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Généralité sur le circuit de financement

Toute activité économique nécessite pour se développer des moyens financiers


« ressources financières »
Comment peut-on assurer le financement des agents économiques et plus particulièrement de
l’agent entreprise source principale de la production de bien et de service; C’est à dire de la
richesse économique ?
De façon générale le schéma suivant indique les différents types de financement existant dans
une économie :

Interne Auto-financement
Financement Marche
monétaire (CT)
Extérne Direct Marché des
capitaux
Marche
financier (la
bourse ‘‘LT’’)

Indirect Institutions
financières
(système
bancaire)
Une économie moderne développe différents canaux de financement afin d’élargir
« d’offrir » le portefeuille de choix en matière de financement propose aux agents créateurs de
richesses les entreprises, ces modes de financement peuvent être interne et externe, direct et
indirect :

o Interne : On parle de financement interne dans le cadre d’un auto financement de


l’agent des activités par lui-même.

o Externe : On parle de financement externe lorsque l’agent économique fait appel au


système bancaire ou emprunter les liquidités nécessaires a l’activité.

On parle de financement direct et indirect lorsqu’on fait référence aux canaux de


financement, lorsqu’il s’agit de financement indirect alors le financement se réalise par le
recours au système bancaire. Lorsqu’on parle de financement direct l’agent fait appel au
marché des capitaux.
L’intérêt donc sera porté au financement direct, c’est à dire à l’étude des marchés des
capitaux.

Qu’est-ce que le marché des capitaux ?


On rappelle que le marche des capitaux est un marché regroupant l’ensemble des offres et des
demandes de capitaux, il constitue le système financier d’une économie. Il s’ensuit que le
système financier plus le système bancaire ; c’est à dire :
Le financement direct + Le financement indirect = Le système bancaire financier « SBF »
De la plus en moins grande qualité du SBF dépendra de la plus en moins grande qualité d’une
économie.
Le SBF aura pour rôle d’ajuster en volume et en temps l’ensemble des demandes et
des offres de liquidités, il ait composé d’un certain nombre d’institution et marché plus en
moins spécialisé. Depuis quelque année et plus particulièrement la fin des années 80, on
assiste avec la mondialisation a la monté de la finance directe ; c’est à dire à l’importance
accrue des marchés des capitaux au détriment de la finance indirecte du système bancaire, on
parle alors de marchérisation de l’économie.

Le recours a la finance de marché a été favorisé par les éléments suivants :


o Pas de risque d’inflation car les liquidités offertes près existe déjà dans le circuit
économique alors que le financement indirect fait appel au crédit ; c’est à dire fait
appel a l’injection de monnaie nouvelle pouvant créer de l’inflation si l’offre globale
est inférieur a la demande globale.

o La finance directe a des coûts de transaction faible car elle met directement face à face
offreurs et demandeurs sans intermédiation, donc sans frais.

o Le financement indirect a provoqué un excès de crédit aux ménages favorisent leur sur
endettement.

Au total le développement de l’édiologie libérale « tout pour le marché » a favorisé la finance


directe de marché sous l’effet des trois D :
1. D comme Désintermédiation : réunion des offreurs et demandeurs des capitaux
sans intermédiation bancaire et sur la base de valeurs mobilières.

2. D comme Déréglementation : c’est à dire limitation de l’intervention étatique


ou bien limitation du pouvoir réglementaire de l’Etat et élargissant donc
l’éventail.

3. D comme Décloisonnement : « open space » c’est à dire l’élimination des


segments de marché pour que les offreurs et les demandeurs de liquidités
évoluent dans un vaste espace de marché.

On aboutit au total a une économie d’arbitrage ou les règles financières consistent à


tirer profit de toutes les opportunités offertes par le marché.
Au total le marché des capitaux va alors couvrir plusieurs compartiments « sous ensembles »
dont les plus importants sont :
o Le marché financier qui représente le marché des fonds prétable a long terme.
o Le marché monétaire qui représente le marché des fonds prétable a court terme.
o Le marché des changes est le marché des changes des devises.
o Le marché des titres négociables « TCN »
o Le marché des produits dérivés.

Ces deux derniers marchés ont pour objet l’offre et la demande des produits financiers
nouveaux adossés soit à des titres spécifiques issus du processus de titrisation soit sur les
marchés des contrats portent sur l’avenir. Ces deux derniers marchés sont donc spéculatifs.

Tous ces marchés permettent de satisfaire les désirs des épargnants et des investisseurs en
matière de financement et de placement. Nous nous intéressions spécialement aux marchés
monétaire et financier.
LE MARCHE MONETAIRE
Appelé aussi marché à « très » court terme, on distingue dans ce marché :
o Un marché monétaire au sens stricte appelé encore marche interbancaire ou encore
marché de la monnaie.
o Un marché monétaire au sens large qui inclus en plus des banques d’autres agents
économiques ; les entreprises, le IFNB, le RDM… etc.

La règle des trois D va favoriser le passage du système monétaire au sens stricte au système
monétaire au sens large

Le problème de trésorerie :
Il naît d’une activité économique normale, c’est un problème lié au déséquilibre entre
les flux de dépenses et les flux de recettes.

Le marché monétaire est un marché interbancaire qui met en présence uniquement des
IF afin qu’elles règlent leurs problèmes de trésorerie.
Chaque jour les banques fond leurs comptes, il s’ensuit que certaines banques sont
excédentaires et d’autres banques déficitaires.

La compensation :
C’est l’opération bancaire qui permet aux IF d’échanger les excédents et les déficits.
A l’issu de la compensation, chaque banque a soit un besoin de liquidité ; c’est à dire une
position débitrice au niveau de la banque centrale, soit un excédent de liquidité ; c’est à dire
une position créditrice au niveau de la banque centrale dans la mesure ou toutes les banques
disposent des comptes au niveau de la banque centrale, les soldes étant connus, il faut les
régler en monnaie centrale.

Remarque :
A la différence du concept de masse monétaire qui vise à saisir « a évaluer » la
quantité de moyen de paiement a la disposition des IF, la notion de monnaie centrale
est spécifique aux établissements de crédits « aux banques » concrètement une banque
peut obtenir de la monnaie centrale selon trois canaux :

1. En monétisent une créance au niveau de la banque centrale « le réescompte »


2. En empruntent auprès d’une banque excédentaire en monnaie centrale sans
l’intervention de la banque centrale.
3. Lorsque des clients déposent des billets chez elle.

Au total on peut dire que le marché interbancaire permet :


o La compensation « échange des excédents et des déficits bancaires »
o La rentabilisation des excédents en monnaie centrale détenus par les IF et
inscrit dans un compte courant auprès de la banque centrale sans rémunération
« sans intérêt » d’où leur désir de prêter contre intérêt pour des périodes
courtes.
o Les surplus des monnaies centrales ; c’est à dire la quantité de monnaie
centrale supérieur a la réserve obligatoire et aux demandes de la clientèle.

Ces échanges se pratiquent sans l’intervention de la banque centrale, on dit alors que le
marché est hors banque. Chaque fois que le marché est globalement équilibre et que les taux
d’intérêts pratiqués ne s’écartent pas beaucoup des objectifs de la banque centrale et de ça
politique monétaire car il faut rappeler que le rôle principal de la banque centrale est la
gestion de la quantité de monnaie compatible avec le niveau économique « économie réelle
productive »
Lorsque le marché monétaire n’est pas globalement équilibre ou que les taux d’intérêts
pratiqués a l’intérieur du marché monétaire sont éloignés des objectifs de la banque centrale
alors celle ci est obligée d’intervenir, on dit alors que le marché monétaire est en banque « ce
qui est souvent le cas »

Les opérations sur le marché interbancaire :


C’est à dire entre les IF, entre elle-même s’effectuent selon trois formules principales
suivantes dans le but de résoudre un problème de trésorerie « soit excédentaire soit
déficitaire » :
1. Achat et vente de titres contre remise de monnaie centrale.
2. La mise en pension de titre : il s’agit d’une cession « vente » temporaire de titre avec
promesse de rachat a l’échéance pour un prix déterminé d’avance, dans ce cas là on dit
qu’il s’agit d’une vente a réméré.
3. Des emprunts « des prêts » en blanc, sans exigence de titre en contre partie de la
monnaie centrale cédée selon le taux d’intérêt du jour.

L’ensemble de ces opérations sont réalisées a différent taux d’intérêt dont les principales
références sont des taux au jour le jour ; C’est à dire en comptent ou a des taux payables a
terme. Les opérations décrites représentent le segment le plus actif du marché monétaire mais
le marché monétaire permet également et surtout de résoudre le problème de refinancement
global du système bancaire qui ne peut se régler que par l’intervention de la banque centrale,
cette fonction de régulation offre a la banque centrale la possibilité de réguler les taux
interbancaires au niveau qu’elle juge souhaitable en fonction de ça politique monétaire, on
rappelle que les niveaux des taux d’intérêts installés dans le marché monétaire vont servir de
référence pour le niveau des taux d’intérêts bancaires appliqués a l’économie productive.

C’est segment de marché que l’on qualifie de marché banque centrale qui est modeste en
volume mais important dans la régulation monétaire. Comment ?

S’il y avait une compensation parfaite entre excédent et déficit de monnaie centrale des IF
il n’y’aurait pas besoin d’intervention de la banque centrale mais le système bancaire n’est
pas totalement étanche « il existe des fuites » en monnaie centrale que l’on appelle les
facteurs autonomes de la liquidité bancaire, il s’agit de :
o Les besoins en billet de la clientèle.
o Les opérations avec le trésor public.
o Les mouvements de devise.

Ces facteurs de fuite en monnaie centrale obligent le marché interbancaire à être en


banque ; c’est à dire à demander l’intervention de la banque centrale pour compenser les
fuites. Comment la banque centrale intervient-elle pour compenser ces fuites ?

La banque centrale intervient essentiellement par :


1. La procédure d’appel d’offre.
2. La procédure de mise en pension.
La procédure d’appel d’offre « d’AOF », la banque centrale achète des titres contre
remise de liquidité, après l’analyse de la situation des trésoreries bancaires, la banque centrale
indique le taux par le quel elle entend « souhaite » alimenter le marché en liquidité. Le taux
d’AOF est le premier taux directeur de la banque centrale. Il est une sorte de taux plancher sur
le marché interbancaire. A coté de la procédure d’appel d’offre on trouve la deuxième
technique d’intervention de la banque centrale, il s’agit de la procédure de la mise en pension
« de 5 jours a 10 jours » le taux de pension représente le deuxième taux directeur, c’est un
taux plafond, il est donc supérieur au taux d’AOF. Cette différence de taux s’explique de la
manière suivante :

o La procédure d’AOF a un caractère irrégulier, elle est non permanente et elle apparaît
que lorsque la banque centrale estime qu’elle doit intervenir pour réguler le marché
monétaire. C’est donc la banque centrale qui a l’initiative et qui propose des liquidités
aux IF.
o La procédure de mise en pension a par contre un caractère régulier et permanent, c’est
une procédure qui peut être mobiliser chaque fois qu’une IF a besoin de liquidité en
monnaie centrale qu’elle ne peut pas s’en procurer au près d’autres IF. Dans ce cas, se
sont les IF qui demandent et qui ont l’initiative en se soumettent aux conditions de la
banque centrale.

Au total, lorsqu’il s’agit de la procédure de mise en pension, la durée et le taux


d’intérêt sont du ressort de la banque centrale alors que dans le cas des AOF se sont les IF qui
fixent les montants et la durée. Ces deux taux directeurs encadrent le marché interbancaire.

Taux plafond : taux de mise en pension

Taux plancher : taux des AOF

o Le taux d’intérêt : c’est le prix de l’argent.


o Le taux d’usure : c’est un taux supérieur de plus de 25% au taux d’intérêt constaté
sur le marché monétaire, ce qui fait intervenir la banque centrale.

Avec le changement induit par la libéralisation des économies « mondialisation » un


processus de déréglementation et de décloisonnement des marchés a permis d’élargir le
marché monétaire au profit de nouveaux agents économiques « Etat, entreprises, RDM…
etc. » Le marché interbancaire devient alors ouvert au sens large du terme, l’objet de cet
élargissement du marché monétaire est de permettre à tout les agents économiques de prêter
ou d’emprunter ; c’est à dire d’offrir ou de demander des liquidités sans passer par
l’intermédiation bancaire par la possibilité qui est offerte par aux agents économiques
d’emmètre des titres spécifiques « particuliers » négociable appelé TCN « Titres de Créances
Négociable »
Les principaux TCN sont les suivants :
o Les billets de trésorerie émis par les grandes entreprises.
o Les certificats de dépôt pour les IF.
o Les BTN « Bon du Trésor Négociable » émis par le trésor.

Les TCN peuvent être assimiler à des obligations « voir différence entre obligation et
action » cessible / négociable. A partir de là, la banque centrale peut élargir ses possibilités
d’interventions dans son désir de la gestion de la masse monétaire. Elle peut maintenant, dans
les économies modernes ou existe ce nouveau compartiment agir par la technique de l’open
market. Cette technique a pour but d’influencer le niveau de liquidité en monnaie centrale du
système financier, les achats de titres par la banque centrale fournissent « injectent » des
liquidités, la vente de titres retire de la liquidité.

Effet prix
baisse des
taux d’I
BC Achat de titres Baisse du Hausse des credits
et offre de coût de
liquidité crédit
Effet
quantité Hausse de la masse
Injection de monétaire
liquidité

RELANCE DE L’ECONOMIE

Effet prix
Hausse des
taux d’intérêt
BC Ventes de titres Hausse du Baisse des credits
et retrait de coût de
liquidités crédit
Effet quantité
Retrait de Baisse de la masse
liquidité monétaire

STABILISATION (FREIN)

L’open market permet à la banque centrale d’acheter ou de vendre au prix du marché « selon
la loi de l’offre et la demande » des titres contre la liquidité, il ne s’agit pas donc pas de la
mise en pension, ainsi l’open market permet à la banque centrale d’intervenir au-delà du
stricte marché interbancaire, c’est d’un outil qu’elle peut utiliser dans ça recherche d’équilibre
du carrée magique.
Croissance de l’économie Relance de l’économie
Risque d’inflation

Equilibre de la
balance des Plein emploi
paiements

Stabilité de l’économie Prix maîtrisés


Risqué de panne (pas d’inflation)
économique

Le développement du marché des TCN a été rendu possible par des novations financières
induites par la déréglementation et le développement de la finance directe.

Qu’est ce que la titrisation ?


Remarque sur le processus de titrisation :
La titrisation constitue une déforme de financement des crédits les plus évolués de la finance
moderne, c’est une technique qui est née aux USA, particulièrement pour répondre au
financement des logements donc en relation avec le marché hypothécaire « du logement

Définition :
La titrisation est un mécanisme qui permet de transformer un risque financier d’un
agent financier détenteur de créance vers des investisseurs. Ce transfert s’effectue au
moyen de l’émission de titres adossés a des hypothèques « immeubles ou contrats
commerciaux »

La titrisation consiste donc a créer des titres financiers nouveaux a partir d’un
ensemble de créance. Pour réaliser la titrisation, l’agent financier extrait de son bilan un lot
d’actif porteur d’un certain risque et d’un certain niveau de rendement puis de les inscrire
dans une structure indépendante grâce a une cession « vente » de ces mêmes actifs a cet
organisme et proposé ensuite a des investisseurs potentiels, exemple : fonds de pension.

La titrisation est un montage financier qui permet à un agent financier d’améliorer la liquidité
de son bilan. Cette technique lui permet non seulement d’évacuer des créances parfois
risquées mais également de se procurer des liquidités nouvelles « refinancement » acquise
grâce à la vente de lot de créance.
La titrisation induit une « certaine » forme d’incertitude du fait de la gamme des actifs
titrisables. Il y a alors une aide a la décision grâce au développement notion « Rating »

Le rating est un terme anglo-saxon qui signifie évaluation. Le rating désigne à la foi un
processus et un résultat final qui se traduit par une notation permettant un classement des
titres proposés en fonction du risque et des garanties offertes pour se couvrir contre le risque.
Il s’agit donc d’une évaluation mesurent un risque de défaillance « insolvabilité » de
l’émetteur du titre pour le remboursement « ce qu’on appelle un risque de défaut de
paiement »
Les agence de notation les plus connues sont : Moody’s, Standard et poors, fitch… etc.

On peut dire que la titrisation présente des avantages aussi bien pour l’agent financier
que pour les investisseurs :

1. Intérêts pour les agents financiers :


Pour les agents financiers, la titrisation est un outil de gestion efficace qui lui permet :
Une diversification des sources de financement « emprunts obligataires,
augmentation du capital, opérations interbancaires… » cette diversification
permet à la banque d’optimiser les coûts de refinancement.
L’amélioration de ça liquidité a court terme « plus de problème de
trésorerie » grâce à la vente des créances et une réduction de ces risques
par la sortie des créances qu’elle a cède « un transfert de risque »
La titrisation permet à l’agent financier de nettoyer son bilan pour le rendre
conforme aux règles prudentiels que les agents financiers doivent respecter.
Ces règles prudentiels sont édictées par le comité de Bâle regroupant
l’ensemble de gouverneur des banques centrales, l’une des règles la plus
importante de Bâle est : < La définition et le respect d’un ratio dit ratio
Cook qui fait obligation aux institutions financières de détenir des
fonds propres d’un niveau équivalent à 8% en moins « au minimum »
du total de leurs actifs panerées au fonction des risques. Les agents
financiers sont donc obliges de respecter un certain ratio de solvabilité
pour éviter le risque de défaillance. >

2. Intérêts pour les investisseurs :


Cela se résume en avantages et inconvénients :
AVANTAGES :
- Possibilité d’élargire des nouvelles techniques de
financement « diversification »
- Choix de titre « sur mesure » adapté aux demandes de
financement.
- Titre moins risqué « technique de financement moins
risqué » car souvent garanti par les sociétés d’assurance en
cas de défaillance.

INCONVENIENTS :
- Un montage complexe nécessitant une ressource complexe.
- Le coût de mise en place est élevé.
- ATTENTION, la titrisation peut être utiliser dans le but de
contourner les règles confidentielles en sortant de leur bilan
les créances les plus risqués afin de ramener les résultats des
institutions financières a un niveau conforme aux ratios
prudentiels. D’autre part, un excès de titrisation peut
conduire à concentrer les institutions financières a
prévéligier les opérations sur les meilleures créances
accordions de ce faite leur bilan qui risque d’être constituer
que par des créances non titrisables « douteuses »
LE MARCHE DE FINANCEMENT
Il représente le segment des marchés des capitaux ou s’échangent les liquidités de
moyen et long terme. Il est constitué lui-même de plusieurs compartiments, on distingue
d’abord comme premier compartiment:

1. Le marché primaire :
Dans le marché primaire se vendent les valeurs mobilières « L3 » émises pour la première
fois, on dit que c’est le marché du neuf.
La liquidité a moyen et long terme ; les émetteurs ont pour objectif de se procurer des
ressources financières nouvelles, on y trouve les SPA, l’Etat, mais aussi des IF
« institutions financières » qui agissent pour le compte de leurs clients. Les souscripteurs
« clients » sont constitués par tout les agents possèdent de la liquidité en vu d’un
placement ou d’un investissement financier, les émetteurs et souscripteurs se rendent
compte pour la première fois sur le marché primaire concrètement constitué par les
guichets des banques.
Le deuxième compartiment du marché de financement est :

2. Le marché secondaire « marché de l’occasion, bourse » :


Ou s’échangent les titres créés sur le marché primaire, ce marché assure une fonction de
liquidité pour tout les détenteurs de titre mais aussi < l’échange rapide des titres en
monnaie >
Le rôle de la bourse est essentiel car elle organise la circulation de l’épargne et ça
mobilité, elle donne donc de la fluidité a un capital économique généralement léger.
La fixation d’un cours « le prix » d’une action ou d’une obligation permet à tout moment
de mesurer la richesse détenue par les différents agents, de ce faite les actifs financiers
apparaissent comme une réserve de valeur.
Au total, le marché financier a une double mission, d’abord celle de financement de
l’économie en permettant à certains agents de se procurer directement des liquidités pour
le financement de leurs activités mais également d’échange et d’évaluation des actifs
financiers cotés en bourse.

Le marché financier est organisé et réglementé sous l’autorité d’un gardien des activités
boursières « la COSOB en Algérie, pour elle le faite de traiter un titre c’est qu’il doit être
coter en bourse »

La cotation : c’est l’opération qui définie le prix a partir du quel s’effectue l’échange a un
moment donné < t >, ce prix « cours » varie en fonction de l’offre et la demande au cours
de la même séance boursière entre le cours d’ouverture jusqu’au dernier cours de la même
séance.

En bourse, les détenteurs de titre essayent de revendre leurs titres plus cher, ils réalisent
ainsi une plus-value financière, dans le cas contraire une moins-value financière.
Le développement des TIC a permis une connexion en temps réel de toutes les places
financières du monde, on parle alors de globalisation financière.

A coté du marché secondaire est apparu un nouveau compartiment du marché financier appelé
second marché.
Le second marché : Il est réservé à des entreprises « SPA » non encore admises à la
cotation « cote officielle » elles ne remplient pas encore les exigences pour être
admise.

Il existe un autre compartiment appelé nouveau marché qui regroupe les entreprises à fort
potentiel de croissance.

Au total, le marché financier permet le financement direct des grandes entreprises,


permet la mutualisation, c’est à dire le partage en commun de risque, permet le
développement de stratégie financière de certaines entreprises qui leurs permettent aussi par
absorption d’autre entreprise grâce à l’achat d’action constituent aussi les petites entreprises
pouvant activer dans un marché mondialisé qui permet de restructurer le nombre d’entreprise.

Le marché financier permet du point de vu macro-économique une mobilité de la


liquidité sans risque d’inflation car il s’agit d’une épargne pré existante dans l’économie.
Cependant, un risque majeur existe, il s’agit de gérer la contradiction entre logique de marché
et logique d’entreprise qui se déploie a moyen et a long terme, le marché n’est pas toujours
efficient et subit un risque spécifique, le risque de marché qui peut se manifester par un crash
boursier par la spéculation boursière issu par les anticipations < exagérées > excessifs sur
l’évolution des cours, il y aura alors un écart non crédible entre le prix de l’action et la valeur
réelle que le titre représente ; C’est le phénomène de la bulle financière.
LA CRISE :
On rappelle que la mondialisation peut se résumer comme la généralisation des règles
de fonctionnement de l’économie de marché, c’est à dire la logique de la liberté
d’entreprendre sans obstacle, cette liberté se traduit par la règle des trois D.
La mondialisation marque l’interconnexion « l’interpénétration » de toutes les économies
mondiales aboutissent à un vaste marché globalisé, il s’agit d’une économie monde.

On rappelle que les processus de financement peuvent connaître des crises ; c’est à dire une
rupture d’équilibre, hors le capitalisme est un système qui fonctionne à la crise ; c’est à dire
que les crises économiques sont naturelles au capitalisme « elle est normale » elle en constitue
un moteur dans une logique ( croissance – stagnation – récession, une petite crise –
dépression, crise – reprise de la croissance )

La mondialisation à partir de la fin des années 80 « effondrement de l’économie


socialiste, endettement des pays du tiers monde » ont entraîné le basculement des économies
non capitaliste vers le capitalisme, sous l’effet des éléments suivants :
Développement exponentiel des échanges commerciaux.
Développement des TIC « tout se fait en temps réel »
Action de l’OMC « d’où réduire les barrières douanières »
Démonopolisation / privatisation et de façon générale tout ce qui peut s’opposer au jeu
de la concurrence.
L’ensemble de ces éléments a déplacé la logique nationale vers la logique internationale ;
c’est à dire un rôle croissant du RDM « Reste Du Monde »
Le développement des échanges commerciaux sans entraves « obstacles » a fait apparaître la
puissance d’un certain nombre de pays dit « émergents » ce qu’on appelle les BRICH ( Brésil,
Russie, Inde, Chine ) :
- Grand pays par la surface.
- Forte population active « jeune »
- Faible coût de la main d’œuvre.
- Maîtrise des technologies avec passage de la maîtrise des
technologies de base vers la maîtrise des technologies clés et
même les technologies les plus émergentes « avancés »

Ce changement des relations économiques internationales va entraîner un changement


des flux dans le monde, les BRICH exportent plus vers les pays industrialisés et importent
moins ce qui entraîne un déficit de la balance des paiements des pays industrialisés.
La nouvelle compétitivité mondiale va entraîner à la baisse des coûts salariaux, il s’ensuit que
dans la répartition des revenus constatés dans les pays industrialisés que la part des salaires
dans la répartition de la valeur ajoutée va se réaliser au détriment des revenus salariaux
« baisse relative des salaires »

Cette baisse relative des revenus salariaux est justifiée par les entreprises par la nécessaire
réduction des coûts de production pour soutenir la concurrence internationale sous peine de
délocalisation. Mais alors si les revenus des ménages baissent alors la demande des ménages
va baisser et la production nationale ne pourra plus être écoulée « baisse du pouvoir d’achat »
et ne reste qu’un seul moyen pour faire tourner l’appareil de production qui est le recours au
crédit. Les institutions financières vont alors prêter aux ménages même les moins solvables
des liquidités pour compenser la baisse du pouvoir d’achat par le développement de crédit a la
consommation.
Il s’ensuit que la généralisation du crédit aux ménages pour tout secteur d’activité va entraîner
un surendettement des ménages facilité par une politique de taux d’intérêt de la banque
centrale laxiste « taux d’intérêt bas »

La crise financière :
La généralisation du crédit facile aux ménages a entraîné aux USA le développement
sous l’effet de la règle des trois D le développement de la finance direct ainsi que le
développement de la titrisation « technique consistant à transformer sous forme de titres un
ensemble de créances cessible sur le marché »
Historiquement, la crise financière débute avec la titrisation excessive des crédits
hypothécaires « SUBPRIMES » ; C’est à dire des crédits liés a l’immobilier, les institutions
financières américaines ont prêté par spéculation à des ménages non solvables des crédits
pour acquérir des logements dont le remboursement est adossé « garanti » par les hypothèques
sur les biens immobiliers.

La baisse de la demande de logement par rapport à une offre excédentaire de logement va


entraîner une baisse de la valeur des biens immobiliers. Les institutions financières, pour se
prémunir « protéger » de cette baisse vont titriser ces créances et les mettre sur le nouveau
marché monétaire.

Les souscripteurs / acheteurs particulièrement les fonds de pension disposaient d’importante


liquidité « cotisation des travailleurs américains » vont acquérir ces titres pourrit mais bien
notée par les agences de notation non par évaluation financière mais simplement par prise en
compte unique de l’institution financière émettrice.

Le passage de la crise financière en une crise économique :


Le développement de la finance directe a entraîné avec la généralisation de la règle des
trois D un excès de titrisation dont les produits sont de plus en plus connectés, un certain
nombre de titres pourrit à haut risque « élevé » sont intégrés dans des paquets de titre pourtant
bien noté par les agences de notation qui n’ont pas fait leur travail d’évaluation, ces titres ont
étaient placé au près d’agent acheteur disposant de grande capacité financière comme les
fonds de pension et autres fonds d’épargne.
La découverte de ces titres a entraîne un mouvement de panique important de vente en
traînent les indices boursiers à la baisse « ce qui a généré une tendance a la baisse des
marchés financiers » c’est le crash boursier. La baisse des valeurs boursières a pour effet
d’entraîner la baisse des actifs réels des entreprises cotées en bourse.

L’aggravation du décalage entre valeur boursière de l’entreprise et valeur réelle productive de


l’entreprise est un signe fort de la crise financière qui montre ainsi une déconnexion entre
sphère financière et sphère réelle. Les institutions financières ont déficit de liquidité ne vont
plus se prêter entre elles pour régler leurs problèmes de trésorerie, elles vont d’abord penser a
nettoyer leurs bilans, de ce faite elles ne prêtent plus aux entreprises désireuses de collecter
des crédits pour financer leur cycle d’exploitation. Bien que celles, les entreprises vont se
retrouver sans crédit, sans liquidité, ce qui va entraîner des faillites multiples et donc du
chômage. La crise vient de passer de la sphère réelle a la sphère économique. Cette crise va
obliger l’Etat à intervenir en « pompier » pour sauver l’économie d’un risque systémique ;
C’est à dire une crise économique généralisée au niveau mondial, cette intervention de l’Etat
partout dans les pays capitalistes va poser le problème de la relation entre l’Etat et le marché,
des relations entre réglementation et déréglementation, entre intermédiation et
désintermédiation, entre cloisonnement et décloisonnement des activités.
Les conséquences de la crise financière :
1- conséquences sur les pays industrialisés :
Réflexion sur le rôle de la banque centrale dans le jeu financier et monétaire :
- Est-ce la fin de la règle des trois D ?
- Une réflexion nouvelle sur le partage de la valeur ajoutée
entre salaire et profit afin de diminuer l’endettement des
ménages, donc augmentation de leur pouvoir d’achat.

2- conséquences sur les pays émergents :


La baisse de l’activité économique mondiale dû a la crise va impacter négativement leurs
exportations mais également leurs épargnes placées en bourse dans les grand pays
industrialisés. Ce mouvement va pousser les pays émergents a se recentrer sur leurs marchés
intérieurs les obligent ainsi a augmenter le niveau des salaires nationaux pour qu’ils puissent
absorber une plus grande partie de la production nationale. L’augmentation des salaires va
entraîner l’augmentation des coûts de production et donc une relative perte de compétitivité
sur l’international.

3- conséquences sur les pays en voie de développement :


L’impact strictement financier pour un pays comme l’Algérie est presque nul car le système
financier algérien n’est pas connecté « relié » au système financier international. Les avoirs
financiers de l’Algérie sont placées de façon prudente « achat d’obligation et des bons du
trésor américain » mais le ralentissement de l’activité économique mondiale va toucher
directement la demande en hydrocarbure pour une économie mono exportatrice : en 2009,
l’Algérie a perdu 50% de ses recettes extérieurs, du simple faite de la baisse des prix et de la
diminution du volume des hydrocarbure exportés.