Vous êtes sur la page 1sur 174

l’électronique: La science qui utilise les

signaux électriques principalement dans


la transmission de l’information dans un
câble de cuivre.

La photonique: la science qui étudie la


transmission d’impulsion lumineuse
(photons) dans la fibre optique.
 Si on définit un fil électrique de cuivre comme
une section métallique conductrice d’électrons

 on peut définir la fibre optique comme un fil de


verre (aussi mince qu’un cheveu et plus résistante
que l’acier) ou autre substance transparente
capable de conduire des photons, c’est à dire de la
lumière.

 les ondes optiques (la lumière) peuvent véhiculer


beaucoup plus d’information que le courant
électrique se propageant dans des câbles
métalliques.
(On a ceci grâce à leur haute fréquence, donc
leur très grande vitesse)
 Nos sociétés modernes ont de plus en plus besoin de
systèmes de télécommunication à grands débits afin de
pouvoir transmettre non seulement la voix humaine mais
aussi les images.

 Les communications par satellite ont été utilisées pour la


transmission d’image vidéo à travers toute notre planète.

 Cependant, les coûts énormes de mise en orbite et


d’entretien des satellites limitent cette technologie aux
services publics.
• Les supports de transmission dans le domaine des
télécommunications fréquemment utilisés sont le fil de cuivre ou le
câble coaxial

• Le nombre de communications utilisées par les uns et par les


autres fait que les supports traditionnels sont saturés. De plus, ils
sont limités en fréquence pour des raisons technologiques.

•L’envoi d’image par téléphone nécessite une capacité de


transmission de plusieurs centaines de fois plus importante
(impossible avec le système de transmission sur câble)

• Il a donc été nécessaire de développer un autre support de


transmission : c’est la naissance de la fibre optique.
•La découverte de la fibre optique reste l’un des développements les
plus récents et intéressants en matière de câblage.
Depuis l’invention des lasers à semi-conducteurs en 1970, des
recherches ont permis de réaliser des fibres optiques capables de
transmettre un faisceau de lumière à partir de ces lasers sur de très
grandes distances
Le laser génère une onde optique d’une fréquence 10mille fois plus
élevée que celle des générateurs électriques de micro-ondes (1010Hz)

Le laser permet une bande passante énorme (capacité de transfert


d’information jusqu’{ 100mille fois par rapport aux autres systèmes.

 La technologie de communication par fibres optiques est


maintenant utilisée par les compagnies de téléphone pour relier non
seulement les villes mais aussi les continents.

Actuellement la fibre optique remplace le cuivre dans des milliers


 Systèmes
métropolitains
 qqs centaines de km max.
 Echelle d’une ville
 Systèmes longue
distance terrestres
 ~300 km – 3000 km
 Echelle d’un continent Systèmes
Systèmes
d’accés
d’accès

 Systèmes très longue


distance sous-marins
 ~3000 km – 13000 km
 Echelle d’un océan
Fibre optique

Schéma synoptique d’une chaîne de transmission


Amplificateur
de la
Signal d'entrée photodiode
Rouleau de
fibre
optique
Signal de
Diode laser
P hot odiode
sortie

Émetteur et récepteur utilisés dans une


transmission par fibre optique

Les trois éléments principaux de la chaîne:


 L'émetteur (source de lumière: Laser ou LED)
 Le canal de transmission: fibre optique
 Le récepteur (photodiode)
 La partie émission se compose de:
•Un codeur qui adapte l’information numérique { transmettre
(modulation).
•le module d’émission qui transforment les signaux logiques en
impulsions de courant d’injection.
•L’émetteur qui convertit les impulsions de courant en puissance
lumineuse envoyée { l’entrée de la fibre optique (Laser ou LED).

 Le guide d’onde lumineuse : fibre optique

 La partie réception se compose de:


•le récepteur qui reçoit la puissance lumineuse et le transforme
en impulsions de courant (photodiode ou phototransistor).
•le module de réception transforme les impulsions de courant en
signaux logiques et élimine les distorsions dues à la propagation .
•le décodeur reconstitue l’information numérique
(démodulation)
Exemple de système de télécommunication
sur fibre optique
1. La parole est convertie en signaux électriques par le microphone (le codeur).
2. Les signaux électriques modulent les ondes optiques générées par le Laser
3. Les signaux optiques sont guidées et transmis par la fibre optique
4. Les signaux optique sont détectés par un photo-détecteur (Photodiode)
5. Le photo-détecteur les convertit en signaux électriques (démodulation)
6. Les signaux électriques sont reconvertis en signaux compréhensibles, ici la
parole: ondes sonores (par le haut parleur)

Fibre
Fibre optique
optique

Signal Signal

phototransistor
électrique électrique

démodulateur
modulateur

Diode Laser

Photodiode
Diode LED

Signal
optique

Chaîne d’une transmission téléphonique par fibre optique


Les données à transmettre se présentent sous
forme d'un flux d'informations binaire ou bits, de
nature électrique, optique, etc...
La communication de ces données entre un
émetteur et un récepteur; nécessite en premier lieu
la présence d'une ligne ou support de transmission

Emetteur récepteur
Les différents types de supports:
les supports électriques
les supports optiques
les supports aériens

Les critères de comparaison


bande passante
Atténuation
sensibilités diverses
Coût
Encombrement
poids, etc…
Supports électriques:
câble coaxial ou paire torsadé
 C’est un lien en cuivre et c'est le moyen
le plus ancien pour transférer des
données.
 Le signal est de nature électrique.

 Exemple : câble dit "téléphonique", FTP


cat 5e, 4 paires de fils torsadés.
!!!!
 Débits limités de 10 Mbits/s à 100Mbit/s
sur de courtes distances.
 sensibilité aux perturbations
électromagnétiques
 atténuation très importante du signal
supports aériens: Les liaisons hertziennes
• Systèmes de radio communication
• Systèmes de communication par satellites
utilisation
•des ondes radio électriques diffusion des ondes (10 kHz –
500 kHz)
•des micro-ondes : faisceaux hertziens pour les transmissions
de données (500 kHz - 40 GHz).

1. Systèmes de radio messagerie

2. Téléphones sans fil à usage domestique et professionnel

3. Radiotéléphones analogiques

4. Radiotéléphones cellulaires

!!!!Ces ondes sont sensibles aux masquages (relief, bâtiments…), aux


précipitations, aux conditions de l'atmosphère, etc…
Support optique: fibre optique
• Une fibre optique est un fil de verre transparent très
fin qui a la propriété de conduire la lumière

• le signal électrique est converti en signal optique. La


fibre est en verre ou en plastique (silice).

•Un phénomène optique fait que le signal lumineux est


guidé par la fibre.

•Elle a un débit d'informations nettement supérieur à


celui des câbles coaxiaux (10 Gbits/s)
•Elle supporte un réseau large bande par lequel
peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone,
la visioconférence ou les données informatiques. Exemple : Fibre
•atténuation plus faible à connecteur ST
•insensibilité aux interférences électromagnétiques
• insensibilité aux corrosions chimiques de l'air
•faible poids, faible encombrement
Les avantages des transmissions sur fibre/cuivre
Fibre optique fil de cuivre
Matériau diélectrique matériau conducteur métallique

Sensibilité nulle aux interférences Grande Sensibilité aux interférences


électromagnétiques aux perturbations électromagnétiques (milieux industriels)
radio.. . et non générateur de parasites.
Donc grande sûreté de transmission
faible atténuation du signal (0 .1 dB/ km) forte atténuation du signal 20dB/Km et plus

Faible poids, très petite taille (en mm) et le Poids lourd et installations plus complexes
nombre de composants est moins important
Grande durabilité: 20ans et plus Dégradation rapide par la corrosion
Grande résistance aux attaques chimiques et
aux variations de température

Très large bande passante (25 THz): grand Largeur de bande limitée (exemple:
débit d’information réseau téléphonique commuté , 1800Hz )

Avantage économique : prix de la fibre pas Coûteux et nécessite beaucoup d’entretien


KHz MHz GHz THz PHz EHz ZHz YHz
Hz
103 106 109 1012 1015 1018 1021 1024

0,3 0,3
300 000 Km 300 Km 300 m 30 cm 0,3 mm 0,3 nm 0,3 pm
microns am
3 108 m 3 105 m 3 102 3 10-1 3 10-4
3 10-7
Jusqu'à 30 MHz
les couches de l'atmosphère sont micro ondes IR visible UV X et gamma
un guide d'onde

Radars, TV, GSM


téléphones mobiles
Téléphone fixe 900 MHz et 1800
RTC, réseau MHz Ultra
lumière rayons rayons
téléphonique radio réseaux sans fil : Infrarouge Viole
visible X gamma
commuté 980 2,4GHz et 5GHz ts
à 1800 Hz
boucle locale radio
3,4GHz et 26GHz

Radiocommunications fibre optique


de 9 KHz à 60 GHz de400 à750 THz
Désignation Fréquence Longueur Autres appellations Exemples d'utilisation
nternationale d’onde
ELF (extremely 3 Hz à 30 Hz 100 000 km Détection de phénomènes
ow frequency) à 10 000 km naturels
SLF (super low 30 Hz à 300 Hz 10 000 km à Communication avec les sous-
requency) 1 000 km marins
ULF (ultra low 300 Hz à 3 000 Hz 1 000 km à Appareil de recherche de
requency) 100 km victimes d'avalanche
VLF (very low 3 kHz à 30 kHz 100 km à Communication avec les sous-
requency) 10 km marins, Recherches
scientifiques...
LF (low 30 kHz à 300 kHz 10 km à 1 km grandes ondes ou Radionavigation,
requency) kilométriques Radiodiffusion GO, Radio-
identification
MF (medium 300 kHz à 3 MHz 1 km à 100 m petites ondes ou Radio AM
requency) ondes moyennes
HF (high 3 MHz à 30 MHz 100 m à 10 m ondes courtes Communication pour les vols
requency) long courrier, Radio-
identification...
VHF (very high 30 MHz à 300 10 m à 1 m ondes ultra-courtes Radio FM, Télévision
requency) MHz
UHF (ultra high 300 MHz à 3 GHz 1 m à 10 cm ondes décimétriques GSM, GPS, Wi-Fi
requency)
Transmettre des signaux lumineux par des fibres
en verre remonte { l’époque de la Grèce antique

où débuta la technique de la fabrication du verre

on observa que la lumière pouvait être guidée par


un tige de verre
démontra le principe de la réflexion
interne totale, qui est à la base du
1854
fonctionnement de la fibre optique.

John Tyndall
Baird et Hansell tentèrent de mettre
au point un dispositif pour le transport
d'images de télévision ou de fax à l'aide
1927 de fibres.

Hansell a pu faire breveter son


invention, mais elle ne fut jamais
vraiment utilisée
Heinrich Lamm, étudiant en
médecine réussit à transmettre l'image
d'un filament de lampe grâce à un
assemblage rudimentaire de fibres de
quartz.

Son but était d’observer des parties du


1930 corps inaccessibles.

Cependant, il était encore difficile à


cette époque de concevoir que ces fibres
de verre puissent trouver une
application
Première application fructueuse de la fibre
optique

Le fibroscope flexible fut inventé par Van


Heel et Hopkins.

Permettait la transmission d'une image le


1950 long de fibres en verre.

Malheureusement, la transmission ne pouvait


pas être faite sur une grande distance
invention du laser

Theodore Maiman

1960

Le laser offrit une occasion de transmettre un


signal avec assez de puissance sur une grande
distance
Kao a émis l’idée de l’amélioration de
performances des fibres.

décrivit un système de communication à


longue distance en mettant à profit l'utilisation
conjointe du laser et de la fibre optique.

en 1966, il démontra expérimentalement


qu'il était possible de transporter de
l'information sur une grande distance sous
1964 forme de lumière grâce à la fibre optique.
Trois scientifiques de la compagnie
Corning Glass Works de New York,
produisirent la première fibre optique qui
peunt être utilisée dans les réseaux de
télécommunications

Leur fibre optique était en mesure de


transporter 65 000 fois plus d'information
qu'un simple câble de téléphone

1970
Le premier système de communication
téléphonique optique fut installé au centre-ville
de Chicago en 1977.

On estime qu'aujourd'hui plus de 80 % des


communications à longue distance sont
transportées le long de plus de 25 millions de
kilomètres de câbles à fibres optiques partout
dans le monde

1977
 1973 : la Air Force installe une liaison téléphonique
par fibre optique au bord d’un de ses avions:
ceci revient à remplacer 302 câbles de cuivre
(longueur totale 1250 m, poids 40 kg)
par 12 fibres (longueur totale 76 m, poids 17 kg).
 quand : en 1977
 où: à Chicago par la compagnie AT&T
 débit : 44.7 Mbits/s = 44.7x106 bits/s
 nombre de conversations téléphoniques simultanées
sur la même fibre: 672
 Débit de base par canal :
2.5 Gbits/s = 2.5x109 bits/s;
 La même fibre optique transporte jusqu’{ 16
canaux:
2.5 Gbits/s x 16 = 40 Gbits/s
Soit 625 000 conversations téléphoniques en
même temps sur une seule fibre optique!
Dernier record de vitesse de transmission en fibre optique, fait
durant le mois de mars de l’année 2008, est de 2,56 Tbit/s soit
320Go/s ce qui représente un total de 60 DVD /S. Cette vitesse a
été réalisé sur une distance de 4000km.

A la mi-2008, les laboratoires de l'opérateur japonais NTT sont


parvenus à maintenir un débit de 14 Tbit/s sur une distance de
160 Km. Pour y parvenir, NTT a réuni 140 canaux sur une même
fibre, chaque canal étant capable de transporter les informations
à un débit de 111 Gbit/s.
Maroc Telecom a mis en service en 2007 un câble sous-
marin en fibre optique D'une longueur de 1634 km « câble
Atlas Offshore" reliant la ville d'Asila et Marseille pour un
investissement global de près de 300 millions de dirhams.

Grâce à une capacité initiale de 40Gbps, extensible à


320Gbps, le câble "Atlas Offshore" va permettre la
connexion de plus de 500.000 appels simultanés

la construction de cette liaison sécurisée vise


principalement à répondre aux besoins en capacité
internationale des activités d'offshore au Maroc et d'Internet
poussé par le haut débit ADSL et satisfaire la demande
croissante des centres d'appels téléphoniques.
Les travaux de construction du réseau à fibre optique de
Médi-Télécom ont été lancés. Le réseau parcourra la voie
ferrée de l'Office national des chemins de fer.

Le partenariat entre l'ONCF et Méditel aura pour


conséquence la construction de 1004 km de fibres optiques
pour un investissement total de 340 millions de dirhams,
reliant les villes de Casablanca, Rabat, Meknès, Fès, Sidi-
Kacem, Larache, Tanger, Tétouan et Marrakech.

Il s'agit de construire deux réseaux de fibre optique, un pour


Méditel et l'autre pour l'Office national des chemins de fer.

On s'assigne pour objectif de mieux couvrir l'ensemble du


territoire marocain.
La fibre optique est entrain de s’imposer dans les
domaines suivants:

Téléphonie publique et privé (télécommunications, pour la


réalisation des réseaux très hauts débit),
Réseaux informatiques , les réseaux sous-marins
Télédistribution de l’audiovisuel pour la réalisation des réseaux
câblés de télévision,
La télévision Haute Définition (TVHD),
le téléchargement instantané de vidéos sur PC, la musique
haute qualité, les blogs vidéos, le stockage sécurisé des données,
les jeux en réseaux…
La médecine: la fibre optique est notamment utilisée en
chirurgie (pour éclairer l’intérieur du corps et transmettre les
images jusqu’au médecin).
L’armée: missile { fibre optique (Polyphem).
Partie 1: Etude de la fibre optique
 Structure d’une fibre optique
 Fabrication des fibres optiques
 Principe de base de guidage dans une fibre
 Types de fibres optiques
 Principales caractéristiques des fibres
 Technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing)
Partie 2: Emetteurs - récepteurs pour fibre optique
 Principe de l’émission de lumière
 Emetteurs optiques: diodes LED et LASER
 Récepteurs optiques (photodiodes, phototransistors)
OBJECTIFS

 découvrir les lois physiques permettant de


comprendre la transmission de la lumière dans une
fibre optique

 étudier les composants optoélectroniques


permettant la transformation réciproque de la
lumière en signal électrique (LED, Laser,
photodiode…)
Anatomie d’une fibre
définition de la fibre: Un guide d'onde optique de 2 ou plusieurs couches de
diélectriques transparents (verre ou plastique) d'indices de réfraction différents

Gaine plastique (250 um)


Gaine optique (125 um)

Cœur (10 { 85 um)


Structure d’une fibre
Un cœur :
Partie centrale en verre de silice support physique de la
lumière. Les diamètres rencontrés varient de qcq mm à qcq
dizaines de mm.
Une gaine optique:
Couche fine en silice (100um) entourant le cœur d’indice de
réfraction plus faible permettant la transmission de la
lumière par des réflexions totales internes et guidant ainsi
l’onde lumineuse dans le cœur: Guide d’ondes diélectrique
Un revêtement:
Une gaine en plastique (1-2 mm) qui entoure la fibre
optique pour la protection mécanique du cœur ( absorbe
les chocs, assure protection contre les courbures)
Un câble externe :
un câble de fibres
Un revêtement en Nylon renforce la protection mécanique,
optiques peut
protège contre les attaques chimiques dues { l’humidité et contenir plusieurs
offre une résistance { l’eau, aux rayons ultraviolets et aux fibres optiques avec
attaques de rongeurs et oiseaux. leurs revêtements.
Types de câbles en fibre optique
Il existe trois types de câbles en fibre optique:
 Les fibres en plastique disposent d’un cœur large (1
mm de diamètre)et transmettent une lumière rouge
visible (longueur d’onde = 650 nm) { partir de diodes
(LED).
 les fibres multi-modes de diamètre d’environ 62,5
mm et
véhiculent une lumière infrarouge (longueur d’onde =
850 à 1300 nm) provenant de diodes lumineuses
(LED).
 Les fibres monomodes disposent de cœurs très fins
(environ 9 mm de diamètre) et véhiculent une lumière
laser infrarouge (longueur d’onde = 1300{ 1550
nanomètres).
Les connecteurs à fibre optique intègrent un émetteur
et un récepteur dans le même composant.
Ils sont installés en parallèlede manière à pouvoir
fonctionner indépendamment l’un de l’autre. Le
récepteur et le transmetteur possèdent leur propre
circuit, ce qui leur permet de gérer une transmission
bidirectionnelle.
Connexions

 Une fibre ne peut pas mesurer plusieurs kilomètres pour


relier un réseau de bout en bout.

 Exemple: pour relier Europe et USA, plusieurs fibres


sous-marines ont été posées et ont du être soudées entre
elles.

 On appelle les extrémités sectionnées des fibres des


épissures.
La fabrication de la fibre optique
La fabrication des fibres se déroule en trois étapes qui
sont:

1. la réalisation de la préforme,

2. le retreint,

3. le tirage.
La Préforme: est réalisée { partir d’un assemblage d’un tube
creux de silice (SiO2) pur et une barre de verre pour former
un barreau de verre plein. On chauffe le tout pour assurer
l’homogénéité du barreau de verre.
le retreint : consiste { injecter des dopants { l’état gazeux
dans la silice pure (des modifications chimiques) afin
d’augmenter l’indice de réfraction du cœur de la fibre par
rapport à la gaine.
Le tirage :
Le barreau obtenu sera installé
verticalement dans une tour et
chauffé par des rampes à gaz.
Le verre va s'étirer et
"couler » pour être enroulé sur
une bobine.
On mesure l'épaisseur de la
fibre (~10mm) pour asservir la
vitesse du moteur de
l'enrouleur, afin d'assurer un
diamètre constant.
Un barreau de verre d'une
longueur de 1 m et d'un diamètre
de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre d'une
longueur de 150 km environ
Chaque bobine de fibre fait l'objet d'un contrôle
de qualité effectué au microscope afin de
déterminer s’il y a des défaillances dans la fibre et
vérifier le diamètre de la fibre.
Enfin, le verre sera enrobé d'un revêtement de
protection (~230 mm) et les fibres seront assemblées
pour obtenir le câble final à un ou plusieurs brins.

http://www.dailymotion.com/video/k4RBMG8X9Ue1gHBJZp
 La fibre optique est un guide lumineux.

L’information est portée par la lumière introduite


dans la fibre et qui se propage { l’intérieur.

Comment? par les suites de “lumière absente” ou de


“lumière présente”, qui correspondent aux “0” et “1” bits
traditionnels.
 Elle se propage dans le
vide avec la vitesse
c=3x108m.s-1.
 Sa fréquence f est très
élevée f~5x1014 Hz.
 Donc une longueur
d’onde ~600x10-9m
(~ 600nm).
Elle est basée sur le phénomène de réflexion totale de
la lumière à la frontière cœur–gaine de la fibre

gaine
Cœur de la fibre
Quels sont les paramètres mises en jeu
dans le guidage et la propagation de la
lumière dans la fibre optique?

1. Indice de réfraction.
2. angle d’acceptance qui définit la cône d’entrée de la
lumière qui va être guidée dans la fibre .
Rappel

La vitesse de la lumière dans le vide est c=300.000Km/s.


Dans un milieu transparent tel le verre ou la silice la vitesse
de la lumière diminue d’un facteur n appelé indice de
réfraction.
Vitesse dans le vide c F
n   ( n toujours > 1)
Vitesse dans le matériau v v
 L’indice de réfraction n est le reflet de la résistance du milieu à la
pénétration de la lumière.
 Il mesure la vitesse de la lumière par rapport à sa vitesse dans le vide
1
 Dans un milieu différent du vide la lumière se déplace à: v 
 m
 n varie donc en fonction du matériau, de la fréquence et de
la longueur d’onde du rayonnement
n=1 pour le vide, n=1,003 pour l’air
n varie de 1,5 à 1,7 pour le verre en fonction de sa pureté
Rappel

 Loi de Descartes :

n1 i= r
i r
n1 sin i =n2 sin 2
si n1 < n2, i > 2
n2 2 M2 est plus dense que M1
Pas de réflexion totale.
 Condition de réflexion totale et angle critique c: n1>n2, i<2
c est l’angle d’incidence limite tel que 2=90° pour lequel il n’y a
pas de rayon réfracté, seul subsiste le rayon réfléchi.
Sin c = (n2/n1)
Au del{ de l’angle critique (i > c) on a une réflexion totale.
guidage
Guidage de la lumière dans les fibres
•Les fibres sont constituées de deux milieux
d'indices optiques différents:
• D'un cœur d'indice optique n 1 gaine

• D'une gaine d'indice optique n 2


tels que: n 1 > n 2 Cœur

•un rayon peut être guidé par la fibre s'il


gaine
subit des réflexions totales aux interfaces
entre le cœur et la gaine si la condition
suivante est satisfaite:

•l’angle d’incidence à l’interface cœur-gaine


i supérieur à l’angle limite d’incidence c
_1
i > sin (n2/n1)
Avec quel angle d’incidence on peut attaquer l’entrée
de la fibre pour guider la lumière dans le cœur?

Cône
d’entrée de
lumière
•Un rayon lumineux pénètre dans la fibre sous un angle faible(n0<n1).
•L’aptitude d’une fibre { recevoir de la lumière est prédéterminée par
son ouverture numérique (cône d’acceptance).
gaine
~
n2
~
n0
cœur
ar

Fibre
a ~
n1
~
n2

Fibre à variation brutale d’indice ( { saut d’indice)


Ouverture numérique de la fibre ~
n2
~
n0
ar
~
n osinα  ~
n1sinα r 
~
a n1
Réflexion totale ~
dans le cœur ~n n2

sinθ  sinθ c  ~2
n 1
ar = /2 –  et sin ar = sin(/2 – )cos  et n0=1 (air)
2
sin θa= n1 cos θc =n1  1 - sin θc = n1  1 – (n2/n1)2 = n1  2
Avec  est la différence d’indice normalisée (cœur/gaine)

 a  Arcsin ~
n12  ~
Angle d’incidence Ouverture
maximal am = a ↔c
n 22 Numérique: ON
a angle d’acceptance
ON  sin  a  ~
n12  ~
n 22
Pour qu'un rayon soit guidé, il faut que celui-ci soit
totalement réfléchi à l'interface cœur /gaine de la
fibre, ce qui impose une condition sur l'angle
d'incidence du rayon à l’interface cœur-gaine et à la
surface d'entrée de la fibre.
1. Condition de guidage dans le coeur:
i > c=arcsin(n2/n1)

2. A l’entrée de la fibre :
• Si l'angle d'incidence θ est inférieur { l'angle
critique θa , le rayon est guidé dans la fibre

• si l'angle θ est supérieur { l'angle d'acceptance θa,


le rayon n'est pas guidé (le rayon sera perdu car il
engendre un rayon réfracté dans la gaine et
s’éteigne au bout de quelques rebonds).
Ex1 :
~
Cœur en silice dopée (SiO2-GeO2) : n1  1.53
Gaine en silice pure (SiO2) : ~
n 2  1.5 ~
n2
~
Fibre dans l’air : n 0  1 ~
n0
ar

~
a n1
ON = 0.3 et a = 18° ~
n2

Possibilité d’utilisation d’une source de lumière divergente (LED)

Ex2
Soit une fibre dont l'indice optique du cœur est n1 =1.451
et dont l'indice optique de la gaine est n2=1.45,
son angle d’acceptance θa est alors:
θa = Arcsin(0.05386)=3.087 °

Utilisation d’une source de lumière convergente (Laser)


1. Source de lumière divergente (lampe, LED)
2. Source de lumière monochromatique (Laser)
Suivant les dimensions du cœur et les valeurs des indices , on classe les fibres en
deux catégories selon un facteur : V = (2a/) (nc2- ng2)
La fibre

Multi-mode (V> 2,4) Monomode (V< 2,4)

A gradient A saut A saut


d’indice d’indices d’indices

V: fréquence normalisée
: longueur d’onde
a: rayon du cœur , nc indice du cœur et ng indice de la gaine

le nombre de modes que peut contenir une fibre est N=V2/2


 En optique, le mot “mode” définit le nombre de chemins
possibles empruntables par les rayons lumineux.

 Un mode de propagation correspond à un rayon lumineux


possédant une inclinaison donnée (angle d’incidence donné).

Dans une fibre multi-mode, la lumière peut emprunter un


grand nombre de chemins (utilisation d’une source de lumière
LED)

Dans une fibre monomode, la lumière emprunte un trajet


direct (utilisation d’une source de lumière: Laser)
• c’est la première fibre commercialisée.
• Elle est appelée ainsi car le changement d’indice de réfraction,
donc de milieu, est brusque.
• L’indice de réfraction du cœur est constant
•Leur principale caractéristique est un diamètre du cœur important
par rapport { la longueur d’onde du signal: 50 { 62,5 μm).
•Cette fibre accepte une source de lumière divergente (diode LED)
• le guidage de la lumière se fait suivant des lignes brisées en zigzag.
La gaine possède un indice de réfraction progressif, le faisceau
lumineux suit une trajectoire d’allure curviligne
Cœur de la fibre : 50 μm.
le trajet du rayon s’incurve progressivement sous forme d’un
signal sinusoïdal
Ce type de fibre accepte une source de lumière divergente (LED)
Fenêtre spectrale d’utilisation : 850nm 1330 nm

http://www.sciences.univ-
nantes.fr/physique/perso/gtulloue/optiqueGeo/dioptres/fibre_optique.html
•Cœur de la fibre : 2 { 10 μm.!!!(le rayon du cœur est quasiment de
l'ordre de grandeur de la longueur d'onde).
Propagation axiale
Le parcours de la lumière devient presque longitudinal.
•Ce type de fibre nécessite une source de lumière
monochromatique (diode Laser)

Fenêtre spectrale d’utilisation : 1300nm 1550nm


•la propagation dans une fibre multi-mode suit plusieurs
chemins, appelés modes.
• Le nombre de modes N est donné par : N=V2/2
Avec :

• chaque mode ayant une vitesse de propagation propre


(vitesse suivant l’axe de propagation)
!!!!! Une dispersion dans le signal lumineux
i=90°

θc (l’angle
critique)

Dispersion

Le dessin indique comment se produit la réflexion des signaux


lumineux en fonction de leur angle d'émission. Ce qui démontre
que le chemin parcouru n'a pas la même longueur pour tous les
rayons. C'est ce que l'on appelle la dispersion modale.
Explication:
Pour la fibre optique multi-modes { saut d’indice :
•le rayon incident parallèle { l’axe optique (oz) parcourt la
fibre optique par le trajet le plus court

•Le rayon incident correspondant { l’angle d’acceptance


de l’ouverture numérique parcourt le trajet le plus long.

De ce fait il y a dans la fibre optique une dispersion des


rayonnements et donc des vitesses des rayons: c’est la
dispersion modale.

D’où l’idée de réaliser des fibres { gradient d’indice pour


rendre homogènes les vitesses de rayons parcourant la fibre
et minimiser ainsi la dispersion; mieux encore réaliser les
fibres monomodes.
Dispersion Intermodales
Fibres multi-modes { saut d’indice

Différences de
temps d’arrivé

Plusieurs modes se propagent à des vitesses différentes

Atténuation

Impulsion à Sortie de fibre


l’entrée
Elargissement de
l’impulsion
• Cette dispersion peut être définie comme l’écart entre les différents
temps de propagation du groupe des différents rayons présents dans
l’ouverture numérique et qui a pour effet d’élargir les impulsions
véhiculées dans la fibre.

•Deux impulsions distinctes en entrée de fibre se répartissent sur des


chemins différents et donc des temps de parcours différents.
• En sortie de fibre, les deux impulsions sont mélangées.
• Pour éviter que les impulsions ne se mélangent, il faut les espacer
en entrée de fibre.

•En effet la différence de temps entre deux modes proches est plus
faible que le temps de réponse d’un photo-détecteur, aussi celui-ci
ne reproduira que l’enveloppe des impulsions reçues, et par
conséquent un élargissement de l’impulsion initiale.
Si on envoie dans la fibre des impulsions lumineuses qui
correspondent { la transmission d’un signal numérique, (ex :101),
en sortie de la fibre ces impulsions vont se déformer.

Si la durée Tb séparant 2 impulsions est suffisamment brève, les


signaux se recouvrent en sortie rendant le décodage impossible.

Il faut augmenter la période du signal numérique.


Expliquons physiquement la dispersion modale :

d: chemin parcouru par


le rayon lumineux
L: longueur de la fibre

Le plus court chemin est sur l'axe optique parcouru par le rayon // { l’axe de la
fibre :
•Le plus long chemin est réalisépar le rayon qui fait l'angle incident
limite au-delà duquel il n'y a plus réflexion :

Pour L=1 km, nc=1.43, ng=1.42, Δτ=33 ns, ce qui n'est pas négligeable .
On voit que déjà sur 1 km , la dispersion modale introduit un retard
notable , c'est pourquoi les fibres multi-modes ne sont utilisées que
pour des réseaux locaux à courte distance.
Si on injecte en entrée d'une fibre optique une impulsion lumineuse de
couleur blanche, son spectre contient toutes les lumières allant de
l'infrarouge à l'ultraviolet.
Hypothèse :
On suppose que le milieu n'est pas linéaire et que son indice optique n1
varie en fonction de la longueur d'onde. (n1 augmente quand λ diminue)
Rouge (650nm)=grande longueur d'onde devant bleu (470nm),
En sortie, on constate que l'impulsion s'étale, c'est le phénomène de
dispersion chromatique.

Paramètre de dispersion chromatique


Δt = K.Δλ.L où :
Δt s'exprime en picosecondes
K = coefficient dépendant du matériau,
Δλ = largeur spectrale équivalente de la
Spectre d'émission de la source de source en nm
lumière L = longueur de la fibre en km
Dispersion Chromatique

Différences de
temps d’arrivée

!! Une vitesse de propagation


différente pour chaque longueur
d’onde
Atténuation

Impulsion à Sortie de
l’entrée fibre

Elargissement de l’impulsion
 Evolution de l’indice du milieu en fonction de la
distance par rapport au centre

Gaine (n2) Le profil d’indice définit différents


types de fibres.
Cœur (n1)
- Saut d’indice
- Gradient d’indice
- monomode
n1
n2 r
L'ouverture numérique traduit l'angle d'entrée des faisceaux
lumineux dans la fibre .
~
n2
~
n0
ar

~
a n1
~
n2

2 2
sin θa= n1 cos θc =n1  1 - sin θc = n1  1 – (n2/n1) = n1  2

ON= n1  2

Avec  est la différence d’indice normalisée (cœur/gaine)


(Δ donnée fabricant)

pour n1 ≈ n2

Comme ON = , on peut écrire : ON = n1

Remarque : Δ s'exprime en %, soit : Δ% ≈ .100,

en général: Δ% < 1%
C’est la rapidité avec laquelle l’énergie lumineuse se propage d’une
extrémité { l’autre du guide d’onde (fibre optique)

Vg = Vφ. cos (θ) avec 0 < θ < θL

Vf= C/n1

Vg = C.cos (θ)/n1

Vg mini = C.cos (θL)/n1 = C .(n2/n1)/n1 = C n2/n1²

Vg maxi = C/n1
Soit une fibre optique de longueur L

Le mode le plus rapide se déplace à la vitesse


Vg maxi = C/n1
Soit un temps de déplacement mini : tmin= L/Vgmax= Ln1/C

Le mode le moins rapide se déplace à la vitesse :

Soit un temps de déplacement maxi:


2
tmaxi= L/Vgmin = Ln1/n2 C

Soit Δt =tmaxi-tmin soit

soit : Δt ≈

Δt représente l’écart de temps entre le mode le plus rapide et le plus lent.


Δt représente l’écart
la bande passante d'une fibre s'écrit : B.P= de temps entre le
mode le plus rapide et
Soit B.P = le plus lent.

Produit Bande Passante*Longueur

BP*L = = constante

Ce produit étant constant, l’usage veut qu’on exprime la bande


passante en MHz.km.

!!! la dispersion limite la bande passante


d’où l’utilisation des fibres multi-modes pour les courtes distances.
Δt représente l’écart
la bande passante d'une fibre s'écrit : B.P= de temps introduit
par dispersion
Soit B.P = 1 / K.Δλ.L chromatique

K = coefficient dépendant du matériau,


Δλ = largeur spectrale équivalente de la source en nm

Produit Bande Passante*Longueur

BP*L = 1/ K.Δλ

la bande passante en MHz.km.

La dispersion chromatique reste très faible ,


d’où l’utilisation des fibres monomodes pour les longues distances.
•Au cours de la propagation dans la fibre, la puissance décroît selon la loi :

α : est le coefficient d’atténuation en Neper/m.

'α' dépend du matériau (plastique, silice,...) et de la longueur d'onde λ.

On définit plutôt l’atténuation a en dB/km avec L longueur de la fibre.

adB/Km

a
Le dessin montre que l'affaiblissement dans la fibre est fonction de la longueur
d'onde de la source; il est plus important dans le rouge (850nm diode DEL) que
dans l'infrarouge (1300-1550nm diode Laser).
•L'atténuation est constante pour toutes les fréquences du signal utile transmis

•Seule la dispersion lumineuse limite la largeur de la bande passante.


 Plusieurs sources d’affaiblissement.

dû à la
courbure
Impuretés
OH
Pertes liées aux défauts de positionnement lorsqu'on
raccorde deux fibres:
 Un écart longitudinal ,
 un écart axial ,
 un écart angulaire ,
ces défauts de positionnement provoquent:
une excentricité des cœurs ,
une ellipticité des cœurs .

Le positionnement idéal coïncide évidemment


avec un maximum de lumière transmise.
Plusieurs paramètres, autre la dispersion modale, contribuent
à faire perdre de la puissance au signal optique:
- l'effet des impuretés , des imperfections , des variations
d'indice, les connexions, courbures…
- les effets de vibration des liaisons hydroxyde (OH) très
difficile à supprimer et qui présentent un pic de forte
atténuation autour de 1400 nm , etc…

En superposant ces profils d'atténuation , on remarque trois


fenêtres spectrales à l'atténuation assez faible
- Autour de 900 nm
- Autour de 1300 nm
- Et autour de 1550 nm
Ces trois fenêtres sont celles que l'on utilise couramment pour
la transmission.
En transmission optique on définit 3 fenêtres de transmission
qui correspondent { minimum d’atténuation.

Ions
Fibre monomode
OH

On montre expérimentalement que les fibres présentent une atténuation minimale


(environ 0.2dB/km) pour une longueur d'onde optique de 1550nm.
(cela correspond à un minimum d'absorption d'énergie par le matériau de la fibre)
 A l'heure actuelle , le besoin en bande passante est une réalité
effective .

 Mais poser une fibre a un coût non négligeable et on ne peut pas


se permettre de poser plusieurs fibres pour augmenter la quantité
d'informations transmises.

 Il est donc nécessaire de faire en sorte d'exploiter au maximum


les fibres existantes déjà installées .

D'où l'idée du:


Multiplexage: transmettre plusieurs signaux
simultanément dans la même fibre.
C’est la combinaison de signaux indépendants en un
seul signal composite destiné à être transmis sur une
seule fibre optique.

On existe deux types de multiplexage:


 Multiplexage temporel (TDM)ou
(multiplexage à répartition dans le temps (MRT)
 Multiplexage en longueur d’onde (WDM)
(Multiplexage fréquentiel ou spatial)
Multiplexeur Dé-multiplexeur
A A
Transmission à Réception à
1550 nm 1550 nm
B B

C C

D Fibre optique D

Ligne à débit élevé


Lignes à faible débit (64 Mbits/s)
(640Kbits/s)
Diode laser (DL): convertit Photodiode (PD): convertit la
le signal électrique en lumière en signal électrique
lumière
!! TDM n’utilise qu’une seule longueur d’onde par fibre optique
Donc la fibre optique n’est pas exploitée au maximum
 la technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing) met en
œuvre un multiplexage de longueurs d’onde ou dans un espace de
fréquences.
 Cette technique alloue des fractions de la bande passante à chaque
communication

 L’idée est d’injecter simultanément dans une fibre optique


plusieurs trains de signaux numériques sur des longueurs d’ondes
distinctes.

 Rendu à la réception, on fait le contraire pour router chaque signal


{ la destination qui lui est propre { l’aide d’un démultiplexeur.
Lasers à
spectres fin

•WDM combine les signaux de différentes longueurs d’ondes pour les faire voyager à
travers la même fibre optique.
•WDM permet d’exploiter au maximum la capacité de la fibre sans augmenter sa
bande passante.
L’intérêt de la fibre est que les signaux ne se confondent pas et sont
distingués à la réception grâce à des filtres optiques.
•On réalise le multiplexage à partir de plusieurs lasers à spectres fin ou
D’un seul laser { spectre large avec un échantillonnage de longueurs d’ondes de l’ordre
du 20 nm à 0,2 nm.
•Actuellement, on est parvenu à réaliser 256 canaux sur une seule fibre.
Circulation de plusieurs longueurs d’ondes sur une même fibre
et au même temps.
Chaque longueur d’onde est représenté par une couleur
Chaque couleur est transmise sur un canal différent
Le WDM sépare chaque canal de 0.8nm et le DWDM de 0.2nm .
D’où un nombre de canaux exploité qui ne cesse d’augmenter
Technologie sans concurrence du point de vue de la capacité.

 Accroissement de la capacité obtenu de deux façons :


•Augmentation du nombre de canaux dans la fibre
•Augmentation du débit par canal { l’émission
Une augmentation de la capacité de 120% par an
 Technologie à faible coût (l’exploitation des fibres déj{
installées)
Les nouvelles technologies utilisées avec
WDM et DWDM:
 Fibres amplificatrices dopées à l’erbium
(EDFA)
 Le répéteur cède la place { l’amplificateur
optique (EDFA)
 Grand gain au niveau du coût
 transmission d’une grande quantité de
données sur des canaux de faible capacité
Le signal atténué est mélangé à un signal de pompe de forte puissance
(de 10 à 200 mW) grâce à un multiplexeur de longueurs d'onde, et le
signal résultant est injecté dans la fibre dopée Er3+. Ceci provoque une
amplification du signal à la sortie de la fibre dopée.
Alcatel a établi en laboratoire un nouveau record du monde en
transportant une capacité de 5 Tbit/s (125 canaux DWDM à 40
Gbits/s) sur une distance de 1 500 kilomètres de sa fibre optique
TeraLight(TM)Ultra.

La performance ainsi réalisée permet de transporter


simultanément, sur une seule fibre optique, 78 millions
d'appels téléphoniques ou plus de 500 000 connexions Internet
ADSL.

Des liaisons sans répéteur peuvent comporter jusqu'à 48 paires


de fibres, l'ensemble acheminant plus de 15 Tb/s sur une
distance de 200 km
Variation du coefficient de dispersion chromatique Kmat en fonction de 
Amplificateur
de la
Signal d'entrée photodiode
Rouleau de
fibre
optique
Signal de
Diode laser
P hot odiode
sortie

Émetteur et récepteur utilisés dans une


transmission par fibre optique

On a besoin de trois éléments principaux:


 L'émetteur (source de lumière: Laser ou LED)
 Le canal de transmission: fibre optique
 Le récepteur (photodiode)
- Spectre d’émission compatible avec fibres optiques

- Bonne Modulation

- Bon Couplage émetteur / fibre


Fibres optiques :
- transparence et faible dispersion
- diamètres qqs µm → qqs 100 µm

Emetteurs :
- rayonnement modulable (choix de longueur d’onde)
- surface active de faibles dimensions (fibre est de faible dimensions)

LED’s et diodes lasers assez particulières


1) Ondes électromagnétiques 2) Photons (grains de lumière)
- Longueur d’onde λ - Énergie E = hf (Einstein 1905)
- h : constante de Planck

- Célérité c = 300 000 km/s


- Fréquence f = c/ λ
la lumière cède de l'énergie: cette énergie provient d'une particule appelée
PHOTON
deux phénomènes distincts.

L'effet photoélectrique (photodiode, phototransistor)


Lorsqu'un atome est bombardé par des photons, il peut en absorber (il
emmagasine leur énergie). Si cette énergie est suffisante, des électrons
peuvent passer dans la bande de conduction de l'atome, devenir électrons
libres et donner naissance à un courant électrique.
C'est la transformation Lumière → Electricité.

L'effet photoémissif (LEDs, LASERs)


Un électron d'un atome peut quitter la bande de conduction pour
descendre dans une bande plus proche du noyau. Dans ce cas il cède de
l'énergie. Cette énergie peut apparaître sous forme de lumière: il y a alors
photoémission (émission de photons). La couleur émise n'est pas due au
hasard, la longueur d'onde dépend étroitement des atomes libérant les
photons. Ce phénomène peut apparaître lors du passage d'un courant
électrique.
C'est la transformation Electricité → Lumière.
 Principe
 Énergie électrique Énergie lumineuse

Émission spontanée Émission stimulée

Diodes électroluminescentes Diode LASER


•Dans un semi-conducteur, il y a des électrons qui ne
peuvent pas bouger (électrons liés). Ainsi que quelques
électrons qui sont libres.

•Dans l'ensemble des électrons qui ne peuvent pas bouger,


il y a parfois des places libres qu’on appelle des trous.

•Quand un électron lié reçoit de la lumière (de l’énergie), il


peut se libérer, en laissant un trou.

• Inversement, quand un électron libre "se range" et


comble un trou, il émet de la lumière.
Dans la matière, la production d'énergie lumineuse
se fait grâce aux électrons. Ces derniers occupent des
orbitales très précises au sein de l'atome, mais si on
excite l'atome par un apport d'énergie, par exemple
de la chaleur, les électrons absorbent cette énergie et
sautent sur des orbitales supérieures.
Les positions d'excitation sont très
instables, et dès que l'apport d'énergie
cesse, les électrons ont tendance à
reprendre spontanément leurs positions
d'origine, en restituant leur surplus
d'énergie sous la forme de photons.

L'énergie des photons ainsi émis, donc


leurs longueurs d'ondes, varie en fonction
de l'importance "saut" effectué par
l'électron pour rejoindre son orbitale
stable.

Comme chaque électron possède de


nombreuses orbitales d'excitation, un
même atome peut émettre des photons de
longueurs d'ondes très différentes les uns
des autres et d’où chaque atome est
caractérisée par un spectre propre à elle.
 Les électrons ne euvent se trouver que sur des orbites précises
(donc des niveaux d’énergie bien quantifiés.)

 Les atomes « s’arrangent » en une structure bien déterminée

 On définit alors des bandes d’énergie.


 3 bandes sont particulièrement intéressantes:

 Bande de conduction
 Bande de valence
 Bande interdite (Wg : gap)

 Pour les SC: Wg de l’ordre de 1eV


 On distingue deux types de SC:
 Intrinsèque: constitué d’un matériau unique (Si ou Ge par
exemple)
 Extrinsèques: on ajoute une impureté: le passage d’un électron
sur la bande de conduction est facilitée par le dopage.
 Relation fondamentale: E = hn
 Changement de niveau d’un électron <-> Transfert d’énergie

 On définit deux types de transfert d’énergie:


 Transition radiative (émission ou absorption d’un photon)

 Transition non radiative: (émission d’un phonon: échauffement)

 pour les composants opto, le constructeur cherchera à favoriser les


transitions radiatives (matériaux de bon rendement quantique ou
rendement lumineux)

 Un matériau donné ne peut émettre de rayonnement que sur une


seule fréquence, correspondant à son énergie de Gap.

 En opto, on favorisera les matériaux de type Ga As pour leur plus


grande mobilité électronique (5 fois supérieure à celle du Si) et leur
possibilité de gap direct
Phénomène de l’électroluminescence = émission d’un photon par
recombinaison d’une paire électron-trou

Deux principes interviennent :


• conservation de l’énergie: Energie du photon = Energie de gap du matériau

•conservation du moment : lors d’une recombinaison ou absorption

D’où l’utilisation des matériaux { gap direct:


le minimum de la bande de conduction est à la verticale du maximum de la
bande de valence dans l’espace des moments.

•L’Arséniure de Gallium (Ga As) est un semi-conducteur qui possède cette


propriété .
•Ga As est un composé binaire III-V
•La largeur de la bande interdite Eg =1,424 eV
donc génère une longueur d’onde  870nm
•La matière peut absorber ou émettre des rayonnements
électromagnétiques.

•Au niveau microscopique et quantique, cela correspond à


l’absorption ou l’émission de photons par les atomes.

•Les atomes changent d’état d’énergie (des niveaux d’énergie


électroniques): transition électrique

•On distingue trois mécanismes de base :

L’absorption

l’émission spontanée

l’émission stimulée
Quand un électron absorbe un photon de lumière, il
devient libre et change de niveau d'énergie. Il laisse, à
sa place, un trou - susceptible lui aussi de se déplacer.

Remarque: Mais comme l'électron ne peut avoir que des valeurs discrètes d'énergie
il ne peut pas absorber n'importe quel longueur d'onde. Un photon avec une énergie
trop faible ne sera pas absorbé
Inversement, l'électron peut restituer l'énergie
qu'il a prise sous forme de lumière en reprenant
sa place. C'est l'émission spontanée.

Quand l'électron se recombine avec le trou, un photon est émis avec une longueur d'onde
correspondant à l'énergie de la bande interdite. On va donc pouvoir adapter notre semi
conducteur à nos besoins. (pour faciliter cette émission on pourra doper GaAs avec du
AlAs car la distance entre leurs différents atomes est à peu près la même.)
"Émission spontanée"
Bohr : hf = E2E1
►Luminescence
Fluorescence
Phosphorescence
►Raies spectrales

Une raie spectrale déterminée correspond à la transition radiative d'un électron entre 2
niveaux d'un système donné (atome, molécule, cristal semi-conducteurs etc…)
Mais un électron ne se range pas toujours très vite, même si il y a des trous. Sauf
si... un photon (un grain de lumière) passe. Si ce photon a la même couleur que
celui que l'électron devrait émettre pour se ranger, cela provoque le "rangement"
de l'électron et l'émission d'un deuxième photon exactement identique.

Ce processus, qui permet d’amplifier une onde lumineuse, est { la


base du fonctionnement des lasers.
EINSTEIN
1917

L’amplification
de la lumière
est possible !
Comparaison de la lumière émise par émission
spontanée (haut) et par émission stimulée (bas).
Ce composant est un émetteur de lumière,
il transforme le courant électrique en lumière

Son appellation courante LED vient de la contraction de la


dénomination américaine Light Emitting Diode.

Le silicium et le germanium ne sont pas en mesure de produire des


fréquences du domaine de la lumière visible.

On utilise alors l'arséniure de Gallium (Ga As) et le phosphore de


Gallium (Ga P).

Par un dopage approprié de ces composés intermétalliques, on peut


obtenir différentes couleurs.
I (Courrant)
Trous
E

p
Photons Ec
n hn > Eg Eg
électrons Ev

Pour les LED, la circulation d’un les photons sont indépendants les uns
courant dans le sens direct produit des autres (différentes phases ,
l’émission spontanée de la lumière directions et fréquences).
(photons) dans la jonction La longueur d’onde  dépend de
l’énergie de gap du matériau utilisé
 Principe
PN dont on a favorisé les combinaisons radiatives
Jonction
Des électrons atteignent la zone P et se recombinent en
émettant un photon de longueur d’onde correspondant {
l’énergie de gap du matériau SC ( polarisation directe)

 Remarque
 Favoriser les recombinaisons radiatives imposent un fort dopage

 Les photons générés sont centrés sur une gamme de fréquence, leur
phase respective est aléatoire et des impuretés dans le matériaux
conduisent à des énergies de gap proches mais différents 
rayonnement non monochromatique ou non cohérente.
 Hétérojonction (constitué { base d’alliages)

Matériau Dopant Longueur Couleur Rendement Temps de


onde (um) lumineux (%) réponse (ns)

GaAs Si 1 IR 10 10

Ga P Zn O,7 Rouge 5 100

Ga P N 0,59 Jaune 0,1 100


• Cette diode se connecte en direct: (polarisation directe)

• Courant direct: 10 { 50 mA selon modèles

• La chute de tension directe n'est plus de 0,7 V,


les composés intermétalliques n'ayant pas le même seuil de
tension que le silicium, on va donc trouver en fonction des
couleurs:
Infrarouge: Ga As (seuil 1 ... 1,2 V)
Rouge: Ga As P (seuil 1,5 ... 2 V),
Vert: Ga P (seuil 2 V)

.
« Light Amplification by
Stimulated Emission of Radiation »
AMPLIFICATION DE LUMIÈRE
PAR ÉMISSION STIMULÉE DE
RAYONNEMENT
 Principe de base:
 LASER: Emission Stimulée par Amplification de la Lumière

 L’émission stimulée nécessite une inversion de population

nécessité d’un processus de pompage (excitation extérieure)

 L’amplification de la lumière est effectuée par une cavité optique

résonnante (Fabry Perrot) miroirs parallèles

 Laser = Oscillateur Optique Cohérent


 Oscillateur=Amplificateur+Contre-réaction
 Amplification: une inversion de la population
 Contre-réaction : deux miroirs (TR, PR)
.
Un miroir Un miroir
totalement "Cavité linéaire" partiellement
réfléchissant réfléchissant

Un dispositif de pompage

Amplificateur

Un milieu actif Faisceau


de sortie

Si les miroirs sont parallèles, on peut obtenir l’effet


"laser"
pompage

Émission stimulée par certains photons d’émission


spontanée !
miroir miroir
totalement partiellemen
réfléchissa t
nt réfléchissant
amplificatio
pompage
n

Faisceau
laser de
sortie

Voir vidéo laser


La puissance optique P(x) du rayonnement : densité de photons
(n) d’énergie (hn) traversant un volume V par unité de temps.

le milieu où se propage le rayonnement est le siège d’absorption et


d’émission stimulée ; (on néglige l’effet de l’émission spontanée)

Lors des échanges d’énergie du rayonnement avec le milieu:


La puissance perdue par absorption : P12= - hn (n) B N1
La puissance gagnée par émission stimulée : P21= hn (n) B N2

La variation de la puissance du rayonnement dans sa traversée du


milieu est:
P= P21 - P12= hn (n) B {N2 - N1}
À l’équilibre thermodynamique , on a: N1 >> N2 et donc P < 0
l’absorption est prédominante et le rayonnement est atténué.

Pour que le rayonnement soit puissant P> 0 (amplification) il


faut : N2>>N1
donc il faut une inversion de population

Cette inversion ne peut être assurée que par un processus de


pompage extérieur:

le pompage consiste à transférer aux particules du milieu


l’énergie nécessaire pour faire passer le plus grand nombre de
particules de l’état fondamentale { l’état excité
•L’inversion de population étant réalisée pompage optique ou électrique

•l’un des atomes excités émet un photon de fréquence n = (E2 – E1)/h par
émission spontanée.

• le photon émis arrivant sur un autre atome excité, va déclencher une émission
stimulée, { l’issue de laquelle on obtient deux photons identiques et en phase.

•Ces deux photons vont à leur tour donner lieu à deux émissions stimulées,
d’où deux nouveaux photons.

•Et ainsi de suite : le nombre de photons identiques et en phase qui traversent le


milieu se multiplie très rapidement. C’est l’effet laser, c’est-à-dire l’amplification
du rayonnement.
Les lasers : même principes de base, mais caractérisés par la nature
du milieu amplificateur , le type de pompage, longueurs d’ondes de
fonctionnement , caractéristique d’émissions(puissance, mode:
pulsé ou continu…) et domaine d’applications.

Différents types de milieux amplificateurs :


- lasers à gaz (télecom, ophtalmologie, chirurgie, industrie, etc …
- lasers solides(soudure, spectroscopie, fusion contrôlée, télémétrie)
- lasers à semi-conducteurs (télécommunication sur fibre optique)

Différentes sources de pompage :


- pompage électrique (injection de courant)
- pompage optique (cohérent ou incohérent par un laser à gaz)
- réaction chimique
Plusieurs couleurs Une seule couleur

Ondes lumineuses dans Ondes lumineuses dans


toutes les directions la même direction

Ondes lumineuses
Ondes lumineuses « cohérentes »
désordonnées (ordonnées)

Impulsions très brèves possibles


 Le courant
Laser diode GaAs électrique de P vers
N est concentré sur
une bande de 10 mm
de large, pour
augmenter la
densité de courant
dans la partie
active.

 La cavité optique
est réalisée grâce à
une métallisation
sur les deux faces
avant et arrière.

 Puissance
fournie :
quelques mW
L'endroit qui émet de la lumière, c'est une jonction (zone active):
un endroit où arrivent des électrons d'un côté, et des trous de l'autre
par polarisation directe de la structure. (les électrons produisent
l’excitation des atomes de la jonction).

si on augmente la tension l'injection de porteurs dans la zone active,


on trouve une importante concentration d'électrons dans la BC et de
trous dans la BV, ce qui est la condition pour une inversion de
population.
Les sources Lasers appelés diodes lasers
sont réalisées selon la structure de la
double hétérojonction (DH).

(DH) consiste à placer une couche SC à faible


gap entre deux SC à gap plus large.

L’inversion de population se fait par


pompage électrique.

Le pompage par injection s’effectue par


polarisation directe de la structure.

Le pompage par injection de courant produit


un excès d’électrons dans la BC
et un excès de trous dans la BV .
Quand un électron et un trous se
recombinent, il y a émission d'un
photon (émission spontanée).

Le photon produit par émission


spontanée, en passant dans la
zone active(jonction), déclenche
des recombinaisons en chaîne,
avec émission de photons
identiques (émission stimulée)

la lumière est donc fortement


amplifiée.

.
Les seuls photons qui seront émis sont ceux qui ont pour
direction celle de la zone active et une phase nulle { l’extrémité
(miroir ST semi-transparent) par laquelle seront émis.
En effet , la structure DH: Ga As entre Ga Al As(N) et Ga Al As
(P) permet un guidage des ondes dans le laser SC par indice de
réfraction
L’indice de réfraction de la zone active (Ga As) est supérieur
Il a y donc guidage par réflexion totale
Les seuls modes qui se propagent sont suivant l’axe entre les
deux miroirs.
Caractéristiques de la Diode Laser

P=h(I-Is)+Psp
Ith= Courant de seuil
Psp=Puissance spontanée

Le phénomène laser dans un SC n’apparaît que si le courant injecté est


supérieur ou égal à une valeur de seuil Is
(on augmente la tension appliquée en directe et donc le courant pour
atteindre l’inversion de population)
Pour un courant faible dans la zone active deplétée, la BV est pleine
d’électrons et la BC est pratiquement vide
le phénomène d’absorption l’emporte donc sur l’émission
la puissance optique est donc faible
Caractéristiques d’un Laser à semi-conducteur(diodes laser)

Milieu amplificateur : jonction p-n pompé électriquement


AlGaAs --> vers 780 - 850 nm
InGaAs --> vers 900 - 980 nm
AlGaInP --> vers 630 - 680 nm
Cavité monolithique, compacte, auto-alignée
Miroirs : facettes clivées du semi-conducteur

Surface émettrice :
1 μm x 3 μm sur qq centaines de microns

--> divergence de 10° par 30°

Rendement électrique-optique : 50%


Durée de vie : > 100 000 heures
LED Laser

Avantages - Simple - Rayonnement quasi


- Faible coût monochromatique
- Durée de vie (105 heures) - Grande directivité (intense)
- Grande diversité de formes - Durée de vie 10ans sur terre
et de couleurs et 100ans sous mer.
Inconvénient - Spectre large Coût

Applications - Affichage - Télécom haut débit


- Emetteur IR - Lecteur code barre
- Réseaux locaux - Capteur
-Télécom faible débit - Lecture d’info (CD ou
- éclairage automobile DVD)
-Nouveaux modes d'éclairage - …….
 Principe:
 les photorécepteurs assurent la conversion de la
lumière en courant électrique.

 Un photon incident apporte une énergie permettant de


faire passer un électron de la bande de valence à la
bande de conduction  possibilité de création d’un
courant.

 Différents types de composants


 Photo diode (classique ou avalanche)
 Photo transistor
Principe : augmentation du courant inverse sous éclairement

E
type p ZCE type n contacts
ohmiques
E = hn > Eg

I II III

0 xp xn xc x
Courant de
Courant de
génération (Idr)
diffusion Idiffn
Contact ohmique

Courant de
hn diffusion Idiffp

P
N
ZCE
: Electron
: Trou
0 Xp-Wp Xp Xp+Wn
Photocourant de diffusion
Photocourant Iph

Photocourant de génération
La photodiode fonctionne si elle est polarisée en inverse (Vo < 0)

I ( )
I  Is eeVo /kT  1  I ph

- Vo >> kT/e
Vo
( )
I   Is  I ph  I ph
A

I mesurée ~ intensité rayonnement


Principe : augmentation du courant inverse sous éclairement
I
(
I  Is eeV/kT  1  I ph)
Vo

obscurité Is V
Po
Iph
éclairement
P
Pour V>0:
Pour V<0: Id ≈ Iph Id >0: diode classique inutile en
Le courant Id mesure la lumière opto
Id<0: Photo-générateur
avoir la meilleur efficacité quantique
augmenter le nombre de photoélectrons

Or la majorité des photoporteurs devra être


créés dans la ZCE car dans cette zone il n’y a
pratiquement pas de recombinaison

augmenter W la largeur de cette ZCE

D’où l’idée de fabriquer la photodiode PIN


Cellules usuelles 
E
p
 ZCE type n 
E = hn > Eg FE E Intense et W grande
Génération des
photoélectrons

Communication par
fibres optiques
Photodiode PIN
Photoporteurs générés par photons
L’utilisation d’une diode dite PIN au lieu de PN (I: intrinsèque)
permet une grande absorption des photons incidents

La PIN possède une zone de déplétion plus grande qu’une diode PN normale.

Donc créer une zone déserte en porteurs de charges revient à polariser la diode
en inverse : ( un champ électrique intense qui va repousser les électrons vers N
et les trous vers P)

L’absorption d’un photon au niveau de la jonction (région intrinsèque) permet


La génération d’une paire électron- trou.

Seuls les photons d’énergie supérieurs { la largeur du gap du SC sont absorbés


Et créent des paires électron-trou

Les électrons sous l’effet du champ électrique se déplacent de P vers N et


donnent naissance à un courant photonique Ip .
Cellules usuelles 
E
p
 ZCE type n 
E = hn > Eg FE E proche du claquage
photomultiplication
(gain sensible à T et Vp)

Communication par
fibres optiques

Photoporteurs générés par photoporteurs


Photoporteurs générés par photons
•Principe de fonctionnement :
Le photo-courant est amplifié par un effet avalanche dans
la région où le champ E dépasse le champ critique
d'ionisation (La largeur de la zone de charge d’espace
s’élargit).

•Intérêt : grande sensibilité


amplification de courant  100;

•Inconvénients : Influence de la température et de la


tension de polarisation ; bruit dû à la nature aléatoire du
processus de multiplication des charges.
 Largeur effective de la ZCE
 Varie avec l’intensité du champ électrique E=f(Na, Nd)
 E avec aussi avec la polarisation de la jonction
2. o . r 1 1
W  x N  xP  .(  ).(Vbpn  Vn  Vp )
q Na Nd

 Efficacité quantique
 Représente le nombre de photons participant réellement à la
génération des photos-porteurs
nombre d' électrons créés
h ( ) 
nombre de photonsincidents

Le rendement quantique est donc : h = n/N = (I/F).( h c/q )


 Sensibilité spectrale
 Représente la mesure de la sensibilité du photo-détecteur à la
lumière
I ph ( )
S ( ) 
P
 Peut être exprimée en fonction de l’efficacité quantique
.q q
S ( )  h ( ).  h ( ).
h.c E ( )

 Spectre en courant
 Le photo-courant se déduit de la sensibilité spectrale par

 Iph () = h.q.F() / h u


•Un phototransistor, composant non symétrique,
comporte 3 bornes (E,B,C)

•La base B n’est pas connectée mais est commandée par


l’éclairement.

•cette borne est munie d’une fenêtre transparente qui


joue le rôle d’une lentille afin d’y concentrer la lumière.

•Quand les rayons lumineux atteignent la surface de base,


un courant inverse dû { l’effet photoélectrique s’écoule
dans la jonction base collecteur.

•Ce courant est amplifié par le transistor (effet transistor).


•La base est flottante, son courant est donc nul.
Lorsqu'on la soumet à un rayonnement, le courant de
l’émetteur s’écrit

Avec Ico est le courant de saturation de la jonction collecteur-


base
et Iph est le photocourant créés par les photoporteur.

•Le courant est ainsi multiplié par le facteur β qui n’est autre que
le gain en émetteur commun du transistor.

•La sensibilité du phototransistor est situé entre celle de la


photodiode PIN et celle de la photodiode à avalanche.
LED de surface émettrice S ↔ fibre de section de cœur > S

Flux d’énergie transmis par la fibre : F f  S  Br dΩ


Ωm
LED ~
n2
~
n0
Wm
Ωm  2π(1 - cosα m )
am ~
n1
~
n2

S
αm
F f  S  Br dΩ Φf  2πS  Br sinαda où Br : brillance
Ωm 0

or Br = Bro cosa (Bro : brillance dans direction axiale)

2
ON
Φf  πSB ro sin 2α m  πSB ro
~
n2 0
ON2
Φ f  πSB ro : flux transmis par fibre
~
n2
0
Φ t  πSB ro : flux total émis par la diode

Rendement de couplage hc

Φf ON2 ~ n12  ~n 22
ηc   
Φt ~ 2
n0 ~
n 02
hc ~ 10 % pour ON = 0.3
Φf ON2 ~ n12  ~n 22
Rendement de couplage : ηc  
~ 2

~
Φt n0 n 02

Si surface de la fibre Sf < S  hc réduit de Sf / S

Couplage optimal si ON maximal et Sf > S


Couplages LED-fibre
Couplages diode laser-fibre