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ARTICLE

TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR
Techniques L’expertise technique et scientifique de référence
de l'Ingénieur

p2645
b5816
Spectrométried'arbres
Accouplements de masse - Principe
- Liaisons
et appareillage
rigides de deux arbres

Date de publication : 12/09/2014


10/08/1992
Par :
Guy VALEMBOIS
Guy BOUCHOUX
Agrégé de Mécanique, Professeur du cadre des ENSAM, Responsable de la formation des
Professeur
agrégés deàMécanique
l’universitéàParis XI (Orsay),
l'Université Paul École Polytechnique,
Sabatier de Toulouse,DCMR, Palaiseau
Professeur à l'Institut National des
Sciences Appliquées de Toulouse, Ingénieur-conseil
Michel SABLIER
Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Guy BOUCHOUX
Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Michel SABLIER
Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Cet article fait partie de la base documentaire :


Mesures - Analyses
Mécanique des éléments tournants
Dans le pack : Fonctions
Mesures - et
Analyses
composants mécaniques
et dans l’univers : Technolgies de l’information
Mécanique

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Accouplements d’arbres
Liaisons rigides de deux arbres
par Guy VALEMBOIS
Agrégé de Mécanique, Professeur du cadre des ENSAM
Responsable de la formation des agrégés de Mécanique
à l’Université Paul Sabatier de Toulouse
Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse
Ingénieur-conseil

1. Isostaticité ou hyperstaticité ............................................................... B 5 816 - 2


1.1 Intérêts d’un montage hyperstatique......................................................... — 2
1.2 Inconvénients d’un montage hyperstatique.............................................. — 2
1.3 Conclusion.................................................................................................... — 3
2. Liaison complète de deux arbres par obstacle................................ — 3
2.1 Principe......................................................................................................... — 3
2.2 Principales liaisons ...................................................................................... — 4
2.3 Associations de liaisons.............................................................................. — 5
2.4 Effet du jeu dans une liaison ...................................................................... — 5
2.5 Limites de la transmission par obstacle .................................................... — 5
3. Liaison complète de deux arbres par adhérence ............................ — 8
3.1 Généralités et intérêt ................................................................................... — 8
3.2 Coefficient de frottement ............................................................................ — 9
3.3 Effort presseur par frettage......................................................................... — 9
3.4 Assemblage par éléments filetés ............................................................... — 9
4. Liaison complète de deux arbres par collage .................................. — 10
4.1 Suppression des mouvements parasites .................................................. — 10
4.2 Transmission des actions mécaniques ...................................................... — 10
4.2.1 Conception .......................................................................................... — 10
4.2.2 Critères de résistance du joint de colle............................................. — 11
4.2.3 Dimensionnement d’un collage entre un tube et un arbre ............. — 12
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. B 5 816
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a réunion de deux arbres permet la transmission d’un mouvement de rota-


L tion. La liaison de ceux-ci peut se faire grâce à une grande variété d’organes,
produits industriels courants, que l’on désigne généralement sous le nom
d’accouplements, joints d’accouplements, manchons d’accouplements ou joints
mécaniques.
Les deux arbres ainsi réunis forment ce que l’on appelle une ligne d’arbres.
8 - 1992

Une liaison complète de deux arbres doit permettre de considérer les deux
arbres liés comme une seule pièce mécanique.
Les caractéristiques principales de la liaison sont :
— le respect de l’alignement des deux arbres ;
— la transmission des actions mécaniques ;
— la rigidité ;
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— la durée de vie ;
— la démontabilité éventuelle ;
— le prix de revient.

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

La réalisation technologique de la liaison complète peut être à base :


— d’obstacles seuls (§ 2) ;
— d’obstacles avec utilisation des phénomènes d’adhérence (§ 3) ;
— d’obstacles avec utilisation du collage (§ 4).
Le lecteur se reportera utilement, dans le même traité, aux articles étudiant
des sujets voisins : Accouplements d’arbres [B 5 800], Accouplements
élastiques [B 5 805], Joints de cardan [B 5 810], Joints homocinétiques [B 5 815]
et Liaisons par obstacle [B 5 520].
Un choix de la classe d’accouplement se fera dans un premier temps par une
réflexion sur le problème mécanique, en particulier sur l’intérêt d’un montage
isostatique ou hyperstatique (§ 1).

■ Intérêt dynamique
1. Isostaticité ou hyperstaticité Les arbres en rotation présentent des phénomènes dynamiques
limitant leur utilisation : les vitesses critiques.
Le choix d’une liaison rigide est réservé à des cas particuliers. En Pendant le mouvement de rotation, et sous les effets dynamiques,
effet, deux arbres réunis grâce à une liaison rigide perdent tout les arbres se déforment. Un équilibre s’installe entre l’énergie ciné-
mouvement relatif. tique des masses en mouvement et l’énergie de déformation des
Cette absence de mouvement relatif peut être fonctionnelle arbres.
(figure 1) lorsque l’un des arbres n’est pas guidé. La liaison permet À chaque vitesse critique, l’énergie cinétique devient supérieure
le guidage de celui-ci, devenu solidaire de l’autre dont les mouve- à l’énergie de déformation. L’équilibre est rompu. Les arbres
ments sont correctement définis. Le montage est alors isostatique, s’écartent alors de l’axe de rotation, quelquefois même jusqu’à la
c’est-à-dire que le guidage se fait par le nombre minimal de rupture.
liaisons. Il convient de ne jamais utiliser les mécanismes dans le domaine
Par contre, lorsque les arbres sont guidés en rotation, la liaison des vitesses critiques. Celles-ci sont en général associées à des
rigide de ceux-ci provoque l’hyperstaticité du montage (c’est-à-dire sollicitations de torsion, de flexion ou aux deux sollicitations
une surabondance de liaisons guidant la ligne d’arbres). combinées.
L’énergie de déformation d’une ligne d’arbres est augmentée par
la présence d’une liaison rigide (figure 3). Les vitesses critiques
sont donc augmentées. La liaison rigide augmente la plage d’utili-
1.1 Intérêts d’un montage hyperstatique sation (en vitesse de rotation) de la ligne d’arbres.

■ Intérêt statique
À géométrie égale, un arbre monté de façon hyperstatique se 1.2 Inconvénients
déforme moins que dans le cas où il est monté de façon isostatique. d’un montage hyperstatique
Les liaisons supplémentaires du montage hyperstatique brident la
déformée de l’arbre en un nombre de sections plus important. À Dans un montage hyperstatique, les défauts géométriques de
même effort, le déplacement est moindre, le système est plus rigide positions relatives entre la ligne d’arbres et son bâti nécessitent
(figure 2). l’adaptation de l’un à l’autre par déformations. Celles-ci engendrent
Ce type de montage conviendra aux arbres dont la position géo- des contraintes qui se superposent à celles dues au fonctionnement
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métrique ne doit pas être influencée par le chargement (par nominal, ainsi qu’à un surchargement des liaisons mécaniques.
exemple, broche de machine-outil). Lorsque ce surchargement est souhaité, on parle de précontrainte.
Il convient donc de réduire les défauts géométriques de la ligne
d’arbres afin d’augmenter les performances de celle-ci.

Figure 1 – Exemple de liaisons rigides


fonctionnelles

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

Aux défauts géométriques viennent se superposer les dilatations


thermiques différentielles. Si l’intensité de celles-ci peut créer des
actions mécaniques importantes au sein de la ligne d’arbres
(contraintes dans les arbres et dans les liaisons mécaniques), il
faudra libérer des mouvements et renoncer aux solutions
hyperstatiques.

1.3 Conclusion

Pour résumer :
— une solution isostatique minimise les efforts dans les paliers ;
— une solution hyperstatique rigidifie la ligne d’arbres ; sa réa-
lisation plus onéreuse se limite aux cas d’emploi justifiés.
Exemple type : l’alternateur et la turbine d’une centrale thermique
ont des arbres reliés de façon rigide (figure 4). Le but est l’augmentation
des vitesses critiques de flexion et de torsion. Un réglage des paliers
au montage permet l’alignement de ceux-ci et limite les contraintes
dans la ligne d’arbres et dans les paliers. La translation axiale dans tous
les paliers (sauf un) permet les dilatations sans conséquences.

Figure 2 – Hyperstaticité et rigidité


2. Liaison complète
de deux arbres par obstacle
2.1 Principe
Deux arbres à relier coaxialement nécessitent la présence de
pièces intermédiaires. En pratique et pour des raisons de commodité
(montage, démontage, usinage), on ne se limite pas forcément au
nombre minimal de pièces (figure 5).
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Figure 3 – Liaison rigide et vitesse critique : allure des déformées


aux vitesses critiques  c1 et  c2

Figure 4 – Exemple type d’utilisation d’une liaison rigide : Figure 5 – Exemple de réalisation avec 1 ou 2 pièces intermédiaires
groupe turboalternateur

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

L’interface entre pièces est réalisée par des liaisons, matérialisées ■ Liaisons à 3 degrés de liberté
par leur surface fonctionnelle. Une surface de contact sphérique définit une liaison sphérique,
La jonction de deux arbres doit réaliser une liaison complète, permettant 3 rotations dans 3 directions perpendiculaires
donc bloquer 6 degrés de liberté (3 rotations et 3 translations) (figure 8a ).
entre les arbres et les pièces intermédiaires, et entre les pièces Une surface plane est extrapolée de la surface sphérique (en
intermédiaires. faisant tendre son rayon vers l’infini). Elle définit une liaison plane
Le choix du nombre de pièces intermédiaires et le type de qui permet deux translations et une rotation (figure 8b ).
liaisons utilisées permettent de définir une grande variété de pro-
duits industriels. ■ Liaisons à 4 degrés de liberté
Si ces derniers se révèlent inadaptés à un besoin précis, l’ana- La ligne de contact annulaire définit la liaison linéaire annulaire.
lyse correcte des assemblages de liaisons et de leur matérialisation Celle-ci autorise 3 rotations et une translation (figure 9a ).
permet de créer tout produit spécifique.

2.2 Principales liaisons

Une liaison entre deux pièces peut se définir par :


— la surface commune (ou surface de contact) ;
— les mouvements relatifs possibles.
Nota : les mouvements relatifs provoquent, dans la surface de contact, des vitesses de
glissement relatif tangentes à la surface de contact. Surface de contact et mouvements
autorisés sont donc intimement liés.

■ Liaison à 0 degré de liberté


Aucun mouvement relatif n’est possible. La liaison est dite liaison
Figure 7 – Liaison à 2 degrés de liberté
complète. Elle peut être démontable ou non. Le but du présent article
est d’étudier les liaisons complètes entre deux arbres.
■ Liaisons à 1 degré de liberté
Une surface de contact de révolution définit une liaison pivot
permettant la rotation relative des deux pièces autour de l’axe de
révolution (figure 6a )
Une surface de contact cylindrique de base non circulaire définit
une liaison glissière, permettant la translation dans la direction du
cylindre (figure 6b ).
■ Liaison à 2 degrés de liberté
Une surface de contact cylindrique de base circulaire représente
un cumul des deux cas précédents et définit une liaison pivot
glissant, permettant une rotation et une translation dans l’axe du
cylindre (figure 7).
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Figure 6 – Liaisons à 1 degré de liberté Figure 8 – Liaisons à 3 degrés de liberté

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

Figure 10 – Liaison à 5 degrés de liberté

Les considérations de montage et de précision de la fabrication


(existence d’un intervalle de tolérance) nécessitent souvent un jeu
de montage.
Dans le cas où la liaison est sollicitée avec des efforts alternés,
le jeu interne à la liaison permet des petits mouvements, engendrant
du frottement dans les surfaces perpendiculaires à la direction du
jeu. Ce frottement a pour conséquence l’usure des surfaces, ce qui
est préjudiciable au bon fonctionnement de la liaison.
Exemple : une liaison complète entre un arbre et un flasque
d’accouplement rigide est réalisée (figure 11) grâce à :
— une liaison pivot glissant ;
— une liaison ponctuelle axiale ;
— une liaison ponctuelle orthoradiale.
L’arbre est mobile en rotation, le flasque supporte une charge radiale
fixe.
Le jeu, opposé à l’effort, évolue pendant le cycle de rotation. Il existe
donc du frottement sur les épaulements créant rapidement un jeu
axial.
Figure 9 – Liaisons à 4 degrés de liberté
■ Conclusion : pour garantir une tenue correcte de l’assemblage, il
est nécessaire de supprimer le jeu radial. Il faut donc prévoir un serrage
Le cercle de contact, lorsque son rayon augmente à l’infini, devient radial.
une ligne de contact rectiligne qui définit une liaison linéaire recti-
ligne, permettant 2 translations et 2 rotations (figure 9b ). ■ Remarque 1 : pour garantir un serrage pendant le fonctionnement
nominal, il faut prévoir :
■ Liaison à 5 degrés de liberté — le « tassement » de la rugosité ;
Lorsque le contact se limite à un point, la liaison est la liaison — les dilatations thermiques relatives ;
ponctuelle. Seule une translation est supprimée. Il reste 2 transla- — les déformations des pièces sous charge.
tions et 3 rotations (figure 10). Il faut donc choisir un serrage adapté au chargement et à son
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environnement.
■ Remarque 2 : la présence de la clavette ne règle pas ce problème.
2.3 Associations de liaisons Dans le cas du montage serré, le montage avec clavette est difficile.
Pour cette liaison, le clavetage n’est donc pas adapté.
Les liaisons mécaniques citées ci-avant ne permettent pas, à
elles seules, de réaliser l’immobilité relative de deux pièces. Il ■ Conclusion : dans le cas d’efforts alternés, il convient d’éliminer
convient donc de les associer, afin de réaliser une liaison complète. tous mouvements parasites, même de faibles amplitudes.
Le tableau 1 propose les différentes associations possibles. À cet effet, on peut :
Chaque schéma peut être modifié, la disposition n’est pas impo- — serrer les surfaces les unes sur les autres ;
sée. Il conviendra, dans une éventuelle modification géométrique, — supprimer les jeux par interposition d’un joint de colle.
de ne pas libérer de mouvement.
Nota : afin de transmettre des actions mécaniques quelconques, toutes les liaisons
doivent être bilatérales. Pour des commodités de compréhension, la bilatéralité des
liaisons n’a pas été représentée. 2.5 Limites de la transmission
par obstacle
2.4 Effet du jeu dans une liaison Les considérations d’usinage des surfaces, la précision néces-
saire à leur obtention (garantissant l’alignement parfait des deux
L’assemblage de deux pièces par une liaison mécanique demande arbres) orientent le choix de celles-ci vers des surfaces de révolu-
la fabrication de surfaces adaptées l’une à l’autre. tion issues de tournage ou de rectification. (0)

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Tableau 1 – Liaison complète par association de liaisons élémentaires

Plane + Linéaire Rectiligne


Pivot + Ponctuelle + Ponctuelle

Plane + 3 × Ponctuelle
Glissière + Ponctuelle

3 × Linéaire Annulaire

Pivot glissant + Linéaire Annulaire

2 × Linéaire Annulaire + Linéaire Rectiligne

Pivot glissant + Linéaire Rectiligne

Linéaire Annulaire + 2 × Linéaire Rectiligne

Pivot glissant + 2 × Ponctuelle


2 × Linéaire Annulaire + 2 × Ponctuelle  Il suffit de remplacer,
 dans tous les sché-
Linéaire Annulaire + Linéaire Rectiligne  mas précédents, une
+ 2 × Ponctuelle  linéaire Annulaire

Sphérique + Plane IMPOSSIBLE  ou Rectiligne par 2
Linéaire Annulaire + 4 × Ponctuelle  Ponctuelles

Sphérique + Linéaire Annulaire


+ Ponctuelle 3 × Linéaire Rectiligne
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Sphérique + Linéaire Rectiligne Il suffit de remplacer,


+ Ponctuelle Linéaire Rectiligne + 4 × Ponctuelle dans tous les schémas
précédents, une liaison
Annulaire ou Rectiligne
par 2 Ponctuelles.

Sphérique + 3 × Ponctuelle
Toute liaison peut être
remplacée par une asso-
ciation de liaisons Ponc-
6 × Ponctuelle tuelles. Il suffit, dans
tous les schémas précé-
dents, de réaliser cette
Plane + Linéaire Annulaire opération pour chaque
+ Ponctuelle liaison.

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

Dans ce cas, la liaison prépondérante est une liaison pivot, pivot De plus, les effets néfastes précédents se cumulent. La transmis-
glissant ou plane ; l’immobilisation relative est complétée par des sion des actions d’une pièce à l’autre se reporte dans la zone où les
liaisons ponctuelles. contraintes se concentrent. L’utilisation d’un obstacle ponctuel est
donc très défavorable à une utilisation cohérente et optimisée du
Exemple : liaison pivot complétée d’une clavette (figure 12).
matériau de conception.
Le couple transmissible est alors intégralement supporté par Afin de répartir plus uniformément la transmission du couple, il
l’élément ponctuel. Cela a pour conséquences : est possible de multiplier les éléments de liaisons ponctuelles. On
— de réduire grandement les performances de l’arbre, car la peut, par exemple :
présence d’une liaison ponctuelle nécessite des formes issues — doubler le nombre de clavettes ou de goupilles (figure 13) ;
d’usinage qui concentrent les contraintes par l’effet d’entaille de — transmettre le couple par cannelures (figure 14) ;
l’arbre ; — transmettre le couple par couronne dentée plane (figure 15).
— de localiser les actions mécaniques en une zone géométrique Le nombre d’obstacles est alors surabondant : le montage
limitée. devient hyperstatique. Le contact multiple n’est possible que grâce
à l’élasticité des pièces en présence.
Considérons l’exemple d’un montage à deux clavettes (figure 16).
La géométrie des surfaces est définie à la précision d’usinage près.
Il est donc impossible d’obtenir un jeu radial nul et un jeu orthoradial nul.
■ Remarque : le jeu radial influe sur le jeu orthoradial. En fonction du
chargement de la liaison, le jeu radial peut annuler ou augmenter le jeu
orthoradial (augmentation du jeu radial avec le chargement radial).
En absence de couple axial sur la liaison, le contact ne peut se faire
que sur une seule clavette que nous appelons clavette no 1. Le
couple à transmettre augmentant, la pression de contact sur la
clavette no 1 augmente jusqu’à ce que la déformabilité des pièces en
contact (arbre, clavette no 1 et manchon) permette le contact avec la
clavette no 2.
On voit donc, dans ce cas, la dissymétrie du chargement liée à la
dissymétrie de la géométrie.
■ Conclusion : l’arbre muni de deux clavettes ne pourra donc pas
transmettre deux fois le couple transmissible par le même arbre muni
d’une seule clavette.
La multiplication des obstacles ne permet pas la multiplication
du couple transmissible. Celui-ci n’est pas proportionnel au
nombre d’obstacles dans la liaison.
Cela est d’autant plus vrai que chaque obstacle diminue la résis-
tance en torsion des arbres et des manchons.

Figure 11 – Influence du jeu radial dans un montage claveté


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Figure 12 – Répartition des contraintes de cisaillement Figure 13 – Multiplication des obstacles ponctuels
dans une section d’arbre muni d’une clavette pour répartir les actions mécaniques de transmission du couple

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Figure 14 – Multiplication des obstacles


ponctuels de transmission : cannelures

Afin de permettre une transmission des actions mécaniques


équilibrée sur chaque obstacle, il convient donc d’avoir une grande
précision géométrique des surfaces en présence, ainsi qu’une rigi-
dité comparable de tous les obstacles.
En pratique seuls :
— les différentes familles de cannelures ;
— les secteurs dentés ;
peuvent permettre une fabrication précise à un coût non prohibitif.
Pour le détail de ce type de liaison, on se reportera à l’article spé-
cialisé Liaisons par obstacle [B 5 520], dans ce traité.
Figure 15 – Multiplication des obstacles ponctuels de transmission :
couronne dentée plane

3. Liaison complète
de deux arbres par adhérence
3.1 Généralités et intérêt
Les liaisons mécaniques précédentes permettent la transmission
des actions mécaniques normales aux surfaces en contact. Elles
permettent des mouvements créant des vitesses de glissement
tangentes aux surfaces en contact.
L’utilisation des phénomènes d’adhérence permet d’éviter ces
glissements, sans pour autant ajouter de liaison. La transmission
d’actions mécaniques tangentielles est alors possible.
Exemple avec une liaison plane : à une liaison plane est super-
posé un effort presseur F (figure 17). Celui-ci induit une pression de
contact Pn , normale à la surface de contact. Les actions mécaniques
exercées parallèlement au plan de contact peuvent être équilibrées par
une pression tangentielle P t . Les lois de Coulomb relatives aux phéno-
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mènes de contact et d’adhérence montrent qu’il n’y a pas de mouve-


ment relatif tant que : P t < fP n .
Il convient donc, pour garantir un non-glissement, de maintenir une
action normale suffisante.
■ Remarque 1 : f est le coefficient d’adhérence, propre au couple de
matériaux en présence, ainsi qu’à l’état de leurs surfaces (rugosité,
lubrification éventuelle).
■ Remarque 2 : dans cet exemple, pour favoriser la transmission du
couple C, il convient de disposer la surface de contact loin de l’axe de
rotation potentiel.
L’utilisation de l’adhérence dans une liaison complète se fait en
complément d’une ou de plusieurs surfaces de liaisons principales
permettant la définition géométrique de l’accouplement.
Les principales associations sont :
— surface cylindrique de révolution plus appui simple associés
à un serrage radial permettant la transmission du couple axial
(figure 18) ;
Figure 16 – Transmission du couple par un arbre muni de 2 clavettes — surface conique plus serrage axial (figure 19) ;

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

— surface plane plus liaison linéaire annulaire associée à un ser-


rage axial permettant la transmission du couple axial et participant
à la transmission de l’effort axial et des moments fléchissants
(figure 20).

3.2 Coefficient de frottement


Pour permettre la transmission des actions mécaniques, il
convient de choisir des couples de matériaux à coefficient de
frottement élevé. Néanmoins, dans la majorité des cas, la nature
structurelle des pièces d’accouplement impose l’utilisation de
l’acier, les arbres étant aussi généralement en acier. Le coefficient
de frottement est donc voisin de 0,1, mais peut chuter jusqu’à 0,04
(surface de faible rugosité, présence de lubrifiant).
Figure 18 – Liaison complète avec serrage radial par frettage

3.3 Effort presseur par frettage


L’assemblage forcé d’un manchon sur un arbre génère une pres-
sion de contact normale. La détermination de cette pression peut
se faire par la méthode des enveloppes épaisses ou par la méthode
des éléments finis.
La pression de contact est liée à la géométrie des pièces et à
l’élasticité des matériaux. Il convient de toujours prendre en
compte l’influence des variations thermiques sur les actions méca-
niques engendrées. En effet, des dilatations thermiques relatives
peuvent provoquer le défrettage d’un montage mal conçu (article
Assemblages frettés [B 5 500] dans ce traité).

3.4 Assemblage par éléments filetés


■ Utilisation directe
L’utilisation directe d’éléments filetés permet un serrage d’un
plan sur un autre. Les éléments filetés doivent être sollicités en
traction et non au cisaillement. Pour la détermination et le
dimensionnement des éléments filetés, on se reportera à l’article Figure 19 – Liaison complète avec effet de coin et serrage axial
Assemblages par éléments filetés [BM 5 563] dans ce traité.
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Figure 17 – Réalisation d’une liaison complète


en utilisant l’adhérence Figure 20 – Liaison complète avec appui plan et serrage axial

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Figure 21 – Exemples d’assemblages par éléments filetés avec effet de coin

■ Utilisation avec effet de coin 4.2 Transmission des actions mécaniques


Dans le double but de multiplier l’effet des éléments filetés et de
pouvoir transformer un serrage axial en serrage radial, on peut
interposer dans le montage une ou plusieurs pièces coniques. La Le collage permet :
figure 21 montre plusieurs dispositions constructives utilisant des — une transmission surfacique des actions mécaniques ;
organes du commerce. — une conception au plus simple des surfaces de liaison.
Ces organes permettent de réaliser toute liaison complète par Ces deux actions cumulées permettent, en évitant les
adhérence sur des pièces cylindriques, donc en particulier de deux concentrations de contraintes, d’utiliser les arbres de façon optimale.
arbres par l’intermédiaire d’un manchon commun.

4.2.1 Conception

4. Liaison complète Les surfaces utilisées sont aussi simples que possible. La surface
cylindrique de révolution permet un collage efficace des manchons
de deux arbres par collage (figure 22). La colle est sollicitée au cisaillement.
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La présence du joint de colle, dont l’épaisseur est fonction du


Dans une liaison entre deux arbres, le collage peut avoir deux type de colle, ne permet pas de garantir une coaxialité parfaite des
effets différents : deux arbres. Un usinage complémentaire permet de localiser une
— suppression des jeux dans une réalisation par obstacles ; zone de guidage et une zone de collage. Pour garantir une zone de
— transmission des actions mécaniques. guidage assurant une coaxialité parfaite, il convient de légèrement
serrer les pièces en présence. Une qualité d’ajustement permettant
un montage-démontage au maillet suffit à maintenir les pièces à
coller. La portée géométriquement correcte entre arbre et manchon
4.1 Suppression des mouvements parasites permet d’obtenir une épaisseur de joint parfaitement calibrée
(figure 23).
Le paragraphe 2.4 a montré l’influence du jeu dans une liaison,
en particulier dans le cas où des actions mécaniques génèrent des Une disposition symétrique de deux zones de guidage augmente
petits mouvements parasites. la coaxialité des deux pièces à monter (figures 24 et 25). Dans ce
cas, il convient de prévoir la mise en place de la colle. Une injec-
Dans ce cas, le collage n’est qu’un colmatage des différents jeux. tion par circulation forcée de la colle en phase liquide permet le
La transmission des efforts se fait par les obstacles (clavettes, gou- remplissage du joint de colle. Le débordement de la colle dans des
pilles, cannelures, etc.). Les propriétés de la colle utilisée doivent évents prévus à cet effet garantit le bon remplissage. L’injection de
être : la colle peut être réalisée avec une seringue (pièce unitaire) ou
— une bonne tenue mécanique à la compression ; avec un pistolet doseur de colle (figure 24) (grande série). Des
— une capacité à remplir les interstices de faible volume et sur- injecteurs automatiques permettent une robotisation du collage.
tout de faible épaisseur ;
— une compatibilité avec l’ambiance thermique et chimique.

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

Remarque : un orifice supplémentaire permet de mettre la


cavité en dépression et ainsi garantit le bon remplissage de la
zone de collage (figure 26).
Procédure :
— boucher l’orifice d’injection par le nez du système
d’injection ;
— mettre la cavité en dépression (pompe à vide) ;
— injecter la colle.

4.2.2 Critères de résistance du joint de colle

Pour garantir un bon collage, il faut s’assurer de la cohésion du


joint dans le temps.
■ Il faut une colle compatible avec l’ambiance thermique et
chimique de l’assemblage.
■ Il faut une non-rupture adhésive du joint de colle. Cette spécifica-
tion est liée à la qualité de préparation des surfaces à coller. Cette
préparation de surface est fonction des matériaux. Les principaux
assemblages d’arbres utilisent les matériaux suivants.
● Aciers
Suppression des traces d’oxydation et rayure des surfaces : ces
deux opérations peuvent être réalisées simultanément par pon-
çage à la toile émeri ou au papier de verre, ou par brossage.
Nettoyage et dégraissage grâce à un solvant adapté (alcool, acé-
tone, trichloréthylène, etc.).
Mise en place d’un primaire d’adhésion : la nécessité de ce pri-
maire est fonction du type de colle utilisé. Les colles anaérobies ne
nécessitent généralement pas de primaire d’adhésion. Les colles
époxy voient leur adhésion nettement renforcée par la mise en
place d’un primaire d’adhésion.

Figure 22 – Collage élémentaire de deux arbres et d’un manchon


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Figure 24 – Collage d’un manchon avec double zone de guidage :


2 dispositions possibles
Figure 23 – Positionnement géométrique et collage d’un arbre
et d’un manchon

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Aciers inoxydables

La séquence de préparation est identique à celle des aciers. Les
deux premières étapes peuvent être remplacées par une passiva-
tion chimique.
● Alliages d’aluminium
La mise en place du primaire d’adhésion ainsi que le collage
doivent être effectués au cours du processus d’oxydation anodique
en vue de la protection de surface. Ils s’effectuent avant le colma-
tage des microcratères créés lors de l’oxydation anodique, soit
quelques heures (moins de 4) après celle-ci.
■ Il faut une non-rupture cohésive du joint de colle. Il faut que, pen-
dant toute la durée de vie de l’assemblage et en tout point de
celui-ci, la résistance de la colle soit supérieure à son chargement Figure 25 – Collage d’un arbre à portée conique,
local. Dans le cas nous intéressant, les sollicitations du joint de colle procurant précision et serrage
se résument essentiellement à un cisaillement. Cette contrainte de
cisaillement est liée :
— à la géométrie du joint de colle ;
— au chargement ;
— à la rigidité des pièces en présence ;
— aux dilatations thermiques entre les pièces.
Le dimensionnement de l’assemblage collé permet de quantifier
les trois premiers points. Le quatrième (dilatations thermiques)
peut être sans effet si les dilatations sont identiques. Il convient
donc de toujours choisir des couples de matériaux en présence
ayant le même coefficient de dilatation.

4.2.3 Dimensionnement d’un collage


entre un tube et un arbre

Pour la détermination d’un collage intervenant dans la liaison Figure 26 – Injection de colle avec dépression
entre deux arbres, examinons le modèle décrit par la figure 27. Un
arbre est collé dans un tube (ou manchon), le joint de colle étant
d’épaisseur constante.
Les notations utilisées dans ce paragraphe sont :
C (N · mm) couple transmissible par l’assemblage ;
M a (x ) (N · mm) moment de torsion dans l’arbre, dans la
section droite d’abscisse x ;
M t (x ) (N · mm) moment de torsion dans le tube, dans la
section droite d’abscisse x ;
τ (x ) (MPa) contrainte tangentielle dans le joint de
colle, à l’abscisse x ;
Ga (MPa) module d’élasticité transversal du maté-
riau constituant l’arbre ;
Gt (MPa) module d’élasticité transversal du maté-
riau constituant le tube ;
G (MPa) module d’élasticité transversal de la
colle ;
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d (mm) diamètre de l’arbre ;


 (mm) longueur collée ;
x (mm) abscisse dans la zone collée : 0  x   ;
e (mm) épaisseur du joint de colle ;
Ia (mm4) inertie polaire de section droite de
l’arbre ;
It (mm4) inertie polaire de section droite du tube ;
ka (N · mm2 · rd –1) rigidité spécifique torsionnelle de l’arbre
(k a = G a I a) ; Figure 27 – Transmission des actions mécaniques
kt (N · mm2 · rd –1) rigidité spécifique torsionnelle du tube par un joint de colle
(k t = G t I t) ;
θ a (x ) (rd) rotation de la section droite de l’arbre
d’abscisse x ; dimensionnement provoquerait la ruine de l’assemblage.
θ t (x ) (rd) rotation de la section droite du tube Examinons différentes hypothèses de rigidité de l’arbre et du tube
d’abscisse x. (figure 28).
● 1 re hypothèse : l’arbre et le tube sont rigides (indéformables) ;
■ Détermination de la contrainte maximale de cisaillement le couple transmis C déforme le joint de colle. Les déformations de
dans le joint de colle l’arbre et du tube étant supposées inexistantes, la rotation relative
La répartition de la contrainte tangentielle de cisaillement n’est entre le tube et l’arbre θ t (x ) – θ a (x ) est constante sur toute la
pas uniforme. Il convient donc de ne pas comparer la contrainte longueur collée. La contrainte tangentielle dans la colle est donc
moyenne à la contrainte admissible : en effet, un tel constante.

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

Figure 29 – Modélisation du collage d’un arbre et d’un tube

Relation caractérisant la torsion de l’arbre :


d θa Ma ( x ) Ma ( x )
----------- = -------------------- = -------------------- (1)
dx Ga Ia ka

Relation caractérisant la torsion du tube :


dθ M t (x ) M t (x )
-----------t = -------------------- = -------------------- (2)
dx G t It kt

Relation caractérisant le cisaillement du joint de colle (figure 30) :


τe
 
d d d
θ t ----- + e – θ a ----- ≈ ( θ t – θ a ) ----
- = ----------
2 2 2 2G
τ ( x )e
soit θ t ( x ) – θ a ( x ) = ------------------ (3)
dG
Transmission des actions mécaniques colle-arbre (figure 31) :
d
M a ( x + dx ) – M a ( x ) + ----- πd ⋅ dx ⋅ τ ( x ) = 0
2
πd 2 dM a ( x )
soit τ ( x ) ------------ = – ------------------------- (4)
2 dx
Transmission des actions mécaniques colle-tube (figure 32) :
Figure 28 – Contraintes tangentielles dans un joint de colle
et déformation selon les rigidités d
M t ( x + dx ) – M t ( x ) – ----- πd ⋅ dx ⋅ τ ( x ) = 0
2
πd 2 dM t ( x )
2 e hypothèse : l’arbre est rigide et le tube déformable. On entend

soit τ ( x ) ------------- = + ------------------------- (5)
2 dx
par déformations les déformations élastiques liées au couple de tor-
sion. Le moment de torsion dans le tube est évolutif de l’abscisse ■ Résolution du problème
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x=0àx=  : Retranchons (1) de (2) :


M t (0) = 0 et M t () = C dθ dθ a M Ma
-----------t – ----------- = ---------t- – ---------
-
La déformation est donc évolutive avec l’abscisse x. dx dx kt ka
La contrainte tangentielle, liée à la rotation relative θ t (x ) – θ a (x ), On pose :
est maximale pour x =  et cette valeur maximale est nettement M M
supérieure à la valeur moyenne. M = ---------t- – ---------a- = M ( x )
kt ka
● 3 e hypothèse : l’arbre et le tube sont déformables. Les deux
déformations se cumulent pour donner une évolution de la d
d’où --------- ( θ t – θ a ) = M ( x )
contrainte présentant un minimum pour les valeurs moyennes de x. dx
C’est dans le cadre de cette dernière hypothèse, la plus réaliste, que
nous aborderons le problème suivant. La relation (3) s’écrit :

■ Modélisation du problème (figure 29) eτ


θ t – θ a = ----------
dG
Un arbre et un tube sont collés sur une longueur  . L’épaisseur e
de colle est faible devant le diamètre d de l’arbre. e dτ
d’où M = ---------- --------- (6)
dG dx
L’arbre et le tube sont sollicités en torsion. Le joint de colle n’est
sollicité qu’au cisaillement.

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Conditions aux limites :

 Mt = 0  C
x = 0   – M ( 0 ) = – ------
 Ma = C  ka

 Mt = C  C
x =    – M (  ) = + --------
 Ma = 0  kt

Intégration : l’équation différentielle (8) admet une solution géné-


rale de la forme :
Figure 30 – Isolement d’un tronçon du joint de colle M (x ) = A sh λ x + B ch λ x
Les conditions aux limites permettent de calculer A et B :
C C
M ( 0 ) = B = – -------- soit B = – --------
ka ka

M (  ) = A sh λ  + B ch λ 
C C
= A sh λ  – -------- ch λ  = -------
ka kt

 ------k - + -------  sh λ 
C C 1
soit A = - ch λ  -----------------
k t a

sh λ x
k k  sh λ  k
Figure 31 – Isolement d’un tronçon d’arbre C C C
d’où M ( x ) = ------- + -------- ch λ  ----------------- – -------- ch λ x (9)
t a a

On tire de (7) :
2K d
τ ( x ) = ------------
- --------- [ M ( x ) ]
πd 2 dx

- ch λ   ----------------- – -------- sh λ x
 ------k1- + -------
2K λ 1 ch λ x 1
d’où τ ( x ) = -------------
-C (10)
πd 2 t k a sh λ  k a

2K λ k a + k t ch λ 
τ ( 0 ) = -------------
- C ------------------------------------
-
πd 2 k a k t sh λ 

2K λ k t + k a ch λ 
τ (  ) = -------------
- C ------------------------------------
-
Figure 32 – Isolement d’un tronçon de tube πd 2 k a k t sh λ 

kak t
Comme K = -------------------
- , il vient :
Additionnons la relation (4) divisée par k a et la (5) divisée par k t ; ka + kt
il vient :
2 λ C k a + k t ch λ  1 
d M
  πd 2
 
τ ( 0 ) = ------------
- ------------------------------------- ⋅ ----------------- 
M 1 1
--------- ---------t- – ---------a- = ------------- τ ------- + -------- πd 2 ka + k t sh λ  
dx k t 2 kt ka
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ka  (11)
2 λ C k t + k a ch λ  1 
On pose : τ (  ) = ------------
- ------------------------------------- ⋅ ----------------- 
πd 2 ka + kt sh λ  
kakt
K = -------------------
-
ka + kt et si k t > ka τ (0) > τ (  )
d πd 2
d’où --------- ( M ) = ------------- τ (7) ka > k t τ ( ) > τ (0)
dx 2K
De (6) et (7) on tire, en éliminant τ : Soit k 1 = Sup (k a , k t ) et k 2 = Inf (k a , k t ),

2Ke d 2 M 2C λ k 2 + k 1 ch λ 
M = ------------------ --------------
- alors τ max = ------------
- -----------------------------------------
πd 3 G dx 2 πd 2 ( k 1 + k 2 ) sh λ 
πd 3 G
soit, en posant λ 2 = ------------------ Si la contrainte était uniformément répartie, elle aurait la valeur
2Ke
moyenne :
d 2M C 2C
λ 2 M – -------------
- = 0 (8) τ moy = -------------------
- = ---------------
-
dx 2 d2 πd 2 
π --------- 
2
τ max
On pose ∆ = --------------
-
τ moy

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____________________________________________________________________________________________________________ ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

k 2 + k 1 ch λ 
d’où ∆ = λ  -----------------------------------------
( k 1 + k 2 ) sh λ 
k1
soit, avec r = -------- ( > 1 ) :
k2
1 + r ch λ  
∆ = λ  ----------------------------------
( 1 + r ) sh λ  


 
G t I t Ga Ia 
avec r = Sup --------------- , ---------------
G a Ia G t It 

 (12)
πGd 3  2 
λ = ------------------------- 
2Ke 

G t I t ⋅ Ga Ia 
K = --------------------------------
- 
G t I t + Ga Ia 
■ Vérification d’un joint de colle
● Connaître les valeurs suivantes :
 longueur du collage ;
e épaisseur du collage ;
G module d’élasticité transversal de la colle ;
G t module d’élasticité transversal du tube ;
G a module d’élasticité transversal de l’arbre ;
I t inertie polaire de section droite du tube ;
I a inertie polaire de section droite de l’arbre.
● Déterminer le collage comme si la contrainte était uniformé-
ment répartie :
2C
τ moy = ---------------
-
πd 2 

● Calculer le coefficient ∆ par la formule (12) ou le déterminer à


l’aide de l’abaque (figure 33) ou du tableau 2.
● Vérifier que ∆ · τ moy est inférieur à la valeur admissible par la
colle.
Figure 33 – Détermination du coefficient  en fonction de r
et du produit  
Remarque : le choix des dimensions doit permettre d’optimi-
ser le collage. Une augmentation des dimensions ne conduit
pas nécessairement à une augmentation des performances de
l’assemblage (figure 34). Dans cet exemple, une longueur du
collage supérieure à 6 mm ne modifie en rien la performance de
l’assemblage.
De manière générale, il faut préconiser :
— la rigidité des pièces à assembler ;
— la souplesse du joint de colle ; en particulier il faut éviter
des épaisseurs trop faibles.
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(0)

Figure 34 – Contrainte tangentielle maximale dans le joint de colle,


en fonction de la longueur collée

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ACCOUPLEMENTS D’ARBRES _____________________________________________________________________________________________________________

Tableau 2 – Détermination du coefficient  en fonction de r et du produit  

 r=1 r=2 r=5 r = 10 r = 20 r = 50 r = 100 r = 1 000

0,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00


0,50 1,02 1,04 1,06 1,07 1,08 1,08 1,08 1,08
1,00 1,08 1,16 1,24 1,27 1,29 1,30 1,31 1,31
1,50 1,18 1,34 1,50 1,57 1,61 1,64 1,65 1,66
2,00 1,31 1,57 1,82 1,94 2,00 2,04 2,06 2,07
2,50 1,47 1,83 2,18 2,34 2,43 2,49 2,51 2,53
3,00 1,66 2,11 2,56 2,77 2,89 2,96 2,99 3,01
3,50 1,86 2,41 2,96 3,21 3,35 3,44 3,47 3,50
4,00 2,07 2,72 3,36 3,65 3,82 3,93 3,96 4,00
4,50 2,30 3,03 3,77 4,10 4,29 4,41 4,46 4,50
5,00 2,53 3,36 4,18 4,55 4,77 4,90 4,95 5,00
5,50 2,77 3,68 4,59 5,00 5,24 5,39 5,45 5,49
6,00 3,01 4,01 5,01 5,46 5,72 5,88 5,94 5,99
6,50 3,26 4,34 5,42 5,91 6,19 6,37 6,44 6,49
7,00 3,51 4,67 5,84 6,36 6,67 6,86 6,93 6,99
7,50 3,75 5,00 6,25 6,82 7,14 7,35 7,43 7,49
8,00 4,00 5,34 6,67 7,27 7,62 7,84 7,92 7,99
8,50 4,25 5,67 7,08 7,73 8,10 8,33 8,42 8,49
9,00 4,50 6,00 7,50 8,18 8,57 8,82 8,91 8,99
9,50 4,75 6,33 7,92 8,64 9,05 9,31 9,41 9,49
10,00 5,00 6,67 8,33 9,09 9,52 9,80 9,90 9,99
10,50 5,25 7,00 8,75 9,55 10,00 10,29 10,40 10,49
11,00 5,50 7,33 9,17 10,00 10,48 10,78 10,89 10,99
11,50 5,75 7,67 9,58 10,45 10,95 11,27 11,39 11,49
12,00 6,00 8,00 10,00 10,91 11,43 11,76 11,88 11,99
12,50 6,25 8,33 10,42 11,36 11,90 12,25 12,38 12,49
13,00 6,50 8,67 10,83 11,82 12,38 12,75 12,87 12,99
13,50 6,75 9,00 11,25 12,27 12,86 13,24 13,37 13,49
14,00 7,00 9,33 11,67 12,73 13,33 13,73 13,86 13,99
14,50 7,25 9,67 12,08 13,18 13,81 14,22 14,36 14,49
15,00 7,50 10,00 12,50 13,64 14,29 14,71 14,85 14,99
15,50 7,75 10,33 12,92 14,09 14,76 15,20 15,35 15,48
16,00 8,00 10,67 13,33 14,55 15,24 15,69 15,84 15,98
16,50 8,25 11,00 13,75 15,00 15,71 16,18 16,34 16,48
17,00 8,50 11,33 14,17 15,45 16,19 16,67 16,83 16,98
17,50 8,75 11,67 14,58 15,91 16,67 17,16 17,33 17,48
18,00 9,00 12,00 15,00 16,36 17,14 17,65 17,82 17,98
18,50 9,25 12,33 15,42 16,82 17,62 18,14 18,32 18,48
19,00 9,50 12,67 15,83 17,27 18,10 18,63 18,81 18,98
19,50 9,75 13,00 16,25 17,73 18,57 19,12 19,31 19,48
20,00 10,00 13,33 16,67 18,18 19,05 19,61 19,80 19,98
25,00 12,50 16,67 20,83 22,73 23,81 24,51 24,75 24,98
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par Guy VALEMBOIS N
Agrégé de Mécanique, Professeur du cadre des ENSAM
Responsable de la formation des agrégés de Mécanique
à l’Université Paul Sabatier de Toulouse
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8 - 1992
Doc. B 5 816

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