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INTRODUCTION

La crise économique mondiale de 1975 A eu des effets négatifs sur l’économie


en général et sur le fonctionnement du système de « l’Etat providence » en
particulier, ce qui a eu pour conséquence de limiter les nouvelles ressources et
le chômage a progressé engendrant des besoins nouveaux difficilement
compressible.
Les dépenses de l’Etat sont alors devenues largement supérieures aux
possibilités que la croissance pouvait offrir et d’autre parts cette croissance
avait besoin de plus en plus d’investissement privé pour se réaliser.
L’Etat a eu alors recours aux ressources de l’impôt et aux cotisations sociales
pour se financer et aussi financer les déficits causés par les entreprises
publiques, notamment, mais la crise de l’Etat providence était beaucoup plus
profonde pour être financé par ces moyens seulement ; c’est alors que les Etats
ont marqué un mouvement de désengagement.
I. PRESENTATION DE LA PRIVATISATION
1- Définition
La privatisation est synonyme de restructuration, d’autonomie, de transfert, de
réaction face à la croissance de la bureaucratie, de changement surtout de
structure organisationnelle de dénationalisation des entreprises compétitives
et bénéficiaires nationalisées par le gouvernement socialiste. Ces différentes
appellations prouvent que la privatisation a plusieurs significations.
La privatisation est l’opération consistant à transférer par la vente d’actifs, une
activité, un établissement ou une entreprise du secteur public au secteur privé.
Elle peut avoir plusieurs significations :
-vise la mise en place d’un cadre organisationnel et institutionnel favorable à
l’encouragement du secteur privé et les lois du marché : libéralisation du
commerce extérieur, démonopolisation des marchés, l’emprunt par le secteur
public des modes de gestion privé…
-Renvoie à l’idée de décharger l’Etat de certains biens pour les confier au
secteur privé. La privatisation signifie une technique par laquelle l’Etat transfert
partiellement ou totalement la propriété de ses entreprises au secteur privé.
-C’est une technique de management public qui introduit dans le secteur public
privatisé la logique propre à celles des entreprises privées (rentabilité) et des
pratiques habituelles au marché.

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2- Objectifs
- Contribuer à faire émerger de nouvelles ressources humaines en
donnant leur chance à de nouveaux chefs d’entreprises
- Elargir l’actionnariat à de nouvelles catégories sociales
- Optimiser la modernisation de l’économie
- Générer et favoriser la création de nouveaux emplois
- Promouvoir l’économie nationale
- Limiter, restreindre et gérer la concentration capitalistique
- Stimuler l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprise
- Alléger les charges du budget de l’Etat en matière de soutien aux
entreprises publiques
- Consolider la régionalisation
- Permettre une plus grande ouverture sur l’économie mondiale et
participer plus largement et efficacement aux échanges internationaux
II. REGLEMENTATION DE LA PRIVATISATION EN COTE D’IVOIRE
Parmi les pays étudiés, la Côte-d’Ivoire constitue sans aucun doute
l’exemple le plus accompli dont la tradition libérale a permis
l’expérimentation de toutes les techniques de privatisation. Le pays ne
compte pas moins de 3 générations de privatisations et les techniques
de délégations y sont fortement utilisées.
Une présentation du processus de privatisation, du début des années 80
à nos jours, permettra de mieux mettre en relief la place qu’occupent les
contrats préparatoires en Côte-d’Ivoire.
A- LES GENERATIONS DE PRIVATISATIONS EN COTE-D’IVOIRE
La Côte-d’Ivoire a lancé son premier programme de privatisation au
début des années 1980.
La première génération a couvert toute une décennie et les techniques
utilisées étaient essentiellement les cessions d’actions ou d’actifs.
Faute d’un marché financier constitué et d’un programme préalablement
établi, seule la procédure de gré à gré était utilisée.
En vertu du cadre légal alors en vigueur, les cessions d’actions et
d’actifs des « sociétés d’Etat » et des « sociétés d’économie- mixte » se
faisaient par décret1.
Cette première génération de privatisations aura permis la cession d’une
trentaine d’entreprises, les unes bénéficiaires et les autres déficitaires.

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La deuxième génération de privatisations (1990-1994) sera plus
ambitieuse et plus élaborée.
Régie par le décret n° 90-1610 du 28/12/1990, cette génération de
privatisations repose sur certains mécanismes préalablement définis : à
savoir, la mise en place d’organes chargés de conduire le processus de
privatisation et de restructuration du secteur para-public, l’élaboration
d’une liste des techniques de privatisations ainsi que des entreprises
privatisables, le choix de la procédure d’appel d’offre, l’évaluation des
entreprises par des consultants extérieurs et l’utilisation du marché
boursier pour la cession d’une partie des actions détenues par l’Etat
ivoirien .
On notera que les techniques de cession prévues par ce décret sont : la
cession d’actions ou d’actifs, l’augmentation de capital, la concession, la
location-gérance, la dissolution, la fusion et la scission.
Ce programme aura permis la privatisation de près d’une dizaine
d’entreprises, toutes techniques confondues. Les techniques de location
auront été utilisées au moins, pour deux d’entre elles : il s’agit en
l’occurrence de la transformation en 1990 de l’entreprise d’électricité
EECI, en société de patrimoine et de la mise en affermage de l’activité
au bénéfice de la CEI, entreprise sous contrôle de la SAUR et EDF ; il
s’agit, ensuite de la mise en location-gérance au profit d’intérêts belges,
en août 1991, de la CEIB, entreprise d’élevage contrôlée à 60% par
l’Etat ivoirien.
Interrompue suite au nouvel ordre né de la dévaluation du franc CFA en
janvier 1994, la deuxième génération de privatisations va céder le pas à
une troisième qu’organise la loi 94-338 du 09 juin 1994.
Au terme de cette loi, toutes les techniques de privatisations prévues par
le décret 90-1610 sont reconduites, à l’exception des formules de
location (concession et location-gérance).
Cette non-reconduction permet, à notre avis, de restituer à ces dernières
leur véritable fonction de contrats préparatoires.
En effet, ces contrats, tout en permettant la privatisation de la gestion ne
parviennent à la privatisation effective (celle du capital) qu’en cas de
levée d’option ou de décision des autorités de transférer une entreprise
publique aux opérateurs privés.
La particularité de cette troisième génération de privatisations est d’avoir
érigé des garde-fous contre d’éventuels délits d’initiés pouvant provenir
des membres du comité de privatisations.

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Ainsi, les membres du comité de privatisation ne peuvent occuper les
fonctions de membres de conseil d’administration ou de salariés dans
une entreprise privatisée, même 5 ans après la cessation de leurs
fonctions.
En plus de l’institution d’une « action spéciale » qui permet de contrôler
l’entrée des actionnaires étrangers dans le capital des entreprises
privatisées en les soumettant à une procédure d’agrément à partir d’un
certain seuil, la loi 94-338 permet à l’Etat d’avoir un ou deux
représentants au sein des conseils d’administration, avec voix non-
délibérative ; de même, elle confère à l’Etat le droit de « s’opposer à
certaines décisions (cession des actifs, garantie des actifs), qui sont de
nature à porter atteinte aux intérêts nationaux »2.
La loi 94-338 aura permis ainsi la privatisation de plus d’une dizaine
d’entreprises, soit deux ans après son entrée en vigueur.
Dès 1997, on voit la réapparition des contrats préparatoires dans le
cadre du processus de privatisation.

B- LE PHENOMENE DES CONTRATS PREPARATOIRES EN


COTE-D’IVOIRE
La Côte-d’Ivoire a adopté les contrats de délégation dès son accession à
l’indépendance, marquant ainsi sa préférence pour la gestion privée.
Ce choix est explicité par Monsieur Lucas A. DANHAO, vice-président du
Comité de privatisation et coordinateur de la cellule technique créée au
sein dudit comité en ces termes : « En Côte-d’Ivoire, la privatisation
trouve ses racines dans la politique d’économie libérale adoptée par
notre pays dès son indépendance, en 1960. L’Etat, lorsqu’il est intervenu
dans les activités de production de biens et services marchands, l’a fait
en attendant que le secteur privé se développe pour prendre sa
relève »3.
Aussi, cette intervention de l’Etat ne s’est-elle pas faite étouffante : l’Etat
s’est contenté souvent de déléguer la gestion des entreprises qu’il a
créées, laissant, pourrait-on dire, les futurs entrepreneurs privés se
familiariser avec la gestion des entreprises.
La première entreprise à faire l’objet de délégation est sans aucun doute
la Société de Distribution des Eaux de la Côte-d’Ivoire (SODECI) mise
en affermage dès 1960, affermage qui sera remplacé par une
concession renouvelable tous les vingt ans4, après négociation.

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Le passage de l’affermage à la concession aura eu pour conséquence
de mettre à la charge de la SODECI, outre ses obligations d’entretien, de
distribution d’eau et d’établissement des factures, celle de réaliser « des
investissements nécessaires à l’extension du réseau de distribution
d’eau »5.
L’exemple de la SODECI est loin d’être isolé : la concession a gagné
tous les secteurs d’intervention économique de l’Etat et principalement
ceux dits de service public.
Dans le secteur énergétique (électricité, gaz et pétrole) : le secteur
électrique est sans doute l’un de ceux qui ont subi le plus de mutations
depuis sa mise en concession le 25 octobre 1990.
La technique de démembrement de la propriété de la gestion, inaugurée
avec la SODECI, est une fois encore convoquée : la gestion des
ouvrages hydro- électriques est confiée en concession à la Compagnie
Ivoirienne d’Electricité (CIE) contrôlée à 51% par SAUR Internationale
alors que la propriété en revenait jusqu’à sa dissolution le 26 novembre
1998, à la société publique de patrimoine EECI.
La dissolution de l’EECI aura permis un remodelage du paysage
institutionnel du secteur électrique ivoirien qui s’est davantage libéralisé
et enrichi de nouveaux acteurs.
Deux types d’acteurs ont alors fait leur apparition : les acteurs publics
d’une part et les opérateurs privés d’autre part.
Les acteurs publics sont constitués de deux entreprises publiques
spécialisées et d’une autorité de régulation.
Il s’agit en premier lieu de la SOGEPE (société de gestion du patrimoine
électrique) qui s’occupe du suivi financier et comptable dudit patrimoine.
Il s’agit en second lieu de la SOPIE (société des opérateurs ivoiriens
d’électricité) qui s’occupe de la gestion des mouvements d’énergie
électrique, de la planification des projets, du transport et de la distribution
d’électricité et de la maîtrise d’ouvrage. La SOPIE est considérée comme
étant la véritable « vitrine de l’Etat ».
Il s’agit en troisième lieu de l’ANARE (autorité nationale de régulation
électrique) qui arbitre tous les différends entre opérateurs privés et l’Etat
ou entre opérateurs eux-mêmes.
S’agissant des opérateurs privés, ils sont aussi au nombre de trois et au
premier rang se trouve la CIE qui bénéficie d’une concession de 15 ans
(depuis octobre 1990) sur les ouvrages hydro- électriques propriété de
l’Etat et sur la centrale VRIDI I.

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Les deux autres opérateurs privés interviennent dans le cadre de
contrats BOOT : il s’agit de CIPREL et de CINERGY.
Contrôlée à 90% par SAUR internationale et à 10% par PROPARCO et
SFI, CIPREL a, depuis le 20/07/1994, la charge de la conception, de la
construction et de l’exploitation de la centrale thermique VRIDI II pour
une période de 19 ans.
CINERGY6 quant à elle bénéficie depuis 1998 d’une concession de
travaux et services publics7 d’une durée de 25 ans, avec pour mission
de financer, construire et exploiter la centrale d’AZITO ; CINERGY est
contrôlée à 70% par CINERGY Holding et à 30% par IPS-CI et SFI.
Outre les secteurs de l’eau et de l’électricité, plus d’une dizaine de
projets d’infrastructures étaient pressentis pour faire l’objet de
concession8.
La mise en concession concernait les secteurs suivants :
-dans le transport aérien, deux contrats importants : une concession de
vingt ans pour l’aéroport international Félix-Houphouët BOIGNY ainsi
que la mise en gestion déléguée de la SNAI qui remplace Air Ivoire
dissout le 6 septembre 2009.
-dans le transport terrestre, la réhabilitation de l’autoroute Abidjan-
Yamoussoukro devait donner lieu à la signature d’une concession de 20
ans, laquelle concession était financée par prêts consentis par la Banque
Européenne de Développement (BED).
Plusieurs projets de ce type étaient programmés (voie expresse Abidjan-
Grand Bassam) et le premier à avoir été réalisé fut sans doute
l’autoroute du Nord gérée par une société d’économie mixte dans
laquelle la participation de l’Etat était minoritaire10.
Dans le transport urbain, la circulation dans la ville d’Abidjan est assurée
(maintenant de plus en plus difficilement) par la SOTRA qui agit au titre
de concessionnaire. Depuis 1994 les communes d’Abobo et de
Yopougon sont desservies, dans le transport en commun par des
opérateurs privés agissant au titre de concessionnaires.
- dans le transport ferroviaire, le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou est
géré en concession par un consortium appelé SITIRAIL dont
l’actionnaire majoritaire est le groupe BOLLORE (37%) et les Etats
ivoirien et burkinabé détenant chacun 15%. SITIRAIL bénéficie d’une
concession de 15 ans qui a été ramenée depuis novembre 2001 à 30
ans (1994-2024).

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Seul opérateur privé admis dans le marché, SITIRAIL a pour
interlocuteurs les deux sociétés de patrimoine ivoirienne (société
ivoirienne de patrimoine ferroviaire- SIPF) et burkinabé (société de
gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina- SOPAFERB), propriétaires
du matériel roulant et responsables de l’administration du patrimoine
ferroviaire.
-dans le secteur des hydrocarbures et du gaz, après la reprise de Gaz de
Côte-d’Ivoire en décembre 1999 par Petroci-gaz dont le capital est
détenu à 60,8% par l’Etat ivoirien, la distribution du gaz est soumise à la
gestion déléguée et l’activité soumise à concurrence. L’objectif affirmé
est bel et bien d’aboutir à la privatisation effective (celle du capital) de
l’entreprise11.
-dans le secteur du tourisme, notamment dans la branche hôtellerie, la
gestion déléguée a été un des modes favoris de dévolution de la gestion
des hôtels, du public au privé.
L’exemple le plus représentatif dans ce domaine est celui de l’Hôtel
Ivoire (propriété de la Société des Palaces De Cocody- SPDC) qui a fait
l’objet dès sa création d’un contrat de gestion liant l’Etat via la SPDC au
groupe Intercontinental Hôtel Corporation (IHC) puis d’un contrat de
location-gérance dont l’entrée en vigueur était prévue en 1997.
Ce contrat de location-gérance est conclu au profit d’une société
d’exploitation dont les actions sont détenues à 47,6% par la SPDC et à
52,4% par un consortium jouant le rôle de partenaire stratégique.
Ce consortium se compose de l’ancien gestionnaire, l’IHC, et de deux
autres associés : la Standard Corporate & Merchant Bank (SCMB) et C
& G International Ltd (C&G).
La durée de ce contrat de location-gérance est fixée à « quinze (15) ans
avec une option d’une durée supplémentaire de cinq (5) ans,
renouvelable »12.
Faute de clarté sur l’objet de cette option- nous ne disposons pas
matériellement du contrat- nous estimons vraisemblable que celle-ci
porte sur une promesse de vente du fonds, comme il est de tradition.
D’ailleurs, le contrat prévoit la diminution de la participation de l’Etat
ivoirien via la SPDC jusqu’à concurrence de 20% des actions, dès « le
remboursement de l’emprunt de la première phase
d’investissements… »13.
Cette diminution est censée se faire au profit du secteur privé ivoirien
et/ou étranger.

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Pendant la phase d’exécution de la location-gérance, le consortium est
astreint au paiement de la redevance pour le fonds exploité et du loyer
au propriétaire des murs.
Parmi les obligations du consortium figurent les travaux de réhabilitation
que doit effectuer la société d’exploitation et la reprise du personnel du
Village Ivoire dont certains actifs ont été apportés en jouissance par
l’Etat lors de la constitution de celle-ci.
L’utilisation de la location-gérance dans le cadre des entreprises
publiques montre le caractère artificiel de la frontière entre les contrats
préparatoires de droit public et de droit privé14.
Par ailleurs, sur un plan strictement légal, le recours des entités
publiques à la location-gérance n’est interdit par les dispositions de la loi
française du 20 mars 1956 sur la location-gérance et qui a été
transposée telle qu’elle dans la plupart des législations des anciennes
colonies francophones.
En effet, l’article 6 de ce texte dispense, entre autres entités, l’Etat et ses
démembrements des conditions posées par l’article 4 du même texte,
pour donner son fonds en location-gérance : avoir été commerçant
pendant sept (7) ans et avoir exploité le fonds pendant au moins deux
(2) ans.
-dans le domaine des télécommunications, la technique de l’économie
mixte semble-t-il servi de marche-pied (en lieu et place des contrats de
délégation) à la privatisation de la majorité du capital de Côte-d’Ivoire
Télécom (CI-Télécom) en 1997, au profit de France-Télécom qui joue le
rôle de partenaire stratégique avec 51% du capital.
-dans le secteur portuaire, les ports d’Abidjan (PAA) et de San Pedro
(PASP) qui sont parmi les plus florissants en termes d’infrastructures et
d’activités en Afrique de l’ouest n’ont pas échappé à la gestion par
délégation.
La délégation porte en fait sur la gestion des portiques et des terminaux
à conteneurs au profit des entreprises privées.
L’expérience des contrats préparatoires ne sera pas complète si on
n’étudie le cas des contrats économiques qui leur servent souvent de
force d’appoint.
En Mauritanie, le recours aux contrats économiques n’a pas toujours été
qu’une pratique accessoire, loin s’en faut ! 

III. AVANTAGES ET INCONVENIENTS

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1- Les avantages de la privatisation
La privatisation présente plusieurs avantages, nous citons :
 L'augmentation de l'investissement
 L'apport de l'innovation et du savoir-faire
 L'amélioration de la gestion
 Un meilleur rapport qualité/prix
 La disparition progressive du monopole public
 L'élimination des déficits financiers
 Une meilleure responsabilité des dirigeants
 La réduction de l'intervention politique et corruption
 La définition d'un bon cadre réglementaire.
2- Les inconvénients de la privatisation :
Même si la privatisation joue un rôle très important dans le
développement économique du pays mais on trouve qu’elle présente
aussi des inconvénients :
 Le risque de sous-investissement en entretien et en maintenance. Cette
situation est observée lorsque l'Etat qui réglemente ne laisse pas de
surplus à l'opérateur ex-post. Ce comportement de l'Etat n'incite pas
l'opérateur à investir ex-ante ;
 Le risque de sous-évaluation de l'entreprise, qui est observé lorsque
l'Etat cède l'entreprise pour un montant qui ne reflète pas sa vraie valeur
;
 Le remplacement du monopole public par le monopole privé qui
traduit la préférence pour l'efficacité productive que pour l'efficacité
allocative ;
 Réduction de l'emploi ;
 Difficultés pour coordonner les investissements privés et publics ;
 Création d'une mauvaise compétition.

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CONCLUSION
Les privatisations font partie de l’esprit du temps. La transnationalisation
des firmes, l’affaiblissement des régulations étatiques, l’obsolescence du
concept de souveraineté sont les nouvelles caractéristiques d’un monde
devenu un village dont le chef est celui qui détient les armes. C’est la
marchandisation du monde.
Nous ne sommes donc pas loin de l’apothéose du marché. Ceux qui y
résisterons seront combattus sans ménagement. Tout n’est certes pas
condamnable dans les évolutions qui se produisent sous le nom de
mondialisation/globalisation, mais c’est l’approche qui est très souvent
perverse. C’est d’ailleurs pourquoi on parlera souvent de l’éthique de la
mondialisation, qui est le combat quotidien des organisations. Ce combat
est noble et leurs animateurs sont à magnifier.
« Donc ; il ne faut jamais tous privatiser »

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