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- Fiscalité -

Chapitre 1 : La TVA

La TVA est un gros point fort pour les services publics, représente à lui seul 50% des recettes de
l’État.
 La collecte se fait par l’intermédiaire du commerçant qui majore le prix de vente de ses
produits. Il fait ses achats TTC et récupère les 20% de TVA de ses ventes pour les verser au
trésor public, et ce chaque mois.

 C’est le premier impôt européen, et ne varie pas beaucoup d’une année à l’autre. Il est
présent dans de nombreux pays sauf les USA où chaque État a sa propre taxe sur la VA.

Produits auxquels ne s’applique pas le taux de droit commun :


- Produits pharmaceutiques : certains sont à 2,1% (ceux qui sont remboursés par la sécurité
sociale), d’autres à 5,5% (ceux qui sont - bien remboursés par la sécurité sociale), 10% (ceux
non remboursés par la sécu), 20% (cosmétiques)
- Nourriture : vente à emporter (10%), mais nourriture de base (5,5%)
- Livres (5,5%)
- Presse (2,1%)
- Pas de TVA sur la gratuité

En France, on a les mêmes taux de TVA sauf pour certains biens qui ont des TVA réduite :
 En Métropole :
- 20% (taux normal) taux de droit commun (transport de marchandises, alcool, bonbons=
confiseries, caviar…)
- 10% (taux intermédiaire) logement (hôtellerie), produits à consommer sur place
(restaurant…), transport de personnes
- 5,5% (taux réduit) livres, nourriture (sauf confiseries, caviar, alcool)
- 2,1% (taux super réduit) médicaments remboursables par la sécurité sociale, presse,
redevance télévisuelle
- 0% : Activités médicales et paramédicales, associatives à but non lucratif, enseignement
scolaire et universitaire, location de logement (opérations dans le champ de la TVA mais
exonéré en vertu d’une disposition expresse par la loi), location d'immeubles nus à usage
professionnel, activités financières, microentreprises, assurances
 Et aux DOM :
- Taux normal : 8,5% (au lieu de 20%) donc les produits sont moins chers

Fonctionnement de la TVA : exemple


 Un chercheur d’or trouve 100€ HT et les vend à 120€ TTC à un négociant.
 Le chercheur d’or verse 20€ de TVA déductible au trésor public.
 Le négociant vend l’or à 200€ HT soit 240€ TTC au bijoutier ce qui donne 40€ de TVA
collectée qui sera versé dans les caisses de l’État.
 Il verse 60€ de TVA au Trésor (TVA à décaisser = 100€ TVA collectée sur vente – 40€ TVA
déductible sur achat).
 Le consommateur final paye les 100€ de TVA car il n’a pas de TVA déductible sur achat.
 L’État touche donc : 20 + 20 + 60 = 100€.
L’argent rentre vite dans les caisses de l’État, tous les jours. Et si on a besoin de plus, on augmente
la taxe (20 à 25% par ex).
 Les pénalités vont de 60% à 80% pour non versement de la TVA à l’État.

I) Champs d’application de la TVA


1) Collecte de la TVA

À quelle date doit-on verser la TVA au trésor public ?


 Déclaration de TVA toutes les fins de mois (le temps de clôturer les opérations et calculer le
total de la TVA collectée)

 Pour les biens, c’est dès la livraison (même si on n’a pas encore été payé). Si on vend (et livre)
en septembre et que le client paye en octobre et bien on doit quand même verser la TVA
collectée en fin septembre.

 Pour les services, l’entreprise peut opter pour la TVA sur les débits, elle paie la TVA lors de la
facturation au client : la TVA est collectée en même temps que la facture est émise sans
pouvoir retarder l’exigibilité de la TVA (s’il y a des acomptes, il faut verser la TVA dès la
réception de l’acompte sans attendre la facturation).On peut payer la TVA sans attendre le
paiement.

 Option pour la TVA d’après les débits : uniquement pour les services : ne peut qu’avancer
l’exigibilité de la TVA
 C’est toujours le vendeur qui peut opter pour cette option et jamais l’acheteur (TVA
déductible à la facture). Cette option rend la TVA exigible dès que le compte client ou le
compte de trésorerie est débité, sans avoir à attendre l'encaissement. L’entreprise paie la
TVA lors de la facturation au client : la TVA est collectée en même temps que la facture est
émise, sans pouvoir retarder l’exigibilité de la TVA (s’il y a des acomptes, il faut verser la TVA
dès la réception de l’acompte sans attendre la facturation).
Exemple : Opérateurs téléphoniques, qui facturent abonnements (service) et consommation
(assimilée à des biens). Dès qu’ils facturent, la TVA est collectée et exigible.
 Dès que j’envoie ma facture au client, la TVA est exigible.

 Opérations intracommunautaires :
- Pour les biens : date de la facture ou au plus tard 15 du mois qui suit la livraison
- Pour les services : date de l’exécution de la prestation
 Pour passer du TTC au HT, il faut diviser par 1,2.

Exemple :
- Vente : matériel info (600) + service (400) = 1000 au total
- Commande et versement d’un acompte de 300 en Décembre
- Livraison du matériel en Janvier
- Réalisation de la prestation en Février
- Paiement du solde en Mars

 En Décembre, on encaisse les 300 desquels on déduit la TVA collectée : (300 / 1,2) x 20% x
(400 / 1000) = 20
 En Janvier, on calcule la TVA collectée : 600 * 20% = 120
 En Février, il n’y a rien.
 En Mars, on a le paiement du solde : 1200 - 300 = 900, la TVA collectée est de l’ordre de :
(900 / 1,2) x 20% x (400 / 1000) = 60

 Ou on peut faire il reste à payer par le client 900 : TVA coll = (900/1,2 = 750 x 20% = 150 x
400/1000) = 60
 L’entreprise peut opter pour la TVA sur les débits : elle paie la TVA lors de la facturation au
client : la TVA est coll en même temps que la facture est émise sans pouvoir retarder
l’exigibilité de la TVA (si il y a des acomptes, il faut verser la TVA dès la réception de
l’acompte sans attendre la facturation

Lorsque l’entreprise vend, elle collecte la TVA.


 Lorsqu’elle achète, elle déduit de la TVA.

2) L’assiette de la TVA

La base de calcul de la TVA est constituée :


- Du prix HT
- Majoré de tous les frais accessoires y compris les droits de douane et les autres taxes
- Diminué des différentes réductions
 C’est-à-dire toutes les sommes, valeurs reçues par le fournisseur ou le prestataire

3) Déduction de la TVA

Déduction à l’achat :

Conditions de forme : exigibilité de la TVA chez le fournisseur et possession des documents


réguliers faisant état de la TVA.
 Si on achète des biens, la TVA est déductible lors de la livraison (même si on n’a pas payé) =
avantage pour l’entreprise acheteuse.
 Si on achète des services, la TVA est déductible au paiement (même si le service n’est pas
réalisé).
 Si le fournisseur a opté pour la TVA d’après les débits, la TVA est déductible à la facture.

Conditions de fond : le bien doit être nécessaire à la réalisation d’opérations soumises à la TVA (Ex :
médecins ne paient pas la TVA car leur activité n’est pas soumise à la TVA).

Assujettis et redevables partiels : TVA partiellement déductible en fonction du coefficient de


déduction (en fonction de l’affectation du bien aux activités soumises et non soumises)
 Exemple : banque fait rénover une agence : HT 100 000 €// TVA = 20 000 €
 CA de la banque soumis à TVA 250 M€// CA non soumis à TVA / 750 M€
 TVA déd = 20 000 x 250 M/1 000 M = 5 000 €

 Assujettis = quelqu’un qui agit en indépendant et qui en principe facture (jamais de TVA sur
les salariés et les particuliers => pas de TVA déductible).

Exclusions du droit à déduction :


- Logements (notamment hôtel des salariés)
- Transports de personnes (taxi, train, métro)
- Cadeau de plus de 73€ TTC par an et par bénéficiaire
 On offre du champagne à un client prix HT de la bouteille 35 € : on offre une bouteille TTC :
42 €// TVA déd = 7
 On offre 2 bouteilles à un client TTC = 84 // TVA déd = 0
- Véhicules de transport de personnes sauf si objet même de l’activité (ambulance, auto-
école, AirFrance)
 pour un jet à 50M€ HT avec 10M€ de TVA, la TVA est irrécupérable à moins de crée une
compagnie aérienne qui sera propriétaire de ce jet
- Certains carburants :
 sur le gazole : TVA déductible à 100% pour les véhicules ouvrant droit à déduction (taxis) et
80% pour les véhicules n’ouvrant pas droit à déduction (voiture d’entreprise qui ne fait pas
du déplacement).
 sur l’essence : en 2020 à 60%, en 2021 à 80% et en 2022 à 100% pour les véhicules ouvrant
droit à déduction et 80% pour les véhicules n’ouvrant pas droit à déduction
- Charges afférentes à des biens exclus (réparation de matériel)
 Exemple : révision par le garagiste de la voiture de fonction d’une entreprise = TVA non
déductible
 Révision par le garagiste de la voiture taxi : TVA déd (pour le taxi)

4) Opérations dans le champ : soumises à la TVA

- à titre économique
- à titre onéreux
- à titre indépendant
 L’acte éco est caractérisé par la répétition de l’acte (contre ex : vide-grenier ponctuel), il est
soumis à la TVA (pas le cas du vide-grenier).
 Si on est indépendant (pas salarié), on doit déduire la TVA.

5) Opérations non soumises à la TVA

Opérations hors champ :


- Opérations n’ayant pas un caractère éco
- Non effectuée à titre onéreux : pas de lien direct entre le bien livré ou le service rendu et la
contrepartie
- Non effectuée à titre indépendant

Opérations exonérées : la loi exonère certaines opérations


- Activités médicales et paramédicales (chirurgiens esthétiques soumis à la TVA mais pas
reconstructrice)
- Activités associatives (contre ex : sectes ne paient pas la TVA alors qu’elles ne sont pas des
associations et se font redresser souvent)
- Activités financières
- Activités d’assurances
- Activités de location nue d’immeubles : le bailleur peut opter pour la TVA sur la location nue
d’immeubles à usage professionnel
- Activités d’enseignement
- Petites entreprises (micro entreprise : pas de TVA si moins de 85 500 € biens ou 34 500 €
service)

Opérations soumises sur option : pourquoi opter ?


- Déduction
- Taxe sur les salaires
- Commercialement

Si on décide de ne pas facturer la TVA quand on est une micro entreprise ou auto entrepreneur, il
faut en spécifier la raison sur la facture (+ pas fou pour la crédibilité).
Si on décide de facturer la TVA, on peut récupérer la TVA sur tout ce qu’on achète (dépend de si on
a beaucoup d’achats ou pas, et si nos clients paient la TVA ou non).

Opérations soumises en application d’une disposition expresse (certaines opérations sont


théoriquement hors champ de la TVA) :
- LASM -> soumis uniquement si le droit à déduction ne serait pas total si le bien avait été
acquis auprès d’un tiers.

II) Territorialité
1) Vente de bien
a) Hors UE
Les exportations se font HT (elles supportent la TVA du pays qui importe) :
- On exporte les produits TTC mais au taux du pays qui importe. Et à la douane, le pays
importateur reverse la TVA à son pays avec un DAU (doc administratif unique qui justifie la
sortie du territoire).

Exemple :
 Danone (France) vend 100HT à Carrefour (en France) : 20 de TVA collectée pour Danone.
 Danone (France) vend 100HT à Migros (en Suisse) : à la douane française, les douaniers visent
les documents d’exportation au montant HT qui prouvent que la marchandise sort du
territoire français. Les douaniers suisses se font payer la TVA suisse (8%) sur les produits qui
rentrent sur le territoire suisse. Danone facture donc 108TTC à Migros (qui reverse 8 de TVA à
la douane suisse).
 Nestlé (Suisse) exporte à Carrefour (France) pour 100HT. Les documents douaniers justifient la
sortie du territoire suisse. La douane française récupère la TVA française sur l’exportation de
Nestlé (=20) et Nestlé facture 120TTC à Carrefour (ainsi, Carrefour reverse 20 de TVA).

Remarques :
- Les commissionnaires en douane font les formalités en douane pour les entreprises.
- Les duty free (vols internationaux hors UE) dans les aéroports vendent HT car ils sont placés
après la douane.
- Dans les magasins (Printemps, Galeries Lafayette), il y a des détaxes : les étrangers viennent
prouver que la marchandise sortira du territoire français. S’ils montrent leurs papiers au
départ, ils obtiendront le remboursement de la TVA française.

b) Dans l’UE (DEB)


Les assujettis (que les entreprises) sont ceux qui ont un numéro de TVA intracommunautaire. En
UE, libre circulation des biens et des personnes, il n’y a plus de douane.

La TVA est payée par l’acquéreur intracommunautaire qui auto-liquide (collecte et déduit) la TVA
de son pays. Si pas de TVA collectée, 5% d’amende (« filet de sécurité »).
 Mécanisme de l’auto-liquidation de la TVA : L'entreprise cliente identifiée à la TVA en
France est redevable de la TVA française pour les opérations (livraisons de biens et
prestations de services) taxables en France accomplies par le fournisseur ou prestataire
établi à l'étranger. 

Exemples :
 En France :
- SEB facture 100HT : 0 TVA auto-liquidation de la TVA française
- Darty achète 100HT : TVA de 20 collectée ensuite déductible sur livraison
intracommaunaire
 Depuis l’allemagne
- KRUPS facture 100HT : 0 TVA auto-liquidation de la TVA allemande
- Mans achète 100HT : TVA de 20 collectée ensuite déductible sur acquisition
intracommaunaire

 La TVA est impôt à la consommation donc je paye là où je consomme.

2) Vente de service

Principes généraux :

B to B : HT et TVA du preneur autoliquidée par le preneur – (DES : déclaration européenne de


services qui doit être faite par le prestataire qui facture HT des services à des entreprises établies
dans l’UE)
- Si une société française vend une prestation de services à une société chinoise : HT et c’est à
l’entreprise chinoise de faire ce qu’il faut
- Si une entreprise française achète une prestations de services à une société chinoise : le
chinois nous facture HT, et la société française va autoliquider la TVA française : elle va
passer l’écriture : TVA coll = HT x 20% et TVA déd = HT x 20%
- Si une société française vend une prestation de services à une société italienne : HT et
l’entreprise italienne autoliquide la TVA italienne
- Si une société française achète une prestation de services à une société grecque : la société
grecque facture HT et la société française autoliquide la TVA française. Elle passe les
écritures suivantes : TVA coll = HT x 20% et TVA déd = HT x 20%

B to C : TVA du prestataire – le prestataire facture TTC, TVA de son pays d’implantation


- Une société française vend à un particulier (peu importe où il réside) la réparation d’un
objet : TVA française

Exceptions communes B to B et B to C : TVA du lieu de consommation


- Prestations se rapportant à un immeuble : TVA du lieu de l’immeuble
- Transports de passagers : en principe, au prorata des distances parcourues, mais sont
exonérés de TVA, le transport aérien et maritime international
 Transports internationaux par air et par mer sont exemptés de TVA. Exemple :
Exemple : Paris-Nice à 100€ HT facturé à 110 (TVA 10% sur les transports de personne).
Paris-Rome facturé 100.
 Transports ferroviaires et bus : TVA du pays de circulation du moyen de transport, au
prorata de la distance parcourue.
Exemple France-Danemark en passant par Belgique et Pays-Bas. Si pas d’arrêt en Belgique et
Pays-Bas, seulement TVA France et Danemark au prorata de la distance parcourue.
- Ventes à consommer sur place : TVA du lieu de consommation
 Exemple : Italien au restaurant à Paris paye la TVA française.

Exceptions spécifiques B to C :


- Services électroniques, télécommunications, télévision : TVA France si preneur établi en
France, quel que soit le lieu d’établissement du prestataire
 Netflix : doit verser collecter la TVA française sur les abonnements souscrits par les français
et la verser au Trésor public français

3) Ventes de biens a un non assujettis

Non assujettis = particulier ou PBRD (personne bénéficiaire d’un régime dérogatoire comme les
médecins)

Vente de bien à distance : TVA du pays de départ


- Si le seuil du CA est dépassé : immatriculation dans le pays de destination = facturation au
taux de TVA du pays destinataire.
- Petite entreprise (petit opérateur) réalisant peu de ventes à des non assujettis : on paye la
TVA du pays de départ 

Les ventes de moyens de transports neufs : achat d’un véhicule de transport


- Les non assujettis ou PBRD achetant une voiture neuve (moins de 6mois ou moins de 6000
km) doivent acquitter la TVA dans le pays d’immatriculation du véhicule éviter les abus
(consommateur allant acheter en Allemagne sa voiture immatriculée en France pour payer
moins d’impôts).

III) Obligations déclaratives


1) En matière de facturation

Facturation :
 mentions obligatoires : identification des parties, n° de TVA du fournisseur et du client (si
autoliquidation), n° et date de la facture, description des biens et services facturés, montant
HT, taux de TVA, montant de la TVA, disposition pertinente autorisant la vente HT

Déclaratives : tous les mois par télédéclaration (sauf très petites entreprises)

Paiement : tous les mois télèrèglement

2) Crédit TVA

En cas de crédit TVA (TVA déductible > TVA collectée)


- Étape 1 : report sur la déclaration du mois suivant (s’ajoute à la TVA déductible du mois
suivant)
- Étape 2 : Remboursement (imprimé n° 3519)
 Mensuel :760 € minimum
 Annuel : 150 € minimum
- Étape 3 : Achat en franchise de taxe (achat HT) pour les livreurs intracommunautaires et les
exportateurs : vente en suspension de taxe (pour le fournisseur)
 Si en N : exportations par une société : 1 M€, cette société peut acheter HT auprès de
fournisseurs français pour 1 M€ (attestation des services fiscaux)

Remarque : les entreprises qui exportent ou livrent en intracommunautaire sont souvent en crédit
de TVA car elles facturent HT (TVA collectée = 0€) et achètent TTC (TVA déductible). Pour éviter de
pénaliser les exportateurs, ils peuvent s’approvisionner HT selon un quota égal au montant de leurs
livraisons et exportations intracommunautaires de l’année précédente.

 Tous les mois (entre le 15 et le 20) les entreprises doivent déclarer et télé payer la TVA du
mois précédent.

3) Cas particuliers

Opérations immobilières = TVA de plein droit sur les ventes par un assujetti agissant en tant que
tel:
- D’immeubles achevés depuis moins de 5 ans
- De terrains à bâtir

Exemple : un promoteur vend un immeuble neuf (achevé depuis moins de 5 ans : PV TTC : 1 200
000 € - TVA coll = (1,2 M/1,2) x 20% = 200 K que le promoteur va verser au Trésor public français
 Durant toute la construction de l’immeuble, le promoteur aura déduit la TVA facturée par les
différents corps de métier (maçon, plombier, électricien, …) : TVA déductible et quand il vend
l’immeuble TVA coll sur le prix de vente
 Droit d’enregistrement réduit 0,715% au lieu de 5,8%
 Sur l’acquisition de l’immeuble, l’acquéreur paiera 1,2 M + 0,715 % x 1 M + frais et
émoluments du notaire 1% (environ) x 1 M- Si l’acquéreur est une entreprise et que
l’immeuble sert à une activité soumise à TVA : il pourra déduire la TVA facturée /// Si
l’acquéreur est un particulier (par exemple s’il achète l’immeuble pour son habitation), il ne
pourra pas déduire la TVA

TVA sur option sur les ventes par un assujetti agissant en tant que tel :
- De terrains qui ne constituent pas des terrains à bâtir
- D’immeubles achevés depuis plus de 5 ans
- Si l’immeuble qui a ouvert droit à déduction de la TVA est revendu sans être soumis à TVA
dans les 19 ans qui suivent l’année d’acquisition, le vendeur doit reverser une partie de la
TVA déduite.

Exemple :
 Une entreprise soumise à TVA a acquis un immeuble acquis neuf en Avril N (moins de 5 ans
depuis l’achèvement) au prix de 1 M€ HT + TVA = 1,2 M
 TVA déduite à l’acquisition 200 K
 Revente de l’immeuble en Septembre N + 7 : le vendeur n’opte pas pour la TVA
 TVA à reverser (au trésor public) par le vendeur = 200 K x (1 - nombre d’années ou fraction
d’années écoulé depuis l’acquisition/20) = 200 x (1 – 8/20) = 120 K
 Si le vendeur de l’immeuble avait opté pour l’assujettissement à la TVA de cette vente, pas de
TVA à reverser, pour l’acheteur s’il est soumis à TVA, il peut la déduire, donc ce n’est pas un
cout, et l’assujettissement à la TVA de la vente lui permet d’avoir des droits d’enregistrement
réduits (0,715% quand la vente est soumise à la TVA au lieu 5,8% quand la vente n’est pas
soumise à la TVA)

Opération immobilière faite par un simple investisseur :


- Les particuliers, les sociétés civiles agissant en tant que simple investisseur, ne sont pas
soumis à TVA sur leurs opérations immobilières.

4) Autres cas particuliers

TVA sur la marge : notamment agences de voyages, antiquaires, brocanteurs, œuvres d’art
 Conséquence : pas de TVA déductible pour l’acquéreur du bien avec TVA sur la marge
- Marge = prix de vente – prix d’acquisition
- TVA sur la marge = (marge/1,2) x 20%
 Exemple : prix d’achat des prestations TTC = 800 – Prix de vente du voyage au client TTC= 1
000
TVA coll = [(1 000- 800)/1,2] x 20% - pour ces entreprises qui figurent la TVA sur la marge, il
est interdit d’indiquer la TVA sur la facture – l’agence de voyage doit mentionner « TVA sur
la marge »
 Marchands d’œuvres d’art : il achète l’œuvre 100 à un particulier: le particulier vend sans
TVA. Le marchand revend l’œuvre : 200 car il veut une marge de 100, cela voudrait dire qu’il
facture le client 240 ou qu’il n’a qu’une marge de 60 s’il facture 200
Le marchand d’œuvre d’art est de plein droit (sauf option pour le régime de droit commun)
autorisé à collecter la TVA sur la marge
 Donc TVA coll = ((200 – 100)/1,2) x 20% = 16,67

Ventes de biens d’occasion par l’entreprise utilisatrice :


- Soumises à TVA si le bien a ouvert droit à déduction lors de l’acquisition par l’entreprise.
Par exemple une entreprise revend d’occasion au prix de 60 HT une machine acquise 100 +
TVA (TVA qui a été déduite lors de l’acquisition). Lors de la revente TVA coll = 60 x 20% = 12
- Non soumises à TVA si le bien n’a pas ouvert droit à déduction lors de l’acquisition : par
exemple la vente de véhicule de transport de personnes ; la TVA n’étant pas déductible sur
les voitures, la TVA n’a pas été déduite, donc la revente de la voiture d’occasion n’est pas
soumise à la TVA

Exemple : brocanteurs 
 Achète un meuble de bureau auprès d’un particulier (donc sans TVA) = 1 000
- Il le revend à un autre particulier = 1 200
- TVA coll sur la marge = 200/1,2 x 20% = 33 – donc sa marge nette sera de : 200 – 33 = 167
 Il achète auprès d’un fabricant qui lui facture la TVA = 1 000 + 200 (TVA) = 1 200 – Il peut
déduire la TVA = 200 – cout du meuble = 1 000
Il le revend 1 167 HT + (TVA = 233) = 1 400

5) Opération bancaire et financière

Opérations exonérées sans option possible : intérêts, agios, frais et commissions perçus lors de
l’émission et du placement d’actions, opérations sur devises, opération portant sur les produits de
capitalisation relevant du code des assurances, opérations sur titres et valeurs mobilières

Opérations exonérées pour lesquelles un professionnel du commerce de valeurs et de l’argent


agissant à titre habituel peut opter : opérations sur les effets de commerce sauf agios d’escompte,
opérations de crédit et garantie sauf intérêts et agios, opérations sur les comptes et chèques
bancaires, commissions sur ordre de bourse, gestion de fonds, opérations d’affacturage, émission
de titres restaurant

Opérations soumises de plein droit : opérations de recouvrement de créances, droits de garde et


frais de gestion de valeurs mobilières, opérations portant sur les monnaies de collection,
rémunérations de conseil et études financières

 Les banques d’affaires optent : elles ont des clients qui sont assujettis. Opter va permettre à
la banque de récupérer la TVA sur tout ce qui lui est facturé (téléphone, ordinateurs,
logiciels etc.)
 Les banques de gestion privée n’optent pas : elles gèrent des particuliers (ce qui explique la
création de filiale banques d’affaire / banque de gestion privée)
 Les entreprises qui ne sont pas soumises à TVA sur au moins 90% de leur CA payent la taxe
sur les salaires (environ 10% des salaires).

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