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Histoire de l’architecture en Algérie 1 (HAA 1)

(XIXème et XXème siècles)

– Cours 2 –
Chapitre 1 : Architectures Vernaculaires en Algérie (2/2)
La dechra chaouia

Dr. Bencherif M.
Faculté d’architecture et d’urbanisme
meriama60@yahoo.fr

Université Constantine 3 2018/2019. Semestre 1


Histoire de l’architecture en Algérie 1 (HAA 1)
(XIXème et XXème siècles)
- Cours 2 -
Chapitre 1 : Architectures Vernaculaires en Algérie (2/2)
La dechra chaouia

Dr. Bencherif M.
Faculté d’architecture et d’urbanisme
meriama60@yahoo.fr

Etudiants concernés
Faculté/Institut Département Niveau Spécialité

Architecture et urbanisme Architecture Master 1 Architecture

Université Constantine 3 2018/2019. Semestre 1


L'habitat rural traditionnel algérien: une diversité affirmée

L'habitat rural traditionnel est varié, de part sa morphologie générale d’une région à
une autre en fonction de son climat, sa nature topographique et ses matériaux
locaux disponibles et les techniques appropriées, possède des caractéristiques
communes telles que l’échelle de référence, la compacité du tissu, l’introversion
des unités d’habitations et la hiérarchisations des voies (rue, ruelle et impasse).

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Les demeures mobiles (nomades)

Organisation de la tente, demeure des nomades Campement bédouin près de Biskra

La tente berbère est


traditionnellement
tissée en bandes de
laines de chèvre et de
dromadaire qui sont
cousues entre elles et
soutenues par des
mâts en bois

Une tente de Touaregs

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Les demeures fixes (sédentaires)
La dechra chaouia : une intégration parfaite au site

Les balcons de Ghoufi


Dechra: représente la forme d'habitat la plus
fréquente dans l'Aurès et se retrouve dans toutes
les vallées principales et secondaires du massif.
"Les maisons agriffées à la pente, face à la vallée,
s'épaule, s'accolent, s'escaladent et forment une
succession de gradins, la terrasse de l'un servant
de seuil à l'autre, jusqu'au sommet que couronne le
grenier commun, Taglaath ".

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Deux typologies de dechra distinctes dans l’Aurès

Menaa, typologie de tissu compact Ghoufi, typologie de tissu étagé

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Dechra de Menaa

Plan de Menaa

Le plan du vieux village laisse une impression


de désordre. Une rue principale s'enroule
autour du village jusqu'à la mosquée qui le
domine, mais son tracé n'est pas régulier.

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La dechra forme un gigantesque escalier
La « dechra chaouia » plaque ses maisons de pierres ou de terre (moellons taillés couverts de glaise)
contre les parois râcheuses, à mi-versant des montagnes généralement ; elle s’adapte étroitement à la
topographie en un gigantesque escalier dans lequel la terrasse de la maison sert de plancher à la maison
supérieure. La couverture, donc, est une terrasse légèrement en pente qui déborde sur les murs.

Dechra de Tifelfel

Dechra de Roufi

Dechra de T’Kout

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Organisation et orientation des constructions
La construction de la dechra s’est faite progressivement d’une façon horizontale en suivant les plateformes
offertes par le terrain force du site, mais aussi verticalement de bas en haut à partir du flanc de l’oued réservé à
l’activité agricole et en respectant les principes d’une organisation spatiale bien définis dans ses dimensions :

- Socioculturelle : rapports sociaux, intimité, respect du voisinage, etc.


- Technique et climatique : toutes les maisons bénéficient de l’ensoleillement
nécessaire par la présence de l’espace dit « hachamest Le principe de
mitoyennetéest respecté dansunetrame linéaire

- Compositionnelle : présence de tous les éléments urbains faisant la vie du


village le grenier collectif ou la guelaa, , la mosquée, l’école coranique et la
zaouia, le marché « souk » sous forme de boutiques, les ruelles (sous forme de
sentiers) avec la hiérarchie et la fonctionnalité technique requise.

Bagoust
Université Constantine 3 Bagoust 9
La voirie hiérarchisée

passage couvert à Ménâa impasse Maisons à Ménâa

Rue à Tkout
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Rues et ruelles en escalier

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Les équipements communautaires

Taglaath d’Arris
Taglaath de Baniane

Taglaath, Balloul (kahina)


La qal’ah d’Igualfène

Tadjemaath (assemblée du village) Ldjamaa àTagoust(mosquée)


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Taddart: la maison Chaoui : une unité sociale et économique

La maison a son élément


essentiel (la partie utilisée
par l'homme) au second
niveau; au premier
niveau, on trouve la
bergerie avec parfois la
remise pour le fourrage, le
bois ... (partie humide).
Au troisième niveau ce
sont les pièces de «
réserves » l'aelie (partie
sèche, espace de
séchage). Cette
disposition apporte par
ailleurs un confort
thermique important.

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La trilogie « homme-animal-réserve » est toujours présente

Les dechra sont organisées par et pour une société


agraire qui, installée et adaptée au site depuis une
longue période, a acquis un équilibre et par là-
même, une pérennité. A cet effet, la maison est
un espace polyvalent à organisation tripartite
verticale. L’espace Homme est le noyau autour
duquel gravitent les animaux et les réserves,
c’est-à-dire ses richesses.

Plan de maison traditionnelle

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Taddart: trois sous-espaces y cohabitent

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Maison à tachemast Organisation autour de la cour

La maison aurasienne est une maison à terrasse ;


elle intègre la topographie du site dans sa
construction. Les irrégularités du terrain, les blocs
rocheux, sont harmonieusement utilisés comme
soubassement, comme fondations. L’Homme a
rarement aplani ou terrassé le site pour la
construction d’une habitation. C’est alors une
continuité de formes, de teintes, et une uniformité
d’aspect qui renforcent l’intégration de ces
constructions au site.
intérieur de la maison

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La maison aurasienne : une variété selon la géographie
A travers le tissu d’une même
dechra, le groupe conserve la
même expression architecturale.
Un échantillonnage par groupes
d’habitations peut être établi, par
la permanence du matériau et la
répétition dans le plan et les
mensurations. Ces critères varient
légèrement en fonction de la
taille de la famille et de son
pouvoir économique. L’unité de
conception que l’on retrouve dans
l’habitat, dans l’organisation
spatiale à travers toute une vallée,
ne lui est ni propre, ni intuitive.
Elle est engendrée par l’unité,
tissée sur une même trame
culturelle des économies
montagnardes. Des contraintes
économiques identiques facilitent
cette reproduction.

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Dechra d’Arris, un village authentique

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Hachamesth: un espace ouvert et couvert

La terrasse « hachamesth »: présente dans quasiment


toutes les maisons chaoui, surplombant leurs rez-de-
chaussée, elle apparait manifestement sur la façade
d’ensemble. Terrasse couverte, exposée au soleil dans sa
façade, c’est le lieu de séchage des dattes et des denrées
alimentaires provenant de l’agriculture. Les autres
terrasses non obligatoirement « hachamesth » peuvent
aussi être accessible et utilisables.
Hachamesth et son pilier à Haourireth

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Portes d’entrées principales de maisons chaoui

L’ouverture de la maison sur l’extérieur est dédoublée. Le désir de hiérarchiser et de séparer


l’accès de l’homme de celui des animaux est renforcé par la taille et la finition des portes.

Quand, dans certaines habitations, les hommes et les animaux pénètrent dans la maison par
une seule porte, la séparation s’effectue juste après le franchissement du seuil, la bergerie
s’ouvre directement sur l’entrée.

Le seuil est toujours marqué par une surélévation, cette différence de niveau, outre la
symbolique qu’elle projette, a pour rôle pratique la protection de la maison contre les eaux
pluviales dévalant les pentes.

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Fondations: de la roche à la pierre

Le soubassement

La maison est fondée directement sur la roche qui parfois apparaît dans les
volumes intérieurs par des imbrications subtiles entre la dalle rocheuse et les
pierres de construction.

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Toitures planes
Les toitures sont toutes planes et horizontales. Les
cheminées à ventilations verticales émergent de cette
terrasse par de simples trous rehaussés de pierres non
maçonnées, posées au bord du trou.

La toiture est rechargée, annuellement, lors de la


première pluie, d’argile violette qui, mouillée, colmatera
les fissures que le soleil de l’été a provoqué. Une pente
(+ 2 %) évacue l’eau vers un affaissement ponctuel de
l’argile qui sert de gargouille.

Ces terrasses se terminent en périphérie par des


débordements d’environ 40 cm, formant corniche. Ils
sont constitués d’un assemblage de rondins posés au
mortier de terre perpendiculairement à la façade et
chargés de pierres plates, dont le but est de maintenir
l’argile en place.

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Matériaux de construction

Les matériaux utilisés sont, dans des


proportions variables, la terre, la pierre et le
bois. Ils se répartissent suivant trois aires
déterminées par la hiérarchie écologique
verticale des vallées. En amont et à travers la
haute vallée, la pierre sèche domine. Les
structures sont en bois : cèdre pour les pièces
maîtresses et l’ossature, genévrier pour les
poutrelles. La moyenne vallée voit un
chevauchement de deux matériaux : les
soubassements des murs et les jonctions avec le
sol sont en pierres non taillées, ce sont de gros
blocs joints par un mortier et sur lesquels
viennent se poser de briques de terre. La basse
vallée reprend les modes de construction
sahariens ; les structures sont en bois de
palmier et les murs en briques de terre séchée.

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Emploi de la pierre

Dans tous les murs, les chaînages sont établis par des
lignées horizontales disposés tous les 80 ou 100 cm. Les
coins de murs sont souvent traités en pierres d’angle
taillées. Le système d’ossature des planchers et les
descentes de charge exécuté par une floraison de piliers
permet d’obtenir de grands volumes dégagés en rez-de-
chaussée ainsi que la construction sur plusieurs niveaux.

Maison de pierres à chaînage de bois


de Theniet el Abed, Oued Abdi

Structure (solives) du plancher apparente sur façade

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Les matériaux de constructions sont locaux

Les matériaux locaux et la topographie du


terrain créent alors une continuité de
formes, de teintes et une uniformité
d'aspect qui renforcent l'intégration de
ces constructions vernaculaires au site.

Les terrassements préalables


pour aplanir le site sont
inexistants: c'est l'intégration aux
pentes qui constitue le dénivelé
des maisons.

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Ouvertures ou orifices d’aération ?
Trapue, s’intégrant admirablement au site, la
maison aurèsienne est discrète sur l’extérieur,
seuls des trous d’aération, placés haut, en forme
de triangle (inspiration des montagnes), carré,
rosace, hexagonale y animent les façades. Les
ouvertures dans ces habitations ont plus le rôle de
ventilation que « d’ouverture vers l’extérieur ».
Lorsque le quatrième côté de la maison s’appuie
sur la paroi de la montagne, elle devient le mur
lui-même (évolution de l’habitat troglodyte
présent dans la région).
maisons traditionnelles à Roufi

maisons traditionnelles de Ménâa

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Différents types d’ouvertures autres que les fenêtres

Dans l’Aurès, l’ouverture en rosace constitue un


véritable symbole. Ce motif est construit par la
disposition particulière de six triangles de briques
de terre ou de pierres éclatées. Cette forme
d’ouverture est souvent située dans le mur au-
dessus du banc qui fait face au métier à tisser.
Ce système permet un fractionnement des rayons
du soleil avec le maintien, d’un taux de luminosité
important et affiné, d’une bonne ventilation ainsi
qu’une protection contre la réverbération.
D’autres petites ouvertures rectangulaires se
retrouvent essentiellement dans la partie
réservée à l’Homme.

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Le triangle :un symbole de la civilisation amazigh (emploi dans bijoux et tapis)

Différentes compositions sont obtenues , soit


triangulaires, soit disposées en frise ou encore en losange
ou hexagonedonnantunealluredeclaustrasen rosace

Dans les pièces destinées aux animaux et aux réserves, une


ventilation permanente est rendue possible par une lignée
d’ouverturestriangulairessituéesen partiehauted’unmur. Ouverture en rosace dans une façade
construite en toub à Menaa

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Eléments de structure

Sur un platelage de bois


éclaté (troncs de
genévriers) repris par une
structure de tronc du
même arbre, de la terre
argileuse est répandue
sur une épaisseur
d’environ 15 à 20 cm.
Intérieur d’une maison de Theniet el Abed

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Technique et construction
Comme dans la majeure partie des
sociétés montagnardes, la société
aurasienne vit en autarcie, donc dans une
économie sévère de pénurie. Il semble
alors déterminant que les matériaux
locaux, extraits à proximité, soient utilisés
en exclusivité. Ce choix technique est
contraignant pour les formes, mais non
déterminant pour l’organisation spatiale.
Dans cette architecture, l’acte de bâtir
n’est pas restreint à un acte technique.
C’est la mise en forme tant d’une
fonctionnalité que qu’une réponse à un
besoin d’adaptation au site et de
régulation thermique.

Maison à Amentane
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L’authenticité s’efface…

Dechra de Menaa Le village d’Amentane (Oued Abdi)


Beni Ferah (Aïn Zatout)

Ruines de Kebach Dechra de Bouzina

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Conclusion

A travers le massif de l’Aurès, les zones d’habitat vernaculaire sont essentiellement


situées sur la rive gauche de l’oued. Elles le sont depuis de très longue date. Les
plateaux et les fonds de vallées restent vides de toute construction, par contre, toute
parcelle cultivable est exploitée.

L’espace habité, multifonctionnel, est utilisé sous différentes formes, suivant les
heures de la journée et le rythme des saisons. Le mode de production agraire reste
partout similaire mais, d’une dechra à l’autre et tout le long des vallées, il s’intègre au
milieu et suit la hiérarchisation écologique verticale de la vallée.

Pour la construction d’une maison, l’intervention d’un artisan était un fait rare.
L’habitation est souvent le fruit d’un travail du propriétaire aidé pour les gros œuvres
par la « touiza » (groupement ponctuel d’amis, de parents et de voisins).

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Eléments bibliographiques
- Adjali S. (1986). Habitat traditionnel dans les Aurès le cas de la vallée de l'oued Abdi. Annuaire de l'Afrique du
Nord, tome XXV. Édition du CNRC, pp. 272-280.
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- Cote M. (1993). L’Algérie ou l’espace retourné. Media-Plus, Alger, p.359.
- Delartigue C. (1904). Monographie de l'Aurès. Constantine, p.285.
- Doat Patric, et al. (1979). Construire en terre. Gamma, France, p.264.
- Droz Y, et al. (2006). Le champ du paysage, représentations paysagères et processus de légitimation des usages
sociaux du paysage, de la vue - des - Alpes au pays - d’Enhaut, Institut d’ethnologie de l’université de Neuchâtel,
Neuchâtel, p.67.
- Duprat B et Paulin M. (1987). Les Types de L’architecture traditionnelle des Alpes su Nord. Maisons et chalets du
massif des bornes. Ecole d’Architecture de Lyon.
- Faye P, et al. (1974). Sites et Sitologie. J-J pauvert.
- Fowler. P. (1992). Patrimoine mondiale. Paysages culturel du patrimoine mondial, N°44, p11.
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- LeveauE.B., Ph., Morizot P., Morizot J., Chamla M.-C., Demoulin F., Adjali S. and S. Chaker, « Aurès », Encyclopédie
berbère, 8 | Aurès – Azrou, Aix-en-Provence, Edisud, 1990, p. 1097-1169http://encyclopedieberbere.revues.org
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- Terrasse H. (2010). Kasbas berbères de l’Atlas et des oasis. Les grandes architectures du sud marocain. Actes Sud /
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