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LIFE et les autorités locales

Aider les régions et les municipalités à relever


les défis environnementaux
LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

COMMISSION EUROPÉENNE
DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ENVIRONNEMENT

LIFE (“l’instrument financier pour l’environnement”) est un programme lancé par la Commission européenne et coordonné par la direction
générale de l’environnement (unités E.3. et E.4.).

Le contenu de la publication “LIFE et les autorités locales: aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux” ne reflète
pas nécessairement les opinions des institutions de l’Union européenne.

Auteurs: Gabriella Camarsa (expert en environnement), Justin Toland, Eamon O’Hara, Tim Hudson, Wendy Jones, Ed Thorpe, Christophe Thévi-
gnot (AEIDL, coordinateur de l’équipe “communication”). Rédacteur en chef: Hervé Martin, Commission européenne, DG Environnement, LIFE
E.4 – BU-9, 02/1, 200 rue de la Loi, B-1049 Bruxelles. Coordination de la série LIFE Focus: Simon Goss (coordinateur de la communication
de LIFE), Evelyne Jussiant (coordinateur de la communication de la DG Environnement). Assistance technique: Markus Reisenberger, Pekka
Hänninen, Michele Lischi, Lynne Barrat (Astrale GEIE). Les personnes suivantes ont également collaboré à cette publication: Alban De
Villepin, Federico Nogara, Simona Bacchereti, Stefan Welin (DG Environnement, unité LIFE Environnement et Éco-innovation), Sibylle Grohs (DG
Environnement, unité Promotion de la conformité, gouvernance et questions juridiques), Frédéric Vallier, Marie Bullet, Emilie Melvin (Conseil des
communes et régions d’Europe - CCRE). Production: Monique Braem (AEIDL). Conception graphique: Daniel Renders, Anita Cortés (AEIDL).
Remerciements: merci à tous les bénéficiaires du projet LIFE qui ont contribué, par des commentaires, des photos et tout autre matériel utile,
au présent rapport. Photos: sauf indication contraire, les photos proviennent des projets respectifs. Photos protégées par des droits d’auteur
(dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir d’en haut à gauche): page 5 (London Permaculture, Canadian Veggie, Peter Blanchard, LHOON);
page 15 (jritch77, LIFE03 ENV/GR/000213); page 25 (Sascha Felnagel, Universallyspeaking, LIFE03 ENV/F/000260, Wagner-Christian); page 35
(LIFE06 ENVDK000229, Birgit Vogel Eisernes, Monika Kettererne, Justin Toland); page 45 (jojo77, damo1977, Erwyn van der Meer, BasBoerman,
Erwyn van der Meer).

La présente publication a été produite en collaboration avec le Conseil des communes et régions d’Europe - CCRE

Europe Direct est un service destiné à vous aider à trouver des réponses
aux questions que vous vous posez sur l’Union européenne

Un numéro unique gratuit (*):


00 800 6 7 8 9 10 11

(*) Certains opérateurs de téléphonie mobile ne permettent pas l’accès aux numéros 00 800
ou peuvent facturer ces appels.

D’autres informations sur l’Union européenne sont disponibles sur l’internet (http://europa.eu).
Une fiche catalographique figure à la fin de l’ouvrage.

Luxembourg: Office des publications de l’Union européenne, 2010

ISBN 978-92-79-18645-5
ISSN 1725-5619
doi:10.2779/9839

© Union européenne, 2010


Reproduction autorisée, moyennant mention de la source.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

% : % 2 8 4 6 3 4 3 7
es autorités locales et régionales ont un rôle central à jouer dans la mise en œuvre de
la politique environnementale européenne et dans la poursuite de ses objectifs ambi-
tieux. En ce sens, le programme LIFE+ constitue un instrument majeur pour aider à financer
les politiques environnementales locales et régionales et leurs projets, en leur apportant une
valeur ajoutée européenne.

De nombreuses autorités locales et régionales montrent déjà l’exemple en mettant en œuvre


des politiques environnementales porteuses d’avenir et innovantes. Les communes et régions
d’Europe ont en main les outils nécessaires pour agir. Leur responsabilité démocratique vis-
à-vis des citoyens et leurs relations préétablies avec la population et le secteur privé sont
Frédéric VALLIER essentielles pour prendre des mesures en faveur du développement durable et améliorer la
Secrétaire général du CCRE qualité de vie.

Cependant, quantité de défis attendent les administrations décentralisées, dont le change-


ment climatique, la nécessité d’une approche intégrée de la politique environnementale et
de nouvelles compétences et expertises, ainsi que la recherche de nouvelles sources de
financement. Le ralentissement économique actuel pose lui aussi problème, dès lors qu’il met
les budgets locaux et régionaux sous pression, tout en accroissant la demande de services
publics et sociaux.

L’UE a un rôle essentiel à jouer afin d’aider à relever ces défis. Sa contribution est déci-
sive notamment pour encourager la circulation des informations et l’échange de meilleures
pratiques, de même que pour mettre en place des incitations financières, des technologies
innovantes et un cadre législatif et réglementaire qui soit favorable.

Par la présente publication, le CCRE invite les communes et régions d’Europe à exploiter
le potentiel de LIFE+ et à tirer parti des leçons et expériences des projets existants. Nous
espérons que ces autorités locales et régionales y trouveront des informations pertinentes
et s’inspireront des projets LIFE+ afin de poursuivre leurs propres initiatives environnemen-
tales.

0 e programme LIFE de la Commission européenne a joué un rôle de premier plan en expéri-


mentant des approches innovantes aux défis environnementaux qui attendent les autorités
locales et régionales (ALR) d’Europe. À ce jour, les ALR ont mené à bien quelque 400 projets
cofinancés par LIFE Environnement et ont participé en tant que co-bénéficiaires à 200 autres
projets.

Une sélection de ces projets est présentée dans cette dernière publication LIFE Focus “LIFE et
les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux”.

Jean-Francois BRAKELAND Ces projets constituent une mine de connaissances utiles et d’exemples de meilleures pratiques

Chef d’unité - Promotion de la conformité, pour les instances locales à travers toute l’UE. La présente publication met en lumière le fait
gouvernance et questions juridiques que les autorités locales et régionales d’Europe peuvent montrer la voie à suivre en réalisant les
Direction générale de l’environnement objectifs politiques formulés au niveau de l’UE et qu’elles ont un rôle important à jouer dans la
Commission européenne
sensibilisation des citoyens et dans la promotion de la participation publique aux actions desti-
nées à améliorer l’environnement.

J’espère que cette brochure donnera des idées à d’autres ALR et les encouragera à leur emboîter
le pas et à saisir les possibilités offertes par le programme LIFE afin de développer des projets qui
contribuent à relever les défis environnementaux importants qui nous sont lancés et à améliorer
la qualité de vie de tous.


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8% & 0 )  ( ) 7  1 % 8 - ¿ 6 ) 7

Avant-propos .................1 LIFE encourage la préven- Aménagement du


tion des déchets en territoire .......................45
Introduction ...................3 Finlande ......................... 22
Les défis de l’aménagement
Développement durable du territoire pour les autorités
Changement locales et régionales......... 46
et processus décisionnel
intégré aux niveaux local
climatique ....................25
LIFE aide les ALR en mat-
et régional ........................ 3 Action locale et régionale ière d’aménagement du
sur le changement territoire ......................... 48
LIFE et les autorités locales
climatique ...................... 26
et régionales .................... 4 SUN montre la voie en
LIFE permet des réponses matière d’engagement des
innovantes au changement communautés locales dans
Transport ........................5 climatique aux niveaux l’aménagement du terri-
Mobilité durable: local et régional ............. 28 toire ................................ 52
relever les défis du trans-
Grandeur et décadence:
port local et régional ........ 6
Rome ouvre la voie con- Projets mis en œuvre par
LIFE aide les ALR à mettre cernant les émissions de les autorités locales et
en œuvre la mobilité carbone.......................... 32 régionales ................... 55
durable ............................ 8
Enlever les particules en Gestion de l’eau ...........35 Publications LIFE
suspension: du bon boulot Défis politiques en matière disponibles.................. 57
à Klagenfurt ................... 12 de gestion de l’eau ........ 36
Collaborer avec LIFE pour
Gestion des déchets .....15 relever les défis en matière
La gestion des de gestion de l’eau ........ 38
déchets .......................... 16
FLOODSCAN détecte les
LIFE et les ALR expéri- risques d’inondation en
mentent de nouvelles Bavière ........................... 42
approches de la gestion
des déchets ................... 18


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Développement durable et proces-

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sus décisionnel intégré aux
niveaux local et régional

Une gestion intégrée plus localement est essentielle pour garantir que le développe-

ment urbain et régional durable soit une réalité et que les régions, les villes et les villa-

ges d’Europe deviennent des lieux plus attrayants pour y investir et y travailler.

%
Photo: LIFE07 ENV/IT/000388

cette fin, les autorités locales et


régionales (ALR) ont besoin d’ap-
proches intégrées qui comprennent une
vision stratégique à long terme et relient les
différentes politiques aux différents niveaux
administratifs. Le développement ne doit
pas seulement être cohérent; il faut aussi
qu’il soit durable. Cela suppose de respec-
ter l’environnement et de promouvoir des
technologies et des produits respectueux Le développement de marchés locaux du carbone n’est qu’un domaine politique, parmi
d’autres, dans lequel les ALR ont un rôle majeur à jouer
de l’environnement, des initiatives durables
en matière de transport, d’énergie et d’in-
frastructure, ainsi que des mesures ciblant en rapport citoyens et producteurs et à édu- ce faire, il convient non seulement d’intégrer
l’eau, l’air, la biodiversité et la protection de quer la population à la gestion individuelle de les différentes unités administratives et les
la nature et les aspects économiques et l’eau montre qu’elles ont un rôle prépondé- niveaux opérationnels et politiques au sein
sociaux du développement durable. rant à jouer dans les efforts visant à prévenir d’une même autorité locale et régionale, mais
le gaspillage à sa source. Elles sont aussi au aussi de développer la coopération avec les
La gestion intégrée de l’environnement tout premier plan des efforts d’atténuation du communes et régions voisines et de renfor-
implique aussi de s’attaquer ensemble à changement climatique et d’adaptation à ce cer les relations avec les niveaux national et
des questions connexes, comme la gestion phénomène. Les principaux défis en matière européen de l’administration publique.
urbaine et la gouvernance, l’aménagement de gestion de l’eau au niveau local et régio-
intégré du territoire, le bien-être économi- nal consistent notamment à améliorer et à L’exercice peut toutefois s’avérer difficile,
que et la compétitivité, l’inclusion sociale et adapter les infrastructures d’assainissement notamment s’il exige de fusionner des
la conduite avisée des questions environne- (y compris en rendant la planification et la budgets précédemment contrôlés par des
mentales. conception plus sensibles à la question de départements distincts d’une autorité ou par
l’eau), ainsi qu’à sensibiliser la population à la différents niveaux de pouvoir. Associer tous
UN ENVIRONNEMENT DIFFICILE nécessité d’économiser l’eau. Parmi les défis les acteurs concernés à la recherche de solu-
les plus pressants que les ALR doivent rele- tions contribuera à éviter les conflits et fera
Les ALR sont confrontées à des défis envi- ver en matière d’aménagement du territoire, émerger une vision commune à long terme
ronnementaux de taille dans des domaines figure la manière de gérer la relation com- pour le développement aux niveaux local et
aussi divers que la planification des trans- plexe entre les systèmes ou réseaux naturels régional. Il faut dès lors permettre aux parties
ports, la gestion de l’eau et l’aménagement et ceux construits par l’homme et la manière prenantes participer davantage à la fixation
du territoire, sans parler de l’incidence crois- de concilier la nécessité d’un nouveau déve- des objectifs, à la définition des activités
sante du changement climatique. loppement économique et les zones proté- et à l’évaluation des résultats. En tant que
gées d’espace vert. niveaux de l’administration publique les plus
Elles jouent un rôle charnière en contribuant proches de la population, les ALR occupent
à maintenir l’Europe en mouvement, bien que INTÉGRATION HORIZONTALE ET une position idéale pour mieux faire connaître
les différentes tâches de la planification des VERTICALE les meilleures pratiques environnementales et
transports soient complexes et exigent géné- l’éco-innovation et, dans ce processus, pour
ralement l’harmonisation de besoins concur- Dans chacun de ces domaines, la réussite aider à mettre en place une gestion environ-
rents en matière socio-économique et envi- des actions entreprises dépend de plus en nementale qui soit durable, économiquement
ronnementale. La capacité des ALR à mettre plus d’une prise de décisions intégrée. Pour dynamique et socialement équitable.


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LIFE et les autorités locales


-2863(9'8-32

et régionales
Les autorités locales et régionales ont compté parmi les “acteurs” les plus importants

du programme LIFE au cours de ses 18 ans d’existence, puisqu’elles ont mené à bien

385 projets de LIFE Environnement et que, en tant que partenaires d’ONG et de béné-

ficiaires du secteur privé, elles ont participé à 220 autres projets.

0 es autorités locales et régionales (ALR)


jouent un rôle de premier plan dans la
mise en place d’innovations environnemen-
le recyclage est le thème le plus couvert,
avec 29 projets LIFE à ce jour. Dix-huit
autres projets ont porté sur des questions
LE RÔLE VITAL DES AUTORITÉS
LOCALES ET RÉGIONALES

tales qui s’attaquent à de nombreux défis liées aux déchets municipaux (y compris les En conclusion, les ALR ont un rôle capital
auxquels l’Europe est confrontée et qui vont déchets ménagers et commerciaux). Parmi à jouer afin de faire mieux connaître les
de la menace du changement climatique au les thèmes liés à l’eau, le traitement des éco-innovations et les meilleures pratiques
transport durable et à la mobilité, en passant eaux usées est celui qui a été le plus cou- environnementales: en contact étroit avec
par la gestion de l’eau et des déchets et par vert, avec 45 projets; 27 projets ont égale- la population, elles peuvent la sensibiliser
l’aménagement du territoire. ment traité de la gestion des bassins hydro- et encourager les changements de com-
graphiques. Le traitement des eaux usées portement. Ce travail peut revêtir différentes
COUVRIR TOUS LES THÈMES est aussi le sous-thème le plus représenté formes: persuader davantage de ménages
parmi tous les projets LIFE Environnement de trier les déchets ou d’utiliser des comp-
Sur les 605 projets LIFE Environnement associant des ALR, suivi de près par EMAS teurs d’eau, faire participer des groupes de
associant des ALR en tant que bénéficiaires et la planification des transports (43 projets citoyens dans des projets de restauration
ou partenaires, la majeure partie (17,9%) a chacun - voir la figure 2). des berges, récompenser les entreprises qui
trait à l’occupation du sol et à l’aménage- réduisent les émissions ou mettent au point
ment du territoire (voir la figure 1). Tandis que les projets LIFE impliquant des des approches durables de la mobilité, mon-
collectivités locales et régionales et abor- trer comment les parties prenantes peuvent
Les projets liés aux déchets et à l’eau ont dant les défis du changement climatique, de participer à l’élaboration de plans d’action
également été bien représentés jusqu’ici, la pollution atmosphérique et des nuisances en faveur de la biodiversité, etc. Si le finan-
avec 118 et 130 projets, respectivement. sonores ont été comparativement peu nom- cement LIFE n’était destiné qu’à l’industrie
Cette situation se comprend facilement breux, ceux qui ont été menés ont souvent en vue de l’éco-innovation, la sensibilisation
étant donné que la responsabilité en joué un rôle majeur dans le développement et la participation des citoyens s’en trouve-
matière de gestion des déchets et de l’eau de nouvelles meilleures pratiques et dans leur raient réduites et les innovations seraient
est souvent confiée au niveau régional ou diffusion partout en Europe (voir les pages 8 moins susceptibles d’avoir une incidence
municipal. Dans le secteur des déchets, à 14 et 28 à 34 pour des exemples). au niveau local.

Figure 1: Répartition des 605 projets LIFE Figure 2: Projets LIFE et ALR – les sous-thèmes
associant des ALR par thème les plus représentés
5% 46
6% 19%
45
6%
44

7% 43
14% 42
41
40
10% 39
38
12%
10% 37
11%
Production industrielle – agriculture/pêche
Occupation du sol et Eau Déchets
aménagement du territoire EMAS

Services et commerce Gestion des risques Traitement des eaux usées


Industrie - Production Planification du transport – suivi du trafic
Changement climatique -
Énergie Gestion environnementale Occupation du sol et aménagement du territoire – gestion des zones sensibles et protégées
Air et bruit
Information - Communication Information et communication: participation de la population et des parties prenantes

Source: base de données du projet LIFE Source: base de données du projet LIFE


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autorités locales/régionales


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux
8 6 % 2 7 4 3 68 ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

Photo: LIFE98 ENV/B/000269


Mobilité durable: relever les
défis du transport local
et régional
Les autorités locales et régionales (ALR) ont de nombreux défis à relever dans le cadre

de leurs attributions en matière de transport et, à cet égard, les approches durables

sont de plus en plus reconnues comme offrant des solutions rentables.

0 es autorités locales et régionales ont


conscience du rôle important joué par
les transports dans la vie quotidienne des
doivent constamment mettre à jour afin de
maximiser leur contrôle sur les facteurs liés
au transport au sein de leur territoire. Les
des bénéfices financiers sont possibles en
adoptant des visions à plus long terme et des
perspectives axées sur l’avenir. Les nouvel-
citoyens européens. Les transports demeu- plans de mobilité durable constituent un des les technologies et une réflexion innovante
rent un élément essentiel pour un nombre principaux outils de gestion en vue de réa- peuvent contribuer à démontrer les avanta-
croissant de personnes en termes de qualité liser ces objectifs. Ces instruments doivent ges tant économiques qu’écologiques des
de vie et d’accès à l’emploi, aux écoles, aux être conçus de manière à venir compléter investissements à long terme, comme des
magasins, aux activités de loisirs et aux ser- d’autres activités de planification des auto- véhicules plus propres ou plus économes
vices publics. Les transports apportent aussi rités locales, notamment en ce qui concerne en carburant, par exemple. À cet égard, les
une contribution vitale à l’économie: en 2009, l’infrastructure, le logement et l’occupation flottes municipales de véhicules peuvent
la Commission européenne a constaté que du sol. ouvrir la voie à des réductions des dépen-
les activités du secteur du transport repré- ses susceptibles d’être obtenues grâce aux
sentaient quelque 7% du PIB total de l’UE. Obtenir des investissements financiers économies d’échelle liées à l’adoption plus
publics pour maintenir et améliorer les massive de nouvelles options de transport
Les ALR assument une grande part des res- réseaux de transport dans le but de respec- plus respectueuses de l’environnement.
ponsabilités quant à cette composante cru- ter des normes “vertes” ou d’appliquer des
ciale de la vie en Europe. Leurs missions sont solutions de mobilité durables représente Les progrès au niveau de la qualité, de la
variées et consistent généralement à concilier une tâche extrêmement complexe, notam- quantité et de l’éventail des services publics
des besoins concurrents sur les plans socio- ment en période de ralentissement écono- de transport représentent un autre domaine
économique et environnemental. Une plani- mique. Néanmoins, les acteurs informés où les ALR peuvent apporter une contribu-
fication minutieuse apporte des solutions à du secteur des transports perçoivent que tion de taille aux objectifs de durabilité. Les
ces défis et peut aider les gestionnaires du
transport à prévoir de nouveaux besoins, à
réagir aux urgences inattendues et à garantir
0 %(-6)'8-:)¨&69-8©()0«9)
l’efficacité des systèmes existants. 0EHMVIGXMZI¨FVYMX©HIP«9) ') ZMWIkIQTsGLIVPIWIJJIXWRYMWMFPIW
HIPETSPPYXMSRTEVPIFVYMX(IWRSVQIWGSQQYRIWWSRXETTPMUYqIWTEVPIWfXEXW
DES SOLUTIONS DURABLES EN QIQFVIWTSYVWYVZIMPPIVPIWRMZIEY\HIFVYMXHERWPIFYXHIHMEKRSWXMUYIVIXHI
MATIÈRE DE TRANSPORT GSRXV|PIVPIWQIREGIWPMqIWEY\RYMWERGIWWSRSVIW0IWGEVXIWHIFVYMXIXPIWTPERW

La planification des transports est une


H«EGXMSRGSRWXMXYIRXHIWEWTIGXWIWWIRXMIPWHIPETERSTPMIH«MRWXVYQIRXWHIKIWXMSR
discipline que les autorités municipales HYFVYMXHIPEHMVIGXMZIPIWUYIPWWSRXQMWIR¥YZVITEVPIWEYXSVMXqWPSGEPIW


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

investissements dans les transports publics

8 6 % 2 7 4 3 68 ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


peuvent contribuer à réduire les volumes 439692))9634))2139:)1)280%430-8-59)
de trafic, limiter les embouteillages et les ()786%2743687)80)7%06
effets néfastes pour l’environnement et, ce 0IWEYXSVMXqWPSGEPIWIXVqKMSREPIWNSYIRXYRV|PIGLEVRMrVITSYVKEVERXMVYRIMRXIVEG
faisant, compenser l’escalade des coûts liée
XMSRWERWLIYVXWIRXVIPIWHMJJqVIRXIWGSQTSWERXIWHYWIGXIYVIYVSTqIRHIWXVERW
à l’entretien des routes ou à la lutte contre la
TSVXWIX¨QEMRXIRMVP«)YVSTIIRQSYZIQIRX©VITVqWIRXIHIWHqJMWGSQTPI\IW9RHIW
pollution atmosphérique.
TVMRGMTEY\HqJMWIWXPERqGIWWMXqHIQEMRXIRMVHIWW]WXrQIWHIXVERWTSVXIJJMGEGIW
Planifier et appliquer des améliorations au FMIRMRXqKVqWMRXIVQSHEY\WSPMHIWIXkJEMFPIqQMWWMSRHIGEVFSRIGSYZVERXPEVSYXI
niveau de l’interopérabilité entre les différents PIVEMPP«EMVIXPIWZSMIWREZMKEFPIWQEVMXMQIWIXMRXqVMIYVIW
modes de transport renforce également le
'IXXIGSQTqXIRGIqXERXTEVXEKqIIRXVIPIWRMZIEY\PSGEPVqKMSREPREXMSREPIXHI
rapport coût-résultats des investissements
P«9)PEGSSVHMREXMSRHIP«qZSPYXMSRHIWXVERWTSVXWGSQTSVXIIPPIEYWWMHIWHqJMW
publics promouvant des réseaux de trans-
port intégrés. Encourager les secteurs des QENIYVW(IRSQFVIYWIWMRMXMEXMZIWIYVSTqIRRIWHSMZIRXsXVITVMWIWIRGSRWMHqVEXMSR
services à s’installer à une distance que l’on TEVPIWHqTEVXIQIRXWHIWXVERWTSVXWHIWEYXSVMXqWPSGEPIWIXVqKMSREPIW]GSQTVMW
peut parcourir à pied ou à vélo de leurs prin- HIWHMVIGXMZIWXIPPIWUYIGIPPIWVqKMWWERXPEUYEPMXqHIP«EMVIXPIWRYMWERGIWWSRSVIW
cipaux groupes d’utilisateurs est également
0EWXVEXqKMI¨)YVSTI©TSYVYRIGVSMWWERGIMRXIPPMKIRGIHYVEFPIIXMRGPYWMZIIX
une possibilité que les collectivités locales
peuvent exploiter afin de contribuer à réduire
WSRXVEZEMPHIQMWIIR¥YZVIHIP«EGXMSRIRJEZIYVHYGPMQEXWSRXTIVXMRIRXWTSYVGI
les demandes de transport et de renforcer UYMIWXHIWSYXIRMVPIWTSPMXMUYIWHIQSFMPMXqHIW%060ITPERH«EGXMSRHIP«9)TSYV
le rapport coût-efficacité global de leurs PEQSFMPMXqYVFEMRI  IXPEPqKMWPEXMSRHIP«9)WYVHIWW]WXrQIWHIXVERWTSVX
actions de planification stratégique. MRXIPPMKIRXW  WSRXH«EYXVIWMRMXMEXMZIWVqGIRXIWUYMVIZsXIRXYRIMQTSVXERGI
GSRWMHqVEFPITSYVPIWEYXSVMXqWPSGEPIWIXVqKMSREPIW
Les communautés rurales de toute l’Europe
demeurent l’un des domaines prioritaires 8VSYZIV PE FSRRI ZSMI HERW GIXXI WTLrVI TSPMXMUYI TEVJSMW MRGSLqVIRXI IX WSY
pour un meilleur accès aux infrastructures ZIRXH]REQMUYITIYXW«EZqVIVXVrWHMJJMGMPITSYVPIWHqGMHIYVWEY\RMZIEY\PSGEPIX
de transport public et les transports jouent VqKMSREP
un rôle majeur dans l’interdépendance entre 0«9)IWXIRXVEMRH«EGXYEPMWIVWETSPMXMUYIHIWXVERWTSVXWEJMRHITVIRHVIIRGSQTXI
les zones urbaines et rurales et dans la
PIWHqZIPSTTIQIRXWPIWTPYWVqGIRXW9RRSYZIEYPMZVIFPERGHqJMRMVEPEWXVEXqKMIHI
cohésion intra-régionale.
P«9)IRQEXMrVIHIXVERWTSVXTSYVPIWHM\TVSGLEMRIWERRqIWIXGVqIVEYRGEHVIEJMR
LIFE MONTRE LES PISTES A HIWSYXIRMVPIWTSPMXMUYIWIRJEZIYVH«YRIQSFMPMXqHYVEFPI
SUIVRE (IWW]WXrQIWHIXVERWTSVXMRXqKVqWJSRHqWWYVPEXIGLRSPSKMIIXWMQTPIWH«YXMPMWEXMSR
SRXqXqQMWIRPYQMrVITEVQMPIWTVMSVMXqWTSXIRXMIPPIWHIGIXXIRSYZIPPITSPMXMUYI0E
Le chemin menant à des systèmes de
HYVEFMPMXqIRZMVSRRIQIRXEPIPIWWSYVGIWH«qRIVKMIEPXIVREXMZIWP«YVFERMWEXMSRGVSMW
transport pleinement durables peut s’avérer
long et tortueux pour les autorités locales WERXIPIWMRGMHIRGIWHIPEQSRHMEPMWEXMSRIXPIWUYIWXMSRWHqQSKVETLMUYIWHIZVEMIRX
et régionales d’Europe. Pourtant, les col- qKEPIQIRXEZSMVYRIJJIXWMKRMJMGEXMJWYVPIXVEZEMPJYXYVHIWTIVWSRRIWGSRGIVRqIWTEV
lectivités locales et régionales sont de plus PETSPMXMUYIHIWXVERWTSVXWIR)YVSTI
en plus nombreuses à se lancer désormais
dans cette aventure avec toujours plus d’en-
thousiasme. les municipalités et les régions pour prendre
des mesures en faveur d’un transport plus
Le programme LIFE a été parmi les pre- durable. La section suivante présente un
miers à soutenir les efforts consentis par échantillon de ces projets LIFE.

0 % (- 6)' 8-:)()0«9)' 3 2')6 2% 280 %


59% 0 - 8 f( )0«%-6%1&-%2 8
0EHMVIGXMZIHIP«9)GSRGIVRERXPEUYEPMXqHIP«EMVEQFMERX ') GSR
Photo: LIFE02 ENV/E/000253

WSPMHIPEPqKMWPEXMSRI\MWXERXIqXEFPMXHIRSYZIEY\SFNIGXMJWTSYVPIWGSRGIRXVEXMSRW
HI¨TEVXMGYPIWJMRIW© 41 IXSGXVSMIEY\fXEXWQIQFVIWHEZERXEKIHIJPI\MFMPMXq
TSYVWIGSRJSVQIVkGIVXEMRIWHIWRSVQIWI\MWXERXIWIRQEXMrVIHIUYEPMXqHIP«EMV
412373IXFIR^rRI )PPIGSRJMVQIUYIPIXVERWTSVXGSRWXMXYIYRIWSYVGIHI
TVqSGGYTEXMSRMQTSVXERXIIXPIWEYXSVMXqWPSGEPIWW«IRKEKIRXHERWPEQMWIIR¥YZVI
HIHMJJqVIRXWX]TIWH«EGXMZMXqIRZMVSRRIQIRXEPIEJMRHIGSRXV|PIVIXHIKqVIVPEUYEPMXq
HIP«EMVHERWPIVIWTIGXHIWI\MKIRGIWHIPEHMVIGXMZI


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

LIFE aide les ALR à mettre en


8 6 % 2 7 4 3 68 ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

œuvre la mobilité durable

Plusieurs projets LIFE réalisés par des autorités locales et régionales et par leurs par-

tenaires montrent bien comment de nouvelles approches et une réflexion innovante

peuvent aider à produire des effets bénéfiques en matière de mobilité durable pour les

citoyens, les entreprises et l’environnement en Europe.

0 e portefeuille de projets LIFE dans le


domaine des transports est déjà bien
rempli et continue de s’étoffer à mesure qu’un
Un projet de ce type a par exemple été mené
dans la ville Italienne de Novara (LIFE02
ENV/IT/000106), où le volume de trafic
nombre croissant d’autorités locales et régio- sans cesse plus élevé créait d’importants
nales (ALR) reconnaissent les bénéfices que problèmes de bruit et de qualité de l’air.
peut apporter l’utilisation du soutien de LIFE Pour y faire face, les autorités municipales

Photo: LIFE02 ENV/IT/000106


pour tester et présenter de nouvelles maniè- ont conçu une solution fondée sur un “plan
res de relever les défis dans le secteur du pour la mobilité lente”. Ce plan a réuni des
transport. Les interventions LIFE menées par habitants, des entreprises et des acteurs
les ALR concernent notamment la gestion de extérieurs, qui ont coopéré avec les autorités
la mobilité, le suivi du trafic et la planification locales pour réduire l’usage des véhicules,
des transports, les véhicules à faible émission utiliser davantage les transports publics et Carte du quartier de Novara où le plan pour
et la lutte contre les nuisances sonores et la réduire l’empreinte écologique globale de la la mobilité lente a été mis en œuvre dans le
pollution atmosphérique liées au trafic. ville. Une zone “rayon vert” a été créée avec but de réduire la pollution atmosphérique
et acoustique
de nouveaux espaces piétons, des pistes
GÉRER LA MOBILITÉ cyclables, des feux de circulation intelligents
et des bus à faible émission. de plusieurs évènements destinés au grand
La mobilité durable est une priorité essentielle public. Le plus emblématique a été “Dring.
pour les responsables des transports au sein L’objectif du projet “Rendre Bruxelles cycla- Dring”, qui est à présent intégré au Diman-
des autorités locales et régionales en Europe. ble” (LIFE98 ENV/B/000269) était de modi- che sans voiture, un évènement annuel qui
Tout un éventail de projets LIFE ont porté sur fier les comportements vis-à-vis de l’utilisa- interdit les véhicules à moteur dans le cen-
des actions intégrées dans le domaine des tion du vélo dans la ville, en ciblant quatre tre-ville de Bruxelles. À la fin de la période
transports, qui contribuent aux objectifs de groupes pour catalyser l’action: le grand du projet LIFE, une augmentation de 20% de
mettre en place des systèmes de transport public; les écoles; les pouvoirs publics; et les l’utilisation moyenne du vélo a été observée
efficaces et équitables qui assurent un équili- entreprises privées. Un plan destiné à encou- à Bruxelles. Malgré le succès de ce projet
bre approprié entre les besoins économiques, rager ces quatre groupes à utiliser davan- LIFE, il est essentiel que les autorités locales
environnementaux et sociaux. tage le vélo a été mis en œuvre, au moyen consentent des investissements importants
dans l’infrastructure et un financement à long
Le projet “Rendre Bruxelles cyclable” a organisé une journée sans voiture, un évènement terme pour réaliser l’objectif global.
qui se poursuit à ce jour. Son slogan est le suivant: “Ma deuxième voiture est un vélo!”
SUIVI DU TRAFIC ET PLANIFI-
Photo: LIFE98 ENV/B/000269

CATION DE LA MOBILITÉ

Suivre et analyser les différents types d’utili-


sateurs des transports est une autre fonction
importante des ALR. Les données qu’elles
produisent sont essentielles pour planifier et
gérer des systèmes de transport durables sur
le plan environnemental. LIFE a été utilisé par
les ALR et leurs partenaires afin d’expérimen-
ter de nouvelles approches de suivi des inci-
dences sur les réseaux de transport. Le projet
Italien Freeway (LIFE04 ENV/IT/000547) est


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

un exemple qui revêtira un intérêt majeur pour

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les autorités locales et régionales.

Géré par les autorités locales de Bologne,


LIFE Freeway a mis au point une nouvelle

Photo: LIFE04 ENV/AT/000006


méthode pour surveiller l’influence du trafic
sur la qualité de l’air. Une nouvelle méthode
d’“équilibrage homéostatique du trafic ouvert”
a été appliquée et a recueilli des données en
direct sur la mobilité, les conditions environ-
nementales, la pollution atmosphérique, les
travaux routiers et la sécurité routière. Ces
données ont été utilisées pour améliorer les approches collaboratives entre entreprises Les autorités locales ont acheté deux usi-
flux de trafic et, partant, réduire les niveaux sur les questions de la mobilité durable. Une nes de production de biocarburant avec
de pollution. de ces approches collaboratives a conduit une aide financière de LIFE. Ces deux usi-
à la signature de “pactes de mobilité”, qui nes transforment les huiles végétales usa-
Le projet a également débouché sur des ont permis d’obtenir des engagements au- gées en biocarburant et produisent à elles
lignes directrices pour une meilleure planifica- delà des trois ans du projet LIFE en faveur deux suffisamment de carburant (quelque
tion de la mobilité autour des grandes villes, des objectifs de GESMOPOLI. Autre résul- 1 500 litres/an) pour faire fonctionner deux
comme l’utilisation de panneaux de déviation tat important: la création d’un ensemble de nouveaux bus hybrides. L’électricité néces-
explicites, qui peuvent également réduire les lignes directrices pour les gestionnaires de saire sera produite par deux sous-stations
embouteillages et les accidents. la mobilité, qui proposent offre des conseils électriques photovoltaïques qui rechargent
précieux pour d’autres sites en Europe. les batteries des bus. Chaque unité solaire
LA MOBILITÉ DURABLE DANS produira 20 KWh d’électricité pour les nou-
LES ZONES INDUSTRIELLES LES ÉNERGIES RENOUVELABLES veaux bus à faible émission.
ALIMENTENT LES TRANSPORTS
Le projet espagnol GESMOPOLI (LIFE05 PUBLICS Au bout du compte, ce projet devrait réduire
ENV/E/000262) a expérimenté une nouvelle les incidences de la chaîne d’approvision-
approche visant à développer des solutions Deux autres projets LIFE italiens sont en nement liées au transport de carburant du
alternatives à la voiture particulière pour les train actuellement de montrer comment les producteur à l’utilisateur. Sur une période
personnes travaillant dans des zones indus- autorités locales, régionales et autres en de deux ans, les bus rouleront au moins
trielles. La coopération entre les pouvoirs matière de transport peuvent réduire leur 460 jours et transporteront environ 20 000
publics régionaux et les entreprises dans les dépendance vis-à-vis des combustibles fos- passagers.
zones industrielles a été essentielle à la réus- siles pour alimenter leurs flottes de transport
site du projet, qui s’est déroulé au sein de six public. Le projet ETRUSCAN dans la pro- Le projet MHyBus en Émilie-Romagne
sites industriels près de Barcelone. Pour ce vince de Viterbo (LIFE08 ENV/IT/000425) (LIFE07 ENV/IT/000434) a été lancé en 2007
faire, des comités de mobilité rassemblant œuvre à l’introduction de nouveaux bus éco- dans le but de créer le premier service de
des représentants des différents sites ont été logiques roulant grâce à une combinaison de bus roulant à l’hydro-méthane de la région
mis sur pied. Leur efficacité a été dopée par biocarburant et d’électricité solaire. et d’étendre l’adoption de technologies
la présence sur place de gestionnaires de
la mobilité, qui ont fait office de médiateurs GESMOPOLI a mis en place un système de gestion pour la mobilité durable. Des activités
neutres pendant l’élaboration de nouvelles de sensibilisation ont aussi été menées afin d’encourager les personnes travaillant sur des
terrains industriels à changer leur comportement
Photo: LIFE04 ENV/AT/000006

Photo: LIFE05 ENV/E/000262




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Photo: LIFE06 ENV/D/000477

Le projet PARFUM a combiné des technologies innovantes pour des véhicules propres
pour la logistique et les transports publics en ville avec des approches stratégiques et
d’aménagement destinées à améliorer la qualité de l’air urbain

similaires grâce à des mesures politiques données existantes sur les volumes de trafic,
régionales. Une étude préparatoire réalisée les revêtements routiers et l’aménagement
pour le gouvernement régional a montré que du territoire pouvaient être utilisées par les
l’introduction de carburants alternatifs pour autorités municipales afin de procéder à des
les bus (en mélangeant de l’hydrogène avec évaluations du bruit. Les informations géné- AMÉLIORER LA QUALITÉ DE L’AIR
du gaz naturel) pouvait réduire sensiblement rées par le projet ont ensuite été exploitées
les émissions de CO2 et d’autres émissions pour préparer des plans d’action en vue de Les autorités locales et régionales ont égale-
polluantes pour l’atmosphère. la réduction des nuisances sonores. ment une influence sur la qualité de l’air local
en régulant ou en limitant le trafic dans certai-
Le projet est pour l’instant en train d’adap- En outre, la composante SIG de GIpSyNOISE nes zones. Les contrôles en matière d’amé-
ter un véhicule qui utilisait au départ du gaz a permis de détecter des zones “noires” nagement sont une autre façon de garantir
naturel comme source principale afin qu’il à forte pollution sonore et, en croisant les que des procédés potentiellement polluants
roule grâce à un mélange d’hydro-méthane. sources de nuisances sonores liées au trans- ou dangereux ne soient pas installés dans
Sa performance sera surveillée de près afin port et les données socio-économiques, cet des zones résidentielles ou d’autres zones
d’évaluer la possibilité d’introduire cette tech- instrument financé par LIFE s’est avéré utile protégées. De nombreux projets LIFE se sont
nologie plus respectueuse du climat dans pour intégrer les considérations en matière attaqués à la question de la pollution atmos-
toute une flotte de bus municipale. de contrôle du bruit dans la conception de phérique, comme le projet allemand PARFUM
nouveaux projets d’urbanisation. (LIFE06 ENV/D/000477), qui visait à réduire
RÉDUIRE LES NUISANCES les problèmes engendrés par les particules
SONORES LIFE a aussi aidé les autorités locales à sou- fines provenant des véhicules de fret et des
tenir différentes actions pratiques de lutte poids lourds dans les zones urbaines.
Les nuisances sonores liées aux transports contre les nuisances sonores qui viennent
représentent un défi croissant pour les ALR compléter les outils TIC de planification tels La pollution atmosphérique due à la pous-
européennes et le projet SPAS (LIFE06 que la technologie GIpSyNOISE. Ce type sière ou aux particules fines est principale-
ENV/A/000345) n’est qu’un des projets LIFE d’activité est bien illustré par un projet de ment occasionnée par le trafic routier, plus
qui soutiennent les efforts consentis par les la ville de Graz (LIFE00 ENV/A/000240) en précisément par la remise en suspension de
autorités régionales s’attaquer à ce problème Autriche, où le cofinancement de l’UE a été la poussière de la route et par les émissions
(voir la page 11). En France, par exemple, le utilisé pour mettre en œuvre un programme de gaz d’échappement. Ces particules fines
projet GIpSyNOISE (LIFE02 ENV/F/000295) de mesures de réduction du bruit dans les représentent un risque sérieux pour la santé,
a débouché sur l’élaboration d’un nouvel rues de la ville. puisqu’elles sont capables de pénétrer pro-
outil informatique qui permet aux planifica- fondément dans les poumons, ainsi que de
teurs et aux décideurs locaux de répondre Ces mesures consistaient notamment à déclencher des maladies respiratoires, mais
aux exigences de la directive “bruit” de l’UE construire des dispositifs ralentisseurs, à aussi d’endommager le système cardio-vas-
(2002/49/CE). sensibiliser la population aux niveaux des nui- culaire. Le projet LIFE PARFUM visait à réduire
sances sonores liées au trafic et à élaborer un ces risques sanitaires liés à la pollution par les
Géré par la municipalité de Lyon et associant programme de “conducteur silencieux”, qui particules en appliquant et en évaluant une
des partenaires de cinq autres États mem- a formé 350 chauffeurs de taxi et 210 chauf- combinaison de nouvelles approches basées
bres, le nouveau logiciel développé dans le feurs de bus sur la manière de réduire le bruit sur les véhicules à faible émission et sur les
cadre de ce projet a montré comment les généré par le véhicule. transports publics à Brême.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Des partenaires du secteur privé, tels que la

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société de messagerie DHL, ont participé à ce
projet et des incitations en matière de station-
nement fournies par l’autorité locale ont donné
un accès prioritaire aux véhicules de livraison
à faible émission dans les zones saturées. De
nouvelles installations d’approvisionnement
en carburant ont aussi été construites afin

Photo: LIFE07 ENV/IT/000434


d’encourager l’utilisation accrue des moteurs
au gaz naturel. Les conclusions tirées des
actions pilotes de Brême ont été comparées
aux approches adoptées par des villes aux
Pays-Bas et en Italie, afin d’en tirer des ensei-
gnements communs et servir de base pour Un financement LIFE a été utilisé pour créer le premier service de bus à hydro-méthane
prendre à l’avenir des décisions sur le contrôle pour la région d’Émilie-Romagne, en Italie
de la qualité de l’air.
tion d’une nouvelle base logistique (appelée droits de passage. En modélisant les futurs
Un autre projet LIFE multinational dans ce “point de transit”), située à un endroit faci- scénarios de trafic, la municipalité a été à
domaine est mené par les gestionnaires du lement accessible du principal réseau de même d’évaluer les avantages de différentes
transport des autorités municipales autri- transport de la ville, mais en dehors du centre stratégies visant à réduire la pollution atmos-
chiennes de Klagenfurt (voir les pages 12 à historique de Lucca. Les grosses cargaisons phérique due au trafic d’ici 2015.
14). Ce projet repose sur les résultats d’un sont déchargées au point de transit et une
projet LIFE précédent (SPAS - LIFE06 ENV/ flotte de camions de plus petite taille (dont FEUILLES DE ROUTE LIFE
A/000345), qui cherchait à évaluer le poten- des véhicules à faible émission) est utilisée
tiel d’un nouveau système d’absorption des pour livrer les marchandises dans le centre- Ce bref échantillon de projets liés aux trans-
particules et du bruit (Sound and Particle ville. Un modèle informatique coordonne tous ports souligne la diversité des soutiens LIFE
Absorbing System - SPAS) conçu pour traiter les mouvements de fret au sein du point de dont les autorités locales et régionales peu-
le problème de la pollution par les particules transit. Résultat: le trafic de marchandises au vent profiter pour des initiatives en faveur de
ainsi qu’à réduire les problèmes de nuisances pétrole et au diesel dans le centre-ville a été la mobilité durable.
sonores autour des réseaux de transport. réduit de pas moins de 66%.
Le cofinancement LIFE dans ce domaine
Cette technologie combinait des filtres à par- Un autre projet LIFE testant des véhicules à existe pour des investissements en infrastruc-
ticules avec un mur antibruit pour absorber faible émission (en partenariat avec les auto- ture, des véhicules de démonstration, du per-
les particules de poussière et le son dus au rités locales) est le projet IMMACULATE dans sonnel spécialisé, des campagnes de sensibi-
trafic. Utilisant un tunnel routier comme site la ville grecque de Thessalonique (LIFE02 lisation du public, des outils de renforcement
de test, le projet a effectivement démontré ENV/GR/000359). Cette initiative en faveur des capacités et bien d’autres activités liées
que l’air rempli de poussière pouvait être de la mobilité durable a atteint son objectif au déploiement de feuilles de route réussies
nettoyé par des éléments de filtre spéciaux en combinant des technologies de véhicu- vers des systèmes de transport respectueux
dans des murs antibruit et dans des ouver- les propres (vélos à assistance électrique, de l’environnement.
tures d’aération aux entrées du tunnel. Les scooters électriques et voitures hybrides)
résultats de ce projet LIFE ont fait apparaître avec d’autres innovations dans le transport Des véhicules écologiques de distribution
que la pollution due tant à la poussière qu’au urbain, comme une information améliorée sur des marchandises ont amélioré l’efficacité
des livraisons tout en réduisant les niveaux
bruit avait été réduite de manière efficace. le transport; l’utilisation de systèmes de ges-
de pollution
tion; la technologie de la carte à puce; et des
Photo: LIFE05 ENV/IT/000870

La coopération entre les opérateurs de trans- programmes de gestion de la mobilité.


port a été reconnue comme un facteur de
réussite important dans le projet LIFE CEDM Enfin, le projet LIFE Pays tiers KALAIR
qui a instauré un centre de distribution du (LIFE06 TCY/ROS/000269), mis en œuvre
fret urbain respectueux de l’environnement par l’agence environnementale de la ville de
(LIFE05 ENV/IT/000870). Le projet CEDM a Kaliningrad (ECAT), a construit un système de
été sélectionné parmi les 17 “meilleurs” pro- modélisation (ARIA REGIONAL) afin d’étudier
jets de LIFE Environnement en 2008-2009; la pollution atmosphérique causée par le tra-
ses principaux objectifs étaient la lutte contre fic dans l’enclave russe. L’équipe du projet a
les effets néfastes de la congestion du trafic également analysé l’incidence des change-
dans la ville italienne de Lucca. ments dans la composition du carburant, des
améliorations apportées aux véhicules, de
L’approche du CEDM était sponsorisée par l’utilisation accrue des transports publics et
les autorités locales et comprenait l’introduc- de la gestion des flux de trafic, y compris les


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Enlever les particules en


suspension: du bon boulot
à Klagenfurt

Le projet autrichien KAPA GS a montré comment les autorités locales pouvaient donner l’impul-

sion au changement politique nécessaire à la réduction de la quantité de particules fines dans

l’air urbain. En mesurant les niveaux actuels tout en contrôlant et prévoyant les niveaux futurs,

les autorités peuvent sensibiliser la population et entraîner le soutien politique nécessaire pour

réduire le trafic urbain, promouvoir des systèmes de transport public propres et améliorer le

nettoyage des rues.

0 es particules fines dans l’air consti-


tuent un risque environnemental invi-
sible. Ces particules si petites qu’elles ne
Le projet LIFE KAPA GS est un programme
d’action anti-PM10, mené par la ville de Kla-
genfurt, dans le sud de l’Autriche, en coo-
cette situation tenait au fait que les gens
ne voyaient littéralement pas le problème.
Klagenfurt ne disposait que de deux sta-
sont pas visibles à l’œil nu sont néanmoins pération avec Graz et le Haut-Adige. PM10 tions de contrôle pour la pollution par les
liées aux conditions de la santé humaine, y est une particule inférieure à 10 micromètres particules et, sur le plan politique, le sujet
compris aux problèmes respiratoires, aux (µm). Les trois autorités locales partenaires ne présentait guère d’intérêt. Le projet LIFE
maladies cardiovasculaires et au cancer du ont toutes enregistré des niveaux de PM10 a cherché à améliorer la compréhension du
poumon. Elles représentent un danger tout supérieurs au seuil recommandé par la problème et à expérimenter des méthodes
particulier dans les environnements urbains, directive européenne concernant la qualité visant la réduction des concentrations de
où les quantités importantes de particules de l’air, soit 50 µmg/m3, durant plus de 35 PM10 et PM2.5, plus petite encore.
fines et solides sont générées par les véhicu- jours au cours des six mois d’hiver.
les à moteur, la combustion domestique de MODELISER LE PROBLÈME
combustibles, l’industrie et la construction. Un obstacle majeur à l’amélioration de
Le gestionnaire du projet LIFE, Wolfgang
Les employés municipaux de Klagenfurt ont profité de la journée sans voiture de la ville Hafner, du département environnemen-
pour informer la population sur le problème des PM 10 et sur le projet LIFE KAPA GS tal de Klagenfurt, s’est aperçu que les
solutions techniques ne suffiraient pas
à elles seules à induire un changement.
“Afin d’obtenir un accord politique sur
des mesures pour lutter contre la pollu-
tion, le plus important était de démon-
trer l’existence du problème et d’en
augmenter la visibilité aux yeux de la
population.” Cela voulait tout d’abord


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Figure 1: Sources de pollution atmosphérique dans deux endroits sensibles à Klagenfurt

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12% 10%

Trafic – gaz d’échappement


37% Trafic – gaz d’échappement
22%
Trafic – hors gaz d’échappement Trafic – hors gaz d’échappement
Chauffage domestique Chauffage domestique
28% 52% Commerce/industrie
Commerce/industrie
Agriculture
Ambiantes
Ambiantes
10%
15% 8% 6%
<1%

dire qu’il fallait mesurer le problème, en Dietmar Oettl, du gouvernement régional sage ayant aussi été affiché sur des bus
suivant le vieil adage selon lequel ce qui de Styrie, ils fournissaient aussi pour la locaux. À cet égard, une autre mesure a
ne peut être mesuré reste invisible. première fois “une analyse détaillée des consisté à installer huit tableaux électron-
principaux contributeurs aux niveaux iques d’information à Klagenfurt indiquant
L’université technique de Graz (UT-Graz) actuels de PM10”. Parmi les découvertes les niveaux de particules des trois jours
avait déjà travaillé sur un système de majeures, il a été constaté que les parti- précédents, ainsi que d’autres informa-
modélisation à petite échelle destiné cules liées au trafic et ne provenant pas tions sur le projet.
à surveiller les particules générées par des gaz d’échappement – c’est-à-dire
des projets isolés, comme la construc- celles provenant de la poussière routière Les fermetures de routes ont été intro-
tion d’un nouveau centre commercial. et celles émises par les pneus et les freins duites avec succès dans le cadre d’un
Dans le cadre du projet KAPA GS, l’UT- – représentaient la source unique la plus test de deux mois lors du premier hiver,
Graz a développé sa méthodologie pour importante de PM10 et que pas moins étendu à six mois lors du deuxième. Seuls
l’appliquer au niveau de la ville entière. de 52% des particules provenaient de les résidents, les bus, les taxis et les véhi-
“Au début du projet, nous n’étions pas du sources ambiantes à Klagenfurt, contre cules devant rejoindre le centre pouvaient
tout certains qu’il était possible d’utiliser 37% à Graz (voir la figure 1). utiliser ces routes. Il a été relativement
la modélisation à cette échelle”, reconnaît facile d’adopter une loi régionale pour
M. Hafner. Le système de modélisation développé mettre en œuvre les fermetures routières,
par l’UT-Graz a permis d’effectuer des mais l’application du dispositif a dû se
Néanmoins, des améliorations de la tech- projections, par exemple pour prédire les faire avec beaucoup de tact. M. Hafner
nologie informatique ont permis d’utiliser niveaux de pollution par les particules du décrit ainsi le processus: “La première
les programmes nécessaires pour pro- lendemain sur la base des données du année, plus ou moins, la police n’imposait
duire des cartes de la qualité de l’air de la jour-même. Le point particulièrement pas d’amendes. Elle ne faisait qu’informer
ville à une résolution de 10 m x 10 m. “Un intéressant pour les autorités locales et les usagers de l’interdiction. Maintenant
tel niveau de détail n’existait pas aupara- régionales est qu’il a été aussi possible qu’ils sont habitués aux changements,
vant”, souligne l’assistante du projet, San- d’effectuer des prévisions sur l’incidence l’interdiction est pleinement appliquée
dra Habib. “Il était désormais possible de de différents changements de politique en toute l’année.”
montrer clairement à tout le monde non introduisant le scénario dans le modèle de
seulement qu’il existait bien un problème projection. Une autre mesure était l’introduction
mais aussi où celui ci était le plus impor- d’un système de parkings de dissua-
tant”. Les cartes de la qualité de l’air de RÉDUIRE LE TRAFIC AU sion gratuits. Quelque 1000 personnes
Klagenfurt et de Graz ont été présentées CENTRE-VILLE par jour ont utilisé ce service, avec des
lors de conférences de presse, de réun- pics d’environ 1 600. Cependant, une
ions avec des responsables politiques et Plusieurs mesures ont été prises en initiative destinée à persuader les com-
à des groupes d’habitants. coopération avec diverses parties pre- merçants de payer les tickets de bus de
nantes, lesquelles n’auraient pas été leurs clients n’a pas fonctionné aussi
Le travail de modélisation s’est déroulé possibles sans le soutien généré par la bien qu’escompté et a été abandonnée
en même temps qu’un contrôle à grande cartographie de la pollution et sans les
échelle de la qualité de l’air. Klagenfurt a actions de sensibilisation. Des panneaux d’information électroniques
mis en place un réseau de 12 stations de indiquent les niveaux de particules
suivi fournissant des données en temps Une première mesure visant à réduire le
réel sur les niveaux de PM10 et de PM2.5. trafic routier dans le centre-ville – où la
Il a ainsi été possible, tout au long du pro- concentration de particules était la plus
jet, de comparer les modèles avec la situ- élevée – a consisté à fermer certaines
ation réelle et de fournir des prévisions à routes à la circulation non locale. Cette
très court terme des niveaux de pollution. question était très sensible politiquement
et a nécessité une vaste campagne médi-
Des capteurs détectaient les niveaux de atique, dont un grand évènement “Sans
particules dans l’air. Comme l’explique particule!” à Klagenfurt, le même mes-


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Afin de préparer l’avenir, les outils


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élaborés par KAPA GS continuent d’être


utilisés dans les villes partenaires afin
de planifier ou d’évaluer les mesures de
réduction de PM10. Depuis lors, l’UT-
Graz a continué de développer le sys-
tème, qui est à présent appliqué dans les
villes de Vienne et de Linz. Les autorités
municipales de Klagenfurt continuent
de montrer l’exemple en s’efforçant de
réduire la pollution atmosphérique par les
particules fines (ainsi que les nuisances
L’évènement “Sans particules!” a proposé des modes alternatifs de transport urbain
sonores), grâce à deux autres projets
LIFE Environnement, le projet SPAS
alors que seuls 15 000 tickets de bus sur si l’utilisation de calcium-magnésium- (LIFE06 ENV/A/000345) récemment
les 100 000 avaient été distribués. Cela acétate (CMA) permettait de mieux lier terminé et le projet CEMOBIL (LIFE09/
montre toute l’importance qu’il y a de les particules fines pour ensuite les ENV/AT/000226), qui vise à réduire la
garantir l’engagement total des acteurs balayer. Les tests ont montré de bons pollution atmosphérique en portant la
concernés vis-à-vis des nouvelles initia- résultats au niveau de la réduction de part de véhicules électriques à 10% des
tives. PM10, mais les conducteurs se sont nouvelles mises en circulation.
plaints que les des routes étaient glis-
AUTRES MESURES DE RÉDUC- santes. Ces constatations ont poussé la Si le projet KAPA GS a testé avec suc-
TION DE LA POLLUTION ville de Klagenfurt à se porter candidate cès toute une série de mesures pratiques
pour un autre projet LIFE, CMA+ (LIFE07 pour réduire les niveaux de PM10 dans
Le niveau élevé de pollution liée au trafic ENV/A/000003), afin de tester plus avant l’atmosphère urbaine, M. Hafner affirme
mais non aux gaz d’échappement à Kla- cette méthode prometteuse. sans ambages que la principale réus-
genfurt (figure 1) a montré que la pollu- site de ce projet LIFE est d’avoir apporté
tion par les particules était principale- Les autorités locales ont aussi été en les preuves nécessaires pour induire
ment imputable la remise en suspension mesure de convaincre les organisations un changement politique. “Le principal
des particules provenant des revête- de transport public d’améliorer la per- enseignement est qu’il est possible de
ments routiers. Les preuves apportées formance de leurs bus. Des convertis- réduire les niveaux de PM sans fonds
par le projet ont convaincu le départe- seurs PM-catalytiques ont été ajoutés supplémentaires. Il faut seulement la
ment en charge de l’entretien des routes avec succès à 114 bus à Graz et 15 bus volonté politique et un changement des
d’investir dans de nouvelles balayeuses de Klagenfurt ont été équipés de filtres. priorités.”
avec la société privée MUT. Les bala- Les filtres se sont avérés plus efficaces,
yeuses lient les particules de surface dès lors qu’ils ont permis une réduction
pour les empêcher de s’échapper dans de plus de 90% de PM10. Cependant,
l’atmosphère. L’UT-Graz calcule que la ils sont relativement coûteux et doivent
nouvelle machine génère 50% de parti- être remplacés après deux ans. M. Heinz
cules remises en suspension en moins Koch, Stadtwerke Klagenfurt (entreprise
que l’ancien système. d’infrastructure et de services), pré-
tend que la solution à long terme reste
Le projet a utilisé des routes tests dans l’introduction d’une nouvelle génération
chaque ville partenaire pour analyser de bus plus propres.
%986 -',)
Des balayeuses innovantes lient les par- Enfin, compte tenu de la quantité de PM10 Numéro du projet: LIFE04 ENV/AT/000006
ticules de surface pour les empêcher de provenant des systèmes de chauffage
s’échapper dans l’atmosphère Titre: KAPA GS – programme d’action anti-
domestique, les autorités municipales de PM10 de Klagenfurt en coopération avec
Klagenfurt et le gouvernement régional Graz et le Haut Adige.
ont décidé d’octroyer des subventions
Bénéficiaire: Ville de Klagenfurt
afin de relier des blocs d’appartements
Personne de contact: Wolfgang Hafner
au réseau de chauffage urbain. En 2005,
81 bâtiments sont passés du chauffage Email: wolfgang.hafner@klagenfurt.at
individuel ou au mazout au chauffage Site web: www.feinstaubfrei.at
urbain et 20 bâtiments sont passés au Période: de juillet 2004 à septembre 2007
gaz naturel, plus propre. En outre, 617 Budget total: 4 059 000 euros
résidences particulières ont été con-
Contribution LIFE: 1 826 000 euros
nectées au réseau de chauffage urbain.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Gestion des déchets


autorités locales/régionales


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux
+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

Photo: LIFE99 TCY/CY/000041


La production de déchets de l’UE est estimée à 3 milliards de tonnes par an. Ce volume

comprend les déchets de la production industrielle, de la production d’énergie et de l’appro-

visionnement en eau, les déchets du secteur de la construction et les déchets municipaux.

En outre, des quantités significatives de déchets sont produites par l’agriculture, la sylvi-

culture, la pêche, l’extraction minière, l’exploitation de carrières, les services et le secteur

public 1. Les autorités locales et régionales sont confrontées à de nombreuses difficultés

pour se conformer à la législation de l’UE en matière de déchets.

1 EU Waste Policy – The Story behind the Strategy http://ec.europa.eu/environment/waste/pdf/story_book.pdf

La gestion des déchets


par les autorités locales et
régionales
' omme indiqué par le Conseil des
communes et régions d’Europe
(CCRE), les autorités locales et régionales
réalisations des programmes de prévention
des déchets.
des ressources, qui puisse les aider à adop-
ter les solutions les mieux adaptées.

(ALR) sont “fortement, et de plus en plus, LA PRÉVENTION DES DÉCHETS RÉCUPÉRER DES RESSOURCES
impliquées dans la gestion des déchets”.1 ET L’UTILISATION EFFICACE DES PRÉCIEUSES
RESSOURCES
Une prévention réussie de la production Les déchets peuvent être considérés comme
des déchets exige une approche coordon- Les ALR jouent un rôle important dans la une matière première secondaire, dans la
née associant les autorités tant locales que prévention des déchets à la source, car mesure où ils comportent des matériaux qui
régionales, ainsi que les institutions aux elles sont à même de faire le lien entre peuvent être récupérés et transformés pour
niveaux national et de l’UE. Il convient de citoyens et producteurs, ainsi que d’édu- fabriquer de nouveaux produits. Le princi-
déterminer une approche harmonisée de quer les citoyens à la gestion individuelle pal enjeu pour les autorités locales est de
l’analyse du cycle de vie qui puisse établir des déchets (par exemple recyclage, biodé- connaître clairement et de manière fiable
une hiérarchie plus précise des déchets. chets, etc.). En outre, elles-mêmes étant de l’origine, la quantité et le type de déchets
Cette approche harmonisée, conjointement grands consommateurs, elles peuvent servir qu’elles devront gérer dans les 10 à 30 pro-
avec des objectifs et indicateurs communs, de modèle et influencer le développement chaines années afin de prévoir la capacité
permettrait aux ALR d’assurer un suivi des de nouveaux marchés pour les produits de traitement requise. C’est absolument
verts. Les ALR ont toutefois besoin de lignes vital, en particulier en cas de planification
1 Position du Conseil des communes et directrices et d’un échange d’information et conjointe avec le secteur privé pour la capa-
régions d’Europe sur la proposition de directive
de meilleures pratiques sur la prévention des cité de traitement dans tous les secteurs de
européenne sur les déchets http://www.ccre.org/
prises_de_positions_detail.htm?ID=67 déchets, le recyclage et l’utilisation efficace déchets.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

430-8-59))80f+-70 %8-32()0«92-32)963
Les ALR sont également confrontées à des 4f)22)796')68%-27*09<()(f',)87

+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


difficultés concernant les méthodes utilisées L(MVIGXMZIGEHVIVIPEXMZIEY\HqGLIXW ')
pour la collecte sélective afin d’atteindre les L(MVIGXMZI')GSRGIVRERXPEKIWXMSRHIWHqGLIXWHIP«MRHYWXVMII\XVEGXMZI
objectifs fixés par l’UE en matière de recy-
L6rKPIQIRXGSRGIVRERXPIWXVERWJIVXWHIHqGLIXW ') 
clage. Les changements au niveau des pra-
L(MVIGXMZIVIPEXMZIEY\TMPIWIXEGGYQYPEXIYVWGSRXIRERXGIVXEMRIWQEXMrVIWHER
tiques de collecte devraient s’accompagner
de campagnes d’information afin de susciter KIVIYWIW '))
un changement du côté de la demande des L(MVIGXMZIVIPEXMZIEY\IQFEPPEKIWIXEY\HqGLIXWH«IQFEPPEKIW ')
consommateurs. Or il n’est pas toujours évi- L(MVIGXMZIGSRGIVRERXP«qPMQMREXMSRHIWTSP]GLPSVSFMTLqR]PIWIXHIWTSP]GLPSVSXIV
dent de savoir comment informer, éduquer et
TLqR]PIW 4'&4'8  ')
encourager la participation publique. Toutes
L(MVIGXMZIVIPEXMZIEY\ZqLMGYPIWLSVWH«YWEKI ')
ces actions doivent aussi aller de pair avec la
création d’un marché intérieur fort pour les L(MVIGXMZIVIPEXMZIkPEPMQMXEXMSRHIP«YXMPMWEXMSRHIGIVXEMRIWWYFWXERGIWHERKIVI
produits récupérés et recyclés; par consé- YWIWHERWPIWqUYMTIQIRXWqPIGXVMUYIWIXqPIGXVSRMUYIW ')
quent, les ALR estiment qu’il est nécessaire L(MVIGXMZIVIPEXMZIEY\HqGLIXWH«qUYMTIQIRXWqPIGXVMUYIWIXqPIGXVSRMUYIW ())) 
d’arrêter des normes de qualité communes
')
pour ces produits.
L'SQQYRMGEXMSRHIPE'SQQMWWMSRVIPEXMZIEY\TVSGLEMRIWqXETIWIRQEXMrVIHI
S’il est essentiel de fixer des objectifs en KIWXMSRHIWFMSHqGLIXWHERWP«9RMSRIYVSTqIRRI'31  JMREP
matière de recyclage, ceux ci doivent être
réalistes et déterminés en coopération avec BIODÉCHETS des les mieux appropriées aux conditions
toutes les parties prenantes - les autorités locales (c’est-à-dire les options de traitement,
locales et régionales doivent trouver des Les ALR ont besoin de certitude concernant le recyclage accru et l’amélioration de la récu-
moyens de coopérer avec tous les acteurs les règles à appliquer à la gestion des biodé- pération énergétique). Les ALR pensent que
de la chaîne du recyclage à un stade ulté- chets afin d’aider à éclairer les décisions sur des mesures non contraignantes (à savoir
rieur. Enfin, les ALR ont aussi besoin d’in- les investissements et les choix stratégiques. partage d’information sur les initiatives et
formations plus claires sur l’efficacité des Les ALR doivent concilier différentes priori- données locales; soutien du savoir-faire local
instruments économiques, juridiques et tés, tout en étant limitées financièrement. et régional) devraient être adoptées.
volontaires qui promeuvent la prévention “Comprendre la dimension financière de la
des déchets et le recyclage, ainsi que sur gestion des biodéchets” est aussi essentiel, CONCLUSION
le rôle qui leur revient pour encourager un déclare le CCRE3.
changement de comportement. Les autorités locales ont besoin d’une pla-
La gestion des biodéchets a une forte teforme pour échanger des savoir-faire, des
DÉCHETS D’EQUIPEMENTS dimension locale et, par conséquent, de méthodes de gestion des déchets et des
ÉLECTRIQUES ET ÉLECTRON- l’avis général des ALR, il n’existe pas une meilleures pratiques, que ce soit pour la
IQUES (DEEE) seule “meilleure” option possible pour leur prévention et le recyclage des déchets, les
traitement. Autrement dit également, elles DEEE ou les biodéchets. Les pages suivantes
Les ALR contribuent directement, ou par estiment que les États membres et les autori- présentent plusieurs projets LIFE réussis que
l’intermédiaire d’opérateurs, à la collecte des tés locales devraient bénéficier d’une grande les autorités locales et régionales ont mis en
DEEE. Le choix de la méthode de collecte marge de manœuvre pour choisir les métho- œuvre, en tant que bénéficiaires ou que par-
sélective - que ce soit sur à domicile ou dans tenaires; ceux ci peuvent servir d’exemples
des installations de collecte - dépend des de meilleures méthodes pratiques dans la
conditions locales. Le défi auquel les ALR 3 Réponse du CCRE au Livre vert sur la gestion gestion des déchets, la prévention et le recy-
sont confrontées consiste à se décharger des biodéchets dans l’Union européenne http:// clage des déchets, la coopération avec les
www.ccre.org/docs/cemr_position_green_paper_
des conséquences administratives et finan- biowaste_march_2009_final.pdf parties prenantes et la sensibilisation.
cières de la directive DEEE en renforçant le
principe de la responsabilité du producteur.
Les autorités locales et régionales jouent un rôle fondamental en informant, en éduquant et
en encourageant la participation publique à la prévention et au recyclage des déchets
Si les producteurs d’EEE étaient pleinement
Photo: LIFE03 ENV/F/000260

responsables, les services de collecte pour-


raient être fournis gratuitement aux citoyens,
ce qui permettrait également de sensibiliser
davantage les consommateurs et entraîne-
rait des niveaux plus élevés de collecte 2.

2 Prise de position du CCRE sur la proposition


de refonte de la directive relative aux déchets
d’équipements électriques et électroniques
(DEEE) http://www.ccre.org/docs/weee_fr.pdf


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

De nombreuses autorités locales et régionales (ALR) ont mis à profit un financement LIFE
+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

pour expérimenter des méthodes innovantes pour la gestion des déchets, en créant des

partenariats public-privé et en menant des campagnes de sensibilisation partout en Europe.

LIFE et les ALR expérimentent de


nouvelles approches de
la gestion des déchets

Photo: LIFE04 ENV/DE/000056

Le procédé de traitement des déchets ZAK a produit un niveau élevé de matériau combustible secondaire, moins de déchets pour les
décharges et a montré que les déchets recyclables produits avaient un potentiel commercial élevé

( epuis 1992, les ALR d’Europe ont


mené avec succès 118 projets LIFE
abordant la gestion des déchets. Le présent
SOLUTIONS FONDÉES SUR LA
PRÉVENTION DES DÉCHETS
Déchets (LIFE08 INF/E/000187) vise à pro-
mouvoir le concept de “société européenne
du recyclage” dans la zone métropolitaine
chapitre présente un échantillon de projets Comme on l’indique fréquemment, la préven- de Barcelone. Ce projet utilise des tech-
qui peuvent servir d’exemples de meilleures tion des déchets donne souvent de meilleurs niques de marketing innovantes (comme
pratiques aux communes et régions d’Eu- résultats aux niveaux local et régional. Les les réseaux sociaux, YouTube et les jeux
rope qui souhaitent mettre en œuvre des ALR sont les mieux placées pour définir des interactifs) ainsi que des activités de dis-
stratégies de gestion, organiser des acti- programmes efficaces de prévention des sémination traditionnelle (par exemple des
vités de sensibilisation des citoyens et des déchets qui garantissent la participation et séminaires) pour sensibiliser les citoyens. Il a
parties prenantes et élaborer des technolo- l’acceptation au niveau local. pour objectif d’augmenter le taux de collecte
gies innovantes avec les entreprises pour le sélective de 31% à 40% et la quantité de
recyclage des déchets. Le projet en cours Campagne Objectif déchets traités de 52% à 90%.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Le projet IDEAL 79 (LIFE05 ENV/F/000063)

+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


- un des lauréats du meilleur projet LIFE
Environnement 2008-2009 -, mené par la
Communauté d’agglomération de Niort, a
compris la nécessité de créer un marché
pour les éco-produits et les éco-services.
Pour ce faire, elle a distribué un guide de
l’éco-consommateur à 160 000 ménages,
ainsi que 69 bons de réduction pour 119
éco produits et une liste de courses IDEAL
contenant des produits réduisant la toxi-
cité et la quantité de déchets. Les autorités
locales ont aussi distribué un guide réper-
Photo: LIFE05 ENV/F/000063

toriant 500 entreprises spécialisées dans la


réparation et la réutilisation des produits. En
outre, 3 451 installations de compost ont été
données à des ménages et une charte d’en-
gagement des entreprises a été signée par
125 parties prenantes s’engageant en faveur Le projet IDEAL 79 a compris la nécessité de créer un marché pour les éco-produits et les
éco-services et a sensibilisé neuf familles afin qu’elles achètent des éco-produits réduisant
de la prévention des déchets.
la quantité de déchets produite

RÉUTILISATION, COOPÉRATION
ET TRI déchets qui a produit davantage de matières un service de collecte des encombrants
combustibles secondaires et a envoyé moins flexible et (pratiquement) gratuit pour la
La coopération interrégionale peut contribuer de déchets à la décharge que le traitement population toute l’année durant. Ainsi, la
d’une manière positive à l’élaboration des mécanique/biologique conventionnel. Les collecte des encombrants est passée de 88
politiques et aux capacités techniques de déchets recyclables produits ont un poten- tonnes en 2000 à 850 tonnes en 2002. Quel-
gestion des déchets pour les ALR d’Europe. tiel de commercialisation élevé. L’utilisation que 10% des déchets collectés ont pu être
du processus ZAK sur le site du bénéficiaire réutilisés et 70% recyclés, ce qui a permis
Le projet Déchets de Kalamata (LIFE98 ENV/ à Kahlenberg, en Allemagne, a permis d’évi- d’éviter d’envoyer 500 tonnes de déchets à
GR/000211) a mis en place un partenariat ter 50 000 tonnes par an d’émissions de CO2 la décharge ou à l’incinération.
très bénéfique entre la municipalité grecque (soit les émissions annuelles moyennes de
de Kalamata et la municipalité allemande de 32 000 voitures). PROLONGER LA DURÉE DE
Landkreis Aurich. Les partenaires allemands CONSERVATION DES
ont fait office de consultants, prêts non seu- Le projet Rcycl (LIFE99 ENV/B/000640) PLASTIQUES
lement à transférer leur expérience et leur a développé un plan de réutilisation et de
savoir-faire, mais aussi à œuvrer avec le recyclage pour les encombrants dans sept Le recyclage des plastiques est complexe
bénéficiaire grec afin de détecter les problè- communes de la Communauté germano- et entraîne des coûts élevés parce que le
mes spécifiques et les solutions possibles phone de Belgique. Le bénéficiaire a établi tri doit se faire à la main, ce qui en fait une
en créant un système intégré de gestion et un partenariat public-privé pour permettre option plus onéreuse que l’incinération. Or,
de recyclage des déchets. Le projet couvrait 30% des déchets ménagers sont consti-
tous les flux de déchets solides municipaux Des réglementations innovantes en matière tués de plastique. Le recyclage mécanique
(DSM) et est parvenu à augmenter les taux de construction et de systèmes de collecte ne peut être effectué efficacement que si
de recyclage à Kalamata. Après avoir étudié des DCD ont été adoptées grâce au projet les matières plastiques sont préparées en
la composition des DSM et leurs variantes - REAGIR groupes d’une seule matière de structure
Photo: LIFE03 ENV/P/000506

il est essentiel de connaître l’origine, la quan- moléculaire identique. Cette ségrégation


tité et le type des déchets pour déterminer s’est avérée viable, mais uniquement pour
l’installation de traitement -, la municipalité les gros éléments (supérieurs à 10 grammes,
a alors mis en place différents systèmes de comme les bouteilles). Le vrai défi consiste
tri pour les déchets ménagers, les déchets à obtenir des taux élevés de recyclage dans
ménagers dangereux et les déchets spéciaux le traitement des éléments de petite taille et
(c’est-à-dire les encombrants, les déchets sales, qui représenteraient 70-80% de l’en-
d’abattoir, les déchets de construction et de semble des déchets solides.
démolition, les batteries, les solvants et les
déchets médicaux). Dans le cadre du projet AUTOREWASTE
(LIFE02 ENV/E/000269), la municipalité
Le projet ZAK (LIFE04 ENV/DE/000056) d’Alcàzar de San Juan, avec la collaboration
a mis en œuvre un plan de traitement des de ses partenaires, a développé un système


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

d’étiquetage avec micro-puce permettant


+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

d’identifier et de trier les déchets en plasti-


que en fonction de leur composition chimi-
que (PET, PVC, POLYVINYLE, etc.), lequel
est compatible avec les installations actuel-
les de tri des plastiques.

Photo: LIFE03 ENV/P/000506


RECYCLAGE DES DÉCHETS
DE CONSTRUCTION ET
DE DÉMOLITION (DCD)

La directive cadre sur les déchets (2008/98/


CE) exige des États membres qu’ils adop- Grâce au projet REAGIR, 3 976 tonnes de déchets ont été utilisées pour produire 3 690
tent des mesures afin de réutiliser, récupérer tonnes d’agrégats utilisables. Au total, 20% de ces agrégats ont été utilisés pour produire
quelque 16 000 dalles de pavage et 420 pavés de bordure
ou recycler les DCD dans le but de parvenir
à une réduction de 70% en poids d’ici 2020.
Tout comme les opérateurs de programmes dents, en avance sur la législation nationale tant qu’humus pour le jardinage, l’aména-
de gestion des DCD, les autorités locales et portugaise, et les agents traitant des DCD gement paysager et le boisement. Dans le
régionales ont un rôle majeur à jouer dans la ont dû obtenir un certificat de gestion des cadre du projet, différentes proportions de
réalisation de cet objectif. DCD. La municipalité a fermé 20 décharges déchets organiques ont été mélangées avec
illégales de DCD pendant la durée du pro- succès pour produire trois types de compost
Le projet LIFE REAGIR (LIFE03 ENV/ jet et a sensiblement réduit l’incidence des en utilisant un système simple et rentable.
P/000506) – un des meilleurs projets LIFE décharges illégales (seules deux décharges L’incorporation de copeaux d’écorce et de
Environnement 2008-2009 – a été mené par illégales existent aujourd’hui). déchets de jardinage a permis une meilleure
la municipalité de Montemor-o-Novo, qui aération durant la fermentation. Associé à
est parvenue à faire participer 61% de tous TECHNIQUES DE COMPOSTAGE des conditions strictes de compostage, cela
les producteurs locaux de DCD à un pro- POUR LES BIODÉCHETS a donné un produit fini stable, hygiénique et
gramme de recyclage. Un nouveau système MÉNAGERS de grande qualité. Par ailleurs, une nouvelle
de collecte a permis de trier les déchets à épandeuse de compost a été conçue pour
la source, rendant possible le recyclage des Miniwaste (LIFE08 ENV/F/000486) est un s’auto-niveler automatiquement tout en
inertes. Une unité de recyclage pilote pro- projet transnational visant à réduire la quan- répandant le matériau sur des terrains dont
duisant de la pierre concassée et d’autres tité de déchets organiques des ménages à le dénivelé peut atteindre 17%. COMPOST-
matériaux de construction a été installée Rennes Métropole (France), Lipor (Portugal) DISSEMINATION a été un des meilleurs pro-
avec succès et, au cours des 16 mois d’ex- et Brno (République tchèque). Cet objectif jets LIFE Environnement 2004-2005.
ploitation, 3 976 tonnes de déchets ont été sera atteint en diffusant des bonnes prati-
utilisés pour produire 3 690 tonnes d’agré- ques sur la réduction des déchets alimen- Souvent, les ALR ne connaissent pas les
gats utilisables. Environ 16 000 dalles de taires et en encourageant le compostage moyens les plus efficaces d’organiser la
pavage et 420 pavés de bordure ont été des biodéchets au sein des ménages. Le collecte séparée des biodéchets ni le com-
produits, rien qu’en utilisant 20% des agré- projet comparera également l’efficacité de postage à domicile, moins coûteux. L’uni-
gats recyclés. différentes techniques de compostage. versité technique nationale d’Athènes sou-
haitait fournir des informations en la matière
Grâce au projet, Montemor-o-Novo a adopté Dans le cadre du projet, Rennes Métropole aux autorités locales qui étaient partenaires
des réglementations locales sans précé- met au point des protocoles de suivi afin dans le cadre du projet COMWASTE (LIFE03
d’évaluer si le compost produit est conforme ENV/GR/000205), ainsi qu’aux ALR en
Le financement LIFE a servi à produire trois aux normes de l’UE. Cette ville française général.
types de compost en mélangeant différen- vise à associer 50% de la population habi-
tes proportions de déchets organiques. tant des maisons particulières et 25% de la Après une évaluation minutieuse de tous les
population vivant dans des bâtiments col- systèmes de compostage sur le marché, le
Photo: LIFE00 ENV/E/000543

lectifs, dans le but de réduire les biodéchets projet a produit 100 prototypes d’un sys-
de 80%. tème de collecte et de compostage simulta-
nés des biodéchets, dont 90 ont été distri-
L’autorité régionale d’Andalousie, via le bués à des ménages sélectionnés et formés
projet COMPOSTDISSEMINATION (LIFE00 à leur utilisation. De la zéolithe a été ajoutée
ENV/E/000543), a montré que le “co-com- aux déchets de cuisines biodégradables afin
postage” et le compostage commun de bio- d’éliminer les odeurs et d’améliorer la qualité
déchets étaient techniquement et économi- du compost final. Les analyses en labora-
quement faisables. Le compost a été traité toire indiquent que ce compost répond aux
dans deux usines et a ensuite été testé en normes pour une utilisation sûre du produit.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

COMWASTE a aussi élaboré un cadre de

+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


lignes directrices et de spécifications pour
mettre en œuvre le programme à une plus
grande échelle, qu’il a remis aux autorités
locales.

En Lettonie, le projet Bio Déchets (LIFE03


ENV/LV/000448) a testé entièrement deux
différentes technologies de compostage
- le compostage à ciel ouvert en piles ou
en tas et un processus en deux étapes utili-
sant un bioréacteur suivi d’un compostage
secondaire en tas. Il a été constaté que cette
Photo: LIFE03 ENV/LV/000448

seconde méthode produisait un compost de


qualité élevée approprié pour les jardins et
les champs. Les résultats ont montré que
les méthodes à ciel ouvert produisaient un
compost de qualité moindre, mais qui pou-
vait être utilisé comme matériau de remblai Le retournement de l’andain mélange les matériaux compostés et améliore l’aération passive
sûr. Dans le cadre du projet, des calculs du
prix du compostage ont été effectués, qui bles a aussi entraîné une réduction de l’inci- recycler 26 000 autres qui, sinon, seraient
montrent que le compostage à ciel ouvert dence environnementale. Au total, le projet allés à la décharge. Ce projet a coïncidé
est moins onéreux que d’autres méthodes a collecté 2 373 ordinateurs, 2 030 écrans avec la transposition de la directive DEEE
de bio-traitement (10 euros la tonne), en et 1 022 autres articles (imprimantes, scan- en droit irlandais et a apporté une contribu-
comparaison avec le coût de l’élimination ners, etc.), à partir desquels 669 ordinateurs tion significative à ce processus. HEATSUN
dans de nouvelles décharges sanitaires ont été produits et donnés à des groupes a aussi contribué à la création d’emplois et
(autour de 15 euros la tonne). sociaux spécifiques. encouragé l’inclusion sociale dans la région
en créant SwITch – une entreprise d’écono-
RÉCUPÉRATION, RÉUTILISA- La municipalité de Nea Smyrne (Grèce) mie sociale sans but lucratif –, qui a déve-
TION ET RECYCLAGE DES comptait parmi les partenaires du projet loppé un plan d’entreprise tenant compte de
DÉCHETS ÉLECTRONIQUES Sumaneweg (LIFE00 ENV/GR/000688) et a l’introduction de la directive DEEE et a fourni
contribué à sensibiliser les diverses parties du travail à plus de 20 personnes.
Les ALR ont été associées en tant que parte- prenantes et à mettre en place un système
naires et bénéficiaires dans des projets LIFE de collecte des DEEE. Elle a aussi participé Un autre aspect positif du projet a été la
traitant de la collecte des déchets d’équipe- à des forums avec les producteurs, les fabri- création d’un prototype d’”ordinateur éco-
ments électriques et électroniques (DEEE) et cants, les distributeurs et les utilisateurs à logique” par l’entreprise partenaire Micro-
de l’extension du cycle de vie des EEE par la grande échelle dans le but de signer des Pro, une PME qui produit et répare des PC.
réparation, la réutilisation ou le recyclage. accords volontaires afin de renforcer la res- Cette conception réduisant les déchets et
ponsabilité du producteur (le projet a débuté l’énergie consommée a demandé à obtenir
Dans le cadre du projet PC-NEW (LIFE00 avant l’adoption de la directive DEEE) et de un écolabel de l’UE.
ENV/E/000484), 13 communes de Cata- garantir un traitement écologique de ce type
logne ont collaboré avec deux fédérations de déchets. Le projet a détourné 73 tonnes HEATSUN a créé un prototype d’ordina-
d’entreprises (impliquant activement 137 de DEEE du flux de déchets et a produit une teur écologique
entreprises) afin d’introduire un proces- étude d’impact économique sur la gestion
Photo: LIFE00 ENV/IRL/000764

sus pour le recyclage des PC et de leurs durable des déchets électroniques en Grèce,
accessoires. Ce projet a mis en place un ainsi qu’un code de bonnes pratiques.
système pour la collecte et la récupération
d’ordinateurs et équipements informatiques Mené par le conseil municipal de Dublin, le
obsolètes auprès d’organismes adminis- projet HEATSUN (LIFE00 ENV/IRL/000764)
tratifs, d’entreprises et de particuliers. Les a adopté un modèle innovant pour la réutili-
machines ont été réparées et équipées de sation, la récupération et le recyclage d’équi-
composantes recyclées. Le démantèlement pements informatiques grâce à la création
et le recyclage consécutif ont été effectués d’un partenariat permanent entre les sec-
en contrôlant strictement la qualité pour per- teurs public, privé et non gouvernemental.
mettre la production de nouveaux produits Le projet a créé six points de collecte des
propres, réduire au minimum le rejet d’ef- déchets informatiques ainsi que plusieurs
fluents et prévenir la pollution à la source. centaines de collectes privées, qui ont per-
Une gestion rigoureuse des parties inutilisa- mis de réutiliser 600 ordinateurs et d’en


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

LIFE encourage la prévention


+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

des déchets en Finlande

L’UE a placé la prévention des déchets en tête de ses priorités en matière de déchets.

Les autorités locales et régionales ont un rôle capital à jouer en influençant le compor-

tement des consommateurs dans le but de prévenir les déchets. Dans le cadre du pro-

jet LIFE WastePrevKit, l’autorité des services environnementaux de la région d’Helsinki

a diffusé des modèles de meilleures pratiques sur la prévention des déchets auprès

d’écoles, de ménages, d’administrations publiques et d’entreprises, dans le but global

de réduire les déchets dans les communes d’Helsinki, Espoo, Vantaa et Kauniainen.

Le projet WastePrevKit a fourni à la communauté locale des informations sur des façons intelligentes d’éviter le gaspillage de nourriture

0 ’autorité des services environnemen-


taux de la région d’Helsinki (HSY,
anciennement conseil de la zone métropo-
L’HSY a décidé de développer le projet
WastePrevKit grâce à un financement LIFE
pour prendre des mesures de prévention des
Outre des activités de communication stan-
dard, le bénéficiaire a réalisé deux cam-
pagnes d’information spéciales, une sur la
litaine d’Helsinki – YTV) avait déjà mis en déchets à un niveau élevé, en influençant un réduction des déchets durant la période de
œuvre plusieurs actions afin de sensibiliser à grand nombre de citoyens placés sous sa Noël (“faites un cadeau immatériel”), l’autre
la prévention des déchets. Cependant, la ges- compétence territoriale. Le projet a amené sur la prévention du gaspillage de nourriture
tionnaire du projet WastePrevKit, Riitta-Liisa l’autorité à développer toute une panoplie (“moins de nourriture gaspillée, plus d’argent
Hahtala, affirme: “La prévention des déchets d’instruments de prévention des déchets, dans votre portefeuille”). “La difficulté consis-
est un sujet épineux. C’est une chose d’in- allant du matériel éducatif à des lignes direc- tait à rendre ces campagnes attrayantes pour
former les citoyens sur la manière de trier et trices et meilleures pratiques pour les ména- le grand public”, se souvient Mme Hahtala.
de recycler leurs déchets, c’en est une autre ges, les entreprises et les administrations
de leur dire qu’ils doivent changer leurs habi- publiques, en passant par le service d’étalon- “Les gens ne veulent pas consacrer du
tudes de consommation (c’est-à-dire éviter nage des déchets, Petra (voir le site web “It’s temps à écouter parler de déchets, à moins
les emballages, moins gaspiller la nourriture). smart with less waste” pour en savoir plus: que vous ne trouviez une manière amusante
Vous entrez dans leur sphère privée et devez http://www.hsy.fi/en/fiksu/Pages/default. de faire passer le message. Tel a été l’un de
influencer leurs choix personnels.” aspx). nos défis.” L’HSY a aussi tenté de rendre la


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

prévention des déchets plus intéressante

+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


en reliant les campagnes d’information aux
manifestations se déroulant pendant l’hiver
à la campagne.

LES ÉCOLES CONTRIBUENT A LA


RÉDUCTION DES DÉCHETS

Du matériel éducatif intelligent destiné à tou-


tes les tranches d’âge (maternelle, primaire
et secondaire) a été créé et diffusé dans les
écoles et les centres d’accueil du territoire de
compétence de l’HSY par l’intermédiaire du
conseil national de l’éducation. Plus de 3 000
enseignants en ont reçu. Les écoles profes-
sionnelles ont aussi été ciblées. Le matériel
éducatif se composait notamment de jeux
et d’histoires pour les écoles primaires, ainsi
que de problèmes de maths et de physiques L’Autorité des services environnementaux de la région d’Helsinki a mis au point des “mallet-
sur la prévention des déchets pour les éco- tes” pour la prévention des déchets destinées aux écoles, aux ménages et aux lieux de travail
les secondaires. Les informations fournies en
retour par les enseignants et par les élèves qui une comparaison avec d’autres organisations de déchets par travailleur de quelque 70 kg
avaient utilisé le matériel (durant la première actives dans le même domaine. En 2006, plus entre 2005 et 2008, tandis que les épiceries
année scolaire) ont été prises en considéra- de 650 lieux de travail ont introduit des don- ont réduit les déchets d’environ 180 kg par
tion par l’HSY et le matériel a été adapté et nées dans Petra. travailleur au cours de la même période.
actualisé sur cette base. L’HSY étudie à pré- Chaque année, un des participants à Petra
sent comment mieux placer tout le matériel Le service d’étalonnage a joué un rôle évi- reçoit le titre de “protecteur des ressources
d’enseignement et les informations pratiques dent dans la prévention des déchets: les naturelles”. (Voir l’encadré - la prévention des
sur les plateformes d’enseignement virtuel. bureaux participants ont réduit leur quantité déchets: une société de loterie gagnante)
Les écoles seront à même de l’adapter, en
modifiant les outils du WastePrevKit en fonc- 0«) <4 f6 -)2') («92 1f2%+)
tion de leurs besoins éducatifs.
1MVZE1IVMQEEIXWSRQEVM%RXXM/YMZEPEMRIRSRXTEVXMGMTqEGXMZIQIRXkPE

“L’aspect positif est que les écoles que nous


GEQTEKRIHI:MMOOM0EXSOEVXERS9RI\TIVXHIP«,7=IWXZIRYPIYVI\TPMUYIVPIW
avons contactées ont intégré les questions QqXLSHIWTSYVVqHYMVIPIWHqGLIXWIXPIGSYTPIEVIpYHIWPMKRIWHMVIGXVMGIW¨2SYW
liées aux déchets dans leur enseignement EZSRWTIWqPIWWEGWHIHqGLIXW SVKERMUYIWTPEWXMUYITETMIV IXXIRYYRNSYVREP
quotidien et ne se sont pas contentées d’ap- ¡PEJMRHIP«ERRqIRSYWEZMSRWVqHYMXPEUYERXMXqHI ©HqGPEVI11IVMQEE
pliquer les méthodes passivement, mais ont
¨%YHqFYXGIPEEVITVqWIRXqYRWEGVqHqJMHIWYMZVIPIWMRWXVYGXMSRWEJMRHIKEWTMPPIV
donné des leçons ad hoc sur la prévention
des déchets”, déclare l’experte en environ- QSMRWHIRSYVVMXYVIRSYWHIZMSRWGLERKIVRSXVIJEpSRHITIRWIVIXH«EGLIXIV
nement de l’HSY, Sari Kemppainen. “Ainsi, la 2SYWEZSRWEGLIXqQSMRWIRRSYWHIQERHERXWMRSYWEPPMSRWZVEMQIRXQERKIV
prévention des déchets fait désormais partie XSYXIGIXXIRSYVVMXYVISYHIWTVSHYMXWIRTPYWKVSWGSRHMXMSRRIQIRXWHIJEpSRk
de la façon de réfléchir et d’enseigner au quo- VqHYMVIPIWHqGLIXWH«IQFEPPEKIIREGLIXERXHIWTVSHYMXWHIQIMPPIYVIUYEPMXqUYM
tidien, car elle est abordée dans le cadre de
HYVIVEMIRXTPYWPSRKXIQTW©I\TPMUYIXIPPI(ERWYRTVIQMIVXIQTWPEJEQMPPIE
plusieurs matières.”
XVSYZqUYIGIXXIRSYZIPPIJEpSRHITIRWIVPIYVTVIREMXFIEYGSYTHIXIQTWQEMW
PETRA SE MET AU TRAVAIL G«IWXJMREPIQIRXHIZIRYEYXSQEXMUYI¨'IPEEqXqEYWWMXVrWWYVTVIRERXHIGSRWXEXIV
UYIRSYWTSYZMSRWTVSHYMVITIYHIHqGLIXWETVrWPIXVM©WIWSYZMIRX1/YMZE
WastePrevKit a produit des modèles – prin-
PEMRIR-PHqGPEVIRqERQSMRWUY«¨qPMQMRIVPIWHqGLIXWH«IQFEPPEKIIWXTPYWHMJJMGMPI
cipalement des instructions et des listes de
GEVMPR«]ETEWEWWI^HIGLSM\HERWPIWQEKEWMRWIXPIWWYTIVQEVGLqW©
contrôle – pour aider les entreprises et les
administrations publiques à contrôler et à 1QI1IVMQEEEGSRWXEXqUYIPETEVXMGMTEXMSREYTVSNIXPIYVEZEMXHSRRqHIRSY
réduire la quantité de déchets qu’elles pro- ZIPPIWMHqIW(ERWPETMrGIEY\¨SVHYVIW©HIPIYVMQQIYFPIkETTEVXIQIRXWMPWSRX
duisent. Ce projet a aussi utilisé et développé HqWSVQEMWTPEGqHIWqXEKrVIWS€PIWVqWMHIRXWTIYZIRXTPEGIVPIWGLSWIWHSRXMPW
Petra, un service en ligne d’étalonnage des
R«SRXTPYWFIWSMR NSYIXWZsXIQIRXWETTEVIMPWqPIGXVMUYIWQEKE^MRIW TSYVUYI
déchets. Ce service permet aux organisations
XSYXITIVWSRRIMRXqVIWWqITYMWWIPIWTVIRHVI¨0IWHqGLIXWHIP«YRHIZMIRRIRXPI
de fournir des données annuelles sur la quan-
tité de déchets qu’elles produisent et propose TVSHYMXHIP«EYXVI©


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

ASTUCES POUR LES MÉNAGES


+ ) 7 8 - 3 2  ( ) 7  ( f ' , ) 87  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

0 %4 6 f: )28-32()7 (f',)87 92)


73'-f8f ()038)6 -) +%+2% 28)
Un aspect novateur du projet LIFE a été le
0EWSGMqXqJMRPERHEMWIHIPSXIVMI:IMOOEYW3]EVIQTSVXqPITVM\4IXVE¨TVSXIGXIYV
développement d’une action pilote asso-
ciant des habitants de la zone résidentielle HIWVIWWSYVGIWREXYVIPPIW©IRTSYVWIWIJJSVXWIRQEXMrVIHITVqZIRXMSR
de Viikki-Latokartano. “Chaque personne HIWHqGLIXWRSXEQQIRXIRGLERKIERXWIWTSYFIPPIWQM\XIWTEVHIWTSYFIPPIW
vivant dans la zone métropolitaine influence GSRXIRERXHIWHqGLIXWqRIVKqXMUYIWIRWYTTVMQERXPIWKSFIPIXWIRGEVXSRIR
la quantité de déchets par ses choix quoti-
VIQTPEpERXPIWIWWYMIQEMRWIRTETMIVIRTEWWERXkP«MQTVIWWMSRVIGXSZIVWSIXIR
diens”, déclare Mme Hahtala. “À la maison,
SVKERMWERXYRI¨NSYVRqIWERWTETMIV©¨2SYWWSQQIWTEVZIRYWkVqHYMVIPEUYER
chacun produit approximativement 300 kg de
déchets par année et pas loin de la même XMXqHIHqGLIXWTVSHYMXI TEVVETTSVXkRSXVIRSQFVIHIXVEZEMPPIYVW HI IRXVI
quantité sur son lieu de travail et au cours de IX%YNSYVH«LYMWIYPIQIRX HIWHqGLIXWZSRXkPEHqGLEVKI©EJJMVQI
ses activités de loisir.” )IZE/EVTTERIRHIP«qUYMTIZIVXIZSPSRXEMVIHIPEWSGMqXq:IMOOEYWEqKEPIQIRX
VqHYMXWEVIHIZERGITSYVPEGSPPIGXIHIWSVHYVIWIRGSRWqUYIRGI¨.«qXEMWXVrW
Des guides sur la prévention des déchets
ont été fournis à chaque ménage de la zone
JMrVI?PSVWUYIRSYWEZSRWVIQTSVXqPITVM\AIXQIWGSPPrKYIWSRXWSYHEMRGSQTVMW
pilote et 14 familles ont participé activement TSYVUYSMMPWEZEMIRXJEMXXIPPIQIRXH«IJJSVXWIRXVMERXIXIRqZMXERXPIWHqGLIXWEY
en tenant un journal sur la quantité de déchets XVEZEMP©HqGPEVI1QI/EVTTERIR0«IRXLSYWMEWQIWIQEMRXMIRXIXGSQTXIXIRYHIW
qu’elles produisaient. Ces familles ont réguliè- IJJIXWTSWMXMJWHIPEGSPPEFSVEXMSREZIGPITVSNIXJMRERGqTEV0-*)PEWSGMqXqEHSTXI
rement pesé les déchets qu’elles produisaient
HqWSVQEMWWETVSTVIWXVEXqKMIIRZMVSRRIQIRXEPIkPSRKXIVQI
et, en moyenne, elles ont réduit les déchets
mixtes et de 9% et les biodéchets de 22%.
dans les magasins, de produits avec moins projet, nous sommes plus malins”, estime
L’HSY a aussi eu recours à des questionnai- d’emballage, ainsi que le coût de la répara- Mme Kemppainen. Les ALR ont un champ
res pour évaluer l’efficacité de ses campa- tion des produits comparé à celui de l’achat d’action limité et la “bonne coopération” est
gnes de prévention des déchets. D’après les de nouveaux produits. essentielle. “[Elles] ne sont pas en mesure de
résultats, au moins 70% des habitants de la dicter des règles sur la fiscalité ou la produc-
zone de Viikki-Latokartano avaient entendu L’INCIDENCE SUR LES DÉCHETS ET tion, par exemple; elles doivent impliquer la
parler du projet LIFE et 56% d’entre eux LES ENSEIGNEMENTS TIRÉS DE LIFE communauté en utilisant toute une série de
avaient activement appliqué certaines actions méthodes persuasives. Nous avons constaté
de prévention des déchets. Les obstacles à Le projet WastePrevKit est parvenu à réaliser que les personnes étaient intéressées par
la prévention des déchets cités par les habi- l’objectif de l’UE, à savoir que les déchets l’environnement et qu’elles étaient désireu-
tants incluaient le manque de disponibilité, générés n’augmentent pas au même rythme ses d’agir.”
que le produit national brut (PNB). Entre 2004
Affiche de la campagne “Moins de nourriture et 2006, la quantité globale de déchets de la
gaspillée, plus d’argent dans votre poche” zone de compétence de l’HSY est passée de
7,4 à 6,9 tonnes de déchets par million d’euros
de PNB. Cependant, tandis que les déchets
mixtes par habitant et les déchets par travailleur
ont diminué, les déchets ménagers sont pas-
sés au total de 328 à 336 kg par habitant.

“Le projet WASTEPrevKit a été d’une telle * -20 % 2()


importance”, déclare Mme Kemppainen.
“Il nous a aidés à créer des collaborations Numéro du projet: LIFE05 ENV/FIN/000539
précieuses avec les parties prenantes, qui Titre: WASTEPrevKit - kit de prévention
sont désormais activement engagées dans des déchets pour entreprises, établisse-
ments scolaires et ménages
la prévention des déchets.” L’HSY poursuit
l’expérience en contactant davantage d’éco- Bénéficiaire: autorité des services environ-
nementaux de la région d’Helsinki (HSY)
les et de ménages et en créant des modèles
de meilleures pratiques pour d’autres lieux de Personne de contact: Riitta-liisa Hahtala
travail. Elle collabore également avec les prin- Email: Riitta-liisa.hahtala@hsy.fi
cipaux hôpitaux de la région d’Helsinki et a Site web: http://www.hsy.fi/en/fiksu/
élaboré du matériel pour de meilleures prati- Pages/default.aspx
ques destiné au secteur des soins de santé. Période: de janvier 2005 à février 2008
Budget total: 1 078 000 euros
“Il est difficile de démontrer que la prévention
Contribution LIFE: 539 000 euros
des déchets est importante, mais, après ce


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Changement climatique
autorités locales/régionales


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Action locale et régionale


' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

sur le changement
climatique
Les autorités locales et régionales (ALR) sont en première ligne pour la lutte contre le chan-

gement climatique. Au fil des ans, elles ont mis en œuvre une multitude d’actions contri-

buant aux efforts d’atténuation et traitant des incidences du changement climatique.

0 e changement climatique est désor-


mais reconnu comme l’une des plus
grandes menaces planant sur l’humanité.
Depuis le milieu du XIXe siècle, les tempé-
ratures mondiales moyennes ont augmenté
d’environ 0,8°C. Cette hausse des tempé-
ratures entraîne déjà la fonte des glaciers,
des miroirs de glace et de la glace de mer,
Photo: LIFE02 ENV/UK/000147

un changement dans les modèles de préci-


pitations et une augmentation de l’intensité
et de la fréquence d’évènements climati-
ques extrêmes, comme les inondations, les
sécheresses, les vagues de chaleur, et ce
dans de nombreuses régions.
s’adapter aux incidences inévitables. Les DE LA POLITIQUE A L’ACTION
Afin d’éviter des incidences encore plus accords internationaux conclus en vertu de
importantes et irréversibles sur la société la convention-cadre des Nations unies sur Exerçant des responsabilités dans des
et les écosystèmes, les efforts interna- le changement climatique établissent un domaines tels que l’aménagement du ter-
tionaux se concentrent désormais sur la cadre pour les stratégies au niveau euro- ritoire, l’infrastructure, l’efficacité énergéti-
nécessité urgente de stabiliser le climat en péen et national (voir l’encadré). Néan- que et la production décentralisée d’énergie
deçà d’une hausse de 2°C (par rapport aux moins, la mise en œuvre de ces stratégies renouvelable, les transports publics, la pas-
niveaux de 1990). C’est là un défi énorme, se fait principalement au niveau infrana- sation des marchés publics et la gestion de
qui exige une réduction significative des tional, où les efforts des autorités locales l’eau et des déchets, les ALR sont les mieux
émissions de gaz à effet de serre (GES), et régionales (ALR) sont essentiels à cet placées pour gérer bon nombre d’incidences
ainsi que des actions concertées afin de égard. du changement climatique, de même qu’el-

Atténuation Adaptation
Passation de marchés publics verts pour soutenir le marché des Évaluation des risques et planification des mesures visant à faire
produits et services verts face au changement climatique
Introduction de modes de transport durables Gestion des risques pour les bâtiments et l’infrastructure
Promotion d’une meilleure performance énergétique des bâtiments Gestion des risques d’inondation
Planification d’un développement durable (par exemple en Gestion de l’approvisionnement en eau
réduisant les navettes quotidiennes)
Promotion de l’éducation sur le changement climatique et le Gestion de l’érosion côtière
développement durable
Promotion de projets locaux d’énergie renouvelable Renforcement de la résilience des espèces et des habitats par des
mesures de conservation de la nature
Développement d’espaces verts et de puits de carbone Garantir que les services de soins de santé soient préparés à
gérer les risques sanitaires découlant des vagues de chaleur ou de
nouvelles maladies vectorielles
Promouvoir et encourager des modèles de comportement plus Préparer et faciliter l’intégration des migrants de régions touchées
durables parmi les citoyens et les entreprises par le changement climatique


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

les sont aux avant-postes des efforts visant

' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


à réduire les émissions de GES. Certains 0)7%06)80)',%2+)1)28'0-1%8-59)0)'%(6)
des domaines dans lesquels les ALR ont un 0f+-70%8-*)8786%8f+-59)
rôle clé à jouer sont repris dans le tableau 0«EGGSVHHI/]SXS  I\MKIHIWTE]WUYMqXEMIRXQIQFVIWHIP«9)kP«qTSUYI
ci-dessous. HIVqHYMVIPIYVWqQMWWMSRWGSPPIGXMZIWHI TEVVETTSVXEY\RMZIEY\HIH«MGM
k(IWSFNIGXMJWWIQFPEFPIWSRXEYWWMqXqGSRZIRYWEZIGPIWRSYZIEY\
Les ALR jouent aussi un rôle de premier plan
fXEXWQIQFVIW0«9)IWXIRFSRRIZSMIH«EXXIMRHVIGIXSFNIGXMJIXkPEJMRHI
pour ce qui est de sensibiliser au changement
climatique et de promouvoir les changements IPPIEJMREPMWqYRIPqKMWPEXMSRHqJMRMWWERXYREYXVISFNIGXMJGPMQEXMUYIYRIVqHYG
de comportement parmi leurs administrés, en XMSRHI TEVVETTSVXEY\RMZIEY\HIH«MGMk4PYWMIYVWWXVEXqKMIWIX
ciblant les citoyens et le secteur privé. Elles PqKMWPEXMSRWHIP«9)GSRXVMFYIRXkPEVqEPMWEXMSRHIGIXSFNIGXMJ&SRRSQFVIH«IRXVI
comprennent que la lutte contre le change- IPPIWMRJPYIRGIRXPIWEGXMZMXqWHIW%06RSXEQQIRX
ment climatique exige une approche collec-
tive et elles encouragent les acteurs locaux %XXqRYEXMSR
à agir, par des incitations, des activités de ˆHqGMWMSRR„')VIPEXMZIkP«IJJSVXkJSYVRMVTEVPIWfXEXWQIQFVIWTSYV
sensibilisation, des campagnes ciblées ou le VqHYMVIPIYVWqQMWWMSRWHIKE^kIJJIXHIWIVVIEJMRHIVIWTIGXIVPIWIRKEKIQIRXW
soutien à des initiatives locales. HIP«9)NYWUY«IR
ˆHMVIGXMZI')VIPEXMZIkPETVSQSXMSRHIP«YXMPMWEXMSRHIP«qRIVKMITVSHYMXI
DÉFIS ET PERSPECTIVES kTEVXMVHIWSYVGIWVIRSYZIPEFPIWJM\IYRSFNIGXMJHI H«qRIVKMITVSHYMXIk
TEVXMVHIWSYVGIWVIRSYZIPEFPIWTSYV
Les ALR à travers l’UE sont déjà très actives ˆHMVIGXMZI9)WYVPETIVJSVQERGIqRIVKqXMUYIHIWFlXMQIRXWUYMI\MKIHIW
dans nombre de ces domaines. Cependant,
FlXMQIRXWTYFPMGWUY«MPWW«IJJSVGIRXHIHIZIRMVHIW¨FlXMQIRXWHSRXPEGSRWSQ
les efforts consentis afin de respecter ou
QEXMSRH«qRIVKMIIWXUYEWMRYPPI©
même de dépasser les objectifs nationaux
ˆHMVIGXMZI')VIPEXMZIEYWXSGOEKIKqSPSKMUYIHYHMS\]HIHIGEVFSRI
et de l’UE sont sapés par un manque d’in-
formation, de ressources et de cadre de %HETXEXMSR
soutien approprié. Dans son rapport sur les ˆ0MZVIFPERGHIPE'SQQMWWMSR '31 WYVP«¨%HETXEXMSREYGLERKIQIRX
“Incidences du changement climatique en GPMQEXMUYIZIVWYRGEHVIH«EGXMSRIYVSTqIR©
Europe (2008)”, l’Agence européenne pour ˆHMVIGXMZI')VIPEXMZIkP«qZEPYEXMSRIXkPEKIWXMSRHIWVMWUYIWH«MRSRHEXMSR
l’environnement (AEE) souligne “un manque ˆHMVIGXMZI')qXEFPMWWERXYRGEHVITSYVYRITSPMXMUYIGSQQYREYXEMVI
d’information dans toute l’Europe sur l’éva- HERWPIHSQEMRIHIP«IEY
luation des incidences et de la vulnérabilité
ˆGSQQYRMGEXMSRHIPE'SQQMWWMSR '31   WYVP«qZEPYEXMSRHIPEKIWXMSR
aux niveaux régional et local”. L’AEE insiste
MRXqKVqIHIW^SRIWG|XMrVIW +->' IR)YVSTI
sur la nécessité d’un accès élargi à ce type
d’information, ainsi qu’aux bonnes prati-
ques des politiques et approches d’adapta-
tion, qui, selon elle, sont “essentielles pour 6f7)%9<()7398-)2
évaluer les risques et fournir des réponses 0I4EGXIHIWQEMVIWIWXYRIRKEKIQIRXHIGIVXEMRIWZMPPIWH«)YVSTIk
appropriées au niveau local et régional”. VqHYMVIPIYVWqQMWWMSRWHI'3GSRXVMFYERXEMRWMkP«SFNIGXMJKPSFEPHIVqHYGXMSR
HI H«MGMIXHqTEWWERXQsQIGIXSFNIGXMJ0ERGqIRPI4EGXIHIW
Le coût des mesures de protection du climat
QEMVIWGSQTXEMXIRSGXSFVITPYWHIEYXSVMXqWPSGEPIWWMKREXEMVIW :SMV
constitue aussi une préoccupation majeure
[[[IYQE]SVWIY 
pour de nombreuses ALR, et en particulier
pour les communes de plus petite taille. 0I7SQQIXHIPE8IVVISVKERMWqk6MSIRTEVPIW2EXMSRWYRMIWETVSHYMX
Dans le contexte de restriction budgétaire YRIGSRZIRXMSRGEHVIWYVPIWGLERKIQIRXWGPMQEXMUYIW ''29'' IXP«%GXMSR
dans l’ensemble du secteur public, cette YRTPERTSYVGSQFEXXVIPIWTVSFPrQIWHYQSRHIIRQEXMrVIH«IRZMVSRRIQIRXIX
situation ne devrait pas s’améliorer dans un HIHqZIPSTTIQIRX0IGLETMXVIHIP«%GXMSREFSVHIWTqGMJMUYIQIRXPIV|PI
avenir prévisible.
ZMXEPHIW%06HERWPEVqEPMWEXMSRHYHqZIPSTTIQIRXHYVEFPI:MEP«%GXMSRPSGEPI
PIW%06H«)YVSTISRXWSYXIRYYRIqGSRSQMIqRIVKqXMUYIHYVEFPIIXGIKVlGIk
Malgré ces défis, les ALR sont parvenues
à expérimenter de nombreuses approches HIWqGSRSQMIWH«qRIVKMIIXkP«ETTPMGEXMSRHIXIGLRSPSKMIWVIRSYZIPEFPIWIXXVrW
différentes et souvent très novatrices en IJJMGEGIWRSYZIPPIWIXI\MWXERXIW'IWXIGLRSPSKMIWVqHYMWIRXPEHqTIRHERGIZMWk
matière d’atténuation et d’adaptation au ZMWHIWGSQFYWXMFPIWJSWWMPIWIXRYGPqEMVIWIXTVMZMPqKMIRXPIWSTXMSRWqQIXXERXPI
changement climatique. La section suivante QSMRWHIGEVFSRI)R)YVSTIPEGEQTEKRI:MPPIWHYVEFPIWTVSQIYXPEGSSTqVEXMSR
analyse certaines de ces approches, soute-
IRXVI%06HERWPEQMWIIR¥YZVIHIP«%GXMSR0IWEGXMZMXqWHIPEGEQTEKRIWSRX
nues par un cofinancement du programme
VqKMIWTEVPE'LEVXIH«%EPFSVKWMKRqITEVTPYWHIEYXSVMXqWPSGEPIWHI
LIFE, et souligne leur potentiel d’application
plus vaste dans toute l’UE. TPYWHITE]WIYVSTqIRW


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

LIFE permet des réponses inno-


' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

vantes au changement
climatique aux niveaux
local et régional

Reconnaissant la nécessité urgente de réagir au changement climatique, de nombreu-

ses autorités locales et régionales (ALR) ont utilisé avec succès le soutien de LIFE afin

d’élaborer et de tester des réponses au niveau local et régional. Le nombre de projets

dans ce domaine ne cesse d’augmenter depuis le lancement du programme LIFE+ (2007-

2013), qui inclut désormais le changement climatique parmi ses objectifs prioritaires.

Photo: LIFE02 ENV/A/000285

Un financement LIFE a été utilisé pour appliquer une technologie d’efficacité énergétique à un immeuble à plusieurs étages, ce qui a
permis d’économiser 275 000 kWh/an par rapport à un immeuble conventionnel

0 es projets LIFE menés par les ALR


ciblent tant l’atténuation du chan-
gement climatique que l’adaptation à ce
PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

La conscience et la reconnaissance du
villes européennes à s’engager, à long terme,
à réduire leurs émissions de gaz à effet de
serre (GES). Le projet s’efforce de renforcer
phénomène. Ces projets couvrent tout un rôle ou du rôle potentiel des ALR dans la les connaissances, les compétences et la
éventail d’activités, qui consistent notam- lutte contre le changement climatique ne sensibilisation au niveau politique quant au
ment à mettre en évidence le potentiel sont toutefois pas universelles. Certains potentiel d’action locale. Un processus de
d’action aux niveaux local et régional, gouvernements, et même certaines ALR, développement de la responsabilité locale
combler les lacunes en matière de disponi- ne sont pas encore convaincus des méri- est aussi en train de voir le jour grâce à la
bilité des données, élaborer des stratégies tes de l’action au niveau sous-national, ou définition d’objectifs et à la mise en œuvre
intégrées face au changement climatique n’ont pas encore trouvé quel pouvait être le d’un système de contrôle, de signalement
et tester et démontrer la mise en œuvre rôle des ALR. et d’évaluation. Ce projet est mené par la
de mesures spécifiques d’atténuation et commune de Reggio Emilia (Italie), avec des
d’adaptation. Le projet LIFE LAKs (LIFE07 ENV/IT/000451) partenaires de Padoue (Italie), de Girone
tente d’aborder la question en aidant quatre (Espagne) et de Bydgoszcz (Pologne).


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

ÉLABORER DES STRATÉGIES

' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


EFFICACES: COMPRENDRE LE
CONTEXTE LOCAL

Plusieurs projets LIFE se sont concen-


trés sur l’élaboration de stratégies face au
changement climatique aux niveaux local et
régional. Ces stratégies couvrent tant l’at-
ténuation que l’adaptation et, de manière
générale, elles visent à évaluer les problé-
matiques du changement climatique au sein Photo: LIFE03 ENV/UK/000611
de la localité ou de la région concernée et à
développer des réponses adaptées à cette
situation.

Des données de qualité sur les émissions de Le projet RESPONSE a mis au point des techniques de cartographie innovantes afin
GES au niveau local ou régional sont essen- d’évaluer les risques actuels et futurs dans les zones côtières

tielles pour élaborer une stratégie réussie


d’atténuation du changement climatique, tion du changement climatique au niveau régionaux sur les réductions d’émissions,
dès lors qu’elles permettent l’établissement local. Ce projet procédera à une analyse les objectifs régionaux servant ensuite de
d’une ligne de base et l’identification des complète au niveau municipal afin de déter- base pour la fixation des objectifs locaux.
principales sources d’émission. miner les émissions actuelles et prévues de Ce projet est mis en œuvre et testé dans six
GES. Il permettra ainsi d’identifier les prin- zones réparties dans trois régions.
Reconnaissant que des données de ce cipales sources d’émission de GES et les
type ne sont pas toujours facilement dis- meilleures options possibles pour réduire Des informations de qualité sont aussi
ponibles, le projet LIFE MedClima (LIFE02 ces émissions. essentielles pour élaborer des stratégies
ENV/GR/000362) est parvenu à développer efficaces d’adaptation au changement cli-
et à tester une méthode innovante d’évalua- Le projet LIFE FACTOR20 LIFE (LIFE08 matique. Le projet britannique RESPONSE
tion rapide des émissions de CO2, laquelle ENV/IT/000430), mené par la région de (LIFE03 ENV/UK/000611), mené par le
fournit aux autorités locales un outil simple Lombardie, est en train de tester une conseil de l’île de Wight, est parvenu à met-
et facile d’utilisation pour estimer les émis- approche régionale de la collecte de don- tre au point une technique de cartographie
sions de CO2. nées, en œuvrant à l’harmonisation des extrêmement innovante afin d’évaluer les
bases de données régionales sur les sys- risques actuels et futurs dans les zones
S’appuyant sur cette méthode et sur d’autres tèmes énergétiques locaux. Cette harmo- côtières. Allant plus loin que les anciennes
méthodes connexes, le projet LIFE CLIM- nisation facilitera le suivi des incidences de classifications des côtes à l’échelle macro,
LOCAL2020 (LIFE07 ENV/GR/000282), l’activité énergétique sur les émissions de la méthode utilisée par le projet permet une
mené par la municipalité de Volos (Grèce), DES et fournira des données de base pour évaluation des rivages locaux pour fournir
place l’évaluation des émissions locales de les systèmes d’information et les politiques des estimations détaillées des changements
GES au centre d’une approche systématique au niveau local. Les données seront utili- futurs probables. Ces estimations permet-
de planification stratégique pour l’atténua- sées pour définir des objectifs sectoriels tent aux ingénieurs, aux responsables de la
planification et aux décideurs locaux d’an-
ticiper les incidences susceptibles d’appa-
Riga a pris des mesures pour éviter les crues éclair en étudiant les processus hydrologi-
ques intensifiés par le changement climatique et en les incorporant dans son système de raître au cours des prochaines décennies
planification et de planifier des réponses afin de réduire
les risques au minimum ou d’atténuer les
Photo: LIFE08 ENV/LV/000451

conséquences possibles.

L’incidence accrue des inondations pose un


défi majeur à de nombreuses ALR. Dans la
capitale lettone, Riga, par exemple, la fré-
quence et la gravité des inondations soudai-
nes est un problème croissant pour le conseil
municipal local. En 2008, ce conseil a lancé
un projet LIFE (LIFE08 ENV/LV/000451) afin
de mener des études détaillées sur les pro-
cessus hydrologiques affectant Riga et sur
leurs incidences actuelles et potentielles. Le
projet a pour objectif premier de garantir que


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

DÉVELOPPER LES BONS OUTILS


' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

ET LES BONNES STRUCTURES

Le renforcement des capacités aux niveaux


local et régional et la mise au point d’outils
et de structures appropriés sont essentiels
pour passer de la stratégie à l’action.

Dans le cadre du processus de conception


et de mise en œuvre d’une stratégie provin-
ciale sur le changement climatique (LIFE08

Photo: LIFE08 ENV/E/000101


ENV/E/000109), la province de Séville est
en train de mettre en place un centre de
contrôle du changement climatique, qui sera
responsable du renforcement des capacités
des techniciens et des décideurs. Ce cen-
Le projet Las Rozas testera et évaluera des approches pour lutter contre le changement tre sera soutenu par un conseil consultatif,
climatique, comme l’utilisation d’espaces verts en tant que puits de carbone qui fournira des services de consultance
et d’évaluation via le projet ALICCIA. Des
les processus hydrologiques intensifiés par zones de vulnérabilité, ainsi que des mesu- approches stratégiques seront testées dans
les phénomènes de changement climatique res proportionnées, appropriées et d’un bon quatre communes pilotes, où un système
soient adéquatement analysés et incorporés rapport coût efficacité à inclure dans sa stra- d’avertissement sera aussi élaboré en tant
dans le système de planification de la ville. tégie d’adaptation. Le projet ACT élaborera qu’outil destiné à contrôler et à gérer les dif-
un modèle méthodologique qui sera mis à la férentes variables qui influencent le change-
De même, à Helsinki, le projet LIFE “Julia disposition d’autres municipalités en Europe ment climatique au niveau local.
2030” (LIFE07 ENV/FIN/000145) dévelop- en tant qu’outil destiné à définir des straté-
pera des scénarios pour des adaptations gies locales d’adaptation au changement Pour prendre de bonnes décisions afin de
régionales au changement climatique, en climatique. mettre en œuvre des stratégies locales en
fournissant des informations et des prédic- matière de changement climatique, il est
tions des effets du changement climatique Le changement climatique constitue bien capital de mesurer la performance des dif-
au niveau régional. Les résultats du projet entendu un défi relativement nouveau pour férentes actions. Un projet LIFE (LIFE08
alimenteront l’élaboration d’une stratégie les ALR, dont bon nombre ont des difficultés ENV/E/000101) mené par la municipalité
régionale à long terme pour l’adaptation au à développer leurs propres connaissances de Las Rozas (Espagne) établira un “comité
changement climatique dans la zone métro- sur ces problématiques et à élaborer des technique sur le changement climatique”
politaine d’Helsinki. réponses potentielles. Des cadres de sou- afin de surveiller la mise en œuvre de la
tien centralisés peuvent être d’une grande stratégie municipale en matière de change-
À Ancône (Italie), la municipalité locale utilité dans ce processus. L’Union des vil- ment climatique. Ce comité examinera les
(LIFE08 ENV/IT/000436) s’appuie sur les les de la Baltique (UVB) est actuellement différentes approches adoptées (par exem-
connaissances et sur l’expertise des parties en train de mettre en œuvre le projet LIFE ple les espaces verts en tant que puits de
prenantes locales afin de déterminer des CHAMP (LIFE07 ENV/FIN/000138), qui vise CO2, une consommation d’eau réduite dans
à élaborer et à tester ce genre de cadre. les parcs, des actions ciblant le secteur des
entreprises) et évaluera leur rapport coût-
Photo: LIFE07 ENV/FIN/000138

Le projet se concentre sur le développement efficacité dans la réalisation de ces objectifs


de compétences en systèmes de gestion spécifiques. Le projet comporte aussi le ren-
intégrés (SGI) en tant qu’outils pour permet- forcement des capacités de 130 membres
tre aux ALR de contribuer aux engagements du personnel.
en matière de changement climatique. Il
créera des centres de formation nationaux MISE EN ŒUVRE DE LA
en SGI dans quatre pays (Finlande, Allema- STRATÉGIE: FAIRE LA DIFFERENCE
gne, Hongrie, Italie) pour aider les autorités
locales et sous-régionales à procéder à des Dépassant le stade de la planification, cer-
révisions de base, à établir des programmes tains projets LIFE montrent déjà l’exemple
stratégiques et des plans d’action, ainsi en ce qui concerne la mise en œuvre d’ac-
que des structures organisationnelles pour tions clés dans des domaines où les ALR
l’atténuation du changement climatique et peuvent vraiment faire la différence.
l’adaptation à ce phénomène. Un réseau
paneuropéen de compétences en SGI sera En tant qu’intermédiaires essentiels entre
aussi mis sur pied. les citoyens et le gouvernement central,


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

À Stockholm, le projet CLEANTRUCK du environnementale, l’institut ISQ, s’est asso-

' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


conseil municipal (LIFE08 ENV/S/000269) cié avec le conseil municipal d’Oeiras, un
se concentre sur une des plus importantes partenaire du projet. L’ISQ a surveillé le
sources d’émissions de GES – le transport développement d’un prototype de trans-
routier. Les émissions de GES dues au trans- formateur de biodiesel d’une capacité de 1
port représentent près de 20% des émis- 000 litres et la construction et l’installation
sions totales au sein de l’UE, le transport de 20 conteneurs de collecte. Le projet a
routier étant responsable de quelque 93% testé le biodiesel produit dans la flotte de

Photo: LIFE05 ENV/P/000369


des émissions totales dues au transport. transport municipale d’Oeiras, ce qui a per-
mis de démontrer des économies à la fois
Le projet CLEANTRUCK cible les véhicules d’énergie et d’argent. Onze communes sont
de distribution de marchandises, qui repré- déjà en train de répliquer le système de col-
sentent près de 50% des émissions dues lecte OILPRODIESEL pour l’huile de cuisson
Dans le cadre du projet OIL PRODIESEL, au transport à Stockholm, en démontrant la ménagère usagée.
des huiles de cuisson usagées ont été
viabilité commerciale et technique des car-
collectées dans ces conteneurs et trans-
formées en biodiesel burants alternatifs et des nouvelles techno- Lors de la deuxième période d’application du
logies. Le projet construira des pompes pour protocole de Kyoto, qui débutera en 2012, il
les carburants alternatifs, des stations de sera possible de classer les forêts comme
les ALR ont un rôle de premier plan à jouer remplissage de CO2 en tant que réfrigérant “puits de carbone” et de générer des crédits
pour sensibiliser leur communauté au chan- (réduisant l’utilisation des hydrofluorocarbo- pour atteindre les objectifs de réduction du
gement climatique, ainsi que promouvoir et nes (HFC), qui sont 1300 fois plus puissants carbone d’un pays.
encourager une transition vers des modèles que les GES) ainsi que des stations mobiles
de comportement plus durables. À Florence, de N2 pour gonfler les pneus. Mené par la direction des forêts et de
les autorités municipales ont lancé le projet l’économie de la montagne de la région de
R.A.C.E.S. (LIFE07 INF/IT/000487) destiné à Le projet facilitera également l’achat de Vénétie (Italie), le projet LIFE CARBOMARK
sensibiliser les habitants de la ville aux inci- véhicules “verts” par les sociétés privées de (LIFE07 ENV/IT/000388) vise à mettre au
dences du changement climatique et à les distribution, en offrant une réduction allant point un modèle pour le marché local des
encourager à tester des mesures qui contri- jusqu’à 50% pour chaque véhicule acheté, crédits de carbone générés par la sylvicul-
bueront à réduire les émissions de GES. Une ainsi qu’une formation en “éco-roulage” à ture, ainsi qu’à tester son efficacité en asso-
campagne d’information et de communica- quelque 100 conducteurs de poids lourds. ciant, sur une base volontaire, des PME, des
tion locale sera soutenue par un programme propriétaires de forêts et des organisations
de cours particuliers à des familles ainsi que Le transport routier était aussi la cible du actuellement exclues de la directive sur le
par un modèle de participation, qui permettra projet LIFE OIL PRODIESEL (LIFE05 ENV/ système d’échange de quotas d’émissions.
à la population d’avoir son mot à dire dans la P/000369), qui est parvenu à mettre au point Ce projet aidera à établir le cadre législatif
prise de décisions environne- un système intégré et innovant de ges- et technique nécessaire pour soutenir et
mentales. tion des déchets pour l’huile de cuisson améliorer la dissémination des marchés
usagée collectée à Oeiras - une petite régionaux du carbone aux niveaux national
ville à la périphérie de Lisbonne. Pour et européen.
mettre en œuvre ce projet, le bénéfi-
ciaire, l’ONG portugaise de science Les ALR agissent aussi en testant des
mesures destinées à prévenir ou à réduire
les incidences du changement climatique.
À Malmö, par exemple, le conseil municipal
s’appuie sur des expériences canadiennes
et britanniques pour élaborer et tester des
instruments innovants de gestion des inon-
dations, ainsi que des approches telles que
des systèmes ouverts pour eaux d’orage,
des façades vertes et un nouveau type de
“toit vert”. Dans le cadre du projet LIFE
GreenClimeAdapt (LIFE07 ENV/S/000908)
mené par la ville, une zone industrielle de
45 ha au sud-est de Malmö servira de “zone
verte d’adaptation au climat”, où ces nou-
Photo: LIFE07 INF/IT/000487

veaux instruments seront testés. Cette zone


comportera un bassin d’orage qui devrait
retenir jusqu’à 90% des précipitations sur
une période de dix ans.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Grandeur et décadence: Rome


' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

ouvre la voie concernant


les émissions de carbone
En 2003, la municipalité de Rome est devenue une des premières en Europe à entreprendre

une action locale concertée sur le changement climatique. Avec l’aide du programme LIFE,

la ville a entamé un processus de planification intégrée destiné à réduire les émissions de

gaz à effet de serre (GES), montrant ainsi l’exemple à d’autres municipalités en Europe.

0 a ville de Rome a une certaine expéri-


ence en matière de défis majeurs à
relever. Au cours de ses 3 000 ans d’histoire,
la “ville éternelle” a fait montre d’une capac-
ité remarquable à survivre et à prospérer en
dépit d’innombrables et différents défis et
crises. Il n’est dès lors guère surprenant que
Rome soit aujourd’hui au premier plan des
efforts destinés à lutter contre la menace du
changement climatique.

En 2003, avant que le protocole de Kyoto


n’entre en vigueur, la mairie de Rome réflé-
chissait déjà à la réponse qu’elle entendait
donner au changement climatique. “À l’épo-
que, nous ne savions pas si le protocole de
Kyoto serait ratifié, mais nous ne voulions
pas attendre les bras croisés”, explique
Claudio Baffioni, l’ancien gestionnaire du L’autorité municipale de Rome a utilisé des fonds de LIFE pour élaborer un plan d’action
projet LIFE. “Nous voulions mieux com- local destiné à réduire les émissions de GES de 6,5% d’ici 2012
prendre le rôle des autorités locales. Tout le
monde connaissait l’existence des initiatives piler des données de base sur les émissions tection du climat”, et comprenaient l’exploi-
internationales ou nationales, mais on ne de GES pour la période comprise entre 1990 tation de données macroénergétiques et de
voyait pas clairement comment jeter un pont et 2002 et définir un scénario de référence données locales sur les émissions dues au
vers le niveau local, vers les citoyens.” (situation inchangée) pour les émissions jus- transport. Les principaux secteurs étudiés
qu’à l’horizon 2012. étaient le transport, le secteur résidentiel, les
En 2004, la ville a reçu un soutien du pro- services, les déchets, l’industrie, l’agriculture
gramme LIFE afin d’élaborer un plan d’ac- “Un des partenaires de notre projet, ENEA et la transformation d’énergie (raffineries et
tion local destiné à réduire les émissions de (l’agence nationale italienne pour les nouvel- centrales électriques).
GES de 6,5% d’ici 2012 (par rapport à 1990), les technologies, l’énergie et le développe-
dans le droit fil de l’objectif de Kyoto pour ment économique durable) a fourni l’exper- L’aspect le plus frappant de ces données
l’Italie. Le projet LIFE ROMAPERKYOTO tise nécessaire pour ce travail”, déclare M. était la hausse marquée des émissions
(LIFE04 ENV/IT/000453) couvrait également Baffioni. “La méthode appliquée utilisait une dues au secteur des services (63%), ce qui
plusieurs petits projets pilotes afin de tester combinaison d’approches descendantes et reflète l’expansion rapide de ce secteur dans
des actions que le plan pourrait inclure. ascendantes.” l’économie de la ville. Les émissions dues
au transport avaient elle aussi fortement
DÉFINIR UN SCÉNARIO DE BASE Ces approches étaient fondées sur des augmenté (17%), mais s’étaient stabilisées
méthodes approuvées par le Panel intergou- depuis 2002. De même, les émissions du
La première étape a consisté à déterminer vernemental sur le changement climatique secteur des déchets s’étaient stabilisées
les niveaux d’émissions existants et la ten- (PICC), utilisaient les résultats de l’ancienne depuis 2005, grâce à l’abandon progressif
dance générale. Il a fallu pour ce faire com- campagne de l’ICLEI “Des villes pour la pro- des décharges.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Le scénario de référence, qui se fondait

' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7


sur des prévisions économiques et sur le
contexte en matière réglementaire et d’amé-
nagement urbain, a montré que, pour attein-
dre les objectifs de Kyoto, une réduction
des émissions totales de 1 020 kt d’équi-
valent CO2 selon le scénario de “la situation
inchangée” était nécessaire, le transport et
les services étant les principaux domaines
cibles.

TESTER DES APPROCHES


LOCALES

Afin de tester et démontrer différentes


approches visant à réduire les émissions,
huit actions pilotes différentes ont été mises
en œuvre (voir le tableau 1).

L’action de reboisement a été confrontée


à des problèmes de vandalisme et à des Des abris photovoltaïques ont été installés pour produire de l’éclairage public le long d’une
dégâts dus au bétail. Elle a toutefois fourni piste cyclable de 300 m
des informations précieuses sur les types
et les quantités d’arbres qui devraient être Le projet d’éclairage public a montré que Cette même municipalité a également mis en
plantés dans le cade d’efforts ultérieurs de les actions pilotes présentent des avanta- œuvre le projet d’écoles peu énergivores. “Au
réduction des émissions. Toutes les autres ges en matière de sensibilisation. “Ce projet départ, nous pensions concentrer tous nos
actions pilotes ont donné de bons résultats a été mis en œuvre dans une partie plus efforts sur une seule école, afin de créer un
et ont ensuite servi de modèles à des fins pauvre de Rome et a réellement contribué modèle”, se souvient M. Traversi. “Mais nous
de démonstration et de réplication. L’action à associer la population locale”, explique nous sommes dit que c’était sans doute pla-
pilote sur la planification du trafic local, par Riccardo Traversi, conseiller environnemen- cer la barre trop haut, alors nous avons décidé
exemple, a fourni des contributions impor- tal de la municipalité XV de Rome (la ville de faire participer plutôt davantage d’écoles
tantes qui ont été adoptées dans le nouveau compte 19 communes), qui a mené cette afin de lancer un processus qui pourrait se
plan stratégique de mobilité pour Rome. action pilote. poursuivre après la fin du projet.”

Tableau 1 – Actions pilotes menées par le projet ROMAPERKYOTO

Action pilote Description Résultats


Reboisement Reboisement de 10 ha d’une zone urbaine Préparation et plantation d’un espace
abandonnée de 12 ha
Passation de marchés publics verts Passation de marchés publics verts dans Établissement de critères pour la
l’administration de la ville passation de marchés publics verts
et émission de deux résolutions du
conseil communal
Comptabilité environnementale Comptabilité environnementale pour les Introduction d’un nouvel outil de
interventions publiques comptabilité environnementale auprès
des autorités locales
Éclairage public Éclairage public au moyen de LED et abri Réduction directe des émissions de
photovoltaïque sur une piste cyclable de 300 m GES de 1 392 kg éqv CO2/an
Contrôle des installations Contrôle de la performance de projets Évaluation de l’énergie produite en
photovoltaïques photovoltaïque installés dans trois écoles comparaison avec les paramètres
déclarés par les fabricants
Efficacité énergétique des bâtiments Installation d’un nouveau système de Réduction des émissions de GES
scolaires chauffage dans une école maternelle estimée à 2 090 kg éqv CO2/an
Analyse de la performance Analyse de la performance énergétique de Classements et certification
énergétique des bâtiments 37 écoles énergétiques obtenus dans 37 écoles
Plan de trafic local Plan de trafic local dans une des Réduction des émissions de GES
communes de la ville estimée à 1 kt éqv CO2/an


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

UN PLAN D’ACTION SUR LE


' , % 2 + ) 1 ) 2 8 ' 0 - 1 %8 - 59 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

CHANGEMENT CLIMATIQUE 439:3-6 '-83=)2


POUR ROME ¨4EPSGGSTIV/]SXS©YRIMRMXMEXMZIGSQQYREYXEMVIPSGEPIIRJEZIYVHYGPM
QEXqXEMXP«MHqIHI(IRMWI0ERGMEEYNSYVH«LYMTVqWMHIRXIHIP«EWWSGMEXMSR¨8SYX
Basé sur les résultats des projets pilotes, EGSQQIRGqTEVYRIVqYRMSRHERWYRIWEPPIQYRMGMTEPI©WIWSYZMIRXIPPI¨2SYW
un plan d’action pour la réduction des GES
EXXIRHMSRWTIVWSRRIWQEMWTPYWHIWSRXZIRYIW©4EPSGGSTIV/]SXSEVINSMRX
à Rome a été élaboré et approuvé par le
PITVSNIX6SQETIV/]SXSEJMRH«MRGMXIVPIWTIVWSRRIWZMZERXHERWH«EYXVIWTEVXMIW
conseil municipal le 18 mars 2009. Ce plan
HIPEZMPPIkEKMV¨'«IWXYRIFEXEMPPIUYIRSYWRITSYVVSRWTEWVIQTSVXIVWERWRSYW
contient des recommandations politiques
et tout un éventail d’actions à mener par
HIQERHIVGSQQIRXVqHYMVIHIQSRWX]PIHIZMI#©MRWMWXI1QI0ERGME
l’autorité municipale locale elle-même ainsi 0«IRKEKIQIRXHIP«SVKERMWEXMSRHERWPITVSNIXEqKEPIQIRXGSRXVMFYqkVETTVSGLIV
que par d’autres partenaires locaux qui ont PIWGMXS]IRWHIP«EHQMRMWXVEXMSRPSGEPIIXHIWKVERHIWIRXVITVMWIW¨.«EMHqGSYZIVXYRI
pris des engagements sous la forme d’ac- GLSWIG«IWXUYIPIWGMXS]IRWWSRXPkIXUY«MPWWSRXHMWTSRMFPIW-PWZIYPIRXsXVITEVXMIW
cords volontaires. Le plan d’action couvre TVIRERXIWHERWGIWEGXMSRW©
la période jusqu’en 2012, après quoi Rome
doit mettre en œuvre un plan d’ensemble 1 Ces chiffres se rapportent aux objectifs en matière de climat et d’énergie que les chefs d’État ou de
pour devenir la première ville de la biosphère gouvernement de l’UE se sont fixés pour 2020. Ces objectifs “20-20-20” sont:
• une réduction des émissions de gaz à effet de serre au sein de l’UE d’au moins 20% en dessous des
post-carbone au monde. niveaux de 1990;
• 20% de la consommation énergétique de l’UE doivent provenir de ressources renouvelables; et
• une réduction de 20% dans l’utilisation d’énergie primaire par rapport aux niveaux projetés, à attein-
LA CLÉ DU SUCCÈS dre grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique.

Claudio Baffioni attribue la réussite du pro-


jet LIFE à l’utilisation d’accords volontaires un groupe consultatif, qui comptait quelques
pour associer les partenaires locaux. “La grands noms (ENEA, IKEA, etc.), ainsi que
municipalité avait déjà lancé avec succès de petites associations locales, comme
une initiative de l’Action 21; il a donc été Palocco per Kyoto (voir l’encadré “pouvoir
décidé d’utiliser la même approche. Nous citoyen”).
avons posé le défi: la ville de Rome veut
réduire ses émissions. Qui veut coopérer et “Ce processus a très bien marché. De nom-
contribuer à cet effort?” breux partenaires se sont engagés à mettre
en œuvre des actions pilotes et d’autres
C’était un risque, M. Baffioni le reconnaît, initiatives. Mais le plus important, c’est
mais un risque qui s’est finalement avéré que nous avons désormais des personnes
payant. Sur les 38 organisations qui ont comme Denise Lancia, présidente d’une
été, dans un premier temps, invitées à par- association d’habitants, qui travaille main
ticiper, 30 ont signé immédiatement et les dans la main avec un représentant de l’in-
huit autres ont suivi peu après. Ces organi- dustrie pétrolière. Auparavant, je n’aurais
sations ont nommé des représentants dans tout simplement pas imaginé que cela était
possible”, reconnaît M. Baffioni.

CONSERVER L’ÉLAN

Afin de soutenir la poursuite des activités du -8% 0-)


projet, le conseil municipal a créé un obser-
vatoire permanent du changement climati- Numéro du projet: LIFE04 ENV/IT/000453
que, lequel abrite un jardin d’hiver avec des Titre: ROMAPERKYOTO - réalisation
plantes indigènes, un espace éducatif pour du plan d’action de Rome pour atteindre
les enfants, un bureau d’information pour l’objectif du protocole de Kyoto de réduc-
tion des émissions de gaz à effet de serre
les citoyens et un espace pour les exposi-
tions/conférences sur les questions liées au Bénéficiaire: ville de Rome
changement climatique. Personne de contact: Claudio BAFFIONI
- gestionnaire de projet
“Tant que le projet est en cours, il suscite Email: claudio.baffioni@comune.roma.it
pas mal d’enthousiasme”, déclare Claudio Site web: www.comune.roma.it
Baffioni. “Toutefois, lorsqu’il se termine, il est
Période: d’octobre 2004 à septembre 2008
difficile de maintenir l’intérêt et l’attention de
Budget total: 2 285 000 euros
tous. C’est pourquoi cet observatoire est si
important.” Contribution LIFE: 1 085 000 euros


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Gestion de l’eau
autorités locales/régionales


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Défis politiques en matière


+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

de gestion de l’eau

Environ deux Européens sur trois sont préoccupés par la qualité et la disponibilité de l’eau

dans leur pays. Les problématiques de l’eau ne connaissant pas les frontières nationales, la

Commission européenne a adopté plusieurs directives qui visent à intégrer la gestion de cette

ressource précieuse et à garantir sa protection effective (voir l’encadré). Les autorités locales

et régionales, via un transfert effectif de compétences et de moyens, ont l’autorité juridique,

les ressources financières, la capacité institutionnelle et les compétences humaines et techni-

ques adéquates pour gérer l’approvisionnement en eau et l’assainissement au niveau local et

régional. Cependant, de nombreux défis doivent être relevés pour atteindre cet objectif.

% insi que le reconnaît le Pacte d’Is-


tanbul pour l’eau pour les autorités
locales et régionales du 5e Forum mondial
Au niveau de l’UE, la “stratégie politique”
la plus importante en ce qui concerne la
gestion de l’eau est la directive-cadre sur
conséquent, conformément à la DCE, des
plans de gestion de district hydrographi-
que (PGDH) doivent être élaborés pour les
de l’eau de mars 2009 , “le niveau local joue l’eau (DCE), ainsi que les directives sur les bassins transfrontières nécessitant une ges-
un rôle de plus en plus important dans la inondations, l’eau potable et les eaux urbai- tion conjointe entre deux ou plusieurs États
fourniture des services d’approvisionnement nes résiduaires (voir l’encadré). membres. Les plans de gestion doivent indi-
en eau et d’assainissement.” quer clairement la manière dont les objectifs
La gestion intégrée au niveau du bassin fixés pour le district hydrographique doivent
Par conséquent, une des demandes des hydrographique est le cadre dans lequel être atteints dans les délais requis. L’ap-
signataires du Pacte d’Istanbul pour l’eau est les mesures pour parvenir à un “bon état” proche de la gestion de l’eau au niveau du
que les gouvernements nationaux et les ins- doivent être appliquées. L’idée est que la bassin hydrographique doit aussi permettre
titutions internationales “associent les auto- gestion au niveau du bassin hydrographi- de répondre avec souplesse aux inciden-
rités locales et régionales à la définition et à que - l’unité géographique et hydrologique ces sur le changement climatique, qui
la mise en œuvre des stratégies politiques naturelle - est le modèle le plus efficace devraient être différentes au nord et au sud
prises aux niveaux national et supranational pour gérer l’eau, par opposition aux fron- de l’Europe. La DCE établit un mécanisme
en vue de la gestion durable de l’eau”. tières administratives ou politiques. Par qui devrait permettre des mesures d’adapta-

La gestion intégrée au niveau du bassin hydrographique est essentielle pour parvenir au bon état écologique des masses d’eau douce de
l’Europe d’ici 2015
Photo: LIFE05 ENV/DK/000145 and Jan Kofod Winther


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Le Pacte d’Istanbul pour l’eau met l’accent

+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7
0 %(-6)'8-:)'%(6)7960«)%9 (') sur la nécessité de “développer des méca-
0EHMVIGXMZIGEHVIWYVP«IEY ') HIP«9)ZMWIPI¨FSRqXEX©HIXSYXIW nismes de financement et des cadres règle-
PIWIEY\WSYXIVVEMRIWIXHIWYVJEGIEYWIMRHIP«9)IXHqJMRMXYRGEHVITSYVPEQMWI mentaires innovants afin de faciliter l’accès
IR¥YZVIGSSVHSRRqIHIXSYXIWPIWEYXVIWPqKMWPEXMSRWWYVP«IEY)PPIQEMRXMIRXPIW des autorités locales et régionales au finan-
cement direct et d’augmenter le financement
IRKEKIQIRXWI\MWXERXWHIWfXEXWQIQFVIWIRZIVXYHIPEHMVIGXMZIWYVPIWRMXVEXIW
en faveur de l’infrastructure locale d’approvi-
')) IXHIPEHMVIGXMZIVIPEXMZIEYXVEMXIQIRXHIWIEY\YVFEMRIWVqWMHYEMVIW
sionnement en eau et d’assainissement”.
')) 'SRJSVQqQIRXEYGEPIRHVMIVVIPEXMJkPEQMWIIR¥YZVIHIPE(')PIW
TVSKVEQQIWHIQIWYVIWWIVSRXSTqVEXMSRRIPWTSYVPEJMRIXPI¨FSRqXEX©HIW Les autorités locales et régionales peuvent
IEY\HSMXsXVIEXXIMRXTSYVPEJMR aussi jouer un rôle déterminant dans la
réduction des pertes d’eau en sensibilisant la
0«ETTVSGLIMRXqKVqIHIP«9)kP«qKEVHHIPETSPMXMUYIHIP«IEYGSQTVIRHTPYWMIYVW
population à la nécessité d’économiser l’eau.
EYXVIWHMVIGXMZIWUYMWSYXMIRRIRXIXGSQTPrXIRXPIWSFNIGXMJWHIPE(')-PW«EKMX
Collaborer avec le programme LIFE pourrait
RSXEQQIRXHIPEHMVIGXMZIWYVPIWIEY\WSYXIVVEMRIW ') HIPEHMVIGXMZI être une manière d’y parvenir. Une exigence
WYVP«IEYTSXEFPI '))VqZMWqITEVPEHMVIGXMZI') HIPEHMVIGXMZIVIPE de tous les projets LIFE est la diffusion des
XMZIEYXVEMXIQIRXHIWIEY\YVFEMRIWVqWMHYEMVIW ')) HIPEHMVIGXMZIWYVPIW résultats du projet auprès des spécialistes
concernés, des autres parties prenantes et
RMXVEXIW ')) HIPEHMVIGXMZIWYVPEUYEPMXqHIWIEY\HIFEMKREHI ') 
de la population. Le programme LIFE inclut
IXHIPEHMVIGXMZIGEHVI¨WXVEXqKMITSYVPIQMPMIYQEVMR© ')  aussi désormais LIFE+ Information et com-
munication, une composante spécialisée qui
tion et d’atténuation en réponse à des défis tés locales, en consultation avec toutes les cofinance des projets en rapport avec des
tels que la pénurie d’eau. La planification parties prenantes, devraient avoir la possi- campagnes de communication et de sensi-
des mesures nécessaires pour aborder les bilité de choisir entre différents modèles de bilisation sur les questions environnemen-
risques de sécheresses et d’inondations fera gestion. tales, de la protection de la nature et de la
également partie intégrante de ce système. conservation de la biodiversité.
Le changement climatique est un phéno-
L’expression “altérations hydromorpho- mène mondial, mais ses conséquences De nombreux projets LIFE ont eu une
logiques” résume les changements dans varient d’une région à l’autre: les solutions influence toute particulière sur le dévelop-
la quantité et la dynamique de l’eau et les doivent par conséquent être conçues et pement d’analyses des pressions, des inci-
changements de morphologie des eaux appliquées aux niveaux régional et local, en dences et des meilleures pratiques dans la
de surface. Les pressions et les inciden- particulier dans les pays insulaires et côtiers. planification au niveau du bassin hydrogra-
ces hydromorphologiques constituent une Parmi les défis auxquels les autorités loca- phique, en promouvant les activités clés
menace importante pour la réalisation des les et régionales sont confrontées figure la de la stratégie, à savoir: le partage d’infor-
objectifs de la DCE. Au niveau de l’élabora- capacité à adapter la gestion locale de l’eau mations; la gestion de l’information et des
tion des politiques, une manière de garantir et l’infrastructure d’approvisionnement en données; l’élaboration d’orientations sur
une meilleure intégration entre les différen- eau et d’assainissement afin de relever les des questions techniques; ainsi que l’ap-
tes politiques, comme le développement défis posés par le changement climatique, plication, l’expérimentation et la validation
de l’énergie hydraulique et de la navigation, comme la pénurie d’eau, les inondations/ de ces orientations. Plusieurs de ces projets
consiste à accroître la transparence du pro- eaux d’orage, des modèles de précipitations sont présentés dans les pages qui suivent.
cessus décisionnel. changeants, la hausse du niveau de la mer
et d’autres incidences sur les ressources
Les ALR ont des défis à relever en matière
FAIRE PARTICIPER LES MUNI- aquatiques. d’aménagement du territoire pour ce qui
CIPALITÉS ET LES RÉGIONS est d’élaborer une approche coordonnée
Un des défis majeurs en matière de gestion reliant l’assainissement, le drainage, l’ap-
La gestion intégrée au niveau du bassin de l’eau consiste à rendre la planification provisionnement en eau potable, la gestion
des eaux usées et des déchets solides
hydrographique étant essentielle pour par- et la conception locales et régionales plus
Photo: LIFE06 ENV/DK/000229

venir à un bon état écologique des masses sensibles à la question de l’eau, en reliant
d’eau douce d’Europe d’ici à 2015, il est l’assainissement, le drainage, l’approvi-
donc vital d’établir des mécanismes effi- sionnement en eau potable, la gestion des
caces pour associer les autorités locales eaux usées et des déchets solides dans un
et régionales à ce processus. Ces méca- cadre coordonné. Les investissements dans
nismes pourraient inclure des associations l’infrastructure peuvent réduire la quantité
ou des conseils de bassin hydrographique, d’eau perdue en raison de fuites. Ces inves-
qui coordonneraient les autorités nationales, tissements doivent toutefois être réalisés de
régionales et locales et coopéreraient avec manière à garantir une gestion de l’eau de
différents groupes d’utilisateurs. Conformé- haute qualité pour tous les citoyens à un prix
ment au principe de subsidiarité, les autori- abordable.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Collaborer avec LIFE pour


+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

relever les défis


en matière de

Photo: LIFE06 ENV/DK/000229


gestion de l’eau

Les autorités locales et régionales (ALR) sont confrontées à de nombreux défis afin de

concrétiser des stratégies efficaces en matière de gestion de l’eau. Le programme LIFE, en

particulier LIFE Environnement, a constitué une source de financement et d’inspiration dans ce

combat. Des organismes locaux et régionaux de toute l’Europe ont collaboré avec LIFE en tant

que bénéficiaires de projets ou que partenaires afin de promouvoir les meilleures pratiques et

les approches innovantes dans la réalisation des objectifs politiques clés concernant la gestion

de cette ressource des plus précieuses: l’eau.

4 lus de 130 projets LIFE Environne-


ment traitant de questions liées à
l’eau ont associé des autorités locales et
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE,
L’EAU ET LIFE
y compris l’abaissement de la nappe phréa-
tique dans la plaine supérieure, la dessicca-
tion des zones humides et la dépressurisa-
régionales. Ces projets ont abordé un large Un projet LIFE + en cours en Italie, TRUST tion d’aquifères dans la plaine moyenne. La
éventail de sujets, dont les effets du chan- (Outil pour l’évaluation à l’échelle régionale réussite du projet dépendra notamment de
gement climatique, les ruissellements des de l’amélioration du stockage de l’eau sou- l’incorporation des prédictions de change-
terrains agricoles, la réduction des pertes terraine dans l’adaptation au changement ment climatique dans la gestion du bassin
d’eau, la restauration des caractéristiques climatique – LIFE07 ENV/IT/000475) déploie hydrographique et de l’identification de
hydromorphologiques, le traitement des des actions innovantes visant à stopper et mesures d’adaptation afin d’atténuer les
eaux usées dans les zones urbaines et la à inverser le déclin progressif de la nappe incidences de la sécheresse et de la pénurie
prévention des inondations. d’eau dans la plaine de Vénétie et du Frioul, d’eau. Parmi ces mesures figure par exem-

Plusieurs projets LIFE Environnement ont montré comment les ALR jouaient un rôle majeur en améliorant l’hydromorphologie des cours
d’eau et des autres masses d’eau
Photo: LIFE07 ENV/B/000038


LIFE Focus I LIFE and local authorities: Helping regions and municipalities tackle environmental challenges

ple la réalimentation artificielle des nappes

+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7
phréatiques en utilisant des eaux de surface
excédentaires, notamment celles des inon-
dations. Ce projet intéressant pour d’autres
ALR a déjà utilisé la télédétection et le SIG
pour cartographier l’occupation du sol et le
déficit en eau d’irrigation occasionné par le
changement climatique. Il a également éla-
boré toute une série de scénarios de chan-
gement climatique. Avant son achèvement
en 2011, TRUST envisage aussi de calculer
l’incidence du changement climatique sur
Photo: LIFE06 ENV/DK/000229

la demande future et sur la réalimentation


des nappes phréatiques, de mettre au point
un instrument pour l’équilibre des eaux sou-
terraines à grande échelle et d’évaluer les
objectifs et les mesures pour la réalimen-
tation artificielle des nappes phréatiques, y Ce bassin de rétention à Odense a été conçu pour surveiller l’efficacité des technologies
compris une analyse coût-bénéfice. utilisées pour réduire les charges polluantes urbaines dans les eaux réceptrices

RÉDUIRE L’INCIDENCE DES mais aussi, et c’est important, pour consti- mation d’eau et, ainsi, la réduire autant que
RUISSELLEMENTS tuer des éléments attrayants dans le pay- possible. Les ménages utilisant des comp-
sage urbain local. Les concentrations à la teurs ont en réalité réduit leur consomma-
Un autre projet LIFE+ en cours, cette fois sortie de tous les polluants mesurés étaient tion d’eau potable de 10% (les prévisions
en Espagne, AQUAVAL (LIFE08 ENV/ toujours inférieures aux critères applicables étaient de 8%). Le projet a également utilisé
E/000099) est en train d’introduire des sys- à la qualité de l’eau. Le cuivre a été réduit une technologie avancée pour détecter les
tèmes de drainage urbain durable dans les d’une moyenne de 310 µg/L à 4 µg/L, ce qui fuites dans les conduites et, lorsque des
municipalités de Xativa et Benaguasil, dans correspond à un taux global d’élimination réparations s’avéraient nécessaires, pour
la communauté de Valence. Étant donné la de 99%. Le phosphore a été réduit d’une les réaliser avec un minimum de bruit et en
nécessité d’empêcher les dégâts environne- moyenne de 0,27 à 0,025 mg/L, soit un taux perturbant le moins possible le trafic grâce à
mentaux dus aux polluants contenus dans global d’élimination de 91%. un système de “déroulement d’une conduite
les eaux d’orage, ainsi que l’importance des compacte”.
investissements dans les infrastructures L’application de cette technologie ne se
de gestion de l’eau pour les ALR, ce projet limite pas à un contexte urbain en parti- Le projet estonien a montré comment LIFE
LIFE devrait être très précieux du point de culier et elle pourrait être étendue à des avait aidé une municipalité (Rakvere) dans un
vue de la démonstration, ainsi que de son finalités telles que le traitement de l’eau pays alors candidat à l’adhésion, à améliorer
incidence sur les municipalités concernées. potable contaminée ou des eaux de surfa- sensiblement la qualité de l’eau potable et
Les systèmes de drainage urbain durable ces polluées au phosphore. Le succès de des eaux souterraines, rendant ainsi les deux
devraient améliorer la qualité de l’eau des TREASURE a été reconnu, le projet ayant été
cours d’eau récepteurs, empêcher les inon- considéré comme l’un des meilleurs projets
La technologie TREASURE peut aussi ser-
dations, réduire la consommation d’énergie LIFE Environnement en 2010.
vir à traiter l’eau potable contaminée
et permettre à l’eau de pluie de servir à l’irri-
Photo: LIFE06 ENV/DK/000229

gation et au nettoyage des rues. RÉDUIRE LES PERTES D’EAU ET


LE GASPILLAGE
Au Danemark, le projet TREASURE (LIFE06
ENV/DK/000229) est parvenu à expérimen- La consommation excessive et les fuites
ter des technologies en vue de réduire effi- dans les conduites représentent des défis
cacement les charges polluantes urbaines de taille pour la capacité des ALR à gérer
dans les eaux réceptrices dans une propor- efficacement leurs ressources aquatiques.
tion pouvant aller jusqu’à 80-90%. Trois bas- Deux projets LIFE expérimentent des appro-
sins de rétention pilotes ont été construits ches de ces problématiques, DROPAWA-
dans les villes d’Odense, de Silkeborg et TER en Espagne (LIFE02 ENV/E/000183)
d’Aarhus. Équipés en vue de la surveillance et RAKWANET en Estonie (LIFE00 ENV/
en ligne de la performance du traitement, EE/000922). Le premier a installé des comp-
ces bassins ont été conçus non seulement teurs d’eau dans 3 800 maisons de l’enclave
pour retirer les petites particules et les pol- de Ceuta afin, par l’utilisation d’un logiciel
luants liés colloïdaux et solubles des eaux spécialisé, que les propriétaires puissent
de surface collectées dans le bassin versant, avoir accès aux données sur leur consom-


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux
+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

Photo: LIFE07 ENV/B/000038


Le projet WALPHY a mené des activités de restauration hydromorphologique comme la reformation des méandres d’un tronçon de la
Meuse

conformes à la législation de nationale et de RESTAURER LES tation d’un outil d’aide à la décision basé sur
l’UE. La fermeture de deux anciens puits a CARACTÉRISTIQUES le SIG afin d’aider les décideurs à élaborer et
contribué à réduire la fuite de polluants dans HYDROMORPHOLOGIQUES à évaluer des choix de planification stratégi-
les eaux souterraines, tandis que l’introduc- ques au niveau local.
tion d’un système global de contrôle des fui- Améliorer l’hydromorphologie des cours
tes et d’un modèle hydraulique informatisé d’eau et des autres masses d’eau est une Aider les décideurs politiques à choisir
du réseau d’eau a réduit le temps nécessaire tâche complexe. Plusieurs projets LIFE les méthodes appropriées est aussi le but
à la détection des fuites de 5-6 à 2-3 jours et Environnement montrent comment les principal du projet belge WALPHY (LIFE07
a diminué les pertes d’eau de 37% à 21% de ALR peuvent s’efforcer d’y parvenir. Deux ENV/B/000038). L’objectif de ce projet LIFE
l’extraction totale. projets en Hongrie (LIFE03 ENV/H/000280 Environnement en cours est de concevoir un
et LIFE04 ENV/HU/000382) ont respecti- outil d’aide à la décision pour la restaura-
vement restauré la plaine inondable de la tion hydromorphologique des masses d’eau
moyenne Tisza et mis en œuvre un nou- en Wallonie. Les activités de restauration
veau système d’augmentation du débit seront menées sur un tronçon du bassin
d’eau dans une masse d’eau fortement de la Meuse en amont d’Andenne, près de
modifiée dans le bas-Szigetköz, la zone Namur, dans le but d’atteindre le “bon état
humide transfrontière du Danube. écologique” requis par la directive cadre sur
l’eau. Le suivi et l’évaluation de la zone pilote
Le premier projet a déployé des activités permettront à l’équipe de WALPHY de met-
afin de restaurer les habitats naturels, y tre au point une méthode transférable pour
compris le retrait des espèces non indi- évaluer la qualité hydromorphologique des
gènes. Des pâturages ont ensuite été projets de restauration des cours d’eau.
réintroduits dans la zone pilote afin de
garantir la réussite à long terme des AMÉLIORER LE TRAITEMENT DES
activités de restauration. Les actions EAUX USÉES DANS LES VILLES
du deuxième projet comprenaient
la reconstruction d’une importante Plusieurs projets LIFE ont développé et
/000382

vanne de barrage et la construction testé, en créant des groupes de discussion,


d’un fond de lit de 3 865 mètres des innovations dans les processus de trai-
ENV/HU

de long, transportant 1,5-2,3 m3/s tement des eaux usées qui pourraient, si
o: LIFE04

d’eau. La mise en place du sys- elles étaient appliquées à grande échelle,


tème de d’augmentation du débit apporter des bénéfices considérables en ce
Phot

d’eau a permis l’élaboration et l’expérimen- qui concerne la gestion rentable de l’eau.




LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7
0)463.)87196*6%:-:)92)'31192%98f
0IW%06SRXqXqEWWSGMqIWkHIWTVSNIXW0-*)RSRWIYPIQIRXIRXERXUYI
FqRqJMGMEMVIWQEMWEYWWMIRXERXUYITEVXIREMVIWHITVSNIXW9RHIWI\IQTPIWPIW
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4EVO&MVQMRKLEQ0«MRGMHIRGIWSGMEPIHYTVSNIXENSYqYRV|PIHITVIQMIVTPERHERW
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FVSYWWEMPPIWIXPEGVqEXMSRH«YRITVSQIREHIPIPSRKHYGSYVWH«IEYEZIGHIWFERGW
IXHIWTSYFIPPIW(IWTEVXMIWHYGSYVWH«IEYSRXqKEPIQIRXqXqVIGSRWXVYMXIWTSYV

Photo: LIFE07 ENV/IT/000475


PYMTIVQIXXVIHIWYMZVIYRXVEGqTPYWREXYVIP(IWZSPSRXEMVIWSRXTVsXqQEMRJSVXI
EY\EGXMZMXqWHIVIWXEYVEXMSRUYMSRXqXqFMIREGGYIMPPMIW0EWIRWMFMPMWEXMSRKqRqVqI
TEVPITVSNIXEMRGMXqPIGSRWIMPQYRMGMTEPkRSQQIVYRKEVHIJSVIWXMIVETVrWPITVSNIX
0-*)0ITVSNIX7196*IWXYRFSRI\IQTPIHIPEJEpSRHSRXPETEVXMGMTEXMSRTYFPMUYI
TIYXsXVIYXMPMWqITSYVQIXXVIIR¥YZVIPE(')-PEVIpYPIWXEXYXHIQIMPPIYVTVSNIX Mesure du flux du cours d’eau en utilisant
0-*)TSYVHIPE(+)RZMVSRRIQIRX un profileur acoustique à effet doppler (ACP)

Le projet espagnol ACUÍFERO TORDERA Le projet RECYCLAQUA en France (LIFE03 ce projet, qui a été l’un des meilleurs projets
(LIFE00 ENV/E/000539) a promu la réuti- ENV/F/000257) et le projet WET aux Pays- LIFE Environnement 2006-2007, présente
lisation des eaux usées pour permettre la Bas (LIFE06 ENV/NL/000167) ont tous deux d’autres avantages, notamment la faible
gestion durable au niveau local de l’aquifère eu pour résultat le lancement de nouveaux empreinte de la centrale de traitement et la
alluvial de la Tordera en Catalogne. L’eau processus de traitement des eaux d’égout. faible consommation énergétique.
traitée et recyclée a été utilisée pour réali- Le premier de ces deux projets a testé la
menter l’aquifère et pour établir des zones lombrifiltration, l’utilisation de vers de terre Le projet LIFE WET a construit une cen-
humides dans le bassin fluvial, servant pour traiter biologiquement l’eau polluée. trale pilote pour tester différentes méthodes
ainsi de modèle pour d’autres localités de Une centrale de traitement pleinement fonc- visant à retirer l’azote (N), le phosphore (P),
la région. Un système alimenté en énergie tionnelle a été construite pour la ville de ainsi que les métaux lourds, les pesticides,
solaire transportait l’eau traitée en amont Combaillaux, dans le Languedoc Roussillon, les herbicides, les résidus de médicaments
jusqu’au point où se situaient les puits d’ex- et a permis d’atteindre les exigences léga- et les perturbateurs endocriniens du réseau
traction pour la consommation d’eau, ce qui les françaises en matière de pureté de l’eau, de distribution d’eau à Leiden, dans le sud
a permis la réutilisation de l’eau en boucle tout en produisant des quantités minimales des Pays-Bas. Différentes techniques de
fermée. de résidus. La technologie expérimentée par filtration par le sable, de filtration par le car-
bone et d’oxydation ont été testées. L’ob-
jectif consistait à mettre au point une tech-
Le système de filtration du sable à grande échelle installé par le projet WET dans la cen-
trale de traitement des eaux d’égout de Leiden-Noord aidera à maintenir les niveaux nologie à faible coût qui pourrait être ajoutée
d’azote et de phosphore en deçà des limites fixées par la directive cadre sur l’eau aux stations de traitement existantes. Une
analyse coûts-bénéfices a été effectuée
Photo: Justin Toland

pour chaque méthode et les résultats ont


montré que la solution la plus rentable pour
l’élimination de l’azote et du phosphore
était un système de filtration continue par le
sable à filtre unique. Grâce à ces tests LIFE
couronnés de succès, une version à grande
échelle de ce système a été installée dans
la centrale de traitement des eaux d’égout
de Leiden-Noord, et aide à maintenir les
niveaux d’azote et de phosphore dans les
eaux de surface en deçà des limites fixées
par la DCE. Le projet WET a été l’un des
“meilleurs parmi les meilleurs” projets LIFE
Environnement pour 2009.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

FLOODSCAN détecte les


+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

risques d’inondation
en Bavière
Les inondations représentent une menace grandissante pour l’environnement, pour les per-

sonnes et pour les biens. Par conséquent, la directive de l’UE sur les inondations de 2007 met

l’accent sur la gestion des risques d’inondation plutôt que sur la sécurité en cas d’inondations.

Le projet LIFE FLOODSCAN dans le sud de l’Allemagne montre comment des technologies

ayant un meilleur rapport coût-efficacité peuvent être appliquées pour élaborer des cartes de

risques d’inondations qui amélioreront l’information et réduiront les risques en la matière pour

la population en général, les entreprises et les autorités locales et régionales.

Le gestionnaire de projet, M. Dieter Rieger (devant), et son collègue Fabian Under étudient minutieusement une des cartes actualisées
produites par le projet FLOODSCAN

0 a fréquence et l’intensité des inonda-


tions en Europe ne pourront qu’aug-
menter à l’avenir en raison du changement
risques d’inondation dans la législation, en
exigeant que la population soit pleinement
informée des risques d’inondation.
géographique (LVG) et la chaire de politique
sylvicole de l’université technique de Munich
(TUM), s’est donné pour objectif de sensibi-
climatique, lançant ainsi des défis majeurs liser la population aux risques d’inondation
aux autorités locales et régionales (ALR). “Étant donné que nous savions que cette par l’application de la modélisation hydrauli-
L’Allemagne a connu plusieurs inondations directive sur les inondations allait être que en deux dimensions des zones à risques
extrêmes ces dernières années, y compris adoptée, nous savions que nous allions d’inondation. Une toute nouvelle technolo-
sur le Rhin (1993 et 1995), sur le Danube et devoir mettre à jour nos cartes sur les ris- gie utilise le balayage laser et d’autres don-
sur l’Elbe (2002 et 2010), ainsi que dans le ques d’inondations et que nous aurions nées télédétectées pour créer des modèles
sud de la Bavière (1995 et 2005). La direc- besoin à cette fin d’une technologie plus hydrauliques en deux dimensions. “La tech-
tive de l’UE sur les inondations (2007/60/CE) efficace”, déclare le gestionnaire du projet, nologie du balayage laser gagnait en matu-
reconnaît la précaution comme étant la pro- M. Dieter Rieger, à propos du contexte de rité, il devenait donc possible de l’utiliser à
tection la plus efficace contre les dégâts pro- FLOODSCAN. Le projet, qui a été mené cet effet”, note M. Rieger.
voqués par les inondations. Tant cette direc- par l’agence environnementale de Bavière
tive que la loi allemande sur l’eau (WHG) de (LfU), en partenariat avec l’agence bava- Un des défis les plus intéressants auxquels
2005 inscrivent l’approche de la gestion des roise pour la surveillance et l’information le projet a été confronté concernait la coordi-


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

nification légale pour déclarer une zone inon-

+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7
0)7()9<8 =4)7(«-232(%8-32 dable, tandis que les municipalités sont res-
0IWGVYIWHIGSYVWH«IEYWSRXTVMRGMTEPIQIRXGEYWqIWTEVHIWTVqGMTMXEXMSRW ponsables des réglementations de zonage.
“Cette base d’information accrue permet
MRXIRWIWIXGSRXMRYIW0SVWUYIPIWWSPWWSRXWEXYVqWIRIEYPIWVYMWWIPPIQIRXWRI
un meilleur zonage”, estime M. Rieger. “Les
HMQMRYIRXTEWIXW«EGGYQYPIRXHERWPIWVMZMrVIWTVSZSUYERXHIWMRSRHEXMSRW'IW
municipalités ont désormais accès au ser-
GVYIWTIYZIRXWITVSHYMVIPSVWUYIPIWWSPWWSRXHqNkWEXYVqWTEVHITVqGqHIRXIW vice en ligne et aux cartes de risques d’inon-
TVqGMTMXEXMSRWIRLMZIVIPPIWTIYZIRXWITVSHYMVIPSVWUYIPIWSPIWXKIPqSYVIGSY dation. Elles peuvent donc prendre des déci-
ZIVXHIRIMKI0IWGVYIWqGPEMVWSRXPIVqWYPXEXHIJSVXIWGLYXIWHITPYMIIXH«SVEKIW sions d’aménagement plus efficaces”.

IRTEVXMGYPMIVHERWPIWVqKMSRWQSRXEKRIYWIW'IWJSVXIWTVqGMTMXEXMSRWTIYZIRX
Les informations plus détaillées fournies
XVERWJSVQIVHITIXMXIWQEWWIWH«IEYIRGSYVWH«IEYkLEYXHqFMXIXMRSRHIVPIW
par la technologie de FLOODSCAN ont déjà
W]WXrQIWHIHVEMREKIEZIGHIWGSRWqUYIRGIWTSXIRXMIPPIQIRXHqWEWXVIYWIW entraîné l’interdiction de construire dans cer-
taines zones. D’après M. Rieger, le meilleur
nation des vols pour le balayage laser, qui ne 2010. Les utilisateurs peuvent désormais niveau d’information mis à la disposition de la
pouvaient s’effectuer qu’au début du prin- visualiser les cartes pour différentes fré- population permet aussi une “meilleure com-
temps, lorsque les feuilles sortent. “Nous quences d’inondation (probabilité élevée “10 préhension” de ces mesures. Un deuxième
avons divisé l’État de Bavière en lots, plus ans”, probabilité moyenne “100 ans” et fai- avantage est lié au fait que “cette techno-
de 50 au total. Les contractants pouvaient ble probabilité “inondations extrêmes”), qui logie étant bien moins chère et permettant
dans une certaine mesure décider quand ils sont soulignées en différents tons de bleu, de dresser des cartes plus détaillées, elle
survoleraient certains lots”, explique-t-il. pour une compréhension aisée. Les cartes peut aussi être bien plus extensive: elle peut
montrent aussi la profondeur d’eau lors de inclure les masses d’eau moins importantes,
UNE CARTOGRAPHIE RENTABLE différentes inondations et les zones situées qui pouvaient aussi occasionner des inon-
POUR TOUS dans les plaines inondables où la construc- dations, mais n’étaient pas reprises sur les
tion est interdite. cartes auparavant”.
Si une comparaison précise est difficile, la
méthode de collecte des données testée par M. Rieger est très fier du service de car-
La “cabine téléphonique sur les inonda-
FLOODSCAN est estimée comme étant d’un tographie en ligne, qui augmente à la fois tions” était une technique de dissémina-
meilleur rapport coût-efficacité que l’appro- la quantité d’informations disponibles et le tion innovante et populaire
che traditionnelle, l’économie globale se niveau de détail. “Il permet une plus grande
montant à environ un tiers. Les chiffres four- transparence, car les propriétaires de mai-
nis par le projet suggèrent que FLOODSCAN sons, les autorités urbanistiques locales et
coûte 750 EUR/km de cours d’eau, contre 1 régionales et les compagnies d’assurance
200 EUR/km de cours d’eau pour l’appro- ont accès au même niveau d’information.”
che précédente. “Qui plus est, plus la masse Si des cartes des zones désignées comme
d’eau est importante, plus l’économie est inondables étaient disponibles en Bavière
grande”, signale M. Rieger. précédemment, elles n’indiquaient pas les
différents scénarios d’inondation (tous les
Des consultations avec la population et des dix ans, etc.) et ne contenaient pas d’infor-
utilisateurs spécialisés ont contribué à docu- mations sur la profondeur d’eau.
menter l’élaboration de nouvelles cartes des
risques d’inondation et à améliorer le service Conformément à la directive INSPIRE pour
existant de cartographie des inondations l’harmonisation du partage des données
sur le web (www.iug.bayern.de). Le service géographiques par les agences cartogra-
actualisé a été mis en ligne en septembre phiques (2007/2/CE), l’information utilisée
pour élaborer les cartes est aussi disponible
Le service amélioré de cartographie des en temps réel pour les compagnies d’assu-
risques d’inondation est détaillé et facile à rance, qui peuvent alors créer leurs propres
comprendre
cartes “d’entrée”.

AVANTAGES POUR LES ALR

Le nouveau service de cartographie est


aussi une bonne nouvelle pour les autorités
locales et régionales.

En Allemagne, ce sont les administrations


des “Kreis” qui dirigent le processus de pla-


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux
+ ) 7 8 - 3 2  ( )  0« ) % 9  ) 8  % 9 8 3 6 - 8 f 7  0 3 ' % 0 ) 7  6 f + - 3 2 % 0 ) 7

Le balayage laser et d’autres données télédétectées ont permis au projet de créer des modèles précis pour les masses d’eau de Bavière

La LfU projette d’en faire la publicité auprès téléphonique sur les inondations” en est sants peuvent voir les sculptures inondées
des décideurs locaux, afin de les informer une. Il s’agit d’une cabine téléphonique ou détruites.
du nouveau service de cartographie des mise hors service qui diffuse des messages
inondations. Les activités de dissémination audio destinés à différentes tranches d’âges “Les inondations ne sont pas un sujet accro-
comprennent des brochures et des stands et expliquant différents aspects des inonda- cheur - ces approches ont réussi à attirer
d’information. Trois ateliers organisés durant tions. Elle présente aussi des cartes des l’attention sur un thème à propos duquel les
le projet LIFE ont suscité un grand intérêt risques d’inondation et des images d’inon- gens ne vont pas nécessairement poser des
auprès des autorités compétentes d’autres dations extrêmes. Cette cabine a voyagé questions, mais qui est important pour eux”,
régions de l’UE. M. Rieger indique que les dans plusieurs villes et districts et continue déclare M. Rieger. “Le projet FLOODSCAN
autorités polonaises responsables de l’eau à circuler. “Il est possible de la réserver et est très en phase avec l’esprit de la ges-
travaillent actuellement avec une société elle l’est même de plus en plus souvent à tion des risques d’inondation - permettre
d’ingénierie allemande afin d’appliquer la mesure qu’elle est mieux connue des auto- à la population de prendre des précautions
même méthode de cartographie. rités régionales chargées de la gestion de parce qu’elle est informée.”
l’eau”, constate M. Rieger. Une étude menée
DE NOUVELLES MANIÈRES dans la ville d’Amberg par un des partenai-
D’AMÉLIORER LA SENSI- res du projet, la TUM, a constaté que deux
BILISATION AUX RISQUES tiers des visiteurs de la cabine estimaient
D’INONDATION qu’elle pouvait contribuer à une sensibili-
sation aux risques d’inondation, tandis que
Le projet LIFE FLOODSCAN a mis au point 93% des utilisateurs pensaient que c’était
plusieurs manières innovantes de faire pas- une bonne idée d’utiliser une cabine télé-
ser son message à la population. La “cabine phonique modifiée pour fournir des infor-
mations sur les inondations. Les cartes des % 00)1%+2)
risques d’inondations elles-mêmes ont reçu
Des œuvres d’art ont été utilisées pour
une évaluation positive de la part de 89% Numéro du projet: LIFE06 ENV/D/000461
faire réfléchir les citoyens au risque d’inon-
dations des visiteurs. Titre: Ajustement à grande échelle d’une
nouvelle technologie pour une modélisation
FLOODSCAN a aussi évalué l’efficacité des hydraulique 2D qui soit rapide, précise et
d’un bon rapport coût-efficacité sur les zones
panneaux d’information sur les inondations
(à risques) d’inondation en combinant le
qui existaient déjà et en a conçu un nouveau balayage laser et les données télédétectées.
dont on a estimé qu’il communiquait mieux
Bénéficiaire:
l’information sur les niveaux d’eau au grand
LfU (agence environnementale bavaroise)
public. Une autre approche de dissémination
innovante a été la création d’un parc artisti- Personne de contact: Dieter Rieger
que “Fluss-Werke” dans les plaines inonda- Email: dieter.rieger@lfu.bayern.de
bles de l’Isar, à Moosburg. Les œuvres d’art Site web: http://www.wzw.tum.de/floodscan/
du parc sont conçues pour faire réfléchir Période: de juillet 2006 à décembre 2009
aux risques d’inondation, ainsi que pour
Budget total: 2 748 000 euros
avoir une valeur esthétique - en fonction
des conditions météorologiques, les pas- Contribution LIFE: 1 303 000 euros


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Aménagement du territoire
autorités locales/régionales


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Les défis de l’aménagement du


% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7

territoire pour les autorités


locales et régionales
Les autorités locales et régionales d’Europe sont responsables de la bonne mise en œuvre,

au niveau local, des politiques de l’Union européenne influençant l’aménagement du ter-

ritoire (voir l’encadré). Des solutions de gestion intégrées soutenues par LIFE et d’autres

initiatives sont actuellement testées et mises en œuvre afin de s’atteler, aux niveaux local

et régional, à certains de ces problèmes d’aménagement du territoire - y compris dans sa

dimension environnementale. Les défis qui restent à relever sont toutefois nombreux.

9 n récent rapport de l’Agence euro-


péenne pour l’environnement sur la
qualité de vie dans les villes d’Europe1 met
phérique de plus en plus forte et l’occupation
accrue des terres a des incidences négatives
sur la biodiversité et sur les écosystèmes.
DÉVELOPPEMENT DURABLE

Plusieurs domaines prioritaires sont aussi mis


en lumière bon nombre des préoccupations Ce rapport indique que les modèles d’urba- en évidence au niveau de l’UE2, car ils sont
auxquelles les autorités locales et régionales nisation actuels et les formes du nouveau considérés comme essentiels pour parvenir à
(ALR) sont confrontées, en particulier celles développement urbain ne sont pas durables une politique équilibrée et durable en matière
qui traitent directement des questions urbai- et le sont de moins en moins, mettant ainsi de développement spatial en Europe.
nes. Parmi les problèmes constatés figure en péril la qualité de vie des habitants.
la façon dont les individus, en cherchant à Parmi ces domaines figurent notamment:
améliorer leur qualité de vie, entraînent des Le rapport analyse les connexions entre L la promotion de la mise en réseau des

migrations urbaines et l’extension des villes, les différentes dimensions de la qualité de régions urbaines;
avec toutes les “conséquences négatives vie. Elles vont de liens évidents, comme les L l’amélioration des liens entre les régions, en

non souhaitées” (les habitants des villes avantages pour la santé d’espaces verts particulier dans les régions périphériques
représentent près de 75% de la popula- ouverts pour les populations urbaines, à des et dans les espaces très denses souffrant
tion urbaine, d’après l’AEE, et ce pourcen- relations moins nettes, comme la façon dont fortement de la congestion liée au trafic;
tage devrait passer à 80% d’ici à 2020). La les choix d’habitation individuels influencent L le développement d’euro-corridors;

consommation croissante met aussi notre l’environnement et, partant, la qualité de la L la préservation et le développement de la

environnement de plus en plus sous pres- vie. Le rapport conclut que le partenariat biodiversité; et
sion. La croissance continue de la mobilité entre les niveaux de pouvoir local, régional,
génère une pollution acoustique et atmos- national et européen est nécessaire afin de
2 SDEC “Schéma de développement de l’espace
garantir notre capacité à mieux relever les communautaire”: Vers un développement spa-
1 Ensuring quality of life in Europe’s cities and défis mondiaux communs. tial équilibré et durable du territoire de l’Union
towns, rapport n° 5/2009 de l’AEE européenne (Commission européenne, mai 1999)

Les ALR ont pour tâche de rendre les modèles d’urbanisation actuels durables
Photo: Erwyn van der Meer


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

la nécessité d’un aménagement intégré Le CCRE insiste aussi sur le fait que l’amé- territoire concerne la façon de gérer la rela-

% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7
L

des zones côtières (AIZC). nagement spatial ne concerne pas que les tion complexe entre les systèmes ou réseaux
problèmes urbains, mais devrait aussi mettre naturels et ceux construits par l’homme ou
Selon l’UE, “dans ce domaine, bien plus en rapport des politiques comme les trans- comment trouver le juste équilibre entre les
que dans d’autres domaines politiques, le ports, l’infrastructure, le développement besoins de développement et la nécessité
succès d’une politique de développement économique et l’environnement, tant hori- de préserver la biodiversité. Par exemple, la
spatial dépend de la collaboration avec les zontalement que verticalement. Les villes relation entre les éléments du réseau Natura
échelons local et régional.” d’Europe qui se trouvaient dans des régions 2000 de sites de conservation - comme les
autrefois périphériques deviennent de plus zones humides, les parcs nationaux, les îles
UNE APPROCHE INTÉGRÉE en plus accessibles. Par conséquent, les et les régions côtières - et certaines zones
choix d’emplacement, y compris pour de rurales doit être identifiée et coordonnée au
Le Conseil des communes et régions d’Eu- nouveaux investissements urbains, devien- niveau européen. Le réseau ne peut toute-
rope (CCRE) partage cet avis et indique nent de plus en plus interchangeables. fois bien fonctionner qu’avec la participation
que: “L’aménagement spatial doit être Ainsi, le champ d’action est de plus en plus active et le soutien des ALR.
abordé de façon intégrée, en prenant en dispersé et ne relève plus uniquement de la
considération le transport, le logement, les responsabilité d’un seul secteur ou d’un seul Une autre source potentielle de conflit
entreprises de distribution d’énergie, l’in- niveau de pouvoir. concerne le développement d’“Euro-cor-
frastructure à large bande, etc.” En particu- ridors” - qui prévoient que le développe-
lier, il affirme qu’il est crucial d’aborder des CONFLITS ment urbain/périurbain futur doit prendre en
questions comme la façon d’intégrer trafic compte la nécessité de disposer de zones
et aménagement spatial ou de lutter contre Un autre défi majeur pour les décideurs où les activités économiques peuvent être
l’extension des villes. européens chargés de l’aménagement du regroupées et de la nécessité de protéger
des zones en tant qu’espace vert.

0«%1f2%+)1)28(98)66-83-6))80«9)
CONCLUSION
3JJMGMIPPIQIRX P«9) RI HMWTSWI TEW HI GSQTqXIRGI IR QEXMrVI
H«EQqREKIQIRXHYXIVVMXSMVIRqERQSMRWHIRSQFVIYWIWTSPMXMUYIWIXHMVIGXMZIW Enfin, les autorités locales et régionales
HIP«9)GSRGIVRERXTEVI\IQTPIPEUYEPMXqHIP«EMVEQFMERXPIFVYMXPIXVERWTSVX coopèrent déjà étroitement afin de résou-
IXP«qRIVKMIXSYGLIRXHITVrWSYHIPSMRPEHMQIRWMSRPSGEPIHIP«EQqREKIQIRX dre ces difficultés et d’autres conflits en
matière d’aménagement spatial dans cer-
WTEXMEP(«EYXVIWTSPMXMUYIWHIP«9)JSYVRMWWIRXHIWSVMIRXEXMSRWEY\HqGMHIYVW
taines régions d’Europe. (Voir la section
HIW%06IRQEXMrVIH«EQqREKIQIRXYVFEMR suivante pour des études de cas réussis
)RPIWfXEXWQIQFVIWHIP«9)SRXEHSTXqPI7GLqQEHIHqZIPSTTIQIRXHI en matière de nature et d’environnement
P«IWTEGIGSQQYREYXEMVI 7()' 'IHSGYQIRXH«SVMIRXEXMSR RSRGSRXVEMKRERX  qui ont été soutenus par le programme
TVSQIYXPIHqZIPSTTIQIRXH«YR¨W]WXrQIYVFEMRqUYMPMFVqIXTSP]GIRXVMUYI©PI LIFE.) Ces efforts de gestion intégrée doi-
vent toutefois s’intensifier. Une coordina-
VIRJSVGIQIRXHIWTEVXIREVMEXWIRXVIPIW^SRIWYVFEMRIWIXVYVEPIWIXPEKIWXMSR
tion adéquate des initiatives politiques au
MRXIPPMKIRXIHIW^SRIWREXYVIPPIWIXHIP«LqVMXEKIGYPXYVIP niveau de l’UE avec une mise en œuvre des
0IHqFEXWYWGMXqTEVGIWGLqQEEHqFSYGLqWYVP«EHSTXMSRHIP«EKIRHEXIVVMXSVMEP politiques aux niveaux local et régional est
TEVPIWfXEXWQIQFVIWIRQEM'IHSGYQIRXWXVEXqKMUYIGSQQYRZMWIk aussi essentielle.

QSFMPMWIVPITSXIRXMIPHIWZMPPIWIXVqKMSRWIYVSTqIRRIWIXkYXMPMWIVPEHMZIVWMXq
XIVVMXSVMEPIHIP«9)IRJEZIYVHIPEGVSMWWERGIqGSRSQMUYIHYVEFPIIXHIP«IQTPSM L’aménagement du territoire devrait être
KVlGIkYRHqZIPSTTIQIRXWTEXMEPMRXqKVq abordé de façon intégrée, en reliant des
politiques qui ne concernent pas seulement
8SYNSYVWIRQEMPIWfXEXWQIQFVIWSRXEHSTXqPEGLEVXIHI0IMT^MKWYVPE les questions urbaines
ZMPPIIYVSTqIRRIHYVEFPIUYMWSYPMKRIP«MQTSVXERGIHIWZMPPIWHERWPEJSVQYPE
Photo: LIFE02 ENV/E/000176

XMSRHIWJYXYVIWTSPMXMUYIWHIP«9)'IXXIGLEVXIVIGSQQERHIEY\ZMPPIWHIQMIY\
XMVIVTVSJMXH«YRITSPMXMUYIHIHqZIPSTTIQIRXYVFEMRMRXqKVq
0EGSRWXVYGXMSRH«YRGEHVIHIVqJqVIRGIIYVSTqIRTSYVPIWZMPPIWHYVEFPIWE
GSQQIRGqIRRSQFVI'IXSYXMPSTqVEXMSRRIPTSYVPEQMWIIR¥YZVIHIW
TVMRGMTIWHIPEGLEVXIHI0IMT^MKTEVPIWEYXSVMXqWPSGEPIWZMWIkVqTSRHVIEY\
FIWSMRWGSRGVIXWIXkJSYVRMVYRIWSPYXMSRYXMPMWEFPITEVXSYXIWPIWZMPPIWEJMRHI
TVSKVIWWIVWYVPEZSMIHIWTSPMXMUYIWYVFEMRIWHYVEFPIW

1 http://ec.europa.eu/regional_policy/sources/docoffic/official/reports/pdf/sum_fr.pdf
2 http://www.eu2007.de/fr/News/download_docs/Mai/0524-AN/075DokumentLeipzigCharta.pdf
3 http://www.rfsustainablecities.eu/


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

LIFE aide les ALR en matière


% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7

d’aménagement du
territoire
LIFE a compté et continue de compter parmi les premiers à soutenir les efforts consentis

par les municipalités et les régions afin de tester des techniques et méthodes réussies pour

le développement durable de l’aménagement du territoire en Europe.

0 es projets LIFE peuvent aider les auto-


rités locales et régionales (ALR) – en
particulier celles concernées par la popula-
possibilités de coopération avec d’autres
villes ou régions de l’UE. Surtout, les pro-
jets peuvent aider les municipalités à mieux
en matière d’aménagement, les enseignants,
les écoliers et les professionnels des soins
de santé.
tion de plus en plus urbanisée d’Europe – à anticiper et à prendre en considération les
élaborer leurs stratégies d’aménagement du effets plus vastes de leurs stratégies locales OUTILS D’AMÉNAGEMENT DU
territoire de façon plus durable. Ils peuvent d’aménagement urbain, ainsi qu’à tirer parti TERRITOIRE
aider les ALR à mettre au point des outils des mesures de coopération et d’intégration
faciles d’utilisation pour le partage d’infor- qui sont disponibles. De nombreuses mauvaises décisions sont
mations spatiales environnementales – en prises en Europe en matière de gestion envi-
améliorant les décisions d’aménagement et Enfin, les projets LIFE ont un rôle important ronnementale, souvent en raison d’informa-
en promouvant des stratégies en faveur du à jouer pour contribuer à la connaissance et tions insuffisantes. Par exemple, un manque
développement durable. Les projets peu- à la compréhension des questions d’aména- de connaissance des sources de pollution
vent également fournir des orientations en gement spatial parmi les groupes clés que peut entraîner un mauvais aménagement des
matière de bonnes pratiques, ainsi que des sont les fonctionnaires locaux, les décideurs activités de loisir et une mauvaise compré-

Un financement LIFE a été utilisé avec succès par les autorités locales et régionales pour élaborer des stratégies d’aménagement du ter-
ritoire de façon plus durable

Photo: LIFE02 ENV/E/000176




LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

hension des espèces peut entraîner une pro-

% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7
tection inadéquate des habitats. Des infor-
mations en matière d’aménagement spatial
sont dès lors essentielles pour prendre les
bonnes décisions et éviter les conflits.

Il existe de nombreux producteurs différents


d’outils d’aménagement du territoire, mais
les données sont souvent limitées pour des
raisons de coût ou d’accessibilité. Un projet
finlandais couronné de succès (LIFE04 ENV/
FI/000304) s’est attaqué à ce problème en
mettant au point des outils de cartographie
accessibles, technologiquement viables et
faciles d’utilisation pour le partage d’informa-
tions spatiales environnementales. Le projet
ENVIFACILITATE (un des “meilleurs parmi les
Photo: LIFE02 ENV/E/000176

meilleurs” projets LIFE Environnement en


2007-2008) a été développé en partenariat
avec le conseil régional du sud-ouest de la
Finlande. Ses outils d’aménagement spatial
permettent aux utilisateurs d’accéder aux
données les plus récentes sur l’internet. La création de couloirs verts est une manière de renforcer la biodiversité dans les zones
Ils permettent de superposer des cartes urbaines
et des bases de données pour donner une
représentation claire des données spatiales ment durable”, permet aux villes de se com- • promouvoir un réseau de villes pour gérer
avec des dizaines de différentes couches de muniquer entre elles leur situation actuelle les connaissances de façon interactive - en
données disponibles. Le projet a contribué en vue d’une évaluation par les pairs. Sur la examinant les ressources des villes partici-
à l’élaboration de plusieurs systèmes d’in- base des recommandations des pairs, cha- pantes en matière de durabilité urbaine.
formations environnementales nationaux et que ville a élaboré des programmes d’action
internationaux. Il a également soutenu la SMART visant des améliorations de 10-25% Les outils de ce projet ont été bien élabo-
mise en réseau d’acteurs en matière d’in- de leur performance en matière de durabilité. rés et appliqués pour la première fois à dif-
formation spatiale au niveau régional via le Trois des villes qui ont participé aux évalua- férents niveaux (local, régional, national et
réseau Lounaispaikka dans le sud-ouest de tions de la performance ont continué à met- international). Leur valeur en tant qu’exem-
la Finlande et a mis au point un outil interac- tre en œuvre leurs plans d’action SMART et ple est élevée étant donné que, d’après le
tif permettant à la population de participer l’outil est à présent testé dans la ville d’Aal- bénéficiaire, une stratégie et une méthode
à l’aménagement régional. Ces outils sont borg au Danemark. similaires peuvent être appliquées dans
transférés entre les trois pays participants pratiquement toutes les villes en utilisant les
et l’équipe du projet a déjà obtenu un finan- Une deuxième étude de cas est consti- bases de données en ligne.
cement pour leur utilisation future. tuée par le projet “DIVERS” (LIFE02 ENV/
E/000176), qui a été mené par le conseil CONSTRUIRE UNE
URBANISME municipal de Barcelone. Ce projet a mis INFRASTRUCTURE VERTE
au point des outils et une base de données
Deux autres études de cas font état d’un partagée afin de contribuer à une planifica- L’extension des villes et les projets d’infras-
soutien du programme LIFE pour la mise au tion urbaine stratégique pour une ville plus tructure de transport sont réputés occasion-
point d’outils d’aménagement spatial desti- durable. Expérimenté dans cinq villes - en ner la fragmentation du paysage européen,
nés à aider le développement urbain. Espagne, en Grèce (Athènes) et en Italie -, avec des incidences négatives sur l’environ-
ce projet visait à: nement, la biodiversité et les écosystèmes.
Le projet PRE-SUD (LIFE00 ENV/ • analyser les informations contenues dans Plusieurs projets LIFE ont aidé des ALR dans
UK/000891), mené par le conseil municipal les différents aspects du système urbain leurs efforts visant à introduire des réseaux
de Newcastle-upon-Tyne, dans le nord de en termes de biodiversité; écologiques ou à développer des espaces
l’Angleterre, a pris pour base une méthode • définir la relation entre la diversité urbaine verts en ville en Europe.
d’examen collégial développée par l’OCDE et la compétitivité et entre la complexité et
afin de créer un outil paneuropéen pour la durabilité urbaines - c’est-à-dire contri- Le projet LIFE Cheshire Econet (LIFE99
mesurer et promouvoir le développement buer à l’élaboration de stratégies urbaines ENV/UK/000177) a construit un modèle qui
durable des villes d’Europe. Cet outil global basées davantage sur l’information et intègre les considérations environnementales
d’examen collégial, composé d’un ensemble moins sur la consommation des ressour- dans l’aménagement et la gestion durables
de “tableaux thématiques sur le développe- ces; et du territoire grâce à l’utilisation d’un réseau


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

écologique. Ce projet, mené par le conseil


% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7

du comté de Cheshire, a utilisé la technolo-


gie la plus récente en matière de systèmes
d’informations géographiques (SIG), la pho-
tographie aérienne numérique et l’écologie
du paysage pour analyser les paysages du
comté de Cheshire et les régions des Abruz-
zes et d’Émilie-Romagne (Italie) et de Gel-
derland (Pays-Bas). Ce réseau écologique
a aidé les municipalités et les gestionnaires
de l’occupation du sol concernés à inté-
grer des considérations environnementales
Photo: LIFE00 ENV/S/000868

dans leurs décisions d’aménagement et de


gestion du territoire. Le modèle peut être
facilement appliqué dans d’autres endroits
similaires en Europe.

Un projet LIFE espagnol (LIFE02 ENV/ Des sites de loisirs pilotes ont été créés dans 14 zones forestières urbaines proches des
E/000200) a contribué à contenir la frag- villes de Stockholm et de Paris
mentation des paysages et habitats naturels
de Gallecs - une zone rurale à la périphérie comme Gallecs, qui sont confrontées à des activités de restauration destinées à accroître
de Barcelone - en promouvant une occupa- pressions au niveau de l’occupation du sol la biodiversité et à fournir des services de loi-
tion du sol urbain et périurbain qui soit plus et de l’industrie qui émanent des villes voi- sirs ont été menées dans trois zones d’une
durable du point de vue de l’environnement. sines. superficie comprise entre 8 et 10 ha.
Par exemple, le projet a développé une zone
humide et a restauré des zones fluviales et À la périphérie de Barcelone toujours, le ESPACES VERTS EN VILLE
côtières dégradées. Ces activités de restau- projet “Green belt” (LIFE00 ENV/E/000415)
ration, notamment, ont démontré qu’il est est parvenu à construire un modèle pour Les études de cas suivantes présentent
possible de parvenir à un développement un aménagement du territoire durable - en des initiatives cofinancées par LIFE visant
durable sur les plans environnemental, social créant des espaces verts visant à limiter l’in- à améliorer la qualité de vie dans des villes
et économique dans des zones de transition, cidence de l’extension urbaine de la ville. Des d’Europe grâce au développement d’espa-
ces verts.

Le projet “Forêts urbaines” a expérimenté de nouvelles manières de gérer les zones


forestières de façon durable, tout en augmentant leur valeur récréative La majorité de la population urbaine d’Eu-
rope a pris ses distances avec les forêts
Photo: LIFE00 ENV/S/000868

qui étaient autrefois leur environnement


naturel. Un projet franco-suédois a expéri-
menté de nouvelles manières de gérer les
zones forestières de façon durable, tout en
augmentant leur valeur récréative. Le projet
“Forêts urbaines” (LIFE00 ENV/S/000868) a
contribué à la construction de sites de loisirs
pilotes dans 14 zones forestières urbaines
proches des villes de Stockholm et de Paris.
Les conditions environnementales ont été
améliorées en arrangeant les espaces et en
les protégeant des perturbations, ainsi qu’en
canalisant le flux de visiteurs via des sentiers
bien définis.

La gestion de ces sites naturels situés près


des zones urbaines exige une participation
considérable des citoyens. À Sénart (près de
Paris), le projet a rassemblé des représen-
tants de 14 municipalités et de 150 organi-
sations différentes afin de définir des objec-
tifs à long terme pour le développement de
ces espaces. Une cinquantaine de réunions


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

ont permis d’élaborer un document cadre tion pour les espaces verts en ville, axé sur

% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7
réglementant toutes les activités au sein l’importance des plantes, en particulier des
des sites. Bien que ce processus participa- arbres, dans nos villes. Ce modèle déve-
tif ait pris plus de deux ans, la municipalité, loppé dans la ville de Jerez de la Frontera,
les gestionnaires forestiers, les propriétaires en Andalousie, va promouvoir notamment
terriens privés, les ONG et la communauté les avantages environnementaux qui peu-
locale ont trouvé un accord sur les objectifs vent découler de ces espaces verts en ville,
de développement de la zone forestière et comme la modération des températures,
un consensus a été dégagé sur les opéra- l’atténuation du bruit et l’amélioration de la
tions de gestion et les activités de loisirs qui, qualité de l’air. Un modèle de systèmes dynamiques a été
précédemment, auraient débouché sur un conçu et testé afin d’identifier les relations
conflit. INTRODUIRE LA GIZC entre les besoins locaux et le développement
du tourisme. Cette simulation permet aux
Une initiative précédente située en Belgique, La nécessité d’une gestion intégrée des pouvoirs publics et aux acteurs locaux de
le projet LIFE “Urban forest” (LIFE99 ENV/ zones côtières (GIZC) compte parmi les mieux comprendre les incidences des poli-
B/000650) visait à reboiser une zone de 200 domaines prioritaires soulignés par l’UE tiques environnementales sur le tourisme et
ha près de la ville industrielle de Gand. Si comme étant essentiels pour parvenir à une sur le marché du travail. Elle les a ainsi aidés
seule une petite partie (3,5 ha) a été termi- politique équilibrée et durable en matière de dans leurs processus d’aménagement.
née durant le projet, le reboisement - en uti- développement spatial en Europe. Les deux
lisant essentiellement des essences d’arbre projets ci-dessous illustrent comment des Le projet finlandais COASTRA (LIFE00 ENV/
indigènes bien adaptées au climat humide municipalités côtières en Italie et en Fin- FIN/000666) constitue une autre réussite.
- s’est poursuivi après l’achèvement du pro- lande, respectivement, ont collaboré à cet Mené par le conseil régional, ce projet cou-
jet LIFE. Celui ci a eu une incidence positive objectif phare. vrait les eaux côtières du sud-ouest de la
sur la biodiversité de la région et sur la qua- Finlande (archipel de la mer Baltique) et leurs
lité de vie des citoyens dans une région qui, Le projet Italien ETICA (LIFE04 ENV/ zones de drainage (un archipel complexe sur
auparavant, manquait de zones boisées. En IT/000488) est parvenu à développer des le plan topographique, comprenant plus de
outre, un modèle de communication déve- objectifs environnementaux pour la protec- 2 000 îles et quelque 12 000 km de côtes).
loppé par le projet et encourageant la mise tion de sept municipalités côtières à Teramo, Les eaux côtières sont caractérisées par
en réseau et une approche participative a une province de la région des Abruzzes for- une faible salinité, avec des températures
fortement suscité l’intérêt d’autres munici- tement dépendante des revenus générés par estivales élevées et une couche de glace en
palités et provinces. le tourisme côtier. Un des objectifs essentiels hiver. Néanmoins, les zones côtières sont
consistait à établir des objectifs communs confrontées à des conflits entre les activi-
Un autre exemple prometteur est le pro- pour la protection de la principale source de tés économiques et de loisirs et la nécessité
jet LIFE espagnol en cours (LIFE08 ENV/ revenus des municipalités, à savoir leurs pla- d’équilibrer les exigences du tourisme avec
E/000097): un programme innovant destiné ges renommées (en 2005, la région comptait celles de la protection de la nature. Les prin-
à construire un nouveau modèle de ges- dix plages “pavillon bleu”). Un autre objec- cipales activités économiques sont la pêche
tif visait à introduire le système de gestion et l’aquaculture, ainsi que l’agriculture spé-
environnementale EMAS1 de l’UE au sein cialisée, par exemple l’élevage. Le transport
Le projet Urban forest a eu une incidence
positive sur la biodiversité et la qualité de des municipalités participantes. Grâce au maritime et le transport terrestre contribuent
vie d’une région belge qui, auparavant, projet, deux municipalités ont adopté EMAS fortement à la pollution dans la région. La
manquait de zones boisées avec succès et trois autres ont manqué de population permanente ne compte que 30
peu l’enregistrement. Cinq des sept munici- 000 personnes, mais la région abrite aussi
Photo: LIFE99 ENV/B/000650

palités ont aussi obtenu la certification ISO quelque 20 000 résidences d’été, ce qui veut
140002. En outre, d’importantes quantités dire que la population augmente considéra-
de données ont été collectées sur la gestion blement les mois d’été.
intégrée de la zone côtière. Ainsi, toutes les
municipalités participantes disposent désor- Le projet a élaboré et appliqué des mesu-
mais d’une base de données environnemen- res innovantes et efficaces de GIZC dans la
tale complète et actualisée. région. Un aspect essentiel était l’inclusion
de l’aménagement participatif - associant les
acteurs concernés à tous les stades. Il en a
résulté un cadre pour une prise de décisions
1 EMAS - le système de management environ- qui tienne compte des circonstances parti-
nemental et d’audit (règlement du Conseil n° culières de la région. Cette stratégie contri-
1221/2009) est une initiative volontaire conçue
pour améliorer la performance environnementale bue à préserver le mode de vie (traditionnel)
des entreprises. de la région et ses activités économiques,
2 ISO 14000 est un ensemble de normes de
gestion environnementale développé par l’ISO tout en abordant la nécessité de protéger
(Organisation de normalisation internationale). l’environnement.


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

SUN montre la voie en matière


% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7

d’engagement des communautés


locales dans l’aménagement
du territoire
Des espaces verts fragmentés dans les villes risquent d’être gérés d’une manière tout

aussi fragmentée, au détriment de la faune et de la flore qui en dépendent. Le projet LIFE

SUN a démontré comment les autorités locales peuvent avoir une influence positive en

associant localement les groupes d’habitants à la fois aux stratégies pour la protection de

la biodiversité et aux actions sur le terrain. Le projet a défini quatre plans d’action locaux

pour la biodiversité et amélioré plus de 70 espaces verts en ville.

0 es espaces verts sont un élément inté-


gral et vital de l’environnement urbain.
De nombreuses zones urbaines contiennent
des espaces d’une importance environne-
mentale évidente et significative, comme les
parcs, les zones humides ou les bois. Leur
gestion par rapport à des besoins sociaux,
économiques et environnementaux concur-
rents est une gageure pour les autorités
locales (AL).

Néanmoins, de nombreux espaces verts


sont fragmentés et ne présentent qu’un
intérêt local, comme les plaines de jeu, les
jardins privés, les cimetières et les terrains
de sport. La biodiversité dans ces poches
d’espace vert est souvent gravement mena-
cée en raison des pressions exercées par le Le projet SUN est un bon exemple pour d’autres ALR, car il montre les stratégies et actions
développement. Les AL peuvent aussi jouer cohérentes qu’il est possible de réaliser en faveur de la biodiversité dans les espaces verts
un rôle majeur dans leur gestion en faisant fragmentés en ville
participer effectivement les parties prenantes
à la planification en matière de biodiversité. Rome et un bureau de consultance en déve- Afin d’associer la population locale dans le
loppement durable. processus d’élaboration des PAB, les AL
Le projet LIFE Environnement SUN, géré partenaires ont commencé par procéder
par le quartier londonien de Sutton, a mon- PRODUIRE DES PLANS à une vaste enquête concernant les ques-
tré comment des outils de participation des D’ACTION EN FAVEUR DE LA tions prioritaires en matière de conservation
acteurs concernés pouvaient servir à amé- BIODIVERSITÉ à l’aide de questionnaires présentés sur des
liorer la gestion des espaces verts en ville. Il sites web, dans des magazines ou à l’occa-
a expérimenté des outils afin d’élaborer des Un plan d’action en faveur de la biodiversité sion d’évènements locaux.
plans d’action en faveur de la biodiversité (PAB) est un document stratégique définis-
avec des groupes locaux et afin d’impliquer sant des programmes locaux pour la conser- Le projet s’est notamment efforcé d’entrer
les communautés locales dans des projets vation et l’amélioration de la faune et de la en contact avec les groupes et organisations
innovants d’amélioration des espaces verts. flore. Le projet SUN a œuvré à l’élaboration au niveau local, y compris les groupes de
SUN a aussi associé quatre autres quartiers de plans nouveaux ou actualisés pour les personnes handicapées, les organisations
de Londres, une organisation environnemen- AL participantes avec la participation et le religieuses et de bénévoles, les écoles et
tale italienne travaillant au nom de la ville de soutien total des parties prenantes. les collèges. Les AL ont même contacté la


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

police locale, des groupes de photographes, nés de succès ont vu le jour et peuvent servir

% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7
des entreprises, des clubs de sport et des d’exemples de bonnes pratiques.
artistes. Au total, plus de 7 000 personnes
ont contribué au processus de consultation. Une activité ambitieuse déployée à Sutton
a vu des groupes de volontaires travailler à
Afin de maintenir l’engagement des groupes la restauration d’habitats appropriés pour le
consultés, les AL ont organisé des confé- campagnol d’eau (Arvicola amphibious), qui
rences, des journées portes ouvertes, des avait disparu du cours d’eau local. Le cam-
ateliers, des réunions individuelles et des pagnol d’eau est une des espèces phares
évènements de formation. Parmi les autres du PAB de Sutton. Des groupes de jeunes
efforts de communication, citons les affiches ont reformé les berges, planté des espèces
et brochures, les communiqués de presse, la appropriées et cherché le principal préda-
participation à des foires locales et les pré- Nettoyage d’un étang à l’Éco centre de teur du campagnol, le vison d’Amérique.
sentations publiques. Sutton Ces jeunes ont reçu une formation pratique
pour ces activités et ont aussi développé
Le projet a arrêté des critères pour des pro- MICROPROJETS EN FAVEUR DE leurs compétences et leur confiance en eux
jets locaux appropriés liés à la gestion des LA BIODIVERSITÉ grâce à des présentations de leur travail lors
habitats et des espèces. Les AL partenaires d’évènements spécialement organisés.
ont proposé 60 projets possibles répondant Le projet visait à aller au-delà de la simple
à ces critères pour les gérer au sein de SUN. élaboration des PAB et à faire participer la Une activité d’une ampleur limitée a consisté
Cette liste a été ramenée à 40 projets qui communauté locale à leur mise en œuvre. à créer un jardin en carton dans les cours
ont pu être mis en œuvre avec les ressour- Le projet a recensé plusieurs avantages de d’une école. L’école n’avait pratiquement
ces disponibles. Ce travail et, finalement, cette approche, dont des “coûts de gestion pas d’espace vert, avec une cour en tar-
l’élaboration ou la révision du PAB ont été réduits pour les autorités locales, un accès mac, et était située dans une zone avec peu
effectués par des “groupes de travail du aux compétences spécialisées supplémen- d’espaces verts à Redbridge. Elle a placé
PAB”, qui ont été “créés et revitalisés avec taires que possèdent les parties prenantes et des tubes en carton recyclé dans des sacs
des partenaires locaux”, comme l’indique le un engagement accru en faveur des espaces en jute, qui ont ensuite été remplis de galets
bénéficiaire. verts locaux”, explique le gestionnaire du et recouverts de compost provenant d’un
projet, Richard Harris. potager communautaire tout proche. Les
Toutes ces activités ont garanti que les élèves ont fait différentes plantations dans
groupes locaux avaient pleinement fait Cependant, il n’est pas facile pour les autori- ces structures et, plus tard, ont préparé un
passer leurs priorités et idées de projet sur tés locales d’atteindre l’objectif consistant à repas avec ce qu’ils avaient cultivé.
la biodiversité dans ces plans d’action. Le responsabiliser la communauté par rapport
résultat final est une des grandes réussites à la mise en œuvre du projet. La plupart Un autre microprojet a associé des écoles,
du projet: la production de PAB pour Sut- des autorités partenaires ont estimé qu’el- des groupes locaux et des résidents à la
ton, Richmond et Redbridge; la production les devaient détacher un employé pour faire restauration et l’amélioration de l’espace
d’une stratégie en faveur de la biodiversité office d’intermédiaire avec les groupes locaux vert autour d’un cours d’eau à Bromley. Ils
pour la ville de Rome; et des PAB actualisés afin de les soutenir dans leur travail. C’est ont planté des fleurs sauvages et des arbres
à Hounslow et Bromley. ainsi que de nombreux microprojets couron- indigènes en bordure des routes et des ter-
rains, et ont placé des boîtes pour les chau-
Vulnéraire (Anthyllis vulneraria) ves-souris, les oiseaux et les abeilles. Plu-
sieurs activités de marche ont été proposées
pour encourager les enfants et les familles à
prendre davantage conscience de la faune
et de la flore le long du cours d’eau.

MAINTENIR LA PARTICIPATION
DE LA COMMUNAUTÉ LOCALE

Les activités destinées à améliorer directe-


ment l’environnement n’étaient qu’un aspect
de l’approche à long terme adoptée par le
projet SUN. Ainsi que Richard Harris l’expli-
que, “Faire participer la population grâce à
l’éducation et à la sensibilisation était capital
afin de conserver le niveau de participation
initial”. Les efforts de communication ont été
poursuivis, plusieurs marches et journées


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

pratiques de conservation ont été organi- partir de matériaux recyclés fournis par la
% 1 f 2 %+ ) 1 ) 2 8 ( 9 8 ) 6 6 - 83 - 6 )  ) 8%9 83 6 - 8 f 7  03 ' % 0 ) 7  ) 8 6 f + - 3 2 % 0 ) 7

sées et des groupes locaux ont mené des section “recyclage” du conseil local. Cette
activités de sensibilisation. sculpture contenait la plupart des espèces
couvertes par le PAB de Richmond et visait
Le partenaire du projet en Italie a organisé à sensibiliser les personnes au plan et aux
une activité éducative autour de croisières questions liées à la biodiversité locale, ainsi
sur le Tibre pour accroître la sensibilisation à qu’au recyclage et aux déchets.
la biodiversité et la compréhension de cette
problématique. Des élèves de l’enseigne- “LA BIODIVERSITÉ EN DOUCE”
ment primaire et secondaire sont allés en
excursions pour voir les habitats précieux Les promoteurs du projet ont constaté que
et tout l’éventail de faune et de flore vivant beaucoup de personnes peuvent être dissua-
dans et en bordure du fleuve. Au total, 470 dées de participer à des évènements dont le
étudiants de 14 écoles ont participé à ces titre comporte le mot “biodiversité”, parce La zygène de la filipendule (Zygaena
filipendulae)
croisières durant le projet et d’autres acti- qu’elles imaginent qu’il s’agit d’évènements
vités ont ensuite été déployées une fois les techniques ou seulement destinés à des
élèves rentrés en classe. spécialistes de l’environnement. Confronté actions destinées à améliorer la biodiversité
à ce problème, le gestionnaire de projet se constituent probablement le plus grand héri-
Toute une série d’activités ont été menées souvient que l’expression “La biodiversité tage du projet SUN. Le PAB est désormais
dans le contexte du projet SUN, y com- en douce” a été fabriquée pour décrire les le principal moteur pour attirer de nouveaux
pris un programme artistique couronné de activités en matière de biodiversité promues publics ainsi que pour faire participer les
succès: un projet étalé sur six semaines et ou conçues de façon à être non techniques groupes existants.”
mené au sein de la communauté locale de et aussi inclusives que possible.
Hounslow a associé des jeunes, des person- Le projet SUN montre aux autres autorités
nes âgées et des personnes ayant eu des Dans de nombreux cas, il s’agissait d’organi- locales et régionales les stratégies et actions
problèmes de santé mentale, lesquels ont, ser des activités de sensibilisation aux ques- cohérentes qu’il est possible de réaliser en
avec le soutien d’un artiste professionnel, tions liées à la biodiversité, mais “vendues” faveur de la biodiversité dans les espaces
créé et exposé des œuvres d’art inspirées à la population sous d’autres prétextes. verts fragmentés en ville. L’approche inclusive
par l’environnement naturel local; à Rich- Bromley a ciblé les groupes de marcheurs crée un cycle positif, les groupes participant
mond, un artiste local a aidé des écoliers ou de randonneurs au moyen d’un festival plus volontiers aux futurs projets de biodiver-
à créer une sculpture sur la biodiversité à pédestre qui comportait aussi des informa- sité et la communauté locale s’appropriant
tions sur la biodiversité. Un festival de l’arbre davantage les espaces verts. Elle peut égale-
à Sutton proposait un mur d’escalade gratuit ment jouer un rôle social majeur, en associant
La participation au processus décisionnel et
à la mise en œuvre renforce l’appropriation et la possibilité de regarder un arboriculteur les groupes défavorisés ou isolés à des activi-
des espaces verts par la communauté locale grimper à un grand platane ainsi que des tés de la communauté locale et en améliorant
stands sur la biodiversité. leur confiance et leurs compétences.

Certains évènements ont été organisés


pour coïncider avec des dates importantes,
comme une ballade guidée axée sur le gui et
un évènement autour de la plantation d’ar-
bres, tous deux le jour de la Saint-Valentin.
D’autres évènements ont ciblé des groupes
parfois difficiles à atteindre. Par exemple,
une activité organisée à Hounslow a ras-
semblé des groupes d’une minorité ethnique
autour de questions liées à la faune et à la
% 2+0 )8)6 6 )
flore locales grâce à l’art et au théâtre.
Numéro du projet: LIFE03 ENV/UK/000614
Titre: Sun - réseaux d’urbanisme durable
Dans l’ensemble, la participation d’autant
pour des espaces verts
de petits groupes de la communauté locale
Bénéficiaire: quartier londonien de Sutton
a permis au projet d’améliorer directement
plus de 70 espaces verts en ville. Néan- Personne de contact: Hendryk Jurk
moins, le projet espère laisser un héritage Email: Hendryk.Jurk@sutton.gov.uk
encore plus important, comme l’explique le Période: de septembre 2003 à août 2006
responsable de la biodiversité du conseil de
Budget total: 1 824 000 euros
Sutton, Hendryk Jurk: “L’adoption des PAB,
Contribution LIFE: 910 000 euros
la mise en réseau qui en a résulté et les


LIFE Focus I LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Projets mis en œuvre par les autorités locales et régionales

0-78)()7463.)87
Le tableau ci-dessous fournit des exemples de projets LIFE mentionnés dans la présente publication et qui
ont été mis en œuvre par des ALR. Pour de plus amples informations sur chaque projet, visitez la base de
données en ligne à l’adresse: http://ec.europa.eu/environment/life/project/projects/index.cfm

Référence du projet Acronyme Titre Page


TRANSPORT
LIFE02 ENV/IT/000106 RAVE Le rayon vert de Novara 8
LIFE98 ENV/B/000269 Make Brussels bicycle friendly Rendre Bruxelles cyclable 8
LIFE04 ENV/IT/000547 Freeway Démontrer la réduction des gaz à effet de serre et de la pollution 8-9
atmosphérique grâce à une planification homéostatique de la mobilité
destinées à équilibrer le trafic routier
LIFE05 ENV/E/000262 GESMOPOLI Gestion intégrée de la mobilité dans les États et zones industrielles 9
LIFE08 ENV/IT/000425 Under the Etruscan sun Des transports respectueux de l’environnement pour réduire les facteurs 9
anthropiques graves du changement climatique
LIFE07 ENV/IT/000434 MHyBus Mélange de méthane et d’hydrogène pour les bus de transport public de 9
la ville: application démonstrative technique et mesures stratégiques
LIFE06 ENV/A/000345 SPAS Système d’absorption des particules et du bruit 10-11
LIFE02 ENV/F/000295 GIpSyNOISE Outil SIG efficace destiné à atteindre les objectifs de la directive 10
européenne relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans
l’environnement
LIFE00 ENV/A/000240 GOAL Graz: réduction du bruit et des émissions grâce à la promotion de 10
moyens de transport alternatifs pour le bien-être personnel des citoyens
LIFE06 ENV/D/000477 PARFUM Particules, véhicules de fret et poids lourds dans l’environnement urbain 10
LIFE05 ENV/IT/000870 CEDM Centre de distribution du fret urbain respectueux de l’environnement 11
LIFE02 ENV/GR/000359 IMMACULATE Amélioration de la qualité de l’air et des niveaux de bruit dans 11
l’environnement urbain grâce l’application intégrée, rentable et à plusieurs
niveaux des technologies de véhicules propres
LIFE06 TCY/ROS/000269 KALAIR Pollution atmosphérique induite par le trafic à Kaliningrad: conception, 11
installation et validation du système de modélisation
LIFE04 ENV/AT/000006 KAPA GS Programme d’action anti-PM10 de Klagenfurt en coopération avec Graz 12-14
et le Haut-Hadige
DÉCHETS
LIFE08 INF/E/000187 COR Campagne “Objectif déchets” 18
LIFE05 ENV/F/000063 IDEAL 79 Initiatives durables et alternatives locales pour la prévention des déchets 19
LIFE98 ENV/GR/000211 Kalamata Waste Développement et adaptation aux conditions méditerranéennes d’un 19
système intégré de collecte et de recyclage des déchets
LIFE04 ENV/DE/000056 ZAK-process Réalisation d’une centrale de 100 000 Mg/a avec le nouveau procédé 19
ZAK dans le but de produire, de manière rentable et à partir de déchets
ménagers, du matériel combustible secondaire à valeur élevée et dont la
qualité est optimisée
LIFE99 ENV/B/000640 Rcycl Rcycl 19
LIFE02 ENV/E/000269 AUTOREWASTE Système automatique pour la récupération sélective des déchets 19
LIFE03 ENV/P/000506 REAGIR Recyclage et réutilisation des DCD dans le cadre d’une gestion intégrée 20
des déchets
LIFE08 ENV/F/000486 Miniwaste Conception, application et évaluation d’un programme innovant et 20
durable pour réduire au minimum les déchets organiques municipaux au
sein des États membres de l’UE
LIFE00 ENV/E/000543 COMPOST- Procédures de co-compostage et utilisation du compost dans le 20
DISSEMINATION reboisement, l’aménagement paysager, la sylviculture et les cultures
agricoles dans la région andalouse
LIFE03 ENV/GR/000205 COMWASTE Promotion et application de systèmes pour la production de compost de 20
haute qualité à partir de déchets ménagers biodégradables triés à la source
LIFE03 ENV/LV/000448 Bio Waste Traitement des déchets municipaux organiques biodégradables en 21
utilisant les technologies de compostage
LIFE00 ENV/E/000484 PC-NEW Nouveaux équipements pour ordinateurs personnels 21
LIFE00 ENV/GR/000688 Sumaneweg Gestion durable des déchets électriques en Grèce 21
LIFE00 ENV/IRL/000764 HEATSUN Action basée sur la communauté locale pour la prévention, la réutilisation 21
et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques
LIFE05 ENV/FIN/000539 WastePrevKit Kit de prévention des déchets pour entreprises, établissements scolaires 22-24
et ménages
CHANGEMENT CLIMATIQUE
LIFE07 ENV/IT/000451 LAKs Responsabilité locale vis-à-vis des objectifs de Kyoto 28
LIFE02 ENV/GR/000362 MedClima Alliance climatique pour les villes méditerranéennes 29
LIFE07 ENV/GR/000282 CLIM-LOCAL2020 Développement de programmes locaux pour l’atténuation du changement 29
climatique d’ici 2020
LIFE08 ENV/IT/000430 FACTOR20 Faire avancer les actions à l’échelle régionale et locale pour atteindre les 29
objectifs de l’UE du plan d’action européen pour le climat “20-20 pour 2020”
LIFE03 ENV/UK/000611 RESPONSE Réagir aux risques posés par le changement climatique 29

Best projects “Best of the Best” projects




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Référence du projet Acronyme Titre Page


LIFE08 ENV/LV/000451 HydroClimateStrategyRiga Stratégie intégrée pour la ville de Riga afin de s’adapter aux processus 29-30
hydrologiques intensifiés par les phénomènes de changement climatique
0-78)()7463.)87

LIFE07 ENV/FIN/000145 Julia 2030 Atténuation et adaptation au changement climatique dans la zone 30
métropolitaine d’Helsinki - De la stratégie à la mise en œuvre
LIFE08 ENV/IT/000436 ACT Adaptation à temps au changement climatique 30
LIFE07 ENV/FIN/000138 CHAMP Réponse au changement climatique via la gestion de la plateforme 30
Europe urbaine-2
LIFE08 ENV/E/000109 ALICCIA Système de gestion intégrée: une stratégie innovante au niveau municipal 30
pour la politique et la gouvernance du changement climatique
LIFE08 ENV/E/000101 Las Rozas por el clima Plan d’action local pour lutter contre le changement climatique à Las Rozas 30
de Madrid: application et évaluation des méthodes de gestion municipales
LIFE07 INF/IT/000487 R.A.C.E.S. Sensibilisation au changement climatique et aux économies d’énergie 31
pour les enseignants, les familles et les parties prenantes
LIFE08 ENV/S/000269 CLEANTRUCK Des camions propres et peu énergivores pour la livraison de 31
marchandises en ville
LIFE05 ENV/P/000369 OIL PRODIESEL Système de gestion intégrée des déchets pour la réutilisation des huiles de 31
friture usagées afin de produire du biodiesel pour la flotte municipale d’Oeiras
LIFE07 ENV/IT/000388 CARBOMARK Amélioration des politiques en vue de créer, au niveau local, des marchés 31
du carbone volontaires pour l’atténuation du changement climatique
LIFE07 ENV/S/000908 GreenClimeAdapt Outils verts pour l’adaptation au changement climatique 31
LIFE04 ENV/IT/000453 ROMAPERKYOTO Réalisation du plan d’action de Rome pour atteindre l’objectif du 32-34
protocole de Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre
EAU
LIFE07 ENV/IT/000475 TRUST Outil pour l’évaluation à l’échelle régionale de l’amélioration du stockage 38
des eaux souterraines en vue de l’adaptation au changement climatique
LIFE08 ENV/E/000099 AQUAVAL Plans de gestion durable des eaux urbaines, en promouvant SUDS et en prenant 39
en considération le changement climatique, dans la province de Valence
LIFE06 ENV/DK/000229 TREASURE Traitement et réutilisation des ruissellements d’eau d’orage en ville grâce 39
à des technologies innovantes pour le retrait des polluants. Meilleur parmi
les meilleurs 2010
LIFE02 ENV/E/000183 DROPWATER Régions durables à la périphérie pour la réduction des pertes d’eau 39
LIFE00 ENV/EE/000922 RAKWANET Activités de démonstration pour la réduction des pertes d’eau et la 39
préservation de la qualité de l’eau dans le réseau surdimensionné de
distribution d’eau dans la ville de Rakvere, en Estonie
LIFE03 ENV/H/000280 SUMAR Réhabilitation de l’utilisation et de la gestion durables de la plaine 40
inondable du district de la moyenne Tisza
LIFE04 ENV/HU/000382 SZIGETKOZ-PROJECT Mise en œuvre d’un outil innovant d’aide à la prise de décisions pour 40
la planification durable de la gestion de l’eau et de l’occupation du sol
et l’augmentation du débit d’eau dans la zone humide transfrontière du
Danube entre la Hongrie et la Slovaquie (Szigetköz)
LIFE07 ENV/B/000038 WALPHY Conception d’un outil d’aide à la décision pour la restauration 40
hydromorphologique des masses d’eau en Wallonie
LIFE02 ENV/UK/000144 Smurf Gestion durable des rivières et plaines inondables urbaines 41
LIFE00 ENV/E/000539 ACUÍFERO TORDERA Gestion durable, au niveau local, de l’aquifère alluvial de la Tordera, grâce 41
à la réutilisation des eaux usées
LIFE03 ENV/F/000257 RECYCLAQUA Un nouveau processus de traitement des égouts: la vermifiltration. 41
Démonstration-dissémination techniquement et écologiquement intégrées
LIFE06 ENV/NL/000167 WET Traitement des eaux usées et des effluents 41
LIFE06 ENV/D/000461 FLOODSCAN Ajustement à grande échelle d’une nouvelle technologie pour une 42-44
modélisation hydraulique 2D qui soit rapide, précise et d’un bon rapport
coût-efficacité sur les zones (à risques) d’inondation en combinant le
balayage laser et les données télédétectées
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
LIFE04 ENV/FI/000304 ENVIFACILITATE Intégration des informations environnementales spatiales à travers 49
différents thèmes, échelles, résolutions et usages: valeur ajoutée des
mécanismes de facilitation
LIFE00 ENV/UK/000891 PRE-SUD Examens par les pairs pour un développement urbain durable en Europe 49
LIFE02 ENV/E/000176 DIVERS Information, compétitivité et durabilité dans le système urbain 49
LIFE99 ENV/UK/000177 Cheshire Econet Modèle de démonstration intégrant les considérations environnementales 49
dans l’aménagement et la gestion durables du territoire grâce à
l’utilisation de réseaux écologiques.
LIFE02 ENV/E/000200 GALLECS Projet de démonstration sur l’occupation du sol et la gestion environnementale 50
de l’aménagement physique à Gallecs en tant que connecteur biologique et
stable à la périphérie de la zone métropolitaine de Barcelone
LIFE00 ENV/E/000415 Green Belt Proposition d’aménagement territorial durable 50
LIFE00 ENV/S/000868 Urban Woods Démonstration de moyens d’améliorer les avantages récréatifs des forêts 50
urbaines pour la population
LIFE99 ENV/B/000650 Urban Forest Construction d’un modèle pour que les autorités locales mettent en œuvre une 51
politique concernant la planification environnementale durable dans des zones
urbanisées sur la base d’une étude de cas: une forêt urbaine pour Gand
LIFE08 ENV/E/000097 JEREZ + natural Modèle de gestion innovant des arbres urbains dans la ville de Jerez de la Frontera 51
LIFE04 ENV/IT/000488 ETICA EMAS pour le tourisme dans la zone intérieure et côtière: gestion intégrée 51
LIFE00 ENV/FIN/000666 COASTRA Stratégie de gestion côtière pour le sud-ouest de la Finlande 51
LIFE03 ENV/UK/000614 SUN Réseaux d’urbanisme durable pour des espaces verts 52-54

Best projects “Best of the Best” projects




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Publications LIFE Environnement disponibles


Brochures LIFE-Focus Autres publications

Water for life - LIFE for water: Protecting LIFE-Third Countries 1992-2006 Best LIFE Environment projects 2009 (2010,
Europe’s water resources (2007, 64 pp. – ISBN 978-92-79-05694-9 32pp.-ISBN 978-92-79-16432-3 ISSN
(2010 - 68 pp. - ISBN 978-92-79-15238-2 – ISSN 1725-5619) 1725-5619)
- ISSN 1725-5619)
LIFE in the City: Innovative solutions for Environment Policy & Governance Projects
LIFE among the olives: Good practice in Europe’s urban environment 2009 compilation (2010, 125pp. – ISBN 978-
improving environmental performance in 92-79-13884-3)
(2006, 64pp. - ISBN 92-79-02254-7 – ISSN
the olive oil sector 1725-5619)
(2010 - 56 pp. - ISBN 978-92-79-14154-6 Information & Communications Projects
- ISSN 1725-5619) 2008 compilation (2010, 14pp. –
The air we breathe: LIFE and the European
ISBN 978-92-79-16138-4)
Union clean air policy
Getting more from less: LIFE and sustainable (2004 - 32 pp. – ISBN 92-894-7899-3
production in the EU Nature & Biodiversity Projects 2008 com-
– ISSN 1725-5619)
(2009 - 40pp. - ISBN 978-92-79-12231-6 pilation (2010, 91pp. – ISBN 978-92-79-
- ISSN 1725-5619) 16139-1)
A cleaner, greener Europe - LIFE and the
European Union waste policy
(2004 - 28 pp. – ISBN 92-894-6018-0 Environment Policy & Governance Projects
Breathing LIFE into greener businesses:
– ISSN 1725-5619) 2008 compilation (2009, 107pp. – ISBN
Demonstrating innovative approaches to
978-92-79-13424-1)
improving the environmental performance
of European businesses
Information & Communications Projects
(2008 - 60pp. - ISBN 978-92-79-10656-9
2008 compilation (2009, 21pp. – ISBN 978-
- ISSN 1725-5619)
Plusieurs publications LIFE sont 92-79-13425-8)
disponibles sur le site web de LIFE:
LIFE on the farm: Supporting environmen- Nature & Biodiversity Projects 2008 com-
tally sustainable agriculture in Europe (2008 http://ec.europa.eu/environment/
pilation (2009, 87pp. – ISBN 978-92-79-
- 60 pp. - 978-92-79-08976-3) life/publications/lifepublications/
13426-5)
index.htm
LIFE and waste recycling: Innovative waste Best LIFE Environment projects 2008-2009
management options in Europe Plusieurs versions papier de certai- (2009, 32pp.-ISBN 978-92-79-13109-7 ISSN
(2007 - 60 pp. - ISBN 978-92-79-07397-7) 1725-5619)
nes publications LIFE sont disponi-
bles et peuvent être commandées
LIFE and Energy: Innovative solutions for Environment Policy & Governance and Infor-
sustainable and efficient energy in Europe gratuitement à l’adresse: mation & Communications Projects 2007
(2007 – 64pp. ISBN 978 92-79-04969-9 - http://ec.europa.eu/environment/ compilation (2009, 92 pp.-ISBN 978-92-
ISSN 1725-5619) life/publications/order.htm 79-12256-9)
LIFE+ “L’Instrument Financier pour l’Environnement”

Période couverte (LIFE+) 2007-2013.


Financement UE disponible environ 2 143 millions d’euros
Type d’intervention au moins 78% du budget sont destinés à des actions de cofinancement en faveur de
l’environnement (projets LIFE+) dans les États membres de l’Union européenne et dans certains pays tiers.

Projets LIFE+
> Les projets LIFE+ Nature améliorent l’état de conservation des espèces menacées et des habitats naturels. Ils
soutiennent la mise en œuvre des directives “oiseaux” et “habitats” et le réseau Natura 2000.
> Les projets LIFE+ Biodiversité améliorent la biodiversité au sein de l’UE. Ils contribuent à la réalisation des objectifs
de la communication de la Commission, “Enrayer la diminution de la biodiversité à l’horizon 2010 et au-delà” (COM
(2006) 216 final).
> Les projets LIFE+ Politique de l’environnement et gouvernance contribuent à l’élaboration et à l’expérimentation
d’approches politiques, de technologies, de méthodes et d’instruments innovants à l’appui de la politique et de la
législation européennes en matière d’environnement.

KH-AJ-10-004-FR-C
> Les projets LIFE+ Information et communication sont des campagnes de communication et de sensibilisation
relatives à la mise en œuvre, à l’actualisation et à l’élaboration des politiques et législations européennes en matière
d’environnement, y compris la prévention des incendies de forêt et la formation des agents de lutte contre les incendies
de forêt.

Autres informations D’autres informations sur LIFE et LIFE+ sont disponibles à l’adresse http://ec.europa.eu/life.

Comment demander un financement LIFE+ La Commission européenne organise des appels à propositions
annuels. Des informations détaillées sont disponibles à l’adresse http://ec.europa.eu/environment/life/funding/lifeplus.htm

Contact
Commission européenne - Direction générale de l’environnement
Unité LIFE – BU-9 02/1 – B-1049 Bruxelles – Internet: http://ec.europa.eu/life

LIFE et les autorités locales: Aider les régions et les municipalités à relever les défis environnementaux

Luxembourg: Office des publications officielles de l’Union européenne

2010 - 60p - 21 x 29.7 cm


ISBN 978-92-79-18645-5
ISSN 1725-5619
doi:10.2779/9839