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TEF | Compréhension Ecrite

Section B - Nouveaux textes longs 2020-2021


51 textes - Corrigés inclus (dernière page)

Sommaire
Texte 1 | L’ivresse des jeunes 3

Texte 2 | Eco-volontariat 5

Texte 3 | Isabelle Van Debruck 6

Texte 4 | La contrefaçon 7

Texte 5 | La France sans toit ni loi 8

Texte 6 | La contrefaçon des médicaments 10

Texte 7 | Les vieux 12

Texte 8 | La patience, une vertu partagée 13

Texte 9 | Ça se passe comme ça chez Quick 14

Texte 10 | Un patrimoine à défendre 16

Texte 11 | Le cerveau humain 17

Texte 12 | FUB 19

Texte 13 | Londres, Berlin, Hong Kong 20

Texte 14 | La crèche sous toutes ses formes 22

Texte 15 | Le vote par Internet à l’étude en Belgique 23

Texte 16 | Université au-delà des querelles 24

Texte 17 | En sortir 26

Texte 18 | Les Aveyronnais de Paris 28

Texte 19 | Les fruits et légumes 30

Texte 20 | Le Royaume-Uni songe à exporter... ses hôpitaux 32

Texte 21 | Carousel 34

Texte 22 | L’accordéon de la philanthropie globale 35

Texte 23 | Les hauts et les bas de la recherche 37

Texte 24 | Résurrection par la génétique 39

Texte 25 | La campagne française se peuple de « rurbains » 41

Texte 26 | Lutter contre l’obésité de l’enfant 42

Texte 27 | Syndicats et patronat 43

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Texte 28 | Un patrimoine à défendre 45

Texte 29 | La randonnée 46

Texte 30 | Agriculture et consommation bio 47

Texte 31 | Le travail et les couleurs 49

Texte 32 | La TX8 de solips 50

Texte 33 | Une saison estivale en demi-teinte 51

Texte 34 | La fête de la musique 53

Texte 35 | Brésil - Une Plateforme pétrolière sombre 54

Texte 36 | Tourisme : « on visitera avant de payer » 55

Texte 37 | Le pari du « faire », creuset de la révolution du travail 56

Texte 38 | Les médecines douces à l'hôpital 59

Texte 39 | Le vélo du Docteur Pineda 61

Texte 40 | Le portable c’est tout un roman 62

Texte 41 | Précautions, ondes magnétiques 63

Texte 42 | Des espions partout 65

Texte 43 | Week-end au Mont-Saint-Michel 67

Texte 44 | Une réussite sans bavure 69

Texte 45 | Le français a colonisé l’anglais 70

Texte 46 | Écran de fumée pour paquet de cigarettes 72

Texte 47 | La carte verte à 6000 dollars 74

Texte 48 | L’économiste dans la cité 75

Texte 49 | Fauconnier pour faire fuir les oiseaux nuisibles 77

Texte 50 | L'exposition Chine : l'énigme de l'homme de bronze 78

Texte 51 | 4G, débranchez-le 79

Corrigés 80

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Texte 1 | L’ivresse des jeunes
Les jeunes boivent comme des trous. Ce n'est pas tant qu'ils consomment régulièrement mais
ils rechercheraient de plus en plus l'ivresse, qu'importent les flacons.

Le truc qui monte, c'est donc cette « consommation de la défonce », de jeunes gens par ailleurs
souvent très sobres en semaine, dans les soirées de beuverie. Les alcooliers, à l'affût, l'ont bien
compris. Whisky-cola ou vodka-pomme, avec packaging fun et accrocheur, et par ici la
monnaie. L'heure est à l'ivresse rapide, qui conduit à la prostration et au sommeil profond.

Pourquoi cette tendance ? Il y a quelques années, des chercheurs disaient en langage savant
que les jeunes étaient d'abord motivés par « la découverte des vertus d'oubli et de
dédoublement de soi par l'alcool », une façon d'éprouver son corps et son esprit comme n'étant
pas à soi, autorisant des « inconduites » corporelles et morales. Des études européennes
révèlent des ivresses six à huit fois plus fréquentes au Danemark et en Grande-Bretagne que
dans l'Hexagone...

Il est tentant de rapprocher cette constatation de celles consignées par une sociologue ayant
ausculté quatre jeunesses européennes : danoise, anglaise, française et espagnole. À l'heure
où la période qualifiée de « jeunesse » paraît s'allonger, où l'âge adulte perd de sa stabilité, la
sociologue a identifié quatre modes d'entrée dans la vie adulte, liés au contexte social.

Au Danemark, on se cherche et on se trouve avant d'être adulte. En Grande-Bretagne, on


s'assume et s'émancipe rapidement, après des études autofinancées. Ces deux modèles
frappent par la décohabitation familiale précoce (avant 20 ans) qu'ils exposent. À l'opposé, en
Espagne, partir de chez ses parents implique qu'on ait d'abord trouvé un emploi, une femme ou
un mari, puis un logement.

En France, les jeunes vivent dans un entre-deux : une volonté, certes, d'être, mais tout en
maintenant une dépendance parentale (notamment financière). Tout cela avec en tête de « se
placer ». Car, tout est misé, investi sur le diplôme et la formation initiale, qui détermine de façon
quasi définitive le statut social. Boire, en ce sens, permet inconsciemment à certains de
l'oublier, tout en se rapprochant des Danois qui se cherchent et des Britanniques qui
s'émancipent.

D’après Le Monde

1. La tendance actuelle de consommation d’alcool chez les jeunes se caractérise par


A. l’importance donnée aux marques et types d’alcool consommés.
B. une consommation occasionnelle mais en grande quantité.
C. une consommation régulière mais en quantité modeste.
D. la constante recherche des prix les plus bas.

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2. À travers l’ivresse, les jeunes chercheraient à
A. faire comme les autres pour s’intégrer socialement.
B. se sentir plus à l’aise et plus sûrs dans leurs agissements.
C. marquer leur entrée contrariée dans le monde des adultes.
D. se permettre des actes qu’ils ne feraient pas en état de sobriété.

3. Selon l’article,
A. les Espagnols ont des responsabilités familiales très rapidement.
B. les Danois et les Anglais ont moins d’inhibitions que les Espagnols.
C. les Danois et les Anglais quittent plus rapidement le cocon familial.
D. les Espagnols ont moins de libertés que les jeunes Danois et Anglais.

4. L’alcoolisme chez les jeunes Français pourrait s’expliquer par


A. la volonté d’oublier la pression sociale liée au futur emploi.
B. une profusion de marques d’alcool à destination des jeunes.
C. la nécessité de compenser des études trop lourdes et fatigantes.
D. le souhait de s’émanciper d’une trop grande dépendance familiale.

4
Texte 2 | Eco-volontariat
La nature et les animaux sauvages vous passionnent ? L’écovolontariat est pour vous ! Des
actions, telles que le nettoyage d’une plage ou le sauvetage d’oiseaux blessés, connaissent un
succès fulgurant.

Mais lorsqu’on s’engage dans une telle action, mieux vaut bien se renseigner avant ! En effet,
certains organismes, sous prétexte de préserver la nature, proposent des missions qui ne visent
qu’une participation financière. D’autres organismes proposent des activités qui ne
correspondent pas à la réalité. Ils promettent aux futurs bénévoles qu’ils vont soigner des
animaux sauvages, alors qu’en fait ils ne feront que nettoyer leurs cages, sans jamais les voir.

Pour éviter les mauvaises surprises, un site Internet met en contact les éco-volontaires motivés
avec des associations sérieuses. Pas besoin d’être un expert en environnement pour se lancer
et trouver une mission adaptée à ses envies et disponibilités ! L’écovolontariat permet de se
sentir utile et d’en apprendre beaucoup sur les animaux et les plantes.

D’après Maxi

1. Cet article a pour but


A. d’inciter les écovolontaires à s’informer avant de s’engager.
B. de présenter les organismes spécialisés dans l’écovolontariat.
C. d’alerter les écovolontaires sur les situations les plus urgentes.
D. de recenser les missions les plus efficaces de l’écovolontariat.

2. Il met en garde contre


A. les pratiques abusives de certaines associations.
B. le manque de formation des volontaires concernés.
C. les dépenses liées à la protection de l’environnement.
D. les nombreuses erreurs dans la sélection des bénévoles.

3. Passer par Internet aiderait à


A. trouver un organisme honnête.
B. bénéficier de conseils de spécialistes.
C. enrichir ses connaissances sur la nature.
D. se spécialiser dans les sciences naturelles.

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Texte 3 | Isabelle Van Debruck
Historienne de formation et passionnée de littérature, Isabelle Van Debruck a commencé par
envoyer des dizaines de lettres aux grands éditeurs. Sans résultat. "Je ne me suis pas
démontée mais j'ai compris que je devais changer de méthode", explique cette brunette de 26
ans. Originaire de Bruxelles, elle s'est donc mise à prospecter dans cette ville. Un matin, elle
débarque, dossier de candidature sous le bras, aux Editions Janssens et demande à voir le
directeur. "C'est mon expérience de baby-sitter qui a retenu son attention : il cherchait quelqu'un
pour s'occuper de ses trois enfants !", raconte Isabelle. Elle a accepté la proposition pour se
faire un peu d'argent. Et, lorsque son "employeur" a évoqué devant elle un projet de revue
locale, elle lui a rappelé ses dispositions pour l'écriture et l'histoire. Gagné : d'abord embauchée
comme stagiaire, Isabelle a travaillé d'arrache-pied et a fini par signer un contrat.

1. Ce texte raconte l'histoire


A. d'une jeune journaliste.
B. d'une jeune fille au pair.
C. d'une auteur pour enfants.
D. d'une jeune diplômée en littérature.

2. Au début de sa recherche d’emploi, Isabelle


A. ne voulait travailler qu’à Bruxelles.
B. a écrit à de nombreuses maisons d’édition.
C. a employé plusieurs méthodes sans succès.
D. voulait travailler dans une bibliothèque historique.

3. On apprend qu’elle
A. a envoyé un dossier aux Editions Janssens.
B. s'est présentée d'elle-même aux Editions Janssens.
C. a été convoquée par le directeur des Editions Janssens.
D. a proposé au directeur des Editions Janssens de devenir sa baby-sitter.

4. Le texte insiste sur le fait qu’Isabelle


A. a négocié un bon salaire.
B. a dû beaucoup travailler.
C. est aujourd'hui à la tête des Editions Janssens.
D. a continué à faire du baby-sitting pendant son stage.

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Texte 4 | La contrefaçon
Alerter les consommateurs sur les conséquences de la contrefaçon. Tel est le but du projet
baptisé « Contrefaçon danger » que vient de lancer le gouvernement contre ce qu’il qualifie de
« crime économique et social ». Elle sera basée sur l’affichage de panneaux dans les villes et
sur la diffusion de spots à la radio. Le gouvernement estime à 6 milliards d’euros le montant
annuel du manque à gagner pour l’État en raison du marché du faux. Selon le comité national
anti-contrefaçon, la copie représente 5 à 9% des échanges économiques mondiaux.
L’organisme ajoute que le « pillage du savoir-faire » participe à la suppression d’au moins
30.000 emplois par an en France, du fait des licenciements auxquels sont contraintes les
entreprises victimes de la contrefaçon et donc en difficulté financière. À l’échelle internationale,
le nombre de postes supprimés s’élèverait à 200.000.

« Il y va non seulement de l’emploi et du respect de la propriété industrielle, mais aussi de la


sécurité et de la santé des consommateurs » déclare la ministre déléguée à l’industrie. Dernier
point abordé : les liens avérés entre le commerce de la contrefaçon et la mafia. Ainsi, en
achetant des copies, on finance le crime organisé.

D’après Les informations

1. Cet article présente


A. une proposition de loi.
B. un dispositif international.
C. les résultats d’une enquête.
D. une campagne de sensibilisation.

2. La somme de 6 milliards d’euros mentionnée dans cet article


A. sert à financer les nouveaux équipements de la contrefaçon.
B. est une estimation des bénéfices annuels de l’industrie du faux.
C. est le montant investi chaque année par l’État dans la lutte anti-faux.
D. représente ce que l’État toucherait sans l’existence de la contrefaçon.

3. Dans cet article, on apprend que


A. les emplois de la contrefaçon sont en diminution sensible.
B. l’industrie du faux provoque un regain du nombre d’emplois.
C. les licenciements sont monnaie courante dans l’industrie du faux.
D. de nombreux licenciements économiques sont dus à la contrefaçon.

4. Le lecteur est averti des risques pesant sur


A. la propagation du réseau de criminels.
B. l’équilibre des échanges économiques.
C. l’intégrité physique des consommateurs.
D. la sécurité des employés des entreprises.

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Texte 5 | La France sans toit ni loi
Pénurie criante d’appartements, statistiques bidon, administration kafkaïenne,
interventions dans l’urgence… L’État français bafoue un droit social fondamental. Il vient
d’être condamné à Strasbourg pour des manquements à son obligation de favoriser
l’accès au logement de chacun. Radiographie d’un mal hexagonal.

Ils sont invisibles et, souvent, souhaitent par-dessus tout le reste. Près de Paris, un jeune
couple, trois enfants, vit depuis 6 mois dans une chambre à 39 euros au Rapide Palace. « Pour
des saisonniers immigrés qui débarquent, cela s’explique. Nous, on ne fait pas loin de 2600
euros par mois, avec la paie de mon mari et les allocations. » Autre chambre, autre famille : «
Les gens nous regardent comme si notre situation cachait quelque chose. On préfère dire qu’on
n’a pas de boulot : tout le monde comprend, les questions s’arrêtent. »

Il y a cinq ans, les associations s’évertuaient à dénoncer une crise, alors que l’État n’y voyait
qu’un problème d’urgence, surtout pendant l’hiver.

Au plus froid de l’hiver, le Premier ministre confie au député Etienne Pinte une mission sur le
logement. L’élu prend l’affaire à cœur. Quelques mois plus tard, il soupire : « Tout est géré par la
crise, au pied du mur, et après l’effet d’annonce, la mise en œuvre est un travail d’Hercule. »

Prenons par exemple la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains). Celle-ci impose aux
communes d’avoir au moins 20% de logements sociaux, mais elle est peu dissuasive. Un élu
peut même dire sans qu’il ne se passe rien : « moi je ne fais pas de logement social.» Aux
dernières élections municipales, la non application de la loi s’est parfois même transformée en
promesse électorale genre «pas de pauvres ici, c’est juré !»

D’après Le Nouvel Observateur

1. Selon l’article, la France a été condamnée parce que


A. le pays manque de structures d’accueil pour les réfugiés.
B. son système d’attribution des logements sociaux est arbitraire.
C. les montants des loyers des logements sociaux sont trop élevés.
D. l’État n’a pas apporté d’aide suffisante aux Français pour se loger.

2. En France, le problème du logement concerne


A. principalement les bénéficiaires d’allocations
B. uniquement les familles d’immigrés.
C. des personnes aux profils variés.
D. surtout des gens au chômage.

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3. Selon l’article, face au problème du logement, le gouvernement français semble
A. être totalement impuissant.
B. faire la sourde oreille.
C. parer au plus pressé
D. baisser les bras.

4. Le fait de ne pas se conformer à la loi SRU


A. est à l’origine de la condamnation de la France.
B. est utilisé comme argument électoral.
C. est sévèrement puni par la justice.
D. peut être décidé par le préfet.

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Texte 6 | La contrefaçon des médicaments
Selon l’OMS, la moitié des médicaments vendus sur Internet relèvent de la contrefaçon. Les
pilules du Net constituent une menace sanitaire réelle ; certaines ont peu ou pas de principe
actif, d’autres peuvent contenir des produits toxiques. À l’heure où des États comme
l’Allemagne, le Danemark ou les Pays-Bas permettent un tel commerce, l’Union européenne
joue-t-elle un jeu trouble au nom de la dérégulation ? Pour les auteurs de cette enquête pour le
moins troublante, il ne fait aucun doute que la transformation du médicament en simple
marchandise favorise une telle dérive. Le marché sur Internet est visé, mais la modification des
comportements est également à prendre en compte. Au moindre symptôme, le patient a
recours à l’automédication, de plus en plus grâce au Net. Pour l’internaute, rien de plus simple
que de commander sa dose de pilules depuis son salon. Partons sur les traces des
médicaments : des producteurs en Ukraine, des conditionneurs en Allemagne, des hébergeurs
aux Canaries, du stockage à Vanuatu, des comptes offshore à Chypre. Les enquêteurs
dressent un tableau plutôt noir : aucune traçabilité, une falsification de plus en plus
sophistiquée, une corruption endémique, une réelle opacité du marché. Pour contourner les
législations nationales, les sites s’installent à l’étranger. Avec un marché évalué à 45 milliards
d’euros par l’OMS, les trafiquants et les mafias en tout genre s’emparent de cette nouvelle
poule aux œufs d’or.

Les représentants des industriels, souvent gênés par les questions des journalistes, ne soufflent
mot. Les hébergeurs de sites de vente en ligne de médicaments bottent en touche. Les
autorités sanitaires appellent à une prise de conscience mais semblent dépassées par les
événements. Les saisies se multiplient mais le marché prolifère. La présidence actuelle de
l’Union européenne a présenté un plan de lutte contre la contrefaçon pour les années à venir : il
vise notamment à privilégier l’information à destination des consommateurs et la coopération
douanière. Est-ce suffisant ?

D’après Télé OBS

1. Cet article traite


A. du développement de consultations médicales sur le Net.
B. de l’informatisation des pharmacies et des établissements de soins
C. de la commercialisation de produits médicinaux frelatés via Internet.
D. de la concurrence entre les produits chimiques dans l’Union européenne.

2. Le phénomène se développe
A. avec de graves retombées sanitaires dans plusieurs pays.
B. malgré la régulation stricte de l’OMS et de l’Union européenne.
C. très lentement en dépit du laxisme de plusieurs pays européens.
D. d’autant plus qu’Internet favorise l’auto-prescription médicinale.

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3. La filière
A. s’avère plutôt transparente et circonscrite.
B. se développe en marge des procédés mafieux.
C. se révèle excessivement ramifiée et diversifiée.
D. fonctionne globalement de manière très artisanale.

4. Les mesures pour endiguer le phénomène cherchent à


A. renforcer le rôle des douanes ainsi qu’à sensibiliser les clients.
B. former les représentants de la santé tout en les responsabilisant.
C. pénaliser tout autant les consommateurs que les hébergeurs des sites.
D. convaincre les fabricants de collaborer à un règlement transfrontalier.

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Texte 7 | Les vieux
Depuis cinquante ans, l’espérance de vie dans les pays industrialisés augmente d’un an tous
les cinq ans. Progrès médicaux, meilleure hygiène de vie. À ce rythme, on devrait vivre en
moyenne 90 ans en 2050, contre 79 aujourd’hui. Cet allongement de la durée de vie pose de
graves problèmes démographiques. Si les chiffres actuels de natalité restent stables, la
proportion des plus de 65 ans va doubler d’ici quinze ans. Comment va-t-on financer nos
retraites ? Pour certains, il n’y a qu’une solution : travailler plus longtemps. Aux États-Unis, on a
déjà tranché ; d’ici cinq ans, les seniors américains devront travailler jusqu'à 67 ans ! Dans
certains pays, en fonction de l’espérance de vie, la retraite à 80 ans pourrait même être
envisagée en 2060. On s’étrangle… À tort ? « Si, en 2050, vous partez à la retraite à 65 ans,
qu’allez-vous faire des trente ans qui vous restent à vivre ? », argumente un démographe, non
sans raison.

D’après Prima

1. L’article traite
A. de l’avenir professionnel des séniors.
B. des outils technologiques pour la santé.
C. des conditions de travail aux États-Unis.
D. de la forte croissance du taux de naissances.

2. Cet article met en évidence


A. un possible doublement de la population.
B. un probable allongement de la durée du travail.
C. l’arrêt du financement des retraités de plus de 80 ans.
D. la réalisation d’un plan pour occuper les seniors américains.

3. Le démographe
A. rejette toute réforme avec force.
B. pense que cette étude n’est pas sérieuse.
C. critique les solutions appliquées aux États-Unis.
D. accepte l’idée d’allonger la durée de la vie active.

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Texte 8 | La patience, une vertu partagée
Les chimpanzés et les bonobos peuvent s’extraire de la satisfaction immédiate des besoins
pour espérer mieux du futur. La preuve : des chercheurs de l’institut Max-Planck de Leipzig ont
présenté à des cobayes deux tablettes, l’une consommable de suite avec deux fruits, l’autre
disponible après deux minutes d’attente mais comportant six fruits. Dans 80% des cas, les
singes ont préféré attendre pour obtenir la tablette la plus fournie.

Dans la même situation, un panel d’hommes et de femmes se sont révélés moins patients. Ils
étaient plus enclins à accepter un délai si, au lieu de nourriture, il s’agissait d’obtenir plus
d’argent.

Conclusion : la patience est un comportement ancré chez les primates bien avant que la lignée
humaine ne diverge des singes. Cette façon de se projeter dans l’avenir pour un meilleur
résultat s’est modifiée chez l’homme puisque l’objectif monétaire a supplanté la satisfaction de
la faim.

D'après Sciences et Avenir

1. L’expérience évoquée avait pour objectif


A. d’essayer un nouveau produit fruité sur des singes.
B. de comparer les habitudes alimentaires des primates.
C. de tester les préférences alimentaires des grands singes.
D. d’évaluer les stratégies d’attente des humains et des singes

2. L’expérience montre que


A. la notion d’attente existe chez les singes.
B. les humains n’aiment pas les fruits bon marché.
C. les primates ne ressentent pas la notion de temps.
D. les singes en cage ont des troubles de l’alimentation.

3. Elle révèle également que


A. la patience des humains peut se monnayer.
B. la faculté d’attente est récente chez les primates.
C. le désir d’argent est différent selon les hommes et les femmes.
D. la capacité d’attente du singe est inférieure à celle de l’homme.

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Texte 9 | Ça se passe comme ça chez Quick
Certains endroits ont la faculté de bouleverser un être humain, de lui chambouler les tripes. Le
laboratoire-cuisine de Quick-Burger, en plat pays flamand, dans les étages d’un immeuble
anversois de brique et de mortier, est de ceux-là : c’est ici que se préparent les repas
d’aujourd’hui et de demain. C’est ici que se dévoilent parfois –l’endroit est bien gardé– les
réalités de cette « nourriture rapide », belge, qui entend faire des misères au champion du
monde du hamburger, américain.

Le regard ne cesse d’être attiré par des innovations technologiques. La plaque chauffante : « Il
y a dix ans, nous n’avions pas le même grill », explique Erick Jonckers, responsable de la
recherche et du développement. Il fallait retourner chaque morceau de viande. Des Etats-Unis,
l’entreprise a importé le « grill à deux côtés », sorte de gaufrier qui permet de gagner du temps
sur le temps. C’est ensuite qu’il faut tirer son chapeau devant l’inventivité industrielle belge. En
ajoutant un compresseur et un chronomètre, on a pu régler la machine pour qu’au bout d’un
temps donné (45 secondes en Belgique où la viande est fraîche, 55 en France où elle est
surgelée), l’engin se relève de lui-même.

Par rapport à McDonald’s, il s’agit toujours d’être le premier. Garder une coudée d’avance,
parce que premier arrivé, premier servi. Chez Quick, on revendique en tout cas certaines
médailles. Premier à avoir proposé du yaourt à boire, premier à avoir vendu des salades. Et
premier à avoir introduit des légumes chauds dans ses burgers.

JL Breda

1. La journaliste écrit son article sur


A. un laboratoire d’analyses.
B. une cuisine expérimentale.
C. une chaîne de restauration.
D. un célèbre bar belge.

2. La dernière invention belge est


A. un appareil pour faire les gaufres.
B. un cuiseur automatique miniature.
C. un minuteur sur le « grill à deux côtés ».
D. un four qui dégèle la viande en 45 secondes.

3. L’endroit décrit est remarquable car


A. on y développe de nouveaux plats.
B. on y analyse tous les produits.
C. on y garde bien la nourriture.
D. il a reçu des prix prestigieux.

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4. Quick se revendique comme
A. un producteur d’excellence.
B. un champion de l’innovation.
C. un modèle d’équilibre alimentaire.
D. un précurseur du fast-food végétarien.

15
Texte 10 | Un patrimoine à défendre
Paillasse, fougasse, couronne lyonnaise ou bordelaise… leurs noms fleurent bon la boulangerie
d’antan. « À chaque région son pain », vantent les organisateurs de la fête du pain en France.
Oubliées depuis l’après-guerre, ces spécialités régionales renaissent à nouveau, soutenues
par la nécessité d’enrayer la chute chronique des ventes de pain. Au début du XXe siècle, on
en mangeait jusqu’à 650 grammes par jour, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui. Un phénomène
lié à la diversité alimentaire du monde moderne mais aussi à l’abaissement de la qualité de cet
aliment sous l’effet de sa standardisation. Le retour des formes régionales tenterait ainsi
davantage de réconcilier les Français avec leur artisan boulanger que de renouer avec une
tradition centenaire. Rétrospectivement, on tend à exagérer, idéaliser, sentimentaliser l’assise
régionale du pain, note l’historien américain Steven L. Kaplan, qui juge l’apparition des pains
spéciaux comme un bon levier marketing répondant avant tout à des paris commerciaux.
Néanmoins, l’historien poursuit sa croisade pour le bon goût. Dans le journal Le Monde, il s’est
livré récemment à un vibrant plaidoyer pour la croûte française cuite à point, dont la disparition
marquerait un pas « vers l’américanisation, l’innommable pain mou, tranché, sous cellophane ».

D’après Directmatin

1. La fête du pain a pour objectif principal de


A. relancer la consommation du pain.
B. faire redécouvrir le métier de boulanger.
C. rendre concurrentiels les produits régionaux.
D. vanter les vertus du pain français à l’étranger.

2. Selon cet article, la qualité du pain français


A. a souffert de son uniformisation.
B. varie sensiblement selon les régions.
C. a une faible incidence sur sa consommation.
D. s’est améliorée depuis le milieu du siècle dernier.

3. La fabrication de pains spéciaux


A. est influencée par d’autres pays.
B. permet de faire la publicité du pain.
C. est très demandée par les consommateurs.
D. répond à l’attachement des Français au terroir.

4. Selon l’historien, il faudrait


A. entreprendre une modernisation des procédés de panification.
B. s’aligner sur l’expertise américaine en matière de conditionnement.
C. répondre de manière plus adéquate aux impératifs de la mondialisation.
D. préserver les caractéristiques qui garantissent la qualité du pain français.

16
Texte 11 | Le cerveau humain
L’idée que le cerveau puisse s’approprier des membres extérieurs ou l’idée qu’il existe des
membres fantômes habitant notre cerveau est liée à cette capacité que l’on appelle la
neuroplasticité du cerveau adulte. C’est-à-dire la possibilité de pouvoir reconfigurer des circuits,
de trouver de nouvelles connexions en permanence en fonction de certaines règles, notamment
des règles qui dépendent de l’activité. Plus vous utilisez des circuits et plus les connexions vont
voir leur efficacité augmenter. C’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs cette analogie que
l’on fait souvent du cerveau et l’ordinateur ne tient pas, puisque ce cerveau a cette capacité
d’auto-reconfiguration. On s’aperçoit que lorsque l’on fait de l’imagerie cérébrale avant
l’implantation - ce qu’on a vu, par exemple, pour des personnes qui ont eu les deux mains
greffées - on peut faire un suivi pour les mêmes personnes avant la greffe, quelques mois après
la greffe et puis des années plus tard.

On s’aperçoit véritablement que les membres greffés, au départ, sont traités comme des
espèces d’organes incongrus, mais que très vite ils retrouvent les connexions et qu’on revoit les
régions corticales censées gérer et la motricité et la sensibilité s’être approprié des connexions.
C’est-à-dire que le fait d’avoir eu une congruence entre la sensibilité et le toucher et la vision fait
que ce cerveau peu à peu s’approprie ses propres membres. Et c’est une chose qui est assez
importante, c’est de se rendre compte que, finalement, là aussi, la preuve de cette fameuse
neuroplasticité, quel que soit l’âge du sujet, c’est que lorsque vous allez apprendre à jouer au
golf ou à jouer au tennis, eh bien la raquette, le club de golf, devient une extension de votre
membre.

Tout ça pour quoi ? Parce qu’il va y avoir une convergence entre les signaux visuels, entre les
signaux du toucher, qui vont faire qu’à force d’entraînement, les circuits vont se recâbler en
quelque sorte pour affiner la précision du geste.

Et on ne refait que ce qu’a fait l’enfant quand il sort du ventre de sa mère et qu’il va apprendre à
gérer ses membres. Il va faire, selon des règles par essais et erreurs, et les erreurs seront
jugées par la vision. Donc il va y avoir une congruence entre le toucher et la vision pour que cet
enfant ou cet adepte d’un sport fasse sien la raquette ou le club. C’est un apprentissage dans
lequel les systèmes de récompense, la dopamine notamment, sont extrêmement importants.
Vous ne pouvez pas apprendre si vous n’êtes pas motivé et vous ne pouvez pas non plus
apprendre si vous ne trouvez pas de plaisir. Donc on retrouve là toujours les systèmes de la
récompense, mais ce sont ces systèmes-là qui nous permettent d’apprendre et de retenir.

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1. Le cerveau humain est-il comparable à un ordinateur ?
A. Oui, car il est fait de circuits et de connexions.
B. Oui, car il est capable de commander toute une série de périphériques externes.
C. Non, car il est capable de se programmer lui-même.
D. Non, car sa mémoire n'est pas limitée : il peut apprendre continuellement.

2. Laquelle des définitions ci-dessous pourrait être celle de la "neuroplasticité" ?


A. La capacité d'adaptation du cerveau.
B. La souplesse du cerveau.
C. La capacité d'apprentissage du cerveau.
D. La capacité du cerveau à gérer les différents sens avec souplesse.

3. Pourquoi l'auteur fait-il une comparaison entre un sportif et un nouveau-né ?


A. Parce que tous deux doivent apprendre à se servir de leurs membres grâce au toucher.
B. Parce que tous deux doivent apprendre à se servir de leurs membres grâce à la vue.
C. Parce que tous deux doivent apprendre à se servir de leurs membres grâce au toucher
et à la vue.
D. Parce que les greffés se rééduquent très bien grâce au sport.

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Texte 12 | FUB
Le 18e congrès de la Fédération des usagers de ma bicyclette (FUB) a débuté ce jeudi à Lyon.
Mais la révélation attendue des résultats de son enquête « Baromètre des villes cyclables » et
plus précisément le palmarès des villes pro-vélo était prévue ce vendredi midi.

Et Strasbourg reste bien la capitale française du vélo !

L’information a été dévoilée dans un communiqué transmis aux médias à la mi-journée. Dans
ce classement, la capitale alsacienne – en avance grâce à une politique de développement
amorcée dès les années 80 et toujours poursuivie depuis – devance les villes de Nantes et
Bordeaux.

La FUB invite les villes de France à s’emparer des résultats de cette enquête pour concevoir
des pratiques modernes, à la hauteur des enjeux du 21e siècle.

1. Ce texte parle :
A. du développement des villes de France.
B. de la progression des pistes cyclables.
C. du classement national de la pratique du cyclisme.
D. de l'importance de l'écologie dans les villes de France.

2. À propos du palmarès, ce document annonce :


A. des résultats en progression inédite.
B. des résultats stables
C. des résultats inattendus.
D. des résultats contrastés.

3. Selon l'association :
A. il devrait y avoir peu de changement à court terme.
B. les conditions de circulation à vélo sont satisfaisantes cette année.
C. les politiques cyclables devraient être plus ambitieuses.
D. les villes françaises font des efforts significatifs pour la mobilité.

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Texte 13 | Londres, Berlin, Hong Kong
Londres - Posé dans un hangar de Battersea, quartier situé au sud-ouest du centre de
Londres, un studio est loué 350 euros par mois contre 1000 euros pour un logement de la
même taille dans un immeuble standard des environs. Né d’une collaboration entre un cabinet
d'architecture et une société de gestion immobilière, le cabanon Shed permet à la fois de mieux
exploiter les espaces vides et de proposer des loyers modérés, notamment aux jeunes actifs.
Dans trois mois, quelque 20 boîtes de 9 à 14 m2 vont faire leur apparition dans un entrepôt du
sud de la capitale britannique. “L’idée est de créer un village constitué de cabanons, avec des
sanitaires communs et où chacun aura un petit jardin”, détaille The Times.

Berlin - En 2015, quelque 890 000 réfugiés ont été accueillis en Allemagne. En passant devant
une file interminable de personnes attendant devant le centre de demande d'asile à Berlin, un
architecte allemand a l'idée de leur construire un abri à l'aide de quelques planches de bois. Sa
Tiny 100, une maison miniature, était née. Poussé par des valeurs de solidarité et de justice
sociale, l'architecte a depuis construit plusieurs petits logements de 10m2 qu'il souhaite voir
loués à 100 euros maximum par mois.

Hong Kong - Alors que les appartements deviennent de plus en plus exigus et que les
conteneurs aménagés font leur chemin, Hong Kong envisage une nouvelle solution de
logement bon marché: les tuyaux en béton armé. Cette idée est développée par un architecte
déjà à l’origine de l’AlPod – un conteneur d’habitation spacieux et fonctionnel mais trop coûteux.
Il lance alors le concept de l’O-Pod, le conduit en béton armé. De 2,5 mètres de diamètre, il
posséderait des propriétés physiques optimales en matière d’isolation. “Pour donner corps au
concept industriel innovant qu’est l’O-Pod, nous nous adressons aux fournisseurs de matériaux
de construction et achetons à très bas prix des tuyaux en béton, que nous convertissons en
logements”, a expliqué l’architecte au quotidien hongkongais. Cependant, il ne conçoit pour
l’instant ces logements que comme des habitations temporaires.

Il y a fort à parier que ces propositions ne laisseront pas de marbre. Elles forcent en tout état de
cause à relancer le débat philosophique de la solidarité en matière d’accueil des plus démunis
et de l’opportunisme mercantile qu’une telle situation ne manquera pas de provoquer.

1. Quel pourrait être le titre de ce document ?


A. Face aux nouveaux défis urbains, optimiser l'habitat des grandes villes
B. Des logements pour demain.
C. L'habitat face aux défis humanitaires.
D. Hommes et matériaux : un renouveau architectural.

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2. Le point commun de tous ces exemples est :
A. un logement microscopique mais peu cher
B. un logement pérenne mais petit.
C. un logement permanent mais fragile.
D. un logement temporaire mais vaste.

3. Le débat suscité par ces types de logement est :


A. le manque de solidarité pousse à créer des logements inadaptés.
B. l'appât du gain guidera sûrement les futures constructions.
C. le problème de la surpopulation dans les villes engendrera de plus en plus de telles
constructions.
D. l'accueil des plus pauvres bénéficie à la politique de la ville.

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Texte 14 | La crèche sous toutes ses formes
De toutes dimensions, en tricot, carton, terre, faïence ou osier, les scènes de la Nativité
installées dans le château de Trévarez, révèlent des genres les plus divers.

La mini-crèche « high-tech » est issue de l’imagination et du savoir-faire de deux lycéens de


Morlaix. Ils ont appris à réaliser des ensembles de petites dimensions intégrant
micromécanique, optique et électronique.

Mais Noël, c’est aussi la tradition, marquée cette année par un hommage à la Provence, avec
une représentation de la vieille ville d’Aubagne peuplée de célèbres santons provençaux.

Un Quimpérois a choisi de placer une Nativité au centre d’une terre transparente « déchirée par
la famine, les guerres, les maladies, les misères ». Par un savant collage de photos, il a
souhaité que les enfants des pays en voie de développement ne soient pas oubliés.

L’universalité de Noël se retrouve également dans les crèches fabriquées par des artisans de
nombreux pays, notamment une terre cuite venue du Bangladesh, des personnages colorés de
Colombie, des bergers roumains, burkinabés, péruviens ou ukrainiens.

D’après Métro

1. Le château de Trévarez accueille une exposition


A. d’œuvres d’artisans de l’Europe de l’Est.
B. d’installations de Noël du monde entier.
C. de réalisations d’une classe de lycéens.
D. de crèches françaises traditionnelles.

2. Les réalisations présentées à l’exposition


A. sont de tailles et de styles différents.
B. sont toutes fidèles à la tradition.
C. illustrent des contes folkloriques.
D. emploient les mêmes matériaux.

3. Un auteur quimpérois
A. a présenté une œuvre d’art à caractère engagé.
B. a envoyé des photos à des enfants du tiers-monde.
C. s’est servi de papier déchiré dans son installation.
D. a créé une association pour les victimes de la famine.

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Texte 15 | Le vote par Internet à l’étude en Belgique
Bientôt les "élections" ?

Décidément, le préfixe "e-" s’appose partout, même sur les institutions les plus vénérables :
après le commerce (e-business), la culture (e-book) et le courrier (e-mail), la démocratie se met
à l’heure électronique. En Europe, le coup est parti de Belgique : Vincent Van Flupke a déposé
une proposition de loi en faveur du "vote démocratisé à distance". En clair : autoriser le vote en
ligne lors des prochaines élections fédérales. Principaux bénéficiaires de ce système : la
diaspora (300 000 à 400 000 expatriés) et les personnes âgées vivant dans les hôpitaux et les
hospices, qui pourront ainsi voter en se connectant sur Internet.

A priori, on trouve ça sympathique, le "e-vote". Ça dépoussière le vieux concept grec de


démocratie, ça permet (en théorie) de lutter contre l’abstention et c’est moins cher à organiser
qu’un dépouillement classique. Seulement voilà : non seulement les problèmes techniques sont
immenses (comment identifier le votant ?), mais le "e-vote" bafoue le secret de l’isoloir, banalise
le rituel électoral et rabaisse le scrutin au rang de sondage.

1. En Belgique, le « vote démocratisé à distance »


A. entre en vigueur pour les prochaines élections.
B. est une vieille querelle parlementaire.
C. vient d’être autorisé par le Sénat.
D. fait l’objet d’un débat politique.

2. Le "e vote" est particulièrement intéressant pour


A. toutes les personnes âgées.
B. les Belges vivant à l’étranger.
C. les citoyens habitant à la campagne.
D. les étrangers résidant en Belgique

3. Un avantage du vote en ligne est de


A. moderniser la démocratie.
B. abaisser la valeur des sondages.
C. garantir la confidentialité du vote.
D. optimiser le comptage des voix.

4. L’inconvénient majeur du vote en ligne est de


A. coûter beaucoup plus cher.
B. désacraliser les élections.
C. rendre le vote facultatif.
D. favoriser l’abstention.

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Texte 16 | Université au-delà des querelles
Saborde-t-elle sa langue au nom de la compétition universitaire internationale ? Nombreux sont
les pays qui ont dû se poser la question. En France, l'idée d'introduire des cursus entièrement
en anglais à l'université n'en finit plus de faire des vagues. Elle a beau être la cinquième
destination des jeunes gens étudiants à l'étranger. La France voudrait attirer encore, notamment
les étudiants des puissances montant, prendre toute sa part dans la formation des futures élites
mondiales et rassurer le rayonnement du pays ? Quoique l'objectif final soit commun à tous, on
se déchire sur le moyen à mettre en œuvre pour atteindre. Face à une réalité que personne ne
conteste - supérieure de l'anglais dans les échanges internationaux et dans le monde de la
recherche en particulier -. Deux visions s’affrontement s’ouvrir, car la connaissance n'est pas
une denrée périssable qui se flétrirait au contact de l'extérieure ou qui s'éteindrait une fois
traduite en anglais. Ou résister pour éviter que d'ici quelques décennies, l'anglais n'ait envahi le
quotidien réséquant ainsi le français au statut de lagune folklorique parafée par une poignée de
''ringards''.

Si d'aucuns pensent que s'isoler de l'anglais reviendrait à empêcher la jeunesse d'entrer


aisément sur la scène économique international, d'autre s'inquiètent de la probable dégradation
de la qualité du contenu des cours à cause du niveau en langue parfois insuffisant des
enseignants et étudiants français, le corollaire réserver ces cursus en anglais à une poignée de
locuteurs bilingues, reviendrait à créer une nouvelle élite.

Peut-être y a-t-il d'autres leviers à actionner avant d'imposer à l'étudiant français lambda un
enseignement au rabais ? Citons parmi d'autres, une meilleure promotion des formations, un
accueil plus structuré, ou encore des coûts moins élevés, autant de pistes qui restent à
explorer.

1. Le texte traité de
A. l'instauration d'une foyère d'élite pour les étudiants étrangers.
B. la création de cours spécifiques pour les étudiants anglophones.
C. l‘introduction de l'anglais dans l'ensemble des cursus francophones.
D. la mise en place de cours en anglais dans les universités francophones.

2. L'auteur redoute
A. la stratégie élitiste sous-jacente à cette future décision.
B. la réaction négative de l'élite universitaire traditionnelle.
C. la mainmise des élites anglophones sur les programmes français.
D. la perte de repères des jeunes au sein d'une université mondialisée.

3. Il déplore également le fait que


A. la qualité globale des cours soit en chute libre.
B. d'autres voies ne soient toujours pas à l'étude.
C. les anglophones soient l'objet d'un traitement de faveur.
D. trop d'étudiants français rechignent à se mettre à l'anglais.

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4. les enjeux pour la France sont
A. d’encourager la mobilité des étudiants français
B. se moderniser son image dans les pays émergents.
C. d’accroître son attractivité dans un secteur concurrentiel
D. de stimuler les échanges commerciaux avec les pays concernés.

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Texte 17 | En sortir
Il faut lire le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance pour être frappé par sa
langue. Terrible novlangue où les grands principes des considérants, supposés apporter à un
texte le souffle d’une vision historique, ne sont plus qu’une écœurante bouillie, où l’idéologie à
peine travestie est présentée comme force et d’évidence. Telle que « la nécessité de maintenir
des finances publiques saines et soutenables » ou encore « rappelant la nécessité … de
contraindre les États membres à un déficit excessif ». Ce texte permet de se faire une idée
assez exacte d’où en est la politique en Europe et de ce qu'elle n'a pas à faire prétendument en
notre nom.

On y trouve quelques perles encore mal aperçues comme ces délicieux articles 7 et 8, le
premier forçant les « parties contractantes » au soutien obligatoire de la Commission quand elle
met un pays à l’index et lui impose la purge, le second, encore meilleur. Instituant la délation
entre les Etats-membres : de sa seule initiative et d’après ses seules évaluations, un
Etat-membre pourra en balancer un autre auprès de la Cour de justice (CJUE) s’il estime que
cet autre, insuffisamment orthodoxe, ne s’est pas assez « structurellement ajusté », puis
demander à cette même Cour de le pénaliser financièrement s’il continue de regimber. Le pire
est qu’on n’aura aucun mal à trouver une balance pour faire le sale boulot de saisine de
l’institution judiciaire, dont la Commission se lave courageusement les mains.

1. Cet article est :


A. un pamphlet contre les dérives de la justice européenne.
B. une analyse subjective des pourpiers des élus européens.
C. un réquisitoire contre les dispositions d’un pacte européen.
D. un plaidoyer pour des institutions européennes plus transparentes.

2. L’auteur souligne avec insistance


A. la précision du protocole et ses applications concrètes.
B. la complexité extrême des articles et leurs incohérences.
C. le caractère artificiel de la langue et son vide idéologique.
D. l’hypocrisie du langage utilisé et son caractère dogmatique.

3. Selon l’article, les institutions européennes appellent à


A. recouvrir à un tiers pour auditer les États membres.
B. résoudre les contentieux sans recouvrir à la commission.
C. dénoncer un contrevenant par la saisie du tribunal européen.
D. soutenir les États membres par la médiation de la commission.

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4. L’auteur ironise sur
A. le consensus apparent des diverses institutions.
B. les orientations épéistes et technocrates du traité.
C. la prétendue liberté de décision des États signataires.
D. l’objectif de stabilité économique de l'Union européenne.

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Texte 18 | Les Aveyronnais de Paris
Le tout-Paris aveyronnais était convié par le cuisinier Michel Bras pour la dédicace de son
luxueux livre de recettes (éditions du Rouergue), jeudi 19 décembre, à la Maison de l'Aveyron.
Estimés à quelque 300 000, les membres de cette communauté, qui, de cafés de quartier en
grandes brasseries, constituent la "bistrocratie aveyronnaise" ne manquent pas d'occasion de
se retrouver. Leur légendaire solidarité perdure, notamment dans les amicales, qui sont
d'efficaces réseaux de relations.

C'est dans les années 1830-1840 que des paysans pauvres, qui parcouraient souvent à pied
les 700 kilomètres entre l'Aveyron et Paris, commencent à s'y installer. Ils s'y font porteurs
d'eau, hissant dans les étages des immeubles des seaux de 10 à 15 litres. Plus tard, ils vendent
le charbon ; l'épouse sert à boire aux clients. Dès lors, la vocation de cafetier est née. A mesure
que leur installation se fait plus confortable, les Aveyronnais hébergent un jeune frère, un
cousin, qui, plus tard, prendra à son tour une gérance.

Avant la première guerre mondiale, le système se consolide avec la création, par des
Aveyronnais, des entreprises qui assurent le commerce de gros des boissons. Tout en livrant le
café, la bière et le vin, les familles Tafanel, Richard et Bertrand jouent les rôles de banquier et
d'agent immobilier. Grâce à leurs visites régulières dans les cafés, ils repèrent les garçons
efficaces et peuvent jouer les intermédiaires en cas de cession.

1. Michel Bras
A. a invité à dîner la communauté aveyronnaise chez lui.
B. a écrit un livre sur l’histoire des Aveyronnais de Paris
C. a signé un ouvrage consacré à la cuisine aveyronnaise.
D. est chef au restaurant parisien « la maison de l’Aveyron ».

2. Les Aveyronnais sont connus pour


A. leur côté dépensier.
B. leur goût pour l’alcool.
C. leur sens de l’entraide.
D. leur mauvais caractère.

3. La particularité des Aveyronnais qui s’installaient à Paris à la fin du XIXe siècle est
A. qu’ils ont tous gardé des petits commerces.
B. que leurs femmes faisaient des travaux de couture.
C. qu’ils sont entrés dans le même secteur professionnel.
D. qu’avant d’arriver, ils travaillaient dans les mines de charbon.

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4. Les Aveyronnais apparaissent ici comme
A. une communauté peu intégrée.
B. des artisans relativement doués.
C. un réseau extrêmement organisé.
D. de bons vivants assez paresseux.

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Texte 19 | Les fruits et légumes
Le Sommet mondial des fruits et légumes, organisé du 27 au 30 mai à l'Unesco, et les 28 000
dégustations-animations de la semaine "Fraîch'attitude", qui se dérouleront jusqu'au dimanche
8 juin, propulsent carottes, tomates, fraises et autres courgettes comme armes absolues dans
la lutte contre l'obésité.

Depuis deux ans, les initiatives se multiplient pour faire consommer aux Français les 400
grammes quotidiens minimum de fruits et légumes recommandés par l'Organisation mondiale
de la santé (OMS). Ces aliments, essentiels pour un régime équilibré, sont scientifiquement
reconnus comme bénéfiques pour la santé. Ils limitent la survenue de certaines maladies
cardio-vasculaires et les risques de cancer.

En France, le Plan national nutrition santé (PNNS) recommande depuis plusieurs années d'en
manger cinq portions par jour. Des messages à vocation sanitaire figurent désormais sur les
publicités alimentaires. Et les distributeurs automatiques de snacks et confiseries sont censés
avoir quitté les établissements scolaires. Malheureusement, tout cela semble insuffisant pour
modifier les habitudes alimentaires des 22 millions d'enfants européens en surpoids.

D'autant que les experts s'alarment : 1,3 million d'autres nouveaux petits Européens seront en
surpoids d'ici à deux ans. "On peut faire évoluer les choses à condition de ne pas se reposer
sur le concept du libre marché, il faut une intervention publique", répète Philip James, qui
préside l'International ObesityTask Force de l'OMS.

Bon nombre de pays passent donc à la vitesse supérieure. Soutenus par des filières de
production, qui voient d'un œil gourmand ces nouveaux débouchés, ils considèrent qu'il est
prioritaire de développer des actions pédagogiques actives. Partout, il s'agit de cibler les
enfants "victimes de la fracture nutritionnelle". Autrement dit, ceux qui n'ont pas accès, pour des
raisons culturelles et financières, aux fruits et légumes frais. L'idée la plus partagée ?
Commencer par distribuer gratuitement ces produits sur les lieux d'activité des enfants.

En Nouvelle-Zélande, une étude sur un groupe de 3 000 enfants a permis de valider le fait que
la distribution gratuite d'un fruit par jour à l'école (coût : 17 centimes d'euro par enfant et par
jour), permettait de développer une prise de conscience et l'appétence pour ce type d'aliment.

1. Cet article a pour sujet


A. Les problèmes liés à l’excédent de poids chez les jeunes.
B. Les aliments qui provoquent des cancers chez les jeunes.
C. Les politiques sanitaires européennes pour lutter contre le cancer.
D. Les opérations publicitaires pour développer la vente de produits frais.

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2. Les actions successives ont
A. renforcé les pratiques alimentaires existantes.
B. créé de nouvelles habitudes alimentaires chez les jeunes.
C. insisté sur l’importance de la consommation de produits frais.
D. fait connaître les préférences alimentaires des jeunes Européens.

3. La dernière action consiste à


A. multiplier les campagnes publicitaires dans les écoles.
B. donner une aide aux parents pour l’achat de produits frais.
C. analyser les goûts alimentaires des jeunes selon les cultures.
D. faire déguster gratuitement les fruits et légumes aux écoliers.

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Texte 20 | Le Royaume-Uni songe à exporter... ses hôpitaux

Dans le cadre d’un ambitieux projet qui sera lancé à l’automne, une sorte de “service de
rencontres”, composé de fonctionnaires du ministère de la Santé et de membres de UK Trade
and Investment (l’agence officielle chargée de la promotion du commerce et des
investissements au Royaume-Uni), sera chargé de mettre en rapport les hôpitaux qui souhaitent
se développer à l’étranger et les Etats étrangers intéressés par les services médicaux
britanniques.

La mesure permettrait à des institutions réputées comme Great Ormond Street, Royal Marsden
et Guy’s and St Thomas’ de s’implanter aux quatre coins du monde. Ces hôpitaux publics
autonomes seraient tenus de rapatrier au Royaume-Uni tous les bénéfices réalisés à l’étranger.
Les contrées de la planète jugées essentielles à la réussite du projet comprennent le Golfe
persique, où la qualité des marques médicales britanniques est bien reconnue, ainsi que la
Chine, le Brésil, la Libye et l’Inde. L’hôpital londonien Moorfields Eye a d’ores et déjà établi une
tête de pont à Dubaï, tandis que Impérial gère deux prospères centres spécialisés dans le
traitement du diabète à Abou Dhabi. Un risque de dispersion. Mais dans le secteur de la santé,
d’aucuns estiment qu’en ces temps de sévères restrictions financières, les hôpitaux publics ne
devraient pas se laisser distraire de leurs tâches domestiques par la recherche
d’investissements à l’étranger, qui pourraient se révéler aussi complexes que risqués. “Le NHS
devrait avant tout s’assurer que les soins aux patients priment sur les profits”, soutient
Katherine Murphy, directrice de la Patients Association. “Alors que le système de santé subit de
profonds bouleversements, que les délais d’attente pour un rendez-vous ne cessent de
s’allonger et que les hôpitaux se voient demander de faire 20 milliards de livres d’économies, on
va encore se disperser dangereusement avec ce projet.Il est à espérer que le recrutement, pour
le nouveau projet, des médecins formés au Royaume-Uni ne détournent pas des ressources
nécessaires dans le pays.

Un nouvel organisme intergouvernemental, Healthcare UK, servira d’intermédiaire entre les


hôpitaux britanniques visant une croissance à l’international et les gouvernements étrangers
dont les besoins sont décelés par les diplomates britanniques chargés du commerce, en poste
dans ces pays. Le projet est né de la conviction qu’à l’avenir, les habitants du Golfe persique et
les riches citoyens des pays en développement préfèreront se faire soigner sur place plutôt qu’à
l’étranger. De crainte de perdre les précieux revenus procurés par ces patients privés, le
hôpitaux public ont décidé d’agir avant que d’autres groupes privés n’entrent en scène pour
combler le vide.

1. Cet article a pour thème


A. L’implantation d’hôpitaux britanniques à l’étranger.
B. L’exportation du système de santé britannique à l’étranger.
C. Le rachat d’hôpitaux britanniques par des groupes étrangers.
D. Le recrutement par les hôpitaux britanniques de médecins étrangers.

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2. Ce projet anticipe la demande
A. de pays étrangers de rendre leur système de santé plus performant.
B. d’étrangers d’avoir dans leur pays des hôpitaux de qualité britannique.
C. d’étrangers vivant au Royaume-Uni d’être soignés par des compatriotes.
D. de britanniques expatriés d’avoir la même qualité de soins qu’à domicile.

3. Il aurait l’avantage
A. de répondre aux problèmes de recrutement dans les hôpitaux britanniques.
B. de permettre l’ouverture de nouveaux hôpitaux publics en Grande-Bretagne.
C. de promouvoir le modèle de santé britannique dans certains pays étrangers.
D. d’améliorer la qualité des hôpitaux britanniques grâce à de nouveaux revenus.

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Texte 21 | Carousel
« Carousel », dont l’histoire se situe sur la côte Est des Etats-Unis en 1873, raconte l’histoire
d’amour de Billy, aboyeur sur le manège d'une fête foraine, et Julie, une jeune ouvrière naïve.
Licencié, le jeune homme va se mettre à la battre. Julie est enceinte, alors Billy se met à voler pour
survivre. Arrêté par la police, il se suicide. Quinze ans plus tard, il quitte le purgatoire où il expiait
ses péchés et revient sur terre le temps d’une journée pour réparer ses erreurs, rencontrer sa fille
Louise et obtenir le pardon de Julie. Un pardon qui lui permettra de rejoindre enfin le Paradis.

Contrairement aux spectacles produits à l’époque à Broadway, « Carousel » est tout sauf une
amourette. Jusqu’à sa création en 1945, les comédies musicales évoquaient essentiellement la vie
d’une société aisée ou de célébrités. Rodgers et Hammerstein vont mettre la vie des exclus et des
plus pauvres au cœur de leurs histoires. Cette vision sombre de l’Amérique ne remit pas en cause
l’immense succès de « Carousel » qui resta à l'affiche à Broadway durant 890 représentations (dans
sa première version)

1. Ce spectacle
A. met en lumière les inégalités sociales.
B. choque la bourgeoisie lors de sa sortie.
C. révèle le quotidien des exclus de la société.
D. dénonce la violence des forces de police.

2. Cette œuvre raconte une histoire d’amour


A. illégale aux yeux des autorités.
B. impossible entre deux êtres opposés.
C. contrariée par des problèmes sociaux.
D. condamnée par la société du XIXe siècle.

3. Cet article présente une œuvre qui


A. symbolise la fin du rêve américain.
B. s’insoire d’un célèbre conte populaire.
C. prend sa source dans un fait divers
D. bouscule les codes de la comédie classique

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Texte 22 | L’accordéon de la philanthropie globale
Avec la prolifération des initiatives dites «humanitaires», généreuses, solidaires, s’installe une
certaine confusion. Solidarité, aide, charité, urgence humanitaire : de quoi parle-t-on? Derrière
un chantage permanent à l’indifférence à l’égard du malheur d’autrui, ne voit-on pas se dessiner
et se développer une vaste entreprise de formatage moral et global? Parce que ces débats se
présentent comme éthiques, la critique est suspecte. Pourtant, le contenu du devoir de
solidarité mérite d’être interrogé.

Au XXe siècle, l’Etat dit «providence» met en œuvre des politiques visant à améliorer la vie des
citoyens. La pauvreté est alors vue comme un obstacle à l’accès à ce bien-être destiné à être
partagé solidairement dans une République sociale. A l’inverse, l’action humanitaire se penche
relativement peu sur la condition sociale des victimes. Elle s’intéresse au risque vital qui les
guette, au danger absolu : la mort, en particulier celle provoquée par la famine, risque
emblématique qui déclenche les alertes — fondées ou erronées. En France, la visibilité
médiatique des Restos du cœur est supérieure à celle des aides publiques alimentaires, qu’on
pourrait croire disparues tant l’emphase est mise sur la générosité individuelle. Cette
privatisation de l’aide sociale comme complément nécessaire de l’action publique ne poserait
pas question si elle n’apparaissait pas dans l’opinion comme une solution de rechange ou une
substitution qui ne dit pas son nom à l’Etat.

Un tel phénomène s’interprète dans un cadre idéologique global. Au-delà de la marginalisation


de la figure socialisante de l’Etat, qui résulte de l’implosion du communisme soviétique autant
que des assauts du néolibéralisme, apparaît l’objectif central des politiques d’aujourd’hui : une
gestion des risques de plus en plus confiée à la responsabilité individuelle.

1. Question 1
A. Promeut une nouvelle politique sociale au niveau de l’Etat.
B. Rend compte des aides humanitaires effectives en France.
C. Retrace l’évolution de l’altruisme et des pratiques humanitaires.
D. Traite de la socialisation et de la générosité de l’homme aujourd’hui.

2. L’auteur déplore
A. l’excès d’individualisme freinant le progrès social global.
B. la polémique à caractère moral sur l’utilité de l’aide sociale.
C. la difficulté d’aborder objectivement la question de la solidarité.
D. l’inefficacité des systèmes régissant les plans d’action humanitaires.

3. Aujourd’hui, les médias se donnent comme objectif de


A. mettre en avant les alternatives à l’aide publique.
B. renforcer l’engagement citoyen à grande échelle.
C. donner davantage la parole aux personnes en détresse.
D. révéler les causes économiques des disparités sociales.

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4. Selon l’article,
A. les obligations publiques sont assurées par la sphère privée.
B. l’échec de l’Etat providence modifie les valeurs de solidarité.
C. l’Etat finance des associations idéologiquement proches de lui.
D. la distribution des aides publiques nécessite des opérateurs privés.

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Texte 23 | Les hauts et les bas de la recherche
L'année 2012 a été contrastée. D'un côté, les sciences ont défrayé la chronique. La découverte
du boson de Higgs, l'envoi de la sonde Curiosity sur Mars, la mesure du dernier angle de
mélange des neutrinos ont eu un grand espace médiatique et ont même fait la "une" des JT.
Cela a fait entrer la science dans beaucoup de foyers, souvent avec une excellente qualité de
vulgarisation.

Hélas, après l'été nous attendions le revers de la médaille. L'automne a été maussade pour les
budgets et pour l'avenir de la recherche, en France et surtout en Europe. Certes, le budget
2013 de la recherche est loin d'être mauvais, l'emploi sera préservé et la création de mille
postes - en verra-t-on jamais la couleur ? - dans les universités a été annoncée. Mais les
budgets des organismes sont à la peine et une dizaine d'universités sont à la limite du dépôt de
bilan. Pour mon laboratoire, c'est une année très mauvaise pour le budget et même pour
l'emploi, qui s'ajoute aux deux précédentes, qui ne l'étaient pas moins. Je discutais récemment
avec un collègue qui, face à cette situation déprimante, me confiait son envie de fuir très loin
pour... pouvoir continuer ses travaux.

Quand on regarde au-delà des frontières, le tableau est désolant. Les salaires des chercheurs
en Grèce et en Espagne ont été fortement réduits, parfois jusqu'à 30 %. Le budget de la
recherche en Espagne a été diminué en quatre ans de 40 %. Partout en Europe, la recherche
publique est maltraitée, un peu comme tous les services publics.

Toutefois, la santé, la préservation de l'environnement, l'éducation et la recherche ne sont pas


de simples gadgets que notre société peut réduire impunément. Il en va de la qualité de la vie
de tous aujourd'hui et demain. Il est facile de prédire que prochainement le monde aura besoin
d'encore plus de chercheurs, d'ingénieurs et de personnels techniques qualifiés. Pourquoi
s'étonner du fait qu'une carrière scientifique ne soit pas plus prisée par les jeunes ? Ils savent
qu'après la thèse les attendent des années d'emploi précaire. Les bac + 8 qui gagnent le gros
lot d'une embauche au CNRS se retrouveront avec un salaire (1 750 euros par mois) qui est
largement inférieur à celui d'un ingénieur dans le secteur privé.

Le choix de l'austérité pour ces secteurs est suicidaire : le cupio dissolvi ("désir de mourir")
d'une civilisation ? Alors que la science européenne atteint des niveaux mondialement
reconnus, on choisit de la pénaliser. Derrière ces décisions, il doit y avoir un bug dans le
logiciel...

Une des raisons pour lesquelles l'information scientifique a la cote, c'est qu'elle permet de
s'extraire de la grisaille du quotidien. Ainsi la découverte du boson de Higgs, c'est un peu
l'équivalent européen du premier homme sur la Lune. Personne ne s'était aventuré jusque-là, et
maintenant nous l'avons fait. A juste titre, nous pouvons avoir un petit sentiment de satisfaction.

Quelles seront alors les découvertes en 2013 ? Le satellite Planck, qui étudie le rayonnement
fossile de l'Univers, dévoilera ses résultats très attendus. J'entends parler d'une possible

37
mesure de la masse des neutrinos. Sans doute cette moisson de mesures nous révélera la
nature de l'Univers avec une précision inégalée. On peut aussi imaginer des résultats
inattendus dans les expériences LHC : les analyses continueront en effet pendant le long arrêt
jusqu'à la fin 2014. La sagesse est comme la chouette, elle prend son envol à la tombée de la
nuit.

1. Cet article souligne


A. la situation précaire dans laquelle évolue la science
B. les contradictions qui animent les débats scientifiques.
C. le détournement des résultats scientifiques par les médias.
D. la mainmise de la finance sur les programmes de recherche.

2. Pour l’auteur, la science est


A. médiatisée de façon anarchique.
B. popularisée de manière médiocre.
C. perçue comme un vulgaire divertissement.
D. vue comme une échappatoire à la morosité.

3. L’auteur met en regard


A. les prouesses de la science et la défiance des citoyens à son égard.
B. les sommes consacrées à la recherche et l’intérêt du public pour celle-ci
C. la renommée des universités françaises et l’employabilité des scientifiques.
D. la qualité de la recherche scientifique et son éloignement des besoins réels.

4. Selon l’auteur, l’avenir de la recherche est pénalisé par


A. des coupes budgétaires inconséquentes.
B. un manque flagrant de moyens technologiques.
C. une course aux investissements peu structurée.
D. une politique d’attribution des fonds inégalitaire.

38
Texte 24 | Résurrection par la génétique
La résurrection d’espèces éteintes est une prospective intrigante à la fois pour le monde de la
science et le public général, explorée jusqu’au monde du cinéma avec Jurassic Park par
exemple. Cependant, même s’il est peut-être déjà possible d’accomplir un tel exploit grâce aux
techniques avancées de la génétique actuelle, la dé-extinction d’une espèce pourrait avoir des
répercussions dangereuses. De la morale à l’impact écologique, de nombreuses considérations
devront être prises en dépit de la curiosité scientifique.

Depuis 4,5 milliards d’années, la Terre a vu des milliards d’espèces apparaître et s’éteindre ; en
effet, on estime que les espèces actuelles ne représentent qu’un millième de la biodiversité
ayant existé. Ceci étant dit, les scientifiques se posent la question de la résurrection d’espèces
disparues. Mais de nombreux impacts à la fois éthiques, moraux et environnementaux
découlent de cette idée.

En théorie, il y a deux manières d’accomplir cet exploit scientifique. La première, de cloner, est
la plus courante : on implante des cellules préservées de l’espèce disparue dans l’embryon de
l’animal vivant le plus similaire à cet être éteint . La deuxième consiste à modifier le génome
d’un animal, afin qu’il conçoive une progéniture de l’espèce disparue en question.

Cependant, il faut prendre en compte les nombreux impacts que cette résurrection aurait sur le
monde de la science, sur le public et l’environnement. En premier lieu, nous pouvons affirmer
que cet exploit représenterait une source infinie de savoir : le monde scientifique aurait accès à
des aperçus de l’évolution d’une certaine espèce, comme les êtres avec lesquels ils
interagissent, leur habitat ou leur nutrition, quelque chose actuellement impossible dans de
nombreux cas. De plus, réaliser cet exploit à l’aide de la deuxième méthode, la modification du
génome d’un animal vivant, représenterait un pas en avant immense dans le domaine de la
modification génétique. Malheureusement, cette méthode présente plus de difficultés que la
première, et n’a jamais été réalisée.

Mis à part les impacts sur la science que cet acte aurait, nous pouvons aussi considérer les
avantages pour l’environnement. Avec l’aide de certaines espèces disparues à ce jour, des
écosystèmes menacés ou endommagés pourraient être restaurés. Certains écosystèmes ne
peuvent pas survivre sans une certaine espèce ; en faire réapparaître une pourrait sauver des
habitats. En dernier lieu, une dimension éthique s’impose : si l’Homme a été celui à avoir un
rôle dans la disparition d’une espèce, c’est peut-être sa responsabilité de tenter de les faire
revivre.

Malgré les avantages de cette résurrection, nous devons aussi réfléchir aux aspects néfastes
qu’elle aurait sur la planète. Premièrement, nous devons nous demander comment les animaux
ressuscités seraient traités ; s’ils sont exploités ou en captivité, est-ce que nous devons quand
même tenter l’expérience ? Beaucoup de personnes pensent que si les animaux sont
maltraités, le mal l’emporte sur le bien : les découvertes scientifiques ne valent pas l’inhumanité
auxquels ils feront face.

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Cette expérience pourrait aussi représenter un danger pour les humains : lorsqu’ils sont
ressuscités, les espèces pourraient transporter des pathogènes ou des virus, disparues de la
surface de la Terre depuis des millions d’années. Cela voudrait dire que cette découverte, qui
paraît fascinante, peut avoir un impact réellement dangereux sur l’homme. De plus, si elles ont
disparu depuis une longue durée, les habitats et sources de nourriture de ces animaux auront
sans doute beaucoup changé, ainsi que leur rôle dans des écosystèmes excessivement
fragiles. Nous pouvons nous demander si ces espèces impacteraient négativement
l’environnement.

En dernier lieu, ressusciter une espèce disparue depuis des milliers d’années peut nous
pousser à poser la question suivante : Est-ce que de faire revivre un animal n’est pas quelque
chose d’anormal, qui pourrait porter atteinte à l’équilibre du monde ? Est-ce que c’est à
l’Homme de prendre cette décision qui pourrait avoir des conséquences dont nous ne sommes
même pas conscients ?

L’idée d’un jour pouvoir voir en personne un animal d’une espèce disparue à toujours fasciné
l’Homme. La littérature et le cinéma sont les preuves de cet émerveillement, comme Jurassic
Park par exemple. Mais c’est à nous de réfléchir aux impacts que cette découverte pourrait
avoir à la fois sur le monde scientifique, le public et l’environnement. Une fois que nous
connaîtrons toutes les conséquences de cette expérience nous pourrons décider si cette fiction
devrait devenir réalité.

1. Selon l’article, la recherche scientifique


A. a gagné en efficience ces dernières années.
B. subit l’influence croissante de la science –fiction.
C. est vulgarisée à moindre frais par les spécialiste
D. se démocratise grâce aux nouvelles technologies.

2. Selon l’article ,
A. sauvegarder les espèces reste trop onéreux.
B. recréer des espèces est un projet dénué de sens.
C. la lutte contre des espèces est vouée à l’échec
D. ressusciter des espèces est la vocation première de la science.

3. Selon l’auteur ,
A. la recréation d’espèces favorise la protection des milieux naturels.
B. la protection des milieux de vie est primordiale pour recréer des espèces.
C. la recherche d’espèces disparues nuit à la protection de l’environnement.
D. la préservation de l’environnement prime sur la restauration des espèces.

4. L’auteur de l’article
A. craint une utilisation commerciale de la nature.
B. regrette l’absence de débat public sur la bioéthique.
C. déplore le détournement de la recherche à des fins politiques.
D. met en garde contre la recherche axée sur les objectifs récréatifs.

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Texte 25 | La campagne française se peuple de « rurbains »

Foule, transports bondés, pollution, pour certains, grande ville rime avec cauchemar. Chaque
année, 100 000 Français quittent les métropoles pour la campagne. L'Eure est un département
particulièrement attractif pour ces citadins. Au cœur de la verdure normande, Pascale est en
quête de tranquillité. Elle a fait le choix d'acheter une maison et de quitter son appartement de
banlieue parisienne. "J'ai besoin d'espace. Ici, au moins il n'y a pas de voisinage", explique
Pascale Adélaïde.

Acheter ici est une aubaine pour cette chef d'entreprise. À Paris, pour un appartement de 150
mètres carrés, il faut débourser en moyenne deux millions d'euros. Dans l'Eure, la même
surface avec un grand terrain coûte 150 000 euros, soit 13 fois moins cher. Mais l'argent n'est
pas toujours le seul moteur. Dans les Côtes-d'Armor, Pauline et Gabriel n'ont pas seulement
changé leur cadre de vie, ils ont quitté leur emploi salarié dans un bureau pour devenir
maraîchers. À l'heure du bilan, Pauline assure qu'elle "se sent beaucoup mieux ici, moins
stressée". Un changement

1. Les deux dernières décennies ont été caractérisées par


A. un exode rural fortement marqué.
B. la désertification massive des villes.
C. une explosion des activités agricoles.
D. la migration des urbains vers la campagne.

2. La tribu des « rurbains » se compose pour la plupart


A. des retraités qui s’installent à la campagne.
B. de nouveaux convertis aux métiers agricoles.
C. de ménages aisés voulant profiter de la nature.
D. de jeunes actifs à la recherche de leurs racines.

3. Les maisons que les néo ruraux font construire provoquent


A. la pollution des espaces verts.
B. le recul constant de l’agriculture.
C. l’enlaidissement des sites naturels.
D. la dégradation de la situation sociale.

4. Le gouvernement prévoit d’importantes subventions pour


A. développer des techniques agricoles.
B. préserver le paysage et les sites naturels.
C. défendre les intérêts des nouveaux ruraux.
D. atténuer les disparités dans les zones rurales.

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Texte 26 | Lutter contre l’obésité de l’enfant
De plus en plus d’enfants sont touchés par l’obésité. Pour prévenir les risques, les parents ne
doivent pas interdire certains aliments, mais réapprendre aux enfants les bons gestes. Il faut les
habituer aux goûts neutres. Les aliments solides sont, eux, à privilégier. Enfin, l’ambiance du
repas est primordiale. Une étude américaine a démontré que les enfants qui mangent devant la
télé ont besoin de plus de simulation pour recevoir les saveurs.Résultats : ils s’orientent vers
des aliments gras et sucrés. De plus, ils sont moins à l’écoute du sentiment de satiété et
ingurgitent donc de plus grandes quantités. Autre piège, au-delà de quatre heures passées
devant le poste, la corpulence augmente indépendamment de ce qui est mangé. Les
nutritionnistes conseillent de ne pas dépasser deux heures de télé par jour et pratiquer un sport
d’endurance. Si l’effort est trop violent, ce sont les glucides qui sont brûlés au lieu des lipides.
L’idéal serait de la natation, de la marche ou du vélo.

1. Pour écarter les risques d’obésité chez les enfants, les parents doivent
A. exclure tous les aliments gras.
B. leur interdire tous les aliments sucrés.
C. privilégier des plats légers et liquides.
D. leur faire apprécier les saveurs simples.

2. la télé favorise l’obésité des enfants parce qu’ils


A. mangent trop vite, assis devant le poste.
B. distinguent mieux les saveurs des aliments.
C. ne se rendent pas compte qu’ils n’ont plus faim.
D. ne respectent pas les horaires de repas habituels.

3. les risques d’obésité baissent sensiblement si les enfants


A. pratiquent une activité sportive très intense.
B. font des efforts physiques réguliers et prolongés.
C. font des activités qui brulent d’abord les glucides.
D. mangent léger quand ils regardent longtemps la télé

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Texte 27 | Syndicats et patronat
Depuis longtemps, on entend dire que 61% des salariés déclarent avoir un travail stressant et
depuis peu, on entend aussi ceux qui calculent que le stress coûte chaque année 80 milliards
d’euros du PIB (selon la Caisse nationale d’assurance maladie).

Choquant de parler de la souffrance des travailleurs en termes de coûts ? C’est pourtant l’un
des tout premiers arguments syndicaux dans les négociations sur le stress dont le troisième
volet s’est tenu hier, entre patronat et syndicat. Objectif : transcrire dans le droit français un
accord européen en 2004 sur la détection et la prévention du stress au travail.

Bonne nouvelle, les positions des uns et des autres se rapprochent. Selon Jean-François Naton
de la CGT, les employeurs semblent accepter de reprendre des amendements syndicaux qui
vont plus loin que le texte européen. Auparavant, le patronat était dans le déni et l’illusion du
stress positif qui stimulerait le salarié. Tout cela semble fini mais pas au point d’engager trop en
avant la responsabilité des employeurs. Le MEDEF refuse pour l’instant que le stress soit
reconnu comme maladie professionnelle, ce que demandait la CFE-CGC.

Car, sur le sujet, deux conceptions s’opposent. Ceux qui estiment que le stress est avant tout
un problème individuel : beaucoup d’employeurs, mais aussi pléthore de consultants experts en
stress, qui renvoient les salariés au bord de la crise de nerf vers le coaching. Et ceux, qui
expliquent que la souffrance est surtout due à l’organisation du travail et à la pression
managériale. Cette fois, il y a du nouveau. Alors que le texte européen insistait sur l’aspect
individuel du stress, le patronat accepterait d’y préciser que l’organisation du travail peut être un
facteur parmi d’autres. On note à présent une remise en cause de toute la théorisation du
management par la peur, l’évaluation et les objectifs. Le patronat, selon la CGT, accepte de
s’interroger sur les limites de son management car économiquement, le stress met le système
en difficulté.

1. Ce document rend compte :


A. du coût de la pénibilité du travail pour les grandes et petites entreprises
B. des pourparlers entre les représentants syndicaux et patronaux sur le stress
C. de la prévention des situations stressantes dans le monde professionnel
D. de la nécessité des pratiques stressantes pour améliorer la productivité au travail

2. La rencontre a pour but :


A. d’accorder le droit français du travail avec le droit européen
B. d’instaurer des techniques de relaxation au sein de l’entreprise
C. de supprimer les facteurs qui génèrent de la pression au travail
D. d’harmoniser les techniques de management dans l’Union Européenne

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3. Le texte français :
A. affirmerait que la souffrance au travail est un problème individuel
B. serait en tout point identique au texte européen existant
C. omettrait de mentionner la notion de stress au travail
D. préciserait que le stress peut être lié au management

4. Le patronat :
A. reconnaît que le stress est une maladie du travail
B. remet en question les pratiques managériales stressantes
C. dénie que le stress entraîne une souffrance chez le travailleur
D. estime que les retombées économiques du stress sont insignifiantes

44
Texte 28 | Un patrimoine à défendre
Paillasse, fougasse, couronne lyonnaise ou bordelaise… leurs noms fleurent bon la boulangerie
d’antan. « À chaque région son pain », vantent les organisateurs de la fête du pain en France.
Oubliées depuis l’après-guerre, ces spécialités régionales renaissent à nouveau, soutenues par
la nécessité d’enrayer la chute chronique des ventes de pain. Au début du XXe siècle, on en
mangeait jusqu’à 650 grammes par jour, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui. Un phénomène lié
à la diversité alimentaire du monde moderne mais aussi à l’abaissement de la qualité de cet
aliment sous l’effet de sa standardisation. Le retour des formes régionales tenterait ainsi
davantage de réconcilier les Français avec leur artisan boulanger que de renouer avec une
tradition centenaire. Rétrospectivement, on tend à exagérer, idéaliser, sentimentaliser l’assise
régionale du pain, note l’historien américain Steven L. Kaplan, qui juge l’apparition des pains
spéciaux comme un bon levier marketing répondant avant tout à des paris commerciaux.
Néanmoins, l’historien poursuit sa croisade pour le bon goût. Dans le journal Le Monde, il s’est
livré récemment à un vibrant plaidoyer pour la croûte française cuite à point, dont la disparition
marquerait un pas « vers l’américanisation, l’innommable pain mou, tranché, sous cellophane ».

D’après Directmatin

1. La fête du pain a pour objectif principal de


A. relancer la consommation du pain.
B. faire redécouvrir le métier de boulanger.
C. rendre concurrentiels les produits régionaux.
D. vanter les vertus du pain français à l’étranger.

2. Selon cet article, la qualité du pain français


A. a souffert de son uniformisation.
B. varie sensiblement selon les régions.
C. a une faible incidence sur sa consommation.
D. s’est améliorée depuis le milieu du siècle dernier.

3. La fabrication de pains spéciaux


A. est influencée par d’autres pays.
B. permet de faire la publicité du pain.
C. est très demandée par les consommateurs.
D. répond à l’attachement des Français au terroir.

4. Selon l’historien, il faudrait


A. entreprendre une modernisation des procédés de panification.
B. s’aligner sur l’expertise américaine en matière de conditionnement.
C. répondre de manière plus adéquate aux impératifs de la mondialisation.
D. préserver les caractéristiques qui garantissent la qualité du pain français.

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Texte 29 | La randonnée
La randonnée avec guide s’adresse à tous ceux qui aiment et désirent effectuer une rencontre
véritable avec la nature. Il s’agit de confier votre passion à un professionnel de sa région qui
connaît les meilleurs chemins pour vous faire découvrir son pays.

La randonnée guidée est aussi le moyen pour vous de rencontrer des hommes et des femmes
qui partagent la même passion. En couple, en famille, entre amis ou individuellement nos
guides recrutés sur place sauront vous mener dès l’aube vers de grands espaces naturels et
authentiques tout en vous faisant découvrir la faune et la flore locale.

L’hébergement et les repas peuvent, si vous le désirez, être pris en charge. Un système de
location de chalets et de gîtes mais aussi d’hébergement chez l’habitant a été récemment mis
en place.

Enfin, cette année nous mettions à votre disposition des guides de pêche pour les régions
côtières.

1. Le texte s’adresse
A. aux chasseurs
B. aux écologistes
C. aux amoureux de la nature
D. aux pêcheurs professionnels

2. Pour apprécier les activités proposées il faut


A. faire la grasse matinée
B. le confort
C. marcher
D. manger

3. L’aventure nature accueille


A. seulement les enfants
B. uniquement les familles
C. généralement tout le monde
D. en priorité les professionnels.

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Texte 30 | Agriculture et consommation bio
Si l’on entend par « bio » principalement l’agriculture biologique, sans engrais ni pesticides, il
s’agit également d’un projet de soci FD 6 merce de denrées biologiques, tandis que « la » bio
prend également en considération les conditions de leur production.

On critique aujourd'hui l’agriculture conventionnelle ou intensive et ses conséquences


environnementales ainsi que les inégalités alimentaires qu’engendre le libre-échange agricole.

Face à la demande croissante, la production s’avère non seulement éclatée, mais extrêmement
sensible aux aléas climatiques : sécheresse, grands incendies, inondations, etc. Au contraire,
l’agro écologie envisage toute production agricole dans son contexte écologique et politique.
Ses tenants affirment que c’est une pratique où la science et les savoirs ancestraux paysans se
répondent, invitant à réorienter la recherche agronomique.

Mais les évolutions possibles doivent tenir compte de la situation réelle. Dans les années 60-70,
l’agriculture intensive a permis à de nombreux paysans de gagner moins péniblement leur vie,
et l’arrivée des produits chimiques a été vécue comme celle de l’électricité. Cela explique que le
rejet de l’agriculture conventionnelle soit parfois mal compris.

D'après Le Monde diplomatique

1. Cet article
A. expose les problématiques liées à l’agriculture bio.
B. analyse les atouts et faiblesses de l’agriculture bio.
C. explique l’engouement actuel pour les produits bio.
D. compare les produits issus du bio et du conventionnel.

2. L’auteur reproche à l’agriculture intensive


A. un surplus de production dû à l’exploitation intensive.
B. une confusion entre les différents produits du marché.
C. une perte croissante des bénéfices de l’agriculture intensive.
D. une production agricole fragile et des disparités alimentaires.

3. L’un des défis de l’agroécologie consiste à


A. revenir aux savoir-faire agricoles oubliés.
B. intensifier la production sans la dénaturer.
C. soustraire l’agriculture aux variations climatiques.
D. combiner tradition et expérimentation scientifique.

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4. Pour l’ancienne génération, l’agriculture conventionnelle
A. s’adapte mal aux impératifs de développement durable.
B. reste un modèle de développement économique considérable.
C. présente en fin de compte un bilan économique très contrasté.
D. est responsable d’une dégradation importante de l’environnement.

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Texte 31 | Le travail et les couleurs
Lors d’une entrevue professionnelle, la première impression est capitale ! Ne vous habillez pas
pour le poste que vous occupez, mais pour celui auquel vous aspirez. Ainsi, vous manifestez
déjà que vous avez la carrure pour. Côté couleur, cela dépend du secteur économique.

Traditionnel et conservateur comme la banque ? Vous devez inspirer confiance et crédibilité, car
vous êtes censé véhiculer l'esprit de l’entreprise. Optez pour du marine, du beige. Un milieu
novateur comme la publicité ou la presse ? Osez la couleur !

Laissez transparaître votre créativité, sans exagérer afin de ne pas effrayer les recruteurs.

Enfin, pour un poste dans le social, les ressources humaines, où des gens sont amenés à venir
vers vous, à se confier, vous devez dégager un abord avenant et une tenue vestimentaire qui
va avec.

Votre palette dépendra aussi de la position professionnelle que vous recherchez. Pour vous
mettre en valeur, répétez les teintes qui vous flattent.

1. Cet article
A. Incite les employés à porter des habits colorés
B. Conseille aux entreprises de se créer une identité vestimentaire
C. Dresse un portrait des salariés selon leur place dans l'entreprise
D. Informe sur les codes vestimentaires à adopter face aux recruteurs

2. Selon cet article, le candidat à un emploi doit


A. Adapter sa tenue au secteur professionnel qu’il cible
B. S’habiller avec des couleurs vives pour être remarqué
C. Porter des vêtements classiques pour être pris au sérieux
D. Opter pour un style correspondant à son expérience professionnelle.

3. L’article recommande également au candidat


A. De porter les couleurs qui lui vont bien
B. De viser un secteur qui correspond à son style
C. De ne pas craindre les excès lors du recrutement
D. De prendre conseil auprès de ses futurs collègues

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Texte 32 | La TX8 de solips
C’est certainement, et de loin, le produit le plus utile et le plus méconnu de ces dernières
années. Il s’agit d’un appareil qui permet de concentrer toutes les caractéristiques des
télécommandes classiques en un seul appareil. Que votre poste de télévision ait été acheté un
soir de promotion en grande surface ou que votre chaîne Hi-fi soit un petit bijou d’électronique
hors de prix produit à seulement à quelques exemplaires, la TX8 parviendra à faire le pont entre
ces deux appareils

Certes elle est encore un peu difficile à trouver car elle n’est disponible que dans quelques
boutiques de spécialistes. Aujourd’hui, l’essentiel des ventes se fait sur des modèles capables
de piloter entre six et huit appareils. Mais lequel faut-il acheter ? Peut-on choisir le moins cher ?
Il semble que oui car la télécommande chez slips est de loin la plus intéressante parmi les huit
proposées sur le marché. Son prix est très adorable, elle bénéficie d’une présentation très
simple et claire et en plus elle peut s'adapter à un grand nombre de modèles d’appareils
électroniques.

1. L’appareil dont il est question est


A. Un ordinateur
B. Une chaine hi-fi
C. Une télécommande
D. Un poste de télévision

2. On peut acheter cet appareil


A. Sur les marchés
B. Par correspondance
C. Dans les grandes surfaces
D. Dans les magasins spécialisés

3. Selon les informations données, la TX8 est


A. Un produit inabordable
B. Un appareil très pratique
C. Un objet difficile à utiliser
D. Un modèle largement diffusé

4. Cet article s'adresse


A. Principalement aux commerçants
B. Seulement aux spécialistes en électronique
C. Uniquement aux ingénieurs en informatique
D. Surtout aux utilisateurs de matériel audio et vidéo

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Texte 33 | Une saison estivale en demi-teinte
La fin de l’été permettra-t-elle de sauver la saison touristique ? Telle est l’interrogation actuelle
des hôteliers, restaurateurs ou syndicats d’initiative pour qui la période estivale de cette année
a pris un mauvais départ en France. Fin juillet, Léon Bertrand, ministre délégué au tourisme,
admettait que la « saison estivale touristique (était) contrastée. » Très peu de chiffres étayent la
tendance, hormis ceux recueillis jusqu’au 19 juillet par trois grands organismes professionnels –
la Fédération nationale des offices de tourisme et syndicats d’initiative, l’Observatoire national
du tourisme et l’Association nationale des maires des stations de montagne. « La perception de
la saison est en nette dégradation par rapport à l’année passée », note le document réalisé en
sondant 631 offices de tourisme répartis sur le territoire.

Toutes les régions ne sont cependant pas logées à la même enseigne. A l’ouest, du littoral de la
côte d’Opale jusqu’au sud de l’arc atlantique en passant par la Normandie et la Bretagne, les
demandes de réservation françaises ou étrangères pour le mois d'août sont jugées en hausse.
En revanche, un tiers des offices situés essentiellement dans le quart sud-est de la France
notent que les demandes étrangères de réservation sont en recul.

Les professionnels espèrent que le mois d'août et l’arrière-saison pourront permettre de


renverser la tendance. Pourtant, cet été n’est pas victime d’aléas divers, contrairement à la
saison estivale précédente : pas de marée noire, de canicule, d’annulation de festival,
d’incendie massif, de grève des transports… Bref, si la fréquentation se révélait en baisse au
cours de cet été, il faudrait trouver d’autres raisons, qui sont peut-être la qualité de l’accueil, les
tarifs déraisonnables pratiqués dans certaines régions et… une compétitivité de plus en plus
agressive de destinations étrangères presque limitrophes. En effet, pour la troisième année
consécutive, davantage de Français partent à l’étranger. Autre tendance désormais bien ancrée
chez le touriste hexagonal : la vente de dernière minute. Ainsi, le voyagiste FRAM de la région
de Toulouse a réalisé la moitié de son chiffre d’affaires du mois d'août sur les dix derniers jours
de juillet.

1. Concernant la saison estivale de cette année, on apprend


A. que les résultats du bilan établi au début de l’été sont pour le moins mitigés
B. qu’elle a démarré lentement mais les professionnels du secteur sont optimistes
C. que la crise est si grave que le ministre du tourisme a réuni un comité d’experts
D. qu’elle s’annonce globalement bien meilleure que la saison estivale précédente

2. Selon les organismes professionnels,


A. la Normandie et la Bretagne ont été particulièrement touchées
B. l’ouest de la France est mieux loti cet été que le sud-est du pays
C. toutes les régions françaises sont concernées par le phénomène
D. la capitale française semble délaissée au profit des autres régions

51
3. La situation actuelle est en partie due à
A. d’importants mouvements sociaux
B. la forte concurrence des pays voisins
C. un manque d’infrastructures adaptées
D. la vague de chaleur et aux feux de forêts

4. Cette situation est aussi liée au fait que


A. les hôtels ne sont pas très bien desservis par les transports publics
B. les réservations de dernière minute ne sont pas toujours acceptées
C. les prix sont parfois excessivement élevés pour les services proposés
D. les conditions d’hygiène dans les établissements laissent souvent à désirer

52
Texte 34 | La fête de la musique
En 1982, Jack Lang, alors ministre de la Culture, Christian Dupavillon, membre de son cabinet
et Maurice Fleuret, directeur de la musique, décident d'organiser la première Fête de la
musique. L'idée leur est venue suite à une enquête révélant que 37 % des Français disposaient
d'un instrument de musique et qu'un jeune sur deux, de moins de 19 ans, en jouait
régulièrement.

Pour faire découvrir le panorama musical de la France, les trois hommes décident de tout
mettre en œuvre pour organiser cette manifestation. Le rendez-vous est fixé au 21 juin, jour
symbolique du solstice d'été, jour le plus long de l'année et ancienne fête de la Saint-Jean. La
préparation se déroule dans une grande précipitation, une vingtaine de jours à peine après son
annonce officielle, sans véritables moyens financiers ni logistiques.

En dépit de la diligence et du caractère spontané de l'événement, de nombreuses initiatives se


mettent en place dans toute la France. Des ensembles professionnels comme l'Opéra de Paris
ou l'Orchestre philharmonique de Strasbourg finissent par accepter de jouer gratuitement.

1. L’idée de la fête de la musique est née


A. après avoir effectué un sondage.
B. à la demande de 37 % des Français.
C. d'une rencontre entre le ministre et les jeunes
D. sur l'initiative de musiciens de moins de 19 ans.

2. Elle a été créée pour


A. financer les musiciens professionnels débutants.
B. faire connaître les talents musicaux des Français.
C. mettre en valeur la chanson française dans le monde.
D. inciter les jeunes à jouer d'un instrument de musique.

3. La première Fête de la musique


A. a été plus ou moins improvisée
B. n'a pas été annoncée officiellement
C. a été organisée très longtemps à l'avance.
D. a nécessité un apport financier important

53
Texte 35 | Brésil - Une Plateforme pétrolière sombre
Le mardi 20 mars au matin, dans une mer démontée, à 150 km des côtes brésiliennes, la plus
grande plateforme pétrolière du monde, la P 36 (120 mètre de haut et 100 de large), exploitée
par la compagnie Petropal, a coulé en 10 minutes au fond de l’océan Atlantique. Elle repose
désormais par 1360 mètres de fond et renferme les corps de huit ouvriers disparus lors de
l’explosion de gaz qui a causé la catastrophe dans la nuit du 15 mars. Les causes de l’explosion
demeurent inconnues. Un député brésilien aurait évoqué un sabotage : cette plateforme aurait
permis au brésil de produire le pétrole dont il avait besoin et, ainsi, d’éviter les importations.

Les experts penchent pour un accident. Ils sont unanimes pour écarter tout risque de marée
noire. Les puits du forage sont complètement fermés, et les 1,5 millions de litres de brut retenus
dans les oléoducs, s’ils s’échappaient, seraient pompés par huit bateaux dépêchés sur place.

1. Cet article rapporte


A. que la compagnie brésilienne Pétropal a coulé.
B. qu’une plateforme pétrolière a disparu en mer.
C. qu’une explosion de gaz a détruit le siège de Pétropal.
D. qu’une plateforme pétrolière a essuyé une grosse tempête.

2. Huit ouvriers brésiliens


A. ont échappé de justesse à l’accident.
B. ont perdu la vie dans la catastrophe.
C. sont suspectés de sabotage par un député.
D. ont attaqué la compagnie Petropal en justice.

3. La plus grande plate-forme pétrolière du monde


A. devrait être inaugurée le 20 mars.
B. était une source de richesse pour le Brésil.
C. s’éloignait de plus en plus des côtes brésiliennes.
D. avait été démontée puis remontée à 150 km des côtes

4. Selon les experts,


A. Le risque d’une marée noire est à prévoir.
B. La probabilité d’une marée noire est très faible.
C. La marée noire a été vite maîtrisée par pompage.
D. une marée noire serait catastrophique dans cette région.

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Texte 36 | Tourisme : « on visitera avant de payer »
Dans l’industrie touristique, le bouleversement ne viendra pas de nouvelles destinations mais
du consumérisme des voyageurs. Car le temps disponible augmentera bien plus vite que les
revenus du tourisme moyen. En 2020 ou 2030, celui-ci visitera donc toujours, en priorité, son
propre pays, avec un goût encore plus prononcé qu’aujourd’hui pour le tourisme rural en
réaction à l’urbanisation et à la mondialisation. Même quand il ne partira pas à l’étranger, le
vacancier de demain n’aura plus les mêmes priorités. L’hébergement lui importera moins que la
souplesse dans l’organisation du voyage. Il voudra aussi voir avant de se décider. « Visiter »
des hôtels par internet, ou comparer TAJ MAHAL et chutes du Niagara, en chaussant un
casque virtuel dans son agence de voyage. Autre exigence : combiner la prise en charge des
séjours « tout compris » avec la liberté du touriste individuel, qui choisit sa date de départ et ne
paie que pour les activités qu’il consomme effectivement.

1. Selon l’auteur, les futurs touristes auront


A. beaucoup plus d’argent et beaucoup plus de temps libre
B. beaucoup plus d’argent mais peu de temps libre supplémentaire.
C. beaucoup plus de temps libre mais pas plus d’argent.
D. beaucoup moins d’argent et beaucoup moins de temps libre.

2. Dans dix ans, les touristes


A. visiteront principalement les pays étrangers.
B. iront surtout dans les grandes capitales culturelles.
C. préféreront les campagnes aux villes.
D. Privilégieront les sites connus.

3. À l’avenir, le plus important sera


A. La façon dont les touristes seront logés.
B. La flexibilité des formules proposées.
C. Le service tout au long du séjour.
D. Le rapport qualité/prix.

4. Selon cet article,


A. Les touristes voyageront virtuellement avant de choisir leur destination.
B. Les lieux touristiques ne seront plus du tout les mêmes qu’aujourd’hui.
C. Chacun réservera par Internet et les agences de voyages disparaîtront.
D. Le tourisme individuel primera sur les séjours organisés.

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Texte 37 | Le pari du « faire », creuset de la révolution du travail
Venu des Etats-Unis, le mouvement des « makers » réinvente une production collective dans
des organisations non hiérarchisées, porteuses du « bien commun », explique l’économiste
Michel Lallement.

La révolution numérique n’en finit pas de bousculer nos pratiques et nos représentations du
travail. L’ubérisation de certaines activités professionnelles est l’une des manifestations, sans
doute la plus évidente aux yeux de tous, de ce que les technologies de la communication
peuvent faire au travail. S’il y a bien lieu de nourrir de multiples craintes, le pessimisme n’est
pourtant pas nécessairement de mise. La preuve nous en est apportée par le dynamisme du
mouvement « faire », dont l’impact est chaque jour grandissant.

Le « faire », traduction du make anglais, désigne un travail qui trouve en lui-même sa propre
finalité. Ce type de pratique se donne à voir dans des espaces aux noms variés - hackerspaces,
fab lab (laboratoires de fabrication), makerspaces, biohackerspaces… - où n’importe qui peut
venir fabriquer librement à peu près n’importe quoi.

Le mouvement « faire » porte avec lui au moins deux enjeux majeurs. Le premier a trait aux
modalités concrètes d’organisation des activités productives et à la valeur accordée au travail.
Les makers sont à la pointe du changement. Ils bénéficient pour cela d’une éthique héritée des
hackers, ces pionniers américains de l’informatique dont seule une infime minorité peut être
assimilée aux pirates qui font régulièrement la « une » des médias.

L’alternative est d’autant plus stimulante que les temps ne sont guère propices à la
réjouissance. Dans la plupart des entreprises, en effet, après une pause décelable entre 1998
et 2005, la course à l’intensification du travail a repris de plus belle et sans discontinuer au
cours de ces dernières années. Les contraintes, celles du marché comme celles des
hiérarchies organisationnelles, pèsent plus que jamais sur les épaules des salariés. Les
fonctionnaires ne sont pas épargnés, qui ont même dû subir des réorganisations plus pénibles
que celles du secteur privé.

Le mouvement « faire » tranche par la radicalité des options qu’il promeut, mais surtout par ses
effets concrets. De nombreuses innovations ont vu et continuent de voir le jour dans les
hackerspaces et les fab labs, là où l’autonomie n’est entravée ni par la pression du marché ni
par la lourdeur des appareils bureaucratiques. Ces tiers-lieux sont, autrement dit, le creuset
d’une nouvelle révolution du travail.

Le deuxième enjeu que porte avec lui le mouvement « faire » est la mise à l’épreuve de
techniques de production qui alimentent un nouveau paradigme industriel. Machines
numériques, découpeuses laser ou imprimantes 3D, les outils qu’affectionnent les makers
permettent de localiser la fabrication jusque chez les particuliers et d’adapter sans surcoût la
production aux fluctuations quantitatives et qualitatives de la demande.

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L’enjeu n’est pas que technique ou économique. Les makers inventent aussi une façon de
recréer du commun. Ils pratiquent, sur un mode collaboratif, le partage des savoirs et des
savoir-faire, selon des règles qui bousculent les droits de propriétés traditionnels. Le copyleft («
droit à la copie »), les creatives commons (licences gratuites permettant de faire sans
contrefaire) … constituent autant de pièces originales qui composent un modèle appelé à durer.

La philosophie du « faire » connaît actuellement un certain succès dans les mondes sociaux les
plus variés : milieux alternatifs, collectivités locales, entreprises, lycées et universités,
associations d’éducation populaire, professionnels du design… On devine, au simple énoncé
d’une telle liste, que les déclinaisons concrètes du faire sont multiples, parfois même
contradictoires.

Certains, par exemple, sont attachés aux bidouillages émancipés de tout impératif de
valorisation monétaire, à la gestion libertaire de collectifs ouverts, à l’articulation entre le « faire
» et la transformation politique… D’autres donnent la priorité aux objectifs marchands. Aux
Etats-Unis, en France et ailleurs, de nombreuses grandes entreprises ont désormais leur fab
lab.

Leur fonction première est d’accoucher de cultures organisationnelles capables de revitaliser le


sens de la coopération et de l’innovation. Quelle que soit l’orientation retenue, une chose est
sûre néanmoins : parce qu’il nous invite à regarder autrement le travail et qu’il est le creuset
d’expérimentations démocratiques originales, le mouvement « faire » mérite bien plus d’une
attention distraite.

1. Cet article traite :


A. Du rejet des outils issus de l’industrie
B. Emergence d’un nouveau modèle de production
C. Des revendications d’une nouvelle génération
D. Création d’une entreprise co-gérée par les militants.

2. Le mouvement faire :
A. Met en œuvre le concept du partage
B. Donne un nouveau sens au bénévolat
C. S’expose à des procès de la part des industriels
D. Concurrence déloyalement les entreprises locales.

3. D’après le texte les techniques utilisées :


A. Transgressent les règles du marché
B. Garantissent la quantité des produits.
C. Valorise les démarches écologiques
D. Sont récupérés par le secteur industriel

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4. Selon l’auteur ce phénomène :
A. Revalorise le travail artisanal
B. Peut créer de nouveaux emplois
C. S’inspire d’un modèle préformant
D. Modifie les valeurs accordées au travail

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Texte 38 | Les médecines douces à l'hôpital
Il est intéressant de rechercher ce que les différentes approches médicales peuvent avoir de
complémentaire. II semble qu'une réconciliation des médecines classique et parallèle soit déjà
amorcé et cette rencontre se déroule dans un lieu pour le moins inattendu : l’hôpital. Ce
rapprochement permet au patient de ne plus se sentir pris en otage et d'échapper enfin à
l’éternel conflit de la plante contre la chimie. De très sérieux chefs de service d'hôpitaux vantent
les mérites de la médecine douce dans l'enceinte de l'orthodoxie médicale.

A l’origine de ce changement : la bénéfique pression de patients et d'associations de malades


souffrant de pathologies sévères, Même si les médecines douces manquent de validations
scientifiques, la réalité de leurs effets est indéniable. Il serait par conséquent regrettable de
priver les malades du confort qu'elles peuvent leur apporter. D'autant que, pour homéopathe, il
n'existe ni interactions médicamenteuses avec les traitements classiques ni effets secondaires
Elle peut en revanche aider à soulager les effets induits par les médications habituelles. C'est
particulièrement dans le domaine de la lutte contre la douleur que les médecines douces font
leurs preuves. Grâce à des thérapeutes qui ont refusé de nier ce qui de toute façon existe à
l'extérieur de l’hôpital, des consultations d'acupuncture, d'auriculothérapie ou encore d’hypnose
se développent peu à peu. En outre, l'exercice de ces pratiques en cadre hospitalier permet
d'assurer une formation sérieuse des praticiens. Tous sont docteurs en médecine, ce qui permet
de faire le tri entre charlatans autoproclamés et praticiens valables.

Cela permettra aussi de faire la part entre les disciplines reconnues et certaines thérapies
farfelues dont la pratique peut se révéler dangereuse. Même si les patients sont de plus en plus
nombreux à recourir aux médecines douces, la prudence reste de mise. B. Cagnat

1. De plus en plus de médecins travaillent dans les hôpitaux


A. Restent profondément hostiles à l'introduction des médecines douces.
B. S'efforcent de dissuader les malades de recourir aux médecines douces.
C. Recommencent à intégrer les médecines douces aux traitements classiques
D. Attendent que les bienfaits des médecines douces soient scientifiquement prouvés
avant de les administrer.

2. Les bienfaits des médecines douces


A. sont catégoriquement niées par le corps médical.
B. font l'objet de recherches scientifiques sérieuses.
C. restent extrêmement douteux et variables selon les individus.
D. sont incontestables bien que difficiles à prouver scientifiquement.

3. Les médecines douces sont utilisées à l'hôpital


A. seulement pour les maladies bénignes.
B. quelle que soit la gravité de la pathologie.
C. essentiellement pour diminuer la douleur.
D. uniquement en cas d'échec d'un traitement classique.

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4. Introduire les médecines douces l'hôpital permet
A. de tester de nouvelles thérapies sur les malades.
B. de guérir les patients plus vite et sans risque de rechute.
C. d'être soigné par un médecin compétent et convenablement formé.
D. de réduire considérablement le nombre de médicaments chimiques prescrits.

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Texte 39 | Le vélo du Docteur Pineda
Ce jour-là, le téléphone a sonné vers midi : une infection urinaire à 2 km de son cabinet, dans le
5 -ème arrondissement de Paris. Le temps de prendre son matériel et le docteur Roland Pineda
a sauté sur son vélo. « J’y étais en moins de dix minutes », assure-t-il : « quelle que soit
l’urgence, je pars à bicyclette ». Comme cette autre fois où trois habitants du 13 -ème
arrondissement avaient été intoxiqués à l’oxyde de Carbone. SAMU, pompiers, police et le
docteur Pineda avaient été prévenus : « je suis arrivé cinq minutes avant tout le monde ». Pour
Roland Pineda, médecin généraliste et urgentiste à l’hôpital des Gardiens de la paix, le vélo, «
c’est un choix idéologique ». Il « hait » la voiture : elle « pollue », « rend irritable », parce qu’elle
coupe le conducteur des autres usagers de la rue. Bref, « c’est tout sauf convivial et fraternel ».
À la différence du vélo, synonyme de gain de temps et de « sensation de liberté ».

1. le docteur Pineda se sert de son vélo


A. à l’occasion.
B. en toute occasion.
C. seulement en cas d’urgence
D. si la situation n’est pas trop urgente

2. selon le texte, l’un des avantages du vélo sur la voiture est que
A. C’est plus écologique.
B. C’est plus économique.
C. C’est plus facile à garer.
D. C'est meilleur pour la forme.

3. selon le docteur Pineda


A. Le seul avantage de la voiture, c’est sa rapidité.
B. La voiture isole les êtres humains les uns des autres.
C. La voiture apporte une grande liberté à ses utilisateurs.
D. Il est urgent de réduire le nombre de voitures dans les villes.

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Texte 40 | Le portable c’est tout un roman
Lire des romans sur un portable ? L’idée peut paraître redoutable, elle séduit pourtant de plus
en plus de jeunes Nippons. Plusieurs maisons d’édition ont lancé des revues littéraires
spécialisés dans les publications pour mobiles, et certains fournisseurs de contenu, devenus
libraire, commencent à penser que la littérature pourrait rivaliser avec la musique et les jeux. La
lecture sur portable attire surtout les femmes de 15 à 39 ans, une catégorie peu représentée
dans le lectorat des magazines littéraires traditionnels. Les visites les plus nombreuses se
situent entre 22 heures et 1 heure. Initialement, on pensait que les gens liraient leurs heures
perdues ou dans les transports en commun. En fait, ils lisent très sérieusement. La
sophistication croissante des portables a largement contribué à l’avancée des livres conçus
pour ce support. Avec le haut débit et le système du tarif forfaitaire, les frais de téléchargement
ne sont plus un problème. Avec la haute définition, les textes apparaissent très lisiblement à
l'écran, même en tout petits caractères. Les données peuvent être conservées : on peut stocker
l'équivalent d'une dizaine de livres de poche.

À terme, l’objectif des fournisseurs est de créer un nouveau type de librairie en collaboration
avec les maisons d'édition.

D’après Courrier international

1. Les romans pour le mobile


A. Ne résistent pas à la concurrence de la littérature traditionnelle
B. N’ont aucune chance de s’imposer face à la music et aux jeux
C. Grignotent des parts de marché aux autres contenus téléchargeables
D. Tendent à éliminer complètement les maisons d’édition traditionnelles

2. Le nouveau support à un succès particulier auprès


A. Des adolescents en âge scolaire
B. Du lectorat traditionnel
C. Des femmes inactives
D. Des jeunes lectrices

3. Les utilisateurs de ce nouveau service cherchent


A. Lire de façon régulière
B. Lutter contre l'insomnie
C. Meubler le temps d'attente
D. Rentabiliser le temps du trajet

4. La particularité technique des téléphones portables


A. Empêche la bonne visualisation des petits caractères
B. Constituent un frein à l'essor de ces nouveaux livres
C. Permettent de constituer une petite bibliothèque
D. Ralentissent le téléchargement d’un long texte

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Texte 41 | Précautions, ondes magnétiques
Le principe de précaution

Sous la pression des écologistes et de plusieurs associations de citoyens, le gouvernement


cherche à limiter l'exposition aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans
fil. Les ondes sont extrêmement présentes dans notre environnement quotidien. La principale
source d’exposition est de très loin le téléphone portable. Les antennes-relais pour la téléphonie
mobile, qui se développent très rapidement, ainsi que tous les appareils connectés (ordinateurs,
tablettes, etc.), nous exposent aux radiofréquences.

Quel est leur impact sanitaire? Si cette question controversée génère une littérature scientifique
foisonnante, elle reste délicate à trancher. Même si l’Organisation Mondiale de la Santé a
classé les ondes électromagnétiques comme "cancérogène possible”, les conclusions de
l'évaluation des risques ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés. L’Agence
Nationale de Sécurité Sanitaire invite à “limiter les expositions de la population”, et incite à
l'utilisation d’une oreillette.

Il est assez rare, de manière générale, de légiférer dans un esprit de préparation. Même si
l’abaissement des seuils d’exposition n’est pas envisagé pour l’instant, la perspective d’un
cadre législatif n’en inquiète pas moins les opérateurs qui craignent qu’il n’entrave le
développement de ce secteur en faisant naître des peurs irraisonnées.

1. C’est article a pour thème :


A. Le développement spectaculaire des appareils sans fils.
B. L’utilité de modérer le niveau des ondes autour de nous
C. Les méfaits de la téléphonie mobile sur notre quotidien
D. Les maladies provoquées par les technologies modernes

2. Les autorités sanitaires estiment que


A. les ondes électromagnétiques pourraient être nocives.
B. l’utilisation excessive du portable provoque des cancers.
C. les radiofréquences n’ont pas d’effets avérés sur la santé.
D. les conclusions des études ne sont pas suffisamment étayées.

3. L’orientation préconisée permettrait


A. d’encadrer légalement l’exposition aux ondes.
B. de limiter la prolifération des technologies sans fil.
C. de protéger la population en créant des zones sans ondes.
D. d’imposer l’utilisation d’un équipement limitant l’exposition.

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4. Ce type de décision
A. est encore relativement inédit.
B. légitime les inquiétudes des citoyens.
C. freine le développement économique.
D. est insuffisant pour protéger la population.

64
Texte 42 | Des espions partout
« Des espions partout » Du sommet de l'État à notre employeur, tout le monde peut nous
surveiller. Et personne n'est à l'abri... Vous soupçonnez votre mari d'avoir une maîtresse ? Un
micro-espion délicatement glissé au coin de sa boutonnière et vous serez fixée. La nouvelle
nounou des enfants est-elle sérieuse ? Un traceur caché dans le talon de sa chaussure vous
permettra de vérifier qu'elle va bien consoler bébé quand il pleure. Vos employés prendraient-ils
une pause-café sur leur temps de travail ? Pour en avoir le cœur net, rien de tel qu'un joli
stylo-micro comme cadeau de fin d'année. À Londres, où l'industrie de la surveillance a pignon
sur rue, rien de plus facile que de se les procurer. Des épiceries de « l'espionnite » proposent
ces gadgets à des prix accessibles à toutes les bourses.

Aux États-Unis, Net Détective, un CD-Rom vendu pour la modique somme de 30 euros, ouvre à
qui veut les portes du monde magique des dossiers médicaux, casiers judiciaires et autres
données confidentielles. Le tout dans le plus strict respect de la loi. Pourquoi se gêner ? Des
pratiques encore plus sophistiquées ne sont-elles pas utilisées au sommet de l'État quand la
sécurité nationale exige de surveiller les citoyens ? Le flicage n'est plus l'apanage des seuls
gouvernements mais une pratique dont nombre d'entreprises privées sont aujourd'hui aussi
adeptes et qui pourrait devenir un mode de comportement banal dans les années à venir.

Face à une violence émanant de plus en plus d'individus pris séparément et non plus de
groupes politiques ou sociaux déterminés. Les États ont désormais tendance à considérer
chaque citoyen comme un déviant potentiel. Aux grands maux les grands remèdes. Dans une
petite bourgade de la banlieue de Londres, les rues sont constellées de caméras qui scannent
les visages des passants et les croisent avec des photos de suspects connus des services de
police.

En France, malgré une réticence plus marquée que dans les pays anglo-saxons, 160 000
caméras surveillent tout de même les lieux publics. Mais ce n'est rien face aux outils déployés
par de nombreuses entreprises privées. Comment s'étonner dès lors que la paranoïa gagne nos
concitoyens ?

1. La surveillance électronique est utilisée


A. uniquement par les services de police pour lutter contre la criminalité.
B. essentiellement par les gouvernements lors de crises politiques majeures.
C. par les services secrets de certains pays en guerre.
D. indifféremment par les entreprises, les particuliers ou les États.

2. Dans certains pays anglo-saxons, la vente d'instruments de surveillance


A. est ouverte à tous et les prix proposés sont abordables.
B. est strictement réservée aux professionnels de la sécurité.
C. est sur le point d'être réglementée suite à de nombreux abus.
D. est officiellement interdite mais existe illégalement.

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3. On assiste dans de nombreux pays à une recrudescence
A. de la violence émanant de groupes organisés.
B. de la criminalité provenant d'individus isolés.
C. de l’espionnage industriel entre firmes concurrentes.
D. des attentats terroristes dans les lieux publics.

4. En France l’utilisation d'instruments de surveillance


A. est nettement supérieure à celle des pays anglo-saxons dans les lieux publics
B. se heurte à un refus catégorique de la part des entreprises publiques et privées.
C. reste limitée dans les endroits publics mais connaît un vif succès auprès de certaines
entreprises.
D. Stagne en raison de violentes critiques émanant d'association de défense de libertés

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Texte 43 | Week-end au Mont-Saint-Michel
Ne craignez rien ! Les eaux de la baie Mont-Saint-Michel ne sont pas glacées, seulement
fraîches, revigorantes. Et puis, c'est le petit prix à payer pour se mettre dans les pas des
miquelots, ces fervents pèlerins pédestres de jadis, dont le premier, un nommé Bernard, revenu
de Jérusalem, est attesté vers l’an 865. Les aménagements avaient commencé autour de 710
pour transmuter ce « rocher de Satan » en une « sainte pyramide des mers », bientôt et pour
longtemps premier pèlerinage de l'Hexagone. Aujourd'hui, plus de trois millions de visiteurs
annuels assiègent littéralement ces remparts vertigineux qui, de Saint Louis à Charles IX, virent
défiler quasi toute la France historique et jusqu'à Mme Tiphaine Du Guesclin, réfugiée chez les
moines montois pendant que son connétable de mari pourchassait les Godons, alias les
Anglais. En dépit de trente ans de siège, ils ne parvinrent pas à s'emparer du Mont, « protégé
par saint Michel, chef de la Milice céleste ». Cultivés, les guides des « Chemins de la Baie » en
savent long sur la tumultueuse existence de ce lieu où s'entendirent foi, architecture, politique,
littérature et gastronomie. Ajoutons-y de nos jours l'écologie, enfin triomphante ici, puisque les
travaux de désensablement de la baie, après des décennies de parlotes, devraient commencer
cette année. Cette entreprise titanesque, étalée sur un lustre au moins, écartera en principe à
jamais le cauchemar imaginé en 1921 par Maurice Leblanc, dont Le Formidable Événement
décrit même un assèchement total de la Manche jusqu'au littoral britannique..

Ce retour à la case départ océanique ne fera que fouetter la vogue présente des traversées
pédestres de la baie, accessibles à tout marcheur moyen et réalisées en deux heures, sauf si
on s'arrête en route à l'îlot demeuré sauvage de Tomblaine. Se munir d'un bâton, tels les
miquelots, n'est pas un vain folklore, car le courant des vagues ou des ruisseaux conserve une
certaine force, même à marée basse; en outre, quelques passages sont légèrement vaseux. La
vue sur le « dos », sur la « face sans voitures » du Mont, ainsi que la contemplaient les
miquelots, est à elle seule une formidable récompense esthétique et spirituelle. Après une
pause à pied sec, s'impose de grimper jusqu'à l'abbatiale suspendue, où ne se hissent que
moins de 10 % des visiteurs du XXIe siècle, alors qu'elle fut le but ultime du pèlerinage durant
mille ans.

1. L’auteur de l'article
A. retrace l'historique du lieu depuis la préhistoire jusqu'au vingt et unième siècle.
B. établit un parallèle entre les pèlerins d'antan et les randonneurs d'aujourd'hui.
C. propose aux visiteurs un certain nombre de circuits en fonction de leurs goûts.
D. s'insurge contre le déferlement des flots de touristes vers le site historique

2. Une seule de ces propositions est vraie. Laquelle ?


A. Le Mont-Saint-Michel a été le lieu de nombreux miracles.
B. Le Mont-Saint-Michel est tombé jadis aux mains des Anglais.
C. Le Mont-Saint-Michel est dominé par une imposante cathédrale.
D. Le Mont-Saint-Michel est un des sites les plus visités de France.

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3. Concernant les travaux, l'auteur explique
A. qu'on en a parlé pendant des années sans entreprendre la moindre action.
B. que le scénario catastrophe imaginé en 1921 va finir par se réaliser.
C. qu'ils seront provisoires car la nature reprendra un jour ses droits.
D. qu'ils sont indispensables mais vont coûter extrêmement cher.

4. Une seule de ces affirmations est vraie. Laquelle ?


A. Il est recommandé de ne pas s'arrêter lorsqu'on veut traverser la baie.
B. Un nombre limité de personnes se risque à traverser la baie.
C. Il est préférable d'apporter un bâton avec soi si l'on décide de traverser la baie.
D. Un entraînement physique important est exigé pour traverser la baie.

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Texte 44 | Une réussite sans bavure
Comment un baron fut rentabiliser un objet qu’il n’avait pas inventé en proposant son stylo bille
au prix d’une cartouche d’encre. En 1973, lorsque le baron Marcel Bich introduit la société Bic
en bourse, peu de gens savent que le baron n’a pas inventé le stylo à bille. Mais les
actionnaires comprennent que le brave Marcel a eu un coup de génie. L’inventeur s’appelle
John Loud, comme le prouve une licence déposée aux USA en 1988. À l’origine, il cherchait à
fabriquer un objet capable de laisser des traces sur des matériaux rugueux comme le cuir. Son
stylo n’intéressa personne car il faisait trop de tâches. Cinquante ans après, le journaliste
hongrois Laszlo Biro, aidé de son frère chimiste, perfectionne l’invention en Argentine. Une
copie de son Birolen fut, aux USA, le premier stylo à bille jamais vendu. Mais là ou Marcel Bich
frappe fort, c’est sous l’introduction du concept « jetable ». En ces heures dorées de la
reconstruction d’après-guerre, le baron propose son stylo-bille au prix d’une cartouche d’encre.
Jusqu’alors il s’occupait avec ce dénommé Edouard Buffard d’une usine parisienne produisant
des pièces détachées de stylos plumes et de portes mineures.

La licence permet à l’objet de supplanter le vieux stylo-plume Sergent Major, Fortune est faite
lorsque l’Education nationale accepte l’utilisation du Bic en classe, en 1965. Depuis, l’art
d’écrire s’est révélé très lucratif pour l’entreprise. Aujourd’hui, elle vend, chaque jour, plus de 21
millions d’articles de papeterie à travers le monde, auxquels s’ajoutent quatre millions de
briquets et neuf millions de rasoirs.

D’après Rebondir

1. L’idée de génie de baron Bitch a été


A. d’inventer le style à bille.
B. de spéculer sur le stylo Bic.
C. de vendre le stylo-bille bon marché
D. d’introduire une cartouche d’encre dans un stylo.

2. Le premier modèle de stylo-bille n’a intéressé personne car


A. Il était trop salissant.
B. Il était trop encombrant.
C. son coût était trop élevé.
D. Il n’était pas assez solide.

3. À la fin des années 40, le baron Bitch


A. dirigeait une fabrique avec un associé.
B. était inspecteur à l’éducation nationale.
C. possédait une boutique spécialisée à Paris.
D. travaillait pour Sergent Major aux USA.

4. Le premier événement décisif pour la société Bic a été


A. sa cotation en bourse.
B. la vente de stylos aux USA.
C. le rachat de la Sté par le Sergent Major.
D. l’introduction du stylo dans les écoles.

69
Texte 45 | Le français a colonisé l’anglais
Henriette Walter, linguiste, vient de publier un essai sur les relations tumultueuses entre
l’anglais et le français.

Journaliste : À vous lire. Sans Jeanne d’Arc. Le français occuperait aujourd’hui la place de
l’anglais dans le monde.

H.Walter : presque ! En boutant les Anglais hors de France, Jeanne d’Arc fait perdre à la
langue française ses chances d’expansion mondiale. Si son intervention n’avait pas eu lieu, le
roi d’Angleterre, Henri V aurait été couronné à Reims et serait devenu roi de France à la place
du dauphin. Le français aurait pu devenir la langue des deux pays réunis en un seul royaume.

Journaliste : Car, pendant très longtemps les anglais ont parlé le français ?

H.Walter : Henri IV, en 1395, est le premier roi en trois siècles et demi à parler l’anglais,
jusqu’au XIV e siècle (ou 14 e siècle), le français domine, c’est la langue élégante ; la parler
prouve qu’on a le bras long. Les tribunaux anglais n’ont cessé de siéger en français qu’en 1731.

Journaliste : Donc, le français a colonisé l’anglais ?

H.Walter : Exactement. Les anglais, eux, auraient vraiment des raisons de se plaindre ! Ouvrez
un dictionnaire anglais : plus d’un terme sur deux est d’origine française, alors que les 55 000
mots du Robert, 2500 à peine, sont anglais. Il faut rétablir la vérité!

Journaliste : Quand les Français commencent-ils à être attirés par l’anglais ?

H.Walter : au XVIII e siècle (ou 18 éme siècle), parce que l’élite était en admiration devant le
régime parlementaire britannique. La première apparition du franglais, nous la devons aux sans
culottes. Ensuite, il y a eu le sport, au début du XIX e siècle (ou 19 e siècle), et puis la mode.
Avec la mondialisation, le langage qui s’élabore est constitué en grande partie des français par
le biais du latin. Dans l’informatique, par exemple, 80 % du vocabulaire est d’origine latine. Mais
qui le sait ?

1. Selon H.Walter, Jeanne d’Arc pourrait être tenue responsable de


A. l’abandon de la royauté en France.
B. la faible place de l’anglais en France.
C. l’importance de la royauté en Angleterre.
D. la large expansion de l’Anglais dans le monde.

2. Avant le XIVe siècle (14e siècle), quand un Anglais parlait français, cela signifiait:
A. qu’il était étranger.
B. qu’il était royaliste.
C. qu’il avait du pouvoir.
D. qu’il venait d’un milieu populaire.

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3. d’après Henriette Walter,
A. le français est menacé par l’anglais.
B. peu de mots anglais viennent de la langue française.
C. une majorité de mots français sont d’origine anglaise.
D. La moitié du vocabulaire anglais est d’origine française.

4. Les Français ont commencé à s’intéresser à la langue anglaise en raison


A. de l’intérêt des Anglais pour le sport.
B. du développement de l’informatique.
C. de l’invasion de la mode américaine en France
D. de leur intérêt pour le système politique en Grande-Bretagne

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Texte 46 | Écran de fumée pour paquet de cigarettes
Les nouveaux paquets de tabac estampillés de l'avertissement « Fumer tue » dérangent les
accros. Alors, pour fuir la culpabilité ou assouvir son vice en paix, nombreux sont les fumeurs à
trouver des subterfuges pour escamoter ces deux mots glaçants. Puisqu'ils perturbent,
cachons-les ! Dernier concept en vogue : les Crazypack, des étuis fantaisie qui viennent
masquer les avertissements légaux. Au choix, vous pouvez habiller votre paquet avec l'effigie
de Che Guevara, façon celtique, flower power, scarabée, damier... En tout, huit visuels
différents mis en vente dans toute la France et conçus par un designer, Christophe Blanc. « Les
nouveaux paquets de cigarettes sont mutilés par les avertissements sanitaires », estime le
créateur. D'où son idée de les « embellir » en les stylisant, son objectif étant à terme d'offrir
chaque mois un nouveau modèle adapté aux tendances du moment. À l'instar des téléphones
portables et des briquets, Christophe Blanc entend personnaliser le paquet de cigarettes. Cette
idée lui est venue il y a déjà plus d'un an. Mais, à l'époque, les buralistes ne voulaient pas
prendre le risque de lancer ce nouveau produit. Il aura fallu l'application en février dernier d'une
directive européenne, datant du 5 juin 2007 et obligeant les fabricants de cigarettes à consacrer
30 % de la face avant et 40 % de la face arrière des paquets à des avertissements écrits, du
type « Fumer provoque une mort lente et douloureuse », pour que les vendeurs de cigarettes
décident enfin de mettre ces étuis en rayons. Évidemment, ces gadgets connaissent aujourd'hui
un franc succès.

Depuis fin février, deux autres sociétés proposent les mêmes produits, et Crazypack a déjà
vendu un million d'exemplaires aux débits de tabac. Les buralistes, eux-mêmes, se laissent
tenter par le concept. Certains cherchent déjà des partenaires pour créer des étuis avec le logo
de la maison. Côté client, on s'amuse de ce pied de nez aux autorités sanitaires. « Désormais,
à chaque fois que j'ouvre mon paquet, je n'ai plus à faire face à ces avis de décès siciliens »,
plaisante une fumeuse séduite. En luttant contre le tabagisme, l'Union européenne a créé à son
insu une nouvelle mode. Une mode qui a inspiré un collectif d'artistes, Made in Utopia. Ils
exposent dans une librairie parisienne (Artazart, 83, quai de Valmy, 75010 Paris), une trentaine
de boîtiers pour « habiller dignement » les paquets de cigarettes.

1. Le titre « Écran de fumée pour paquet de cigarettes » signifie ici que


A. Les discours politiques cherchent à amplifier les conséquences du tabagisme.
B. Le sort des paquets de cigarettes en France est entouré d'un nuage de doute
C. L'Union européenne va faire partir en fumée cette nouvelle mode des étuis
D. Les fumeurs cherchent à camoufler les messages de prévention sanitaire

2. Selon l'article, les Crazypack sont en vente en France


A. Depuis plus d'un an.
B. Depuis le 5 juin 2007.
C. Depuis février dernier.
D. Depuis plusieurs années.

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3. En lançant ces nouveaux produits, les créateurs cherchent à
A. réagir à des mesures politiques qu'ils jugent inefficaces.
B. soutenir les revendications des fumeurs européens.
C. réconcilier les fumeurs avec l'Union européenne.
D. contourner avec ironie les mesures sanitaires.

4. Cette nouvelle mode suscite aujourd'hui


A. La méfiance des buralistes qui considèrent ces produits comme de simples gadgets.
B. L'intérêt des buralistes qui vont pouvoir exploiter cette invention à des fins publicitaires.
C. L'indignation de l'Union européenne qui voit d'un mauvais œil toute incitation à fumer.
D. Un sentiment de soulagement chez les buralistes car ils vont enfin augmenter leurs
ventes.

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Texte 47 | La carte verte à 6000 dollars
Depuis toujours, Stanley rêvait d’aller travailler aux USA. Après quelques voyages sur le
continent de ses rêves, le jeune homme avait décidé de s’expatrier. Malheureusement, il lui
manquait la Carte Verte, plus communément appelée Green Card.

Un jour comme Stanley voit une petite annonce qui concerne la recherche d’un manager de
restaurant, il envoie son CV. Une certaine Sophie le contacte rapidement pour lui dire que son
profil est parfait et qu’elle a des facilités pour obtenir une Green Card. Il faut passer par un
avocat sur place qui aurait la possibilité d’obtenir la carte en peu de temps. Toutefois, pour
bénéficier de cette aide, Stanley doit verser 3000 dollars. Après avoir pris les précautions
d’usage, Stanley accepte de payer l’argent demandé par Sophie. Mais cette dernière prétend
qu’il doit régler 6000 dollars au total pour résoudre certains problèmes administratifs. Stanley
doit emprunter de l’argent à ses parents pour régler la facture.

Quand il se rend à l’Ambassade des USA, pour vérifier la validité de son document, il apprend
qu’il s’agit d’un faux. Aussitôt, il contacte le restaurant. La place était prise depuis longtemps et
la véritable propriétaire du restaurant explique à Stanley qu’elle avait elle-même été victime d’un
détournement de son annonce.

D’après Stop arnaques

1. Cet article donne des informations sur


A. la manière d’obtenir facilement une Carte Verte.
B. le temps à prévoir pour recevoir une carte Verte.
C. les tarifs pratiqués lorsqu’on a besoin d’une carte Verte.
D. les risques possibles quand on demande une Carte Verte

2. En faisant appel aux services de Sophie, Stanley


A. a pu s’expatrier aux USA.
B. a perdu son temps et son argent.
C. a dépensé deux fois plus d’argent.
D. a obtenu rapidement sa carte Verte.

3. Aux USA, la propriétaire du restaurant :


A. a appris à Stanley qu’on avait utilisé frauduleusement son annonce.
B. a annoncé à Stanley qu’elle avait été victime d’un grave cambriolage.
C. a pensé que Stanley téléphonait pour confirmer son arrivée aux USA.
D. a confirmé que Sophie avait bien transmis le dossier de candidature de Stanley.

74
Texte 48 | L’économiste dans la cité
Pourquoi écouter les économistes ? N'ont-ils pas été incapables de prévoir la dernière crise ?
Certains avaient bien mis en garde contre les dérèglements du système financier mais,
réputation de Cassandre oblige, ils ont été peu écoutés. Paradoxalement, cette cécité n'a pas
discrédité les économistes mais a, semble-t-il, renforcé l'intérêt pour leurs analyses.
Actuellement le savoir économique a une forte identité dans le monde des sciences sociales.
Son image contemporaine fait écho au succès d'une innovation méthodologique : l'usage des
mathématiques associe théorisation à modélisation, et investigations empiriques à statistiques.
Ce modèle de travail, très minoritaire à l'origine, est devenu, à partir du milieu des années 1980,
dominant voire hégémonique. Et ce, même s'il est actuellement en régression. L'histoire
influence fortement cette discipline, sans toutefois apporter d'unité entre les différentes écoles
de pensée Aujourd'hui, continuent à coexister sensibilités intellectuelles politiques et options
hétérodoxies restent floues. Et la mathématisation s'est faite, pour le meilleur, en créant un
large espace de laïcité intellectuelle grâce à un outil neutre et puissant, et, pour le moins bon,
en risquant de rendre le savoir moins accessible à l'extérieur et plus compartimenté à l'intérieur.
Épistémologiques différentes. Les frontières entre orthodoxie et Au cours de son
développement, le savoir économique s'est en effet progressivement parcellisé. Il y a
l'économie du travail, l'économie industrielle, la macroéconomie. et l'expertise passe par la
spécialisation. Certains ont d'ailleurs vu la cécité sur la crise comme l'effet d'un émiettement du
savoir. Mais parallèlement, cette cécité a également résulté de l'effet de la « vague libérale ». Le
tsunami qui a suivi la chute du mur de Berlin a aussi touché le monde savant, occultant, jusqu'à
ce que la réalité les remette à l'ordre du Jour, les points de vue critiques.

Le dernier des obstacles à la validité des sciences économiques est constitué des limites
objectives de notre savoir sur la société. Mais reconnaître ses vraies limites ne conduit pas à
nier une forte accumulation de savoir, un savoir indispensable pour apporter plus de lucidité à la
marche de nos sociétés.

1. Cet article :
A. Interroge la légitimité des sciences économiques
B. Démontre l’incompétence des économistes contemporains
C. Met en cause le recours à l’histoire pour légitimer l’économiste
D. Propose de nouvelles perspectives pour les sciences économiques

2. Les sciences économiques se caractérisent par :


A. La conscience des limites de leur action
B. Une multiplicité de courants de pensées
C. Un accroissement du nombre d’idéologies
D. Une innovation méthodologique permanente

3. Les limites de cette discipline peuvent s’expliquer par :


A. L’absence d’école de pensée prédominante
B. Des connaissances trop morcelées et fragmentées
C. Le recours à des méthodes qui ne sont assez scientifiques
D. Des concepts qui ne sont plus adaptés au monde contemporain

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4. Dans sa conclusion, l’auteur :
A. Rappelle la plus-value des sciences économiques
B. Met en doute les capacités d’analyse des chercheurs
C. Souligne la complexité des concepts socio-économiques
D. Minimise l’influence des sciences économiques sur la société.

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Texte 49 | Fauconnier pour faire fuir les oiseaux nuisibles
La mairie a pris des mesures contre les nuisances des volatiles. Une première intervention du
fauconnier par un professionnel devrait avoir lieu vendredi.

Face à une importante présence d'oiseaux et en particulier d'étourneaux ou autres pigeons en


centre-ville, la municipalité a pris des mesures. Très présents dans les arbres, les volatiles se
sont rendus coupables de nombreuses gênes pour les habitants, allant du bruit à la saleté
causée par leurs excréments, malgré le nettoyage quotidien des services techniques de la ville.
Sur la place du 14 juillet ainsi que place de la libération (gare), de nombreuses fientes sont
déposées quotidiennement par les nuées d'étourneaux qui ont élu domicile dans les arbres.

Soucieuse donc de la salubrité des rues du village, mais également du respect de la protection
animale, délégation portée par la deuxième adjointe Corinne Cantat, la municipalité va faire
intervenir un fauconnier afin d'effaroucher les étourneaux. Une technique des plus 'naturelles',
et se présentant comme le moyen le plus écologique de lutter contre ces nuisances. Le faucon
est un prédateur naturel pour ces volatiles et devrait donc permettre, de façon non invasive, de
lutter contre la présence accrue des oiseaux dans la commune. Cette procédure permettra de
modifier les habitudes de nidification des oiseaux en les forçant à aller s'installer ailleurs.
Différents rapaces pourront sans doute être utilisés, en fonction du lieu et des espèces à
effaroucher. Par ailleurs, pour les problèmes liés aux pigeons on sait qu'une consultation est en
cours, elle concerne l'implantation la plus adéquate possible de pigeonniers stérilisateurs. Ces
structures contraceptives sont un nouveau genre de pigeonniers conçus pour réguler les
populations de volatiles éponymes, en ville, en effectuant une stérilisation des œufs. Défendu
par les associations de protection d'animaux, il voit son développement accru depuis plusieurs
années au sein des communes préférant agir sur la stérilisation des œufs, plutôt que d'autres
techniques jugées plus barbares. Le pigeonnier contraceptif régule sans éradiquer les colonies
de pigeon en ville en accordant les pros et anti-pigeons. Un gage de bonne citoyenneté entre
habitants. Cette technique présente de surcroît un coût moindre par rapport à la capture par
filets et effarouchement.

En complément de l'intervention des rapaces pour éloigner les étourneaux, des moyens
pyrotechniques seront mis en œuvre. Il s'agit de fusées qui seront lancées à proximité des lieux
de nidification. Les riverains du centre-ville sont toutefois avertis que des tirs retentiront dans la
soirée. Cette intervention sera réalisée par un professionnel accompagné de la police
municipale, dans le respect des règles de sécurité.

Sauf contraintes météorologiques, le fauconnier devrait intervenir les 23, 24, 25,27 et 28
Octobre prochains, en soirée.

1. Qu’est ce qui pourrait rendre l’opération efficace ?


A. Que les rapaces effraient les volatiles

2. Le rôle des faucons :


A. L’assainissement de la ville

3. Qui fait appelle au fauconnier ?


A. Différentes institutions

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Texte 50 | L'exposition Chine : l'énigme de l'homme de bronze
Archéologie du Sichuan (XIIe-IIIe s.av. J.-C), un des sommets de l’année de la chine en France,
eut lieu du 14 Octobre 2003 au 28 Janvier 2004 à la salle Saint-Jean de l'Hôtel de Ville de
Paris. Elle avait pour commissaires Gilles Béguin, directeur du musée Cernuschi et Alain Thote,
directeur d'études à l'école des hautes études (IVe section).

Le Sichuan est une grande province du Sud-ouest de la Chine, excentrée, protégée, mais pas

complètement isolée. Les sites Shang et Zhou du centre du pays ont longtemps dominé notre
vision de l'âge du bronze en Chine. Avec les trouvailles du Sanxingdui (1986) et de Jinsha
(2001), près de Chengdu, c'est une civilisation rivale qui apparaît. Son éclosion, ce qui fait sa
singularité, sa disparition inexpliquée et ce qui lui succède après une longue interruption,
faisaient donc ici l'objet d'une exposition de soixante-cinq pièces rigoureusement sélectionnées.

On savait que Sanxingdui était une ville aux murs de terre damée, comparable en dimensions à
celles de la Chine centrale. Mais la découverte, en 1986, de deux fosses remplies d'os
d'animaux, de défenses d'éléphants, de jades, de bronzes brisés et brûlés a surpris. Pourquoi
tout cela a-t-il été réduit avant d'être enterré : catastrophe subie ou envoi rituel d'objets précieux
dans l'au-delà ? Les objets sont déroutant : masques monumentaux aux larges oreilles et aux
pupilles protubérantes, têtes humaines aux traits stylisés, une statue de deux mètres cinquante
(la seule de l'antiquité pré-impériale), de grands arbres représentés ici par les oiseaux les
clochettes qui s'y trouvaient accrochées...Tout cela, qui est en bronze, est inconnu en Chine
centrale ; mais la technique première, elle, en provient. Le Bronze est fondu dans des moules
segmentés qu'on agence autour d'un noyau pour faire les vases divers destinés au culte des
ancêtres. Trois séries de vases à boisson …

1. Comment la découverte a été faite ?


A. Par hasard grâce à des travaux agricoles mécanisés.

2. Question manquante
A. Parlait de l’exclusivité de l’exposition.

3. Question manquante
A. La statue représentait une personnalité officielle

78
Texte 51 | 4G, débranchez-le
C’est le mantra de la rentrée, à l’issue d’un été sans 4G. Après la bombance numérique, une
diète salutaire s’impose. 65% des sondés en rêvent, affirme une récente étude selon un
sondage, 59% se sentent même dépendants de leurs outils numériques et ont la sueur froides à
l’idée de se séparer de leurs portables ;leurs prothèses.

Le monde se transforme en une immense salle d’attente : on regarde tous nos portables en
continu. Comme si quelque chose allait se passer. On n’observe plus ce qui se passe autour de
soi.

Voyer aux concerts, on ne profite pas de l’instant, on l’enregistre. C’est comble du comble, dans
les creux du Silicon Valley, l’incubateur américain où les docteurs Frankenstein du Web ont
invité les google, Facebook et twitter qui nous ont aliéné, que le mouvement « off » est né. Car
tel furent pris qui croyait prendre ! N’est il pas cocasse de les voir dénoncer aujourd’hui les
dangers de la connexion qui rend dépendant ? Des conférences ''Sagesse 2.0'' ont essaimé
dans tout le pays pour apprendre à gérer sa relation web, une sorte de thérapie de couple
homme-machine.

1. Question manquante
A. La 4G a freiné l’utilisation d’autres formes de la technologie.

2. Question manquante
A. Les anciens maîtres de l’informatique alertent contre les dangers de la connexion.

3. Question manquante
A. L’homme perd le contact avec ce qui l’entoure

4. Question manquante
A. Il est trop tard pour prendre des mesures contre les dangers de la hyperconnexion.

79
Corrigés
Texte 1 B D C A Texte 27 B A C B

Texte 2 A A A Texte 28 A A B D

Texte 3 A B B B Texte 29 C C C

Texte 4 D D D C Texte 30 B D D B

Texte 5 D C C B Texte 31 D A A

Texte 6 C D C A Texte 32 C D B D

Texte 7 A B D Texte 33 A B B C

Texte 8 D A A Texte 34 A B A

Texte 9 C C A B Texte 35 B B B B

Texte 10 A A B D Texte 36 C C B A

Texte 11 C A C Texte 37 B A B D

Texte 12 C B C Texte 38 C D C C

Texte 13 A A B Texte 39 B A B

Texte 14 B A A Texte 40 C D A C

Texte 15 D B A B Texte 41 B A A A

Texte 16 D A B C Texte 42 D A B C

Texte 17 C D C C Texte 43 B D A C

Texte 18 C C C C Texte 44 C A A D

Texte 19 A C D Texte 45 D C D D

Texte 20 A A D Texte 46 D C D B

Texte 21 C C D Texte 47 D B A

Texte 22 C C A A Texte 48 A D A A

Texte 23 A D B A Texte 49

Texte 24 A B D D Texte 50

Texte 25 D C C D Texte 51

Texte 26 D C B

Toutes les réponses sont révisées par French Town - Languages Town
Mis à jour le 10 Décembre 2021
Editrice : Nagham TARHINI

80
吀甀琀漀爀
愀琀  
倀爀椀瘀
瀀漀甀爀
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氀椀
最渀攀 
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挀漀洀 ⼀
昀爀
攀渀挀栀琀
漀眀渀氀
愀渀最猀琀
漀眀渀

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