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donc paupérisée et a subi un déclassement massif. Son


niveau de PIB par habitant est désormais inférieur de
L’économie malade de l’Ukraine
PAR ROMARIC GODIN
31% à la moyenne mondiale.
ARTICLE PUBLIÉ LE JEUDI 24 FÉVRIER 2022
Le pays a été dépassé par d’anciens pays très pauvres et
frappés par les conflits comme l’Albanie ou la Bosnie-
Herzégovine. Même le Bélarus a dépassé l’Ukraine
qui, en 2020, n’affichait un niveau de vie supérieur
qu’à quatre des quinze ex-Républiques soviétiques:
la Moldavie, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et la
Kirghizie.

Une épicerie dans la ville de Kremenna, dans l'est de l'Ukraine,


le 11 février 2021. © Photo Danil Shamkin / NurPhoto via AFP
L’Ukraine doit faire face à l’offensive russe
dans la pire des situations économiques. Depuis
l’indépendance, et encore plus depuis 2014, l’histoire
économique du pays est celle d’une paupérisation
Évolution du PIB par habitant depuis 1990 dans le monde
générale. et dans quelques pays de l'Est. © copie d'écran FMI
À l’heure de la nouvelle crise qui la frappe, l’Ukraine Un dernier chiffre rendra compte de ce désastre, il
est l’une des économies les plus affaiblies d’Europe est issu d’une récente étude du FMI. L’Ukraine figure
et de l’ancien espace soviétique. Celle qui était jadis parmi les 18pays de la planète dont le PIB par habitant
le fleuron de l’Empire tsariste et du régime soviétique a reculé sur la période 1990-2017; c’est même la
(l’ouvrier modèle de la propagande stalinienne, cinquième pire performance. Le pays fait seulement
Alekseï Stakhanov, venait du Donbass) n’est plus que mieux que quelques États ravagés par des situations
l’ombre d’elle-même. de guerre civile endémique sur la période comme la
Le bilan sur le long terme est sans appel. Si l’on s’en République démocratique du Congo, le Yémen ou le
tient aux chiffres de la Banque mondiale du PIB par Burundi.
habitant en parité de pouvoir d’achat et en dollars de La situation est d’autant plus terrible que l’Ukraine
2017, l’histoire économique de l’Ukraine depuis la a, entre 1990 et 2020, perdu près de huit millions
fin de l’Union soviétique est celle d’une descente aux d’habitants, passant de 51,9millions à 44,1millions.
enfers. La chute du PIB totale est donc vertigineuse,
Le mauvais élève de l’ex-URSS d’autant plus que, à la différence des pays cités plus
En 1990, le PIB par habitant de ce qui était encore haut, l’économie ukrainienne n’est pas une «petite»
la République socialiste d’Ukraine au sein de l’URSS économie. En dollars de 2017 et en parité de pouvoir
était de 16428,5dollars. C’était certes 24% de moins d’achat, le PIB ukrainien s’est ainsi réduit en trente ans
que celui de la Fédération de Russie et 31% de moins de 40%.
que la moyenne de la zone Europe et Asie centrale, L’effondrement post-soviétique et les raisons du
mais c’était 70% de plus que la moyenne mondiale. retard ukrainien
Trente ans plus tard, en 2020, ce même PIB par Comme souvent, l’origine de ce désastre est multiple.
habitant ukrainien n’était plus que de 12375,9dollars, La première raison reste la violence de la transition
soit un recul de 25%. Entre-temps, le niveau russe post-soviétique. Comme la Russie de Boris Elstine,
a progressé de 23%, celui de l’Europe-Asie centrale l’Ukraine des années 1990, alors dominée par
de 42% et celui du monde de 67%. L’Ukraine s’est l’ancien apparatchik Leonid Koutchma (premier

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ministre de 1992 à 1993, puis président de 1994 à La remise à niveau de l’outil industriel n’a jamais
2004), expérimente la «théorie du choc». En 1994, vraiment eu lieu et l’Ukraine a logiquement perdu du
Koutchma, sous les applaudissements du FMI, lève terrain sur les marchés mondiaux.
tout contrôle des prix et lance des privatisations
massives. L’économie, déjà affaiblie, s’effondre
encore plus. Encore en Russie, des oligarques
s’emparent des richesses du pays et captent les flux
de valeurs qui sont transmis vers Chypre ou d’autres
PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat et dollars
paradis fiscaux. constants de 2017 en Ukraine. © WDI (World Bank)

Dès lors, même si la croissance des exportations


en valeur est impressionnante entre 2000 et 2008,
à +359,5%, contre 349% pour la Russie, le
niveau de départ est trop faible pour assurer le
rattrapage. Surtout, cette croissance ne se transmet pas
suffisamment à la population. Elle ne s’accompagne
pas d’investissements publics, du renforcement de
Une épicerie dans la ville de Kremenna, dans l'est de l'Ukraine,
le 11 février 2021. © Photo Danil Shamkin / NurPhoto via AFP la redistribution et d’une augmentation de la
Le PIB par habitant est en 1998 inférieur de 68% à productivité. C’est une croissance des exportations
son niveau de 1990. C’est un chiffre proche de ce que fondée sur des salaires faibles. Pour une croissance en
peuvent subir des États ayant subi une guerre sur leur valeur comparable à la Russie, l’Ukraine a ainsi dû
territoire. C’est aussi une chute plus violente que celle afficher une croissance en volume quasiment deux fois
(43%) qu’a subi la Russie sur la même période. plus forte (+107,2%, contre 58,5%).
Après la crise des émergents de 1998-1999, les pays Enfin, le produit des exportations est très largement
de l’ex-URSS connaissent une période de dix ans capté par une oligarchie s’appuyant sur une très
de rattrapage alimentée par la demande extérieure en forte corruption. Dans ce contexte, l’émigration s’est
matières premières et, plus marginalement, en produits accélérée, conduisant à une baisse de la population qui
industriels. Si le PIB par habitant de l’Ukraine se réduit encore la croissance du pays et sa capacité à
redresse, son économie ne parvient pas à retrouver monter en gamme. L’Ukraine a rapidement vieilli, ce
son niveau de la fin de l’époque soviétique. En 2008, qui a encore plombé son économie en augmentant le
la Russie dépasse le niveau de PIB par habitant de déficit public et en réduisant la capacité productive.
1990. Mais l’Ukraine est alors encore à 17,6% sous ce L’Ukraine était alors piégée dans un cercle vicieux.
niveau. C’est dans cette situation qu’à partir de 2004, avec
Que s’est-il passé? La première réponse réside dans le départ de Leonid Koutchma et la «révolution
l’ampleur du choc initial, qui a détruit l’outil productif orange», le pays a commencé à hésiter sur son modèle
ukrainien et l’a rendu moins capable de profiter de la économique. L’hésitation entre l’Europe et la Russie
reprise. Selon la Banque mondiale, les investissements qui caractérise les années 2004-2014 en Ukraine a
sont passés de 71,5milliards de dollars de 2015 en aussi une signification économique: faut-il s’inscrire
1990 à 14,8milliards en 2000 et 36,1milliards en 2008. dans la sphère d’influence russe et s’appuyer sur
un capitalisme de copinage régulé par l’État ou se
lancer dans une nouvelle vague de libéralisation pour
s’inscrire dans l’économie européenne?

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Ce choix a été rendu d’autant plus délicat que si, d’échecs qui bloquent tout développement, rendent
précisément, l’emprise oligarchique ne rendait pas le l’État incapable d’agir et font peser les ajustements sur
modèle russe très attirant, l’effondrement du bien- la population.
être matériel de la population rendait délicate la L’économie ukrainienne après Maidan
levée des dernières protections (retraites, prix régulés
de l’énergie) comme le réclamaient le FMI et la C’est sans doute cette impasse qui a provoqué en partie
Commission européenne. les événements de Maidan de 2014. La crise ouverte
avec la Russie a, en quelque sorte, conduit le pays à
choisir de facto l’entrée dans le modèle européen. Cela
a sans doute été une clarification, mais les conditions
fixées par le FMI, qui est au chevet du pays depuis
des années, n’ont pas vraiment amélioré la situation.
Solde du commerce extérieur ukrainien en pourcentage du PIB. © WDI (World Bank) Certes, la croissance a rebondi après 2015, mais on a
Ces hésitations se sont traduites par une alternance vu que le PIB par habitant n’a pas retrouvé son niveau
politique et des non-choix plutôt préjudiciables alors de 2008 et pas davantage celui de 2013. Le bilan est
même que l’économie ukrainienne a été frappée de donc terne.
plein fouet par la crise de 2008-2009, puis par celle Il est vrai que les gouvernements post-Maidan n’ont
de la zone euro et des matières premières dans guère avancé sur la principale priorité, la lutte contre
les années suivantes. La concurrence internationale la corruption. Les données du FMI le confirment en
s’est intensifiée, les débouchés se font plus rares, soulignant combien, dans ce domaine comme dans
les exportations reculent à nouveau et l’économie celui du fonctionnement de la justice, l’écart n’a cessé
s’affaisse. Le niveau de PIB par habitant de 2008 (qui, de se creuser avec la Pologne (pourtant loin d’être
on le rappelle, est 17,5% sous celui de 1990) ne sera exemplaire dans ce domaine) entre 2013 et 2018, alors
jamais retrouvé par l’Ukraine. En 2019, il était encore même que l’Ukraine libéralisait encore davantage le
7% plus bas. «marché du travail».
Devant cette crise, les gouvernements d’alors ne Or l’étude du FMI reconnaît que la question de l’État
combattent pas vraiment l’un des points noirs de de droit est centrale pour le futur développement de
l’économie ukrainienne : la corruption. Dans l’étude l’Ukraine. Sans lui, aucun redécollage économique
du FMI déjà citée, les auteurs comparent l’Ukraine n’est possible. Le FMI souligne ainsi qu’un sondage
et la Pologne, économies assez comparables dans les de 2019 confirme que les trois causes principales
années 1990, sur le plan des «réformes structurelles».
Ce qui est intéressant, c’est que, du point de vue
des réformes « économiques », l’Ukraine n’est pas
distancée par la Pologne: selon les critères du FMI,
elle fait même «mieux» en termes de libéralisation
du «marché du travail» et dans certains domaines
financiers et des marchés de biens. La vraie différence
se joue sur le plan de la corruption, de l’État de droit
et de la gouvernance.
Autrement dit, l’Ukraine a tenté de construire un
modèle fondé sur la compétitivité par les coûts, tout en
maintenant une captation de la valeur par l’oligarchie.
Un tel modèle ne peut conduire qu’à des séries

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pour lesquelles les investisseurs internationaux évitent dollars, soit un quart du PIB. Entre 2014 et 2020, les
l’Ukraine sont la corruption, le système judiciaire et la pertes cumulées se seraient élevées à 280milliards de
«capture de l’État par l’oligarchie». dollars.

Les scénarios du FMI pour l'Ukraine en fonctioon


de l'évolution de la corruption. © copie d'écran FMI

Même si cette étude mélange un peu les effets qui


Obstacles déclarés aux investissements étrangers en Ukraine. © copie d'écran FMI ne sont pas forcément cumulables, elle permet de
Pour autant, la vision du FMI est, comme souvent, prendre conscience du poids du conflit sur l’économie
un peu trop simpliste. L’institut dresse des scénarios ukrainienne. Ce poids appliqué à une économie déjà
très optimistes de rattrapage avec la Pologne liés fortement affaiblie et fragilisée rend les perspectives
à l’application de ses propres plans de réformes de croissance de 7% par an grâce aux réformes du FMI
structurelles. Mais la situation ukrainienne est sans un peu illusoires.
doute beaucoup plus complexe. Les exportations sont certes reparties à la hausse
Le premier point central est évidemment celui du depuis 2015 (+38% en valeur entre cette date et 2019),
conflit avec la Russie. La faiblesse de la position mais elles sont encore très loin de leur niveau de
ukrainienne y est un obstacle aux investisseurs 2012 (-27%). Cette faiblesse contribue à rendre la
étrangers, qui redoutent sans doute de voir les balance commerciale très fortement déficitaire (ce
moyens de production capturés par les forces pro- déficit atteignait 8% du PIB en 2019), ce qui exerce
Russes, comme cela a été le cas dans la région une pression supplémentaire sur la monnaie locale, la
industrielle du Donbass. Investir en Ukraine suppose hryvnia. Après Maidan et le conflit avec la Russie,
souvent de mobiliser des sommes colossales pour l’Ukraine n’a évité la banqueroute totale qu’en faisant
construire un outil productif, alors même que la défaut sur la dette due à la Russie et en faisant appel
productivité du travail y est faible et les infrastructures au FMI.
peu satisfaisantes. Ce type d’investissement est peu Depuis 2014, c’est d’ailleurs le FMI qui assure les
attractif aujourd’hui dans le monde entier, et l’Ukraine fins de mois des gouvernements ukrainiens. Et s’il
n’a guère d’atouts à faire valoir dans ce domaine en n’est pas réellement parvenu à imposer une lutte active
termes de rentabilité. contre la corruption, il a imposé l’indépendance de
Par ailleurs, le conflit pèse sur la croissance de la banque centrale, la NBU, qui, pour sauvegarder
l’Ukraine en la privant des ressources de la Crimée, ses réserves en devises et la stabilité de la monnaie,
annexée par la Russie, et des deux zones occupées maintient des taux très élevés. Le taux de base de
du Donbass. Une étude de l’Institut britannique la NBU est de 8,5%, ce qui est considérable dans le
CEBR a estimé que les pertes cumulées liées à ces contexte actuel, même avec une inflation annuelle de
occupations étaient de 14,6milliards de dollars par an, 10%. Depuis 2018, le flux de crédit au secteur privé est
environ 10% du PIB ukrainien. Si l’on ajoute l’effet d’ailleurs en baisse. Dans ces conditions, on comprend
du manque à gagner fiscal, des destructions d’actifs et que l’investissement par les entreprises locales soit
de l’effet sur l’investissement, le CEBR estime que les
pertes annuelles du conflit s’élèvent à 40milliards de

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un pari très risqué en Ukraine. Pour ne rien dire des de développer l’investissement dans le reste de
ménages, qui doivent faire face à des taux de près de l’économie et d’engager le pays sur un chemin
30%. vertueux.
Mais comment faire? Le FMI et les économistes
orthodoxes estiment que le problème est lié au régime
de propriété du sol. L’Ukraine est, avec le Bélarus,
le dernier pays d’Europe où la vente de terre est
prohibée. Une réforme agraire a eu lieu en 2001 et a
attribué la moitié des terres du pays à sept millions
de petits propriétaires, moyennant une interdiction de
Évolution des dépenses sociales en Ukraine de 2014 à 2020. © copie d'écran FMI vendre, d’acheter ou d’hypothéquer ces terrains. Ces
L’autre tour de force du FMI, ce sont bien sûr les petits fermiers développent souvent une économie de
coupes dans les dépenses sociales. Entre 2014 et 2020, subsistance, ayant recours au fermage d’une partie de
les dépenses sociales sont passées de 20% à 13% du leur production pour de plus gros propriétaires qui ont
PIB, tandis que les dépenses liées aux salaires publics accaparé les terres encore aux mains de l’État.
stagnaient. Avec un corps social déjà très affaibli, de Les conseillers occidentaux estiment que la
telles mesures ne peuvent que peser encore davantage libéralisation du régime foncier permettrait
sur l’économie ukrainienne. d’augmenter la productivité agricole en concentrant
Autrement dit, même avec le FMI aux commandes, les et rationalisant la production. Lorsque le président
travers de l’économie ukrainienne ne s’apaisent pas. Volodymyr Zelensky a été élu en 2019, la demande
La capture de la valeur par les oligarques, quel que soit du FMI a été très claire à ce sujet et le Fonds en a
le coût pour la population, reste la règle. Cette capture fait une condition à la poursuite de son aide. Une loi a
rend largement l’État impuissant pour mener une finalement été votée au Parlement ukrainien, la Rada,
politique rationnelle de développement dans l’intérêt en mars 2020.
de sa population. Dans ces conditions, un décollage
Zelensky a refusé d’autoriser la vente des terres aux
capitaliste de l’Ukraine semble très peu probable, y
étrangers, qui est très impopulaire dans le pays, mais,
compris en faisant abstraction des événements actuels.
depuis le 1erjuillet 2021, les Ukrainiens peuvent vendre
La question agricole et acheter jusqu’à 100hectares de terrain. En 2024, la
Mais il reste une hypothèse à explorer, celle envisagée limite sera de 10000hectares. En parallèle, un fonds
par exemple dans ce post de blog de l’historien états- assurera que les petits fermiers disposent de crédits
unien Adam Tooze, et qui part de l’agriculture. C’est, suffisants.
il est vrai, un des points forts du pays. L’Ukraine Tout cela est fort beau, mais, dans les faits,
détient un quart des «terres noires», parmi les plus cette libéralisation va conduire à une concentration
fertiles du monde, et est traditionnellement un des des terres. La face sombre de l’augmentation des
«greniers» de l’Europe. Aujourd’hui, le pays est rendements agricoles, c’est qu’elle placera une partie
notamment le premier producteur de tournesol du de la population rurale dans une situation de précarité
monde. avancée. 14% de la population ukrainienne travaille
Mais les rendements sont très faibles. Selon les encore dans l’agriculture.
chiffres d’Adam Tooze, la valeur ajoutée tirée d’un Pour que le décollage capitaliste se produise, il faudra
hectare en Ukraine est de 443dollars, contre 2440 en que les rendements se réinvestissent dans d’autres
France. Pour dynamiser les exportations, il faudrait secteurs du pays, pas dans les banques chypriotes
donc un choc de productivité agricole en Ukraine. ou singapouriennes. Rien ne le garantit à ce jour: la
Dans un schéma assez classique, ce choc permettrait

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situation du capitalisme global rend ces schémas de son autonomie face aux intérêts privés qui l’empêchent
développement très incertains et la crise actuelle ne fait de mener des politiques favorables au bien-être
que renforcer cette incertitude. collectif. L’Ukraine n’est donc pas sortie de l’impasse
Or, avec un chômage à 10% et une population déjà économique, loin de là. Et, bien entendu, les derniers
paupérisée, sans ce mouvement, le désastre social est développements du conflit avec Moscou rendent toute
assuré. Rien ne pourra se faire sans que l’État reprenne perspective heureuse encore plus lointaine.

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