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GESTION DE L’EAU

ET
D’ASSAINISSEMENT
AU SENEGAL
SOMMAIRE
I. INTRODUCTION
II. PRINCIPALES ORIENTATIONS STRATEGIQUES
III. PRINCIPALES REALISATIONS
IV. LES CONTRAINTES MAJEURES
V. LES REFORMES
VI. LES PERSPECTIVES
VII. CONCLUSION

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I - INTRODUCTION
? Le secteur de l’l’ Hydraulique a toujours occupé
occupé une place importante dans la straté
straté gie
de dé
développement économique et social du Sé Sé né gal.

? Les grandes lignes de la politique du Sé Sé négal de l’l’eau ont été annonc


annoncéées dans
diffé
différents rapports pré
pr ésent
sentéés par les Ministres chargé
chargés de l’l’ Hydraulique depuis 1977.
Depuis cette date, ces principes ont été concrconcréétis
tiséés par une sésérie de programmes et
de projets visant notamment :
? l’am
amé
élioration des conditions de vie des populations en leur permettant
permetta nt
d’acc
accé
éder de faç
façon satisfaisante à des services d’ d’eau potable et
d’assainissement adéadé quats ;
? la satisfaction des besoins en eau pour le cheptel et la production
production agricole ;
? une meilleure gestion et une protection adé adé quate des ressources en eau ;
? la mise en œ uvre d’ d’une politique efficiente de maintenance des ouvrages
hydrauliques visant la pé pérennit
rennitéé du service.

? Ces actions se situent dans le cadre macroé


macroéconomique dé
défini à travers le 9è
9è me plan
d’Orientations Straté
Stratégiques pour le Dé
Développement Economique et Social (1996 –
2001).

3
II – PRINCIPALES ORIENTATIONS
STRATEGIQUES
Le gouvernement du Sénégal a depuis 1977 accord é une priorit é au secteur de
l’Hydraulique. Cette politique a reposé principalement sur les orientations
strat égiques suivantes :
? Doter le milieu rural de points d’ d’eau modernes en commenç
commençant par les chefs
lieux d’
d’arrondissement, de communauté
communaut és rurales et les gros villages centres
avec comme objectif final une desserte universelle ;
? Assurer une bonne maintenance des ouvrages en milieu rural en impliquant impliquant les
populations dans la gestion des points d’ d’eau ;
? Assurer l’é
l’équilibre
quilibre financier du sous-
sous -secteur de l’l’hydraulique urbaine tout en
maintenant une politique de desserte correcte grâ gr âce à une politique de
réalisation de branchements sociaux et de bornes fontaines ;
? Promouvoir la participation du secteur privéprivé dans la gestion du secteur ;
? Assurer la viabilité
viabilité financi
financièère du sous-
sous -secteur de l’l’assainissement tout en
amé
am éliorant la qualité
qualité du service surtout dans les zones pé périurbaines ;
? Favoriser la diversification des activité
activités agricoles grâ
gr âce à une politique de
maîîtrise de l’eau visant à la fois à réaliser de grands ouvrages de retenue sur
ma
les cours d’ d’eau pépérennes et des retenues collinaires et bassins de ré rétention
d’eau ;
? Mettre en œ uvre un cadre institutionnel adé adé quat pour une gestion rationnelle et
cohé
coh érente des ressources en eau.

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III – PRINCIPALES REALISATIONS
?VOLET EAU POTABLE
En milieu rural, le taux de couverture national en eau potable est
est de 64%(2000) avec la
réalisation de :
? Plus de 1000 forages motorisé
motorisés dont 886 gé gérés par la DEM ;
? Plus de 100 forages équip
quipé
és de pompes solaires ;
? Plus de 1300 forages équip
quipéés de pompes manuelles ;
? 74 forages ou puits équip
quipé
és d’é
d ’éoliennes
oliennes ;
? Plus de 2200 puits ou forages exploité
exploités avec des systè
systèmes d’
d ’exhaure traditionnels.

En milieu urbain, le taux de desserte actuel est de 78%. C’


C’est dans ce cadre straté
stratégique
qu’’ont été réalis
qu aliséés les programmes du secteur :
? le Projet Sectoriel Eau (1996 – 2002) visant le renforcement de l’l’approvisionnement en eau de
Dakar par le doublement de ’l adduction d’eau provenant du lac de Guiers, le renforcement de la
station de traitement de Ngnith, la construction de forages et de de pié
pi é zom
zomè
è tres, l’augmentation de la
capacité
capacit é de stockage à Dakar, le renouvellement de canalisation de distribution et ’l extension du
réseau dans les quartiers pé p ériph
riphéériques, la ré
réalisation de branchements sociaux et de bornes-
bornes-
fontaines, et la té
té légestion des installations ;
? le Projet Eau Long Terme (2002 – 2007) visant notamment la construction d’une adduction par
conduite forcé
forcé e reliant l’l’Adduction du Lac de Guiers (ALG) à la seconde usine de traitement à
réaliser à Keur Momar Sarr, l’l’installation d’
d’ un surpresseur à Mekh
Mekhéé.
En 2004, l’l’acc
accèès à l’eau en milieu urbain se situait à un niveau globalement élev
levéé:
? 95,7% des mé
ménages de la ré région de Dakar avait accè
accès à l’eau potable, dont 75,7% par
branchement public et 18,8% par borne fontaine ;
? 84,3% des mé nages des autres centres desservis avait accè
accès à l’ eau potable, dont 57,1% par
branchement public et 18,5% par borne fontaine.

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?Volet assainissement
Le patrimoine de l’assainissement réparti dans les villes
assainies se présente ainsi qu’il suit :

Eaux usées Eaux pluviales


Nbre de Nbre Nbre de Linéaires
Réseaux Nbre de
Villes stations de de raccorde réseaux
KM stations
pompage STEP - ments (KM)
Dakar à
844 42 2 78 120 89 4
Rufisque
St – Louis 42 6 1 3 742 3 4
Louga 34 5 1 589 5 0
Thiè
Thiès** 37 0 1 3 000 13 0
Saly 4,5 5 1 Hôtels 0 0
Kaolack 37 5 1 679 3 0

Total 998,5 60 7 86 130 113 8

6
Tableau des derniè
dernières ré
réalisations
Niveau
Montant en d’ex
exéé cutio Observations ou
N° Réalisations Nbre Local Bailleurs
FCFA n au impacts
31/10/07
Dakar/Rufisque/ Am élioration du cadre de vie
Amé
1 Stations d’é
d’épuration
puration 5 7 000 000 000 100% IDA/NDF des pop. et de la disponibilité
disponibilité
Thiè
Thiès d’eau pour le maraî
maraîchage

Lutte contre les inondations


Stations de pompage Dakar/Saint-Louis/
Dakar/Saint- IDA/NDF/
2 6 2 200 000 000 100% Amé
Am élioration de la mobilité
mobilité
eaux pluviales Richard Toll/Matam UE/BCI urbaine

Stations de pompage BADEA/BCI Am élioration de l’é


Amé l ’écoulement
coulement et
3 5 Dakar/Rufisque 1 600 000 000 100% de la qualité
qualité du service
des eaux usé
us ées /IDA
Branchements Am élioration du cadre de vie
Amé
4 1490 Dakar 447 000 000 100% Particuliers des populations
classiques
Dakar, Rufisque, Am élioration du cadre de vie
Amé
Branchements des populations et
5 29078 Saint--Louis,
Saint 8 723 000 000 90% IDA augmentation des revenus des
sociaux
Kaolack et Louga populations

Ouvrages Am élioration du cadre de vie


Amé
6 d’assainissement 60 000 Dakar 6 600 000 000 100% IDA des populations
autonome Lutte contre le pé
p éril fé
fécal

7 Édicules publiques 80 Dakar 540 000 000 112% IDA Lutte contre le pé
p éril fé
fécal

Dakar, Rufisque,
Linéaires de ré
Liné réseaux Augmentation du taux de
8 283kml Saint--Louis,
Saint 5 660 000 000 100% IDA desserte
neufs d’
d’eaux usé
us ées
Kaolack et Louga
Linéaires de ré
Liné réseaux Lutte contre les inondations
9 neufs d’
d’eaux 24kml Saint--Louis, Dakar
Saint 3 840 000 000 100% IDA/BADEA Amé
Am élioration de la mobilité
mobilité
pluviales urbaine

Linéaires de ré
Liné réseaux Am élioration de l’é
Amé l ’écoulement
coulement et
10 20kml Dakar 1 870 000 000 100% ONAS de la qualité
qualité du service
réhabilit
habilitéés
7
Les systèmes individuels assez répandus dans les milieux
rural et péri-urbain sont constitués par :

? Fosses sceptiques = 68%


? Fosses étanches = 25%
? Latrines = 7%

La desserte en réseaux d’eaux pluviales est faible sur


l’ensemble du territoire et il existe de s érieux probl èmes
d’inondation dans la plupart des zones urbaines et
périurbaines.

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IV - Les Contraintes Majeures
Elles sont d’
d’ordre institutionnel et financier, technique et logistique.
? Les contraintes institutionnelles
Il y a une multiplicité
multiplicité d’acteurs et les textes qui dé
définissent leurs attributions et
compé
comp étences ne sont pas toujours suffisamment claires. La né nécessaire coordination qui
doit s’
s’effectuer laisse encore à désirer et se trouve être une source de lenteur,
d’inefficacit
inefficacitéé et parfois mê
mê me de conflits.
? Les contraintes financiè
financi ères
Au niveau des investissements structurants, ils sont systé
systématiquement gagé
gagés sur des
financements exté
ext érieurs et né
nécessitent des conditions proches des taux concessionnels
type IDA en raison de l’incapacit
incapacitéé du sous-
sous -secteur à gé nérer les ressources suffisantes
pour son propre refinancement.
? Les contraintes techniques et de logistique
De mê
mê me, le parti pris pour un systè
systè me de traitement intensif par boue activé
activée s’
s’est
avé
av éré co
coûûteux en achat de matiè
matières (produits chimiques) en dé
dépense d’é
d’énergie
nergie et en
expertise professionnelle (né
(nécessite de disposer de cadres de haut niveau).

Au plan de la logistique le parc d’ d’ hydrocureurs et de cureurs simples ainsi que les


camions bennes, les engins de levage, et mê mê me le parc de pompes et les groupes
électrog
lectrogè
ènes accusent des signes de dé dé gradation avancé
avanc ée source d’d’inefficacit
inefficacitéé pour les
équipes pré
pr é pos
poséées à la maintenance.
La gestion des forages motorisé
motorisés reste fragile en dé
dé pit des bons ré
résultats de la réréforme
de la gestion forages des motorisé
motorisés (REGEFOR) et des risques importants de rupture de
la continuité
continuité du service continuent d’
d’exister.

9
L’â
’âge
ge moyen des ouvrages de captage, dont 10% ont plus de 30 ans, constitue
constitue un point
de pré
préoccupation majeure. Les capacité
capacités actuelles des entreprises de construction et de
réhabilitation de forages sont insuffisantes.

Il existe encore des disparité


disparités d’
d’acc
accèès marqué
marquées entre les usagers. Des
problè
probl è mes de qualité
qualité physico
physico--chimique de l’l’eau subsistent (salinité
(salinité, nitrates, fer,
fluor), mais ils sont toutefois localisé
localisés à quelques sites.

? Contraintes sociologiques
L’attitude des usagers à l’é
’égard
gard des installations d’
d’assainissement dé
dé note un manque de
culture de l’l’assainissement.

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V – Les réformes
Une réréforme institutionnelle est intervenue dans ce secteur depuis 1996. 1996. Elle a permis de
scinder l’ancienne Socié
Société Nationale d’ d’Exploitation des Eaux du Sé Sé négal (SONEES) en
trois entité
entités distinctes :
1. La Socié
Société Nationale d’ d’Exploitation des Eaux du Sé Séné gal (SONEES), socié
société de
patrimoine ;
2. La SéSénégalaise des Eaux (SDE), socié société priv
privé
ée lié
li ée à l’Etat par un contrat
d’affermage ;
3. L’ Office National d’
d’ Assainissement du Sé Séné gal (ONAS), chargé
chargé de gé
gérer le sous-
sous -
secteur de l’l’assainissement liquide.
Cette ré
réforme a été accompagn
accompagné ée d’
d’ un programme d’ d’investissements important, à travers
notamment le Projet Sectoriel Eau (PSE) et le Projet eau à Long Terme (PLT), qui ont
permis de mobiliser un financement é quivalent à 260 milliards de FCFA sur la pé période
1996 – 2006.

La ré
réforme constitue un modè
modè le ré
ré ussi de partenariat public privé
privé dans le secteur de l’l’eau
et à eu des ré
résultats trè
très positifs dans le secteur notamment en termes d’ d’augmentation
du taux de desserte en milieu urbain (120 000 branchements sociaux sociaux à l’eau, 25 000
branchements sociaux à l’é’égout
gout et 60 000 systè
systèmes d’ d’assainissement individuels ré
réalis
aliséés
en 10 ans en faveur des plus pauvres) et d’é d’équilibre
quilibre financier des socié
sociétés d’
d’eau et
d’assainissement.

Une loi organisant le service public de l’eau potable et de l’assainissement est en cours
de pré
pré paration et devrait être soumise à l’ Assembl
Assembléée Nationale au cours de l’l’ann
annéée 2006.
l’objet de la loi sera de fixer le cadre juridique du service public
public de l’alimentation en eau
potable et de l’assainissement et de pré pr éciser la politique de l’Etat pour dé
développer ledit
service public.
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Cette nouvelle loi permettra notamment d’d’institutionnaliser les principes de la ré
réforme de
la gestion des forages ruraux motorisé
motorisés, testé
testés avec succè
succès sur le projet REGEFOR.

Cette loi qui organisera le service public de l’l’eau potable en milieu urbain comme en
milieu rural pré
pr évoit les dispositions suivantes :

? L’autorit
autorité
é délé gante du service public de l’eau potable est exercé
exercée de droit par
l’Etat, mais ce dernier peut la transfé
transférer à une Collectivité
Collectivité locale. Les conditions
de transfert de l’l’autorit
autoritéé dé lé gante seront dé définies dans les dé décrets
d’application. Cette disposition initiera ainsi une dé dé marche de transfert de
compé
comp étence de l’l’Etat vers les Collectivité
Collectivités locales ;

? Le service public de l’eau potable est dé dé lé gu


gué
é à des exploitants dans le cadre
de contrats de dé délé gation de gestion de service public, dé dé livr
livréés dans les
conditions pré
pr évues^par la loi. La forme contractuelle de la dé
dé légation de gestion
peut être une gé gérance, un affermage ou une concession. En milieu rural, les
délé gataires de gestion seront les ASUFOR ou en alternative des opé opérateurs
privé
priv és. En milieu urbain, le dé
délé gataire sera la SDE dont le contrat d’ d’affermage
sera prolongé
prolongé par avenant pour 5 anné
années à compter d’d’avril 2006.

Pour l’l’assainissement collectif, l’l’ONAS est le dé


délé gataire du service public et devra, dans
les prochaines anné
années, renforcer et é largir ses partenaires avec le secteur privé privé local et
les municipalité
municipalités pour une meilleure efficacité
efficacité de la gestion des systèsystè mes. Un code de
l’assainissement en cours de pré pr é paration permettra de dé définir la ré
réglementation relative
à la gestion des systè
systèmes individuels et semi-
semi -collectifs d’
d’assainissement.

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VI – Les perspectives
L’instrument par lequel le Gouvernement compte atteindre les OMD est est le Programme
d’Eau Potable et d’
d’Assainissement du Millé
Millé naire (PEPAM 2015). Son budget est de 515
milliards FCFA sur la pé
période 2005 – 2015, dont 274 milliards FCFA pour le milieu rural
et 241 milliards FCFA pour le milieu urbain.

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Tableau : programme d’investissement physique 2005-
2015 pour l’eau (source : modèle financier)
Travaux Unité Qté Coût 2005-2015
EXTENSION PRODUCTION
Régions (pé
(périm
rimèètre 2004+nouv.Centres) M3/j 37 279 8 420 MFCFA
Traitements d’
d ’eau (fluor; fer; etc) M3/an 1 695 3 385 MFCFA

DISTRIBUTION ET RENOUVELLEMENT
Extension et renforcement Km 2 716 29 087 MFCFA
Extension ré
réseau M3 27 864 1 603 MFCFA
Renforcement stockage Km 185 7 736 MFCFA
Renforcement réréseau U 1 6 350 MFCFA
Gros entretien des ouvrages (GC et forages)

Nouveaux branchements
Branchements ordinaires U 95 045 13 140 MFCFA
Branchements sociaux U 67416 4 719 MFCFA

Renouvellements
Branchements U 120 000 10 601 MFCFA
Canalisations en équivalent Dn 100 fonte Km 660 21 019 MFCFA
Compteurs U 370086 6 362 MFCFA
TOTAL 112 422 MFCFA
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Tableau : Programme d’investissement pour l’assainissement
2005-2015 (source : mod èle financier)

TRAVAUX UNITE QTE

Assainissement collectif
Longueur ré
réseau Eaux usé
us ées Km 801
Capacité
Capacit é de traitement des eaux usé
us ées M3/jour 33 927
Nombre de branchements 92 430
dont sociaux 28 840

Assainissement autonome
Nombre de systè
systèmes autonomes Unité
Unité 135 113
Nombre d’é
d’édicules
dicules publics Unité
Unité 160

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VII – Conclusion :

Les objectifs de taux d’accès à l’eau potable à atteindre en 2015 sont :

? En milieu rural, desservir 2,3 millions de personnes en eau potable et


355 000 m énages en systèmes d’assainissement autonome, portant
ainsi les taux d’accès à 82% pour l’eau potable contre 64% en 2004 et
59% pour l’assainissement contre 17% en 2004 ;

? En milieu urbain, atteindre un taux d’accès de 98% pour l’eau potable


contre 88% en 2004 et de 78% pour l’assainissement contre 57% en
2004.

La composante ‘’Infrastructures d’assainissement’’ prévoit la fourniture de


services d’assainissement collectif, semi-collectif ou autonome à 1,73
millions de personnes suppl émentaires d’ici 2015, par le renforcement
et l’extension des infrastructures existantes.

16
MERCI DE
VOTRE
ATTENTION
17