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ARTICLE

TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR
Techniques L’expertise technique et scientifique de référence
de l'Ingénieur

p2645
bm5122
Spectrométrie
Dynamique de masse
des rotors - Principe
en torsion -
et appareillage
Répartition de l'inertie et de la raideur

Date de publication : 12/09/2014


10/04/2000
Par :
Henri BLANC
Guy BOUCHOUX
Ingénieur des Arts et Métiers, Docteur ingénieur agrégé en mécanique, Professeur à l'ENSAM
Professeur
Bordeaux à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau
Michel SABLIER
Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Guy BOUCHOUX
Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Michel SABLIER
Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Cet article fait partie de la base documentaire :


Mesures - Analyses
Mécanique des éléments tournants
Dans le pack : Fonctions
Mesures - et
Analyses
composants mécaniques
et dans l’univers : Technolgies de l’information
Mécanique

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Dynamique des rotors en torsion


Répartition de l’inertie et de la raideur
par Henri BLANC
Ingénieur des Arts et Métiers
Docteur ingénieur agrégé en mécanique
Professeur à l’ENSAM Bordeaux

1. Principe de la modélisation................................................................... BM 5 122 – 2


2. Modélisation d’un tronçon axisymétrique ........................................ — 2
2.1 Tronçon cylindrique plein de diamètre constant ...................................... — 2
2.2 Tronçon cylindrique de diamètre constant avec un alésage centré ........ — 3
2.3 Tronçon épaulé possédant un congé torique ............................................ — 3
2.4 Tronçon conique .......................................................................................... — 4
3. Modélisation d’un tronçon droit de section constante
et non axisymétrique .............................................................................. — 4
3.1 Représentation de la raideur répartie ........................................................ — 4
3.2 Représentation de l’inertie répartie............................................................ — 8
4. Modélisation d’un tronçon coudé ....................................................... — 8
4.1 Calcul de la rigidité torsionnelle du coude ................................................ — 8
4.2 Calcul du moment d’inertie du coude........................................................ — 12
4.3 Représentation de la raideur et de l’inertie réparties du coude............... — 12
5. Modélisation d’un coude et des pièces mobiles associées.......... — 12
5.1 Calcul du moment d’inertie équivalent moyen de la bielle et du piston — 12
5.2 Représentation de la raideur et de l’inertie réparties ............................... — 14
6. Modélisation des liaisons rotor-rotor ................................................. — 14
6.1 Liaisons entre deux rotors ayant même vitesse ....................................... — 14
6.2 Liaisons entre deux rotors ayant des vitesses différentes ....................... — 15
7. Modélisation des hélices........................................................................ — 20
8. Exemples de modélisation d’installations industrielles................ — 20
8.1 Installation de production d’air comprimé ................................................ — 20
8.2 Installation marine ....................................................................................... — 21
8.3 Moteur de mobylette JAWA........................................................................ — 22
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Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. BM 5 125

ette phase de modélisation est essentielle dans l’étude de la dynamique des


C rotors en torsion. Elle est aussi délicate et doit être abordée avec rigueur et
méthode. L’article qui suit a pour objectif la présentation des différentes
règles à mettre en œuvre afin de produire un modèle représentatif du comporte-
ment torsionnel de l’installation que l’on souhaite étudier.
Cet article fait partie d’une série sur la dynamique des rotors en torsion :
— BM 5 120 Introduction ;
— BM 5 121 Types d’excitations permanentes ;
— BM 5 122 Répartition de l’inertie et de la raideur ;
— BM 5 123 Analyse des régimes de fonctionnement ;
— BM 5 124 Étude des amortisseurs de torsion.

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

1. Principe de la modélisation La figure 1 montre un exemple de modélisation d’un réducteur en


supposant que les dentures des roues dentées sont souples. En
toute rigueur, les bagues intérieures des roulements sont aussi à
intégrer au niveau des inerties. Leur influence sur la rigidité du
Une ligne d’arbre est constituée d’un ensemble de pièces en tronçon est à quantifier en fonction de l’ajustement prévu.
liaison, soit entre elles – liaisons rotor-rotor – soit, entre le bâti et un Pour les tronçons usuellement rencontrés lors de la modélisation
rotor – liaisons rotor-bâti –. On représente de manière discrète la des lignes d’arbres industrielles, on indique, dans les paragraphes
répartition réelle de la raideur en torsion et de l’inertie par rapport à suivants, les résultats permettant d’identifier les paramètres de
l’axe de rotation. Le modèle est constitué d’une succession de raideur et d’inertie.
disques d’inertie indéformables placés aux extrémités de
ressorts de torsion sans masse. La ligne d’arbre est découpée
suivant un ensemble de tronçons en nombre et taille adaptés en Remarques
fonction de ce que l’on cherche et, de la complexité de la géométrie Cette opération de modélisation est toujours délicate. En par-
des rotors. Pour chaque tronçon, on identifie sa rigidité torsion- ticulier, la finesse de découpage de chaque rotor devra être
nelle équivalente et son moment d’inertie équivalent par appréciée en fonction du nombre de pulsations propres cher-
rapport à l’axe de rotation. Le modèle de chaque rotor est obtenu chées et de la forme des déformées modales associées. Des
par assemblage des éléments précédents ; une liaison rotor-rotor démarches itératives sont souvent nécessaires pour valider une
peut n’être représentée que par un ressort de torsion, son moment modélisation.
d’inertie étant nul, c’est l’exemple d’un contact entre deux roues L’expérience montre que la plus grande difficulté réside dans
dentées élastiques (en supposant que le contact est permanent). De le calcul des rigidités équivalentes en torsion, surtout dans le
manière symétrique, une roue dentée est remplacée par un disque cas de tronçons non axisymétriques ou de liaisons rotor-rotor.
d’inertie seul, sa rigidité en torsion étant très grande par rapport à En utilisant le formalisme propre à la méthode des éléments
celle des arbres. finis, le modèle utilisé met en œuvre un élément fini unidimen-
sionnel à deux nœuds avec un degré de liberté par nœud cor-
respondant au déplacement en rotation de la section. Les
fonctions d’interpolation du déplacement sont linéaires et, si K
est la rigidité équivalente en torsion du tronçon, la matrice de
rigidité élémentaire s’écrit :

K –K
–K K
Liaisons supposées T5 T6
infiniment rigides T4 La représentation de la répartition de l’inertie utilise la
méthode dite des masses concentrées qui conduit à une matrice
de masse élémentaire diagonale. Cette matrice est non cohé-
rente par rapport au choix des fonctions d’interpolation pour le
déplacement.

T1 T2
T3
2. Modélisation d’un tronçon
axisymétrique

2.1 Tronçon cylindrique plein de diamètre


Modèle torsionnel
constant
ramené à une vitesse
de rotation donnée
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2.1.1 Représentation de la raideur répartie


I1 K1 I1 I2 I3 K2 I4 I5 I6 K3 I6
Elle est prise en compte par un ressort de torsion sans masse dont
la rigidité est calculée à partir des résultats de la résistance des
matériaux qui supposent que toute section droite reste plane après
Tronçons Moment d'inertie Rigidité équivalente déformation. Dans la mesure où aucun couple extérieur n’est
réels équivalent en torsion appliqué en cours de tronçon, le moment de torsion Mt dans le
T1 2 I1 K1 tronçon est constant ainsi que l’angle de torsion unitaire θ. On a :
T2 I2 Infinie α
M t = GJθ ou M t = GJ ---
T3 I3 Non déformé L
Liaison entre dents Nul K2 avec G (Pa) module de cisaillement transversal du
T4 I4 Non déformé matériau du tronçon,
4
T5 I5 Infinie πD
J = ---------- (m4) moment quadratique polaire de la section de
T6 2 I6 K3 32 diamètre D par rapport à l’axe de rotation,
L (m) longueur du tronçon,
Figure 1 – Modèle d’un réducteur de vitesse pour l’étude α (rd) angle de rotation relatif entre les deux sections
des vibrations de torsion limitant le tronçon.

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____________________________________________________________________________________________________ DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION

La rigidité équivalente Keq en N.m/rd s’écrit donc : 2.1.5 Longueur équivalente d’un tronçon
GJ
K eq = -------- La valeur numérique K (N.m/rd) de la rigidité torsionnelle d’un
L
tronçon peut s’exprimer comme la longueur < eq (m) d’un tronçon
de sorte que cylindrique de diamètre Deq(m) et de module de cisaillement trans-
versal Geq(Pa) qui aurait une rigidité égale. Cette longueur équiva-
M t = K eq α lente < eq permet de contrôler plus facilement les ordres de
grandeur relatifs des rigidités trouvées numériquement. Son calcul
est aisé et on a :
2.1.2 Représentation de l’inertie répartie
G eq J eq
< eq = -------------------
-
L’inertie répartie du tronçon est représentée par deux disques K
indéformables identiques placés aux extrémités du ressort de 4
torsion. Si ρ (kg/m3) est la masse volumique du tronçon et D (m) son π D eq
- (m4) moment quadratique polaire de torsion de la
avec J eq = ---------------
diamètre constant, ces inerties ponctuelles Ieq, exprimées en kg.m2 32
ou N.m.s2, se calculent ainsi : section circulaire équivalente.

2 2
πD
I eq = ---  ρ ---------- L -------
1 D
2 4 8 2.2 Tronçon cylindrique de diamètre
constant avec un alésage centré
2.1.3 Précautions à prendre pour la modélisation

Le nombre de tronçons choisi doit permettre une représentation Par combinaison de sections comme le présente la figure 2, il est
satisfaisante de l’inertie réelle répartie. Un critère pratique appli- possible de déterminer les caractéristiques cherchées en
cable impose que la valeur du moment d’inertie concentré obtenue « retranchant » l’inertie ou la rigidité de l’alésage à l’inertie ou la
pour chaque tronçon soit plus petite ou égale au plus petit moment rigidité du tronçon cylindrique plein.
d’inertie concentré modélisé dans l’installation.
En outre, plus le nombre de nœuds de la déformée, module à
prendre en compte, est grand, plus la discrétisation sera fine. 2.3 Tronçon épaulé possédant
un congé torique
2.1.4 Modèle continu

Il est possible de calculer les pulsations propres d’un arbre de 2.3.1 Représentation de la raideur répartie
diamètre constant en utilisant un modèle continu [7]. Une des hypo-
thèses essentielles utilisée est que toute section droite de l’arbre Dans certaines situations, il est nécessaire de prendre en compte
reste plane après déformation. Cela impose que l’élancement de avec précision un épaulement complété éventuellement par un
l’arbre doit être suffisant. Dans ce cas, l’équation aux dérivées raccordement de rayon r. On calcule la longueur équivalente d’un
partielles suivante est à intégrer. tronçon comportant un épaulement en suivant la démarche
présentée par la figure 3.
2 2
∂ α ( x, t ) 2 ∂ α ( x, t )
- = a ----------------------
---------------------- - La longueur ∆ < à ajouter à < 1 est donnée par les courbes
2 2
∂t ∂x suivantes (figure 4) qui ont été établies par le BICERA [1].
La longueur équivalente < eq du tronçon peut être calculée à partir
avec α (x,t ) (rd) angle de torsion fonction du temps t et de la
d’un arbre de diamètre équivalent Deq et en utilisant un matériau
position axiale x,
G équivalent identique au matériau réel. On obtient :
a ---- (m/s) célérité de l’onde de torsion dans le milieu
ρ continu et homogène, ∆< D eq 4 D
4
< eq = <1 + -------  D 1  ---------- + < 2
eq
---------
-
G (Pa) D 1   D1   D2 
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module de cisaillement transversal du matériau


de l’arbre,
Nota : Le cas d’un arbre épaulé sans congé de raccordement est caractérisé par r = 0.
ρ (kg/m3) masse volumique du matériau de l’arbre.
En considérant que l’arbre est encastré à ses deux extrémités ou
libre-libre, les pulsations propres obtenues sont : 2.3.2 Représentation de l’inertie répartie

ω p = ------- a p = 1, 2, …(entier) Le tronçon est partagé en deux parties de longueurs égales. Les
< inerties des parties droite et gauche sont cumulées respectivement
avec < (m) longueur de l’arbre de diamètre constant. aux nœuds droit et gauche du tronçon.
Si une des deux extrémités est encastrée et l’autre libre, on
obtient :

( 2 p – 1 )π
ω p = ------------------------- a p = 1, 2, …(entier)
2<
= –
La discrétisation choisie de cet arbre sera considérée comme
correcte s’il y a une bonne correspondance entre les deux premières
pulsations trouvées et celles obtenues en résolvant numériquement
le problème aux valeurs propres discret. Figure 2 – Calcul des caractéristiques d’un tronçon alésé

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

,1 ,2 ,2
,eq

D1 D2 = D1 + D2 = Deq
r

,1 ∆,

Figure 3 – Influence d’un congé torique sur la rigidité d’un tronçon épaulé

D1
∆,
D1

r
0,15 =0 ,
R1

0,1

0,10 D2
0,2
Figure 5 – Géométrie d’un tronçon conique
0,3
0,05
0,4

0,5
0
1 1,5 2 2,5 3
D2 3. Modélisation d’un tronçon
2 R1 = D1 D1
droit de section constante
Figure 4 – Détermination de la longueur équivalente et non axisymétrique
d’un congé torique [1]

2.4 Tronçon conique 3.1 Représentation de la raideur répartie

2.4.1 Représentation de la raideur et de l’inertie Elle est prise en compte par un ressort de torsion sans masse
réparties dont la rigidité ne peut plus être calculée à partir des résultats classi-
ques de la résistance des matériaux. Dans ce cas, les sections droites
De manière usuelle, la discrétisation d’un arbre conique conduit à ne se déforment pas en restant planes, mais subissent un gauchisse-
des tronçons dont la longueur < est choisie pour que la variation ment que l’on peut supposer indépendant de la section considérée.
relative entre les diamètres limites ne dépasse pas 15 % (soit On a :
D 2 ⁄ D 1 < 1, 15 ) (figure 5).
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La rigidité et l’inertie sont calculées en considérant le tronçon cylin- α


M t = GJ T ---
drique de même longueur et le diamètre moyen Dm = (D1 + D2)/2. L

2.4.2 Remarque avec G (Pa) module de cisaillement transversal du matériau du


tronçon,
Il est possible de calculer exactement la rigidité torsionnelle d’une JT (m4) inertie de torsion de la section,
partie conique d’un arbre sans avoir la nécessité de la découper en
L (m) longueur du tronçon,
tronçons. Si < est sa longueur, D1 et D2 ses diamètres minimal et
maximal, on obtient : α angle de rotation relatif entre les deux sections
limitant le tronçon.
G eq D eq
4
 1 1  Deux approches sont possibles pour calculer J T.
< eq = < ---------- ----------------------------  --------- – ---------
G 3 ( D2 – D1 )  D 3 D 3 
1 2 ■ Utilisation d’un logiciel de calcul
La rigidité est exprimée en terme de longueur équivalente < eq Cet outil numérique permet de résoudre, pour la section consi-
d’un tronçon d’arbre cylindrique de diamètre Deq dont le module de dérée, l’équation telle que :
cisaillement transversal est Geq. Toutes les longueurs sont expri-
mées en mètre et les modules de cisaillement en pascal. 2 2
∂ Φ ∂ Φ
Par contre, la longueur du tronçon considéré doit permettre une ---------2- + ---------2- = Cte
représentation satisfaisante de la répartition de l’inertie. ∂x ∂y

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____________________________________________________________________________________________________ DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION

Les conditions aux limites imposent que le vecteur contrainte T


soit tangent au contour de la section. Il est souhaitable que cette V f
section ne possède pas d’angle vif, surtout si des angles sont
rentrants. Cette recommandation est aussi formulée dans le cas du A / B = 0,4
calcul des contraintes de scission. 0,75 1,20

La fonction Φ solution est définie en tout point (x, y ) de la section


droite du tronçon et elle permet de calculer l’angle de torsion 0,70 1,15
unitaire en fonction du couple appliqué. On en déduit la valeur de
l’inertie de torsion de la section ainsi que le calcul des contraintes
de scission [21].
0,65 1,10

Remarque
Une analogie mécanique permet de simuler la solution de 0,5 A/B =
0,60 1,05
l’équation précédente à partir d’une membrane parfaitement
flexible, appuyée sur le contour de la section et tendue par une 0,2
différence de pression constante. Dans cette situation, l’inertie 0,7
de torsion de la section est proportionnelle au volume compris 0,55 0,4 1,00
entre la membrane et le plan de la section. La valeur du cisaille-
ment en un point est proportionnelle à la pente de la membrane 0,5
en ce point.
0,50 0,7 0,95
1,0 R
A 1,0
1,2 1,2
■ Utilisation d’abaques de résultats 1,5
0,45 0,90

Ces abaques ont été obtenus après résolution de l’équation précé- 1,5
dente pour des cas usuels de sections. Ils sont issus de la référence B
[18]. La définition des grandeurs adimensionnelles, permettant de 0,40 0,85
rendre applicable ces résultats à tout autre dimension de section, 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
est déduite de l’analogie de membrane. Le coefficient de rigidité B/R
torsionnelle V, sans dimension, est lu sur les abaques [9], [10], [11], Figure 6 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
[12], [13], [14], [15], [16], [17] ou [18]. On en déduit l’inertie de torsion cas d’un tronçon possédant une rainure de clavette [18]
du tronçon de section constante à partir de l’expression suivante :

JT = 2VR 4 V f

R
A
d’où la rigidité torsionnelle équivalente du tronçon de longueur L 0,8 1,5
(en N.m/rd) :

GJ 0,7 B 1,4
K eq = ----------T-
L

avec G (Pa) module de cisaillement transversal du matériau 0,6 1,3


de l’arbre, A / B = 0,3
V valeur adimensionnée lue sur les abaques (figures
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0,5 1,2
6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, et 15), 0,4

R (m) rayon de référence de la section défini sur les A/B =


abaques, 0,4 1,1
0,3
L (m) longueur du tronçon. 0,4
0,5 0,5
Dans ces conditions, on a V = π/4 pour une section circulaire. 0,3 1,0
0,7 0,7
0,8 0,8
1,0
Remarques 1,0
0,2 1,5 0,9
Par combinaison de sections élémentaires dont on connaît les
rigidités en torsion, il est possible de calculer une approxima- 1,5
tion satisfaisante de la rigidité d’un très grand nombre de sec-
tions réelles. 0,1 0,8
Sur les figures des abaques, f est un facteur permettant le 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
calcul de la contrainte de cisaillement maximal à un des points B/R
les plus proches de l’axe repérés sur les schémas par des croix
bleues (cf. [BM 5 123]). Figure 7 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
cas d’un tronçon possédant deux rainures de clavette opposées [18]

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

V f V f
0,8
1,5

1,5
2,0
R
A

A/B =
0,7 2,2 A / B = 0,2
1,4 0,65

0,6 B 2,0 0,4


1,3 0,60
0,5
0,6
0,5 1,8 1,2 0,55

0,8

1,2
0,4 1,6 R
1,1 A 0,50

1,0

0
B

1,
0,3 1,4 1,0 0,45
A / B = 0,3
1,2
2,0
A/B = 0,8
0,2 1,2 0,9 0,40
0,3 2,0 0,6
1,5
1,0
0,5 0,5
0,7 0,5 0,4
0,1 1,0 0,8 0,35
0,7 0,2
1,0
2,0
0,8 0,7
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
B/R B/R

Figure 8 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle : cas Figure 10 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
d’un tronçon possédant quatre rainures de clavette symétriques [18] cas d’un tronçon possédant deux cannelures opposées [18]

V f V f
B
1,15
R
A R
1,5 A
1,10
B
1,4 0,65
1,05 A/B = 0,65 A / B = 0,2
0,2
0,4
0,5 1,3 0,60
0,6 0,60 0,4
1,00

0,8 0,5
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1,2 0,55
0,95 0,55 0,6
1,0
1,5
1,2 1,1 0,8 0,50
0,90 0,50 1,2
2,0

1,0
1,5

,0
B=

1,5
2

=2
1,0

1,5
0,45
1,

1,2
0
1, 0,45
A/

0,85

A/B

0
0,8 0,6

1,
2,0

8
0,
0,5
0,4 0,9 0,6 0,40
0,80 0,40 0,5
0,2
0,4
0,8 0,2
0,75
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
B/R B/R
Figure 9 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle : cas Figure 11 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
d’un tronçon possédant une cannelure [18] cas d’un tronçon possédant quatre cannelures symétriques [18]

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____________________________________________________________________________________________________ DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION

V f
V f
0,8 8,0
R
0,8
0,7 (2) 7,0
(2)
(3)
0,6 H 6,0
0,7 4,0
(3)
0,5 (2) 5,0
(1) R
H (3)
0,4 (3) 4,0 0,6 3,5

0,3 R H 3,0 (2)


0,5 3,0
(1)
0,2 2,0 (1) (2)
H
(1) (3)
0,1 1,0 0,4 2,5
R A
0 0 (1)
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
0,3 2,0
H/R
(2)
Figure 12 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
cas d’un tronçon possédant un ou plusieurs méplats [18] 0,2 (3) 1,5

0,1 1,0
(1)

V Pour B = R, V = 1,12 f
1,1 5,5
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
A/R
1,0 5,0
2B Figure 14 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
cas d’un tronçon possédant une ou plusieurs rainures à section
0,9 4,5 circulaire [18]

2R
0,8 4,0

V f
Forme P rp = 0,2R
0,7 3,5 1,1 b 9,0
Pb
rp
1,0 R
Pa a 8,0
0,6 3,0
0,9
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C 7,0
0,8
0,5 2,5 C 6,0
0,7
R R
0,6 5,0
0,4 2,0 C
Ma M
0,5 4,0
C
0,3 1,5 0,4
P a 3,0
R
0,3
rm 2,0
0,2 1,0 b
0,2 Forme M
Mb
1,0
0,1
0,1
0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
B/R C/R

Figure 13 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle : Figure 15 – Détermination du coefficient de rigidité torsionnelle :
cas d’un tronçon de section rectangulaire [18] cas d’un tronçon à section cruciforme [18]

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3.2 Représentation de l’inertie répartie avec J* moment quadratique de la section transversale du


bras par rapport à l’axe x’ x (figure 18).
Dans le cas de cette figure 18 :
On calcule le moment d’inertie du tronçon à partir d’une décom-
b 3 1 b 3
J ∗ = --- A 0  --- + ------ A 1 b + --- A 2  ---
position en éléments simples de la section. L’utilisation du théorème 1 3 1
de Huyghens conduit à des calculs systématiques. Le moment 6 2 12 6 2
d’inertie trouvé I est pris en compte par deux disques indéformables 3 A0 A2
J ∗ = ------  ------- + A 1 + ------- 
de moment d’inertie I/2 qui sont placés aux deux extrémités du b
ressort de torsion représentant la raideur du tronçon. 12 4 4
d’où
A0 A
< eb = ------- + A 1 + ------2- ;
4. Modélisation d’un tronçon 4
3
4
Rd t
coudé — calculer <e0 à partir de -----------------
3
- et du recouvrement relatif C
< eb b e
dm dt
De manière usuelle, un tronçon coudé est rencontré lors de la -------- + ----- – R
2 2
modélisation d’un vilebrequin que l’on décompose en tronçons C = ------------------------------
R
successifs. En général, ces derniers sont constitués d’un maneton,
des deux bras de liaison et des deux demi-tourillons (figure 16). La figure 19 permet la détermination de < e0.

4.1 Calcul de la rigidité torsionnelle Demi- Bras Maneton Bras Demi- Recouvrement
du coude tourillon tourillon des soies

Deux types d’analyse sont possibles. La première met en œuvre la


méthode des éléments finis et demande un maillage volumique. Il

dm
s’ensuit un effort de modélisation très important. La seconde utilise la

dim
méthode du British International Combustion Engine Research Asso-
ciation (BICERA) [1] qui est applicable à toutes les formes de vilebre-

R
quin. Parmi les méthodes simples à mettre en œuvre, c’est la plus
précise ; elle tient compte en détail de la géométrie réelle du coude.

dt

dit
4.1.1 Description de la méthode du BICERA [1]
,t ,t
2 ,b ,m ,b 2 b
Nous donnons ci-après les étapes successives de cette méthode.
Très souvent, les deux bras composant un coude n’ont pas une
géométrie identique. Dans ce cas, il est commode de considérer les
deux demi-coudes composant le tronçon à modéliser. La rigidité en Figure 16 – Dimensions caractéristiques d’un coude de vilebrequin [1]
torsion des deux demi-coudes est exprimée en longueur équiva-
lente pour un matériau de même module de cisaillement trans-
versal. Le diamètre équivalent choisi sera celui du tourillon d t.
Les dix étapes suivantes sont à suivre.
bmin bmin
1) Calculer la longueur équivalente des deux demi-tourillons bmin
4
d t
< et = < t -----------------------
4 4
d t – d it bmax bmax
avec < t = 2 <t/2.
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2) Calculer la longueur équivalente du maneton


4 a bras circulaire b bras ovale c bras biconcave
d t
< em = < m ----------------------------
4 4
-
d m – d im
Figure 17 – Forme de bras de vilebrequin [1]
3) Calculer la longueur équivalente < e0 du bras rectangu-
laire de référence. Pour cela, il faut :
— calculer la largeur équivalente du bras be ; dans le cas d’un A0 A1 A2
bras rectangulaire, nous avons immédiatement et sans rectification
be , mais, si les bras sont circulaires, ovales ou biconcaves comme
l’indique la figure 17, la largeur équivalente est déterminée par :
b
1 1  1 1  2
- = ---  ---------------
-------- -
- + --------------
be
3 2  b max b min 
3 3 X' X

— calculer, si les bras comportent une dépouille, l’épaisseur équi-


valente < eb
12 J ∗
< eb = -------------
3
-
b Figure 18 – Bras de vilebrequin avec dépouille [1]

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,e0 0,1
1,6 C = – 0,5 C = 0 – 0,1 – 0,1
0,2 – 0,1
0,3
dt ∆,e1
0,075
– 0,3 dt
1,4
0,050
0
– 0,4 – 0,5
1,2 0,025
0,2
0,4 0
1,0
0,6 – 0,025
0,8
0,8
1 – 0,050

0,6 be 0,1
C=0
0,075 0,2
0,4 dt 0,4
R 0,050 0,6
0,8
0,2 dm
0,025 1,0

0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5
Rdt3 – 0,025

,eb be3 – 0,050


0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
,e0 longueur équivalente du bras rectangulaire de référence
be3
dt3
Figure 19 – Détermination de < e0 [1]
∆,e1 /dt terme correctif de longueur équivalente

4) Calculer le terme correctif ∆ < e1 /dt


Ce terme prend en compte le recouvrement relatif C et la largeur Figure 20 – Détermination de ∆ <e1/dt [1]
3 3
relative du bras b e ⁄ d t . Il est déterminé à partir de l’abaque de la
figure 20.
5) Calculer le terme correctif ∆ < e2 /dt
∆,e2 0,2
Il tient compte de l’écart de diamètre entre le tourillon et le
maneton en fonction du recouvrement relatif C et de dt /dm. On le dt
détermine à partir de l’abaque de la figure 21. 0,15 dt
6) Calculer le terme correctif ∆ < e3 /dt dm
= 1,3
On détermine l’influence du forage des bras à partir du rapport
a/R et du recouvrement relatif C. On a : 0,1
1,2
a = R – (rit + rim – e)
avec e excentricité de l’alésage. 0,05 1,1
La valeur de ∆ < e3 /dt est déduite de l’abaque de la figure 22.
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7) Calculer le terme correctif ∆ < e4 /dt 0


On mesure l’influence des rayons de raccordement des tourillons – 0,4 – 0,3 – 0,2 – 0,1 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
rft et des manetons rfm. C
L’abaque de la figure 23 permet, par lecture, la détermination de ∆,e2 /dt terme correctif tenant compte de l'écart de diamètre entre
∆ < ef /dt et de ∆ < ef /dm. La correction totale est : le tourillon et le maneton

∆< e4 ∆< ef ∆< ef  d t  3


----------- - + ----------- --------
- = ---------- Figure 21 – Détermination de ∆ <e2 /dt [1]
dt dt d m  d m
8) Calculer le terme correctif ∆ <e5/dt
— pour le côté du maneton, on calcule
L’abaque de la figure 24 permet de déterminer l’influence des
chanfreins arrière et des chanfreins latéraux. h bm <eb
- et -------
-------------------------------- -
Chanfreins arrière : ( dm ⁄ 2 ) + h0 dm
— pour le côté du tourillon, on calcule et on lit la valeur correspondante de ∆ <ec /dm à partir de la figure 24.
h bt < eb La correction totale pour les chanfreins arrière est :
- et --------
-----------------------------
( dt ⁄ 2 ) + h1 dm ∆< e5 ′ ∆< ec ∆< ec  d t  3
- + ------------ --------
-------------- = -----------
et on lit la valeur correspondante de ∆ < ec /dt à partir de la figure 24. dt dt d m  d m

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∆,e3 ,eb
1,2
dt h0
rim e hbm hsm
1,0 a
R R
rit
0,8 hst
hbt h1
0,6 arrière latéral
C = – 0,25 0 + 0,25 – 0,5
0,4 Chanfreins
axe du
maneton 0,1
0,2
∆,ec
dt ou dm 0,08
0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0
a 0,06
R A I II
0,04
∆,e3 /dt terme correctif tenant compte de l'influence du forage des bras
0,02
Figure 22 – Détermination de ∆ <e3 /dt [1]
0

∆,ef 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8


dt hsm hst hbm hbt
0,1
ou ou
ou dm dt , dm dt
+ h0 + h1 + h0 + h1
∆,ef 0,08 2 2 2 2

dm
0,06
A axe du maneton
I ,eb /(dm ou dt ) = 0,42
0,04 rft rft chanfrein arrière
II ,eb /(dm ou dt ) = 0,66
rfm rfm chanfrein latéral
0,02
∆,ec /dt et ∆,ec /dm termes correctifs tenant compte de l'influence
des chanfreins
0

– 0,02 Rayon encastré Rayon normal Figure 24 – Détermination de ∆ <ec/dt et ∆ <ec/dm [1]

– 0,04
0,2 0,15 0,1 0,05 0 0,05 0,1 0,15 0,2
2rft 2rfm 10) Calculer la longueur équivalente du coude pour un
ou diamètre équivalent d t (les deux bras droit et gauche sont supposés
dt dm identiques).

∆,ef /dt et ∆,ef /dm termes correctifs tenant compte de l'influence des rayons <e = 2 <eb + <et + <em
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de raccordement des tourillons rft et des manetons rfm


Remarque
Figure 23 – Détermination de ∆ <ef/dt et ∆ <ef/dm [1] Il existe de nombreuses formules permettant de calculer la rigi-
dité d’un arbre coudé (formules de Carter, Geiger, Ker Wilson,
Seelman, Timoshenko, Tuplin, Gironnet...) En général, elles ne
Chanfreins latéraux : dans le cas où les chanfreins latéraux sont applicables qu’à un type bien précis de vilebrequin et elles
descendent au-dessous de l’axe du maneton et du tourillon, sont moins précises que la méthode précédemment décrite. Leur
l’abaque de la figure 24 permet de déterminer ∆ <ec /d t et ∆ <ec /dm. utilité était réelle quand les moyens de calcul utilisables étaient
La correction est calculée par : beaucoup plus faibles que ceux actuellement disponibles.
∆< e5 ′′ ∆< ec ∆< ec  d t  3
--------------- - + ------------ --------
- = -----------
dt dt d m  d m
4.1.2 Exemple
La correction totale due aux chanfreins est :
Nous allons calculer la longueur équivalente d’un coude dont un
∆< e5 ∆< e5 ′ ∆< e5 ′′
-----------
- = -------------
- + ---------------
- demi-coude est défini par la figure 25. Le second est identique au
dt dt dt premier mais ne possède qu’un chanfrein B à l’arrière du maneton,
9) Calculer la longueur équivalente des bras le chanfrein A étant supprimé.
La longueur équivalente est calculée pour un diamètre équivalent
< e0 ∆< e1 ∆< e2 ∆< e3 ∆< e4 ∆< e5
< eb = d t  -------
- + ------------ + ------------ + ------------ + ------------ + ------------ dt = 54,8 mm. On se reportera au paragraphe 4.1 pour suivre le
 dt dt dt dt dt dt  déroulement du calcul.

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6) Pas de forage d’où ∆ < e3 /dt = 0.


bmin = 68
7) Terme correctif ∆ < e4 /dt
Les rayons de raccordement sont normaux (non encastrés de
valeurs rft = rfm = 1,35. A partir de l’abaque (figure 23), pour
35

B 2rft/d t = 0,049 et 2rfm/d m = 0,056 :


48 ∆< ef
1,35 ----------- = 0, 022
dt
∆< ef
42
----------- = 0, 021
dm
On en déduit :
54,8

∆< e4 54, 8 3
- = 0, 022 + 0, 021  ------------- = 0, 053
46

-----------
A dt  48 
7 8) Terme correctif ∆ < e5 /dt
6 bmax = 77 Chanfreins arrière :
13,5 17,4 13,6 — du côté du tourillon, à partir de l’abaque (figure 24) pour
h bt 46 < eb
- = ------------------------------ = 1, 34 et -------- ≈ 0, 32 ,
-----------------------------
Les cotes sont en millimètres. ( dt ⁄ 2 ) + h1 54, 8 ⁄ 2 + 7 dm

Figure 25 – Caractéristiques d’un demi-coude pour calcul on obtient :


par la méthode du BICERA
∆< ec
- = 0, 08
-----------
dm
4.1.2.1 Longueur équivalente <e1 du demi-coude possédant
deux chanfreins A et B — du côté du maneton, à partir de l’abaque (figure 24) pour

1) Longueur équivalente du demi-tourillon (avec d it = 0). h bm 35 < eb


- = ------------------------ = 1, 13 et -------- ≈ 0, 36 ,
--------------------------------
< et ( dm ⁄ 2 ) + h0 48 ⁄ 2 + 7 dm
54, 8 4
- = ------ ×  ------------- = 13, 5 mm
27
------
2 2  54, 8 on obtient :
2) Longueur équivalente du demi-maneton (avec d im = 0). ∆< ec
- = 0, 025
-----------
< em 27, 2 54, 8 4 dm
- = ------------- ×  ------------- = 23, 1 mm
---------
2 2  48  Au bilan :
3) Longueur équivalente < e0 du bras rectangulaire de référence : ∆<′e5 54, 8 3
— largeur équivalente du bras be, ------------- = 0, 08 + 0, 025 ×  ------------- = 0, 12
dt  48 
1
- = ---  --------3- + --------3-
--------
1 1 1 ∆< ′′e5
be
3 2  77 68
 ---------------
dt
- = 0
b e = 71, 9 mm ∆< e5
------------ = 0, 12
pas de dépouille, d’où < eb = <b = 17,4 mm, dt
— valeur de <e0 à partir de
9) Longueur équivalente du bras.
Rd 3t 42 × ( 54, 8 )
3
- = ---------------------------------------3 = 1, 07
----------------- < eb = 54,8 (0,61 – 0,019 + 0,08 + 0 + 0,053 + 0,12) = 46,25 mm
3
< eb b e 17, 4 × ( 71, 9 )
10) Longueur équivalente du demi-coude pour un diamètre équi-
et du recouvrement relatif, valent d t.
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48 54, 8 < et < em


------ + ------------- – 42
2 2 - + ---------- = 46, 25 + 13, 5 + 23, 1 = 82, 85 mm
< e1 = < eb + ------
C = --------------------------------------- = 0, 224 2 2
42
D’où, d’après l’abaque (figure 19) : 4.1.2.2 Longueur équivalente < e2 du demi-coude possédant
< e0 un seul chanfrein B
- = 0, 61
-------
dt Seul le terme correctif ∆ < e5 /d t doit être recalculé. On obtient
4) Terme correctif ∆ < e1/d t comme pour le calcul 8) précédent :
D’après l’abaque (figure 20), pour la largeur relative du bras ∆< ec
- = 0, 025
-----------
 71 ,9 3
------------- = 2, 26 :
dm
 54, 8 ∆< e5

Le terme correctif ------------- est alors égal à :
∆< e1 dt
- = – 0, 019
----------- ∆< e5 ′ 54, 8 3
dt ------------- = 0, 025 ×  ------------- = 0, 037
dt  48 
5) Terme correctif ∆ < e2 /dt
d 54, 8
D’après l’abaque (figure 21), pour -------t- = ------------- = 1, 14 : Comme pour le calcul précédent :
dm 48
∆< e2 ∆< e5 ′′
------------ = 0, 08 - = 0
-------------
dt dt

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On obtient :
Ic
∆< e5
------------ = 0, 037
dt
La longueur équivalente de ce bras est alors :
< eb = 54,8 (0,61 – 0,019 + 0,08 + 0 + 0,053 + 0,037) = 41,7 mm
,e1 ,e2
La longueur équivalente de ce demi-coude est :
< et < em
- + ---------- = 41, 7 + 13, 5 + 23, 1 = 78, 3 mm
< e2 = < eb + ------ Figure 26 – Modèle d’un coude à un disque
2 2

4.1.2.3 Longueur équivalente du coude


La longueur équivalente du coude comportant un bras à deux
chanfreins et l’autre bras à un chanfrein est : I1 I2
,e – ,et
< e = < e1 + < e2 = 82,85 + 78,3 = 161,15 mm
Cette valeur est proche de celle déduite de l’expérimentation qui est
égale à 161,7 mm.
,et /2 ,et /2

4.2 Calcul du moment d’inertie du coude Figure 27 – Modèle d’un coude à deux disques

Pour chaque élément d’un coude, les moments d’inertie par


rapport à l’axe de rotation du vilebrequin sont calculés.
■ Demi-tourillon : 4.3.2 Modèle à deux disques
It ρπ 4 4 Le disque unique précédent est décomposé en deux disques dont
--- = ------- ( d t – d it ) < t
2 64 les moments d’inertie sont tels que :
I1 = It /2+ Im /2 + Ib1
avec ρ (kg/m3) masse volumique du matériau.
et
■ Maneton I2 = It /2+ Im /2 + Ib2
On calcule d’abord son moment d’inertie par rapport à l’axe La répartition de raideur est représentée par trois ressorts de
passant par son centre de gravité et parallèle à l’axe du vilebrequin, torsion sans masse définis par leurs longueurs équivalentes
ensuite on détermine son moment d’inertie par rapport à l’axe du données sur la figure 27.
vilebrequin en utilisant le théorème de Huyghens :
4 4
ρ < m π d m – d im 2 2 2
- + R ( d m – d im )
I m = --------------- ----------------------------
4 8 5. Modélisation d’un coude
■ Bras droit et gauche et des pièces mobiles
Si l'on ne dispose pas de logiciels de CAO qui, en général, permet-
tent de tels calculs à partir du dessin de la forme, on effectue un associées
découpage de chaque bras et de son contrepoids, s’il existe, en
éléments simples. Puis, pour chaque élément, après avoir calculé
son moment d’inertie par rapport à un axe passant par son centre de 5.1 Calcul du moment d’inertie équivalent
gravité et parallèle à l’axe du vilebrequin, on détermine son moment moyen de la bielle et du piston
d’inertie par rapport à l’axe du vilebrequin en appliquant le théo-
rème de Huyghens. Enfin, le moment d’inertie de chaque bras Ib1 ou
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Ib2 par rapport à l’axe du vilebrequin est obtenu en sommant les On calcule le moment d’inertie équivalent moyen de la bielle et du
valeurs élémentaires précédentes. piston notée Ieq (kg.m2) en supposant que les liaisons sont sans jeu
■ Le moment d’inertie total Ic du coude est donc égal à : et les pièces indéformables. De manière usuelle, on représente ce
Ic = It + Im + Ib1 +Ib2 moment d’inertie moyen par une masse concentrée Me (kg) placée
sur l’axe du maneton à une distance R (m) de l’axe du vilebrequin.
On a :
4.3 Représentation de la raideur Ieq = MeR2
et de l’inertie réparties du coude A partir du paramétrage défini par la figure 28, l’expression de
l’énergie cinétique de la bielle et du piston s’écrit :
4.3.1 Modèle à un disque 1 2
E c = --- I ( α, ϕ ) α˙
Il est constitué d’un disque indéformable de moment d’inertie Ic 2
en liaison avec deux ressorts de torsion sans masse dont les rigi- Les angles α et ϕ sont liés par la condition géométrique de liaison
dités sont égales à celles du demi-coude droit et gauche considérés sans jeu telle que :
(figure 26).
R
Ces rigidités sont représentées par les longueurs équivalentes <e1 sin ϕ = ---- sin α
L
et < e2 des deux demi-coudes qui peuvent être différentes. En
général, le diamètre équivalent utilisé est égal à celui du tourillon et avec R (m) distance OA,
le matériau équivalent est identique à celui du vilebrequin. L (m) distance AB.

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On a : Remarque
2 2 Pour une bielle admettant deux plans de symétrie et dont la
I ( α, ϕ ) = m p R ( tan ϕ cos α – sin α ) répartition de masse est telle que le centre de gravité est situé à
un tiers de la longueur de la bielle à partir de l’axe de la tête, la
2 <B <A R 2 cos 2 α
2 2
+ m b R  ------ cos α +  ------ tan ϕ cos α – sin α + J ----  -----------------
2 masse équivalente de l’équipage mobile peut être approchée
 L L  L  par :
cos 2 ϕ
1 3 1 I
avec I (kg.m2) inertie instantanée de l’attelage mobile (piston, M e = --- m p + --- m b + --- -----2-
bielle, segments), 2 4 2 L
mp (kg) masse du piston, de son axe et des segments, 1
M ep = --- m p
mb (kg) masse de la bielle, 2
< B (m) distance GB, 3 1 I
M eb = --- m b + --- -----2-
4 2 L
< A (m) distance GA,
J (kg.m2) moment d’inertie de la bielle par rapport à l’axe
passant par G et parallèle à l’axe du vilebrequin
Exemple : ces formules simples appliquées à l’exemple donnent :
(on suppose que la bielle admet deux plans de
symétrie). Mep = 0,255 kg,
Exemple : la courbe de la figure 29 montre l’évolution de I en fonc- Meb = 0,593 kg.
tion de la position angulaire de la manivelle (α) pour les données suivan-
tes :
— masse du piston : 0,51 kg, Certains auteurs proposent comme formule l’expression suivante :
— masse de la bielle : 0,648 kg, 1 5
— moment d’inertie de la bielle par rapport à son centre de gravité : M e = --- m p + --- m b
2 6
0,004 kg.m2,
— longueur de la bielle : 0,1365 m,
— distance entre le centre de gravité G et la tête de bielle :
0,0455 m,
— rayon de la manivelle : 0,042 m. y0

La masse équivalente me de l’attelage mobile est par définition Piston


liée à l’axe du maneton. Son énergie cinétique doit à tout instant
être égale à l’énergie cinétique de l’attelage mobile. On obtient :
ϕ
1 2 1 2 2 1 2 2 B
E c = --- I ( α, ϕ ) α˙ = --- m e ( α, ϕ ) R α˙ = --- ( m eb ( α, ϕ ) + m ep ( α, ϕ ) ) R α˙
2 2 2
avec mep(kg) masse équivalente du piston, des segments et de
son axe, Bielle

meb(kg) masse équivalente de la bielle.


α
La valeur moyenne de ces masses équivalentes est obtenue par :
G
π π

∫ ∫
1 1 I ( α, ϕ )
M e = --- m e ( α, ϕ ) dα = --- - dα
----------------
π π 2 A
0 0 R
π π

∫m ∫m
1 1 Vilebrequin
= ---
π eb ( α, φ ) dα + ---
π ep ( α, ϕ ) dα = M ep + M eb
x0
0 0
0

Soit :
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Figure 28 – Paramétrage de l’attelage mobile et du vilebrequin


π

∫m
1 2
M ep = ---
π p ( tan ϕ cos α – sin α ) dα
0

et I (kg.m2)

π 0,00250
<B <A

2 2
m b   ------ cos 2α +  ------ tan ϕ cos α – sin α  dα
1
M eb = ---
π L L 0,00200
0
π

∫J
2 cos α 2
1 0,00150
--- ----------------
1
+ --- - dα
π  L 2
0 cos ϕ 0,00100
Il est facile d’obtenir une valeur satisfaisante de ces intégrales par 0,00050
intégration numérique.
0,00000
Exemple : les résultats obtenus dans le cas de l’exemple sont : 0 1 2 3 4 5 6 7
α (rd)
Mep = 0,261 kg,
Figure 29 – Variation du moment d’inertie instantané
Meb = 0,591 kg.
de l’attelage mobile

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5.2 Représentation de la raideur 6. Modélisation des liaisons


et de l’inertie réparties
rotor-rotor
5.2.1 Modèle à un disque
6.1 Liaisons entre deux rotors ayant
Il est construit à partir du modèle du coude à un disque (§ 4.3.1, même vitesse
figure 26). Il suffit de rajouter au moment d’inertie du disque la
valeur moyenne du moment d’inertie Ieq de l’attelage mobile. Le
moment d’inertie final du disque du modèle vaut I = Ic + Ieq. 6.1.1 Liaisons par cannelures axiales
Ce type de liaison est assez souvent rencontré, surtout dans le cas
où un accouplement entre deux arbres doit être facilement démon-
5.2.2 Modèle à trois disques table. Le calcul de la rigidité globale de cette liaison demande
l'analyse de phénomènes complexes comme le contact entre les
En considérant le modèle à deux disques défini au paragraphe flancs des cannelures, tant dans la direction circonférentielle entre
4.3.2, figure 27, on place un disque d’inertie Ieq situé dans le plan de les différentes cannelures que dans la direction axiale le long de
l’équipage mobile. Ainsi, la rigidité des deux ressorts de torsion chaque cannelure. Dans le cas de très faible couple moyen transmis,
encadrant le nouveau disque tient compte d’une éventuelle dissy- quand l'adaptation élastique des cannelures n'assure pas un contact
métrie des bras du coude (figure 30). suffisamment réparti sur tous les obstacles, on constate très
souvent une variation de la rigidité globale en fonction de la valeur
du couple moyen transmis.
5.2.3 Modèle à quatre disques Dans la mesure où l'on considère des cannelures normalisées
soumises à un couple de torsion suffisamment élevé, les deux para-
Ce modèle (figure 31) convient particulièrement aux équipages mètres essentiels qui conditionnent aussi la rigidité globale de cette
mobiles des moteurs en V, avec bielles côte à côte. liaison sont le diamètre extérieur du moyeu De et la longueur L de la
zone de contact potentielle entre les cannelures.
Il est construit à partir du modèle du coude à deux disques défini
au paragraphe 4.3.2 auquel on rajoute deux disques de moment Le BICERA [1] a proposé un modèle empirique de calcul qui est
d’inertie Ieq dans les plans des équipages mobiles. décrit par la figure 32. On a :

1 1 1
------ = ------ + ------
Kg K1 K2
(,em/2)+ ,eb1 (,em/2)+ ,eb2
avec Kg rigidité globale de la liaison,
K1 rigidité du cylindre de diamètre D et de longueur L /3,
K2 rigidité du cylindre de diamètre De et de longueur 2L /3,
D diamètre nominal des cannelures,
De diamètre extérieur du moyeu cannelé.
,et/2 ,et/2
Pour des cannelures définies par la norme NF E 22-141, la réfé-
I1 I2 rence [15] montre que les résultats obtenus par ce modèle sont
Ieq corrects si l'on suppose :
L = 2,25 D
avec ,em, ,eb1, ,eb2 et ,et définis au § 4.1. De = D + 4m
On a :
,em + ,eb1 + ,eb2 = ,e – ,et Pour d'autres choix de L et De, il est nécessaire de réaliser des
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études spécifiques, théoriques ou expérimentales [14]. La précision


nécessaire pour cette identification devra être d'autant plus grande
que la zone de contact entre cannelures sera proche d'un nœud de
Figure 30 – Modèle à trois disques d’un coude vibration et donc très déformée.
et des pièces mobiles associées

6.1.2 Liaisons par accouplement élastique

Il faut attacher beaucoup d'importance à la modélisation des


,et /2 ,eb2 ,em ,eb1 ,et /2 accouplements surtout lorsqu'ils ont une grande souplesse en
torsion, car, dans ces cas-là, les nœuds de vibrations se situent à
leur niveau.
Nous verrons que toute modification de la raideur de l'accouple-
ment a une influence notable sur certains modes de vibration et
que, du choix d'un accouplement, peut dépendre la bonne tenue
I1 Ieq Ieq I2 d'une ligne d'arbre.
Le modèle d'un accouplement est constitué généralement de
Figure 31 – Modèle à quatre disques d’un coude deux disques de moment d'inertie I1 et I2, séparés par un ressort de
et des pièces mobiles associées torsion de rigidité K (figure 33).

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N E0 (tr/min)et N S0 (tr/min) représentent les vitesses de rotation


Moyeu cannelé moyennes des deux rotors E et S, on a :
N E0 = R ES N S0 ou N S0 = R SE N E0
avec RES ou R SE rapport algébrique de transmission (R ES = 1/R SE).
L’indice 0 représente la référence du bâti supposé galiléen.
De D = D + De
L L'existence de vibrations de torsion impose de définir pour
chaque roue dentée ou poulie une vitesse de rotation instantanée
L /3 Ω10 (rd/s)et Ω20 (rd/s). On peut écrire :
L 2L /3 Ω 10 = n E0 + α˙ 10
Arbre cannelé

Ω 20 = n S0 + α˙ 10
Figure 32 – Méthode du BICERA pour le calcul de la rigidité globale
N E0 π
d’une liaison par cannelures axiales avec n E0 = -------------- (rd/s) vitesse de rotation moyenne du rotor E,
30
N S0 π
n S0 = ------------- - (rd/s)vitesse de rotation moyenne du rotor S,
30
α 10 (rd/s)
˙ vitesse induite par les vibrations de torsion
affectant la roue 1,
α˙ 20 (rd/s) vitesse induite par les vibrations de torsion
Flasque lié
affectant la roue 2.
Éléments de liaison
au rotor 1
de grande souplesse
6.2.1 Liaisons infiniment rigides
Flasque lié
au rotor 2 Dans certaines situations, il est possible de supposer que l'élasti-
cité des pièces transmettant le couple moyen est négligeable devant
celle des arbres auxquels elles sont connectées. Pour illustrer cette
situation, nous considérons d'abord un réducteur à engrenage
possédant un seul niveau de réduction et, ensuite, un réducteur à
I1 I2 train épicycloïdal.

6.2.1.1 Réducteur à un niveau de réduction


K
On représente schématiquement l’installation intégrant le réduc-
teur par la figure 34. Le rotor grande vitesse E est représenté par un
disque d'inertie I3 relié à la roue dentée d'inertie I1 par le ressort de
torsion de rigidité K1. Le rotor petite vitesse S est représenté par un
disque d'inertie I4 relié à la roue dentée d'inertie I2.par le ressort de
torsion de rigidité K2.

Figure 33 – Modèle torsionnel d’un accouplement

La rigidité torsionnelle K de l'accouplement est déterminée pour


le couple nominal qu'il doit transmettre.
I4
La longueur équivalente < e de l'accouplement, dans le matériau
de module de cisaillement transversal G et, pour un diamètre équi-
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valent De, est : Vitesse de Roue dentée


rotation
Moment d'inertie I2
4 moyenne
GπD e K2 Nombre de dents Z2
< e = ------------------ NS0 du rotor S
32 K

6.2 Liaisons entre deux rotors ayant


des vitesses différentes I3
Roue dentée Vitesse de
rotation
Les solutions technologiques usuellement rencontrées sont : Moment d'inertie I1
moyenne
— deux roues dentées composant un engrenage ; Nombre de dents Z1 K1 NE0 du rotor E
— deux pignons dentés associés à une chaîne ;
— deux poulies reliées par une courroie.
L'assemblage de ces éléments par l'intermédiaire d'arbres de
liaison constitue l'architecture classique des réducteurs et des multi-
plicateurs. Il est possible, comme dans le cas des trains épicycloï-
daux, d'avoir plusieurs engrènements sur la même roue dentée. Si Figure 34 – Schéma d’une ligne d’arbres à deux niveaux de vitesses

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En supposant de plus que le contact entre les flancs des dentures


est permanent, on en déduit : Paramètres de position : α30 α10 α40
(1)

Ω 10 = R ES Ω 20 et α̇ 10 = R ES α̇ 20

ou
Ω 20 = R SE Ω 10 et α̇ 20 = R SE α̇ 10 (1)
K1 (RSE)2K2
Z2 Z1
avec R ES = – ------ ou R SE = – ------ rapport algébrique de transmis-
Z1 Z2
I3 I1+(RSE)2I2 (RSE)2I4
sion.
En choisissant correctement l’origine du temps, on obtient la rela-
tion holonome (indépendante du temps et des vitesses) suivante : Figure 35 – Modèle de l’installation définie à la figure 34 ramené
à la vitesse du rotor E
α 10 = R ES α 20 (2)

L’énergie cinétique de l’installation considérée s’écrit :


La rigidité équivalente du rotor S ramenée à la vitesse du rotor E
2
1 2 1 2 1 2 1 2 est égale à R SE K 2 . Il est alors possible de représenter le modèle
E c = --- I 3 Ω 30 + --- I 1 Ω 10 + --- I 2 Ω 20 + --- I 4 Ω 40
2 2 2 2 équivalent de l'installation qui se compose de trois disques reliés
par deux ressorts de torsion (figure 35).
avec Ω 30 = n E0 + α̇ 30 et Ω 40 = n S0 + α̇ 40 ,
α̇ 30 (rd/s) vitesse induite par les vibrations de 6.2.1.2 Réducteur à train épicycloïdal
torsion affectant le disque 3,
α̇ 40 (rd/s) vitesse induite par les vibrations de On se place dans les mêmes conditions que précédemment. Le
torsion affectant le disque 4. rotor grande vitesse E est représenté par le disque de moment
d'inertie I4 relié à la planète de moment d'inertie I3 par le ressort de
En tenant compte de la relation entre les vitesses [relation (1)], on torsion de rigidité K1. Sa vitesse moyenne est NE0. Le rotor petite
obtient : vitesse S est représenté par le disque de moment d'inertie I5 relié au
1 2 1 2 2 1 2
porte satellite de moment d'inertie I1 par le ressort de torsion de
E c = --- I 3 Ω 30 + --- ( I 1 + R SE I 2 ) Ω 10 + --- I 4 Ω 40 (3) rigidité K2. Sa vitesse moyenne est NS0. La couronne repérée C est
2 2 2
liée au bâti. Un nombre n de satellites est placé entre la planète et la
2
L’expression I 1 + R SE I 2 représente l’inertie équivalente des deux couronne. L'entraxe commun des roues dentées est noté a ’. Le
roues dentées ramenée à la vitesse de rotation du rotor E. schéma de cette installation est représenté par la figure 36.
La fonction de force U s’exprime comme : Les calculs de l'énergie cinétique et de la fonction de force de
l'installation sont effectués à partir du paramétrage initial défini par
1 2 1 2 la figure 36. On obtient :
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- K 2 ( α 40 – α 20 )
2 2
1 2 1 2 1 2 2 2
En tenant compte de la relation holonome [relation (2)], on E c = --- I 4 Ω 40 + --- I 3 Ω 30 + --- n [ I 2 Ω 20 + m 2 ( a ′) Ω 10 ]
2 2 2
obtient : 1 2 1 2
+ --- I 1 ( Ω 10 ) + --- I 5 ( Ω 50 )
1 2 1 2
2 2
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- K 2 ( α 40 – R SE α 10 ) (4)
2 2 avec Ω40 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du disque 4,
Ω 40 = n E0 + α̇ 40 ,
En utilisant le formalisme de Lagrange, les équations déduites
des expressions (3) et (4) de Ec et U représentent le comportement Ω30 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du disque 3,
vibratoire de l'installation. Il existe cependant un inconvénient Ω 30 = n E0 + α̇ 30 ,
majeur dû au fait que l'on ne peut pas définir pour le rotor S une rigi- Ω20 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du satellite 2,
dité de torsion équivalente. Il peut être de ce fait difficile de mettre Ω 20 = n 20 + α̇ 20 ,
en données certains logiciels de calcul. De plus, l'interprétation des
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n20 (rd/s) vitesse de rotation moyenne du satellite 2,


déformées modales peut, dans ce cas, s'avérer plus délicate. On est
donc conduit à définir le modèle de l'installation ramené à une Ω10 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du porte satellite 1,
vitesse de rotation donnée. Si l'on choisit la vitesse de rotation du Ω 10 = n S0 + α̇ 10 ,
rotor E comme vitesse de référence, on doit poser Ω50 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du disque 5,
(1) Ω 50 = n S0 + α̇ 50 .
Ω 40 = R ES Ω 40
On en déduit : 1 2 1 2
U = – --- K 1 ( α 30 – α 40 ) – --- K 2 ( α 50 – α 10 )
2 2
(1)
α̇ 40 = R ES α̇ 40 En supposant que le contact entre les flancs des dentures rigides
et est permanent, l'application de la relation de Willis au train épicy-
cloïdal permet l'écriture de deux relations indépendantes entre les
(1)
α 40 = R ES α 40 vitesses instantanées.
La première relation exprime le non-décollement des contacts
Les expressions de Ec et U deviennent :
entre les dentures des satellites de la planète et de la couronne. Il
1 2 1 2 2 1 2 (1) 2 vient :
E c = --- I 3 Ω 30 + --- ( I 1 + R SE I 2 ) Ω 10 + --- R SE I 4 ( Ω 40 )
2 2 2
Ω 31 ZC Ω C1 Z3
1 2 1 2 (1) 2
- = – ------ = R 3C ou ---------- = – ------ = R C3
---------
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- R SE K 2 ( α 40 – α 10 ) Ω C1 Z3 Ω 31 ZC
2 2

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y0
n satellites de moment
d'inertie I2 Porte satellite de a'
Nombre de dents Z2 moment d'inertie I1
Masse m2
nE0t + α30

I4 I5 n20t + α20

K1 K2 nS0t + α10
Vitesse moyenne
du rotor E NS0
x0
NE0

Planète Couronne C
Nombre de dents Z3 Nombre de dents Zc

Figure 36 – Schéma d’une installation comportant un réducteur à train épicycloïdal

avec Ω31 (rd/s) vitesse de rotation instantanée de la planète 3 En tenant compte des relations (5) et (6), le paramétrage initial
par rapport au porte satellite 1, composé de cinq paramètres de position est donc réduit à trois
ΩC1 (rd/s) vitesse de rotation instantanée de la couronne C paramètres indépendants.
par rapport au porte satellite 1, L’écriture de l’énergie cinétique et de la fonction de force en fonc-
soit : tion des paramètres indépendants donne :

R C3 ( 1 – R 23 ) R C3 2
E c = --- I 4 Ω 40 + --- I 3 + n I 2  R 23 + ---------------------------------
1 2 1
Ω 10 = ------------------- Ω 30
R C3 – 1 2 2 R C3 – 1 
d’où R C3 2 2 1
+  nm 2 ( a ′ ) 2 + I 1  ------------------- Ω 30 + --- I 5 ( Ω 50 )
2
R C3    R C3 – 1 2
α̇ 10 = ------------------- α̇ 30
R C3 – 1 R C3 2
U = – --- K 1 ( α 30 – α 40 ) – --- K 2  α 50 – ------------------- α 30
1 2 1
Par intégration et en choisissant correctement l'origine des 2 2 R C3 – 1
temps, on obtient la relation holonome suivante :
Comme précédemment, la définition d'une rigidité équivalente
R C3 pour le tronçon 2 – ramenée à la vitesse de rotation du rotor E –
α 10 = ------------------- α 30 (5)
R C3 – 1 impose de poser :
La seconde relation exprime le non-décollement des contacts R C3 (1)
Ω 50 = ------------------- Ω 50
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entre les dentures rigides de la planète et des satellites :


R C3 – 1
Ω 21 Z3
--------- = – ------ = R 23 soit :
Ω 31 Z2
avec Ω21 (rd/s) vitesse de rotation instantanée du satellite 2 par R C3 (1)
α̇ 50 = ------------------- α̇ 50
rapport au porte satellite 1, R C3 – 1
soit d’où :
( 1 – R 23 ) R C3
Ω 20 =  R 23 + --------------------------------- Ω R C3 (1)
α 50 = ------------------- α 50
 R C3 – 1  30 R C3 – 1
et L’expression définitive de l’énergie cinétique est :
( 1 – R 23 ) R C3
α̇ 20 =  R 23 + --------------------------------- α̇ 1 2 1 (1) 2
E c = --- I 4 Ω 40 + --- I 3 Ω 30 + --- I 5 ( Ω 50 )
1 (1) (1) 2
 R C3 – 1  30 2 2 2
Par intégration et en choisissant la même origine des temps que ( 1 – R 23 ) R C3 2  R C3  2
avec I 3 = I 3 + n I 2  R 23 + ---------------------------------   ------------------
(1) 2
R C3 – 1   nm 2 ( a ′) + I 1  R C3 – 1
+ - ,
précédemment, on obtient la relation holonome suivante : 
( 1 – R 23 ) R C3
α 20 =  R 23 + --------------------------------- (1) R C3 2
R C3 – 1  30
α (6) I 5 = I 5  ------------------- .
 R C3 – 1

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L’expression définitive de la fonction de force est : Il est possible de prendre en compte avec plus de précision la
géométrie réelle de chaque dent ainsi que les caractéristiques de
1 2 1 (1) (1) 2 l'engrènement en utilisant l'approche suivante développée dans la
U = – --- K 1 ( α 30 – α 40 ) – --- K 2 ( α 50 – α 30 ) norme ISO/WD 6336-1. Les formules indiquées s’appliquent aux
2 2
dentures extérieures en acier droites ou hélicoïdales de conception
(1) R C3  2
 ------------------ rigide, c’est-à-dire avec une épaisseur de jante sous la denture suffi-
avec K 2 = - K .
 R C3 – 1 2 sante. Le chargement spécifique de la denture dont les proportions
sont normales doit être suffisant. On calcule successivement :
Dans ces conditions, il est possible de définir le modèle de l’instal- — la rigidité de denture simple c’ exprimée en N/(mm.µm) :
lation ramené à la vitesse de rotation du rotor grande vitesse E. Il est
représenté par la figure 37. 1
c ′ = ---
q

6.2.2 Liaisons par engrènement élastique et

0, 15551 0, 25791 X1
q = 0, 04723 + ----------------------- + ----------------------- – 0, 00635 X 1 – 0, 11654 ---------
Le caractère élastique de l'engrènement entre deux roues dentées Z v1 Z v2 Z v1
est dû à la flexion des dents sous l'influence de la résultante des X2 2 2
actions de contact. Le déplacement dû à l'adaptation élastique du – 0, 00193 X 2 – 0, 24188 --------- + 0, 00529 X 1 + 0, 00182 X 2
Z v2
contact est, le plus souvent, négligeable. On représente la raideur de
l'engrènement par un ressort placé dans la direction de la droite avec β inclinaison de la denture hélicoïdale (β = 0 si denture
d'action. Il est comprimé par les deux dents en contact qui sont droite),
supposées maintenant rigides (figure 38). Z1
Zv1 nombre de dents virtuel du pignon Z v1 = ---------------
3
-,
cos β
La valeur moyenne de la rigidité du ressort représentant l'élasti-
6
cité de l'engrènement est de l’ordre de 20 × 10 N/m pour une Z1 nombre de dents du pignon,
Z2
largeur de dentures en contact de 1 mm [17]. Zv2 nombre de dents virtuel de la roue Z v2 = ---------------
- ,
3
cos β
Z2 nombre de dents de la roue,
X1 coefficient de déport du pignon,
X2 coefficient de déport de la roue.
Paramètres de position : α40 α30 α50
(1)
— la rigidité moyenne d’engrènement c exprimée en N/(mm.µm) :
c = c’ (0,75 εα + 0,25)
avec εα rapport apparent de conduite.
— la rigidité moyenne d’engrènement k exprimée en N/m :
K1 K2(1) k = 106 < c
avec < (mm) largeur de la denture.
Nota : pour plus de détails, se reporter au texte de la norme ISO/WD 6336-1.
I4 I3(1) I5(1) On modélise l'installation décrite par la figure 38. Il n'existe plus
de relation holonome entre les paramètres repérant la position (α10,
Figure 37 – Modèle torsionnel de l’installation définie par la figure α20) et donc entre les vitesses ( α̇ 10, α̇ 20 ) de chacune des deux roues
36 ramenée à la vitesse du rotor E dentées.

Rayon de base rb2


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Roue dentée
Moment d'inertie I2
K2
Nombre de dents Z2
NS0

u
Rigidité k
I4
Droite d'action

Roue dentée K1
Moment d'inertie I1 NE0
Nombre de dents Z1

I3
Figure 38 – Schéma d’une installation
Rayon de base rb1
comportant un réducteur
avec dentures souples

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____________________________________________________________________________________________________ DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION

L'énergie potentielle de l'installation s'écrit : Ecourroie (Pa) module d'élasticité longitudinal de la courroie,
1 2 1 2 1 2 1 2 Sc (m3) section transversale de la courroie,
EC = --- I 3 Ω 30 + --- I 1 Ω 10 + --- I 2 Ω 20 + --- I 4 Ω 40
2 2 2 2 Lc (m2) longueur du brin tendu,
avec Ω10 = n E0 + α̇ 10 , β coefficient, compris entre 1 et 2, qui dépend du
type de courroie et de la tension de montage.
Ω20 = n S0 + α̇ 20 ,
Ω30 = n E0 + α̇ 30 ,
Remarque
Ω40 = n S0 + α̇ 40 .
Très souvent, Ecourroie, déterminé par un essai de traction, est
La fonction de force de l’installation s’écrit : fonction de la tension moyenne de la courroie. La valeur à consi-
1 2
dérer ici est celle obtenue pour la tension moyenne de la cour-
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) roie en fonctionnement permanent.
2
1 2 1 2
– --- K 2 ( α 40 – α 20 ) – --- k ( r b1 n E0 t + u 10 + r b2 n S0 t – u 20 )
2 2 On étudie l'installation représentée par la figure 40 constituée de
Or, par définition des vitesses moyennes on a : deux rotors E et S de vitesses moyennes respectives NE0 et NS0.
A cause de l’élasticité de la courroie, il n'existe pas de relation
r b1 n E0 t + r b2 n S0 t = 0 holonome entre les paramètres repérant la position (α10, α20) et la
vitesse ( α̇ 10, α̇ 20 ) de chacune des deux roues dentées.
De plus, les déplacements u10 et u20 dans la direction u sont liés
aux angles de vibration des roues par : L'énergie cinétique de l'installation s'écrit :
u10 = rb1α10 et u20 = – rb2α20 1 2 1 2 1 2 1 2
E c = --- I 3 Ω 30 + --- I 1 Ω 10 + --- I 2 Ω 20 + --- I 4 Ω 40
D’où : 2 2 2 2
r b2 2
avec Ω10 = n E0 + α̇ 10 ,
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- K 2 ( α 40 – α 20 ) – --- k r b1  α 10 + -------- α 20
1 2 1 2 1 2
2 2 2 r b1 Ω20 = n S0 + α̇ 20 ,
Comme précédemment, la définition de rigidités équivalentes – Ω30 = n E0 + α̇ 30 ,
ramenées à la vitesse de rotation du rotor E – impose le changement Ω40 = n S0 + α̇ 40 .
de variable suivant :

(1) r b2 Z2 (1)
α 20 = – -------- α 20 = – ------ α 20 ou α 20 = R ES α 20
r b1 Z1

et
(1) Paramètres de position : α30 α10 α20
(1)
α40
(1)

α 40 = R ES α 40
Le même changement de variable est à imposer aux vitesses,
soit :
(1) K1 (rb1)2k (RSE)2K2
α̇ 20 = R ES α̇ 20
(1)
α̇ 40 = R ES α̇ 40 I3 I1 (RSE)2I2 (RSE)2I4

et :
(1)
Ω 20 = R ES Ω 20 Figure 39 – Modèle torsionnel de l’installation définie
par la figure 38 ramené à la vitesse du rotor E
(1)
Ω 40 = R ES Ω 40
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L’expression définitive de l’énergie cinétique est :


1 2 1 2 1 2 (1) 2 1 2 (1) 2
E c = --- I 3 Ω 30 + --- I 1 Ω 10 + --- R SE I 2 ( Ω 20 ) + --- R SE I 4 ( Ω 40 )
2 2 2 2
L’expression définitive de la fonction de force est :
Poulie r2
1 2 1 2 (1) (1) 2 1 2 (1) 2
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- R SE K 2 ( α 40 – α 20 ) – --- kr b1( α 10 – α 20 ) NS0
Inertie I2
2 2 2
K2
Dans ces conditions, il est possible de représenter le modèle de
l'installation ramené à la vitesse de rotation du rotor E (figure 39).
I4
Brins
6.2.3 Liaisons par courroie élastiques
Poulie de la
De manière classique, pour des arbres de liaison réalisés en acier, NE0 courroie
Inertie I1
il est obligatoire de prendre en compte la souplesse d'une transmis- K1 r1
sion par courroie. La rigidité en traction de la courroie est égale à I3
E courroie S c
k = β -------------------------------
Lc
Figure 40 – Schéma d’une installation comportant un réducteur
avec k (N/m) rigidité équivalente de la courroie, à courroie

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

La fonction de force de l’installation s’écrit :


7. Modélisation des hélices
1 2 1 2
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- K 2 ( α 40 – α 20 )
2 2
1 2 A cause du type de modélisation choisie, on ne peut pas prendre
– --- k ( r 1 n E0 t + r 1 α 10 + r 2 n S0 t – r 2 α 20 )
2 en compte les vibrations éventuelles des pales. On suppose donc
l’hélice indéformable.
Or, dans la mesure où il n’y a pas patinage entre une poulie et la
courroie (exclusion faite du glissement fonctionnel), on a : L’inertie d’une hélice est représentée par un disque d’inertie Ih. Il
prend en compte l’inertie de la matière constituant l’hélice majorée
r 1 n E0 t – r 2 n S0 t = 0 de 25 % dans le cas d’une hélice marine, pour tenir compte du
déplacement de l’eau.
D’où : L’hélice est discrétisée suivant une succession d’éléments dm
dont la masse est située à une distance r constante de l’axe de rota-
α – r----2- α 
2
1 2 1 2 1 2 tion (figure 42). L’inertie élémentaire de chaque élément est donc
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- K 2 ( α 40 – α 20 ) – --- k r1  10 r 1 20
2 2 2 r2dm. L’inertie de l’hélice est calculée en sommant la contribution de
chacun de ces éléments.
Comme précédemment, la définition de rigidités équivalentes –
ramenées, par exemple, à la vitesse de rotation du rotor E – impose
le changement de variable suivant :

(1) r2 (1)
8. Exemples de modélisation
α 20 = ----- α 20 α 20 = R ES α 20
r1
ou
d’installations industrielles
et
(1)
α 40 = R ES α 40 8.1 Installation de production d’air
comprimé
Le même changement de variable est à imposer aux vitesses,
soit :
Nous présentons, sur la figure 43, la ligne d’arbre d’un groupe
(1)
α̇ 20 = R ES α̇ 20 compresseur composé d’un moteur électrique M de 430 kW, d’un
accouplement grande vitesse AGV de moment d’inertie IGV, d’un
(1)
α̇ 40 = R ES α̇ 40 réducteur à engrenage R, d’un accouplement petite vitesse APV de
moment d’inertie IPV, d’un volant d’inertie V et d’un compresseur
et : d’air bicylindre C. Le moteur tourne à la vitesse moyenne
NE0 = 1487 tr/min, et le compresseur à la vitesse NS0 = – 425 tr/min.
(1)
Ω 20 = R ES Ω 20 On suppose que la transmission interne du réducteur est rigide,
c’est-à-dire que la rigidité d’engrènement des roues dentées le
(1)
Ω 40 = R ES Ω 40 composant est infinie. On a :

L’expression définitive de l’énergie cinétique est : NE0 = RESNS0


avec RES = – 3,5.
1 2 1 2 1 2 (1) 2 1 2 (1) 2
E C = --- I 3 Ω 30 + --- I 1 Ω 10 + --- R SE I 2 ( Ω 20 ) + --- R SE I 4 ( Ω 40 ) Le modèle torsionnel de l’installation est constitué de huit disques
2 2 2 2
reliés par sept ressorts de torsion (figure 44). Afin de pouvoir définir
L’expression définitive de la fonction de force est : des rigidités équivalentes lors de la prise en compte de la liaison
holonome (engrenage du réducteur), on considère le modèle équi-
1 2 1 2 (1) (1) 2 1 (1) 2 valent ramené à la vitesse de rotation du compresseur.
U = – --- K 1 ( α 30 – α 10 ) – --- R SE K 2 ( α 40 – α 20 ) – --- kr 12 ( α 10 – α 20 )
2 2 2
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Dans ces conditions, il est possible de représenter le modèle de


l’installation ramené à la vitesse de rotation du rotor E (figure 41).

Paramètres de position : α30 α10 α20


(1)
α40
(1) r
dm

K1 (r1)2k (RSE)2K2

I3 I1 (RSE)2I2 (RSE)2I4

Figure 41 – Modèle torsionnel de l’installation définie


par la figure 40 ramené à la vitesse du rotor E Figure 42 – Méthode de calcul du moment d’inertie d’une hélice

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____________________________________________________________________________________________________ DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION

Le ressort de torsion K1 représente la raideur en torsion du demi-


coude de la première manivelle et du demi-coude de la seconde
manivelle
Première
7
manivelle Roue K 1 = 3, 3 × 10 N.m /rd
NS0 Le ressort de torsion K2 représente la raideur en torsion du demi-
coude de la seconde manivelle et du tronçon d’arbre entre le milieu
Seconde
du palier et le volant
manivelle NE0
7
K 2 = 2, 78 × 10 N.m /rd
Pignon
Le ressort de torsion K3 représente la raideur en torsion de
Réducteur Moteur l’accouplement à petite vitesse
Compresseur C V APV AGV
R électrique M 6
K 3 = 3, 6 × 10 N.m./rd
Figure 43 – Groupe compresseur Le ressort de torsion K4 représente la raideur en torsion de l’arbre
de sortie du réducteur
7
I1 I2 I3 I4 I5(1) I6(1) I7(1) I8(1) K 4 = 1, 52 × 10 N.m /rd
(1)
K1 K2 K3 K4 K5(1) K6(1) K7(1) La rigidité en torsion est évaluée par la rigidité en torsion Ka K5
NS0 de l’arbre d’entrée du réducteur, ramenée à la vitesse de rotation du
compresseur
Paramètres (1) 2 2 6 7
α α20 α30 α40 α50 α(1) α(1) α(1) K = R ES K a = ( – 3, 5 ) 4, 78 × 10 = 5, 86 × 10 N.m/rd
de position 10 60 70 80 5
(1)
La rigidité en torsion est évaluée par la rigidité en torsion K6
Figure 44 – Modèle torsionnel du groupe compresseur ramené KGV de l’arbre d’entrée du réducteur, ramenée à la vitesse de rota-
à la vitesse de rotation du compresseur tion du compresseur
(1) 2 2 5 6
On indique la valeur numérique des caractéristiques de chacun de K 6 = R ES K GV = ( – 3, 5 ) 5, 23 × 10 = 6, 41 × 10 N.m/rd
ces disques d’inertie et ressorts de torsion en relation avec les (1)
La rigidité en torsion est évaluée par la rigidité en torsion KM K 7
éléments réels représentés.
de l’arbre du moteur électrique, ramenée à la vitesse de rotation du
Le disque d’inertie I1 représente le moment d’inertie de la compresseur
première manivelle et de l’équipage mobile associé.
(1) 2 2 6 7
I1 = 8,25 N.m.s2 K 7 = R ES K M = ( – 3, 5 ) 3, 75 × 10 = 4, 59 × 10 N.m/rd

Le disque d’inertie I2 représente le moment d’inertie de la


seconde manivelle et de l’équipage mobile associé.
I2 = 8,25 N.m.s2
8.2 Installation marine
Le disque d’inertie I3 représente le moment d’inertie du volant et
du demi-accouplement lié à ce volant. Comme précisé sur la figure 45, l’installation est constituée d’un
moteur M1 seize cylindres en V et d’un moteur M2 huit cylindres en
I3 = 549,5 N.m.s2 ligne qui entraînent, par l’intermédiaire d’un réducteur, l’arbre
Le disque d’inertie I4 représente le moment d’inertie de l’autre d’hélice et deux alternateurs. La puissance totale installée est égale
demi-accouplement lié à l’arbre de sortie du réducteur. à 3 000 kW. L’arbre d’hélice tourne à la vitesse NS0 tandis que les
I4 = 2,75 N.m.s2 arbres des moteurs et des alternateurs tournent à la vitesse NE0. Les
(1) liaisons internes au réducteur sont rigides.
Le disque d’inertie I 5 représente le moment d’inertie de la roue
et de l’arbre de liaison Iroue et le moment d’inertie du pignon et de La figure 46 précise les rigidités torsionnelles et les moments
l’arbre de liaison Ipignon ramené à la vitesse de rotation du compres- d’inertie à prendre en compte.
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seur. On choisit le modèle torsionnel équivalent de l’installation


ramené à la vitesse de rotation NE0 des moteurs (figure 47).
(1) 2 2 2
I5 = I roue + R ES I pignon = 17, 625 + ( – 3, 5 ) 0, 2 = 20, 07 N.m.s Les caractéristiques modifiées sont associées au rotor lié à
(1) l’hélice dont la vitesse de rotation est différente de celle prise
Le disque d’inertie I 6 représente le moment d’inertie d’un
comme référence. On a
demi-accouplement grande vitesse ramené à la vitesse de rotation
du compresseur N S0 2
=  ---------- I 1
(1)
I1
2 I GV (1)
 N E0
2 2
= R ES --------- = ( – 3, 5 ) 0, 2875 = 3, 52 N.m.s
I6
2 N S0 2
I 2 =  ---------- I 2
(1)
(1)
Le disque d’inertie I 7 représente le moment d’inertie d’un demi-  N E0
accouplement grande vitesse ramené à la vitesse de rotation du
N S0 2
=  ---------- I 3 + I 4 + I 19
compresseur (1)
I 3  N E0
I GV 2 (1)2
= R ES 2 --------- = ( – 3, 5 ) 0, 2875 = 3, 52 N.m.s
I 7 N S0 2
=  ---------- K 1
2 (1)
(1) K1  N E0
Le disque d’inertie I 8 représente le moment d’inertie du rotor du
moteur électrique IM ramené à la vitesse de rotation du compresseur
N S0 2
K 2 =  ---------- K 2
(1)
(1) 2 2
I 8 = R ES 2 I M = ( – 3, 5 ) 9, 47 = 116 N.m.s N E0

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

Cette ligne d’arbre conduit à un modèle dit ramifié. C’est-à-dire


7000 qu’il existe au moins un disque connecté à plus de deux ressorts de
(1)
torsion. Pour l’exemple, ce disque a pour moment d’inertie I 3 .
H

M1

8.3 Moteur de mobylette JAWA

3700
2000
A
M2
Comme précisé sur la figure 48, ce moteur possède quatre cylin-
A dres et deux vilebrequins. La sortie de puissance est centrale sur un
arbre tournant à la vitesse NS0. La vitesse de rotation des deux vile-
A alternateurs brequins est NE0. On suppose que l’élasticité des dentures en
H hélice contact est nulle par rapport à celle des arbres de liaison.
M1 moteur 16 cylindres en V
M2 moteur 8 cylindres en ligne La figure 49 précise les rigidités torsionnelles et les moments
d’inertie à prendre en compte.
Les cotes sont en millimètres.
On choisit le modèle torsionnel équivalent de l’installation
Figure 45 – Installation marine ramené à la vitesse de rotation NE0 des vilebrequins (figure 50).

Moteur M1

I4 I5 I6 I7 I8 I9 I10 I11 I12 I13 I14 I15


K3 K4 K5 K6 K7 K8 K9 K10 K11 K12 K13

NE0
Hélice
I1 I2

I3
K1 K2
NS0

I16 I17 I18


K14 K15 K16
NE0

K17 K18 K19 K20 K21 K22 K23 K24 K25 K26 K27 K28 K29

I19 I20 I21 I22 I23 I24 I25 I26 I27 I28 I29 I30 I31 I32

Figure 46 – Rigidités et moments d’inertie pris


Alternateur Réducteur Moteur M2 Alternateur en compte pour le modèle torsionnel
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de l’installation marine

I3(1) I5 I6 I7 I8 I9 I10 I11 I12 I13 I14 I15


I1(1) I2(1) K4 K5 K6 K7 K8 K9 K10 K11 K12 K13
K3 NE0
K1(1) K2(1)
NE0

NE0
K17
I16 I17 I18 K18 K19 K20 K21 K22 K23 K24 K25 K26 K27 K28 K29
K14 K15
K16 I20 I21 I22 I23 I24 I25 I26 I27 I28 I29 I30 I31 I32
NE0
Figure 47 – Modèle torsionnel de l’installation
marine

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I1 I3

NE0 NE0
K1 K2
NE0 I4(1)
I8(1)

K3(1)
NE0

NS0

K4 K5
NE0 NE0

NE0
I5 I7

Figure 50 – Modèle torsionnel de la mobylette JAWA ramené


à la vitesse de rotation NE0

Figure 48 – Schéma de la transmission de puissance du moteur


de mobylette JAWA
I1'

NE0
K1'
I1 I2 I3 I4(1)

K1 K2 I8(1)
K3(1)
NE0 NE0
NE0

I4 I8

K3 K2'
NS0 NE0

I3'

Figure 51 – Modèle équivalent de la mobylette JAWA


pour les modes symétriques
NE0 NE0
K4 K5
Lorsque les deux moteurs sont identiques, c’est-à-dire :
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I5 I6 I7
I1 = I5
I3 = I7
Figure 49 – Rigidités et moments d’inertie pris en compte
dans le modèle du moteur de la mobylette JAWA K1 = K4
K2 = K5

Les caractéristiques modifiées sont associées au rotor de sortie les pulsations propres des modes symétriques sont obtenues à
de puissance dont la vitesse de rotation est différente de celle prise partir du modèle présenté sur la figure 51.Ce modèle est équivalent
comme référence. On a : au modèle initial car il assure la conservation de l’énergie cinétique
et de la fonction de force pour des déplacements compatibles avec
N S0 2 une déformée modale symétrique.
= I 2 + I 6 +  ---------- I 4
(1)
I 4  N E0 On a :

N S0 2 K1 ′ = K1 + K4
=  ---------- I 8
(1)
I 8  N E0 K2 ′ = K2 + K5
N S0 2 I 1′ = I 1 + I 5
=  ---------- K 3
(1)
K 3  N E0 I′3 = I 3 + I 7

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DYNAMIQUE DES ROTORS EN TORSION ____________________________________________________________________________________________________

Lorsque les deux moteurs sont identiques, et admettent chacun


un plan de symétrie géométrique passant par le pignon de sortie de I4(1)
puissance, on a : I1"
I8(1)
I1 = I5 = I3 = I7
K1" K3(1)
et NE0
K1 = K4 = K2 = K5
Les pulsations propres des modes symétriques sont obtenues à
partir du modèle présenté sur la figure 52.
On a : Figure 52 – Modèle torsionnel simplifié de la mobylette JAWA

I′′
1
= I1 + I3 + I5 + I7
K1′′ = K 1 + K 2 + K 4 + K 5

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