- les choix tactiques de fertilisation. Compte
traînerait une chute de la teneur moyenne en tenu des cours actuels du blé, la hausse du
protéines de 0,4 %. coût des engrais que nous avons subie ne re-
met pas profondément en cause les conseils
Compte tenu des cours de dose totale d’azote. „
François Laurent
actuels du blé, la hausse
du coût des engrais
Effet du prix du blé et du prix de
ne doit pas remettre l’engrais sur la dose d’azote qui
profondément en cause maximise le revenu par hectare (fig. 1)
les conseils de dose
© N. Cornec

DOSEOPTIMALEPRÁVISIONNELLEKG.HA

totale d’azote. 



Le prix actuel du blé (180 €/t) permet de

maintenir l’optimum technique de l’azote
Mais le conseil, qui s’établit a priori, doit
malgré le renchérissement de l’unité 
d’azote (0,7 € kg/N). intégrer les aléas (climatiques, biologiques…) BLÁ¸_T

ainsi que les incertitudes des références tech- BLÁ¸_T

niques qui servent de socle aux règles de

L

e renchérissement du prix de l’unité décision (variabilité de besoin par quintal,
d’azote observé ces derniers mois inter- des fournitures du sol, de l’efficience de l’en- 
         
roge sur la nécessité ou non d’ajuster à grais…). Ainsi, il semble que l’enjeu du dou- COÓTDELAZOTE_KG. -AKOWSKI 
la baisse la fertilisation. Pour estimer l’effet de
doses croissantes d’azote sur le rendement
et la teneur en protéines du grain, 558 essais Azote et taux Compte tenu du conseil qui s’établit a
priori et qui intégre les aléas climatiques et
dits « courbes de réponses à l’azote » conduits de protéines biologiques, l’enjeu du doublement du coût
entre 1991 et 2002 ont permis de répondre à de l’azote serait de - 10 à - 15 kg N/ha sur la
cette question de façon globale sur la sole de
blé « France ». L a rémunération de la teneur en protéines
de la récolte n’a pas été prise en compte
dans le calcul des doses d’azote optimales. Or,
dose totale.

L’utilisation de la relation moyenne « dose


cette politique impacte largement la quantité
d’azote – rendement » permet de calculer la d’azote économiquement justifiée. Dans le
dose d’azote nécessaire et suffisante pour cas du blé tendre, une « prime protéines » de
maximiser la marge par hectare, compte tenu + 3 à + 7 €/t modifie la dose totale optimale
d’une hypothèse sur le couple de prix blé- de + 10 à + 35 kg N/ha. Les politiques de
azote. Nous avons choisi d’exprimer cette rémunération de la récolte liée à la teneur en
dose « optimale » par rapport à un scénario de protéines auront donc une incidence sensible
sur le raisonnement de la dose, susceptibles
référence représentatif de la situation vécue
© N. Cornec

de modifier les ajustements précédemment


avant le renchérissement des engrais azotés :
évoqués.
100 €/t blé et 0,50 €/kg N. Dans le contexte

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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8 Produire

Régulateurs La verse physiologique des céréales peut provoquer de sévères


pertes de rendement. Les techniques culturales responsables de cet accident de
végétation méritent d’être rappelées.

À l’abri de la verse
L
a verse physiologique est un accident Les racines contribuent à maintenir la plante
mécanique presque toujours consécutif en position verticale. Selon le réseau de racines
à de fortes précipitations accompagnées de tallage, la plante sera plus ou moins bien
ou non de vent. Ces phénomènes climatiques, « ancrée » dans le sol. La précocité est souvent
qui surviennent en fin de cycle, ne sont sou- un facteur aggravant : les variétés semées tôt
vent que des facteurs déclenchants. En effet, génèrent un nombre de talles et un nombre de

© N. Cornec
d’autres facteurs, d’ordre génétique, cultural grains souvent plus importants que les variétés
ou climatique, déterminent la prédisposition semées tardivement. Ce fort développement
à la verse. des parties aériennes accentue la sensibilité de L’utilisation de régulateurs de croissance
Par le choix d’une variété peu sensible, on la plante à une forte pluie et aux vents. De plus, permet de lutter contre la verse, mais
vient en complément de bonnes décisions
peut dès le semis limiter le risque de verse. une variété semée tôt va atteindre le stade techniques : choix des variétés, des dates
Parmi les variétés sensibles, on peut citer montaison dès la mi-février : les entre-nœuds et doses de semis et de la fumure azotée.
Orvantis et PR22R28. Parmi les variétés peu s’allongent alors de manière importante alors
sensibles, on trouve notamment Toisondor que le déficit de lumière ne permet pas la soli-
et Shango. Caphorn, Charger ou Nirvana affi- dification des parois des cellules. La températu-
chent des sensibilités intermédiaires. re joue aussi un rôle sur l’étiolement : un froid L’étiolement des tiges
Les semis précoces fragilisent persistant se traduit par une montaison plus accentue les risques
étalée que la normale et par une élongation
les plantes de verse. Il peut être
plus importante des premiers entre-nœuds.
La sensibilité à la verse, sur le plan physio- L’étiolement des tiges est également favo- provoqué par un
logique, est fortement liée à l’enracinement. risé par les semis denses. En cas de surpopu-
premier apport d’azote
Estimer le risque de verse du blé tendre à la parcelle (tab .1)
excédentaire, et un
Grille de risque de verse Note Votre semis trop dense ou trop
parcellle
précoce.
Variétés peu sensible 0
moyennement sensible 3
très sensible 6
lation, les pieds entrent en concurrence pour
+
capter la lumière et les nutriments du sol. La
Nutrition azotée risque d’excès d’alimentation azotée (reliquat 3
base des tiges se fragilise. L’étiolement peut
d’azote élevé, précédent riche en azote...)
enfin être provoqué par un excès azoté. Limiter
bonne maîtrise de la dose bilan (calcul de la 0
le premier apport à une cinquantaine d’unités
dose adapté à la parcelle)
est un moyen simple de lutter contre la verse
+
sans amputer le potentiel de rendement.
Densité de végétation et peuplement élevé et fort tallage 4
vigueur peuplement normal 2 Quel niveau de risque ?
peuplement limitant et/ou faible tallage 0
En limitant la croissance des tiges, l’utili-
Note totale = sation de régulateurs de croissance permet
Risque verse : ≤ 3 très faible, 4 - 5 - 6 faible à moyen, 7 - 8 - 9 moyen à élevé, 10 et + très élevé.
de lutter contre la verse. Le programme doit
La grille de risque permet d’établir une note totale et d’évaluer l’intensité du risque. être raisonné en fonction du risque calculé

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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Produire 9

(tableau 1). L’impasse ne peut être envisagée


Exemples de programme de lutte contre la verse sur blé tendre d’hiver (tab. 2)
que lorsqu’un ensemble de critères favorables
est réuni : variété résistante semée à l’opti-
mum, soumise à une bonne maîtrise de la
fertilisation azotée.
.IVEAUDE
En cas de risque faible à moyen, l’applica- RISQUEVERSE 0LEINTALLAGE &INTALLAGE %PICM NvUD NvUDS
$ERNIÀRE #OÓTMOYEN
FEUILLE INDICATIF_HA
tion d’un Cycocel C3 ou C5, à la dose de 2 l
4RÀSFAIBLE !BSENCEDESUBSTANCESDECROISSANCE 
au stade épi 1 cm suffit. La date d’interven-
tion dépend de l’élongation du premier en- &AIBLE #L OU#L 
tre-nœud (tableau 2). Par contre, en année
#YTER L
tardive, les premiers régulateurs doivent être
-OYEN
appliqués dès le décollement de l’épi s’il in- #YCOCEL#,L -ONDIUML  

tervient après le 10 avril. La montaison induite -ODDUS   L  

par la longueur du jour est plus rapide à cette 3ONIS L




période. D’autres produits tels que le Cycocel !RVEST 4ERPAL L  

CL 2000 (2,5 l), Mondium (2,5 l), Cyter (2 l)…


#OU# ¸L PUIS #OU#¸ L  
sont utilisables. Quand le Cycocel n’a pas pu %LEVÁ
être réalisé à temps, au stade 1er nœud, on -EDAX4OP L 

emploiera Moddus entre 0,3 et 0,4 l ou Medax -ODDUS L 


Top 0,6 à 0,8 l.
En cas de risque élevé, il est possible de #OU#L PUIS #OU# L PUIS !RVEST 4ERPALL 
4RÀSÁLEVÁ
réaliser une double application de différentes #OU#L PUIS !RVEST 4ERPAL L 
spécialités à base de chlorméquat chlorure : #OU#L PUIS -EDAX4OP L 
1 à 1,5 l au stade épi 1 cm, puis 1 à 1,5 l dix
#OU#L PUIS -ODDUS L 
jours plus tard.
En cas de risque très élevé, cette double 0RODUIT PÁRIODEETDOSEDAPPLICATION

application sera complétée par Moddus 0,3


!TTENTION LASÁLECTIVITÁDE3ONISPEUTSlAVÁRERINSUFFISANTEENCONDITIONSSTRESSANTESSÁCHERESSE FORTESAMPLITUDESTHERMIQUES 

l à 1-2 nœuds ou par Terpal 1,25 l jusqu’à la Les stades d’application peuvent varier en fonction du programme retenu.
sortie de la dernière feuille. Autre solution :
une application au stade épi 1 cm de Cycocel
C5 2 l suivi de Medax Top (0,6 à 0,8 l) entre les Respecter les conditions d’application
stades 1 et 2 nœuds. „

Gérard Citron
P our optimiser l’efficacité des régulateurs et éviter les problèmes de phytotoxicité, les régulateurs
ne doivent pas être appliqués après des froids intenses, de forts stress hydriques ou d’importantes
amplitudes thermiques. Appliquer le produit en « conditions poussantes » (la température maximum doit
atteindre au moins 10°C dans les jours qui suivent la pulvérisation). Notons que le produit est rapidement à
l’abri d’une averse : il lui suffit d’environ 2 heures pour pénétrer dans la plante.
Quatre adjuvants peuvent être associés aux régulateurs : LI 700 (ou Elton, ou Transit), Trader Pro, Surf 2000
et Héliosol. En aucun cas, l’ajout d’un adjuvant ne permet de réduire les doses de façon très significative.
Le respect des conditions d’application
L’adjuvant ne remplace pas les bonnes conditions climatiques, mais permet d’améliorer l’efficacité du produit.
des régulateurs est primordial pour
assurer leur efficacité, voire leur
sélectivité vis-à-vis de la culture.
Conditions d’emploi des régulateurs
$ERNIÀREFEUILLE

,EJOURDUTRAITEMENT $ANSLESJOURS
© N. Cornec

,IGULEVISIBLE

'ONFLEMENT

SUIVANTS
&INTALLAGE
-I TALLAGE

NvUDS
%PICM

4ˆ# 4ˆ# %VITERDE 4ˆ#


NvUD

MINIMALE MOYENNE TRAITERAU MOYENNE


3PÁCIALITÁS REQUISE REQUISE DESSUSDE REQUISE
#YCOCEL#    
#YTER    
-ONDIUM    

4ERPAL    
%THÁVERSE    

-ODDUS    
-EDAX4OP    

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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10 Protéger

Stratégies fongicides régionales Pour 8 régions productrices de blé


tendre, ARVALIS - Institut du végétal vous propose des exemples* de stratégie
fongicide représentatifs du risque parasitaire dominant, à adapter aux conditions
de chaque année et en temps réel.

8 exemples de programmes
fongicides
Bourgogne - Franche-Comté

E n Bourgogne - Franche-Comté, les dégâts moyens des maladies du


feuillage sont compris entre 10 et 15 q/ha. Dans ces conditions, la pre- e-
mière intervention (T1) vise la septoriose à partir du stade sortie de la dernière
ère
feuille (programme 1). Un second traitement relais (T2) est positionné à la floraison.
En cas de nuisibilité forte des maladies (plus de 20 q/ha) sur variété sensiblesible (programme 2),
la première application (T1) est réalisée dès le stade 2 nœuds avec un produit polyvalent, puis
complétée à épiaison (T2).

Programme X (l/ha) Programme Y (l/ha)


T1 (DF pointante ) T1 (2 nœuds)
JOAO 0,4
Privilégiez les
JOAO 0,5
BELL 0,8 BELL 1 variétés peu
OPUS 0,4 + PYROS 0,7 OPUS 0,6 + PYROS 0,7 sensibles aux
JOAO 0,3 + PYROS 0,7 JOAO 0,4 + PYROS 0,7
BELL 0,6 + PYROS 0,7 BELL 0,8 + PYROS 0,7
maladies et
MENARA 0,4 + BRAVO 500 1 BELL 0,8 + COMET 0,2 les pratiques
BELL 0,6 + COMET 0,15 FANDANGO S 1,25 culturales
FANDANGO S 1 MADISONPACK (0,5 + 0,125)
MADISONPACK (0,4 + 0,1) permettant
T2 (épiaison) de réduire
T2 (floraison) OPUS 0,8
les risques
OPUS 0,6 JOAO 0,5
parasitaires..
© N. Cornec

JOAO 0,4 OPUS 0,6 + PYROS 0,7


OPUS 0,4 + PYROS 0,7
La lutte contre les maladies des cultures
passe d’abord par le choix des variétés et
des modalités de conduite adaptées aux Afin de préserver l’efficacité
conditions régionales et aux parcelles. des nouvelles matières actives
L’utilisation des moyens de lutte chimique
doit aussi être raisonnée régionalement. L ’ensemble des stratégies
fongicides régionales est
disponible auprès de nos ingénieurs
et minimiser le risque de
de régions, mais aussi consultable
développement de résistance,
*Ces exemples n’ont pas valeur d’exhaustivité : pour
2008, les ingénieurs régionaux de l’institut ont élaboré
dans les éditions régionalisées de limiter si possible leur usage
Choisir Céréales et via le service
plus de 160 stratégies différentes, en fonction du contexte
Crypto-LIS® sur le site à une application par an, en
local, adaptées aux zones de productions de l’ensemble
de la SAU française. www.arvalisinstitutduvegetal.fr privilégiant l’alternance.

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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Protéger 11

Centre - Ile-de-France Programme X (l/ha) Programme Y (l/ha)

T1 (2 nœuds) T1 (2 nœuds)
L a septoriose reste la maladie la plus fré-
quente en région Centre - Ile-de-France.
Si la nuisibilité est moyenne, la variété moyen-
OPUS 0,5 + PYROS 0,6 (1)
JOAO 0,35 + PYROS 0,6 (1)
OPUS 0,3 + PYROS 0,6 (1)
EVIDAN 1,2
EVIDAN 1,7 MENARA 0,3 + BRAVO 500 0,9
nement sensible et l’arrivée de septoriose
MENARA 0,4 + BRAVO 500 1
tardive, un seul traitement peut suffire, au
INPUTPACK (0,45 + 0,45) T2 (dernière feuille étalée)
stade dernière feuille. Opter au choix pour les
BELL 0,6 + PYROS 0,6 (1) OPUS 0,4 + PYROS 0,6 (1)
associations Opus 0,8 + Pyros 0,6, Joao 0,5 +
JOAO 0,3 + PYROS 0,6 (1)
Pyros 0,6, Bell 1 + Pyros 0,6 , Inputpack (0,6 + T2 (dernière feuille étalée) IMPUTPACK (0,4 + 0,4)
0,6), Bell 1,2, Madisonpack (0,6 + 0,15), Fan- OPUS 0,5 + PYROS 0,6 (1) BELL 0,6 + PYROS 0,6 (1)
dango S 1,5. Si rouille brune : Bell 1,2 + Comet BELL 0,7 + PYROS 0,6 (1) MADISONPACK (0,4 + 0,1)
0,2 ou Opus 0,8 + Comet 0,2. OPUS 0,6 + COMET 0,2* FANDANGO S 1*
Si l’arrivée de septoriose est plusus OPUS 0,6 + AMISTAR 0,2*
précoce, cette application MADISONPACK (0,45 + 0,112) T3 (épiaison à floraison)
(T1) sera avancée au stade FANDANGO S 1,112* OPUS 0,4
2 nœuds et complétée par BELL 0,9 + COMET 0,2* CARAMBA STAR 0,7
une application au stade dernière re SUNORG PRO 0,7
feuille étalée (T2) (programme 1). OPUS 0,4 + COMET 0,2*
Une stratégie à 3 traitements ts OPUS 0,4 + AMISTAR 0,2*
peut s’envisager en Ile-de-France nce OPUS 0,4 + ACANTO 0,2*
si la nuisibilité est supérieure à 20 q/ha et (1) : Spécialité à b
base de prochloraze citée à titre
d’exemple. Consu
Consulter la liste des autres spécialités
la variété très sensible (programmemme 2). Le T1
s’appliquera au stade 2 nœuds, le T2 à derniè-
autorisées
i é en mélange
é sur www.arvalisinstitutduvegetal.fr Ces stratégies fongicides, bâties
* : modalités à privilégier en situation à forte pression de
re feuille étalée et le T3 à épiaison-floraison. rouille brune. a priori, doivent être modulées
en saison en fonction des risques
régionaux dominants et de la
Normandie Programme X (l/ha)
pression des maladies de l’année.
T1 (2 nœuds à dernière feuille

L es programmes normands s’appuient sur 2 pointante)


ou 3 traitements. Ils ciblent principalement OPUS 0,6 + PYROS 0,7 Programme Y (l/ha)
la septoriose. Si la nuisibilité des maladies est BELL 0,7 + PYROS 0,7
T1 (épi 1 cm à 2 noeuds)
moyenne (20-25 q/ha) sur des variétés sensi- MENARA 0,5 + BRAVO 500 1
OPUS 0,6 + PYROS 0,7
bles, opter pour le programme 1, avec un T1 JOAO 0,4 + PYROS 0,7
BELL 0,6 + PYROS 0,7
positionné à partir du stade 2 nœuds à derniè- JOAO 0,3 + PYROS 0,7
re feuille pointante et un T2 au stade dernière T2 (dernière feuille étalée à épiaison)
MENARA 0,4 + BRAVO 500 1
OPUS 0,7 + PYROS 0,7
feuille étalée à début de l’épiaison. En cas de
BELL 0,7 + PYROS 0,7
forte nuisibilité (30 - 35 q/ha) sur des variétés T2 (dernière feuille pointante à dernière
FANDANGO S 1,2 * feuille étalée)
sensibles en bordure maritime, opter pour 3
MADISONPACK (0,48 + 0,12) OPUS 0,7 + PYROS 0,7
traitements (programme 2). Le premier ier
INPUTPACK (0,48 + 0,48) BELL 0,7 + PYROS 0,7
(T1) positionné au stade 1 à 2
nœuds, le second (T2) à dernière FANDANGO S 1,2 *
MADISONPACK (0,48 + 0,12)
feuille et le T3 à début floraison.
INPUTPACK (0,48 + 0,48)

Une forte humidité ou T3 (floraison)


une période pluvieuse CARAMBA STAR 1
persistante pendant SOLEIL 1,2
l’épiaison-floraison JOAO 0,45
favorise l’installation
des fusarioses.
* : modalités à privilégier en situation à forte pression de
rouille brune
© N. Cornec

ARVALIS INFOS • FÉVRIER 2008

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12 Protéger

Pays de la Loire Nord - Pas-de-Calais - Poitou-Charentes


Picardie
E n Pays de la Lo
fongicide régio
Loire, la stratégie
régionale s’appuie
sur deux traitemen
traitements (programme D ans les régions Nord-Pas-de-Calais et Pi-
cardie, le programme fongicide inclut 3
E n Poitou-Charentes, le programme mme
ements qui vi-
classique s’articule sur 2 traitements
sent principalement la rouille brune et la sep-
1), voire sur un seu seul (programme traitements. Il est conçu pour une nuisibilité toriose. Le programme 1 vise une nuisibilité
2) si la variété est peu sensible et la pression des maladies de 20 q/ha, liée à une dominan- septoriose/rouille de 10 à 15 q/ha, pour des
maladie faible. te septoriose. Ce programme moyen standard variétés peu sensibles et une arrivée précoce
Sur les parcelles à risque fus fusariose, prévoir pourra être réajusté en cours de campagne en des maladies. Le programme 2 vise une nuisi-
une intervention au tout début de la floraison fonction d’attaques spécifiques ou de la pres- bilité plus forte (15-20 q/ha), pour des variétés
avec un triazole efficace (tébu
(tébuconazole, met- sion maladie. moyennement sensibles. Au-delà du stade 2
conazolel ou prothioconazole).
h l Utilisées en complément en T2 (ou éventuel- nœuds, le premier traitement est moins efficace
lement en T3 si le risque fusariose sur la rouille et l’efficacité du second traitement
Programme X (l/ha) nes
est modéré), les strobilurines - placé alors en curatif
cura - sera moins bonne.
permettront d’écarter le
T1 (2 nœuds)
risque rouille brune. Programme X (l/ha)
OPUS 0,5 + PYROS 0,7
JOAO 0,35 + PYROS 0,7 T1 (2 noeuds)
BELL 0,7 + PYROS 0,7 Programme (l/ha)
OPUS 0,3 + PYROS 0,7
JOAO 0,45 T1 (2 nœuds) EVIDAN 1,4
BELL 0,9 OPUS 0,4 + PYROS 0,6 MENARA 0,3 + BRAVO 500 1
INPUTPACK (0,45 + 0,45) ,5
ACARIUS 0,5 + SPORTAK 0,5 INPUTPACK (0,32 + 0,32)
MENARA 0,4 + BRAVO 1 MENARA 0,33 + BRAVO 1 JOAO 0,35
EVIDAN / PIVOT 1,7 EVIDAN 1,4
OPUS 0,7 OPUS 0,4 + DITHANE 2 T2 (dernière feuille étalée à début épiaison)
CITADELLE 1,6 FANDANGO S O,9
T2 (dernière feuille étalée) JOAO 0,4 OPUS 0,5 + COMET 0,2
FANDANGO S 1,1 * BELL 0,6 + PYROS 0,6 BELL 0,7 + COMET 0,2
MADISONPACK (0,45 + 0,11)
MENARA 0,4 + ACANTO 0,2
BELL 0,9 + COMET 0,2 * T2 (dernière feuille pointante à DF étalée) PRIORI XTRA 0,6
OPUS 0,6 + COMET 0,2 * OPUS 0,5 + PYROS 0,6 MADISONPACK (0,36 + 0,09)
OPUS 0,6 + PYROS 0,7 CITADELLE 1,2 + PYROS 0,6 OPUS 0,7
OPUS 0,8 JOAO 0,45
BELL 0,85 Programme Y (l/ha)
Programme Y (l/ha) JOAO 0,35 + PYROS 0,6
BELL 0,7 + PYROS 0,6 T1 (2 noeuds)
T1 (dernière feuille étalée) FANDANGO S 1 OPUS 0,5 + PYROS 0,7
FANDANGO S 1,5 * MADISONPACK * (0,4 + 0,1) JOAO 0,3 + PYROS 0,7
MADISONPACK (0,6 + 0,15) BELL 0,6 + PYROS 0,7
BELL 1 + COMET 0,2 * T3 (floraison) en risque fusariose important : BELL 0,8
OPUS 0,8 + COMET 0,2 * variété sensible, précédent maïs EVIDAN 1,6
OPUS 0,8 + PYROS 0,7 CARAMBA STAR 1 MENARA 0,4 + BRAVO 500 1
OPUS 1 HORIZON 1 INPUTPACK (0,4 + 0,4)
* : modalités à privilégier en situation à forte pression de SOLEIL 1,2 JOAO 0,4
rouille brune JOAO 0.5
T2 (dernière feuille étalée à début épiaison)
* : dans la mesure du possible, une seule application de
© ARVALIS-Institut du végétal

strobilurines ou d’une même matière active (prochloraze, FANDANGO S 1 à 1,2 *


prothioconazole…) dans le programme. OPUS 0,6 à 0,7 + COMET 0,2 *
BELL 0,8 à 0,9 + COMET 0,2 *
MENARA O,4 + ACANTO 0,2 *
Si plus de 20 % des troisièmes feuilles présentent des symptômes de PRIORI XTRA 0,7 à 0,8 *
septoriose, une application fongicide est justifiée. MADISONPACK (0,4 + 0,1)
* : modalités à privilégier en situation à forte pression de
rouille brune

ARVALIS
AR
ARV
ARVAL
RVALI
ALI
LIS IINFOS
NF
NFO
N FOS • F
FO FÉVRIER
ÉVR
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E R 20
2
2008
008
08

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Protéger 13

Aquitaine -
ées - Aude
Midi-Pyrénées
Rhône-Alpes
Rh

E n Rhône-Alpes, les deuxx maladies dominantes


rès virulente au sud et
sont la rouille brune, très
EN BREF..........
L a stratégie blé tendre (1) s’oriente vers une
seule application si la variété est peu sensi-
ble et la pression maladie faible (programme
la septoriose plus présente au nord. La région est
découpée en trois zones : septoriose dominante
au nord, septoriose et rouille brune au centre,
AgroSources : un événement
incontournable les 11 et 12 juin
2008
1). Un programme à deux applications est né-
cessaire lorsque la variété est sensible et que
rouille brune dominante au sud. Sur la zone cen-
trale, pour lutter à la fois contre la septoriose et la À Saint Lupien (Aube), les 11 et 12 juin
2008, plus de 20 000 professionnels sont
attendus pour l’événement AgroSources, pour y
les conditions climatiques sont favorables à rouille brune, deux stratégies se distinguent :
une attaque précoce et importante de septo- - un traitement unique sur variétés peu sensibles découvrir les potentiels énormes, alimentaires
et non alimentaires, des productions végétales.
riose et de rouille brune (programme 2). (programme 1), complété à la floraison en pré-
Instituts techniques, chambres d’agricultures,
Sur les parcelles à risque fusariose élevé, prévoir sence d’un risque de fusariose (programme 2), coopératives, agro industrie, agrofourniture,
un traitement spécifique fin épiaison/tout dé- - deux traitements (programme 3) sur variétés s’investissent ensemble pour apporter des
but floraison à base d’un triazole efficace. Dans sensibles et très sensibles : la 1è intervention vise informations concrètes aux producteurs, assurer
ce cas, les doses du T2 (stade dernière feuille la septoriose, et la 2è intervention la rouille ou la la pérennité des débouchés, et bâtir des filières
étalée) devront être modulées à la baisse. rouille et la fusariose si le risque existe. génératrices d’emploi et de valeur ajoutée.
Cet événement se met en place au cœur d’un
Programme X (l/ha)
Programme X (l/ha) grand bassin de production et de valorisation
T1 (sortie dernière feuille) des céréales, oléagineux, protéagineux et
T1 (dernière feuille étalée) ACANTO 0,3 + OPUS 0,6 betteraves, dans la région où le pôle de
OGAM 1 FANDANGO S 1,35 compétitivité à vocation mondiale « Industries et
FANDANGO 2 AgroRessources » a vu le jour. .
MADISON PACK 0,55 + 0,14
PRIORI XTRA 1 Contact : Marie-Noëlle Claude 03 25 43 72 72
ACANTO 0,2 + OPUS 1
Programme Y (l/ha) En savoir plus : www.agrosources2008.com
COMET 0,2 + OPUS 1 T1 (sortie dernière feuille)
COMET 0,2 + BELL 1,2
Des SOL’utions pour vos
OPUS 0,5
ACANTO 0,3 + JOAO 0,7 implantations
MENARA 0,3 +BRAVO 500 1 *

Programme Y (l/ha)
BELL 0,65
FANDANGO S 0,85
D e mai à septembre 2008, ARVALIS-Institut
du végétal organise, en partenariat avec
l’UNIP et le CETIOM, un tour de France en 9
T1 (2 nœuds) MADISON PACK 0,35 + 0,09 étapes, pour vous guider au mieux dans vos
OPUS 0,5 techniques d’implantation. Au programme
CITADELLE 1,25 T2 (floraison) (adapté à chaque région) : adapter les
PLAYERS 0,75 (ou 1,5 en présence d’oïdium) CARAMBA STAR 1 ou HORIZON EW 1 ou SOLEIL 1,2 techniques d’implantation à chaque situation,
MENARA 0,3 + BRAVO 1 optimiser les coûts d’implantation, adapter
Programme Z (l/ha) la protection des cultures, maîtriser l’impact
T2 (dernière feuille étalée) T1 (sortie dernière feuille) environnemental, observer le sol pour décider.
OGAM 0,8 Retrouvez toutes les dates sur
OPUS 0,5 + PYROS 0,7 **
www.arvalisinstitutduvegetal.fr
SPHERE 0,8 MENARA 0,5 + BRAVO 500 1 *
Renseignements : Jérôme Labreuche,
PRIORI XTRA 0,8 BELL 0,9
tél. : 01 64 99 22 00.
FANDANGO 1,6 FANDANGO S 1,15 ***
ACANTO 0,2 + OPUS 0,75 ACANTO 0,2 + OPUS 0,5 ***
Les Culturales® Sud : un nouvel
COMET 0,2 + OPUS 0,75 MADISON PACK 0,45 + 0,11 ***
COMET 0,2 + BELL 0,8
événement pour les producteurs
ACANTO 0,3 + JOAO 0,5 T2 (floraison)
de grandes cultures

(1) Les programmes sur blé dur sont sensiblement


différents et intègrent systématiquement le risque
sans fusariose ACANTO 0,2 + OPUS 0,5
COMET 0,2 + OPUS 0,5
C ette année, ARVALIS-Institut du végétal innove
en vous proposant les Culturales® Sud les 4 et
5 juin 2008. Sur un site de 10 ha, à Montesquieu-
fusariose. PRIORI XTRA 0,6 Lauragais, aux portes de Toulouse en Haute-
avec fusariose CARAMBA STAR 1 Garonne, venez rencontrer les spécialistes pour
* ou apportant 500 g de chlorothalonil mieux vendre, produire en quantité et en qualité,
** ou autre spécialité autorisée sur septoriose maîtriser les coûts et respecter l’environnement.
SPORTAK EW 0,7 ou SPORTAK HF 0,7 Renseignements : Martine LASSUS,
*** derrière ces associations, revenir à la floraison
tél. : 05 62 71 79 49.
avec OPUS 0,7 ou CARAMBA STAR 0,8 et non avec les
associations strobilurine + triazole. En savoir plus : www.lesculturales.com

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14 Protéger

Environnement En matière d’environnement, les agriculteurs sont souvent


montrés du doigt. Les efforts réalisés et les résultats obtenus depuis 10 ans sont
pourtant réels.

Des efforts qui en valent la peine


barre des 450. Les règles d’homologation des VALIS-Institut du végétal. « L’objectif est de
produits se durcissent. réduire l’impact de ces produits sur l’environ-
Conscients des enjeux environnementaux, nement et la santé. Toute la question est de
les agriculteurs ont adapté leurs pratiques. continuer à bien protéger les plantes tout en
Dans le bassin versant de La Fontaine du Theil, produisant autant, voire plus qu’avant. Les
en Bretagne, les pratiques des agriculteurs ont enquêtes menées indiquent que les produc-
été suivies à la trace entre 1998 et 2006 par teurs raisonnent et adaptent leurs pratiques
© Didier Noizet, service photographique de la présidence de la République

ARVALIS-Institut du végétal : en 8 ans, le nom- en fonction des risques phytosanitaires. Il faut


bre de matières actives détectées dans les leur donner des outils pour qu’ils puissent en-
eaux a largement diminué. La fréquence de core progresser. »
détection est passée de 23 % à 5 %. Parmi
Prise de conscience
ces substances, moins de 1 % des analyses
dépassait le seuil de 0,1 microgramme/litre Certes, il existe encore des marges de pro-
(directive eau potable), contre 4,6 % en 1998. grès pour sécuriser encore plus les aires de
Cette expérimentation a montré que d’autres remplissage, mieux gérer les fonds de cuves et
mesures que la réduction des quantités ap- les eaux de rinçage. Plus que l’acquisition de
pliquées étaient toutes aussi efficaces, sans matériel, l’évolution des comportements et le
pénaliser la production : équipement du pul- recours à de bonnes pratiques sont indispen-
vérisateur (cuve de rinçage adaptée, buses an- sables. « Les producteurs utilisent le moins de
ti-dérive…), rinçage et vidange des fonds de pesticides possible pour atteindre leur objec-
Clôturant le Grenelle de l’Environnement, cuve à la parcelle, désherbage mécanique des tif de rendement. Ils emploient ces produits
le président de la République a annoncé fossés, implantation de bandes enherbées et par nécessité, pas par plaisir », observe Jean-
une « révolution » écologique. de haies… François Gleizes, agriculteur et administrateur
d’ARVALIS - Institut du végétal. Les outils et

G
renelle de l’environnement, SDAGE, Les agriculteurs techniques développés par ARVALIS - Institut
Assises de l’agriculture… Depuis plu- du végétal permettent de concilier production
sieurs mois, les évènements se mul-
multiplient les efforts et respect de l’environnement. Ils sont à la dis-
tiplient sur l’environnement et l’agriculture. pour respecter la qualité position de tous.
Charles Baudart
L’utilisation des produits phytosanitaires en
agriculture est sur la sellette. Les dirigeants
des milieux et leur
politiques expriment leur souhait d’une agri- environnement.
culture encore plus respectueuse de l’environ-
nement. « Utiliser moins de phytos ne doit pas être
Pourtant, depuis 10 ans, les progrès sont une fin en soi sans autres considérations »,
notables et visibles sur bien des points. En explique Jack Massé, responsable du dépar-
matière de produits phytosanitaires, les volu- tement Recherche et développement d’AR-
mes vendus ont diminué de 28 % en 5 ans.
En moyenne, les quantités de matières actives
© G. Laloo, AGPM-GIE

ont été divisées par plus de 9 en 50 ans. Le Pour maîtriser les techniques
d’application, le raisonnement des
nombre de matières actives autorisées est en
traitements avec des outils d’aide à la
baisse constante. Elles étaient 800 en 1990, décision, la formation et le conseil sont
leur nombre devrait bientôt passer sous la des leviers essentiels.

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