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COURS DE MAGISTER ‘’Géotechnique et Mécanique des sols’’ 2005-2006

Approche
Systémique des
Déchets.

Préparé par Dr. Ghomari Fouad


Maître de conférences
Faculté des sciences de l’ingénieur
de l’Université de Tlemcen.
INTRODUCTION.

Les multiples activités liées à la vie urbaine génèrent des


impacts négatifs sur l’environnement. Cette contrainte résulte
pour l’essentiel de :
* Forte augmentation quantitative de la production,
* Diversification qualitative des matériaux synthétiques à
courte durée de vie.
Les impacts sur l’environnement peuvent être regroupés en 3
catégories :
* Épuisement progressif des ressources naturelles
renouvelables ou non,
* Désordres écologiques,
* Dispersion de substances toxiques et/ou écotoxiques.
Les principaux secteurs concernés par la maîtrise des impacts
environnementaux sont ceux liés à l’économie d’énergie, la dépollution
des eaux, le traitement des effluents gazeux et la gestion des déchets.
INTRODUCTION.

La gestion des déchets n’a pas bénéficié d’une approche


méthodologique au même titre que les économies d’énergie ou
le traitement de l’eau et de l’air (éléments vitaux par excellence);
à cause du fait que le mot déchet induit des connotations
négatives et se conjugue au pluriel (typologies diverses).
La pollution de l’eau et de l’air résulte de l’apport de substances
étrangères à un milieu bien identifié; la dépollution consiste par
conséquent à extraire ces substances indésirables. C’est
difficile mais c’est l’enjeu est clair. En revanche, les déchets
regroupent des espèces chimiques minérales ou organiques,
naturelles ou synthétiques, seules ou en mélange (chaque
déchet constitue une entité spécifique). Ce qui complique
l’approche systémique.
La tâche est rendu accrue car le déchet c’est souvent du
domaine des solides particulièrement propices à l’hétérogénéité.
De plus, on est dans l’inutile, l’indésirable, la non valeur.
LE SYSTEME DECHET.

La production nécessite de la matière première et de


l’énergie; elle est souvent génératrice de sous-produits plus
ou moins pollués dont chaque étape est énergivore. Au
stade de la consommation du produit, ce dernier devient
consommateur d’eau, d’air, d’énergie, de pièces de
rechange, etc. (ex. automobile). Au stade ultime de son
utilisation, ce produit devient un déchet dont il faut se
débarrasser.
Le système donc doit aborder les problèmes posés à tous
les stades de ce qui est communément désigné par cycle
de vie.
Création du produit Utilisation du produit Fin de vie du produit
Les déchets apparaissent à tous les stades du cycle de vie
avec des formes et des natures variées. Ces déchets sont
classées en 5 familles :
Processus d’émission des
déchets aux différents stades.

A la fin du cycle,
une fraction de
déchets sera
valorisée et
rejoindra le circuit
de production et
l’autre fraction sera
soit rejetée dans le
milieu naturel
lorsqu’il n’y a pas
de risques d’impact,
soit confinée avec
le statut de déchet
ultime.
DECHETS ET SOUS-PRODUITS (A).

On trouve, dans cette catégorie, tous les déchets qui ont


participé à la fabrication des produits mais qu’on ne
retrouve pas dans le produit final. Il s’agit de :
De sous-produits de réaction chimique,
De résidus de certains traitements (peintures, traitement de
surface, etc.),
Emballages plus ou moins souillés,
Matières enlevées à l’issue d’opérations mécaniques
(usinage, moulage, polissage, rabotage, etc.),
Loupes de fabrication.
Ces déchets sont classés en 3 catégories :
Déchets industriels spéciaux (DIS) ou dangereux,
Déchets industriels banals (DIB),
Déchets inertes.
DECHETS DE LA DEPOLLUTION DE
L’EAU ET DE L’AIR (B).

L’utilisation dans la fabrication industrielle de l’eau et de l’air


engendre souvent leur pollution par divers réactifs, ce qui
rend inacceptable leur rejet, en l’état, dans le milieu naturel.
Il font l’objet, avant rejet, de traitement de dépollution. Ceci
génère de nouvelles catégories de déchets :
Poussières collectées par les filtres,
Boues de traitement chimiques, physico-chimiques ou
biologiques,
Cendres et mâchefers (traitement thermique)

Ces déchets sont parmi les plus préoccupants.


DECHETS ASSOCIES A LA VIE DU
PRODUIT (C).
L’accroissement de la consommation tant sur le plan
qualitatif que quantitatif conduit à cette famille de déchets.
L’exemple de l’automobile est significatif :
Pneumatiques, Batteries usagées, Filtres (huile et air),
Huiles de vidange, Pièces usées.
On peut citer d’autres exemples, les déchets liés à :
• La consommation alimentaire (emballages : verre,
plastique, carton, métal),
• Les journaux et périodiques,
• Les médicaments,
• Les produits de bricolage et de nettoyage,
• Les déchets toxiques en quantité dispersés ‘’DTQD’’
(imprimeries, garagistes,teinturiers, photographes,
laboratoires médicaux, hôpitaux, cliniques, dispensaires,
PRODUITS EN FIN DE VIE (D).

Par usure, accident ou obsolescence, certains produits


deviennent, en fin de vie, des déchets. C’est le cas des :
Véhicules hors d’usage (VHU),
Produits de démolition (déconstruction) des bâtiments ou
sites industriels,
Produits électroménagers (réfrigérateurs, téléviseurs, micro-
ondes, etc.)
Produits de l’informatique (ordinateurs, imprimantes, etc.)
DECHETS DU TRAITEMENT DES
DECHETS (E).
Tous les déchets précités font l’objet d’opérations de
traitement; qu’il s’agisse d’en assurer la valorisation sous
différentes formes ou bien encore de procéder à leur
élimination.

L’ensemble de ces opérations constitue les filières de


traitement des déchets.

Ces filières mettent en place à leur tour des installations qui


présentent les caractéristiques des unités classiques de
production. Elles émettent à leur tour ‘’des déchets de
déchets’’ qu’il faut valoriser et/ou dépolluer jusqu’à ce qu’ils
arrivent au stade de déchet ultime (sans valeur) pour être
stoker dans des centres d’enfouissement technique (CET).
LE SYSTEME.

Ce système devenu complexe,


peut être schématisé par :
• Un cylindre à la surface duquel
se situeraient les opérations de
valorisation et d’élimination .
• En input, on mettra les besoins
en matière première, énergie,
eau et air,
• En Output les rejets épurés (eau
et air rejoignant le milieu naturel)
et les matières sans valeur à
stocker en fin de cycle (déchets
ultimes).
Ce système privilégie l’écologie industrielle en faisant le choix des matériaux, en
économisant l’énergie et la matière, en développant le recyclage, en minimisant
l’utilisation de substances dangereuses.
STRATEGIE DE GESTION DES
DECHETS.
Avant toute réflexion sur le choix d’une filière de traitement
pour un déchet donné, il y a lieu d’aborder deux étapes
préliminaires :
Concerne tous les travaux d’analyse et les tests de
comportement (connaissance du déchet sur les plans
qualitatif, quantitatif et spatio-temporel),
Consiste à choisir, parmi toutes les solutions, la stratégie de
gestion la plus appropriée.
CONNAISSANCE ANALYTIQUE DES
DECHETS.
Un déchet est reconnu comme tel à partir de la connaissance
de sa composition, ce qui donne de l’importance à sa
caractérisation au laboratoire. Cette identification rigoureuse
permet le choix de la technique de traitement : incinération,
valorisation matière, mise en décharge, etc.

Cependant les opérations d’échantillonnage sont très


délicates à faire et les tests de comportement font l’objet
actuellement de normes.
Envisager une filière de gestion conduit à respecter un
cahier des charges analytique spécifique à chaque filière
Caractérisation analytique
des déchets.
CONNAISSANCE ANALYTIQUE DES
DECHETS.
Les résultats de la caractérisation d’un déchet permet
d’identifier des paramètres favorables ou défavorables à la
mise en œuvre d’une filière de traitement (éléments
déterminants dans le choix de la filière).
Ce travail joue un rôle majeur dans la valorisation des
déchets (métaux, papier, plastique, matières organiques,
fertilisants, etc.)
Cette connaissance analytique est nécessaire et non
suffisante car elle doit être accompagnée d’une analyse
quantitative (quel est le tonnage concerné?) et surtout
spatio-temporelle (comment se situe le gisement au plan
géographique? Quel est le flux d’émission du déchet?)
IMPORTANCE QUANTITATIVE DU
GISEMENT.
La viabilité d’une unité de traitement est directement liée à la
taille du gisement à traiter.

En milieu industriel, de nombreux déchets toxiques générés


au sein d’une même entité ne peuvent valablement être traités
sur place à cause de leur trop faible tonnage.
CARACTERISTIQUES SPATIO-
TEMPORELLES.
Analyse des flux : Les déchets peuvent être générés :
A flux quasi constant, tout au long de l’année (ex. ordures
ménagères,
De façon aléatoire (déchets de démolition, loupés de
fabrication, etc.)
Répartition géographique des sources d’émission : les
déchets industriels sont produits dans des zones bien
délimitées et leur mobilité est souvent restreinte pour des
raisons de coût de transport et de danger que ce dernier peut
induire. Leur regroupement en un point unique de traitement
(solution optimale) peut s’avérer délicat à mettre en œuvre.
Variabilité de la composition au cours terme : Tout
changement au niveau d’une technologie de production peut
entraîner une modification profonde de la nature et de la
quantité des déchets produits (ordinateur de 1ere génération : présence
de quantité significative de l’or, aujourd’hui ce n’est plus qu’un souvenir)
Stratégie de gestion des déchets.

Face à la nécessité de résoudre le problème de la gestion


d’un déchet, les choix stratégiques sont au nombre de 5 :

1., Le choix de cette stratégie est imposé par les impacts


écologiques ou toxiques liés à l’usage de certains produits
(ex. interdiction des DDT, amiante, CFC, etc.)
Stratégie de gestion des déchets.

2., technologies propres, sobres et économes. Le recours à


des techniques de séparation performantes (membranes,
résines échangeuses, etc.) réduit à la source la consommation
de fluides et de matières (économie substantielle) tout en
évitant la production de déchets dangereux (solvants,
complexants, etc.). Le développement des biotechnologies et
des nanotechnologies s’inscrit dans cette évolution des outils
de production moins générateurs de déchets dangereux.
Stratégie de gestion des déchets.

3., La majeure partie des déchets sont potentiellement


valorisables en fonction de leur nature chimique, de leurs
propriétés mécaniques, physico-chimiques ou thermiques (ex.
valorisation du verre, papier, plastique, métaux, etc..
Stratégie de gestion des déchets.

4., Dans certains cas, le retour des déchets en milieu naturel


est sans impact écologique, écotoxique ou toxique. C’est le
cas en général des déchets inertes et sous-produits de la
décomposition thermique de molécules organiques en
composés simples comme l’eau ou le CO2 (ex. déchets
minéraux après stabilisation-solidification)
Stratégie de gestion des déchets.

5., Il s’agit de l’enfouissement des


déchets. C’est la mise en décharge
dans un contexte réglementé qui doit
garantir l’innocuité du système vis-à-
vis du milieu environnant (ex. maîtrise
accrue de l’enfouissement des
déchets ultimes).
Stratégie de gestion des déchets.

Plusieurs stratégies peuvent être utilisées a priori pour la


gestion des déchets :
La 1ère, la plus radicale, a été parfois utilisée ces dernières
décennies afin de stopper les effets négatifs de quelques
substances particulièrement néfastes (CFC, Amiante).
La 2ème, constitue une source permanente d’amélioration,
Ces deux stratégies appartiennent aux technologies propres
et économes (développement durable et écologie industrielle).
Les 3 dernières, sont celles qui relèvent de la gestion et
traitement des déchets à travers la valorisation, le rejet éco-
compatible, l’élimination et le stockage. Ces stratégies sont
mises en œuvre au travers de dispositifs techniques appelés
filières. Les progrès technologiques ont permis de développer
certaines d’entre elles.
Filières de traitement des déchets.

Toutes les filières connues visent des objectifs qui suivent :


1. Valorisation énergétique,
2. Valorisation de matières premières organiques et
minérales,
3. Valorisation de matériaux,
4. Valorisation en agriculture et en élevage,
5. Valorisation en techniques de l’environnement,
6. L’élimination.

L’ensemble des réalisations techniques en matière de


traitement des déchets peuvent être regroupées à l’intérieur
de 20 filières.
Les 20 filières de traitement des déchets.
Les 20 filières de traitement des déchets.
La Valorisation Energétique.

Filière 1 : combustion
Le déchet remplace totalement ou partiellement un combustible classique
(bois, charbon, pétrole, gaz) et la chaleur produite est valorisée sous
différentes formes (vapeur, eau chaude, électricité, etc.)
Filière 2 : élaboration de combustible dérivés par des procédés mécaniques
Parfois, le déchet doit être conditionné avant la combustion. On met en
œuvre alors différents procédés mécaniques ou thermiques : tri, broyage,
séchage, etc.)
Filière 3 : élaboration de combustible dérivés par des procédés thermiques
Des procédés comme la pyrolyse, la thermolyse, la gazéification permettent
de transformer, en atmosphère non ou peu oxydante les molécules
hydrocarbonés des déchets en combustibles, liquides, gazeux ou solides et
ce en jouant sur des paramètres comme la pression , la température, etc.
Filière 4 : élaboration de combustible dérivés par des procédés biologiques
Lorsque les déchets hydrocarbonés sont biodégradables, on peut mettre en
œuvre des fermentations méthaniques ou alcooliques qui conduisent à la
production de biogaz ou d’alcool utilisés ensuite comme combustible
gazeux ou liquides homogènes.
La Valorisation Energétique.
La Valorisation des matières premières.

Filière 5 et 6 : valorisation des matières premières


organiques et des matières premières minérales.

La majeure partie des déchets est constituée de matières


organiques naturelles ou de synthèse ou de matières
premières minérales métalliques ou non métalliques.
La mise en œuvre des procédés de séparation physiques,
mécaniques ou de traitements thermiques, biologiques ou
chimiques permet la récupération de ces matières premières
: sucres, protéines, solvants, huiles, métaux ferreux et non
ferreux, terres rares, sels, acides, bases, etc.)
La Valorisation de matériaux.

Filière 7-8-9-10 et 11 : valorisation de matériaux (liants


hydrauliques et matériaux de structure, verres et
céramiques, fibres cellulosiques de récupération (papiers-
cartons), autres matériaux)

Certaines catégories de déchets, à fort tonnage, sont des


matériaux (papiers, verre, plastique) ou des substances
susceptibles d’entrer dans la composition de matériaux
utilisés en travaux publics et dans le bâtiment. C’est le cas
du laitier de hauts-fourneaux, des mâchefers d’incinération,
des pneumatiques,
La Valorisation en Agriculture et Elevage.

Filière 12-13 et 14 : élaboration d’amendements


organiques, d’amendements minéraux et alimentation
animale.

Le secteur agricole a de tout temps utilisé des déchets, en


particulier ceux de sa propre activité. Des filières plus larges
se sont développées avec le compostage de la fraction
organique des ordures ménagères, l’épandage des boues
de stations d’épuration ou bien encore l’alimentation
animale (déchets alimentaires, farines,…). Certains déchets
(sable, chaux, scories potassiques) sont utilisés également
comme amendements minéraux ou pour améliorer les
propriétés des sols de culture.
La Valorisation en Techniques de l’Environnement.

Filière 15 et 16 : épuration des effluents liquides et gazeux,


conditionnement des déchets toxiques par d’autres déchets.

Le développement des technologies de dépollution a conduit


à rechercher, parmi les déchets et sous-produits, des
composés aptes à remplir des fonctions épuratoires ou
inertantes par enrobage. C’est ainsi que les effluents
liquides peuvent être traités par des floculants ‘’ex-déchets’’
comme le sulfate ferreux et que les effluents gazeux
peuvent être désodorisés par passage à travers des boues
de station d’épuration préalablement conditionnés. Enfin,
signalons que différents déchets comme le verre, les
matières plastiques, ou des déchets à propriété de liant
hydraulique, peuvent être utilisés dans les procédés de
stabilisation de vitrification d’autres déchets toxiques.
Les Filières d’Elimination.

Filière 17-18-19 et 20 : procédés thermiques, traitements


biologiques, physico-chimiques, mise en décharge.

Il ne s’agit pas, en réalité, d’éliminer les déchets mais plutôt


de mettre en œuvre des techniques visant à atténuer le
caractère toxique de certains déchets, à les dégrader
thermiquement ou biologiquement et, enfin, à les stocker,
après un éventuel traitement de stabilisation-solidification,
dans des centres d’enfouissement qui doivent répondre à
des conditions strictes en matière de gestion et de
protection de l’environnement.
Les Filières dites d’Elimination.
Le choix d’une filière.

Les six grandes familles de filières que nous venons


d’étudier montrent les diverses possibilités existantes en
matière de choix d’une ou de plusieurs filières pour le
traitement d’un déchet donné.

Le choix définitif est tributaire d’autres considérations,


comme :
• la connaissance analytique du déchet,
• l’analyse spatio-temporelle du gisement,
• le marché des technologies disponibles,
• une analyse technico-économique des filières,
• des contraintes imposées par les réglementations et les
politiques nationales
Un exemple : les pneumatiques.

Pour le cas de ce déchet, on constate que les filières


théoriquement possibles sont :
Filière 1 : la combustion en unités spéciales ou en cimenterie,
Filière 2 : l’élaboration de combustibles dérivés par des procédés mécaniques,
Filière 3 : l’élaboration de combustibles dérivés par pyrolyse ou gazéification,
Filière 5 : la récupération de matières premières organiques par décomposition
chimique ou thermique,
Filière 6 : La récupération des métaux de la carcasse du pneu,
Filière 7 : l’utilisation des pneus comme agent de structure dans certains ouvrages
de génie civil,
Filière 9 : la valorisation du caoutchouc (poudrette),
Filière 11 : les multiples usages des pneus en substitution à divers matériaux (pare-
chocs, chaussures, jeux, …),
Filière 17 : la destruction thermique sans valorisation,
Filière 20 : la mise en décharge
Sans oublier bien sûr le rechapage…qui redonne une seconde vie au pneumatique.

Pour le cas du papier-carton, le fer, le verre,….le choix des filières


est beaucoup plus limité.
Les centres collectifs.

Depuis quelques décennies se sont développées des


structures collectives qui assurent le traitement de déchets
d’origine et de matière très différentes. C’est le cas des :
• CET et leurs équipements annexes de stabilisation-
solidification,
• Stockages profonds,
• Plates-formes d’incinération et de traitement physico-
chimique. Ces centres qui traitent d’importants tonnages,
assurent pour l’essentiel la détoxication et le stockage des
déchets.
• Cimenteries, installations énergivores, valorisent une part
significative de certains déchets combustibles, en mélange.
• Filières dédiées où les déchets sont obligatoirement
recyclés (véhicules hors d’usage, appareils électriques et
électroniques, batteries, piles, etc.)
Les dimensions non technologiques des déchets.

La gestion dans l’analyse du système déchet prend en


considération outre la dimension technologique, de plus en plus
les dimensions non technologiques. Il s’agit de :
La dimension législative et réglementaire :
Cette dimension s’est maintenant beaucoup développée,; qu’il
s’agisse de la nomenclature même des déchets, de la
transparence exigée quant aux quantités générées et au devenir
des déchets, ou bien encore es conditions de leur négoce et de
leur transport.
La dimension économique :
Les niveaux de coût exigés par un traitement conforme des
déchets donnent à leur gestion une importance économique
nouvelle. Si pour le secteur productif cette contrainte
économique est réelle; elle le devient tout aussi pour les
collectivités locales dans la gestion des déchets de la
consommation (création de taxes et impôts).
Les dimensions non technologiques des déchets.

La dimension écologique et sanitaire :


Les déchets sont associés à la détérioration de notre
environnement et présentent des risques multiples pour la
santé publique. Cette situation a au moins deux
conséquences :
• Elle accroît sensiblement la difficulté à installer des unités
de traitement (participe à l’accroissement des coûts),
• Elle incite les responsables publics à user du principe de
précaution et à mettre en place des contraintes normatives et
réglementaires sévères.
Aussi, tout développement de filière nouvelle se doit
d’intégrer, le plus en amont possible, des solutions favorables
au niveau des déchets potentiels, tant en ce qui concerne
leur quantité et leur nature que leur devenir prévisible.

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