Vous êtes sur la page 1sur 35

Installations de chauffage des bâtiments GE65-004R /A

________________________________________
industriels. Guide
Standards techniques pour le ________________________________________

Statut Exécutoire
dimensionnement et la conception.

Objet Expliciter les principes de chauffage dans les usines et préciser les exigences minimales
de Renault pour la réalisation de ces installations.

Champ d'application Groupe Renault

Emetteur 65933 - Energies et Fluides

Confidentialité Non confidentiel

Approuvé par Fonction Signature Date d'application

J.L. LAURENT Chef du service 65933 12/2006

© RENAULT 2006 Page : 1 / 35


GE65-004R /A

Historique des versions

Version Mise à jour Objet des principales modifications Rédacteur


A 12/2006 Création GROS Sce 65933

Remplace

Mise à disposition En interne Renault, sur Intranet : http://gdxpegi.ava.tcr.renault.fr


En externe Renault, sur Internet : www.cnomo.com
E-mail : norminfo.moyens@renault.com

Documents cités Réglementation :


International :
Européen :
Français :
CNOMO :
Renault :
Autres doc internes :
Autres doc externes :

Codification ICS : 91.140.01 ; 97.100.01

Classe E65

Mots-clés Chauffage, bâtiment, installation de chauffage, heating, building, heater equipment

Langue Français

(1) Ont collaboré à la rédaction du document


Site Service Nom Site Service Nom

© RENAULT 2006 Page : 2 / 35


GE65-004R /A

Sommaire
Page
1 Objectif du document............................................................................................................... 3

2 Besoin de chauffage................................................................................................................. 4

3 Moyens de chauffage - Technologies disponibles................................................................ 6


3.1 Moyens de chauffage convectif.................................................................................................................. 7
3.1.1 Aérothermes ............................................................................................................................................... 7
3.1.2 Centrales de traitement d’air .................................................................................................................... 12
3.2 Moyens de chauffage rayonnants ............................................................................................................ 17
3.2.1 Systèmes rayonnants lumineux ............................................................................................................... 17
3.2.2 Systèmes rayonnants sombres ................................................................................................................ 19
3.3 Synthèse des moyens de chauffage ........................................................................................................ 24
4 Standard pour la conception d’une installation de chauffage ........................................... 26
4.1 Paramètres à prendre en compte pour le choix de la technologie de chauffage..................................... 26
4.2 Standard de dimensionnement et de conception pour le chauffage........................................................ 26
4.2.1 Chauffage convectif par aérothermes ...................................................................................................... 26
4.2.2 Chauffage convectif par CTA ................................................................................................................... 30
4.2.3 Chauffage rayonnant................................................................................................................................ 33

1 Objectif du document
L’objectif du présent document consiste à :
 capitaliser les bonnes pratiques en ce qui concerne le chauffage,
 lister les exigences minimales de Renault pour la création d’installation de chauffage en tenant
compte de contraintes d’ordre :
 énergétique,
 économique,
 technique,
 environnemental,
 légal,
 en relation avec la maintenabilité.
 expliciter les principes et schémas de fonctionnement couramment utilisés pour le chauffage,
 aider à la rédaction de cahiers des charges pour l’installation de moyens de chauffage,
 faciliter le dépouillement des offres reçues dans le cadre d’une consultation pour l’installation de
moyens de chauffage.

© RENAULT 2006 Page : 3 / 35


GE65-004R /A

2 Besoin de chauffage
Le besoin en chauffage d’un bâtiment est la quantité d’énergie qu’il faut apporter à ce bâtiment pour
compenser les déperditions thermiques de l’édifice et maintenir la température d’ambiance
souhaitée à l’intérieur de ce dernier.
Les déperditions thermiques peuvent être de deux ordres :
 statiques lorsque l’énergie est perdue au travers d’une paroi sans transfert de matière :
 déperditions statiques surfaciques pour les parois latérales (vitrages, allèges, bardages,
murs, …) et les parois supérieures (toiture, systèmes de désenfumage, vitrages de toiture,
sheds, …),
 déperditions statiques linéiques pour les parois inférieures directement en contact avec le
sol.
 dynamiques lorsque l’énergie est perdue avec transfert de matière par infiltration d’air (portes,
fenêtres, manque d’étanchéité des bâtiments, …)
A ces déperditions, peuvent venir se soustraire des apports thermiques liés au process, à l’éclairage,
à la présence humaine, ... Toutefois, de manière générale, ces apports ne sont pas pris en compte dans
le dimensionnement du chauffage dans la mesure où le chauffage doit pouvoir fonctionner (maintenir ou
monter en température le bâtiment) indépendamment de l’occupation des locaux.

Déperditions dynamiques Apports Déperditions statiques

Déperditions
Température Apport par le chauffage
statiques
extérieure
toiture

Déperditions
statiques
Apport Apport des murs
par par
l’éclairage le process
Température
d’ambiance
Déperditions
statiques
des sols

© RENAULT 2006 Page : 4 / 35


GE65-004R /A

Chez Renault, la consigne de température à respecter à l’intérieur des bâtiments doit être de 17°C dans
les locaux industriels humanisés et de 12°C dans les locaux de stockage. La consigne de 17°C
correspond à la limite basse de la zone de confort hygro-thermique recommandée par l’ADEME ou le
COSTIC (cf. diagramme psychrométrique ci-après).

D’autre part, suivant la climatologie, la consigne de température n’est pas forcément suffisante pour
garantir le confort nécessaire aux opérateurs. En effet, dans les pays froid, même si l’air est saturé (%
élevé d’hygrométrie), il contient très peu d’eau à très basse température. Pour atteindre la zone de
confort acceptable, au dessus de la zone de difficulté respiratoire, il peut donc être nécessaire
d’augmenter l’hygrométrie de l’air. La nécessité d’humidifier l’air apparaît en général dans des zones
climatiques où la température extérieures reste inférieure à -10°C pendant de longues périodes ; c’est à
dire dans des zones climatiques où la température minimale est inférieure à -15 ou -20°C.

Température
minimale

B
3

D C
4
Quantité d’eau
minimale dans l’air

Humidification souhaitable
A
1
Humidification minimale 1

Selon le COSTIC (COmité Scientifique et Technique des Industries Climatiques) :


1 : Zone de sécheresse
2 : Zone de développement des micros champignons et des bactéries
3 : Zone de développement des acariens
4 : Zone de confort hygrothermique

Selon l’ADEME (Agence De l'Environnement Et de la Maîtrise de l'Energie) :


A : Zone de difficultés respiratoires
B : Zone d’étouffement
C : Zone de confort admissible
D : Zone de grand confort

© RENAULT 2006 Page : 5 / 35


GE65-004R /A

3 Moyens de chauffage - Technologies disponibles


Les moyens de chauffage d’un bâtiment sont les équipements qui permettent à minima de satisfaire
les besoins de chauffage de l’édifice. Ces moyens peuvent être mis en œuvre à l’aide de différentes
technologies.

Les moyens de chauffage se regroupent principalement suivant deux méthodes de transfert de la


chaleur :
 la convection,
 le rayonnement.

Les moyens de chauffage convectifs (§ 3.1) regroupent :


 les aérothermes,
! Aérothermes recycleurs
 aérothermes recycleurs à gaz
 aérothermes à fluides chaud (eau, …)
! Aérothermes introducteurs
 les centrales de traitement d’air.
! Les centrales de traitement d'air recycleuses
 à gaz indirect ou générateurs d'air chaud
 à fluide chaud
! Les centrales de traitement d'air introductrices

Les moyens de chauffage rayonnants (§ 3.2) regroupent :


 les systèmes rayonnants lumineux à Haute Températures par combustion directe (900°C),
 les systèmes rayonnants sombres,
 au gaz à Haute Température alimentés par des gaz de combustion (600°C)
 à fluides chauds

Le choix de la technologie des moyens de chauffage est en général réalisé en fonction de la hauteur du
bâtiment à chauffer, de son isolation, de son activité, de la climatologie de la région :
 Les moyens convectifs étant plutôt destinés à des locaux de faible ou moyenne hauteur, bien
isolés ou avec des obstacles majeurs entre sol et toiture
 Les moyens rayonnants étant quant à eux plutôt destinés à des bâtiments de moyenne ou
grande hauteur, mal isolés et sans obstacle majeur entre sol et toiture.

© RENAULT 2006 Page : 6 / 35


GE65-004R /A

3.1 Moyens de chauffage convectif

3.1.1 Aérothermes

3.1.1.1 Aérothermes recycleurs

3.1.1.1.1 Généralités

Les aérothermes recycleurs sont des moyens de chauffage avec lesquels de l’air est repris dans
l’atelier, mis en mouvement à l’aide d’un ventilateur, circulé au travers d’un échangeur puis soufflé chaud
dans le local à chauffer. Ces appareils n’ont pas d’effet sur la quantité d’eau dans l’air.

AIR REPRIS

AIR CHAUD

L’échangeur peut être de type :


 « Air - Eau » avec, d’un côté de l’échangeur, l’air de l’atelier à chauffer, et de l’autre côté, un
fluide caloporteur liquide à refroidir avant retour à la chaufferie.
 « Air - Vapeur » avec, d’un côté de l’échangeur, l’air de l’atelier à chauffer, et de l’autre côté, une
vapeur à condenser et éventuellement un condensât à refroidir avant retour à la chaufferie.
 « Air - Air » avec, d’un côté de l’échangeur, l’air de l’atelier à chauffer, et de l’autre côté, des gaz
de combustion à refroidir avant rejet à l’extérieur du local.

© RENAULT 2006 Page : 7 / 35


GE65-004R /A

3.1.1.1.2 Aérothermes recycleurs à gaz


Les organes principaux d’un aérotherme recycleur à gaz sont les suivants :

GAZ BRULES REFOULES À L’EXTERIEUR

Cheminée

Echangeur « Air - Air »

Brûleur

Ventilateur

GAZ BRULES REFROIDIS

AIR
CHAUD

AIR
REPRIS

GAZ BRULES CHAUDS

COMBUSITION

GAZ NATUREL, GPL …

© RENAULT 2006 Page : 8 / 35


GE65-004R /A

Les aérothermes recycleurs à gaz sont principalement destinés aux locaux de faible ou moyenne
hauteur, bien isolés et étanches (de 3 à 8 m de haut).

Les aérothermes recycleurs à gaz ne sont pas indiqués pour les bâtiments de stockage, pour les
bâtiments avec une présence de solvants, de produits inflammables dans l’air. Sauf les appareils
étanches type « ventouse » avec l’accord de l’assureur.
Les aérothermes recycleurs à gaz sont mieux adaptés aux configurations du métier tôlerie que les
moyens rayonnants (détaillés au § 3.2). En effet, l’encombrement important lié au process fait obstacle
au rayonnement.

Pour les climats rigoureux, les aérothermes recycleurs à gaz peuvent fonctionner mais nécessitent
une humidification complémentaire pendant les heures d’ouverture de l’atelier. Cette humidification est
réalisée par des Centrales de Traitement d’Air (CTA) équipées de modules de réchauffage de l’air et
d’humidification :
 en emboutissage et au montage, qui sont des "métiers" généralement non ventilés, si les
moyens de chauffage principaux sont des aérothermes recycleurs à gaz, l’installation de CTA
recycleuses dédiées à l’humidification est nécessaire,
 en tôlerie, en peinture et en usinage qui sont des "métiers" généralement ventilés, si les moyens
de chauffage principaux sont des aérothermes recycleurs à gaz, l’installation de CTA dédiées à
l’humidification n’est pas utile car celle ci peut être prise en charge par les CTA de ventilation.

D’autre part, lorsqu’il n’y a pas de fluides chauds disponibles, l’utilisation des aérothermes recycleurs
à gaz doit rester limitée pour des raisons économiques. Cette limitation s’effectue comme suit :
 lorsque le gaz est disponible, lorsque l’activité affectée au local à chauffer permet l’utilisation du
gaz direct, lorsque les aérothermes à gaz sont peu nombreux ou que la puissance cumulée de
ces appareils n’est pas suffisante pour installer et engager une petite chaudière de production de
fluides chauds au gaz, il est souhaitable de privilégier l’utilisation directe du gaz au niveau des
appareils de chauffage,
 dès que le nombre d’aérothermes au gaz est important et que la puissance cumulée de ces
appareils est suffisante pour installer et engager une petite chaudière de production de fluides
chauds au gaz, il est souhaitable de privilégier l’installation cumulée d’une chaudière et
d’aérothermes à fluides chauds.

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


Aérothermes (1) + (3) (2) + (3) (1) + (3) (2) + (3)
recycleurs à ou
gaz (1) + (4)
(2) + (4) (1) + (4) (2) + (4)

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T< -15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 9 / 35


GE65-004R /A

3.1.1.1.3 Aérothermes à fluide chaud (eau chaude, eau chaude surchauffée, vapeur, …)

Les organes principaux d’un aérotherme à fluide chaud sont les suivants :

AIR AIR
FLUIDE
CHAUD REPRIS
CHAUD

FLUIDE
REFROIDI

Ventilateur
Echangeur « Air - Liquide ou Vapeur »
Déflecteur

Les aérothermes recycleurs à fluide chaud sont principalement destinés aux locaux de faible ou
moyenne hauteur, bien isolés et étanches (de 3 à 8 m de haut) y compris les bâtiments de stockage à
présence permanente en poste fixe.

Les aérothermes recycleurs à fluide chaud sont mieux adaptés aux configurations des métiers
peinture et tôlerie que les moyens rayonnants (détaillés au § 3.2). En effet, l’encombrement important
lié au process fait obstacle au rayonnement.

Pour les climats rigoureux, les aérothermes recycleurs à fluides chauds peuvent fonctionner mais
nécessitent une humidification complémentaire pendant les heures d’ouverture de l’atelier. Cette
humidification est réalisée par des Centrale de Traitement d’Air équipées de modules de réchauffage de
l’air et d’humidification.
 en emboutissage, au montage, en logistique sans chariots de manutention au gaz, qui sont des
"métiers" généralement non ventilés, si les moyens de chauffage principaux sont des
aérothermes recycleurs à fluides chauds, l’installation de CTA recycleuses dédiées à
l’humidification est nécessaire.
 en tôlerie, en peinture, en usinage qui sont des "métiers" généralement ventilés, si les moyens
de chauffage principaux sont des aérothermes recycleurs à fluides chauds, l’installation de CTA
recycleuses dédiées à l’humidification n’est pas utile car celle ci peut être prise en charge par les
CTA de ventilation.

© RENAULT 2006 Page : 10 / 35


GE65-004R /A

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


Aérothermes (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
recycleurs à (6) (8)
fluides + +
chauds (2) (2)
(7) + (1)

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T< -15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée
(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

3.1.1.2 Aérothermes introducteurs


Les aérothermes introducteurs sont similaires aux appareils recycleurs précédemment décrits aux
différences près :
 qu’ils sont raccordés à l’extérieur du bâtiment par un manchon pour collecter l’air au dehors,
 que leur batterie ou leur brûleur est dimensionné pour un delta T plus important pour réchauffer
l’air collecté à l’extérieur jusqu’à la température de soufflage.

Les aérothermes introducteurs ne sont pas des moyens de chauffage mais des moyens
d’introduction d’air « neuf » chauffés pour assurer une partie de la fonction ventilation. A ce titre, ils
ne sont donc pas traités en détail dans ce document consacré aux moyens de chauffage.

Les aérothermes introducteurs NE DOIVENT PAS être utilisés pour faire du chauffage.

© RENAULT 2006 Page : 11 / 35


GE65-004R /A

3.1.2 Centrales de traitement d’air

3.1.2.1 Centrales de traitement d’air recycleuses

3.1.2.1.1 Généralités
Les centrales de traitement d’air recycleuses sont constituées d’éléments modulaires qui sont à minima
au nombre de 6 :
 des volets motorisés sur la reprise d’air,
 des filtres,
 un échangeur de chaleur,
 un ventilateur,
 des gaines de distribution d’air chaud,
 des diffuseurs d’air chauds.
Pour Renault, dans l’objectif de pouvoir prendre en compte l’évolution des conditions de travail, il est
possible de prévoir 2 modules vides, entre l’échangeur chaud et le ventilateur, pour être prédisposé à
l’installation d’un échangeur froid et d’un humidificateur pour une éventuelle climatisation. Le ventilateur
doit être dimensionné en conséquence.
Les centrales de traitement d’air sont par ailleurs les seuls équipements de chauffage avec lesquelles il
est possible d’augmenter l’hygrométrie de l’air soufflé.
AIR
REPRIS

Echangeur

Gaines

AIR
CHAUD

© RENAULT 2006 Page : 12 / 35


GE65-004R /A

Les gaines sont de préférence de section ronde du type « spiralé » en acier galvanisé, non
calorifugées à l’intérieur des bâtiments. Pour des cas particuliers (plafond bas, passage de ferme,
passage entre des poutrelles de charpente, etc.), elles peuvent être de section rectangulaire avec
raidisseur (par exemple en pointe de diamant).

Les diffuseurs peuvent être de différents types en fonction du brassage d’air nécessaire :

trous pré-percés dans les gaines

grilles

buses

diffuseurs circulaires

diffuseurs à déplacement d’air

© RENAULT 2006 Page : 13 / 35


GE65-004R /A

Chez Renault :
 Dans les zones humanisées, la diffusion d’air basse inspirée du déplacement d’air doit être
privilégiée pour des raisons de confort et de prédisposition pour la climatisation. Si les
diffuseurs sont installés en hauteur, ils doivent être équipés d’un mode été et d’un mode hiver
agissant sur vitesse de soufflage et inclinaison des registres.

AIR -
REPRIS
+ H

AIR
CHAUD
0 à 3 m du sol

 Dans les zones très peu humanisées, la diffusion par gaine perforée peut être intéressante et
doit être étudiée en alternative à la diffusion par diffuseurs classiques circulaires.

AIR
REPRIS + - H

AIR
CHAUD
Hauteur sous ferme

AIR + - H
REPRIS

Hauteur sous ferme


AIR
CHAUD

 Les grilles doivent rester exceptionnelles dans la mesure où ces diffuseurs ne sont pas très
efficaces.

© RENAULT 2006 Page : 14 / 35


GE65-004R /A

3.1.2.1.2 Centrales de traitement d’air à gaz indirect ou générateur d’air chaud


Les centrales de traitement d’air à gaz indirect restent constituées des 6 modules principaux
précédemment mentionnés + 2 modules vides parfois nécessaires en attente. Seul le module
« échangeur » se spécifie. Il est dans ce cas constitué des éléments suivants :

GAZ BRULES REFROIDIS


REFOULES A L EXTERIEUIR

Cheminée

AIR
REPRIS

Echangeur « Air - Air »

AIR Ventilateur
GAZ BRULES CHAUDS
CHAUD de soufflage
ou de tirage
Rampe de
COMBUSITION brûleurs

GAZ NATUREL

Les centrales de traitement d’air à gaz indirect sont principalement destinées aux locaux de faible ou
moyenne hauteur, bien isolés et étanches (de 3 à 8 m de haut) situés dans une zone climatique très
froide nécessitant une humidification de l’air ou un seuil de filtration.

© RENAULT 2006 Page : 15 / 35


GE65-004R /A

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


CTA (5) + (9)
recycleuse
à gaz (6) (8)
indirect
(9) (9) (7) (1)
+ (9)

(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz
(9) Uniquement en complément d’un chauffage principal pour humidification de l’air pour T < -15°C

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

3.1.2.1.3 Centrales de traitement d’air à fluide chaud


Les centrales de traitement d’air à fluides chauds sont encore constituées des 6 modules principaux
précédemment mentionnés + 2 modules vides parfois nécessaires en attente. Seul le module
« échangeur » se spécifie. Il est dans ce cas constitué d’une batterie ailetée dont les caractéristiques
vont dépendre du fluide utilisé.
Les centrales de traitement d’air à fluides chauds sont principalement destinées aux locaux de faible
ou moyenne hauteur, bien isolés et étanches (de 3 à 8 m de haut) situés dans une zone climatique
très froide nécessitant une humidification de l’air ou un seuil de filtration.

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


CTA (5) + (9)
recycleuse
à fluides (6) (8)
chauds
(9) (9) (7) (1)
+ (9)

(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz
(9) Uniquement en complément d’un chauffage principal pour humidification de l’air pour T < -15°C

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 16 / 35


GE65-004R /A

3.1.2.2 Centrales de traitement d’air introductrices


Généralités
Les centrales de traitement d’air introductrices sont similaires aux appareils recycleurs
précédemment décrits à la différence près qu’ils sont raccordés à l’extérieur du bâtiment pour y
collecter de l’air « neuf » (par différence avec l’air « repris » des centrales recycleuses).
Pour protéger la prise d’air, il est nécessaire de prévoir un pare-pluie et un pare-volatile en amont des
volets.
Les centrales de traitement d’air introductrices ne sont pas des moyens de chauffage mais des
moyens d’introduction d’air chauffé pour assurer une partie de la fonction ventilation. A ce titre, ils ne
sont donc pas traités dans ce document consacré aux moyens de chauffage.
Les centrales de traitement d’air introductrices NE DOIVENT PAS être utilisées pour faire du
chauffage.

3.2 Moyens de chauffage rayonnants


Le chauffage par rayonnement procure le confort nécessaire aux occupants d’un local, tout en limitant les
surfaces chauffées et en laissant les parois, ainsi que l’air ambiant, à une température plus basse que
dans le cas d’un chauffage convectif. C’est l’origine des économies d’exploitation que procure ce mode
de chauffage lorsqu’il y a une alternance de temps d’ouverture et de fermeture importante.
Les moyens de chauffage rayonnant ne permettent pas d’agir sur l’hygrométrie de l’air.

3.2.1 Systèmes rayonnants lumineux


Les systèmes rayonnants lumineux sont des moyens de chauffage avec lesquels un gaz de
combustion est brûlé directement sur un support céramique qui va rayonner à haute température (750 à
900°C) de manière visible (d’où le terme de lumineux).

GAZ BRULES

GAZ NATUREL,
GPL, …

Panoplie
RAYONNEMENT
HAUTE Réflecteur
TEMPERATURE
Support de combustion céramique

Lorsque des panneaux rayonnants lumineux sont utilisés, les produits de combustion sont directement
rejetés dans l’atelier. L’installation de ce type de chauffage nécessite donc une petite installation de
ventilation (introduction et extraction) pour assurer un renouvellement d’air destiné à garantir que la
concentration en CO2 admissible n’est pas dépassée et que les apports d’air pour la combustion sont
assurés. Cette ventilation permet aussi d’évacuer la vapeur d’eau des gaz de combustion qui peut
devenir saturante et condenser sur les parois froides.

© RENAULT 2006 Page : 17 / 35


GE65-004R /A

Ces moyens de chauffage sont principalement destinés aux locaux de grande et très grande hauteur,
peu isolés ou semi couverts (de 8 à 20 m de haut) où il n’y a pas d’obstacles qui peuvent soit être
endommagés par les hautes températures, soit gêner l’illumination des zones à chauffer.
Suivant la puissance unitaire des appareils, il faut prévoir une distance minimale de 1 à 2,5 m entre les
panneaux rayonnants et les obstacles éventuels, isoler les surfaces sensibles à la chaleur et faire
attention aux obstacles supérieurs situés dans le flux des gaz d’échappement.

L’utilisation des panneaux rayonnants lumineux peut être gênante dans les atmosphères où de l’huile
ou des solvants sont présents dans l’air. Ces hydrocarbures peuvent en effet être dégradés à différents
états par les hautes températures et générer une pollution plus gênante, voir plus dangereuse.

Les panneaux rayonnants lumineux ne sont pas indiqués pour les bâtiments de stockage.
Chez Renault, les panneaux rayonnants lumineux sont donc appropriés et préconisés pour :
 les quais de déchargement,
 les gares routières sans présence de produits inflammables.

Ils sont interdits pour des raisons de sécurité :


 dans les locaux de stockage,
 dans les bâtiments avec présence d’huile, de solvants ou autres produits inflammables dans
l’air.

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


Panneaux (1) (2) (1)
rayonnants
lumineux

(10) + (1)

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T< -15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée
(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz
(9) Uniquement en complément d’un chauffage principal pour humidification de l’air pour T < -15°C
(10)Lorsqu’il y a beaucoup d’huile sur les tôles

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 18 / 35


GE65-004R /A

3.2.2 Systèmes rayonnants sombres


Les panneaux rayonnants sombres sont des moyens de chauffage avec lesquels un fluide
caloporteur circule à l’intérieur d’un tube en le faisant rayonner à des températures comprises entre 60 à
600 °C suivant le fluide utilisé (eau chaude de 60 à 90 °C, eau chaude surchauffée 180 °C, vapeur ou
fluide thermique de 250 à 350 °C, gaz de combustion 600 °C).

Les panneaux rayonnants sombres sont en général choisis en fonction du fluide caloporteur et de la
hauteur du bâtiment.

16

14
Grande et
Hauteur du bât. en m

12 très grande
hauteur
10

8
Moyenne
6
hauteur
4

2 Faible
hauteur
0
Convectif TBT BT MT MT HT
< 60°C < 90°C < 180°C < 350°C 600 à
900°C
Moyens de chauffage

© RENAULT 2006 Page : 19 / 35


GE65-004R /A

3.2.2.1 Systèmes rayonnants sombres au gaz


Ces moyens de chauffage sont principalement destinés aux locaux de grande hauteur (de 8 à 10 m de
haut) où il n’y a pas d’obstacles qui pourraient soit être endommagés par les hautes températures, soit
gêner l’illumination des zones à chauffer. Il faut prévoir une distance minimale de 1,5 m entre les
panneaux rayonnants et les obstacles éventuels, et isoler les surfaces sensibles à la chaleur.

GAZ BRULES REFROIDIS


REFOULES À L’EXTERIEUR

Cheminée
GAZ NATUREL,
Brûleur GAZ BRULES REFROIDIS
GPL, .
Ventilateur de tirage ou de soufflage

Tube rayonnant linéaire ou en épingle

Réflecteur

RAYONNEMENT
HAUTE
TEMPERATURE

Lorsque des panneaux rayonnants sombres au gaz sont utilisés, il est nécessaire de disposer d’une
petite installation de ventilation pour assurer un renouvellement d’air destiné à garantir les apports d’air
pour la combustion (souvent réduites à de simples grilles d’entrée d’air).
L’utilisation des panneaux rayonnants sombres au gaz peut être gênante dans les atmosphères où de
l’huile ou des solvants sont présents dans l’air. Ces hydrocarbures peuvent en effet être dégradés à
différents états par les hautes températures et générer une pollution plus gênante, voir plus dangereuse.
La mise en place d’une cheminée est vivement recommandée pour éviter la pollution des locaux par les
gaz de combustion.
Les panneaux rayonnants sombres au gaz ne sont pas non plus indiqués pour les bâtiments de
stockage.

© RENAULT 2006 Page : 20 / 35


GE65-004R /A

Chez Renault, les panneaux rayonnants sombres au gaz sont appropriés :


 aux halls de presses si :
 les appareils peuvent être installés sous les ponts roulants,
 les capotages insonorisants des lignes de presses ne font pas obstacle à l’illumination des
zones humanisées.
Ils sont interdits :
 dans les locaux de stockage,
 dans les bâtiments avec présence de solvants ou autres produits inflammables dans l’air.

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


Panneaux (1) (2) (1)
rayonnants
sombres au
gaz
(10) + (1)

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T< -15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée
(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz
(9) Uniquement en complément d’un chauffage principal pour humidification de l’air pour T < -15°C
(10)Lorsqu’il y a beaucoup d’huile sur les tôles

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 21 / 35


GE65-004R /A

3.2.2.2 Systèmes rayonnants sombres à fluides chauds


Les systèmes rayonnants sombres à fluides chauds regroupent :
 les panneaux rayonnants à Très Basse Température (<60°C) en général alimentés en eau
chaude (non utilisés chez Renault),
 les panneaux rayonnants à Basse Température (<90°C) en général alimentés en eau chaude,
 les panneaux rayonnants à Moyenne Température qui peuvent être alimentés par :
 de l’eau chaude surchauffée (<180°C),
 un fluide thermique ou de la vapeur (<350°C).
Ces moyens de chauffage sont principalement destinés :
 aux locaux de moyenne et grande hauteur (de 3 à 10 m de haut suivant la température du
fluide caloporteur et même plus suivant la densité des systèmes rayonnants) où il n’y a pas
d’obstacles qui peuvent soit être endommagés par les hautes températures, soit gêner
l’illumination.
 aux locaux de stockage avec présence humaine intermittente.

Isolant

Réflecteur FLUIDE
REFROIDI
Tube rayonnant

RAYONNEMENT
FLUIDE BASSE OU
CHAUD MOYENNE
TEMPERATURE

© RENAULT 2006 Page : 22 / 35


GE65-004R /A

En résumé :

Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai


Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
MT (vapeur + +
ou fluide à (2) (2)
env. 350°C) (7) + (1)
Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
MT (ECS à + +
env. 180°C) (2) (2)
(7) + (1)
Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
BT (EC à + +
env. 90°C) (2) (2)
(7) + (1)
Panneaux
rayonnants
TBT (EC à
env. 60°C)

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T< -15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée
(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 23 / 35


GE65-004R /A

3.3 Synthèse des moyens de chauffage

Températures extérieures minimales > - 15°C


Emboutissage Tôlerie Peinture Montage Usinage Stockage Gare, Quai
Aérothermes (1) + (3) (2) + (3) (1) + (3) (2) + (3)
recycleurs à où
gaz (1) + (4)
(2) + (4) (1) + (4) (2) + (4)
Aérothermes (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
recycleurs à (6) (8)
fluides + +
chauds (2) (2)
(7) + (1)
CTA (5) + (9)
recycleuse à
gaz indirect (6) (8)
(9) (9) (7)(1)
+ (9)
CTA (5) + (9)
recycleuse à
fluides (6) (8)
chauds
(9) (9) (7) (1)
+ (9)
Panneaux (1) (2) (1)
rayonnants
lumineux

(10) + (1)
Panneaux (1) (2) (1)
rayonnants
sombres à
gaz
(10) + (1)
Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
MT (vapeur + +
ou fluide à (2) (2)
env. 350°C) (7) + (1)
Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
MT (ECS à + +
env. 180°C) (2) (2)
(7) + (1)
Panneaux (1) (2) (2) (1) (2) (5) + (1)
rayonnants (6) (8)
BT (EC à + +
env. 90°C) (2) (2)
(7) + (1)
Panneaux
rayonnants
TBT (EC à
env. 60°C)

© RENAULT 2006 Page : 24 / 35


GE65-004R /A

(1) Complément à faire par CTA pour humidifier l’air pour T < - 15°C
(2) Humidification faite par les CTA de ventilation pour T < -15°C
(3) Faible nombre ou faible puissance cumulée
(4) Grand nombre et forte puissance cumulée
(5) Présence humaine permanente en poste fixe sans cars à fourches au gaz
(6) Présence humaine permanente en poste fixe avec cars à fourches au gaz
(7) Présence humaine intermittente ou mobile sans cars à fourches au gaz
(8) Présence humaine intermittente ou mobile avec cars à fourches au gaz
(9) Uniquement en complément d’un chauffage principal pour humidification de l’air pour T < -15°C
(10)Lorsqu’il y beaucoup d’huile sur les tôles

Vivement conseillé
Possible
Possible mais non conseillé
Non Approprié
Interdit

© RENAULT 2006 Page : 25 / 35


GE65-004R /A

4 Standard pour la conception d’une installation de chauffage

4.1 Paramètres à prendre en compte pour le choix de la technologie de chauffage


Le choix de la technologie de chauffage doit intégrer les paramètres suivants :
 le type d’énergie calorifique disponible : gaz, vapeur, ECS, EC, GPL,
 le coût unitaire des énergies précédentes à leur point d’utilisation en intégrant les rendements de
production et de distribution,
 les conditions d’achats locales du matériel (et de son installation) lorsque plusieurs solutions
technologiques sont possibles,
 la climatologie de la région et notamment la température minimale constatée,
 le type d’activité affectée au local à chauffer,
 le type de moyens de manutention utilisé en logistique.

4.2 Standard de dimensionnement et de conception pour le chauffage

4.2.1 Chauffage convectif par aérothermes


Comme cela a été exposé précédemment, le besoin en chauffage d’un bâtiment est la quantité
d’énergie qu’il faut apporter à ce bâtiment pour compenser les déperditions thermiques de l’édifice et
maintenir la température d’ambiance souhaitée à l’intérieur de ce dernier. Toutefois, pour
dimensionner un chauffage convectif par aérothermes, il faut aussi intégrer d’autres contraintes comme
l’implantation ou le brassage.

4.2.1.1 Critères de dimensionnement

4.2.1.1.1 Critère de dimensionnement n°1 : Puissance


Le premier critère de dimensionnement du chauffage convectif par aérothermes est lié au bilan thermique
du bâtiment.
Pour calculer le nombre d’appareils nécessaire à la fourniture de la puissance nécessaire, il faut suivre
les indications suivantes :
 réaliser le bilan thermique du bâtiment,
 rajouter 20% à la déperdition calculée pour permettre aux moyens de chauffage de monter le
bâtiment en température rapidement,
 rajouter une puissance équivalente au réchauffage des infiltrations d’air en prenant en
compte un manque d’étanchéité de l’ordre de 0,5 vol/h pour les bâtiments de petites
dimensions et de 0,3 vol/h pour les bâtiments plus importants,
 sélectionner les appareils,
 diviser la puissance totale par la puissance unitaire pour trouver le nombre d’aérothermes
nécessaires.

4.2.1.1.2 Critère de dimensionnement n°2 : Implantation


Un second critère de dimensionnement du chauffage convectif par aérothermes est lié à l’implantation
souhaitable des appareils.
Ce critère va faire appel à de nouveaux paramètres :
 la portée des appareils sélectionnés : portée,
 la longueur de travée dans le sens de la longueur du bâtiment : travée L,
 la longueur de travée dans le sens de la largeur du bâtiment : travée l,

© RENAULT 2006 Page : 26 / 35


GE65-004R /A

Pour la périphérie des bâtiments : deux considérations sont à prendre en compte :


 pour des températures extérieures minimales inférieures à 0°C, pour éviter le rayonnement
froid des parois latérales d’un bâtiment, il faut que le nombre d’appareils installés permette à
minima de couvrir les surfaces froides latérales en créant une ceinture aéraulique chaude
le long des parois. La portée des appareils sélectionnés est donc à mettre en relation avec la
largeur des travées pour déterminer le nombre d’appareils nécessaire,
 il faut aussi que les aérothermes installés sur chaque côté du bâtiment permettent de
compenser :
 les déperditions statiques du côté considéré augmentées de 20%,
 le 1/3 des déperditions dynamiques liées aux infiltrations réparties au prorata des
surfaces latérales.

l
D = n travée L
Avec n travée L < Portée < n + 1 travée L

D = n travée l
Avec n travée l < Portée < n + 1 travée l

Puissance d’un côté = déperditions du côté + 20% + 1/3 infiltrations réparties au prorata des
surfaces latérales

© RENAULT 2006 Page : 27 / 35


GE65-004R /A

Pour la toiture des bâtiments, une seule considération est à prendre en compte : Il faut que les
aérothermes installés en toiture du bâtiment permettent de compenser :
 les déperditions statiques de la toiture augmentées de 20%,
 les 2/3 des déperditions dynamiques liées aux infiltrations.
Les aérothermes sont répartis de façon homogène pour se rapprocher au mieux de la configuration
suivante sans que toutes les possibilités d’implantation soient forcément remplies.
L

l
D = n travée L
Avec n travée L < Portée < n+1 travée L

D = n travée l
Avec n travée l < Portée < n+1 travée l

Puissance toiture = déperditions toiture + 20% + 2/3 infiltrations

4.2.1.1.3 Critère de dimensionnement n°3 : Brassage


Un troisième critère de dimensionnement du chauffage convectif par aérothermes est lié au brassage.
Ce critère va faire principalement appel au débit des appareils sélectionnés.
Pour assurer une bonne homogénéisation de la température et déstratifier, il faut que le taux de
brassage de l’air dans le bâtiment soit au minimum de 3 vol/h.
Si le débit cumulé des aérothermes prévus par le plus sévère des deux critères précédents ne permet
pas d’atteindre la cible de brassage, il faut prévoir un complément de brassage avec des
déstratificateurs.
Dans les bâtiments ventilés, les déstratificateurs peuvent être mis à l’arrêt pendant les périodes de
fonctionnement de la ventilation.

Déstratificateurs Aérothermes
recycleurs

© RENAULT 2006 Page : 28 / 35


GE65-004R /A

4.2.1.2 Critères de conception

4.2.1.2.1 Critère de conception n°1 : Zones de chauffage


Les aérothermes sont regroupés par zone en fonction de l’activité et des horaires d’occupation. Ils sont
pilotés à l’aide d’une sonde de température propre à chaque zone.

A l’intérieur d’une zone, des sous groupes de 5 à 10 d’appareils sont créés et reliés à la même armoire
d’alimentation électrique.

Sonde de zone 2

Sonde de zone 1

4.2.1.2.2 Critère de conception n°2 : Réseaux


Tous les aérothermes sont raccordés à leur réseau à l’aide de vannes d’isolement. Les aérothermes
à fluides chauds sont équipés d’une vanne d’équilibrage. Les aérothermes à vapeur sont pourvus de
purgeurs.

Fumées

Circulation Circulation
du fluide de la vapeur
chaud
Gaz Naturel

© RENAULT 2006 Page : 29 / 35


L

GE65-004R /A

Pour les fluides chauds, la distribution par boucle de « Tickelmann » bien que plus intéressante
économiquement n’est pas conseillée à cause de la difficulté de gérer et de faire évoluer un tel réseau.
La distribution classique reste le standard.

Distribution de Tickelmann Distribution classique

4.2.2 Chauffage convectif par CTA


Comme précédemment, pour dimensionner un chauffage convectif par CTA, il faut intégrer d’autres
contraintes que le simple calcul des déperditions du bâtiment comme la température maximale de
soufflage, le brassage.

4.2.2.1 Critères de dimensionnement


4.2.2.1.1 Critère de dimensionnement n°1 : Puissance
Le premier critère de dimensionnement du chauffage convectif par CTA reste lié au bilan thermique du
bâtiment.
Pour dimensionner la puissance du chauffage, il faut respecter les étapes suivantes :
 réaliser le bilan thermique du bâtiment,
 rajouter 20% à la déperdition calculée pour permettre aux moyens de chauffage de monter le
bâtiment en température rapidement,
 rajouter une puissance équivalente au réchauffage des infiltrations d’air en prenant en
compte un manque d’étanchéité de l’ordre de 0,5 vol/h pour les bâtiments de petite
dimension et de 0,3 vol/h pour les bâtiments plus importants.

4.2.2.1.2 Critère de dimensionnement n°2 : Température maximale de soufflage


Un second critère de dimensionnement du chauffage convectif par CTA est lié à la température
maximale de soufflage qu’il faut limiter à 30 °C pour ne pas induire une stratification trop importante.

4.2.2.1.3 Critère de dimensionnement n°3 : Brassage


Un troisième critère de dimensionnement du chauffage convectif par CTA est lié au brassage de l’air.
Pour assurer une bonne homogénéisation de la température et déstratifier, il faut que le taux de
brassage de l’air dans le bâtiment soit au minimum de 3 vol/h.
Si le débit cumulé des CTA prévues avec les deux critères précédents ne permet pas d’atteindre la cible
de brassage, il faut augmenter le débit d’air soufflé soit en augmentant le nombre de machines, soit en
accroissant leur débit unitaire.

© RENAULT 2006 Page : 30 / 35


GE65-004R /A

4.2.2.2 Critères de conception

4.2.2.2.1 Critère de conception n°1 : Implantation


Les CTA sont de préférence implantées du même côté du bâtiment pour simplifier et limiter la distribution
des fluides.
Les bouches de soufflage sont réparties régulièrement de façon homogène y compris le long des
parois latérales pour créer un rideau d’air chaud et éviter les effets de rayonnement froid.

H H H

4.2.2.2.2 Critère de conception n°2 : Zones de chauffage


Les CTA sont regroupées par zone en fonction de l’activité et des horaires d’occupation. Elles sont
pilotées à l’aide d’une sonde de température propre chaque zone. Etant donnée la plus grosse taille des
CTA par rapport aux aérothermes, on peut noter sur l’illustration ci-dessous la plus grande difficulté à
réaliser le zoning.
L

H H H

Sonde de Sonde de
zone 1 zone 2

© RENAULT 2006 Page : 31 / 35


GE65-004R /A

4.2.2.2.3 Critère de conception n°3 : Réseaux


Toutes les CTA sont raccordées à leur réseau à l’aide de vannes d’isolement. Les CTA à fluides
chauds sont équipées d’une vanne d’équilibrage. Les CTA à vapeur sont pourvues de purgeurs.

Circulation
Circulation
du fluide
+ - H de la vapeur + - H
chaud

Fumées

+ - H
Gaz Naturel

Pour les fluides chauds, la distribution par boucle de « Tickelmann » bien que plus intéressante
économiquement n’est pas conseillée à cause de la difficulté de gérer et de faire évoluer un tel réseau.

La distribution classique reste donc le standard.

Distribution de Tickelmann Distribution classique

© RENAULT 2006 Page : 32 / 35


GE65-004R /A

4.2.3 Chauffage rayonnant


Pour un dimensionner un chauffage rayonnant, il faut surtout intégrer d’autres contraintes que le simple
calcul des déperditions du bâtiment et en particulier l’éclairement.

4.2.3.1 Critères de dimensionnement

4.2.3.1.1 Critère de dimensionnement n°1 : Puissance


Le critère de dimensionnement traditionnel du chauffage rayonnant reste lié au bilan thermique du
bâtiment mais dans ce cas du chauffage rayonnant, il perd de son importance et devient seulement
indicatif pour sélectionner la gamme de puissance des appareils.
Pour dimensionner la puissance du chauffage :
 réaliser le bilan thermique du bâtiment,
 rajouter 20% à la déperdition calculée pour permettre aux moyens de chauffage de monter le
bâtiment en température rapidement,
 rajouter une puissance équivalente au réchauffage des infiltrations d’air en prenant en
compte un manque d’étanchéité de l’ordre de 0,5 vol/h pour les bâtiments de petite
dimension et de 0,3 vol/h pour les bâtiments plus importants.
La puissance surfacique calculée à partir des éléments précédents reste indicative et doit être
comparée au ratio traditionnel de dimensionnement du chauffage rayonnant de 150 à 200 W/m²
chauffé.

4.2.3.1.2 Critère de dimensionnement n°2 : Eclairement


Avec un chauffage rayonnant, seules les surfaces éclairées, c'est-à-dire situées dans l’angle du
rayonnement, sont chauffées. Le critère principal de dimensionnement du chauffage rayonnant est donc
l’éclairement.
Dans le cas d’un chauffage général du local, les zones éclairées doivent se recouper à environ 1,8 à
2 m de hauteur pour obtenir un éclairement homogène au niveau du sol. En fonction des
caractéristiques du matériel sélectionné, c’est donc ce critère qui va prioritairement déterminer le nombre
d’appareils à installer.

1,8 à 2 m du sol

1,8 à 2 m du sol

© RENAULT 2006 Page : 33 / 35


GE65-004R /A

4.2.3.2 Critères de conception

4.2.3.2.1 Critère de conception n°1 : Zones de chauffage


Les moyens rayonnants sont regroupés par zone en fonction de l’activité et des horaires d’occupation.
Ils sont pilotés à l’aide d’une sonde de température propre à chaque zone. A l’intérieur d’une zone, des
sous groupes de 5 à 10 d’appareils sont créés et reliés à la même armoire d’alimentation électrique.

Température
extérieure Température
d’ambiance

Sonde 1
Sonde 2
1,8 à 2 m du sol

Zone de chauffage 1
Zone de chauffage 2

4.2.3.2.2 Critère de conception n°2 : Réseaux


Tous les moyens rayonnants sont raccordés à leur réseau à l’aide de vannes d’isolement. Les
moyens rayonnants à fluides chauds sont équipés d’une vanne d’équilibrage. Les moyens
rayonnants à vapeur sont pourvus de purgeurs.

Fumées

Circulation Circulation
du fluide de la vapeur
chaud
Gaz Naturel

© RENAULT 2006 Page : 34 / 35


GE65-004R /A

Pour les fluides chauds, la distribution par réseau de « Tickelmann » bien que plus intéressante
économiquement est pas conseillée à cause de la difficulté de gérer et de faire évoluer un tel réseau.
La distribution classique reste donc le standard.

Distribution de Tickelmann Distribution classique

© RENAULT 2006 Page : 35 / 35

Vous aimerez peut-être aussi