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Air comprimé dans l’industrie

par Bernard GOURMELEN


Ingénieur des Arts et Métiers
Directeur technique de SUDAC Air Service
et Jean-François LEONE
Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées
Docteur-Ingénieur
Maître de conférences à l’Institut national des sciences appliquées

Cet article est une réactualisation du texte rédigé par François POYET. Une partie du
texte a été conservée.

1. Compression et détente de l’air BM 4 130 - 2


..........................................................

1.1 Composition de l’air .................................................................................... — 2


1.2 Rappel sur la compression et la détente des gaz...................................... — 3
1.3 Prise en compte de l’humidité de l’air ....................................................... — 4
2. Qualité de l’air comprimé industriel................................................... — 4
2.1 Température. Pression ................................................................................ — 4
2.2 Pureté............................................................................................................ — 5
3. Caractéristiques des matériels utilisant l’air comprimé .............. — 6
3.1 Détente avec travail fourni .......................................................................... — 6
3.2 Détente sans travail extérieur. Appareils à jet d’air .................................. — 9
3.3 Automatisme................................................................................................ — 11
4. Production de l’air comprimé............................................................... — 13
4.1 Compresseurs .............................................................................................. — 13
4.2 Réfrigérants : refroidisseur final ................................................................. — 14
4.3 Déshuileurs .................................................................................................. — 14
4.4 Sécheurs d’air comprimé ............................................................................ — 14
4.5 Accessoires .................................................................................................. — 17
5. Transport de l’air comprimé ................................................................ — 17
5.1 Réseaux ........................................................................................................ — 17
5.2 Accessoires de la distribution..................................................................... — 19
5.3 Coût d’installation et d’entretien ................................................................ — 20
5.4 Cas particulier : bouteilles d’air .................................................................. — 20
6. Étude de cas .............................................................................................. — 20
6.1 Nombre de réseaux ..................................................................................... — 21
6.2 Qualité de l’air .............................................................................................. — 21
6.3 Choix des moyens de compression ........................................................... — 21
6.4 Réalisations .................................................................................................. — 21
7. Étude économique ................................................................................... — 22
7.1 Coût de l’investissement ............................................................................. — 22
7.2 Prix de revient du mètre cube d’air comprimé ......................................... — 22
7.3 Service intégral de l’air comprimé ............................................................. — 22
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. BM 4 130

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AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE

L ’air comprimé est de plus en plus utilisé par l’industrie ou les services grâce
à sa souplesse de mise en œuvre ; les impératifs économiques incitent les
utilisateurs à mieux anticiper les coûts de production afin de maîtriser les
dépenses en énergie et en maintenance.
L’apparition sur le marché de nouveaux matériels, de compression et de trai-
tement, les contraintes imposées par les normes de qualité et le respect de
l’environnement amènent les décideurs à considérer l’air comprimé comme
une énergie à part entière et à en confier sa production à des spécialistes
capables de gérer l’ensemble de ces paramètres.
Au fur et à mesure que les utilisations de l’air comprimé se développent, les
industriels installent dans leurs usines ou sur leurs chantiers des centrales
d’air comprimé et des réseaux de distribution.

Nota : Dans cet article, il ne sera pas traité :


— de l’air comprimé à très basse pression (p < 2 mbar) : ventilation, conditionnement
d’air ;
— du transport pneumatique (cf. articles Manutention de documents [A 9 336] et Manuten-
tion pneumatique de produits en vrac [A 9 304] [A 9 303] [A 9 302] [A 9 301] [A 9 300] ;
— des coussins d’air [B 1 190] ;
— de l’air à des pressions absolues inférieures à 1 bar : technique du vide (cf. articles
Pompes à vide et Principales applications industrielles [BM 4 120] dans ce traité ;
— du soufflage de l’air comburant en métallurgie (hauts-fourneaux, convertisseurs, etc.),
dans l’industrie chimique (réacteurs, etc.), dans les réacteurs nucléaires, dans les moteurs
ther- miques (suralimentation) ;
— des souffleries aérodynamiques.

1. CompressionNotations et Symboles
etSymbole
détente
Unité
de l’air Définition
C m ·N Couple
cp J/(kg · K) Capacité thermique massique à
1.1 Composition de l’air
pression constante
Capacité thermique massique à volume Elle varie selon les lieux. L’air pur et sec peut -être considéré
cv J/(kg · K)
constant comme un gaz parfait car ses composants sont, aux pressions
Force généralement utilisées, loin du point critique ( 150 K et 50 bar).
F N C’est le cas idéal.
m kg Masse
Vitesse de rotation Les constantes physiques de l’air sec type, définies par l’Organi-
N tr · min sation civile internationale (OACI) sont les suivantes :
P kW Puissance absorbée sur l’arbre du
compresseur — masse molaire : M = 28,9644 kg/kmol ;
p bar Pression absolue (1 bar = 105 Pa) — pression atmosphérique au niveau de la mer : 101 325 Pa ;
Pression atmosphérique (= 1,013 bar) — température au niveau de la mer : 15 oC ;
p0 bar
— masse volumique au niveau de la mer : 1,225 kg/m3 ;
Rapport de compression
p/p0 — constante universelle des gaz parfaits : R = 8 314,32 J/K · kmol.
Q m3/min Débit-volume
Débit-volume d’un compresseur mesuré Sa composition molaire est la suivante.
Q0 m3/min
aux conditions d’aspiration
J/kg Entropie Concentration
S Masse molaire
K Température thermodynamique molaire
T Composants
3 Volume % en volume kg/ kmol
v m
Volume mesuré à la pression
v0 m3 atmosphérique Azote ........................ 0,7809 28,0134
Travail Oxygène................... 0,2095 31,9988
W J
Travail massique Argon ....................... 0,0093 39,948
w J/kg
Température Celsius Autres gaz................ 0,003
 o
C

■ L’air habituellement utilisé contient, suivant les conditions


météorologiques, de la vapeur d’eau (§ 1.3), dont la teneur est en
général indiquée par le degré hygrométrique ou le point de rosée,
et, suivant les lieux, des poussières ou autres gaz (fumées indus-
trielles), dont il faudra tenir compte dans la pratique (§ 2.2).

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AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE

Compte tenu de l’hypothèse des gaz parfaits, on peut encore


On rappelle les définitions suivantes. écrire :
La température de rosée est la température à laquelle il faut Tv ( – 1) = Cte
refroidir une surface polie, placée dans l’air humide à T
humidité constante, de façon à ce qu’apparaisse sur cette
spécifique ou ----------------------- = Cte
 –1
surface l’eau à l’état condensé. p
Le degré de saturation est le rapport de l’humidité spécifique ce qui permet de calculer la température en fin de compression
de l’air r s à l’humidité de l’air saturé à la même température (figure 1, courbe 2) :
s
r s, .
p –1 v  –1
Le degré hygrométrique est le rapport entre la pression pv de T 2= T 1 ------2 = T -----1 (4)
vapeur d’eau dans l’air et la pression de saturation ps de cette p 1 1  v 2
vapeur d’eau à la température  . ■ Compression polytropique
Si la température de saturation est inférieure à 90 oC, le
degré hygrométrique est peu différent du degré de saturation. Si la compression réversible est refroidie, l’évolution entre l’état
initial et l’état final est représentée par la relation suivante :
L’humidité absolue est le rapport entre la masse de vapeur
d’eau et le volume occupé par l’air humide considéré, dans des pv k
= Cte (5)
conditions de pression et de température données.
avec 1 < k <  en fonction du degré de refroidissement.
De la même manière que pour une compression isentropique
(figure 1, courbe 3), il est possible de déterminer la température
1.2 Rappel sur la compression de fin de compression par l’expression (4) en remplaçant  par k.
et la détente des gaz
Les fluides sont considérés ici comme des gaz parfaits au sens 1.2.2 Travail de compression et
de la thermodynamique, c’est-à-dire régis par l’équation d’état sui- rendement
vante :
pv = mrT (1)
■ Pour les transformations considérées comme réversibles, le
avec p pression absolue du gaz, travail massique de transvasement, qui correspond au travail
v volume occupé par la masse m de gaz, fourni au fluide par les parties mobiles du compresseur, est donné
par les relations qui suivent.
T température absolue,
On a :
— pour une compression isothermique :
r R
constante du gaz, r = -----
- (r = 287 J · kg–1K–1 pour l’air)
M p2
w tt = rT 1 ln  -----
p 1
- (6)
1.2.1 Transformations associées
à une compression — pour une compression isentropique :
p  –1 
■ Compression isothermique   2
–1 p  (7)
w ts
On a : = ------------ rT 1 ------ –
pv = Cte (2)
1
1

— pour une compression polytropique :


Cette évolution (figure 1, courbe 1) nécessite un
refroidissement k p k –1 k
 2
continu permettant d’évacuer la totalité de la chaleur générée par w tp = ------------ rT 1 ------ – (8)
1  
la compression. k–1 p1

■ Le travail réel, du fait des irréversibilités des transformations,


est toujours supérieur au travail calculé à partir des expressions
précédentes. Ce travail réel est alors égal au rapport du travail pour
une évolution considérée comme réversible par le rendement cor-
respondant, isothermique  t , isentropique  s , polytropique  p :

w tt
w ts w tp
= -------- = --------- = ---------
wt
t s p

De même, on définit un rendement mécanique  m pour tenir


compte des différentes pertes par frottement dans le compresseur,
le travail sur l’arbre du compresseur wa , pour l’unité de masse de
fluide comprimé, est donné par l’expression suivante :
Figure 1 – Diagramme volume-pression : cycle théorique
w
■ Compression adiabatique

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AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE

Si la transformation est réversible, cette compression, isen- w =t -------


tropique, obéit à la loi suivante : a -
m
pv  = Cte (3)
 est le coefficient isentropique du gaz considéré ; pour des gaz dia-
tomiques et en particulier pour l’air, on a   1,4.

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1.3 Prise en compte de l’humidité de l’air ■ Détermination des caractéristiques de l’air


à la sortie du compresseur
■ Évolution de l’air humide dans une installation ● D’après les relations (4) et (5) on a :
de production d’air comprimé
p k –1k
 2=
T2 T 1 ------1
p 
En pratique, l’air contient une certaine quantité de vapeur d’eau.
Cette humidité modifie les caractéristiques de l’air, en particulier soit T2 = 414 K ou q2 = 141 oC.
son enthalpie, mais surtout il peut se produire une condensation
● L’humidité spécifique à saturation, dans les conditions de refou-
de cette vapeur, lors du refroidissement de l’air en sortie du
compresseur ou au cours de sa détente. L’apparition de cette eau lement, est alors :
peut être gênante lors de l’utilisation de l’air comprimé, elle s 3,669
provoque des corrosions et peut perturber l’écoulement dans les r s 2 = 0,622 -----------------------
8 – 3,669- = 0,527 kg d  eau / kg d  air sec
canalisations.
Le lecteur pourra utilement se reporter, dans le traité Génie pour  2 = 141 o C, la pression de vapeur saturante étant de
éner- gétique, à l’article Air humide [B 2 230]. ps ,  = 3,669 bar.
Il ne peut y avoir de condensation, puisque l’humidité spécifique
à saturation dans les conditions de refoulement est supérieure à
1.3.1 Rappel. Propriétés et grandeurs celle calculée à l’entrée du compresseur :
de l’air humide
La pression totale de l’air humide est égale à la somme des pres- s s
sions partielles de l’air sec (p a) et de la vapeur d’eau pour la tem- rs 2  r 1
pérature considérée (p v) :
p = p a + pv ■ Calcul des caractéristiques de l’air à la sortie du refroidisseur
● L’humidité spécifique à saturation, pour de l’air sous une pres-
■ L’humidité spécifique est le rapport de la masse de vapeur d’eau sion de 8 bar et une température de 40 oC où ps,  = 0,073 75 bar, est
contenue dans un volume d’air humide à la masse d’air sec :
contenue dans ce même volume : 0,07375 = 0,005787 kg d  eau / kg d  air sec
r ss 3 = 0,622 ------------------------------
8 – 0,07375
s mv pv
= -------- = d ----------------
r (9) Il y a donc condensation, puisque :
ma p – pv
s s
où d est la densité de la vapeur d’eau par rapport à l’air (d = 0,622). r s 3 r1
■ L’humidité relative est égale au rapport entre la pression La quantité d’eau condensée est égale à :
partielle de la vapeur d’eau dans l’air et la pression de saturation
(ps ,  ) de
s s
cette vapeur d’eau à la température de l’air : r 1 – r s 3 = 0,01034 – 0,005787 = 0,004553 kg d  eau / kg d  air sec
pv La condensation se poursuit dans le réservoir et la quantité
 = ---------- (10)
ps ,  d’eau recueillie dans ce dernier, est calculée de la même manière :
s
■ La relation entre l’humidité spécifique et l’humidité relative est : r s3 – r ss 4 = 0,005787 – 0,00247 = 0,00331 kg d  eau / kg d  air sec .

s  ps , 
r 0,622 car, en effet :
(11)
= --------------------------
p –  ps , 
s 0,03167
r s 4 = 0,622 ------------------------------ = 0,00247 kg d  eau / kg d  air sec
8 – 0,03167
1.3.2 Calcul des variations de l’humidité de l’air
et de la quantité d’eau condensée
au cours de la production d’air comprimé ● L’humidité spécifique à l’entrée du compresseur, d’après la
relation (11), est :
Prenons le cas d’un compresseur aspirant de l’air dans le milieu
ambiant ( a = 20 oC, p = 1 bar,  = 70 %) et le refoulant à une s 0,7  0,02337
r = 0,622 - = 0,01034 kg d  eau / kg d  air
pres- sion absolue de 8 bar. Ce compresseur est refroidi, son ------------------------------------------------- sec
coefficient 1 1 –  0,7  0,02337 
polytropique k est de 1,2. À la sortie du compresseur, l’air passe
dans un refroidisseur qui permet d’obtenir une température d’air de
40 oC. Puis, il pénètre dans un réservoir dont la température d’équi-
libre est de 25 oC.
■ Détermination des caractéristiques de l’air
à l’entrée du compresseur
o
● Pour une température de 20 C, la pression de vapeur saturante
(voir table de l’eau, pression de saturation pour la température de
20 oC ou formulation dans l’article Air humide de ce traité [B 2 230])
est : p s ,  = 0,02337 bar.

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2. Qualité de l’air
comprimé industriel

2.1 Température. Pression


La pression et la température de l’air comprimé caractérisent
l’énergie disponible et emmagasinée par ce fluide.

2.1.1 Température
Si l’air comprimé est utilisé pour une application motrice, il ne
doit pas être refroidi. Au contraire, il est possible de lui apporter
de l’énergie par réchauffage soit à l’admission (figure 2a ), soit, et
cela est préférable, au cours de la détente (figure 2b ). Cet
apport de chaleur accroît en effet l’énergie interne du fluide et
donc la part de travail qu’il peut fournir (zones hachurées sur la
figure 2).

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Tableau 1 – Granulométrie maximale


et concentration en polluants solides
(d’après norme ISO 8573-1)
Granulométrie Concentration
Classe maximale (1) massique (2)
m mg/m3
1 0,1 0,1
2 1 1
3 5 5
4 15 8
5 40 10
Figure 2 – Incidence du réchauffage de l’air sur le diagramme (p , v ) (1) La granulométrie est fondée sur un rapport de filtration égal à 20.
d’un moteur à air comprimé L’exactitude minimale de la méthode de mesurage utilisée est de 20 %
de la valeur limite de la classe.
On peut citer, par exemple, les marteaux-pilons de forge, où l’air, (2) À une pression absolue de 1 bar, une température de + 20 oC et une
non seulement n’est pas refroidi à la sortie du compresseur, mais pression de vapeur relative de 0,6 ; il convient de noter qu’aux
réchauffé par récupération de la chaleur perdue provenant des pressions supérieures à la pression atmosphérique la concentration
fours. Dans ce cas, les tuyauteries doivent être calorifugées et on en polluants est supérieure. Il convient de préciser la méthode de
se limite à une température maximale de 150 oC, pour éviter tout mesurage.
risque d’auto-inflammation du lubrifiant (traces d’huile provenant
du graissage des compresseurs).
Dans la majorité des cas, l’air comprimé doit être utilisé à tempé-
rature ambiante. La compression de l’air se faisant avec élévation de
température, il faut refroidir le compresseur et l’air à la sortie.
Tableau 2 – Point de rosée maximal sous pression (en oC)
(d’après norme ISO 8573-1)
2.1.2 Pression
Classe d’eau Point de rosée maximal
Nous ne parlerons pas des très hautes pressions (150 à 200 bar)
qui ne sont utilisées que dans des cas très particuliers 1 – 70
(remplissage de bouteilles industrielles et de plongée sous-marine, 2 – 40
§ 5.4). 3 – 20
On distingue plusieurs gammes de pression : 4 + 3
— autour de 40 bar, pour le formage des plastiques utilisés en 5 + 7
emballage alimentaire ; 6 + 10
— de 8 à 13 bar, pour l’industrie et les travaux publics ; 7 non spécifié
— de 2 à 3 bar, pour les soufflettes, les pistolets à peinture et,
surtout, les transports pneumatiques de ciments, cendres, farines...

Tableau 3 – Concentration maximale en huile


2.2 Pureté
(en mg/m3) (1) (d’après norme ISO 8573-1)

2.2.1 Air comprimé respiratoire et à usage médical Classe d’huile Concentration maximale
1 0,01
La norme NF S 90-140 définit les valeurs maximales des niveaux 2 0,1
des polluants dans l’air à la sortie de la centrale (eau, huile, pous-
sières, CO, CO2). 3 1
4 5
5 25
2.2.2 Air comprimé pour usage général (1) À une pression absolue de 1 bar, une température de + 20 oC et une
pression de vapeur relative de 0,6. Il convient de noter qu’aux
Sans présumer de la qualité de l’air comprimé en sortie des pressions supérieures à la pression atmosphérique, la concentration en
compresseurs, la norme ISO 8573-1 définit des classes de qualité polluants est supérieure.
d’air (tableaux 1, 2 et 3), afin que, pour chaque application,
des chaînes de traitement personnalisées soient sélectionnées.
Ainsi il est très souvent nécessaire d’installer :
— une filtration plus ou moins poussée à l’aspiration pour
élimi- ner les poussières ambiantes (tableau 1) ;
— une réfrigération finale efficace en sortie de compresseurs (par
air ou par eau) ;
— une chaîne de filtration pour abaisser les teneurs en huile à
1 ou plusieurs étages selon la classe désirée (tableau 3) ;
— un système de séchage de l’air comprimé pour abaisser la
teneur en eau (sécheurs frigorifiques pour les classes 4, 5 et 6,
sécheurs par adsorption pour les classes 1, 2 et 3 ; tableau 2).

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AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE

3. Caractéristiques 3.1 Détente avec travail fourni


des matériels utilisant 3.1.1 Vérins
l’air comprimé Le lecteur pourra également consulter l’article Vérins hydrauliques
dans ce traité [B 6 040].

3.1.1.1 Vérin à piston


Le tableau 4 donne les dimensions principales des vérins
CNOMO et, également, les forces théoriques de poussée et de
traction pour différentes pressions effectives.
Il existe trois types de vérins à piston (figure 3). Ils
peuvent travailler en poussée ou en traction. Le tableau 5 donne
la force en fin de course et la consommation d’air des vérins à
piston.
Il existe une normalisation des vérins à double effet : CNOMO et
AFNOR (normes NF E 49-001 à NF E 49-051). Les diamètres s’éche-
lonnent suivant la série Renard.
Le mécanisme à commander détermine la course, aussi n’est-
elle, pas n ormalisée. Il exist e cependant un e gamme de
course recommandée :
— de 25 en 25 mm jusqu’à 150 mm ;
— au-delà, les valeurs suivantes : 200, 250, 300, 400, 500, 600, 800
et 1 000 mm.
Pour éviter le flambage, il y a lieu de limiter la course ; on retient
Cette photographie montre une centrale d’une imprimerie d’un les valeurs suivantes :
quotidien national français. Cette centrale comporte
3 compresseurs à vis, refroidis par eau, avec sécheur par Diamètre D...................(mm) 25 et 32 40 et 50 63 et 80
réfrigérateur et réservoir vertical. L’armoire statique contient un Course maximale
automate et une télésurveillance vers son PC d’astreinte 24 h/24 recommandée ............ (mm) 250 400 600

Les longueurs des tubes, tiges et tirants sont adaptées à la


course. Les attaches des vérins CNOMO sont également
Les premières perforatrices à air comprimé apparurent lors
du percement du tunnel du Mont-Cenis (1862-1871). En 1867, normalisées :
G. Westinghouse déposa son premier brevet de frein à air — montage horizontal ;
comprimé. Ces deux applications se développèrent rapidement — montage vertical suspendu ;
et de nouvelles apparurent. — montage vertical sur pieds ;
En 1880, l’énergie électrique n’était pas encore distribuée. — montage oscillant à tourillon mâle ;
Victor Popp installa à Paris, rue Sainte-Anne, une petite — montage oscillant à tourillon femelle ;
centrale de compression d’air pour alimenter une distribution — montage oscillant à chape.
publique de l’heure à partir d’une horloge mère. Son réseau
Le montage des vérins à double effet doit avoir un dispositif
s’étendit rapidement, et avec une nouvelle unité de
d’amortissement, sauf si le mouvement est limité par des butées
compression, rue Saint-Fargeau, il put fournir de la force
extérieures. On peut monter des butées élastiques de fin de course
motrice aux petits indus- triels parisiens qui ne pouvaient
ou profiter de l’air comprimé pour avoir un amortissement
installer de machines à vapeur. Il faut signaler que, grâce à ce
pneumatique.
réseau d’air comprimé, des bras- series parisiennes furent
parmi les premières à être éclairées à l’électricité : un moteur Il existe toute une série d’autres vérins pneumatiques que l’on
à air comprimé entraînait une dynamo Gramme. De plus, appelle spéciaux, utilisés dans des travaux très divers : ouverture
l’échappement du moteur à air servait au refroidissement des automatique de châssis de désenfumage, relevage des barrières de
caves à bière. À cette époque, on installa à Paris des pistes d’aviation, etc.
ascenseurs aérohydrauliques raccordés sur ce réseau. Le vérin pneumatique fonctionne entre deux positions extrêmes
En 1892, la société devient la Compagnie parisienne d’air et ne se prête pas à une immobilisation dans une position intermé-
comprimé et, en 1949, la Société urbaine de distribution d’air diaire. En combinant l’action de plusieurs cylindres, on peut
comprimé (SUDAC). obtenir des positions intermédiaires. C’est le cas de vérins montés
Cette société a couvert jusqu’en 1995 la région parisienne en tandem permettant quatre positions ou du vérin Tridyne de
par le seul réseau public au monde d’air comprimé ; sa Westinghouse à trois positions.
longueur a atteint 1 000 km pour 6 000 abonnés.
Depuis 1994 la société SUDAC Air Service a reconverti une Un autre cas d’utilisation de vérin pneumatique est le vérin oléo-
grande partie de ces utilisateurs en installant, sur les sites, des pneumatique. Avec un échangeur de pression, on peut obtenir des
centrales complètes, personnalisée s et éventuellement pressions hydrauliques supérieures à la pression de l’air comprimé
télésurveillées (pour illustrer, cf. photographie ci-dessus). Cette et avoir ainsi tous les avantages des mouvements hydrauliques.
activité de servic e enlève à l’utilisateur tous les soucis
d’investissement, d’installation et de maintenance et elle 3.1.1.2 Vérin à membrane ou diaphragme (coussin d’air)
s’étend aujourd’hui sur tout le territoire.
Quand le diamètre du vérin est grand et la course faible, on
utilise des vérins à membrane ou diaphragme déformable (dispo-
sitif couramment utilisé pour la commande des vannes). On utilise
même des vérins plats Festo qui permettent des poussées très
importantes, de 60 à 170 daN, pour des courses très faibles
(1,5 mm à une pression de 6 bar).

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Tableau 4 – Dimensions et forces théoriques des vérins CNOMO


Diamètre du cylindre D ....................... (mm) 25 32 40 50 63 80 100 125 160 200
Diamètre de la tige d .......................... (mm) 12 12 18 18 22 22 30 30 40 40
Branchement ............................................ (in) 1/8 1/8 1/4 1/4 3/8 3/8 1/2 1/2 3/4 3/4
Passage ................................................ (mm) 5 5 8 8 12 12 15 15 20 20
2
Pression effective D
p – p0 Force théorique de poussée F =  p – p 0  ------------
4
(bar) (daN)

4 19,6 32,2 50,3 78,5 125 201 314 491 804 1 257
5 24,5 40,2 62,8 98,2 156 251 393 614 1 005 1 571
6 29,5 48,3 75,4 118 187 302 471 736 1 206 1 885
7 34,4 56,3 88 137 218 352 550 859 1 407 2 199
8 39,3 64,3 100,5 157 249 402 628 982 1 608 2 513
2 2
Pression effective
p – p0 Force théorique de traction F t =  p – pD 0 
–d 
------------------------------
(bar) 4
(daN)
4 15,1 27,6 40,1 68,4 109 186 286 463 754 1 206
5 18,9 34,6 50,1 85,4 137 232 357 578 942 1 508
6 22,7 41,5 60,1 103 164 279 429 694 1 131 1 810
7 26,5 48,4 70,1 120 192 325 500 810 1 319 2 111
8 30,2 55,3 80,2 137 219 372 572 925 1 508 2 413

Tableau 5 – Force et consommation d’air des vérins à piston


Force théorique en fin de course Consommation d’air libre par
Type de vérin course aller et retour
de poussée de traction
2 2
F =  p – p0   D D p
à simple effet (figure 3a ) .................................... ----------- – R Ft=Rt<R c = ----------- ------
4 4 p0
2 2 2 2 2
F =  p – p0   D D –d  2D –d 
à double effet (figure 3b ) ----------- F t =  p – p0  
------------------------------
4 4 p
.................................... c = ---------------------------------- ------
4 p0
2 2 2
 d D –d 
F  p -----------
– =p 0  Ft  p ------------------------------
– p 0 = 2
4 4 D p
à action-différentiel (figure 3c ) .......................... c = -----------
------
F (daN) force théorique de poussée R (daN) réaction du ressort comprimé
Ft (daN) force théorique de traction Rt (daN) réaction du ressort détendu
(p – p0) (bar) pression effective (cm) course
p (bar) pression absolue D (cm) diamètre du piston
p0 (bar) pression atmosphérique d (cm) diamètre de la tige du piston
3
c (cm ) consommation

Les vérins souples sont des coussins pneumatiques de Une autre application des coussins pneumatiques se trouve
différentes formes (circulaires, carrées ou rectangulaires). Ils sont dans les casse-voûtes de trémie ou de dégorgement de silos.
plats à la pression atmosphérique et se gonflent quand on y admet Signalons enfin les dispositifs de dégivrage en vol d’ailes d’avion
de l’air comprimé. Il existe différentes marques : où les bords d’attaque des ailes sont munis de structures
— les vérins souples Pronal ; gonflables formant des coussins d’air permettant de briser le
— les coussins pneumatiques Kléber Industrie ; il y a un modèle givre.
léger (pour des poussées de 200 à 1 000 daN) et un modèle lourd
(pour des poussées de 180 à 400 kN).
Les modèles lourds sont utilisés pour soulever de fortes charges : 3.1.2 Moteurs à air
remise sur rail de motrices de métro ou dégagement de camions
embourbés, avions, etc. Comme pour les compresseurs (§ 4.1), considérons successive-
Un modèle ultraléger qui se gonfle avec l’échappement du ment les moteurs volumétriques et les turbines utilisant l’énergie
moteur, est utilisé pour lever les véhicules de tourisme. cinétique de l’air.

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Figure 3 – Divers types de vérins


pneumatiques à platon
3.1.2.1 Moteur volumétrique L’énergie massique produite est alors donnée par l’expression
■ Le maximum d’énergie est obtenu pour une détente suivante :
isothermique
k –1k
jusqu’à la pression atmosphérique, pour un gaz parfait : k p
k–1 p 
w tp
pv = p0v0 = Cte = ------------ rT 0 ------ –1
0
L’énergie massique, pour une détente réversible est :
p ■ Afin de tenir compte des irréversibilités, on introduit un rende-
ment  s qui permet de déterminer l’énergie réelle fournie. Par
exemple, pour une transformation adiabatique, l’énergie apportée
w tt = rT pln
------ par le fluide est égale à :
0
w t =  s w ts
Comme la détente dans le moteur est rapide, l’hypothèse
d’adiaba- et l’énergie sur l’arbre du moteur compte tenu du rendement méca-
ticité peut être retenue (pas d’échange de chaleur avec l’extérieur). nique  m s’écrit :
Dans le cas d’une détente considérée comme réversible, on a :
  wa=m w
pv = p0v0 t

et pour un gaz parfait : Les zones en bleu sur la figure 4a représentent la détente dans
un moteur ; dans la réalité, on n’utilise pas toute la détente (figure
4b ).
p –1 
T =T ------ ■ Comme pour les compresseurs (§ 4.1), on a des moteurs à
0  p 0 pistons,
des moteurs à palettes et des moteurs à engrenages. Les
L’énergie massique fournie est : caractéris- tiques de ces types de moteur sont obtenues en traçant
les courbes couple-vitesse et puissance-vitesse (figure 5).
 –1 La poussée sur les pistons, palettes ou dentures étant proportion-
 p nelle à la pression, et la pression variant en fonction des pertes de
w ts –1 0
p 
charge dans la machine, qui sont proportionnelles au carré de la
= ------------ rT  ------ –
1
0

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De la même manière que pour la compression (§ 1.2.1), on peut vitesse de l’air (c’est-à-dire au carré de la vitesse de rotation), il en
introduire aussi, une évolution réversible avec échange de chaleur résulte que la courbe couple-vitesse a théoriquement une allure
représentée par une transformation polytropique : parabolique. Il y a bien souvent, à l’entrée du moteur, un laminage
de l’air ; la courbe C-N se rapproche alors d’une droite. Cette
k k
pv = p v courbe est toujours à pente négative : le couple diminue quand la
vitesse aug-
0 0 mente, pour s’annuler à la vitesse d’emballement.
La puissance utile étant le produit du couple par la vitesse, elle
augmente donc pour passer par un maximum et s’annule pour la
vitesse d’emballement.

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Figure 6 – Turbine à action à air : courbes caractéristiques

La plupart des moteurs turbines à air sont à action. Leurs carac-


téristiques sont représentées sur la figure 6 : la courbe
cou- ple-vitesse est décroissante.
■ Les turbines sont, en général, utilisées pour de faibles
puissances et des vitesses de rotation élevées : fraises dentaires,
outillage pneu- matique manuel, etc.
Une utilisation originale de l’air comprimé dans une turbine à
Figure 4 – Détente de l’air dans un moteur réaction est celle de l’hélicoptère Djinn réalisé par Sud-Aviation, la
sustentation et la propulsion étant obtenues par des réacteurs à air
comprimé en bout de pales.

3.1.2.3 Emploi des moteurs à air


Un moteur à air est caractérisé par :
— les couples de démarrage et de blocage (couples à vitesse
nulle) ;
— la puissance à vitesse normale d’utilisation (qu’il faut choisir
près du maximum de puissance) ;
— la puissance massique (quotient de la puissance par la
masse) ; on utilise plus couramment son inverse, la masse par kilo-
watt (on parle encore de masse par cheval-vapeur) : pour les
moteurs rapides d’outillage, elle varie entre 2,5 et 4 kg/kW, ce qui
est très intéressant pour l’outillage portatif ; pour les moteurs plus
puissants et lents, elle est de 13 à 20 kg/kW ;
— la consommation spécifique rapportée à l’énergie développée
sur l’arbre : elle se situe normalement entre 65 et 120 m3/kWh
(mètres cubes mesurés dans les conditions normales de tempéra-
ture et de pression : 0 oC et 1,013 bar) ;
— la consommation à vitesse nulle : c’est le débit de fuite, il peut
aller jusqu’à 20 % du débit utile ; il s’accroît avec l’usure du moteur ;
son contrôle périodique permet de connaître l’état du matériel.

Figure 5 – Moteur volumétrique à air : courbes caractéristiques 3.1.3 Outils et machines à


percussion
Le moteur volumétrique à air comprimé est stable à tous Ce sont, en général, de gros consommateurs d’air comprimé. Ils
régimes, le couple variant en sens inverse de la vitesse. vont du marteau-pilon au marteau pneumatique (perforateur, buri-
neur, marteau-piqueur, etc.), à la démouleuse, etc.
■ Pour certaines utilisations, on recherche une courbe caractéris-
tique couple-vitesse à pente nettement négative pour qu’une varia- On trouve les caractéristiques des marteaux pneumatiques cou-
tion de couple résistant n’entraîne pas un écart de vitesse trop fort. rants tableau 6.
Il faut alors munir le moteur d’un régulateur (limiteur de vitesse
à masselottes, par exemple), qui commande l’admission ou
l’échappe- ment du moteur (figure 5 ). On notera qu’il existe
deux valeurs différentes du couple à vitesse nulle, le couple de
3.2 Détente sans travail extérieur.
démarrage Cd et le couple de bloquage Cb , le couple de Appareils à jet d’air
démarrage étant inférieur au couple de bloquage, à cause des
frottements de décollement pour mise en rotation du moteur. 3.2.1 Généralités
3.1.2.2 Turbines Pour ces appareils, dans la plupart des cas, les jets sont issus
d’une tuyère seulement convergente. On distingue alors deux types
■ En détendant l’air comprimé dans une tuyère, il acquiert une d’écoulement suivant que le rapport de la pression absolue aval à
grande vitesse et peut entraîner une turbine ; comme pour les la pression absolue amont est inférieur ou supérieur au rapport
turbines à vapeur, on distingue les turbines à action et les turbines critique (pour l’air, gaz parfait diatomique, ce rapport est de 0,528).
à réaction.

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Tableau 6 – Caractéristiques des marteaux pneumatiques


Masse Alésage Course Cadence Consommation
Type de marteau
(kg) (mm) (mm) (coups/min) (m3/min) (1)
Burineur ......................................................... 3 à 6,5 20 à 30 70 à 140 2 500 à 1 200 0,3 à 0,8
Riveur ............................................................. 2 à 10 20 à 30 60 à 200 2 800 à 1 000 0,3 à 1
Piqueur ........................................................... 6 à 15 30 à 50 60 à 120 2 000 à 1 000 0,6 à 1,8
Brise-béton .................................................... 25 à 40 50 à 65 130 à 160 1 800 à 800 1,5 à 2
Fouloir ............................................................ 3 à 14 20 à 35 100 à 180 1 200 à 800 0,3 à 1
Perforateur portatif ....................................... 10 à 25 45 à 80 40 à 60 3 000 à 1 800 1 à 3
Perforateur sur affûteur ................................ 25 à 60 80 à 100 60 à 90 2 400 à 1 600 3 à 7
(1) Mètres cubes mesurés dans les conditions normales de température et de pression (0 oC et 1,013 bar).

Tableau 8 – Caractéristiques de sirènes marines


Si l’écoulement se fait vers l’atmosphère à la pression normale,
Fréquence Diamètre du Portée par beau Consommation
la pression limite est :
sonore pavillon temps d’air
1 013
p = ---------------- = 1,92 bar
0,528
(Hz) (mm) (mille marin) (1) (m3/min) (2)

Pour des pressions supérieures, la vitesse d’écoulement au col 190 390 4 0,9
de la veine fluide est constante et égale à la vitesse de propagation 150 480 6 1,5
du son à la température au col. Dans ce cas, il est possible de 125 600 9 3
déterminer le débit dont est capable l’appareil à partir des seules
(1) 1 mille marin = 1 852 m.
conditions amont (cf., dans le traité Sciences fondamentales, le (2) Mètres cubes mesurés dans les conditions normales de température
paragraphe Écoulements permanents des gaz parfaits dans les
conduits de l’article Mécanique des fluides [A 1 850]). et de pression (0 oC et 1,013 bar).

3.2.2 Soufflettes
3.2.3 Éjecteurs et trompes
Elles sont utilisées couramment pour le nettoyage (enlèvement des
copeaux, grains de sable, poussières, etc.), le dégagement des piè-
ces moulées, le séchage des pièces, etc. Ce sont des appareils, n’ayant aucun organe en mouvement,
dans lesquels un fluide moteur (l’air comprimé, par exemple),
La consommation d’une soufflette dépend de la pression amont, après détente dans une tuyère, entraîne, dans un diffuseur de
puisque, dans la majorité des cas, l’écoulement est supersonique, recompression, un fluide extérieur. Ils sont appelés éjecteurs, si le
et de la section. Le débit par unité de surface d’ouverture d’une fluide à entraîner est pris à la pression atmosphérique, et trompes,
soufflette est donné tableau 7. si le fluide à entraîner est pris dans un réservoir pour y créer le
vide (cf. articles de la rubrique Techniques du vide dans ce traité
[B 4 120] [B 4 110] [B 4 020] [BM 4 000]).
Tableau 7 – Débit d’une soufflette de 1 mm2 Ces éjecteurs peuvent être utilisés d’une façon habituelle (aspi-
Pression effective (p – p0) .. (bar) 7 6 5 4 3 2 rateurs industriels, ventouses, relevage d’eau chargée, tirage de
chaudière, etc.), mais ils peuvent aussi être utilisés occasionnelle-
Débit d’air libre (1) ....... (NL/min) 85 74 63 53 42 31 ment pour un dépannage et construits alors avec des moyens de
fortune.
(1) Débit mesuré dans les conditions normales de température et de
pres- sion (0 oC et 1,013 bar) [NL litres normaux]. La consommation dépend de la précision de l’appareil ; en géné-
ral, elle est très importante (le débit d’air comprimé pouvant égaler
le débit du fluide à éjecter).

La vitesse étant indépendante de la pression amont, on a intérêt


à diminuer cette pression et même, dans certains cas, à créer un 3.2.4 Coussins d’air
réseau basse pression (2,5 à 3 bar) pour ces équipements.
Le calibrage de la section doit être choisi le plus petit possible, Les coussins d’air sont intéressants pour des manutentions
compatible avec l’énergie cinétique à obtenir. d’organes lourds ou de véhicules spéciaux : aéroglisseurs, aéro-
Enfin, les soufflettes doivent faire l’objet d’une surveillance par- trains, véhicules Urba (la société Bertin a fait de nombreuses études
ticulière pour bien vérifier leur fermeture. dans ce domaine ; cf. article Coussin d’air dans ce traité [B 1 190]).
Les soufflettes sont à l’origine de bruits dans les ateliers ; éven-
tuellement, on peut les munir de silencieux. 3.2.5 Paliers et butées fluides
■ Le jet d’air peut aussi être utilisé pour :
— la production de son (sirènes marines, par exemple ; tableau 8) Ils sont cités ici pour mémoire, car ils font partie de la
; construction mécanique (cf. articles spécialisés dans ce traité [B 5
— la trempe à l’air des métaux ; 310]).
— la trempe du verre ;
— la localisation du chauffage de pièces ;
— le refroidissement de cylindres de laminoirs ;
— le soufflage de l’arc électrique des disjoncteurs ;
— le ramonage pneumatique des chaudières, etc.

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Tableau 9 – Consommation d’air des buses de sablage (en m3/min) (1)


Pression effective Diamètres des buses (en millimètres)
d’alimentation (p
– p0 )
3 4 5 6 7 8 10 12 14
(bar)

1,5 0,20 0,38 0,56 0,78 1,12 1,45 2,15 3,20 4,20
2 0,25 0,45 0,68 0,98 1,35 1,75 2,65 3,80 5,20
2,5 0,30 0,52 0,80 1,13 1,55 2,05 3,15 4,40 6,20
3 0,34 0,59 0,91 1,28 1,78 2,35 3,60 5,10 7,10
3,5 0,38 0,66 1,02 1,45 2,00 2,60 4,05 5,70 8,00
4 0,42 0,74 1,14 1,62 2,22 2,90 4,50 6,80 8,80
4,5 0,46 0,81 1,25 1,78 2,45 3,20 4,90 7,00 9,60
5 0,50 0,89 1,37 1,95 2,68 3,50 5,30 7,60 10,50
6 0,58 1,04 1,60 2,25 3,10 4,10 6,20 8,80 12,00
7 0,66 1,19 1,83 2,57 3,50 4,70 7,10 10,00 14,00
o
(1) Mètres cubes mesurés dans les conditions normales de température et de pression (0 C et 1,013 bar).

3.2.6 Métrologie pneumatique 3.3 Automatisme


Ce sont les matériels Solex, Etamic (Atelier de Normandie), etc.
(cf. articles de la rubrique Grandeurs hydrauliques et pneumatiques Nous avons vu que l’air comprimé pouvait fournir l’énergie
dans le traité Mesures et contrôle [R 2 350] [R 2 360]). nécessaire pour effectuer des mouvements de forces (§ 3.1). Pour
se libérer d’autres sources d’énergie, on a également utilisé l’air
comprimé pour la régulation et les automatismes. L’air comprimé
3.2.7 Sablage et employé dans ce cas doit être exempt de poussières, sans traces
grenaillage d’huile et sec.

Le tableau 9 donne une idée de la consommation d’une buse


de sablage par surpression.
3.3.1 Détecteurs
Ce procédé est utilisé, soit en construction, soit en mécanique Ce sont des capteurs d’informations :
(cf. articles Abrasifs dans ce traité et Traitements de surface
des métaux avant l’application de vernis, peinture et revêtements — détecteurs de fin de course ;
plas- tiques dans le traité Matériaux métalliques [B 7 050] [M 1 — détecteurs de présence, soit à contacts mécaniques, soit à
505]). obturation de fuite (figure 7a ), soit à interception de jet (figure 7b
);
— détecteurs de rotation.
3.2.8 Peinture et revêtement au Ce signal étant souvent faible, il doit être amplifié, ce qui peut
pistolet être réalisé dans le capteur ou dans un appareil indépendant
(amplificateur à membrane Westinghouse).
Nous trouvons là toute une gamme de matériel en constante
évolution. Les notices des constructeurs en donnent toutes les
caractéristiques.
C’est pour ce genre de matériel que l’on a besoin d’air propre
(sans huile) et sec : pistolets de peinture, pistolets d’enduction, pis-
tolets métalliseurs, équipements de projection de stratifiés.
La consommation dépend du type de matériel employé. Un pis-
tolet classique consomme de 6 à 25 m3/h (à 0 oC et 1,013 bar).

3.2.9 Divers

■ Il faut noter une application particulière de la pulvérisation d’eau


avec une éjection à air, pour abaisser la température d’un local
(usine textile, atelier de travail du bois, papeterie). Cette méthode
peut, dans certains cas, servir de dépannage en attendant une cli- Figure 7 – Capteurs
matisation frigorifique complète.
■ La pulvérisation d’air dans les liquides peut être utilisée pour
l’agitation : bains d’électrolyse, traitements des eaux, flottation, pro-
tection contre le gel, amortissements d’explosion, pompage par
émulsion, etc.

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3.3.2 Relais logiques 3.3.2.2 Relais sans organes mobiles, action fluidique

Le lecteur pourra se reporter utilement aux articles Régulation On peut distinguer les cellules à turbulence ou destruction de
pneumatique et Régulation fluidique analogique dans le traité jets. On y retrouve les quatre fonctions élémentaires plus la
Mesures et contrôle [R 7 510]. fonction
mémoire (figure 10).
3.3.2.1 Relais à déplacement d’organes mobiles
Les différents fabricants utilisent des plaques de base gravées
Les quatre fonctions logiques de base (OUI, OU, ET, NON) sur lesquelles sont montées les cellules.
peuvent être réalisée s facilement (figure 8 ). Il existe, de
Les cellules à déviation de jet utilisent l’effet Coanda (ou effet de
même, des relais-mémoire à tiroir (figure 9).
paroi). La figure 11 représente deux cellules élémentaires.
Suivant les constructeurs, ces relais sont à tiroir, piston ou bille. L’usi- nage de ces cellules doit être fait avec une grande précision.
Certains fabricants construisent des relais polyvalent s qui Les gravures courbes doivent être sans défauts ; on les réalise par
permettent d’effectuer n’importe quelle fonction suivant les orifices pho- togravure, moulage en matière plastique ou métal fritté.
utilisés et ceux condamnés.
Tous ces organes sont de plus en plus miniaturisés et peuvent
être facilement placés dans des tableaux et armoires de commande.
Ils sont conçus pour fonctionner avec de l’air comprimé industriel,
en général de 2 à 8 bar, et ils ont des temps de réponse variables
de 5 à 50 ms, suivant leur complexité.

Figure 8 – Cellules logiques a clapet Figure 10 – Cellules fluidiques a turbulences (d’après doc. Climax-France)

Figure 9 – Relais-mémoire a tiroir


Figure 11 – Cellules logiques a effet de paroi

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4. Production Les compresseurs à vis — lubrifiées ou sèches — se sont


de l’air comprimé progressivement imposés dans l’industrie :
— lobes secs biétagés de 18 à 75 kW, pour des pressions
inférieures à 10 bar ;
— vis sèches biétagées de 75 à 400 kW, pour des pressions
4.1 Compresseurs inférieures à 10 bar ;
— vis lubrifiées monoétagées de quelques kilowatts à
400 kW, pour des pressions de 8 à 13 bar ;
— vis lubrifiées biétagées de 110 à 400 kW, afin d’améliorer
4.1.1 Compresseurs volumétriques le rendement ou atteindre des pressions de 20 bar.
4.1.1.1 Compresseurs volumétriques, alternatifs, à pistons
Le refroidissement est par air ou par eau. Le refroidissement de ces machines est souvent par air jusqu’à
250 kW et au-delà par eau sur circuit fermé. Aussi, lors de l’instal-
La régulation est simple et du type : lation, il est primordial de s’assurer des bonnes conditions de
— marche/arrêt ou marche en charge/marche à vide ; refroi- dissement, celles-ci permettant de tirer le meilleur
— marche en charge, à demi-charge ou à vide ; rendement de toute la chaîne de traitement d’air comprimé dont les
— espace mort additionnel ; performances se détériorent avec des élévations de température.
— procédé Hoebiger (fermeture retardée du clapet d’aspiration Dans le cadre des économies d’énergie, des gaines de ventilation
suivant le débit). équipées de volets été/hiver permettent de réchauffer des locaux
Ils sont lubrifiés ou non (segments en graphique ou en Téflon). situés à proximité de la centrale de production.

Matériel simple et robuste, les compresseurs volumétriques, 4.1.2 Turbocompresseurs


alternatifs, à pistons, sont principalement utilisés aujourd’hui :
— soit dans les petites puissances (< 7,5 kW) pour des pres- 4.1.2.1 Turbocompresseurs centrifuges
sions inférieures à 10 bar en monoétagés (Q < 15 m3/h) et en
biétagés ; Ils sont :
— soit pour des pressions élevées (exemple : 40 bar en air — monocellulaires pour des pressions inférieures à 3 bar ;
exempt d’huile pour le formage des bouteilles d’eau minérale). — multicellulaires avec des réfrigérants intermédiaires.
Ce sont des machines bruyantes, à cause de la grande vitesse
La puissance est proportionnelle au débit et au logarithme du rap- (> 6 000 tr/min) des roues entraînées par un multiplicateur.
port de compression en première approximation. Ils présentent La régulation peut être obtenue dans une grande plage (de 40 à
tous les inconvénients (bruit et équilibrage) des machines 110 %) du débit nominal (le débit nominal étant celui obtenu au
alternatives. meilleur rendement), par laminage à l’aspiration et par des aubages
Leur rendement global est d’environ 30 % pour les compresseurs directeurs.
monoétagés à 70 % pour les compresseurs polyétagés très perfor-
mants.
Les turbocompresseurs centrifuges ont un bon rendement.
4.1.1.2 Compresseurs volumétriques, alternatifs, Ils sont disponibles à partir de 160/200 kW, domaine ou ils
à membrane, pour cas spéciaux viennent en concurrence avec les vis sèches, jusqu’à des puis-
sances très importantes pour les process (plusieurs milliers de
Ces machines sont utilisées pour obtenir de l’air sec ou pour kilowatts).
comprimer des gaz particuliers.

4.1.1.3 Compresseurs volumétriques, rotatifs 4.1.2.2 Turbocompresseurs axiaux

On distingue les compresseurs suivants : Ce sont des machines bruyantes, peu employées pour la produc-
tion d’air comprimé proprement dit.
— Roots et anneaux liquides, pour les faibles pressions ;
— à palettes, sèches ou lubrifiées ; La régulation se fait par laminage à l’aspiration.
— à vis (hélicocompresseurs), à un ou deux étages, sèches ou Ces turbocompresseurs ne sont utilisés que pour les très grands
librifiées ; débits : Q > 100 000 m3/h.
— à lobes, secs et à un ou deux étages ;
— à spirales, sèches, pour des débits inférieurs à 24 m3/h ;
— et, pour mémoire, les vis globiques et les pistons rotatifs. 4.1.3 Environnement
Les compresseurs de type Roots, à lobes et à vis ont des vitesses
de rotation assez élevées obtenues, en général, par multiplicateur Autant les compresseurs à pistons nécessitaient des massifs iso-
ou courroies pour les faibles puissances. Ces machines sont bien lés des autres fondations, autant aujourd’hui les compresseurs sont
équilibrées, mais souvent bruyantes. Un capotage insonorisant vendus dans des caisses insonorisées ne nécessitant qu’un sol
s’impose afin de respecter les niveaux sonores admissibles ; dans plan.
cet ensemble, les organes de démarrage et de régulation sont inté- Toutefois, pour les circuits de refroidissement, il faut être
grés. vigilant du fait des bruits transmis soit à l’aspiration, soit au
Leur régulation est réalisée : refoulement. Une étude d’impact, avant installation, amène parfois
— par tout ou rien, avec des cartes électroniques pour gérer au à placer des silencieux sur les bouches de ventillation et à
mieux les temps de marche à vide, les fourchettes de régulation et calorifuger les gaines.
les sécurités ; Depuis 1993, des règles ont été fixées pour limiter les rejets
— par étranglement à l’aspiration, entre 70 et 100 % du débit d’hydrocarbures à moins de 20 p.p.m. dans le milieu naturel. En
nominal ; particulier, avec des compresseurs lubrifiés (vis, palettes pistons),
— par variation de vitesse, grâce à l’apparition de variateurs de les condensats sont chargés en huile. Cela amène à collecter les
fréquence. condensats issus des réfrigérants, des filtres, des sécheurs vers un

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séparateur d’eau et d’huile qui fonctionne, en partie, par décanta-


voisines de l’ambiante (20 oC). À la pression absolue de 8 bar, la
tion et, en final, par une filtration sur du charbon actif. Un entretien
masse d’eau par mètre cube d’air est fonction de la température.
sérieux doit accompagner ces appareils pour procéder au rempla-
En effet, l’humidité spécifique est donnée par l’expression (9) :
cement des filtres dès que le test est négatif.
Ces séparateurs fonctionnent correctement lorsqu’ils ont été ins- s mv pv
r = --------- = 0,622 ----------------
tallés par un spécialiste, pour autant que les huiles utilisées sont ma p – pv
minérales. Avec des huiles de synthèse, les décantations sont aléa-
toires. dans laquelle pv est la pression de vapeur saturante à la tempéra-
ture considérée.
On a la variation suivante :
4.1.4 Essais
 (oC) 30 20 2 – 20 – 40
Ils doivent être faits chez le constructeur suivant une règle bien
précise (normes NF E 51-260 et ISO 1217), et il est recommandé à m (g) 3,5 1,8 0,6 0,13 0,015
l’utilisateur d’y assister. D’autres essais doivent être faits une fois
le compresseur installé, pour vérifier que l’ensemble de l’installa-
tion correspond bien à la demande en tenant compte des circons-
tances locales : altitude, température de l’air, température de l’eau, De plus, pour un gaz réel, cette détente s’accompagne d’une
gaine d’aspiration, etc. baisse de température du fluide. Cependant, il est à remarquer que,
la détente d’un gaz parfait à travers un orifice ou une vanne
pouvant être considérée comme adiabatique, la variation de
température au cours de cette évolution est nulle :
4.2 Réfrigérants : refroidisseur final w + q = h = c p   = 0
avec h variation d’enthalpie.
Les réfrigérants servent aussi de dessiccateurs, le sujet est traité
au paragraphe 4.4.2. car il n’y a ni échange de travail (w = 0) ni échange de chaleur (q =
0)
avec l’extérieur.

4.3 Déshuileurs
4.4.2 Refroidisseur final
Les compresseurs lubrifiés, bien qu’équipés de séparateurs, lais-
sent dans l’air de l’huile sous formes d’aérosols et à l’état de 4.4.2.1 Présentation générale
vapeur. Il est absolument nécessaire de piéger ces quelques p.p.m.
d’huile : À la sortie des étages de compression, l’air est chaud (80 oC pour
— avant dessiccation, par des sécheurs à adsorption ; les vis lubrifiées, 150 oC pour les vis sèches). Aussi, aujourd’hui, tous
— avant la distribution de l’air comprimé, pour certains travaux les compresseurs sont proposés complets avec un refroidisseur
comme la peinture ou certaines applications comme l’air médical final qui permet de délivrer de l’air à une température supérieure
ou alimentaire. de 6 à
10 oC à la température de l’air ou de l’eau ayant servi au refroidisse-
Le déshuilage se fait par des filtres équipés de cartouches ment.
utilisant la propriété de coalescence : l’huile est évacuée par des
purgeurs, si possible vers des bidons récupérateurs. Selon le degré Un séparateur de condensats piège l’eau qui est évacuée par :
de filtration demandé, il existe des cartouches microniques (1 — des purgeurs mécaniques à flotteur (en absence d’huile : cas
p.p.m. d’huile rési- duel) et submicroniques (0,01 p.p.m.) qui des vis sèches) ;
peuvent être installées en série. — des purgeurs à détection de niveau électroniques, qui per-
mettent de ne purger qu’à bon escient et évitent des pertes d’air
Si nécessaire, des cartouches ou des bidons remplis de charbon
comprimé.
actif piègent les vapeurs d’huile. Ces cartouches ne se régénèrent
pas. Elles doivent être changées dès une augmentation de leur L’été, pour des températures extérieures de 25 oC, un réfrigérant
perte de charge. Leur efficacité est meilleure lorsque la tempéra- peut condenser environ 10 g/m3 d’air.
ture d’air est basse.
Dans une installation de filtration, l’ensemble de déshuilage 4.4.2.2 Refroidisseurs à circulation d’air
entraîne une perte de charge qui pénalise le rendement général de
l’installation ; souvent les compresseurs doivent fonctionner avec Ils sont utilisés pour des compresseurs de débits inférieurs à
une pression supérieure de 0,5 à 1 bar, afin que le rendement de 1 500 m3/h, voire 2 000 m3/h. Pour les puissances élevées, le grand
production de l’utilisateur final ne soit pas diminué. débit engendré nécessite des ouvertures adaptées et il faut éviter de
véhiculer des poussières qui seraient préjudiciables aux échangeurs
Dans la comparaison avec des vis sèches ce paramètre n’est pas et aux moteurs.
à négliger : 1 bar de compression supplémentaire entraîne environ
7 % de consommation d’énergie.
4.4.2.3 Refroidisseurs à circulation d’eau
Le refroidissement en eau perdue étant interdit depuis quelques
4.4 Sécheurs d’air comprimé an n é e s , il e s t p o s s i b l e d ’u ti li s e r un circui t o uv e r t e t les
consommations seront celles nécessaires pour compenser les éva-
porations et les déconcentrations ; elles varieront selon la qualité de
cette eau d’appoint. Des traitements complémentaires sont
4.4.1 Influence de la température nécessaires (algicide par exemple). La qualité de l’eau du circuit doit
être surveillée très régulièrement [pH, TH (titre hydrotimétrique)...],
Si, à titre d’exemple, on prend de l’air à une température en particulier dans le cas de compresseurs à vis sèches ou règnent
ambiante de 20 oC et 60 % d’humidité relative, chaque mètre cube des températures de parois plus élevées.
d’air contient 10 g d’eau. Lors de la compression, la température Il est possible aussi d’avoir un circuit fermé qui permet de main-
s’élève, mais l’air comprimé doit être distribué à des températures tenir une qualité constante au niveau des échangeurs air/eau et

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huile/eau des compresseurs et ainsi éviter des dépôts ou


corrosion.

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Figure 12 – Abaque psychrométrique (d’après doc. Denco - Hiross)

Dans les deux cas (circuit ouvert ou circuit fermé), il faut tenir
compte :
— des consommations électriques des pompes, ventilateurs,
réchauffeurs, en hiver ;
— des consommations d’eau et des produits de traitement et de
leur manipulation ;
— des investissements des tours de réfrigération avec les tra-
vaux de génie civil qui y sont attachés ;
— de l’impact sonore des ventilateurs de ces tours.
Fréquemment, ce refroidissement de l’air comprimé n’est pas
suffisant et le traitement de l’air est complété par les procédés
décrits aux paragraphes 4.4.3 et 4.4.5.

Figure 13 – Dessiccation par le froid : évaporateur-échangeur


4.4.3 Séchage par circuit frigorifique (d’après doc. Denco -Hiross)

Bien souvent, on peut utiliser de l’air contenant 0,7 g d’eau par


mètre cube (aux conditions normales), ce qui correspond à un 4.4.4 Sécheurs chimiques
point de rosée de – 22 oC (point D, figure 12).
Si l’air comprimé est à la pression absolue de 8 bar, la tempéra- Ces appareils, qui utilisaient des pastilles hygroscopiques
ture à laquelle il faut le refroidir est de 2 oC (point C, figure 12) ; contenues dans un réservoir, ne sont plus utilisés à cause de la fré-
cette température peut-être obtenue par un circuit frigorifique [en quence de changement des pastilles et de la corrosion engendrée
général du HCFC (R 22) ou HFC (R 134)]. par les condensats.
N’ayant pas besoin de distribuer de l’air à 2 oC, on place en tête
de l’installation un échangeur récupérateur air-air Ec permettant
d’abaisser la température de l’air comprimé à l’entrée de l’évapo- 4.4.5 Sécheurs à adsorption
rateur Ev de 35 oC (sortie réfrigérant à eau) à 20 oC, diminuant
d’autant la puissance du groupe (figure 13). Ce 4.4.5.1 Principe
récupérateur ramène la température de l’air en sortie du
sécheur de 2 C ào On fixe la vapeur d’eau sur des produits présentant de nom-
19 oC. breux pores et avides d’eau, tels que le gel de silice, l’alumine, etc.
Les produits se saturent en vapeur d’eau, mais on peut les régéné-
La réfrigération peut se faire directement dans l’évaporateur ou rer en faisant passer périodiquement un courant d’air sec et quel-
par un fluide intermédiaire (eau glycolée). On peut utiliser aussi la quefois chaud. Aussi existe-t-il deux grandes familles (sans
chaleur du condenseur pour chauffer des ateliers. chaleur, avec chaleur) de ce type de dessiccation.
Il est impératif de monter, à la sortie de ces sécheurs, un filtre
fin pour éviter l’entraînement de poussières des produits.

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4.4.5.2 Sécheurs à adsorption sans chaleur


Le principe de l’installation est représenté sur la figure 14.
La régénération se fait en détournant une partie de l’air dessé-
ché.
Exemple : si nous avons de l’air à la pression absolue de 8 bar, à
35 oC saturé, il contient 5 g d’eau par mètre cube (point B,
figure 12 ); si à la sortie de l’adsorbeur, on obtient de l’air avec
un point de rosée à – 22 oC sous une pression absolue de 8 bar (point
E, figure 12), soit – 42 oC pour l’air détendu à 1 bar (point F, figure
12), il ne contient plus que 0,09 g d’eau par mètre cube. La
dessiccation a retenu :
5 – 0,09 = 4,91 g d’eau
o
L’air à 35 C contient 38 g d’eau. Si l’on prélève de l’air desséché
et qu’on le détend, chaque mètre cube peut retenir :
38 – 0,09 = 37,91 g d’eau
Pour retenir les 4,91 g retenus par le dessiccateur, il faut donc :
4,91 = 0,129 m3 Figure 14 – Sécheur à adsorption sans chaleur
-------------- d  air
37,91
Le rendement théorique est :

1 – 0,129 = 87,1 %
100 ------------------------
1

Si les conditions sont différentes, il faut faire des corrections ;


souvent les constructeurs fournissent les abaques permettant de
les déterminer.
Pour des raisons de simplification, l’inversion des réservoirs se
fait généralement avec une minuterie. Aussi le rendement qui,
théoriquement ne dépend que des conditions d’aspiration,
devient-il constant. On peut estimer la perte réelle d’air comprimé
de l’ordre de 20 %.

Ces sécheurs conviennent pour des installations moyennes ;


en général, au-delà de 1 000 m3/h, il convient de choisir un
sécheur à adsorption avec chaleur, décrit paragraphe 4.4.5.3.
4.4.5.3 Sécheurs à adsorption avec chaleur
Figure 15 – Sécheur à adsorption avec chaleur,
4.4.5.3.1 Air de régénération prélevé air prélevé sur le réservoir
sur le réseau d’air
comprimé
Le schéma de principe est représenté sur la figure 15. Par rapport au système sans chaleur (§ 4.4.5.2), on a, en général,
une diminution de l’énergie totale consommée.
Dans les réservoirs contenant l’adsorbant, on place des résistan-
ces électriques permettant de les chauffer. De l’air à 80 oC peut
contenir 290 g d’eau par mètre cube. Ces installations restent encore limitées en débit, de l’ordre
Ex emple : on voit donc, en reprenan t les chiffres du de 80 m3/min.
paragraphe 4.4.5.2, que 1 m3 d’air (mesuré à 0 oC et 1,013 bar) pourra
adsorber : Une précaution importante : l’air comprimé ne doit pas contenir
290 – 0,09 = 289,91 g d’eau, d’huile à l’entrée de l’appareil.

et que, pour absorber les 4,91 g retenus par le dessiccateur, il faudra : 4.4.5.3.2 Air de régénération externe
4,91
-----------------
3 Un ventilateur extérieur envoie de l’air réchauffé généralement à
289,91- = 0,017 m d  air 140 oC, par l’intermédiaire d’une batterie de chauffe (électrique,
vapeur, eau surchauffée, liquide de processus, etc.), dans le réser-
soit environ dix fois moins que dans le cas précédent. voir à régénérer. Le temps de régénération est fonction de la
Le rendement de l’appareil devient : vitesse de désorption de l’eau du produit dans le courant d’air
chaud. Un programmateur cyclique commande, en général,
1 – 0,017 = 98 %
100 ------------------------ l’ensemble :
1
— inversion des réservoirs ;
En puissance consommée, il faudra ajouter la puissance élec- — mise en route du ventilateur ;
trique de chauffage. De plus, le cycle doit être suffisamment long — mise en route du chauffage de l’air ;
pour que le réservoir, après régénération, se refroidisse. — arrêt du chauffage de l’air ;
— arrêt du ventillateur.

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Dans chaque cas, on utilise les pièces de raccordement


correspon- dantes (coudes, manchons, T, etc.).
On peut aussi utiliser des tubes revêtus intérieurement et (ou)
extérieurement de résine époxyde, de polyéthylène ou de poly(chlo-
rure de vinyle). Il faut se conformer aux indications du fabricant
pour leur montage.
■ Diamètre de la tuyauterie
Il est déterminé en fonction du débit, de la longueur et des
acci- dents (coudes, T, robinetterie, etc.).
Dans la pratique, sur une conduite droite, on utilise des formules
empiriques, la plus simple étant celle d’Aubery (utilisée par SUDAC
Air Service) :
2
Q L
p 12 – p 22 = 0,432 --------------
5,16
D
avec D (cm) diamètre intérieur,
L (km) longueur,
Q (m3/h) débit à 15 oC,
p1 (bar) pression absolue à l’entrée de la tuyauterie,
Figure 16 – Sécheur à adsorption avec chaleur, air externe
p2 (bar) pression absolue à la sortie de la tuyauterie
On peut l’écrire en prenant la pression moyenne p = (p 1 + p 2)/2 :
Le schéma de principe est représenté sur la figure 16. Ces 2
ins-
0,216 Q L
tallations peuvent être réalisées pour des débits très importants ; p =
(12)
-------------- --------------
elles sont particulièrement économiques si on dispose d’une p D
5,16

source de chaleur bon marché.


avec p =p1 –p2
On peut aussi tracer des abaques, comme celui représenté sur la
Durée d’un cycle pour les sécheurs à adsorption figure 17.

Le cycle est réglé en fonction des débits. La régénération


peut avoir lieu :
— pendant 10 à 15 min toutes les heures pour les sécheurs
à adsorption sans chaleur ;
— pendant 2 à 3 h toutes les 12 h pour les sécheurs à
adsorp- tion avec chaleur.

4.5 Accessoires

Les divers accessoires de la centrale d’air comprimé (déshui-


leurs, sécheurs, etc.) sont à l’origine de pertes de charge non négli-
geables, quelquefois très importantes. Aussi faut-il bien se les faire
préciser par le constructeur, et en tenir compte dans le choix de la
pression de refoulement du compresseur.

5. Transport de l’air comprimé

5.1 Réseaux
L’air produit dans la centrale est distribué aux divers points et, pour les raccordements des flexibles, le caoutchouc, du plas-
d’uti- lisation par un réseau de tuyauteries. Ce réseau est tique spécial (Nylon, etc.).
construit sui- vant les règles habituelles (cf. articles de la rubrique
Tuyauteries. Réservoirs dans le traité Génie industriel [A 841]).
La tuyauterie est en acier noir sans soudure (norme NF A 49-111)
ou en acier galvanisé, inox ou en plastique (AB, PVC) (norme
NF A 49-700), pour éviter la corrosion. Pour les installations de
petit diamètre, on utilise également le cuivre (norme NF A 51-120)

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Figure 17 – Perte de charge dans les canalisations d’air comprimé

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Tableau 10 – Perte de charge (en mbar) due aux accidents de tuyauterie (pour de l’air à 20 oC et à 6 bar et  = 8,32 kg/m3)
Coefficient Vitesse u
de perte de (m/s)
Nature des obstacles charge
K 5 10 15 20 25

Chute de pression théorique pour mise en vitesse à la sortie


du réservoir................................................................................................ 1 1,05 4,20 9,40 16,8 26
0,5 0,52 2,10 4,70 8,4 13
à angle vif ..........................
Entrée de conduite 0,05 0,05 0,21 0,47 0,8
à angle
angle vifbien arrondi .........
............................. 1 1,05 4,20 9,40 16,8 1,3
26
0,34 0,36 1,45 3,30 5,8 9
o arrondi R /D = 1..................
Coude à 90 0,17 0,18 0,73 1,65 2,9 4,5
arrondi R /D = 3.................. angle vif ............................. 0,19 0,20 0,80 1,79 3,2 4,9
0,15 0,16 0,63 1,41 2,5 3,9
o arrondi R /D = 1..................
Coude à 45 0,07 0,07 0,29 0,66 1,2 1,8
arrondi R /D
réduction = =3..................
s /S 0,75.......... 1,05 1,10 4,40 9,85 18,5 27,3
1,3 1,37 5,47 12,20 21,8 33,8
o réduction s /S = 0,5............
Branchement en T à 90 (1) 1,5 1,57 6,30 14,10 25,2 39
réduction s /S < 0,4............
Robinet à soupape ou à pointeau............................................................ 5 5,25 21 47 84 130
Robinet à boisseau.................................................................................... 0,5 0,52 2,10 4,7 8,4 13
Raccord express pour flexible .................................................................. 2 2,10 8,40 18,80 33,6 52
(1) s /S = rapport des sections des tuyauteries.

■ Perte de charge longueur qu’il faudra additionner à la longueur L des canalisations


À la perte de charge de la tuyauterie, on ajoutera la perte de linéaires, afin de déterminer le diamètre de la tuyauterie à utiliser.
charge (en bar) produite par les accidents : Nota : le lecteur se reportera utilement à l’ouvrage Air comprimé (Tome I) de
M. Lefèvre (éd. J.B. Baillière) pour plus de détails sur tous ces calculs de perte de charge.
2
–5 u ■ Méthode de calcul
p 10 K
(13)
=
------- Nous donnons, à titre d’exemple, la méthode de calcul du
2
diamètre d’une canalisation d’air comprimé utilisée par SUDAC Air
avec u (m/s) vitesse de l’air dans la tuyauterie, Service.
 (kg/m3)masse volumique à la pression et à la tempéra- Dans la majorité des cas, l’air comprimé est disponible à une
ture d’utilisation, pres- sion effective de 6 bar et l’on ne connaît, pour choisir le
diamètre, que le débit.
K coefficient sans dimension, fonction de la nature
de l’accident. La valeur de ce coefficient est don- Pour une vitesse de 10 m/s, le diamètre D (mm) est donné par la
née dans le tableau 10. Dans ce tableau, formule :
on donne à titre d’exemple, la perte de charge
pour de l’air à la pression effective de 6 bar et à Q = 0,2 D 2 (16)
20 oC avec Q 3 3
(m /h ; m mesurés dans les conditions normales de
Ce coefficient K peut être calculé à partir de différentes formules température et de pression) débit admissible pour une
parmi lesquelles on peut citer les formules de Weissbach. vitesse de 10 m/s).
Sachant que les pertes de charge linéaires, en partant des prin- On choisit ensuite le diamètre normalisé immédiatement supé-
cipes de similitude, sont données (en bar) par : rieur.
2 Pour connaître la valeur de la perte de charge (en mbar/m), on
–5 L u
= -----
  ------- utilise l’abaque de la figure 17.
D 2 (14)
p 10

avec  = f (Re ) fonction du nombre de Reynolds, déterminée soit D


ex périmen taleme nt , soit à l’aide de s formu le s de
Poiseuille, Blasius ou Karman-Nikuradze (cf. article
Mécanique des fluides, dans le traité Sciences fondamen-
tales [A 1 870]).
■ Longueur des canalisations
En comparant les deux relations (13) et (14), on remarque que
K
L
correspond à  ----- .
D
-
La longueur corrigée des canalisations correspondant à un coef-
ficient K est donc donnée par :

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Exemple : déterminons le diamètre d’une canalisation de 30 m de 250


---------
longueur qui doit alimenter un équipement pneumatique dont la D = 0,2 = 35,3 mm
consommation maximale (mesurée à 0 oC et sous 1,013 bar) est de
250 m3/h à 6 bar. On choisit donc une conduite de diamètre 40/49 mm.
Le diamètre de la conduite, d’après (16) est : Sur l’abaque on lit une perte de charge de 1,5 mbar/m, soit pour une
longueur de 30 m :
 p = 45 mbar

= -----
Lc K (15)

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Tableau 11 – Pertes de charge singulières :


longueur fictive pour des obstacles tels que des robinets ou des coudes
Diamètre .................................. (mm) 25,4 50 76 102 127 152 203 254 305 356 406
Diamètre ..................................... (in) 1 2 3 4 5 6 8 10 12 14 16
Clapets, robinets, soupapes ...... (m) 0,6 2 4 6 8,5 11 16 21 27 32 38
Tés, coudes courts ..................... (m) 0,6 1,5 3 4 5,5 7 10 15 18 21 26
Coudes à grand rayon................ (m)
R 3D 0,3 0,6 0,9 1,2 1,5 1,8 2,5 3 3,5 4 5
Coudes à grand rayon................ (m)
R 3D 0,5 0,75 1,1 1,5 1,8 2,1 2,7 3,4 4 5 5,8

Les lectures sur l’abaque s’entendent pour des conduites


rectilignes sans interposition de robinets, clapets, etc. Le
tableau 11 permet de tenir compte de ces obstacles en ajoutant
à la longueur propre de la conduite une longueur fictive (ou
lon- gueur corrigée).
La vitesse de circulation dans les tuyaux est de l’ordre de 8 à
15 m/s pour les réseaux et de 15 à 20 m/s pour les branchements
(flexibles, etc.).
■ Tracé du réseau
Il sera le plus simple possible. Il peut être, soit à dérivations
multiples (figure 18a ), soit bouclé (figure 18b ). De toutes
façons, on évitera les parties enterrées non surveillées. Une pente
de l’ordre de 1 % dans le sens de l’écoulement sera prévue avec un
pot de purge à chaque point bas ou reprise de pente.
Le piquage (ou raccordement) des appareils est fait en crosse et
non en dessous pour éviter l’entraînement d’eau. Bien que, en
général, les réseaux d’air comprimé soient simples, on peut se
reporter utilement aux articles de la rubrique Chaudronnerie.
Tuyauterie. Robinetterie dans ce traité [A 765] [A 767] [B 6 500].
L’étude du support doit être faite pour la tuyauterie pleine d’eau
correspondant à l’essai qui est fait à une pression égale à 1,5 fois
la pression d’utilisation.

5.2 Accessoires de la distribution

5.2.1 Réservoirs
Pour éviter de brusques variations dues à la production par palier
des compresseurs à pistons, ou à la consommation cyclique de
machines, etc., il est intéressant de placer, soit à la production, soit
au point d’utilisation, des réservoirs-tampons. Leur volume est
déterminé pour éviter de brusques chutes de pression, mais pour
limiter l’investissement, il faut choisir le volume minimal.
Le prix des réservoirs dépend de deux paramètres :
— leur diamètre (en première approximation, le prix est propor-
tionnel au carré du diamètre) ;
— leur longueur (en première approximation, le prix est propor-
tionnel à la longueur).
En pratique, dans une station de compression à pistons, le
volume du réservoir est égal à celui du volume d’air comprimé, à
la pression d’utilisation, produit en une minute.
Pour des compresseurs rotatifs, et en particulier centrifuges, la
production étant constante, si la machine est bien adaptée, le réser-
voir peut être de volume moindre. Figure 18 – Réseaux d’air comprimé (d’après doc. Westinghouse)
Au point d’utilisation, la règle des compresseurs à pistons peut
s’appliquer (consommation en une minute), mais le volume peut
être diminué dans certains cas si la tuyauterie de distribution est à l’action de la flamme) édité par le SNTC (Syndicat national de la
largement dimensionnée, car elle sert en partie de réservoir. chaudronnerie et de la tuyauterie industrielle), et ces appareils
En France, la construction des réservoirs, comme de tous les seront vérifiés et contrôlés périodiquement par le service des
récipients sous pression, est soumise à des règles très précises Mines : Épreuves et Timbrage, si le produit de leur capacité (en
CODAP (code de construction des appareils à pression non soumis litres) par la pression de service (en bar) est supérieur ou égal à 80
(arrêté du 24 mars 1978 modifié).

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Le délai entre deux épreuves est de 10 ans pour du matériel fixe L’entretien du réseau ne doit pas non plus être négligé. Une véri-
et 5 ans pour les autres appareils. En outre, tout appareil mi-fixe fication périodique (mensuelle ou au maximum trimestrielle) doit
ou fixe doit être vérifié extérieurement et intérieurement aussi être faite pour s’assurer de l’absence de fuites aux raccords, pur-
souvent que nécessaire en raison des risques de détérioration qui geurs, robinetterie, etc., et du bon fonctionnement des divers orga-
lui sont spécifiques ; l’intervalle entre deux vérifications ne doit pas nes.
excéder trois ans, et doit être réalisé par une personne capable de
recon- naître les défauts de l’appareil et d’en apprécier la gravité. Le temps à y passer est variable suivant l’ancienneté et la
Tous ces contrôles doivent être faits à la demande du propriétaire. c om ple x it é du r é s e a u . L’imp ortance d es fu ite s pe u t être
considérable, allant de quelques pourcent du débit à parfois 15 %,
Le matériel étranger installé en France doit être conforme à ces créant ainsi un surcoût de consommation d’énergie non
règles ; réciproquement, si le matériel doit être exporté, il doit être négligeable.
en conformité avec la réglementation locale.

5.2.2 Robinetterie, manodétendeurs, filtres- 5.4 Cas particulier : bouteilles d’air


graisseurs, raccords rapides, purgeurs,
compensateurs de dilatation, etc.
Lorsque l’on a besoin épisodiquement d’air comprimé, il n’est
Il faut monter de la robinetterie industrielle (cf. article spécialisé peut-être pas avantageux d’installer un compresseur et une distri-
dans ce traité [A 765]). On choisira de préférence des vannes à pas- bution. Des sociétés, comme l’Air Liquide, mettent à la disposition
sage direct (sauf pour les hautes pressions : 40 bar et plus), ou des des industriels des bouteilles d’air comprimé à 200, 150 ou 50 bar.
robinets à boisseau présentant des pertes de charge minimales. Leurs caractéristiques sont données par le tableau 12.
Pour certaines utilisations, l’air comprimé doit être détendu (pis-
tolets de peinture, etc.). On utilise des détendeurs à membrane et Tableau 12 – Bouteilles d’air comprimé
clapet avec une vis de réglage et munis d’un manomètre.
Pour les bouteilles d’air comprimé haute pression (150 bar), il est Dimensions
nécessaire d’utiliser des détendeurs spéciaux (construits par la Capacité (1) Pression (1)
Sou- dure autogène française) et munis de deux manomètres, diamètre hauteur
amont et aval. (m3) (2) (bar) (mm) (mm)
Il faut parfois émulsionner de l’huile dans l’air pour éviter le grip-
page d’organes en mouvement : vérins, turbines, etc. ; on le fait au 10 200 244 1 525
moyen d’un graisseur par barbotage. (9,9) (197)
7 150 244 1 525
Il existe divers types de raccords rapides :
(6,8) (147)
— raccords en C utilisés sur les chantiers de travaux publics ; 4 50 203 680
— raccords avec soupapes de fermeture utilisés dans les ateliers (3,9)
et les laboratoires.
Un certain nombre de constructeurs proposent des purgeurs (1) La valeur exacte est entre parenthèses.
(2) Capacité mesurée dans les conditions normales de température et de
automatiques : ces appareils simples comprennent une cuve avec pression (0 oC et 1,013 bar).
un flotteur commandant l’évacuation de l’eau. Ils peuvent être à
l’origine de nombreux incidents : fuite d’air ou, au contraire,
non-évacuation de l’eau. Ils seront installés, après étude, à des
emplacements facilement visitables ; on doit en effet procéder à Pour des usages très particuliers, on peut aussi approvisionner
leur vérification fréquente (au minimum une fois par mois). de l’air reconstitué 80/20 (mélange 80 % d’azote et 20 % d’oxygène).
Il existe bien d’autres organes accessoires, en particulier des On a ainsi de l’air très pur. Le conditionnement est le même
compensateurs de dilatation, des joints souples, etc., évitant la que précédemment.
mise en tension des tuyauteries par dilatation ou la Pour éviter tout accident, les bouteilles d’air sont équipées de
transmission de bruits et vibrations. robinetterie conique normalisée (normes européennes et, en parti-
culier, la norme NF E 29-652), mais attention, il existe encore
d’anciennes bouteilles ne correspondant pas à ces normes.
5.2.3 Débitmètres

Ils sont à diaphragme ou à venturi, pour éviter de trop grandes


pertes de charges (cf. articles sur les débitmètres dans le traité
Mesures et contrôle [R 2 300] [R 2 310] [R 2 285] [R 2 280] [R 2 275]
6. Étude de cas
[R 2 200] [R 2 220] [R 2 265]).
L’inventaire des besoins est dressé en précisant, pour chaque
utilisation :
5.3 Coût d’installation et d’entretien — le nombre d’appareils ;
— la pression minimale nécessaire ;
— le débit instantané (consommation) ;
Le coût d’installation peut-être très variable. Dans le cas où l’on — le coefficient d’utilisation ;
a tout un atelier à équiper en réseau fluide, son coût est beaucoup — la qualité d’air requise ;
moins élevé que si l’on a uniquement le réseau d’air comprimé à — la période d’utilisation : permanent, doublage, horaire normal.
créer (échafaudage, support et peinture faits pour une tuyauterie À titre d’exemple, on trouvera dans le tableau 13 des valeurs
ou pour l’ensemble des réseaux). de consommation et de coefficients d’utilisation pour divers
Au prix de la tuyauterie, il y a lieu d’ajouter celui des accessoires outillages.
courants.

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Tableau 13 – Coefficient d’utilisation et consommation


de divers outillages (1)

Consommation Coefficient 6.2 Qualité de l’air


Outillage
(m3/h) (2) d’utilisation
Il faut envisager le cas ou l’ensemble de l’air comprimé est traité
Cisailles 24 0,1 à 0,8
et le comparer aux solutions de traitement partiel sur le lieu des
Clés à chocs droites pour : points d’utilisation. C’est, en particulier, le cas ou un aterlier
boulons ∅ 6 mm 17 0,1 à 0,6 demande de l’air très sec : une dessiccation générale est installée
boulons ∅ 12 mm 24 0,1 à 0,6 pour ne pas avoir de condensation dans le réseau, par exemple à
boulons ∅ 16 mm 27 0,1 à 0,6 – 10 oC en air détendue pouvant être obtenu par réfrigérateur et –
boulons ∅ 20 mm 40 oC ou – 45 oC pour l’utilisation spéciale (manutention de
boulons ∅ 33 mm 45 0,1 à 0,6 pulvérulents hygroscopi- ques, laboratoires de recherche, etc.),
boulons ∅ 40 mm 66 0,1 à 0,3 cela ne pouvant être obtenu que par adsorption.
72 0,1 à 0,3
Brise-béton de 14 à 15 kg 51 0,5 à 0,8
28 kg 75 0,5 à 0,8 6.3 Choix des moyens de compression
Dérouilleurs à aiguilles 24 0,5 à 0,8
Grignoteuses 24 0,5 à 0,6 Le débit dépend de la consommation instantanée des diverses
utilisations multipliée par le coefficient de foisonnement dû à la
Marteaux-burineurs de 1,3 kg 18 0,2 à 0,3 fréquence de fonctionnement des machines : de 0,9 pour les instal-
2,3 kg 20 0,2 à 0,3 lations de marteaux-piqueurs et ateliers de ponçage à 0,3 pour des
Marteaux-piqueurs de 7 kg 34 0,5 à 0,8 ateliers de mécanique peu chargés ou des laboratoires.
13,5 kg 51 0,5 à 0,8 Le tableau 13 donne la consommation et le coefficient
d’utilisa- tion d’outillages pneumatiques.
Meuleuses pneumatiques
∅ 100 mm On établit un graphique du débit d’air en fonction de l’heure de la
40 0,4 à 0,5 journée, pour les jours travaillés et les jours chômés. De ce
∅ 150 mm 60 0,4 à 0,5 graphique, on déduit :
Meuleuses-tronçonneuses — le débit de pointe ;
∅ 180 mm 80 0,4 à 0,5 — le débit de base ;
∅ 235 mm 168 0,4 à 0,5 — le débit en période de nuit ou de jour chômé.
Perceuses et taraudeuses : Ces valeurs permettent de choisir le ou les compresseurs dont
les débits répondent le mieux à la demande, avec, au besoin, des
∅ 6 à 8 mm 32 0,4 à 0,6 unités complémentaires pour assurer la sécurité.
∅ 8 à 10 mm 35 0,4 à 0,6
∅ 10 à 13 mm 40 0,4 à 0,6
∅ 18 mm 45 0,3 à 0,7
∅ 22 mm 66 0,3 à 0,7 6.4 Réalisations
∅ 32 mm
114 0,3 à 0,7 6.4.1 Atelier de carrosserie, peinture automobile
Pistolets de peinture 6 à 25 0,6 à 0,9
On alimente plusieurs chaînes de montage dont seulement la
Ponceuses pour meule ∅ 127 36 0,4 à 0,5 moitié travaille en double équipe. Le service d’entretien peut inter-
mm 60 0,4 à 0,5 venir la nuit.
∅ 180 mm On a les débits suivants :
Ponceuses orbitales à disque 21 0,8 à 0,9 3
à patin 21 0,8 à 0,9 — débit de nuit, fuite + petit outillage : 20 m /min ;
— débit dans les heures de doublage (double équipe) : 70 m3/min ;
Soufflettes (buse ∅ 2 mm) 10 0,1 à 0,2 — débit en heures normales : 150 m3/min.
Visseuses ∅ 6 mm 23 0,1 à 0,6 Les installations principales sont les suivantes :
∅ 8 mm 32 0,1 à 0,6 — quelques soufflettes (l’installation d’un deuxième réseau ne
∅ 10 mm 35 0,1 à 0,6 se justifie pas) ;
— des vérins pneumatiques de manutention ;
(1) Les brise-béton et les marteaux pneumatiques sont caractérisés par leur — de l’outillage pneumatique (ponceuses, etc.) ;
masse, les meuleuses par le diamètre maximal de la meule et les per- — des pistolets de peinture ;
ceuses par le diamètre maximal des forêts utilisés. — des pompes pneumatiques pour liquides épais et peinture.
(2) Consommation mesurée dans les conditions normales de
température et de pression (0 oC et 1,013 bar). On peut choisir des compresseurs à pistons refroidis à l’eau :
— 3 de 75 m3/min : 2 en service et 1 en secours, en travail normal
1 en service et 2 en secours, en doublage ;
— 1 de 25 m3/min, en service la nuit et le dimanche, secouru par
6.1 Nombre de réseaux l’un des 3 de 75 m3/min.
On installe une dessiccation par le froid donnant un point de
Suivant les pressions nécessaires à l’utilisation, on peut rosée de – 10 oC (air détendu) suffisant pour éviter la condensation
envisager un ou deux réseaux, en général 7 et 3 bar de pression aux soufflettes et l’eau dans la pulvérisation de peintures et vernis.
effective. Le réseau est calculé pour avoir, dans le plus défavorable des
Il est, en effet, inutile de comprimer de l’air à 7 bar pour le déten- cas, une perte de charge limitée à 1 bar.
dre en pure perte à 2,5 ou 3 bar avant utilisation. Mais il faut que
les volumes d’air détendu soient suffisants pour amortir l’achat
d’une deuxième centrale d’air et la construction du deuxième
réseau, en tenant compte de la diminution de section du premier
réseau.

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6.4.2 Centrale thermique, double énergie, — de la taxe professionnelle ;


chauffée au charbon — de la main-d’œuvre de surveillance (rondes journalières, opé-
rations de mise en route et arrêt...) ;
Cette centrale est prévue pour la production d’énergie électrique — des dépenses liées aux contrôles réglementaires et périodi-
dans une turbine à vapeur et production d’eau surchauffée pour ques (installations électriques, appareils à pression de gaz).
processus et chauffage d’ateliers. ● Dépenses correspondant directement à la production
L’ensemble de la régulation est fait en pneumatique, y
compris la commande des clapets de tirage, aubages des Il s’agit :
ventilateurs de soufflage, et la commande des détendeurs de — de l’énergie consommée (compresseurs, sécheurs, traitement
vapeur, vannes, etc. Le débit d’air est de 10 m3/min. d’eau) ;
— de l’eau consommée ;
L’air doit être propre, sans huile, et avec un point de rosée de –
— des produits de traitement du circuit d’eau ;
10 oC (air détendu).
— des lubrifiants (et de leurs éliminations), des filtres à air et à
On installe deux compresseurs non lubrifiés à pistons (segments huile, des courroies, des cartouches de séparation d’huile, des
de Nylon), l’un en secours de l’autre, assurant chacun le débit total contacteurs, des démarreurs, de l’inspection de la régulation, du
nécessaire. Chaque installation comprend un filtre à l’aspiration à net- toyage des réfrigérants... ;
nettoyage automatique (poussière de charbon et cendres) et leur — de la main-d’œuvre nécessaire pour la réalisation de ces opé-
échangeur final, un ballon-tampon commun, une installation de rations de maintenance préventive ;
dessiccation par adsorption chaleur. On a tenu compte de son ren- — des consommations des chaînes de traitement d’air
dement pour dimensionner les compresseurs. (cartouches, adsorbats des sécheurs...) ;
— de l’entretien des séparateurs eau/huile (contrôles des rejets,
nettoyage et changement des filtres de charbon actif) ;
7. Étude économique — de la provision pour les révisions générales des compresseurs
(échanges des blocs vis, révisions des moteurs électriques,
échanges des contacteurs : prix des pièces et main-d’œuvre
attachée). Ce poste peut représenter parfois 70 % du prix de la
Il est intéressant, avant de réaliser une installation d’air
machine neuve, auquel il faut ajouter les frais de localisation d’un
comprimé ou de procéder à son agrandissement, de faire une
matériel de substitution pen- dant la grande révision ;
étude écono- mique dans les différents cas que l’on peut
— des coûts d’arrêt de production par suite d’une défaillance ou
envisager.
d’opérations de maintenance négligée.
■ Le prix de revient du mètre cube d’air comprimé produit varie,
ainsi, beaucoup selon les soins apportés au choix des matériels.
7.1 Coût de l’investissement
Par exemple, pour des installations à partir de 1 000 m3/h, il faut
comparer sur 10 ans les avantages des solutions avec des
Il comprend les coûts : compressions « sèches » avec ceux des vis lubrifiées ; bien que
— des bâtiments et servitudes (raccordement réseau électrique, l’investissement soit plus important pour des compressions sèches,
eau, égouts, etc.) ; les coûts d’exploitation sont souvent plus faibles :
— des matériels de production et de traitement ; — en énergie (rendement propre et absence des pertes de
— des réseaux de transport et de distribution. charge des séparateurs et filtres à huile) ;
On en déduit l’amortissement annuel qui dépend du loyer de — en fournitures diverses, telles que les vidanges répétées, les
l’argent et de la durée d’amortissement, de 5 à 30 ans suivant les entretiens des chaînes de traitement et des séparateurs de
cas, et même parfois moins si l’on a affaire à une installation de condensats ;
chantier (durée de la vie du chantier) ; dans ce dernier cas, il faut — les opérations dites de révision générale sont plus espacées
tenir compte de la valeur résiduelle du matériel récupérable. (50 000 h au lieu de 25 000 h).
Avant une modificatio n ou une nouvelle installation d’air
comprimé, il s’impose donc d’établir des comparatifs détaillés entre
différentes solutions (en taille et en type de compresseurs, et choix
7.2 Prix de revient du mètre des appareils de traitements d’air).
cube d’air comprimé En ordre de grandeur, en faisant un bilan sur 10 ans, il est
souvent constaté les répartitions suivantes du coût total :
— l’énergie représente entre 55 et 75 % ;
■ Il faut d’abord déterminer les besoins horaires, journaliers et — les charges fixes entre 30 et 15 % ;
annuels afin de calculer le taux de marche des compresseurs à vide — l’entretien environ 15 % à 10 %.
et en charge. Cela permet d’estimer :
— les consommations d’énergie en sachant que la puissance Des données économiques sont données dans le fascicule
absorbée à vide des compresseurs peut représenter jusqu’à 30 % Doc. B 4 130 « Pour en savoir plus ».
de celle absorbée à pleine charge ; à ces consommations, il faut
ajouter celles des appareils de traitement d’air (par exemple les
sécheurs par adsorption : (§ 4.4.5) ; 7.3 Service intégral de l’air comprimé
— les consommations d’eau et les additifs associés pour les cir-
cuits de réfrigération ;
— les temps de marche des compresseurs et auxiliaires Pour permettre aux utilisateurs d’éviter toute surprise dans leur
(pompes, sécheurs, tour de réfrigération...). production d’air comprimé dans :
— sa définition et le choix des matériels ;
■ On établit le prix de revient global de la production d’air — son financement ;
comprimé ; il comprend des dépenses indépendantes de la charge — son évolution ;
et des dépenses correspondant directement à la production. — la maîtrise des coûts directs et indirects de maintenance ; il a
● Dépenses indépendantes de la charge été mis en place une formule originale qui, après avoir défini les
Il s’agit : besoins en quantité, qualité et permanence, permet à
l’utilisateur de s’acquitter d’une redevance forfaitaire regroupant
— de l’amortissement de l’investissement ; toutes les charges évoquées aux paragraphes 7.1 et 7.2.
— de l’entretien du réseau ;
— du loyer industriel ;

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Techniques de
del’Ingénieur,
l’Ingénieur,traité
traitéGénie
Géniemécanique
mécanique BM 4 130 − 28
P
O
U
Air comprimé dans l’industrie R

E
par Bernard GOURMELEN
N
Ingénieur des Arts et Métiers
Directeur technique de SUDAC Air Service
et Jean-François LEONE
Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées
Docteur-Ingénieur
S
Maître de conférences à l’Institut national des sciences appliquées
A
V
Cet article est une réactualisation du texte rédigé par François POYET. Une partie du texte a été conservée.

Données économiques O
En 1996, il a pu être noté, hors énergie, selon la taille et le taux
d’utilisation un prix de revient du m3 d’air comprimé, sous 7 bar, variant de 2
à 8 centimes.
7,5 centimes dans le prix de revient d’un m3 d’air comprimé, c’est-à-dire que
l’on a des prix de revient du m3 d’air comprimé variant de 5,5 centimes, pour
des installations très optimisées, à 15 centimes et plus, pour des centrales
I
Avec des consommations spécifiques variant de 110 à 150 Wh/m3 et avec
un prix moyen du kWh EDF de 30 à 50 centimes, l’énergie représente 3,5 à
d’air peu utilisées ou mal conçues et/ou peu entretenues.
R
Normalisation
P
France
Association française de normalisation AFNOR
NF ISO 4393 12-91 Transmissions hydrauliques et pneumatiques — Vérins — Série de
base de course de piston — Indice de classement : E 48-059. L
US
NF A 49-111 9-78 Tubes en acier. Tubes sans soudure à extrémités
lisses du commerce pour usage s g énéraux à NF ISO 6099 01-87 Transmissions hydrauliques et pneumatiques —
m o y e n n e p r e s s i o n ( d i m en s i o n s , co n d iti o n s Vérins — Code d’identification des dimensions de
techniques de livraison). montage et des modes de fixation — Indices de
classement : E 48-030.
A 49-700 12-82 Galvanisation à chaud. Spécification du revêtement
des tubes. NF ISO 6432 03-92 Transmissions pneumatiques — Vérins à simple
tige
NF A 51-120 04-87 Demi-produits en cuivre. Tubes ronds en cuivre à — Série 10 bar (1 000 kPa) — Alésages de 8 à 25
braser par capillarité. mm
classement : E 49-030.
NF E 49-001 12-92 Transmissions pneumatiques. Vérins 8 bar, simple NF ISO 7181 08-92 Transmissions hydrauliques — Vérins — Rapports
et double tige. Alésages 25 mm à 200 mm. entre surfaces d’alésage et de tige — Indice de
NF E 49-049 11-92 Vérins. Diamètres de l’alésage du vérin et de la tige classement : E 48-052.
de piston. NF ISO 8139 10-90 Transmissions pneumatiques — Vérins 10 bar
E 49-051 6-73 Raccordements pour transmissions pneumatiques. (1 000 kPa) — Tenons à rotule d’extrémité de tige
Raccords filetés. Tubes métalliques et plastiques. de
piston — Dimensions d’interchangeabilité — Indice
S 31-020 02-87 Mesurage du bruit aérien émis par les moto- de classement : E 49-035.
compresseurs. Méthode de vérification de la confor- NF ISO 8140 10-90 Transmissions pneumatiques — Vérins 10 bar
mité aux limites de bruit. (1 000 kPa) — Chapes d’extrémité de tige de piston
— Dimensions d’interchangeabilité — Indice de
Série X 43 Qualité de l’air. classement : E 49-036.
NF S 90-140 10-88 Matériel médico-chirurgical. Air à usage médical. NF ISO 10100 06-92 Transmissions hydrauliques — Vérins — Essais de
Taux d’impuretés admissibles et méthodes d’essai réception — Indice de classement : E 48-032.
(NEQ ISO 7396).
NF ISO 8573-1 08-92 Air comprimé pour usage général. Partie 1. Pol-
NF ISO 1217 12-86 Compresseurs. Compresseurs volumétriques. Essais luants et classer de qualité. Indice de classement :
de réception. Indice de classement : E 51-260. E 51-301.
Constructeurs Fournisseurs
Compresseurs Compresseurs Mauguière.
Atlas Copco France Holding. Creusot-Loire Industrie S.A.
Burton-Coblin S.A. Dresser Rand S.A.
Compair Luchard. FCB Fives Cail Babcock.
GEC Alsthom Éts Rateau service compresseurs.

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P AIR COMPRIMÉ DANS L’INDUSTRIE
O
U Girodin-Sauer S.A. Cegelec.

R ITW Surfaces et Finitions.


Kaeser Compresseurs S.A.
Kremlin (Sté).
Clemessy S.A.
COMEUREG Cie Européenne de Régulation.
CORECI Cie de Régulation et de Contrôle
Mannesmann Demag S.A. Division air comprimé. Division compresseurs. Industriel. Francel (Sté).
MPRI Machines Pneumatiques Rotatives Industries. Georgin Régulateurs (Sté).

E Neu Groupe.
Neyrtec Industrie S.A.
Peugeot Citroën Moteurs.
Hartmann et Braun France.
Honeywell S.A.
Jaeger Régulation S.A.

N Sullair Europe S.A


Sulzer CCM.
JRI Jules Richard Instruments.
Masoneilan - Division de Dresser Produits Industriels.
Thomé Compresseurs. MCC Mesure. Contrôle. Commande S.A.
Métra (Sté An. des Anciens Éts).
Appareils de traitement. Robinetterie. Accessoires
Pekly Hermann Moritz S.A.
Air Liquide (L’).

S Bertin et Cie.
Chaumeca Gohin.
Protais (Sté).
SART Von Rohr S.A.
Saunier Duval Électricité.

A
Denco S.A. Département Hiross.
SEE Mathieu (Sté d’Électrocontrôle et d’Énergie).
Desbordes (Éts).
Ervor-Envé (Compresseurs). Transmission et vérins

V ETM Électrotechni Médical.


Etna Industrie.
Fenwick S.A.
Angst et Pfister S.A.
Bosch France S.A. Activité pneumatique.

O
CGP Koné S.A. Département manutention robotisée.
Gachot S.A. Erméto-Hydexco S.A.
GEC Alsthom Fluides. Etna Industrie.

I
GEC Alsthom Sapag. Exo International.
Klein S.A. Festo KG.
KSB S.A. Joucomatic S.A.

R Pons (Éts R. et Cie).


SAF Soudure Autogène Française.
Schulmberger Industries Département énergie thermique.
Kléber Industrie (Caoutchouc Manufacturé et Plastiques).
Lecq France Industrie.
Legris S.A.
Spirotechnique Industrielle et Commerciale (La). Norgren.
Westinghouse Électrique France. Parker Hannefin R.A.K. S.A.

P Production Pneumatic Union S.à.r.l.


SUDAC Air Service. Pronal S.A.
Rexroth Pneumatic.

L Contrôle et régulation
Auxitrol (Sté).
Beri (Sté).
Sab Wabco.
Schneider Electric S.A.

U
Sextant Avionique Division Crouzet composants industriels.
Blondelle (Éts). Staübli Faverges.
Bourdon Sedeme Manomètres. Technicair.

S
Organismes
AFIR Association française des industries de la robinetterie
CNOMO Comité de normalisation des moyens d’équipements
Fédération des industries mécaniques
SNCT Syndicat national de la chaudronnerie, de la tôlerie et de la
tuyauterie industrielle
Syndicat des constructeurs de compresseurs
UNITOP Union nationale des industries de transmissions oléohydrau-
liques et pneumatiques

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