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UNIVERSITÉ IBN TOFAIL

FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES ECONOMIQUES ET SOCIALES

Département des Sciences Économiques et Gestion

Master option : Management Audit et Contrôle


Thème :

Le marché de change

Réalisé par : Encadrant :

- badda Hamada - Ouakil Hicham

- Elfathi oumaima

- El Kaissy Laila

- Ennouri Samya

- Lahmer Ilyas

- Malki Majda

Année universitaire : 2020-2021


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Sommaire

Introduction générale……………………………………………………………………………………………………….4

Chapitre I : le marché des changes…………………………………………………………………………………….5

1. Définition du marché des changes……………………………………………………………………..….5


2. Les caractéristiques de marché ……………………………………………………………………………..6
3. les intervenants du marché des changes : ……………………………………………………………..6
4. Les avantages et limites du marché des changes Marocain…………………………………….9

Chapitre II : les fonctionnements du marché des changes………………………………………………..11

1. les transactions du marché des changes……………………………………………………………….11


2. Le taux de change ……………………………………………………………………………………………….12
3. Relation entre taux de change et taux d’inflation…………………………………………………13
4. Relation entre taux de change et taux d’intérêt …………………………………………………..14

Chapitre III : les régimes de change BANK EL MAGHRIB et le flottement du dirham……16

1. les régimes de change BANK EL MAGHRIB…………………………………………………………….16


2. le flottement du dirham………………………………………………………………………………………..16

Chapitre IV : Les risques du marché de change……………………………………………………………………19


1. Impact du risque sur la balance de paiement…………………………………………………………..19
2. Impact du Covid-19 sur le marché du change Marocain………………………………………..20
Conclusion générale………………………………………………………………………………………………………..24
Biographie……………………………………………………………………………………………………………………….25

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Introduction générale
Toute entreprise qui import et export, tout particulier qui se rend à l’étranger, tout
préteur ou emprunteur en devise cherche à se procurer des devises pour effectuer ses
transactions avec l’étranger. Ce qui nécessite un recours au marché de change, sur lequel
s’échangent les devises les uns contre les autres.

Historiquement c’était un marché réservé uniquement aux banques (une seule catégorie
d’institution financière). Puis sont apparus les investisseurs institutionnels et certaines
grandes entreprises sur ce marché.

A la différence des autres marchés financiers, qu’ont une localisation géographique précise,
Le marché des changes n’a pas des frontières, s’il met en œuvre des places situes dans des
pays différents, les échanges se font par des moyens de communication très rapides.IL est
plutôt réseau que lieu.

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Chapitre 1 le marché des changes

Introduction

Le marché des changes appelé aussi FOREIGN EXCHNAGE –FOREX, sur lequel se retrouvent
tous les participants désireux de vendre ou d’acheter une devise en échange d’une autre
devise. C’est notamment le cas des pays européens partagent l’Euro avec le Maroc, pour
effectuer une transaction, il faut convertir la monnaie nationale en devise étrangère, en
contrepartie du taux de change.

I. DEFINITION :

Le marché des changes sur lequel s’échangent les monnaies des différentes nations. Est un
lieu virtuel ou se rencontrent l’offre et la demande de devises. Sur lequel il y a
confrontation de l’offre et de demande de devises. Il permet d y échanger une devise contre
une autre.

Marché MAD Offreurs de MAD Demandeurs MAD

Marché EURO Demandeurs EURO Offreurs EURO

En effet la valeur d’une monnaie nationale exprimée en devise étrangère, détermine le


cours de change ou le taux de change.

Par exemple, le taux de change de l'euro en dirham est le nombre de dirham que l'on
obtient pour un euro : si on dit que le taux de change de l'euro en dirham est de 10,75361,
cela veut dire qu'il faut payer 10,7536 dirhams pour acheter un euro.

1 EURO = 10,7536 MAD

1 MAD = 0,093 euro

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II. LES CARACTERISTIQUES DU MARCHE :
1. Marche gré à gré où marche organisé :

Le marché des changes ou FOREX est un type de marche financier mondiale, c’est un marché
qui fonctionne en continu, ce qui veut dire qu'il est toujours possible pour un opérateur
d'acheter ou de vendre des devises pendant les heures d'ouverture du marché. Les
opérations s’effectuent de gré à gré, ce qui signifie que les acteurs négocient directement
entre eux, à savoir :

- Les organismes financiers et les courtiers négocient les transactions entre eux sans
intermédiaire ;
- Les particuliers et les entreprises interviennent sur le marché des changes en faisant
appel à leurs banques, lesquelles négocient directement pour leurs comptes avec les
acteurs du forex.

Contre un marché organisé ; le cas de la bourse où ;

- Les intervenants ne se connaissent pas. Toutes les opérations sont conclues face à un
intermédiaire unique, garant de la bonne fin des contrats.
- Les ordres d’achat et de vente ne sont pas conclus bilatéralement, mais fixes a partir
de la confrontation d’ordres d’achat et de vente obéissant a des règles approuvées
par le régulateur de marché BANK ELMAGHRIB.

2. Actualités du marché des changes marocain :

D’après le panier de 60% EURO et 40% DOLLARS, qui constitue la référence


d’évaluation du dirham, en restant rattaché aux devises des principaux partenaires
commerciaux du Maroc.

Selon la loi de l’offre et de la demande de dirham, ce dernier, s’est apprécié de


0,75% contre l’euro et s’est déprécié de 0,49% vis-à-vis du dollar entre février et mars 2021,
selon Bank Al-Maghreb (BAM).Cela veut dire qu’au niveau du marché européen la demande
d’Euro est inférieur au son offre. Cela expliqué par l’estimation de change des biens et
service… entre les 2 pays.

Au niveau du marché interbancaire, le volume des échanges de devises contre dirham s’est
établi à 23,9 milliards de dirhams (MMDH) en février, en baisse de 10,2 MMDH par rapport
au même mois un an auparavant.

S’agissant des opérations des banques avec la clientèle, leur volume s’est situé en janvier à
26,6 MMDH pour les achats au comptant et à 13 MMDH pour ceux à terme, contre
respectivement 24,5 MMDH et 11,5 MMDH une année auparavant, relève BAM.

III. les intervenants du marché des changes :

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Le marché des changes est réservé aux institutions financières : Banques, investisseurs
institutionnels et institutions financières non bancaires. Ces opérateurs interviennent pour
leur propre compte ou celui de leur clientèle. Ils peuvent négocier directement entre eux ou
passer par l’intermédiaire de courtiers.

• Les banques commerciales :

IL s’agit des plus importants opérateurs sur le marché des changes. Elles prennent en charge
les opérations de change pour leur propre compte ou celui de leurs clients. Pour faciliter
leurs opérations, les banques ont des dépôts auprès d’institutions financières étrangères qui
jouent le rôle des correspondants. Le profit des banques sur le marché a deux origines :

- Un profit commercial : qui a pour définition la différence entre les cours sur le
marché interbancaire ;
- Un profit spéculatif : consistant en la prise des positions spéculatives sur le marché
dans l’anticipation d’une variation du taux de change. En entreprenant de telles
opérations, les banques prennent en effet en charge le risque de change dont se
débarrassent les exportateurs et les importateurs. Elles jouent également ce faisant
le rôle de contrepartiste (market maker).
- Cependant, l’importance de la spéculation induite par les banques est faible en
comparaison avec celle générée par la clientèle privée. Toutefois, les banques ne
refusent pas la spéculation de leurs clients, car ces opérations sont une source de
revenus et de commissions. De même, il est difficile de s’opposer aux désirs d’une
clientèle qui passerait immédiatement à la concurrence si elle ne trouvait pas les
services qu’elle exige. La banque centrale : Elle intervient massivement, mais de
manière irrégulière sur le marché. Généralement, elle remplisse trois fonctions
principales :

+ Elle exécute les ordres de sa clientèle : administrations nationales, banques centrales


étrangères, organismes internationaux ;

+ Elle assure sinon le contrôle, du moins la supervision du marché. Cette emprise plus ou
moins forte selon le contrôle des changes ;

+ Elle cherche à influencer l’évolution des taux de change, d’une part, pour des raisons de
politique économique interne, et d’autre part, pour faire respecter certains engagements
internationaux formels ou informels.

• Les autres institutions financières :

Les institutions financières non bancaires sont devenues depuis le début de la décennie
1990 des opérateurs extrêmement importants sur le marché des changes. Ces institutions
comprennent les filiales financières ou bancaires des groupes industriels du fait que la

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tendance de ces derniers à créer des filiales financières s’est accentuée dans les années
80.

• Les investisseurs institutionnels :

Ils sont les plus importants participants non bancaires du marché des changes. Cet
ensemble regroupe plusieurs catégories d’opérateurs : les fonds de pension, les caisses de
retraite, les sociétés d’assurance, les fonds d’investissement et les fonds communs de
placements.

• La clientèle privée :

Elle n’intervient pas directement sur le marché des changes. Pour ce faire, elle procède à
des achats et à des ventes de devises en s’adressant aux banques qui ont une activité de
teneurs de marché ou en utilisant les services des courtiers. La clientèle privée regroupe
trois catégories d’opérateurs :

-Les particuliers : dont l’influence est tout à fait marginale ;

-Les entreprises : souvent dénommées sociétés non financières (corporates);

-Les institutions financières : qui n’ont pas de présence permanente sur le marché des
changes ou qui ne disposent pas des fonds propres requis pour participer
directement à ce marché. Ces opérateurs interviennent sur le marché des changes pour
satisfaire des besoins en devises induites des opérations commerciales (exportations et
importations) ou des opérations financières internationales (prêts et emprunts en
devises). Ils interviennent aussi pour des raisons de spéculation.

• Les courtiers :

Bien qu’il ne soit pas indispensable de passer par leurs services, les courtiers jouent un
rôle essentiel sur le marché des changes en tant qu’informateurs et en tant
qu’intermédiaires.

- Informateurs : puisque sans qu’eux même ou la banque soient obligés d’acheter ou


de vendre des devises (ce qui est généralement le cas : les cambistes négocient
directement entre eux), ils informent les opérateurs des cours auxquels s’échangent
les différentes monnaies ;
- Intermédiaires : dans la mesure où ils centralisent les ordres d’achat et de vente de
plusieurs banques.

L’office de change L’office de change est un établissement public, sous tutelle du


ministère des finances et de la privatisation, doté de la personnalité civile et de
l’autonomie financière. Il est chargé, de par les dispositions législatives et réglementaires
en vigueur, de trois missions essentielles : Édicter les mesures relatives à la
réglementation des opérations de change en autorisant à titre générale ou particulier les
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transferts à destination de l’étranger et en veillant au rapatriement des avoirs
obligatoirement cessible (recettes d’exportation et de bien et service). Constater et
sanctionner et les infractions à la réglementation de marche de change.

IV. Les avantages et limites du marché des changes Marocain


1. Les avantages :

L'institution du marché des changes au Maroc apporte quatre innovations majeures :

- La fin du monopole de Bank Al-Maghrib en matière de la gestion centralisée


des devises du pays ;
- La détermination des taux de change par les banques en fonction de l'offre et
de la demande des devises, tout en restant, bien entendu, à l'intérieur des marges
d'intervention fixées par la Banque Centrale ;
- Le réajustement des dates de valeur à la norme internationale en
raccourcissant le délai d'exécution des transactions, ramené à J+2 au lieu deJ+3
comme ce fut le cas auparavant ;
- Enfin, l'introduction des techniques de couverture contre le risque de change
telles qu'elles se pratiquent ;
2. Les limites :

Les obstacles auxquels se heurte ce marché sont loin d'être négligeables. Ils sont d'ordre
culturel, structurel et professionnel et ils interpellent l'ensemble des acteurs qui
interviennent sur le marché.

- Les obstacles culturels :

Comment peut-on expliquer le peu d'intérêt manifesté par les entreprises au


fonctionnement de ce marché et plus particulièrement à la gestion du risque
de change ? Il y a une tradition historique au Maroc de vivre dans un univers fortement

Administré. Jusqu'au début des années 90, la vie d'un financier d'entreprise comme celle
d'ailleurs d'un banquier était rythmée par la réglementation des prix et des changes ;
l'encadrement du crédit, la bonification des taux d'intérêt, le financement sélectif, la
tarification uniforme de l'épargne et du crédit, la fixation administrée des taux de
changes... Bref, tout était réglementé dans le moindre détail.

Les entreprises ont passé une grande partie de leur vie professionnelle dans cet univers.
Elles sont culturellement plus proches des règlements que du marché. C'est ce qui
empêche d'ailleurs les trésoriers et les financiers d'entreprises de s'orienter
spontanément vers la prise en compte réelle des risques financiers.

- Les faiblesses structurelles :

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L'existence d'un marché monétaire fiable et transparent est une condition au bon
fonctionnement du marché des changes. Or, l'absence pour le moment d'une grille de
taux des prêts et emprunts en dirham constitue un handicap pour les opérateurs qui
interviennent sur le marché à terme. Cette grille devant être systématiquement affichée
sur l'écran Reuter se veut une composante essentielle dans le calcul du change à terme.
En outre, les opérations de swaps sont trop peu utilisées par les banques. Bien qu'elles
soient légalement autorisées par la Banque centrale, les opérateurs n'en perçoivent pas
encore l'utilité. Et pourtant, les swaps apportent un complément appréciable en matière
de couverture du risque de change. Enfin, l'absence de techniques de couverture contre la
variabilité des taux d'intérêt risque de limiter l'utilisation des swaps par les opérateurs qui
souhaitent avoir une vision globale de la couverture des risques dans le cadre d'une
véritable gestion financière.

- Le manque d'information et de formation :

Le marché des changes a donné lieu à la création de nouveaux métiers. Si les banquiers
s'y sont préparés en formant des cambistes, les entreprises, en revanche, n’ont fait subir à
leurs trésoriers aucune formation particulière. Or, ce sont ces trésoriers qui sont appelés à
dialoguer avec les cambistes. Non seulement ils doivent comprendre les produits qu'on
leur propose mais aussi savoir arbitrer et négocier en connaissance de cause .Quelle que
soit la pertinence des instruments utilisés dans ce marché, aucun résultat probant ne peut
être escompté si le trésorier ou le financier de l'entreprise à qui sont destinés ces
instruments n'est pas en mesure de les assimiler, de les exploiter et d'entirer profit .On ne
saurait donc trop insister sur le rôle fondamental de la formation et du perfectionnement
d'un personnel hautement qualifié pour la réussite d'un tel marché.

Conclusion :

Le marché des changes ou FOREX est un marché plus vaste, il fait partie du marché
financier. La totalité des Operations sont effectués de gré à gré, où les intervenants
négocient directement sans intermédiaire. Son efficacité dépend des acteurs qui
l’animent,

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Chapitre II : les fonctionnements du marché des
changes
Introduction

Le marché des changes est un marché où les principaux commerçants comprennent les
acheteurs et les vendeurs de devises. Ce sont les acteurs qui font fonctionner le marché et
lui donnent toute son importance. Les acheteurs et les vendeurs échangent des devises en
fonction de taux de change qui varient en fonction de l'économie mondiale. La particularité
du marché des changes est qu'il s'agit d'une entité unique. En d'autres termes, il n'y a qu'un
seul marché des changes dans le monde. Cela le rend international

I. les transactions du marché des changes

Sur le marché des changes, les opérations les plus courantes sont les transactions de
change qui consistent à échanger des devises.
Il existe différents types d'opérations de change:
• L'opération au comptant est la transaction la plus simple. Cette opération,
également appelée « spot », revient à acheter une devise contre la vente d'une autre
devise en fonction du prix actuel du marché. La devise achetée est alors livrée dans
les deux jours.
• les Opérations à terme: Afin de résister aux risques de change, les entreprises et
institutions effectuent des opérations de change à terme sur devises. Cela leur
permet d'acheter et de vendre une devise contre une autre à un prix prédéterminé
dans une période de temps donnée.

Alors Quel que soit l’objectif d’un participant au marché des changes, une couverture ou une
spéculation, les différents intervenants se rencontrent quotidiennement sur ce marché en
tant que « contreparties » de transactions. Ainsi, par exemple, afin de se couvrir contre une
baisse du taux de change euro/dollar américain, la banque d’une société française doit
trouver sur le marché des changes une personne qui au même moment désire acheter des
euros contre des dollars américains.

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Annexe 1 lafinancepoutous.com d'apres le rappot BRI avril 2019

Annexe2 lafinancepoutous.com d'après le rapport BRI avril 2019

II. Le taux de change


Fixe ou constant. Le taux de change est déterminé par l'Etat ou la banque centrale qui émet
la monnaie par rapport à une monnaie de référence, en général le dollar. Il ne peut être
modifié que par une décision de dévaluation ou de réévaluation.
Le taux de change d'une devise est le cours, c’est à dire le prix, de cette devise par rapport à
une autre devise.

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Et on peut calculer le taux de change par : prenez la différence entre les deux taux de change
et divisez-la par le taux de change du marché : 1.12 – 1.0950 = 0.025/1.0950 = 0.023.
Multipliez par 100 pour obtenir la majoration en pourcentage : 0.023 x 100 = 2.23%.

Le régime de taux de change fixe :

Les taux de change fixes sont décidés par les banques centrales d'un pays tandis :

Par exemple la couronne danoise (DKK) en euro (EUR) est un exemple de taux de change
fixe. Taux de change sera toujours compris entre 1 EUR = 7,292 DKK et 1 EUR = 7,628 DKK.

Le régime de taux de change flottants

Décidés par le mécanisme de l'offre et de la demande du marché. La plupart des taux de


change sont des taux de change variable. Par exemple de taux de change flottant est le taux
de change de l'euro (EUR) par rapport au dollar (USD)

Et on a un autre exemple du MAD par rapport l’euro :

Annexe 3 : exchangerates : Dirham marocain - Tableaux de taux de change (MAD)

III. Relation entre taux de change et taux d’inflation

Avant de s’intéresser au mécanisme qui lie taux de change et inflation sur le Forex, il est
important de définir ce qu’est l’inflation et d’où elle provient. L’inflation est une perte du
pouvoir d’achat de la monnaie, qui se traduit par une augmentation durable des prix, sans
augmentation des salaires nominaux.

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Lorsque la monnaie va perdre de son valeur, on assiste à une chute sur le marché des
changes, et a une forte inflation.

L'inflation est un facteur de baisse du taux de change. Elle fait perdre de la valeur à une
devise. En effet, avec une même quantité d'argent, il est possible d'acheter moins de biens
et services, du fait de la hausse généralisée des prix.

On explique cela par La parité de pouvoir d'achat qui cherche à comparer les différents
pouvoirs d'achat de chaque pays en fonction du niveau général des prix (et non du taux de
change). Cela permet donc de déterminer le pays dans lequel le coût de la vie est le plus
chère. L’évolution de la parité du pouvoir d’achat (et donc de l’inflation) influe sur le taux de
change. Si l’inflation est la même au sein des 2 pays, le taux de change n’évolue pas. S’il est
plus fort dans un pays que dans l’autre, c’est là que l’inflation influe sur le taux de change. La
devise avec le plus fort taux d’inflation va alors perdre de sa valeur et se déprécier, alors que
la devise avec le plus faible taux d’inflation va elle s’apprécier sur le Forex.

Si l’inflation est plus élevée au Maroc,


Qu’a la France
Perte de compétitivité des exportations marocaines,
Alors baisse de la demande de dirham.

EXEMPLE : on a la cotation de dirham par rapport à l’euro suivante 1 MAD= X EURO

➢ Si X augmente, on dit que le dirham s’apprécie par rapport à l’euro, cela conduit à
augmenter le pouvoir d’achat d’un dirham ;
➢ Si X démuni, signifie que le dirham se déprécie face à l’euro, et bien sur une baisse du
pouvoir d’achat.

IV. Relation entre taux de change et taux d’intérêt

-Impact d'une hausse des taux d'intérêts sur le taux de change

Une hausse des taux d'intérêt augmente le rendement des actifs libellés dans la devise
concernée. Cela a pour effet d'attirer davantage d'investisseurs.

Des taux d'intérêt plus hauts sont également un moyen de lutter contre une inflation
excessive. L'inflation fait baisser la valeur d'une monnaie sur le marché des changes.

Une hausse des taux d'intérêt à donc un impact positif sur la valeur d'une devise. Par
exemple, en cas de hausse des taux aux Etats Unis, cela permet en théorie une appréciation
du Dollar face aux autres devises. Le taux de change de l'EUR/USD doit donc baisser.

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- Impact d'une baisse des taux d'intérêts sur le taux de change

La baisse des taux d'intérêt diminue la rémunération des avoirs libellés dans la devise et
favorise l'inflation. La valeur de la devise concernée va donc se déprécier face aux autres
devises. Par exemple, si les Etats Unis baissent leur taux, cela provoque en théorie une
hausse du taux de change de l'EUR/USD.

Résumé
Un taux fixe est un taux constant par rapport à une monnaie de référence (qui est en Il est
fixé général le Dollar US ou l'euro). Par décision de l'État qui émet cette monnaie et ne peut
être modifié que par une décision de dévaluation ou de réévaluation de cet État.
Néanmoins, un État ne peut pas adopter n'importe quel taux de change de sa monnaie : si le
taux est trop haut ou trop faible, il pourra être « attaqué » sur le marché des changes.

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Chapitre III les régimes de change BANK EL
MAGHRIB et le flottement du dirham
I. les régimes de change BANK EL MAGHRIB
Dans ces circonstances, l'organisation mise en place à la naissance de Bank Al-
Maghrib en 1959 est en effet tout à fait nouvelle. ... Cette mission de crédit met la banque
centrale en mesure de satisfaire sa mission première : le financement, notamment par la
création monétaire, de la croissance économique et du plein emploi.

Avant le 3 juin 1996, la gestion de l'ensemble des transactions en devises était un


monopole de Bank Al-Maghrib. Tous les ordres d'achat et de vente des devises émanant des
intermédiaires agrées devaient impérativement transiter par le canal de la Banque Centrale.
La totalité des recettes d'exportation de biens et services ainsi que tous les autres produits,
revenus ou moyens de paiements internationaux avait un caractère obligatoirement cessible
auprès de l'Institut d'Emission ; à l'exception toutefois de quelques cas limités, liés à la
gestion des comptes en devises. Sur un plan plus pratique, les banques agrées étaient tenus
d'acheter ou de vendre leurs soldes de devises à Bank Al-Maghrib sur une base quotidienne
et dans le cadre d'une procédure complexe.
II. Le flottement du dirham
Le Maroc traite en interne en dirhams et à l'étranger principalement en dollars et en
euros, car la plupart des produits vitaux importés par le Maroc sont payés en dollars vers
d'autres pays. Et il traite en euros parce que la plupart de ses transactions se font avec
l'Europe, et le Maroc a donc besoin de ces deux devises pour les gérer.
Afin de les obtenir en abondance, il utilise les mécanismes suivants, à savoir: il vend ses
produits à l'étranger, c'est-à-dire ce qu'on appelle des exportations, ou pousse les étrangers
à investir leur argent dans le Royaume, ce que l'on appelle les investissements étrangers,
l'argent consommé par les touristes, les envois de fonds. Des immigrés marocains à
l'étranger, ou des dettes reçues par le Maroc de l'étranger.

- Passage du régime fixe au régime flottant :


A partir de 1973 a 2017 connu un régime fixe, et a partir d 2018 le Maroc transite du
régime de change fixe au régime flottant, Avec le Dollar comme monnaie de référence, le
taux de change est désormais établi par le marché change avec une bande de fluctuation de
5%
Avant, Le Maroc a été opté par un régime fixe Par lequel la monnaie nationale est liée
de manière discrétionnaire à une devise, généralement une monnaie forte telle que le dollar
ou l’euro. Ou alors cette monnaie nationale est rattachée à un panier de devises comme
c’est le cas pour le Dirham qui est ancré à l’euro et au dollar respectivement pour 60% et
40%.

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Annexe 4

Cette courbe traduit la façon de relier le MAD avec l'euro et dollar si l'euro augment le DH
augment aussi par 60% et si dollar augment le DH aussi augment par 40% et l'inverse correct
aussi

Le flottement du dirham présente de nombreux aspects positifs en faveur du Maroc, car il


comporte des risques pour certains secteurs économiques

- Les avantages

Les prix élevés des matières importées, qui encouragent la demande de produits locaux,

Favoriser l'export: Les produits locaux disponibles à la vente à l'étranger doivent être très
faciles à les exporter

- Elle valorise et protège les produits locaux, la hausse du coût des produits importés
favorise la concurrence des produits des entreprises marocaines.

- Les inconvénients

Les prix sont gonflés, ce qui affectera le pouvoir d'achat des citoyens en général, ce qui est
dû à la dépendance de la production nationale sur les importations, en particulier l'énergie,
les matériaux de transformation et les produits alimentaires.

- La hausse du coût des importations, notamment de: technologie (électronique,


électroménager, automobiles, etc.) et énergie (gaz et pétrole). Ceci aura pour conséquence
la hausse majeure de ces produits qui aura des impacts négatifs sur le coût de la vie.

Résumé

Le Maroc bénéficie d'un bon climat d'investissement qui a attiré au cours des dix dernières
années de gros investissements dans l'industrie automobile, les pièces aéronautiques, les

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énergies renouvelables et d'autres industries manufacturières. Elle bénéficie également
d'une stabilité politique et est proche des pays de l'Union européenne avec lesquels elle
collecte et avec d'autres pays des accords de partenariat et des échanges de marchandises à
grande échelle. Ces caractéristiques et d'autres remettent en question si les opposants à
l'idée de flottaison avaient raison?

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Chapitre 4 : Les risques du marché de change
Introduction
Le risque de change désigne l'incertitude quant au taux de change d'une monnaie par rapport à
une autre à court et moyen terme. Il s'agit du risque qui pèse sur la valeur d'une devise par rapport
à une autre du fait de la variation future du taux de change. Le risque de change constitue un
véritable inconvénient pour les entreprises qui réalisent des opérations internationales. Les
fluctuations du taux de change au cours des délais de paiement peuvent affecter le montant des
factures, c'est ce qu'on appelle le risque de transaction.
De la même manière, une variation du taux de change d'une monnaie par rapport à une autre
peut entraîner des conséquences sur la compétitivité des produits d'une entreprise. En
comptabilité et selon le principe de prudence, les entreprises doivent provisionner le risque de
change. Pour se prémunir contre les risques de change, divers dispositifs sont à la disposition des
entreprises tels que les couvertures offertes par les banques ou les compagnies d'assurances
grâce, par exemple, aux contrats de change à terme.
I. Impact du risque sur la balance de paiement
1- Le risque de change de transaction :
Le risque de change de transaction, est un risque qui naît du fait que des coûts ou des cash-
flows futurs soient libellés en devises étrangères. En effet, si le cours de la devise change, le
montant du cash-flow (ou du décaissement) converti en monnaie nationale ou de compte
est affecté par ce changement. Il se décompose en deux éléments selon la nature des
transactions réalisées :
• Le risque de change commercial est attaché aux opérations d’importation ou
d’exportation facturées en devises. L’importateur qui règle en devise craint une
hausse de la monnaie étrangère. Symétriquement, l’exportateur sera payé en
devises et craint une baisse de cette dernière par rapport à la monnaie nationale.
• Le risque de change financier est attaché aux opérations d’emprunt ou de prêt
libellées en monnaies étrangères
2- Le risque de change économique :
Le risque de change économique correspond aux conséquences des mouvements de change
sur la valeur de l’entreprise et sur sa situation par rapport à ses concurrents. Au-delà d’un
risque généré par les opérations ponctuelles, la variation des cours de change peut aussi, sur
le moyen terme, améliorer ou obérer la position concurrentielle d’une entreprise par
rapport à des rivales situées dans d’autres pays : une hausse de monnaie nationale rend les
exportations difficiles et favorise les importations. En situation de concurrence cela se
traduit par un affaiblissement des marges de l’entreprise. La baisse des marges peut être
assimilée à une perte de change.

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II. Impact du Covid-19 sur le marché du change Marocain
Pour faire face à la pandémie du Covid-19, le Maroc a pris des décisions essentielles sur le plan
sanitaire mais ayant un coût important sur le plan économique. La plus drastique étant la
fermeture de toutes ses frontières au transport de personnes.

Cela s’est traduit par l’arrêt total de l’activité touristique dans toutes ses composantes. Au-delà de
l’impact sur les opérateurs de ce secteur et sur les emplois qu’ils assurent, cet arrêt va impacter la
balance des paiements du Maroc et donc nos réserves de change.

La menace est d’autant plus grande qu’en plus du tourisme, d’autres secteurs pourvoyeurs de
devises pour le Maroc subissent de plein fouet les effets de la crise à l’échelle nationale et
mondiale.

Les principales rentrées de devises pour le Maroc sont globalement :


• les exportations automobiles (77,1 MMDH en 2019), agricoles et agroalimentaires (60,8
MMDH), de phosphates et dérivés (48,9 MMDH), de textile (37 MMDH)
• les recettes touristiques (78,7 MMDH)
• les transferts des MRE (64,9 MMDH)
• les IDE (18,2 MMDH).

Tous ces secteurs sont aujourd’hui sinon à l’arrêt, du moins fortement touchés par le contexte
national et international.
Il y a zéro touristes depuis que le Maroc a décidé de fermer toutes ses liaisons aériennes à cause
du Covid-19 jusqu’à nouvel ordre.

1- Le niveau actuel des réserves de change :

Le dirham s’est apprécié légèrement face à l’euro et au dollar depuis début mars. Mais la
tendance affichée depuis le début de cette année est plutôt à la stabilité, d’après le
directeur d’une salle des marchés de la place.

Et d’expliquer : « Pour l’instant, le marché est assez liquide. Les opérateurs sont attentifs à
quelques opérations d’échange extérieur, liées principalement au marché pétrolier, aux
importations de céréales et les exportations de manière générale. Ils ont aussi besoin de
visibilité concernant les transferts de dividendes. Tout cela va nous donner un peu plus de
visibilité ».

A rappeler que la Banque centrale prévoit une dépréciation de 1,2% du taux de change
effectif réel en 2021.

La position de change des banques a baissé, tout en restant longue, passant de 7,55
milliards de DH au 31 décembre 2020 à 4,65 milliards de DH au 3 mars 2021, d’après
les données diffusées par BAM.

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D’après un expert du marché des changes « Tant que la position des banques reste au-dessus
de 2 milliards, elle reste confortable. Par contre si elle passe au-dessous de ce seuil, elle
deviendra un peu critique et il y aura des impacts sur la valeur du dirham. Pour l’instant, le
marché est tranquille, il n’y a pas de quoi s’alarmer »

2- Ligne de précaution et de liquidité LPL accordé par FMI :

La LPL n’est pas un prêt, c’est une ligne de précaution accordée par le FMI aux pays qui ne peuvent
pas avoir recours à la ligne de crédit modulable (LCM) du FMI à cause de certains facteurs de
vulnérabilité. La LPL permet d’apporter des financements pour répondre aux besoins réels ou
potentiels de balance des paiements des pays qui mènent de bonnes politiques économiques. Elle
a été conçue pour servir d’assurance ou pour aider à faire face aux crises, et ce dans un large
éventail de situations.

La LPL pourrait-elle donc être utilisée pour réduire le choc sur l’économie marocaine ?
« C’est l’essence même et l’objectif de la LPL. C’est comme une assurance, si vous avez un
accident vous l’utilisez tout simplement. C’est exactement son rôle, être actionnée quand il y a des
problèmes » explique un expert du marché des changes.

Notre pays avait procédé le 7 avril 2020 à un tirage sur la Ligne de Précaution et de Liquidité
(LPL) pour un montant équivalent à près de 3 milliards de dollars américains, remboursable
sur 5 ans, avec une période de grâce de 3 ans.

Le Maroc a procédé le 21 décembre 2020 au remboursement par anticipation au FMI d’un


montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près de 936
millions de dollars américains ou 8,4 milliards de dirhams.

A présent, et après l’effort de mobilisation exceptionnel du Trésor, avec notamment deux


émissions sur le marché financier international, l’encours des AOR (Avoirs Officiels de
Réserve) du Maroc a atteint un niveau confortable qui lui permet de couvrir au-delà de sept
mois de ses importations de biens et services, une situation qui devrait se maintenir à
moyen terme.

Ce rachat anticipé permet de soulager les engagements financiers futurs du pays tout en en
réduisant le coût grâce en particulier aux conditions très favorables de la dernière émission
du Trésor à l’international. Cette opération ne manquera pas non plus de renforcer la
confiance des investisseurs et des marchés dans notre économie.

III. Impact du Covid-19 sur le marché du change Algérien et Tunisien :

1-Dinar algérien: la «dévaluation déguisée» :

La monnaie étant le reflet de la bonne santé d'une économie, le dinar algérien a


logiquement fortement décroché en 2020 vis-à-vis des deux principales devises mondiales -
le dollar et l'euro- dans le sillage de la crise économique et financière aiguë qu'a traversé
l'Algérie. Par rapport à l'euro, il s'agit d'une chute record. Le dinar algérien s'est déprécié de

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20,95% passant de 133,58 dinars pour 1 euro en fin 2019 à 161,57 dinars pour le même euro
à fin 2020. Et vis-à-vis du dollar, la dépréciation a été moins forte mais aussi importante de
10,94%, passant de 119,80 dinars pour 1 dollar à fin 2019 à 132,20 dinars pour le même
dollar à fin 2020.

Au niveau du marché parallèle en fin d'année, il fallait 209 dinars pour 1 euro et 176 dinars
pour 1 dollar américain chez les cambistes du Square Port Saïd, le véritable baromètre du
marché de change en Algérie, en absence d'un marché officiel dont le volume d'échange de
devises permet de le qualifier d'efficace.

En l'absence d'un véritable marché de change, cette forte dépréciation est surtout le résultat
d'une volonté politique des dirigeants algériens pour faire face aux conséquences de la crise
aiguë que traverse le pays. Plus clairement, il s'agit d'une «dévaluation déguisée» du dinar
par le gouvernement algérien dans le but d'absorber le déficit budgétaire énorme que
connait le pays dans le sillage de la chute des revenus pétrolières qui représentent entre 50
et 60% des recettes budgétaires du pays et qui ont connu une chute importante à cause du
niveau bas du cours du baril de pétrole sur le marché international. En l'absence du recours
à la «planche à billets» et à l'endettement extérieur, c'est la seule option qui restait pour
faire face au déficit budgétaire abyssal qui devrait avoisiner les 20% du PIB, selon les
estimations de certaines organisations internationales.

Seulement, à cause de cette «dévaluation», les prix des denrées alimentaires continuent
d'augmenter, sous l'impulsion des céréales, du sucre, des produits laitiers, des huiles
végétales, etc. Une situation qui reflète l'ampleur du marasme économique dans lequel se
trouve l'Algérie depuis quelques années, aggravée par les effets de la pandémie du Covid-19.

2-Le dinar tunisien: la dépréciation se poursuit avec une certaine résilience :

Le dinar tunisien, à l'instar du dirham marocain s'est comporté différemment vis-à-vis des
deux principales devises, l'euro et le dollar. Par rapport à l'euro, le dinar tunisien s'est
déprécié de -5,904% passant de 3,1402 dinars pour 1 euro à fin 2019 à 3,3256 dinars pour le
même euro à la fin de l'année écoulée. Toutefois, vis-à-vis du billet vert américain, le dinar
s'est apprécié durant l'exercice écoulé de 3,35% passant de 2,7985 dinars pour 1 dollar en fin
2019 à 2,7047 dinars pour le même dollar à fin 2020.

Face à l'euro, cette dépréciation s'inscrit sur une tendance lourde depuis plusieurs années.
En effet, depuis la «Révolution des Jasmins», fin 2010, le dinar tunisien ne cesse de perdre
de valeur vis-à-vis des principales devises et monnaies régionales. En effet, à la veille du
déclenchement de la révolution, 1 euro s'échangeait contre 1,9115 dinar tunisien, soit une
baisse de 70% de sa valeur par rapport à la monnaie européenne depuis le déclenchement
du «Printemps arabe».

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Du côté des perspectives, le dinar tunisien devrait afficher une certaine résilience en 2021 tout en se
dépréciant légèrement par rapport aux deux devises durant le premier semestre. Selon les
projections de la Banque centrale de Tunisie, le cours moyen à 3 mois serait de 3,3501 dinars pour un
euro (+0,737%) et 2,7283 dinars pour 1 dollar (+0,872%). Et selon les projections pour 6 mois, taux
devrait s'établir en moyenne à 3,4138 dinars pour 1 euro (+2,652%) et 2,7747 dinars pour 1 dollar
(+2,5881%).

La résilience du dinar devrait être favorisée par le niveau des réserves de change du pays qui se sont
renforcées au cours de ces derniers mois pour atteindre 22,8 milliards de dinars en décembre
dernier, soit 8,43 milliards de dollars, le plus haut niveau depuis le Printemps arabe en 2010, la
reprise économique comme le projettent les institutions financières internationales, la maîtrise de
l'inflation. Autant de facteurs qui prêtent à l'optimisme en 2021, si jamais la pandémie du Covid-19
arrive à être maitrisée d'ici la fin du premier semestre 2021.

Résumé :

Au Maghreb, le dirham marocain, le dinar tunisien et le dinar algérien ont connu fortunes
diverses en 2020.

Plusieurs facteurs rentrent en jeu pour déterminer l'évolution de chacune des monnaies
maghrébines face à l'euro et au dollar dont l'équilibre des fondamentaux économiques, le
creusement des déficits commerciaux, le niveau des avoirs extérieurs, la baisse des
investissements, la situation politique, l'inflation, etc.

Ces évolutions sont également influées par celle de la parité euro-dollar en 2020 marquée
par l'appréciation de la monnaie unique européenne par rapport au billet vert à cause de la
politique accommodante des États-Unis consistant à augmenter la masse monétaire et
maintenir des «taux bas» afin de soutenir l'économie américaine très affectée par la
pandémie du Covid-19.

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Conclusion générale

Le marché des changes appelé aussi FOREX est un marché financier, en volume de ses
transactions, il est le plus important au monde. Il assure l’échange des devises entre les
déférences pays.

C’est l’endroit où différents intervenants (banques, entreprises, les institutions


financières….) peuvent acheter et vendre de la monnaie en respectant un taux de change
déterminé

Le taux de change, c’est le cours, le prix d’une devise par rapport à une autre devise. Il n’est
jamais fixe, il évolue toujours. Selon la loi de l’offre de la demande d’une monnaie, s’exprimé
par les chiffres de transactions entre les pays, en devise.

En période du coronavirus, les transactions entre les pays sont impactées à cause du
confinement, ce qui se traduit une baisse de demande d’une devise, et bien sûr le taux de
change va baisser. Alors une perte de change contribue à la baisse de la rentabilité d’une
entreprise. Ce qui est signifie un risque de change.

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Biographie

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