Vous êtes sur la page 1sur 21

Agressivité du trafic

Généralités sur la fatigue des matériaux


La fatigue se caractérise par la baisse de résistance des matériaux
sous charges répétées. La résistance à la rupture d’un matériau
sous charge constante est une fonction décroissante du nombre (N)
de fois que ces charges sont appliquées :

σ1=f(N)

2
Généralités sur la fatigue des matériaux

Courbes de Wohler :
La courbe représentative du nombre de répétitions de charges
jusqu’à la rupture, en fonction de l’amplitude de la contrainte (ou
déformation) appliquée , est appelée courbe Wohler:
Le nombre de cycles de chargement entraînant la rupture N est
souvent appelé durée de vie.
La loi de résistance à la fatigue est une fonction approximativement
linéaire du logarithme du nombre de cycles de charges.

σ= σ0-b.log10(N)
σ0 : rupture à N= 1
3
Courbe de Wohler

σ0 : rupture à N= 1
4
Courbe de Wohler
En coordonnée bi-logarithmiques (log/log), l’équation peut s’écrire:

σ=σ0N -b
L’ordonnée à l’origine représente la contrainte de rupture au premier
Chargement, la pente (-b) décrit la sensibilité du matériau à la fatigue.
Un matériau est d’autant plus résistant à la fatigue que b est faible.
Cette équation peut s’écrie comme suit :

σ = σ6(N/10 ) 6 -b

σ6 : la contrainte moyenne provoquant la rupture sous 106 chargements

5
Courbe de Wohler

Limite d’endurance :
Pour certains matériaux les courbes de fatigue présentent une
asymptote ou un palier: en dessous d’une certaine valeur de la
contrainte, la rupture ne survient plus, même en cas d’application
d’un nombre infini de cycles.

6
Limite d’endurance

7
Courbe de Wohler
Dispersion des durée de vie :
Pour tous les matériaux, on constate une forte dispersion des durées
de vie lors des ruptures par fatigue; pour les bétons bitumineux, le
rapport du nombre de cycles provocant rupture sous une contrainte
donnée, peut atteindre 50; pour certains matériaux traitées au liants
hydrauliques, il peut aller jusqu’à 1000

8
Cumul des dommages: Loi de Minier
Les lois de fatigue supposent que le matériau est sollicité par un chargement
constant, et on détermine le nombre N de cycles d’application de cette charge
conduisant à la rupture.
En réalité les charges appliquées ont une intensité variable. La loi de Minier
donne une réponse très approximative en cas d’application de charges
différentes. La loi considère que pour une structure soumise à n1 applications
d’une charge d’intensité σ1 et n2 applications d’une charge d’intensité σ2 ,
La rupture se produit dès que : 𝑛1 𝑛
+ 2 =1
𝑁1 𝑁2
Avec N1 et N2 l’espérance de vie si les charges intervenaient isolément.
Application 1
Le coefficient b de la courbe de fatigue d’un
grave bitume est estimé à 0,2 ; comparer l’effet
d’un essieu de 13 et d’un essieu de 5 t sur ce
matériau?
Charge équivalente
Si une chaussée est soumise à un ensemble complexe de charges, dont
l’histogramme est connu, on peut rapporter chaque charge à son équivalent
en camion de 13 t; puis, en cumulant on détermine le nombre de camions de
13 t auquel le trafic réel est équivalent. Cette équivalence dépend à la fois de
de la charge à l’essieu des véhicules et de la pente de la loi de fatigue.
On définit :
• NE est le Nombre Équivalent d’essieux de référence (13 t),
Correspondant au trafic poids lourds cumulé sur la durée initiale de calcul.
• CAM le coefficient d’agressivité moyen du trafic
Exemple d’histogramme
des charges
Agressivité du trafic
Agressivité d’un essieu
L’agressivité (A) est estimée vis-à-vis de l’endommagement par fatigue
de la chaussée. Elle correspond au dommage provoqué par le passage
d’un essieu de charge (P), par rapport au dommage dû à un passage de
l’essieu isolé de référence de charge P0.
L’agressivité est calculée par la formule :

α
P
A  K   
 P0 

K est un coefficient permettant de tenir compte du type d’essieu.


K et α dépendent de la nature du matériau et de la structure de chaussée.

13
Agressivité du trafic
Agressivité d’un essieu

K
α
Essieu simple Essieu tandem Essieu tridem
Structures
souples et 5 1 0,75 1,1
bitumineuses

Structures
8 1 12 113
semi rigides

Structures
12 1 12 113
rigides

14
Essieu Simple

15
Essieu Tandem

16
Essieu Tridem

17
Agressivité du trafic
Agressivité d’un Poids lourd
L’agressivité d’un poids lourd est égale à la somme des agressivités de
ces essieux

Agressivité d’un trafic


Connaissant l’histogramme de charge par type d’essieu pour un trafic
donné, l’agressivité de ce trafic est qualifié par le coefficient CAM,
correspondant à l’agressivité moyenne du poids lourd composant ce
trafic par rapport à l’essieu pris pour référence.


1  3
 Pi  
CAM   K j  nij    
NPL  i j 1  P0  
 
18
Agressivité du trafic
Agressivité d’un trafic

1  3
 Pi  
CAM   K j  nij    
NPL  i j 1  P0  
 

NPL : nombre de poids lourds pendant la période de comptage.


Kj coefficient correspondant au type d’essieu.
j= 1 essieu simple
2 essieu tandem
3 essieu tridem
nij : nombre d’essieux élémentaires de type j et de classe de charge Pi

19
Application 2

Pendant une semaine de comptage, une station de pesage a


dénombré 430 poids lourds répartis comme suit (page
Suivante) .
1) Calculer l’agressivité moyen dans le cas d’une chaussée
souple par rapport à l’essieu de référence de 13 t?
2) Calculer l’agressivité moyen dans le cas d’une chaussée
rigide par rapport à l’essieu de référence de 13 t?
21

Vous aimerez peut-être aussi