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Prof : SIA GOGBE EVARISTE DROIT 1BTS / TOURISME-HOTELLERIE

SECRETARIAT D’ETAT AUPRES REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE


DU MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE,
DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
CHARGE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Union- Discipline- Travail

DIRECTION DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE

LYCEE PROFESSIONNEL HOTELIER D’ABIDJAN

B.P. 45 CEDEX III –RIVIERA /Tél. : 22-43-00-73


Email: lyceeprofhotelier@yahoo.fr
Site: www.lyceeprohotelier.sch.ci

COURS DE DROIT 1ère ANNEE BTS / TOURISME-HOTELLERIE

CHAPITRE VI : LES OBLIGATIONS

1- LES OBLIGATIONS
L’obligation est un lien de droit entre deux personnes en vertu duquel le
créancier peut exiger au débiteur l’exécution d’une prestation.
1-1 CLASSIFICATION DES OBLIGATIONS
1-2-1. L’obligation de faire et l’obligation de ne pas faire
a) Obligation de faire
C’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à accomplir un fait ou à
exécuter une prestation au bénéfice du créancier de l’obligation.
Exemple : Le respect du règlement intérieur.
b) Obligation de ne pas faire
C’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à s’abstenir de tel ou tel
agissement vis à vis du créancier de l’obligation. Ex: Eviter de bavarder en
classe.
1-2-2 L’obligation de donner
C’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à transférer au créancier la
propriété d’une chose, d’un droit.
1-2-3. L’obligation de résultat et l’obligation de moyen
a) Les obligations de résultat
C’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à atteindre le résultat
recherché par le créancier. Exemple : le transporteur doit me conduire jusqu’à
destination.
b) L’obligation de moyen

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C’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à mettre tout en œuvre pour
procurer au créancier le résultat recherché sans lui en garantir l’obtention.
Exemple : le cas du médecin
1-3 SOURCES DES OBLIGATIONS
Il existe 2 sources d’obligations : les actes juridiques et les faits juridiques.
- Un acte juridique : c’est une manifestation de volonté destinée à
produire des effets de droit. Exemple : le contrat de travail
- Un fait juridique : c’est un évènement involontaire ou un
agissement qui produit des effets de droits. Exemple : un accident
-
2- LES CONTRATS
Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent
envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.
2-1 Classification du contrat
a) Le contrat synallagmatique et contrat unilateral
Le contrat synallagmatique fait naître des obligations réciproques à la charge
de chacune des parties.
Le contrat unilatéral c’est un contrat qui fait naître des obligations à la charge
d’une seule personne. Dans ce contrat une ou plusieurs personnes s’obligent
envers une ou plusieurs autres sans qu’il ait eu engagement de leur part.
b) Le contrat à titre onéreux et le contrat à titre gratuit
Le contrat à titre onéreux est celui dans lequel chaque contractant recoit une
contrepartie de l’avantage qu’il procure à l’autre. Ex : la vente.
Le contrat à titre gratuit est le contrat dans lequel une partie procure à l’autre
un avantage sans contrepartie.
c) Le contrat commutatif et le contrat aléatoire
Le contrat commutatif c’est lorsque toutes les parties connaissent exactement
la portée de leur engagement au moment de la conclusion du contrat.
Le contrat aléatoire c’est lorsque la prestation fournie par l’une des parties
dépend d’un évènement incertain. Ex : Le contrat d’assurance
d) Le contrat consensuel, solennel et le contrat réel
Le contrat consensuel c’est le contrat qui se forme par le seul accord de volonté
des parties. EX : la vente, le mandat
Le contrat solennel le contrat dont la formation exige certaines formalités.
EX : le mariage.
Le contrat réel le contrat dont la formation nécessite la remise matérielle d’une
chose. EX : le gage ; le dépôt.
e) Le contrat à exécution instantanée et le contrat successif
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Le contrat à exécution instantanée Un contrat dans lequel les parties exécutent


leur obligation unique qui met fin à l’obligation à un moment précis.
Le contrat successif c’est le contrat dans lequel l’exécution s’échelonne dans le
temps. Exemple : Le contrat de travail

f) Le contrat de gré à gré et le contrat d’adhésion


 Le contrat de gré à gré est un contrat dans lequel les parties négocient
les clauses du contrat sur un pied d’égalité.
 Le contrat d’adhésion c’est un contrat dans lequel l’un des contractants
n’a pas la possibilité de discuter le contenu du contrat.
g) Le contrat individuel et le contrat collectif
 Le contrat individuel est un contrat dont les effets sont limités aux
contractant et à leur ayant cause.
 Le contrat collectif est un contrat dont les effets s’étendent à des
personnes étrangères au contrat. Exemple : la convention collective
2-2 CONDITIONS DE FORMATION DU CONTRAT
Nous avons le consentement, la capacité, la cause et l’objet.
a) Le consentement
C’est l’accord de volonté des parties au contrat. Il doit être donné librement. Il
ne doit pas être entaché d’irrégularité. (dol, erreur, violence).
b) La capacité
C’est l’aptitude à être titulaire de droits et les exercer. Il faut être donc capable
de contracter.
c) L’objet du contrat
C’est la raison pour laquelle le contrat a été conclu. C'est-à-dire la prestation que
chacune des parties s’engage à fournir. L’objet doit exister au moment de la
formation du contrat. Cependant l’objet doit être conforme à la loi.
d) La cause
C’est la raison ou le motif qui pousse chacune des parties à contracter. Elle doit
être également conforme à la loi et à la morale.
2-3 Effet des contrats
Le contrat fait naître des obligations entre les parties et à l’égard des tiers.
a) Les effets des contrats à l’égard des parties
Selon les dispositions du code civil (Art.1139) « les conventions légalement
formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites » Il ressort de ce texte que le
contrat a une force obligatoire pour les parties. Cela signifie que chaque partie
est tenue d’exécuter le contrat et de ce fait, un des cocontractants ne doit rompre
unilatéralement le contrat.
b) Les effets à l’égard des tiers
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Selon la loi « les conventions n’ont d’effets qu’entre les parties contractantes »
Cela signifie qu’un contrat ne peut créer directement d’obligation à la charge
d’un tiers. Toutefois il arrive qu’une convention produise des effets à l’égard des
tiers. C’est le cas de la stipulation pour autrui ou de la promesse pour autrui
ou promesse de porte-fort.

• Stipulation pour autrui


C’est un contrat par lequel une partie au contrat appelée stipulant s’engage à ce
que l’autre partie appelée promettant exécute une prestation au profit d’un tiers
au contrat appelé le bénéficiaire.
• La promesse de porte-fort ou promesse pour autrui
C’est la promesse faite par une personne à une autre qu’une troisième personne
s’obligera à son égard ou ratifiera l’acte passé entre elles.
2-3 LES SANCTIONS DES CONDITIONS DE VALIDITE DU CONTRAT
Le contrat qui ne satisfait pas aux conditions de formations, il frappé par la
nullité. Il existe 2 types de nullité : la nullité absolue, et la nullité relative.
a) Nullité absolue
Elle protège l’intérêt général. Elle sanctionne l’inobservation des conditions de
formation du contrat telles que : l’absence de consentement, l’objet et
impossible ou illicite, la cause illicite etc.
b) La nullité relative
Elle sanctionne les atteintes portées à l’intérêt privé des contractants telles
l’existence d’un vice de consentement tel que l’erreur.
2-4-LA SANCTION DE L’INEXECUTION DU CONTRAT : LA
RESPONSABILITE CONTRACTUELLE
Lorsqu’une des parties à un contrat ne respecte pas ses engagements, elle est
tenue de réparer le préjudice qu’elle a causé à l’autre partie.
Trois conditions doivent être réunies pour la mise en œuvre de cette
responsabilité contractuelle : la faute, le préjudice, le lien de causalité entre la
faute et le préjudice.
-La faute : elle doit être constituée par l’inexécution d’une obligation résultant
du contrat.
-Le préjudice C’est un dommage subi par la victime. Il peut être matériel ou
physique, ou moral.
-Le lien de causalité entre la faute et le préjudice
Il doit exister un lien de cause à effet entre le fait générateur de la responsabilité
et le préjudice.

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CHAPITRE VII : LA RESPONSABILITE CIVILE

C’est une responsabilité ou un fait qui consiste à réparer un dommage


causé à autrui. Le fait dommageable peut provenir d’une faute personnelle de la
faute d’une autre personne dont on doit répondre, ou d’une chose dont on a la
garde. La prise en compte de tous ces aspects entraînent trois régimes de
responsabilité délictuelle : la responsabilité du fait personnel ; la responsabilité
du fait d’autrui ; la responsabilité du fait des choses.

1- LA RESPONSABILITE DELICTUELLE DU FAIT PERSONNEL


Au terme de l’article 1382 du code civil « tout fait quelconque de l’homme qui
cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le
réparer ». Ainsi, cette responsabilité oblige chaque personne à réparer le
dommage causé par son fait.

2- LA RESPONSABILITÉ DU FAIT D'AUTRUI


Une personne peut être aussi responsable du dommage causé par le fait d'autres
personnes qui sont placées sous son autorité. Plusieurs cas sont prévus à ce
niveau.
2-1 La responsabilité des père et mère
Les père et mère sont responsables des dommages causés par leurs enfants
mineurs non émancipés.
Le père qui est présumé avoir mal éduqué ou mal surveillé son enfant, ne peut
échapper à cette responsabilité que dans deux cas:
• Si au moment de l'accident, l'enfant est confié à une personne et n'habite
pas avec ses parents.
• S'il peut apporter la preuve qu'il a bien surveillé son enfant et qu'il lui a
été absolument impossible d'empêcher le fait dommageable.
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2-2 La responsabilité de l'artisan du fait de son apprenti


L'artisan est responsable des dommages causés par son apprenti.
2-3 La responsabilité des enseignants du fait de leurs élèves
Il en est de même des enseignants qui sont responsables des dommages causés
par leurs élèves pendant les heures de cours.
2-4 La responsabilité des commettants du fait de leurs préposés
Exemple : Un chauffeur de camion employé par une entreprise de transport
routier effectue régulièrement le trajet Abidjan-Bouaké. Au cours d'un de ses
voyages, il cause un accident.
Est-il tenu d'indemniser personnellement le dommage causé?
Au moment de l'accident, ce chauffeur qui est salarié est en service et exécute
l'ordre qui lui a été donné.
La responsabilité doit incomber à celui qui donne des ordres (le commettant) et
non à celui qui les exécute (le préposé); les commettants sont donc responsables
du dommage causé par leur préposé dans les fonctions auxquelles ils les ont
employés.

3- LA RESPONSABILITÉ DU FAIT DES CHOSES.


3-1 Les responsabilités prévues spécialement par le code civil
Il y a d'abord la responsabilité du fait des animaux.
Exemple: Un fauve s'échappe d'un zoo et erre plusieurs jours avant d'être
capturé. Au cours de cette fugue, il cause de nombreux dégâts matériels et blesse
plusieurs personnes. Même si elle n’a commis aucune faute, la direction du zoo
est responsable de tous les dégâts causés par la fugue de l'animal Il en est ainsi
chaque fois qu'un animal quelconque cause un dommage à autrui.
Il y a ensuite la responsabilité du fait des bâtiments.
Exemple: un bâtiment en mauvaise état fait courir de graves risques aux voisins.
Une tempête peut abattre une palissade, arracher des tuiles ... c'est le propriétaire
de l'immeuble qui est responsable des dommages causés. Cette responsabilité
l'incite à entretenir son immeuble ou à le démolir s'il est trop vétuste.
3-2 Le principe général de la responsabilité du fait des choses
Dans le but de mieux protéger les victimes d'accidents, en particulier les
automobiles, la jurisprudence a décidé que tout gardien d'une chose était
responsable des dommages causés par cette chose sans qu'il soit nécessaire de
prouver une faute.
Ce principe est applicable à toutes les choses et concerne très souvent les
véhicules mais peut s'appliquer aussi aux choses non actionnées par l'homme
(branches d'arbres, fils électriques...).

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DEUXIÈRE partie
LE DROIT COMMERCIAL

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INTRODUCTION GENERALE

Le droit commercial ou droit des affaires se définit comme l’ensemble des


règles juridiques qui régissent les actes de commerce, les commerçants, les
sociétés commerciales, ainsi que les opérations qu’ils effectuent.
I- LES SOURCES DU DROIT COMMERCIAL
1-1 Les sources directes
 La constitution : entant que norme fondamentale, elle admet l’exercice du
commerce par le principe de la liberté du commerce et de l’industrie.
 Le traité OHADA : l’acte uniforme portant droit commercial général est la
source principale du droit commercial en Côte d’Ivoire.
 La loi : le traité l’OHADA n’ayant pas abrogé le code du commerce, ses
dispositions peuvent être toujours appliquées si celles-ci ne sont pas
contraires au traité.
1-2 Les sources indirectes
 La jurisprudence : elle interprète et comble le vide juridique en matière
commerciale.
 La doctrine : la doctrine peut servir d’inspiration au législateur ou aux
praticiens du droit dans le domaine commercial.
 Les usages : ce sont pratiques liées à la vie quotidienne des commerçants
qui, en raison de leur permanence et leur application régulière prennent la
valeur d’une règle de droit.
2-LES JURIDICTIONS COMMERCIALES
Le tribunal de commerce est une juridiction commerciale créé le 11 janvier
2012 dont la compétence territoriale se limite à celle des tribunaux de première
instance d’Abidjan Plateau et de Yopougon. Il statue en premier et en dernier
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ressort sur les litiges entre commerçants dont l’intérêt du litige est inférieur ou
égale à 500 000 000 f.
En 2018, la création de la Cour d’Appel en matière commerciale a été une
innovation majeure. Sa compétence territoriale se limite à celle de la Cour
d’Appel d’Abidjan. Elle statue sur les appels interjetés contre les décisions
rendues par le tribunal de commerce.
A côté de ces juridictions, il y a la CCJA (Cour Commune de Justice et
d’Arbitrage), juridiction arbitrale de l’OHADA. Elle statue par voie de recours
en cassation contre les Arrêts rendus par la Cour d’Appel de commerce. La
décision rendue par une juridiction arbitrale est appelée la sentence arbitrale.
L’arbitrage peut résulter d’un compromis ou d’une clause compromissoire.
 Le compromis : c’est une convention par laquelle deux
personnes déjà en litige décident de s’en remettre à un arbitre pour
trancher leur différend.
 La clause compromissoire : c’est une convention par
laquelle les parties au contrat s’engagent à soumettre à un arbitrage
tous les conflits qui pourraient naître de l’exécution de leur relation
contractuelle. du contrat.

CHAPITRE I : LES ACTES DE COMMERCE

L’acte uniforme portant droit commercial général n’a pas donné de


définition de l’acte de commerce. Il en a simplement fait une énumération. Ces
actes regroupés essentiellement en 4 groupes sont : les actes de commerce par
nature ; les actes de commerce par la forme ; les actes de commerce par
accessoire et les actes mixtes.
1- LES ACTES DE COMMERCE PAR NATURE
Selon l’article 3 de l’AUDCG, l’acte de commerce par nature est celui par lequel
une personne s’entremet dans la circulation des richesses qu’elle produit ou
achète ou par lequel elle fournit des prestations de service avec l’intention d’en
tirer un profit pécuniaire. Constituent ainsi les actes de commerce par nature les
suivantes :
1.1- L’ACHAT DE BIENS MEUBLES OU IMMEUBLES EN VUE DE LA
REVENTE
a) L’achat préalable du bien
Pour qu’il ait acte de commerce, il faut un achat préalable du bien destiné à la
vente. Il n’y a pas d’acte de commerce par nature s’il n’y a pas eu un achat

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préalable du bien. Tel est le cas d’un bien offert à une personne, et cette dernière
ayant besoin d’argent le vend.
Les activités agricoles, la pêche, l’élevage et assimilées sont exclues du
domaine commercial en principe. L’agriculteur et ces personnes assimilées ne
font pas des actes de commerce en vendant leur récolte car ils vendent les
produits du sol. Toutefois, ils accomplissent les actes de commerce lorsqu’ils
achètent ou louent des machines pour transformer et vendre les produits dans
une proportion plus importante que leur propre production. (voir les exemples).
b) L’intention de revente de la part de l’acheteur
L’intention de revente doit exister au moment de l’achat du bien. En général, la
preuve de l’intention de revente résulte de l’activité professionnelle de la
personne qui achète les biens. Si l’achat n’a pas été effectué dans l’intention
d’une revente, il constitue un acte civil.
c) La rechercher de profit
La recherche de profit doit se traduire de la part de l’acheteur. Peu importe qu’il
ait eu perte à la suite de la vente. Pour ainsi dire, les associations, syndicats et
coopératives qui achètent et revendent à leurs membres sans intention de profit
n’accomplissent pas les actes de commerce, ce sont des actes civils.
1.2 LES OPERATIONS FINANCIERES ET ASSIMILEES
Ce sont ;
a) les opérations de banque et de change
Il s’agit des opérations de dépôt, de retrait, transfert et crédit effectuées par les
banques et établissements financiers.
b) Les opérations de bourse
Ce sont des transactions effectuées sur un marché financier il s’agit d’achat et
vente de valeurs mobilières.
c) Les opérations d’assurance
Ce sont des opérations réalisées par les entreprises d’assurance. Toutefois les
opérations d’assurance mutuelle (MUGEFCI) demeurent cependant civiles.
1-3-LES OPERATIONS DE PRESTATION DE SERVICES
a) Les opérations de location de meubles
La location de meubles comme les chaises, les assiettes, les bâches, les voitures
etc.
b) Les opérations de manufacture
Elles concernent la transformation ou fabrication de produits à partir de
matières premières achetées et destinées à la vente. Elles concernent également
la transformation de matières premières fournies par autrui contre rémunération.
c) Les opérations de transport

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Elles concernent tous les actes liés au transport des personnes et des
marchandises par voie terrestre, aérienne, et maritime.
d) Les opérations de télécommunications
Ce sont les opérations liées aux moyens modernes de communications telles
que le téléphone, le fax, la téléphonie cellulaire, l’internet etc.
1-4 LES OPERATIONS D’ INTERMEDIAIRES DE COMMERCE
L’intermédiaire de commerce est celui qui a le pouvoir d’agir habituellement et
professionnellement pour le compte d’une autre personne. Ce sont les
commissionnaires, les courtiers, agents commerciaux etc.
1-5 LES ENTREPRISES CULTURELLES
a) LES ENTREPRISES DE SPECTACLES PUBLICS
Il s’agit des spectacles publics tel que le théâtre, le cinéma, les prestations
musicales… Ils sont commerciaux si trois conditions cumulatives sont réunies
:
- Lorsque les spectacles sont donnés habituellement
- Lorsque les spectacles sont ouverts au public
- Lorsque les spectacles sont donnés dans le but de réaliser un bénéfice

2- LES ACTES DE COMMERCE PAR LA FORME


Il s’agit des effets de commerce et les sociétés commerciales.
2-1- Les opérations sur les effets de commerce
La signature d’une lettre de change, d’un billet à ordre ou d’un warrant est un
acte de commerce par la forme quelle qu’en soient les raisons.
2-2- Les sociétés commerciales par la forme
Sont commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet. Les
sociétés SARL, SNC, SA, SCS (article 6 alinéa 2 de l’acte uniforme).
3- LES ACTES DE COMMERCE PAR ACCESSOIRES
Cette catégorie d’acte de commerce est de nature jurisprudentielle. Il s’agit des
contrats qui portent généralement sur des actes qui sont civils mais qui
deviennent commerciaux du fait qu’ils sont accomplis comme accessoire c'est-à-
dire comme complément de l’activité d’un commerçant. Par extension il s’agit
également d’un acte civil qui devient commercial parce qu’il est accompli
comme complément d’un acte de commerce. Ainsi à l’exception des contrats
entre commerçants pour les besoins de leur commerce toutes les obligations du
commerçant nées pour les besoins ou à l’occasion de son commerce sont
commerciales par accessoires. Un acte civil devient commercial par accessoire
si ces conditions sont réunies :
-L’acte doit être accompli par un commerçant.
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-L’’acte civil doit être accompli dans l’exercice ou pour les besoins de son
activité commerciale.
-L’acte doit être accompli entre un commerçant et un non commerçant ou une
personne dont l’activité ne consiste pas à la vente habituelle du bien acheté.
4- LES ACTES MIXTES
4-1 Définition
L’acte mixte est celui qui est commercial pour l’une des parties et
civil pour l’autre. L’intérêt que présentent les actes mixtes réside dans la
détermination de leur régime juridique.
4-2 Le régime juridique des actes mixtes
a) En matière de preuve
Depuis la révision de 2010 de l’AUDCG, les actes de commerce se prouvent par
tous les moyens à l’égard des commerçants.
b) En matière de compétence des juridictions
-Le commerçant qui poursuit le non-commerçant en justice doit le faire devant
le Tribunal de Commerce.
-Le non-commerçant qui poursuit le commerçant en justice a le choix entre le
Tribunal de Première Instance et le Tribunal de Commerce.

c) En matière de mise en demeure


C’est l’acte par lequel un créancier demande à son débiteur d’exécuter son
obligation.
-Si le commerçant qui entend mettre le non commerçant en demeure doit le faire
suivant les modes du droit civil c'est-à-dire par écrit (acte d’huissier)
-Si le non-commerçant met le commerçant en demeure il le fait par tous moyens.
*Entre commerçant la mise en demeure peut se faire par tous moyens
d) Quant à la solidarité
Lorsque plusieurs débiteurs s’engagent à rembourser une dette qu’ils ont
contracté en commun, le créancier a le droit en cas de non-paiement, de saisir
n’importe lequel d’entre ces débiteurs et lui faire payer toute la dette s’il en a les
moyens.
e) LA PRESCRIPTION
c)

C’est lorsque l’écoulement d’un certain délai fait acquérir ou perdre un droit.
Dans le premier cas on parle de prescription acquisitive et dans le second cas
de prescription extinctive. La prescription en matière commerciale est de 5 ans.
Par contre en matière civile est de 30 ans.

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CHAPITRE II : LE COMMERÇANT

1- DEFINITION
Au terme de l’article 2 de l’acte uniforme nouveau « est commerçant celui qui
fait de l’accomplissement d’actes de commerce par nature sa profession. »
2- LES CONDITIONS POUR AVOIR LA QUALITE DE COMMERÇANT
Pour avoir la qualité de commerçant il faut 3 conditions cumulatives : Il faut
accomplir des actes de commerce par nature ; Il faut les accomplir à titre de
profession ; Il faut agir en toute indépendance. c'est-à-dire à titre personnel et
pour son compte.
2-1 l’accomplissement d’actes de commerce par nature
Les actes dont l’accomplissement confère la qualité de commerçant sont des
actes de commerce par nature. Ce qui exclut les actes de commerce par la forme,
accessoire et mixte.
2-2 L’accomplissement d’actes de commerce par nature a titre de
profession
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L’idée de profession implique l’accomplissement habituel d’actes de commerce


en vue de tirer les ressources nécessaires à sa subsistance. Ces actes doivent être
effectués de manière répétée. Cela suppose que l’accomplissement de quelques
actes isolés ne peut conférer la qualité de commerçant à une personne.
2-3 L’exercice de la profession commerciale a titre indépendant
Pour avoir la qualité de commerçant, il faut agir pour ton compte, à tes risques et
périls, et en toute indépendance.
Cependant le prête-nom qui est la personne qui dissimule l’activité commerciale
d’une autre personne est considéré comme commerçant au même titre que celui
pour qui il agit. Il peut donc être condamné à payer solidairement avec ce
dernier les dettes contractées à l’occasion de l’activité commerciale illégalement
exercée.
3- LES CONDITIONS D’EXERCICE DE LA PROFESSION
COMMERCIALE
L’exercice de la profession commerciale est soumis à des conditions relatives à
la capacité d’une part, et d’autre part à la moralité.

3-1 Les conditions de capacité


L’acte uniforme dans son article 8 alinéa 1 dispose que : « Nul ne peut
accomplir des actes de commerce à titre de profession, s’il n’est
juridiquement capable d’exercer le commerce. »
Pour faire le commerce, il faut être majeur et capable. Ainsi un mineur ne peut
pas faire le commerce, de même qu’un majeur incapable.
a) L’incapacité du mineur
En principe, le mineur non émancipé ne peut pas faire le commerce et même ses
parents ou tuteur ne peuvent le faire à sa place.
Si le mineur hérite d’un fonds de commerce, ce fonds devra être vendu ou mis
en location-gérance.
Exceptionnellement le mineur peut exercer la profession commerciale à
condition qu’il remplisse les conditions suivantes :
● Il doit être émancipé
● Il doit avoir une autorisation parentale inscrite au Registre de Commerce
et de Crédits Mobiliers (RCCM).
b) Le majeur incapable
Ce sont des majeurs qui ont des altérations au niveau de leurS facultés mentales.
Ainsi ne peuvent faire le commerce Ces majeurs qui sont dans un état habituel
d’imbécilité, de fureur ou de démence pour lesquels l’interdiction a été
prononcée par le tribunal. Les adultes aliénés mentaux et les prodigues sont
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assimilés à des enfants mineurs. Tous les actes à caractère commercial qu’ils
pourraient faire sont déclarés d’office, non commerciaux, nul pour eux.
c) Le cas des conjoints
L’article 7 alinéa 2 de l’acte uniforme stipule que : « le conjoint d’un
commerçant n’a la qualité de commerçant que s’il accomplit les actes, à
titre de profession, et séparément de ceux de l’autre conjoint. »
Lorsque les deux époux exploitent ensemble un même fonds de commerce seul
l’un d’entre eux est considéré commerçant.
La femme mariée a donc la pleine capacité commerciale au même titre que son
conjoint à condition que son commerce soit séparé de celui de son époux.
Si un conjoint estime que l’activité commerciale de l’autre pourrait être
préjudiciable à la vie conjugale il peut demander au greffe du tribunal d’ajouter
au registre du commerce du conjoint commerçant des clauses restrictives à la
libre disposition des biens des époux ou des demandes en séparation de biens
pour sauvegarder ses biens en cas de faillite ou de poursuite du conjoint
commerçant.
3-2 Les conditions de moralité
a) Les incompatibités
L’exercice d’une activité commerciale est incompatible avec l’exercice de
certaines professions qui sont :
-Fonctionnaire et personnel des collectivités publiques et les entreprises à
participation publiques,
-Officiers ministériels et auxiliaire de justice (Avocats, Huissier, Commissaires
de Justice, Greffier, Notaire…)
-Experts comptables agréés et comptables agréé…
Les actes accomplis par une personne en situation d’incompatibilité n’en restent
pas moins valables à l’égard des tiers de bonne foi.
b) Déchéance
Il a pour but d’éliminer de la profession commerciale les personnes indignes
dont le défaut de moralité a été établi. Sont frappées de déchéance, les personnes
condamnées à une peine privative de liberté pour les infractions telles que vol,
escroquerie, abus de confiance… ou pour un délit contre les biens ou une les
infractions en matière économique ou financière.
c) Les interdictions
Elles peuvent être prononcées par le tribunal de manière définitive ou
temporaire, comme peine principale ou complémentaire
4-LES OBLIGATIONS DU COMMERÇANT
En générale plusieurs obligations s’imposent au commerçant :

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L’immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) ; La


tenue des livres de commerce ; l’ouverture d’un compte bancaire ou d’un
compte chèque postal ; l’ouverture d’un compte contribuable ; l’obligation de
loyale concurrence.
4-1 L’immatriculation au RCCM
Le RCCM est un registre permettant de dénombrer des commerçants de ressort
d’un tribunal, de donner des informations sur eux et de leur faciliter l’accès au
crédit. Il s’agit de s’inscrire au RCCM. Il est organisé de la manière suivante. Il
ya 3 sortes de registres.
- Les registres locaux
Ils sont tenus au greffe du tribunal de chaque localité.
Les commerçants sont inscrits par ordre chronologique d’arrivée et reçoivent un
numéro d’immatriculation qui doit figurer sur les factures. Ce registre donne les
informations sur le fonds de commerce et sur le commerçant ou la société civile.
- Le fichier national
Il est tenu à la cour d’appel. Son rôle est de centraliser les renseignements sur les
registres locaux. Il permet d’éviter qu’un commerçant déchu ou interdit se fasse
immatriculé dans une autre ville.
- Le fichier régional
Il est tenu auprès de la cour commune de justice et d’arbitrage qui est située à
Abidjan. Son rôle est de centraliser les renseignements de chaque fichier
national. Il permet d’éviter qu’un commerçant déchu ou interdit dans un pays ne
se fasse immatriculer dans un autre pays.
 La tenue des registres
Le registre est tenu sous le contrôle du président du tribunal. Le greffier reçoit
les déclarations et en établi 4 exemplaires. Il vérifie la conformité de la
déclaration, puis les pièces justificatives et après attribue un numéro au
demandeur.
 Les effets de l’immatriculation
Toute personne immatriculée au RCCM est présumée, sauf preuve contraire,
avoir la qualité de commerçant. Cependant cette présomption est simple.
L’immatriculation confère tous droits liés à la profession) et obligations au
commerçant. Le commerçant non inscrit au RCCM est considéré comme
commerçant de fait. De ce fait, Le défaut d’immatriculation empêche de
bénéficier les avantages de la qualité de commerçant mais supporte toutes les
conséquences liées à l’exercice de la profession commerciale.
4-2 La tenue des livres de commerce
Tout commerçant, personne physique ou morale doit tenir tous les livres de
commerce (livre de caisse, brouillard, livre journal, livre d’inventaire, grand
livre) prévus par l’acte uniforme en rapport avec l’entreprise qu’il exploite. Les
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livres de commerçant régulièrement tenus peuvent être admis par le juge pour
constituer une preuve entre commerçants.
4-3 -L’obligation de loyale concurrence
La libre concurrence est la conséquence directe de la liberté du commerce. La
concurrence permet d’avoir de meilleurs produits à des prix compétitifs.
Cependant, l’activité commerciale doit être exercée loyalement en vue de
préserver la stabilité du commerce.
4-3-1 Définition
La concurrence déloyale est l’utilisation par un commerçant de procédés
contraire aux lois et usages commerciaux pour détourner la clientèle de son
concurrent.
4-3-2 Les actes de concurrence déloyale
a) L’atteinte au nom commercial
Le nom commercial est l’appellation sous laquelle le commerçant exerce son
activité. L’atteinte au nom commercial consiste à utiliser frauduleusement le
nom commercial de nature à créer la confusion.
b) L’atteinte a l’enseigne
L’enseigne est une dénomination, un emblème, ou une inscription, permettant
d’individualiser le fonds en vue de le rallier à la clientèle.
Exemple : le lion de Peugeot. L’enseigne peut être dans certains cas le non-
commercial.
c) Le dénigrement
Il consiste à jeter le discrédit sur le produit ou sur la personne du
commerçant.
d) La désorganisation interne de l’entreprise
Elle consiste à créer des troubles ou l’instabilité dans une entreprise. Elle se
présente sous plusieurs formes ou procédés tels que la divulgation du secret
professionnel, le détournement des commandes, le débauchage du personnel.

4-3-3 La protection contre la concurrence déloyale


Il y a deux régimes de protection du commerce contre la concurrence déloyale.
Nous avons :
 L’action en concurrence déloyale
Elle consiste pour la victime de concurrence déloyale de saisir le tribunal pour
faire cesser la pratique déloyale et de se faire indemniser. Il faut : un acte
déloyale ; un préjudice : un lien de causalité entre l’acte déloyal et le préjudice.
 Les protections conventionnelles
Ce sont des accords par lesquels les commerçants décident de ne pas se faire la
concurrence déloyale.
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Les commerçants peuvent cependant convenir entre eux, par écrit ou autrement,
de limiter la concurrence, par des clauses limitatives de concurrence, des clauses
restrictives de rétablissement, et les conventions d'exclusivité:
- Les clauses de non concurrence: c’est une clause par laquelle les
commerçants s’engagent à ne pas se faire la concurrence.
- Les clauses de non rétablissement: Le vendeur s'engage à ne pas
se rétablir dans un rayon géographique donné pour éviter d'attirer les
clients du fonds de commerce qu'il a vendu.
- Les conventions d'exclusivité: une convention par laquelle un
commerçant s'engage à exécuter une prestation exclusivité au bénéfice
d’un opérateur unique.

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CHAPITRE III : L’ARTISAN

1- DÉFINITION
L’artisan est toute personne physique qui tire essentiellement ses ressources du
travail manuel et qui ne spécule ni sur les matières premières, ni sur un nombre
important de salariés. Il doit exercer l’activité artisanale à titre de profession, à
ses risques et périls, et en toute indépendance.
2- LES CONDITIONS D’EXERCICE DE L’ACTIVITE ARTISANALE
2-1- La qualification professionnelle
Cette obligation est renforcée lorsque l’artisan exerce dans un secteur de
l’artisanat susceptible de mettre en danger la sécurité et la santé des clients de
l’artisan.
2-2 La capacité juridique
Pour l’exercice d’une activité du secteur de l’artisanat les personnes physiques
doivent être majeures ou mineures émancipées.
2-3 L’immatriculation au Registre des métier
Le registre des métiers se trouve à la Chambre de métiers. Il a pour objet de
recevoir l’immatriculation des artisans trois mois après leur identification par la
Chambre des métiers. L’immatriculation est sanctionnée par la délivrance d’une
carte professionnelle d’artisan.
2-4 L’affiliation à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS)
Les artisans sont tenus de s’affilier à la Caisse nationale de Prévoyance
Sociale entant que souscripteurs volontaires
2-5 La souscription d’une assurance
Les artisans sont tenus de souscrire une assurance responsabilité civile
professionnelle. Ils peuvent en outre souscrire des assurances complémentaires
au nom et pour le compte de leur employés (assurance maladie notamment)

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CHAPITRE IV : L’ENTREPRENANT

1- DÉFINITION
L'entreprenant est un entrepreneur individuel, personne physique qui, sur simple
déclaration au registre du commerce exerce une activité professionnelle, civile,
commerciale, artisanale ou agricole.

2- LES CONDITIONS POUR AVOIR LA QUALITE


D'ENTREPRENANT
Il résulte de l’article 30 de l’AUDCG trois conditions à savoir : l’exercice d’une
profession, la déclaration de l’activité et le respect du seuil du chiffre d’affaires.
2-1 L’exercice de certaines professions
Toute personne physique qui exerce une activité professionnelle, civile,
commerciale, artisanale ou agricole peut avoir la qualité d’entreprenant.
2-2 La déclaration de l’activité au Régistre de Commerce et de Crédits
Mobiliers
L’entrepreneur qui veut avoir la qualité d’entreprenant doit déclarer son activité
au RCCM du greffe du tribunal du lieu d’exercice de son activité. C’est une
obligation préalable à l’exercice de son activité.
L'inscription de l'entreprenant au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier
n'est donc pas une immatriculation. C’est une simple déclaration d'activité.
Le Greffier du Tribunal délivre à l'entreprenant un numéro de déclaration
d'activité. Ce numéro doit être mentionné sur les factures, bons de commande,
tarifs et documents ou correspondances professionnelles de l'entreprenant, suivi
de la mention « Entreprenant »
2-3 Le respect du seuil du chiffre d’affaire
L'entreprenant est celui dont le chiffre d'affaire annuel pendant deux années
consécutives d'exercice, ne dépasse pas un seuil fixé d'avance par l'Acte
Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des
entreprises au titre du système minimal de trésorerie. Les seuils fixés sont les
suivants :
- Entreprise de négoce (entreprise commerciale) : CA < 30 000 000 frs cfa
- Entreprise artisanale : CA < 20 000 000 frs cfa
- Entreprise de service : CA < 10 000 000 frs cfa

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Si l'entreprenant dépasse ce seuil de chiffre d'affaires il ne peut acquérir la


qualité d'Entreprenant. Il devient un commerçant. Par conséquent, il ne bénéficie
plus de la législation spéciale applicable aux entreprenants.

3 LES DROITS DE L’ENTREPRENANT


En qualité d’entreprenant, il bénéficie des dispositions relatives à la preuve au
bail à usage commercial, à la prescription et aux mesures incitatives.
3-1 la preuve
L'entreprenant régulièrement déclaré peut faire la preuve par tous moyens contre
les commerçants. En revanche le commerçant ne peut prouver que par écrit
contre l'entreprenant.
Exceptionnellement le commerçant ne peut prouver par tous moyens contre
l'entreprenant qu'en cas d'existence d'un commencement de preuve par écrit.
3-2 Le droit du bail à usage commercial
Le bail à usage commercial bénéficie également à l'entreprenant.
3-3 Les modes de prescription
Les obligations nées à l'occasion de leurs activités entre entreprenants, ou entre
entreprenants et non entreprenants, se prescrivent par 5 ans.
Ce délai de cinq ans ne commence à courir qu'à partir du moment où
l'entreprenant a été informé de son droit.

4 LES OBLIGATIONS DE L'ENTREPRENANT


4-1 Les obligations déclaratives
-L'entreprenant qui exerce le commerce doit déclarer qu'il n'a fait l'objet
d'aucune interdiction prononcée par une juridiction.
-L'entreprenant qui n'exerce pas le commerce doit déclarer qu’il n’a fait l’objet
d'aucune condamnation ou interdiction en relation avec la profession qu'il exerce
au moment de sa déclaration d'activité.
4-2 Les obligations comptables de l'entreprenant
L'entreprenant est tenu d'établir, dans le cadre de son activité, au jour le jour, un
livre mentionnant chronologiquement l'origine et le montant de ses ressources.
Ce document comptable doit être conservé pendant cinq ans au moins.

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CHAPITRE V : LE FODS DE COMMERCE

1- DÉFINITION
Le fonds de commerce est constitué par un ensemble de moyens qui permettent
au commerçant d’attirer et de conserver une clientèle.

2- LA COMPOSITION DU FONDS DE COMMERCE


Il regroupe différents éléments mobiliers, corporels et incorporels. Le fonds de
commerce est composé d’éléments obligatoires et d’éléments facultatifs.
2-1 Les éléments obligatoires
Le fonds de commerce comprend nécessairement la clientèle, le nom
commercial et/ou l’enseigne.
 La clientèle et l’achalandage
C’est un ensemble des personnes qui ont coutume d’acheter leurs produits chez
le commerçant. L’achalandage est constitué des personnes liées à la situation du
fonds, les chalands. Ce sont des clients de passage.
 Le nom commercial
C’est l’appellation sous laquelle le commerçant exerce son commerce. Il permet
d’individualiser le fonds de commerce. Il peut être cédé. Exemple : CHEZ
ALICE
 l’enseigne
C’est un élément d’identification du fonds et un moyen du ralliement de la
clientèle. Elle peut être un emblème, une inscription, une image.
Ces éléments obligatoires sont donc les plus importants du fonds de commerce
sans lesquels celui-ci ne peut exister. Ils sont vendus avec le fonds.
2-2 Les éléments facultatifs
Ils comprennent des éléments corporels et des éléments incorporels.
 Les éléments corporels
Il s’agit des machines, l’équipement, les installations et aménagements,
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 Les éléments incorporels


Ils comprennent le droit au bail, le droit de propriété industrielle et commerciale,
des licences d’exploitation.
 Le droit au bail ou propriété commerciale : C’est le droit
reconnu au commerçant locataire d’obtenir le renouvellement de son bail
arrivé à expiration.
Très souvent, le commerçant est seulement locataire des lieux ou il exerce son
commerce. De ce fait, il paye un loyer et en contrepartie il a le droit au bail c'est-
à dire à la jouissance des locaux loués

 Les droits de la propriété industrielle et commerciale


- Les marques de fabrique : tout signe distinctif qui sert à identifier un produit
parmi tant d’autres.
- Les brevets d’invention : c’est un titre délivré par l’Etat à la demande de
l’inventaire.
- Les dessins et modèles : ce sont des créations artistiques telles que les
graphiques ou décoration posés sur un produit.
- Les Licences d’exploitation : Il s’agit d’un titre d’exploitation exigé pour
exercer une activité donnée.

3- LE BAIL USAGE PROFESSIONNEL


3-1 Définition
Le bail à usage professionnel est une convention par laquelle une personne
appelée bailleur met à la disposition d’une autre personne appelée preneur en
vue d’exercer dans ces lieux une activité commerciale, artisanale ou toute autre
activité professionnelle.
3-2 Les bénéficiaires du bail a usage professionnel
Ce sont les commerçants personnes physiques ou morales, les artisans, les
entreprenants, les industriels ainsi que toutes les personnes ayant une activité
professionnelle
3-2-1 La durée
Les parties fixent librement la durée des baux. : Le bail commercial peut être
conclu pour une durée déterminée ou indéterminée.
A défaut d'écrit ou de terme fixé, le bail est réputé conclu pour une durée
indéterminée. Le bail prend effet à compter de la signature du contrat, sauf
convention contraire des parties.
a) Les obligations des parties au contrat
 Les obligations du bailleur

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Le bailleur est tenu de délivrer les locaux en bon état. Le bailleur fait procéder à
ses frais toutes les grosses réparations devenues nécessaires et urgentes. Il doit
exercer l’activité artisanale à titre de profession, à ses risques et périls, et en
toute indépendance
Si les réparations urgentes sont de telle nature qu'elles rendent impossible la
jouissance du bail, le preneur peut demander la suspension ou la résiliation du
bail pendant la durée des travaux, à la juridiction compétente.
Si le bailleur refuse de faire les grosses réparations urgentes, le preneur peut se
faire autoriser par le tribunal à les faire pour le compte du bailleur. Le tribunal
fixe le montant de ces réparations et les modalités de leur remboursement.
En cas de vente du local par le bailleur, le bail continue avec le nouveau
propriétaire Le bail ne prend pas fin par le décès de l'une ou l'autre des parties: il
se poursuit avec les conjoints ascendants ou descendants du preneur s'ils en font
la demande.
Le bailleur est responsable envers le preneur du trouble de jouissance survenu de
son fait ou du fait de ses ayant-droits ou de ses préposés.
 Les obligations du Preneur
- Le preneur doit payer le prix et exploiter les locaux en bon père de
famille, et conformément à la destination prévue au bail, ou à défaut de
convention écrite suivant celle présumée d'après les circonstances.
- Le preneur qui veut ajouter une activité connexe ou complémentaire doit
en aviser de manière expresse le bailleur.
- Le preneur est tenu de réparer et d’entretenir le local
- Le preneur peut céder le bail ou une partie du bail avec l'accord du
bailleur informé par voie d'huissier.
Sauf stipulation contraire du bail, toute sous-location totale ou partielle est
interdite. En cas de sous- location autorisée le bailleur doit en être informé par
tous moyens.
3-2-2 Le droit au renouvellement du bail
Le droit au renouvellement du bail à durée déterminée ou indéterminée est
acquis au preneur après une durée minimale de deux ans. Aucune stipulation du
contrat ne peut faire échec au droit au renouvellement du bail.
-Dans le cas du bail à durée déterminée: le preneur qui a droit au
renouvellement de son bail, peut demander le renouvellement de celui-ci, par
acte extrajudiciaire (acte d’huissier, au plus tard trois mois avant la date
d'expiration du bail.
Le preneur qui n'a pas formé sa demande de renouvellement dans ce délai est
déchu du droit au renouvellement du bail.

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Le bailleur qui n'a pas fait connaître sa réponse à la demande de renouvellement


au plus tard un mois avant l'expiration du bail est réputé avoir accepté le
principe du renouvellement de ce bail.
-Dans le cas du bail à durée indéterminée: la partie qui veut résilier le contrat
en informe l'autre partie au moins six (06) moins à l’avance. Le preneur peut
s'opposer à cette résiliation.
3-2-3 Les conséquences du refus au renouvellement du bail
a) Le refus de renouvellement avec indemnité d'éviction
Le bailleur peut s'opposer au droit au renouvellement du bail à durée déterminée
ou indéterminée, en réglant au locataire une indemnité d'éviction.
L’indemnité d’éviction c’est la somme d’argent versée au locataire par le
bailleur qui refuse le renouvellement du bail sans motif légitime.

b) Le refus de renouvellement sans indemnité d'éviction


Le bailleur peut s'opposer au droit au renouvellement du bail à durée
déterminée, ou indéterminée, sans avoir à régler d'indemnité d'éviction, dans les
cas suivants.
-S'il justifie d'un motif grave et légitime à l'encontre du preneur sortant.
Ce motif doit consister, soit dans l'inexécution par le locataire d'une obligation
substantielle du bail (par exemple le locataire ne paye pas ses loyers), soit
encore dans la cessation de l'exploitation du fonds de commerce.
-S'il envisage de démolir l'immeuble comprenant les lieux loués, et de le
reconstruire.
-Si les locaux reconstruits ont une destination différente de celle des locaux,
objet du bail, ou s'il n'est pas offert au preneur un bail dans les nouveaux locaux,
le bailleur devra verser au preneur l'indemnité d'éviction.
-S'il envisage d'habiter lui-même les locaux d'habitation accessoires des locaux
principaux ou les faire habiter par son conjoint ou ses ascendants, ses
descendants ou ceux de son conjoint.
- Si le commerçant locataire prouve que la reprise du local accessoire porte
préjudice au bail commercial ou lorsque les locaux commerciaux et les locaux
d'habitation forment un tout indivisible la reprise n'est pas possible.

4- LES MODES D’EXPLOITATION DU FONDS DE COMMERCE


Le fonds de commerce peut être exploité soit par la location-gérance, le
nantissement et enfin par la cession.
4-1 la location gérance
1- Définition
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La location-gérance est une convention par laquelle le propriétaire du fonds de


commerce, en concède la location à un gérant, qui l'exploite à ses risques et
périls en contrepartie de paiement d’une somme d’argent appelée loyer.
L'entreprenant ne peut être partie à un contrat de location-
gérance.
4-2- Les Conditions de validité de la location du fonds de commerce
4-2-1 Les Conditions relatives au bailleur
- Il ne doit pas avoir été interdit ou déchus de faire le commerce
- Il doit avoir exploité pendant deux ans au moins en qualité de commerçant, le
fonds mis en gérance.
Exceptionnellement ce délai ci-dessus peut être réduit, sans pouvoir être
inférieur à un an, notamment lorsque l'intéressé justifie qu'il a été dans
l'impossibilité d'exploiter son fonds personnellement ou par l'intermédiaire de
ses préposés.
NB : Les conditions de commercialité et de délai ne sont pas applicables « aux
héritiers ou légataires d'un commerçant décédé, en ce qui concerne le fonds
exploité par ce dernier »
Ainsi, l'héritier mineur d'un commerçant décédé a le droit de mettre
immédiatement le fonds en location gérance.
4-2-2 Les conditions relatives au locataire-gerant
• Il doit avoir la capacité
• Il ne doit pas être frappé d’une incompatibilité, d’une déchéance, d’une
interdiction.
4-2-3 Conditions relatives à la forme et à la publicité du contrat
 Le contrat doit être écrit.
 Le locataire-gérant doit se faire immatriculé au RCCM étant
commerçant.
 Tout contrat de location-gérance doit être publié dans la quinzaine
de sa date, sous forme d'extrait dans un journal habilité à recevoir les
annonces légales. La publication se fait généralement au Journal Officiel
ou dans Fraternité- Matin.
4-3- Les effets de la location-gérance
a) A l’égard du bailleur
-Il doit mettre le fonds à la disposition du locataire-gérant
-Il ne doit pas exploiter un commerce concurrent (ne doit pas troubler sa
jouissance)
-Pour les dettes nées avant le contrat de location-gérance, le bailleur en est seul
responsable

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-Pour les nettes nées après la location et avant la publication, le bailleur et le


locataire en sont responsables solidairement
-Pour les dettes survenues après la publication du contrat, le locataire-gérant en
est seul responsable
-Il n’est plus commerçant, Il doit faire modifier son inscription au RCCM
b) A l’égard du locataire-gérant
-Il doit payer au bailleur le loyer
-Il est tenu d'indiquer en tête de ses bons de commande, factures et autres
documents à caractère financier ou commercial, avec son numéro
d'immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier, sa qualité de
locataire-gérant du fonds
-Il ne doit pas modifier la destination du fonds, ni en étendre l’objet
-Il ne peut céder ses droits, ni sous louer le fonds sans l’accord du bailleur - Il
exploite le fonds avec diligence
-Il restitue le fonds enfin de location-gérance
Les dettes du bailleur du fonds donné en location-gérance peuvent être déclarées
immédiatement exigibles par la juridiction compétente, si elle estime que la
location-gérance met en péril leur recouvrement.
4-2 Le nantissement du fonds de commerce
4-2-1 Définition
C’est l’affectation d’un bien meuble incorporel présent ou futur en garantie
d’une créance présente ou future. (Art. 125 Al 1er l’AUS)
4-2-2 La forme du nantissement
A peine de nullité, le nantissement du fonds de commerce doit être constaté dans
un écrit contenant les mentions suivantes: La désignation du créancier, du
débiteur et du constituant du nantissement si celui-ci n'est pas le débiteur; La
désignation précise et le siège du fonds et, s'il y a lieu, dans les succursales Le
montant de la créance garantie.
Les éléments permettant l'individualisation de la créance garantie tels que son
montant ou son évaluation, sa durée et son échéance.
4-2-3 Les effets du nantissement
a) Les effets à l'égard du débiteur
- Le commerçant garde le fonds de commerce qu'il a mis en garantie et peut
continuer de l'exploiter. La Loi a pris quelques précautions. Cependant, en cas
de déplacement du fonds, le propriétaire doit, quinze jours au moins à l'avance,
notifier aux créanciers, par acte extrajudiciaire, son intention de déplacer le
fonds en indiquant le nouvel emplacement qu'il entend lui fixer.

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Le déplacement opéré, sans notification régulière, entraîne déchéance du terme


pour le débiteur. Par conséquent il doit payer sa dette par anticipation avant
l'échéance.
- Le créancier inscrit c'est-à-dire le créancier qui bénéficie du nantissement, qui
refuse de consentir au déplacement peut, dans le délai de quinze jours suivant la
notification, demander la déchéance du terme si le déplacement entrai ne
diminution de sa sûreté. C'est-à-dire qu'il peut exiger le paiement de sa créance
par anticipation avant l'échéance.
- Le créancier inscrit qui a consenti au déplacement conserve sa sûreté s'il fait
mentionner son accord, en marge de l'inscription initiale au RCCM.
- Le bailleur qui entend poursuivre la résiliation du bail de l'immeuble dans
lequel est exploité un fonds de commerce doit notifier par acte extrajudiciaire sa
demande aux créanciers qui ont un nantissement sur le fonds de commerce de
son locataire.
Si ces exigences ne sont pas respectées ou si le créancier estime que sa garantie
diminue, il peut exiger son remboursement avant l'échéance prévue pour le
remboursement de sa créance.

b) Les effets à l'égard du créancier


- Le créancier dispose pour être payé, de divers droits. Droit de suite : le droit
qui peut lui permettre de faire saisir et vendre le bien en quelques mains où il se
trouve. Ensuite, Droit de préférence, C'est-à-dire qu’il est payé par préférence
au créancier chirographaire sur le prix de la vente.
4-3 LA CESSION DU FONDS DE COMMERCE
4-3-1- Définition
La cession du fonds de commerce désigne la vente de celui-ci par son
propriétaire à un acquéreur en vue de son exploitation.
4-3-2- Les conditions de validité de la vente
a) Conditions tenant à l'objet

 Les règles générales


Il s’agit du consentement, la capacité, l’objet et la cause de la vente.
 Les règles particulières à la cession
La cession du fonds de commerce porte nécessairement sur la clientèle, le nom
commercial et/ou l'enseigne.
b) Conditions tenant à la forme et à la publicité de la vente
-La cession du fonds de commerce se fait par écrit. L’écrit peut être un acte
sous seing privé ou un acte authentique. Le contrat doit mentionner certaines
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informations telles que l'état civil complet du vendeur et de l'acheteur, et, pour
les personnes morales, leur nom, leur dénomination sociale, leur forme
juridique, l'adresse de leur siège; leurs numéros d'immatriculation au Registre du
Commerce et du Crédit Mobilier; le prix convenu; la situation et les éléments du
fonds vendu ; le nom et l'adresse du notaire ou de l'établissement bancaire
désigné en qualité de séquestre si la vente a lieu par acte sous seing privé etc.
L'omission ou l'inexactitude des mentions ci-dessus peut entraîner la nullité de la
vente, si l'acquéreur le demande, et s'il prouve que cette omission ou cette
inexactitude a substantiellement affecté la consistance du fonds cédé et qu'il en
subit un préjudice.
- Le dépôt au RCCM, Tout acte constatant une cession de fonds de commerce
doit être déposé en une copie certifiée conforme par le vendeur ou l'acquéreur au
Registre du Commerce et du Crédit Mobilier. Il appartient au vendeur et à
l'acquéreur, chacun en ce qui le concerne, de faire procéder à la mention
modificative correspondante.
- Publication de l'acte de cession Dans un délai de quinze jours francs à
compter de sa date, tout acte constatant la cession du fonds de commerce doit
être publié à la diligence de l'acquéreur sous forme d'avis dans Fraternité Matin
ou dans le Journal Officiel.

4-3-3 Les effets de la vente du fonds de commerce


Il y a les obligations à la charge du vendeur et les obligations à la charge
de l’acheteur.
a) Les obligations du vendeur
-L’obligation de délivrance : le vendeur du fonds de commerce est tenu de
mettre le fonds cédé à la disposition de l'acheteur à la date prévue dans l'acte de
cession (obligation de délivrance)
-L’obligation de garantie : Le vendeur doit s'abstenir de tout comportement qui
serait de nature à gêner l'acquéreur dans l'exploitation du fonds vendu.
-L’obligation de jouissance paisible : Le vendeur doit assurer à l'acquéreur
l’usage paisible de la chose vendue (garantie du fait personnel),
-L’obligation de garantie contre les tiers : le vendeur doit garantir le fonds
contre les droits que d'autres personnes peuvent prétendre faire valoir sur le
fonds vendu.
b) Les obligations de l'acheteur
L'acheteur a pour obligation de payer le prix au jour et au lieu fixés dans l'acte
de vente entre les mains du Notaire ou de tout établissement bancaire désigné
d'un commun accord entre les parties à l'acte de vente.
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CHAPITRE VI : LES EFFETS DE COMMERCE

On distingue : la lettre de change ou traite, le billet à ordre, le chèque et le


warrant. A ces effets de commerce, il faut ajouter les cartes de paiement qui ne
sont pas en réalité des effets de commerce mais plutôt des techniques modernes
de crédit à court terme.
1- LA LETTRE DE CHANGE OU TRAITE
1.1- Définition
La lettre de change est un titre par lequel, une personne tireur donne l’ordre à
une autre personne tiré de payer une certaine somme d’argent à une date
déterminée, à une troisième personne appelée bénéficiaire.
● L’endosseur : personne qui, après avoir apposé sa signature au dos du titre le
remet en paiement à son créancier ou endossataire. Ce dernier, en endossant
le titre à une autre personne sera endosseur à son tour.
● Le rapport entre le tireur et le tiré s’appelle la provision. C’est la créance du
tireur sur le tiré.
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● Le rapport entre le tireur et le bénéficiaire ou preneur s’appelle la valeur


fournie. C’est la créance du bénéficiaire sur le tireur mais également la
créance de l’endossataire sur l’endosseur.
Le rapport entre le preneur et le tiré est le résultat de l’acceptation de la lettre de
change par ce dernier. L’acceptation est l’engagement pris par le tiré sur la
traite de payer le montant de cette traite au porteur quand celui-ci la lui
présentera à l’échéance. Cette acceptation est exprimée sur la traite par le mot «
accepté » suivi de la signature manuscrite du tiré. Ces rapports juridiques entre
ces personnes peuvent être représentés par le graphique suivant :
Escompte : opération par laquelle une banque avance au porteur d’un effet de
commerce, le montant de l’effet avant échéance, diminué du taux d’escompte et
de frais divers appelés agios
1.2- La création ou l’émission de la lettre de change
a) Les mentions obligatoires
La loi indique huit (8) mentions obligatoires à faire figurer sur la lettre de
change. Ce sont :
- La dénomination « lettre de change » ;
- Le mandat pur et simple de payer une somme déterminée (le montant à
payer sans conditions) ;
- Le nom du tiré ;
- l’échéance (la date de paiement) ;
- La date et le lieu de l’émission ;
- Le lieu du paiement ;
- Le nom du bénéficiaire ; - la signature du tireur.
En cas d’omission de l’une des mentions obligatoires (la dénomination « lettre
de change » par exemple), le titre ne vaut pas comme lettre de change mais
comme un engagement ordinaire c’est-à-dire comme une simple promesse de
paiement ou une reconnaissance de dette.
Cependant, en vertu de la théorie des équivalents :
- si l’échéance manque, la lettre de change est présumée à vue ;
- si le lieu d’émission n’a pas été indiqué alors, le lieu désigné à côté du
tireur est présumé être celui de la création ;
- si le lieu du paiement est omis, le lieu désigné à côté du nom du tireur est
présumé être en même temps le lieu du tiré.
b) Les mentions facultatives
Elles peuvent figurer comme ne pas l’être sur la traite. Il s’agit de :

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- la clause « à ordre » afin qu’elle soit transmissible par endossement. Si le


tireur ne veut pas que la traite soit transmissible par endossement, il devra y
inscrire la mention « non à ordre ».
- la clause « sans protêt » ou « sans frais » dispense le porteur de la traite
non payée à l’échéance de faire dresser « protêt faute de paiement ».
- la clause « de recommandation» : le recommandataire ou tiré subsidiaire
est une personne désignée sur la traite par le tireur ou un endosseur ou un
avaliseur et qui paiera en cas de défaillance du tiré (un banquier).
Autres : provision, valeur fournie, « accepté » pas nécessaire si signature du
tiré.
1.3- La circulation de la lettre de change ou endossement
La lettre de change se transmet aux porteurs successifs par voie
d’endossement.
1.3.1- L’endossement
L’endossement est la transmission de la lettre de change au moyen d’une
signature apposée au dos ou au verso du titre. Cet endossement se matérialise
par une formule inscrite sur l’effet ou sur une allonge suivie d’une signature.
Celui qui transmet la lettre de change est l’endosseur et le nouveau porteur
après endossement est appelé endossataire.
L’endossement a pour effet de transférer au nouveau bénéficiaire, tous les
droits qui découlent de la lettre de change. Comme le chèque, la lettre de
change peut être endossée soit à titre de procuration, soit à titre de propriété.
● L’endossement à titre de procuration est un endossement par lequel
l’endosseur donne mandat à l’endossataire (un banquier par exemple) d’obtenir
le paiement de la lettre de change.
● L’endossement à titre de propriété ou endossement translatif est un
endossement par lequel l’endosseur transfère à l’endossataire la propriété de la
lettre de change.
1.3.2- Le renforcement des droits du porteur
 L’acceptation de la lettre de change
L’acceptation est l’engagement pris par le tiré sur la lettre de change de payer
le montant de cette lettre au porteur quand celui-ci la lui présentera à l’échéance.
Cet engagement du tiré est matérialisé sur la lettre de change par la clause «
accepté » suivie de sa signature manuscrite. L’acceptation suppose l’existence
de la provision c’est-à dire que par l’acceptation, le tiré s’interdit d’opposer
l’absence de la provision pour ne pas payer.
 Les incidents du paiement
A l’échéance, en cas de non-paiement par le tiré (débiteur principal) :

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- le porteur légitime doit faire dresser protêt appelé « protêt faute de


paiement » sauf si la traite porte la mention « sans frais » ou « sans protêt » ;
- le porteur dispose d’un recours contre tous ceux qui ont apposé leur
signature sur le document. Il peut donc se retourner contre n’importe lequel des
signataires de la traite pour obtenir le paiement si le tiré ne paie pas à l’échéance
: c’est le principe de la solidarité des signataires de la traite.
NB : Le protêt est un acte authentique dressé par un huissier de justice ou un
notaire à la demande du porteur d’un effet de commerce pour constater
officiellement : - soit le refus d’acceptation d’une traite par le tiré : on parle
du « protêt faute d’acceptation » ;
- soit le non-paiement de la traite à l’échéance : on parle alors du « protêt
faute de paiement ».

2- LE BILLET A ORDRE
2-1- Définition
Le billet à ordre est un titre par lequel une personne (souscripteur) s’engage à
payer à une date déterminée, une somme d’argent à une autre personne appelée
bénéficiaire.
Lorsque l’effet est émis par le débiteur, on a affaire à un billet à ordre qui est un
acte de commerce s’il a une cause commerciale.
2-2 La circulation du billet à ordre
Le billet à ordre circule par endossement comme la lettre de change. Ainsi,
l’endosseur est garant du paiement, et le nouveau porteur devient propriétaire de
la provision.
2.4 Le paiement du billet à ordre
Le porteur doit présenter le titre pour paiement au lieu indiqué sur l’effet. Le
paiement libère le souscripteur de son obligation et il en est de même pour tous
les endossements successifs.
3-LE WARRANT
3-1 Définition
Le warrant est un billet à ordre garanti par un nantissement ou un gage. Il est
généralement souscrit par un commerçant qui donne en garantie de sa signature
des marchandises déposées dans un magasin ou qu’il s’engage à conserver chez
lui.
3-2 La transmission du warrant
L’institution des warrants est étroitement liée à celle des magasins généraux ou
docks (hangar, entrepôt). En effet, lorsqu’un commerçant fait un dépôt de
marchandises dans un magasin général, il reçoit un double titre à savoir :
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- un récépissé pour attester le titre de propriété des marchandises ;


- un warrant pour éventuellement constituer la garantie des marchandises.
- Le récépissé et le warrant sont des titres à ordre qui peuvent circuler,
ensemble ou séparément par voie d’endossement de la manière suivante.
- lorsque le propriétaire de la marchandise désire la vendre sans la gager, il
transmet le titre complet (récépissé-warrant) à l’acheteur en l’endossant à son
ordre (transfert de propriété complet).
- lorsqu’il désire gager la marchandise sans la vendre, il sépare le récépissé
du warrant. Il endosse le warrant à l’ordre du prêteur (le banquier par exemple)
et le lui remet. Le warrant peut ensuite circuler comme un effet de commerce
par voie d’endossement.
- lorsque le propriétaire désire vendre la marchandise après la constitution
du gage alors que le warrant est en circulation, le récépissé est remis à l’acheteur
après avoir été endossé par le vendeur. Le montant du gage est alors déduit du
prix convenu.
3-3- Le paiement du warrant
Le paiement a lieu à l’échéance qui ne peut donner lieu à aucun délai de grâce
(c’est-à-dire pas de report ou d’échelonnement du paiement des sommes dues
par le juge). Le porteur du warrant cumule les droits d’un porteur de billet à
ordre avec ceux d’un créancier gagiste.
A défaut du paiement, il est dressé protêt faute de paiement dans les mêmes
conditions que pour le billet à ordre. Le porteur non payé doit commencer par
faire exécuter le gage et, huit (8) jours après le protêt faute de paiement, il peut
procéder à la vente publique des marchandises.
En cas d’insuffisance du gage, il a un recours contre l’emprunteur et les
endosseurs ; ce recours est perdu si le porteur n’a pas fait procéder à la vente
dans le mois du protêt.
NB : Le warrant présente des avantages sur le gage ordinaire. En effet, comme
la traite, il stipule une échéance et il est réescomptable par le bénéficiaire qui
peut l’endosser à nouveau pour diverses raisons (refinancement notamment).

4- LE CHEQUE
4-1- Définition
Le chèque est un titre par lequel une personne, le tireur, donne l’ordre à un
banquier, le tiré, de payer à vue une somme déterminée soit à son profit, soit à
une troisième personne, le bénéficiaire ou porteur. Le chèque est payable à
vue car il est payable dès sa présentation.

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4-2-La création du chèque


 Les mentions obligatoires
Les mentions suivantes doivent obligatoirement figurer sur le chèque. Ce sont
- la dénomination « chèque » insérée dans le texte même du titre ;
- le mandat pur et simple de payer une somme donnée ;
- le nom du tiré ;
- la signature manuscrite du tireur.
Si l’une de ces mentions fait défaut, le titre ne vaut pas comme chèque. Quant
au lieu et à la date de paiement, s’ils ne sont pas précisés, ils peuvent être
remplacés par le lieu et la date d’émission.
 Les mentions facultatives
- le barrement du chèque : lorsque le chèque est barré, les opérations
s’effectuent entre des banques (lorsqu’une banque rachète le crédit d’un client à
une autre banque par exemple ;
- la certification du chèque : c’est le fait pour le banquier d’attester que la
provision existe et de s’engager à la bloquer au profit du porteur (il est payé en
priorité) ;
- le visa : il consiste pour le banquier d’attester que la provision existe sans
toutefois s’engager à la bloquer.
4-3 La transmission
- Le chèque au porteur se transmet main à main.
- Le chèque à personne dénommée avec la clause « non à ordre » se
transmet suivant les règles de la cession de créance (pas d’endossement).
- Le chèque à ordre se transmet par endossement soit à titre de propriété,
soit par procuration.
4-4 Le paiement du chèque
Le chèque est payable à vue. Donc il peut être présenté au paiement dès sa
création quelle que soit la date qu’il porte. Mais la loi a imposé un délai limite
de présentation. Ainsi :
- un chèque émis et payable dans un même Etat membre de l’Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) doit être présenté dans un
délai de 8 jours si le paiement doit être effectué au lieu de l’émission et 20
jours si le paiement doit être effectué dans une localité autre que le lieu de
l’émission.
- un chèque émis dans un Etat membre de l’UEMOA et payable dans un
autre Etat membre doit être présenté dans un délai de 45 jours.

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- un chèque émis en dehors du territoire de l’UEMOA et payable dans un


Etat membre de l’Union doit être présenté dans un délai de 70 jour
5- LES CARTES DE PAIEMENT
5.1- Définition
La carte de paiement est un support magnétique qui permet de faire des
opérations (retraits, paiements,...) via un terminal électronique.
5.2- Les différents types de cartes de paiement
5.2.1- Les cartes d’entreprises
La carte d’entreprise ou carte de crédit est une carte qui donne droit à un
montant déterminé de crédit qui peut être utilisé au gré du titulaire de la carte
chez des fournisseurs.
5.2.2- Les cartes bancaires
La carte bancaire : une carte de paiement qui permet à une personne
d’effectuer des achats chez des fournisseurs agréés par l’organisme émetteur en
les réglant sur simple présentation de la carte.
La carte bancaire : c’est un moyen de paiement qui permet de retirer des
billets dans les distributeurs automatiques de billets (DAB) ou dans les
guichets automatiques de billets (GAB).
5.-3 Les conditions d’utilisation de la carte de paiement
Pour l’utilisation de la carte d’entreprise, les fournisseurs peuvent être agréés
par l’organisme émetteur ou non contrairement à la carte bancaire pour laquelle
les fournisseurs doivent être forcément agréés par l’organisme émetteur. Par
conséquent, le titulaire de la carte doit posséder une bonne référence bancaire
et une situation stable.
5-4- Les avantages des cartes de paiement
La carte de paiement offre des facilités de paiement à son titulaire même
lorsque celui-ci ne dispose pas de liquidité. Le prix des marchandises est payé
par l’organisme émetteur de la carte. Ainsi, le fournisseur est intéressé après la
transaction. Cela pourrait éviter parfois de circuler avec d’importe somme
d’argent.

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