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Lycée Qualifiant Technique Settat

Centre de Brevet de Technicien Supérieur

1ère Année ESA

Cours : Machine Asynchrone

Plan :
 Machine Asynchrone triphasée
 Machine Asynchrone monophasée
 Modèle de la Machine Asynchrone
 Freinage des Machines asynchrones

Prof : E. MAHFOUDI

Année scolaire 2013 / 2014


MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE
I.Description :
Le moteur asynchrone est constitué de deux parties distinctes : le stator et le rotor.

I.1. Stator (partie fixe du moteur)


I.1.1. Présentation

Il est identique à celui des machines synchrones, c’est à dire constitué de 3


enroulements formés de conducteurs logés dans des encoches.
Ces enroulements sont parcourus par des courants triphasés, d’où la création d’un
champ magnétique tournant à la fréquence ns = f / p et à la vitesse s = ω / p

I.1.2. Couplage sur le réseau

Sur la plaque signalétique d’un moteur asynchrone, il apparaît une indication concernant les tensions
(ex : 127 V / 230 V). Cela signifie que, quelque soit le réseau, chaque enroulement doit être soumis, au
régime nominal, à la tension correspondant à la valeur indiquée la plus faible (ici 127V). En fonction du
réseau, il faudra donc réaliser le couplage adapté.
Exemple : Indication sur la plaque signalétique : 230V / 400V Chaque enroulement doit donc être
soumis à 230 V.

I.1.3. Schéma de branchement

Les moteurs triphasés possèdent 3 enroulements qui sont reliés à 6 bornes repérées U1, V1, W1 et U2,
V2, W2 ; le positionnement de trois barrettes permet d'alimenter le moteur sous deux tensions différentes.

I.2. Rotor (partie mobile du moteur)

Le rotor n'est relié à aucune alimentation. Il tourne à la vitesse de rotation n. Il existe 2 possibilités :

I.2.1. Rotor à cage d'écureuil

Il porte un ensemble de barres conductrices, très souvent en aluminium,


logées dans un empilement de tôles.
Les extrémités des barres sont réunies par deux couronnes conductrices.
Remarque : Le rotor en cage d’écureuil présente une résistance très faible : on dit qu’il est court-circuité.
I.2.2. Rotor bobiné
Le rotor comporte des encoches dans lesquelles sont logés des
conducteurs formant un enroulement triphasé.
Les enroulements sont généralement accessibles par l’intermédiaire de 3
bagues et de 3 balais, permettant ainsi de modifier les caractéristiques de
la machine.
Remarque : Le rotor présente des résistances non négligeables, d’où
l’apparition de pertes par effet Joule dans le rotor Pjr

1
I.3. Fonctionnement
Le stator crée au niveau de l’entrefer un champ magnétique tournant à la vitesse s =  / p (vitesse de
synchronisme) et à la fréquence ns = f/p.
Le rotor, soumis à ce champ tournant, génère des courants induits qui, conformément à la loi de Lenz,
s’opposent à cette rotation en entraînant la rotation du rotor dans le même sens, à la vitesse  (à la
fréquence n).
Remarque : En charge, cette vitesse  est toujours légèrement inférieure à s.

II. Glissement
ns : vitesse de rotation de synchronisme du soit : n = ( 1 – g ) ns
ns – n Ω s – Ω champ tournant (tr/s)
g= =
ns Ωs n : vitesse de rotation du rotor (tr/s) n=0 g=1
ng : vitesse de glissement (tr/s) ng = ns – n n = ns g=0

III. Fréquence des courants induits


Le rotor voit un champ statorique tournant à la fréquence de glissement ng = g ns . Soit : fg = g f = fr

IV. Bilan des puissances


- Puissance absorbée: P = √3U I cos 
S = √3U I
Q = √3U I sin 

- Puissance transmise au rotor : Cette puissance est transmise au rotor par le couple électromagnétique

Ptr = P – Pfs - Pjs = Ce Ωs avec Ce: moment du couple électromagnétique en Nm.


Ωs : vitesse angulaire synchronisme (2..n) en rad / s.

- Puissance sur le rotor: Pr = Ptr – Pjr = Ce Ω Ce: moment du couple électromagnétique en Nm.
Pél = Pr Ω: vitesse angulaire rotor (2..n) en rad/s.

- Puissance Utile: PU = CU Ω avec PU = P - ΣPertes.

- Pertes Joule Stator:


Si r est la résistance d’une phase du stator : PJs = 3 rI2 pour le couplage étoile
PJs = 3 rj2 pour le couplage triangle
Si R est la résistance entre phases du stator couplé et I l’intensité en ligne alors : Pjs = (3/2) RI2

- Pertes Joule Rotor: Pjr = g Ptr Ptr: puissance transmise au rotor


g: glissement.
V. Rendement PU P – Pjs – Pfs – Pjr - Pm
CU Ω
η= = =
P √3U I cos  P

2
VI. Caractéristiques :

VI.1. Fonctionnement à vide


A vide le moteur n'entraîne pas de charge.
Conséquence : le glissement est nul est le moteur tourne à la vitesse de synchronisme.
A vide: g = 0 et donc n = ns et la puissance absorbée P0 = Pmec + Pfs + Pjs0

VI.2. Fonctionnement en charge


Le moteur est maintenant chargé, c'est-à-dire que l’arbre de ce dernier entraîne une charge résistante qui
s’oppose au mouvement du rotor.
En régime permanent, ou régime établi : Cu = Cr

VI.3. Caractéristique mécanique CU = f (n)


Le point de fonctionnement se trouve sur l’intersection de la caractéristique mécanique du moteur et de la
courbe qui caractérise le couple résistant de la charge.
La caractéristique mécanique du moteur dans sa Cu (Nm)
partie utile est un segment de droite. Cr (Nm)
Pour la tracer, il suffit de deux points. Le premier est
généralement donné par l’étude d’un cas précis, le Cu1
second se déduit de l’essai à vide. Dans cet essai, le
couple utile est nul, il est associé à une fréquence de
rotation considérée comme égale à la fréquence de
synchronisme. n' (tr/s)
0 n'1 n

Le point de fonctionnement (Cu1 ; n1) permet de calculer très facilement le glissement et la puissance
utile dans ce cas bien précis.

3
VII. RACCORDEMENT DES MOTEURS ASYNCHRONES AU RESEAU TRIPHASE
Couplage et modes de démarrages :

1-Introduction :
Lors de la mise sous tension d'un moteur asynchrone, celui-ci provoque un fort appel de courant qui peut
provoquer des chutes de tension importantes dans une installation électrique. Pour ces raisons en autres, il faut
parfois effectuer un démarrage différent du démarrage direct. Il est donc logique de limiter le courant pendant
le démarrage à une valeur acceptable. Mais si l'on limite le courant, on limite du fait la tension (dans certain
cas seulement).

2-Choix d’un démarreur :


Le choix d’un démarreur sera lié :
 à la nature de la charge à entraîner
 au type de moteur asynchrone
 à la puissance de la machine
 à la puissance de la ligne électrique
 à la gamme de vitesse requise pour l’application.
3-Couplage TRIANGLE et ETOILE. :
Le moteur asynchrone triphasé dispose d’une plaque à bornes où sont disponibles les extrémités des
enroulements du stator :

On choisit le couplage étoile ou triangle en fonction des caractéristiques du moteur : La plaque signalétique
d’un moteur asynchrone précise toujours deux tensions de fonctionnement possibles :
Exemple : 230/400 ou 380/660
La plus petite valeur indiquée est la tension nominale d’un enroulement (une phase du moteur) . Par
conséquent le moteur asynchrone triphasé est branché :
En triangle : lorsque la tension entre phases (tension composée) du réseau d’alimentation est égale à la
tension de fonctionnement la plus basse :

Ex : moteur 380/660 Réseau : 220V / 380V (380 V = tension entre phases du réseau)
Symbole : Δ ou D.

4
En étoile : Lorsque la tension entre phases du réseau d’alimentation est égale à la tension de fonctionnement
la plus élevée :

Exemple moteur : 230/400 Réseau : 230 / 400


Autre exemple : Moteur dont la plaque signalétique indique : 230/400. Réseau triphasé : 132 / 230 .
Le couplage devra être TRIANGLE ( La tension entre phase du réseau = 230 V ce qui correspond à la tension
d’un enroulement (230V) du moteur)

4-Procédés de démarrage :
a- Démarrage direct :
Schéma :
PH

Id
C
d

MAS
3 ~ N

Fonctionnement :
Une impulsion sur S2 alimente le relais (KM1) : les contacts KM1 se ferment et le relais est auto-alimenté.
Le moteur démarre. L’arrêt est obtenu par une impulsion sur S1.
Le démarrage est donc obtenu en un seul temps ; le stator du moteur est couplé directement sur le réseau.
Les avantages du démarrage direct :
- Simplicité de l’appareillage de commande
- Couple de démarrage important (1.5 à 2 fois le couple nominal )
- démarrage rapide (2 à 3 secondes)
Les inconvénients du démarrage direct :

5
- La pointe de courant lors de la mise sous tension est très élevée, de l’ordre de 4 à 8 fois le courant nominal
- Démarrage brusque : déconseillé si le démarrage doit être doux et progressif (tapis, transporteur, etc …)
Utilisation :
Démarrage réservé aux moteurs de petites puissances (P < 5kW) en raison de l’appel important de courant lors
du démarrage.
b- Démarrage statorique à résistances :
Schéma :

0
0
Ordre de marche

1 KM1
0
Temporisation

2 KM1 KM2
0
Ouverture d’arrêt

MAS
3 ~
Fonctionnement :
Le démarrage s’effectue en 2 temps :
Dans le premier temps, on met en série avec chaque phase du stator une résistance (Fermeture de KM11)
Dans le second temps, on court-circuite les résistances (Fermeture de KM1)
Fonctionnement de la partie commande :
er
1 temps - Impulsion sur S2 : le relais KM11 est activé et les contacts KM11 (partie puissance) se ferment. Le
relais est auto-alimenté.
2nd temps – Le contacteur temporisé KM11 se ferme , entraînant l’alimentation du relais KM1 : Les contacts
de puissances KM1 court-circuitent les résistances.
L’arrêt est obtenu par une impulsion sur S1.
Avantages de ce type de démarrage :
Pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage. Forte réduction des pointes de courant transitoires.
Possibilité de réglage des valeurs au démarrage.
Inconvénient :
Perte de puissance dans les résistances. Perte de couple important. Le courant de démarrage est encore élevé
(4,5 In).

c- Démarrage étoile/triangle :
Ce mode de démarrage n'est utilisable que si les deux extrémités de chaque enroulement sont accessibles. De
plus, il faut que le moteur soit compatible avec un couplage final triangle.

6
- La pointe de courant lors de la mise sous tension est très élevée, de l’ordre de 4 à 8 fois le courant nominal
- Démarrage brusque : déconseillé si le démarrage doit être doux et progressif (tapis, transporteur, etc …)
Utilisation :
Démarrage réservé aux moteurs de petites puissances (P < 5kW) en raison de l’appel important de courant lors
du démarrage.
b- Démarrage statorique à résistances :
Schéma :

0
0
Ordre de marche

1 KM1
0
Temporisation

2 KM1 KM2
0
Ouverture d’arrêt

MAS
3 ~
Fonctionnement :
Le démarrage s’effectue en 2 temps :
Dans le premier temps, on met en série avec chaque phase du stator une résistance (Fermeture de KM11)
Dans le second temps, on court-circuite les résistances (Fermeture de KM1)
Fonctionnement de la partie commande :
er
1 temps - Impulsion sur S2 : le relais KM11 est activé et les contacts KM11 (partie puissance) se ferment. Le
relais est auto-alimenté.
2nd temps – Le contacteur temporisé KM11 se ferme , entraînant l’alimentation du relais KM1 : Les contacts
de puissances KM1 court-circuitent les résistances.
L’arrêt est obtenu par une impulsion sur S1.
Avantages de ce type de démarrage :
Pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage. Forte réduction des pointes de courant transitoires.
Possibilité de réglage des valeurs au démarrage.
Inconvénient :
Perte de puissance dans les résistances. Perte de couple important. Le courant de démarrage est encore élevé
(4,5 In).

c- Démarrage étoile/triangle :
Ce mode de démarrage n'est utilisable que si les deux extrémités de chaque enroulement sont accessibles. De
plus, il faut que le moteur soit compatible avec un couplage final triangle.

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Fonctionnement :
Le démarrage s’effectue en deux étapes :
- Première étape : couplage Etoile (Y) du moteur :
Les enroulements sont soumis à une tension U/√3.
Le courant de démarrage Id est réduit par rapport au démarrage direct. (Id = 1.3 à 2.6 In)
Le couple au démarrage est plus faible qu’en démarrage direct (0.2 à 0.5 Cn)
- Deuxième étape : couplage Triangle (Δ) du moteur :
Quand le moteur est lancé, on passe au couplage triangle. La surintensité qui en résulte est moins importante
qu’en démarrage direct et le moteur atteint sa vitesse nominale à pleine tension.
Avantages de ce type de démarrage :
- Démarreur relativement peu onéreux
- Le courant de démarrage est plus faible qu’en direct et donc moins perturbant pour le réseau.
Inconvénient :
- Couple de démarrage faible
- Coupure de l’alimentation et courants transitoires importants au passage Etoile/triangle
Utilisation :
Réservé essentiellement aux machines démarrant à vide.
Fonctionnement de la partie commande :
Une impulsion sur S2 alimente le relais KM1. Les contacts KM1 se ferment et le relais KM2 est activé : il y
a auto-alimentation (KM2 : 13-14 est fermé). Les contacts de puissance KM1 et KM2 étant fermés, on a un
couplage étoile.
Au bout de t secondes, le contacteur à ouverture temporisée (KM2 : 55-56) s’ouvre, entraînant avec un léger
retard la fermeture du contact 67-68 : Le relais KM3 est alors alimenté. Les contacts KM2 et KM3 sont donc
fermés : c’est le couplage Triangle.
Note : le léger retard à la fermeture du contact 67-68 est nécessaire afin d’éliminer tout risque de court-circuit
des phases (KM3 et KM1 ne doivent jamais être fermés en même temps). Arrêt moteur si appuie sur S1.

d- Tension réduite par auto-transformateur :


Dans un premier temps, on démarre le moteur sur un autotransformateur couplé en étoile. De ce fait, le
moteur est alimenté sous une tension réduite réglable. Avant de passer en pleine tension, on ouvre le couplage
étoile de l'autotransformateur, ce qui met en place des inductances sur chaque ligne limitant un peu la pointe et
presque aussitôt, on court-circuite ces inductances pour coupler le moteur directement au réseau.

0
0
Ordre de marche

1 KM1 KM3
0
Temporisation 1

2 KM1
0
Temporisation 2
3 KM1 KM2
0
Ordre d’arrêt
Id = 1,7 à 4 In
Cd = 0,5 à 0,85 Cn
Ce mode de démarrage est surtout utilisé pour les fortes puissances (> 100 kW) et conduit à coût de
l’installation relativement élevé, surtout pour la conception de l'autotransformateur.

e- Démarrage rotorique :
Dans tous les démarreurs précédents, nous n'avons utilisé que des moteurs à cage d'écureuil. Pour ce
démarreur, nous avons besoin d'avoir accès au conducteur rotorique. Le fait de rajouter des résistances au
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rotor provoque une limitation de la pointe de courant au démarrage. En plus, il a l'avantage, si les résistances
sont bien choisit, de démarrer avec le couple maximal du moteur.
Circuit de puissance Circuit de commande

1 3 5
Q1 F1 95 0
Q1 F2
2 4 6 96 Ordre de marche
1
S1 2 1 KM1
1 3 5
13 Temporisation
KM1 3 KM1
2 4 6 S2 2 KM1 KM2
1 3 5 14
4
F2 Ordre d’arrêt
2 4 6 68
KM1
V1 W1 67 Remarque :
1 Rh 1 3 5
Ce type de démarrage est en
M1 KM2
2 4 6 voie de disparition, le meilleur
K M
L choix économique étant le
variateur électronique.
Fonctionnement : KM1 KM2

Le démarrage s’effectue en deux temps :


 1er temps : Fermeture des contacts KM1, le moteur démarre avec les résistances en séries avec
les enroulements rotoriques.
 2eme temps : Fermeture des contacts KM2, résistances court-circuitées.
Fonctionnement du circuit de commande :
Une impulsion sur S2 excite le contacteur KM1, démarrage en 1er temps. Après t secondes le
contact temporisé KM1 : 67-68 se ferme pour exciter le contacteur KM2, démarrage en 2eme
temps. Une impulsion sur S1 arrête le moteur.

f- Les démarreurs électroniques :


Ils permettent un démarrage progressif des moteurs, ils remplacent les démarreurs à technologie
électromagnétique cité dans les précédents paragraphes.
Les démarreurs sont constitués d’un gradateur triphasée.
 La tension du réseau d’alimentation est appliquée
progressivement au stator du moteur.
 La variation de la tension statorique est obtenue
par la variation continue de l’angle α de retard à
l’amorçage des thyristors du gradateur.

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g- Tableau récapitulatif :

Démarrage direct Démarrage étoile Démarrage Démarrage par auto Démarrage rotorique Démarreur
triangle statorique transformateur électronique
Courant de
100% 33% 50% 40/65/80% 70% 150 à 750%
démarrage
Surcharge en
4 à 8 In 1.3 à 1.6 In 4.5 In 1.7 à 4 In <2.5 In
ligne
Couple en % 10 à50%
100% 33% 50% 40/65/80%
de Cd (50 à 100% en 100ms)
Couple initiale
0.6à 1.5 Cn 0.2 à 0.5 Cn 0.6 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn <2.5 Cn
au démarrage
commande T.O.R T.O.R 1 cran fixe 3 crans fixe De 1 à 5 crans électroniques
avantages - démarreur simple -économiques -possibilités de -bon rapport -très bon rapport -Démarrage sans à
et économique -bon rapport réglages des couple/courant couple/courant coup
-couple au couple/courant valeurs au - possibilités de -possibilité de -montée progressive
démarrage démarrage réglages des valeurs réglage des valeurs en vitesse
important - Pas de coupure au démarrage au démarrage -limitation de l’appel
d’alimentation de courant au
pendant le démarrage
démarrage
inconvénients -pointe de courant -couple de -faible réduction de -nécessite un auto -moteur à bague plus -prix
très importante démarrage faible la pointe de courant transformateur onéreux
-démarrage brutal -coupure au démarrage onéreux
d’alimentation au -nécessite des -présente des risques
changement de résistances de réseau perturbé
couplage volumineuses
-moteur 6 bornes

10
Fig1 Fig2 Fig3
3
3
3

6
3
3

Fig4 Fig5
4
3 3

6 3

11
MOTEUR ASYNCHRONE MONOPHASE
I- Principe :
Un champ magnétique B tournant peut être créer à
l’aide de 2 enroulements déphasés (de 90°) par un
condensateur de capacité C, le disque métallique
(rotor) est entraîné par l’action de ce champ tournant
L’inversion du sens de rotation est obtenu par
inversion de l’alimentation du circuit constitué par :
l’enroulement secondaire 2 et le condensateur C.
1 : Enroulement principal.
2 : Enroulement secondaire de démarrage.
C : capacité de démarrage.

II- Différents types de démarrages :


1- Démarrage par lancement :
Après la mise sous tension du stator, on peut lancer le moteur à la main dans un sens ou dans l’autre.
2- Démarrage par phase auxiliaire :
Un enroulement auxiliaire de démarrage, alimenté par un courant déphasé de 90° par un condensateur
de capacité C qui améliore le démarrage. Voir schéma ci-dessus.
III- Relation :
Vitesse : n = f/p
Glissement : g = (ns-n)/ns
Rendement : η = Pu/Pa Avec : Pa = UI.cosφ.
IV- Transformation d’un moteur asynchrone triphasé en monophasé :

w
xy

z y
x u c v
z w
u v

U U/ √3

Deux phases montées en séries ou en parallèles selon le couplage. La troisième montée en série avec un
condensateur constitue la phase auxiliaire.
V- Moteur asynchrone linéaire :
1- Principe : Si l’on développe le stator d’un moteur asynchrone, on obtient un moteur linéaire.
2- Différents types de moteurs linéaires :
a- Moteur à un stator linéaire :
Stator linéaire

Cage siège des courants induits

Culasse par où se referme le flux.

b- Moteur à deux stators linéaires :


Utilisation :
- Traction électrique.
- Entraînement de bandes
Transporteuse.
- Vérin à grand déplacement.

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SYMBOLES DES MACHINES TOURNANTES

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EXERCICES SUR LES MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES

Exercice 1 :
La plaque signalétique d’un moteur asynchrone triphasé tétra polaire (4poles) est la suivante :

230 V/400 V ; 50 Hz ;
4,2 kW ; cos= 0,85
15,1 A / 8,7 A ; 1450 tr/min.

Le moteur est alimenté par le réseau 230 V/400 V.


1) Quelle est la signification des informations données par la plaque signalétique ?
2) Comment devra-t-on coupler cette machine sur le réseau ? Pourquoi ?
3) Quelle doit être la valeur efficace de l’intensité du courant nominal :
a) dans un enroulement ?
b) en ligne ?
4) Quelle est la fréquence de synchronisme ns du moteur ?.
5) Calculer le glissement g au régime nominal.
6) Calculer le moment du couple Cn nominal.
7) Calculer la puissance active absorbée nominale Pa et le rendement η au régime nominal.
8) Exprimer la vitesse n en fonction de f , g et p (p étant le nombre de paires de pôles).
9) Comment faire pour varier la vitesse n de ce moteur ?.
10) Le moteur entraîne une charge dont le couple résistant est proportionnel à la vitesse n:
Cr = 17,12.10-3n (n en tr/min). On considère que la caractéristique couple moteur Cm = f(n)
est une Portion de droite passant par le point (1500 ; 0) et le point nominal. Déterminer le point
de fonctionnement du groupe moteur-charge.

Exercice 2 :
Soit un moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné, la plaque signalitique porte les indications suivantes:
220/380V – 50Hz. Réseau disponible a une tension entre phase de 380V. la caractéristique couple utile en
fonction de la vitesse de rotation du moteur (Cu = f(n)) est donnée par le tableau suivant :
Cu (N.m) 60 70 85 102 102 90 70 45 20
n (tr/min) 450 600 800 1100 1200 1300 1350 1400 1450
Le moteur entraine une charge: scie circulaire dont les caractéristiques sont:
 Service de fonctionnement: Continu (S1).
 Puissance mécanique: 6,5KW.
 Démarrage à vide.
 MD² à 1500tr/min vaut 1Kg.m².
 Température ambinte 50C° (Classe E).
 Axe horizontal monté sur glissière.
 Entrainnement direct.
 La caractéristique couple résistant en fonction de la vitesse de rotation de la charge: Cr = 36.103 /n.
1 ) Comment doit-on coupler les enroulements statoriques du MAS?. Justifier votre réponse?.
2 ) Etablir le schéma des circuits de puissance et de commande du moteur. Démarrage rotorique en deux
temps, commande semi-automatique par boite à bouton poussoir marche/arrét, un seul sens de rotation.
Prévoir les protections nécessaires.
3 ) En utilisant le document page 150 :
a – Corriger la puissance en fonction de la température ambiante.
b – Déterminer le mode de fixation du moteur.
c – Déterminer le type du moteur.
d – Déterminer le point de fonctionnement.
4 ) Le démarreur rotorique du MAS est remplacé par un démarreur statorique à l'aide d'un gradateur
triphasé. Etablir le nouveau schéma du circuit de puissance du moteur.

14
ELEMENT DE CHOIX D’UN MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE

Coefficients de correction

Modes de fixation

15
EXERCICES SUR LES MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES

Exercice 1 :
La plaque signalétique d’un moteur asynchrone triphasé tétra polaire (4poles) est la suivante :

230 V/400 V ; 50 Hz ;
4,2 kW ; cos= 0,85
15,1 A / 8,7 A ; 1450 tr/min.

Le moteur est alimenté par le réseau 230 V/400 V.


1) Quelle est la signification des informations données par la plaque signalétique ?
2) Comment devra-t-on coupler cette machine sur le réseau ? Pourquoi ?
3) Quelle doit être la valeur efficace de l’intensité du courant nominal :
a) dans un enroulement ?
b) en ligne ?
4) Quelle est la fréquence de synchronisme ns du moteur ?.
5) Calculer le glissement g au régime nominal.
6) Calculer le moment du couple Cn nominal.
7) Calculer la puissance active absorbée nominale Pa et le rendement η au régime nominal.
8) Exprimer la vitesse n en fonction de f , g et p (p étant le nombre de paires de pôles).
9) Comment faire pour varier la vitesse n de ce moteur ?.
10) Le moteur entraîne une charge dont le couple résistant est proportionnel à la vitesse n:
Cr = 17,12.10-3n (n en tr/min). On considère que la caractéristique couple moteur Cm = f(n)
est une Portion de droite passant par le point (1500 ; 0) et le point nominal. Déterminer le point
de fonctionnement du groupe moteur-charge.

Exercice 2 :
Soit un moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné, la plaque signalitique porte les indications suivantes:
220/380V – 50Hz. Réseau disponible a une tension entre phase de 380V. la caractéristique couple utile en
fonction de la vitesse de rotation du moteur (Cu = f(n)) est donnée par le tableau suivant :
Cu (N.m) 60 70 85 102 102 90 70 45 20
n (tr/min) 450 600 800 1100 1200 1300 1350 1400 1450
Le moteur entraine une charge: scie circulaire dont les caractéristiques sont:
 Service de fonctionnement: Continu (S1).
 Puissance mécanique: 6,5KW.
 Démarrage à vide.
 MD² à 1500tr/min vaut 1Kg.m².
 Température ambinte 50C° (Classe E).
 Axe horizontal monté sur glissière.
 Entrainnement direct.
 La caractéristique couple résistant en fonction de la vitesse de rotation de la charge: Cr = 36.103 /n.
1 ) Comment doit-on coupler les enroulements statoriques du MAS?. Justifier votre réponse?.
2 ) Etablir le schéma des circuits de puissance et de commande du moteur. Démarrage rotorique en deux
temps, commande semi-automatique par boite à bouton poussoir marche/arrét, un seul sens de rotation.
Prévoir les protections nécessaires.
3 ) En utilisant le document page 150 :
a – Corriger la puissance en fonction de la température ambiante.
b – Déterminer le mode de fixation du moteur.
c – Déterminer le type du moteur.
d – Déterminer le point de fonctionnement.
4 ) Le démarreur rotorique du MAS est remplacé par un démarreur statorique à l'aide d'un gradateur
triphasé. Etablir le nouveau schéma du circuit de puissance du moteur.

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Tableau 2
Correction suivant la température ambiante : ta > 40°c.
-Si la température ambiante est supérieur à 40°c, la puissance Température ambiante : ta Cœfficient correcteur :
du moteur subit un déclassement Kt comme l’indique le Kt
tableau ci-contre. Exemple : 45°c 95/100
Moteur 10KW ta = 45°c. 50°c 90/100
Déclassement : Kt = 95/100.
55°c 85/100
Puissance disponible :
Pm=10.95/100=9,5KW.
(soit un déclassement de 99/100 sur Pn par °c au dessus de
40°c.
Tableau 2 (suite) Correction suivant l’altitude (at > 1000m)
Si l’altitude de fonctionnement est supérieur à 1000m la puissance du moteur subit un
déclassement Ka suivant la relation ci-contre. Exemple :
Moteur 100KW at = 3000m. Ka = (11000-at)/10000.
Déclassement :
Ka = (11000 – 3000)/10000 = 0,8.
Puissance disponible : Pm = 100.0,8 = 80KW.
Tableau 3 ELEMENT DE CHOIX D’UN MAS TRIPHASE
Type Puissance Intensité Couple Caractéristiques en charge Masse
en KW In/380V Id/In Md/Mn Rend η 4/4 Cosφ 4/4 En Kg
LS 56 L 0.09 0.38 2.89 1.80 0.54 0.67 4
LS 63 L(E) 0.12 0.43 2.79 2.00 0.55 0.80 4
LS 63 L(E) 0.18 0.60 3.50 2.10 0.63 0.78 5
LS 71 L 0.25 0.82 3.90 1.80 0.61 0.75 8.4
LS 71 L 0.37 1.1 4.36 1.85 0.67 0.76 7.3
LS 80 L1 0.55 1.65 3.9 1.80 0.66 0.76 9
LS 80 L2 0.75 2 4.3 1.85 0.69 0.80 10.5
LS 80 L3 0.9 2.4 5.2 2.80 0.73 0.77 11.5
LS 90 S1 1.1 2.7 4.9 2.00 0.74 0.83 14
LS 90 L2 1.5 3.6 5.5 2.20 0.77 0.82 15
LS 90 L3 1.8 4.3 5.4 2.10 0.77 0.83 17
LS 100 L1 2.2 5.2 5.3 2.40 0.78 0.82 21
LS 100 L2 3 7 6.1 2.60 0.80 0.82 23
LS 112 M1 4 9.1 6.2 2.40 0.82 0.81 28
LS 132 S30 5.5 12 6.2 2.40 0.81 0.85 45
LS 132 M1 7.5 15.8 7 2.50 0.85 0.85 56
LS 132 M2 9 18.6 8.2 2.60 0.85 0.86 62
LS 160 M 11 22 5 2.10 0.87 0.87 80
LS 160 L 15 29.3 5.8 2.40 0.89 0.86 97
LS 180 MT 18.5 36.4 5.8 2.50 0.885 0.87 113
LS 180 L 22 44.1 5.5 2.40 0.89 0.85 135
LS 200 LT 30 60 6.3 2.50 0.895 0.85 170
LS 225 ST 37 72 6.4 2.70 0.905 0.86 210
LS 225 M 45 85.5 6 2.70 0.91 0.86 275
LS 250 M 55 106 6.6 2.70 0.92 0.86 315
LS 280 ST 75 145 7 3.10 0.92 0.85 400
LS 280 M 90 173 7 3.10 0.925 0.85 565
LS 315 ST 110 211 7.4 3.40 0.93 0.85 685
Gamme des moteurs asynchrones triphasés fermés LS 220/380V-50Hz-IP 54
Rotor à cage. Appel de courant réduit.
Classe des isolants B.
Fréquence de rotation : 1500tr/min. (4poles).

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MAS
3~

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Exercice 4 :
Un moteur asynchrone à bagues présente les caractéristiques suivantes : 95 kW; 230V/400V; 50 Hz ; 8
pôles.
1) Sachant qu’il est alimenté par une ligne triphasé en 400V, quel doit être le couplage ?
2) Calculer la fréquence de synchronisme.
En marche le glissement vaut 4 % :
3) En déduire la fréquence de rotation.
4) Quelle est alors la valeur du couple utile.
Le moteur est très puissant, on peut négliger ses pertes statoriques et mécaniques. Pour le régime nominal :
5) Calculer la puissance électrique absorbée.
6) Calculer l’intensité du courant absorbé au stator si le facteur de puissance est
de 0,83. On alimente désormais le moteur avec une ligne en 230 V.
7) Quel est le couplage du stator ?
8) Calculer la valeur efficace de l’intensité du courant dans la ligne.
9) Calculer la valeur efficace de l’intensité du courant dans un enroulement.

Exercice 5 :
Un moteur asynchrone couplé en étoile porte les indications suivantes 220V / 380V :
A vide : Io = 5,2 A Po = 390 W
En charge : I = 7,5 A P = 4070 W
On a mesuré à chaud la résistance entre deux phases du stator R = 2,2 .
En admettant que les pertes mécaniques et magnétiques sont égales, calculer le rendement du moteur si la
fréquence de rotation est de 1430 tr/min.

Exercice 6 :
Un moteur asynchrone est tel que :
A vide, sa fréquence de rotation est proche du synchronisme.
En charge sa caractéristique mécanique est pratiquement rectiligne.
En fonctionnement nominal, on a déterminé :Pa = 3,4 kW ; η = 86,5 % ; n’ = 1440 tr/min
Calculer la fréquence de synchronisme et le nombre de pôles.
1) Calculer le moment du couple utile.
2) Donner l’équation de la caractéristique mécanique dans sa partie utile.
3) Dans un fonctionnement à charge réduite, le glissement vaut 2,67 %.
4) Donner la fréquence de rotation.
5) Déterminer le couple utile et la puissance utile.
6) Le couple résistant de la machine entraînée prend la valeur de 22 Nm. Calculer le glissement.

Exercice 7 :
Un moteur asynchrone tétrapolaire triphasé à cage absorbe à pleine charge un courant d’intensité de 340 A
et une puissance de 207 kW sous une tension de 380 V, 50 Hz. Le glissement est alors g = 1,2 %.
Connaissant la résistance entre deux bornes du stator R égale à 0,018 Ω et les pertes collectives Pc de 5200
W. Les pertes mécaniques et magnétiques sont égales. Calculer :
1) Le facteur de puissance.
2) La fréquence de rotation.
3) Les différentes pertes.
4) La puissance utile.
5) Le rendement.
6) Le moment du couple transmis au rotor et le moment du couple utile.

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Exercice 8 :
Un moteur asynchrone triphasé porte sur sa plaque signalétique les indications suivantes : 230V/400V,
50Hz ; 960 tr/min ; cos = 0,83.
On a mesuré à chaud la résistance d’un enroulement du stator et l’on a trouvé 0,6.
1) On couple ce moteur sur un réseau 400V, 50Hz. Quel couplage doit-on adopter ?
On réalise un essai à vide. L’intensité du courant en ligne est I0 = 5,1A et la puissance reçue
P0 = 470W.
Sachant que dans cet essai, le moteur tourne quasiment au synchronisme, en déduire sa fréquence de
rotation à vide et son nombre de paires de pôles.
3) Déterminer le facteur de puissance dans cet essai.
4) Déduire de cet essai les pertes dans le fer du stator et les pertes mécaniques .On admettra qu’elles sont
égales.
5) On réalise un essai au régime nominal et on mesure la puissance active reçue alors par ce moteur
(méthode des deux wattmètres). On trouve P1 = 4300W et P2 = 1900W.
6) Calculer la puissance active reçue
7) Calculer l’intensité efficace du courant en ligne
8) Calculer les pertes statoriques par effet Joule
9) Calculer les pertes rotoriques par effet Joule
10) Calculer la puissance utile
11) Calculer le moment du couple utile
12) Calculer le rendement
13) Quelles sont les deux intensités et la puissance indiquées sur la plaque signalétique ?

Exercice 9 :
Un moteur asynchrone triphasé, dont le stator est couplé en triangle, a les caractéristiques nominales
suivantes :
 Puissance utile : 40 kW ; tension aux bornes d'un enroulement : 220 V, 50 Hz.
 Intensité en ligne : 131 A.
 Fréquence de rotation : 1455 tr/min.
 La résistance mesurée à chaud entre 2 bornes du stator est de 0,038 .
Dans tout le problème, le moteur est alimenté par un réseau triphasé 220 V entre
phases, 50 Hz. Un essai à vide a donné :
 Puissance absorbée à vide : P0 = 1850W
 Intensité en ligne : I0 = 31,2 A.
 Les pertes mécaniques, supposées constantes, sont égales à Pmec = 740 W.
1) Quel est le nombre de pôles du stator ?
2) Calculer pour la charge nominale :
a) Le glissement
b) La puissance transmise au rotor.
c) Les pertes dans le fer et les pertes par effet Joule du stator
d) La puissance absorbée.
e) Le rendement et le facteur de puissance.
f) Le moment du couple utile.
3) La caractéristique mécanique Cu (n’) du moteur est assimilable, dans sa partie utile, à une portion
de droite passant par les points :(n’ = 1500 tr/min ; Cu = 0 Nm) et (n’ = 1425 tr/min ; Cu = 430 N m).
a) Donner son équation.
b) Le moteur fonctionne au-dessous de sa charge nominale : il entraîne une machine présentant un
couple résistant indépendant de la vitesse et de moment CR = 130 Nm. Quelle est la fréquence de
rotation du moteur ?
4) On a connecté par erreur l'enroulement du stator en étoile sur le réseau 220 V de fréquence 50 Hz
a) Quelle est la tension aux bornes d'un enroulement du stator ?

20
b) Calculer le moment du couple utile Cu pour n’ = 1425 tr/min, et donner la nouvelle équation de la
caractéristique mécanique Cu (n’). (On rappelle que, pour un glissement g fixé, le moment du couple
utile est proportionnel au carré de la tension aux bornes d'un enroulement du stator).
c) Le moteur entraînant la même machine qu'à la question 3.2., quelle est la vitesse du moteur.

Exercice 10 :
Dans une nouvelle station de sports d'hiver, on doit installer un téléphérique. La Mairie a fait effectuer
une petite étude énergétique.

Station



F

F câble

 
V

v  Force de traction F = 25 kN
cabine

village
500 m

1) Calculer l'énergie mise en jeu pour effectuer une montée.


2) La montée dure 5 minutes 26 secondes. Calculer :
a) la vitesse linéaire v de déplacement de la cabine en m/s ;
b) la puissance utile Pu nécessaire.
3) Le moteur asynchrone triphasé tétrapolaire utilisé fonctionne en charge avec un courant en ligne de
150A il est alimenté par un réseau 230 V/400 V ; 50 Hz. Le glissement du moteur est g = 3 %, son
rendement
 = 90 %. Calculer :
a) Pa, la puissance active absorbée par le moteur ;
b) la fréquence de synchronisme ns (en tr/min) ;
c) la fréquence de rotation n du moteur (en tr/min).
4) La résistance des enroulements mesurée entre deux phases est de 90 m. Les pertes dans le fer du
stator sont de 1,5 kW. Calculer :
a) les pertes par effet Joule au stator Pjs ;
b) la puissance transmise au rotor Ptr (prendre Pa = 83,5 kW) ;
c) les pertes par effet Joule au rotor Pjr.

21
Exercice 11 :
Un moteur asynchrone triphasé tétrapolaire 220/380V à rotor bobiné est alimenté par un réseau 220V/50 Hz.
Un essai à vide à une fréquence de rotation très proche du synchronisme a donné une puissance absorbée,
mesurée par la méthode des deux wattmètres: P1 = 1160 W P2 = - 660 W.
Un essai en charge a donné:
- courant absorbé : I = 12,2 A,
- glissement : g = 6 %,
- puissance absorbée mesurée par la méthode des deux wattmètres:
P1 = 2500 W P2 = 740 W. La résistance d'un enroulement statorique est R = 1Ω.
1) Quelle est, des deux tensions indiquées sur la plaque signalétique, celle que peut supporter un
enroulement du stator? En déduire le couplage du stator sur un réseau 220 V.
2) Dans le fonctionnement à vide, supposé équilibré, calculer
a) la fréquence de rotation (égale à la fréquence de synchronisme);
b) la puissance réactive Q0 absorbée;
c) l'intensité du courant en ligne I0;
d) le facteur de puissance à vide cosφ0;
e) les pertes constantes. En déduire les pertes fer dans le stator supposées égales aux pertes mécaniques.
3) Dans le fonctionnement en charge, calculer:
a) la fréquence de rotation;
b) la puissance transmise au rotor;
c) la puissance utile, le rendement;
d) le moment du couple utile sur l'arbre Cu;
e) le facteur de puissance.
4) Calculer la capacité des condensateurs qui, montés en triangle, relèveraient à 0,86 AR le facteur de
puissance du moteur en charge.
5) Quelle serait alors la nouvelle intensité en ligne?
6) Ce moteur entraîne une machine dont le moment du couple résistant Cr en Nm est donné en fonction de la
fréquence de rotation n’en tr/min par la relation: Cr = 8.10-6 n’2. La partie utile de la caractéristique Cu (n’)
du moteur est une droite. Déterminer la fréquence de rotation du groupe et calculer la puissance utile du
moteur.

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Exercice 3 :
Etude d’un moteur pompe : Réseau : 220/380V-50Hz.
C’est un moteur asynchrone triphasé à cage porte 220/380V-50Hz ; démarrage direct ; la caractéristique
couple utile en fonction de la vitesse de rotation (Cu = f(n)) est donnée par le tableau suivant :
Cu (N.m) 60 70 85 102 102 90 70 45 20
N (tr/min) 450 600 800 1100 1200 1300 1350 1400 1450
Les caractéristiques de la pompe sont :
 Pompe centrifuge à axe horizontal montée sur glissière.
 Entraînement direct, débit : q = 20l/s.
 Hauteur manométrique h = 24m.
 Démarrage en charge : MD² = 4Kg.m² à 1500tr/min.
 Altitude : at = 1200m.
 Température ambiante : ta = 50°C.
 Le couple résistant Cr varie linéairement avec la vitesse de rotation n : Cr = 0,032.n.
Le fonctionnement de la pompe est automatique grâce à la détection du niveau d’eau par les deux
flotteurs h et b dans le réservoir et un flotteur P dans le puits. Mais l’opérateur peut intervenir pour
arrêter ou démarrer manuellement par deux boutons poussoirs marche MA et arrêt AT, sauf dans
deux cas où le réservoir est plein ou le puits est vide.
1) Déterminer graphiquement le point de fonctionnement du groupe moteur-pompe.
2) Calculer la puissance d’entraînement de la pompe en utilisant le tableau 1.
3) Effectuer les corrections de puissance nécessaires et donner la puissance disponible en utilisant
le tableau 2. Comparer cette puissance avec celle d’entraînement et conclure.
4) Choisir le type du moteur convenable en utilisant le tableau 3.
5) Comment doivent être couplés les enroulements statoriques du moteur ? Justifier votre réponse.
6) Compléter les schémas des circuits de puissance et de commande du moteur en prévoyant la
protection nécessaire. Page 153. Tableau 1
Appareils de pompage Appareils de ventilation
P en KW P en KW
g = 9,81m/s² g = 9,81m/s²
q : Débit d’eau q : Débit d’eau
en l/s. en m³/h.
h : Hauteur manométrique en m p :Pression totale en mm
η : Rendement de la pompe :
d’eau.
-Pompe centrifuge η=0,6
-Pompe à piston η=0,65. η:Rendement du
P= h=ha+hr+p. P = ventilateur :
(g.q.h)/(1000.η) h :Hauteur manométrique en m. (g.q.p)/(1000.η) -Ventilateur à
ha :Hauteur d’aspiration en m. hélice=0,25.
hr :Hauteur de refoulement en -Ventilateur
m. centrifuge=0,6.
p :Pertes de charges évaluées
en mètre de hauteur d’eau dans
les conduits.

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MAS
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Exercice 8 :
Un moteur asynchrone triphasé porte sur sa plaque signalétique les indications suivantes : 230V/400V,
50Hz ; 960 tr/min ; cos = 0,83.
On a mesuré à chaud la résistance d’un enroulement du stator et l’on a trouvé 0,6.
1) On couple ce moteur sur un réseau 400V, 50Hz. Quel couplage doit-on adopter ?
On réalise un essai à vide. L’intensité du courant en ligne est I0 = 5,1A et la puissance reçue
P0 = 470W.
Sachant que dans cet essai, le moteur tourne quasiment au synchronisme, en déduire sa fréquence de
rotation à vide et son nombre de paires de pôles.
3) Déterminer le facteur de puissance dans cet essai.
4) Déduire de cet essai les pertes dans le fer du stator et les pertes mécaniques .On admettra qu’elles sont
égales.
5) On réalise un essai au régime nominal et on mesure la puissance active reçue alors par ce moteur
(méthode des deux wattmètres). On trouve P1 = 4300W et P2 = 1900W.
6) Calculer la puissance active reçue
7) Calculer l’intensité efficace du courant en ligne
8) Calculer les pertes statoriques par effet Joule
9) Calculer les pertes rotoriques par effet Joule
10) Calculer la puissance utile
11) Calculer le moment du couple utile
12) Calculer le rendement
13) Quelles sont les deux intensités et la puissance indiquées sur la plaque signalétique ?

Exercice 9 :
Un moteur asynchrone triphasé, dont le stator est couplé en triangle, a les caractéristiques nominales
suivantes :
 Puissance utile : 40 kW ; tension aux bornes d'un enroulement : 220 V, 50 Hz.
 Intensité en ligne : 131 A.
 Fréquence de rotation : 1455 tr/min.
 La résistance mesurée à chaud entre 2 bornes du stator est de 0,038 .
Dans tout le problème, le moteur est alimenté par un réseau triphasé 220 V entre
phases, 50 Hz. Un essai à vide a donné :
 Puissance absorbée à vide : P0 = 1850W
 Intensité en ligne : I0 = 31,2 A.
 Les pertes mécaniques, supposées constantes, sont égales à Pmec = 740 W.
1) Quel est le nombre de pôles du stator ?
2) Calculer pour la charge nominale :
a) Le glissement
b) La puissance transmise au rotor.
c) Les pertes dans le fer et les pertes par effet Joule du stator
d) La puissance absorbée.
e) Le rendement et le facteur de puissance.
f) Le moment du couple utile.
3) La caractéristique mécanique Cu (n’) du moteur est assimilable, dans sa partie utile, à une portion
de droite passant par les points :(n’ = 1500 tr/min ; Cu = 0 Nm) et (n’ = 1425 tr/min ; Cu = 430 N m).
a) Donner son équation.
b) Le moteur fonctionne au-dessous de sa charge nominale : il entraîne une machine présentant un
couple résistant indépendant de la vitesse et de moment CR = 130 Nm. Quelle est la fréquence de
rotation du moteur ?
4) On a connecté par erreur l'enroulement du stator en étoile sur le réseau 220 V de fréquence 50 Hz
a) Quelle est la tension aux bornes d'un enroulement du stator ?

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Freinage des machines asynchrones

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Exercice n°1 :
Un moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné et à bagues, stator couplé en étoile et rotor en triangle (avec le
même nombre de spires par phase) est alimenté par un réseau 380 V/ 50 Hz. La résistance (à chaud) mesurée
entre deux bornes du stator est R1 = 0.2Ω; lors d’un essai à charge nominale la puissance absorbée est mesurée
par la méthode du double wattmètre, d’où W1 = 16850 W, W2 = 6250 W, I = 45 A, fréquence de rotation =
1425 tr /mn. On admet que les pertes fer, uniquement localisées au stator, valent 372.5 W. Calculer pour le
point nominal :
1°) le nombre de pôles et la vitesse de synchronisme
2°) les pertes totales au stator et la puissance transmise au rotor
3°) le glissement et les pertes joule au rotor
4°) la puissance utile Pu et le couple utile Tu si les pertes mécaniques sont égales à 400 W
5°) la puissance réactive absorbée par cette machine
6°) la tension entre les bagues du rotor ouvert
a) si le rotor est entraîné à 1425 tr / mn
b) si le rotor est à l’arrêt
Le moteur est assimilé à un transformateur à champ tournant dont les tensions primaires et secondaires sont en
valeur efficace de la forme : 4.44Nfmax où N est le nombre de spires et f la fréquence.
Exercice n°2 :
Un moteur asynchrone tétrapolaire à cage d’écureuil est alimenté par un secteur triphasé 220/380
V. Chaque enroulement stator est conçu pour être soumis à une tension de 380 V en fonctionnement normal. On
a effectué les essais suivants :
- Résistance mesurée entre deux phases du stator : 1.5Ω
- Essai à vide effectué sous tension nominale : P0 = 210 W, I0 = 1.5 A
- Essai en charge nominale : U = 380 V, I = 4.7 A, P = 2500 W, n = 1410 tr /mn
1) Comment le moteur est-il couplé sur le secteur utilisé ?
2) Quelle est la vitesse de synchronisme
3)Le moteur fonctionne à vide, calculer :
a) le facteur de puissance
b)les pertes magnétiques stator et les pertes mécaniques en supposant qu’elles sont égales.
4)Le moteur fonctionne en charge, calculer :
a)le glissement et la fréquence des courants rotoriques
b)les pertes joule stator
c)les pertes joule rotor
d)la puissance utile et le couple utile
e)le rendement du moteur
5)En démarrage direct sur le secteur, le moteur absorbe Id = 15 A et le couple au démarrage est de 24 Nm on
démarre le moteur précédent en étoile sur le secteur utilisé ci-dessus. Quelle est alors la tension appliquée à un
enroulement du stator, En déduire la nouvelle valeur du couple au démarrage ?
Exercice n°3 :
Un moteur asynchrone triphasé est alimenté sous une tension de 220 V, 60 Hz entre phases. Les
enroulements du stator sont couplés en triangle. En charge nominale, il tourne à la vitesse de 570 tr /mn, en
donnant une puissance sur l’arbre de 2500 W, avec un rendement de 75% et un facteur de puissance de 0.8. On
demande :
1)l’intensité en ligne et celle dans un enroulement du stator
2)la vitesse de synchronisme, le glissement, la fréquence des courants rétorques, les pertes joule rotoriques (en
supposant que les pertes sont également réparties au stator et au rotor) et le couple sur l’arbre en charge
nominale.
3) Ce moteur entraîne, par accouplement direct, une pompe, dont le couple résistant est proportionnel à la
vitesse de rotation et qui absorbe une puissance de 2300 W à la vitesse de 600 tr / mn. Déterminer,
graphiquement ou par le calcul, la vitesse de rotation du groupe. (On admet que la caractéristique mécanique du
moteur est une droite dans sa partie utile)

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Exercice n°4 ( BTS 1978 modifié) :
Une machine asynchrone triphasée, stator couplé en triangle, rotor en étoile, alimenté par un réseau 220 V 50
Hz, entraîne mécaniquement un treuil de rayon 10.7 cm par l’intermédiaire d’un réducteur de vitesse de rapport
de réduction 0.1 (rendement égal à 1), ce treuil supporte une charge de poids 9000 N.
On a réalisé un essai à vide : Uo = 220 V, Io = 10 A, Po = 305 W ; un essai en court circuit, rotor bloqué : Ucc
= 72.5 V, Icc = 30 A, Pcc = 1400 W.
1) Cette machine fonctionnant en moteur, élève la charge à vitesse linéaire v = 1 m/s, déterminer la vitesse
angulaire de rotation du moteur, son nombre de pôles, le glissement, la puissance utile et le couple utile, le
moteur ayant un rendement de 84 % et un facteur de puissance de 0.83, calculer la puissance absorbée et le
courant en ligne.
2) Le schéma équivalent d’une phase de la machine étant représenté ci-dessous :
r’2 résistance d’une phase rotor ramenée au stator
X’2 = l’2s réactance d’une phase du rotor ramenée au stator
V1 tension aux bornes d’une phase du stator
On néglige la résistance d’un enroulement statorique

2.1) A partir de l’essai à vide, déterminer ( J1t étant alors nul) Rf et Xf


2.2) A partir de l’essai en court-circuit ( g = 1) déterminer les puissances actives et réactives absorbées par la
branche AMB, puis en considérant que J10cc est négligeable devant J1cc ; dans ces conditions déterminer r’2 et
X’2.
3)Exprimer l’admittance complexe du dipole (équivalent à une phase du moteur ) ci-dessous en fonction
de Rf, Xf, X’2, r’2 et g, exprimer 1/R et 1/X en fonction des mêmes grandeurs. R et X étant la résistance
et la réactance du dipôle équivalent.

4)Montrer que pour g petit (inférieur à 0.15) 1/R et 1/X peuvent se mettre sous la forme :
1/R a + bg et 1/X c + dg² ; exprimer a, b, c, d en fonction de Rf, Xf, r’2 et X’2. Calculer leurs valeurs
numériques.
5) Par la suite on adopte les valeurs 1/R = 0.002 + 0.65g et 1/X = 0.025 + 1.5 g² (R et X étant
en ohms). Calculer pour g = 0.11 et U = 220 V la valeur du courant de ligne et du facteur de puissance
de ce moteur asynchrone
Exercice n°5 BTS 1982 (modifié) :
Un moteur asynchrone triphasé possède les caractéristiques suivantes : nombre de pôles = 6 ; stator couplé en
étoile ; rotor bobiné couplé en étoile accessible par trois bagues ; tension nominale stator 380 V entre phases ;
Fréquence de synchronisme = 50 Hz ; résistance d’un enroulement statorique R1 = 20mΩ; résistance d’une
phase rotor R2 = 30mΩ. On a réalisé deux essais : un essai à vide sous tension nominale qui a permis de
mesurer les pertes fer (localisées au stator) Pf = 4800 W , les pertes mécaniques à la vitesse de synchronisme
Pm = 1300 W ( on admettra qu’elles ne varient pas pour des vitesses proches du synchronisme) ainsi que le

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courant à vide Io = 74 A. Un essai où les bagues étant en court-circuit, le rotor est bloqué, la tension stator
réduite Uc valant 72 V entre phases, le courant en ligne Ic = 220 A et la machine absorbe Pc = 7400 W
1) Le moteur fonctionnant à son régime nominal (bagues en court-circuit) développe une puissance mécanique
utile Pun = 116 KW avec un glissement gn = 2.6% en demandant au réseau une puissance apparente Sn = 145
KVA : calculer sa fréquence de rotation nominale n ; faire le bilan des puissances actives en précisant la valeur
de la puissance transmise du stator au rotor, la puissance dissipée au rotor, les pertes joules stator, la puissance
absorbée, le facteur de puissance, le rendement, le couple électromagnétique et le moment du couple utile
disponible.
2) On se propose de déterminer le schéma équivalent par phase dans le but de retrouver , avec une
bonne approximation, les résultats précédents.
r’2 résistance d’une phase rotor ramenée au stator
X’2 = l’2 s réactance d’une phase du rotor ramenée au stator
V1 tension aux borne d’une phase du stator

- L’essai à vide permet de calculer Rf et Xf (on négligera R1 et Pm)


- L’essai en court-circuit permet de calculer la puissance active dissipée dans r’2 ( en tenant compte des pertes
joule dans R1 et de celle dissipée dans Rf supposée égale à Vc2/Rf), de même on peut calculer la puissance
réactive absorbée par X’2( en déduisant celle absorbée par Xf), à partir de ces deux puissances on peut en
déduire la valeur de l’intensité dans r’2 et X’2, d’où r’2 et X’2.
- On peut ainsi calculer le couple électromagnétique Te, le courant J1, cosφ1, pour un glissement de 2.6%.
3) En utilisant un rhéostat rotorique triphasé, on fait démarrer le moteur avec un courant de démarrage en
ligne Id = 1.2 In : à l’aide du schéma équivalent calculer : le courant J1t , r’2t, Td, le couple disponible pour
un glissement de 2.6%.
Exercice n°6 :
Moteur asynchrone triphasé à bagues, 8 pôles, Stator couplé en triangle(résistance R mesurée entre
deux bornes à 20°C = 0.15 Ω, Rotor couplé en étoile( résistance R’ mesurée entre bagues = 0.137 Ωà 20°C),
au nominal Pn = 20 KW, In = 60 A, température de fonctionnement 75°C, alimenté par un réseau triphasé
220V, 50Hz . On a réalisé les essais suivants : - à vide sous tension nominale : Po = 700W, Io = 20 A, - en
courtcircuit à rotor bloqué : Pcc = 2000W, Ucc = 70 V, Icc = 60 A.
En utilisant la même démarche que ci dessus , déterminer à partir de l’essai à vide Rf et Xf, à partir de celui en
court-circuit r’2 et X’2.
Etablir la formule donnant le couple électromagnétique Te en fonction de g ; Calculer Te pour g = 5%( ainsi
que le courant en ligne et le déphasage), Te pour g = 10%, le couple de démarrage, le couple maximum ainsi
que le glissement pour ce couple.

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Série des exercices N°2
Exercice 2-1
On s’intéresse à un moteur asynchrone triphasé dont les indications de la plaque signalétique sont reportées dans le tableau
suivant :

Exercice 2-2 :
On considère un moteur asynchrone de 50 kW, 1 350 tr/min, 50 Hz sous 400 V entre phases. Ce moteur entraîne une charge qui
impose un couple de 90 Nm sur l’arbre du rotor. Dans tout l’exercice on considère que le moteur travaille à glissement faible et
qu’on peut écrire la relation :

C est le couple produit par la machine, g le glissement, Ωs la vitesse du champ tournant en rad/s et r2 ʹ la résistance équivalente
aux conducteurs rotoriques ramenée au stator.

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Exercice 2-3 :
On considère un moteur asynchrone triphasé tétra polaire destiné à travailler en couplage triangle dont le schéma équivalent
monophasé (équivalent étoile donc) est fourni sur la figure ci dessous :

Lors de la mise sous tension du moteur câblé en triangle sous la tension U 400 V à 50 Hz, le courant de démarrage est mesuré
et égal à Id40 A.
1) Représenter le couplage triangle des phases du stator de la machine.
2) Calculer l’expression littérale de l’impédance que représente une phase du schéma équivalent monophasé au démarrage.
3) À partir des données de démarrage en couplage triangle, calculer la valeur de cette impédance au démarrage ?
4) En déduire la valeur de la résistance R2. 5) Calculer alors la valeur du couple de démarrage de la machine : Cd(on
s’aidera des formules déterminées dans le cours).
6) Afin de diminuer la valeur du courant de démarrage, on décide d’envisager un couplage étoile pour le démarrage.
Représenter ce couplage des phases du stator de la machine.
7) Calculer la valeur du courant absorbé au démarrage Idy.
8) Calculer le plus simplement possible la valeur du couple de démarrage Cdy .
9) On envisage également, au lieu de modifier le couplage de la machine, d’insérer lors du démarrage des résistances en série
avec les phases du rotor. Calculer la valeur de ces résistances R permettant de limiter le courant de démarrage à IdR 13,3 A.
10) Calculer alors la valeur du couple de démarrage : CdR .
11) Comparer de façon critique ces deux procédés. En existe-t-il d’autres ?

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