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RAPPORT DE STAGE D’INGENIEUR

ETUDE de

La Voirie & L’Assainissement


DU LOTISSEMENT TAMASSINT

Réalisé par : Abdelilah ERRAHALI Encadré par : M.Chakir BOUGHABA


(Elève ingénieur en 2éme, génie civil, à l’EMI)

Durée de stage : 1mois (juillet 2021) Lieu de stage : BET SADETRAD

02, Lotissement Al-Hizam-Ouarzazate.


Remerciements

Au terme de ce stage, je tiens, tout d’abord, à exprimer mes remerciements les plus
sincères à tous les gens qui m’ont aidé, de près ou de loin, au cours de mon stage d’ingénieur,
notamment à M. Abdellah AIT CHAIB, ingénieur d’Etat et Gérant de BET SADETRAD,
qui m’a octroyé l’occasion de passer ce stage au sein de cette société prestigieuse. Je le
remercie aussi pour tous les conseils qu’il ne cesse de me donner tout au long de la période
de mon stage.

Je tiens également à remercier mon encadrant M. Chakir BOUGHABA pour avoir


eu l’amabilité de partager son savoir-faire et son expertise dans le domaine et d’avoir mis à
ma disposition, toutes les informations nécessaires au bon déroulement de mon stage.

J’adresse aussi mes remerciements les plus chaleureux à Mme. Loubna


OUIGUEMMANE, M. Mohamed GAHIM, M. Mohamed BOUSSAID, Mme. Asma
TARGAOUI, M. Salah Eddine SAMLALI et à toute l’équipe de SADETRAD pour le
soutien et le temps précieux qu’ils m’ont consacré tout au long de la période de mon stage.

Mes remerciements s’adressent également à l’ensemble du personnel de LPEE et de


la station d’épuration des eaux usée de Ouarzazate, et tout particulièrement à M.
MUSTAPHA responsable de LPEE de Ouarzazate et M. Driss BEN DALI, responsable
chez l’ONEE pour leur encadrement durant les visites que nous avons effectuées à LPEE de
OUARZAZATE le 27 juillet 2021, et à la station d’épuration des eaux usées (STEP) de
Ouarzazate le 29 Juillet 2021.

Enfin je tiens à exprimer mes remerciements au corps professoral de l’EMI qui veille
à parfaire notre formation d’ingénieur pour avoir accepté de nous injecter dans le bain, ainsi
que pour leur aide et leur soutien.

.
SOMMAIRE
REMERCEIMENT
SOMMAIRE
INTRODUCTION
DESCRIPTIF DE LA SOCIETE D’ACCUEIL
Chapitre 1 : Les intervenants dans un projet de génie civil
1. Le maitre d’ouvrage
2. La maitrise d’œuvre
3. Le réalisateur
4. La tutelle du projet
Chapitre 2 : Les étapes d’une étude technique
1) Étude de définition
2) Étude de faisabilité
3) Étude préliminaire d’identification, de recueil des données de base et d’options d’investissement
4) Étude d’impact sur l’environnement (EIE)
5) Études d’avant-projet sommaire
6) Étude d’avant-projet détaillé
7) Projet d’exécution : Établissement des dossiers de consultation des entreprises
Chapitre 3 : Généralités sur les VRD
1. C’est quoi les VRD ?
2. Les besoins d’une population
a) Evaluation des besoins
b) Détermination des éléments à prendre en compte
c) Structuration des infrastructures
3. Les contraintes à prendre en compte :
A. Contraintes de site
B. Contraintes climatiques géométriques
C. Contraintes géométriques
D. Contraintes de localisation
E. Contraintes techniques
F. Contraintes économiques et financières
G. Contraintes sociales
H. Contraintes politiques
I. Contraintes de gestion et de maintenance
Chapitre 4 : Comment se fait une étude de VRD d’un lotissement ?
1. C’est quoi un lotissement ?
2. Les intervenants d’une étude de VRD d’un lotissement
3. Les missions de BET charge des études VRD d’un lotissement
A. Mission1 : Etablissement de l’avant-projet
B. Mission 2 : Projet d’exécution
C. Mission 3 : Dossier de Consultation des Entreprises (DCE)
D. Missions 4 : Assistance aux marchés de travaux AMT
4. Normes Techniques à respecter

Chapitre 5 : Présentation des logiciels utilisés


Chapitre 6 : Etude du projet TAMASSINT AMICAL
I. PRESENTATION DU PROJET
1) Situation géographique du projet
2) Données climatiques et Hydrologiques du projet
3) Données générales sur le projet
II. ETUDE DE LA VOIRIE :

1) Introduction sur les voiries


2) Terminologie
3) Caractéristiques géométriques
a) Le tracé en plan
b) Le profil en long
c) Le profil en travers
4) Autres Caractéristiques géométriques
5) Les différentes structures de chaussées
a) Les chaussées souples
b) Les chaussées semi-rigides
c) Les chaussées rigides
III. APPLICATION AU PROJET (Partie Voirie)
1) Dimensionnement des voiries du projet Tamassint
2) Les travaux de terrassements
IV. ETUDE DE L’ASSAINISSEMENT
1) Définition
2) Les eaux résiduaires
3) Systèmes d’évacuation
4) Choix de système
5) Dimensionnement et fonctionnement du réseau d’assainissement du lotissement
A. Généralités sur le dimensionnement des réseaux
B. Organes annexes
V. APPLICATION AU PROJET (VOLET ASSAINISSEMENT)
1) Choix du système d’assainissement :
2) Tracé en plan
3) Construction des Bassin versants
4) Dimensionnement des collecteurs
5) Profil en long des conduites
6) Profil en travers
7) Métré du projet d’assainissement

CONCLUSION
Introduction

Dans le cadre de la formation au sein de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs, nous


sommes amenées, les élèves ingénieurs de Génie Civil de la deuxième année, à effectuer un
stage technique (d’ingénieur) à la fin de l’année, afin de se familiariser avec le milieu
professionnel et pour parfaire notre formation, en observant le mode de fonctionnement, en
mesurant la capacité d’adaptation en soumissionnant aux mêmes contraintes imposées au
personnel de l’organisme d’accueil.
Ainsi, en ce qui me concerne, j’ai eu la chance d’effectuer mon stage au sein du bureau
d’études SDETRAD (Société Al-Amane d’Engineering et de Travaux Divers) situé à
OUARZAZATE. Ce Stage m’a permis d’avoir une idée claire sur le déroulement des études
techniques et puis l’exécution d’un projet de génie civil.
Concernant la partie technique je me suis chargé de faire l’étude technique de la voirie
et l’assainissement d’un lotissement de TAMASSINT situé à OUARZAZATE à l’aide de
plusieurs logiciels.
Ce stage a été aussi une occasion pour visiter le laboratoire public d’essais et d’études
(LPEE) de OUARZAZATE et la station d’épuration des eaux usées (STEP) de
OUARZAZATE.
Et enfin, ce stage est une occasion pour bien évaluer le grand écart entre les études
théoriques et la pratique où on rencontre des cas totalement différents et nouveaux qui
suscitent la créativité de l’ingénieur.
Le présent rapport constitue un bilan des observations et des informations que j’ai
pu collecter durant cette période de stage.
Descriptif De la société D’accueil

La Société Al-Amane d’Engineering et de Travaux Divers (SADETRAD) est une


société à responsabilité limité (SARL) situé à Ouarzazate 02, Lotissement Al-Hizam, elle
est créée en 12 Octobre 1998 par M. AIT CHAIB Abdellah, ingénieur d’Etat, lauréat de
l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs, promotion 1986. Avec un capital actuel de 3 000 000
DH.

La Société SADETRAD est un organisme d’études techniques de construction agréé


par l’état pour effectuer des prestations d’études, d’assistance technique, de pilotages de
suivis des travaux de génie civil dans les domaines suivants :
 Hydraulique urbaine.
 Routes, Autoroutes, Transport.
 Ouvrage d’art.
 Calcul de structure pour bâtiments à tous usages.
 Réseaux des fluides pour bâtiments à tous usages.
 Voirie, réseaux d’assainissement et eau potable.
 Etudes générales.
 Courant fort et courant faible pour bâtiments à tous usages.
 Réseaux d’électricité basse et moyenne tension, réseaux téléphoniques et éclairage
public.

COMPETENCES HUMAINES :
 6 Ingénieurs d’Etat en génie civil ;
 1 Ingénieurs d’Etat en génie électrique ;
 8 Techniciens (GC et Dessin Bâtiment) ;
 2 Assistants ;
 Operateur topographe ;
 Licencié en chimie ;
 Une femme de ménage ;
 Un chauffeur.
Chapitre 1 : Les intervenants dans un projet de génie
civil

Pour la conception, l’étude et la réalisation d’un projet, quel que soit sa nature et son importance, quatre
types d’acteurs principaux interviennent :
 Le maitre d’ouvrage ;
 La maitrise d’œuvre ;
 Le réalisateur ;
 La tutelle.

1. Le maitre d’ouvrage
C’est à celui qui appartient le projet. C’est en général le propriétaire…
C’est lui qui programme, qui finance, qui reçoit, exploite et entretient le projet une fois réalisé et
réceptionné. C’est à son compte travaillent les autres intervenants…
Le maitre d’ouvrage peut être :
 Une administration ;
 Un établissement public ;
 Une collectivité territoriale ;
 Une chambre professionnelle ;
 Une association ou une coopérative ;
 Un promoteur particulier ou un simple citoyen …
Si le maitre d’ouvrage ne dispose pas de compétences nécessaires pour la gestion et la
réalisation de projet, il charge une autre entité qui s’appelle "le maitre d’ouvrage délégué" à
accomplir cette responsabilité (cas du ministère d’équipement et du transport qui se charge de la
maitrise d’ouvrage déléguée des certains des autres départements ministériels au Maroc).
2. La maitrise d’œuvre

La maitrise d’œuvre est celle qui a la compétence technique pour se charger de la


conception, l’étude, le suivi et le pilotage du projet jusqu’à sa livraison. Pour un projet de
construction ou d’aménagement, la maitrise d’œuvre est assurée par l’un ou plusieurs de ces
acteurs :
 L’architecte ou l’urbaniste ;
 Le bureau d’études techniques (BET) ;
 Le topographe ;
 Le bureau de contrôle ;
 Le laboratoire de génie civil (géotechnique).

3. Le réalisateur :

C’est celui qui se charge de l’exécution des taches arrêtées par le corps de la maitrise
d’œuvre. Il s’agit de ou des entreprises qui ont les moyens financiers, techniques, humains
et matériels pour la réalisation du projet.
4. La tutelle du projet

C’est l’instance à qui revient la participation à l’exploitation ou à la gestion du projet


autre que le maitre d’ouvrage tel que la commune où le projet est implanté ainsi que les
services techniques concernés tel que l’Office National de l’Eau et d’Electricité (ONEE),
l’opérateur de télécommunication (IAM), les Régies de distribution, l’agence urbaine…

Chapitre 2 : LES etapes D’une étuDe technique


1) Étude de définition :

L’étude de définition doit définir clairement et précisément le projet. Avant de faire le premier
pas on doit savoir sans aucune ambigüité ce que nous voulons exactement faire, le but auquel on
veut aboutir…

2) Étude de faisabilité :

L’étude de faisabilité est une étape importante lorsqu’on veut prouver si une simple idée peut
devenir ou non un projet. Elle permet au maitre d’ouvrage de prendre du recul par rapport à son
idée et de l’analyser de façon critique et objective. Elle permet de mettre l’idée à l’épreuve.

L’étude de faisabilité d’un projet doit répondre à plusieurs questions tel que :

 Est-ce que le projet est faisable techniquement ?


 Est-ce que le projet est faisable économiquement et financièrement ?
 Est-ce que le projet est faisable dans des conditions techniques, financières, politiques, et de
délais définis ?
 Est-ce qu’on peut assurer le fonctionnement, la bonne gestion et la durabilité du projet ?

3) Étude préliminaire d’identification, de recueil des données de base et d’options


d’investissement :

La réalisation d’une étude préliminaire est une étape cruciale permettant de détailler la nature
du projet et d’en mesurer les conséquences et vous assure ainsi :
 Une intégration sereine de votre projet ;
 D’envisager plusieurs approches pour choisir le compromis qui convient ;
 De pouvoir évaluer la faisabilité et la rentabilité d’un projet avant d’engager des coûts
faramineux ;
 De réduire les risques de dépassement des budgets alloués ;
 L’analyse des parties prenantes ; …

4) Étude d’impact sur l’environnement (EIE) :

L’étude d’impact sur l’environnement (EIE) est une réflexion collective qui vise à apprécier les
conséquences de toutes natures, notamment environnementales de certaines activités ou des projets
pour tenter d'en limiter, atténuer ou compenser les impacts négatifs.
Les études d’impacts à lancer peuvent être, en fonction de la nature ou de l’importance du projet,
l’une ou plusieurs des trois catégories suivantes :
 L’étude d’impact sur l’environnement physique ;
 L’étude d’impact socio-politique ;
 L’étude d’impact économique ;

5) Études d’avant-projet sommaire :

Les études d'avant-projet sommaire, fondées les études précédentes approuvées par le maître de
l'ouvrage et par les services techniques concernés, ont pour objet de :

 Préciser la composition générale du projet en plan et en volume ;


 Vérifier la compatibilité de la solution retenue avec les contraintes du programme et du site
ainsi qu'avec les différentes réglementations ;
 Examiner les possibilités et contraintes de raccordement aux différents réseaux.
 Contrôler les relations fonctionnelles des éléments du programme ;
 Apprécier les unités, les surfaces et les volumes intérieurs et l'aspect extérieur de l'ouvrage,
ainsi que les intentions de traitement des espaces d'accompagnement ;
 Proposer les dispositions techniques pouvant être envisagées ainsi qu'éventuellement les
performances techniques à atteindre ;
 Préciser un calendrier de réalisation et, le cas échéant, le découpage en tranches
fonctionnelles ;
 Proposer les dispositions techniques pouvant être envisagées ;
 Etablir une estimation provisoire du coût prévisionnel des travaux.

6) Étude d’avant-projet détaillé :

Les études d'avant-projet détaillé (ou définitif), fondées sur l'avant-projet sommaire
approuvé par le maître de l'ouvrage et par les services concernés, ont pour objet de :
 Vérifier le respect des différentes réglementations ;
 Déterminer les linéaires, surfaces et les volumes détaillées ainsi que les autres quantitatifs
de tous les éléments du programme ;
 Arrêter en plans, coupes et façades, les dimensions de l'ouvrage, ainsi que son aspect ;
 Définir les principes constructifs, de fondation et de structure, ainsi que leur
dimensionnement indicatif ;
 Définir les matériaux ;
 Justifier les solutions techniques retenues, notamment en ce qui concerne les installations
techniques et les raccordements et fournir toutes les notes de calculs et les catalogues
éventuels ;
 Permettre au maître de l'ouvrage d'arrêter définitivement le programme et certains choix
d'équipements en fonction de l'estimation des coûts d'investissement, d'exploitation et de
maintenance ;
 Etablir l'estimation définitive du coût prévisionnel des travaux, décomposé en lots séparés ;
 Arrêter le forfait de rémunération dans les conditions prévues par le contrat de maîtrise
d'œuvre ;

7) Projet d’exécution :
Après approbation de toutes les phases antérieures, on procède à l’établissement des projets
d’exécution en établissant les plans détaillés de la solution définitive, les notes de calculs, les
notices, les détails, les descriptifs techniques et l’estimation des travaux par le biais d’un avant
métré détaillé.
Les études de projet d’exécution ont pour objet de :
 Préciser par des plans, coupes et élévations, les formes des différents éléments des ouvrages,
la nature et les caractéristiques des matériaux ainsi que les conditions de leur mise en œuvre
;
 Déterminer l'implantation et l'encombrement de tous les éléments de structure et de tous les
équipements techniques ;
 Préciser les tracés des alimentations et éventuellement les évacuations de tous les fluides et,
en fonction du mode de dévolution des travaux, coordonner les informations et contraintes
nécessaires à l'organisation spatiale des ouvrages ;
 Décrire les ouvrages et établir les plans de repérage nécessaires à la compréhension du projet
;
 Etablissement de tous les plans d'exécution et spécifications à l'usage du chantier, en
cohérence avec les plans de synthèse correspondants et définissant les travaux dans tous
leurs détails, sans nécessiter pour l'entrepreneur d'études complémentaires autres que celles
concernant les plans d'atelier et de chantier, relatifs aux méthodes de réalisation, aux
ouvrages provisoires et aux moyens de chantier ;
 La réalisation des études de synthèse ayant pour objet d’assurer pendant la phase d’études
d’exécution la cohérence spatiale des éléments d’ouvrage de tous les corps d’état, dans le
respect des dispositions architecturales, techniques, d’exploitation et de maintenance du
projet et se traduisant par des plans de synthèse qui représentent, au niveau du détail
d’exécution, sur un même support, l’implantation des éléments d’ouvrage, des équipements
et des installations ;
 L’actualisation du calendrier prévisionnel d'exécution des travaux par lots ou corps d'état ;
 Etablir un coût prévisionnel des travaux décomposés par corps d'état, sur la base d’un avant
métré ;
 Permettre au maître d'ouvrage, au regard de cette évaluation, d'arrêter le coût prévisionnel
de l'ouvrage et, par ailleurs, d'estimer les coûts de son exploitation ou les montages
financiers définitifs du projet ;
 Déterminer le délai global de réalisation du projet.

8) Établissement des dossiers de consultation des entreprises…

Arrivant à ce stade, les engagements deviennent lourds et couteux… (À titre indicatif, le


cout de toutes les phases d’études reste généralement inférieur à 10%, voire même à 5%, du cout
du projet). Par conséquent, les responsabilités et les engagements doivent être arrêtés et précis. Les
travaux doivent faire l’objet des contrats clairs et précis. A cette fin, les dossiers de consultation
des entreprises doivent être préparés soigneusement conformément aux dispositions règlementaires
qui régissent les marchés publics dans le pays, notamment s’il s’agit des prestations à exécuter en
faveur d’un établissement public.
C’est ainsi que la maitrise d’œuvre (BET et/ou architecte) apporte l'assistance nécessaire au
maître d'ouvrage pour la passation du ou des contrats de travaux, sur la base des études qu’il a
approuvées (projet d’exécution).
La dite assistance a pour objet de :

 Préparer la consultation des entreprises, conformément aux dispositions réglementaires


précitées, de manière telle que celles-ci puissent présenter leurs offres en toute connaissance
de cause, sur la base d'un dossier constitué des pièces administratives et techniques prévues
au contrat ainsi que des pièces élaborées par la maîtrise d'œuvre correspondant à l'étape de
la conception choisie par le maître d'ouvrage pour cette consultation ;
 Préparer, s'il y a lieu, la sélection des candidats et analyser les candidatures obtenues ;
 Analyser les offres des entreprises, s’il y a lieu les variantes à ces offres ;
 Procéder à la vérification de la conformité des réponses aux documents de la consultation ;
 Analyser les méthodes ou solutions techniques en s'assurant qu'elles sont assorties de toutes
les justifications et avis techniques, en vérifiant qu'elles ne comportent pas d'omissions,
d'erreurs ou de contradictions normalement décelables par un homme de l'art et établir un
rapport d'analyse comparative proposant les offres susceptibles d'être retenues,
conformément aux critères de jugement des offres précisés dans le règlement de la
consultation. La partie financière de l'analyse comporte une comparaison des offres entre
elles et avec le coût prévisionnel des travaux ;
 Préparer les mises au point nécessaires pour permettre la passation du ou des contrats de
travaux par le maître d'ouvrage.
Chapitre 3 : Généralités sur les VRD

1. C’est quoi les VRD ?


Les VRD est l’abréviation de « Voirie et Réseaux Divers », qui constitut l’ensemble des
techniques de conception et méthodes de calcul qui ont pour objectif de répondre aux 4 principes
essentiels suivants :
 Chercher la meilleure intégration possible des opérations d’urbanisation dans son
environnement général.
 Limiter les coûts d’investissement sans négliger les problèmes techniques.
 Créer un cadre de vie satisfaisant pour les usagers.
 Assurer un développement équilibré (viable)et harmonieux des communes.

Les VRD sont donc l’ensemble des ouvrages réalisés pour la viabilisation d’un terrain et
satisfaire les besoins d’une population.

La partie suivante précise ces besoins.

2. Les besoins d’une population


Dans un projet donné d’infrastructures, il faut suivre la démarche suivante :
 L’évaluation des besoins
 La détermination des éléments à prendre en compte
 La structuration des infrastructures

a) Evaluation des besoins


Les besoins d’une population sont les suivants :
 L’adduction en eau potable
- Quantité
- Accessibilité
 Le transport des personnes et des marchandises ;
 Le désenclavement ⇒ diminution et facilitation du transport ;
 L’assainissement des zones habitables ;
 L’adaptation de l’urbanisation du site ;
 L’installation sur un terrain sain ;
 L’évacuation des ordures ménagères ;
 L’électricité, l’éclairage public, le téléphone, gaz,les NTIC, etc.…

L’évaluation de ces besoins doit être faite :


Quantitativement :
 Nombre de personnes concernées
 Population qui va être touchée
Qualitativement :
 Impacts du projet
 Facilités d’obtention
 Le coût
 Possibilités de contrôle sur la gestion

b) Détermination des éléments à prendre en compte

La connaissance de ces éléments permet de faire un choix technique :

 Localisation du site
 Reconnaissance du site :
- Topographie
- Hydrologie
- Géotechnique
- Pédologie
- Cartographie
- Hydrographie
c) Structuration des infrastructures
Pour structurer les infrastructures, il faut :
Les hiérarchiser
o Infrastructures primaires : Echelle de la ville, de l’agglomération,
o Infrastructures secondaires : Echelle du quartier,
o Infrastructures tertiaires : ou de desserte
Les agencer correctement
Les adapter aux normes
Rechercher à éviter ou réduire les conflits entre piétons et véhicules
Organiser les parkings d’accès,
Organiser la desserte des transports en commun,
Etudier l’évolutivité ⇒besoins minimaux aux équipements plus importants
Prévoir la gestion et la maintenance (très important).
3. Les contraintes à prendre en compte :

A. Contraintes de site
 Problèmes de pentes ou relief du terrain
 Se brancher le plus possible sur le réseau existant
 Sa capacité (à évacuer le trafic)
 Le type de trafic (lourd, léger…)
 Le type de revêtement
B. Contraintes climatiques
 Précipitations
 Ensoleillement (combinaison chaleur + humidité)
C. Contraintes géométriques
 Utiliser l’emprise pour réaliser les réseaux.
D. Contraintes de localisation
 Pour une voie, prévoir le réseau d’EU-EP d’un côté, et de l’autre côté le réseau d’eau potable (AE).
 Le réseau d’EU doit être à une profondeur plus grande que le réseau d’EP.
E. Contraintes techniques
 Tenir compte de la compétence des entreprises locales ou même de l’expertise locale par exemple.
F. Contraintes économiques et financières
 Conjoncture
 Coût
 Possibilité d’approvisionnement en matériaux ou matériel.
G. Contraintes sociales
 Impact sur les populations
 Bien-être ⇒ augmentation du niveau de vie

H. Contraintes politiques
 Services rendus
 Investissements
 Priorités
 Budget
 Planification
 Bien-être ; augmentation du niveau de vie
 Services rendus

I. Contraintes de gestion et de maintenance

 Formation du personnel, matériel d’entretien, durée de vie de l’investissement


Chapitre 4 : Comment se fait une étude De VrD D’un
lotissement ?

1. C’est quoi un lotissement ?

D’après la loi marocaine :

"Constitue un lotissement, toute division par vente, location ou partage d'une propriété foncière, en
deux ou plusieurs lots destinés à la construction d'immeubles à usage d'habitation, industriel,
touristique, commercial ou artisanal, quelle que soit la superficie des lots".
La création d’un lotissement est subordonnée à l'obtention d'une autorisation administrative
préalable, délivrée dans les conditions prévues au premier titre de la loi précitée par le président du
conseil communal concerné.
Les documents suivants doivent être jointes avec une demande du pétitionnaire pour pouvoir avoir une
autorisation de lotir :
 Un plan topographique établi sur la base des points calculés du périmètre à lotir figurant au plan
foncier.
 Les documents relatifs à la conception urbanistique du lotissement (composition du lotissement
et son intégration dans le secteur), établis obligatoirement sur la base des documents
d’urbanisme de la zone (SDAU+PA…) et des plans topographiques bien précis ! ;
 Les documents techniques afférents à la réalisation de la voirie et des réseaux divers in-site et
hors site (voirie-eau assainissement–électricité-éclairage public-téléphone-gaz- espaces verts)
approuvés par les services concernés ;
 Le cahier des charges mentionnant notamment les servitudes de toute nature grevant l'immeuble,
le volume et les conditions d'implantation des constructions ainsi que les équipements dont la
réalisation incombe à la commune et ceux qui seront réalisés par le lotisseur.

2. Les intervenants d’une étude de VRD d’un lotissement :

D’après la loi d’urbanisme, au Maroc on doit obligatoirement faire recours aux topographes,
aux architectes, aux BET et aux laboratoires géotechniques pour réaliser une étude VRD d’un
lotissement :
 Un architecte pour :
o La conception urbanistique du projet de lotissement ;
o L’établissement des documents relevant de la conception architecturale, à fournir à l'autorité
compétente pour obtenir l'autorisation de lotir.
 Un géomètre pour l'établissement du plan topographique sur la base duquel l'architecte concevra le
projet de lotissement.
 Des ingénieurs spécialisés (BET) pour l'établissement des documents techniques (plans et études)
afférents à la réalisation de la voirie, de l'assainissement, des réseaux d'eau et d'électricité…

3. Les missions de BET charge des études VRD d’un lotissement :


Réseaux à étudier : Un BET chargé des études VRD d’un lotissement doit assurer :

 L’étude de réseaux de voirie (in-site et hors site) ;


 L’étude de réseaux d’assainissement (in-site et hors site) L’étude de réseaux d’eau potable (in-
site et hors site) ;
 L’étude de réseaux de téléphone (in-site et hors site) ;
 L’étude de réseaux d’électrification (in-site et hors site) ;
 L’étude de réseaux d’éclairage public (in-site et hors site) L’étude des espaces verts ;
 Le suivi et le pilotage des travaux de VRD.
Pour chacune des études ci-dessus, le BET doit accomplir les missions suivantes :
 Mission 1 : Etablissement de l’avant-projet.
 Mission 2 : Projet d’exécution.
 Mission 3 : Dossier de consultation des entreprises (DCE).
 Mission 4 : Assistance Technique et Suivi des Travaux.

A. Mission1 : Etablissement de l’avant-projet :


L'avant-projet a pour objet de dégager les possibilités techniques les mieux adaptées aux besoins
à satisfaire. Il est mené en collaboration avec le MO et les autres intervenants dans le projet.Le bureau
d’études proposera et participera ainsi au choix des solutions techniques.
L’objectif de cette mission est donc de présenter au maître d’ouvrage plusieurs variantes
d’aménagement des voies et des réseaux concernés (in site et hors site) avec leurs estimations, sur la
base d’un diagnostic et des études topographiques et géotechniques réalisées préalablement.
L’établissement de l’avant-projet est réalisé en se basant sur les documents fournis par le MO
ou les documents existants utiles à la bonne conduite des études pour proposer des variantes et des
propositions d’aménagement avec leurs avantages, inconvénients, cout, et contraintes. Pour permettre
au MO de faire un choix. Le BET peut anticiper les évolutions technologiques dans les choix des
procédés, des techniques, du matériel et des matériaux pour optimiser le projet (qualité, cout, temps de
réalisation …).Pour bien réussir cette mission, il peut aussi prospecter des expériences similaires au
niveau local, régional, national, ou même internationale
L’établissement de l'avant-projet permettant de fixer un choix parmi toutes les options
techniques des ouvrages, en commun accord avec le Maître d’ouvrage. Ce choix se fait en fixant :
a) Les plans de principe des fondations et des structures porteuses avec une note de calcul sommaire ;
b) Les plans et les schémas de principe des équipements techniques avec une note de calcul sommaire ;
c) Les plans de principe des réseaux divers avec une note de calcul sommaire ;
d) L'avant métré sommaire pour chaque corps d'état ;
e) L’estimation détaillée sur la base de ces avants métrés par lot ;
f) Le planning général prévisionnel des travaux ;
g) La liste détaillée des plans d'exécution des ouvrages à remettre au stade du projet d'exécution ;

B. Mission 2 : Projet d’exécution :


Il sera établi à partir des avant - projet et compte tenu des observations éventuellement formulées
par le maître d’ouvrage et par les services techniques concernés. Le projet d’exécution, après
approbation de l’avant - projet, comprend :
 Le Tracé en plan et calage du réseau d’assainissement des eaux pluviales et usées.
 Le plan des tracés de la voirie avec indication des bordures, refuges, ouvrages d’assainissement et des
eaux pluviales, candélabres, poteau téléphoniques (échelle 1/5000 et1/1000).
 Les profils en long des chaussées avec tous les éléments calculés (échelle L : 1/1000, H : 1/100)
 Les profils en travers types (échelle L : 1/100, H : 1/100).
 Les tracés en plans, les profils en long, les plans de détails des ouvrages spéciaux et de tous les éléments
constitutifs des divers réseaux VRD, tel que ceux d’assainissement, eau potable, …etc.
 Les plans de coordination des réseaux.
 Les avants métrés des terrassements et des travaux de voiries pour chaque voie.
 Les aménagements adéquats des trottoirs des voies traités, en revêtement adéquat et en plantations là
où il est possible.
 Une étude d’éclairage public en vue d’assurer un éclairement convenable sur les voies retenues pour
l’éclairage public.
 Les estimations des travaux y compris éventuellement la démolition des chaussées existantes, la
modification des bordures et des refuges ainsi que le raccordement aux chaussées existantes.
Cette mission comprend notamment les travaux topographiques d’implantation ainsi que la
conception des giratoires avec tous les aménagements avoisinants….
Le BET est tenu de fournir tous les éléments nécessaires à l’exécution du projet dans les règles de
l’art.
Le Maître d’ouvrage se réserve le droit d'accepter ou non, tout ou partie des propositions du bureau
d’études ou d'imposer des investigations ou études qui n'auraient pas été proposées.
Le BET est tenu de faire valider l’ensemble des projets par les différents organismes concernés
(ONEE, IAM, etc.).
C. Mission 3 : Dossier de Consultation des Entreprises (DCE)
Durant cette mission le B.E.T. doit proposer au Maître d'Ouvrage les modes de consultation des
entreprises, la décomposition éventuelle en lots de travaux ainsi qu’une estimation financière des lots.
Le Maître d'Ouvrage décidera, en dernier ressort, du type de consultation et fixera son choix sur la
décomposition des lots qui sera communiquée au B.E.T pour la préparation des dossiers.
Le B.E.T établira dans le cadre des directives du Maître d'ouvrage, les dossiers de consultation des
entrepreneurs.
Ces dossiers se décomposent en deux parties :
a) Un dossier pour appels d’offres : (pour les entreprises)
L’ensemble des pièces écrites pour le dossier d’appel d’offres :
 L’avis d’AO ;
 Le CPS ;
 Le règlement de consultation.
 Les conditions administratives et financières.
 Les prescriptions techniques.
 La description des ouvrages, le bordereau des prix, les avant métrés et les détails estimatifs du
câblage et des équipements de génie civil.
 Les pièces dessinées :
 Plans masses des réseaux.
 Plan de situation.
 Profils en long.
 Profils en travers et en travers type.
 Plans de détails…

b) Un dossier Maitre d’ouvrage :


Les pièces écrites :
 Le règlement de consultation.
 Les conditions administratives et financières.
 Les prescriptions techniques.
 La description des ouvrages, le bordereau des prix, les avant métrés et les détails estimatifs du
câblage et des équipements de génie civil.
 Le planning d'exécution.
 Les avants métrés détaillés
 L'estimation des travaux.
Les pièces dessinées :
 Plan de masse des réseaux.
 Plan de situation.
 Profil en long.
 Profils en travers et en travers type.

D. Missions 4 : Assistance aux marchés de travaux AMT :

Dans le cadre de cette mission, le B.E.T. sera chargé d’assister le Maître d’ouvrage pour la consultation des
entreprises et la passation des marchés résultant de cette étude.
Le BET sera chargé notamment des opérations suivantes :
i. Répondre aux demandes d'informations complémentaires en provenance des entreprises consultées.
ii. Participation au dépouillement et à l’étude comparative des offres remises par les entreprises
concurrentes et proposition de classement des offres susceptibles d'être retenues.
iii. Mise au point de l'offre retenue et assistance au Maître d'ouvrage pour attribution du marché.
iv. Edition des marchés définitifs en nombres d'exemplaires prévus par le CPS. A ce stade, tous les
détails nécessaires à la réalisation des ouvrages, seront précisés et visés "Bon pour exécution".

4. Normes Techniques à respecter :

Les études seront menées en appliquant les normes techniques en vigueur au Maroc, parmi eux :
Pour le tracé et les aménagements ponctuels :
- Instruction sur les caractéristiques techniques d’aménagement des voies rapides urbaines
(ICTAVRU).
- Instruction sur les caractéristiques géométriques des routes de rase campagne (ICGRRC)..
Guide pour les études géotechniques routières relatif aux plates-formes et aux chaussées (Direction
des Routes et de la Circulation Routière (DRCR) –Laboratoire Public des Essais et des Etudes
(LPEE) 2 DITION 1991)
Pour la conception du réseau d’assainissement et de drainage :
- Recommandations sur l’assainissement routier (SETRA – édition 1982).
Pour les chaussées :
- Catalogue des structures type des chaussées neuves (Edition 1995).
- Catalogue de renforcement des chaussées.
- Road note.
- Méthode AASHTO….
Chapitre 5 : Présentation des logiciels utilisés
Pour notre projet nous avons utilisés plusieurs logiciels qui nous ont grandement facilité la tâche,
surtout que les travaux VRD sont des projets qui mêlent dessin, conception, et calculs qui se révèlent
souvent être ardus et répétitifs.
Présentation du logiciel COVADIS
Covadis est un logiciel complet, simple et interactif de topographie et de conception VRD vous
garantissant une approche globale ainsi qu’une maîtrise totale de tous vos projets d’aménagements.
En exploitant sa technologie objet, son interactivité, ses profils associatifs, ses plates-formes
dynamiques et ses métrés automatiques, vous réduisez considérablement le temps consacré à vos études.
Toute modification d’un projet a posteriori régénère automatiquement le calcul et les métrés.
De l’avant-projet aux plans d’exécution, COVADIS vous permet d’optimiser, grâce à son
interactivité, toutes les étapes de l’étude et de la conception. COVADIS vous permet notamment de réaliser
vos calculs topo métriques, vos plans topographiques, vos projets de lotissements, vos aménagements
urbains, vos réfections de voiries, vos projets VRD, vos calculs hydrauliques, vos dimensionnements de
réseaux, etc. Son utilisation reste toujours très simple pour des géomètres ou des projeteurs.
COVADIS est donc l’applicatif d’AutoCAD dédié aux géomètres, aux bureaux d’études VRD, aux
entreprises de BTP et aux collectivités locales et territoriales.
Il regroupe, en un seul logiciel, l’ensemble des fonctionnalités « métiers » suivantes :
 Topographie
 Dessin assisté
 Projets de lotissements
 Modèle Numérique de terrain
 Conception 3D
 Terrassement multi plates-formes
 Projets linéaires (voirie, route)
 Réseaux d'assainissement
 Réseaux divers
 Giratoires et épures de giration
 Métrés et bordereaux
 Rendu 3D
COVADIS est un logiciel complet exploitant directement les objets AutoCAD du fichier DWG et
garantissant à l’utilisateur une cohérence et une homogénéité de ses données.
Chapitre 6 : Etude du projet TAMASSINT AMICAL :

I. Présentation du Projet

1) Situation géographique du projet :

2) Données climatiques et Hydrologiques du projet :


Tamassint possède un climat méditerranéen chaud avec été sec (Csa) selon la classification de
Köppen-Geiger. Sur l'année, la température moyenne à Tamassint est de 19.5°C et les précipitations sont
en moyenne de 161.9 mm.
3) Données générales sur le projet :

SUPERFICIE
Type de Lots NOMBRE
MOYENNE (m2)
Tableau de Countenance

LOT(R+2) à RDC Economique 620 92

LOT(R+2) à RDC Commercial sans


328 106
Arcades

LOT(R+3) à RDC Commercial sans


147 116
Arcades

Nombre total des LOTS 1095

Type d’Equipement Nombre Sup.Unité(m2) Sup.Tot (m2)

Mosquée de vendredi
M.V 1 3197 3197
et annexe

E.P Ecole primaire 1 4000 4000


P.P Poste Police 1 100 100
Tableau des equipements

C.S Centre de santé 1 600 600


F.F Foyer femenin 1 600 600

Centre Socio-soportif
C.S.P 1 2730 2730
de proximité

H Hammam 3 300 900


Total superficies Equipements 12.127 (m2)
E.V Espaces verts 12145 (m2)

II. Etude de la voirie :

1) Introduction sur les voiries


La voirie urbaine est un système complexe et interactif. La ville, la forme urbaine produisent
divers types de voies. Mais les voies et les espaces publics façonnent en retour la ville et les formes
urbaines. Influent et sont sous influence de : l’histoire, l’architecture, les paysages et même le
climat.
Citons aussi : les trafics, les volumes de déplacements, les modes de déplacements et leur répartition
: voiture, marche, transports publics, deux roues motorisées ou non, la sécurité routière et la sécurité
publique la qualité de vie des riverains, le confort des usagers, les nuisances, le poids de la vie
locale et de l’économie, les valeurs foncières des espaces attenants.
les voiries de lotissement étudié sont des voies à faible trafic. Une voirie est dite à faible trafic
lorsque le nombre de véhicules qui y circulent est inférieur à l’équivalent de 150 poids lourds par
jour, soit environ 1500 véhicules par jour, tous modèles confondus.
2) Terminologie
 Emprise : totalité du terrain appartenant au domaine public
 Assiette : surface de la route occupée par la chaussée et ses accessoires accotements ou
trottoirs, fossés, talus)
 Plateforme : surface plane occupée par la chaussée, les accotements ou trottoirs et les pistes
cyclables
 Chaussée : elle est constituée de bandes de roulement ou de voies proprement dites, ouvertes
à la circulation des véhicules
 Trottoirs : espace latéral permettant la circulation des piétons le long des voies urbaines
 Fossé : ouvrage de section rectangulaire, trapézoïdale ou triangulaire servant à l'évacuation
des eaux de ruissellement quand le drainage se fait par des collecteurs à "ciel ouvert"
 Terre-plein Central : zone non circulable séparant les trafics lorsque ceux-ci se font sur
des chaussées séparées
 Déblaiement : c’est l’opération qui consiste à abaisser le niveau altimétrique du terrain, en
vue
 de réaliser une fouille, une tranchée,….etc.
 Déblai : c’est le nom qui désigne les terres provenant de l’excavation.
 Remblaiement : est l’opération opposée à la première, elle consiste à apporter des terres en
vue
 de combler un vide, ou former un massif de terre.
 Remblai : est le nom qui désigne les terres à apporter pour l’opération de remblaiement.
 Cote plateforme (C.P.F) : est le niveau altimétrique à donner au terrain naturel sur une
surface définie par l’une des opérations de déblaiement ou de remblaiement.
 Dépôt : c’est l’endroit où on doit déposer les terres résultant d’une opération de déblaiement.
 Emprunt : c’est l’endroit où on doit apporter les terres afin de réaliser un remblaiement.

3) Caractéristiques géométriques
Une route se définit dans les trois dimensions par :
 Le tracé en plan : c’est la projection de la route sur un plan horizontal
 Le profil en long : c’est la coupe longitudinale par rapport à l'axe de la route
 Le profil en travers : c’est la coupe transversale perpendiculaire à l'axe de la route

a) Le tracé en plan
Il est composé d'alignements droits (AD) raccordés par des courbes (cercles et clothoïdes) qui sont fonction
de :
- La stabilité sous l'accélération centrifuge (rayons de courbure et dévers)
- Du passage des véhicules lourds et larges, de la visibilité dans les virages
Les AD doivent permettre l'introduction progressive du dévers. La distance minimale entre 2 courbes
est la distance parcourue pendant 5 secondes à la vitesse maximale permise.
Le dévers doit rester constant le long de la courbe (circulaire).
Si un tracé rectiligne raccourcit un trajet, il est d'une esthétique discutable, surtout s’il est généralisé
et poursuivi sur de longues distances. L’adaptation au site et la monotonie du tracé imposent souvent des
tracés sinueux.
 Pour les courbes, Il faut penser :
- Aux problèmes de stabilité dus à l'accélération centrifuge (pour les voies rapides). La stabilité est obtenue
en agissant sur le rayon de la courbe et la pente de la chaussée dans les virages ;
- Au passage des véhicules longs et même larges ;
- Aux problèmes de visibilité dans les virages
- La distance de visibilité, en fonction de la vitesse de base, est définie par :
Dv = 2Df (Df étant la distance de freinage);

Df = 0,4V2 + 0,01V (V étant la vitesse de base en Km/h).


⇒ Détermination de Rmin
𝑃𝑉 2
Equilibre : 𝑃𝑓 + 𝑃 sin 𝛼 = 𝑔𝑅

𝑉2
𝑓 + sin 𝛼 = 𝑔𝑅 f :Coefficient de frottement.

D’où Rmin .

Le dévers doit être constant dans la courbe (cercle) et les instructions limitent la variation de dévers à 2%
/Seconde.
 Pour Les alignements droits :
Entre deux courbes, ils doivent être suffisants pour : Permettre l'introduction progressive du dévers ;

Longueurs de raccordement
Rayon en plan Dévers
(m)

100 10% 200

150 8% 180

200 6% 160
300 4% 140

500 2% 100

Ne pas imposer une variation trop rapide de la sollicitation transversale (condition de gauchissement
et condition de confort). La distance minimale entre deux courbes est égale à la distance parcourue pendant
5 secondes par un véhicule roulant à la vitesse maximale permise par le plus grand des deux rayons.

Distance de raccordement pour une variation de devers de 1% :

Vbase (Km/h) 40 60 80 100 120

L(m) 5.5 8.5 11 14 16.5

Exemple illustratif :
Si Vbase=60Km/h et on veut arriver à un divers de 5% :
On a 5+2.5=7.5%
7.5*8.5=63.75m d’où Lrac=63.5 m.

b) Le profil en long

 Doit suivre le TN si les conditions de circulation sont remplies.


 Prévoir les remblais en points bas, les déblais en points hauts.
 Prévoir l'écoulement des eaux de ruissellement.
 Prévoir une desserte correcte des riverains.
 Eviter les pentes inférieures à 0,5 % (sinon autocurage non assuré).
 Varier la déclivité ou le dévers de 4 à 8 %
Le profil en long suivra, dans la mesure du possible, le terrain naturel (à condition que les
conditions de circulation soient remplies). Dans le cas contraire, la route sera en remblai (au-dessus
du terrain naturel) ou en déblai (en dessous du terrain naturel).
Pour les voies urbaines, le profil en long diffère assez peu de celui des routes en rase
campagne, mais il est souvent soumis à des contraintes plus sévères. Il doit assurer :
i. Ecoulement des eaux
Le profil en long des fossés et caniveaux est lié à celui de la route. Il faut éviter les paliers
de grande longueur ou les pentes inférieures à 0,5%.
On peut substituer au palier, un profil "ondulé" composé d'une succession de pentes et
rampes de 0,5% avec des avaloirs rapprochés.
Aux carrefours, la continuité du profil en long pose des problèmes délicats. Il faut éviter les
discontinuités de pente sur la voie principale et ménager l'écoulement des eaux.
ii. Déclivités
Selon la catégorie des voies, on peut admettre des pentes de 4 à 8%. En site urbain, on ne
doit pas dépasser ce maximum, sauf en relief difficile, où pour des voies de desserte on peut tolérer
des pentes de 10%.
iii. Raccordement où pour des voies de desserte en angle saillant
En point haut, le rayon de raccordement est fonction de la visibilité et le rayon minimal est
tel que R = 0,1(Dv)2 (DV étant la distance de visibilité).
Pour une chaussée unidirectionnelle, le rayon minimal absolu est compris entre 500 et 1200
m.
Pour une chaussée bidirectionnelle, ce rayon varie entre 2 500 et 2800m.
iv. Raccordement en angle rentrant
En point bas, ce rayon est lié à une condition de confort et de stabilité (la force centrifuge
est limitée 1/20 de l'accélération due à la pesanteur).
Le rayon minimal est tel que R = 0,3V2 (V étant la vitesse de base en Km/h).
Pour des vitesses de 40 à 80 Km/h, le rayon minimal absolu sera compris entre 700 et 2 200
m et le rayon minimal normal compris entre 1 500 et 3 000 m.

TABLEAU DES CARACTERISTIQUES


Vitesse de référence 40 60 80
Dévers maximal 7% 7% 7%
Tracé en plan

Minimal Absolu 40 120 240


Rayon en

Minimal Normal 120 240 425


plan

Au dévers (3%) 250 450 650


Non Déversé 400 600 900
Déclivité maximale en rampe 8 7 6

Minimal Absolu 500 1500 3000


Angle Saillant
Minimal Normal 1500 3000 6000
Profil en long

Minimal Absolu 700 1500 2200


Angle rentrant
Minimal Normal 1500 2200 3000

Rayon assurant la distance de visibilité


2500 6500 11000
de dépassement sur route à 2 ou 3 voies
c) Le profil en travers

Le profil en travers Indique le détail sur :


 L'emprise
 L'assiette
 Les fossés ou caniveaux La chaussée
 Les accotements
 La plateforme
 Le terre-plein
 Les trottoirs
 Les caractéristiques des remblais ou déblais
 Les bandes cyclables
La composition du profil en travers dépend de l'emprise disponible et des usages projetés.
4) Autres Caractéristiques géométriques :
a) La largeur des trottoirs dépend :
- Du débit piétonnier à écouler ;
- Des activités bordant la rue ;
- De la signalisation et du mobilier urbain à implanter (parc Mètres, bancs, éclairage, abris bus,
etc.…);
- De la sécurité.
La largeur minimale des trottoirs sera :
 De 1,5 à 2,00 m : largeur permettant le croisement de 2 personnes chargées ou non de paquets
 De 2,50 m : S’il doit supporter une signalisation ou des luminaires
 De 5,00 m : s’il y a une rangée d'arbres (arbres à 2,00 m de la chaussée et à 3,00 m des
immeubles ou constructions)
b) Passages piétons : Il faut les prévoir pour tous les 100 m
c) Pistes cyclables
- 2,00 m : piste unidirectionnelle
- 3,00 m : piste bidirectionnelle
d) Chaussées
Une chaussée ordinaire peut être à :
- 1 voie (sens unique)
- 2 voies (double sens)
- 3 voies ou à 2x2 voies
Et peut-être :
- Chaussée non revêtue : 4%
- Chaussée d’enrobés ou enduits superficiels : 3%
- Béton de ciment : 2%
La largeur minimale d’une voie élémentaire est la suivante :
- 2,50 à 2,75 m : voie de desserte
- 3,00 à 3,50 m : voie à trafic moyen (500 à 1 000 véh. /h de feux vert)
- 3,50 à 4,00 m : voie à trafic important (1 000 à 1 500 véh. /h de feux vert)
- 4,00 m ......…. : si le trafic de poids lourds ou « deux roues » est important
Au-delà de 2x2 voies, il est préférable de séparer les deux chaussées au moyen d’un TPC.
e) Couloirs réservés
- Délimités par un marquage au sol (ligne continue) ou par des îlots séparateurs ou séparateurs
en bétons # îlots directionnels
- Stationnement perpendiculaire ou à 90°
Les largeurs des couloirs réservés sont les suivantes :
 3,00 à 3,50m : pour un couloir unidirectionnel dans le sens de la circulation.
 3,50 m : pour un couloir unidirectionnel en sens inverse.
 6,50 m : pour un couloir bidirectionnel
f) Sites propres.
Les sites propres sont délimités par un obstacle infranchissable aux autres véhicules,
sauf aux carrefours où il est prévu des îlots séparateurs et des îlots directionnels
g) Les terre-pleins centraux
Leur largeur minimale est de 0,50 m ;
La largeur des sites propres est la suivante :
- 7,00 à 8,00 m d’emprise pour les deux sens.
- L’emprise nécessaire à l’implantation des arrêts est comprise entre 2,50 et 3,00 m de largeur
et leur longueur dépend de celle des véhicules (12,00 m pour les bus standard et 18,00 m
pour un bus articulé) et du nombre de véhicules que la station doit accueillir.
h) Les stationnements
Il y en a 3 sortes :
- Stationnement longitudinal
- Stationnement perpendiculaire ou à 90°
- Stationnement en épis ou à 45°
Pour les camions, prévoir au moins 3,00 x 9,00

i) Les carrefours et échangeurs

Les carrefours ou échangeurs sont des points de rencontre de deux ou plusieurs voies.
Ils peuvent être en croix, en Y, en T ou en étoiles ou giratoires et visent à limiter le nombre de
conflits entre les véhicules.
L’aménagement des carrefours vise à réduire le nombre de points de conflits entre les courants
de circulation, ou tout au moins à améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation.
On canalise les courants (véhicule et piétons) en mettant en place des îlots ou en marquant au
sol, les couloirs de circulation ou les passages réservés. Les conditions à prendre en compte sont
les suivantes :
 La sécurité
 Le débit
 La commodité (signalisation, freinage, visibilité et rayon de courbe)

5) Les différentes structures de chaussées


Selon le fonctionnement mécanique de la chaussée, on distingue généralement les trois types
de structures suivantes :
a) Les chaussées souples
C’est une structure de chaussée dans laquelle l’ensemble des couches liées qui la constituent,
sont traitées aux liants hydrocarbonés. La couche de fondation et/ou la couche de base peuvent
être constituées de grave non traitée.

b) Les chaussées semi-rigides


Elles comprennent une couche de surface bitumineuse reposant sur une assise en
matériaux traités aux liants hydrauliques disposés en une couche (base) ou deux couches (
base et fondation ).
Dans le cas d’une chaussée neuve à faible trafic, la structure-type est illustré sur la figure
10.

c) Les chaussées rigides

Une chaussée rigide est constituée d’un revêtement en béton de ciment pervibré ou fluide.
En règle générale ; une chaussée en béton comporte à partir du sol , les couches suivantes :
 Une couche de forme
 Une couche de fondation
 Une couche de roulement en béton de ciment.
Dans le cas d’une chaussée neuve à faible trafic, la couche de fondation n’est pas nécessaire.
La dalle en béton de ciment peut être ainsi réalisée directement sur l’arase terrassement ou sur
la plate-forme support de la chaussée.

Dans la chaussée rigide, la couche de surface et la couche de base sont confondues.

III. APPLICATION AU PROJET (Partie Voirie)

1) Dimensionnement des voiries du projet Tamassint :

a) Plan de Lotissement : Voire annexe


b) Conception et calage de la voirie
Le dimensionnement des voiries de lotissement en zone urbaine est basé sur le catalogue
LPEE de dimensionnement de voirie de lotissement et le catalogue des structures types de
chaussées neuves. Elle permet de ressortir l’indice de sollicitation par catégorie de voie en
fonction du plan de masse, ainsi :
 Indice de sollicitation A : Voies de distribution principale : Voies (80m, 40m et 30m de
diamètre)
 Indice de sollicitation B : Voies de distribution locale : Voies (20m et 15m de diamètre)
 Indice de sollicitation C : Voies d’accès ou de desserte : Voies (10m, 12m, 14m de diamètre)

i) Conception de la voirie
La conception des axes des voies de notre zone d’étude est effectuée selon le plan de masse
donné par l’architecte.
Les voiries de notre projet ont une emprise de 15m et 7m comme largeur des chaussées.
Le tracé en plan de la voirie est présenté ci-dessous

ii) Calage de la voirie projetée

Profil en long

Le calage du profil en long des différentes voies a été effectué à l’aide du logiciel COVADIS.
Le dit calage a été réalisé en respectant les côtes seuils du projet.
Les profils en long ont été élaborés de manière à assurer dans la mesure du possible :
Un bon écoulement des eaux pluviales ;
Une desserte correcte des propriétés riveraines au niveau des seuils de bâtiments,
Une pente minimale de 0,5%, et une pente maximale de 7% ;(Voir le chapitre précèdent)
Ci-joint un exemple du profil en long d’une voie du projet (Voir Annexe )

c) Réalisation des chaussées


Le revêtement de la chaussée sera exécuté de la façon suivante :
Pour les voies dont le corps de la chaussée est inférieur ou égal à 12m :
 Une couche de fondation GNF de 20 cm d’épaisseur.
 Une couche de base G.N.A de 20cm d’épaisseur.
 Une couche d’enrobé E.B de 5cm d’épaisseur.

Pour les voies dont le corps de la chaussée est supérieur à 12m :

 Une couche de fondation G.N.F1 0.40 de 20 cm d’épaisseur.


 Une couche de base G.N.A de 20 cm d’épaisseur.
 Une couche de G.B.B de 8cm d’épaisseur.
 Une couche d’enrobé de 5cm d’épaisseur.
Pour notre projet les corps des chaussées sont de 7m, donc on choisira la première structure de
la chaussée.

Voici un exemple d’un profil en travers type de notre projet établi par COVADIS.
d) Réalisation des trottoirs et voies piétonnes.

Les trottoirs et voies piétonnes seront réalisés de la façon suivante :


Les voies seront limitées par des bordures (type T3) qui permettent d’un côté de
protéger le corps de chaussée contre toute dégradation et d’un autre côté, ils
permettent de canaliser les eaux de ruissellement vers les bouches d’égout.
Les dimensions adoptées pour la bordure sont représentées dans le schéma suivant:

2) Les travaux de terrassements


Le tableau suivant récapitule le volume total déblayé ainsi que le volume de remblai
utilisé par voie :

Longueur (m) Déblai (m3) Remblai (m3)


VOIE 1 550,2335 3286,87 966,39
VOIE 2 828,9132 1575,50 1940,57
VOIE 3 466,054 1326,64 1116,48
VOIE 4 474,3714 213,92 685,37
VOIE 5 135,4252 361,25 526,17
VOIE 6 540 546,38 286,66
VOIE 7 531,2459 514,47 1165,79
VOIE 8 422,9534 1355,60 1490,57
VOIE 9 105,0882 2,97 256,68
VOIE 10 104,9594 1,33 154,68
VOIE 11 128,6441 35,78 811,04
TOTAL 9220,71 9400,41

IV. Etude de l’assainissement :

1) Définition

Dans les agglomérations, les eaux de toutes natures ne doivent pas être laissées
ruisseler naturellement, elles doivent être guidées, canalisées pour être dirigées vers des
émissaires naturels ou artificiels et parfois être épurées et traitées avant leur rejet définitif.
L’assainissement des agglomérations a donc pour objet d’assurer l’évacuation de l’ensemble
des eaux pluviales et usées ainsi que leur rejet dans les exutoires naturels sous des modes
compatibles avec les exigences de la santé publique et de l’environnement.
2) Les eaux résiduaires :
On peut distinguer 4 catégories :
 Les eaux ménagères
 Les eaux de ruissellement
 Les eaux des vannes
 Les eaux résiduaires industrielles
3) Systèmes d’évacuation
Quatre systèmes d’évacuation sont susceptibles d’être mis en service :
Systèmes fondamentaux
Système pseudo-séparatif
Système composite
Systèmes spéciaux.
a. Systèmes fondamentaux
Les réseaux correspondants sont à écoulement à surface libre mais peuvent comporter certaines
sections en charge. On distingue :
 Système séparatif :
Dans un réseau séparatif, les eaux usées
sont évacuées séparément des eaux pluviales. La
collecte séparative des eaux usées domestiques
nécessite des ouvrages de section réduite en raison
du volume limité des effluents en cause.
C'est un système économique, pour autant
que l'évacuation des eaux pluviales ne nécessite
pas un autre réseau de canalisations enterrées. Le
recours à un assainissement séparatif peut être
avantageux, en particulier, pour l'équipement de
quartiers résidentiels réalisés progressivement. Le
système des eaux usées est enterré, tandis que le
système des eaux pluviales peut être enterré ou
superficiel.
De nombreuses extensions urbaines ont été réalisées, sur la base de ce système au Maroc,
au cours des dernières années.

Le tableau, ci-après, récapitule les avantages et les inconvénients de ce système :

Système séparatif Avantages Inconvénients

Pouvant être inférieur au coût


Plus élevé que celui d’un réseau
d‘un réseau unitaire, en cas
Cout d’investissement unitaire, en cas de double réseau
d’évacuation superficielle des
enterré.
eaux pluviales.

Absence d’intrusion de sédiment Plus complexe et coût plus élevé


Exploitation dans le réseau ‘’Eaux Usées’’, dans le cas d’un double réseau
provenant des eaux pluviales. d’erreurs de branchement.

Epuration Dimensionnement optimisé.

Meilleure maîtrise des rejets Aucun traitement des faibles


Milieu récepteur
(épurés ou non) par temps sec. pluies.

 Système unitaire :
L'évacuation de l'ensemble des eaux usées et pluviales est assurée par un seul réseau
Généralement pourvu de déversoirs d’orage permettant en cas de pluie le rejet direct, par surverse,
d'une partie des eaux dans le milieu naturel. Il
s'impose lorsqu'il n'y a pas de possibilité de
concevoir économiquement un réseau d'eaux
pluviales de surface, c'est à dire :
- Si la rivière ou le cours d'eau est éloigné des
points de collecte.
- Lorsque les pentes du terrain sont faibles.
- Lorsque la proportion de surfaces
imperméables (toitures chaussées, parking,
cours) est très élevée et que leurs pentes sont
faibles, ce qui impose des ouvrages
d'évacuation importants et enterrés, dans
lesquelles il est possible, sans dépenses
supplémentaires, d'ajouter les eaux
résiduaires domestiques.
Le système unitaire, constitue le système d’assainissement prédominant au Maroc (desserte de
83% de la population et de 68% des centres). Il correspond à la conception classique
d’assainissement : l'évacuation des eaux usées et pluviales se fait par une seule canalisation.
Le tableau, ci-après, récapitule les avantages et les inconvénients de ce système :

Système Unitaire Avantages Inconvénients

Plus faible que celui d’un réseau Plus élevé dans le cas de d’un
Cout d’investissement séparatif, si celui-ci est enterré réseau enterré et l’autre (EP)
(EU et EP). Superficiel
Exige une très bonne qualité de
Meilleure accessibilité, Linéaire pose et d’entretien, pour éviter
Exploitation
à entretenir inférieur. les dépôts, et donc, les
stagnations par temps sec.
Possibilité de traitement d’une Apport d’eaux pluviales
Epuration fraction des eaux pluviales (cas parasites, au niveau du
des faibles pluies). traitement.

Rejet d’eaux mixtes par les


Milieu récepteur
Déversoirs d’Orage.

 Système mixte
On appelle communément système mixte un réseau constitué suivant les zones en partie en
système unitaire et en partie en système séparatif.

b. Système pseudo-séparatif

Le système pseudo-séparatif représente un compromis entre les systèmes unitaire et


séparatif, ayant pour but d’évacuer aussi les eaux pluviales provenant des domiciles.
Les eaux pluviales y sont divisées en deux parties :
- D'une part, les eaux provenant des surfaces de voiries qui
s'écoulent par des ouvrages conçus à cet effet :
caniveaux, fossés, etc...
- D'autre part, les eaux des toitures, cours, jardins qui se
déversent dans le réseau d'assainissement à l'aide des
mêmes branchements que ceux des eaux usées
domestiques.
Ce système est intéressant lorsque les surfaces
imperméabilisées collectives (voiries, parking, etc.…)
représentent une superficie importante avec de fortes pentes.
Il constitue alors une alternative au réseau séparatif,
en réduisant le nombre de branchements par immeuble à un.

Le tableau, ci-après, récapitule les avantages et les inconvénients de ce système

Système pseudo-séparatif
Avantages Inconvénients

Pouvant être inférieur au coût


d‘un réseau unitaire, en cas
Pouvant être supérieur au coût
d’évacuation superficielle des
d’un système séparatif, avec
Cout d’investissement eaux pluviales. Nombre de
évacuation superficielle des eaux
branchements inférieurs au
pluviales.
système unitaire, ou séparatif à
double réseau enterré.
Plus lourde que pour un réseau
Exploitation unitaire. Risques d’erreurs de
branchement.

Possibilité de traitement d’une Apport d’eaux pluviales


Epuration fraction des eaux pluviales (cas parasites au niveau du
des petites pluies). traitement.

Rejet sans traitement des eaux


Milieu récepteur
de voiries.

c. Système composite
C'est une variante du système séparatif qui prévoit, grâce à divers aménagements, une
dérivation partielle des eaux les plus polluées du réseau pluvial vers le réseau d'eaux usées en vue
de leur traitement.
d. Systèmes spéciaux
L'usage de ces systèmes n'est à envisager que dans les cas exceptionnels, On distingue :
Système sous pression sur la totalité du parcours.
Le réseau fonctionne en charge de façon permanente sur la totalité du parcours.
Système sous dépression.
Le transport de l'effluent s'effectue par mise des canalisations en dépression.

4) Choix de système
Pour choisir un système d’assainissement à adopter pour une agglomération, il faut tenir
compte de :
 Considérations techniques et locales (topographie, précipitation, voiries, répartition des
habitants).
 Projections urbanistiques du centre (P.O.S : plan d’occupation des sols).
 Considérations d’ordre économique (dépenses de la collectivité).
 Considération du conseil de la commune.
Après les différents usages, les principes d’assainissement sont l’évacuation rapide, sans
stagnation des eaux usées pour éviter les fermentations putrides et les rejets qui pourraient
provoquer la contamination du milieu récepteur, tout en tenant compte des contraintes économiques
d’équipement.

5) Dimensionnement et fonctionnement du réseau d’assainissement du


lotissement

A. Généralités sur le dimensionnement des réseaux

Un dimensionnement de réseau se fait généralement par modélisation informatique, le calcul «


à la main » étant fastidieux et engendrant un surdimensionnement. On prend en compte la période
de retour T correspondant au type de milieu dans lequel on est.
Les conduites seront dimensionnées avec les débits de pointe.

a) Calcul des débits des eaux pluviales

 Paramètres généraux d’hydrologie urbaine


Description de la pluie :
Les courbes Intensité-Durée-Fréquence (IDF) ou Hauteur-Durée-Fréquence (HDF) permettent
d’associer une fréquence de non dépassement F (ou période de retour T=1/F) à une intensité
moyenne I (ou hauteur H) sur une période d’observation de durée D.

Ces courbes sont établies par une étude statistique des données pluviométriques d’une station
météorologique donnée, ajustée par une loi de probabilité.
Ces courbes peuvent être lissées par une formule mathématique dont la plus usuelle est la
formule de Montana. Elle donne l’intensité moyenne i (mm/min), pour une durée t (min), et
fréquence F (inverse de la période de retour T) : 𝑖 = 𝑎 × 𝑡b ,Où a et b sont les coefficients
numériques, dit de Montana, qui dépendent de la fréquence F, de la localisation et de la durée de la
pluie.

La période de retour permet de déterminer le niveau de protection des ouvrages dimensionnés


dans le cadre du projet.
Sur de faibles distances, ou pourra se contenter de la période de retour de 2 ou de 5 ans. Par
contre, dans les quartiers fortement urbanisés et dépourvus de relief ou à risques, il est recommandé
de retenir, pour le calcul des collecteurs principaux, une période de retour de 10 ans des ouvrages
et de l'accroissement continuel du coefficient de ruissellement.
 Caractéristiques des bassins versant

 Limites et superficie

Les limites dépendent de la topographie des lieux et de l’organisation de la collecte des eaux
pluviales (réseau naturel et/ou artificiel). Au-delà de l’examen des plans topographiques existants,
une visite sur site est indispensable pour apprécier les limites réelles des bassins versants ainsi que
leurs caractéristiques physiques.

 Longueur ou « plus long cheminement hydraulique »

Cette longueur s’estime selon le trajet le plus long que suivrait une goutte de pluie sur le bassin
versant pour rejoindre l’exutoire.
 Pente

La pente est estimée différemment selon la méthode de calcul : pente moyenne entre le point
haut et le point bas, pente du chemin hydraulique, pente pondérée,

 Coefficient de ruissellement

Le coefficient de ruissellement « C » sera pris égal au taux d'imperméabilisation.


Si « A » est la surface totale du bassin versant, « A' » la superficie de surface revêtue :𝐶 =𝐴/𝐴′

Pour plusieurs surfaces partielles Aj, on peut prendre les valeurs des coefficients correspondant
∑ 𝐴𝑗 𝐶𝑗
Cj et calculer C par la formule : 𝐶𝑒𝑞 =
∑ 𝐴𝑗

Pour les bassins versants urbanisés (imperméabilisation supérieure à 20%), les


recommandations, relatives à ce paramètre, telles qu’elles ressortent de la documentation technique
disponible, sont

 Médina ou habitat à très forte densité : 0,8 à 0,9


 Zone d’habitat économique, forte densité : 0,6 à 0,8
 Zone d’activité : 0,5 à 0,8
 Zone de villas, immeubles, moyenne densité : 0,4 à 0,6
 Quartiers résidentiels, faible densité : 0,2 à 0,4

Pour les bassins non urbanisés, le ruissellement est très difficile à apprécier, la perméabilité, les
conditions initiales, la végétation influencent fortement les valeurs. Le tableau, ci-dessous, donne
des valeurs indicatives.

Sol semi-perméable
o Pente inférieure à 5m/m 0,1 à 0,15
o Pente de 5m/m à 20m/m 0,15 à 0,3

Sol peu perméable


o Pente inférieure à 5m/m 0,1 à 0,3
o Pente de 5m/m à 20m/m 0,3 à 0,6

Cette approche suppose que le coefficient C ne varie pas en fonction de la période de retour.
Or, comme l’ont démontré les mesures et analyses disponibles, le coefficient augmente avec la
récurrence sélectionnée.

 Temps de concentration
C’est le temps, mis par l’eau pour parcourir la distance entre le point de plus éloigné (en temps
d’écoulement) de l’exutoire, et ce dernier. Il peut être estimé avec le décalage temporel entre la fin
de la pluie et la fin du débit à l’exutoire du bassin versant.

Le temps de concentration dépend principalement :

• de la superficie du bassin versant ;


• de la forme du bassin versant ;
• des pentes des versants et du talweg ;
• de l’intensité de la pluie et du débit de l’écoulement ;
• de la nature géologique du sol et du couvert végétal ;

Le temps de concentration peut être déterminé, soit par observation directe d’hydrogrammes
réels de crues, soit en l’absence de relevés, par des formules empiriques, mises au point, chacune
pour des conditions particulières, et dont la généralisation doit être effectuée avec prudence.
Les formules empiriques, fréquemment utilisées, sont les suivantes :

Formule de KIRPICH : 𝑡𝑐 = 0,0195 × 𝐿0,77 × 𝑝−0,385

tc : Temps de concentration en minutes


L : La longueur du bassin versant en m
p : Pente moyenne en m/m

Formule des vitesses

𝑡𝑐 = 𝑡𝑠 + 𝑡𝑟
tc : Temps de concentration en minutes
ts : Temps d’écoulement en surface en minutes
tr : Temps d’écoulement en réseau en minutes

 Estimation du débit de pointe d’un petit bassin versant urbain

Les méthodes empiriques de transformation des pluies en débit sont nombreuses et nous nous
contenterons de citer la plus utile. Rappelons que 1 mm de précipitations est équivalent à 1 litre par
mètre carré : 1 mm = 1 L/m2.

 Méthode superficielle de Caquot

La méthode de Caquot est une méthode globale découlant directement de la formule rationnelle.
Elle permet d’estimer le débit de pointe à l’exutoire d’un bassin versant urbanisé. C’est la formule
recommandée, au Maroc, pour les bassins versants urbanisés dans les limites de son domaine de
validité.

Elle s’applique correctement à des bassins versants urbains (imperméabilisation supérieure à


20%), homogènes, drainés par un réseau fonctionnant sans mise en charge et sans ouvrages
spéciaux (déversoirs d’orage ou stockage).
Dans le contexte marocain, on peut donc fixer les limites d’utilisation suivante :

• La surface totale du bassin versant : ≤ 200 ha


• La pente équivalente : 0,002 m/m < I < 0,05 m/m ;
• Le coefficient de ruissellement : C ≥ 0,2
L’équation générale de la formule de Caquot est la
suivante :

Avec :

Qp = débit de pointe à l’exutoire du bassin versant en m3/s pour une période de retour T ;
C : Coefficient de ruissèlement en % ;
I = Pente du réseau de collecte en m/m ;
A : Superficie du bassin versant en ha.
Les coefficients k, u, v et w sont donnés par les formules suivantes :

E coefficient d’allongement>=0.8 .

Les variables (A, C et I) dépendent des caractéristiques du bassin versant :

• A : superficie (en hectare) correspondant aux limites réelles du bassin versant.


• C : coefficient de ruissellement du bassin versant.
• I : pente moyenne de la partie canalisée du bassin versant (m/m)

 Assemblage des bassins versants :

La formule de CAQUOT constitue un modèle global, qui reflète les phénomènes d’écoulement pour un
bassin homogène. L'application du modèle, à un groupement de sous-bassins hétérogènes de paramètres
individuels Ai, Ci, Ii, Li, Mi et Qpi (débit de pointe du bassin considéré seul) est délicate. Elle de rechercher
les caractéristiques du bassin versant équivalent.

Association de sous-B.V en série :


b) Calcul de débit des eaux usées :

Le débit des eaux usées domestiques est calculé sur la base de la consommation
moyenne par habitant et par jour en eau potable affecté d’un taux de rejet à l’égout.
D×N×T
Qm =
86400
Avec :

 Qm : débit moyen eau usée en litre/seconde


 D : dotation moyenne par jour en litre/habitant/jour N : nombre d’habitants
 T : taux de retour à l’égout pris égal à 80 %

Le débit de pointe des eaux usées est déterminé en appliquant au débit moyen les coefficients
de pointe journalière et horaire.

𝑄𝑃 = 𝑄𝑚 × 𝐶𝑃ℎ Avec : Cph=1.5+2.5/√𝑞𝑚

CPh = Coefficient de pointe horaire.


Qm = Le débit moyen

Le débit de pointe est calculé sur la base du débit moyen, par application du coefficient de
pointe, plus les eaux parasites évaluées à 10% des eaux usées :
𝑄𝑃𝑎𝑟𝑎𝑠𝑖𝑡𝑒 = 𝑄𝑚 × 0,1
Enfin, le Débit des eaux usées total est :

𝑄p𝑡 = 𝑄𝑃 + 𝑄𝑃𝑎𝑟𝑎𝑠𝑖𝑡𝑒

 Dimensionnement des conduites

Formule de dimensionnement

Le calcul des sections des canalisations est effectué par l'application de la formule de Manning
2 1
– Strickler, dont l’équation est la suivante : 𝑄 = 𝐾 × 𝑅 3 × 𝐼2 × 𝑆

Avec :

 Q: Débit à transiter en m3/s ;


 R: Rayon hydraulique en m (R = Sm/Pm) ;
 I: Pente du radier en m/m ;
 Sm : Section mouillée en m2.
 Pm : Périmètre mouillé en m
 K : Coefficient de Manning-Strickler
N.B : Le débit de dimensionnement d’un réseau de collecte, en système unitaire, est le débit des
eaux pluviales générées, au niveau du (des) bassin (s) drainé (s) par ce réseau, pour une période
de retour donnée.
Coefficient d’écoulement k
Le coefficient de Manning Strickler traduit la résistance à l’écoulement d’un tronçon. En pratique
ce paramètre dépend de multiples facteurs :
 Les obstacles à l’écoulement (branchement, câbles, échelles, regards,…) ;
 La nature des dépôts sur les parois ;
 Le liquide transporté ;
 Les singularités (changement de pente, de direction, de forme, arrivée de
débit,…) ;
 La nature du matériau ;
 Etc….
On pourra utiliser les valeurs suivantes : Selon la nature des conduites, les valeurs du coefficient
d’écoulement K, à considérer, sont les suivantes :
 Conduites en béton : K=70 à 80 ;
 Conduites en PVC, en PP, en PEHD et en PRV : K=80 à 100 ;
 Caniveaux revêtus : K=60 ;
 Caniveaux en terre : K=25 à 30.
Conditions d’autocurage
Deux conditions importantes sont à respecter dans le calage et le dimensionnement du réseau
d’assainissement notamment :
 La vitesse minimale permettant l’auto-curage des collecteurs ;

 La vitesse maximale admise pour les parois des collecteurs. Vitesse minimale
admissible
L’objectif d’imposer une vitesse minimale (ou d’une pente minimale), au niveau des
canalisations, est d’avoir le minimum de dépôts, dans ces conduites.
Pour la vitesse minimale, il ressort, selon différentes références, un éventail de vitesse assez
important : de 0,5 à 1,2 m/s au minimum à pleine section.
Il est recommandé de reconduire les valeurs stipulées par l’instruction technique, et qui sont
rappelées, ci-après.
Eaux usées Eaux pluviales
Vitesse minimale : Vitesse minimale :
0,7 m/s (extrême limite 0,6 m/s pour 1/10ème du
0,5 m/s) à pleine et à demi débit de pleine section
section 0,3 m/s pour 1/100ème du
0,3 m/s pour 2/10ème de débit de pleine section soit
remplissage du diamètre 1m/s à pleine section
(canalisations circulaires)
Vitesse maximale admissible
La vitesse maximale, à respecter dans les conduites, pour éviter les érosions de radier et la
destruction des parois et des joints, est de l’ordre de 4 m/s maximum (et exceptionnellement 5 m/s).
En cas de fortes pentes, il est conseillé de se rapprocher du fabricant de tuyau pour valider les
valeurs de vitesses maximales d’écoulement.
Au-delà des vitesses maximales, le recours aux regards de chute peut limiter le problème des
grandes vitesses.

Pentes maximales admissibles :


La pente maximale admissible peut être déduite de la vitesse maximale admissible, qui est de 4
m/s, selon les diamètres et les matériaux (les diamètres internes ne sont pas les mêmes, selon les
matériaux).
A titre indicatif, on donne, au niveau du tableau, ci-après, les pentes maximales tolérables pour des
conduites en PVC (DN 315 à DN 500) et pour des conduites en béton ou en PEHD, pour des
diamètres supérieurs.

DN (mm) D int. (mm) I max (V = 4m/s)


315 299,6 0,0507
400 380,4 0,0369
500 475,4 0,0274
600 600 0,0314
800 800 0,0214
1000 1000 0,0159
1200 1200 0,0124

Diamètre minimum :
Les recommandations, de diamètre minimal, sont liées aux conditions d’accès à la conduite
afin d’en faciliter l’entretien. Le tableau, ci-après, donne les valeurs du diamètre minimal à retenir.
Eaux usées Eaux pluviales ou unitaires
200 mm 300 mm
B. Organes annexes
REGARDS :
Ce sont des compartiments en maçonnerie ou préfabriqué munis d’un couvercle
amovible ; ils permettent l’accès aux canalisations pour d’éventuels branchements, et
notamment pour le curage de ces derniers. Il existe différents types de regards :

 Regard de visite : ils permettent la surveillance et le curage des égouts ainsi que leur
aération qui est assurée grâce à une fonte sur le couvercle du regard, ce type de regard est
prévu dans les cas suivants :
- Au niveau de chaque branchement avec un autre collecteur
- À chaque changement de direction (horizontale ou verticale)
- Entre 40 et 50 m d’alignement droit
 Regard chute : ce sont des regards analogues aux regards de visite, seulement la chute est
plus importante, ce type de regard est prévu lorsque les canalisations sont disposées en forte
pente, ce qui entraîne des vitesses très importantes, la chute des effluents dans ces regards
permet de briser la vitesse d’écoulement.
 Bouche d’égout : destinées à recueillir les eaux usées de la chausse, elles doivent être
sélectives pour permettre la retenue du maximum de déchets, elles sont généralement
disposées sous le trottoir
 Regard avaloir : ils sont généralement places aux points bas des caniveaux destines à la
collecte des eaux de ruissellement depuis le caniveau jusqu’à l’égout.

 Regards à grille : ce sont des regards de petites dimensions, couvert par une grille en fonte,
il sert à évacuer les eaux de ruissellement des parcs, allées piétonnes et des pelouses.
 Regards de façade : ils sont utilisés pour les branchements particuliers, disposes plus près de
la façade de la propriété à raccorder.
 Regards de branchement : servent au branchement du réseau sanitaire d’un immeuble au
réseau d’assainissement, les regards siphoïdes sont conseillés pour éviter les relents des
mauvaises odeurs.
Déversoirs d’orageAU
V. APPLICATION : c’est un ouvrage(VOLET
PROJET en béton arme de section rectangulaire, sa fonction est
ASSAINISSEMENT)
d’évacuer les pointes exceptionnelles de débit d’orage vers un milieux récepteur, en d’autres
1)termes,
Choixil du
est système
prévu pour soulager le réseau:sanitaire en période d’orage.
d’assainissement
Dans notre projet nous allons travailler avec le système unitaire vu que les système
d’assainissent existant utilise ce choix.
En raison de la grande taille du projet étudié, nous allons détailler seulement l’étude d’assainissement
d’une partie du lotissement.
2) Tracé en plan :
Premièrement, nous avons tracé les canalisations, les regards, les borgnes et les boite de branchement,
en respectant une distance maximale de 50m entre les regards. Le sens d’écoulement dans conduites
est déterminé en se basant sur les données topographiques.
3) Construction des Bassin versants :
La délimitation des bassins versants hydrologiques se fait selon l’emplacement des regards
implantés précédemment durant l’étape du traçage des canalisation.

4) Dimensionnement des collecteurs

Le dimensionnent des collecteurs est fait à l’aide du logiciel COVADIS, par la méthode du
Caquot expliqué précédemment. Notons que les coefficients du Montana de OUARZAZATE sont
pris : a= 1.78 et b=-0.535 pour une période de retour de 10ans. COVADIS donne les débits dans les
collecteurs et fait l’assemblage des bassins versant pour déterminer enfin les diamètres des
collecteurs.

NB : Pendant le calage des collecteurs, il faut travailler avec le MNT PROJET (Le Modèle
Numérique du Terrain) obtenu à la fin de l’étude de la voirie, cela permet le bon choix des cotes des
regards (Nœuds).

Les caractéristiques des BV :

Coeff. de Débit Débit Débit Période


Pente I Longueur L Coeff. de
Nom Aire (ha) ruissellement C d'apport brut corrigé de retour
(%) (m) forme m
(%) (m³/s) (m³/s) (m³/s) T (ans)
BV1 0,621 90,000 5,224 105,001 0,000 1,182 0,369 0,436 10,000
BV2 0,462 90,000 0,990 67,416 0,000 1,336 0,181 0,242 10,000
BV3 0,322 90,000 1,069 91,299 0,000 1,094 0,139 0,153 10,000
BV6 0,190 90,000 2,310 49,020 0,000 1,268 0,115 0,146 10,000
BV7 0,187 90,000 3,956 51,301 0,000 1,240 0,133 0,165 10,000
BV8 0,080 90,000 4,177 27,600 0,000 1,345 0,070 0,094 10,000
Les débits d’assemblage

Coeff. de
Aire Pente I Longueur L Débit d'assemblage
Nom ruissellement C
(ha) (%) (m) (m³/s)
(%)
BV6 0,190 90,000 2,310 49,020 0,146
BV3 0,322 90,000 1,069 91,299 0,153
BV7 0,187 90,000 3,956 51,301 0,165
BV2 0,462 90,000 0,990 67,416 0,242
BV1 0,621 90,000 5,224 105,001 0,436
P1=(BV1//BV2) 1,083 90,000 5,224 105,001 0,678
P2=(P1//BV3) 1,404 90,000 5,224 105,001 0,830
P3=(P2//BV6) 1,594 90,000 5,224 105,001 0,977

S5=((P4=(P3//BV7))+BV8) 1,861 90,000 4,976 132,601 1,153

Résultats de dimensionnement :

Valeurs calculées à l'aide de l'abaque V Pleine section


Diam.
Nom Pente rQ Qps/1 Contraint
Tronçon théorique H V Vps Qps
collecteur (%) (Q/Qps r V rH 0 e
(mm) (mm) (m/s) (m/s) (m/s) (m³/s)
)
135A- 461,00
N1 - N2 673,000 0,200 0,630 1,060 0,580 1,450 0,760 1,380 0,692 OK
0800 0
135A- 461,00
N2 - N3 673,000 0,200 0,630 1,060 0,580 1,450 0,760 1,380 0,692 OK
0800 0
135A- 643,00
N3 - N4 794,000 0,200 0,980 1,140 0,800 1,570 0,760 1,380 0,692 OK
0800 0
135A- 594,00
N4 - N5 857,000 0,200 0,660 1,070 0,590 1,700 0,880 1,600 1,255 OK
1000 0
135A- 307,00
N5 - N6 551,000 2,900 0,200 0,780 0,310 4,770 3,350 3,80 4,777 OK
1000 0
135A- 311,00
N7 - N3 392,000 1,090 0,950 1,140 0,780 2,310 1,110 2,020 0,254 OK
0400 0
135A- 330,00
N8 - N4 454,000 0,200 0,770 1,100 0,660 1,110 0,550 1,010 0,198 OK
0500 0
135A- 209,00
N9 - N5 280,000 2,410 0,830 1,120 0,700 2,780 1,370 2,480 0,176 OK
0300 0
N10 - 135A- 191,00
267,000 4,000 0,730 1,090 0,640 3,490 1,760 3,200 0,226 OK
N6 0300 0

Notons que COVADIS vérifie aussi les contraintes liées à la conception des conduites
(Profondeurs min et pentes min et max et à leur autocurage (vitesse min et max).

5) Profil en long des conduites


Après le tracé et le dimensionnement du réseau des eaux pluviales, on a utilisé le logiciel
Covadis pour tracer les profils en long de tous les collecteurs réalisés,
Ci-dessous est représenté un exemple de profils en long de collecteurs :
6) Profil en travers :
COVADIS permet aussi d’avoir les profils en travers :
7) Métré du projet d’assainissement :
Tronçon Largeur Lit de
Canalisation Dimensions Longueur Surface Fouille Enrobage Remblai Nb maxi
de pose
Amont Aval / câble (mm) 2D d'ouverture (m³) (m³) (m³) compactage
fouille (m³)
N1 N2 135A-0800 800,000 67,215 145,18 2,160 395,61 21,78 134,28 191,04 6
N2 N3 135A-0800 800,000 78,302 137,81 1,760 527,18 20,67 116,97 332,96 9
N3 N4 135A-0800 800,000 39,488 85,65 varie 269,39 12,85 79,34 148,62 7
N4 N5 135A-1000 1000,000 29,929 71,83 2,400 180,93 14,37 73,89 58,82 3
N5 N6 135A-1000 1000,000 28,164 67,59 2,400 159,40 13,52 69,54 44,67 3
N7 N3 135A-0400 400,000 67,416 80,23 1,190 155,48 8,02 42,64 92,11 4
N8 N4 135A-0500 500,000 72,823 95,11 1,306 237,34 9,51 55,65 151,21 7
N9 N5 135A-0300 300,000 49,019 52,65 1,074 87,16 5,26 24,83 51,66 3
N10 N6 135A-0300 300,000 51,795 55,63 1,074 122,23 5,56 26,24 84,80 6

Totaux 484,151 791,678 2134,714 111,543 623,388 1155,901 48,000


Conclusion :
Mon stage technique (d’ingénieur), effectué au sein du bureau d’études
SADETRAD qui a duré un mois de 01/07/2021 jusqu’à 31/07/2021, avait pour
principal objectif de réaliser les études de la voirie et l’assainissement relatives
au projet TAMASSINT AMICAL, et ainsi viabiliser et valoriser le lotissement
en l’équipant des infrastructures de base nécessaires et antérieurs à tout projet de
construction.
Sur le plan technique, ce stage a été une expérience très enrichissante. Il
m’a permis d’acquérir de nombreuses connaissances portant sur le domaine des
VRD, mettre en pratique les enseignements acquis pendant notre formation,
approfondir les connaissances récoltées tout au long de ma formation.

Ce projet de grande envergure m’a permis de toucher les différents aspects


de l’étude d’un projet, m’immerger au sein des vraies conditions de travail et me
confronter aux différentes problématiques auxquelles doit faire face un ingénieur
VRD : urbanistiques ou réglementaires ….

En somme, ce projet a été une satisfaction totale pour moi. Il m’a permis
de concrétiser l’ensemble des objectifs que nous nous étions fixés avant de
débuter notre stage : savoir comment se fait une étude technique en général, et
une technique de VRD en particulier.

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