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METALLOTHERAPIE.

NOUVEAU TBA1TEHENT
PAR LES APPLICATIONS MÉTALLIQUES.

ABRÉGÉ
an©Tr®œi®8ia , Tal®is]®isg sir matiipii

Par le » r
III! IM».

TABLE DES MATIÈRES.

Introduction 3

CHAPITRE 1
er
.

Historique des differentes applications de métaux en médecine, ou du


véritable rôle de divers appareils prétendus électriques, galvaniques ou
magnétiques 5
Anneaux constellés de Paracelse id.
Bains prolongés de Pomme (baignoires de cuivre) id.
Armures d’acier aimanté de l’abbé Lenoble et du R. P. Hell 6
Perkinisme id.
Plaques galvaniques de M. Raspail id.
Chaînes ,
cataplasmes ,
tissus et buses de corset électriques galvaniques et
,

magnétiques 7
Pratiques populaires ; applications de l’or, du fer, de l’acier et du cuivre,
sous différentes formes id.
Acupuncture aiguilles d’or et d’acier
; id.
Anneaux de Georget contre la migraine 6
Médailles de cuivre contre le choléra id.
Observations remarquables de guérison par différentes applicalions de métaux.
Influence de différents bijoux sur la santé et surtout des
, bracelets d’acier. . 9
Pourquoi tous ces appareils métalliques ou autres n’ont eu et ne pouvaient avoir
qu’une vogue éphémère. 11

1
- 2 —
CHAPITRE II.

Métallothérapie.
sa. découverte et ses différentes applications.

Spasmes et attaques d’hystérie (1848) 12


Crampes des cholériques (1849) 14
Somnambulisme naturel id. 15

Névroses diverses.

Expériences à la Salpétrière (1850) 16


— à PHôtel-Dieu id. 20
— à l’hôpital Necker id. 21
— à la Maison impériale de santé id. 22
Paralysies traitées par une armature d’argent (1851) id.
Magnétisme animal. Londres. Le professeur John Elliolson. —
Expériences à l’infirmerie mesmérique de Bedford-Square, . . . id. 23
Propriétés remarquables du laiton dans le magnétisme animal. . . id. id.
Propriétés contraires de l’acier id. id.
Chlorose .
— Causes et traitement. — La diminution des globules
du sang est un effet et. non pas une cause. Le fer, appliqué à —
l’extérieur, permet ordinairement de mesurer d’avance ses effets
à l’intérieur (1852) 25
Choléra. —
Préservation et traitement par le cuivre et l’acier. id. 26
Thérapeutique générale. —

Inflammations et engorgements
aigus et chroniques. — Traitement par des applications de mé-
taux (1853 28

CHAPITRE III.

Nouvelle doctrine des névroses.


Etiologie. — Marche et terminaison. — Influence de la sensibilité et

de la motilité sur les phénomènes nerveux et psychiques de ces maladies. ... 33

CHAPITRE IV.

Des applications métalliques.


Premier système __
33
Comment trouver le métal convenable (exploration) id.

Dynamomètre pour mesurer la force musculaire •


34
Armatures métalliques ;
application 35

Nouveau système * 36
Transformation de divers objets de luxe en moyens du traitement 37
Bagues métalliques. . . .

Médailles, chaînes, bracelets et armatures métalliques 38


Colliers ,
buses de corset métalliques 40
Baignoires et bains métalliques » 41

Névroses, traitement.

Traitement préventif. * 43
— curatif 44
i (f -
Quels sont les métaux qu'il faut appliquer
45
Mode d’application
moyeu de mettre en évidence 46
Aptitudes métalliques dissimulées ,
les
MÉTALLOTHÉRAPIE
I>IJ W BUEQ.
. —

RÉSUMÉ
DE CINQ ANNÉES D’EXPÉRIENCES ET D’OBSERVATIONS
CONSIGNÉES

daus vingt-deux I\otes ou mémoire» aux Académies.

ACADÉMIE DES SCIENCES.


SÉANCES
dc9 16 avril , 23 juin, 19 novembre 1849. — 4 février 1850. — 25 février 1851. — 18 mai,
1
er
novembre 1852. — 8 mars, 2 avril 1853.
ACADÉMIE IMPÉRIALE DE MÉDECINE.
SÉANCES
des 24 avril, 1
er
mai, 12, 19 juin, 18 septembre, 9 octobre 1849. —
4 juin 1850.
— 25 février, 19 août 1851. 1—er
juin, 2 novembre 1852.
— 26 avril , 17 mai 1853.

QQtfQQlDÏÏQ'ïîlIQia.

Depuis bientôt quatre années, que nous avons eu l’honneur d’adresser


aux Académies nos premières communications sur les effets physiolo-
giques et thérapeutiques des armatures métalliques (1849) plusieurs ,

organes importants de la presse médicale ont publié, tant en France qu’en


Angleterre, des preuves si nombreuses et si authentiques des succès de
nos armatures dans le traitement des affections nerveuses qu’il doit nous
être permis désormais de regarder la métallothérapie comme bien acquise
à la thérapeutique.
Cependant, hâtons-nous de le reconnaître, bien qu’il n’y eût pas de dif-
ficulté sérieuse dans l’application de ce nouveau traitement, il existait
!ans la forme même de nos appareils, dans le plus ou moins de facilités
e toute nature que médecins
et malades pouvaient avoir à se les pro-
urer, et parfois aussi dans le choix lui-même du métal convenable,
uelques imperfections ou obstacles qui onl dû souvent servir d’arrêt au
meilleur vouloir ,
et auraient A coup sûr retardé pour longtemps encore
'avènement définitif des métaux en médecine ,
ou même rendu Irès-dif-
,

—4—
ficilesnos applications permanentes de cuivre et d’acier pour la
préserva-
tion du
choléra, si nous n’avions pris grand soin de les faire
disparaître!
Mais aujourd’hui , que nous avons la conscience d’avoir éloigné
tous les
motifs sérieux qui s’opposaient à l’adoption de notre traitement,
comme
nous essaierons de le démontrer tout à l’heure par l’exposition même d’un
nouveau système d’applications métalliques que nous venons d’y ajouter,
devons-nous espérer que les bienfaits de celte découverte seront mis bien-
tôt à la portée d’un plus grand nombre de malades; et si, par
impos-
sible, vingt-deux mémoires
notes ou communications diverses aux deux
,

Académies des sciences et de médecine, restaient jamais sans réponse,


ceux de nos confrères, qui s’étaient déjà laissés prévenir en faveur d’une
nouvelle doctrine des névroses, qui rend ces maladies aussi claires et aussi
logiques môme, il nous semble, dans toutes leurs manifestations que, de
l’aveu du plus grand nombre, elles étaient encore obscures et inintelli-
gibles ,
voudront-ils bien s’assurer si la lumière peut ne pas toujours venir
seulement que des régions officielles de la science ?...
Il nous moins permis d’en douter, que l’organe le plus im-
est d’autant
portant de la presse médicale de Paris , obéissant aux inspirations éclai-
rées du savant académicien qui est son rédacteur en chef, nous a tou-
jours accordé une large hospitalité dans ses colonnes, et que, grâce au
terrain neutre sur lequel nous l’avons placée, la métallothérapie et son
auteur ont déjà reçu, en France et en Angleterre, le plus bienveillant ac-
cueil parmi beaucoup de savants et de médecins de toutes les doctrines et
de toutes les écoles. Disons môme que c’est surtout pour répondre à l’em-
pressement de nos confrères de tous les pays, qui nous font l’honneur de
s’adresser presque journellement à nous, ainsi que pour ne pas risquer de
compromettre, par une publication prématurée, une œuvre considérable,
que nous éditons aujourd’hui ce résumé très-succinct de nos principales
recherches, et qu’à partir du 15 juin prochain, nous aurons ouvert un
cours de clinique (1) pour y exposer au grand jour notre doctrine et notre
traitement! Que si cependant cinq années de patientes recherches, d’efforts
opiniâtres et de sacrifices de toute sorte, étaient encore des litres insuf-
fisants pour quelques hommes d’une personnalité exclusive, ou si d’autres,
prenant encore les bornes de leur horizon pour celles de la science, ve-
naient à se montrer hostiles à notre métallothérapie pour une parenté et
des motifs que le lecteur n’aura point de peine à deviner, il nous resterait
encore la consolation d’avoir si bien fait pour vulgariser notre méthode
de traitement, qu’il n’est pas un seul malade, tant soit peu doué d’in-
telligence, qui, livré à ses propres inspirations, ne puisse entirer avan-
tage, sans jamais s’exposer au moindre inconvénient.

les maladies nerveuses et leur traitement par les


(1) Cours et leçons publiques sur
applications de métaux, V électro-magnétisme et la gymnastique, tous les ven-
d’Aligre*
dredis et les mercredis, de deux à quatre heures, rue Saint-Honoré, 123, cour
er
En outre, tous les 1 et 15 de chaque mois applications de la
,
gymnastique à la
métallothérapie au gymnase de la rue Duffault, 13, faubourg Montmartre.
U. - oaiâ^iDQii^ïïa.
Des differentes applications de mctanx en médecine,
ou du véritable rôle «le divers appareils prétendus
électriques, galvaniques ou magnétiques.

11 y a déjà plusieurs siècles que l'usage aptitudes métalliques, qui furent toutes
externe des métaux occupe une certaine si bien sous sa main dans les anneaux
place en médecine; mais, comme il est constellés.
souvent dans nos destinées de marcher
longtemps à côté de la vérité, sans même
soupçonner sa présence surtout si la
,
BAIGNOIRES DE CUIVRE.
déesse a pris les moindres précautions
pour voiler sa nudité, ces agents sont pres- Un peu moins de deux siècles après la
que toujours passés inaperçus sous divers mort de ce génie aventureux qui eut au
,

déguisements, empruntés tantôt à la ca- moins la gloire de racheter à l’avance


balistique, tantôt à l 'eau elle-même et , toutes ses folies, eu faisant le premier
plus souvent encore au magnétisme, à justice de tout le fatras de la médecine
['électricité ou au galvanisme. galénique. Pomme devient rapidement
célèbre dans le traiiement des affections
nerveuses, en plongeant ses malades dans
ANNEAUX CONSTELLÉS DE PARACELSE. des bains de huit et douze heures de du-
rée. Ce médecin croyait guérir le pré-
C’est d’abord le fameux Théophraste tendu racornissement des nerfs de
Paracelse, qui commence par appliquer ses vaporeux avec l’eau du bain seule-
une lame de fer aimanté à la guérison ment, et bien que, de son temps, un abbé
des névralgies dentaires, puis affuble les fort avisé dont il a parlé lui-même dans
,

métaux de nous ne savons quels pou- une note perdue au bas de l’une de ses
voirs cabalistiques, sous le nom d’an- pages, eût déjà remarqué que les bains
neaux constellés. A cet adepte en as- prolongés agissaient mieux dans une
trologie, qui est né sous l’influence du baignoire de cuivre que dans toute
soleil, le maître fait porter un anneau autre ni Pomme ni aucun de ses imi-
,

du plus précieux métal; et à celui-là, tateurs ne songent une seule fois au mé-
afinque la lune le protège un anneau ,
tal de la baignoire, et encore moins à en
d'argent; un autre, pour se rendre la tirer parti. Cependant y eut -il jamais
planète Ténus propice, devra faire usage meilleur moyen que ce récipient lui-
d’une simple bague en cuivre et ce der- ,
même pour appliquer une armature de
nier sollicitera l’appui de Mars de Ju- cuivre, par exemple, et beaucoup de mé-
piter ou de Mercure, avec un anneau decins, étonnés de ne pas avoir les mêmes
de fer, d'étain ou de plomb. Toutes ces succès que Pomme a obtenus incontesta-
pratiques du xvi e siècle sont très-ridi- blement, sans qu’il ait jamais su pour-
cules sans doute, surtout pour nous au- quoi, ou que d’aulres savent obtenir en-
tres qui vivons dans celui-ci; mais, si core de nos jours par la même méthode
Paracelse eût possédé à un moindre de- dans le traitement des différents désor-
gré les superstitions de son époque, il dres du système nerveux, ne le doivent-
est fort à présumer qu’il ne nous aurait ils pas quelquefois à ce que, dans plu-
point laissé à découvrir les différentes sieurs établissements debaius, le zinc a
—G—
remplacé le enivre, métal que nous certaines propriétés du cuivre et de
avons souvent trouvé si précieux pour l’acier, qui nous paraissent devoir aider
la métallothérapie, ou bien à ce que considérablement à sa réhabiliatlion.
l’on y prend trop grand soin de faire éla-
mer les baignoires ?
PERKINISME.

ARMURES D’ACIER AIMANTÉ. A partir de cette époque, c’est-à-dire


après qu’Andry, Thouret et Mauduyt,
Mais nous voilà déjà arrivés en plein eurent fait connaître les résultats officiels
xvm e siècle au milieu de ce grand
;
mou- de leurs recherches, il s’établit en méde-
vement qui transforme la science et les cine une réaction contre les fluides im-
esprits, nous voyons Y électricité sortir pondérables; réaction que les tendances
d’une bouteille (Leyde), les cuisses d’une matérialistes rendirent encore plus facile,
grenouille révéler le galvanisme ; l’abbé et qui se continua jusqu’au moment de
Lenoble préparer la première usurpa- l’application des électro-aimants à la thé-
tiondu magnétisme sur les métaux avec rapeutique. ün instant, au commence-
ses aimants artificiels, et Mesmer ve- ment de ce siècle, l’Américain Perkins
nir proclamer l’existence d’un agent uni- songe bien à faire de nouveau quelque
versel qu’il prétend condenser dans un bruit en Europe avec ses aiguilles à per «
baquet. A peine les hommes ont-ils connu kinisme (deux aiguilles d’un métal dif-
les premières applications curatives de férent qu’on promenait à la surface des
toutes ces merveilles, qu’il y a déjà par- parties malades) mais bientôt cette forme
;

tout comme une fièvre d’enthousiasme, d’application du galvanisme, qui n’était


et que quelques-uns des plus frappés pas plus vraie que celle du magnétisme
sont bien près de se croire en posses- dans les aimants, meurt avec son auteur,
sion du grand œuvre des alchimistes, qui en est la victime pour avoir voulu
,

qui avec l 'électricité ou le galvanisme, s’en servir exclusivement dans le traite-


un autre avec le fluide minéral magné- ment d’une grave maladie.
tique, et celui-là avec le nouveau ma-
gnétisme. Plusieurs années se passent
pendant lesquelles batteries et machines PLAQUES GALVANIQUES DE M. RASPA1L.
électriques , piles galvaniques , ar-
mures aimantées (plaques et anneaux Ce que quinze ou vingt ans plus
n’est
de diverses formes tout simplement en tard, lorsqu’on eut associé les deux fluides
acier, mais aimantés), baquets magné- dans de nouveaux appareils ou piles sè-
tiques, font grand bruit dans plusieurs ches, et alors que la physiologie elle-
capitales et autres grandes villes de l’Eu- même commençait à retirer de précieux
rope; mais à la fin ,
lorsque des savants, avantages de l’intermittence des courants
médecins habiles sollicités par les gou-
,
électro-magnétiques que l’attention des
,

vernements eux-mêmes à s’occuper des médecins se porta de nouveau sur l’élec-


trois nouveaux agents, se mirent à bien tricité et le magnétisme. Au début, les

regarder au fond de toutes les cures mer- essais restèrent limités dansles mains d’un

veilleuses de cette époque il resta bien


,
petit nombre mais bientôt, des médecins
;

acquis que si le magnétisme minéral et physiciensayant perfectionné les appa-


(nous verrons bientôt si c’est réellement reils deClarket de Dujardin, etvoici que

à ce fluide qu’on avait eu affaire dans les nous touchons à noire époque, les fluides
armures d’acier aimanté) , l’électricité et impondérables entrent définilivementdans
la pratique et reprennent une place im-
le galvanisme, étaient susceptibles de ren-
dre de véritables services, on en avait portante, sinon toujours méritée, dans
singulièrement exagéré l’influence cura- le traitement des maladies nerveuses.
tive. Quant au magnétisme animal , dont
C’est alorsqu’un chimiste déjà célèbre,
le nom seul parait avoir eu jusqu’ici un
dans le but probable de mettre la médi-
bien triste privilège celui d’être presque
,
cation galvanique à la portée de tout le

un reproche pour tous ceux qui osaient monde, proposa des plaques et même des
seulement le nommer sans en médire; sondes galvaniques ( cuivre et zinc su-
laissons-le maintenant mais pour y re- ;
perposés), qui faillirent un instant deve-
ciga-
venir un peu plus loin à l’occasion de ,
nir presque aussi populaires que ses
— - 7

de cette usurpa- métaux cuivre et acier, dont plaques,


rettes. Certes l’auteur ,

tion nouvelle était de bonne foi lorsqu’il ,


chaînes, cataplasmes { 1), etc., se com-
galva- posent invariablement nous voyons le
croyait administrer de la sorte le ,

nisme à ses malades; mais ses appareils, peuple, mieux servi cette fois par ses pro-
avec lesquels dut réussir quelquefois,
il pres instincts que par la science, trouver
malgré de leur application, n’é-
les vices en lui-même le secret de véritables ap-
taient rien autre qu’une véritable aï-ma- plications métalliques.

ture de métal, dans laquelle le zinc avait Ou’est -ce en effet que cette pratique si
seulement l’inconvénient de s’ajouter au répandue au Japon sous le nom d 'acu-
cuivre pour venir en diminuer les effets. puncture si ce n’est une sincère appli-
cation de l’or sous la forme de longues
aiguilles que certains guérisseurs de cet
empire, fort habiles à les manier, ne
APPAREILS ÉLECTRIQUES, GALVANIQUES
craignent pas d’enfoncer quelquefois jus-
ET MAGNÉTIQUES, DE TOUTE SORTE.
qu’au plus profond des viscères pour en
Après les sondes et plaques galvaniques extraire le principe ou fluide morbifique?
de M. ltaspail ce fut le tour des chaînes
,
M. J. Cloquet , qui le premier a in-
encore bien moins galvaniques qu’un in- troduit en France l’usage des aiguilles
dustriel allemand M. Goldberger, com-
,
à acupuncture, ne se trompait point lui
posa pareillement de cuivre et de zinc sur leur véritable action , et au lieu de
mais sous la forme de petites liges tour- les associer deux à deux ,
comme l’avait
nées en crochet à leurs extrémités et , faitPerkins pour y chercher un peu de
,

réunies alternativement bout à bout à la galvanisme, le savant professeur eut


façon des maillons de cerl aines chaînes l’heureuse idée de faire terminer l’une
de balances puis, nos expériences et les
; de leurs extrémités par un anneau dont
succès de nos traitements par le cuivre et il se servait quelquefois pour mettre le
l’acier étant venus probablement réveil- métal en communication directe avec le
ler le zèle des inventeurs ,
nous avons vu sol, à l’aide d’une petite chaîne. Ajoutons
surgir successivement : aussi queM. J. Cloquet soupçonna, s’il
1° Les tissus électro-magnétiques de ne' les connut pas les différentes apti- ,

M. Paul Gage (poudres de cuivre, de zinc tudes métalliques; car, ayant reconnu ,
et d’acier, incorporées dans des feuilles ainsi qu’il a bien voulu nous l’assurer
minces de gutta-percha) ; lui-même que les aiguilles d’or n’agis-
,

2° Les cataplasmes électriques du célè-


bre professeur Récamier (lits de copeaux
de cuivre et de zinc superposés dans deux Les chaînes de M. Pulvermacher for-
(1 )
sachets qui présentent l’un le cuivre, et ment exception nous devons le recon-,

l’autre le zinc ,
du côté de la peau) ; naître, mais seulement en ce que, lors-
3° Les buses magnétiques de M. Nicole
qu’on les trempe dans du vinaigre ou dans
(simple tige d’acier aimanté, que l’auteur del’eau acidulée, et qu’on renouvelle cette
n’a pas eu grand’peine à emprunter aux opération tousles quarts d’heure ou toutes
anciennes armures d’aimant); les demi-heures au moins, elles consti-
4° Enfin les chaînes hydro-électriques
tuent un véritable appareil électrique qui
de M. Pulvermacher (fils de zinc et de cui- donne de fortes secousses, et peut rem-
vre enroulés sur un petit mandrin en placer quelquefois les appareils électriques
bois poreux) ordinaires; mais, comme il y aurait beau-
coup trop d’inconvénients pour la du-
rée de la chaîne et pour les malades eux-
PRATIQUES POPULAIRES APPLICATIONS ,
mêmes à en agir ainsi l’auteur conseille ,

DE L’OR, DU FER, DE l’acif.r ET DU CUI- de l’appliquer le plus ordinairement sè-


VRE, SOUS DIFFÉRENTES FORMES. che tout d’abord ou bien après l’avoir , ,
'

I mouillée une fois, de l’abandonner en-



I
Au milieu de ce luxe d’appareils de toute suite à l’action imaginaire de la trans-
;
sorte dont les auteurs, toujours sous le piration dans ce cas, on a encore une
:

t prétexte de galvanisme
d’ électricité simple armature de cuivre susceptible,
ou de magnétisme, semblent rivaliser surtout si elle est appliquée en lieu con-
de bonne foi à qui mieux mieux frustrera, venable de rendre tous les services pro-
,

de la vertu qui leur est propre, les deux pres à ce métal mais rien de plus.
( ,
, ,

— 8 ~
saient pas également sur tout le monde, naître, les vieux fers de ses chevaux au
il en avait fait faire avec les différents même usage, et s'en trouvait fort bien.
métaux, parmi lesquels l’acier finit même Ces fers, que M. X... choisissait vieux
par occuper la première place. Mais le tout exprès, parce que, nous dit-il le ,

moyen de distinguer sûrement les ai- frottement prolongé sur les pavés avait
guilles dont le mêlai était le plus conve- dû les douer d'une certaine vertu
nable, ainsi que les points les plus pro- magnétique , il 1rs tenait toujours la
pices à leur introduction ? nuit à portée de sa main pour se barri-
Que sont ces anneaux contre la mi- cader, suivant son expression, dès que
graine qu’un simple mécanicien-serru- les crampes venaient à paraître dans ses
rier de la rue Casliglione, M. Georgct , jambes.
emprunta probablement, il y a trente On nous a parlé d’un ancien officier
années environ, aux anciennes arma- supérieur de l’armée général X... ,
M. le
tures du père Hell et qui d’abord en, , qui pour le même but , couchait habi-
,

fer ou en acier et plus tard en cuivre tuellement avec un sabre nu à son côté.
eurent tant de de vogue qu’il leur en L’année dernière nous eûmes le plaisir
reste aujourd’hui même quelque chose, de rencontrer, à l’excellente clinique de
si ce n’est ,
comme nous démontrerons
le M. Falret, à la Salpêtrière ,
un médecin
tout à l’heure ,
une des plus heureuses fort distingué de Bruxelles, qui nous as-
pratiques de la métallothérapie, et nous sura que, pendant qu’il occupait un grade
dirions volontiers une des plus intelli- élevé dans la chirurgie militaire de son
gentes, par le choix des surfaces d’ap- pays ,
il n’avait jamais pu s’habituer aux
plication, si l’inventeur, qui n’était rien étriers en cuivre de sa monture, etavail été
moins que médecin ,
avait pu seulement obligé de les faire remplacer par d’autres
se douter de la valeur de sa trouvaille. dorés pour les rendre d’or-
étriers d’acier,
N’est-ce pas encore une simple appli- donnance. Notre confrère aux allures ,

cation de métal , que cette pratique po- très-nerveuses se chaussait toujours de


,

pulaire de divers pays, qui consiste à bas de soie et de bottes vernies, qui sui- ,

mettre des objets en fer, le plus souvent vant lui , le préservaient de douleurs
très-vulgaires, dans la chaussure ou dan* atroces dans les pieds.
le lit de ceux qui sont sujets aux crampes Enfin un M. G... nous racontait, il y
dans les jambes ? a peu de temps, qu’en 1802 son père fut
Dans certaines parties de la Norman- guéri, en Corse, d’un lie douloureux
die ,
les paysans ont une si grande foi de la face par une mâchoire d’acier ai-
,

dans l’usage des clefs en fer contre les manté ,


qu’il s’appliquait tous les soirs
crampes, qu’il n’est pas rare de rencon- pour le la nuit (nous n’avons pas
reste de
trer de ces braves gens qui vont jusqu’à besoin d’ajouter que le médecin qui l'a-
en porter au moins une dans leurs sabots, vait conseillée croyait seulement 5 sa ver-
par simple mesure de prévoyance. tu magnétique). Disons, à cette occasion,

11 y a vingt-cinq années que nous avons


qu’un dentiste nous a parlé de certains
entendu M. Chr ,
le frère du célèbre effets forts bizarres ,
qui suivraient l’in-

médecin de ce nom de la Faculté de ,


troduction de tel ou tel autre métal dans
Montpellier, raconter qu’une vieille ma- la bouche, et sur lesquels nous prenons
trone de village lui avait appris à ne la liberté d’appeler l’attention des chirur-

jamais se coucher sans la pelle et les pin- giens qui font profession de poser de
cettes de sa cheminée pour se mettre la ,
faux râteliers.

nuit à l’abri de crampes auxquelles il


était resté très-sujet depuis sa jeunesse,
et que lorsque, par nécessité ou par oubli, MÉDAILLES CONTRE LE CHOLÉRA.
il lui arrivait encore de ne pas
prendre
Quant 5 ce qui concerne le cuivre,
celle précaution, rarement il manquait
il

est sûr que ses applications ont joui d’une


d’en être puni par le retour desescrampes.
M. le commandeur X magnifique moindre faveur populaire que celles du
vieillard de plus de soixante et dix an- fer ou de l’acier, peut-être tant à cause
nées, fort connu à Paris par sa fortune d’une certaine odeur que ce métal dé-
et par l’originalité de ses éludes sur le
gage par la chaleur et le frottement que ,

par qu’inspirent en général ses


la crainte
plumage des oiseaux, employait, avant
que uous eussions l'honneur de le con- sels et ses oxydes. Toutefois, sans reve-
—9—
nir sur l’usage externe du cuivre sous qui se trouvaient privés de ce précieux
forme de baignoires, nous dirons qu’il métal que l’or lui convenait en effet
,

n’est pas douteux que plusieurs malades parfaitement.


ne trouvent, à leur insu, du soulage- Que de personnes névropathiques
ment dans les différentes médailles de ne doivent, à leur insu , la diminu-
ce métal ( nous ne parlons, bien en- tion, sinon la disparition complète,
tendu, que des plus larges) que la re- d’une migraine ou de tout autre phé-
ligion les convie 5 porter sur eux il ; nomène nerveux périodique qu’à ,

semblerait même, et ceci donnerait une ce que les caprices de la mode sont
nouvelle importance 5 notre récente com- un jour venus leur apporter le métal
munication aux Académies, sur la préser- approprié sous la forme d’un brace-
vation du choléra par le cuivre, qu’en ou- let ou même d'une simple bague de
tre des tubes remplis de mercure, que quelque dimension , et combien de
beaucoup de personnes portèrent sur elles, malheureuses dames, affectées pé-
en Allemagne, pour se préserver de l’in- riodiquement de spasmes atroces ou
fection cholérique par la raison que
,
de violentes douleurs névralgiques
tous les ouvriers employés aux mines de se trouveraient tout au moins sou-
mercure de VIstrie avaient joui lors ,
lagées par ce seul mode de spolia-
de la première épidémie, d’une immu- tion, si, à notre exemple, on prenait
nité complète, déjà à la même époque,
,
quelquefois la peine d’en tirer parti
dans plusieurs parties de la Hongrie il ,
ou moyen des bijoux qui leur sont le
*e fit, dans le même but un heureux et
,
plus agréables ! !
fréquent usage de larges médailles de En Angleterre, les dames font un fré-
cuivre (Ilabnemann, 1833). L’observation quent usage de l’acier sous ces deux for-
remarquable que nous avons faite, cette mes, et ce métal, qui nous rend jour-
année, de la préservation cholérique qui nellement de si grands services avec le
a été commune à un très -grand nombre cuivre, venant ajouter sou action bien-
d’ouvriers occupés à extraire le cuivre ou faisante aux effets salutaires d’une bonne
à le travailler, ne serait donc pas complè- éducation physique et d’une meilleure hy-
tement nouvelle, et risquerait par cela giène il pourrait bien ne
, pas être tout
même beaucoup moins de rester stérile. Ce à fait étranger à la moindre fréquence
sont probablement ces mêmes médailles des affections nerveuses que nous avons
delà Hongrie qu’un industriel de Paris cru remarquer, pendant un séjour de plu-
vendait au dernier choléra dans la rue sieurs mois à Londres et à Brighton,chez
Vivienne. Parmi les personnes qui en fi- les ladies de ce grand pays.
rent usage , nous ignorons s’il y en eut Que penser après cela des effets salu-
beaucoup et si elles s’en trouvèrent bien, taires attribués aux pendants ou bou-
HL X... , que nous avons eu occasion de cles d’oreilles par quelques mères pré-
voir depuis, gagna à cette simple ap- voyantes, qui, dans certaines ophlhalmies
plication une amélioration très-notable rebelles font percer de bonne heure les
,

d’une ancienne gastralgie. Il y avait deux oreilles de leurs enfants?


ans que ce malade portait v sur lui une
médaille de cuivre, lorsque l’exploration
métallique nous indiqua qu’en effet il 0 BSE R V ATI OMS REMARQUABLES.
y
avait chez lui une sensibilité très-mani-
feste à ce métal. Nous ne quitterons pas cet historique
L’observation de M. X... nous rappelle de l’usage externe des métaux sans dire
,

qu’une dame fort distinguée à tous les li- que la science elle-même n’a pas toujours
tres, lady***, avait trouvé,
nous ne savons dédaigné de recueillir les faits qui s’y rap-
trop comment, qu’une grosse médaille portent. Ainsi l’on trouve, dans les Éphé-
en or lui rendait absolument les mêmes mérides des curieux de la nature, l’ob-
services. Lorsque nous eûmes l’honneur servation très remarqable d’une jeune fille
d’être présenté à cette dame, elle avait qui fut guérie très-rapidement d’une pa-
encore sa armature d’or sur la
petite ralysie assurément hystérique, par une
poitrine et il nous fut également aisé
,
sorte d’armature d’or que le hasard avait
de nous assurer, par l’état compara- appris à porter. A peine la malade
lui faire
tif de la sensibilité sur
un de ses doigts amplement garnie de bijoux et
était-elle
annulaires avec celle. des autres doigts
, de monnaies de ce métal que déjà le
,
,

mouvement lui revenait dans les jambes. souffrances qui menaçaient de durer plu-
C’est peut-être le cas de mentionner un sieurs heures , put remonter en voiture
fait d’applications métalliques assez bi- venger du temps perdu par une pro-
et se
zarres pour la forme, que nous tenons menade d’une durée deux fois
plus longue
de son auteur même, M. le D A. llichard, 1
'
que d’habitude. (Nous verrons plus loin
le fils et déjà le digne héritier de notre les rapports qu'il y a entre le somnam-
célèbre et bien regrettable professeur de bulisme et l’action du cuivre.)
botanique. A quelque temps de là, nous fûmes
En 1849, à peu près à la même époque appelé en toute hâte pour une de ces pré-
oit nos applications de cuivre devenaient tendues inflammations d’intestins, si com-
si populaires, dans certaines localités de munes surtout chez les personnes du
la Haute-Marne, contre les crampes des monde, qu’il est bien peu de médecins
cholériques (voyez le chapitre suivant) qui n’aient eu occasion de sauver quel-
M. Richard fut appelé auprès de deux ques-unes de leurs névropathiques de
cholériques de la rue des Postes. Les phé- , mais fort innocente
celle effrayante
nomènes nerveux de ces malades étant maladie. Notre nouvelle malade avait
très- violents, notre confrère se rappela été déjà traitée elle-même de ces mêmes
fort à propos les propriétés nouvelles que accidents avec force saignées et sangsues,
nous venions de signaler dansle cuivre, et et plusieurs membres de sa famille ,
déjà
aussitôt il improvisa une armature de ce très- ne doutant pas que nous
alarmés ,

métal avec divers ustensiles de ménage. n’eussions aussi recours à ces mêmes
Le succès qui suivit cette singulière appli- moyens, tenaient presque toutes prêtes la
cation fut si complet et si rapide que les ,
cuvette, les bandes à saigner, etc. Pour
deux cholériques, débarrassés de leurs nous, peu désireux d’acheter une recon-
crampes ne trouvèrent aucune gêne à
,
naissance facile au prix de pareils sacrifi-
rester encore plusieurs heures armés de la ces, nous aimons mieux braver le ridicule
sorte. d’une vaine tentative, etnousnousconten-
11 nous est arrivé bien souvent à nous- tons d’appliquer sur le ventre un large vase
même d’arrêter immédiatement, ou tout à fond de cuivre, contenant environ un
au moins de diminuer, des crises de nerfs litre et demi d’eau froide, pour empêcher
de toute sorte avec les objets quelquefois l’élévation de sa température.
les plus vulgaires qu’on a presque par- Nouslaissons à penser de quelle stupé-
tout sous la main et quoique ce ne soit
;
faction furent frappés tous les assistants,
pas exactement ici le lieu de parler de à la vue de cette pratique d’un nouveau
notre pratique personnelle nous allons ,
genre! Mais , moins d’un quart d’heure
en citer deux exemples des plus remar- apres, il y avait déjà parmi eux une
quables, dans l’espérance qu’ils pourront, surprise bien différente, et, le même
à l’occasion, ne pas être sans utiliLé pour soir, la malade ayant pu présider, comme

les médecins et les malades. à son habitude, au dîner de sa maison,

Un jour où nous avions accompagné nous dûmes subir les transports de la re-
une de nos malades, madame la baronne connaissance la plus bruyante.
de L... dans une promenade en voiture,
,

il se déclara subitement chez cette dame Nous aurions échoué ici avec le cuivre
une névralgie delà face, bientôt après rouge, que nous nous serions adressé
si violente, que l’on fut obligé de la des- ensuite à un ustensile de laiton, si nous
cendre dans la maison la plus voisine. n’avions pas pu nous procurer immédia-
Des applications chaudes sur la joue des ,
tement une armature de ce métal puis ; ,

frictions sèches et humides, puis le cathé- dans le cas de nouvel insuccès à des ob-
,

térisme du tympan lui-même, avaient jets en fer ou en acier; enfin, si ni le

été déjà tentés sans succès, lorsque nous cuivre ni le fer n’avaient rien produit
étant rappelé que madame L... avait of- encore ,
nous aurions eu’, comme der-
fert quelquefois des phénomènes de som- nière ressource :t°lemétal descloches, que
re
nambulisme, nous nous fîmes apporter l’on trouve dans les sous blancs de; la l
de l’office un simple vase de cuivre. Ce République 2° l’argent monnayé ou l’ar-
;

métal fut appliqué tantôt sur la joue, tan- gent à vaisselle; 3° enfin l’or en monnaie
tôt sur la tempe et le front du côté ma- ,
ou en bijoux. Ce dernier métal est fort
lade, et moins de quinze minutes après, précieux sans doute pour les usages de
la malade remise de la sorte de cruelles la vie; mais, daus notre traitement, il
,
est un des derniers à nous rendre des ser- «Et pardessus tout, l’habitude de ne
s’adresser qu’aux spasmes ou à la né-
vices.

INSUCCÈS. — CAUSES. magnétique, gal-


rnoins de sérieusement
vanique ou électrique , que le nom.
Mais pourquoi ,
malgré des succès sou- Pour nous, nous allons bien plus loin
vent incontestables, tous ces appareils encore, et nous affirmons, de la manière
ou objets, plaques, chaînes, cataplas- laplus positive que non-seulement le
,

mes etc. etc. que l’on prétendait


, magnétisme, Yélectricité ou le galva-
électriques , galvaniques , ou magné- nisme , n’ont absolument
rien à y faire ,
tiques , pourquoi les aiguilles de Per - pas plus que dans nos armatures , mais
lcins et celles de Y acupuncture
pour- qu’il est même nuisible de prétendre à y
quoi même les pratiques populaires ajouter l’un ou l’autre de ces fluides. Si le
dont nous avons parlé si favorablement cadre que nous nous sommes tracé dans
sont-ils déjà les uns oubliés ou bien près de ce livre ne nous mettait point très à
l’être et pourquoi les autres auront-ils
, l’étroit ,
nous dirions volontiers les
cessé d’exister le jour où la publicité qui faits remarquables sur lesquels repose
les a mis en lumière aura cessé de les cette assertion ,
et peut-être serions-nous
soutenir ? assez heureux pour intéresser le lecteur
Pourquoi ?Nous en avons déjà dit les en connaître, par exemple,
lui faisant
motifs, il
y a plus de deux années, au l’observation de deux malades qui , trai-
sein même
de la Faculté de médecine, tées jusque - là avec fruit par nos ar-
et nous ne saurions mieux faire aujour- matures , n’avaient plus trouvé en elles
d’hui que de renvoyer le lecteur au pas- qu’un corps inerte dès qu’une simple
,

sage suivant de notre thèse inaugurale. couche de vernis sur la surface extérieure
« Les bains prolongés de Pomme les , était venue donner au métal un certain
armatures d’aimant au dernier siècle, état électrique. Voici, du reste une ex- ,

le perkinisme et l’acupuncture, dans ce- périence qui met cette vérité tout à fait
lui-ci ont-ils jamais rendu des services?
, hors de doute :
Oui à n’en pas douter.
, Soient deux indi vidus sensibles l’un à
«Mais l’idée malencontreuse qu’on a l’acier, et l’autre au cuivre : chez le pre-
eue, dans beaucoup d’établissements de mier, qui est analgésique (insensible à la
bains, de remplacer le cuivre par le zinc douleur) aux avant-bras droit et gauche,
dans la fabrication des baignoires, ou les appliquez d’un côté un anneau d’acier, et
trop grands soins que l’on prend dans de l’autre un anneau du même métal et
quelques autres de faire élamer celles du de la même surface mais fortement ,

premier métal ;
aimanté, ou bien enveloppé d’un nombre
«L’action si peu fréquente de l’aeier, di- suffisant de tours de fil couvert, pour le
minuée d'ailleurs par l’état magnétique rendre sérieusement magnétique par le
que l’on croyait devoir lui donuer dans passage d’un courant électrique; et tandis
les armures d’aimant ; qu’avec l’acier ordinaire la sensibilité à
« Le choix toujours arbitraire du métal
la peau ne tarde pas à reparaître avec ,

qui servait et sert encore à faire les ai- l’acier chargé ou saturé d’un fluide ana-
guilles à acupuncture; logue, sinon identique, à l’électricité ani-
« L’association fâcheuse de deux métaux male qu’il doit soustraire, les mêmes
dans le perkinisme (1); effets sontbeaucoup plus longtemps à se
manifester, ou même ne se montrent pas
(1) Tous les médecins qui savent au du tout.
prix de quels efforts seulement on fait pé- Mêmes résultats pour le second malade ;

nétrer l’électricité ou le magnétisme dans sion vient à lui mettre d’un côté le cui-
la profondeur des organes ,
reconnaî- vre brut et de l’autre le même métal
tront avec nous que tous ces appareils mais recouvert extérieurement d’une pla-
magnétiques ou électriques lorsqu’ils , que de zinc ou bien mis en communi-
sont abandonnés à l’action imaginaire de cation avec les deux pôles d’une pile
la transpiration , s’ils ne doivent pas Dans les deux cas, à peine le métal est-il
seulement leur action curative aux deux débarrassé de ses entraves magnétiques
métaux cuivre et acier, dont ils se ou électriques qu’il reprend aussitôt
composent invariablement , n’ont au toute son activité.
, ,

— 12 -
vralgie, et lions ajoutons aujourd’hui, au «Et que leperkinisme a vécu ce que
délire dans les affections mentales sans sont destinés à vivre chaînes, plaques,
,

s’occuper ni de l’anesthésie ni de l'a- cataplasmes, tissus, etc., magnétiques’


myosthénie ,
qui sont cependant le véri- galvaniques ou électriques, à la confec-
table point de départ de la maladie, sont tion desquels on ferait mieux de n’em-
causes que, de nos jours, ployer que la seule limaille de cuivre ou
«C’est quelquefois en vain qu’on de- d’acier, ou bien encore une simple plaque
mande aux bains prolongés des guéri- de l’un de ces deux métaux.
sons que Pomme a obtenues incontestable- «Mais qu’à l’avenir on ne se servede ces
ment; sans qu’il ait jamais su pourquoi ; métaux que dans les conditions et avec
«Que les armatures d’aimant n’ont pu lesprécautions que nous avons pris tant
racheter par quelques succès leur si de soin de signaler (nous allons y reve-
fréquente inutilité ; nir tout à l’heure), et la métallothéra-
«Que renoncé à obtenir, au prix
l’on a pie deviendra, nous l’espérons, dans des
d’assez vives douleurs, les résultats le mains plus puissantes ou plus habiles que
plus souvent palliatifs ou fort limités de les nôtres une des médications
, les plus
l’acupuncture; utiles et les plus sûres de notre art. »

an. — oaï annQ'iîiaàia&iîm


Sa découverte et ses différentes applications.

Vers la fin de 1848, nous étions encore venues échouer elles-mêmes contre ses
élève attaché au service des hôpitaux ,
nombreuses infirmités. Pour nous, per-
lorsque les résultats fort remarquables de suadé que si la médecine classique avait dit
diverses expériences que nous avons sou- sur cette malade son dernier mot, il restait
mises, cette année, aux savantes appré- peut-être encore un dernier moyen de la
ciations de l’Académie de Milan ,
nous sauver de la Salpêtrière nous deman- ,

amenèrent à faire l'essai des applications dâmes, sans rien promettre d’être au-
de laiton dans les circonstances sui- torisé à l’essayer. M. Maisonneuve trop ,

vantes. ami du progrès pour se laisser arrê-


Parmi malades de notre hôpital
les ter par de misérables préventions, vou-
(hôpital Cochin), il
y avait alors une hys- lut bien avoir la bonté de nous céder
téro-paralytique de vieille date pour la- ,
sa malade ,
et le même jour, fut com-
quelle M. Maisonneuve son médecin , ,
mencé publiquement, à l’hôpital, un trai-
après avoir épuisé sans aucun succès tement qui, six mois après devait avoir ,

toute la série des antispasmodiques, anti- opéré la guérison complète de celte in-
périodiques et autres, venait enfin de se curable, et nous récompenser nous-même
décider à réclamer une place dans un de toutes nos peines et de tous nos soins,
service d’incurables. La fille Pauline Pi- en nous mettant sur la voie d’une pré-
cardel, c’était le nom de la malade, trai- cieuse découverte. Puisse l’exemple don-
tée déjà inutilement, pendant plus d’une né, dans celte circonstance, par notre sa-
année ,
dans les salles de la Pitié ,
oit son vant confrère et maître trouver ailleurs
,

affection avait laissé les plus tristes sou- des imitateurs, et puissions-nous légiti-
venirs parmi tous les internes de cette mer, aux yeux de lous, la parfaite bien-
époque, ne devait plus, en effet, avoir veillance nous a toujours honoré
dont il

graod’chose à attendre des ressources or- depuis, par ce que nous allons faire con-
dinaires de l’art, puisque la sagacité et naître sur les heureuses suites de sa con-
l’expérience de cet habile praiicien étaient descendance !...
- 13 -
Cependant, les accidents auxquels nous
SPASMES Et ATTAQUES D’flYSTÉRXE. venions d’avoir affaire n’étant que les
(1848.) conséquences du traitement lui-méme
et en quelque sorte le résultat d’un arti-

Dès le début du nouveau traitement fice, il nous fallait mieux encore, pour ne

(nous en avons dit assez pour ne pas plus garder de doute sur l’efficacité de
avoir à redouter d’apprendre qu’il s’agit nos applications.
ici du magnétisme animal mais du ma- Depuis plusieurs mois la demoiselle ,

gnétisme à la façon du vénérable M. De- Picardel, qui fut pour nous une mine d'ob-
leuze et du célèbre Dr Lon-
Elliotson à servations des plus fécondes, avait, tous
dres), la demoiselle Picardel se montra si les le soir, à peu près à la
quatre jours,
avide de l’agent mesmérique, que mal- ,
même heure et pendant un temps assez
gré tous nos soins à l’en débarrasser, elle long d’effroyables accès d’hystérie, avec
,

était souvent, à son réveil, prise, du côté perte complète de connaissance, que rieu
des organes thoraciques, de spasmes très- n’avait jamais pu calmer.
violents que les passes magnétiques par- Le 15 décembre au soir, vers cinq heu-
venaient seules à calmer. Un soir, où res, arrivent les prodromes habituels de
ses vomissements étaient plus violents l’attaque : à huit heures ,
ils ont acquis
que de coutume, et où l’heure avancée de leur summum d’intensité ,
et un instaut
la nuit nous donnait le plus grand désir après les convulsions commencent.
de rétablir un calme dont les voisines de La malade étant couchée sur un lit

la malade avaient comme elle le plus élevé où rien ne la garantit contre une
grand besoin, il nous vint à l’idée de chute imminente, cinq personnes de l’hô-
remplacer les divers moyens qui nous pital se jettent sur elle pour l’y mainte-
avaient servi jusque-là pour les combat- nir. Pour chacune d’elles, c’est assez d’un

tre par quelques anneaux ou plaques de membre; la cinquième, plus robuste, s’est
laiton. chargée d’embrasser le tronc. La patiente,
En conséquence ,
nous appliquons ce fortefille de la campagne, pourvue de

métal, sous la forme d’une large plaque, muscles très-volumineux, et cependant


sur l’épigastre , et d’un grand anneau ou semi-paralytique à l’état ordinaire
bracelet tout autour de l’extrémité infé- se contracte, en effet, avec une éner-
rieure de chaque membre. Moins de deux gie croyable pour ceux-là seulement qui
ou trois minutes après, tous les accidents, sont habitués à être témoins de pareils
étouffements , palpitations et vomis- désordres. Nous restons un instant spec-
sements, avaient disparu, et la malade, tateur inactif et silencieux de ses convul-
remise de la sorte d’une indisposition qui sions, cherchant déjà à deviner quel inté-
durait habituellement plusieurs heures, rêt peut avoir la nature à faire en un ins-
ne tarda pas à s’endormir, et reposa par- tantune aussi prodigieuse dépense d’in-
fai temen t tou t le reste de la nuit, malgré ou nervation; puis, au plus fort de la lutte
plutôt ü cause de la présence des anneaux. des assistants contre la force mystérieuse
Au bout de deux ou trois jours ,
les qui se révolte sous leurs étreintes, nous
mômes accidents ayant eu lieu, nous eû- appliquons successivement toutes les piè-
mes de nouveau recours aux applications ces d’une armature de laiton, composée de
de laiton et celte fois aussi, il nous fut
,
ydeux anneaux de 5 à 6 centimètres de
heureusement donné de voir les divers large pour chaque membre de deux au- ,

spasmes s’en aller avec la plus grande tres anneaux plus larges pour le tronc, et
facilité. Aps ès quelques minutes du calme d’une couronne pour la tête. A mesure
le plus grand nous relirons à dessein
,
que se fait cette opération les spasmes ,

l’armature, et presque aussitôt d’abord ,


diminuent de violence le bassin ralen- ,

les efforts de vomissement puis les vo-,


tit ses projections, et le dernier anneau
missements eux-mêmes, avec angoisse et n’est pas encore posé que la malheu-
,
palpitations violentes reparaissent avec
, reuse jeune femme a déjà recouvré toute
leur première intensité l’armature de
: sa connaissance ses effroyables
cessé
,
laiton réappliquée, quelques instants suf- cris, et prié les aides ébahis de lui ren-
fisent ensuite pour que la tranquillité par- dre la liberté de ses membres. (Ceci se
faite demalade vienne nous rassurer
la passait en présence d’un de nos collè-
une troisième fois sur les propriétés an- gues de l'hôpital M. le D r Lepelleticr,
,

tispasmodiques de ce métal. qu’une mort prématurée vient d’enlever


,

à la science et a sa famille.) Un peu plus la Salpêtrière. Le fléau, enserré quelques


tard, elle est calme ou ù peu près, pres- jours dans les murs de ce vaste établisse-
que immobile sur le dos; seulement lin ment, ne fut pas longtemps à s’abattre
peu de roideur des muscles, l’absence de ensuite sur le reste de Paris, et bientôt
toute sensibilité périphérique, de l’embar- tous les hôpitaux regorgèrent de ses vic-
ras dans les idées et la parole, quelques dou- times.
leurs vagues et des tiraillements dans les Le premier cholérique qui nous fut ap-
membres, joints à une certaine agitation, porté à l’hôpital Cocbin était un homme
attestent que tout n’est pas fini. Pour nous fort et vigoureux, qui , le matin même,
en assurer, nous désarmons un bras, et était aussi bien portant que d’habitude.
aussitôt les désordres musculaires y re- Entré dans les salles de M. Nonat, vers
paraissent; puis, les anneaux remis à leur trois heures, il offrait déjà au plus haut
place, ce membre reprend sa demi-sou- degré tous les symptômes de la maladie
plesse. Nous faisons la même expérience asiatique, cyanose, refroidissement des
sur les jambes ,
et là aussi nous détermi- extrémités, évacuations caractéristiques
nons à volonté des convulsions partielles. fort abondantes, et crampes très-intenses
Cela ne nous suffisant pas encore, nous re- dans les membres inférieurs. Le soir, à
tirons toutes les pièces de l’armature, et la sept heures, deux bains d’air chaud et des
dernière n’a pas même été enlevée , que frictions de diverse nature n’ayant encore
déjà l’attaque est revenue toute entière : au produit aucun soulagement, nous fai-
bout de deux ou trois minutes , les accès sons l’application d’un anneau sur chaque
ont atteint leur plus violent paroxysme; jambe, au niveau des muscles affectés aus- ;

mais, les anneaux réappliqués, ils dispa- sitôt les crampes cessent. Au bout d’une
raissent de nouveau, comme chasséspar le demi-heure du calme le plus satisfaisant
souffle d’une puissance supérieure. Ce- nous essayons de retirer le métal, mais les
pendant ce n’est qu’après dix ou quinze phénomènes nerveux sont si peu de temps
nouvelles minutes toutes passées avec
, à reparaître, que bientôt après le malade
calme sous les anneaux qu'une détente ,
redemande les anneaux avec instance. A
générale avec souplesse parfaite dans les peine son désir satisfait nous ne l’enten-
,

membres, précédée d’un fourmillement dons plus exhaler la moindre plainte.


dans tout le corps nous avertit que nous
,
Un peu plus tard, la nuit, les bras sont
pouvions enfin retirer impunément l’ar- pris à leur tour de contractions muscu-
mature. laires très-violentes. Alors le malade, bien
Oh! ce jour-là notre joie fut grande, avisé, saisit à pleine main un des an-
car désormais les armatures étaient bien neaux des jambes et ne pouvant pas se
, ,

acquises à la pratique pour mettre les l’appliquer à cause de la forme, il l’em-


sujets névropathiques à l’abri de divers ploie pendant plusieurs heures à pour-
accidents ,
et notamment faire cesser suivre les crampes partout où elles se
leurs attaques ou accès d’hystérie quelle ,
manifestent. Celte fois encore le laiton ne
qu’en fut la violence. Mais le cuivre jaune manque jamais son effet, et, ce qui est
ou laiton pouvait-il convenir à tout le bien digne de remarque, le bras droit,
monde, et l’action de ce métal que, jus- dont la main accomplit presque seule celte
qu’au mois de février 1850, nous n’osâ- manœuvre, n’est sérieusement affecté que
mes jamais croire plus que palliative, lorsque la fatigue l’oblige à se faire rem-
pouvait elle finir par devenir curative ? placer par la main gauche.
Quels devaient surtout être ses effets Le matin à la visite , le malade était
,

sur les crampes des cholériques , les con- redevenu tout à fait calme et se sentant , ,

tractions des tétaniques, sur les convul- déjà mieux que la veille, il se plaisait à
sions de l’épilepsie les douleurs aiguës
,
Yanler tout haut la vertu bienfaisante de
des névralgies, du rhumatisme, etc. etc. ? nos applications de métal.
Le même jour, nous finies fabriquer
à nos frais un grand nombre d’anneaux
CRAMPES DES CHOLÉRIQUES. de laiton et non content de les appliquer
,

(1849.)
nous-méme à l’hôpital Cochin pendant ,

tout le temps que dura l’épidémie, nous


Nous en étions encore à ce point de nos nous en allâmes de nuit et de jour mon-
succès et de nos espérances, lorsque, au trer à en faire usage dans les plus grands

mois de février 1849, le choléra éclata à hôpitaux, le Val-de-Grâce, l’Hôtel-Dieu et


- 15 -
la Salpêtrière, où les cholériques Se comp- une médaille honorifique, a bien voulu
taient par centaines. nous gratifier encore, sur l’aYisdu comité
Partout les armatures bien employées d’hygiène d’une somme d’argent pour
,

nous voulons dire à l’état humide, lorsque nous indemniser de nos frais d’armatures.
sèches elles ne suffisaient point ,
rendi- Espérons maintenant qu’après de pareils
rent de tels services témoignages tous ceux qui se tiennent
,

Que notre excellent et très-honoré maî- tant soit peu au courant de la science

tre à l’hôpital Cochin, M. Nonat, se re- voudront bien, à leur tour, ne pas ou-
posa toujours sur nous du soin de décrain- blier un moyen aussi simple de soulager
per les cholériques de ses salles , pendant les victimes du choléra ,
si jamais la triste
toute l’épidémie de 1849; occasion leur en était ne
offerte, et
Que des médecins militaires du Val- pas obliger une plume généreuse (1) à le

de-Grâce ,
MM. les D rs Masselot et Krug, leur rappeler, comme cela eut lieu l’année
ont publié les observations de plusieurs dernière , lorsqu’un médecin militaire
malades qui leur avaient présenté dans ,
proposa le singulier moyen de placer
le service de M. le professeur Michel Lévy, comme une sentinelle auprès de chaque
des résultats complètement identiques à cholérique, pour relever les doigts du pied

ceux que nous avons notés pour notre ou de la main dès que les crampes vien-
premier malade de l’hôpital Cochin; draient à se montrer dans un membre.
Que deux médecins, MM. les D 1S Du-
rand Defaucomberge, envoyés en mis-
et
sion dans le département de la Haute- SOMNAMBULISME NATUREL.
Marne, attestèrent, dans leur rapport à
M. Dumas alors ministre du commerce, Durant toute la funeste épidémie de
,

qu’à Biesles, à Nogent, etc., nos arma- 1849, nous eûmes trop à faire ayec les
tures étaient devenues, par leurs succès,
(1) «Comment se fait-il, disait à cette épo-
si populaires, que, dès qu’il y avait un
que le savant abbé M. Moigno dans sa ,
cholérique dans une famille, les habi-
Revue scientifique du Cosmos que M. le
tants, presque tous ouvriers couteliers,
Dr G ,
l’auteur de cette curieuse proposi-
en improvisaient d’urgence avec des ban- tion aux deux Académies, ne connaisse pas
des de melchior, et les appliquaient sans ou ne daigne pas rappeler le moyen si sim-
même attendre leur arrivée ple et si efficace que M. le D r Burq employa
;

Que M. avec tant de succès pour atteindre le môme


le professeur Rostan ,
qui, à
but , et faire disparailre les crampes cholé-
cette époque, nous honora plus parti-
riques comme par enchantement. Tous les
culièrement de sa haute bienveillance,
journaux de médecine ont cependant parlé
a recommandé nos armatures en ces des résultats vraiment étonnants obtenus
termes dans ses leçons cliniques sur
, dans plusieurs hôpitaux de Paris; il suffisait
le choléra (Gaz. des hôpitaux, 8 no- d’appliquer sur la jambe ou sur le bras en-
vembre 1849) «... Mais ce sont surtout
:
vahi un large anneau de cuivre , soit seul et
les phénomènes cérébraux qui ont attiré sec, soit revêtu à l’intérieur d’une couche
concentrique de linge trempé dans de l’eau
l’attention des médecins; c’est contre ces
salée, pour faire cesser presque subitement
phénomènes qu’on a déployé le plus grand
des crampes douloureuses à l’excès.
nombre de moyens l’opium et ses nom- , «Encouragé par ces premiers succès, M. Burq
breuses préparations en dedans et au étendit l’application des anneaux métalli-
dehors, la belladone, l’éther sulfurique ques; nous l’avons vu s’en servir dans de
lechloroforme le camphre ,1e musc, etc. violentes attaques d’hystérie , et faire succé-
,

Mais un moyen spécial, que nous ne de- der un calme parfait à des convulsions vrai-
vons pas passer sous silence, est un moyen ment effrayantes. Un grand nombre d’affec-
tions nerveuses , qui avaient défié l’habileté
emprunté à la physique, et employé par
des plus illustres médecins et résisté à tous
M. Burq contre les crampes les douleurs , les traitements imaginables, ont cédé sans
I précordiales, les suffocations, les anxié- peine au contact des métaux, cuivre, fer,
tés; ce moyen consiste en des plaques acier ou argent, etc. Nous pourrions citer à
métalliques, dont il entoure les membres cet égard un grand nombre de faits con-
et le tronc des malades cluants et parfaitement constatés couten-
vous avez vu :
;

ce moyen employé dans nos salles tous-nous de citer un curieux résultat de la


statistique du choléra. «(Vient ensuite l’analyse
presque toujours avec succès » ;
de nos recherches sur la préservation de ce
Et qu’enfin S. M. 1. Louis-Napoléon,
fléau dans les industries qui s’exercent sur
qui avait déjà récompensé nos services par les métaux.)
,

cholériques pour avoir beaucoup de temps que l’administration hospitalière s’est cru
à donnernos premières recherches sur
à obligée de ne permettre l’entrée de ce
les applicalions de métal dans l’hystérie. pavillon qu’aux seules personnes du ser-
Cependant une malade se présente, qui vice et que
,
bien que fait déjà à ce
,

offre la nuit des accès de somnambu- genre de malades, nous fûmes nous-
lisme; on l’a yue plusieurs fois quitter méme plusieurs jours 5 nous habituer
son lit pour se livrer à des excursions à nos nouvelles impressions. Un moment
périlleuses, et faire toute endormie les même nous hésitâmes désespéré par
,
et ,

choses les plusNous prescri-


difficiles. la vue d’aussi cruelles infortunes, il ne
vons l’application de quatre anneaux de fallut rien moins que
le souvenir de la
laiton (un pour chaque membre) le soir malade de Cochin, et la plus
l’hôpital
à son coucher, et, dès ce jour, la malade heureuse ténacité, pour nous donner le
put domir à l’abri de tout nouvel accès. courage d'offrir nos armatures comme
Mais que nous sommes loin encore d'a- un moyen propre peut-être à rem-
voir dit tout ce que la pratique des af- placer les camisoles et tous les au-
fections nerveuses devra désormais à nos tres liens de force. Ce n'est qu’un
applications de métaux!... moyen contentif, disions-nous, un sim-
ple palliatif, peut-être ; quant à la pos-
sibilité d’une guérison , nous n’y son-
gions même pas.
HYSTÉRIQUES DE LA. SALPÊTRIÈRE.
Nos premiers essais ne furent pas heu-
(1849-50.) reux. Entouré d 'épileptiques, et n’ayant
que l’embarras du choix, c’est d’abord
Le choléra disparu, nous nous hâtâmes à ces malades que nous nous adressâmes ;

de reprendre nos expériences sur les hys- mais les armatures appliquées il n’en ,

tériques et, ne pouvant plus nous con-


,
résulta chez elles aucun effet, et les
tenter de quelques cas isolés nous nous ,
accès continuèrent à se produire, sous
fîmes autoriser par l’administration su- les anneaux
,
avec autant de violence
périeure des hôpitaux à transporter notre qu’auparavant. Forcé alors de ne plus
arsenal métallique à la Salpétrière. Là, garder d’espérance de ce côté , nous re-
dans un seul et vaste pavillon ,
triste re- portons exclusivement nos vues sur les
fuge de toutes les incurabilités sont ren- ,
hystériques de la division : malheureuse-
fermées par centaines de malheureuses ment et c’est encore là une des plus
,

femmes, quelques-unes jeunes encore, tristes pages de l’histoire de toutes les


que les plus affreux désordres, autant que maisons hospitalières qui ,
comme la Sal-
leur misère, ont mises pour longtemps pêtrière ,
présentent la réunion d’un
à la charge de la charité publique. Toutes grand nombre d’affections convulsives
ces infortunées pour qui la médecine
,
sous le même toit, l’imitation , ou toute
ordinaire n'a plus rien à dire, vivent autre cause , avait déjà exercé sa trop
à l’écart dans ce dernier asile, visitées funeste influence, et fait gagner de l’épi-
en courant par un médecin chargé de lepsie à la plupart des malades qui n’of-
veiller sur les maux qui peuvent venir fraient que de l’hystérie à leur entrée.
mettre un terme à leur misérable exis- Cependant, obligé de faire un choix, nous
tence. Pour elles, plus d’espoir plus de ! acceptons 5 malades, qui nous sont dé-
joies dans la famille! Entretenues dans signées comme
les plus violemment at-

leur affreuse maladie par la vue récipro- teintes de spasmes ou convulsions, mais
que de leurs désordres, c’est à peine si chez lesquelles l’épilepsie acquise ne pa-
l’on en compte 3 ou \ qui, dans un espace rait jouer qu’un rôle secondaire. Ce sont
de dix années, aient pu sortir de ce tom- les demoiselles Valois, Verdelet, Lh...,
beau anticipé. Peffert et Sylvain. Toutes ces mala-
,

C’est pitié de voir quelquefois 10, 20 de des, bien que la plus âgée n’ait pas en-
ces malheureuses, fixées par des entraves core trente ans sont déjà d'anciens
,

très-solides, qu’on les habiLue de bonne hôtes de la Salpêtrière, et il ne se passe


heure à se mettre mutuellement, crier, guère de semaine quelles n'aient deux
rugir, écumer et se tordre toutes à la fois, etqualrejours de suite ce qu’on y appelle
et. lutter contre la résistance souvent im- un état de mal, dans lequel l’hystérie, la
puissante qu’on leur oppose. Les désor- folie et l’épilepsie, se partageant ensem-

dres qu’on y observe sont si navrants, ble ou tour à tour leur misérable vie
- 17 —
obligent à les séquestrer dans des loges prompts et tout aussi variés que ceux
séparées. qu’avait déjà offerts la malade de M. Mai-
Un très-digne de remarque, et que
fait sonneuve de telle sorte que chez elles
; ,

la suite de ce mémoire nous oblige à men- on obtenait pareillement à volonté le re-


tionner d’une manière toute particulière, tour ou la disparition soit générale soit ,

c’estque chez nos cinq malades, aussi bien partielle, des phénomènes hystériques.
que chez beaucoup d'autres hystériques Sur la troisième, la demoiselle Lh l’ac- ,

qui furent examinées plus lard, la sen- tion du métal ne moins manifeste;
fut pas
sibilité générale et la sensibilité spé- quelquefois seulement elle nous parut in-
ciale avaient subi de profondes altéra- complète, surtout dans l’état cataleptique
tions, et que toutes accusaient une dimi- qui compliquait souventsesattaquesd’hys-
nution plus ou moins notable de leur térie; mais, chez elle, comme chez les
force Ainsi L... et Sylvain plus hysté- ,
deux autres malades il survint encore
, ,

riques que les autres, offraient, surtout, la ainsi que nous l’avions dû prévoir, quel-
dernière, à peine un reste de sensibilité ques accès épileptiques qu’on voyait alors
sur quelques parties limitées du tronc, seulement se produire avec toute leur
avaient perdu dans les membres supé- franchise, et sans aucun mélange d’hys-
rieurs jusqu’à la conscience de leur po- térie.
sition, et ne gardaient plus de traces ni La quatrième malade, Peffert, n’é-
du tact, ni du goût, ni de l’odorat; en prouva qu’une légère diminution dans la
outre Sylvain présentait une semi-para- durée et la violence de ses attaques ;

lysie du mouvement qui l’obligeait à se Et chez la dernière, Sylvain, qui offrait


tenir presque constamment couchée (1). tantôt des spasmes très-violents du côté
C’est dans ces conditions fâcheuses que des organes thoraciques, et tantôt de très,
les essais du métal furent commencés. fortes attaques d’hystérie, le laiton, à
Nous voudrions pouvoir entrer ici dans quelque moment et sous quelque forme
de toutes nos expériences; mais,
le détail qu’il fût mis en usage, n’eut jamais au-
comme cela nous mènerait beaucoup trop cune espèce d’action.
loin nous allons nous borner à en faire
,
Le métal ne se montra jamais cnpri
bien connaître les principaux résultats. deux et ses effets furent constamment
Les armatures dont nous nous sommes les mêmes bien que les trois pre-
,
si

servi à cette occasion étaient faites de mières malades, habituées à voir leurs
cuivre jaune ou laiton laminé, seul mé- attaques avorter par l’application de nos
tal que nous eussions jusqu’alors em- armatures, négligèrent rarement de s’en
ployé et composées comme pour la ,
servir à la moindre menace de nouvel ac-
malade de Cochin, de deux anneaux de cès, et que les deux autres, Peffert et Syl-
10 à 12 centimètres de large pour chaque vain, après avoir tout fait pour être aussi
membre, d'une couronne pour la tête, et heureuses que leurs compagnes, finirent
de deux grandes plaques pour le tronc; par y renoncer.
celles-ci réunies seulement en avant et en Pendant ce temps une sixième malade,
,

arrière par un ressort d’acier pour faci- la demoiselle Seguerlay, que des vomis-
liter leur application sements nerveux presque conlinuels et
Du 10 novembre
à la fin de décembre une paraplégie de même nature rete-
suivant, métal ne fut presque jamais
le naient, depuis plusieurs mois, à l’infir-
appliqué qu’au moment des accès ou con- merie du Pavillon, et qui, plus épilep-
vulsions hystériques, ou pendant les pro- tique encore que les autres, n’avait pu
dromes qui les annonçaient habituelle- nous déterminer à nous occuper d’elle
ment. sérieusement, s’empare des anneaux de
Sur deux malades , Valois et Verdelet, Sylvain, sa voisine, et, autant par cu-
ses effets immédiats furent tout aussi riosité que par jalousie peut-éire, elle se
les applique plusieurs fois la nuit ,
à l’insu
de tout monde. Au bout de quelques
le
1! (I) L’épilepsie lorsqu’elle est franche et
,
jours la malade s’accuse de ce larcin
,
.
dégagée de toute complication hystérique où
et nous dit nous croyons d’abord que
. liypochondriaque, ne nous a jamais offert
1 de lésion (onclionnclle pareille que chez les c’estpour le faire pardonner, qu’elle en
idiotes. Dans le cas de doute, l’anesthésie
et
éprouve une amélioration notable. Nous
ni l’amyosthénie sont donc un précieux moyen rions presque en nous-même de ses inno-
l) de diagnostic. cents efforts, et nous nous contentons,
2
, ,

sans les encourager, de lui laisser la li- que nous n’avions pas eu le courage de
berté de les continuer. leur enlever, nous, qui nous obstinions
Cependant un mois s’était à peine écoulé à ne voir dans leur amélioration qu’une
depuisquenos quatre malades avaient com- simple coïncidence) et s’il arrivait que
,

mencé à s’appliquer nos armatures que ,


l’une d’elles fût surprise par une attaque,
déjà leurs attaques semblaient s’éloigner aussitôt ses compagnes de traitement ac-
et durer un peu moins de temps qu’à couraient pour les lui appliquer.
l’ordinaire. Curieux alors de \oir ce que Après un mois et demi d’absence, nous
devenait sous le laiton l’anesthésie, dont revînmes à la Salpêtrière, ne doutant pas
l’étendue et la profondeur commençaient que toutes nos malades, semblables à ce
à nous paraître toujours en rapport avec malheureux de la fable qui n’était jamais
la force et la fréquence des accès hysté- plus loin du but que lorsqu’il se croyait
ques, nous remarquâmes, sans trop d’a- plus près de l’atteindre, ne fussent déjà
bord y prendre garde , que chez toutes retombées dans leur premier état. Mais
celles dont les attaques étaient maîtri- quel ne fut pas à la fois notre étonnement
sées par le cuivre ,
ce métal ramenait et notrejoie d’apprendre, que grâce à trois

bientôt la sensibilité d’abord sur le lieu ou quatre nouvelles applications de quel-


même de son application, puis au voi- ques heures, les trois hystéro-épilepti-
sinage ; de telle sorte qu’après une at- ques ,
Verdelet, Valois et Lh,.., qui, au
taque qui s’était entièrement passée moment de notre arrivée, ne passaient
sous l&s anneaux ,
le fourmillement guère de jour sans attaques n’avaient ,

venant 5 la fin ,
comme chez la ma- presque plus été malades après notre dé-
lade de l’hôpital Cochin, nous annon- part, et que Seguerlay, qui avait vu tous
çait invariablement que toutes les parties ses spasmes disparaître, en même temps
qu’il envahissait, et c’était surtout celles que revenir le mouvement dans ses jam-
où régnait auparavant l’anesthésie, étaient bes ,
n’avait plus eu un seul vomissement
devenues sensibles. Peu importait d’ail- depuis la même époque, et devenue main-
leurs, pour l’action du métal, quelle que tenant une des plus fortes de la division ,
fût la surface ou le lieu de son appli- occupait l’emploi d'une fille de service. La
cation et l’effet n’en était pas moins
,
demoiselle Lh...,plus lettrée que ses com-
rapide avec un simple dé à coudre qu’a- pagnes, nous offrit le même jour une sorte
vec un très-large anneau la différence : de registre d’observations, que nous avons
portait alors seulement sur l’étendue des encore, où l’on ne trouve consignés pour
parties de la peau qui avaient recouvré celte malade que quelques spasmes sans
la sensibilité (1). importance, et pour Valois une seule at-
A la fin de décembre ,
des motifs tout taque de nerfs provoquée par un acte de
de convenance (c’était l’absence du chef violence. Bien mieux, les accès d’épilepsie,

de service) nous parurent réclamer notre quoique, nous l’avons dit déjà s’étant ,

éloignement momentané de la Salpêtrière. produits plusieurs fois au début jusque


Nos malades se montrèrent d’abord fort sous les armatures, n’y occupent presque
affligées de cette brusque interruption pas déplacé, et Lh... était la seule qui eût
dans leur traitement, mais elles furent eu le triste privilège d’en ressentir encore
rassurées par notre formelle promesse de deux ou trois atteintes. Toutes ces ma-
revenir bientôt, et surtout par nos soins lades désormais en voie de guérison,
,

à laisser les armatures à leur libre dispo- nous ne pouvions plus le méconnaître,
sition pas besoin n’était de leur recom-
;
nous accusant ce retour à la force muscu-
mander de ne pas en négliger l’usage: dont Seguerlay nous offrait le si heu-
laire

habituées à y trouver du soulagement, reux exemple, nous nous empressons de


elles avaient fini par croire les premières rechercher l'état de leur sensibilité, et
à leur vertu curative ( douce illusion, ces pauvres filles, que deux mois aupa-
ravant nous lardions impunément, à l'ex-
ception de Seguerlay (l),de coups d’épin-

(1) Consultez
pour plus de détails une note
que nous avons adressée à l’Académie des est la première qui ait
(1) Cette malade
sciences, intitulée fiole pour servir à l’é-
appelé notre attention sur la relation qui
tude des effets physiologiques et thérapeu-
existe entre les phénomènes douloureux ,
tiques des armatures métalliques ou de
d’une part, et de l’autre, la diminution de
Ÿ Influence de certains métaux sur la para- la scusibilit*»
la puissance motrice , lorsque
lysie nerveuse [Gazette médic., février 1850).
gle sur la peau et différentes muqueuses, sur l’anesthésie, plus ce métal avait d’effet
souffrent alors du moindre pincement de sur les spasmes, les convulsions et les dou-
la peau et de la plus légère piqûre: leurs leurs de l’hystérie.
sens sont tous bien ouverts, et il ne nous Mais, si beaucoup d’hystériques de la di-

est plus possible, comme autrefois, de leur vision devenaient sensibles par le laiton,
enfoncer profondément une cuiller dans la plusieurs autres, aussi bien que Sylvain et
bouche ou une plume dans le nez sans , Peffert, conservaient, après son applica-
provoquer aussitôt les efforts de vomis- tion, le même degré d’insensibilité. Nous
sement ou l’éternument et l’écoulement avions eu beau varier le moment, la durée
des larmes. et la forme de nos explorations, le résultat
Frappé alors d’un trait de lumière, nous n’en était pas moins toujours resté né-
interrogeons la sensibilité de Sylvain, de gativement le même.
Peffer et de plusieurs autres malades au- ; Prenant alors Sylvain pour type de
cune d’elles n’avait éprouvé d’améliora- cette résistance, nous négligeons ses at-
tion et aussi toutes étaient anesthésiques
, taques pour ne nous occuper que de ra-
au même point. Dès lors co mment ne mener sa sensibilité par des applications
pas reconnaître que cette aneslhésie si , partielles de laiton mais, quels que soient
;

constante dans l’hystérie , et par consé- la surface, le poli le degré de sécheresse


,

quent aussi dans toutes les névoses que ou d’humidité de ce métal son état élec-,

celle-ci résume, était le phénomène le trique ou non, par la superposition, dans


plus important, et la base en quelque le premier cas d’une plaque de zinc, ou
,

sorte de la maladie; que la diminu- par l’addition du fil d’un des pôles d’une
tion de la sensibilité constituait une pile en activité, son aneslhésie persiste,
nouvelle mesure, une sorte de pouls et tous nos efforts demeurent impuis-
nerveux propre en général à fournir sants. C’est en vain que, saisi de toute
le degré de l’affection, et que, comme l’importance du problème qui, dans la
il avait toujours été impossible d’agir personne de cette malade se traduisait ,

sur la névrose, sans avoir sur elle .la pour nous sous la formule suivante :

même action ,
la métallothérapie devait «Étant donnée une affection hystérique,
s’en servir à l’avance comme d’une pierre trouver le moyeu de ramener la sensibi-
de louche pour l’indication du métal. lité», nous en cherchions la solution jus-
Alors pourquoi toutes ces applications qu’au milieu des heures du sommeil, .Syl-
d’essai, faites non sans
frais et sans dif- vain, toujours insensible, continuait à se
ficulté, corps d’une hystérique
sur tout le rire,en quelque sorte, de toutes nos piqû-
en convulsion?.. Une simple petite plaque, res, et sa sensibilité semblait toujours
un seul dé de cuivre sur un doigt anesthé- nous fuir.
sique, par exemple ne devait-il pas en
,
A la fin, nous avions presque renoncé à
dire autant pour le traitement qu’une
trouver jamais une solution convenable
armature toute entière, et ne suffisait-il
dans nos applications de métal lorsqu’un ,

pas que, dans une exploration préalable,


matin le 2 mars 1850 date qui intéresse
, ,

le métal eût ramené la sensibilité (nous


trop l’avenir de la métallothérapie pour
aurions dû ajouter et la motilité, comme
que nous l’ayons oubliée, nous trouvâmes
le verrons tout à l’heure ) pour être sûr
Sylvain occupée à coudre avec un dé
à l’avance d’avoir raison des convulsions
d'acier. Encore muni d’une longue ai-
et de l’affection nerveuse tout entière ?
guille qui commençait à ne plus nous
,

Pour en avoir la preuve irréfutable quitter, et que nous employons aujour-


nous fîmes de nouvelles expériences sur
d’hui concurremment avec le dynamo-
« d’autres hystériques, et celles-là , celles-
mètre, plus souvent encore que la plupart
là seulement se virent toutes délivrées
| des praticiens ne comptent les secondes de
^ de leurs attaques, chez qui le métal avait
leur montre, nous nous avisons d’essayer
fait revivre la sensibilité. Plus l’action
jj
la sensibilité au-dessous de ce nouveau
ii du laiton s’était montrée intense et rapide
métal; nous piquons un peu fort, et aussi-
tôt la malade, non moins étonnée que
''I a peu ou pas éprouvé de diminution; et eu
,1 effet, bien qu’hystérique au premier chef, nous le sommes nous-mêinc, retire brus-
8a peau n’avait presque rien perdu de celle quement sa main se plaint d’une vive
,
§
K dernière faculté. douleur, et, peu à près, essuie une goût-
,,

— 20 -
tclette de sang qui est venue sourdre à alors notre découverte était complète.
l’ouverture de la piqûre (I). Comment, en effet, ne pas voir désormais
De nouvelles piqûres, faites ensuite avec que lorsque le laiton ou même l’acier
plus de ménagements sur le même doigt avaient été inutiles, il fallait recourir à
sont parfaiteinentsenties, surtout à proxi- d’autres métaux cuivre rouge acier
, ,

mité de l’acier, tandis que la même anes- d’Allemagne, or, argent, platine, etc.,
thésie qu’auparavant se remarque sur les à l’état simple ou à l’état d’alliage, tout
autres doigts de la même main. Nous chan-
1
aussi bien placés que les deux premiers
geons le dé de où nous re-
place, et partout dans l’échelle de conductibilité électrique,
portons l’acier, la douleur à la piqûre se et ne désespérer jamais de la métallo-
manifeste en moins de huit à dix minutes. thérapie que lorsque tous ces métaux et
Des dés de cuivre mis à la place de celui
,
tous les alliages connus, plus ceux que
eu acier ou bien placés sur d’autres doigts nous pouvions y ajouter nous -même,
qui étaient restés insensibles, i’anesthésie avaient été inutilement passés en revue.
ne tarde pas à revenir dans le premier Toutefois une chose y manquait en-
cas, et dans le deuxième nous ne remar- core; voici à quelle occasion elle uous fut
quons aucune différence. apprise.
Bien heureux d’un pareil résultat, mais
n’osant pas encore trop y croire, nous de-
mandons à ftl. le D Briffault, alors interne
'

NÉVROSES DIVERSES. HOTEL-DIEU.


du service, de lui-même, et
le vérifier
(1850.)
l’expérience réussit à nouveau tout aussi
bien dans ses mains que dans hs nôtres. Sorti de la Salpêtrière, nous reportâmes
Deux jours après, des motifs, que nous notre expérimentation dans le grand hô-
tairons pour ne pas avoir ici à nous plain-
pital de l’Hôtel-Dieu où le souvenir de
,

dre de la brutalité inouïe ou mieux de la nos applications sur les cholériques nous
jalousie sans exemple d’un mauvais con- valut un accueil très-honorable de la part
frère, nous forçaient à quitter la Salpê- de ses différents chefs de service. De nou-
trière, sans nous laisser le temps de
veaux malades nous y furent confiés et ,

faire essai, pour Sylvain, d’une armature bientôt une commission académique, com-
d’acier, ni nous permettre de continuer posée de MM. les professeurs Bérard et
nos soins aux quatre autres malades (2), Cloquel et de M. Jules Guérin , nous fit
dont la guérison faillit se trouver ainsi l’honneur de venir suivre nos expériences
fort inhumainement compromise. Mais et notre traitement.
Un jour, nous présentons à ces mes-
sieurs une malade de M. Bostan , affectée
(1) Un fait
fort remarquable, cl aussi une
au suprême degré d’hystérie, avec para-
preuve incontestable de l’influence du métal
plégie et anesthésie presque générale.
sur la circulation capillaire, par l’intermé-
diaire du système nerveux c’est que les pi-
,
Nous avions exploré avec soin sa sensi-
qûres sur des surfaces anesthésiques qui , bilité, el ,
nous étant bien assuré à l’a-
même profondes, ne fournissaient pasde sang, vance que 'acier anglais en limaille
l

ne tardent pas à en donner lorsque le cuivre nous n’hési-


agissait sur cette fonction,
ou l’acier a rappelé la force nerveuse sur le tâmes point à annoncer une guérison
lieu de son application, et remis la sensibilité
prochaine. La commission en prit note
en bon état. Le retour si fréquent des men-
pour une réunion suivante mais à ce
strues, après l’application sur le ventre et
;

les membres inférieurs d’un métal


appro- moment hélas nous avions eu beau va-
,
!

prié, est uue heureuse conséquence de cette rier les applications d’acier, puis quitter
influence remarquable du métal, qui nous ce métal pour en rechercher un autre la ,

semble appelé rendre de grands services malade se trouvait à peine soulagée et ,

dans toute la pathologie. aussi sa sensibilité avait été seule un peu

(2) Toutes ces malades ont depuis long- modifiée, tandis que la paralysie des
temps quitté la Salpêtrière ,
ou du moins ne membres inférieurs était à peu près
font plus partie de la division des malades... restée la même.
Au contraire, Sylvain Peffert et les autres y Cet échec, étant venu nous apprendre
sont encore. Nous avons déjà dit plus haut
que le métal pouvait bien ne pas avoir
qu’avant notre arrivée, il avait fallu dix ans
pour produire un moindre résultat. d’action sur la motilité, quoiqu’il agit très-
manifestement sur la sensibilité (1), fut ques furent pratiquées journellement à
déjà pour nous un avertissement défaire l’Hôlel-Dieu et ce n’est que lorsqu’elle*
,

toujours, à l’avenir, une double explora- y eurent fait leurs preuves dans le trai-
tion des métaux avant que cle nous pro- tement d’un grand nombre de maladies ,
noncer sur les résultats du traitement. chlorose névralgies , hystérie , hypo-
,

A quelques jours de là cependant, il chondrie, paralysies nerveuses de di-


nous arriva une autre mésaventure, dans verse nature ( hémiplégie, paraplégie,
des circonstances à peu près pareilles , amaurose), etc., que nous nous décidâ-
sauf pourtant une légère différence, qui mes à les porter sur un nouveau théâtre.
mérite d’être signalée. Parmi les médecins de ce vaste hôpital
Il s’agit encore d’une hystérique para- qui eurent la bonté d’encourager nos
plégique qui appartenait au même ser- essais, il est surtout deux de nos maî-
vice. Le métal ,
acier anglais ,
avait été tres, MM. Rostan et Tardieu, auxquels
bien désigné, celte fois, par une double nous devons un témoignage public de
exploration sur les membres supérieurs, notre reconnaissance pour la haute bien-
et, comme il s’était bien comporté à l’é- veillance dont ils voulurent bien nous
gard de la sensibilité et de la motilité, qui honorer, en abandonnant à notre discré-
toutes deux y avaient subi une grande tion les maladies chroniques de leur ser-
diminution, nous nous criâmes auiorisé à vice qui pourraient être à la convenance
porter devant la commission un pronos- des métaux.
tic tout à fait favorable; mais, ayant
appliqué ensuite l’acier sur les jambes,
que nous avions malheureusement né-
gligé d’armer par avance, nous eûmes le
HOPITAL NECEER.
profond regret de voir la paralysie per-
( 1851 .)
sister, et avec elle la plus grande par-
tie des phénomènes nerveux rester les Après l’Hôtel-Dieu ce fut le tour de ,

mêmes. l’hôpital Necker. Nous avions été invité


Ces deux échecs successifs, qui auraient à nous y rendre par M. le D r Horteloup;
pu faire à notre découverte le plus grand malheureusement la distance qui nous
tort, s’ils n’avaient été déjà plus que com- séparait de cet établissement nousempê
pensés par un grand nombre de succès cha de profiler, aussi longtemps que nous
eurent pour avantage de nous amener l'aurions désiré, des excellentes dispo-
à cette conclusion dont il nous était
,
sions de ce nouveau et bien honorable
impossible de prévoir d’avance toute la protecteur dela métallothérapie. Toute-

rigueur, à savoir: «que, dans une affec- foisnous y fûmes pendant assez de temps
tion nerveuse avec anesthésie et amyo- pour que ni M. Ilorteloup ni ses élèves
sthénie ,
ne faut jamais se prononcer
il ne puissent avoir déjà oublié le succès
sur l’efficacité du traitement métallique qu’eut notre traitement sur une certaine
qu’après avoir acquis une triple assu- malade, la dame Chartier, dont l’état de
rance non-seulement de la parfaite action puis plusieurs mois fort misérable avait
du métal sur la sensibilité et la motilité engagé M. Ilorteloup à essayer de notre
des membres supérieurs, mais aussi de intervention.
son égale activité sur les mêmes fonc- Presque à pareille époque, les mêmes mo-
tions des membres inférieurs ,
surtout tifsd’éloignement, et les exigences d’une
lorsque ceux-ci se trouvent affligés d’une clientèle déjà nombreuse, nous empêchè-
paralysie complète. » rentégalement de profiler de très-honora-
Depuis le mois de mars 1S50, c’est-à -
bles invitations qui nous furent adressées
dire depuis notre sortie de la Salpêtrière par divers autres médecins des hôpitaux
jusque vers le mois de décembre de la que nous avions été assez heureux pour in-
même année, nos applications métalli- téresser d’autres fois en faveur de nos ex pé-
rienees;de ce nombre, nous citerons MM.
Robert, àBeaujon Guersant.aux Enfants
(1) M. le D Pierre a même publié l’obser-
r ;

vation d’une hystérique traitée par les mé- Malades et Beau à Saint- Antoine et si
, , ;

taux, sur laquelle l’acier anglais n’avait d’ac- tout à l’heure nous nous sommes cru le
tion que sur une partie de la sensibilité; tan- droit de dire que M. Ilorteloup ne pou-
dis que l’argent, avec Vio d’alliage, la rame- vait pas avoir complètement perdu le
nait tout entière. souvenir de notre passage à l’hôpital
, ,,

- 22 -
Recker, nous nous croyons tout aussi au-
torisé à affirmer qu’aucun de ces hono- PARALYSIE.
rables médecins ne peut point avoir oublié
MACNÉT1SME ANIMAL 00 MESMÉRISME.
davantage certaines expériences, 5 l’ap-
pui desquelles nous prendrons la liberté (Londres, 1851.)
d’invoquer leur puissant témoignage, lors-
que nous croirons le moment opportun Plus tard, au mois d’août, une per-
pour aborder la délicate question du som- sonne considérable de la clientèle de
nambulisme. M. Monod, que nous avions traitée avec
succès d’une affection nerveusechronique,
au moyen d’une armature en métal de
cloches nous valut l’honneur d’étre ap-
MA.ISON IMPÉRIALE DE SANTÉ. ,

pelé à Londres, auprès de l’une de ses

A peine avions-nous renoncé à l’hôpital


amies ,
madame la marquise de X... ,
un
des plus grands noms de toute l’aristo-
Necker, qu’un hasard providentiel nous
cratie de l’Angleterre. Cette dame infor-
mit en relations avec un des hommes les
tunée privée du mouvement de ses jam-
,
plus considérables qui appartiennent au
bes depuis plusieurs années, par une pa-
service médical des hôpitaux. Ce méde-
raplégie nerveuse qui avait résisté à toute
cin d’une honorabilité si parfaite qu’il
,
sorte de traitements , fut soumise à des
nous suffira de le nommer pour que la
applications d’argent, 2 e titre, et déjà,
protection efficace dont il n’a cessé de
dès le dixième jour, elle pouvait quitter
nous honorer depuis cel te époque soit une
son lit et se livrer à quelques minutes de
garantie suffisante pour tout le monde,
promenade avec la seule asistance d’une
c’était M. le D r Monod. La veille encore du
,

de ses femmes; malheureusement il sur-


jour où nous lui fûmes présenté, l’ha-
vint, à cette date, diverses circonstances
bile chirurgien connaissait tout au plus
qui entravèrent la guérison (1).
notre nom mais, lorsqu’il nous eut vu à
;
Pendant notre séjour eu Angleterre
l’œuvre, nous reçûmes bientôt après,
les sacrifices auxquels nous nous étions
tant dans ses salles, à la Maison im-
résigné d’avance en acceptant de quitter
périale de santé que dans sa plus riche
,
pour plusieurs mois notre clientèle ne
clientèle de la ville, et même ailleurs, des
trouvèrent pas seulement une certaine
,

preuves si nombreuses et si considérables


compensation dans nos relations dans
de son puissant patronage, que nous crai-
le monde d’abord à Londres puis à
, ,

gnons que notre plus grande reconnais- Brighton mais ainsi que nous l’avions
; ,
sance et la plus respectueuse affection
surtout espéré, nous fûmes assez heureux
restent toujours au-dessous de, ses bien-
pour y établir, à nos heures de loisir,
faits.
des rapports de bienveillance et quelque-
« Puissent, mon cher et bien digne maî- fois même d’amitié parmi beaucoup de
tre, tous ceux qui ont à faire valoir
nos confrères. Au nombre de ceux qui
l’application d’une idée nouvelle rencon- voulurent bien nous honorer de l’accueil
trer dans leurs débuts un cœur aussi le plus flatteur, et eurent quelquefois des
généreux et un esprit aussi élevé que le
paroles bienveillantes à l’adresse de nos
vôtre ! !... »
idées et de notre découverte, nous cite-
Après M. le D r Monod, M. le professeur rons plus particulièrement MM. Lawrence,
Duméril médecin du même établisse-
, Marshal-Ilall, Hogkins et Babington
ment, voulut bien nous accorder aussi ainsique MM. les D rs Curi ,
Pudgeon et
l’entrée de ses salles, et, en moins de Roth.
quelques mois les deux services de la
,

Maison de santé comptèrent un assez


grand nombre de cas de guérison par les (1) Comme pendant à cette
observation
armatures métalliques, pour que MM. les nous rappellerons le cas si remarquable, déjà
internes Salncuve et Liendon qui en cité dans notre thèse inaugurale, de madame
,

la baronne de R..., qui , clouée dans son lit


avaient été témoins, pussent en faire le
depuis quatre mois pour une hémiplégie avec
sujet d’un intéressant mémoire (voy. Gaz.
amaurose nerveuse, put se promener à pied
méd 1852). dans un lieu public, cinq jours après avoir
commencé des applications du même métal
e
(arg. ,
2 titre).
— 23
« lorsqu’il est sensible à T action du
Ce dernier médecin aujourd’hui noire,

honorable ami, ayant désiré connaître, cuivre jaune ou laiton.


avecM. le professeur Georgii, qui, comme «Plus la sensibilité et la motilité sont
et plus elles reparaissent vite
lui,pratique à Londres la kynésithérapie altérées ,

avec beaucoup de succès, tous les avanta- avec le laiton, plus l’action magnétique se
ges que pourraient leur offrir nos métaux manifeste rapide et complète.
« Dans ces condilions,/»rei^«e les seules
employés comme adjuvants des mouve-
ments actifs et passifs nous fûmes où, le somnambulisme puisse se déve-

heureux nous-même de profiter de cette lopper, il n’est personne qui ne soit ca-
circonstance pour nous initier à toutes pable de mettre en jeu l’action magnéti-
les pratiques kynésilhérapiques de Ling, que, au moins à un certain degré.
leur illustre maire. « Pour se mettre à l’abri de toute crainte,
Mais, de tous les médecins, celui dont avoir toujours à sa portée une armature
les relations devaient nous être à tous si nous pouvons ainsi dire,
de laiton, qui,
égards le plus profitables ,
ce fut le antimagnétique au suprême degré (1),
D r John Elliotson ,
le même qui ,
après sert merveilleusement à prévenir ou à
avoir écrit des livres très-estimés sur la faire cesser tous les accidents auxquels
pathologie, la physiologie, et publié des peut donner lieu l’inexpérience de l’opé-
travaux importants sur la morve etc. ,
rateur ou le magnétisme lui-même ,
et
avait eu, les uns disent la folie, et d’autres permet aux malades de se réveiller seuls
le courage, de se faire à Londres le digne sans l’intervention directe de personne.
champion du magnétisme animal (mes- « La plupart de nos expériences sur cet

mérisme en Angleterre), et de lui donner intéressant sujet, disions-nous encore,


publiquement asile dans les salles de son ont été faites dans divers hôpitaux à :

hôpital. Beaujon, service de M. Robert (1847) à ;

M. Elliotson devait en effet non-seule- Cochin service de MM. Maisonneuve et


,

ment nous honorer de sa précieuse amitié, Nonat; à Saint - Antoine service de ,

cl laisser à nos recherches et à nos idées M. Beau aux Enfants


;
Malades chez ,

une page toujours ouverte dans son jour- M. Guersant; à l’Hôtel-Dieu,cbezM. Ros-
nal The Zoist , mais il allait encore nous tan ( depuis nous les avons continuées
fournir l’occasion de vérifier sur une chez MM. Horteloup, à Necker, et Mo-
grande échelle une loi extrêmement im- nod, à la Maison de santé).
portante pour l’avenir dumagnétisme ani- « La manière dont elles ont été accueil-

mal, que nous avions déjà consignée en lies par ces hommes éminents, tous maî-
ces termes dans notre thèse inaugurale tres aussi chers qu’habiles, nous aurait
(p. 59): « Il résulte d’un grand nombre de appris, si nous ne l’avions su déjà que ,

tentatives que nous avons faites depuis dans toutes les questions, même celles qui
bientôt quatre années, pour arriver à sont les plus délicates et quelquefois les
l’aide des métaux à donner un caractère plus dangereuses, avec de bons esprits
scientifique aux principaux phénomènes pour juges, on peut se conduire et agir
du magnétisme animal ou somnambu- de telle sorte qu’on n’ait point à regretter
lisme , ceux-là même qu’on s e plaît gé- v
d’y avoir jamais laissé quelque chose.»
néralement à reconnaître, cette première La première fois que nous eûmes l’hon-
loi que nous sommes heureux de faire neur de voirM. le D Elliotson, ce fut dans
1
'

connaître à ceux qui aiment la vérité, unemaisonjconforiable de Conduit-Street,


mais qui n’ont jamais su, en magnétisme, qui est son habitation, et précisément as-
où et comment la trouver. sis à une même place où Sa Majesté
«Un homme ou une femme, une jeune Impériale Louis - Napoléon était venue
fille ou un garçon est éminemment pro-
, quelquefois elle-même, à l’époque de son
pre à éprouver les effets de ce qu’on ap- séjour à Londres se rendre témoin des
,

pelle le magnétisme animal ;


expériences privées de ce savant et té- ,

Lorsqu'il est affecté d’anesthésie


«
moigner par là de sa haute sympathie en
ou d amyosthénie en d’autres termes
lorsqu’il a une de ces nombreuses
maladies
(1) L’anesthésie et l’amyosthénie étant
la
nerveuses, migraines, névralgies, spas-
mes, base en quelque sorte du sommeil magné-
hystérie hypochondrie, mélanco-
tique, on comprend facilement que le métal
,

lie, etc., qui


s’accompagnent toujours de qui les fait le mieux disparaître et le ma-
1 un ou de l’autre de ces deux symptômes ; gnétisme soient incompatibles.
faveur du magnétisme animal ou mesmé- grands personnages de l’Angleterre. On
risme. Ce jour-là notre éminent confrère
,
y reçoit des malades des deux sexes, tous
prit la peine de nous exposer longuement les jours non fériés de *J heures à 4
,

la plupart de ses vues et de ses idées sur heures. Les hommes sont magnétisés par
celte partie si tristement ignorée de la des hommes, dans une grande salle du
science; il nous rappela tous les bienfaits rez-de-chaussée, et les femmes, par des
que, sans s’éloigner des phénomènes phy- personnes du même sexe, dans l’étage
siques les plus simples, médecins et ma- supérieur.
lades peuvent trouver dans la pratique La magnétisation est directe, et varie,
du magnétisme; et lorsque le maître, pour chaque sujet, d’une demi-heure à
chemin faisant, nous eut laissé deviner une heure; elle se fait dans le silence et
tous les trésors d’érudition et de génie le recueillement. Le malade une fois en-
qu’il avait mis au service de sa nou- dormi est abandonné sur sa chaise es- ,

velle cause, nous fut aisé de comprendre


il pèce de fauteuil d’osier, jusqu’au moment
pourquoi quelques hommes sincères et de son réveil, et personne ne s’y permet de
instruits, mais plus amis de ce qui est que l’interroger sur l’état de ses organes ou
de ce qui doit être regrettaient très-vive-
,
sur ceux de son voisin. Toute l'infirmerie
ment de ne plus le voir avec eux dans obéit aux inspirations du D r Elliotson;
les vieux chemins de la science, et pour- mais à sa un secré-
tète il
y a en outre
quoi d’autres, avides à se partager les dé- taire intelligent pour inscrire
malades,
les
pouilles de sa riche clientèle, ne pouvant prendre leurs observations, tracer le trai-
accuser sa probité, qui est hors de toute tement dans les cas les plus simples, et
atteinte, sont bien aises, encore aujour- donner l’impulsion à tout le personnel.
d’hui de lui faire un reproche public
, Notre introduction en pareil lieu fut
d’avoir donné asile au magnétisme en An- une bonne fortune pour nos métaux, car
gleterre (I). où auraient-ils pu mieux faire valoir
Le lendemain, nouvelle conférence avec les merveilleuses propriétés d’indica-
M. Elliotson plus M. le D r Ashburner,
,
tions mesmériques que nous leur avions
aujourd’hui pareillement notre savant et trouvées!... Plusieurs jours furent con-
très-honorable ami. Trois malades nous sacrés à passer en revue les malades de
furent présentés (deux femmes et un l’infirmerie et telle est la sûreté de notre
;

homme), et chacun d’eux étant sensible moyen d’exploration pour reconnaître à


au magnétisme, tous furent, trouvés sen- l’avance le terrain sur lequel on peut ren-
sibles au laiton au même degré. contrer le somnambulisme, qu’armé sim-

Deux ou trois jours après, notre sa- plement d’une aiguille de notre dynamo-
vant confrère nous amena à son infir- mètre et de deux plaques de métal, l’une
merie mesmérique de Bedford-Square, en laiton, l’autre en acier, nous pûmes
ainsi nommée parce que tous les malades désigner, entre tous les malades sans ex-
qui s’y rendent, sont exclusivement traités ception ceux qui dormaient ou éprou-
,

par le mesmérisme. Cette infirmerie, que vaient quelques effets physiques de l’aclion
le lecteur se rassure, n’est point un antre magnétique, et ceux qui ne dormaient
de Crisiaques, et moins encore un temple point ou n’en éprouvaient rien absolu-
de devins et de pylhonisses, où chacun peut ment, en y ajoutant encore ceux qui n’a-
aller, pour son argent, consulter sur le vaient aucune chance de dormir.
présent ou fouiller l’avenir, mais un vé- Mais, pour cette fois, n’en disons pas
ritable établissement hospitalier, créé et davantage sur ce sujet, que nous pour-
entretenu par des souscriptions volon- rions même regretter d’avoir eu la fran-
taires , à la tête desquelles se trouvent chise d’entamer, si notre expérience passée
inscrits après le D r Elliotson , les plus
,
n’était point là pour nous rassurer, et si
après tout nous ne tenions pas beaucoup
plus à l’estime de nos amis et de nous-
(I) Il en coûte d’avoir des convictions ; car,
d’après un calcul qui nous fut fait par un mé-
înême, qu’à laisser dans le repos les sus-
r
decin de Londres, la folie du D Elliotson lui ceptibilités de ceux qui se sont le plus
coûte, à l’heure qu'il est, environ 40 à 50 mille compromis dans la question par une ré-

livres sterling de clientèle; heureusement sistance illégitime.


que sa fortune personnelle, qui est considé-
rable, empêche notre illustre auii de songer
même à cette perte.
- 25 -
quand on applique à la surface du
les
OlLOROSE. corps, et de mettre en mouvement lors-
la

qu’ils sont donnés à l’intérieur sous une


CAUSES ET TRAITEMENT.
forme convenable.
(
1852 .) «Cette propriété variable pour les dif-
férents métaux et leurs alliages, attrac-
De retour à Paris, vers le mois de no- tive ou répulsive d’après les individus
vembre, nous employâmes la fin de 1851 auxquels elle s’adresse semble constituer
,

et le commencement de 1852 à élucider presque autant d’aptitudes différentes


une très-intéressante question celle de ,
la qu’il existe de métaux. De là il résulte

chlorose qui déjà avait eu souvent le que, dans les mêmes conditions, tel ma-
privilège de toutes nos réflexions; et c'est lade éprouve de bons effets d’un métal à
le 18 mai 1852, lorsque nous crûmes avoir l’intérieur (fer)ou à l’extérieur, tandis
approfondi suffisamment ce nouveau su- qu’un autre qui se serait bien trouvé, au
jet, que nous eûmes l'honneur de lire, eu contraire, de l’usage d’un second métal
séance publique de l’Académie impériale (cuivre), n’éprouve rien avec le premier,
de médecine, notre mémoire, plusieurs si même il ne lui arrive des accidents de

fois cité dans ce livre, Sur la véritable son administration intérieure. L’iguo-
cause de la chlorose , sur ta marche rance de ces aptitudes et d’ailleurs la
,

naturelle de ses phénomènes, le mode presque impossibilité de les constater


d'aclion du fer dans son traitement avant que les métaux fussent entrés dans
les circonstances qui font que le fer la voie que nous leur avons ouverte fut ,

ne guérit pas toujours; sur les moyens souvent nuisible à la science et aux ma-
de s'assurer d'avance de son action lades, et il importerait qu'à l’avenir on
et de lui substituer avec sûreté un pût éviter, dans l’administration de toutes
autre agent, lorsqu'il doit cire nuisible les substances, sels et oxydes métalliques,
ou même sans effet. les tâtonnements et l’empirisme.
Voici les conclusions générales de ce « Si nous ne faisons pas erreur, les appli-

travail, telles qu elles ont été rapportées cations extérieures de métaux sont très-
dans la Gazette médicale de juillet 1852; propres pour cela et désormais ces nou-
,

« La chlorose que la dyspepsie


,
ainsi veaux agents, devenus en outre comme
qui la précède, n’est jamais que le sym- tout autant de pierres de touche (à de nou-
ptôme d’un étal ou d’une maladie ner- velles choses, il faut de nouveaux mots,
veuse. Elle arrive consécutivement, et ou tout au moins étendre la signification
presque nécessairement, sous l’intluence de ceux qui existent), par l’heureuse ana-
des phénomènes asthéniques ou négatifs, logie qui existe entre leur aciiou inté-
anesthésie, amyosl bénie, aménorrhée, etc , rieure et leur action extérieure, seraient
qui caractérisent plupart des affections
la d’un grand secours non-seulement pour
nerveuses, et se guérit de même par n’im- nous éclairer dans le choix des anciennes
porte quel agent qui ramène la sensibi- formules, mais aussi pour nous aider sû-
menstruation, etc., à
lité, la motilité, la rement à en créer de nouvelles... »(1).
des conditions normales. Eu cela, le fer
à l’intérieur n’agit pas autrement que ce
même métal à l’extérieur, ou une arma-
(I) Une des plus heureuses applications

ture de fer, par exemple. Une fois l’inner-


qu’il y aurait à
faire de l’usage externe des
métaux ce serait de ne jamais envoyer
,
vation bien rétablie dans tous les or- les malades â de grandes distances
y pren-
ganes la dyspepsie cesse, le tube dige-tif
, dre des eaux de sources, ferrugineuses par
reprend toutes ses fonctions, et bientôt exemple sans s’être bien assuré d’avance
,

le sang retrouve dans les aliments eux- que le métal fer leur convient parfaitement.
mêmes, et pas ailleui s, tous les éléments Pour nous, d’après ce que nous savons sur
ce sujet, nous nous ferions désormais un cas
nécessaires à sa reconstitution.
de couscieuce d’en agir autrement.
I «11 existe dans les métaux une propriété
particulière qui, soit par l’électricité
ou
le magnétisme minéral dont elle serait ,

une modification soit par toute autre


,

cause qui nous échappe, les rend capables


d’exercer une action spéciale directe sur
la force nerveuse, de l’attirer vers eux
une vaste enquéfe dont voici les princi-
ciittiijcn.t. paux détails. Nous avons visité, en per-
sonne à Paris seulement près de 400
PRÉSERVATION. — TRAITEMENT. ,
,

maisons, usines, établissements de toutes


les industries qui s’exercent sur les
(1852.) mé-
taux, depuis le plus modeste atelier où il
Nous venions à peine de terminer noire n’y a que 4,5, à 10 ouvriers, jusqu’aux
mémoire sur la chlorose , que le hasard grands établissements où, comme chez
offrit à noire activité un nouveau et très- MM. Cail et Cavé, ils se comptent par
vaste champ de recherches qui devaient centaines; depuis les fonderies de fer des
nous permettre d’agrandir encore le do- faubourgs Saint-Marceau et Saint-Jac-
maine déjà fort étendu de la métallo- ques et les fonderies de caractères de la
,

thérapie. rue deVaugirard, jusqu’aux usines de


Un jour du mois d’avril 1852, où nos MM. Lagoutte Calla, Gouin et Farcoux,,

affaires nous avaient appelé dans une im- à La Villette à La Chapelle et à Saint-
,

portante fonderie de cuivre de la rue des Ouen depuis les vastes fabriques et fon-
;

Gravilliers , n° 22 , les hasards de la con- deries de M. Cail et C e , à Chaillot et à


versation nous apprirent que tous les ou- Grenelle, jusqu’aux fabricants de rou-
vriers et locataires de l’établissement, au lettes en cuivre du faubourg Saint-An-
nombre de deux cenls environ, avaient toine, en passant par toutes la fabrique
été respectés par le choléra aussi bien en
,
des bronzes du Marais.
1832 qu’en 1819. Ce fait, d’une immunité Nous nous sommes mis en rapport
aussi complète, bien qu’à la rigueur il pût avec MM. les présidents, trésoriers ou
n’être que la conséquence d’une heureuse secrétaires des différentes associations
exception, nous causa tout d’abord une ouvrières avec les mères des compa-
,

grande surprise, et nous eûmes déjà à gnons serruriers, maréchaux, chaudron-


nous demander si les métaux n’auraient niers, etc. ,
et nous avons été souvent jus-
point d’aulres propriétés contre le cho- qu’à interroger les ouvriers eux-mêmes,
léra que celles dont nous les avions par- jusque dans leurs auberges et leurs gar-
ticulièrement dotés lors de la dernière nis.
épidémie. Cependant nous avions com- En même temps, nous écrivions dans
mencé à l’oublier, lorsque la même ob- les départements à MM. les proprié-
servation vint s’offrir à nous avec une taires, directeurs ou médecins de nos
sorte de ténacité, et notamment dans principales usines, forges, lamineries,
trois autres fonderies de cuivre de la tréfileries ,
etc. ;
à MM. les maires et ma-
même rue (n os 20, 46 et 35), où 400 à gistrats des villes où, comme à l’Aigle
500 ouvriers et locataires avaient tous été et à Villedieu population est presque
,
la
aussi parfaitement épargnés que ceux du entièrement adonnée à des travaux sur
ii° 22. les métaux, demandant à chacun de vou-

Cetie nouvelle et très-surprenante im- loir bien nous éclairer sur la marche de
munité étant très-loin d’être justifiée par l’épidémie dans sa localité.
la salubrité du quartier, par l'état des Non content d’avoir réuni de la sorte
maisons elles-mêmes, qui loutes les quatre des renseignements précis pour une très-
étaient aussi pauvres d’extérieur que nombreuse population, au moins 100,000
celles où se réfugie d’ordinaire la fonde- individus,nous nous sommes adressé à
rie, par l’hygiène des habitants et la mor- MM. ambassadeurs d’Angleterre, de
les

talité des numéros voisins, il nous fut Suède et de Russie, à M. le professeur


bien impossible de ne voir là qu’une sim- Huss, de Stochkolm à M. le comte de ,

ple coïncidence, et à partir de ce mo- Montferrand, architecte de Sa Majesté


ment, nous ne primes ni trêve ni repos impériale à Saint-Pétersbourg et direc- ,

que nous ne fussions enfin arrivé à con- teur des mines de Sibérie de Son Al-
sialer sûrement les propriétés remarqua- tesse le prince Anatole de Demidoff,
bles du cuivre, que nous n’avions fait d’a- qui à lui seul nous a fourni des rensei-
bord que soupçonner. Pour obtenir cet gnements sur 46,500 mineurs des deux
important résullat, pendant cinq mois en- sexes nous nous sommes adressé encore
;

tiers, nous nous sommes livré spontané- aux plus grands établissements métallur-
giques de l’Europe, à coutellerie de
ment sans aucun égard pour les nom-
,
la

breuses exigences de notre profession ,


à Sheffield, aux affiueries du pays de
— 27 —
chaudronnerie de Birming- compagnons ferrants, au
ple, les seuls
Galles, à la

ham, aux mines de Phalen, de Linke- nombre de 200 5 250, en donner 5 pour
ping, en Suède, aux mines du Stolberg, leur compte et si tous les ouvriers fa-
;

de la Silésie, etc., etc. enfin nous avons


;
bricants d’instruments de musique, au

puisé dans tous les précieux documents nombre de 600 n’ont eu que 2 morts en
,

de statistique qui ont été publiés par la 1832 et 1849, pour la seule chaudronne-
commission du choléra de 1852 ce n’est : rie de Paris, qui occupe à peu près le

qu’après cinq mois de correspondances, même nombre de bras nous avons re- ,

de recherches et de fatigues de toute trouvé déjà un chiffre double , 4 ou 5


sorte, qui avaient paru nous donner les dans la mortalité de la dernière épidémie
plus consolants résultats pour une po- seulement.
pulation ouvrière de plus de 300,000 in- «3° La protection exercée parles mé-
dividus, que nous nous sommes cru le taux paraît avoir été de deux natures
droit d’adresser aux principales Acadé- bien disiincles préventive et curative.
:

« Préventive elle a eu lieu sans doute


mies et sociélés savantes de l’Europe un
mémoire sur la découverte d’un moyen directement par contact et en propor-
de préservation et de guérison du tion même du métal prolecteur, indirec-

choléra, et que cédant ensuite, au


,
tement par simple voisinage, comme
cœur de l’hiver, à la menace d’une nou- pour tous les individus situés dans la
velle invasion de ce fléau, qui était venu sphère d’action d’un paratonnerre : c’est
peser alors sur l’Europe occidentale, du moins de cette dernière façon qu’on
nous avons été jusqu’à proposer au gou- peut seulement expliquer la préservation
vernement de nous envoyer en mission considérable qui a été commune à pres-
à Saint-Pétersbourg pour y étudier, mal- que tous les locataires des fonderies de
gré les rigueurs de la saison, les effets cuivre, à moins qu’on ne préfère l’attri-
préventifs et curatifs des métaux. buer aux migrations que la fusion ou
Voici maintenant les conclusions géné- bien le travail de l’atelier ferait subir au
rales de cette vaste enquête. métal , soit sous forme de particules
« deux épidémies de cho-
1° Pendant les très-ténues, soit en effluves d’une na-
léra qui ont désolé la France en 1832 et ture particulière.
en 1849, les métaux, toutes les fois que «4° La préservation cholérique nous a
nous avons pu le constater, ont généra- semblé appartenir au même titre à tous
lement exercé dans toutes les profes-
,
les métaux également bien placés dans
sions où ils se manient sérieusement, une l'échelle électrique et si on la rencontre
,

influence qui n’a pas été moins heureuse particulièrement dans le laiton et l’acier,
qu’elle est manifeste. c'est qu’il est probable que ces deux mé-

«Celte influence, si évidente qu’on a taux jouissant au suprême degré des


,

lieu d’être étonné qu’elle n’ait produit propriétés électriques et maguéliques,


qu’une observation insignifiante ou sté- modifient heureusement les perturbations
rile est surtout remarquable pour les
,
de même nature, au sein desquelles le
différentes professions qui s’exercent sur miasme cholérique peut seul peut-être
le bronze et le laiton et à un;moindre
, ,
exercer des ravages; il est même bien
degré pour celles qui s’adressent aux
,
remarquable, à ce dernier point de vue,
diverses qualités d’acier mais à me- ; ,
qu’il nous soit arrivé de ne pas rencon-
sure qu’on descend l'échelle des profes- trer la protection au même degré pour
sions dont le sommet serait occupé
, des industries cependant similaires par
d’un côté, par les alliages de cuivre, de la nature des métaux, précisément alors
l’autre, par les carbures de fer, aciers, et que , comme dans l’horlogerie ,
on prend
la base par ces deux métaux à leur plus très-grand soin de graisser ou d’huiler
grand état de simplicité, la mortalité des pièces de métal.
cholérique va augmentant jusqu’à attein- «5° La puissance curative parait, au
dre quelquefois la moyenne pour le fer, contraire avoir été réservée pour le
,

et pour le cuivre un chiffre assez élevé, cuivre seul qui se comporterait vis-à-
sans que jamais cependant il arrive jus- vis du miasme cholérique comme le sul- ,

qu’aux limites de celle-ci. fate de quinine sur le miasme de la fièvre


«Ainsi, pour 1,000 ouvriers sur l’acier, intermittente. Maintes fois cette propriété
qui en 18 49 ont à peine fourni 3 à 4 remarquable s’est offerte à notre obser-
morts à l’épidémie, ou voit, par exem- vation avec des caractères incontestables
,

— 28 —
d’évidence, et tel ouvrier ou patron d’une
fonderie de cuivre a pu être préservé Conclusion extrême.
des plus graves symptômes d’invasion
cholérique parce qu’il a corilinué à vivre
,
Les alliages de cuivre, laiton et bronze,
au milieu des poussières et émanations les carbures de fer, dits dans le com-
cuivriques } tandis qu’un autre moins merce aciers d'Allemagne et d’Angle-
heureux a payé de sa vie la désertion terre, appliqués à la peau largement et
prompte de l’atelier. d’une manière permanente, sont, dans l’é-
« Les propriétés préventives et cura- pidémie de choléra, un moyen précieux
tives du cuivre ont dû même exister à de préservation qu’on ne doit point né-
un si haut degré, que loule la fonderie gliger, puisque d’ailleurs il ne peut y
de caractères où le cuivre occupe ce-
,
avoir aucun inconvénient à en faire usage,
pendant une si faible part n’a perdu , et si la préservation relative, que nous
que 2 hommes en 1832 et en 1849, et qu’en paraissent devoir donner ces deux mé-
1849 la profession qui assurément par
, , taux venait à laisser désirer davan-
,

ses habitudes bien connues d’intempé- tage peut-être serait-il utile de l’aider
,

rance et le mauvais état de son hygiène, par quelques prises de poudre très-fine
était désignée d’avance comme devant de laiton et d’acier, portées sur la mu-
fournira ce fléau la plus large part, la queuse nasale, et, comme dernière pré-
fonderie de cuivre à Paris n’a eu que, ,
camion par de larges feuilles de lai-
,

8 morts sur 1300 personnes qu’elle oc- ton et d’acier qu’il serait si facile aux
,

cupait alors parmi lesquelles encore il


,
gens aisés de dissimuler dans leurs appar-
faut noter un ivrogne endurci qui faisait tements.
un abus énorme d'eau-de-vie, un ap- « Dans le traitement du choléra, le cui-
prenti et deux individus déjà malades; vre, administré en temps opportun soit

un pris le dimanche, hors de ta fon- seul ,


soit associé aux agents qui ,
comme
derie : celte circonstance , très- re- l’opium ,
ont reçu la sanction de l’expé-
marquable j s’est représentée trop sou- rience, soit en limaille, soit sous une autre
vent toutes les fois que nous avons pu forme dont la pratique ne peut tarder à
,

vérifier la mort de chacun des ouvriers faire connaître la véritable dose et les
pas aussi une meilleures appropriations a les plus
pour qu elle n’ait ,
elle ,
,

haute signification. grandes chances de devenir, entre les

«Enfin la commission du choléra de mains de médecins habiles ,


un puissant
1832 nous a déjà donné, sans le savoir, moyen de guérison. »
gain de cause.
«1° En signalant, dans ses recueils
de statistiques ,
comme
de toutes les pro- THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE.
fessions la plus respectée précisément ,

celle des quincailliers;


(1853.)
«2° Et en donnant de faibles chiffres
Enfin, depuis que nous avons terminé
de mortalité à la rue de Lappe (faubourg
Saint-Antoine), rue cependant habitée par nos recherches sur le choléra les appli- ,

cations de métaux sont entrées dans deux


une population fort peu soigneuse dans
nouvelles phases l’une relative à une
ses habitudes et son hygiène, ainsi qu’à
:

tout le quartier Saint-ISlarl in-des-Champs,


deuxième source de précieuses indications
qui est si tristement obstrué de ruelles ,
sur laquelle nous nous réservons de ne
cours et passages de toute sorte; mais où, nous expliquer que plus tard, en un
en revanche se trouvent en dépôt ou temps plusopportun et l’autre, qui, bien ;
,

bien appliquées à des travaux d’une va- que du domaine de la thérapeutique gé-
infinie d’énormes quantités de toute nérale, se rapporte plus particulièrement
riété
de cuivres et d’aciers; tandis au traitement des inflammations. Celte
espèce
marquait d’une mortalité quel- nouvelle et importante application des
qu’elle
quefois effrayante tout un quartier ad- métaux à la thérapeutique nous la fai- ,

sions un peu pressentir, il y a quelques


jacent, qui n’est séparé du précédent que
la rue Saint-Martin jours lorsque nous terminions par ces
par une seule rue ,
, ,

métaux disparaissent pour lignes un très-long article du Moniteur


niai* où les

être remplacés par la droguerie la mer- ,


des hôpitaux (28 avril dernier), sur un
-
etc. » cas de paralysie musculaire alrophi
cerie ,
la bonneterie ,
- 29 -
circulation capillaire est souvent languis-
que, guérie par nos armatures métal-
liques, dans le service de ]tl. Rostan • sante, à ce point que des piqûres même
« Hélas qu’il nous soit permis de le dire
!
profondes ne donnent pas de sang ou
en terminant la pathologie et la théra-
:
rougissent à peine. En cet état, faites ces-
peutique du système nerveux ne sont ser la fluxion nerveuse par une applica-
probablement restées si en arrière que tion dérivative de métal sur toutes les

parce qu’en général on tient trop de extrémités, et vous verrez souvent les
compte des choses que l’on voit et pas phénomènes moi bidesse modifier eu moins
assez de celles que l’on ne voit pas il est
,
de quelques minutes.
vrai, mais dont l’existence est déjà innia- Pourquoi ne pourrait-on pas en faire
ble, bienque peu susceptible d’une démon- autant dans une maladie inflammatoire
stration mathématique. Avant Galvani proprement dite ? et de cette façon , atté-
et les expériences d’un grand nombre de nuer au moins les symptômes réactionnels
physiologistes modernes, celte réserve jusqu’à les empêcher d’être tout à fait in-
était permise sans doute ; mais il ne sau- compatibles avec la vie?
rait en être de même depuis que les ex- Autre chose maintenant. Voici un en-
périences les plus positives ,
et peut-être gorgement, une tumeur indolente l’or- :

aussi nos propres essais ,


tendent à dé- ganisme appauvri n’a plus assez de res-
montrer qu’il y a en nous autre chose sources en lui-même pour faire sur ce
que des liquides et des soiides et qu’il ,
point les frais d'une réparation. Si c’est
existe un agent, force, fluide, influx ner- uniquement parce que la circulation y
veux peu importe le nom identique ou
, ,
estdevenue languissante, ne pourra -t on
analogue à l’électricité, qui tient tous pas l’activer à l’aide de topiques de métal,
les phénomènes de la vie morale et phy- el favoriser de la sorte une résolution
sique sous sa dépendance directement ;
trop lente à se faire? Quels inconvénients
saisissable par divers agents et certains pourrait- il y avoir d’ailleurs 5 l’essayer ?
procédés, parmi lesquels les métaux sim- El ces nombreuses maladieschroniques,
ples ou à l’état d’alliage occupent le pre- qui sans en excepter les plus graves af-
,

mier rang. » fections des voies urinaires, ont quelque-


Qu’on applique maintenant la dernière fois leur point de départ vers la surface
moitié de ce paragraphe à une grande cuianée , comme M. le D r Fourcault l’a
partie des maladies inflammatoires, et si bien établi, mais avec celte différence

peut-être sera-t-on avec nous de cet avis, que ce sont les troubles de l’innervation
que si l’école physiologique avait eu dans
,
qui précèdent ceux de la circulation ,
ses mains un moyen aussi précieux que car ce n’est que consécutivement que se
le nôtre d’enlever le véritable stimulus produit la diminution ou la suppression
des organes enflammés, soit par une sous- de la faculté perspiratoire à laquelle no-
traction directe, sorte de saignée ner- tre confrère a voulu faire jouer le plus
veuse locale ,
soit en le forçant à une grand rôle , n’aurait-on pas quelques
dérivation inoffensive vers d’autres points chances de les combattre heureusement
de l’organisme, celle école, vraie en elle- par des applications de métal vers les
môme, mais qui prit trop souvent l’ombre membres, en y ajoutant la précaution de
pour la réalité, ne se serait, point abîmée bien mettre les aptitudes métalliques
dans un océan de calamités. Examinez en évidence , à l’aide de divers moyens
par exemple ce qui se passe dans une né- appropriés?
vralgie sciatique: ici même, sur les parties Mais nous devons en avoir dit assez
de la jambe où se fait la fluxionnerveuse, pour légitimer sur ce point nos espé-
chaleur, tension ,
rougeur quelquefois rances; nous craindrions, en insistant
battements violents des vaisseaux voisins davantage, qu’on ne nous fit le repro-
avec un rhylhme différent de ceux du che de vouloir faire, à notre tour, des
cœur, et, si les courants nerveux conti- applications de métal, une panacée ou
nuent à se diriger de ce côté, bientôt vous bien une sorte d’eau distillée , suivant
aurez probablement affaire à une véritable l’heureuse expression de M. le professeur
inflammation du nerf tandis que dans les ; Trousseau. Nous sommes sur ce point
parties éloignées, les membres supérieurs si à d’enthousiasme , grûce peut-
l’abri
par exemple où il existe une diminution
, être à ce que depuis l’origine il a eu le
dans la circulation nerveuse, qu’attestent temps de s’éleindre, ou que personne n’a
de l’anesthésie et de l’amyosthénie la , pris le moindre soin de l’exalter, que,
, ,

nous le déclarons sincèrement, bien que le térieures ont cet immense avantage.que
traitement des maladies nerveuses soit le n’entravant jamais aucune autre espèce de
triomphe des applications de nos métaux, traitement, ils ne peuvent avoir d’autres
il nous est arrivé de les trouver assez sou- inconvénients que de ne pas donner les
vent infidèles, même dans ce cas, pour résultats qu’on croyaitpouvoiren espérer.
que nous fussions fort heureux que la na- Ceci nous amène tout naturellement à par-
ture prévoyante eût laissé à notre dis- ler de notre nouvelle doctrine des né-
positiond’autres moyens tels que la , vroses, et à passer en revue les divers
gymnastique et l’hydrothérapie qui à , ,
moyens qui ont été mis en usage dans le
nos yeux sont ensuite les plus précieux.
, traitement de cette grande classe de
Seulement les métaux en applications ex- maladies.

m. - mmm a . a(D®waa aas ïrmm.


Lorsque l’on vient à lire attentivement et dans les troubles du moral ou de l’in-
ce que les auteurs ont écrit sur l’étiolo- telligence, Y annihilation plus ou moins
gie des affections nerveuses (nous en ex- complète de diverses facultés de la
ceptons la chorée l’épilepsie, le tétanos
, conscience, de la mémoire, de la vo-
et l’hydrophobie) , ainsi que sur diffé- lonté, etc. Phénomènes qui semblables ,

rentes formes d’aliénation mentale, on 5 une sorte de pouls, sont merveilleu-


ne tarde pas à se convaincre que, de sement propres à mesurer en tout temps,
toutes les causes les plus puissantes, ce par leur intensité même celle de tous ,

sont surtout celles qui, comme une vie les autres ( phénomènes positifs ), spas-
trop sédentaire , les passions et les mes , névralgies, délire, etc., dont
émotions violentes , Y exercice habi- l’intermittence constitue au contraire un
tuel d'un organe au détriment de plu- des caractères distinctifs.
sieurs autres, les troubles de certaines Un déplacement de la force nerveuse
fonctions, etc., ont particulièrement de la périphérie vers le centre, qu’atteste
pour effet de détourner Y influx nerveux le plus souvent une diminution de la sen-
de la voie normale qu’il doit suivre, et sibilité dans les membres, ce sont les
pour résultat d’amener une négation plus supérieurs qui ordinairement s'affec-
ou moins complète dans les fonctions tent les premiers : voilà donc le sym-
des organes auxquels aboutissent les ex- ptôme initial d 'une névrose, et quelque-
trémités des nerfs conducteurs de cette fois aussi d'une affection mentale. Mais

force. Aussi est-ce le propre de toutes que ce déplacement se fasse lentement, et


ces affections , de ne se présenter jamais presque toujours à l'insu du médecin
qu’avec un certain nombre de ces divers et du malade, ou bien qu’il se produise
phénomènes continus que nous avons avec éclat, comme dans une brusque sup-
appelés négatifs : pression des règles, voici par ordre de
L'analgésie ou V anesthésie (diminu- leur succession quelles en sont les consé-
tion ou perte complète de la sensibilité quences immédiates et presque néces-
cutanée) ;
saires :

L’ amyosthénie (diminution de la con- 1° Une surabondance ou pléthore,


tractilité musculaire ) ,
et quelquefois quelquefois avec conscience de la part des
même la paralysie de un ou plusieurs malades, de la force ou fluide ner-
membres ; veux (1) dans les organes spéciaux, où
La dysménorrhée ou Y aménorrhée
ou absence de la menstruation).
(difficulté est-il dit dans le grand
(1) L’ anesthésie,
Le défaut de contractilité viscérale Dictionnaire des sciences médicales, est le
(constipation) ; résultat d’une suspension dans l’action du
I: abolit io n à divers degrés de la vue fluide nerveux qui se porte aux différentes
de l’odorat, de l'ouïe et du goût, cic. ;
parties du corps. En voilà plus qu’il ne nous
- 3i —
la nature le secrète, ou bien le met en decin obéit exclusivement à leurs fausses
réserve pour l’exercice de toutes nos fonc- exigences, au lieu de mettre tousses soins
tions; à ramener la circulation nerveuse à
2°Des désordres gastriques pour des conditions normales, à l’aide des dif-
tarir d’autant les sources premières de férents moyens en son pouvoir, ses plus
sa formation et consécutivement tous
,
grands efforts pourront bien soulager
les différents signes de la chlorose ; le malade, ou même ne pas empêcher
3° Une accumulation déplélive de la guérison spontanée; mais ils ne
celte force, presque toujours pério-
et seront certainement pour elle d'au-
dique sur tel tel autre point de l’or-
ou cune utilité. Cela est d’ailleurs si vrai
ganisme, qui,' souvent par son jeu habi- que si, d’un côté, toutes les causes n’ont

tuel, la sollicite plus particulièrement et ,


réellement de valeur dans la production
faitappeler la dépense artificielle d’in- des névroses, qu’à la condition d’ame-
nervation dont il devient le siège tantôt ner presque toujours des désordres péri-
crampes, asthme, migraines, gastral- phériques de la sensibilité ou de la moti-
gie , sciatique, etc. etc.; d’autres fois lité; de l’autre, l’expérience vient se
hystérie, hypochondrie, mélancolie mettre d’accord avec le raisonnement
délire monomanique, etc. pour démontrer que, de tous les moyens
4° Enfin le rétablissement momen- de traitement, les plus réellement effi-
tané de l’cqnilibre entre la dépense caces, ce sont précisément tous ceux qui,
et la production du fluide nerveux, agissant avec le plus de bonheur pour le
non pas de l’équilibre normal mais bien
, médecin et le malade à la façon de nos
de celui qui, sans cesser d’étre patholo- armatures, sont le mieux propres à rame-
gique, n’est pas entièrement incompa- ner ces deux fonctions à leur élat normal.
tible avec la vie. Exemples les bains simples et com-
:

que chez tel malade, qui n’a


C’est ainsi posés, les bains de vapeurs, et surtout
perdu par exemple qu’un peu de sensibilité Y hydrothérapie, dontles effetsexpansifs
à la peau ou de force dans les mus- poussent si fortement vers la peau et le
cles, la nature supplée à la diminution système locomoteur ;

dans la dépense de fluide nerveux qui Les frictions sèches ou excitantes,


en est la suite au moyen de quelques
,
de toute nature, particulièrement celles
crampes ou d’une migraine qui viennent qu’on pratique sur les membres (1);
souvent à jour et à heure fixes; tandis Les voyages les différents exercices
qu’un autre, chez lequel de violentes du corps, parmi lesquels il faut distin-
peines morales ou toute autre cause, guer ceux d’une gymnastique appro-
ont amené de longue main une profonde priée;
perturbation dans les fonctions nerveu- L'électricité onYélectro -magnétisme
ses, caractérisée alors par une anesthé- appareils prétendus ou non
et tous les
sie et quelquefois même une paralysie magnétiques, galvaniques ou électri-
générale des plus intenses, n’a pas tou- ques, lorsque surtout on en a fait usage
jours assez, pour décharger périodique- contre des paralysies nerveuses, ou que
ment son organisme, des douleurs poi- les symptômes positifs, qui ont eu tou-
gnantes du rhumatisme ou de la sciat ique, jours le malheureux privilège d’appeler
des convulsions effroyables de l’hystérie, l’attentiou exclusive des médecins et des
ou bien encore du délire le plus furieux. malades se trouvaient précisément avoir
,

Qu’importent en cet état le spasme, la le même siège que les phénomènes néga-
névralgie, les convulsions ou le délire? tifs, comme dans la névralgie cubitale, et

et si , subissant la pression de ces phé- quelquefois aussi dans la névralgie scia-


nomènes tout à fait secondaires, le mé- tique ;

en faut pour nous servir de cette expression, (t) Un médecin fort connu à Paris avait
que les auteurs paraissent tenir en général toujours soin de prescrire à ses gastralgiques
à éviter. Dans un prochain ouvrage, nous des lotions excitantes sur les membres avec
I
nous proposons de démontrer, par des ex- plusieurs litres d’eau, contenant un d’am-
1U
C

I périences directes, la réalité de ce fluide, moniaque. Nous regardons cette pratique


et ce qui est plus remarquable, sa trans-
? comme fort heureuse et nous ne doutons
,
missibilité d’un individu à un autre, daus
pas que sans elle les biftecks de ce méde-
1

certaines conditions qui peuvent être


parfai- cin n’eussent clé beaucoup moius fOUYCat
l tement déterminées d’avance. digérés par les malades.
,, ,

— 32 —
Les violentes émotions, aussi bien tensilé de* nouveaux désordres en fai-
celles qui sont amenées par une cause sant taire les exigences de l’estomac,
morale que par une cause physique, telle source première de leur formation.
qu’une forte commotion électrique, le
cathétérisme du tympan, la cautéri- Ah! que l’illustre Sydenham avait rai-
sation brusque de l’hélix ou de toute son lorsque devançant son époque il
,
,

autre pari ie du corps, lesquelles ne sont disait dans son Traité sur l'hystérie des
réellement utiles qu’à la condition de dé- femmes : Il me parait que ce qu'on

barrasser le centre au profit de la péri- nomme, dans les hommes, affection


phérie ( I
) ; hypochondriaquc, et, en général les
La strychnine et le sulfate de quinine vapeurs, provient du désordre ou mouve-
qui exercent sur le système nerveux une ment irrégulier des esprits animaux (si
action si manifeste; Galvani eût vécu un siècle plus tôt l'Hip- ,

Les préparations de certains métaux, pocrate anglais se serait sans doute ex-
fer, zinc, cuivre, que nous avons déjà primé autrement), lesquels, se portant
vues ne pas avoir d’autre action que ces impétueusement et en trop grande
mêmes métaux à l’extérieur, et pou- quantité sur telleou telle autre partie,
voir même être mesurés d’avance dans y causent des spasmes ou même de la
leurs effets à l’intérieur par ceux de leur douleur, quand celle-ci se trouve douée
application extérieure. (Note sur la chlo- d’un sentiment exquis, et troublent les
rose, lue à l’Académie, dans Gaz. méd.) fonctions des organes, tant de ceux qu’ils
Il n’est pas jusqu'aux vésicatoires et au abandonnent que de ceux où ils se por-
magnétisme animal lui-même, tel que tent, les uns et les autres ne pouvant
nous l’avons vu pratiquer sérieusement à manquer d’être fort endommagés par
Londres, ou que nous l’avons employé cette distribution inégale des esprits ani-
nous-même un grand nombre de fois en maux qui est entièrement contraire aux
,

ville et dans les hôpitaux, dont nous lo sde l’économie animale.» (Traduction
n’ayons pu suivre toujours les effets de Baumes.) Et comment se fait-il que ces
armé d’une aiguille et d’un dynamomètre. lignes d’une vérité si féconde soient tou-

Quant à tous ces prétendus antispas- jours restées sans valeur dans les écrits
modiques, camphre , valériane ,cas- de ce grand maître!..
loréum , musc asa fœiida, e'c. s’ils , ,
Une affection nerveuse avec anes-
sont heureusement à la veille d’avoir aussi thésie et amyosthénie étant donnée
peu de crédit auprès des malades et des (
nous n’avons pas encore assez de
médecins qu’il n’en reste déjà à tous les faits pour être tout aussi affirmatif à
,

appareils magnétiques, galvaniques, élec- l’égard de l'aliénation mentale), tout


le traitement consiste donc à trou-
triques, ou simplement métalliques, parce
qu’on ne savait ni approprier leur mé- ver un agent ou un moyen quel qu’il
tal cuivre ou acier, aux différents indi-
soit, gymnastique , électricité, hy-
,
drothérapie, métal à l’intérieur ou à
vidus, ni les appliquer sur les parties
c’est qu’évidemment ces
l’extérieur, etc capable de ramener
convenables ,
.
,

la sensibilité et la motilité à l’état


agents n’ont eu et ne pouvaient jamais
normal.
avoir qu’une action toute hypothétique
sur le fluide nerveux. Notons cependant Le meilleur agent qui paraisse exister,

une exception en faveur de l’opium, qui celui dont l’action ne manque presque
présente assez souvent, le double avan- jamais, est un métal bon conducteur de
l’électricité, qui, suivant certaines condi-
tage d’exercer une sédation directe sur
le système nerveux, et de diminuer l’in- tions ou affinités encore mystérieures, est
tantôt du cuivre, tantôt de l’acier ou du
fer, d’autres fois de l’argent, de l’or,

(1) Il est bien remarquable que les effets moins souvent du platine, etc., quelque-
expansifs ou centrifuges de la frayeur pro- fois même un alliage parfaitement defini
duisent précisément dans le jeune âge, où, de deux ou trois métaux, mais le plus
qu’on nous passe ces mots , ta rupture des
souvent 70 fois sur 100 environ, du cui-
détentes nerveuses est si facile , une affec-
,

(la chorée) qui est tout l’opposé des


vre ou de l’acier.
tion
maladies que nous traitons en ce moment !..
— 33 -

- mmm tomi ®wu©ot®k]§ i?ayw ^ 5

Irniisforniation de divers olijets «le luxe ou de simple


utilité en moyens «le traitement.

Avant de décrire le nouveau système celail faut se munir d’une de nos boites

d’applications métalliques que nous des- d’exploration qui se compose :

tinons au traitement des affections 1° D’un dynamomètre aussi exact dans


nerveuses et mentales, à la préserva - ses divisions que commode dans sa forme
tiod du choléra et au traitement des (voyez ci- dessous l’instrument représenté
crampes des cholériques, nous croyons de grandeur naturelle);
indispensable de dire un mot de nos pre- 2° De quelques longues aiguilles d’acier
mières armatures, tant pour faire con- ou de plaline ;

naître noire méthode d'exploration 3° De 25 à 40 petites plaques (fi à 7cen-


qui, dans quelques cas peut rester une
,
tim. sur centim.) de toutes sortes de
1

nécessité que pour permeiire au lecteur


,
métaux à l’état simple et à l’état d’al-
d’apprécier toutes les difficultés qu’il
liage.
nous a fallu \ aiucre, dans la création des
nombreux éléments de notre traitement,
et l’amener ensuite à mieux comprendre
de cette époque), nous avons commencé à
les différents avantages des nouveaux parler de l’usage d’un galvanomètre très-sen-
appareils. sible, mais avec des poignées de différents
métaux, que nous destinons à établir les di-
verses aptitudes métalliques, ainsi qu’à com-
1 ° Armatures métalliques. pléter la démonstration d’un fluide particu-
lier chez l’homme, comme cela a été fait
(Premier système.)
déjà pour plusieurs poissons, que l’on a pour
cela appelés électriques. Les aptitudes se-
Exploration ou désignation du métal
raient désignées et mesurées par les dévia-
convenable.
tions même des deux aiguilles asiatiques sur
La première difficulté â vaincre c’est le cadran, sous l’influence d’une contraction
,

de trouver le métal approprié à l’indi- énergique de la main droite et de la main


gauche mais il y a toujours , dans les résul-
vidu malade. Ce n’est encore que par le ;

tats de nos premières expériences, quelques


tâtonnement qu’on y arrive (1); pour
incounus qui nous forcent encore à garder
une certaine réserve sur les précieux avan-
(1) Au mois de juillet 1852, dans une note tages de ce nouveau mode d’exploration mé-
aux deux Académies (voy. la Gazette méd. tallique.

3
,

(Fie. 1.)

D¥KA!TI09IÈTRE (
tlescviplion ).

CC, cercle d’acier de 6 cent, de diamètre sur un cent, de largeur, formé avec un
excellent ressort de pendule roulé 7 à 8 fois sur lui-même. PP
poignées également
en acier ou en matière très-dure, buis, ivoire, etc. offrant à l’extérieur une dispo-
,

sition convenable pour l’application facile de la main et creusées du côté de l’instru-


,

ment d’une gouttière pour renfermer exactement les circonvolutions du ressort;


celles-ci sont fixées par deux fortes vis, V> moitié sur les poignées et moitié sur
deux collets qui terminent d’un côté une tige de support, F, et de l’autre, une cré-
maillère , M, à dents très -fines destinée à faire tourner un pignon qui est placé eu
,

arrière.
Le cadran est fixé par son centre à une distance suffisante de celui du dynamo-
mètre, pour que même par la plus forte pression de la main (soit 80 kil.), il ne puisse
jamais toucher au cercle d’acier du côté 1\1 ; sa graduation se fait toujours directe-
ment avec des poids. B est une aiguille fixe à 0, hors le moment de la pression. A
est le curseur qui doit marquer les divers
degrés de la force.
Lorsqu’on veut explorer la force musculaire de quelqu’un, on fait saisir le dynamo-
mètre à pleine main; puis une ou deux pressions seulement exercées rapidement
,

suffisent pour en donner l’expression véritable.


et avec toute l’énergie possible,
Disons cependant que dans un premier essai, il peut arriver que le défaut d’habi-

tude fasse perdre au sujet quelques kilogr. de sa force; dans ce cas, l’on attendra
quelques minutes, pour laisser à la force nerveuse le temps de reprendre son niveau ;

puis une nouvelle pression devra donner le chiffre exact de la puissance musculaire
du membre soumis à l’expérience.

Arrivé auprès du malade , s’assurer delà sensibilité de douleur,


signifie perle

d’abord avec soin de l’état de la motilité mais avec conservation de celle du tact,
pour qui a disparu au contraire dans l’anes-
et de la sensibilité, en ayant égard
celle-ci à la distinction que M. le Dr Beau thésie.)
Appliquer ensuite successivement une
a établie entre la sensibilité du tact et
la

sensibilité de douleur. (L 'analgésie, qui ou plusieurs de nos petites plaques à ,

n’est que le premier degré de l’anesthésie, commencer par celles de cuivre et d’rt-
cicT, sur les points où la sensibilité est le arrive à trouver un métal qui ait ramené
au-dessous de lui.
plus en défaut , ou mieux encore, pour la sensibilité

peu que l’analgésie ou l’anesthésie ait Ce résultat obtenu et bien constaté par
gagné la face dorsale des doigts gar- ,
une ou deux nouvelles applications ,
on
nir toutes les troisièmes phalanges de ces fait disposer avec le métal désigné par
mêmes plaques disposées en anneaux et ,
cette première exploration un anneau
les laisser appliquées, comme dans la fi- ou bracelet d’ armature de l’une des
gure ci-dessous jusqu’à ce qu’après un
,
formes ci-après
quart d’heure ou une heure au plus, on

Anneaux.

(NS- 2.)

pour l’un des deux avant-bras qui est à ,


et dix heures de suite, suivant l’intensité
la fois anesthésique et amyo sthénique, des effets à obtenir. Avec ce seul moyeu ,
et si au bout d’un quart d’heure à demi- aidé de quelques prescriptions hygiéni-
heure de son application quelquefois dix
,
ques accessoires d’exercices musculaires
,

minutes et même moins suffisent, la sen- pour maintenir la force et la sensibilité ,


sibilité et la motilité ont fait des progrès développées artificiellement par le métal ;

manifestes, ou si même, parce qu’on ne les plus ,


bien entendu l’éloignement des,

a interrogées qu’après que le métal a opéré causes qui avaient engendré primitive-
une soustraction trop considérable de l’in- ment les phénomènes négatifs (anesthésie,
flux nerveux (1), elles ont sensiblement amyosthénie ) si elles duraient encore
,

diminué l’une ou l’autre, il ne reste plus on est presque toujours assuré de la gué-
qu’à faire disposer une armature composée rison. à moins ce qui est rare, que les
,

ordinairement de deux grands anneaux armatures ne viennent à perdre leur ac-


pour chaque membre, et de deux plaques tion. Dans ce cas il peut être nécessaire
,

pour le tronc. Le malade devra en faire de pratiquer une nouvelle exploration ,

usage le soir, à son coucher, où à tout au- ou bien la résistance de la maladie te-
,

tre moment, si cela lui est plus commode, nant à ce que nous avons appelé des ap-
à la seule condition de se tenir chaudement titudes métalliques dissimulées ( dis-
pendant tout le temps de l’application ,
simulées par un trop grand état de fixité
et il restera ainsi armé deux, quatre, huit de la force nerveuse ); il faut mettre ces
aptitudes en évidence à l’aide de certains
moyens que nous indiquerons plus loin.
(1) Le fluide nerveux se répare si prompte-
(Voir à l’appui les nombreuses obser-
ment, qu’alors même que sa soustraction a vations qui ont été publiées dans notre
été portée très-loin, comme nous en avons été thèse inaugurale, février 1851, ainsi que
témoin une fois sur uu militaire du service dans les collections des dernières années
délit. Boudin; hôpital du Roule), qui, après
de la Gazette médicale , par MM. les
toute une nuit d’application du cuivre con-
servait, le lendemain,
,
D rs S. Pierre Coffin, Salneuve et Lien-
, ,
à peine assez de force
pour se tenir sur ses jambes il ne peut don tous anciens internes dans les diffé-
;
y,

avoir à cela d’autre inconvénient que d’obli- rents services des hôpitaux de Paris où ,

ger les malades à garder le repos pendant un nous avions fait le plus grand nombre
jour ou deux. d’expériences.)
,,

- 36 —
Arnintiircs métalliques. armatures une imperfection
Premier système. notable résultant de leur sé-
cheresse habituelle.Tous ceux
(FiC. 3.)
qui ont lu nos communica-
tions académiques de 1819
sur le traitement des cram-
pps des cholériques par les
anneaux de cuivre ,
se rap-
pelleront en effet que plu-
sieurs fois , à cette époque ,
nous avions été obligé de
mouiller le métal avec de l’eau
salée,pour triompher de l’a-
ridité de lapeau de certains
malades. De là donc pour ,

nous, la nécessité de modifier


ce premier système d’arma-
tures, et d’en créer un au-
tre qui,
à l’avantage de per-
mettre à volonté l’application
sèche ou humide du métal
joignit celui d’élre tellement
simple ,
si commode en lui-
même ,
et si bien à la por-
tée de tous qu’il pût inviter
,

en quelque sorte les méde-


cins et les malades à le met-
tre en pratique. Ce système
le voici avec les principales
applications que nous en
avons faites.

Telles étaient il
, y a quelques mois en- Aouvcau système d'applications
core, notre méthode d’exploration et la,
métalliques.
forme de ces applications métalliques qui,
gardons-nous pour cela de jamais en «Plus de 150 névropathiques de toute
médire , nous ont déjà procuré tant et de espèce, disions-nous le 1 er juin 1852,
si remarquables guérisons, souvent alors dans une lecture à l’Académie impériale
même que la médecine de nos maîtres de médecine sur l'élude et le traite-
,

semblait avoir dit son dernier mot. Outre ment de chlorose par les métaux ,
la

les inconvéniens et les difficultés diverses traités à l’extérieur par les métaux ou ,

qu’elles présentaient l’une et l’autre ,


simplement soumis à des explorations
ainsi que chacun peut l’avoir déjà remar- de métal nous ont offert des différences
,

qué, il
y avait encore dans nos premières très-marquées, desquelles il résulte que
tous les individus pourraient être classés,
, Ce système consiste à faire intervenir
cuivre rouge (1) et le cuivre
par rapport à leurs differentes apti- à la fois le
jaune ou laiton, Y acier d‘ Angleterre
tudes métalliques d’après une échelle
d’ Allemagne, dans la confec-
de 100 divisions ayant le cuivre à une
,
et l’acier
de appareils ou objets d’u-
extrémité, et le fer à l’autre. Ces deux tion plusieurs
tilité, de religion ou d’agrément, pour la
extrémités de l’échelle sont comme deux
pôles opposés qui ne sauraient jamais se plupart d’un usage habituel, tels que ba-
confondre et tel qui est sensible au fer
,
gues , médailles , bracelets colliers ,

ou à l’acier se montre insensible au buses de corsets , chaînes baignoi- ,

cuivre et réciproquement , sans que l’on res, etc., dont la forme est tout à fait
puisse dire pourquoi cette différence et ,
indifférente en elle- même si elle est
,

pourquoi l’anesthésie, par exemple qui ,


agréable aux malades, ou du moins ne
s’en va chez les uns sous l’influence du peut leur inspirer aucune répugnance
premier métal disparaît au contraire
,
mais où ces quatre métaux doivent se
chez les autres avec l’application du cui- trouver réunis à peu près en égale pro-
vre; ou pourquoi la chlorose qui guérit portion ,
et offrir une disposition (elle

très-bien dans un cas par le fer à l’in- qu’ils puissent s’appliquer aussi exacte-
, ,

térieur, persiste dans un autre avec ce ment que commodément sur les diffé-

même traitement ,
tandis qu’elle cède ra- rentes parties du corps auxquelles on les

pidement lorsqu’on vient à remplacer les destine,


préparations martiales par un sel de « Présenler une surface d’application di-

zinc ou de cuivre. rectement en rapport avec l’intensité des


30 à 35 divisions de l’échelle nous effets à obtenir,
ont paru appartenir au fer ou à ses tEt surtout que, dans tous les cas où la
composés (les diverses qualités d’a- forme de l’appareil ou de l’objet le com-
cier) ;
un nombre à peu près égal est porte , et où il y a avantage à le faire ,
au cuivre ou à son alliage , le lai- on ait la faculté d’appliquer à volonté
ton , et le reste c’est-à-dire les 30 à 35
,
soit isolément, soit simultanément, les
divisions du milieu ou le tiers moyen ,
deux cuivres et les deux aciers. »

de l’échelle, à peine, serait occupé par


les autres métaux or, argent , pla- ,

tine etc.
(1) Je ne me sers du mot cuivre rouge
,

Réunir par conséquent les agents les qu’à défaut d’un autre et pour la facilité de
plus actifs de la métallothérapie sous la description car ce n’est pas exactement
;

la forme de quelques appareils d’im em- du cuivre pur, et tel que le fournit le com-
ploi parfaitementsûr et commode, tel merce , ainsi que cela a lieu pour les autres
est le butque nous devions nous pro- métaux, que l’on doit employer, mais bien un
alliage renfermant: cuivre rouge, 88%;
poser, et que nous nous sommes ef-
forcé d'atteindre le plus heureusement
zinc, 10%; antimoine, 1 %; étain, 1 %.
L’expérience nous a appris que le métal
dans notre nouveau système d’appli- ainsi préparé offrait beaucoup plus d’avan-
cations. tages.

Bagues. 1° La figure 4 représente deux bagues,


l’une A, moitié eu cuivre rouge, moitié
(Fig. 4).
en cuivre jaune ( laiton ) et l’autre , B
CP
en acier d’Angleterre et en acier d’Al-
. Ct'lls
£ t

lemagne, également par moitié. Veut-on


faire usage sous celle forme des quatre
métaux à la fois on porte les deux ba-
,

gues soit à un seul doigt, soit à deux


doigts de la même main. ou Asuffit B
seule au contraire, lorsque c’est aux deux
cuivres ou aux deux aciers qu’on veut
seulement avoir affaire.
, ,

— 38 —
médailles. La figure 5 représente une médaille de
(Fi C . 5.) grandeur naturelle sur l’une de ses faces,
:

se trouve le cuivre rouge et le cuivre


jaune, et sur l’autre, l’ acier d’ Angle-
terre et l 'acier d’ Allemagne. Les mé-
taux sont en feuilles minces de V* à 1
millimètre d’épaisseur, mais rivées sur
une rondelle R de cuir ou de drap
afin de prévenir le contact galvanique
des deux cuivres avec les deux aciers.

Chaînes. La figure 6 représente une autre


(Fig. 6. — Fig. 7. — Fig. 8.) forme d’application du même sys-
tème, destinée plus particulière-
ment aux applications métalliques
humides, ou bains de métal. Ici
les petites plaques sont simples, et
servent ,
par l’addition de nou-
velles séries de deux ou de quatre
plaques de métaux différents, à
composer des chaînes de toute
longueur, offrant à volonté les
deux cuivres ou les deux aciers,
ou bien ces quatre métaux en
même temps.
««72

Armatures
( nouvelle forme ).

La figure 7 représente une nou-


velleforme d 'armatures métal-
liques, composées de 4, 8,12,
15, 20, 30, etc., petites plaques
ou éléments doubles, cuivre rouge
et acier anglais, laiton et acier
d’ Allemagne offrant alternati-
vement d’un côté le cuivre rouge
et le laiton, et sur le revers,
V acier d’Angleterre et V acier
d’Allemagne; chaque plaque
peut présenter en relief un dessin
ou une légende, pour indiquer
les différents modes d’application,

etdonner en même
temps aux
métaux une certaine rugosité, qui
leur est quelquefois fort utile. Le
contact galvanique des cuivres
et des aciers est prévenu à l’aide

de petits flancs de carton, décou-


pés dans leur milieu de manière
libre circulation
à y permettre la
d’un lacet élastique {mn), qui sert
tenir éloi-
à fixer, et au besoin à

Luek, Paris, place clc l’Kcolc-dc-Médccinc, 19.


gnés les uns des autres, tous les petits argent, que vient à nous désigner
etc.,

éléments de l’appareil. l’exploration ,


après que le cuivre ou l’a-
Si l’on veut avoir sur la peau les deux cier ont été reconnus sans influence. Ajou-
cuivres ou les deux aciers, on applique tons même que, sauf la nécessité des ap-
l’armature d’un côté ou de l’autre, et plication,'f humides, des frictions etdes
lorsque les quatre métaux doivent s’y flagellations métalliques cet appareil
trouver à la fois , il suffit d’en retourner peut suffire parfaitement à tous les cas,
la moitié sur l’autre face, ou bien d’enfiler et que si nous ne nous sommes point
préalablement les éléments, de manière à borné, pour les applications sèches, à
offrir alternativement, des deux côtés, le celte seule application de notre nouveau
cuivre rouge le laiton, l’acier d’An- système que ta modicité extrême de
,

gleterre et l'acier d’Allemagne. 11 est son prix rend doublement précieuse ,


extrêmement commode d’appliquer ces c’était afin de nous mettre d’accord avec
quatre métaux sous cette forme, soit qu’il le goût, les sentiments ou même les ca- ,

s’agisse d’en faire un simple bracelet, un prices de tous les malades.


tour de tête ou un collier, ou bien qu’il
soit nécessaire d’avoir des ceintures de
grande dimension connue pour la pré- Colliers.
,

servation du choléra aussi cette nou- :

velle forme d’armatures est-elle en pos- La


fig. 8 représente un collier de mé-

session maintenant de toutes nos préfé- tal dont la forme très-connue est fort
,

rences, et ne négligeons-nous jamais de usitée pour les enfants en bas ûge ce ;

l’adapter à tous les autres métaux , or, petit appareil est fort précieux.

Buse de corset.
(Fig. 9.)

8 » O O O O O OU 00900 /o O O O O o o o o o o

aumo yamt oco/ûto mua?


0000 0*9 00 0 o o o o o o \o O O O O» O OQ OOP OOP» o

£>00090 ©o o o o O O O 0.0 o o o o o e ooootf » o a


acior' amjùcu*

accer' a.&cwux'nd
>00009000000 O O o O o o «OOOOO OOé ooo aÿ

La fig. 9 représente un busede corset vu On pourrait encore faire des buses qui
sur ses deux faces sur l’une d’elles AA,
: présenteraient les quatre métaux d’un
cuivre rouge et cuivre jaune;sm l’autre seul côté, mais il n’y aurait à cela aucun
BD, acier d’ Angleterre et acier d’Al- avantage.
lemagne.
, , ,

ttroasca métalliques. La 10 représente une sorte de brosse


fig.

(FiC- 10.) (Fig. 11.) pour frictionsmétalliques imilée du


,

strygille; les galets en buis de l’instru-


ment indien ont été remplacés par des
palets de métal, cuivre rouge, acier
d' Angleterre , laiton et acier d’Alle-
magne moiletés ou creusés légèrement
en sillons à leur surface, afin d’ajouter
l’action mécanique des brosses ou gants
de crin et autres à celle des métaux.
Les brosses métalliques peuvent donner
les meilleurs résultats, dans tous les cas
où la médecine a eu enfin l’heureuse idée
de tirer parti des frictions à la peau.

Verges métalliques.

La fig. 1 1 représente des verges à flagel-


ler. On s’en sert toutes les fois qu’il faut
agir énergiquement sur la peau ou sur

lesmasses musculaires de différentes ré-


gions. Elles sont formées d’une centaine
de fils de 1 millimètre de diamètre, des
quatre métaux 5 peu près en égale pro-
portion.

Cataplasmes métalliques. La fig. 12 représente une ouate ou sorte


(Fig. 12.)
de cataplasme métallique. C’est une carde
de ouate de coton de 30 centimètres sur
25 environ, sur l’une des faces de laquelle
on étend une légère couche de limailles
ou de petites perçures de cuivre rouge
de cuivre jaune. , d 'acier d’ Angle-
terre et d’acier d’ Allemagne mélan-
gées préalablement avec quantité suffi-
sante de dissolution de gomme, de sucre
ou de mélasse (ce dernier corps pour em-
pêcher l’oydalion des métaux et donner
à la ouate une certaine malléabilité), puis nent presque à chaque instant les métaux
recouvertes de quelques filaments de ouate, appropriés au contact des parties sur les-
pour effacer leurs aspérités. (Nous avons quelles on veut agir, et, dans le troi-
renoncé à ce dernier mode d’applications, sième (cataplasmes), de la ténuité même
parce qu’il coiïie plus cher que les au- des métaux ,
qui ne laissent aucune des
tres, sans offrir plus d'avantages.) parties de la peau échapper ù l’action de
Pour ces trois derniers modes d’appli- l’une ou de l’autre qualité de cuivre , ou
cations métalliques, et verges
brosses d’acier, qu’il n’y aurait aucun avantage à
métalliques d’un cataplasmes de
côté, adopter toute autre disposition qui per-
l’autre, il résulte évidemment de la ra- mettrait de ne se servir, à volonté sous la
pidité des flagellations et des frictions même forme, que de deux métaux seule»
qui, daus les deux premiers cas, amè- ment.

ISaius métalliques.
(Fie. 13.)

Aux XéotliermcN, Aux bains de Rivoli,


rue de ta Victoire, 54. rue de Rivoli ,
24.

La fig. 13 représente une baignoire La baignoire est faite de telle sorte qu’elle
formée par égales parts desquatre métaux puisse se mouler assez exactement sur les
indiqués, ou mieux des deux cuivres ou différentes saillies ou contours du dos, et
des deux aciers seulement, pour appli- pouraugmenter les surfaces de contact, il
quer par une très-large surface aussi ,
fautrecommander aux malades de laisser
i bien à Y état sec qu’à Y étal humide, tan- leurs membres toujours appliqués contre
tôt le cuivre rouge et le laiton, tantôt ses parois ;
si l’on voulait faire mieux en-
Y acier d'Angleterre et Y acier d’Alle- core, sans recourir aux bains de li-
magne, ou bien enfin ces quatre mè- maille, il faudrait entourer de chaînes,
I taux à la fois. Dans ce dernier cas, la per- comme celles de la fig. 6, les parties du
sonne se place indistinctement ~à l’un ou corps qui ne peuvent point être mises
à l’autre bout de la baignoire et on la directement en rapport avec le métal de
,

recouvre ensuite jusqu’aux parties supé- la baignoire.


rieures du corps de limailles ou de dé- La durée du bain varie d’un quart
bris des quatre métaux comme s’il d’heure à une heure et même plus on peut ;

s’agissaitd’un bain de sable ordinaire. augmenter son action en y ajoutant 2 ou 3


Cette forme de bains convient plus par- kilogr. de sel de cuisine.
ticulièrement aux applications sèches, Dans tous les cas où l’on emploie des
mais elle est encore peu usitée. limailles il faut choisir celles qui ne con-
,

Pour les applications humides ou les tiennent pas de poussière et qui, comme
, ,

bains métalliques simples le malade se


, les perçurcs de cuivre ou d’acier que l’on
place du côté des deux cuivres
ou des obtient dans la fabrication des boulons
deux aciers, suivant ses aptitudes parti-
ou des perles, sont assez grosses et assez
culières pour le métal; mais, si on a lieu arrondies pour ne jamais pénétrer au
d hésiter entre le cuivre et on
l’acier, lui dedans de la peau.
prescrit de passer lamoitié du temps sur Le lecteur connaît maintenant les prin-
un métal, et la seconde moitié sur l’autre. cipales applications de notre nouveau sys-
,,

- 42 -
tème pour le traitement des affections faisant dorer ou argenter nos brace-
nerveuses , mentales et chroniques , lets, armatures, médailles et col-
depuis le simple anneau ail doigt, dont les liers, etc. mais à la condition très-
;

bagues de Georget nous ont appris à expresse qu’une expérience préalable


fairequelque cas, jusqu'aux applications nous a toujours bien averti d’avance
les sous forme d 'armatures
plus larges , qu’une très-mince couche du métal qui
et de bains Tous ces appareils sont d’un
. sert à faire cette opération ne nuit pas
prix tellement modique , per-
qu’il n’y a sensiblement à l’action du cuivre ou
sonne qui ne puisse se les procurer (1). de l’acier ; dans le cas contraire, il
Nous en exceptons les baignoires, dont faut ou que les malades renoncent au
le prix élevé n’en permet l’usage que bénéfice de notre traitement, ou que
dans de grandes maisons comme les celles dont la peau est si tendrement dé-
Néothermes , rue de la Fictoire , 54, licate si parfaitement blanche
,
que nos ,

oii nous avons fait établir les premières armatures, devenues intelligentes de- ,

avec le concours de M. le D r Bouland vraient ne point la profaner, se rési-


et les bains de Rivoli rue de Ri- , gnent 5 l’exposer à quelques taches de
voli , 24, qui depuis ont tenu à honneur rouille ou de vert-de-gris, qui du reste,
d’imiter ce magnifique établissement. nous nous hâtons de les rassurer, cèdent
Au besoin, chaque médecin saura bien facilement à des lotions d’eau savon-
y ajouter lui-même de nouvelles appli- neuse ou d’une solution légère de sel
cations, en se fondant sur les mêmes d’oseille (une pincée environ pour la con-
principes, s’il venait à rencontrer, par tenance d’un verre d’eau).
exemple, comme nous estarrivédeux
cela
fois à nous-même, telle grande dame qui Nota. Pour éviter de nombreux mé-
aurait de la répuglance à admettre nos comptes aux médecins et aux malades,
précieux j mais, il estvrai, bien vulgaires et nous dégager dès le début de la res-
métaux (le cuivre et l’ acier), autre- ponsabilité d 'appareils frelatés, nous
ment que sous la forme extérieure d’un les engageons à ne s’adresser jamais qu’à
riche bracelet. 11 n’est pas jusqu’à des des personnes dignes de toute leur con-
gants, des bottines, des pantoufles ou fiance, soit pour avoir de nos armatures,
de simples semelles que l’on ne pût tres-
,
soit pour faire faire elles-mêmes diffé-
ser avee des perles des quatre métaux et rents objets de leur goût avec les quatre
un fil de coton ou de soie, à la façon de métaux de notre système. Cette recom-
ceriaines bourses, pour ces pauvres ma- mandation est d’autant plus nécessaire,
lades dont la périphérie est si délais- que d’un côté notre cuivre rouge est
, ,

sée par le fluide nerveux qu’elles en ont ,


un alliage de zinc, N étain et Nanti-
toujours les exlrémités toutes froides. moine, qui doit être fondu tout exprès,
Ces dernières applications qui auraient ,
et par cela même se trouve à un prix plus
probablement un grand succès dans les élevé que le cuivre du commerce et que ,

mains de quelque industriel habile, nous de l’autre la valeur des aciers étant par
les avons faites plus simplement quel- rapport à celle des tôles de fer à peu
quefois en nous bornant à saupoudrer près comme 50 est à 6 sans que personne
,

de limailles de cuivre ou d’acier les puisse soit à la vue, soit au toucher, éta-
,

bas ou les gants des malades que nous blir, d’après le poli' de ces métaux, la
,

choisissions tout exprès en laine ou en moindre différence la fraude des appa-


,

coton. reils est on ne peut plus à redouter.

Dans
le but d’augmenter encore les fa- Notre fabricant de confiance est M. Liier,
cilitésde notre traitement, nous préve- l’habile fabricant d’instruments de chi-
nons volontiers surtout chez les per- rurgie ,
place de l’Ëcole-de-Médecine ,
à
,

sonnes du monde, les petits inconvénients Paris.


qui peuvent résulter de l’oxydation des
métaux pour la proprété du corps , en

(1) L’appareil
le plus cher, une armature

formée de 5ü éléments ayant 4 mètres de


long, coûte 10 francs à peiue chez M. Liier ;
le prix des baignoires s’élève au contraire
de 4 à 500 fr.
— 43 —
coquetterie naissante lui fera préférer
névroses aiguës et chroniques. sans doute un ou deux bracelets des mêmes
métaux, surtout si vous prenez soin d’en
Trailement préservatif. faire dorer ou argenter la surface exté-
rieure, à moins qu’elle n’aime mieux gar-

où la nir ses doigts d’une ou plusieurs bagues,


S’il est un groupe de maladies
dont il vous sera toujours loisible de sou-
médication préventive doive dominer
mettre la forme à ses petits caprices. Ne
c’est assurément celui des névroses car ;

faites point fi, dans aucun cas, de ce simple


non-seulement ces affections ont dans
leur manière de se produire, ainsi que
moyen de spoliation, ainsi que de nos
médailles, car le succès des anneaux de
nous l’avons dit déjà une logique par- ,

Georget (1) vous prouverait au besoin qu’il


faite qui bien comprise rend la préser-
,
,

n’y a pas plus de petits moyens en médecine


vation très-facile, mais encore parce
qu’en politique. Jusqu’à l’époque de l’ado-
qu’une fois qu'on les a laissées prendre
lescence éloignez les deux enfants d’une
droit de domicile il n’est malheureuse-
,
,

vie trop sédentaire ou trop studieuse , et


ment que trop fréquent de voir leurs
prenez grand soin de fortifier leur sys-
victimes vouées pour la vie à une longue
suite d’infortunes.
tème musculaire par toute sorte d’exer-
cices appropriés à leur sexe. C’est ici que
Aussi ne saurait-on, de bonne heure
la gymnastique vous rendra souvent de
exercer trop de surveillance sur le sys-
tème nerveux de tous les êtres qui pré- véritables services ,
et si ,
dans les diffé-
rents exercices des bras sur lesquels il
sentent des antécédents fâcheux dans ,

leur hérédité par exemple


!... S’agit-il faut surtout insister, à moins de contre-
, ,

indication spéciale la jeune fille venait


d’un enfant dont le père et la mère sont ,

tous deux névropathiques que dès les :


à perdre quelque chose de la gracilité de
premiers mois de sa naissance, on lui ses mains, rassurez-vous, son mari trou-

fasse porter un petit collier comme celui vera d’amples dédommagements dans la
de la fig. 5, de ces petites sphères
au lieu fraîcheur de son teint et dans la richesse
en os en ambre ou en ivoire, qui ne sont de sa taille. Faites ensuite que la jeune fille
,

probablement devenues d’un usage banal qui va devenir pubère se trouve à l’abri
que parce qu’on n’avait rien de mieux à des émotions de toute espèce, et gardez-
mettre à leur place. Lorsque viendra vous, pour ce motif, de lui permettre des
l’époque de la dentition les quelques relations prématurées dans le monde.
,
j

grains de métal dont le petit appareil Que son corset serve seulement à main-
se compose seront souvent très-utiles tenir ses formes sans exercer de eon-
,

pour dépouiller le jeune sujet de l’ex- striction sur la taille; que sa couchette
cès de force nerveuse qui se traduit si soit plutôt dure que molle, et que le som-
,

souvent alors en une grande agitation, et meil commencé à des heures régulières,
,

quelquefois par de funestes convulsions. ne se prolonge pas au delà du strict né-


Au besoin même il faut savoir y ajouter
,
cessaire. Nous ne devons pas en effet
deux anneaux de la forme de ceux de la perdre de vue que dans le repos de la ,

fig.l, mais assez grands pour s’appliquer nuit, nous amassons beaucoup et que nous
alternai ivemenl à l’un ou à l’autre bras, ne dépensons guère. Le matin au sortir ,

immédiatement au-dessus du coude, et si du lit, lotions froides sur tout le corps ,


cela ne suffisait pas à diminuer au moins alors même que le sujet ,
par sa faiblesse
l’agitation du petit malade c’est que appareille, semble bien peu les réclamer,
,

pas un des quatre métaux ne lui serait suivies de quelques frictions sèches sur les
approprié. Dans ce cas, on fera bien de membres, et enfin alimentation forti-
tenter une exploration métallique sur les fiante, sans la porter jamais jusqu’à une
parents et de remplacer les deux métaux
,
excitation abusive.
cuivre et acier par le métal qui aurait
alors le mieux réussi. (1) Il nous arrive quelquefois de rencon-
L’enfant a grandi convulsions, la
les trer des névropathiques qui sont analgésiques
;

coqueluche ,
et les autres accidents ner- dans les membres supérieurs, partout ail-
veux de première enfance, ne sont plus
la leurs qu’au voisinage d’une bague, dont le
à redouter. Si c’est un garçon métal , or, argent , cuivre ou acier, s’est
, maintenez
application des deux trouvé leur être parfaitement approprié.
I
anneaux au-dessus
Chacun peut avoir de fréquentes occasions
des coudes si c’est une demoiselle sa
;
, de vérifier le môme fait.
, , , ,

—U—
Si vous observez avec soin ces diffé- que les spasmes soient généraux (atta-
rents préceptes, qu’indique une saine ques d’hystérie) ou partiels (palpitations
raison autant que l’expérience, la puis- du cœur) qu’ils s’accompagnent de perle
,

sance nerveuse sera ainsi mainlenue dans de connaissance ou non, qu’il y ail hypo-
un juste équilibre ;
la jeune fille ne chondrie, mélancolie , ou bien encore
perdra rien de sa sensibilité ni de sa des désordres plus graves du moral ou
force musculaire et vous verrez ensuite
,
de l’ intelligence sauf de rares excep-
la menstruation s’établir saris difficulté tions, et. à la différence d’intensité près,
à l’époque marquée par la nature. Dans l’affection, nous l’avons déjà dit, est abso-
le cas contraire, craignez les orages pour lument la même malgré ces formes si
,

ce moment très-critique de la vie des diverses de névropathie et réclame dans


femmes. Si la fonction nouvelle est dif- tous les cas le même traitement.
ficile à s’établir, vous aiderez puissam-

ment les efforts expulsifsde l’utérus par Quels sont les métaux qu’il faut ap-
une armature des quatre métaux, que pliquer P
vous ferez porter dans le jour autour des
reins et sur le bas-ventre, et la nuit au La première question qui se présente
voisinage des organes sexuels. pour appliquer utilement une de nos
Chez l’adolescent, les accidents ner- nouvelles armatures (ce que nous allons
veux d’ailleurs moins à craindre seront
, , dire pour ces appareils s’applique égale-
aussi plus faciles à conjurer; il suffira ment à tous les autres), c’est de savoir à
pour cela de lui faire observer les pres- quel métal des deux cuivres ou des deux
criptions générales d'hygiène que nous aciers il faut donner la préférence.
avons notées précédemment, de veiller à Lorsqu’il s’agit des crampes du cho-
ses relations, à ses nouvelles habitudes, léra ou de la préservation de ce fléau la ,

dès que l’heure des passions aura sonné, réponse n’est pas douteuse, et c’est le
et de fortifier en lui le goût que nous cuivre qu’il faut appliquer directement à
avons presque tous, à cet âge, pour les ar- la peau; mais, dans le traitement des né-
mes, l’équitation, lâchasse et les divers vroses, voici comment il faut procéder. Si
exercices du corps, afin de lui donner une le temps presse, si l’on a à faire avec l'un
occasion agréable de dépenser avec fruit de ces accès nerveux qu’il importe d’ar-
les richesses de son innervation. rêter immédiatement, comme une vio-
A l’aide de ces simples précautions, l’âge lente attaque de nerfs un délire fu- ,

mùr viendra sans traîner 5 sa suile le triste rieux, etc., appliquer aussitôt tous les
cortège des maladies nerveuses de notre quatre métaux à la fois, en donnant aux
époque l’homme sera robuste, la femme
: petits éléments (cuivre et acier) l’une des
une mère féconde, et si plus tard ils ont deux dispositions que nous avons indi-
su l’un et l’autre ne se laisser jamais abat- quées dans la description des armatures.
tre ou exalter par les chagrins ou les Dans les circonstances ordinaires, le
joies de la vie, ils auront le bonheur d’ar- sujet a-t-il été traité antérieurement par
river tous deux, paisiblement et sans ora- des préparations martiales, et il est bien

ges, à cette période de l’existence où le peu de névropathiques qui, de nos


système nerveux cesse enfin d’exercer sa jours , n’aient point usé du fer sous
funeste prépondérance. quelque forme si l’administration de
,

ce métal lui a rendu des services ce sont ,

Traitement curatif. les deux aciers qu’il faut appliquer; dam


le cas contraire c’est en faveur du cui-
,

Mais, si le génie du mal triomphe, soit vre qu’existe présomption celle-ci sera
la ;

hélas! parce que personne n’a su tracer même d’autant mieux fondée, que le ma-
aux malades les règles d’une bonne hy- lade aura déjà offert des signes plus
giène soit, par toute autre cause que les ;
manifestes de somnambulisme. INous avons
,

désordres nerveux se traduisent par une vu en effet qu’il résultait de nombreuses


migraine un rhumatisme des névral- expériences fort importantes pour
,

gies ou viscéralgies de la tète, du cœur, l’avenir du magnétisme animal ou


des entrailles , de l 'utérus, delà ves-
du somnambulisme , que tous les
â
sujets somnambules sont sensibles
sie, etc., ou bien par des spasmes de
l 'action du cuivre cl réciproque-
tel ou tel autre organe, de l 'estomac,
,

du cœur, des poumons (asthme) ,


etc., ment , de telle sorte que ce métal,
dence par les divers moyens que nous
dont nous avons commencé à
faire
en ce cas mer- allons indiquer.
connaître les propriétés
que celles tout Dans tous les cas éviter de fatiguer les
veilleuses , aussi bien
,

l’acier est comme une malades par des applications qui seraient
opposées de ,

très - précieuse pour


certainement inutiles, si, dès les premiers
pierre de touche
jours,on ne voyait survenir quelque amé-
désigner à l’avance les différentes phénomènes négatifs,
lioration dans les
aptitudes à cet état maladif que nous
nom de somnam- ou dans les phénomènes positifs de la né-
connaissons sous le
vrose.
bulisme.
Mais le malade est-il vierge de toute Mode d’applicatian.
n’a-t-il jamais
espèce de traitement ,

offert de traces de somnambulisme, ou Nous avons trop insisté sur le véri-


bien les renseignements que 1 on peut table siège des névroses ,
ou sur la re-
- ils in-
tirer de ses antécédents sont lation de cause à effet qu’il y a entre les

suffisants dans ce cas, il


y a trois partis phénomènes négatifs et les phéno-
,

à prendre :
mènes positifs de toutes ces maladies ai-
1° Faire une exploration des deux mé- guës ou choniques, pour ne pas nous
taux sur la sensibilité des avant-bras, croire dispensé de rappeler que, sous
toujours avec le soin de tenir un compte peine de n’obtenir tout au plus que des
exact de la différence qu’il y a entre la résultats palliatifs, c’est surtout aux pre-
sensibilité de tact et la sensibilité de miers phénomènes, analgésie, anesthé-
douleur. Pour cela appliquez ,
le plein sie, amyosthénie , aménorrhée, etc.

de l’armature sur la nuque et faites-la que de métal doivent s’a-


les applications

descendre ensuile en spirale moitié sur ,


dresser, aussi bien que tous les autres
le bras droit, du côté des cuivres, et
moitié modes de traitement.
sur le bras gauche du côté des aciers. Soit, par exemple, une gastralgie, une
Une heure après le retour complet ou
,
migraine, un tic douloureux de la
l’augmentation relative de la sensibilité face, une angine de poitrine, un asthme
d’un côté ou de l’aulre vous dira préci- nerveux , des hallucinations une dis-
sément, 60 à 70 fois sur 100 quel est ,
position monomaniaque, etc. , etc .

le métal convenable. ou bien une affection nerveuse générale ,


2° Si cette exploration, quoique d’une hystérie , hypocliondrie , mélanco-
simplicité extrême vient cependant à , lie , etc.
présenter moindre difficulté comme
la ,
Prescriptions :

i alors le malade ne peut rien perdre pour Pour jour, porter tout autour du
te
attendre, on se contentera d’appliquer tronc une armature de 4 mètres de long,
i
l’armature du côté des deux cuivres ou qui, dans son milieu sera appliquée,,

! des deux aciers, et trois ou quatre jours chez l’homme, sur la poitrine même, et
i ne se seront pas écoulés, que déjà la per- chez la femme, un peu plus bas, pour
sistance de la maladie nerveuse, ou l’a- ménager les seins. De là les deux chefs
mendement de ses principaux phéno- de l’armature seront dirigés en arrière ,
mènes, pour
suffira avertir sûrement le vers la région des lombes puis ramenés ,

malade comme le médecin de retourner en avant, pour venir s’attacher sur le


l’armature sur l’autre face, ou de conti- ventre dans le premier cas , et pour être
nuer la môme application. conduits, chez la femme, jusqu’au niveau
3° Enfin dans le cas où il reste du
, de la partie supérieure des cuisses, afin
doute sur l’action du cuivre ou de l’acier, de comprendre l’utérus et les anses intes-
faire porter à la fois les quatre métaux tinales dans le plus proche voisinage du
de l’appareil, comme lorsque nous avons métal.
supposé l’urgence ,
et si le malade n’en Pour la nuit une première fois ap-
ressent aucun bien , comme cela doit plication symétrique de la même arma-
arriver déjà 30 à 40 fois sur 100, alors que ture, d’abord sur la nuque puis direc-
,

ni les deux cuivres ni les deux aciers ne tement en avant sur le haut delà poitrine
sont nullement appropriés, ou bien il fau- jusque vers le creux des aisselles d’où ,

dra y suppléer par une exploration métal- l’on fera ensuile descendre en spirale les
lique plus variée, ou les aptitudes métal- deux chefs de l’appareil jusqu’au niveau
liques du patient se trouvant dissimu- du poignet, autour duquel le lacet suffira
I lées on cherchera à les mettre en évi- lui-même à les fixer.
,

- 46 —
Le lendemain au soir, à l’heure du cou-
cher, deuxième application du plein de Jlpiitndes métalliques dissi-
l’armature, d’abord sur les reins en arrière,
mulées.
puis en avant sur le ventre jusqu’au ni-
veau du pli descendez ensuite
de l’aine, et Un mot maintenant sur ce que nous
vers la cheville du pied
en enroulant les
,
avons appelé les aptitudes métalliques
petits éléments tout autour des jambes, dissimulées, et sur les différents moyens
comme il a été déjà fait la veille pour les de les mettre en évidence.
bras. La mobilité du système nerveux ou de
Dans les premiers jours du traitement la force nerveuse et nous pourrions dire
,

les applications devront être permanen- tout aussi bien, d’une manière générale,
tes, et les malades garderont jour et nuit Yimpressionno.bilité qu’elle se manifeste
,

leurs armatures, à moins qu’ils ne soient seulement par une rougeur subite de la
d’une sensibilité extrême au métal qui ,
face quelques palpitations au cœur, ou
,

se traduit alors quelquefois par une aggra- un effet moral que rien ne vient trahir à
vation momentanée des symptômes (1). l’extérieur, ou bien qu’ellese décèle parun
Dans ce cas , ainsi que lorsqu’on aura tremblement de tout le corps, des éva-
commencé à marcher vers la guérison, cuations abondantes, des lipothymies ou
diminuer la durée des applications , et les quelquefois même du délire, se reconnaît
éloigner de distance garder le métal
;
et se mesure d’après l’instantanéité des
deux ou trois heures seulement, et effets et le défaut de proportion qu’il y
,

l’appliquer un jour entre autres, par a entre ceux-ci et la cause qui les amène.
exemple. En même temps, le sujet se con- La mobilité nerveuse varie à l’infini :
formera à toutes les prescriptions d’hy- sans parler des différences qui existent
giène que nous avons indiquées pour la à cet égard entre les deux sexes et les dif-

préservation et pratiquera le matin des


,
férents âges, entre les habitants des villes
lotions froides, stimulantes même par et ceux de nos campagnes entre les ar- ,

l’addition de i0 y
d’ammoniaque surtout ,
tistes et les artisans, entre les personnes
sur les membres, eu y ajoutant quelques du monde et celles dont le système ner-
des
frictions avec des brosses de flanelle ,
veux s’est habitué de bonne heure à pré-
gants de crins, et mieux encore avec des sider aux différentes fonctions d’une vie

brosses métalliques, qui ont l’avantage plus régulière etc. etc. les mouvements
, ,

de réunir à l’action mécanique celle des de la force nerveuse peuvent offrir de


quatre métaux les plus actifs de notre grandes variations chez les individus qui
système de traitement. semblaient cependant soumis aux mêmes
En outre, si cela devenait nécessaire, influences. Ainsi il arrive de rencontrer

fustigations sur les muscles paresseux dans le même milieu social des personnes
avec des verges métalliques et, à leur ,
dont le système nerveux est si fixe et si peu
défaut, avec de petiLes verges de bouleau,
mobile que rien ne peut les émouvoir, et
dans le but de leur imprimer une vitalité que le plus violent cataclysme ne saurait
salutaire. lui-même les empêcher un instant des’ap-
parlenir complètement tandis que d’au-
;

tres, placées à l’autre bout de l’échelle,


sont d’une mobilité nerveuse si maladi-
(1) Cette circonstance, relatée d’abord par
vement exagérée, que le moindre bruit
M. le D Pierre, dans une de ses remarquables
r

observations, a donné lieu à un mémoire inopiné, la plus petite nouvelle suffit sou-
r
de M. le D Perry, qui a été l’un des actes vent pour les jeter comme hors d’elles-
principaux du congrès homœopathique tenu même ou tout au moins pour troubler
à Paris en f851. Nous ne sommes point ho- quelques-unes de leurs fonctions. Chez
moœpathe; il nous est donc impossible de
celles-ci, et pour mieux dire chez ces ma-
croire absolument à ce que noire savant ami
r lades, rien n'est facile comme de produire
et confrère, le D Perry, revendique dans
notre découverte pour la doctrine de son â peu de frais de grandes perturbations
illustre maître similia simiiiùus, etc.; mais dans la force nerveuse , de la déplacer de
nous engageons fort ceux qui voudraient sur un organe où sa trop grande aecumu-
avoir les preuves les plus extrêmes de l’effi-
cacité de noire méthode de traitement, à les
demander au journal delà Société gallicane que nous lui sommes étranger (V. de l’Anal-
de médecine homœopathique , qu’on ne sau- gésie et de l’emploi des métaux à l’exté-

rait taxer de partialité à notre égard , puis- rieur, par le Dr J. Perry, novembre 1851).
— 47 —
déterminer l’exa- quelques tours de bande légèrement hu-
lation commençait déjà à
gération pathologique de la fonction avec mide entre le métal et la peau, et mieux
conséquences pour la répartir encore celles qui résultent de l’application
toutes ses ,

uniformément ou lasouslraireà aide l d’une armature ou d’une chaîne dans un


plus
métal. Chez les autres celles dont bain d’eau ordinaire, ou avecaddilion de
du ,

le système nerveux n’est point mobile, selde cuisine 2 ou 3 kilogrammes au-


, ;

rien de plus heureusement rebelle que


dessus de celles-ci, se trouvent les applica-
même force à l’état physiologique, tions qui se font dans des baignoires de
cette
et ce n’est que lorsque par le fait même
,
cuivre ou d’acier, avec ou sans addi-
de la maladie, elle a perdu de sa fixité, tion de chaînes du même métal tout au-
qu’on peut espérer de la rendre quelque- tour des membres et sur la poitrine;
fois obéissante nous disons quelquefois puis enfin viennent les bains de limailles
;

et nous aurions encore dît y mettre d’au- moyen très-puissant, mais que malheu-
tres restrictions, car il faut que le système reusement il n’est possible de se procurer
nerveux d’une très -forte constitution que dans des établissements spéciaux.
ait subi de singuliers bouleversements Avant que nous eussions fait disposer nos
pour qu’il devienne facilement attaquable bains métalliques aux Néothermes nous
par des moyens simplement extérieurs. ne manquions jamais de recommander à
Dans le cas opposé, nous voulons dire ce- ceux de nos malades qui étaient sensibles
lui où ce système n’a pas encore acquis au cuivre, de demander toujours pour se
un degré de mobilité suffisante appli- ,
baigner une baignoire de ce métal aussi
quez sur les malades une plaque de métal, vieille et parlant aussi mal étamée que

aussi large que vous le voudrez et bien possible.


,

que celui - ci puisse leur être parfai- Lorsque les applications doivent agir
tement approprié le fluide nerveux, sol-
,
surtout topiquement, si le malade est sen-
licité seulement d’un côté comme 2 et ,
sibleau cuivre ou à l’acier, on se trouvera

maintenu de l’autre, par exemple comme parfaitement d’une sorte de cataplasme


4 restera emprisonné dans l’organisme,
,
que l’on fait avec, par exemple, limaille
ou du moins ne se laissera soustraire que de cuivre ou d’acier 500 grammes et
, ,

d’une quantité souvent inappréciable ;


quantité suffisante de dissolution concen-
vous serez alors en présence de ce que trée de gomme, avec un tiers de sucre en-
nous avons appelé les aptitudes métalli- viron, pour empêcher l’oxydation. Ce ca-
ques dissimulées. taplasme, qui, bien entendu, doit être mis
En cet état, multipliez, si vous le vou- à nu sur la peau, est un excellent mode
lez, les applications métalliques, et vous d’application, et tout récemment, nous
n’en obtiendrez jamais rien 1° que si
: nous en sommes servi, avec beaucoup de
vous augmentez la puissance d’attraction succès, sur M. le marquis X..., pour faire
du métal 2° ou si la force nerveuse
,
cesser un affreux torticolis qui durait déjà
vient à perdre de sa fixité soit par depuis huit mois, malgré loule sorte de
vos propres efforts, soit par les effets con- traitements.
tinus de la maladie nerveuse elle-même, Pour satisfaire à la seconde indication ,

ou bien enfin par de nouvelles causes, ou mettre les aptitudes métalliques


telles que des émotions successives. On en évidence, il nous arrive souvent d’em-
remplit souvent la première indication ployer à l’intérieur les substances qui sont
tantôt en substituant des applications hu- reconnues comme les plus efficaces pour
mides aux applications sèches, et d’autres exercer sur le système nerveux central
fois en donnant au métal une surface ru- une action expansive ou périphérique :

gueuse, au lieu d’une surface lisse dans : exemple, la strychnine , Y aconit, le


ce dernier cas, il se passe, au point de vue sulfate de quinine etc. La préparation
,

de l’activité du métal quelque chose d’a-


,
à laquelle nous donnons plus volontiers
nalogue à ce que nous observons tous les la préférence est la teinture de noix vo-
jours dans nos maisons lorsqu’on a ex-
,
mique, à la dose progressive de 5 à 20
posé au même foyer deux vases dont l’un gouttes le matin et le soir, dans deux ou
est aussi parfaitement lisse et poli que trois cuillerées d’eau sucrée. Lorsque cela
,

l’autre est noir et bosselé. ne suffit pas pour déloger l’ennemi, nous al-
Parmi les applications humides, les plus ternons avec de petites doses de sulfale de
simples sont celles que l’on obtient par quinine ou d’aconit, alcoolalure, imitant
l’interposition d’une compresse ou de en cela les procédés de la nature qui par-
,, , ,

- 48 -
vient avec la goutte d’eau à creuser la trop longs développements que d’en dire
roche la plus dure, ou bien encore ceux seulement le nom. Contentons-nous de
de ce chirurgien habile, qui n’emploie que répéier ici, puisqu’une dernière occasion
de très-petits coups pour briser, dans la nous en offerte, qu'il ne faut point
est
vessie, les pierres les plus dures. Il y a fatiguer les malades par des applications
bien encore d’autres moyens, qui, contre qui seraient très- certainement stériles,
les résistances les plus opiniâtres du sys- si,même avec les différents moyens que
tème nerveux â la méiallolhérapie,
peu- nous venons d’indiquer, la sensibilité et la
vent rendre quelquefois de très-grands motilité ne donnaient aucun signe d’amé-
services mais ce serait nous obliger à de
; lioration à l’aiguille ou au dynamomètre.

Pour toutes les observations et les nombreux détails qui ne pouvaient trouver leur
place dans un aussi court espace,

Voir :

Dansles Bulletins des Académies des sciences cl de médecine et les divers


journaux de médecine le compte rendu des séances depuis 1849.
,

Dans les collections des quatre dernières années de la Gazette médicale de


Paris, différents mémoires de l’auteur sur le traitement des crampes des cholé-
riques des paralysies de la chlorose du choléra, etc. etc.
, , ,

Mémoire de M. le D T
Salneuvc (1852) : Observations de guérison par
les armatures
de cuivre , de laiton , d 'acier et de métal des cloches recueillies à la Maison
de santé de Dubois dans les services de MM. les docteurs Monod et Duméril, par
,

MM. Sal neuve et Lieudon internes du service. ,

Dans notre thèse inaugurale pour le doctorat, février 1851, les détails que ;

nous y avons consignés sur notre doctrine des névroses, la marche et le traite-
ment de ces maladies; plus les observations remarquables de guérison, recueillies
et publiées par MM. les internes S. Pierre et Coffin.
L’Union médicale, 1849 et 1S52; Y Écho du Valde-Grâce. — Observations
recueillies dans le service de M. le professeur Lévy ,
par MM. les docteurs Masselot
et Krug.
Le Moniteur des hôpitaux 1853 ; paralysie atrophique déclarée incurable, guérie
à l’Hôtel-Dleu par une armature de laiton.
Le Journal de la Société gallicane , 1852 mémoire de M. le D r J. Perry sur :

l’emploi des métaux lu au congrès homœopathique tenu à Paris en 1851; et le Mé-


,

moire de M. le D r Escalier, sur les applications du cuivre dans le choléra.


Enfin le journal The Zoist du professeur John Elliotsou, à Londres Nervous :

affections metallotherapia or métal cure , by D r Burq , of Paris ; New pro-


perties o f mêlais illustrated through mesmerism july and october 1852.

Paris. — Imprimerie et Fonderie de RIGNOUX, Imprimeur de la Faculté de Médeciue,

rue Monsieur -le -Prince, 31.

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