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Thème
L'aménagement
du territoire
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Chap 1: L'Europe, territoire structuré


1 Limites géographiques du continent:
Tableau à compléter.
3

Les fuseaux horaires:

Quand il est 13h00 à Bruxelles, il est 4 h du matin à Los Angeles et 21 heures à Tokyo.

L'heure d'été est un système consistant à ajuster l'heure locale officielle, en ajoutant une heure à celle du
fuseau horaire dit « normal » (qui définit l'heure qui prévaut en hiver), pour une période allant généralement
du début du printemps au milieu de l'automne, ce qui a pour effet de retarder l'heure à laquelle le Soleil se
lève et se couche[1]. L'heure d'été est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations
saisonnières de luminosité rendent cette mesure pertinente. Pour l'Europe, la période s'étend du dernier
dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre. Pour l'Amérique du Nord, et depuis 2007, cette période
estivale débute dans la nuit du deuxième dimanche de mars, tandis que le retour à l'heure d'hiver se fait le
premier dimanche de novembre.
L'Europe est un continent de la plaque1 eurasienne. Attention : à ne pas confondre avec
l'Union européenne qui est un ensemble de pays regroupés pour des raisons politico-
économiques.
Les limites de l'Europe sont (à localiser sur la carte muette page suivante):

 au sud : la mer Méditerranée


 à l'ouest : l'océan Atlantique
 au nord : l'océan Arctique
 à l'est : l'Oural , la mer Caspienne, le Caucase, la mer Noire, les détroits du Bosphore
et des Dardanelles , la mer de Marmara

1
Plaque tectonique ou lithosphérique : division de la lithosphère en mouvement sur le manteau
terrestre.
4

Monts Oural
Océan Arctique

Océan Atlantique

Mer Caspienne

Caucase

Mer Noire
Détroit du Bosphore

Méditerranée
Détroit des
Dardanelles Mer de Marmara
5

1) La hiérarchie urbaine

Influence de Paris

Paris a une place prépondérante en France : elle concentre les hommes, les pouvoirs et les activités de
haute valeur. Ce rôle dépasse le cadre national : c'est une métropole internationale. le prix de
l'immobilier s'en ressent et de nombreux parisiens, parmi les moins aisés, sont obligés de déménager en
banlieue. D'autres profitent du développement du réseau tgv pour s'installer en province. Lille ou Rouen
ne sont en effet qu'à une heure du centre de paris, une durée de voyage qui n'est pas plus longue que
depuis les banlieues les moins bien desservies par les transports en commun.

L'agglomération parisienne concentre les pouvoirs de commandement économique : la


Bourse est située au cœur de la ville, au palais Brongniart. 50 % des entreprises françaises
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ont leur siège social dans la capitale, souvent dans de prestigieux immeubles datant du XIX
siècle.
Paris est sans conteste l'une des plus belles capitales culturelles du monde. Son patrimoine
est particulièrement riche : de nombreux monuments, de grands musées (dont le Louvre, le
plus célèbre), de vastes bibliothèques (la toute récente Bibliothèque de France). 5 millions de
personnes font ainsi chaque année la promenade en bateaux mouches sur la Seine. Paris
accueille aussi de grands événements sportifs (au Stade de France, au palais omnisports de
Bercy ou à Roland-Garros). La présence du siège de l'Unesco, organisme de l'ONU chargé
d'aider et de développer l'enseignement, la recherche et la culture dans le monde marque
l'importance mondiale de la ville.
7

2. Densité démographique

L'Europe géographique comptait, en 2013, environ 742 millions d'individus. C'est-à-dire à


peu près 10% de la population mondiale (Asie 60%, Afrique 16%, Amérique latine 8%,
Amérique Nord 5%, Océanie 1% ; population mondiale +- 7 300 000 000 habitants).

La densité démographique est très forte... au « centre » de l'Europe . On parle du « croissant


européen ». Il correspond à la mégalopole européenne : espace urbanisé contenant plusieurs
centres névralgiques, leur banlieue et leurs réseaux (routiers, commerciaux, etc.).

Actuellement, il n'existe que trois mégalopoles : la Mégalopolis américaine (de Boston à


Washington), la mégalopole centre-européenne (de Londres à Milan) et la mégalopole
japonaise (de Tokyo à Fukuoka).

Une métropole:
Ville importante de par sa taille, sa population (> 3 millions d’habs), ses infrastructures
politiques, économiques et culturelles
8

Hiérarchie des villes européennes

Il existe une hiérarchie allant de la métropole régionale ou nationale à la ville mondiale (ou
ville globale).
En Europe:
Citer 2 métropoles mondiales: Paris et Londres
Citer 5 capitales et villes à fort niveau d'internationalisation:
Rome, Madrid, Milan, Bruxelles et Amsterdam.
Citer 3 métropoles régionales à fort orientation internationale:
Marseille, Lyon, Turin
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Citer les critères qui qualifient une ville de mondiale.

La puissance économique (par ex New York)

L’influence politique (par ex Pékin)

L’influence culturelle et l’attractivité touristique (par ex: Paris)

Démographie importante

Contacts avec le monde entier

En conclusion, une ville peut être qualifiée de « mondiale » si elle apparaît régulièrement en
haut de classement pour plusieurs critères de référence.
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Structure d'une ville européenne :


La structure que nous allons évoquer ici est théorique. Elle peut s'appliquer à quasiment
toutes les villes européennes, mais chacune présente des spécificités (liées à son histoire, son
développe économique, sociale, etc.).

 Centre-ville : centre historique (lieu de la 1e implantation humaine)

Place du Marché, église


Bâtiments administratifs, cafés, magasins divers...
Autrefois (Moyen Age), cette zone formait la ville proprement dite et était entourée
d'une muraille. Celle-ci a aujourd'hui souvent disparu (remplacée, par exemple, par
une route).
Urbanisation « ancienne » : anciennes battisses, rues étroites

 1e couronne : faubourgs médiévaux (= quartiers « en-dehors de la ville », construits à


partir des portes d'enceinte). La structure générale est celle d'un village classique
(place, église).

Transformés au XIXe siècle et remplacés par des quartiers bourgeois (larges avenues,
maisons de maître, parcs...) et des quartiers ouvriers (rues étroites, maisons mitoyennes
plutôt petites; souvent devenus insalubre, touchés par la promiscuité). Les quartiers
ouvriers ont, le plus souvent des quartiers d'immigrés aujourd'hui.

 2e couronne : se développe à partir de l'entre-deux-guerres. La conscientisation des


problèmes sociaux permet la construction de logements sociaux : c'est l'apparition des
cités-jardins (ensemble homogène de maisons sociales dans un cadre de verdure).

A côté, un peu plus tardivement, nous retrouvons des lotissements pavillonnaires


(maisons 4 façades). Globalement, les espaces y sont plus verts. Outre ce
développement radio-concentrique(voir schéma) la ville est aussi divisée en secteurs
(en fonction de l'installation historique, de la topographie, etc.): ex: la rue des
bouchers, des tanneurs,..
Plan de la ville de Bruxelles
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Schéma théorique d'une ville européenne


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Structure d'une ville américaine

Une ville américaine : Los Angeles

Los Angeles est une ville de la côte ouest des États-Unis (dans le sud de la Californie). Elle
se situe au deuxième rang des métropoles américaines, juste derrière New York.

La ville en elle-même compte environ 4 millions d'habitants (au dernier recensement, en


2015, elle en comptait exactement 3,68 millions). Autour de la ville s'étend la banlieue en
habitat moins dense, mais continu. Cet ensemble, comptant pas moins de 10 millions
d'habitants, forme le Comté de Los Angeles.

(L'aire métropolitaine (ConsolidatedMetropolitanStatistical Area, C.M.S.A.) Los Angeles-


Riverside-Orange County de 16,37 millions d'habitants, incluant les métropoles (Primary
Standard Statistical Area, P.M.S.A.) d'Orange County (2,84 millions d'habitants), de Los
Angeles-Long Beach (9,5 millions d'habitants), de Ventura (0,75 million d'habitants) et de
Riverside-San Bernardino (3,25 millions d'habitants). Selon les estimations de 2016, la
C.M.S.A. comptait 17,77 millions d’habitant).

La ville/le comté ne compte aucun bâtiment historique, mais attire un grand nombre de
touristes :
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 panneau Hollywood (se situe sur le mont Lee, au-dessus de quartier de Hollywood à
Los Angeles ; 1923)
 le fameux Walk of Fame de Hollywood Boulevard
 le quartier de Beverly Hills qui, avec Bel Air et HolmbyHills, forment le triangle d'or
de Los Angeles
 le parc Disneyland
 les plages de Malibu
 ...

Los Angeles est, bien entendu, une ville-monde .

Le relief entourant Los Angeles est particulier : à l'ouest, l'Océan Altantique ; à l'est, le Mont
San Gabriel et le désert de Mojave (désert chaud de 40 000 km² ; Vallée de la Mort ; Las
Vegas).

La ville s'est donc développée dans une vaste plaine littorale.

Los Angeles possède un climat semblable au climat méditerranéen (été chaud et sec ; hiver
doux et humide). La chaleur étant apportée par la situation géographique sur le Tropique du
Cancer (haute pression ou anticyclone) et l'humidité par l'Océan. Le climat y est donc
agréable toute l'année.

Structure générale d'une ville américaine

 Centre-ville (= downtown) : immeubles assez récents (rien antérieur au XIXe siècle!!).

Central Business District (building abritant le centre des affaires)

 1e couronne : anciens quartiers résidentiels aujourd'hui abandonnés par les populations


aisées, puis par les classes moyennes. Aspect général plutôt dégradés et occupés par
des minorités défavorisées.

Ex : Watts, quartier du sud de LA. La population y était plutôt afro-américaine, mais
au dernier recensement (2015), les Hispaniques y sont devenus majoritaires.
Néanmoins, cela reste un quartier très pauvre dirigé par les gangs.

Ex : Lincoln Height, quartier composé essentiellement d'immigrés asiatiques et latinos,


réputé difficile.
Ex : SkidRow, quartier fortement défavorisé (contient la proportion la plus grande de
sans-abris). Population immigrée majoritaire.

 2e couronne : banlieues pavillonnaires, avec leurs commerces et services.


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Schéma de la structure d'une ville américaine

Le plan des rues est en damier. Le réseau étant orienté d'est en ouest et du nord au sud. En
effet, les villes se développant essentiellement à partir du XIXe siècle (excepté New York et
Boston, XVIIe siècle).

« En ce qui concerne les rues, la numérotation commence en partant du sud, ce qui signifie
que si vous êtes sur la 34ème rue et que vous souhaitez vous rendre sur la 42ème, vous
devrez vous diriger vers le nord.

La numérotation des avenues se fait d’est en ouest. Ainsi, la 7ème avenue est située à l’ouest
de la 5ème. Les avenues portent parfois, en plus de leur numéro, un nom (ex: WallStreet,…)

Mosaïque culturelle

Évolution de la population de Los Angeles entre 1890 et 2015 (ONU).

Quantifier en % l'augmentation
de la population de 1980 à 2015
(en 35 ans):
Augmentation de +/- 100%
16

Année Population(en milliers d'habitants)

1890 50

1900 102

1910 319

1920 577

1930 1238

1940 2786

1950 4152

1960 6530

1970 8378

1980 9523

1990 11 456

2000 13 140

2015

Les groupes ethniques en 2018

Plus de la moitié de la population de Los Angeles est originaire de l'immigration. Or, ces
populations proviennent de pays où la transition démographique est toujours en marche.
17

Conclusion:
Le taux d’accroissement de la population immigrée est donc élevé, permettant à la
population de couleur de rattraper celle des blancs

Ce phénomène est présent dans tout les États-Unis. Le dernier recensement a par ailleurs
démontré qu'en 2016, le nombre de bébés « blancs » a été dépassé par celui des bébés issus
des minorités, respectivement 49,6% des enfants de moins d'un an contre 50,4%.

Revenu moyen des ménages par origine ethnique

Commentaire:

Les minorités sont souvent économiquement défavorisées. Cependant certains s'en


sortent mieux que d'autres (ex: les immigrés asiatiques réussissent mieux que d'autres
tant au niveau scolaire que professionnel)

Les minorités ont formé des enclaves1dans Los Angeles (terme à préférer à celui de ghettos,
historiquement connoté). Grosso modo, chaque minorité possède son ou ses quartiers.
(ex: Chinatown, ,…)

1
Concentration d'un groupe de la population due à une auto-ségrégation, un désir de
proximité dans le but, spécialement pour les nouveaux immigrants, de trouver de l'aide, de
partager une même langue, de mêmes habitudes, une même culture.
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1. Quel groupe ethnique habite les quartiers centraux ? Pourquoi ?

Les afro-américains et les latinos; car quartiers défavorisés.

2. Pourquoi les « Blancs » s'éloignent-ils de plus en plus du centre ?

Pour s'éloigner un maximum des populations asiatiques et des latinos qui eux-mêmes
tentent de fuir le centre laissé aux plus pauvres.

3. Remarque : la majorité des Blancs pauvres n'habite pas dans ces banlieues !
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1. Quelles sont les caractéristiques des quartiers fermés ?

 Résidences individuelles et loisirs sous protection


 Homogénéité socio-économique (même âge, niv. de vie,…)
 Privatisation des infrastructures et leurs couts d'entretien (avantages pour la
municipalité)

2. Qui se retrouve dans ces quartiers ?

 Majoritairement les classes moyennes

Ex : DesperateHousewifes
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1. Quelles sont les activités agricoles dominantes ? Quel type de travailleurs requièrent-
elles ?

Raisin, prunes, pommes, pêche, laitue, coton,…


Migrants saisonniers
2. Quelles sont les activités industrielles dominantes ? Quelle découverte a été fondamentale
pour le développement industriel de LA ?
Manufactures et aéronautique
Découverte: L'exploitation du pétrole (1880)

3. Quel est le 3e moteur économique de la "cité des Anges" ?

Le cinéma (Hollywood)
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Chapitre 2 : La périurbanisation

Périurbanisation:

Urbanisation progressive de la périphérie de la ville en raison d'une migration des


urbains vers ces zones

On parle également de rurbanisation (= urbanisation des campagnes).

À l’aide des documents suivants

, établir un tableau décrivant les causes et les conséquences de la périurbanisation.


22
23
24
25

Causes Conséquences
26

L'exurbanisation industrielle
Définition:

Causes Avantages des parcs ind.


 Nuisances de voisinage (bruit,  Possibilité d'extension
pollution,…)  Equipement complet:
 Bâtiments vétustes (isolation, éclairage suffisant, caméras de
parkings,…) surveillance, portique de lavage,
 Rues étroites (manœuvre des camions, signalisation claire, desserte bus,…
sorties/entrées du personnel)  Présence d'une structure d'accueil
►Bouchons. provisoire pour les futures entreprises.
 Impossibilité d'extension  Possibilité de partager certains
 Environnement dégradé (peu attractif équipements en commun (salle de
pour les clients) conférence, restaurant, garderie
 Problèmes d'accès (signalisation,…) d'enfants,…)
 Pression fiscale urbaine.  Voies de circulation larges et
résistantes.
 Environnement agréable (règlement
d'entretien des espaces verts,…)
 Bâtiments modernes: portiques de
déchargement, économie d'énergie,
isolation acoustique,…)
 Proximité des grands axes autoroutiers,
ferroviaires, maritimes ou fluviales).
 Habitat privé éloigné
 Etude préalable par la SPI (résistance et
stabilité du sol, permis de bâtir, égouts,
…)
 Avantages fiscaux (taxe sur
l'environnement, prêt à taux réduit,…)
 Commerces d'accessoires (pneus,…)
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L'aménagement du territoire en Belgique


1. Présentation du territoire belge

Repérer et nommer les principaux cours d'eau de Belgique : Yser, Escaut. Senne, Lys, Dyle,
Dendre, Demer, Meuse, Lesse, Sambre, Ourthe, Vesdre, Amblève

5
11 2

8 4
12 7
13
9
1 10
3

Yser: 5 Dyle:7 Sambre: 1


Escaut: 8 Dendre: Demer: 2 Ourthe: 3
Senne: 12 Meuse: 6 Vesdre: 13
Lys11 Lesse: 3 Amblève: 10

Vocabulaire :
 Fleuve = cours d'eau se jetant dans la mer/l'océan
 Affluent = cours d'eau se jetant dans un autre. Un affluent peut être une rivière ou un
ruisseau (en aucun cas un fleuve!!)
 Confluent = lieu de la rencontre (ville, vallée, …) e
 ntre deux cours d'eau
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Découpage pédologique de la Belgique

Traditionnellement, la Belgique est divisée en quatre parties en fonction de la composition


géologique des sols et de l’altitude.

 Plaine côtière : dunes et polders (terre prise sur la mer) ; sols sableux
 Basse Belgique : Campine et Flandre ; Sols sablo-limoneux
 Moyenne Belgique : plateaux hennuyer, brabançon et hesbignon ; Sols limoneux
 Haute Belgique : Condroz, pays de Herve, Fagne-Famenne, Ardennes, Lorraine belge
(dont la Gaume) ; Sols limono-caillouteux (à charge schisteuse pour les Ardennes).
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Découpage orographique de la Belgique

La Belgique est essentiellement composée de plaines1 et de plateaux2, l’altitude générale est


assez faible.

 plaine maritime : entre 0 et 5m


 basse Belgique (plaine de Flandre et de Campine): entre 5 et 50m
 moyenne Belgique (plateau du Hainaut, de Brabant et Hesbaye): jusque 200m
 plateau du Condroz
 haute Belgique : plus de 500m dans les Ardennes (point culminant : Signal de
Botrange 694m) ; la Lorraine est légèrement moins élevée (ne dépasse pas les 500m).

Quelles sont les particularités d'un croquis?


 Un croquis de synthèse est avant tout un croquis. Les contours de la zone étudiée ne
doivent en aucun cas être décalqués, mais tracés de manière approximative (voire en
utilisant des lignes droites et des formes géométriques). Il n'est pas nécessaire de
respecter une échelle des tailles ou distances !
 C'est également une synthèse : sur le même croquis, nous allons placer différents
éléments représentés de manière symbolique (couleurs, formes, flèches...)
 Puisqu'on utilise des symboles, une légende est impérative (insister : pas de légende =
zéro!!!)
 Ici, le croquis sera assez simple : il s'agit d'une introduction ! Dans le chapitre suivant,
nous aurons des doc. textuels et les informations à placer seront plus nombreuses.
 Plusieurs éléments sont à prendre en compte : la lisibilité (ne pas faire un croquis trop
petit ou des espaces trop grands de manière inutile), la synthèse (tous les éléments
essentiels sont-ils présents), la pertinence (le symbole utilisé est « censé », etc.).

1
Plaine = relief plat où les vallées sont peu encaissées. (souvent – mais pas toujours! - de
basse altitude).
2
Plateau = relief plat où les vallées sont fortement encaissées. (souvent – mais pas toujours!
- de haute altitude).
30

Réaliser un croquis représentant les différentes régions orographiques


31

Découpage de la Belgique en fonction de l'occupation des sols


La composition des sols ainsi que le climat déterminent évidemment les types de végétations
présents en Belgique : forêts de feuillus et prairies (= végétation primaire). Les activités
humaines ont cependant contribué à modifier cette répartition.
Quelles sont les occupations du sol agricoles en Belgique ?

 Polders et Flandre et Campine: Elevage intensif porcin, bovins, volaille, culture


maraîchère (légumes) et sous-serre.
 Hainaut, Brabant, Hesbaye et Condroz: grandes cultures
 Pays de Herve : lait ; fruits (nord)
 Fagne-Famenne : lait
 Ardennes et Lorraine : bovins (sud), lait (nord)

→ Les grandes cultures se retrouvent essentiellement sur les sols limoneux

→ Les granivores sont une « spécialité » du nord

→ Le lait et l’élevage de bovins se retrouvent plutôt dans le sud (pauvreté des sols empêche
cultures, d’où pâturages)

Réaliser un croquis de synthèse de l’occupation du sol belge.


32
33

Découpage de la Belgique en fonction des activités humaines

Localiser les principales zones industrielles.

TRIANGLE ANVERS –GAND –MALINES LA CAMPINE BASSIN LIGEOIS ET BORIN


ET LA MOUSERON-COURTAI

Certaines peuvent-elles être rattachées à une activité particulière ? (connaissance perso)

BASSIN LIEGEOIS ET BORIN CHARBONNAGE ET METALLURGIE

ANVERS PETROCHIMIE

MOUSCRON – COURTRAI TAXTILE

Localisation

Au moment de la Révolution industrielle, les entreprises se sont localisées à proximité des


matières premières (charbon, minerai de fer...). En Belgique, cette localisation correspond
aux zones de forte densité démographique. Un vaste réseau de voies navigables et de voies
de chemin de fer se développent pour relier entre elles les zones de production.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l'épuisement des minerais de fer en Europe
occidentale et la fermeture des charbonnages nécessitent l'importation des matières
premières. En outre, les frais de transport maritime diminuent (évolution technologique). Dès
lors, les industries traditionnelles déclinent. Les nouvelles entreprises (en sidérurgie,
pétrochimie ou encore industries plastiques) se déplacent vers les ports (= maritimisation
des industries). Parallèlement, les entreprises à haut taux de main-d’œuvre (textile, par
exemple) entament une délocalisation vers les pays du Sud.

Plus ou moins à la même époque, les entreprises autrefois situées dans le tissu urbain se
déportent à l'extérieur des villes (= exurbanisation), dans des parcs industriels construits à
proximité des grands axes routiers.

Pourquoi ? (voir page 23)


34

Bien entendu, ce phénomène accentue la périurbanisation.

2. L'aménagement du territoire en région wallonne

Le plan de secteur

La Région wallonne est couverte par 23 plans


de secteur, adoptés entre 1977 et 1987.

Objectif principal du plan de secteur: définir les


affectations du sol au 1/10 000 ème
(1cm=100mètres), afin d'assurer le
développement des activités humaines de
manière harmonieuse et d'éviter la
consommation abusive d'espace.

Les plans de secteur ont valeur réglementaire. On ne peut y déroger que selon les procédures
prévues par le Code wallon de l'Aménagement du territoire, de l'urbanisme, du patrimoine et
de l'énergie (CWATUPE).
Depuis leur adoption, ils ont fait l’objet de nombreuses révisions. Le Gouvernement wallon a
en effet estimé nécessaire de les adapter pour y inscrire de nouveaux projets: routes, lignes
électriques à haute tension, tracé TGV, nouvelles zones d'activité économique, zones
d’extraction, etc.
La procédure de révision et la légende ont été modifiées à plusieurs reprises.

A ce jour, la gestion du plan de secteur relève de la Direction de l’Aménagement régional


(DAR) qui est en charge de l'outil "plan de secteur" : évolution au regard des objectifs
régionaux, notamment du développement économique dans une perspective durable,
information, sensibilisation, lien avec la planification stratégique régionale et avec les outils
communaux.
Les révisions sont instruites par la DAR, à l'exception de celles qui ont été attribuées à la
cellule de développement territorial (CDT), également dénommée "ESPACE", dont la
création a été décidée par le Gouvernement wallon le 19 septembre 2005.

1. CONTENU

Le plan de secteur comporte :

 à titre obligatoire :
o les affectations du territoire (le « zonage ») (art. 26 à 39),
o le tracé du réseau des principales infrastructures;
o des périmètres en surimpression aux affectations (art.40),
35

o des prescriptions supplémentaires d’ordre urbanistique (art.41),


o d’autres mesures d’aménagement.

Plan de secteur de Bierset

A. Les affectations
Le plan de secteur détermine tout d’abord les affectations du sol. Le Code wallon de
l'aménagement du territoire, de l'urbanisme, du patrimoine et de l'énergie (articles 24 à 41 du
CWATUPE) définit les activités, actes et travaux qui peuvent être admis dans chacune des
zones du plan de secteur.

a) Les affectations destinées à l’urbanisation sont :

 la zone d’habitat (art. 26 du Code) ;


 la zone d’habitat à caractère rural (art. 27) ;
 la zone de services publics et d’équipements communautaires (art. 28§1) ;
 la zone de centre d'enfouissement technique (art. 28 §2) ;
 la zone de loisirs (art. 29) ;
 la zone de loisirs (art. 29) ;
 les zones d’activité économique industrielle (art 30, al. 2) ;
 les zones d’activité économique spécifique agro-économique (art. 31 al.1) ;
36

 les zones d’activité économique spécifique grande distribution (art. 31 al.2) ;


 la zone d’extraction (art. 32) ;
 la zone d’aménagement différé à caractère industriel (art. 34) ;

b) Les affectations non destinées à l’urbanisation sont :

 la zone agricole (art. 35 et art. 452/31 à 452/35) ;


 la zone forestière (art. 36 et 452/36 à 452/42) ;
 la zone d’espaces verts (art. 37) ;
 la zone naturelle (art. 38) ;
 la zone de parc (art. 39).

c) La zone d’aménagement communal concerté (art. 33).

d) Les terrains non affectés sont :

 les domaines des infrastructures ferroviaires ou aéroportuaires et des ports


autonomes;
 les terrains ayant fait l'objet d'une annulation partielle du plan de secteur initial par
le Conseil d'Etat et pour lesquels le plan de secteur n'a pas été rétablit.

B. Les infrastructures principales

Le plan de secteur comporte également le tracé existant et


projeté (ou le périmètre de réservation qui en tient lieu) du
réseau des principales infrastructures de communication et
de transport de fluides et d’énergie.

Une modification du tracé d'une infrastructure principale


nécessite une procédure de révision de plan de secteur.

C. Les périmètres de protection

Là où une protection particulière se justifie, le plan de secteur peut en outre définir des
périmètres en surimpression (art. 40 du Code et 452/20 – 26) :

 de point de vue remarquable (art. 452/20) ;


 de liaison écologique (art. 452/21) ;
 d’intérêt paysager (art. 452/22) ;
 d’intérêt culturel, historique ou esthétique (art. 452/23) ;
 de risque naturel prévisible ou de contrainte géotechnique majeure (art. 452/24) ;
37

 de réservation (art. 452/25) ;


 d’extension de zones d’extraction (art. 452/26).

D. Les prescriptions supplémentaires

Des prescriptions supplémentaires (art. 41 du Code) peuvent préciser les affectations des
zones sans toutefois y déroger, en définissant le phasage, la réversibilité, la densité…
Les prescriptions supplémentaires peuvent soit apparaître dans plusieurs révisions, soit être
spécifiques à une révision particulière .

2. VALEUR JURIDIQUE

Le plan de secteur a valeur réglementaire et force obligatoire.


Les prescriptions du plan de secteur peuvent impliquer des restrictions au droit de propriété,
en ce compris l’interdiction de bâtir ou de lotir.
Le plan de secteur demeure en vigueur jusqu’au moment où un autre plan lui est substitué, en
tout ou en partie, à la suite d’une révision (articles 42 à 46 et article 48, alinéa 2).

La rénovation urbaine

La rénovation urbaine existe en Région wallonne depuis le début


des années septante. Son histoire est émaillée d'une succession
d'arrêtés prenant en compte à chaque fois de nouveaux problèmes.

Certaines villes sont menacées par leur forte croissance, tandis que
d'autres le sont par un manque d'initiative ou d'incitation à
l'expansion. Corrélation et conflit apparaissent clairement
lorsqu'on met en balance les huit fonctions urbaines (habitat, industrie, artisanat, commerce,
administration et bureaux, enseignement, soins médico-sociaux, tourisme) et que l'on met en
évidence les rapports qu'elles génèrent.

Parmi les facteurs de dégradation du milieu urbain, on peut citer, entre autres :

 l'éclatement des fonctions et la création de quartiers mono-fonctionnels;


 l'implantation massive du secteur tertiaire;
 l'abandon par les entreprises de bâtiments désaffectés;
 le vieillissement du patrimoine immobilier;
 la circulation automobile et le parking;
 les grandes saignées dans le tissu traditionnel;
 la mauvaise intégration des constructions neuves;
 la défiguration des façades à des fins commerciales;
38

 le changement brutal d'échelle (forte augmentation ou déclin de la population);


 l'incertitude qui plane quant à l'avenir de certains quartiers;
 le désintéressement général.

Face à ces problèmes, la rénovation urbaine poursuit les objectifs suivants :

 maintien de l'animation des centres urbains;


 maintien d'un habitat diversifié pour toutes les classes de la population;
 amélioration de la qualité des logements, et du cadre de vie en général;
 assainissement d'îlots et suppression des taudis;
 préservation et mise en valeur de l'héritage architectural et culturel;
 gestion économe du patrimoine immobilier et utilisation rationnelle du sol et des
équipements;
 respect des structures sociales existantes;
 participation accrue de la population.

Le problème de la rénovation urbaine ne doit pas seulement être compris comme un


travail de construction, mais comme un problème de retard social, dans lequel se trouvent
les gens des vieux quartiers. Le retard social ne s'exprime pas seulement par un logement
inférieur, mais doit être décrit comme la possession de moins de possibilités de profiter
des potentialités qu'offre la société contemporaine. La rénovation d'un quartier peut alors
s'interpréter comme une contribution à la suppression de ce retard social.

Les opérations de rénovation ne peuvent pas se limiter à la réhabilitation des logements


mais doivent concerner tout l'environnement de ceux-ci.
La procédure

De l'ensemble des textes relatifs aux opérations de rénovation urbaine, on relève pour la
procédure l'enchaînement de deux phases principales :

1. La réflexion stratégique qui :


o est d’initiative communale ;
o est menée en concertation avec la population locale ;
o identifie les atouts et les faiblesses spécifiques à un périmètre urbain.

Elle aboutit à l’élaboration d’un projet global de quartier (dossier de rénovation urbaine) qui
identifie les objectifs à poursuivre pendant les 15 années (au maximum) suivantes.

Cette réflexion stratégique amènera donc la Commune à établir une « vision » de ce que sera
le quartier au terme de l’opération de rénovation urbaine.

2. La mise en œuvre d’un programme opérationnel d’interventions cohérent devant


permettre de concrétiser cette « vision »
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Déroulement de la procédure
Dans le cadre d’une opération de revitalisation urbaine, on peut globalement distinguer 4
étapes : la décision communale, la constitution du dossier, son approbation et la mise en
œuvre de l'opération.
1. la décision de la Commune.
La commune est l'acteur central d'une opération de revitalisation urbaine.
En effet, afin d'obtenir une subvention de la Région wallonne pour l'aménagement des
espaces publics, la commune doit établir une convention avec une ou plusieurs personnes de
droit privé qui s'engage(nt) à mener une opération de revitalisation urbaine.
Cette convention doit respecter le principe selon lequel, pour chaque euro pris en charge par
la Région wallonne, la ou les personnes de droit privé doivent investir deux euros minimum
dont au moins un dans une ou plusieurs opérations suivantes :

 la transformation et amélioration de logements insalubres améliorables ;


 la démolition de logements insalubres et construction de logements au même endroit ;
 la transformation d'immeubles en vue d'y aménager des logements ;
 la construction de logements.

Cette convention entre la commune et le(s) partenaire(s) privé(s) doit être adoptée par le
Conseil communal.
2. Elaboration du dossier
Une fois la convention de partenariat approuvée par le Conseil communal et signée par les
différentes parties, la commune élabore un dossier de revitalisation urbaine (art. 471 à 476 du
Code wallon de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et du patrimoine).
3. Approbation
Le Code susvisé précise que, après avoir adopté le dossier, le Conseil communal introduit
auprès du Gouvernement wallon (G.W.) le dossier de revitalisation.
Dans la suite de la procédure, c'est l'Administration (la Direction de l'Aménagement
opérationnel, Département de l'Aménagement du territoire et de l'Urbanisme de la Direction
générale opérationnelle 4) qui prend le dossier en charge pour le soumettre à l'avis de la
Commission régionale d'aménagement du territoire (CRAT). Elle le soumet également à une
cellule de coordination instituée par province ou arrondissement et composée de différents
fonctionnaires et représentants ministériels.
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L'administration transmet ensuite le dossier complet au G.W. qui donne son accord de
principe et elle notifie la décision à la commune.
4. mise en œuvre: travaux, adjudication, permis de bâtir ou de démolir,…

Décision

Décision du Conseil Communal

Recherche d'un ou plusieurs investisseurs privés


Signature d'une convention entre la Commune et le(s) partenaire(s) privé(s)
Adoption de la convention par le Conseil Communal

Dossier
Réalisation du dossier de revitalisation par la Commune
►Périmètre, avant-projet des travaux, estimation du coût, calendrier,…

Adoption du dossier par le Conseil Communal

Approbation
Introduction du dossier à l'administration wallonne (DAO, DATU, DG04)

Avis de la Cellule de Coordination (45 jours)

Avis de la CRAT (45 jours)

Transmission du dossier complet au Gouvernement wallon pour approbation

Mise en oeuvre
Arrêté accordant une subvention pour la réalisation du projet

Acquisition d'espace public (expropriation,…)

Travaux (permis d'urbanisme, adjudication, réalisation des travaux…..


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Paiements (espace public) :


Introduction demande(s) de paiement(s)
Vérification du respect du principe 1€ (public) / 2€ (privé(s), dont au moins 1 € = logement

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